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23P165

Cette étude comparative examine l'efficacité du dosage de l'hémoglobine glyquée par rapport à la glycémie pour le diagnostic du diabète dans un service de diabétologie. Le document présente également une liste des enseignants et des chercheurs associés à la faculté de pharmacie pour l'année universitaire 2021-2022. Des remerciements et des dédicaces sont inclus, soulignant l'importance du soutien familial et des mentors dans la réalisation de ce travail.

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Cette étude comparative examine l'efficacité du dosage de l'hémoglobine glyquée par rapport à la glycémie pour le diagnostic du diabète dans un service de diabétologie. Le document présente également une liste des enseignants et des chercheurs associés à la faculté de pharmacie pour l'année universitaire 2021-2022. Des remerciements et des dédicaces sont inclus, soulignant l'importance du soutien familial et des mentors dans la réalisation de ce travail.

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Etude comparative du dosage de l’hémoglobine

glyquée et de la glycémie dans le diagnostic du


diabète au service de diabétologie et
d’endocrinologie au CsRef 3
LISTE DES ENSEIGNEMENTS DE LA FACULTE DE PHARMACIE ANNEE
UNIVERSITAIRE 2021-2022
ADMINISTRATION :

Doyen : Boubacar TRAORE, Professeur Vice-doyen : Sékou BAH, Maître de


Conférences
Secrétaire principal : Seydou COULIBALY, Administrateur Civil Agent
comptable : Ismaël CISSE, Contrôleur des Finances.
PROFESSEURS HONORAIRES
N° PRENOMS NOM SPECIALITE
1 Flabou BOUGOUDOGO Bactériologie-Virologie
2 Boubacar Sidiki CISSE Toxicologie
3 Bakary Mamadou CISSE Biochimie
4 Abdoulaye DABO Malacologie -Biologie
5 Daouda DlALLO Chimie Générale et
6 Mouctar DlALLO Parasitologie-mycologie
7 Souleymane DlALLO Bactériologie - Virologie
8 Kaourou DOUCOURE Physiologie humaine
9 Ousmane DOUMBIA Chimie thérapeutique
10 Boulkassoum HAÏDARA Législation
11 Gaoussou KANOUTE Chimie analytique
12 Alou A. KEÏTA Galénique
13 Mamadou KONE Physiologie
14 Brehima KOUMARE Bactériologie/Virologie
15 Abdourahamane S. MAÏGA Parasitologie
16 Saïbou MAÏGA Législation
17 Elimane MARIKO Pharmacologie
18 Mahamadou TRAORE Génétique
19 Sékou Fantamady TRAORE Zoologie
20 Yaya COULIBALY Législation
PROFESSEURS DECEDES
N° PRENOMS NOM SPECIALITE
1 Mahamadou CISSE Biologie
2 Drissa DlALLO Pharmacognosie
3 Moussa HARAMA Chimie analytique

Thèse de pharmacie I
5 Mamadou KOUMARE Pharmacognosie
6 Moussa SANOGO Gestion pharmaceutique
DER: SCIENCES BIOLOGIQUES ET MEDICALES
1. PROFESSEUR/DIRECTEUR DE RECHERCHE
N° PRENOMS NOM Grade SPECIALITE
1 Mounirou BABY Professeur Hématologie
2 Mahamadou DIAKITE Professeur Immunologie-
3 Alassane DICKO Professeur Santé Publique
4 Abdoulaye DJIMDE Professeur Parasitologie-
5 Amagana DOLO Professeur Parasitologie-Mycologie
6 Aldjouma GUINDO Professeur Hématologie. Chef de
7 Akory Ag IKNANE Professeur Santé
8 Kassoum KAYENTA Directeur de Santé publ./ Bio-
9 Ousmane KOITA Professeur Biologie-Moléculaire
10 Issaka SAGARA Directeur de Bio-statistique
11 Boubacar TRAORE Professeur Parasitologie-

2. MAITRE DE CONFERENCES/MAITRE DE RECHERCHE


N° PRENOMS NOM Grade SPECIALITE
1 Bourèma KOURIBA Maître de Immunologie
Conférences
2 Almoustapha MAÏGA Maître de Recherche Bactériologie-
3 Mahamadou S. SISSOKO Maître de Recherche Bio-statistique
4 Ousmane TOURE Maître de Recherche Santé Publiq/Santé
5 Djibril Mamadou COULIBA Maître de Biochimie clinique
6 Djénéba Koumba DABITAO Maître·de Biologie moléculaire
7 Antoine DARA Maître de Biologie Moléculaire
8 Souleymane DAMA Maître de Parasitologie -Mycologie
9 Laurent DEMBELE Maître de Biotechnologie
10 Seydina S. A. DIAKITE Maître de Immunologie
11 Fatou DIAWARA Maître de Epidémiologie
12 Lbrahima GUINDO Maître de Bactériologie virologie
13 Amadou Birama NIANGAL Maître de Parasitologie-Mycologie
14 Fanta SANGHO Maître de Santé Publ/Santé commun.

Thèse de pharmacie II
15 Yéya dit Dadio SARRO Maître de Epidémiologie
3. MAITRE ASSISTANT/CHARGE DE RECHERCHE
N° PRENOMS NOM Grade SPECIALITE
1 Mohamed AG Maître-Assistant Bactériologie-virologie
2 Charles ARAMA Maître-Assistant Immunologie
3 Boubacar Tiétiè BISSAN Maître-Assistant Biologie clinique
4 Seydou Sassou COULIBALY Maître-Assistant Biochimie Clinique
5 Klétigui Casimir DEMBELE Maître-Assistant Biochimie Clinique
6 Yaya GOÏTA Maître-Assistant Biochimie Clinique
7 Aminatou KONE Maître-Ass ista nt Biologie moléculaire
8 Birama Apho Ly Maître-Assistant Santé publique
9 Dinkorma OUOLOGUE Maître-Assistant Biologie Cellulaire

4. ASSISTANT/ATTACHE DE RECHERCHE
N° PRENOMS NOM Grade SPECIALITE
1 Djénéba COULIBAL Assistant Nutrition/Diététique
2 Issa DIARRA Assistant Immunologie
3 Merepen dit GUINDO Assistant Immunologie
4 Falaye KEÏTA Attaché de Santé publi./Santé
5 N'DeyeLallah KOITE Assistant Nutrition
6 Djakaridia TRAORE Assistant Hématologie
DER : SCIENCES PHARMACEUTIQUES
1. PROFESSEUR/DIRECTEUR DE RECHERCHE
N° PRENOMS NOM Grade SPECIALITE
1 Rokia SANOGO Professeur Pharmacognosie Chef de

2. MAITRE DE CONFERENCES/MAITRE DE RECHERCHE


N° PRENOMS NOM Grade SPECIALITE
1 Loséni BENGAL Maître de Pharmacie hospitalière
2 Mahamane HAIDAR Maître de Pharmacognosie

3. MAITRE ASSISTANT/CHARGE DE RECHERCHE


N° PRENOMS NOM Grade SPECIALITE
1 Bakary Moussa CISSE Maître-Assistant Galénique

Thèse de pharmacie III


2 Issa COULIBAL Maître-Assistant Gestion
3 Balla Fatogoma COULIBAL Maître-Assistant Pharmacie hospitalière
4 Adama DENOU Maître-Assistant Pharmacognosie
5 Hamma Boubacar MAÏGA Maître-Assistant Galénique
6 Adiaratou TOGO LA Maître-Assistant Pharmacognosie
4. ASSISTANT/ATTACHE DE RECHERCHE
N° PRENOMS NOM Grade SPECIALITE
1 Seydou Lahaye COULIBAL Assistant Gestion pharmaceutique
2 Daouda Lassine DEMBELE Assistant Pharmacognosie
3 Sékou DOUMBIA Ass istant Pharmacognosie
4 Assitan KALOGA Assistant Législation
5 Ahmed MAÏGA Assistant Législation
6 Aïchata Ben Adam MARIKO Assistant Galénique
7 Aboubacar SANGHO Assistant Législation
8 Bourama TRAORE Assistant Législation
9 Sylvestre TRAORE Assistant Gestion
10 Aminata Tiéba TRAORE Assistant Pharmacie hospitalière
11 Mohamed dit TRAORE Assistant Pharmacie hospitalière

DER : SCI ENCES DU M EDICAM ENT


1. PROFESSEUR/DIRECTEUR DE RECHERCHE
N° PRENOMS NOM Grade SPECIALITE
1 Sékou BAH Professeur Pharmacologie
2 Benoît Yaranga KOUMARE Professeur Chimie Ana lytique
3 Ababacar I. MAÏGA Professeur Toxicologie

2. MAITRE DE CONFERENCES/MAITRE DE RECHERCHE


N° PRENOMS NOM Grade SPECIALITE
1 Tidiane DIALLO Maître de Toxicologie
2 Hamadoun Abba TOURE Maître de Bromatologie Chef de

