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Dissert Rimbaud

Le Cahier de Douai d'Arthur Rimbaud illustre un double mouvement de destruction et de création, où le poète cherche à s'émanciper des normes établies tout en réinventant la poésie. À travers des thèmes d'errance et de critique sociale, Rimbaud exprime son désir de s'affranchir des conventions, mais son héritage littéraire demeure présent, limitant sa capacité à 'tout abattre'. Ce recueil témoigne ainsi d'une quête d'identité poétique en devenir, annonçant des révolutions futures dans son œuvre.

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Dissert Rimbaud

Le Cahier de Douai d'Arthur Rimbaud illustre un double mouvement de destruction et de création, où le poète cherche à s'émanciper des normes établies tout en réinventant la poésie. À travers des thèmes d'errance et de critique sociale, Rimbaud exprime son désir de s'affranchir des conventions, mais son héritage littéraire demeure présent, limitant sa capacité à 'tout abattre'. Ce recueil témoigne ainsi d'une quête d'identité poétique en devenir, annonçant des révolutions futures dans son œuvre.

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Dans le poème « Sensation », Arthur Rimbaud écrit : «

j’irai loin, bien loin. » Selon vous, le Cahier de Douai


répond-il à ce projet ?
Pistes et perspectives pour le correcteur

 Présentation et problématisation du sujet

Le sujet invite le candidat à interroger la polysémie (doble sentido) de l’expression


« aller loin ».
Au sens littéral, elle fait référence au déplacement spatial : Rimbaud est un jeune
poète en mouvement, qui convoque dans sa poésie ses promenades, ses
errances – moments suspendus de communion avec le monde et d’exploration
personnelle et poétique. Et si Rimbaud va loin, c’est aussi pour prendre ses
distances avec une société́ conformiste et étouffante.
Au sens figuré, « aller loin, bien loin » peut suggérer que le poète est celui qui
dépasse les bornes, et fait preuve d’une forme d’insolence : par rapport aux
conventions sociales, à de grandes figures mythologiques ou littéraires, à l’ordre
politique.
Le candidat peut aussi se demander si le Cahier de Douai préfigure déjà̀ la
destinée du poète : œuvre de jeunesse, elle témoigne d’un génie poétique en
puissance ; elle annonce aussi déjà̀ combien Rimbaud ira loin dans la création, en
renouvelant puis dépassant les codes poétiques. On valorisera les copies qui
articulent la notion d’« éloignement » à celle d’« émancipation », comprise dans le
parcours.
Du fait de ce jeu polysémique, le sujet se prête bien à un traitement thématique,
qui consacrerait une partie à chaque acception du terme. Cependant, la
formulation du sujet invite le candidat à traiter la question de façon dialectique : on
appréciera alors sa capacité à nuancer sa réflexion, notamment en prenant appui
sur le complément circonstanciel « bien loin », dont la portée peut être interrogée
s’agissant du Cahier de Douai.

 Pistes pour la dissertation


On envisagera que les candidats explorent certaines des pistes suivantes au cours
de leur réflexion, sans attendre de traitement exhaustif de l’ensemble de ces
entrées.
L’intention d’aller « loin, bien loin » fait référence explicitement aux motifs de la
promenade et de l’errance présents dans le recueil :

o Le candidat peut mobiliser ici la dimension autobiographique de l’œuvre et


convoquer les références aux fugues dont témoignent le Cahier de Douai.
Nombreux sont les marqueurs spatio-temporels qui permettent de situer l’écriture
des poèmes par rapport aux fugues de l’année 1870. « À la Musique » est écrit «
place de la gare, à Charleville », « Rêvé pour l’hiver » « en wagon » le 7 octobre ;
Rimbaud erre « depuis huit jours », « déchir[ant] [s]es bottines aux cailloux des
chemins » dans « Au Cabaret-Vert ».

