GEL2001 Notes
GEL2001 Notes
Notes de cours
Avant-Propos vii
2 Séries de Fourier 9
2.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.1.1 Quelques définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.1.2 Un exemple - porte périodisée . . . . . . . . . . . . . . 11
2.1.3 La fonction sinus cardinal . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2 Propriétés de la série de Fourier . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.2.1 Notations et Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.2.2 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.2.3 Exemples d’utilisation des propriétés . . . . . . . . . 20
Cas d’une fonction paire . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
Cas d’une fonction impaire . . . . . . . . . . . . . . . 21
Cas d’une fonction réelle quelconque . . . . . . . . . . 23
2.3 Théorème de Parseval . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
2.3.1 Introduction à la notion de puissance d’un signal . . . 25
2.3.2 Théorème de Parseval . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
iii
iv TABLE DES MATIÈRES
3 Transformée de Fourier 39
3.1 De la série de Fourier à l’intégrale de Fourier . . . . . . . . . 39
3.2 La transformée de Fourier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
3.2.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
3.2.2 Remarques importantes . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
Définitions équivalentes . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
3.2.3 Exemple - La fonction rectangle . . . . . . . . . . . . 45
3.3 Propriétés de la transformée de Fourier . . . . . . . . . . . . . 47
3.3.1 Notations et Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
3.3.2 Propriétés pour les fonctions réelles . . . . . . . . . . . 48
3.3.3 Exemple: La fonction triangle . . . . . . . . . . . . . . 50
3.3.4 Dualité, dilatation et translation en temps et fréquence 52
3.3.5 Notion de fréquence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
3.4 Théorème de Parseval . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
3.4.1 Introduction à la notion d’énergie d’un signal . . . . . 59
3.4.2 Théorème de Parseval . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
3.4.3 Spectre d’énergie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
3.4.4 Exemple: L’exponentielle décroissante des deux côtés . 61
3.5 Aspects mathématiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
3.5.1 Transformée de Fourier dans L2 ( Re) . . . . . . . . . . 64
3.5.2 Transformée de Fourier pour des fonctions autres que
celles de L2 ( Re) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
3.5.3 Bornes asymptotiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
3.6 Etude de quelques fonctions intéressantes . . . . . . . . . . . 69
3.6.1 Le rectangle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69
TABLE DES MATIÈRES v
3.6.2 Le triangle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
3.6.3 L’exponentielle décroissante d’un coté . . . . . . . . . 72
3.6.4 Résumé des résultats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77
7 Échantillonnage 169
7.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 169
7.2 Théorème d’échantillonnage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 169
7.2.1 Théorème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 169
7.2.2 Interprétation physique . . . . . . . . . . . . . . . . . 171
7.2.3 Interprétation spectrale . . . . . . . . . . . . . . . . . 172
7.2.4 Reconstruction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 173
7.2.5 Formule de poisson . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 174
7.3 Échantillonnage de signaux à bande étroite . . . . . . . . . . 175
7.4 Échantillonnage réel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 179
7.4.1 Filtrage antirepliement . . . . . . . . . . . . . . . . . . 179
Nécessité du filtrage antirepliement . . . . . . . . . . . 179
Un filtrage optimal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 180
7.4.2 Échantillonnage maintien . . . . . . . . . . . . . . . . 183
7.4.3 Bloqueur d’ordre 0 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 184
7.4.4 Interpolateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 185
7.4.5 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 186
ix
x LISTE DES FIGURES
Ces notes de cours sont destinées à des étudiants de deuxième année de bac
en génie électrique ou informatique. Les 5 premiers chapitres sont consacrés
à l’étude mathématique des séries et des transformées de Fourier. Les quatre
autres chapitres sont consacrés aux applications de l’analyse de Fourier. Le
chapitre 6 offre une introduction à la notion de filtrage, le chapitre 7 est
une étude de l’échantillonnage et, enfin, le chapitre 8 donne un aperçu des
différentes méthodes de communication analogique.
xv
xvi AVANT-PROPOS
Chapitre 1
1
2 CHAPITRE 1. LES SÉRIES COMPLEXES
Le conjugué z ∗ = x − jy = re−jθ
D E
• Le produit scalaire de deux vecteurs est : ~v · v~0 = ~v , v~0 = xx0 +yy 0 .
√ p
• La norme d’un vecteur est: k~v k = ~v · ~v = x2 + y 2 .
• Deux vecteurs sont orthogonaux si et seulement si leur produit sca-
laire est nul.
• On dit qu’une base (~u, ~v ) est orthonormée si h~u, ~v i = 0 et k~uk =
k~v k = 1.
• Dans une base orthonormée tout vecteur peut être mis sous la
forme w~ = x~u +y~v , x et y sont les coordonnées du vecteur dans
la base (~u, ~v ). De plus, les relations suivantes sont vérifiées:
x = hw,
~ ~ui et y = hw,~ ~v i.
Le principe des séries de Fourier est exactement le même que celui d’avoir
des coordonnées dans une base orthonormale. Seulement, cette fois, au lieu
de travailler dans l’espace Re2 , nous allons nous placer dans l’espace des
fonctions T-périodiques de carré intégrable que nous allons noter L2 [0, T ].
allons chercher une base orthonormale qui nous permettra de représenter
chaque fonction à partir des coordonnées dans cette base.
4 CHAPITRE 1. LES SÉRIES COMPLEXES
• On dit que fp (t) est une fonction impaire si fp (−t) = −fp (t).
On note fev (t) = 1/2 [fp (t) + fp (−t)] la partie paire de fp (t).
On note fod (t) = 1/2 [fp (t) − fp (−t)] la partie impaire de fp (t).1
f (t + T ) = f (t).
Par exemple, cos(t) est une fonction de période 2π.
• On dit que f(t) est une fonction de carré intégrable sur [a, b] si et
seulement si:
Zb
|f (t)|2 dt < ∞.
a
Cet ensemble est d’autant plus intéressant qu’il regroupe l’ensemble des
signaux périodiques que l’on rencontre dans la pratique. Nous verrons un
peu plus loin qu’il correspond aux signaux de puissance finie.
1.4.2 Définitions
• Le produit scalaire de deux fonctions T-périodiques est défini de la
manière suivante:
ZT /2
1
hf, gi = f (t)g ∗ (t)dt,
T
−T /2
1
|f (t)|2 dt = hf, f i.
p
kf k =
T
T /2
Exemple f (t) = cos(t) et g(t) = sin(t), f (t) et g(t) sont des fonctions
périodiques de période T = 2π. Calculons leur produit scalaire pour savoir
si f et g sont orthogonales:
Zπ π
1 1
hf, gi = cos(t) sin(t)dt = sin2 (t) = 0.
2π 4π −π
−π
2π
fn (t) = ejnω0 t avec ω0 = et n entier.
T0
S est l’ensemble des exponentielles complexes.
Propriétés de la famille S
• Tous les éléments de S sont dans L2 [0, T0 ](c’est à dire sont de période
To ).
2π
cos(ω0 t) et sin(ω0 t) sont de période T0 = ω0 .
Démonstration
1 1
T
Z0 /2 2 T
Z0 /2 2
1 jnω0 t 2 1
kfn k = e dt = dt = 1.
T0 T0
−T0 /2 −T0 /2
Séries de Fourier
2.1 Introduction
Comme S est une base de L2 [0, T0 ] chaque fonction fp (t)1 peut se mettre
sous la forme:
+∞
X
fp (t) = F (n)ejnω0 t . (2.1)
n=−∞
Encore une fois, l’opération est analogue à ce qu’on ferait dans un espace
cartésien. Pour obtenir les valeurs de x,y et z à partir de w,
~ il faut calculer
les produits scalaires avec les vecteurs de base î , hatj et k̂. On remarque
le signe négatif de l’argument de l’exponentielle complexe. Celui-ci provient
de la définition du produit scalaire qui fait intervenir le conjugé complexe.
1
L’indice p fait référence à la périodicité. Nous allons garder cette notation dans la
suite.
9
10 CHAPITRE 2. SÉRIES DE FOURIER
T
Z0 /2 T
Z0 /2 +∞
1 1 X
fp (t)e−jmω0 t dt = e−jmω0 t F (n)ejnω0 t dt.
T0 T0 n=−∞
−T0 /2 −T0 /2
T
Z0 /2
1
F (m) = fp (t)e−jmω0 t dt.
T0
−T0 /2
Les séries de Fourier peuvent être vues de deux points de vue. Dans
le premier, on connaı̂t la fonction fp (t) et on cherche les coefficients F (n)
(à partir de l’équation 2.2). C’est une analyse dans laquelle on passe de la
considération temporelle de fp (t) comme une fonction analytique à sa con-
sidération fréquentielle à l’aide des coefficients F (n). Dans la pratique il ex-
iste des analyseurs qui, à partir d’un signal, nous donnent la représentation
dans le domaine des fréquences.
Le second point de vue est l’inverse du premier, c’est à dire qu’on connaı̂t
le contenu fréquentiel F (n) et on cherche à retrouver l’expression analytique
de la fonction fp (t) (grâce à l’équation 2.1). Les appareils qui font ceci sont
des synthétiseurs.
T
Z0 /2 Z1
1 −jnω0 t 1
F (n) = fp (t)e dt = e−jnω0 t dt
T0 4
−T0 /2 −1
1
1 e−jnω0 t
1 1
= = e−jnπ/2 − ejnπ/2
4 −jnω0 −1 4 −jnπ/2
1 1 jnπ/2
= e − e−jnπ/2
nπ 2j
sin(nπ/2)
= .
nπ
1 sin(nπ/2) 1 nπ/2 1
F (n) = ≈ = .
2 nπ/2 2 nπ/2 2
et ainsi F (0) = 1/2.
F (0) = 1/2
• En résumé :3 F (2k) = 0 pour. k 6= 0 .
F (2k + 1) = (−1)k (2k + 1) π
e−jtπ/2 ejtπ/2 2
h(1) = + = cos(πt/2).
π π π
La seconde harmonique est nulle, etc.
1 sin(nπ/2) 1
F (n) = = Sinc(n/2).
2 nπ/2 2
F (0) = 1/2
, F (1) = F (−1) = 1/π,
F (2) = F (−2) = 0,
F (3) = F (−3) = −1/3π, . . .
θ(0) = 0,
θ(1) = θ(−1) = 0,
θ(2) = θ(−2) = 0,
θ(3) = π (ce qui est un choix arbitraire) et
θ(−3) = −θ(3) = −π (pour que la phase soit impaire) .
2.2.2 Propriétés
On suppose que fp (t) est réelle et que fp (t) admet un développement en
série de Fourier F (n).
Démonstration Propriété 1.
Il faut démontrer les deux sens:
∗
T
Z0 /2 T
Z0 /2
∗ 1 −jnω0 t 1 ∗
fp∗ (t) e−jnω0 t dt,
F (n) = fp (t)e dt =
T0 T0
−T0 /2 −T0 /2
18 CHAPITRE 2. SÉRIES DE FOURIER
∗
or e−jnω0 t = ejnω0 t et fp∗ (t) = fp (t) car fp (t) est réelle, d’où:
T
Z0 /2
∗ 1
F (n) = fp (t)e−j(−n)ω0 t dt = F (−n).
T0
−T0 /2
d’où:
T
Z0 /2
1
fp∗ (t) − fp (t) ejnω0 t dt = 0 pour tout n entier naturel.
T0
−T0 /2
Démonstration Propriété 2.
Ces propriétés sont une conséquence directe de la propriété 1.
Nous avons:
Ce qui signifie tout simplement que A(n) est pair et que B(n) est impair.
Ce qui explique le choix fait un peu plus tôt.
De la même façon nous avons:
Ce qui signifie tout simplement que |F (n)| est pair et que θ(n) est impaire.
Démonstration Propriété 3
Nous allons montrer que fev (t) = 1/2 [fp (t) + fp (−t)] admet un dévelop-
pement en série de Fourier dont les coefficients sont A(n). Notons provisoire-
ment C(n) les coefficients de la série de Fourier de fev (t). Nous aurons:
T
Z0 /2
1 1
C(n) = [fp (t) + fp (−t)] e−jnω0 t dt = [F (n) + F (−n)] .
2T0 2
−T0 /2
En effet:
T
Z0 /2 −T
Z 0 /2
1 −jnω0 t −1 0
fp (−t)e dt = fp (t0 )ejnω0 t dt0
T0 T0
−T0 /2 T0 /2
T
Z0 /2
1 0
= fp (t0 )e−j(−n)ω0 t dt0
T0
−T0 /2
= F (−n).
Démonstration Propriété 4
Nous allons montrer que F (n) est réel et pair si et seulement si fp (t) est
paire.
F (n) réel et pair est équivalent à B(n) = 0 pour tout n et A(n) paire.
Or, B(n) = 0 pour tout n est équivalent à fod (t) = 1/2 [fp (t) − fp (−t)] = 0
(d’après la propriété 3.) d’où fp (−t) = fp (t) et ainsi fp (t) est paire.
On montre de la même façon que F (n) est imaginaire pur et impair si
et seulement si fp (t) est impaire.
20 CHAPITRE 2. SÉRIES DE FOURIER
La fonction fp (t) est réelle et paire. Par conséquent F (n) sera réel et
pair (propriété 4), ce qui se vérifie aisément avec l’expression des coefficients
F(n).
2.2. PROPRIÉTÉS DE LA SÉRIE DE FOURIER 21
n 6= 0). D’où :
1 Z1
1 te−jnπt
1
F (n) = + e−jnπt dt
2 −jnπ −1 2jnπ
−1
−1 1 −jnπt 1
ejnπ + e−jnπ +
= e −1
2jnπ 2(nπ)2
j 1
ejnπ − e−jnπ
= cos (nπ) − 2
nπ 2(nπ)
n
(−1) j
= j − sin (nπ)
nπ (nπ)2 | {z }
→0
(−1)n
= j .
nπ
Cette expression est valable pour tout n non nul. Calculons maintenant
F (0).
Z1 1
1 1 t2
F (0) = tdt = = 0.
2 2 2 −1
−1
22 CHAPITRE 2. SÉRIES DE FOURIER
(
F (0) = 0
En résumé: n .
F (n) = j (−1)
nπ pour n 6= 0
• A(n) = 0 .
1
• |F (n)| = |n|π est pair.
(−1)n
• B(n) = nπ est impair (B(0) = 0).
2.2. PROPRIÉTÉS DE LA SÉRIE DE FOURIER 23
• A(n) et |F (n)| sont pairs. B(n) et θ(n) sont impairs (propriété 2).
1 1
fev (t) = fp (t) + fp (−t),
2 2
1 0 −1 ≤ t < 0 1 0 −1 ≤ −t < 0
fev (t) = 2 +2
t 0≤t<1 −t 0 ≤ −t < 1
1 0 −1 ≤ t < 0 0 1≥t≥0
= 2 + 12
t 0≤t<1 −t 0 ≥ t > −1
1 0 −1 ≤ t < 0 −t −1 ≤ t < 0
= 2 + 12
t 0≤t<1 0 0≤t<1
1 −t −1 ≤ t < 0
= 2 t 0≤t<1
et
1 1
fod (t) = fp (t) − fp (−t)
2 2
1 0 −1 ≤ t < 0 1 0 −1 ≤ −t < 0
fod (t) = 2 −2
t 0≤t<1 −t 0 ≤ −t < 1
1 0 −1 ≤ t < 0 0 1≥t≥0
= 2 − 12
t 0≤t<1 −t 0 ≥ t > −1
1 0 −1 ≤ t < 0 −t −1 ≤ t < 0
= 2 − 12
t 0≤t<1 0 0≤t<1
1 t −1 ≤ t < 0
= 2 = t/2,
t 0≤t<1
qui est pareille à l’exemple de la section 2.2.3 Figure 2.8, sauf pour le facteur
d’une demie.
Cherchons les coefficients F (n) :
T
Z0 /2 Z1
1 −jnω0 t 1
F (n) = fp (t)e dt = te−jnπt dt.
T0 2
−T0 /2 0
1 Z1
1 te−jnπt
1
F (n) = + e−jnπt dt
2 −jnπ 0 2jnπ
0
−e−jnπ 1 −jnπt 1
= + e 0
2jnπ 2(nπ)2
(−1)n 1
e−jnπ − 1
= j + 2
2nπ 2(nπ)
n
(−1) − 1 (−1)n
= +j .
2(nπ)2 2nπ
Z1 1
1 1 t2 1
F (0) = tdt = = .
2 2 2 0 4
0
En résumé:
F (0) = 1/4
j
F (n) = F (n) = 2nπ pour n pair .
−1 1
F (n) = n2 π2 − j 2nπ pour n impair
La définition que nous avons introduite a donc bien un sens physique. Il est
important de se rappeler que le module au carré d’un signal est proportionel
à la puissance du signal. En pratique, on ignore souvent la constante de
proportionalité (l’impédance) et on associe le module au carré à la puissance.
Nous allons donner deux démonstrations. La première est basée sur le fait
que la famille des exponentielles complexes est une base de L2 [0, T0 ]. La
seconde est une manipulation de sommes infinies et d’intégrales.
+∞
en série de Fourier F (n) vérifiera kfp (t)k2 = |F (n)|2 (on prend le mod-
P
n=−∞
ule de F (n) parce que F (n) est en général complexe).
Comme nous avons vu que P = kfp (t)k2 , le théorème est démontré.
+∞ +∞
( )( )
X X
fp (t)fp∗ (t) = F (n)ejnω0 t F ∗ (m)e−jmω0 t
n=−∞ m=−∞
+∞
X X +∞
= F (n)F ∗ (m)ejnω0 t e−jmω0 t .
m=−∞ n=−∞
Or:
T
Z0 /2
1 2
P = kfp (t)k = fp (t)fp∗ (t)dt.