3. MAITRE ASSISTANT/CHARGE DE RECHERCHE


N° PRENOMS NOM Grade SPECIALITE

Thèse de pharmacie IV
1 Dominique ARAMA Maître -Assistant Pharmacie chimique
2 Mody CISSE Maître-Assistant Chimie thérapeutique
3 Ousmane DEMBELE Maître-Assistant Chimie thérapeutique
4 Madani MARIKO Maître-Assistant Chimie Analytique
5 Karim TRAORE Maître-Assistant Pharmacologie

4. ASSISTANT/ATTACHE DE RECHERCHE
N° PRENOMS NOM Grade SPECIALITE
1 Mahamadou BALLO Assistant Pharmacologie
2 Dalaye Bernadette COULIBA Assistant Chimie analytique
3 Blaise DACKOU Assistant Chimie Analyt ique
4 Fatoumata DAOU Assistant Pharmacologie
5 Abdourahamane DIARA Assistant Toxicologie
6 Aiguerou dit GUINDO Assistant Pharmacologie
7 Mohamed El Béchir NACO Assistant Chimie analytique
8 Mahamadou TANDIA Assistant Chimie Analytique
9 Dougoutigui TANGAR Assistant Chimie analytique

DER : SCIENCES FONDAMENTALES


1. PROFESSEUR/DIRECTEUR DE RECHERCHE
N° PRENOMS NOM Grade SPECIALITE
- - - - -
2. MAITRE DE CONFERENCES/MA ITRE DE RECHERCHE
N° PRENOMS NOM Grade SPECIALITE
1 Lassana DOUMBIA Maître de Chimie appliquée
2 Abdoulaye KANTE Maître de Anatomie
3 Boubacar YALCOUY Maître de Chimie organique

3. MAITRE ASSISTANT/CHARGE DE RECHERCHE


N° PRENOMS NOM Grade SPECIALITE
1 Mamadou Lamine DIARRA Maître- Botanique-BioVégét Chef de
2 Boureima KELLY Maître- Physiologie médicale

Thèse de pharmacie V
4. ASSISTANT/ATTACHE DE RECHERCHE
N° PRENOMS NOM Grade SPECIALITE
1 Seydou Simbo DIAKITE Assistant Chimie organique
2 Modibo DlALLO Assistant Génétique
3 Moussa KONE Assistant Chimie Organique
4 Massiriba KONE Assistant Biologie

CHARGES DE COURS (VACATAIRES}


N° PRENOMS NOM SPECIALITE
1 Cheick Oumar BAGAYOKO Informatique
2 Babou BAH Anatomie
3 Souleymane COULIBALY Psychologie
4 Yacouba M COULIBALY Droit commercial
5 Moussa 1 DIARRA Biophysique
6 Satigui SIDIBE Pharmacie vétérinaire
7 Sidi Boula SISSOKO Histologie-embryo logie
8 Fana TANGARA Mathématiques
9 Djénébou TRAORE Sémiologie et Pathologie
10 SAMASSEKO U Génétique
11 Boubacar ZIBEÏROU Physique

Bamako, le 3 mars 2023

P/Le Doyen PO
Le Secrétaire Principal

Seydou COULIBALY

Administrateur Civil

Thèse de pharmacie VI
DEDIC AC ES

ET

REMERCIEMENTS

Thèse de pharmacie VII


DEDICACES

Au Nom d’Allah le Tout puissant et le Très-miséricordieux. Yâ


Razakou, Yâ ZaldialaliWalikrame.
Louange à Toi, Gloire à Toi aujourd’hui et pour l’éternité. Après
avoir rendu grâce :
A AllahouSoubhannahouWata Allah L’Omnipotent et l’Omniscient.
Merci seigneur pour ton amour, ta bonté, ta protection, ta fidélité et tes grâces dans
ma vie. Merci parce que grâce à toi j’ai pu réaliser ce travail pour la seule gloire à
ton nom. Amina
Et à son Prophète MUHAMAD EL AMIN le bien aimé de toutes tes créatures. Paix
et Salut sur Lui, sur sa famille, ainsi que ses fidèles compagnons et tous ceux qui
l’ont suivi et le suivent encore jusqu’au jour du jugement dernier ! Amina !
A la mémoire de mon défunt père : Lassana Traoré
J’aurais tellement aimé vous prendre dans mes bras, mais hélas le bon DIEU en a décidé
autrement.
Merci pour l’éducation que vous nous avez donnée par la grâce de Dieu.
Vous avez toujours donné le meilleur de vous-même pour la réussite et le bonheur de
tes enfants. Nous n’oublions jamais vos efforts fournis pour la réussite de votre
famille.
Vous nous avez appris la patience et la tolérance, la sérénité, l’honnêteté, ce travail est
pour vous et j’espère qu’il répondra à vos attentes.
Même si cela fait plusieurs années que vous êtes parti, malgré tout vous ferez toujours
parti de ma vie.
Que le bon DIEU tout puissant vous accorde le paradis.

Thèse de pharmacie VIII


A ma mère : Mariam Sacko
Maman à travers ce travail j’aimerai vous dire merci, parce que vous avez toujours
pour tes enfants en moi et que tu m’as toujours encouragé c’est grâce à vos sacrifices
et vos prières nocturnes que je suis arrivé jusque-là, vous n’avez pas hésité à mettre
tout en œuvre pour que je réalise mon rêve. Vous êtres une battante, courageuse, une
femme qui ne baisse jamais les bras, une bonne mère et qui nous a inculquer les
valeurs sociétales.
Je ne trouverai jamais de mots pour t’exprimer mon affection et mon admiration.
Que Dieu le tout puissant te donne une longue vie pour que, tu continues de nous
guider et conseiller.
A TANTE : AICHA DIALLO
Aimer son enfant est une chose mais aimer l’enfant d’autrui est exceptionnelle.
Tu as toujours cru en moi. Merci de m’avoir accompagné tout au long de ces années
de dur labeur, de subsistance. Vos conseils, votre soutien moral et financier, vos
encouragements, vos soucis constants, vos bénédictions n’ont jamais fait défaut.
Je te souhaite tout le bonheur du monde dans la santé et dans la joie.
A MON MARI : SEYDOU CISSE
Merci pour ton soutien morale et financière. Tu as assuré mes déplacements tout au
long de ce travail. Tu es toujours présent pour moi et ma famille.
Que le bon DIEU te récompense
Mention spéciale à Dr MOUSSA DAOU :
Au-delà du cadre professionnel tu es comme un grand frère pour moi. J’ai été
séduit, par ta simplicité, ton humanisme, ta disponibilité et surtout ton amour pour

Thèse de pharmacie IX
le travail bien. A tes cotés j’ai beaucoup appris. Merci infiniment pour tes sacrifices
dans l’élaboration de ce travail qui est le tien.
Puisse le DIEU tout puissant dans sa bonté infinie te bénir et t’accorder longue vie.
Merci pour tout !!!
Remerciements :
Au terme de ce travail, c’est avec émotion que je tiens à remercier tous ceux qui, de
près ou de loin, ont contribué à la réussite de mes études et à la réalisation de ce travail.
Plus particulièrement :
Je ne vous remercierai jamais assez d’avoir toujours été là pour moi. Je vous dois une
très grande partie de la réussite de mes études et je ne l’oublierai jamais. Grace à vous,
j’ai appris les valeurs de respect, d’honnêteté, de simplicité et de travail, qui m’ont
permis d’arriver là où je suis actuellement. Merci d’être présent au quotidien et
d’avoir cru en mes capacités durant toutes ces années.
A mes frères et soeurs
Vos aides et vos soutiens ont été pour moi une source de courage et de confiance qu’il
me soit permis aujourd’hui de vous témoigner mon profond amour et ma grande
reconnaissance. J’implore Dieu qu’il vous apporte bonheur, et vous aide à réaliser
tous vos vœux.
A mes tontons et tantes
Merci de m’avoir accompagné tout au long de ces années de dur labeur, de
subsistance.
Vos conseils, votre soutien moral, vos encouragements, vos soucis constants, vos
bénédictions n’ont jamais fait défaut.
Merci ! À vous
A tous les personnelles du service d’endocrinologie et diabétologie au C
A l’ensemble des personnelles de l’officine SAHA Merci pour tous.

Thèse de pharmacie X
HOMMAGES AUX

MEMBRES DU JURY

Thèse de pharmacie XI
HOMMAGES AUX MEMBRES DU JURY
A notre maitre et président du jury, Professeur Sékou Fantamady Traoré
 PhD en Entomologie médicale,
 Ex Responsable de l ‘enseignement de la biologie cellulaire à la FMOS,
 Ex Responsable de l’enseignement de la zoologie à la FAPH,
Ancien Directeur du Département Entomologie à la MRTC.
Nous sommes sensibles à l’honneur que vous nous faites en acceptant de présider
ce jury malgré vos multiples occupations, vous incarnez les vertus d’un travailleur
infatigable et sérieux au sens du devoir élevé.
Cet instant nous offre l’heureuse occasion de vous rendre hommage et de vous dire merci
pour l’enseignement reçu.
Veuillez accepter chère maître, l’expression de notre respect et de notre profonde
gratitude.

