0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
28 vues9 pages

A. Quelques Exemples

Le document présente des résultats mathématiques sur les racines carrées de matrices, en particulier les matrices symétriques réelles définies positives. Il traite de l'existence et de l'unicité des racines carrées, ainsi que des méthodes de calcul, y compris l'utilisation de polynômes caractéristiques et d'algorithmes comme celui de Newton. Les démonstrations incluent des propriétés algébriques et des constructions matricielles spécifiques.

Transféré par

teurgoule
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
28 vues9 pages

A. Quelques Exemples

Le document présente des résultats mathématiques sur les racines carrées de matrices, en particulier les matrices symétriques réelles définies positives. Il traite de l'existence et de l'unicité des racines carrées, ainsi que des méthodes de calcul, y compris l'utilisation de polynômes caractéristiques et d'algorithmes comme celui de Newton. Les démonstrations incluent des propriétés algébriques et des constructions matricielles spécifiques.

Transféré par

teurgoule
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Mines-Ponts MP Un corrigé de Mathématiques 2 2018

A. Quelques exemples
 
cos(θ) sin(θ)
1) On considère S(θ) = pour θ ∈ [0, π]. On a S(θ)2 = I2 et il y en a une innité.
sin(θ) − cos(θ)
la matrice A = I2 admet une innité de racines carrées
Soit X une racine carrée de A = I2 qui soit un polynôme en A
Ceci nous fournit P ∈ C[X] tel que X = P(I2 )
Alors X = P(1)I2 et I2 = X2 = P(1)2 I2 donc P(1) ∈ {−1, 1} donc X ∈ {I2 , −I2 }
La réciproque étant évidente :
Les racines carrées de I2 qui sont des polynômes en A sont les matrices I2 ou −I2
 
0 1 0
2) Je note J = 0 0 1. On a J2 = A, AJ = JA = A2 = 0
0 0 0
donc ∀λ ∈ R, (J + λA)2 = A ainsi A admet une innité de racines carrées
On suppose l'existence de X polynôme en A qui soit une racine carré de A.
Comme on a ∀k > 2, Ak = 0, ceci nous fournit a, b ∈ R tels que X = aI3 + bA
De plus A = X2 = a2 I3 + 2abA
Par coecients diagonaux, on trouve a = 0 donc A = X2 = 0
Aucune racine carrée de A n'est un polynôme en A
3) Existence : Comme A est symétrique réelle, ceci nous fournit Ω ∈ O(3) et D = diag(λ1 , . . . λn ) (où les λi
sont les valeurs propres de A comptées avec multiplicités) tel que √
A = ΩDΩ> .

Comme A est dénie positive, on peut écrire D = δ 2 où δ = diag( λ1 , . . . , λn )
2
de sorte que δ 2 = D et ainsi ΩδΩ> = A

De plus les valeurs propres de ΩδΩ> sont strictement positives car ∀i ∈ [[1, n]], λi > 0
> >
et ΩδΩ> = Ω> δ> Ω> = ΩδΩ>
Ainsi ΩδΩ> est racine carrée de A symétrique réelle dénie positive.
Unicité : Soit B une racine carrée de A symétrique réelle dénie positive.

Je note respectivement a et b les endomorphismes de Rn canoniquement associés aux matrices A et B.


Soit λ ∈ Sp(a). On a λ > 0.
Comme a ◦ b = a3 = b ◦ a, Eλ (a) est stable par b.
Je note Idλ l'identité de Eλ (a) et bλ l'endomorphisme induit par b sur Eλ (a)
Soit µ ∈ Sp (bλ ). Soit x un vecteur propre de bλ associé à µ
On a a(x) = b2 (x) donc λx = b(µx) = µb(x) √ = µ2 x
Comme x 6= 0, on a µ2 = λ et ainsi µ = λ car µ ∈ Sp(bλ ) ⊂ Sp(b) = Sp(B) ⊂ ]0, +∞[
La matrice B étant symétrique réelle, l'endomorphisme b est symétrique car la base canonique
√ est ortho-
normée. Ainsi l'endomorphisme induit bλ est symétrique donc diagonalisable or Sp(bλ ) ⊂ { λ}