T0
−T0 /2
Donc:
T
Z0 /2 +∞ +∞
( )
1 X X
P = F (n)F ∗ (m)ejnω0 t e−jmω0 t dt.
T0 n=−∞ m=−∞
−T0 /2
2.4.1 Exemples
Exemple 1
Soit fp (t) = 4 + 2 cos(3t).
2.4. SPECTRE DE PUISSANCE 29
D’où
Exemple 2
Reprenons la fonction du paragraphe 2.2.3. L’expression analytique de
cette fonction sur une période est: fp (t) = t pour −1 ≤ t < 1. La période
est T0 = 2 et ainsi la fréquence fondamentale est ω0 = π.
6
En pratique il est préférable de choisir que la fréquence fondamentale de notre signal
est à F (1). Dans cet exemple, on pourrait vouloir considérer simultanément à fp (t) un
autre signal qui serait tel que ωo = 1.
30 CHAPITRE 2. SÉRIES DE FOURIER
Nous allons montrer que les formes complexe et réelle de la série de Fourier
sont équivalentes dans le cas des fonctions réelles. Cependant, seule la série
de Fourier complexe peut représenter un signal temporel complexe. De
plus, il est généralement plus facile mathématiquement de manipuler les
exponentielles complexes plutôt que les fonction trigonométriques.
Partons de la série complexe:
∞
X
fp (t) = F (n) exp(njω0 t).
n=−∞
2.4. SPECTRE DE PUISSANCE 31
La partie imaginaire ci-dessus est nulle parce que la fonction A(n) sin(nω0 t)+
B(n) cos(nω0 t) est impaire en fonction de n. Comme la somme est symétrique,
la somme des éléments négatifs (n négatifs) s’annule parfaitement avec la
somme des éléments positifs (n positifs).
En effet, comme fp (t) est réelle nous aurons A(-n) = A(n) et B(-n) =
-B(n) . Il viendra donc:
∞
X
fp (t) = [A(n) cos(nω0 t) − B(n) sin(nω0 t)]
n=−∞
∞
X
= A(0) + 2 [A(n) cos(nω0 t) − B(n) sin(nω0 t)].
n=1
T
Z0 /2
2
a(n) = fp (t) cos(nω0 t)dt
T0
−T0 /2
T
Z0 /2
2
b(n) = fp (t) sin(nω0 t)dt.
T0
−T0 /2
32 CHAPITRE 2. SÉRIES DE FOURIER
et que:
T
Z0 /2
1
F (n) = fp (t)e−jnω0 t dt (équation 2.2).
T0
−T0 /2
L’équation 2.2 est toujours valide; il est donc toujours possible d’analyser
un signal de l’ensemble L2 [0, T0 ]. Par contre, d’un point de vue rigoureuse-
ment mathématique, l’équation 2.1 n’est pas toujours valide. Si on calcule
les coefficients F (n) à partir d’une fonction fp (t), on n’est pas assuré que la
+∞
F (n)ejnω0 t converge bien en tout point vers fp (t).
P
série Φ(t) =
n=−∞
1 (−1)k π
F (0) = ; F (2k) = 0 ; F (2k + 1) = ; ω0 = .
2 (2k + 1) π 2
Posons
∞
∆
X
Φ (t) = F (n) ejnω0 t .
n=−∞
Nous avons aussi utilisé que l’argument du sinus est un multiple impair π/2,
ce terme est ±1. La somme infinie est nulle, comme nous le voyons ici.
1 j 1 1 1 1 1 1
Φ (t = 1) = + + + + ··· + + + + ···
2 π 1 3 5 −1 −3 −5
1 1
= +0= .
2 2
Nous allons chercher des conditions suffisantes sur la fonction fp (t)
pour que cette convergence soit assurée en tout point.
Les conditions que nous allons trouver ne sont toutefois pas nécessaires,
c’est-à-dire qu’il existe des fonctions qui ne satisfont pas à la condition
suffisante et qui convergent tout de même. La recherche de conditions
nécessaires et suffisantes reste encore aujourd’hui un problème ouvert en
mathématique.
Théorème de Fourier
Nous allons voir une seconde condition suffisante intéressante basée sur le
critère de Dirichlet.
Critère de Dirichlet
Une fonction fp (t) vérifie le critère de Dirichlet si et seulement si
1/n
1/n2
• Si fp (t) est continue et fp0 (t) n’est pas continue alors la conver-
gence se fait comme 1 n2 .
Résumé
Dans la pratique, il y a deux façon d’évaluer la vitesse de convergence:
φ3(t) φ11(t)
1
Rect(t)
t
-1 0 1
Transformée de Fourier
Nous allons définir la restriction de f (t) sur l’intervalle [−T0 /2, T0 /2] de la
manière suivante:
f (t) si t ∈ [−T0 /2, T0 /2]
fr (t) =
0 sinon.
Dans la Figure 3.1, on peut voir que si on fait tendre T0 vers l’infini, alors
fr (t) tend vers f (t). De plus, on peut rendre la fonction fr (t) périodique de
période T0 . Notons fp (t) la fonction périodisée de fr (t).
La fonction fp (t), que nous avons définie, peut se décomposer en série
de Fourier puisqu’elle est périodique et de carré intégrable. Nous pouvons
donc écrire les deux relations suivantes:
T
Z0 /2
+∞
X 1
fp (t) = F (n)e jnω0 t
et F (n) = fp (t)e−jnω0 t dt.
n=−∞
T0
−T0 /2
39
40 CHAPITRE 3. TRANSFORMÉE DE FOURIER
f(t)
0 t
et
T
Z0 /2
1
F (n) = fr (t)e−jnω0 t dt.
T0
−T0 /2
Si on fait tendre T0 vers l’infini, on aura une analyse de Fourier pour une
fonction f (t) non périodique et de carré intégrable puisque lim fr (t) =
T0 →∞
f (t).
Nous allons commencer en nous intéressant tout d’abord à la seconde
équation:
T
Z0 /2
1
F (n) = fr (t)e−jnω0 t dt.
T0
−T0 /2
fp(t)
fr(t) T0=1
T0=2
fr(t)
fp(t)
fr(t) T0=3
-T0/2 T0/2
0 t -T0/2 0 T0/2 t
ω0=1
ω0=1/2
ω0=1/5
Cette intégrale dépend de ω qui est une variable continue; c’est donc une
fonction que nous allons noter F (ω). Ainsi,
+∞
Z
F (ω) = f (t) e−jωt dt.
−∞
+∞
f (t)e−jωt dt
R
Nous avons, de plus, f (t) = lim fr (t). En remplaçant
T0 →∞ −∞
par F (ω), on obtient finalement:
+
Z∞
1
f (t) = F (ω) ejωt dω.
2π
-∞
Nous avons donc introduit, de manière très naturelle, les deux équations fon-
damentales de l’analyse de Fourier pour les fonctions non-périodiques. Ces
équations sont tout simplement une prolongation des équations de l’analyse
en série de Fourier.
Dans la suite, nous adopterons la notation suivante: f (t) ⇔ F (ω) pour dire
que F (ω) est la transformée de Fourier de f (t). Nous dirons aussi que f (t)
est la transformée inverse de F (ω) .
Définitions équivalentes
.
Dans la littérature, on peut trouver d’autres façons équivalentes de
définir la transformée de Fourier.
Tout d’abord, on peut utiliser une variable f qui soit une fréquence (nous,
nous utilisons plutôt une pulsation). Pour éviter des confusions de notation
on appelle alors traditionnellement x (t) le signal et X (f ) sa transformée de
Fourier. Les relations sont alors:
+
Z∞ +∞
Z
x (t) = X (f ) e j2πf t
df et X (f ) = x (t) e−j2πf t dt.
-∞ −∞
Rect(t/τ)
1
0
−τ/2 τ/2 t
F(ω) τ
−2π/τ 2π/τ
0 ω
analytique
1 si t ∈ [−τ /2, τ /2] t
f (t) = = Rect .
0 sinon τ
+∞
Z Zτ /2
−jωt
F (ω) = f (t)e dt = e−jωt dt
−∞ −τ /2
τ /2
e−jωt 1 jωτ /2
= = e − e−jωτ /2
−jω −τ /2 jω
2 sin (ωτ /2)
= sin (ωτ /2) = τ
ω ωτ /2
= τ Sa (ωτ /2) .
τ F(ω)
−2π/τ 2π/τ
0 ω
Par contre, ici on peut trouver la phase plus facilement parce que les coef-
ficients sont réels. La phase d’un nombre réel peut-être seulement −π, 0 ou
π. Pour les valeurs positives et réelles, la phase est zéro. Quand la valeur
est réelle et négative, la phase peut être −π ou π. On va choisir ces valeurs
de phase pour s’assurer que θ(ω) est une fonction impaire, comme on l’a fait
pour la série de Fourier au chapitre 2.
3. La transformée de Fourier de fev (t) est A (ω) et celle de fod (t) est
jB (ω) .
τ |F(ω)|
−2π/τ 0 2π/τ ω
θ (ω ) π
−2π/τ
0 2π/τ ω
−π
Démonstration Propriété 1
Il faut démontrer les deux sens:
+∞ ∗ +∞
Z Z
∗ −jωt
F (ω) = f (t)e dt = f ∗ (t)ejωt dt
−∞ −∞
+∞
Z
= f (t)e−j(−ω)t dt = F (−ω) .
−∞
Seconde direction:
On suppose que F ∗ (ω) = F (−ω) donc:
+∞
Z
∗
F (ω) − F (−ω) = (f ∗ (t) − f (t)) ejωt dt = 0 pour tout ω ∈ Re.
−∞
Ainsi: f ∗ (t)−f (t) = 0 pour tout t réel ou encore: f ∗ (t) = f (t) ce qui signifie
que fp (t) est réelle.
La fonction triangle est une fonction réelle paire. Nous aurons donc les
propriétés suivantes:
1. F ∗ (ω) = F (−ω) .
3.3. PROPRIÉTÉS DE LA TRANSFORMÉE DE FOURIER 51
Tri(t)
1
0
-1 1 t
1
F(ω)
−2π 0 2π ω
F (ω) =
1 0 Z0 1 Z1
e−jωt te−jωt 1 −jωt te−jωt 1
+ + e dt − − e−jωt dt
−jω −1 −jω −1 jω −jω 0 jω
−1 0
−jωt 0 1
1 ejω e e−jω e−jωt
ejω − e−jω −
= + + −
jω jω ω2 −1 jω ω2 0
1 − ejω e−jω − 1 2 − (ejω + e−jω ) 2 (1 − cos (ω))
= 2
− 2
= 2
=
ω ω ω ω2
2 2
2 2 sin (ω/2) sin (ω/2)
= 2
= 2 = Sa2 (ω/2) .
ω (ω/2)
Démonstration Dualité
+∞
Z +∞
Z
−jωt 1
F (t)e dt = (2π) F (t)ej(−ω)t dt = (2π) f (−ω) .
2π
−∞ −∞
où nous avons reconnu l’équation d’analyse pour la fonction F (t) dans le
temps.
+∞
Z +∞
Z
0
f (t + a)e−jωt dt = f (t0 )e−jω(t −a) dt0 en ayant posé t0 =t+a
−∞ −∞
+∞
Z
0
= e jωa
f (t0 )e−jωt dt0 = ejωa F (ω) .
−∞
+∞ +∞
Z Z
jωt0 dt
0
f (at)e−jωt dt = f (t0 )e− a en posant t0 = at
a
−∞ −∞
+∞
Z
1 0 1 ω
= f (t0 )e−j(ω/a)t dt0 = F .
a a a
−∞
54 CHAPITRE 3. TRANSFORMÉE DE FOURIER
+∞ −∞
Z Z
jωt0 dt
0
f (at)e−jωt dt = f (t0 )e− a en posant t0 = at
a
−∞ +∞
+∞
−1 −1 ω
Z
0
= f (t0 )e−j(ω/a)t dt0 = F .
a a a
−∞
• Prenons maintenant la fonction f (t) = sin (5πt) Tri (t), c’est la fonc-
tion triangle modulée (Figure 3.9). La transformée de Fourier de f (t)
sera:
3.3. PROPRIÉTÉS DE LA TRANSFORMÉE DE FOURIER 55
Tri(t-1) 1
0 2 t
1
F(ω)
−2π 0 2π ω
0 ω
−π
-1 1 t
-1
1
Sa2 ((ω − 5π)/2) − Sa2 ((ω + 5π)/2) .
F (ω) =
2j
En effet, il suffit d’écrire le sinus comme une somme d’exponentielles com-
plexes.
On peut voir que le spectre d’amplitude du triangle a été dédoublé et
déplacé en +5π et -5π. Les raies du spectre de phase correspondent aux
fréquences pour lesquelles F (ω) = 0. En effet pour ces fréquences la phase
vaut zéro.
sera:
3.3. PROPRIÉTÉS DE LA TRANSFORMÉE DE FOURIER 57
|F(ω)|
1
−5π 0 5π ω
π/2
-π/2
1/a Tri(t/a)
1/a
-a 0 a t
F(ω) 1
−2π/a 2π/a ω
|a| 2
F (ω) = Sa (ωa/2) = Sa2 (ωa/2)
a
On peut voir sur les figures 3.17 et 3.18 que “l’étalement temporel”
correspond bien à une “contraction en fréquence”. Le spectre de phase est
toujours nul puisque F (ω) ≥ 0 ∀ω.
dira par exemple qu’on “coupe les hautes fréquences d’un signal” pour dire
qu’on supprime les composantes ejωt pour de grandes valeurs de |ω|.
v 2 (t)
P (t) = v(t)i(t) = = v 2 (t).
R
Si on cherche maintenant à calculer l’énergie totale nous aurons:
+∞
Z +∞
Z
E= P (t)dt = v 2 (t)dt.
−∞ −∞
t 1
e-b
0 1
Donc
F(ω)
4/b2
-b 0 b ω
+∞
Z
I1 (b, ω) = e−bt e−jωt dt
0
+∞ +∞
e−bt e−jωt
Z
b
= − e−bt e−jωt dt
−jω 0 jω
0
1 b
= − I1 (b, ω) .
jω jω
Z0
I2 (b, ω) = ebt e−jωt dt
−∞
+∞
Z
= e−bt ejωt dt
0
1
= I1∗ (b, ω) = .
b − jω
1 4b2
E (ω) = .
2π (b2 + ω 2 )2
Z3b Z3b
1 4b2 2 dω
E (−3b ≤ ω ≤ 3b) = 2 dω = πb2 2 .
2π 2 2
(b + ω ) 1 + (ω/b)2
−3b −3b
dω dω
1 + tan2 (θ) dθ =
ou encore: dθ = .
b b 1 + (ω/b)2
64 CHAPITRE 3. TRANSFORMÉE DE FOURIER
2u
sachant que sin [2 arctan (u)] = 1+u 2.
On peut enfin en déduire le pourcentage d’énergie présente dans la bande
de fréquences −3b ≤ ω ≤ 3b:
E(−3b ≤ ω ≤ 3b) 2 arctan (3) + 0.6 ∼
%E = = = 98.6%.
E π
On peut donc en déduire que, si on filtre notre signal avec un filtre passe-
bas dont la fréquence de coupure est 3b (c’est-à-dire si on coupe toutes les
fréquences supérieures à 3b), la quasi-totalité de l’énergie de notre signal
sera conservée.
nous avons travaillé avec des fonctions non périodiques de carré intégrable.
L’ensemble de ces fonctions est noté L2 ( Re). Rappelons encore une fois la
définition d’une fonction de carré intégrable:
+∞
Z
|f (t)|2 dt < ∞.
−∞
Pour les fonctions périodiques, la définition n’était pas tout à fait la même
puisqu’on se contentait de vérifier l’intégrabilité sur une période, alors que,
maintenant, c’est sur l’ensemble des réels tout entier.
Nous avons vu que toute fonction de carré intégrable admettait une
transformée de Fourier F (ω) qui est donnée par l’équation:
+∞
Z
F (ω) = f (t)e−jωt dt.
−∞
est valide presque partout, c’est-à-dire sur tout l’ensemble des réels sauf
éventuellement en un nombre fini de points.
La notion “d’égalité presque partout” a un sens mathématique très
précis. En effet, dans notre cas nous aurons:
+∞
+∞
Z Z
1
f (t) − F (ω)ejωt dω dt = 0.
2π
−∞ −∞
D’un point de vue physique, ceci peut être vu comme une égalité partout
sauf sur un ensemble de mesure nul. Par exemple, lorsqu’on mesure une
66 CHAPITRE 3. TRANSFORMÉE DE FOURIER
(L’ensemble des fonctions vérifiant cette condition est noté L1 ( Re).) Pour
cette fonction on pourra calculer la transformée de Fourier sans aucun
problème. Par contre, on ne peut pas assurer que la fonction φ(t) =
+∞
1
F (ω) e−jωt dω sera égale à la fonction f (t).
R
2π
−∞
Nous allons donc introduire une condition suffisante pour avoir l’égalité.
Nous aurons, comme dans le cas des séries de Fourier, deux conditions suff-
isantes pour assurer l’égalité entre f (t) et φ (t).
2
En pratique, cela signifie que les signaux sont égaux dans une certaine bande spectrale
limitée par l’instrument de mesure. L’inertie du voltmètre correspond en fait à un filtre
passe-bas appliqué sur le signal mesuré.
3.5. ASPECTS MATHÉMATIQUES 67
Dans la pratique, l’ensemble des signaux que l’on rencontre dans la na-
ture satisfont le critère de Dirichlet-Jordan.