Thèse de pharmacie XII


A notre maître et membre du jury : Docteur klétigui Casmir Dembélé
 Maitre-Assistant en Biochimie Clinique à la Faculté de pharmacie de
Bamako,
 Titulaire d’un doctorat en pharmacie de la faculté de pharmacie de Bamako
au Mali,
 Titulaire d’un Master en biochimie et Génie Génétique option pathologie
humaine de l’université Cheick Anta Diop de Dakar,
 Titulaire d’un Ph D en Biochimie de l’université d’Angers en France et de
l’EDSTM au Mali,
 Praticien au Centre de Recherche et de lutte contre la Drépanocytose
CRLD.
Vous nous avez honorés d’accepter avec grande sympathie de siéger parmi
notre jury de thèse, veuillez trouver ici l’expression de nos profondes excuses
pour les désagréments causés et nos sincères remerciements.

Thèse de pharmacie XIII


A notre maitre et membre du jury : Docteur Balla Fatogoma Coulibaly
 Maitre-assistant en pharmacie hospitalière
 Titulaire d’un PhD en pharmacie hospitalière/pharmacie clinique
Nous avons été séduits par votre disponibilité avec laquelle vous avez accepté de
nous juger ce travail et par la tolérance que vous avez eu à notre égard. Cher
maître, soyez rassurer de notre respect et notre profonde reconnaissance.

Thèse de pharmacie XIV


A notre maitre et directeur de thèse Professeur DJIBRIL M. COULIBALY
 Pharmacien Biologiste,
 Titulaire d’un DES en biologiste Clinique,
 Maitres de conférences en biochimie clinique à la faculté de pharmacie,
 Chez de service de laboratoire d’analyse médicale du CHU ME « Luxembourg »,
 Titulaire d’un master en pédagogie, en science de la santé,
 Membre de la société sénégalaise de biochimie Clinique,
 Membre de la société Burkinabé de biologie Clinique,
Enseignant chercheur des universités.
Tout le plaisir est pour nous d’avoir travaillé sous votre direction sur ce sujet. Nous
avons été marqués par vos qualités de formateur, de chercheur. Votre amour du
travail bien fait, votre culture de l’excellence et votre souci de transmettre, vous
somment d’une excellente pédagogue. Cher Maître veuillez recevoir en toute
modestie l’expression de notre immense gratitude.

Thèse de pharmacie XV
A notre maitre et co-directeur de thèse DOCTEUR GOITA YAYA
 Maitre-assistant biochimie Clinique, structural et métabolique à la FAPH,
 Master en chimie et biochimie de l’Université Cheick Anta Diop de Dakar, Sénégal,
 Doctorat de science des universités en Biochimie Clinique,
 Praticien hospitalier à l’hôpital du Mali,
 Responsable de l’unité Banque de sang de l’hôpital du Mali,
 Point focal Pharmacovigilance de l’hôpital du Mali,
 Membre de la société Ouest Africaine de chimie (SOACHIM),
 Enseignant chercheur,
Cher Maître,
C’est un immense honneur que vous nous avez fait en nous confiant ce travail et nous vous
sommes redevables de son aboutissement.
Votre expérience, l’étendue de votre savoir, votre rigueur scientifique et votre
dynamisme font de vous un maître accompli, admirable et respecté de tous. Malgré
les occupations, vous n’avez cessé de suivre ce travail.
Un immense merci. C’est l’occasion ici de vous témoigner notre grande admiration, notre
estime infinie gratitude. Que le Tout Puissant vous accorde longue vie.

Thèse de pharmacie XVI


LISTE DES ABREVIATOINS

Thèse de pharmacie XVII


ADA : American Diabetes Association (Association Américaine du Diabète)
ADO : Anti-Diabétiques Oraux
ADP : Adénosine Diphosphate
AET : Apport Energétique Total
AFSSAPS : Agence française de sécurité sanitaire et des produits de santé
AGE : Advanced Glycation End Product (Produits de Glycation Aavancés)
AIA : Autoanticorps dirigés contre l’insuline (AIA)
ALAT : Alanine aminotransférase
ASG : Autosurveillance Glycémique
ATCD : Antécédent
AVC : Accident Vasculaire Cérébral
CO2 : Dioxyde de Carbone
CGM : Mesure du glucose en continu
CLBP : Chromatographie Liquide Basse Pression
CLHP : Chromatographie Liquide Haute Performance
CSRéf 3 : Centre de Santé de Référence de la commune 3
DCCT : Diabetes Control and Clinical Trial (Contrôle du Diabète et Essais cliniques)
DG : Diabète Gestationnel
DM : Diabète sucré
DNID : Diabètes sucré non insulino dépendant
DPP-4 : Dipeptidyl Peptidase-4
DT1 : Diabète de type 1
DT2 : Diabète de type 2
EASD : European Association for the study of Diabetes (Association Européenne pour
l’Etude du Diabète)

Thèse de pharmacie XVIII


EDTA : Ethylène Diamine Tétra Acétique
FAPH : Faculté de Pharmacie
FFI : Furoyl-Furanyl-Imidazole
FID : Fédération Internationale de Diabète
GAD : Anti-Glutamate Décarboxylase
GIP : Glucose dependent Insulinotropic Polypeptide
GLP-1 : Glucagon-like Peptide-1
GMI : Indicateur de gestion de glucose
GOD : Glucose Oxydase
HAS : Haute Autorité de Santé
Hb : Hémoglobine
HbA1c : Hémoglobine glyquée
HbC : Hémoglobine C β-thalassemie
HGPO : Hyperglycémie Provoquée par Voie Orale
HMG CoA : Hydroxyméthylglutaryl CoA Réductase
HTA : Hypertension Artérielle
ICA : Autoanticorps des cellules des îlots pancréatiques
IDDM : Diabète insulino dépendant
IMAO : Inhibiteur des Monoamines Oxydase
IMC : Indice de Masse Corporelle
LADA : Latent Autoimmune Diabetes in Adults (Diabète Auto-immun Latent chez l'adulte)
MHD : Mesures Hygiéno-Diététiques
MODY : Maturity Onset Diabetes of the Young (Diabète de la maturité chez les jeunes)
NGSP : National Glycohemoglobin Standardization Program (Programme
National de Normalisation de la Glycohémoglobine)
OGTT : test de tolérance au glucose par voie orale (oGTT)
OMS : Organisation mondiale de la Santé

Thèse de pharmacie XIX


ONG : Organisation Non Gouvernementale
POD : Peroxydase
PPD : Programme de prévention du diabète
RCAD : Renal cysts and diabetes (Kyste rénaux diabète)
SC : Sous Cutané
SGLT2: Sodium/Glucose cotransporter type 2
TG: Triglycérides
UKPDS : United Kingdom Prospective Study of Diabetes (Étude Prospective du
Diabète au Royaume-Uni)
USTTB : Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako

Thèse de pharmacie XX
SYMBOLES ET UNITES
% : Pourcentage
°C : Degré Celsius
g : Gramme
g/dL : Gramme par décilitre
g/j : Gramme par jour
g/L : Gramme par litre
g/min Gramme par minute
L : Litre
mg/24h : Milligramme par 24 heures
mg/dL : Milligramme par décilitre
mg/g : Milligramme par gramme
mg/L : Milligramme par litre
mg/mol : Milligramme par mole
ml : Millilitre
ml/min : Millilitre par minute
mmHg : Millimètre de mercure
mmol/L : Millimole par litre
mUI/min : Milli-unité internationale par minute
NaCl : Chlorure de Sodium
O2 : Dioxygène
UI : Unité Internationale
α : Alpha
β : Bêta
μg/min : Microgramme par minute
μL : Microlitre
μmol/L : Micromole par litre

Thèse de pharmacie XXI


LISTE DES FIGURES

Thèse de pharmacie XXII


LISTE DES FIGURES

Figure 1: Epidémiologie du diabète dans le monde .................................................. 7


Figure 2: Mécanismes physiopathologiques des diabètes ...................................... 10
Figure 3: General principle of HbA1c assay in the presence of standard hemoglobin.
.................................................................................................................................. 41

Thèse de pharmacie XXIII


LISTE DES TABLES

Thèse de pharmacie XXIV


LISTE DES TABLEAUX

Tableau I : Classification du diabète (11) ................................................................ 13