Par conséquent bλ = λIdλ . Ainsi

∀λ ∈ Sp(a), ∀x ∈ Eλ (a), b(x) = λx (1)
or Rn = Eλ (a) car A est diagonalisable
M

λ∈Sp(a)
Ainsi l'application linéaire b et donc B sont entièrement déterminées par la relation (1)
Ce qui nous donne l'unicité.
Conclusion : A admet une unique racine carrée symétrique réelle dénie positive

1/9
Mines-Ponts MP Un corrigé de Mathématiques 2 2018

B. Existence et calcul d'une racine carrée

4) Je note U2 = (vi,j )16i,j6n , on sait que par produit U2 est triangulaire supérieure et
donc pour 1 6 j < i 6 n, alors vi,j = 0 = ti,j et de plus ∀i ∈ [[1, n]], vi,i = u2i,i
(
u2 = t (1 6 i 6 n)
L'équation U2 = T est donc équivalente au système i,i i,i
vi,j = ti,j (1 6 i < j 6 n)
i−1 j−1 n
Pour 1 6 i < j 6 n, on a vi,j
X X X
= ui,k uk,j + ui,i ui,j + ui,k ui,k + ui,j uj,j + ui,k uk,n
k=1 k=i+1 k=j+1
j−1
Avec les sommes vides valant 0 et comme pour k > `, on a uk,` = 0, on a : vi,j = (ui,i + uj,j )ui,j +
X
ui,k ui,k
k=i+1
j−1
donc vi,j = ti,j ⇐⇒ (ui,i + uj,j )ui,j = ti,j −
P
ui,k uk,j
k=i+1

2
ui,i = ti,i
 (1 6 i 6 n)
L'équation U2 = T est donc équivalente au système j−1
P
(ui,i + uj,j )ui,j = ti,j −
 ui,k uk,j (1 6 i < j 6 n)
k=i+1

Je cherche à construire une solution U telle que ui,i + uj,j 6= 0 pour tous i, j ∈ {1, 2, . . . , n}.
En dessous de la diagonale : Pour i > j dans [[1, n]], je pose ui,j = 0 de sorte que U soit triangulaire
supérieure
La diagonale : Soit 1 6 i 6 n, on a ti,i ∈ R− ∗ , car ti,i 6= 0 car T inversible
Si ti,i 6∈ R pour 1 6 i 6 n, alors l'équation z 2 = ti,i admet deux solutions opposées telles de parties

réelles non nulles


je choisis ui,i tel que Re(ui,i ) > 0 et u2i,i = ti,i , il y a un seul choix possible en fonction de ti,i .
Si ti,i ∈ R− , alors l'équation z 2 = ti,i admet deux solutions opposées imaginaires pures non nulles
je choisis ui,i tel que Im(ui,i ) > 0 si u2i,i = ti,i , il y a un seul choix possible en fonction de ti,i .
Pour i, j dans [[1, ,]]n, on aura bien ui,i + uj,j 6= 0 car par l'absurde, si on avait ui,i + uj,j = 0 alors
ti,i = u2i,i = u2j,j = tj,j
Donc ui,i = uj,j (par unique choix) donc ui,i = 0 absurde par construction
Au dessus de la diagonale : On construit les ui,j pour i < j par récurrence sur j − i ∈ [[0, n − 1]] en
j−1
s'assurant de la relation : (ui,i + uj,j )ui,j = ti,j −
P
ui,k uk,j
k=i+1
Pour l'initialisation, il n'y a rien à faire. (coecients diagonaux)
Pour l'hérédité, soit σ ∈ [[0, n − 2]] tel que tous les coecients ui,j , ont été dénis pour tout 1 6 i 6 j 6 n
et j − i 6 σ
Soit i, j ∈ [[1, n − 1]] tel que i 6 j et j − i = σ + 1
j−1
P
ti,j − ui,k uk,j
Je pose ui,j = k=i+1
ui,i + uj,j
Ce qui est possible car ui,i , uj,j , ui,k et uk,j pour i+1 6 k 6 j−1 sont déjà dénis en eet k−i 6 j−i−1 6 σ
et j − k 6 j − i − 1σ
La matrice U ainsi construite est telle que ui,i + uj,j 6= 0 pour tous i, j ∈ {1, 2, . . . , n} et U2 = T