Théorème de Fourier : Toute fonction f (t) vérifiant le critère de
Dirichlet-Jordan possède une transformée de Fourier et, de plus,
+∞
Z
1
f (t) = F (ω) ejωt dω
2π
−∞
F(ω)
1
−2π 0 2π ω
|F(ω)| τ
−2π/τ 0 2π/τ ω
Rect(t/τ)
1
0
−τ/2 τ/2 t
2
2 sin (ω/2) 4
|FT ri (ω)| = Sa (ω/2) = ≤
ω/2 |ω|2
sin (ω/2) 2
|FRect (ω)| = |Sa (ω/2)| = ≤ .
ω/2 |ω|
• D’un point de vu graphique, on peut voir que le spectre d’amplitude du
triangle (Figure 3.10) décroı̂t beaucoup plus vite que celui du rectangle.
τ |F(ω)|
−2π/τ 0 2π/τ ω
θ (ω ) π
−2π/τ
0 2π/τ ω
−π
Tri(t)
1
0
-1 1 t
+∞
1
R
• En utilisant le fait que f (0) = 2π F (ω) dω nous aurons:
−∞
+∞
Z +∞
Z
1 1
τ Sa (ωτ /2) dω = Sa (x) dx = 1,
2π π
−∞ −∞
+∞
R
soit: Sa (x) dx = π.
−∞
3.6.2 Le triangle
• L’expression analytique est:
1 − |t| si t ∈ [−1, 1]
Tri (t) = .
0 sinon
F(ω)
1
−2π 0 2π ω
+∞
Z +∞
Z
1 2 1 2
|F (ω)| dω = Sa4 (ω/2) dω = .
2π 2π 3
−∞ −∞
+∞
Sa4 (x)dx = 2π
R
d’où: 3 .
−∞
• Comme la fonction est continue mais que sa dérivée ne l’est pas, la
convergence asymptotique se fait comme 1 ω 2 .
0 si t < 0
f (t) = 1/2 si t = 0 .
−βt
e si t > 0
3.6. ETUDE DE QUELQUES FONCTIONS INTÉRESSANTES 73
1
f(t)
1/2
0 t
F(ω)
0 ω
+∞
Z +∞
Z
−jωt
F (ω) = f (t)e dt = e−(jω+β)t dt
−∞ 0
+∞
e−(jω+β)t 1
= = .
−(jω + β) β + jω
0
On en déduit:
74 CHAPITRE 3. TRANSFORMÉE DE FOURIER
θ(ω)
π/2
0
ω
−π/2
β −ω
A (ω) = , B (ω) = 2
β2 +ω 2 β + ω2
1
et |F (ω)| = p
β 2 + ω2
d’où:
+∞
Z
dx π
= .
β2 +x 2 β
−∞
3.6. ETUDE DE QUELQUES FONCTIONS INTÉRESSANTES 75
fev(t)
1/2
0
t
fod(t)
1/2
0
t
-1/2
|Fev(ω)|
0 ω
|Fod(ω)|
0 ω
Rectangle:
0 t < −τ /2
Rect(t/τ ) = 1 −τ /2 < t < τ /2 .
0 t > −τ /2
Triangle:
1 − t/τ 0≤t<τ
Tri(t/τ ) = 1 + t/τ −τ ≤ t ≤ 0 .
0 autrement
78 CHAPITRE 3. TRANSFORMÉE DE FOURIER
Échelon Unitaire:
0 si t < 0
u(t) = 0.5 si t = 0 .
1 si t > 1
Chapitre 4
Introduction à la notion de
distribution
4.1 Introduction
Dans le dernier chapitre nous nous sommes intéressés aux fonctions ayant
une énergie finie. Ces fonctions ont un sens physique. Nous allons voir ici
que, pour modéliser certaines réalités physiques, il est intéressant d’introdui-
re des “fonctions généralisées” appelées distributions qui n’ont pas né-
cessairement une énergie finie. La notion de distribution est un concept pure-
ment mathématique, mais il permet de traiter des problèmes de physique
avec beaucoup de rigueur.
La théorie des distributions a été introduite par Laurent Schwartz en
1950. Dans son livre Théorie des distributions, il explique que “cette théorie
n’est pas absolument une nouveauté révolutionnaire et qu’elle englobe, de
façon à la fois simple et correcte, des procédés très hétérogènes et souvent
incorrects utilisés dans des domaines très divers; c’est une synthèse et une
simplification”.
79
80CHAPITRE 4. INTRODUCTION À LA NOTION DE DISTRIBUTION
En effet, cette densité vaut 0 partout sauf au point où se trouve la particule.
Si on note ρ(v) la densité de charge1 , a le point où se trouve la particule et
q la charge positive de celle-ci, nous aurons:
+∞ si v = a
ρ (v) =
0 ailleurs.
Le phénomène physique vu d’un point de vue macroscopique se concrétise
donc par une simple discontinuité de la densité de charge. Cependant, on
peut constater que la charge q n’apparaı̂t pas dans la densité de la charge.
Il faudrait de plus que la charge totale Q soit égale à q. Or, avec la densité
de charge que nous avons définie, nous aurons
ZZZ
Q= ρ(v)dv = 0.
espace
1 Q(V )
La densitée de charge est donnée par:ρ(v) = lim V
. V est un volume et Q(V ) est
V →v
la charge contenue dans le volume V .
4.1. INTRODUCTION 81
1
Sgn(t)
0 t
-1
Z∞ Z0 Z∞
2 2
E = f (t) dt = f (t) dt + f (t)2 dt
−∞ −∞ 0
Z0 Z∞
= (−1)2 dt + (−1)2 dt = ∞ + ∞.
−∞ 0
Étant donné que la fonction n’est pas de carré intégrable, et en plus qu’elle
ne vérifie pas non plus les critères de Dirichlet-Jordan, on n’a pas d’assurance
que la transformée de Fourier existe. Si nous essayons d’utiliser l’équation
d’analyse nous aurons
Z ∞ Z 0 Z ∞
−jωt −jωt
F (ω) = Sgn (t)e dt = −e dt + e−jωt dt
−∞ −∞ 0
0 ∞
+e−jωt e−jωt 1 − e−jω∞ e−jω∞ − 1
= + = + .
jω −∞ −jω 0 jω −jω
Les fonctions fk (t) sont une séquence des fonctions de séquence. Un choix
de fk (t) est:
−kt
e t>0
fk (t) = 0 t=0 ,
−e+kt t<0
Nous avons déjà vu que la fonction fk (t) a une transformée de Fourier pour
k > 0. Donc, selon la définition, Sgn(t) est une distribution, une limite d’une
séquence des fonctions de séquence fk (t).
Les fonctions fk (t) ont une transformée seulement pour k > 0 donc la limite
est pour les valeurs de k qui sont positives. Maintenant nous pouvons écrire
la fonction généralisée Sgn(t) comme une limite des fonctions qui ont des
transformées de Fourier. Nous avons besoin du théorème suivant pour nous
aide à trouver la transformée de Sgn(t).
1. Ici nous avons la limite pour k qui approche zéro, mais il y a d’autres
possibilités : k → ∞, k → k0 , etc. L’important est que la fonction
de séquence approche la fonction généralisée avec k comme indice.
4. Il faut faire très attention parce que nous n’avons pas toujours2 le
droit d’inverser l’intégration et le passage à la limite, i.e., la limite des
transformées de Fourier n’est pas égale à la transformée de la limite.
Pour l’instant, nous n’allons pas nous en faire avec les conditions pour la
validité de la propriété fondamentale (remarque 4). La propriété est valide
pour les deux exemples que nous allons considérer: la fonction signe et la
fonction Dirac. Un contre-exemple est la fonction échelon unitaire.
2
Lorsque l’intégrale ne converge pas par exemple.
84CHAPITRE 4. INTRODUCTION À LA NOTION DE DISTRIBUTION
.5e−kt t > 0
ω
fod (t) = 0 t=0 ⇔ −j .
ω2 + k2
−.5ekt t < 0
Donc,
−2jω
fk (t) = 2fod (t) ⇔ = Fk (ω) .
ω2 + k2
La transformée de Fourier de la fonction Sgn(t) est donc la limite de cette
séquence des transformées, soit:
−2jω −2j
Sgn (t) ⇔ lim Fk (ω) = 2
= .
k→0+ ω +0 ω
−2j 2
= .
ω |ω|
La phase est ±π/2 parce que F (ω) est purement imaginaire. Le signe de la
phase est juste le signe de la partie imaginaire de F (ω).
On a donc réussi à trouver un résultat pour la transformée de Fourier
de la fonction signe, ce qui n’était pas le cas lorsqu’on a essayé d’appliquer
directement l’équation d’analyse. Afin de valider le résultat, il faut vérifier
que l’équation de synthèse converge vers le signal de départ, sauf à la dis-
continuité. Le lecteur pourra s’assurer que c’est le cas en exercice.
δR(t) = 0 ∀ t 6= 0
∞
−∞ δ (t) dt = 1
4.2. THÉORIE DE FONCTIONS GÉNÉRALISÉES 85
()
1 t k=1/4
f k (t) Rect
k k
k=1/2
k=1
t
-1/2 0 1/2
mais nous ne savons pour l’instant pas comment évaluer l’intégrale. L’autre
manière de trouver la transformée est d’utiliser la théorie des distributions.
Voici les caractéristiques des fonctions de séquence que nous cherchons
1. les fonctions doivent être zéro sauf pour un petit intervalle autour de
t=0 pour chaque indice k,
2. l’aire sous la courbe doit être un pour chaque indice k.
Nous pouvons imaginer des rectangles qui deviennent de plus en plus étroits
et hauts, avec une aire toujours égale à un, avec un indice k. Les rectangles
vont de −k/2 à k/2. L’aire est donc la hauteur fois k. Donc la hauteur doit
être 1/k pour une aire sous la courbe égale à un. Cette séquence est illustrée
dans la Figure 4.2 et l’expression analytique est:
1 t
fk = Rect .
k k
À la limite quand k →0, f (t) est zéro sauf dans un intervalle très petit
autour de zéro, donc:
lim fk (t) = 0 ∀ t 6= 0.
k→0
86CHAPITRE 4. INTRODUCTION À LA NOTION DE DISTRIBUTION
Donc
δ (t) = lim fk (t) dt,
k→0
selon la définition de δ(t). Nous avons écrit la distribution delta comme une
limite des fonctions avec une transformée de Fourier, donc la transformée
de δ(t) est égale à la limite des transformées.
1 t
T F [δ (t)] = lim T F [fk (t)] = lim T F Rect
k→0 k→0 k k
1 t
= lim T F Rect
k→0 k k
1 ωk ωk
= lim kSa = lim Sa = 1.
k→0 k 2 k→0 2
δ (t) ⇔ 1.
La transformée de la fonction delta est une constante. L’amplitude est
constante et égale à un. La phase est constante et égale à zéro. Comme la
transformée est réelle, il faut que la fonction delta soit paire.
htδ t = b g b g RS b bgg b g
h0δ 0 t=0
b g b g b gRST b g
=h 0δ t =h 0
δ 0 t=0
T
h t ⋅0 t≠0 0 t≠0
Donc quand une fonction est multipliée par la fonction delta, la valeur de la foncti
cherchée. Le produit est cette valeur h(0) multipliée par la fonction delta. C'est
4.3. appelle cetteSUR
MANIPULATIONS caractéristique
LA FONCTION la propriété
DE DIRACd'échantillonnage
87 . On appelle h(0) le po
sion. Nous pouvons maintenant co
grale du produit h(t)δ(t).
z z
δ(t) h(t)δ(t)
∞
−∞
bg bg
h t δ t dt =
−∞
b g bg
∞
h0δ t d
= hb0gz δ bt gd
h(0) ∞
0 0 −∞
t t
donc l'aire sous la courbe du produ
Figure 3 La fonction delta du produit, est h(0). Pour décrire
Figure 4.3 La fonction delta.
delta graphiquement on utilise une
dans la Figure 3. Bien sûr la haute
Une autre manière de voir cette caractéristique est de réaliser que δ(t) est
finie
zéro pour t 6= mais
0, donc on utilise
h(t)δ(t) la flèche
= h(0)δ(t) parcequand même.
que pour t 6=0 ilQuand la fonction a un poids différent
n’importe
le poids
pas qu’on multiplie parà h(0).
côté de la t=0,
Pour flèche.
il est clair que h(t)δ(t) = h(0)δ(t)
est valide.
4.3.2 Autre dérivation de la transformée de Fourier de la fonction delta
Avec cette
δ (0) information sur la fonction delta,
δ (0) ti.e.,
= 0 la propriété d'échantillonnage,
h (0) t=0
h (t) δ (t) = = h (0) δ (t) = h (0) .
montrer
h (t) ·une
0 autre
t 6= 0 dérivation de la transformée 0 ten
6= 0utilisant l'équation d'analyse.
ω bg ∞
Donc quand une fonction est multipliée par la fonction delta,
F =
la fonction pour t=0 est cherchée. Le produit est cette valeur −∞ z
h(0)
bg − jωt de
δ lat multipliée
evaleurdt
Avant, nous ne savions pas comment évaluer cette intégrale, mais avec la
propriété d’échantillonnage nous pouvons l’évaluer facilement.
|F (ω)| = e−jωτ = 1.
-1 -1
b g
= 2 − 2 cos ωτ = 2 ⋅ 2 ⋅
2
Figure 4 Fonction delta déplacée 2F ωτ I
= 4 sin G J
Figure 4.4Fonctions delta déplacées en temps.
en temps H2K
Exemple Supposons qu’on considère la somme de trois fonctions La transformée
delta est une fonction r
ble étant donné que la fonction f(t) est paire.
f (t) = −δ (t + τ ) + 2δ (t) − δ (t − τ ) .
Le graphique4.3.4 Lafonction
de cette transformée
est donnéde Fourier
à la d'un
figure 4.4. constant
Pour trouver la
LaFourier
transformée de propriété de dualité peut être appliquée à la fonction
on utilise: delta.
T F [f (t)] = T F [−δ (t + τ ) + 2δ (t) − δ (t − τ )]
T F [f (t)] = −T F [δ (t + τ )] + 2T F [δ (t)] − T F [δ (t − τ )]
58 1
2003 Christophe D
= −ejωτ + 2 − e−jωτ = 2 − 2 ejωτ + e−jωτ
2
1
= 2 − 2 cos (ωτ ) = 2 · 2 · (1 − cos (ωτ ))
2
2 ωτ
= 4 sin .
2
La transformée est une fonction réelle qui est prévisible étant donné que la
fonction f (t) est paire.
donc,
δ (t) ⇔ 1 ⇒ 1 ⇔ 2πδ (−ω)
et la transformée de Fourier d’une constante est
1 ⇔ 2πδ (ω) ,
étant donné que nous avons vu avant que la fonction delta est une fonction
paire, ce qui nous permet d’inverser le signe de l’argument.
U(t) 1
1/2
t
0
L’échelon unitaire est noté U (t). C’est une fonction qui est très utile comme
intermédiaire de calcul mais elle ne correspond à aucune réalité physique
puisque c’est un signal dont l’énergie est infinie. Son graphique est donné à
la Figure 4.5 et son expression analytique est:
0 si t < 0
U (t) = 0.5 si t = 0 .
1 si t > 0
1
T F [U (t)] = qui n’est pas correcte.
jω
On peut se convaincre facilement que le résultat n’est pas valide car la fonc-
tion n’est ni paire ni impaire. Le spectre ne peut donc pas être imaginaire
pur. Il est aussi possible d’utiliser l’équation de synthèse pour voir que la
transformation ainsi obtenue ne converge pas vers le signal.
On utilisera une approche simple pour trouver la transformée correcte.
Il est possible d’écrire cette fonction sous la forme suivante:
1 1 1
U (t) = [Sgn(t) + 1] = Sgn(t) + .
2 2 2
92CHAPITRE 4. INTRODUCTION À LA NOTION DE DISTRIBUTION
U(t+1/2) 1
t 1/2 t
-1/2
-U(t-1/2)
-1
1
Rect (t)
t
-1/2 1/2
2
f(t)
1
t
0 1 2
j −jω j −2jω j
F (ω) = 2 − + πδ (ω) − e − + πδ (ω) − e − + πδ (ω)
ω ω ω
j
2 − e−jω − e−2jω
= −
ω
j −jω jω
e − e−jω − e−j3ω/2 ejω/2 − e−jω/2
= − 2e
ω
= 4e−jω Sa (ω) − e−j3ω/2 Sa (ω/2) .
fp(t)
1
-1 0 1 2
+∞
X
FSerie (n) T F ejnω0 t
T F (fp (t)) =
n=−∞
+∞
X
= FSerie (n) {2πδ (ω − nω0 )}
n=−∞
+∞
X
= 2π FSerie (n) δ (ω − nω0 ).
n=−∞
+∞
X
F (ω) = 2π FSerie (n) δ (ω − nω0 ),
n=−∞
qui nous donne un spectre discret, un spectre d‘impulsions centrées sur les
harmoniques.
Pour trouver la transformée de Fourier des fonctions périodiques:
Α(ω)
π
2.12 du livre Introduction to Fourier Analysis.). Nous avons trouvé que les
coefficients sont: j
F (n) = 2πn n 6= 0 .
1
2 n=0
La transformée de Fourier d’une fonction périodique est :
∞
X
T F [fp (t)] = 2π F (n)δ(ω − 2πn).
n=−∞
∞
X j 2π
T F [fp (t)] = F (ω) = 2π δ (ω − 2πn) + δ (ω)
2πn 2
n = −∞
n 6= 0
∞
X 1
= j δ(ω − 2πn) + πδ (ω)
n
n = −∞
n 6= 0
∞
X1
1
= j δ (ω − 2πn) − δ(ω + 2πn) + πδ (ω).
n n
n=1
Β(ω) 1
1/2 1/3
−6π −4π −2π
2π 4π 6π
-1/3
-1/2
-1
F(ω) π
1
1/2
1/3
fp (t)
1
-1 1 3 5
Figure 4.12 Porte périodisée: onde carrée.