Tableau II: Caractéristiques cliniques distinguant le diabète de type 1, le diabète de
type 2et le diabète monogénique .............................................................................. 14
Tableau III: Classification étiologique du diabète sucrée ........................................ 15
Tableau IV: Différentes générations de sulfonylurées (15) ..................................... 24
Tableau V: Résumé des interventions hypoglycémiantes (17) ................................ 27
Tableau VI: Caractéristiques générales des principes de dosage de l’HbA1c. ........ 39
Tableau VII: Procédure du dosage de la glycémie à jeun [Protocole fourni par le
fabricant] ...................................................................................................................
62
Tableau VIII: Procédure de dosage de l’HbA1c sur l’hémoglobine analyseur
automatisé système HPLC (Mindray H50P) [Protocole fourni par le fabricant] .... 64
Tableau IX: Répartition des patients selon le sexe .................................................. 69
Tableau X: Répartition des patients selon l’âge ....................................................... 69
Tableau XI: Répartition des patients selon la résidence .......................................... 70
Tableau XII: Répartition des patients selon la profession ....................................... 70
Tableau XIII: Répartition des patients selon les Antécédents familiaux ................. 71
Tableau XIV: Répartition des patients selon l’Indice de Masse Corporelle ............ 71
Tableau XV: Répartition des patients avaient HTA .................................... 71
Tableau XVI: Répartition des patients selon la glycémie ........................................ 72
Tableau XVII: Répartition des patients selon l’hémoglobine glyquée ................ 72
Tableau XVIII: Répartition des patients selon la glucosurie déterminée par la
bandelette réactive. .................................................................................................. 73
Tableau XIX: Répartition de la glycémie des patients en fonction de leur indice de

Thèse de pharmacie XXV


Masse Corporelle. ..................................................................................................... 73
Tableau XX: Répartition de la glucosurie des patients en fonction de leur taux de
glycémie ................................................................................................................... 74
Tableau XXI: Répartition de la glycémie des patients en fonction de leur taux
d’hémoglobine glyquée ...............................................................................................
74
Tableau XXII: Répartition des patients selon la glucosurie et l’Hémoglobine glyquée
.................................................................................................................................. 75
Tableau XXIII: Répartition des patients selon l’IMC et l’hémoglobine glyquée .... 75

Thèse de pharmacie XXVI


TABLE DES

MATIERES

Thèse de pharmacie XXVII


TABLE DES MATIERES
DEDICACES ...................................................................................................... VIII
HOMMAGES AUX MEMBRES DU JURY ......................................................... XII
LISTE DES FIGURES ......................................................................................XXIII
LISTE DES TABLEAUX .................................................................................. XXV

INTRODUCTION .................................................................................................... 1
2. OBJECTIFS .......................................................................................................... 4
2.1. OBJECTIF GENERAL........................................................................................... 4
2.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES ...................................................................................... 4
3. GENERALITES ................................................................................................... 6
3.1. DIABÈTE SUCRÉE : ......................................................................................... 6
3.1.1. DEFINITION ...................................................................................................... 6
3.1.4. CLASSIFICATION DU DIABETE ........................................................................ 11
3.1.5. CRITERES DE DIAGNOSTIC DU DIABETE (13)................................................... 17
3.1.7. LES COMPLICATIONS DU DIABETE(14) ........................................................... 19
[Link]. COMPLICATIONS OCULAIRES : .................................................................... 19
[Link]. PIEDS DIABETIQUES .................................................................................... 20
[Link]. COMPLICATIONS RENALES .......................................................................... 20
3.1.8 TRAITEMENT ................................................................................................... 21
[Link] TRAITEMENTS NON MEDICAMENTEUX : ....................................................... 21
[Link] TRAITEMENTS MEDICAMENTEUX ................................................................. 23
[Link].1 LES ANTIDIABETIQUES ORAUX .................................................................. 23
[Link].2 INSULINE .................................................................................................. 26

Thèse de pharmacie XXVIII


3.2. GLYCEMIE ......................................................................................................... 30
3.2.1. DEFINITION ..................................................................................................... 30
3.2.2. METHODES DE DOSAGE .......................................................................... 31
3.8.2. EPREUVE D'HYPERGLYCEMIE PROVOQUEE (VOIE ORALE) : HGPO ................. 34
3.8.3. GLUCOSE URINAIRE : ..................................................................................... 36
3.3.1RAPPEL PHYSIOLOGIES .................................................................................... 36
[Link] MÉTHODES BASÉES SUR LA MODIFICATION DE CHARGE : ............................. 37
3.3. 3.2MÉTHODES BASÉES SUR LA MODIFICATION DE STRUCTURE .......................... 38
3.3.5 VALEURS USUELLES ET DONNÉES PHYSIOLOGIQUES ....................................... 41
3. 3.7FACTEURS INTERENTS AVEC LA MESURE DE L’HBA1C (25) .............................. 46
3.8.5. INSULINE (18) ................................................................................................ 47
3.4 AUTRES BIOMARQUEURS (26) ........................................................................... 51
4. METHODOLOGIE : .......................................................................................... 55
CADRE ET LIEU D’ETUDE :........................................................................................ 55
4.2 TYPE ET PÉRIODE D’ÉTUDE ................................................................................ 57
4.3 POPULATION D’ÉTUDE ....................................................................................... 57
4.4 ÉCHANTILLONNAGE ........................................................................................... 57
4.5 VARIABLES D’ETUDE ......................................................................................... 58
4.6 METHODES D’ANALYSES .................................................................................. 59
4.6.1. COLLECTE DES DONNEES ............................................................................... 59
4.6.2. EXAMEN PARACLINIQUES ............................................................................... 60
[Link] PHASE PREANALYTIQUE ............................................................................... 60
[Link] PHASE ANALYTIQUE .................................................................................... 60
[Link].1. CALIBRATION (ETALONNAGE) ET CONTROLE .......................................... 60
[Link].2. DOSAGE DE LA GLYCEMIE A JEUN ............................................................ 61
[Link].3. DOSAGE DE L’HEMOGLOBINE GLYQUEE .................................................. 63

Thèse de pharmacie XXIX


[Link] PHASE POST-ANALYTIQUE .......................................................................... 65
[Link].1. VALIDATION TECHNIQUE ET BIOLOGIQUE ................................................ 65
[Link].2. VALIDATION DES RESULTATS .................................................................. 66
5. RÉSULTATS...................................................................................................... 69
6. DISCUSSION .................................................................................................... 77
6.2 LES DONNEES CLINIQUES ................................................................................ 79
7. CONCLUSION .................................................................................................. 83
8. RECOMMANDATIONS : ......................................................................................... 85
9. RÉFÉRENCE..................................................................................................... 87

Thèse de pharmacie XXX


INTRODUCTION

Thèse de pharmacie XXXI


INTRODUCTION

Le diabète est une maladie chronique qui apparaît lorsque le pancréas ne produit pas
suffisamment d’insuline ou que l’organisme n’utilise pas correctement l’insuline
qu’il produit. L’insuline est une hormone qui régule la concentration de sucre dans
le sang [1] .
Le diabète sucré est un problème de santé publique majeur dans le monde ,
notamment dans les pays en voies de développement tels que le Mali [2]. Cette
maladie chronique affecte un grand nombre de personnes et peut entraîner des
complications graves si elle n'est pas diagnostiquée et prise en charge de manière
adéquate. Le diagnostic précoce et précis du diabète est donc d'une importance
capitale pour permettre une prise en charge adéquate et prévenir les complications
associées [3]. Les mesures des taux de glucose instantanés (autosurveillance de la
glycémie [avec des piqûres au doigt et un glucomètre] et surveillance continue de la
glycémie en temps réel [CGM]) sont utilisées pour gérer le diabète d’heure en heure
et de jour en jour, pour aider à la sélection de la dose chez les patients traités à
l’insuline et pour la sécurité [4]. Les mesures de la glycémie chronique (par exemple,
hémoglobine glyquée ou glycémie moyenne dérivée du CGM, temps dans la plage
et indicateur de gestion du glucose [GMI]) sont utilisées pour déterminer l’efficacité
globale de la gestion du diabète dans le but de réduire le risque de complications à
long terme(5).
L’hémoglobine glyquée (HbA1c), qui reflète les taux moyens de glucose dans le sang
au cours des deux ou trois derniers mois, est le test le plus largement utilisé pour
surveiller la gestion de la glycémie chronique. Il est utilisé pour diagnostiquer le
diabète et surveiller l’efficacité du traitement. D’autres tests sanguins (par exemple,
fructosamine, albumine glyquée) qui reflètent les niveaux moyens de glucose au
cours des deux à trois semaines précédentes sont parfois utilisés. Il y a également une

1
Thèse de pharmacie
utilisation croissante des systèmes CGM en complément de l’HbA1c chez certains
patients, en particulier ceux atteints de diabète de type 1[4].
Le produit de glycation le plus dosé en biologie médicale est l’HbA1c, fraction
glyquée majeur de l’HbA. L’HbA, qui représente près de 98% de l’hémoglobine
humaine, est composée de quatre chaînes de globine, deux chaînes α et deux
chaînesẞ, comportant différents sites potentiels de glycation. On parle
d’hémoglobine A1 quand la fixation d’ose est localisée à l’extrémité N-terminale des
chaînes ẞ de la globine et comporte plusieurs fractions selon la nature de l’ose. Ainsi,
on distingue la fraction HbA1a1(fixation du fructose 1,6 biphosphate), HbA1a2
(fixation du glucose-6-phosphate), HbA1b (pyruvate) et surtout HbA1c, dont la
valine N-terminale des chaînes ẞ a fixé une molécule de glucose.
PROBLEMATIQUE
A notre connaissance aucune étude portant sur le dosage d’hémoglobine glyquée
dans le diagnostic du diabète n’ayant encore été menée, nous nous sommes proposés
de faire une étude comparative du dosage d’hémoglobine glyquée et de la glycémie
dans le diagnostic du diabète.