2/9
Mines-Ponts MP Un corrigé de Mathématiques 2 2018

5) Le polynôme caractéristique χA [X] est scindé dans C[X] selon d'Alembert Gauss.
Donc A est trigonalisable, ce qui nous fournit P ∈ Mn (C) inversible et T triangulaire supérieure telle que
A = PTP−1 .
Comme A est inversible alors T l'est également, on peut donc appliquer la question précédente ce qui nous
fournit U ∈ Mn (C) telle que U2 = T
et ainsi A = PUP−1 2 donc A admet une racine carrée


En outre, on suppose que les valeurs propres de A appartiennent à C e.


Les valeurs propres de la racine carrée de A sont celles de T car elles sont semblables
La matrice triangulaire T a ses coecients diagonaux dans C e car il s'agit de ses valeurs propres
alors en reprenant la construction précédente, les coecients diagonaux de U sont de partie réelle strictement
positive
Les valeurs propres de la racine carrée de A sont celles de U car U est semblable à PUP−1
Dans ce cas, A admet une racine carrée dont les valeurs propres sont de partie réelle strictement positive

C. Algorithme de Newton

n
!
On écrit A = (ai,j )16i,j6n et B = (bi,j )16i,j6n . On a donc AB =
X
6) ai,k bk,j
k=1 16i,j6n
n n
Pour 1 6 i, j 6 n, on a 0 6 |ai,k | · |bk,j | (inégalité triangulaire)
X X
ai,k bk,j 6
k=1 k=1
n
!2 n
! n
!
et selon Cauchy-Schwarz appliqué dans :
X X X
Rn |ai,k | · |bk,j | 6 |ai,k |2 |bk,j |2
k=1 k=1 k=1
n X
n X
n 2 n X
n n
! n
! n X
n
!  n n 

d'où
X X X X X XX
ai,k bk,j 6 |ai,k |2 |bk,j |2 = |ai,k |2 · |bk,j |2 
i=1 j=1 k=1 i=1 j=1 k=1 k=1 i=1 k=1 j=1 k=1

Comme · est croissante sur R+ , on a kABk 6 kAkkBk
7) une écriture du polynôme minimal : On sait que les racines du polynôme minimal d'une matrice carrée
sont les valeurs propres de cette matrice.
Comme mA ∈ C[X] est scindé, on peut alors écrire

(X − λ)nλ avec ∀λ ∈ Sp(A), nλ > 1


Y
mA (X) =
λ∈Sp(A)

D'après l'écriture précédente, on a mA (B) =


Y
l'équivalence demandée : (B − λIn )nλ
λ∈Sp(A)

d'où mA (B) est inversible si et seulement si 0 6= det(mA (B)) =


Y
det (B − λIn )nλ
λ∈Sp(A)
ce qui équivaut à ∀λ ∈ Sp(A), χB (λ) 6= 0 ou encore ∀λ ∈ Sp(A), λ 6∈ Sp(B)
Ainsi la matrice mA (B) est inversible si et seulement si A et B n'ont aucune valeur propre commune
l'implication demandée : On suppose qu'il existe une matrice M ∈ Mn (C) non nulle telle que AM = MB.

On montre alors par récurrence immédiate que ∀k ∈ N, Ak M = MBk


Puis par combinaison linéaire, on obtient ∀P ∈ C[X], P(A)M = MP(B)
en particulier 0 = mA (A)M = MmA (B) comme M est non nulle alors mA (B) n'est pas inversible

3/9
Mines-Ponts MP Un corrigé de Mathématiques 2 2018

Par la contraposée de la réciproque de l'implication précédente, on a


s'il existe M ∈ Mn (C) non nulle telle que AM = MB, alors A et B ont au moins une valeur propre commune
On suppose qu'il existe λ ∈ Sp(A) ∩ Sp(B). Comme χB = χB> , on a λ ∈ Sp B>