98CHAPITRE 4. INTRODUCTION À LA NOTION DE DISTRIBUTION
A(ω)
π
2 2
−3π/2 3π/2
−π/2 π/2
−2/3 −2/3
∞ n−1
X 2 (-1) 2 nπ
F (ω) = πδ (ω) + δ ω− .
n 2
n = −∞
n 6= 0
n impair
|F(ω)|
π
2 2
2/3 2/3
−3π/2 −π/2 π/2 3π/2
comme illustré à la Figure 4.16. La suite f (nT0 ) peut donc être représentée
par une distribution:
+∞
X +∞
X
f (nT0 )δ (t − nT0 ) = f (t) δ (t − nT0 ).
n=−∞ n=−∞
+∞ +∞
e−jnT0 ω = ω0
P P
On peut en déduire que δ (ω − nω0 ) étant donné
n=−∞ n=−∞
que:
+∞ +∞
" #
X X
T F [δT0 (t)] = T F δ (t − nT0 ) = T F [δ (t − nT0 )]
n=−∞ n=−∞
+∞
X +∞
X
= e−jnT0 ω T F [δ (t)] = e−jnT0 ω .
n=−∞ n=−∞
100CHAPITRE 4. INTRODUCTION À LA NOTION DE DISTRIBUTION
t
-2T s -T s 0 T s 2T s
t
-T s 0 T s 2T s 3T s 4T s
[...f (−2Ts ) , f (−Ts ) , f (0) , f (Ts ) , f (2Ts ) , ...] = f (t) · δTs (t) .
aura donc une fonction spectrale paire et réelle. La période du signal δTs (t)
est Ts :
Z Ts
1 2 j2πnt
F (n) = fp (t) e− Ts dt
Ts −Ts
2
Z Ts ∞ Z Ts n=0
1 2 X − j2πnt 1 2 − j2πnt
= δ (t − nTs )e T
s dt = δ (t) e T
s dt
Ts −Ts
n=−∞
Ts −Ts
2 2
j2πnTx Ts
e− e−jn2π
Z
Ts 2 1
= δ (t) dt = = .
Ts −Ts Ts Ts
2
Donc,
1
F (n) = ∀n
Ts
∞ ∞
X 1 j2πnt X
δTs (t) = e Ts = δ (t − nTs )
n=−∞ s
T n=−∞
∞
1 h j2πnt i
X
T F [δTs (t)] = T F e Ts
T
n=−∞ s
∞
X 1 2πn
F (ω) = 2πδ ω − .
n=−∞
Ts T s
∞
X
F (ω) = T F [δTs (t)] = ωs δ (ω − nωs ).
n=−∞
Ts (t) F( ) s s
( )
s
t
-2Ts -Ts 0 T s 2Ts s s 0 s s
Z To
1 2
F (n) = fp (t)e−jnωo t dt.
To −To
2
Mais, supposons que nous sommes maintenant très habiles dans le calcul des
transformées de Fourier, ou qu’on possède une très bonne table de trans-
formées comme référence. Il sera pratique de savoir comment trouver les
coefficients F(n) en utilisant une transformée de Fourier.
Soit fr (t) la restriction de la fonction fp (t) entre [−T0 /2, T0 /2]3 :
fp (t) si t ∈ [−T0 /2, T0 /2]
fr (t) = .
0 sinon
3
Nous pouvons prendre n’importe quelle période. Nous utilisons [-T0 /2,T0 /2] pour
illustrer le concept.
4.5. FONCTIONS PÉRIODIQUES 103
On continue:
∞ Z To
1
X 2
T F [fp (t)] = 2π fr (t) e−jωt dtδ (ω − nωo )
T
n=−∞ o
−To
2
∞ Z ∞
X1
= 2π fr (t) e−jωt dtδ (ω − nωo )
T
n=−∞ o −∞
∞
X 1
= 2π Fr (ω)δ (ω − nωo ) .
T
n=−∞ o
t
-1/2 1/2
U(t) δ(t)
1
d/dt
0 t 0 t
1 nπ 1 n
F (n) = Sa = Sinc .
2 2 2 2
Ce qui est bien le résultat auquel on s’attendait. La transformée de Fourier
est donc:
+∞
X
F (ω) = 2π FSerie (n) δ (ω − nω0 )
n=−∞
+∞
X 1 nπ
= 2π Sa δ (ω − nω0 ).
n=−∞
2 2
U(t-to ) δ(t-to)
d/dt
t t
to to
δ (t) = 0 ∀t 6= 0
Z ∞
δ (z) dz = 1.
−∞
pour t <0, parce que δ(z) est nul dans tout l’intervalle (-∞,t <0). Donc, on
peut écrire que:
Z t
0 t<0
δ (z) dz =
−∞ 1 t>0
Z t
δ (z) dz = U (t) .
-∞
f (t)
} σ(f,a)
t
0 a
f1(t)
t
0 a
f 2 (t)
t
0 a
La différence f2 (a)−f1 (a) = σ (f, a), c’est-à-dire que la différence est égale à
la hauteur de la discontinuité. Maintenant nous sommes capable de chercher
la dérivée de f (t).
1 Rect(t)
-1/2 0 1/2 t
Rect'(t)
1/2
-1/2 0 t
δ(t) δ'(t)
d/dt
d
to t to t
Transformée de Fourier et
dérivation
+∞
Z +∞
Z
d +∞
f (t) e−jωt dt = f (t) e−jωt −∞ + jω f (t)e−jωt dt
dt
−∞ −∞
= 0 + jωF (ω) .
111
112 CHAPITRE 5. TRANSFORMÉE DE FOURIER ET DÉRIVATION
+∞
Z
d d
F (ω) = f (t)e−jωt dt
dω dω
−∞
+∞
Z
d
f (t)e−jωt dt
=
dω
−∞
+∞
Z
= −j tf (t)e−jωt dt.
−∞
d d
t⇔j (T F (1)) = j 2πδ (ω) = 2jπδ 0 (ω) .
dω dω
t ⇔ 2jπδ 0 (ω) .
Réciproquement on en déduit que:
δ 0 (t) ⇔ jω.
1
C’est-à-dire que le la fonction tend vers 0 à +- infini, ce qui est un prérequis pour
la convergence (et l’énergie finie). Ce résultat est donc conditionnel, et il faudra faire
attention aux cas pathologiques pour lesquels la convergence n’est pas garantie.
5.1. DIFFÉRENTIATION EN TEMPS ET EN FRÉQUENCE 113
δ (t) ⇔ 1
δ 0 (t) ⇔ jω
δ (n) (t) ⇔ (jω)n .
d2 2
f (t) − f (t) ⇔ − ω + 1 F (ω)
dt2
et
d2
t2 − 1 f (t) ⇔ − 2 F (ω) − F (ω) .
dω
j n ω n F (ω) = G (ω) .
Cette équation n’est pas toujours simple à résoudre parce que nous travail-
lons avec des distributions. Pour les fonctions intégrables, i.e.,
Z ∞
|f (t)| dt < ∞,
−∞
nous allons voir une approche très efficace pour le calcul des transformées.
Les fonctions bornées avec une durée finie sont toujours des fonctions intégra-
bles, et correspondent aux fonctions pour lesquelles cette méthode est très
efficace. Nous allons voir plusieurs exemples. Nous donnerons dans un
premier temps la résolution de cette équation pour des fonctions intégrables
et ensuite nous discuterons les problèmes qui surviennent avec les fonction
non-intégrables.
5.2. APPLICATION 115
1
Rect( t )
-1/2 0 1/2 t
Rect'( t )
1/2
-1/2 0 t
1/2
0 t
Sa dérivée sera:
Nous en déduisons:
(β + jω) F (ω) = 1.
Et ainsi, on obtient:
1
F (ω) = .
β + jω
f(t) bg bg bg
f ′ t = − βf t + δ t
δ t bg
1
1/2
0
t
0 t
−β
-3
+3
f '(t)
+1
-1 0 1 2
-4
1 1
pente= -1 d/dt d/dt
d
0 1
0 1
-1
-1
Df (t) = δ (t + 1) − 4δ (t) + 3δ (t − 2)
T F [Df (t)] = T F [δ (t + 1)] − 4T F [δ (t)] + 3T F [δ (t − 2)]
= ejω − 4 + 3e−j2ω
= jωT F [f (t)] .
Donc,
ejω − 4 + 3e−j2ω
T F [f (t)] = .
jω
Nous pouvons vérifier ce résultat en utilisant:
1 t−1
T F [f (t)] = T F Rect t + − 3T F Rect ,
2 2
nous pouvons trouver la transformée de Fourier de la fonction de la Fig-
ure 5.4, en l’écrivant comme la somme de deux rectangles.
On trouve donc:
jω − 1 + e−jω
F (ω) = .
−ω 2
Exemple Contre-exemple...
La fonction de la Figure 5.7 est:
f 0 (t) = −ω0 Rect (t) sin (ω0 t) + cos (ω0 /2) [δ (t + 1/2) − δ (t − 1/2)] .
Et ainsi:
cos(ω0 2)δ(t + 1 2)
f ′ (t)
ω0 sin ω0 δ t + 1
( )( ) ω sin ω0 δ t − 1
2 2 0 ( )( )
2 2
D’où:
−2ω0 sin (ω0 /2) cos (ω/2) 2ω cos (ω0 /2) sin (ω/2)
F (ω) = +
ω 2 − ω02 ω 2 − ω02
−ω0 sin ω+ω − sin ω−ω ω sin ω+ω + sin ω−ω
0
0
0
0
2 2 2 2
= + .
(ω − ω0 ) (ω + ω0 ) (ω − ω0 ) (ω + ω0 )
G (ω)
F (ω) = + co δ (ω) + c1 δ 0 (ω) + c2 δ 00 (ω) + ... + cn−1 δ n−1 (ω) .
(jω)n
Le calcul des coefficients cI n’est pas facile, en général. Ici, on peut utiliser
le truc suivant:
1
F (ω) = + co δ (ω)
jω
−1
Im{F (ω)} =
ω
Re{F (ω)} = co δ (ω) .
f n ⇔ (jω)n F (ω) .
f p (t)
t
-1 0 1
−t + 1 0 < t < 1
fp (t) =
t = 1 −1 < t < 0
fp (t + 2) = fp (t) .
f r(t)
pente 1 pente -1
-1 0 1 t
f r'(t) 1
-1 0 1
-1
f '' r(t)
1 1
t
-1 0 1
-2
2. On trouve Fr (ω):
Fr (ω) = 4 ω 2 sin2 ω/2.
Fr (nωo ) 1 4 nωo
F (n) = = · sin2
To To (nωo )2 2
(
2
2 2 nπ (nπ)2
n impair
= 2 sin = .
(nπ) 2 0 autrement
−πt2 f (t)
f ( t) = e
d 2
f (t) = −2πte−πt = −2πtf (t) .
dt
d d
Nous avons vu que dt f (t) ⇔ jωF (ω) et que tf (t) ⇔ j dω F (ω). Par
conséquent nous aurons:
d
jωF (ω) = −2πj F (ω) .
dω
2
La transformée de Fourier de f (t) = e−πt vérifie donc l’équation diffé-
rentielle suivante:
d
2π F (ω) + ωF (ω) = 0.
dω
2
La solution générale de cette équation est : F (ω) = Ce−ω /4π où C est une
constante.
Pour déterminer cette constante nous allons calculer F (0):
+∞
Z
2
F (0) = e−πt dt = 1.
−∞
128 CHAPITRE 5. TRANSFORMÉE DE FOURIER ET DÉRIVATION
• Linéarité;
• Mémoire ;
129
130 CHAPITRE 6. INTRODUCTION AU FILTRAGE DES SIGNAUX
• Causalité;
• Stabilité;
Dans le cours ici nous allons nous limiter à la discussion aux systèmes qui
sont linéaires et qui ne varient pas avec les temps (SLIT). Les définitions
exactes et quelques exemples suivent.
6.1.3 Linéarité
Supposons que la sortie d’un système est y1 (t) quand l’entrée est x1 (t), et
que la sortie est y2 (t) quand l’entrée est x2 (t). Nous disons que le système
est linéaire si et seulement si la sortie est:
Exemple
y (t) = Rx (t) .
Cette équation peut représenter une sortie qui est la tension sur une résis-
tance ayant pour entrée un courant x(t). Pour l’entrée x1 (t), la sortie est
Rx 1 (t), et, pour entrée x2 (t) la sortie est Rx 2 (t). Quelle est la sortie pour
ax1 (t) + bx2 (t)? La sortie est R fois l’entrée, ou R [ax1 (t) + bx2 (t)] que
nous pouvons écrire comme:
R [ax1 (t) + bx2 (t)] = aRx1 (t) + bRx2 (t) = ay1 (t) + by2 (t) .
y (t) = x2 (t) .
Cette équation peut représenter une sortie qui est le courant d’une photo-
diode ayant pour entrée les photons incidents x(t). Pour l’entrée x1 (t), la
sortie est x21 (t), et, pour l’entrée x2 (t) la sortie est x22 (t). Quelle est la sortie
pour ax1 (t) + bx2 (t)? La sortie est l’entrée au carré, donc:
Exemple
y(t) = ax(t).
Prenons le cas d’un amplificateur idéal. Le signal d’entrée x(t) est associé
au signal de sortie y(t) = ax (t) (avec a > 1). Ce système est clairement
stationnaire.
Quand l’entrée est x(t), la sortie est y (t) = x (t) sin t. Si l’entrée est décalée
la sortie sera x (t − τ ) sin t qui n’est pas égal à:
y (t)|t−τ = y (t − τ ) = x (t − τ ) sin (t − τ ) ,
donc ce système n’est pas stationnaire en raison du sinus qui n’a pas la même
phase après le décalage.
132 CHAPITRE 6. INTRODUCTION AU FILTRAGE DES SIGNAUX
Note 1: Dans la pratique, comme nous l’avons signalé, ces systèmes ne sont
pas faciles à réaliser. En effet, les phénomènes de saturation, d’hystérésis
ou d’offset introduisent des non-linéarités dans les circuits électriques et les
phénomènes de vieillissement des matériaux ou de sensibilité à la variation
de la température peuvent entraı̂ner des comportements non stationnaires.
Note 2: Les systèmes LIT qui disposent de plus d’une propriété de continuité
sont appelés des filtres. Nous ne nous intéresserons pas à cette propriété dans
le cadre de ce cours et nous allons admettre que tous les systèmes LIT que
nous allons traiter maintenant sont des filtres.
6.1.5 Mémoire
Un système n’a pas de mémoire si la sortie au temps t = t0 est une fonction
de l’entrée au temps t = t0 , et si la sortie au temps t = t0 n’est pas une
fonction de l’entrée pour t 6= t0 .
Exemple
y (t) = Rx (t) .
Cette équation peut représenter une sortie qui est la tension sur une résistan-
ce ayant pour entrée le courant x(t). La tension est le courant multiplié par
une résistance, et n’est pas influencée par la courant avant ou après.
Cette équation peut représenter une sortie qui est la tension sur un
condensateur avec un courant x(t) pour entrée. La tension est une fonction
du courant antérieur, i.e., x(t) pour t < t0 .
6.1.6 Causalité
Un système est dit causal si à un instant t donné, la sortie y(t) ne peut
pas dépendre de l’entrée à un instant (t + τ ) avec τ > 0. Dit autrement,
l’avenir ne peut pas influencer le passé ou encore les effets ne peuvent pas
devancer les causes. Les systèmes réels sont toujours causaux, mais nous
utilisons parfois de constructions mathématiques qui ne sont pas causales.
Par exemple, si on traite un signal déjà enregistré avec un ordinateur,
à un instant donné on a accès à toute l’information sur le signal, donc à
6.2. APPROCHE FRÉQUENTIELLE 133
instable stable
ce qui s’est passé dans son ”futur”. On pourra donc faire une opération
mathématique non causale, mais simplement parce qu’on a enregistré le
signal.
n m
ai X i et P2 (X) le polynôme bj X j alors
P P
Si on note P1 (X) le polynôme
i=0 j=0
nous aurons:
d d
P1 x (t) = P2 y (t) .
dt dt
Prenons la transformée de Fourier de cette équation:
P1 (jω) X (ω) = P2 (jω) Y (ω) .
134 CHAPITRE 6. INTRODUCTION AU FILTRAGE DES SIGNAUX
1
x(t)
Nous utilisons Y (ω) = H (ω) X (ω) pour trouver la sortie y(t). Nous
allons traiter les deux cas β 6= 1/τ et β = 1/τ séparément, étant donné que
le calcul de la transformée inverse de y(t) sera différent pour ces deux cas.
A + Ajωτ + Bβ + jωB = 1.
Aωτ = −ωB
B = −Aτ
A + Bβ = 1
A − Aτ β = A (1 − βτ ) .
6.2. APPROCHE FRÉQUENTIELLE 137
Finalement:
1 −τ
A= et B= .
1 − βτ 1 − βτ
1 1 τ
Y (ω) = · −
1 − βτ β + jω 1 + jωτ
1 1 1
= · − .
1 − βτ β + jω 1/τ + jω
On sait que:
1
e−βt U (t) ⇔ ,
β + jω
donc:
1 h −βt i
y (t) = e U (t) − e−t/τ U (t) .
1 − βτ
β
Y (ω) = .
(β + jω)2
En réalisant que:
d 1 −j
= ,
dω β + jω (β + jω)2
et en utilisant:
1
e−βt U (t) ⇔ ,
β + jω
on trouve:
d 1 1
te−βt U (t) ⇔ j = .
dω β + jω (β + jω)2
Donc:
β
y (t) = T F −1 2 = βte
−βt
U (t) .