o Le Cahier de Douai présente ainsi la figure du poète vagabond : les verbes de


mouvement (au premier rang desquels « aller », qui évoque tantôt l’errance
passée dans « Ma bohème », tantôt la promesse d’une fugue à venir dans «
Sensation », « Les Reparties de Nina », « Rêvé pour l’hiver ») et le champ lexical
du voyage y sont récurrents. Le poète se présente pauvre, dans le dénuement, «
comme un bohémien », avec ses attributs (« mon paletot », « culotte » avec « un
large trou », « mes souliers blesses »...)

o De nombreux poèmes rendent compte avec poésie d’une errance dans la


nature : le poète fuit « la place taillée en mesquines pelouses » pour se perdre sur
les « sentiers » et les « chemins », éclairés par les « étoiles ».

Le voyage du poète peut aussi être perçu comme un chemin intérieur, de l’ordre
de l’exploration de soi :

o Le recueil exprime la découverte des premiers émois amoureux de « Première


soirée », à « Ma Bohème »: sensualité́ et érotisme parcourent son écriture et
témoignent de l’exploration par le poète adolescent de son propre désir. Le corps
féminin et ses apparats y apparaissent à plusieurs reprises et éveillent les baisers
du poète « brûlé de belles fièvres » (« À la Musique »).

o Le poète prend ses distances avec l’étouffante société́ bourgeoise pour mieux
se trouver, pour s’épanouir dans un rapport harmonieux au monde : la fugue lui
permet de se connecter à ses sensations et de rechercher un état de plénitude («
Sensation »).

o Aller loin, pour mieux revenir ? On peut se demander si le mouvement est la


condition pour trouver son « moi » poétique. La forme circulaire de « Roman »,
dont la dernière strophe reprend la première, invite à envisager cet aller-retour :
l’escapade dans la nature, la rencontre amoureuse ne sont que des occasions de
mieux revenir à l’écriture poétique. Chemin faisant, il est aussi à la recherche de
son écriture poétique singulière, « égren[ant] dans [s]a course des rimes » (« Ma
Bohème »).

Le poète est un jeune homme qui porte un regard insolent sur la société́ du
Second Empire ; aussi il peut aller loin dans ses propos :

o Il critique la société́ bourgeoise et ses valeurs : Charleville est caricaturée sans


complaisance dans « À la musique » et l’injustice sociale est soulignée par le
contraste entre le peuple bourgeois qui y est représenté et les pauvres enfants qui
apparaissent ensuite dans « Les Effares ».
o Rimbaud remet en question la religion et ses codes moraux (« Le Châtiment de
Tartufe »), avec lesquels contraste la grivoiserie de certains poèmes. Il formule de
vives attaques à l’égard de la religion (« Le Mal ») : « Il est un Dieu qui rit aux
nappes damassées / Des autels ».

o Rimbaud critique enfin la politique de Napoléon III et dénonce les horreurs de la


guerre en utilisant toutes les virtualités de sa palette poétique, de la satire
irrévérencieuse (« Rages de César », « L’Éclatante victoire de Sarrebrück ») au
tableau pathétique (« Le Dormeur du Val »). Pour ce faire, il nous invite
ponctuellement à voyager dans le temps, à nous éloigner dans le passé pour
mieux commenter le présent (« Le Forgeron »).

Rimbaud ouvre sa voie vers le renouvellement des codes poétiques :

o Il fait place dans sa poésie à des détails prosaïques (tels « des tartines de
beurre et du jambon qui fût à moitié froid » dans « Au Cabaret-Vert »), notamment
dans sa représentation des corps (l’anus de « Venus anadyomène », les « tétons
énormes » dans « Au Cabaret- Vert »), et convoque alternativement un lexique
recherché proche du Parnasse (« Soleil et chair ») et un vocabulaire enfantin ou
familier (« Les Reparties de Nina »).