8)
   
x1 y1
. .
 ..  et Y =  ..  ∈ Mn,1 (C) \ {0}, tel que AX = λX et B> Y = λY
Ceci nous fournit X = 
xn yn
On pose M = XY> = (xi yj ) 16i6n ∈ Mn (C)
16j6n
On a M 6= 0 car il existe i et j ∈ [[1, n]], tel que xi 6= 0 et yj 6= 0 et donc xi yj 6= 0
>
De plus AM = AXY> = λXY> et MB = XY> B = X B> Y = X(λY)> = λXY>
si A et B ont au moins une valeur propre commune, alors il existe M ∈ Mn (C) non nulle telle que AM = MB
9) On voit ici Mn (C) comme un espace vectoriel sur R de dimension nie (2n2 )
Soit H ∈ Mn (C). On a F(X + H) = (X + H)2 − A = X2 + HX + XH + H2 − A = F(X) + HX + XH + H2
On a kH2 k 6 kHk2 d'après 6 donc H2 = o(H)
H→0
Or l'application H 7−→ HX + XH est un endomorphisme de Mn (C) et F(X + H) = F(X) + HX + XH + o (H)
H→0
donc F est diérentiable en X (donc sur Mn (C))
et la diérentielle dFX de F en X ∈ Mn (C) est donnée par ∀H ∈ Mn (C), dFX (H) = XH + HX
Comme dFX est un endomorphisme de Mn (C) qui est de dimension nie
alors dFX est inversible équivaut à dFX injective c'est à dire ∀H ∈ Mn (C) \ {0}, dFX (H) 6= 0
ainsi dFX est inversible si et seulement si ∀H ∈ Mn (C) \ {0}, HX 6= (−X)H
à l'aide de 7 et 9, on a donc
dFX est inversible si et seulement si X et −X n'ont aucune valeur propre commune
On suppose que X et −X n'ont aucune valeur propre commune
donc 0 n'est pas valeur propre de X
Si dFX est inversible, alors X est inversible
10) Comme les valeurs propres de A sont dans C e , leurs racines carrées ont des parties réelles non nulles.

Par construction en Q5, les valeurs propre de X∗ = A ont des parties réelles strictement positives
donc les valeurs propre de −X∗ ont des parties réelles strictement négatives car Sp(−X∗ ) = {−λ | λSp(X∗ ) }
donc X∗ et −X∗ n'ont aucune valeur propre commune
D'après la question précédente que dFX∗ est inversible
De plus l'application F est de classe C ∞ car ces fonctions composantes sont polynomiales
donc comme F est de classe C 1 , ainsi sa diérentielle X 7−→ dFX est continue
par composition l'application ϕ : X 7−→ det (dFX ) est continue sur Mn (C) vers C
Or C∗ est un ouvert de C donc Ω = {X ∈ Mn (C) | ϕ(X) 6= 0 } est un ouvert de Mn (C) en tant qu'image d'un
ouvert par une application continue
Or comme dFX∗ est inversible, on a X∗ ∈ Ω
Ce qui nous fournit r > 0, tel que ∀X ∈ B(X∗ , r), ϕ(X) 6= 0
Il existe bien r > 0 tel que dFX soit inversible pour tout X ∈ B(X∗ , r)
11) On a F(X∗ ) = (X∗ )2 − A = 0 donc G(X∗ ) = X∗ − (dFX∗ )−1 (0) = X∗
Soit H ∈ B(0, r).
On a dFX∗ ◦ (Id + (dFX∗ )−1 ◦ dFH ) = dFX∗ + dFH

4/9
Mines-Ponts MP Un corrigé de Mathématiques 2 2018

or ∀Z ∈ Mn (C), (dFX∗ + dFH ) (Z) = X∗ Z + ZX∗ + HZ + ZH = (X∗ + H)Z + Z(X∗ + H) = dFX∗ +H (Z)
donc dFX∗ +H = dFX∗ ◦ (Id + (dFX∗ )−1 ◦ dFH )
or X∗ + H ∈ B(X∗ , r), on peut donc passer à l'inverse d'après la question précédente ce qui donne
(dFX∗ +H )−1 = (Id + (dFX∗ )−1 ◦ dFH )−1 ◦ (dFX∗ )−1