(β + jω)
.
En résumé on a trouvé:
138 CHAPITRE 6. INTRODUCTION AU FILTRAGE DES SIGNAUX
1
1. premier cas: β 6= τ
1 −βt
y (t) = e − e−t/τ U (t) ,
1 − βτ
1
2. deuxième cas: β = τ
Par conséquent:
Si x (t) = cos (ω0 t) alors y (t) = |H (ω0 )| cos (ω0 t + Arg (H (ω0 )))
Si x (t) = sin (ω0 t) alors y (t) = |H (ω0 )| sin (ω0 t + Arg (H (ω0 ))) .
Pour un système linéaire, la sortie d’une somme est la somme des sorties,
c’est-à-dire:
y (t) = |H (ωo )| {cos [ωo t + Arg(H (ωo ))] + j sin [ωo t + Arg(H (ωo ))]}
= |H (ωo )| cos [ωo t + Arg(H (ωo ))] + j |H (ωo )| sin [ωo t + Arg(H (ωo ))]
y (t) = Re{y (t)} + jIm{y (t)}.
Ces deux résultats sont très importants. Pour un système linéaire, un cosinus
à l’entrée devient un cosinus à la sortie à la même fréquence, mais avec une
amplitude et une phase différentes.
H( ω)
1
ω
-B B
avec
T
Z0 /2
1
X (n) = x (t) e−jnω0 t dt.
T0
−T0 /2
Donc:
+∞
X
y (t) = H (nω0 ) X (n)ejnω0 t .
n=−∞
Y (n)=X(n)H(nω0 ).
-T 0 −τ/2 τ/2 T0
périodique donc:
∞
X
T F [x (t)] = 2π X (n) δ (ω − nωo ),
−∞
Nous pouvons voir dans le table et dans la Figure 6.8 que pour les coeffi-
cients n ≥ 2 le produit |nωo | est plus grand que B, donc la fonction H (nωo )
est nulle pour n ≥ 2. La sortie est, par conséquent:
142 CHAPITRE 6. INTRODUCTION AU FILTRAGE DES SIGNAUX
X(0)
1
X(-1) X(1)
X(-2) X(2)
X(-3) X(3)
-3 π/To 3π/To ω
En effet, comme B =3π/T0 = 3ω0 /2, le filtre ne laisse passer que la com-
posante continue et le premier harmonique. Dans le cas particulier où
τ = T0 /2, nous aurons:
a a 4
y (t) = (1 + 2Sa (π/2) cos (ω0 t)) = 1 + cos (ω0 t) .
2 2 π
d
Ri (t) + L i (t) + y (t) = x (t) .
dt
De plus, nous pouvons exprimer y(t) en fonction du courant:
d
i (t) = C y (t) .
dt
6.2. APPROCHE FRÉQUENTIELLE 143
R i(t) L
x(t) C y(t)
d d2
x (t) = y (t) + RC y (t) + LC 2 y (t) .
dt dt
Avec les notations précédentes on aura: P1 (D) = 1 , P2 (D) = 1+(RC) D +
(LC) D2 . La fonction de transfert est alors:
P1 (jω) 1
H (ω) = = .
P2 (jω) (1 − LCω 2 ) + jRCω
Le gain et la phase de ce filtre sont donnés par:
1
|H (ω)| = q
(1 − LCω 2 )2 + R2 C 2 ω 2
et
−RCω
Arg (H (ω)) = arctan .
1 − LCω 2
Exemple Dans le cours de circuit vous avez étudié comment trouver l’é-
quation différentielle qui décrit un circuit comme celui de la Figure 6.10.
Si l’entrée est la tension x (t), et la sortie la tension y (t), l’équation
différentielle de ce circuit est:
R2=1
P2 (D)
H (ω) = où D = jω.
P1 (D)
Donc,
2D + 1 2jω + 1
H (ω) = = .
2
12D + 7D + 1 12 (jω)2 + 7jω + 1
L’impédance complexe
Dans l’analyse des circuits électriques, la tension d’entrée est reliée à celle de
sortie par des équations différentielles linéaires à coefficients constants. Le
calcul de la fonction de transfert peut cependant se faire directement dans le
domaine fréquentiel si on associe à chaque composant électrique (résistance,
capacité et inductance) une grandeur complexe.
En effet, la tension aux bornes d’une résistance est donnée par:
v (t) = Ri (t) .
d
v (t) = L i (t) .
dt
ansfert H(ω) du système en utilisant les lois de Kirchhoff avec une
résistances, de jLω pour les inductances et enfin de 1 jCω pour les
L R+j ωL
R i(t) R i(t) jωL
C=2
x(t) y(t) X(ω) 1+1/2j ω Y( ω)
R 2 =1
2jω + 1 A B C
Y (ω) = = + + ,
(3jω + 1) (4jω + 1) (jω + 1) (1 + 3jω) (1 + 4jω) (1 + jω)
A [(4jω + 1) (jω + 1)]+B [(3jω + 1) (jω + 1)]+C [(4jω + 1) (3jω + 1)] = 1+2jω.
−1
jω = −1 ⇒ C (1 − 3) (1 − 4) = 1 − 2 = −1 = C · 2 · 3 ⇒ C =
6
−1 3 1 2 1 1 3 8
jω = ⇒B 1− 1− =1− = =B· · ⇒B =
4 4 4 4 2 4 4 3
−1 4 1 2 1 −1 2 −3
jω = ⇒A 1− 1− =1− = =A· · ⇒A= .
3 3 3 3 3 3 3 2
Donc,
y (t) = F −1 [Y (ω)]
−1 −1/2 2/3 −1/6
= F + +
(1/3 + jω) (1/4 + 4jω) (1 + jω)
−1 −1 −1 2 −1 1 1 −1 1
= F + F − F
2 (1/3 + jω) 3 (1/4 + 4jω) 6 (1 + jω)
−1 −t/3 2 1
= e U (t) + e−t/4 U (t) − e−t U (t) .
2 3 6
Finalement, on obtient:
−1 −t/3 2 −t/4 1 −t
y (t) = e + e − e U (t) .
2 3 6
I2
Y − VN = RI1 = .
2jCω
I1 = jCωY
I2 = 2jRCωI1 = −2RC 2 ω 2 Y et
I = I1 + I2 = jCω − 2RC 2 ω 2 Y.
I1
X = R (I + I1 ) +
jCω
2jRCω − 2R2 C 2 ω 2 + 1 Y.
=
6.3. APPROCHE TEMPORELLE 149
2C
I2
R R
I
N
I+ +
I1 -
X
Y
C
1
|H (ω)| = √
1 + 4R4 C 4 ω 4
et
−2RCω
Arg (H (ω)) = arctan .
1 − 2R2 C 2 ω 2
f(u)
g(t-u)
t -1/2 1/2
f(u)g(t-u)
f(u)
g(t-u)
f(u)g(t-u)
f(u)
g(t-u)
f(u)g(t-u)
+∞
Z 1/2+t
Z
{f ∗ g} (t) = f (u) g (t − u) du = du = 1 + t.
−∞ −1/2
+∞
Z Z1/2
{f ∗ g} (t) = f (u) g (t − u) du = du = 1 − t.
−∞ −1/2+t
Rect(t) ∗ Rect(t)=Tri(t).
[0, +∞[ +∞
Z
β(2u−t)
pour u ≤ 0 f (u) g (t − u) du
e
e−βt pour 0 ≤ u ≤ t −∞
β(t−2u)
e pour u ≥ t Z0 Zt +∞
Z
−βt
= e β(2u−t)
du + e du + e−β(2u−t) du
f(u) g(t-u)
−∞ 0 t
0 +∞
eβ(2u−t) βt e−β(2u−t)
= + te +
f(u)g(t-u) 2β −2β
−∞ t
1
= e−βt +t
β
t-1/2 t+1/2
]−∞, −1/2] 0
f(u)g(t-u)
t+1/2
Z
e−βu 1
pour 0 ≤ u ≤ t + 2 = e−βu du
g(t-u) f(u) 0
t+1/2
e−βu
[−1/2, 1/2] =
−β 0
f(u)g(t-u) 1
= 1 − e−β(t+1/2)
β
t+1/2
Z
= e−βu du
e−βupour t−1/2
[1/2, +∞[ t−
≤ u ≤ t + 12
1
2 t+1/2
e−βu
g(t-u) =
f(u) −β t−1/2
e−βt
= eβ/2 − e−β/2
β
f(u)g(t-u)
2sh (β/2) e−βt
=
β
=
1
e1 − e b
− β t +1 2 gj
β
FG IJ FG IJ l f ∗ gqbt g =
z
t +1 2
1 1
e − βu pour t −
H 2 K
≤u≤ t+
2 H K t −1 2
e − βu du
t +1 2
g(t-u) e − βu
1 2 ,+∞ 6.3. f(u)
APPROCHE TEMPORELLE = 155
−β t −1 2
e − βt
f(u)g(t-u) =
β
de β 2
− e−β 2
i
=
b g
2 sh β 2 e − βt
β
-1/2 1/2
t -1 1
]−∞, −3/2] 0
f(u)g(t-u)
1
1 + u pour -1 ≤ u ≤ t+ 2
t+1/2
Z
g(t-u)
f(u) = (1 + u)du
−1
[−3/2, −1/2] t-1/2 t+1/2
1 2
= t + 3t + 2.25
2
f(u)g(t-u)
3 2
1
= t+
2 2
1 + u pour t − 12 ≤ u ≤ 0
Z0 t+1/2
1 − u pour 0 ≤ u ≤ t + 12 Z
= (1 + u)du + (1 − u)du
f(u)
g(t-u)
t−1/2 0
[−1/2, 1/2]
3
= −t2 +
f(u)g(t-u) 4
1
1 − u pour t − 2 ≤u≤1 Z1
f(u)
g(t-u)
= (1 − u)du
t−1/2
[1/2, 3/2] 2
1 3
f(u)g(t-u) = t−
2 2
[3/2, +∞[ 0 0
6.3. APPROCHE TEMPORELLE 157
2. Associativité
(f ∗ g) ∗ h = f ∗ (g ∗ h) .
3. Élément neutre
Démonstration
+∞
Z
{f ∗ δ} (t) = f (u) δ (t − u) du
−∞
+∞
Z
= f (t) δ (t − u) du
−∞
+∞
Z
= f (t) δ (t − u) du
−∞
= f (t) .
158 CHAPITRE 6. INTRODUCTION AU FILTRAGE DES SIGNAUX
4. Déplacement en temps
+∞
Z
{f (u) ∗ g (u)} (t − τ ) = f (u) g (t − τ − u) du on pose v = u + τ
−∞
+∞
Z
= f (v − τ ) g (t − v) dv
−∞
= {f (v − τ ) ∗ g (v)} (t) .
Exemple Sachant que {Rect (u) ∗ Rect (u)} (t) = Tri (t), calculer le
produit de convolution de Rect (u − τ1 ) par Rect (u − τ2 ).
5. Dérivation
d d d
{f (u) ∗ g (u)} (t) = f (u) ∗ g (u) (t) = f (u) ∗ g (u) (t) .
dt du du
Exemple
Sachant que {Rect (u) ∗ Rect (u)} (t) = Tri (t), calculer le produit de
convolution de Rect (u) par Tri (u).
Notons f (t) ce produit de convolution. Nous aurons:
d d
f (t) = {Rect (u) ∗ T ri (u)} (t)
dt dt
d
= Rect (u) ∗ T ri (u) (t)
du
= {δ (u + 1/2) ∗ T ri (u)} (t) − {δ (u − 1/2) ∗ T ri (u)} (t)
= Tri (u + 1/2) − Tri (u − 1/2) ,
160 CHAPITRE 6. INTRODUCTION AU FILTRAGE DES SIGNAUX
0 pour t < −3/2
t + 3/2 pour − 3/2 ≤ t ≤ −1/2
d
f (t) = −2t pour − 1/2 ≤ t ≤ 1/2 .
dt
t − 3/2 pour 1/2 ≤ t ≤ 3/2
0 pour t > 3/2
Il reste alors à déterminer les constantes. Pour cela, nous allons calculer le
produit de convolution pour t = 0:
+∞
Z Z1/2
f (0) = c0 = Rect (u) Tri (−u) du = 2 (1 − u) du = 3/4.
−∞ 0
Pour déterminer les autres constantes, nous allons utiliser le fait que la
fonction f (t) est continue:
f (−1/2) = −1/4 + c0 = 1/2 = 1/8 − 3/4 + c−1 d’où c−1 = 9/8
f (1/2) = −1/4 + c0 = 1/2 = 1/8 − 3/4 + c1 d’où c1 = 9/8
.
f (−3/2) = 0 = c−2 d’où c−2 = 0
f (3/2) = 0 = c2 d’où c2 = 0
Et finalement la fonction f (t) sera:
t < −3/2
0 pour
2
1/2 (t + 3/2) pour − 3/2 ≤ t ≤ −1/2
f (t) = 2
−t + 3/4 pour − 1/2 ≤ t ≤ 1/2 .
1/2 (t − 3/2)2 pour 1/2 ≤ t ≤ 3/2
0 pour t > 3/2
+∞
+∞
+∞ Z
Z Z
{f ∗ g} (t) e−jωt dt = f (u) g (t − u) du e−jωt dt
−∞ −∞ −∞
+∞
+∞
Z Z
= f (u) g (t − u) e−jωt dt du,
−∞ −∞
Nous avons vu que la sortie y(t) d’un filtre LIT pouvait être trouvée à
partir de la fonction de transfert H (ω) du filtre et de l’entrée x(t) grâce à
la relation suivante dans le domaine des fréquences: Y (ω) = H (ω) X (ω).
Avec les propriétés que nous venons de voir pour la convolution, nous
pouvons maintenant trouver y(t) directement (c’est à dire sans passer par
la transformée de Fourier):
y (t) = {h ∗ x} (t) .
Nous avons déjà dit que les appareils de mesure sont incapables de donner
avec une précision temporelle infinie un signal x(t). Ils ne peuvent pas
restituer des variations trop rapides de la grandeur à mesurer. On peut
modéliser ce phénomène par un filtrage. Prenons par exemple un filtre dont
la réponse impulsionnelle est:
1 t-a/2
h(t) = Rect .
a a
La Figure 6.10 nous permet de voir l’effet d’un tel filtre: les variations
lentes de x(t) sont bien restituées par contre les variations rapides sont
largement atténuées. On voit que la mesure du signal à un instant t donné
correspond, par ce principe de filtrage, à la moyenne du signal sur une durée
a. C’est exactement ce qui se passe avec les instruments de mesure. Les
appareils de mesure effectuent en fait un filtrage passe-bas et, en fonction
de la valeur de a, ce filtrage élimine plus ou moins de hautes fréquences.
6.4. CAUSALITÉ ET STABILITÉ DES FILTRES 165
6.4.1 Causalité
Pour qu’un filtre qui a une action temporelle puisse exister, il faut qu’il
soit causal, c’est-à-dire qu’à un instant t donné, la sortie y(t) ne peut pas
dépendre de l’entrée à un instant (t + τ ) avec τ > 0. Dit autrement, l’avenir
ne peut pas influencer le passé ou encore les effets ne peuvent pas devancer
les causes. Cette règle élémentaire se traduit par le fait que la réponse
impulsionnelle h(t) doit nécessairement être nulle pour t négatif.
Voyons qu’elle en est la conséquence sur la fonction de transfert du filtre.
Si h(t) est nulle pour t < 0, nous aurons h (t) = h (t) u (t). En passant dans
le domaine fréquentiel nous aurons alors:
-j 1
H(ω)= H(u) ∗ (ω) .
2π u
On peut montrer que ces deux relations sont équivalentes et ainsi il existe une
relation de dépendance entre la partie réelle et la partie imaginaire de la fonc-
tion de transfert d’un filtre causal. Pour un filtre causal, la détermination
166 CHAPITRE 6. INTRODUCTION AU FILTRAGE DES SIGNAUX
6.4.2 Stabilité
Une autre condition pour que le filtre soit réalisable est que le filtre soit
stable. Il existe différentes manières de définir la stabilité. Nous ne parlerons
ici que de la stabilité BIBO (bounded input-bounded output). Le principe
est simple: si l’entrée est majorée, alors la sortie l’est aussi. Cette notion est
très logique puisque sinon il pourrait y avoir un signal de sortie sans qu’il y
ait de signal d’entrée!
Une condition nécessaire et suffisante de stabilité BIBO est que:
+∞
Z
|h(t)| dt < ∞.
−∞
6.5. DISTORSIONS DANS LES FILTRES 167
Échantillonnage
7.1 Introduction
Tous les signaux que nous avons traités jusqu’à maintenant sont des sig-
naux analogiques. Mais si on désire effectuer des traitements numériques
sur ce type de signaux, il faudra les numériser. La numérisation d’un signal
analogique x(t) comporte deux étapes. La première consiste à échantillonner
le signal dans le temps pour le rendre discret, c’est-à-dire prélever la valeur
du signal aux instants kTe . Te est la période d’échantillonnage. La
seconde étape de la numérisation est la quantification. Elle permet de
représenter les échantillons x (kTe ) à l’aide d’une suite binaire. Nous ne nous
intéresserons pas à l’étape de quantification ici. L’échantillonnage d’un sig-
nal présente d’autant plus d’intérêt que sous certaines hypothèses, on arrive
a reconstituer le signal x(t) analogique à partir des échantillons x (kTe ).
Dans ce chapitre, nous allons voir comment on peut retrouver le signal
x(t) et comment on fait l’échantillonnage dans la pratique.