2
Thèse de pharmacie
OBJECTIFS

3
Thèse de pharmacie
2. OBJECTIFS

2.1. Objectif général

Etude comparative du dosage de l’hémoglobine glyquée et de la glycémie dans le


diagnostic du diabète au service de diabétologie et d ‘endocrinologie au CSREF 3.

2.2. Objectifs spécifiques

Comparer les deux résultats dans le diagnostic du diabète.


Déterminer la corrélation entre hémoglobine glyquée et glycémie chez le patient.
Valoriser le dosage de l’hémoglobine glyquée dans le diagnostic du diabète.

4
Thèse de pharmacie
GENERALITES

5
Thèse de pharmacie
3. GENERALITES

3.1 DIABÈTE SUCRÉE :

3.1.1. Définition

Le diabète est une maladie chronique qui se déclare lorsque le pancréas ne produit
pas suffisamment d’insuline, ou lorsque l’organisme n’est pas capable d’utiliser
efficacement l’insuline qu’il produit. L’insuline est une hormone qui régule la
glycémie. L’hyperglycémie, également appelée glycémie élevée, est un effet courant
du diabète non maîtrisé qui, au fil du temps, provoque de graves lésions dans de
nombreux systèmes du corps, en particulier les nerfs et les vaisseaux sanguins [3].
Epidemiologie
On estime que 537 millions d'adultes âgés de 20 à 79 ans vivent actuellement avec
un diabète. Cela représente 10,5% de la population mondiale dans ce groupe d'âge.
Le nombre total devrait atteindre 643 millions (11,3 %) d'ici 2030 et 783 millions
(12,2%) d'ici 2045. Contrairement aux idées reçues, le diabète n’est pas l’apanage
des pays développés. Sa progression est fulgurante dans les pays en voie de
développement et notamment en Afrique. Près de 90 % des personnes atteintes de
diabète non diagnostiqué vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. En
Afrique, en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique occidental, plus de la moitié de la
population atteinte de diabète n’est pas diagnostiquée. Cette situation est
considérablement aggravée par une inégalité tragique d’accès aux traitements. Dans
bien des régions de la planète, les complications du diabète peuvent effectuer leurs
ravages [5].

6
Thèse de pharmacie
Figure 1: Epidémiologie du diabète dans le monde
Physiopathologie
Diabète sucrée de type 1 [6]
Les termes diabète insulinodépendant ou diabète juvénile englobaient auparavant ce
type de diabète. Le diabète de type 1 résulte d’une destruction auto-immune des
cellules ß du pancréas. Il existe plusieurs marqueurs de cette destruction auto-
immune, détectables dans les fluides corporels et les tissus :
Autoanticorps des cellules des îlots pancréatiques (ICA)
Autoanticorps dirigés contre l’insuline (AIA)
Autoanticorps dirigés contre l’acide glutamique décarboxylase (GAD65)
Autoanticorps dirigés contre les tyrosines phosphatases IA-2 et IA-2ß.

7
Thèse de pharmacie
Le métabolisme du glucose est régulé par une orchestration complexe des activités
hormonales. Les sucres alimentaires sont décomposés en divers glucides. Le plus
important est le glucose, métabolisé dans presque toutes les cellules du corps. Le
glucose pénètre dans la cellule par diffusion facilitée (protéines de transport du
glucose). Ce transport facilité est stimulé très rapidement et efficacement par un
signal d’insuline (le transport du glucose dans les cellules musculaires et adipeuses
est multiplié par vingt). Une fois le glucose transporté dans le cytoplasme, l’insuline
en dirige ensuite la disposition - conversion du glucose en glycogène, en pyruvate et
en lactate, et en acides gras. Le diabète a été initialement diagnostiqué par
l’utilisation d’un test de tolérance au glucose par voie orale (oGTT) et les critères ont
été modifiés à plusieurs reprises par l’OMS et l’ADA. Les anciens termes comme
IDDM - diabète sucré insulinodépendant, NIDDM - DM non insulinodépendant, DM
juvénile ou DM adulte ont été abolis. Diabète sucrée de type 2
Resistance à l’insuline

La cause sous-jacente de la résistance à l’insuline a traditionnellement été attribuée


à des facteurs principalement « environnementaux » liés à la suralimentation, au
mode de vie sédentaire, au surpoids et à l’obésité qui en résultent, avec des
contributions moins importantes du vieillissement et de la génétique.
Altération de la sécrétion l’insuline

La sécrétion d’insuline défectueuse est en grande partie le résultat d’influences


génétiques et de la programmation de la masse et de la fonction des cellules bêta in
utero. De plus, l’hyperglycémie elle-même peut altérer la fonction des cellules bêta
pancréatiques et exacerber la résistance à l’insuline (« glucotoxicité »), conduisant à
un cercle vicieux d’hyperglycémie entraînant une aggravation de l’état métabolique.
Le diabète de type 2 est souvent accompagné d’autres affections, notamment
l’hypertension, la dyslipidémie (triglycérides élevés et cholestérol à lipoprotéines de

8
Thèse de pharmacie
haute densité [HDL]) et l’obésité centrale. Cette constellation de conditions cliniques
est appelée syndrome métabolique. La résistance à l’insuline peut jouer un rôle
important dans la genèse de ces anomalies. L’augmentation des niveaux d’acides
gras libres, les cytokines inflammatoires provenant des graisses et les facteurs
oxydatifs ont tous été impliqués dans la pathogenèse du syndrome métabolique, du
diabète de type 2 et de leurs complications cardiovasculaires
Altération de la sécrétion d’insuline et de la résistance à l’insuline [7]

L’importance relative de la libération altérée d’insuline et de la résistance à l’insuline


dans la pathogenèse du diabète de type 2 a été évaluée dans plusieurs études. À titre
d’exemple, dans une étude prospective de plus de 6500 fonctionnaires britanniques
sans diabète au départ, 505 sujets ont reçu un diagnostic de diabète au cours des 9,7
années (médiane) de suivi. Chez ceux qui ont développé un diabète par rapport à
ceux qui n’en ont pas développé, il y avait une diminution marquée de la sensibilité
à l’insuline au cours des cinq années précédant le diagnostic. La fonction des cellules
bêta (sécrétion d’insuline) à augmenter trois à quatre ans avant le diagnostic,
probablement en tant que mécanisme compensatoire, puis a diminué jusqu’au
diagnostic. En outre, une étude prospective de sept ans portant sur 714 Américains
d’origine mexicaine sans diabète a suggéré que la diminution de la sécrétion
d’insuline et la résistance à l’insuline étaient des facteurs de risque indépendants du
diabète de type 2. Chez les Indiens Pima, chez qui la fréquence du diabète est très
élevée, la transition d’une tolérance normale au glucose à une intolérance au glucose
au diabète est caractérisée par une diminution concomitante de l’élimination du
glucose stimulée par l’insuline et de la sécrétion d’insuline stimulée par le glucose.
Enfin, l’étude de la population « prédiabétique » à haut risque dans le cadre du
Programme de prévention du diabète (PPD) a montré que la combinaison d’une
diminution de la sensibilité initiale à l’insuline (résistance) et d’une réduction de la
9
Thèse de pharmacie
sécrétion d’insuline agissait de manière additive pour augmenter le risque de
développement du diabète au fil du temps.

