A. Quelques Exemples
A. Quelques Exemples
A. Quelques exemples
cos(θ) sin(θ)
1) On considère S(θ) = pour θ ∈ [0, π]. On a S(θ)2 = I2 et il y en a une innité.
sin(θ) − cos(θ)
la matrice A = I2 admet une innité de racines carrées
Soit X une racine carrée de A = I2 qui soit un polynôme en A
Ceci nous fournit P ∈ C[X] tel que X = P(I2 )
Alors X = P(1)I2 et I2 = X2 = P(1)2 I2 donc P(1) ∈ {−1, 1} donc X ∈ {I2 , −I2 }
La réciproque étant évidente :
Les racines carrées de I2 qui sont des polynômes en A sont les matrices I2 ou −I2
0 1 0
2) Je note J = 0 0 1. On a J2 = A, AJ = JA = A2 = 0
0 0 0
donc ∀λ ∈ R, (J + λA)2 = A ainsi A admet une innité de racines carrées
On suppose l'existence de X polynôme en A qui soit une racine carré de A.
Comme on a ∀k > 2, Ak = 0, ceci nous fournit a, b ∈ R tels que X = aI3 + bA
De plus A = X2 = a2 I3 + 2abA
Par coecients diagonaux, on trouve a = 0 donc A = X2 = 0
Aucune racine carrée de A n'est un polynôme en A
3) Existence : Comme A est symétrique réelle, ceci nous fournit Ω ∈ O(3) et D = diag(λ1 , . . . λn ) (où les λi
sont les valeurs propres de A comptées avec multiplicités) tel que √
A = ΩDΩ> .
√
Comme A est dénie positive, on peut écrire D = δ 2 où δ = diag( λ1 , . . . , λn )
2
de sorte que δ 2 = D et ainsi ΩδΩ> = A
√
De plus les valeurs propres de ΩδΩ> sont strictement positives car ∀i ∈ [[1, n]], λi > 0
> >
et ΩδΩ> = Ω> δ> Ω> = ΩδΩ>
Ainsi ΩδΩ> est racine carrée de A symétrique réelle dénie positive.
Unicité : Soit B une racine carrée de A symétrique réelle dénie positive.
λ∈Sp(a)
Ainsi l'application linéaire b et donc B sont entièrement déterminées par la relation (1)
Ce qui nous donne l'unicité.
Conclusion : A admet une unique racine carrée symétrique réelle dénie positive
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4) Je note U2 = (vi,j )16i,j6n , on sait que par produit U2 est triangulaire supérieure et
donc pour 1 6 j < i 6 n, alors vi,j = 0 = ti,j et de plus ∀i ∈ [[1, n]], vi,i = u2i,i
(
u2 = t (1 6 i 6 n)
L'équation U2 = T est donc équivalente au système i,i i,i
vi,j = ti,j (1 6 i < j 6 n)
i−1 j−1 n
Pour 1 6 i < j 6 n, on a vi,j
X X X
= ui,k uk,j + ui,i ui,j + ui,k ui,k + ui,j uj,j + ui,k uk,n
k=1 k=i+1 k=j+1
j−1
Avec les sommes vides valant 0 et comme pour k > `, on a uk,` = 0, on a : vi,j = (ui,i + uj,j )ui,j +
X
ui,k ui,k
k=i+1
j−1
donc vi,j = ti,j ⇐⇒ (ui,i + uj,j )ui,j = ti,j −
P
ui,k uk,j
k=i+1
2
ui,i = ti,i
(1 6 i 6 n)
L'équation U2 = T est donc équivalente au système j−1
P
(ui,i + uj,j )ui,j = ti,j −
ui,k uk,j (1 6 i < j 6 n)
k=i+1
Je cherche à construire une solution U telle que ui,i + uj,j 6= 0 pour tous i, j ∈ {1, 2, . . . , n}.
En dessous de la diagonale : Pour i > j dans [[1, n]], je pose ui,j = 0 de sorte que U soit triangulaire
supérieure
La diagonale : Soit 1 6 i 6 n, on a ti,i ∈ R− ∗ , car ti,i 6= 0 car T inversible
Si ti,i 6∈ R pour 1 6 i 6 n, alors l'équation z 2 = ti,i admet deux solutions opposées telles de parties
−
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5) Le polynôme caractéristique χA [X] est scindé dans C[X] selon d'Alembert Gauss.
Donc A est trigonalisable, ce qui nous fournit P ∈ Mn (C) inversible et T triangulaire supérieure telle que
A = PTP−1 .
Comme A est inversible alors T l'est également, on peut donc appliquer la question précédente ce qui nous
fournit U ∈ Mn (C) telle que U2 = T
et ainsi A = PUP−1 2 donc A admet une racine carrée
C. Algorithme de Newton
n
!