169
Chapitre 7 : Échantillonnage
Pour montrer
Note:ceci
Cettenous allons utiliser
modélisation une modélisation
est purement mathématique
mathématique et ne correspond pas à une réa
de l’échantillonnage. Nous avons déjà
En effet, dans la pratique vu qu’en utilisant le peigne de Dirac
nous pouvions onreprésenter
ne peut pasl’opération
récupérer d’échantillonnage:
exactement la valeur
d'un signal
xe (t) = àx un
(t) δinstant
Te (t) = x (t)
+∞
X b
X ω +ωe
δ (t − kTe )
X ωg bg X ω b
kTe précis. Nous k=−∞
verrons par X +∞la suite
comment= un échan- ω ekT
x (kTe ) δ (t−− ). −ω e −ω e + B − B
−eB B ωe − B
tillonnage réel est mo-
k=−∞
ω +∞
Xe (ω) =
1
2π
{X ∗ ω δ } (ω)
e ωe
=
2π
∑ m X bug∗ δbu − kω grbωg
e
k =−∞
e
+∞ +∞
X bω − kω g
ω X 1
= kω ∑
e
= {X (u) ∗ δ (u − )} (ω) e e
2π
k=−∞ T e k =−∞
+∞
On constate donc1 que le signal échantillonné a un spectre qui correspond à la pé
X
= X (ω − kωe ).
spectre de x(t)T(le
e signal non échantillonné) à un facteur près. Par conséquent, si
k=−∞
spectre de x(t) est limité à [-B,B] et que la fréquence d’échantillonnage est suffisam
On constatenousdoncpourrons retrouver
que le signal bg
X ω ena effectuant
échantillonné un spectre unquifiltrage passe-bas.
correspond à En effet, dès qu
π
la périodisation du spectre de x(t) (le2signal
d’échantillonnage
près. Par conséquent, ω e =du spectre
si le support Te
non
≥ 2 B ,de
échantillonné)
lesx(t)
parties
est limité
à un
b
facteur
X ω −àk[-B,B]
ω e n'aurons
et g
pas d’interféren
que la fréquence d’échantillonnage est suffisamment grande, nous pourrons
retrouver X (ω) en effectuant un filtrage passe-bas. En effet, dès que la
Nous voyons de plus que pour retrouver le signal analogique à partir des échant
d'effectuer un filtrage passe-bas.
+∞
= ∑ xb kT gδbt − kT g
Figure 1 Démonstration
e e
k =−∞
e: Cette modélisation7.2.
est purement mathématique
THÉORÈME et ne correspond pas à une réalité physique.
D’ÉCHANTILLONNAGE 171
effet, dans la pratique
ne peut pas récupérer
ctement la valeur
n signal à un instant b
X ω +ωe g X ω bg X ω −ωe b g
précis. Nous
rons par la suite
mment un échan- −ω e − B −ω e −ω e + B − B B ωe − B ωe ωe + B
onnage réel est mo-
sé. Figure 2 Spectre du signal échantillonné
Figure 7.2 Spectre du signal échantillonné.
on prend la
nsformée de Fourier defréquence
l’équation qui représente l’échantillonnage,
d’échantillonnage ωe = 2π nous aurons:
Te ≥ 2B, les parties X (ω − kωe ) n’auront
X e bg=
Nous voyons n sb g
1 entre elles.
pas d’interférence
ω X ∗ ω eδ ω ω
2 πde plus quee pour retrouver le signal analogique à partir des
échantillons il suffit d’effectuer un filtrage passe-bas.
ω e +∞
= m bg b
∑ X u ∗ δ u − kω e ω
2 π k =−∞
grb g
7.2.2 Interprétation physique
1 +∞
Nous avons déjà ∑
=
Te k
vu X
=−∞
b
qu’un g
ω − signal
kω e qui varie lentement contiendra plutôt des
basses fréquences, alors qu’un signal qui varie rapidement contiendra des
constate donc que lehautes
signal fréquences.
échantillonné a un spectresiqui
Intuitivement, on correspond
veut pouvoirà la périodisation
retrouver du à
un signal
ctre de x(t) (le signal partir
non échantillonné) à un facteur
de ses échantillons, il faudraprès. Par une
prendre conséquent,
fréquencesid’échantillonnage
le support du
ctre de x(t) est limité à [-B,B] et que la fréquence d’échantillonnage est suffisamment
plus grande pour un signal qui varie rapidement grande,
(avec des changements
bg
X ω en effectuant
s pourrons retrouver brusques) que pour ununfiltrage
signal passe-bas.
qui varie lentement.
En effet, dèsC’est
que ce que traduit
la fréquence
π théorème puisque les variations rapides d’un signal correspondent à la
2ce
chantillonnage ω e = présence
≥ 2 B , de
lescomposantes b g
parties X ω spectrales
− kω e n'aurons
dans lespas d’interférence
hautes fréquences.entre elles.
Te Nous allons voir par la suite que, dans la pratique, on ne peut pas se
contenter de prendre une fréquence d’échantillonnage égale à la fréquence de
us voyons de plus que pour retrouver
Nyquist; il faut enleprendre
signal une
analogique à partir
suffisamment des échantillons
supérieure. il suffit
Par exemple, pour
fectuer un filtrage passe-bas.
numériser la parole dans le réseau téléphonique, on utilise une fréquence
d’échantillonnage fe = 8kHz alors que le spectre de la voix est en général
compris entre 300Hz et 3400Hz. De même, la digitalisation des disques
compacts se fait à fe = 44.1kHz alors que le support du spectre sonore est
[0Hz,20kHz].
Ces échantillonnages conduisent donc à des débits binaires importants;
pour une quantification sur 8 bits on 2003 Christophe
obtient, Deutsch,
en effet, Leslie de
un débit A. Rusch
64kb/s
pour la parole et, pour une quantification de 32 bits, on obtient un débit de
1.41Mb/s pour les C.D. De plus, un codage correcteur d’erreur augmente
encore ce débit (de l’ordre de 4.32Mb/s pour le C.D.).
Il est donc crucial de bien connaı̂tre le contenu spectral d’un signal pour
choisir au mieux la fréquence d’échantillonnage. Prenons par exemple le
composantes vont jusqu'à 6MHz; ce signal devra avoir une fréquence d’échan
différente de celle du signal vidéo qui correspond a une échographie et qui, lui, ne co
fréquence que jusqu'à 100Hz.
signal vidéo qui a un spectre dont les composantes vont jusqu’à 6MHz;
ce signal 2003 avoir
devra Christophe
une Deutsch, Leslie
fréquence A. Rusch
d’échantillonnage différente de celle du
signal vidéo qui correspond a une échographie et qui, lui, ne contient des
fréquence que jusqu’à 100Hz.
7.2.4 Reconstruction
Comme nous l’avons déjà vu, lorsque la fréquence d’échantillonnage est suf-
fisamment grande, on peut retrouver le signal original par un filtrage passe
bas. D’un point de vue fréquenciel, le filtre devra avoir la forme suivante:
On rappelle que Rect (t) ⇔ Sa (ω/2) et que si f (t) ⇔ F (ω) alors F (t) ⇔
2πf (−ω), donc Sa (t/2) ⇔ 2πRect (ω).
Le signal reconstruit aura donc la forme suivante:
+∞
BTe X
x (t) = x (kTe )Sa (Bt − kBTe )
π
k=−∞
+∞
2B X
= x (kTe )Sa [B (t − kTe )] .
ωe
k=−∞
Cette équation est une formule d’interpolation temporelle qui nous permet
de retrouver le signal à partir de ses échantillons. Nous pouvons voir que
pour calculer le signal à un instant t donné, il est nécessaire de connaı̂tre
l’ensemble des échantillons. Cependant, comme les échantillons sont pondé-
rés par un sinus cardinal qui s’atténue assez rapidement, il sera suffisant de
considérer les échantillons pris à des instants proches de l’instant t. Cette
remarque nous permet toutefois de dire qu’il ne sera pas possible de faire
174 CHAPITRE 7. ÉCHANTILLONNAGE
et par conséquent:
+∞ hω i
e
X
x (t) = x (kTe )Sa (t − kTe ) .
2
k=−∞
La formule de Poisson est valable même si la fonction x (t) n’a pas un support
exactement compris dans [−T0 /2, T0 /2].
7.3. ÉCHANTILLONNAGE DE SIGNAUX À BANDE ÉTROITE 175
D’où :
+∞
X
T F (xp (t)) (ω) = X (ω) · ω0 δ (ω − kω0 )
k=−∞
+∞
X
= ω0 X (kω0 ) δ (ω − kω0 ).
k=−∞
Les signaux à bande étroite sont des signaux dont le spectre a un support
−ω 2 ,−ω 1 ∪ ω 1 , ω 2 . On va poser B = ω 2 − ω 1 . Si on veut échantillonner un tel
176 7.3 Échantillonnage
faudrait le faire avec une de signaux
fréquence
CHAPITRE ωeà 7.aubande
moins étroite
deux fois supérieure à ω 2 . Ceci peut
ÉCHANTILLONNAGE
problèmes
Les signaux d’ordre technique
à bande comme
étroite sont dansdes lesignaux
cas de signaux
dont letraités
spectreen radar
a unet support
pour les
−ωde
est ω 1 ∪ ωde1 , ω
2 ,−l’ordre quelques
2 . On GHz.
va poser En B = ωon
fait, ω 1 . constater
2 −peut Si on veutque,échantillonner
comme le signal es
un tel
faudrait le faire avec une fréquence ω e au moins deux fois2 supérieure à ω 2 . Ceci peutfr
étroite, en échantillonnant à une fréquence supérieure à ω on gaspille de la bande de
problèmes d’ordre technique comme dans le cas de signaux traités en radar et pour les
est de l’ordre de quelques GHz. En fait, on peut constater Une première
que, comme idée es
le signal co
X bω g
étroite, en échantillonnant à une fréquence supérieure à ω 2 on ramener gaspille dele signal
la bande bg
x tdeenfr
base pour l’échantillonn
−ω 2 −ω 1 ω1 ω2 effet, si on multiplie
Une première idée co
X bω g B b g
cos ω 1t ,lenous
ramener signal bg
x t en
aurons
base un poursignal
l’échantillonn
qui corr
−ω 2 −ω 1 ω1 ω2 bg
effet,
x t . siParonfiltrage multipliepass
B b g
cos ω 1t éliminer
pourra , nous aurons les enpa
− 2ω 1 − ω 2 − 2 ω 1 −B B 2 ω 1 2ω 1 + ω 2 spectre
base unqui se trouvent
signal qui corre
bg bg
Notons y t le
x t . Par filtrage pass signal fi
Figure 4 Échantillonnage de signaux à bande étroite pourra être échantillonné
éliminer les pa
spectre quiω esesupérieure
Figure 7.4 Échantillonnage de signaux à bande étroite. fréquence
− 2ω 1 − ω 2 − 2 ω 1 −B B 2 ω 1 2ω 1 + ω 2 trouvent àe
Comme B est nettement inférieur à ω 2 , le débit binaire pour Notons bg
coder le ysignal
t le serasignalplusfi
qui présente
Figure un intérêt évident.
4 Échantillonnage de Dans
signaux le cas des signaux
à bande étroitetraitéspourra
en radar,
êtrel’ordre de grand
échantillonné
est en général de quelques MHz alors que ω 2 est de l’ordre dufréquence GHz. ω e supérieure à
Comme B est nettement inférieur à ω 2 , le débit binaire pour coder le signal sera plus
qui présente un intérêt évident.Y Dans bg
ω le cas des signaux traitésLaenreconstruction
radar, l’ordre de dugrand
sign
est en général de quelques MHz alors que ω 2 est de l’ordre dupartir GHz.des échantillons de
−B B pas très compliquée(voir F
Yωbg Il
La suffit
bg
de reconstruire
reconstruction
y t , des puis
du sign
de multip
partir échantillons de
−B B pas b g
ω 1t compliquée(voir
cos très et enfin de F
Il suffitpasse-bande
filtrage de reconstruire ω 1 ,ω
−ω 2 −ω 1 ω1 ω2
y bg
t , puis de multip
Ce b g
ω 1t etdoitenfin
cos filtrage avoirde une
très
filtrage passe-bande ω 1pa
nette, ce qui n’est ,ω
Figure 5 Reconstruction du signal x(t) réaliser en pratique; il fau
−ω 2 −ω 1 ω1 ω2
prendre
Ce filtrage ω 1doit
− ∆ωavoir pour
une
très nette, ce qui n’est pa
Figure
Figure 57.5
Reconstruction
Reconstruction du
du signal x(t)
signal x(t). réaliser en pratique; il fau
120 2003 Christophe
prendre ω 1 −Deutsch,
∆ω pour Lesli
b g
Y ω Note: Dans la pratique on
effectue plutôt un
− B − ∆ω − ∆ω ∆ω B + ∆ω échantillonnage de l’enveloppe
complexe. Mais l’idée
directrice est la même.
−ω(n ++b1)
n +ω1gω
≥ ω≥ ω copie de X bω g ne devra pas
ième
• +
• −ω 2 ce traduit
ce qui
e 2 qui traduit
2 le que
le fait faitlaque la1)(n+1)
(n + ième copie
X binterférer
ω g.
2 e
de Xinterférer avecpas
(ω) ne devra avec X (ω).
On montre que la solution de ces conditions est:
On montre que la solution de ces conditions est:
2ω2 2ω1 ω
≤ ωe ≤ ω 2 n ≤ 2ω1 1 .
2avec ω1
n+1 n ≤ ω e ω≤2 − ω1 avec n ≤
n +1 n ω 2 − ω1
Deux cas sont alors possibles:
bg
X ω Pour que
échantillonne il n’y ait
lo
recouvrement de spec
−ω 2 −ω 1 ω1 ω2 faudra qu’il existe un
entier n tel que(voir Figu
n n+1
1
• b g
ω e ≥ 2 ω 2 − ω1 , c
évite qu’il y
−ω 2 −ω 1 ω1 ω2 recouvrement de
ωe entre les différentes
bg
de X ω
Figure 7.7
Figure 7 Copies de X ω bg
Copies de X(ω).
• −ω 1 + nω e ≤ ω 1 ce
traduit le fait que
bg
Deux cas sont alors possibles:
bg
copie de X ω ne devra pas interférer avec X ω originale.
ω1
1. < 1 Le signal est trop large pour qu’on puisse inclure des copies
du
ω2 −ω1
−ω +
• signal bn +la1gzone
dans
2 ω ≥ [−ω
ω ce
e , ω qui
21]. Latraduit
1 le fait
fréquence copie de X bω g ne de
que la (n+1) devra
d’échantillonnage
ième
interférer
vérifier ω ≥ 2ωe . X bω g .
avec 2
ω1
2. ω2 −ω1 ≥ 1 On peut placer des copies du signal dans la zone [−ω1 , ω1 ].
On conséquent,
Par montre que laonsolution de ces conditions
peut échantillonner est:
à une fréquence plus faible que
ωe ≥ 2ω2 . En effet, la fréquence2ω 2ω
d’échantillonnage la plus faibleω sera:
2
≤ ωe ≤ 1
avec n ≤ 1
n +1 n ω 2 − ω1
2ω2
ωe = où E [] représente la partie entière.
Deux E cas[ωsont
1 /(ω2alors
− ω1possibles:
)] + 1
h i
On peut remarquer que lorsque ω2ω−ω >> 1 nous avons E ω1 ∼ ω1
ω2 −ω1 = ω2 −ω1 .
1
1
Et ainsi:
ωe ∼= 2 (ω2 − ω1 ) = 2B.
2003 Christophe Deutsch, Leslie A. Rusch
Cette valeur limite est la plus petite que l’on puisse espérer atteindre si on
cherche à avoir une reconstruction idéale.
Pour la reconstruction en utilisant ce genre d’échantillonnage, il faudra
bien entendu effectuer un filtrage passe-bande. Ce type de filtrage nécessite,
comme dans le cas de la première approche, qu’il y ait un espace suffisant
entre les différentes copies du spectre du signal.
Toutes les fréquences supérieures à un certain seuil ne peuvent pas être
utilisées. En effet, on ne travaille qu’avec certaines bandes de fréquences
possibles. Ceci vient du fait qu’il faut pouvoir placer un nombre entier de
fois les copies du spectre entre les deux originaux.
Analyse des Chapitre 7 : Échantillon
Signaux
Exemple:
7.4 Échantillonnage réel Supposons qu’on traite un si
sonore ayant une compos
7.4.1 Filtrage antirepliement harmonique à la fréqu
Nécessité du filtrage antirepliement
ω 0 = 32 kHz . Cette harmon
est inaudible. On échantill
Les convertisseurs analogique 32kHztraiter toutes ce signal à la fréquence
- numérique sont utilisés pour
-32kHz
sortes de signaux d’un même type, c’est-à-dire ayant le même genre de pro- ω e = 40kHz (ce qui corres
priétés spectrales. filtrage environ à l’échantillonnage
Cependant, chaque signal aura un contenu spectral propre, et il se peut C.D.). Comme une harmon
que, pour un signal donné, la fréquence maximale soit supérieure à la moitié est présente à ω et qu
0
de la fréquence d’échantillonnage.
fréquence d’échantillonnage
Comme nous l’avons déjà vu, la restitution d’un tel signal ne peut pas
ω e −ω 0 −ω ′0 ω ′0 spectral.ωCeci pas supérieure au double de
être parfaite à cause du−phénomène de repliement 0 ω eest illustré
il y aura recouvrement spe
à la Figure 7.8.
En effet, l’harmonique en
Exemple Supposons Figure
qu’on 9traite
Signal échantillonné
un signal à une
sonore ayant composante à donnera un harmonique
fréquence
une
inférieureest
la fréquence ω0 = 32kHz. Cette composante à la limite On échantillonne ω ′0 = 8kHz qui lui est audib
inaudible.