Figure 2: Mécanismes physiopathologiques des diabètes

Sources : Diabètes – la bio dans tous ses états ( home-blog)

Dysfonctionnement des cellules bêta [8]


Le diabète de type 2 est progressif, et l’un des principaux facteurs responsables en
est un déclin continu de la fonction β cellules. Plusieurs études ont démontré que le
diabète et le prédiabète ne se développent pas tant que la cellule β ne parvient pas à
compenser de manière appropriée l’état périphérique de résistance à l’insuline. La
capacité de la cellule β à sécréter suffisamment d’insuline pour répondre
adéquatement à l’état périphérique de résistance à l’insuline dépend de multiples
facteurs, notamment la masse des cellules β [9] et la capacité sécrétoire [9], qui sont
influencées par des facteurs génétiques [10] et environnementaux[10] . En fait, bien
que la perte progressive de la fonction β-cellules puisse être due à différents troubles
métaboliques (résistance à l’insuline, lipotoxicité), plusieurs études ont suggéré que

10
Thèse de pharmacie
le dysfonctionnement des cellules β dépend également d’un risque préexistant et
peut-être génétiquement déterminé, ce qui est crucial pour que le dysfonctionnement
des cellules β se produise).
3.1.4. Classification du diabète

La majorité des cas de diabète peuvent être classés en 2 catégories: le diabète de type
1 et le diabète de type 2, bien que certains cas soient difficiles à classer [11]. Le
diabète gestationnel (DSG) se caractérise par la survenue d’une hyperglycémie,
c’est-à-dire d’une élévation de la concentration de glucose dans le sang au-dessus
des valeurs normales, mais à des valeurs inférieures à celles conduisant à poser le
diagnostic de diabète. Le diabète gestationnel survient pendant la grossesse
[3]. La classification du diabète est résumée dans le Tableau 1. Le tableau 3 traite de
la classification étiologique du diabète, y compris les formes moins courantes
associées aux mutations génétiques, les maladies du pancréas exocrine (comme la
fibrose kystique), d’autres maladies ou l’exposition à des médicaments (comme les
glucocorticoïdes, les médicaments pour traiter le VIH/sida et les antipsychotiques
atypiques) [12].
Les diabètes monogéniques représentent 1 à 2 % des diabètes. Il s’agit d’un cadre
hétérogène au plan génétique et clinique. Une approche clinique permet, selon le
phénotype du patient, d’orienter le diagnostic génétique. Cependant, dans certaines
formes le diagnostic différentiel, notamment avec un diabète de type 2 de survenue
précoce, peut être difficile. Selon leur présentation, on peut classer les diabètes
monogéniques en trois groupes : dans le premier, le diabète, de phénotype variable,
est au premier plan, il s’agit des MODYs (Maturity onset diabetes of the young) ;
dans le second, le diabète est associé à des atteintes extra-pancréatiques, en
particulier une atteinte rénale dans le syndrome RCAD (Renal cysts and diabetes, ou
MODY5), ou une surdité et une dystrophie maculaire dans le MIDD (Maternally

11
Thèse de pharmacie
inherited diabetes and deafness), dû à une mutation de l’ADN mitochondrial ; dans
le troisième groupe, le diabète est de survenue très précoce, habituellement de
révélation néonatal [13]. Il est important de faire la distinction entre le diabète de
type 1, le diabète de type 2 et le diabète monogénique, mais il peut être difficile au
moment du diagnostic dans certaines situations [12]. Le Tableau 2 met en évidence
les principales caractéristiques du diabète de type 1, y compris la forme LADA, le
diabète de type 2 et le diabète monogénique. Aucun test diagnostique ou critère
clinique ne peut faire cette distinction de manière fiable, mais des tests
supplémentaires peuvent être utiles dans les présentations atypiques si la
connaissance du diagnostic spécifindicateur de gestion du glucosendicateur de
gestion du glucose peut modifier la prise en charge.
Une forme monogénique à mettre en évidence est le diabète néonatal, qui se présente
généralement à l’âge de 6 mois et est impossible à distinguer du diabète de type 1
dans ses caractéristiques cliniques, mais peut se prêter à un traitement par
sulfonylurée orale au lieu d’une insulinothérapie. Pour cette raison, tous les
nourrissons diagnostiqués avant l’âge de 6 mois devraient subir un test génétique. En
outre, toutes les personnes ayant reçu un diagnostic de diabète de type 1 devraient
être examinées pour déterminer si le diagnostic a été posé avant l’âge de 6 mois et,
le cas échéant, des tests génétiques devraient être effectués [12].

12
Thèse de pharmacie
Tableau I : Classification du diabète [12]

Comprend le diabète auto-immun latent chez l’adulte (LADA); Terme utilisé


pour décrire le petit nombre de personnes atteintes de diabète de type 2 apparent
qui semblent avoir une perte de cellules bêta pancréatiques à médiation
immunitaire .

Le diabète de type 1 : englobe le diabète qui est principalement le résultat de la


destruction des cellules bêta pancréatiques avec une carence en insuline
conséquente, qui est sujette à l’acidocétose. Cette forme comprend les cas dus à
un processus auto-immun et ceux pour lesquels l’étiologie de la destruction des
cellules bêta est inconnue.
Le diabète de type 2 : peut aller d’une résistance prédominante à l’insuline avec
déficit relatif en insuline à un défaut sécrétoire prédominant avec résistance à
l’insuline. La cétose n’est pas aussi courante.
Le diabète sucré gestationnel : fait référence à une intolérance au glucose avec
apparition ou première reconnaissance pendant la grossesse.
D’autres types spécifiques comprennent une grande variété de conditions
relativement rares, principalement des formes spécifiques de diabète
génétiquement définies ou de diabète associé à d’autres maladies ou à la
consommation de drogues.

13
Thèse de pharmacie
Tableau II: Caractéristiques cliniques distinguant le diabète de type 1, le diabète de
type 2et le diabète monogénique
Caractéristiques Diabète de type 1 Diabète de type Diabète
cliniques 2 monogénique

Âge d’apparition La plupart <25 ans, Habituellement Habituellement


(années) >25, mais <25 ; diabète
mais peuvent survenir
l’incidence néonatal <6 mois
à tout âge augmente chez
les adolescents,
(mais pas avant l’âge
parallèlement à
de 6 mois)
l’augmentation
du taux d’obésité
chez les enfants
et les
adolescents

Poids Généralement mince, >90% au moins Semblable à la


mais, avec en surpoids population
l’épidémie d’obésité, générale
peut avoir un
surpoids ou l’obésité

Autoanticorps Habituellement Absent Absent


d’îlots présent

Peptide C IndétecTableau/faible Normal/élevé Normal


Production Absent Présent Habituellement
d’insuline présent

14
Thèse de pharmacie
Traitement de Insuline Fréquent (75 % Dépend du
première intention à 90 %) soustype

Antécédents Agents Peu fréquent (5 Mode de


familiaux de ntihyperglycémiants % à 10 %) transmission
diabète non insuliniques, une autosomique
dépendance multigénérationnel
progressive à
l’insuline peut
survenir

L’ATCD Commun Rare Rare (sauf pour le


diabète néonatal )

15
Thèse de pharmacie
Tableau III: Classification étiologique du diabète sucrée
Diabète de type 1 (y compris la forme LADA) (destruction des cellules bêta,
conduisant généralement à un déficit absolu en insuline)
A. Immunomédié B. Idiopathique
Diabète de type 2 (peut aller d’une résistance à l’insuline prédominante avec
déficit relatif en insuline à un défaut principalement sécrétoire avec résistance à
l’insuline)

Diabète sucré gestationnel


Autres types spécifiques
Défauts génétiques de la fonction des Induite par un médicament ou un produit
cellules bêta chimique • Interféron alpha •
• Chromosome 20, HNF-4alpha Antipsychotiques atypiques* •
(MODY1) • Chromosome 7,
Agonistes
glucokinase (MODY2)
bêta-adrénergiques • Inhibiteurs de la
• Chromosome 12, HNF-1alpha
calcineurine* • Diazoxide • Dilantin
(MODY3)
• Fluoroquinolones
• Chromosome 13, IPF-1
(MODY4) • Glucocorticoïdes*
• Traitement antirétroviral hautement
• Chromosome 17, HNF-1beta
actif (HAART)*
(MODY5)
• Inhibiteurs de la HMG CoA
• Chromosome 2, NeuroD1
(MODY6) réductase (statines)
• Chromosome 2, KLF11
(MODY7)

16
Thèse de pharmacie
• Chromosome 9, CEL (MODY8) • Acide nicotinique • Pentamidine
• Chromosome 7, PAX4 • Thiazidiques • Hormone
(MODY9)
thyroïdienne • Vacor (rodenticide)
• Chromosome 11, INS
(MODY10) • Autres infections

• Chromosome 8, BLK • Rubéole congénitale •


(MODY11)
Cytomégalovirus
• Chromosome 11, ABCC8
• Autres
• Chromosome 11, KCNJ11 Formes rares de diabète à médiation
• ADN mitochondrial immunitaire • Anticorps anti-récepteurs
• Diabète néonatal permanent de l’insuline • Syndrome de l’homme
• Diabète néonatal transitoire raide • Autres Autres syndromes
• Autres génétiques parfois associés au diabète
Défauts génétiques dans l’action de • Syndrome
l’insuline • Ataxie
• Leprechaunism
• Diabète lipoatrophique
• Syndrome de Rabson-
Mendenhall
• Résistance à l’insuline de type A
• Autres Maladies du pancréas
exocrine

17
Thèse de pharmacie
• Fibrose kystique de Friedreich • Chorée de Huntington •
• Pancréatopathie fibrocalculeuse Syndrome de Klinefelter • Syndrome de

• Hémochromatose Laurence-Moon-Bardet-Biedl •

• Néoplasie Dystrophie

• Pancréatite myotonique • Porphyrie


• Syndrome de Prader-Willi
• Traumatisme/pancréatectomie
• Autres Endocrinopathies • Syndrome de Turner

• Acromégalie • Syndromede Wolfram

• Aldostéronome • Syndrome de • Autres

Cushing • Glucagonome
• Hyperthyroïdie
• Phéochromocytome
• Somatostatinome
• Autres
Adapté et mis à jour de : American Diabetes Association. Diagnostic et
classification du diabète sucré. Soins du diabète. 2012; 35(suppl 1):S64-S71.
LADA; Diabète auto-immun latent des adultes
* Médicaments plus souvent associés à l’hyperglycémie.