Par ailleurs G(X∗ + H) = X∗ + H − (dFX∗ +H )−1 (F(X∗ + H))


or F(X∗ + H) = (X∗ )2 + H2 + X∗ H + HX∗ − A = H2 + X∗ H + HX∗ donc en utilisant la linéarité de (dFX∗ +H )−1 ,
on a :
G(X∗ + H) − G(X∗ ) = H − (dFX∗ +H )−1 (H2 + X∗ H + HX∗ )
or dFX∗ +H (H) = (X∗ + H)H + H(X∗ + H) = 2H2 + X∗ H + HX∗ et donc H2 + X∗ H + HX∗ = dFX∗ +H (H) − H2
en utilisant la linéarité de (dFX∗ +H )−1 et (dFX∗ +H )−1 ◦ dFX∗ +H (H) = H on obtient :


G(X∗ + H) − G(X∗ ) = H − (dFX∗ +H )−1 dFX∗ +H (H) − H2 = H − H + (dFX∗ +H )−1 (H2 )




On a bien pour tout H ∈ B(0, r), G(X∗ + H) − G(X∗ ) = (dFX∗ +H )−1 (H2 )
12) Soit H ∈ B(0, r). En utilisant les deux relations précédentes on a
 −1 
G(X∗ + H) − G(X∗ ) = Id + (dFX∗ )−1 ◦ dFH ◦ (dFX∗ )−1 H2


Je munis L (Mn (C)) d'une norme notée N, ce qui est possible car l'espace est de dimension nie.
Comme l'application (ψ, X) ∈ L (Mn (C)) × Mn (C) 7−→ ψ(X), est bilinéaire donc continue car tous les espaces
de dimension nie cela nous fournit K1 > 0, tel que
∀(ψ, X) ∈ L (Mn (C)) × Mn (C), kψ(X)k 6 K1 N(ψ) · kXk

de même il existe K2 > 0 tel que


∀(ψ1 , ψ2 ) ∈ L (Mn (C))2 , N (ψ1 ◦ ψ2) 6 K2 N(ψ1 ) · N(ψ2 )

La diérentielle dF est continue, donc H 7−→ dFH est continue sur B(0, r)
donc H 7−→ Id + (dFX∗ )−1 ◦ dFH est continue sur B(0, r) à valeurs dans GL(Mn (C))
car ∀H ∈ B(0, r), dFX∗ +H ∈ GL(Mn (C)) selon 10
De plus pour p ∈ N∗ , les applications det et M 7→ (comm(M))> sont continues sur GLp (C)) car polynomiales à
valeurs respectivement dans C∗ et Mn (C)
donc M 7−→ M−1 = det(M)1
(comm(M))> est continue sur GLp(C)
Ainsi dans E un C espace vectoriel de dimension nie, par composition par les isomorphismes qui associe
endomorphismes et matrices via une base choisie l'application ψ ∈ GL(E) 7−→ ψ −1 est continue
d'où par composition l'application M 7−→ Id + (dFX∗ )−1 ◦ dFH −1 est continue sur B(0, r)


comme B(0, r) est compact en tant que fermé et borné en dimension nie ceci nous fournit K3 > 0 tel que
 −1 
∀H ∈ B(0, r), N Id + (dFX∗ )−1 ◦ dFH 6 K3

donc pour H ∈ B(0, r) ⊂ B(0, r), on a en utilisant la question 6,


kG(X∗ + H) − G(X∗ )k = K1 K2 K3 N (dFX∗ )−1 kH2 k 6 K1 K2 K3 N (dFX∗ )−1 kHk2
 

On a N (dFX∗ )−1 > 0 car (dFX∗ )−1 est inversible. En prenant C = K1 K2 K3 N (dFX∗ )−1
 

on a C > 0 et pour tout X de B(X∗ , r), on a l'inégalité kG(X) − X∗ k 6 CkX − X∗ k2

5/9
Mines-Ponts MP Un corrigé de Mathématiques 2 2018

13) Le résultat semble faux (par exemple pour k = 0)


k
(ρC)2
Je choisis de montrer l'inégalité kXk − X k 6

C
Je prends ρ = min r, C1 . Ainsi Cρ2 6 ρ 6 r et on a B(X∗ , ρ) ⊂ B(X∗ , r),


Soit X0 ∈ B(X∗ , ρ).