La restitution du signal sera
ce signal à la fréquence de ωe = 40kHz (ce qui correspond environ à l’échantillonnage
des C.D.). Comme du signal est présent à ω0 et que la fréquence d’échantillonnage entachée d’erreurs.
n’est pas supérieure au double de ω0 , il y aura recouvrement spectral. En
Un filtrage optimal
7.4.1.2 Un filtrage
7.4. ÉCHANTILLONNAGE optimal
RÉEL 181
Pour éviter ce genre de problème, il y a d
Signal solutions. Soit on augmente la vite
original d’échantillonnage et on adapte le convertiss
au pire cas (qui ne se présente peut-être
dans certains cas très isolés) soit on filtre t
les signaux avant de les échantillonner a
d’éviter tout recouvrement spectral. C’es
filtrage de deuxième solution qui est utilisée dans
garde pratique.
On définit une bande utile ω u pour le type
−ω u ωu signaux à traiter et, par un filtrage passe-
idéal sur cette bande utile, on élimine
Signal restitué
fréquences indésirables. On peut al
après
échantillonnage échantillonner avec une fréquence ω e ≥ 2
en étant assuré qu’il n’y aura pas
recouvrement spectral. Ce type de filtrage
appelé un filtrage antirepliement ou enc
Figure 10 Filtrage de garde un filtrage de garde (voir Figure 10).
Figure 7.10 Filtrage de garde.
Nous allons voir de plus qu’avec ce type
filtrage,
tique sera donnée par:le signal restitué après échantillonnage est la meilleure approximation, au sens
l’erreur quadratique, du signal original sur la bande utile. En effet, si on note ~ x
l’approximation
+∞
Z du signal original
+∞
Z
1 2 bg
x t sur la bande utile, l’erreur quadratique sera donnée par
|x (t) − x̃ (t)|2 dt =
e = z x bt g − ~ z
e= +∞ X (ω) − X̃ (ω) dω.+∞
x bt g b g b g dω
2π 2 1 ~ 2
−∞ −∞ dt = X ω −X ω
−∞
2π −∞
x bt g est l’approximation du signal original xbt g sur la bande utile, nous aurons:
Et, comme x̃ (t) est l’approximation du signal original x (t) sur la bande
Et, comme ~
utile, nous aurons:
z z
ωu
X bω g dω + X bω g − X bω g dω
1 ωu 1 2 ~ 2
1
Z e1= Z 2
e= |X (ω)| dω + 2
2π X (ω) − X̃ (ω) 2dω.
π
ω ≥ω u −ω u
2π 2π
−ωu
z
|ω|≥ωu
ω
L’erreur sera minimaleωRulorsque
L’erreur sera minimale lorsque 2π 1
1 u
X (ω)2−π X̃ (ω)
X ω
2 − X ω
dω =
~
0
bg bg
2
dω = 0 c’est à dire lorsque ~
c’est à dire
x t correspo bg
−ω u
au filtrage idéal de x
−ωu
t bg
par le filtre
lorsque x̃ (t) correspond au filtrage idéal de x (t) par delegarde.
filtre deLegarde.
filtrage
Leantirepliement est donc optima
l’erreur quadratique
filtrage antirepliement est: et l’erreur quadratique est:
est donc optimal
e=
1
2π
Z
|ω|≥ωu
|X (ω)|2 dω. e =
1
2π z
ω ≥ω u
bg
X ω
2
dω
Exemple:
Nous allons étudier l’effet du filtre antirepliement sur l’échantillonnage d’un signal rectang
La Figure 11 représente le signal reconstruit sans avoir utilisé de filtre (courbe continue) et
ayant utilisé un filtre (courbe en pointillé). La fréquence d’échantillonnage a été fixée
Rect(t)
1.2
Sans filtre
antirepliement
1
Avec filtre
antirepliement
0.8
0.6
0.4
0.2
t
-1.5 -1 -0.5 0 0.5 1 1.5
-0.2
b g RS U R1 F t IU
+∞
xe t = Te ∑ xbkTe gδ bt − kTe gV∗ STτ RectGH τ JK VW
7.4. ÉCHANTILLONNAGE RÉEL T k =−∞ W 183
On peut donc calculer la transfor
Xe(ω) Fourier à présent:
b g RS ∑ X bω − kω gUVRSTSaFGH
+∞
Xe ω =
T k =−∞ W e
F ωτ IJ ∑ X bω − kω
= Sa G
+∞
H2K k =−∞
e
+∞
X Te t − kTe
xe (t) = x (kTe ) Rect .
τ τ
k=−∞
+∞
( )
X 1 t
xe (t) = Te x (kTe ) δ (t − kTe ) ∗ Rect .
τ τ
k=−∞
184 CHAPITRE 7. ÉCHANTILLONNAGE
Xe(ω)
+∞
( )
X n ωτ o
Xe (ω) = X (ω − kωe ) Sa
2
k=−∞
+∞
ωτ X
= Sa X (ω − kωe ).
2
k=−∞
7.4.4 Interpolateur
Une autre idée qui vient naturellement à l’esprit, c’est de reconstituer le sig-
nal en faisant une interpolation linéaire plutôt qu’en conservant la valeur des
échantillons pendant une certaine durée. Cette interpolation se fait en util-
isant des triangles. En effet, si à chaque échantillon on associe un triangle,
on va se retrouver avec une interpolation linéaire. Le signal échantillonné
pourra alors se mettre sous la forme suivante:
+∞
X t − kTe
xe (t) = x (kTe )Tri .
Te
k=−∞
+∞
( )
X
2 ωTe
Xe (ω) = X (ω − kωe ) Sa
2
k=−∞
+∞
X
2 ωTe
= Sa X (ω − kωe ).
2
k=−∞
186 CHAPITRE 7. ÉCHANTILLONNAGE
Xe(ω)
7.4.5 Conclusion
Nous avons vu différents types de possibilités de reconstruction d’un signal
ainsi que la nécessité du filtrage antirepliement avant l’échantillonnage. Le
schéma de principe général d’un échantillonnage réel peut donc se résumer
comme à la figure 7.15
7.4. ÉCHANTILLONNAGE RÉEL 187
Applications en
télécommunication
189
Chapitre 8 : Applications en télécommunication Analy
Signa
190 LaCHAPITRE
modulation permet donc d'adapterEN
8. APPLICATIONS le message au canal de transmission. Nous supposo
TÉLÉCOMMUNICATION
entendu que le messag
largeur de bande limité
la modulation n’app
Spectre du signal
en bande de base bg
Mω rien). Nous noteron
fréquence telle que:
-b b ω ≥b⇒ M ω =bg
La largeur de ban
B=b
message sera alors B = b
Spectre du signal modulé. C'est L'effet de la modulation
un signal à bande étroite
transformer un signal e
de base en un signal à
étroite.
−ω 0 ω0 − b ω0 ω0 + b Un signal à bande étro
le spectre est centré en
se mettre sous la
Figure 1 Modulation
Figure 8.1 Modulation. suivante:
bg bg c
s t = a t cos ω 0t + ϕ
La modulation permet donc d’adapter le message au canal de trans-
Il existe
Nous deux types de modulations: leslemodulations d'amplitude
largeur pour
de lesquelles l'amplitu
bg
mission. supposons bien entendu que message a une
bande dépend du message
limitée (sinon et les modulations
la modulation angulaires
n’apporterait pournoterons
rien). Nous lesquelles c'est la phase ϕ t qui
b la
du message.
fréquence telle que: Historiquement, c'est d'abord les modulations d'amplitude qui ont été utilis
1920) alors que les |ω|modulations angulaires
≥ b ⇒ M (ω) = 0. ne sont apparues pratiquement que dans les
1940. Dans la suite, nous allons voir quatre types de modulation d'amplitude et la modul
La largeur de bande du message sera alors B=b.
fréquence. La raison pour laquelle il existe plusieurs types de modulations est que
L’effet de la modulation est de transformer un signal en bande de base
d'entre elles possède des caractéristiques propres qui font qu'elle est mieux adapté
en un signal à bande étroite.
problèmes spécifiques.
Un signal à bande étroite dont le spectre est centré en ω0 peut se mettre
sous la forme suivante:
8.2 La modulation double bande sans porteuse DBSP
s (t) = a (t) cos (ω0 t + ϕ (t)) .
8.2.1 Modulation
Il existe deux types de modulations: les modulations d’amplitude pour les-
quellesC'est la modulation
l’amplitude qui estdu
a (t) dépend la plus simple
message puisque
et les le signalangulaires
modulations modulé est de la forme(Figure
bg
pour lesquelles c’est la phase ϕ (t) qui dépends du bg b g
t =message.
Am t cos ω 0t
Historiquement,
c’est d’abord les modulations d’amplitude qui ont été utilisées (dès 1920)
(A est un nombre réel qui correspond à une amplification ou à une atténuation du message
alors que les modulations angulaires ne sont apparues pratiquement que dans
les années 1940. Dans la suite, nous allons voir quatre types de modulation
Le spectre
d’amplitude et la sera par conséquent(Figure
modulation de fréquence. La3):
raison pour laquelle il existe
plusieurs types de modulations est que
bg c b
Sω =chacune
2
caractéristiques propres qui font qu’elle est mieux
g b
M ω −ω0 + M ω +ω0 gh
A d’entre elles possède des
adaptée à des problèmes
spécifiques.
m(t)
t
Message
m(t)
s(t)
Signal
modulé s(t)
Message
bg
Mω
m(t)
-b b
s(t) bg
Sω
t
−ω 0 − b −ω 0 −ω 0 + b ω0 − b ω0 ω0 + b
B = 2b
b g RST
restriction1cr (t)
t = aurons:
c Nous
si de 4 ≤àt une
-T0c(t)
−1 si T 4 ≤ t < 3T 4
0
< T0période.
4
0
m(t)
c(t)
+1
-1
c(t)m(t)
m(t) s(t)
c(t)
modulateur en filtrage passe-
anneau. bande
Et ainsi:
+∞
2 X (−1)n j(2n+1)ω0 t
c (t) = e
π n=−∞ (2n + 1)
+∞
4 X (−1)n
= cos ((2n + 1) ω0 t).
π (2n + 1)
n=0
8.2.3 Démodulation
Le principe de la démodulation est extrêmement simple en théorie. En effet, il suffit de
multiplier le signal
8.2. MODULATION moduléBANDE
DOUBLE par cos SANS b g
ω 0t etPORTEUSE
d'effectuer un filtrage195
passe-bas.
En effet, nous aurons:
Sω bg bg bg b g
d t = s t cos ω 0t
= c1 + cosb2ω t ghmbt g
A
0
2
Dbω g bg Dω = M ω +
A
2
bg
A
4
b g b
M ω −ω0 + M ω +ω0 g
−2ω 0 2ω 0 Par filtrage passe-bas du signal
D (ω) =
A
2
A A
cos+δϕ
M (ω) + [M (ω − ω0 ) + M (ω
4 2
b g bg
ω0 )]m. t
À la réception
Par filtrage il ysignal
passe-bas du aura donc
d (t) ilune
est atténuation
donc évidentduqu’on
message. Cecià un
retrouve, ne serait pas grave s'il n'y avait
pas de bruit qui venait
facteur près, le signal m (t). s'ajouter lors de la transmission. Or, comme ce bruit n'est pas "cohérent",
il ne sera pas atténué et ainsi on perdra de la qualité.
Une démodulation de ce type est appelée démodulation cohérente parce
qu’on doit connaı̂tre exactement la valeur de la porteuse ω0 . Cette con-
Unepose
naissance dérive
un en fréquence
problème aurait desEn
de principe. conséquences
effet, dans laencore plusilgraves.
pratique, faut En effet, un déplacement
trouverenunfréquence
moyen derend souvent un
synchroniser enmessage
phase etincompréhensible.
en fréquence l’oscillateur du
récepteur sur la porteuse. Ceci peut être réalisé par la transmission d’une
onde de référence. Mais, malgré cela, la synchronisation n’est pas toujours
parfaite. Voyons quel est, par exemple, l’effet d’un déphasage au niveau de
la démodulation.
8.3.1 Modulation
Le signal modulé est cette fois-ci de la forme suivante:
s (t) = A (1 + km (t)) cos (ω0 t) .
Le facteur k est appelé taux de modulation et il est choisi de tel sorte que
|km (t)| < 1. La raison pour laquelle on désire avoir une telle condition
est que le signal [1 + km (t)] ne s’annule jamais et ainsi l’enveloppe de s (t)
correspond bien à [1 + km (t)].
D’un point de vue fréquentiel nous aurons:
Ak
S (ω) = [M (ω − ω0 ) + M (ω + ω0 )]
2
+Aπ [δ (ω − ω0 ) + δ (ω + ω0 )] .
C'est ce type de modulation qui a été utilisé le premier pour la radiophonie. Elle est plu
complexe que la modulation DBSP, mais le récepteur est d'une simplicité enfantine et c'est ce q
a permis l’essor de la radiodiffusion dans les années 1920.
8.3.1 Modulation
Le signal modulé est cette fois-ci de la forme suivante:
8.3. LA MODULATION DOUBLE BANDE AVEC st =A bg c
PORTEUSE b gh b g
1 + km t cos ω 0197
t
8.3.2 Démodulation
s(t)
p(t)
m(t)
bg
Sω
Seulement deux termes de P ω bg
ne sont pas complètement
éliminés(ce qu’on observe dans
la Figure 9). Ce sont les termes
b
S ω −ω0 g S(ω - ω 0 ) et S(ω + ω 0 ) , qui
Hωbg possèdent tous deux une partie de
spectre en bande de base:
LM
S (ω - ω 0 ) OP
PP b g
1
b
S ω +ω0 g Pfiltre (ω ) =
π
+ MM Hω
Hωbg N
S (ω + ω 0 ) Q
kM bω g + 2πδ bω g
A
=
π
Par conséquent nous aurons:
Figure 8.9 Démodulation double bande avec
Figure 9 Démodulation DBAP porteuse, point de A
vue spectral. pfiltre (t ) = (1 + km(t ))
π
Et ainsi, en supprimant la composante continue, on retrouvera bien le signal m(t) à un facteur de
d’où: multiplication près.
+∞
( )
1 X (−1)n
P (ω) = S(ω) ∗ 4 δ (ω − (2n + 1) ω0 ) + 2πδ (ω)
4π n=−∞
(2n + 1)
C'
+∞
1 1 X (−1)n
= S (ω) + S (ω − (2n + 1) ω0 ).
2 π n=−∞ (2n + 1)
s(t) R C R' m(t)
On filtre ce signal avec (filtrage passe-bas):
1 pour |ω| < b
H (ω) = .
Figure 10 Shéma du circuit
0 sinon de détection d'enveloppe
Seulement deux
Le circuit de termes de P
la Figure 10(ω) ne sonttrès
effectue pasbien
complètement éliminés (ce En effet, intuitivement, la
ce genre d'opération.
qu’on diode
observevadans la Figure
restituer les 8.9). Ce sontpositives
alternances les termesduS(ω-ω 0 ) et
signal s(t).S(ω+ω 0 ),
Ensuite, le filtrage passe-bas est
qui possèdent tous deux une partie de spectre en bande de base:
effectué par le bloc RC. Et, enfin, La capacité C' élimine la composante continue.
C'
8.4.1 Modulation
En fait, la modulation se fait comme dans le cas de la modulation DBSP:
8.4.1 Modulation
En fait, la modulation se fait comme dans le cas de la modulation DBSP.
8.4. LA MODULATION À BANDE LATÉRALE sUNIQUE bg
t = Am t cos ω 0t 201 bg b g
Mais au lieu de transmettre le signal
directement, on effectue un filtrage pas
bg
Mω bande afin d'éliminer soit la ba
inférieure, soit la bande supérieure. Dan
suite, nous ne traiterons que la B
-b b
supérieure. Et nous noterons s filtre t bg
bg
S filtre ω B=b signal modulé par ce type de modulation
Mω bg
−b −ω min ω min b
zone de coupure
du filtre
Hωbg
bg
Sω
−ω 0 ω0
Figure 12 Filtrage passe-bande dans la modulation BLU
Figure 8.12 Modulation à bande latérale unique.
8.4.2 Démodulation
Nous n'allons considérer que la modulation BLU supérieure; les résultats sont identiques pour la
Chapitre
BLU 8 : Applications
inférieure. en télécommunication
La démodulation se fait de manière cohérente, comme dans le cas Analyse
de la DBSP.
des
Signaux
Le schéma de la Figure 13 montre bien comment on arrive à retrouver le signal de départ.
−ω 0 ω0
Mω bg démodulation
cohérente
−b −ω min ω min b
Le même problème que pour la DBSP se pose: il faut synchroniser la porteuse à la démodulation.
Deux types d'erreurs peuvent donc se produire: soit une erreur sur la phase de la porteuse, soit
une erreur sur la fréquence.
Commençons en étudiant un décalage de la phase. À la démodulation, la porteuse sera déphasée
d’un angle δϕ :
b
cos ω 0t + δϕ ⇔ πe jδϕω g ω0
b
δ ω −ω0 +δ ω +ω0 g b g
b g
= π e jδ bω gδ ω − ω 0 + e − jδ bω gδ ω + ω 0 b g
On ne va considérer que la partie de spectre comprise entre -b et +b, puisqu'on va effectuer un
filtrage passe-bas après la multiplication par la sinusoïde. La partie négative du spectre de
une erreur sur la fréquence.