o Il joue avec un héritage mythologique (« Soleil et chair », « Venus anadyomène


») et littéraire (Shakespeare, Hugo, Villon, Molière) qu’il s’approprie pour faire
œuvre nouvelle. Entre imitation et rupture, le jeune poète cherche sa voix
singulière et prend des libertés, renversant ici la représentation de la figure de
Vénus déesse de la beauté ou proposant une réécriture satirique de la « Balade
des pendus ».

o Il se permet enfin des infractions aux formes poétiques traditionnelles : s’il use
souvent de l’alexandrin et du sonnet, c’est pour mieux en éprouver les limites. Le
déplacement de là césure, les nombreux enjambements, rejets et contre-rejets,
l’usage ponctuel de strophes irrégulières en déstructurent le rythme et témoignent
de la quête de liberté de l’auteur.

o Néanmoins le projet exprimé au futur dans « Sensation » reste encore


inaccompli ; Rimbaud est sur la voie d’une émancipation poétique qui se
concrétisera avec plus de force dans la suite de son œuvre. On valorisera une
copie qui voit dans le Cahier de Douai un tremplin vers l’émancipation véritable qui
se réalisera ultérieurement (le « poète voyant »), et mobilise en ce sens des
références à d’autres œuvres de Rimbaud.
Un critique écrit à propos d’Arthur Rimbaud : «
Son désir ? Tout réinventer, tout vivre, tout
redire. Tout
abattre d’abord ». Dans quelle mesure cette
citation éclaire-t-elle votre lecture du recueil
Cahier de Douai ?

Pistes et perspectives pour le correcteur :


- Brève présentation problématisée du sujet, en lien avec
l’intitulé du parcours ;
o Le sujet invite l’élève à interroger la volonté du poète dans le
recueil et l’incite à montrer que ce recueil obéit à un double
mouvement : il est à la fois le résultat d’une volonté de
détachement, d’affranchissement de quelque chose qui préexiste à
la poésie de Rimbaud et au monde qui l’entoure (« Tout abattre
d’abord »), et de volonté de créer quelque chose de nouveau grâce
à l’art poétique (le rythme ternaire « Tout réinventer, tout vivre,
tout redire »). Ces trois infinitifs mettent en avant l’importance de
dire différemment le monde, tout en le « vivant », c’est-à dire en
s’immergeant par une expérience sensible dans le réel. L’emploi
du pronom indéfini « tout » insiste sur le caractère global et radical
d’une entreprise poétique qui ferait table rase de tout ce qui
préexiste.

o L’élève devra ainsi montrer que la poésie de Rimbaud cherche à


abattre, à détruire un ordre dont le jeune adolescent ne veut plus,
ainsi qu’à créer autre chose. Il fera ainsi le lien avec le parcours
associé « Emancipations créatrices », car s’émanciper, c’est bien
se libérer, s’affranchir, faire table rase afin de pouvoir, dans un
second temps, créer, inventer grâce à l’écriture poétique. L’élève
s’interrogera également sur la pertinence de cette citation puisque
le poète ne semble pas toujours parvenir à une destruction totale,
ni à une « ré-invention » du monde et de la poésie.