On va montrer par récurrence sur k ∈ N que :
k
(ρC)2
Pk : Xk est bien déni, Xk ∈ et kXk − X k 6
B(X∗ , ρ) ∗
C
Initialisation : On a bien X0 est bien déni et X0 ∈ B(X , ρ)

20
De plus On a kX0 − X∗ k 6 ρ = (ρC) C
Ainsi l'initialisation est vériée.
k
(ρC)2
Hérédité : Soit k ∈ N tel que Xk est bien déni, Xk ∈ et kXk − X k 6 .

B(X∗ , ρ)
C
On a d'après 11., comme G est dénie sur B(X∗ , r), on a Xk+1 = G(Xk ) est déni car B(X∗ , ρ) ⊂ B(X∗ , r)
Puis d'après 12., on a kXk+1 − X∗ k 6 CkXk − X∗ k2
or kXk − X∗ k 6 ρ donc kXk+1 − X∗ k 6 Cρ2 6 ρ
ainsi Xk+1 ∈ B(X∗ , ρ)
k k+1
(ρC)2×2 (ρC)2
et kXk+1 − X∗ k 6 CkXk − X∗ k2 6 C =
C2 C
ce qui termine l'hérédité
Conclusion On a montré par récurrence que pour tout k ∈ N, Pk est vraie

ainsi il existe ρ > 0 tel que pour tout X0 ∈ B(X∗ , ρ) la suite (Xk )k∈N soit bien dénie et
vérie, et pour tout k ∈ N,
k
(ρC)2
kXk − X∗ k 6
C

En imposant de plus ρ < 1/C, la suite (Xk ) converge vers X∗

D. Forme équivalente

14) On suppose que la suite (Xk ) est bien dénie par (N).
On a X0 ∈ Mn (C). et pour k ∈ N, on a Xk+1 = Xk − (dFXk )−1 (F(Xk ))
Si je note Hk = −(dFXk )−1 (F(Xk )) ∈ Mn (C),
on a Xk+1 = Xk + Hk et dFXk (Hk ) = −F(Xk ) d'où Xk Hk + Hk Xk = A − X2k
Ceci prouve l'existence d'une suite (Uk )k∈N dénie par (I)
Je considère maintenant une suite (Uk )k∈N dénie par (I).
Je vais montrer par récurrence que ∀k ∈ N, Uk = Xk
Initialisation : On a bien U0 = X0
Hérédité : Soit k ∈ N tel que Uk = Xk .

On a dFUk inversible car Xk+1 = Uk − (dFUk )−1 (F(Uk ))


En posant Hk = −(dFUk )−1 (F(Uk )) on vérie que Uk Hk + Hk Uk = A − U2k
de sorte que Uk+1 = Uk + Hk = Xk − (dFXk )−1 (F(Xk )) = Xk+1
Conclusion On a bien ∀k ∈ N, Uk = Xk

6/9
Mines-Ponts MP Un corrigé de Mathématiques 2 2018

Ainsi on a bien l'existence et l'unicité d'une suite (Uk )k∈N dénie par (I) vériant U0 = X0
Si (Xk ) est bien dénie par (N) et U0 = X0 , alors (Uk )k∈N est bien dénie par (I) et égale à (Xk )k∈N
On suppose que la suite (Uk )k∈N est bien dénie par (I) et X0 = U0
Alors on peut procéder de manière analogue pour montrer l'existence et l'unicité de la suite (Xk )
Soit k ∈ N. Le point qui dière ici est de justier le fait que pour tout k ∈ N, dFUk est inversible.
Comme la suite Uk+1 est bien dénie par (I), alors l'énoncé donne implicitement qu'il existe une unique Hk tel
que Uk Hk + Hk Uk = A − U2k
donc A − U2k admet un unique antécédent par dFUk
or par l'absurde si l'endomorphisme dFUk n'était pas inversible,
l'ensemble d'antécédents : (dFUk )−1 A − U2k serait vide ou bien un sous-espace ane de direction Ker (dFUk )
 

donc de cardinal nul ou inni (et non pas un)