Commençons en étudiant un décalage de la phase. À la démodulation, la porteuse sera déphasée
d’un angle δϕ :
b g
cos ω 0t + δϕ ⇔ πe jδϕω ω0
b g b
δ ω −ω0 +δ ω +ω0 g
b g b
= π e jδ bω gδ ω − ω 0 + e − jδ bω gδ ω + ω 0 g
On ne va considérer que la partie de spectre comprise entre -b et +b,
8.4. LA MODULATION À BANDE LATÉRALE UNIQUE 203
puisqu'on va effectuer un
filtrage passe-bas après la multiplication par la sinusoïde. La partie négative du spectre de
bg
S filtre ω (qui correspond
a la partie négative de
S filtre bω g
bg
M ω ) va être ramenée
en bande de base par la
−ω 0 ω0 convolution avec
M bω g
b g
δ ω − ω 0 , et elle sera
Multiplication par : Multiplication par :
donc multipliée par e jδϕ .
De même, la partie
e jδϕ e− jδϕ positive de bg
S filtre ω
−b −ω min ω min b
provient de la convolution
FigureBLU14
b g
avec δ ω + ω 0 et elle
Figure 8.14 Démodulation cohérente, erreur de phase. sera donc multipliée par
e − jδϕ .
On en déduit
problème que pour donc
la que le spectre
DBSP se pose: duilsignal démodulé d(t)lasera:
faut synchroniser porteuse à la
démodulation. Deux types d’erreurs peuvent donc
bg
D ω = e − j sgnbω gδϕ M ω bg
se produire: soit une
erreur sur la phase de la porteuse, soit une erreur sur la fréquence.
On peut donc constater
Commençons qu'une
en étudiant variationdesurlalaphase.
un décalage phaseÀdelaladémodulation,
porteuse n'a pas d'impact sur le spectre
d'amplitude.
la porteuse sera déphasée d’un angle δϕ:
ω0ω
cos (ω0 t + δϕ) ⇔ πejδϕω/ω0 [δ (ω − D
h
) +=δ (ω bg
M+ωω0 )]
i
bg
⇔ π ejδ(ω) δ (ω − ω0 ) + e−jδ(ω) δ (ω + ω0 ) .
On 138
ne va considérer que la partie de spectre comprise entre 2003
-b etChristophe
+b, Deutsch, Leslie A. Rusch
puisqu’on va effectuer un filtrage passe-bas après la multiplication par la
sinusoı̈de. La partie négative du spectre de Sf iltre (ω) (qui correspond a la
partie négative de M (ω)) va être ramenée en bande de base par la convo-
lution avec δ (ω − ω0 ), et elle sera donc multipliée par ejδϕ . De même, la
partie positive de Sf iltre (ω) provient de la convolution avec δ (ω + ω0 ) et
elle sera donc multipliée par e−jδϕ .
On en déduit donc que le spectre du signal démodulé d(t) sera:
On peut donc constater qu’une variation sur la phase de la porteuse n’a pas
d’impact sur le spectre d’amplitude.
|D (ω)| = |M (ω)| .
Nous savons déjà que l’oreille humaine est insensible à des variations du spec-
tre de phase. Ainsi, pour toutes les applications qui touchent à des signaux
pour toutes les applications qui touchent à des signaux vocaux, un déphasage n'a aucun effet sur
la démodulation (contrairement à la modulation DBSP).
bg
S filtre ω
−ω 0 ω0
Mωbg
décalage en
fréquence
bg
On constate que la partie positive du spectre de M ω est déplacée de ∆ω . Il en va de même
vocaux, un déphasage n’a aucun effet sur la démodulation (contrairement à
pour la partie négative. DBSP).
la modulation Pour des applications avec des signaux vocaux, ce déplacement en
fréquence rend le signal démodulé incompréhensible dès que la dérive est de 20Hz. Cette dérive
Étudions maintenant l’effet d’un décalage fréquentiel ∆ω. La sinusoı̈de
est donc très nuisible et on rencontre souvent un bouton de réglage sur les démodulateurs BLU
utilisée pour la démodulation sera:
afin de synchroniser la porteuse en fréquence manuellement ou plus exactement à "l'oreille".
avoir un gain de 1 dans la bande de fréquence ω 0 + αb, ω 0 + b (α < 1) et qui, dans la bande
ω 0 − αb, ω 0 + αb , aura une propriété particulière qui nous permettra de retrouver le signal m(t)
après démodulation.
206 La partie 8.négative
CHAPITRE du spectreEN
APPLICATIONS duTsignal viendra compenser la partie
ÉLÉCOMMUNICATION
positive. La Figure 16 nous permet de voir l'idée directrice de ce principe de modulation. La
b g
largeur de bande utilisée sera b 1 + α .
Mω bg
2αb
bg
S filtre ω
ω 0 − αb ω 0 ω 0 + αb
Modulation BLR supérieure
bg
S filtre ω
2αb
ω 0 − αb ω 0 ω 0 + αb
Modulation BLR inférieure
1 1
Intéressons-nous d'un peu plus prèsH (àωla+ propriété
ω 0 ) - = du-filtre.
H * (ω 0 - ω )
2 2
Le spectre du signal modulé après filtrage sera:
bg
S filtre ω = M (ω - ω 0 ) H (ω )U (ω ) + M (ω + ω 0 ) H (ω )U (-ω )
Hωbg
Après démodulation et filtrage passe-bas nous aurons le signal d(t) dont le spectre est donné par:
D(ω ) = M (ω ) H (ω + ω 0 )U (ω + ω 0 ) + M (ω ) H (ω - ω 0 )U (-(ω - ω 0 ))
ω ω +b
bg
Comme M ω a un spectre strictement compris entre -b et +b 0
et que0 ω 0 > b , on peut enlever les
échelons. Et ainsi: 2α
D (ω ) = 17
Figure M (ω ) H (ω + ω
Fonction + M (ω ) H (du
de0 )transfert ω -filtre
ω 0)
Figure 8.17 Fonction de transfert d’un filtre permettant la mod-
Donc, pour retrouver le signal
ulation BLR.de départ, il faut que:
Cette équation se traduit "géométriquement" par une symétrie locale impaire par rapport à ω 0 de
H (ω + ω 0 ) + H (ω - ω 0 ) = 1 pour − b < ω < b
bg
l'amplitude et de la phase de la fonction de transfert H ω du filtre.
Comme on travaille avec des filtres réels, nous aurons: H (-ω ) = H * (ω ) .
8.5.1
d'où: Démodulation
La démodulation peut bien sûr se faire de façon cohérente. Mais le but est justement de pouvoir
faire une détection d'enveloppe. C'est pour cela que le signal modulé (avant filtrage) n'est pas
bg
140
bg b g bg c b gh b g
s t = Am t cos ω 0t ,mais s t = A 1 + km t cos ω 0t .
2003 Christophe Deutsch, Leslie A. Rusch
Nous allons admettre qu'une détection d'enveloppe peut effectivement être effectuée et qu'elle
permet bien de retrouver m(t) avec une légère distorsion. Cette distorsion est directement liée à
deux paramètres: la puissance accordée à la porteuse (c'est-à-dire le taux de modulation k) et la
largeur de bande résiduelle (c'est-à-dire le coefficient α ). Il s'agit donc de jouer sur ces deux
8.6. LA MODULATION DE FRÉQUENCE 207
8.5.1 Démodulation
La démodulation peut bien sûr se faire de façon cohérente. Mais le but
est justement de pouvoir faire une détection d’enveloppe. C’est pour cela
que le signal modulé (avant filtrage) n’est pas s (t) = Am (t) cos (ω0 t), mais
s (t) = A (1 + km (t)) cos (ω0 t).
Nous allons admettre qu’une détection d’enveloppe peut effectivement
être effectuée et qu’elle permet bien de retrouver m(t) avec une légère distor-
sion. Cette distorsion est directement liée à deux paramètres: la puissance
accordée à la porteuse (c’est-à-dire le taux de modulation k) et la largeur
de bande résiduelle (c’est-à-dire le coefficient α). Il s’agit donc de jouer
sur ces deux paramètres pour maintenir la distorsion dans des proportions
acceptables.
Ce système a été utilisé particulièrement en télévision. Dans ce type
d’application, le compromis empirique utilisé pour rendre la distorsion rai-
sonnable est α = 0.15 (on accorde 15% de bande résiduelle) et la porteuse a
la même amplitude que le message (c’est-à-dire k = 1/|m (t)|max ).
m(t)
8.6.2 Modulation
d d d
ωi = θi = (ω0 t + ϕ (t)) = ω0 + ϕ (t) .
dt dt dt
Pour moduler une sinusoı̈de en fréquence, il faut donc faire varier la fréquen-
ce instantanée en fonction du message. De façon générale, cette opération
est réalisée de manière linéaire, c’est-à-dire:
ωi = ω0 + kf m (t) .
8.6. LA MODULATION DE FRÉQUENCE 209
Zt
θi = ω0 t + kf m (u) du.
0
Zt
Note 1: Les dérives de ce type de circuit peuvent aujourd’hui être assez bien
maı̂trisées et la technique permet de créer de bons modulateurs. Il existe
toutefois une autre possibilité proposée par Armstrong en 1936 (Les OCT
n’étaient alors pas aussi bien maı̂trisés).
Afin d’avoir une idée de cette largeur de bande, nous allons utiliser une
approche très empirique et qui ne se justifie absolument pas mathématique-
ment. Cette approche doit toutefois être assez bonne puisque la modulation
210 CHAPITRE 8. APPLICATIONS EN TÉLÉCOMMUNICATION
ωi = ω0 + kf α cos (ωm t) ,
kf α
θi = ω0 t + sin (ωm t) .
ωm
kf α
On note β = ωm l’indice de modulation. Le signal modulé est alors:
Le spectre qu’on obtient est un spectre de raie. Les raies sont distantes de ωm
les unes des autres. Ce spectre est infini, mais du fait des coefficients Jn (β),
on peut très souvent approximer le spectre par quelques raies seulement.
Pour β << 1 nous avons par exemple J0 (β) ∼ = 1, J1 (β) ∼= β2 et pour n > 1,
Jn (β) ∼
=0
n=−∞
z
π
bg
Jn x =
1
2π
c bg h
exp jx sin θ − jnθ dθ
−π
Le spectre qu'on obtient est un spectre de raie. Les raies sont distantes de ω m les unes des
LA MODULATION DE FR ÉQUENCE
bg
autres. Ce spectre est infini, mais du fait des coefficients J n β , on peut très souvent approximer
8.6. 211
le spectre par quelques raies seulement.
Pour β << 1 nous avons
par exemple:
Sω bg bg
J 0 β ≅ 1, J1 β ≅
β
bg
2 .
et pour n > 1 J n β ≅ 0 bg
−ω 0 − ω m −ω 0 −ω 0 + ω m ω0 −ωm ω0 ω0 +ωm
Le spectre se résume
B = 2ω m donc à deux raies
centrales en ±ω 0 et des
Figure
Figure 8.19 19Spectre
Spectre demodulation.
raies, raie raies symétriques en
±ω 0 ± ω m .
LaLedétermination de ladonc
spectre se résume largeur du spectre
à deux se fait en
raies centrales à partir
±ω0 etdudesnombre
raies de raies que l'on va
considérer en
symétriques comme
±ω0 ± ωm . significatives. En effet, comme les raies sont distantes de ω m les unes
étant
desLaautres, la largeurdedelabande,
détermination largeursi du
on spectre
prend nsepaires
fait àde raiesdusignificatives
partir nombre de autour de la fréquence
centrale
raies ω 0 , va
que l’on sera:
considérer comme étant significatives. En effet, comme les
raies sont distantes de ωm les unes des autres, ω m de bande, si on
B =la2nlargeur
prend n paires
Il s'agit de raies
maintenant significatives
de déterminer quandautour de laestfréquence
une raie centrale
significative ω0 , elle ne l'est plus. Une
et quand
sera:
des manières de procéder est de dire qu'on va considérer les n premières raies de sorte que
l'énergie de ces n raies contienne B= 98%2nωde
m . l'énergie totale.
IlDans
s’agitlamaintenant
pratique, enderegardant
déterminer lesquand
tablesune
donnant bgβ en fonction
raie estJ nsignificative de β , on constate que, pour
et quand
l'ensemble des valeurs de β utilisées en modulation de fréquence, il existe une relation entre n et
elle ne l’est plus. Une des manières de procéder est de dire qu’on va con-
β : les n premières raies de sorte que l’énergie de ces n raies contienne
sidérer
98% de l’énergie totale. n = β +1
Dans la pratique, en regardant les tables donnant Jn (β) en fonction de
β, on constate que, pour l’ensemble des valeurs de β utilisées en modulation
de144
fréquence, il existe une relation entre n et β: 2003 Christophe Deutsch, Leslie A. Rusch
n = β + 1,
et dans ce cas, la bande nécessaire pour la transmission du signal est:
B = 2 (β + 1) ωn .
Cette bande est souvent appelée la bande de Carlson.
Indice de modulation
Nous venons de voir dans ce cas très particulier que le spectre dépend d’un
paramètre: l’indice de modulation. Nous allons définir un indice de mod-
ulation généralisé pour un signal modulant m(t) quelconque.
kf |m (t)|max
β= .
b
212 CHAPITRE 8. APPLICATIONS EN TÉLÉCOMMUNICATION
La définition de cet indice est purement empirique mais elle nous permet
d’avoir une assez bonne idée du spectre de s(t). De plus, pour un β grand
(modulation à grand indice ou à large bande) et pour un β petit (modulation
à faible indice ou à bande étroite), on peut évaluer le spectre de façon assez
précise. Nous allons donc voir ces deux cas particuliers avant de passer au
cas général.
Par conséquent, β = |ϕ (t)|max . Nous allons supposer que c’est vrai aussi
avec l’indice de modulation généralisé. Nous pourrons alors utiliser le fait
que cos (ϕ (t)) ∼
= 1 et sin (ϕ (t)) ∼
= 1 + ϕ (t) parce que β = |ϕ (t)|max << 1.
Nous aurons:
B = 2kf |m (t)|max .
8.6. LA MODULATION DE FRÉQUENCE 213
Ceci est assez étonnant puisque la largeur de bande pour ce type de mod-
ulation est liée à l’amplitude du signal modulant et pas du tout au spectre
de m(t).
8.6.4 Démodulation
Nous n’allons voir ici qu’un type de démodulation; il en existe d’autres mais
c’est le plus facile à réaliser et le moins coûteux.
D’un point de vue mathématique, si on dérive le signal s(t) nous aurons1 :
d d
s (t) = A ω0 + ϕ (t) cos (ω0 t + ϕ (t))
dt dt
= A (ω0 + kf m (t)) cos (ω0 t + ϕ (t)) .
On constate donc que l’enveloppe de ce signal est proportionnelle à m(t).
Par conséquent, en utilisant un filtre dérivateur puis en faisant une détection
d’enveloppe (comme pour la modulation DBAP), nous retrouverons le signal
m(t). Ce principe de démodulation très simple s’appelle un discriminateur.
Une autre méthode basée sur le principe de la boucle à verrouillage de
phase est aussi très utilisée.
1
Il faudrait aussi dériver le cos, mais admettons qu’on peut inclure la phase du sin dans
la constante A pour retrouver le cos.
Malheureusement, ces avantages ont un coût: la largeur de bande utile est en général supérieure à
celle utilisée pour les modulations linéaires.
M1 ωbg bg
M2 ω bg
M3 ω
bg
S multi ω
ω1 ω2 ω3
Pour transmettre
8.6.5 nConclusion bg
messages mk t de même largeur de bande b, on va utiliser n porteuses ω k .Le
spectre du signal modulé aura la forme de celui de la Figure 20. Tous les messages
La modulation
s'échelonnent sur l'axe desdefréquences.
fréquence présente de nombreux avantages par rapport
aux modulations linéaires. Elle est beaucoup plus résistante au bruit. De
plus, comme
Pour démoduler chacunlede signal modulé a messages,
ces différents une enveloppe constante,
il faudrait avoirlanmodulation
systèmes dededémodulation
(un pour fréquence est insensible
chaque porteuse). aux pose
Ceci perturbations non linéaires.
un problème techniqueMalheureusement,
parce que les systèmes de
ces avantages ont un coût: la largeur de bande utile est
démodulation sont en général réglés pour fonctionner à une fréquence bien en général supérieure
précise et il est très
délicat de àfaire
cellevarier
utilisée pour
cette les modulations linéaires.
fréquence.
La solution8.7qui a Multiplexage
été proposée pour résoudre ce problème
fréquentiel technique est d'utiliser une fréquence
et Hétérodynage
intermédiaire. Le principe est le suivant: on déplace le spectre du signal modulé de sorte à
ramener leJusqu’à
spectreprésent,
du signalnous bg
t autour
mkavons de la
toujours vufréquence intermédiaire
des techniques permettantω ide
. Cette
trans-opération est
facile à réaliser
mettre àun
l'aide d'un oscillateur
message. à fréquence
Nous allons variable.
maintenant Ensuite, on
voir comment démodule le signal à
transmettre
l'aide d'unplusieurs
démodulateur à fréquence
messages en mêmefixe ω i . sur un canal unique.
temps
Pour transmettre n messages mk (t) de même largeur de bande b, on va
Le schéma de la nFigure
utiliser 21 résume
porteuses ce principe
ωk .Le spectre de démodulation
du signal modulé aura ladeforme
plusieurs signaux. Cette
de celui
démodulation est dite hétérodyne.
de la Figure 8.20. Tous les messages s’échelonnent sur l’axe des fréquences.
Pour démoduler chacun de ces différents messages, il faudrait avoir n
systèmes de démodulation (un pour chaque porteuse). Ceci pose un problè-
me technique parce que les systèmes de démodulation sont en général réglés
pour fonctionner à une fréquence bien précise et il est très délicat de faire
varier cette fréquence.
ωI ω1 ω2 ω3
démodulation du
premier canal
démodulation du
deuxième canal
démodulation du
troisième canal
Figure8.21
Figure 21 Démodulation hétérodyne
Démodulation hétérodyne.