o D’où les problématiques envisageables : En quoi le recueil Cahier


de Douai traduit-il bien un double mouvement, de destruction et de
création ? En quoi cette destruction est-elle un préalable
nécessaire à la création poétique et cette destruction est-elle
toujours efficiente ? L’ambition de Rimbaud vise-t-elle à
révolutionner totalement la tradition poétique ?
 On envisagera que les candidats explorent certaines des
dimensions/caractéristiques/enjeux
suivants au cours de leur réflexion, sans attendre de traitement
exhaustif de l’ensemble de
ces entrées :
o Le recueil montre bien la volonté du poète de détruire l’ordre
établi et de s’émanciper. Cette volonté d’ « abattre » se lit dans les
différentes formes d’affranchissement que l’on trouve dans les
vingt-deux poèmes du recueil, et qui semble bien constituer une
totalité (pronom indéfini « tout » du sujet). L’émancipation suppose
en effet d’abattre d’abord pour pouvoir se libérer ensuite. Ainsi, le
jeune poète semble vouloir détruire tout ce qu’il assimile à une
figure d’autorité, à l’instar de la révolte contre les classes sociales
dominantes (l’aristocratie de l’Ancien Régime qui laisse les enfants
mourir de faim, dénoncée dans « Les Effarés » ; la bourgeoisie
dans « À la musique »), de la révolte contre le Second Empire
(haine contre Napoléon III qui a « assassiné la liberté » par son
coup
d’Etat du 2 décembre 1851 et qui est responsable de la guerre de
1870 dénoncée dans des poèmes comme « Le Mal » ou « Le
Dormeur du val »), et de la révolte contre la religion qui soumet le
peuple et est hypocrite (« Le Forgeron », « Le Châtiment de Tartufe
», « Le Mal »).

o Ce mouvement de destruction s’exprime de différentes manières


dans le recueil. On relève d’abord l’usage de la satire. D’un côté,
Rimbaud attaque directement ceux auxquels il s’oppose, de
l’autre, il désacralise les grands thèmes poétiques traditionnels :
satire ad hominem de Napoléon III dans « Rages de Césars » ou «
L’Eclatante victoire de Sarrebrück » par exemple, caricature des
bourgeois dans « A la musique », réquisitoire dans « Le Forgeron ».
Ensuite, l’emploi d’un registre
pathétique est propre à émouvoir le lecteur et à servir la satire,
comme dans les poèmes « Les Effarés » ou « Le Dormeur du val ».
Enfin, l’usage de la parodie permet également la destruction, en
mettant à distance les anciens sujets poétiques : « Bal des pendus
» est une parodie de François Villon, « Le Forgeron » parodie le
style épique de Victor Hugo. La reprise des mythes montre
également la volonté de Rimbaud d’« abattre » l’ancien héritage
poétique, de « redire » autrement, en adoptant un ton original et
personnel, comme dans « Le Châtiment de Tartufe » où la figure
littéraire est reprise et détournée ou dans le contre-blason de «
Vénus anadyomène ». La désacralisation à l’œuvre ici rabaisse la
déesse de l’Amour au rang de vulgaire prostituée émergeant d’une
baignoire.

o Néanmoins, la destruction dans Cahier de Douai se voit entravée


par un héritage poétique bien
présent. Il semble ainsi exagéré de dire que Rimbaud parvienne
dans ce recueil de jeunesse à « tout abattre ». La poésie de
Rimbaud est en effet nourrie de références classiques et
romantiques, comme dans les poèmes qui font la place à des
références littéraires précises (« Ophélie », « Le Châtiment de
Tartufe ») ou dont on sent l’héritage hugolien avec l’éveil du
sentiment amoureux (« Sensation », « Première soirée ») ou une
tonalité épique bien présente (« Le Forgeron »,
« L’Eclatante victoire de Sarrebrück »). En outre, les thèmes
littéraires traditionnels sont toujours présents dans le recueil : éveil
du désir amoureux, lyrisme, présence essentielle de la nature,
dénonciation et satire. Enfin, la poétique de Rimbaud demeure
globalement traditionnelle : la moitié
des poèmes sont des sonnets (dont sept dans le second cahier) et
l’alexandrin reste majoritaire. On notera également que le poète
ne se prend pas au sérieux et qu’il est ainsi loin de « tout
réinventer ». C’est pourquoi l’on peut considérer que ce premier
recueil ne propose encore que les germes d’une révolution
poétique