Ceci étant absurde on a bien dFUk inversible, ce qui permet de conclure
si (Uk )k∈N est bien dénie par (I) et X0 = U0 , alors la suite (Xk )k∈N est bien dénie par (N) et égale à (Uk )k∈N
15) Comme les suites (Uk ) et (Xk ) sont bien dénies et égales alors Uk est inversible pour tout k ∈ N.
Je considère alors la suite (Gk ) dénie par Gk = 12 (U−1
k A − Uk ) pour tout k ∈ N.
On va montrer par récurrence sur k, la propriété Pk :

Vk est bien dénie, Gk = Hk , Vk A = AVk et Vk = Uk


Initialisation : U0 = V0 commute avec A
Hérédité : Soit k ∈ N tel que Pk .
Ainsi Vk+1 = 21 (Vk + Vk−1 A) est une matrice bien dénie car Vk = Uk est inversible
De plus Vk A = AVk , on a ainsi AVk−1 = Vk−1 A puis Vk+1 A = AVk+1
On remarque que Uk Gk + Gk Uk = A − U2k car Uk = Vk et A commutent
donc Gk = Hk = Uk+1 − Uk
Et Vk+1 = 21 (Vk + Vk−1 A) = Vk + Gk = Uk + Hk = Uk+1
ce qui prouve Pk+1
Conclusion : On a montré par récurrence que ∀k ∈ N, Pk .

la suite (Vk )k∈N est bien dénie par (II) et pour tout k ∈ N, Uk = Vk commute avec A
16) D'après l'énoncé la suite (Vk ) est bien dénie.
On fait une démonstration par récurrence.
Initialisation On a bien V0 = µIn symétrique dénie positive car µ > 0 et e1 , . . . , en sont des vecteurs propres
de V0
Hérédité Soit k ∈ N tel que Vk est symétrique dénie positive et e1 , . . . , en sont
 des vecteurs propres de Vk .
On a Vk+1 e` = 21 (Vk e` + Vk−1 Ae` ) = 21 (λk,` e` + λk Vk−1 e` ) = 12 λk,` + λλk,`
k
ei
or λk,` e` = Vk e` et λk,` > 0
n   o
Comme (e1 , . . . , en ) est une base, on a Sp (Vk+1 ) = 2 λk,i + λk,i | i ∈ [[1, n]] ⊂ ]0, +∞[
1 λk

>  >   −1 


De plus Vk+1> = 12 (Vk−1 A + Vk ) = 12 Vk−1 A> + Vk> = 12 Vk> A + Vk = Vk+1
Ainsi Vk+1 est symétrique dénie positive et e1 , . . . , en sont des vecteurs propres de Vk+1
Conclusion on a montré par récurrence que pour tout k ∈ ‘N :

λ`,i λ`
Vk est symétrique réelle dénie positive de vecteurs propres e1 , . . . , en et λ`+1,i = +
2 2λ`,i

7/9
Mines-Ponts MP Un corrigé de Mathématiques 2 2018

√  √ 2p
λp,` − λ` µ − λ`
17) On va montrer par récurrence que pour tout p ∈ N, on a la propriété Hp : √ = √
λp,` + λ` µ + λ`
√  √ 20
λ0,` − λ` µ − λ`
Initialisation : On a λ0,` = µ et 2 = 1 donc
0 √ = √
λ0,` + λ` µ + λ`
Hérédité : Soit k ∈ N tel que Hk .
√ √ 2
√ λ2`,i + λ` − 2λ`,i λ` λ`,i − λ`
On a λk+1,` − λ` = =
2λ`,i 2λ`,i
√ 2
√ λ + λ`
et de même λk+1,` + λ` = `,i
2λ`,i

Comme λk+1,` + λ` > 0 par somme, on a
√  √ 2
λk+1,` − λ` λk,` − λ`
√ = √
λk+1,` + λ` λk,` + λ`
√  √ 2k+1
λk+1,` − λ` µ − λ`
Ainsi √ = √
λk+1,` + λ` µ + λ`
Conclusion : On a établi notre propriété par récurrence.
Ainsi comme k + 1 ∈ N, on a bien
√  √ 2k+1
λk+1,` − λ` µ − λ`
√ = √
λk+1,` + λ` µ + λ`
√ √ √ √
18) On a µ − λ` < µ + λ` car µ > 0 et λ` > 0 Ainsi µ+
µ−√λ`
λ`
<1
 √ 2k √
λ − λ
Je note uk = µ− √ λ`
µ+ λ`
. On a donc k,` √ ` = uk −−−−→ 0 car 2k −−−−→ +∞
λk,` + λ` k→+∞ k→+∞