3.1.5. Critères de diagnostic du diabète [14]

Hyperglycémie symptomatique
Le diagnostic de diabète sucré est facile à établir lorsqu’un patient présente des
symptômes classiques d’hyperglycémie (soif, polyurie, perte de poids, vision floue)
et a une glycémie aléatoire de 200 mg / dL (11,1 mmol / L) ou plus. La plupart des
patients atteints de diabète de type 1 sont symptomatiques et ont des concentrations

18
Thèse de pharmacie
de glucose plasmatique bien supérieures à ≥ 200 mg / dL. Certains patients atteints
de diabète de type 2 présentent également une hyperglycémie symptomatique et
une glycémie de ≥200 mg / dL.
Hyperglycémie asymptomatique
Le diagnostic de diabète chez une personne asymptomatique (généralement le
diabète de type 2) peut être établi à l’aide de l’un des critères suivants. Valeurs
de FPG ≥126 mg/dL (7,0 mmol/L). Le jeûne est défini comme l’absence
d’apport calorique pendant au moins huit heures.
Valeurs de glycémie plasmatique sur deux heures de ≥ 200 mg/dL (11,1 mmol/L)
pendant une OGTT de 75 g.
A1C valeurs ≥6,5 % (48 mmol/mol).
En l’absence d’hyperglycémie symptomatique sans équivoque, le diagnostic de
diabète doit être confirmé un jour ultérieur par une mesure répétée, en répétant le
même test pour confirmation. Cependant, si deux tests différents (par exemple,
FPG et A1C) sont disponibles et concordants pour le diagnostic du diabète, des
tests supplémentaires ne sont pas nécessaires [5]. Si deux tests différents sont
discordants, le test diagnostique du diabète doit être répété pour confirmer le
diagnostic.
Critères de l’American Diabetes Association pour le diagnostic du diabète :
1. A1C ≥6,5 %. Le test doit être effectué en laboratoire à l’aide de méthode
certifiée NGSP et normalisée pour le test DCCT. *
OU

2. FPG ≥126 mg/dL (7 mmol/L). Le jeûne est défini comme l’absence


d’apport calorique pendant au moins 8 heures.
OU

19
Thèse de pharmacie
3. Glycémie plasmatique sur 2 heures ≥200 mg/dL (11,1 mmol/L) pendant
une OGTT. Le test doit être effectué comme décrit par l’Organisation
Mondiale de la santé, en utilisant une charge de glucose contenant
l’équivalent de 75 g de glucose anhydre dissous dans l’eau. *
OU
4. Chez un patient présentant des symptômes classiques d’hyperglycémie ou
de crise hyperglycémique, une glycémie plasmatique aléatoire ≥200 mg / dL
(11,1 mmol / L).

3.1.7. Les complications du diabète [9]

Les personnes atteintes de diabète courent un risque accru de maladie


Cardiovasculaire, ce qui peut entraîner des problèmes tels qu’une crise cardiaque, un
accident vasculaire cérébral ou même la mort.

[Link]. Complications oculaires :

Il existe plusieurs problèmes oculaires liés au diabète ; La plus courante est appelée
« rétinopathie diabétique ». Dans la rétinopathie diabétique, les petits vaisseaux
sanguins de la muqueuse à l’arrière du globe oculaire se développent anormalement
et fuient, entraînant une perte de vision et éventuellement la cécité s’ils ne sont pas
traités. D’autres problèmes oculaires associés au diabète comprennent l’œdème
maculaire diabétique (gonflement de la zone centrale de la rétine qui a la vision la
plus nette), le glaucome (pression élevée dans le globe oculaire) et la cataracte
(opacification du cristallin).
Des examens de la vue régulière sont essentiels pour détecter la rétinopathie et
d’autres problèmes oculaires à un stade précoce, lorsque la maladie peut être
surveillée et traitée pour préserver la vision. Le risque de rétinopathie diabétique et

20
Thèse de pharmacie
les recommandations pour la surveillance varient selon le type de diabète dont vous
souffrez.
[Link]. Pieds diabétiques

Le diabète peut diminuer le flux sanguin vers les pieds et endommager les nerfs qui
transportent la sensation ; Cette lésion nerveuse est connue sous le nom de «
neuropathie diabétique ». Parce que les personnes atteintes de neuropathie peuvent
perdre leur capacité à ressentir la douleur, elles courent un risque accru de développer
des complications potentiellement graves liées au pied telles que des ulcères. Les
complications du pied sont très fréquentes chez les personnes atteintes de diabète et
passent parfois inaperçues jusqu’à ce que les symptômes deviennent graves.

[Link]. Complications rénales

Le diabète peut altérer la fonction normale des reins. Les problèmes rénaux liés au
diabète sont appelés « maladie rénale diabétique » ou, par le terme plus ancien, «
néphropathie diabétique ». Au fil du temps, cela peut entraîner une maladie rénale
chronique et même une insuffisance rénale. (Voir « Éducation des patients : maladie
rénale diabétique (au-delà des bases) ».)
Pour vérifier votre fonction rénale, votre fournisseur de soins de santé peut demander
un test sanguin annuel pour la créatinine et l’utiliser pour estimer le taux de filtration
glomérulaire, ou DFGe (qui mesure le fonctionnement de vos reins). Ils peuvent
également commander des tests d’urine pour mesurer la quantité de protéines dans
votre urine. Lorsque les reins fonctionnent normalement, ils empêchent les protéines
de s’infiltrer dans l’urine, de sorte que la recherche de protéines (mesurées sous
forme d’albumine) dans l’urine (même en très petites quantités) peut être un signe
précoce de lésions rénales.

21
Thèse de pharmacie
Les recommandations pour savoir quand commencer les tests de dépistage réguliers
du rapport albumine/créatinine urinaire dépendent du type de diabète :
Chez les personnes atteintes de diabète de type 1, les tests devraient commencer
environ cinq ans après le diagnostic.
Chez les personnes atteintes de diabète de type 2, les tests devraient commencer au
moment du diagnostic.

3.1.8 Traitement
[Link] Traitements non médicamenteux :
Éducation thérapeutique
L’éducation thérapeutique du patient diabétique est fondamentale, car indispensable
à sa prise en charge. C’est un ensemble de pratiques visant à permettre au patient,
l’acquisition de compétences afin de pouvoir prendre en charge de manière active sa
maladie, ses soins et sa surveillance, en partenariat avec ses soignants. Elle est
destinée à aider le patient et sa famille et/ou son entourage à comprendre la maladie
et les traitements et à collaborer aux soins, dans le but de conserver et/ou améliorer
sa qualité de vie. Elle comprend la sensibilisation, l’information, l’apprentissage et
le support psychosocial, tous liés à la maladie et au traitement.
Mesures hygiéno-diététiques (MHD)
Bien que le traitement pharmacologique soit indispensable dans la prise en charge de
la majorité des états diabétiques, la plupart des recommandations reconnaissent que
les mesures hygiéno-diététiques restent l'une des bases de la thérapeutique du
diabète, qu'il s'agisse d'un DT1 ou d’un DT2. Les MHD ont pour objectif de contrôler
les désordres glycémiques et de lutter contre les FDR associés au diabète et qui
favorisent l'apparition ou la progression de complications cardiovasculaires.

22
Thèse de pharmacie
Régime alimentaire
Le régime alimentaire est basé sur le principe de l’alimentation saine et équilibrée,
dans le contexte des influences sociales, culturelles et psychologiques des choix
alimentaires. Il a pour but de faire obtenir au patient, un poids idéal, c’est-à-dire un
IMC compris entre 18 et 25 kg/m2. Cependant, chez les patients obèses, il doit être
prescrit un régime hypocalorique, visant à réduire la consommation d’aliments riches
en graisses saturées et en sucres à index glycémique élevé, et un régime hyposodé
chez les diabétiques hypertendus.
Activité Physique
L’activité physique doit être régulière (au moins 3 à 4 fois par semaine) et durer au
minimum 20-30 minutes par séance. Elle doit être au moins du type activité modérée
(conseiller 30 minutes à une heure de marche par jour ; préférer gravir les escaliers
au profit des ascenseurs). Mais lorsqu’elle est programmée intense, la glycémie doit
être surveillée avant et après l’activité, afin d’éviter l’hypoglycémie liée à l’effort
physique. Ainsi, il faut éviter les exercices vigoureux si la glycémie est <0,8 g/L (4,5
mmol/L), si le patient a une cétonurie ou si la glycémie est >2,5 g/L (14 mmol/L). Il
faut également éviter certaines activités sportives telles que l’alpinisme, le
parachutisme et la plongée sous-marine à cause du risque d’hypoglycémie lié à
celles-ci.
Pour le patient DT2, la pratique d’une activité physique régulière a un effet bénéfique
sur le contrôle métabolique, la sensibilité à l’insuline, la santé cardiovasculaire et la
perte du poids et sa consolidation autant qu’elle procure une sensation de bien-être.
La modification du régime alimentaire et l’activité physique doivent constituer les
premières étapes de la prise en charge des diabétiques de type 2 nouvellement
diagnostiqués, et doivent être maintenue tout au long du suivi.