On écrit A = (ai,j )16i,j6n et B = (bi,j )16i,j6n . On a donc AB =
X
6) ai,k bk,j
k=1 16i,j6n
n n
Pour 1 6 i, j 6 n, on a 0 6 |ai,k | · |bk,j | (inégalité triangulaire)
X X
ai,k bk,j 6
k=1 k=1
n
!2 n
! n
!
et selon Cauchy-Schwarz appliqué dans :
X X X
Rn |ai,k | · |bk,j | 6 |ai,k |2 |bk,j |2
k=1 k=1 k=1
n X
n X
n 2 n X
n n
! n
! n X
n
! n n
d'où
X X X X X XX
ai,k bk,j 6 |ai,k |2 |bk,j |2 = |ai,k |2 · |bk,j |2
i=1 j=1 k=1 i=1 j=1 k=1 k=1 i=1 k=1 j=1 k=1
√
Comme · est croissante sur R+ , on a kABk 6 kAkkBk
7) une écriture du polynôme minimal : On sait que les racines du polynôme minimal d'une matrice carrée
sont les valeurs propres de cette matrice.
Comme mA ∈ C[X] est scindé, on peut alors écrire
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or ∀Z ∈ Mn (C), (dFX∗ + dFH ) (Z) = X∗ Z + ZX∗ + HZ + ZH = (X∗ + H)Z + Z(X∗ + H) = dFX∗ +H (Z)
donc dFX∗ +H = dFX∗ ◦ (Id + (dFX∗ )−1 ◦ dFH )
or X∗ + H ∈ B(X∗ , r), on peut donc passer à l'inverse d'après la question précédente ce qui donne
(dFX∗ +H )−1 = (Id + (dFX∗ )−1 ◦ dFH )−1 ◦ (dFX∗ )−1
On a bien pour tout H ∈ B(0, r), G(X∗ + H) − G(X∗ ) = (dFX∗ +H )−1 (H2 )
12) Soit H ∈ B(0, r). En utilisant les deux relations précédentes on a
−1
G(X∗ + H) − G(X∗ ) = Id + (dFX∗ )−1 ◦ dFH ◦ (dFX∗ )−1 H2
Je munis L (Mn (C)) d'une norme notée N, ce qui est possible car l'espace est de dimension nie.
Comme l'application (ψ, X) ∈ L (Mn (C)) × Mn (C) 7−→ ψ(X), est bilinéaire donc continue car tous les espaces
de dimension nie cela nous fournit K1 > 0, tel que
∀(ψ, X) ∈ L (Mn (C)) × Mn (C), kψ(X)k 6 K1 N(ψ) · kXk
La diérentielle dF est continue, donc H 7−→ dFH est continue sur B(0, r)
donc H 7−→ Id + (dFX∗ )−1 ◦ dFH est continue sur B(0, r) à valeurs dans GL(Mn (C))
car ∀H ∈ B(0, r), dFX∗ +H ∈ GL(Mn (C)) selon 10
De plus pour p ∈ N∗ , les applications det et M 7→ (comm(M))> sont continues sur GLp (C)) car polynomiales à
valeurs respectivement dans C∗ et Mn (C)
donc M 7−→ M−1 = det(M)1
(comm(M))> est continue sur GLp(C)
Ainsi dans E un C espace vectoriel de dimension nie, par composition par les isomorphismes qui associe
endomorphismes et matrices via une base choisie l'application ψ ∈ GL(E) 7−→ ψ −1 est continue
d'où par composition l'application M 7−→ Id + (dFX∗ )−1 ◦ dFH −1 est continue sur B(0, r)
comme B(0, r) est compact en tant que fermé et borné en dimension nie ceci nous fournit K3 > 0 tel que
−1
∀H ∈ B(0, r), N Id + (dFX∗ )−1 ◦ dFH 6 K3
On a N (dFX∗ )−1 > 0 car (dFX∗ )−1 est inversible. En prenant C = K1 K2 K3 N (dFX∗ )−1
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ainsi il existe ρ > 0 tel que pour tout X0 ∈ B(X∗ , ρ) la suite (Xk )k∈N soit bien dénie et
vérie, et pour tout k ∈ N,
k
(ρC)2
kXk − X∗ k 6
C
D. Forme équivalente
14) On suppose que la suite (Xk ) est bien dénie par (N).
On a X0 ∈ Mn (C). et pour k ∈ N, on a Xk+1 = Xk − (dFXk )−1 (F(Xk ))
Si je note Hk = −(dFXk )−1 (F(Xk )) ∈ Mn (C),
on a Xk+1 = Xk + Hk et dFXk (Hk ) = −F(Xk ) d'où Xk Hk + Hk Xk = A − X2k
Ceci prouve l'existence d'une suite (Uk )k∈N dénie par (I)
Je considère maintenant une suite (Uk )k∈N dénie par (I).
Je vais montrer par récurrence que ∀k ∈ N, Uk = Xk
Initialisation : On a bien U0 = X0
Hérédité : Soit k ∈ N tel que Uk = Xk .