donc λk,` (1 − uk ) = λ` (1 + uk )
Comme 1 − uk −−−−→ 0, pour k assez grand on a 1 − uk 6= 0
k→+∞
√ 1 + uk √
d'où λk,` = λ` −−−−→ λ`
1 − uk k→+∞
Je note ∆k = diag (λ1,k , . . . , λn,k )
√ √ 
en regardant le limite coecients par coecients, on a ∆k −−−−→ diag λ1 , . . . , λn
k→+∞
√ √
Je note δ = diag λ1 , . . . , λn


Je remarque que P∆k P> = Vk


Comme l'application M ∈ Mn (R) 7−→ PMP> est linéaire en dimension nie, cette application est continue.
donc P∆k P> = Vk −−−−→ PδP>
k→+∞
Il est clair que la matrice PδP> est symétrique à valeurs propres strictement positives
2
De plus PδP> = PδP> PδP> = Pδ 2 P> = PDP> = A
√ √
Ainsi PδP> = A donc la suite (Vk ) converge vers A

E. Stabilité

19) On sait que V0 est inversible donc


(V0 + ∆) V0−1 − V0−1 ∆V0−1 = In − ∆V0−1 + ∆V0−1 − ∆V0−1 ∆V0−1 = In − ∆V0−1 ∆V0−1


8/9
Mines-Ponts MP Un corrigé de Mathématiques 2 2018

√ −1 √ −1
Ainsi (V0 + ∆) V0−1 − V0−1 ∆V0−1 = In − ε2 A Ci Cj> A Ci Cj>

√ √ √ 1 −1
Or ACi = λi Ci donc
Ci = √ CiA
λi
ε2
donc (V0 + ∆) V0−1 − V0−1 ∆V0−1 = In − Ci Cj> Ci Cj>

λi
Comme P est orthogonale, ses colonnes forment une base orthonormée et ainsi Cj> Ci = 0
d'où (V0 + ∆) V0−1 − V0−1 ∆V0−1 = In ce qui prouve que


V0 + ∆ est inversible et (V0 + ∆)−1 = V0−1 − V0−1 ∆V0−1


−1
On a 2∆1 = 2Vc1 − 2V1 = V c0 A − V0 − V−1 A = ∆ + (V0 + ∆)−1 A − V−1 A
c0 + V
0 0
√ −1 √ 2 √
or V0 A = A
−1
A = A = V0 et avec l'égalité
on a 2∆1 − ∆ = V0 A − V0−1 ∆V0−1 A − V0 = V0 − V0 − V0−1 ∆V0−1 A
−1

On a bien ∆1 = 12 (∆ − V0−1 ∆V0−1 A)


1 1 1 ε 1 ε
20) On a ∆1 = ∆ − V0−1 ∆V0−1 A = ∆ − V0−1 Ci Cj> V0 = ∆ − V0−1 Ci (Cj V0 )>
2 2p 2 2 2 2
1 ε λj
donc ∆1 = ∆ − √ Ci Cj>
2 2 λi
p !
1 λj
On trouve alors ∆1 = 1− √ ∆
2 λi
√ √ −1 √
On remarque que par récurrence ∀k ∈ N, Vk = Acar A A = A
On peut alors montrer par récurrence que la suite V
ck est bien dénie et que
k∈N
p !
1 λj √
en prenant η = 1− √ , on a ∀k ∈ N, V
ck = A + η k ∆
2 λi
p
λj √
21) On a √ 6 √λλn1 = γ où γ désigne le conditionnement
λi
La suite (V
ck )k>0 converge si et seulement si −1 < η < 1.

1 1− γ
or > η >
2 2 √ √
1− γ 1− 9
donc si γ < 9 alors > = −1
2 2
Si le conditionnement est inférieur strictement à 9, la suite (V
ck )k>0 converge (condition susante)

9/9

Vous aimerez peut-être aussi