o Pourtant, ce désir de créer, de « réinventer » est réellement


présent dans un recueil où le poète semble se chercher en faisant
l’expérience du réel, et essayer son style. o D’abord, le recueil
nous dévoile bien un poète qui veut « tout vivre » dans une poésie
en lien direct avec le monde et la Nature (personnifiée, qui se
substitue à la religion ou à l’amour). Rimbaud est un adolescent
qui fugue et marche pour créer (« Sensation », « Ma Bohème », ou
« Roman »). Rimbaud fait entrer le monde dans sa poésie. La
multitude de sensations décrites s’associe à des
visions et aux couleurs qui créent un nouveau monde comme dans
les poèmes « Au Cabaret-vert » ou « Roman » (il éprouve dans sa
chair, « par tous les sens », des sensations nouvelles. La poésie
gagne ainsi une nouvelle saveur, celle d’un bonheur simple où le
poète se laisse envahir par la sensualité. Ce nouveau lyrisme
évoque les temps primitifs comme dans le long poème « Soleil et
Chair ». Il s’agit d’une sensualité heureuse, de l’éloge de la liberté
associée aux pulsions du désir adolescent.

o La poésie transfigure alors le réel, dans un processus de «


réinvention » où le poète « redit » le monde, en laissant une
grande place à l’imagination. Dans « À la musique », le poète
récrée le corps des jeunes filles par l’imagination ; dans « Roman
», l’affranchissement permet la création littéraire, comme le
montre l’emploi du néologisme « Robinsonne ». Rimbaud propose
une poésie libre,
comme musique et comme voix neuve et puissante : dans « Ma
Bohème », les « élastiques » deviennent des « lyres » pour le
poète vagabond, totalement voué à la « fantaisie » de sa Muse. o
C’est ainsi que le recueil fait entrer des thèmes inattendus en
poésie : prosaïsme, proposer une vision de l’idéal par l’exploitation
de plaisirs simples dans « Au cabaret-vert », poésie du quotidien et
langage familier comme dans « Le Buffet » (poétiser un objet du
quotidien), forte présence des
interjections, des onomatopées ou des mots crus et vulgaires.

o Enfin, le poète tente de fuir les carcans littéraires. L’élève pourra


s’appuyer ici sur les jeux poétiques de Rimbaud qui, en plus de
faire entrer des sujets prosaïques en poésie, s’amuse à disloquer
l’alexandrin par de multiples enjambements, rejets ou contre-
rejets, comme dans « Le Dormeur du val » ou « Ma Bohème » par
exemple. Les règles du sonnet sont également bouleversées dans
« Rêvé pour l’hiver », sonnet hétérométrique où les hexasyllabes
alternent avec les alexandrins.
Agencement possible de ces éléments dans le cadre d’une
réflexion organisée :

I. « Abattre » puis « réinventer », créer : un double mouvement.


1. Le mouvement de destruction, un préalable à l’écriture de
Rimbaud. Émancipation et révolte contre
l’autorité et les formes d’oppression.
2. Création poétique : émancipation et nouveau langage.

II. Mais un recueil qui ne détruit pas vraiment : une « redite ».


1. Héritage et tradition : des influences bien présentes. La parodie
comme « chant à côté ».
2. Des thèmes classiques, traditionnels.
3. Un recueil « fantaisie » : un poète qui ne se prend pas au
sérieux.

III. Finalement, un recueil qui engage la poésie sur une nouvelle


voie : une « réinvention ».
1. Un recueil à « vivre » : nouveau lyrisme, approche visuelle et
sensuelle.
2. Transfiguration du réel et force de l’imagination : une poésie en
acte.
3. Une œuvre de jeunesse qui évolue : progression entre les deux
cahiers.

Ou

I. « Abattre d’abord » : un recueil qui détruit.


1. Un adolescent révolté et fugueur.
2. Se libérer des formes de l’autorité : la destruction de l’ordre
établi.
3. Détruire l’ancienne poésie, pourtant présente.

II. Ensuite, construire : la création poétique.


1. Faire entrer le monde en poésie : sujets inattendus et immersion
du poète dans le monde.
2. Nouvelle poésie, nouveau langage : une poétique moderne et
audacieuse.
3. L’émancipation par la transfiguration du réel et la force de
l’imagination

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