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Ainsi on a bien l'existence et l'unicité d'une suite (Uk )k∈N dénie par (I) vériant U0 = X0
Si (Xk ) est bien dénie par (N) et U0 = X0 , alors (Uk )k∈N est bien dénie par (I) et égale à (Xk )k∈N
On suppose que la suite (Uk )k∈N est bien dénie par (I) et X0 = U0
Alors on peut procéder de manière analogue pour montrer l'existence et l'unicité de la suite (Xk )
Soit k ∈ N. Le point qui dière ici est de justier le fait que pour tout k ∈ N, dFUk est inversible.
Comme la suite Uk+1 est bien dénie par (I), alors l'énoncé donne implicitement qu'il existe une unique Hk tel
que Uk Hk + Hk Uk = A − U2k
donc A − U2k admet un unique antécédent par dFUk
or par l'absurde si l'endomorphisme dFUk n'était pas inversible,
l'ensemble d'antécédents : (dFUk )−1 A − U2k serait vide ou bien un sous-espace ane de direction Ker (dFUk )
la suite (Vk )k∈N est bien dénie par (II) et pour tout k ∈ N, Uk = Vk commute avec A
16) D'après l'énoncé la suite (Vk ) est bien dénie.
On fait une démonstration par récurrence.
Initialisation On a bien V0 = µIn symétrique dénie positive car µ > 0 et e1 , . . . , en sont des vecteurs propres
de V0
Hérédité Soit k ∈ N tel que Vk est symétrique dénie positive et e1 , . . . , en sont
des vecteurs propres de Vk .
On a Vk+1 e` = 21 (Vk e` + Vk−1 Ae` ) = 21 (λk,` e` + λk Vk−1 e` ) = 12 λk,` + λλk,`
k
ei
or λk,` e` = Vk e` et λk,` > 0
n o
Comme (e1 , . . . , en ) est une base, on a Sp (Vk+1 ) = 2 λk,i + λk,i | i ∈ [[1, n]] ⊂ ]0, +∞[
1 λk
λ`,i λ`
Vk est symétrique réelle dénie positive de vecteurs propres e1 , . . . , en et λ`+1,i = +
2 2λ`,i
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√ √ 2p
λp,` − λ` µ − λ`
17) On va montrer par récurrence que pour tout p ∈ N, on a la propriété Hp : √ = √
λp,` + λ` µ + λ`
√ √ 20
λ0,` − λ` µ − λ`
Initialisation : On a λ0,` = µ et 2 = 1 donc
0 √ = √
λ0,` + λ` µ + λ`
Hérédité : Soit k ∈ N tel que Hk .
√ √ 2
√ λ2`,i + λ` − 2λ`,i λ` λ`,i − λ`
On a λk+1,` − λ` = =
2λ`,i 2λ`,i
√ 2
√ λ + λ`
et de même λk+1,` + λ` = `,i
2λ`,i
√
Comme λk+1,` + λ` > 0 par somme, on a
√ √ 2
λk+1,` − λ` λk,` − λ`
√ = √
λk+1,` + λ` λk,` + λ`
√ √ 2k+1
λk+1,` − λ` µ − λ`
Ainsi √ = √
λk+1,` + λ` µ + λ`
Conclusion : On a établi notre propriété par récurrence.
Ainsi comme k + 1 ∈ N, on a bien
√ √ 2k+1
λk+1,` − λ` µ − λ`
√ = √
λk+1,` + λ` µ + λ`
√ √ √ √
18) On a µ − λ` < µ + λ` car µ > 0 et λ` > 0 Ainsi µ+
µ−√λ`
λ`
<1
√ 2k √
λ − λ
Je note uk = µ− √ λ`
µ+ λ`
. On a donc k,` √ ` = uk −−−−→ 0 car 2k −−−−→ +∞
λk,` + λ` k→+∞ k→+∞
√
donc λk,` (1 − uk ) = λ` (1 + uk )
Comme 1 − uk −−−−→ 0, pour k assez grand on a 1 − uk 6= 0
k→+∞
√ 1 + uk √
d'où λk,` = λ` −−−−→ λ`
1 − uk k→+∞
Je note ∆k = diag (λ1,k , . . . , λn,k )
√ √
en regardant le limite coecients par coecients, on a ∆k −−−−→ diag λ1 , . . . , λn
k→+∞
√ √
Je note δ = diag λ1 , . . . , λn
E. Stabilité
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√ −1 √ −1
Ainsi (V0 + ∆) V0−1 − V0−1 ∆V0−1 = In − ε2 A Ci Cj> A Ci Cj>
√ √ √ 1 −1
Or ACi = λi Ci donc
Ci = √ CiA
λi
ε2
donc (V0 + ∆) V0−1 − V0−1 ∆V0−1 = In − Ci Cj> Ci Cj>
λi
Comme P est orthogonale, ses colonnes forment une base orthonormée et ainsi Cj> Ci = 0
d'où (V0 + ∆) V0−1 − V0−1 ∆V0−1 = In ce qui prouve que
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