23
Thèse de pharmacie
Auto-surveillance glycémique
L’autosurveillance glycémique (ASG) est l’un des principaux éléments du contrôle
de l’équilibre glycémique chez un patient diabétique. Elle est prescrite en fonction
du type de diabète, du type de traitement et de la situation clinique, et permet au
patient (ou son entourage) de surveiller lui-même sa glycémie, plusieurs fois par jour
si besoin, et de prendre des mesures pour la contrôler.
Chez les patients diabétiques de type 2, l’ASG est recommandée 2 à 4 fois par jour
en cas d’insulinothérapie et 2 fois par semaine à 2 fois par jour en cas de traitement
par des insulinosécréteurs ou de traitement n’atteignant pas l’objectif glycémique.
Elle se fait à jeun et en post-prandial

[Link] Traitements médicamenteux


[Link].1 Les antidiabétiques oraux
Sulfonylurées (SU) et autres sécrétagpgues (glinides).
Les sulfonylurées ont été découvertes en 1942, lorsque Janbon et al. a observé que
certains sulfamides généraient une hypoglycémie chez les animaux de laboratoire. A
partir de cette observation, le carbutamide (1-butyl-3-sulfonylurée) a été synthétisé.
Le carbutamide a été la première sulfonylurée utilisée pour traiter le diabète, mais a
ensuite été retirée du marché en raison de ses effets néfastes sur la moelle osseuse.
Dans les années 1960, plusieurs sulfonylurées sont devenues disponibles ; ils sont
traditionnellement classés en 2 groupes (ou générations). Le gliclizide, le glipizide,
le glibenclamide et le glimépiride sont des sulfonylurées de deuxième génération,
actuellement utilisés, tandis que les médicaments de première génération (tels que le
tolbutamide et le chlorpropamide) ne sont plus utilisés.
Les médicaments de deuxième génération sont tout aussi efficaces pour abaisser les
concentrations de glucose dans le sang, mais il existe des différences dans
l’absorption, le métabolisme et la posologie [10].

24
Thèse de pharmacie
Les sulfonylurées sont utilisées pour traiter le diabète de type 2 depuis de nombreuses
années. Ils agissent en augmentant la quantité d’insuline produite par votre corps et
peuvent abaisser le taux de sucre dans le sang d’environ 20%.
Cependant, au fil du temps, ils cessent progressivement de fonctionner. Ce sont des
agents secondaires raisonnables parce qu’ils sont peu coûteux, efficaces,
universellement disponibles et ont une longue expérience. La plupart des patients
peuvent prendre des sulfonylurées même s’ils ont une allergie aux médicaments «
sulfamides ». Vous devez être très prudent en prenant une sulfonylurée si vous
souffrez d’insuffisance rénale.
Un certain nombre de sulfonylurées à courte durée d’action sont disponibles (noms
de marque échantillons: Glucotrol, Amaryl), et le choix entre eux dépend
principalement du coût et de la disponibilité [15]. Tableau IV: Différentes
générations de sulfonylurées [10].

Molécules Gen. Dos e Durée de Activité Élimination Structure


[mg] l’action des
T1/2* métaboli
tes T1/2
Tolbutamide I 500– Court Inactif Urine ≈
2000 4.5 à 6.5 h 100%

Glibenclamide II 2.5– Intermédiai Actif Bile ≈ 50%


15 re à long 10 h
5à7h
Glimépiride II 1–6 Intermédiai Actif Urine ≈
re 5 à 8 h 3à6h 80%

Glipizide II 2.5– Court à Inactif Urine ≈

25
Thèse de pharmacie
20 intermédiai 70%
re 2 à 4 h

Gliclazide II 40– Intermédiai Inactif Urine ≈


320 re B10 h 65%

Gliquidone II 15– Court à Inactif Bile ≈ 95%


180 intermédiai
re 3 à 4 h
Les Meglitinides comprennent le répaglinide (nom de marque : Prandin) et le
natéglinide (nom de marque : Starlix). Ils agissent pour abaisser le taux de sucre dans
le sang, semblable aux sulfonylurées, mais ils agissent plus rapidement que les
sulfonylurées et doivent être pris juste avant un repas ; Ils peuvent également être
recommandés chez les personnes allergiques aux sulfonylurées. Ils sont pris sous
forme de pilule. Les Meglitinides ne sont généralement pas utilisés comme traitement
de première intention, car ils sont plus coûteux que les sulfonylurées. Le répaglinide
peut être utilisé chez les patients atteints d’insuffisance rénale. Thiazolidinediones
Cette classe de médicaments comprend la pioglitazone (nom de marque : Actos) et
la rosiglitazone (nom de marque : Avandia), qui agissent pour abaisser le taux de
sucre dans le sang en augmentant la sensibilité du corps à l’insuline. Ils sont pris sous
forme de pilule et généralement en association avec d’autres médicaments tels que
la metformine, une sulfonylurée ou l’insuline.
Les effets secondaires courants des thiazolidinediones comprennent :
Prise de poids.
Gonflement des pieds et des chevilles, qui peut parfois être un signe d’insuffisance
cardiaque nouvelle ou qui s’aggrave. Le risque d’insuffisance cardiaque est faible
mais grave. Un signe précoce d’insuffisance cardiaque est un gonflement des pieds

26
Thèse de pharmacie
et des chevilles. Les personnes qui prennent des thiazolidinediones devraient
surveiller l’enflure.
Un risque accru faible mais grave de développer une rétention d’eau à l’arrière des
yeux (œdème maculaire).
Risque possible de développer certains types de cancer (comme le cancer de la
vessie).
Un risque accru de fractures osseuses.
Inhibiteurs de l’alpha-glucosidase
Ces médicaments, qui comprennent l’acarbose (nom de marque : Précoce) et le
miglitol (nom de marque : Glyset), agissent en interférant avec l’absorption des
glucides dans l’intestin. Cela aide à abaisser le taux de sucre dans le sang, mais pas
aussi bien que la metformine ou les sulfonylurées. Ils peuvent être combinés avec
d’autres médicaments si le premier médicament ne réduit pas suffisamment le taux
de sucre dans le sang.
Les principaux effets secondaires des inhibiteurs de l’alpha-glucosidase sont les gaz
(flatulences), la diarrhée et les douleurs abdominales ; Commencer par une faible
dose peut minimiser ces effets secondaires. Le médicament est généralement pris
trois fois par jour avec la première bouchée de chaque repas.

[Link].2 Insuline

Dans le passé, le traitement à l’insuline était réservé aux patients atteints de diabète
de type 2 dont la glycémie n’était pas contrôlée par des médicaments oraux et des
changements de mode de vie (c’est-à-dire un régime alimentaire et de l’exercice).
Cependant, il existe de plus en plus de preuves que le traitement à l’insuline à des
stades précoces peut améliorer la prise en charge globale du diabète au fil du temps.

27
Thèse de pharmacie
Les effets secondaires comprennent l’hypoglycémie, si vous prenez plus d’insuline
que votre corps a besoin, et le gain de poids. L’ajustement de la dose d’insuline aux
besoins du corps peut minimiser le risque de ces effets secondaires. Il peut être
nécessaire de réajuster votre dose fréquemment.
Dans certaines situations, les injections d’insuline (injections) peuvent être utilisées
comme traitement de première intention pour le diabète de type 2. Dans d’autres cas,
l’insuline peut être ajoutée ou substituée aux médicaments oraux. Si vous prenez de
l’insuline, vous devrez vous sentir à l’aise de vous faire les injections ou demander à
un membre de votre famille ou à un colocataire d’apprendre à le faire pour vous.
Des informations plus détaillées sur le traitement à l’insuline sont disponibles
séparément. (Voir « Éducation des patients : diabète de type 2 : traitement à l’insuline
(au-delà des bases) ».)
Tableau V: Résumé des interventions hypoglycémiantes [16]
Intervention Diminution Avantages Inconvénients
attendue de
l’HbA1c en
monothérapie (%)
Traitement initial
Changement de mode 1,0 à 2,0 De nombreux Insuffisant pour la plupart au
avantages cours de la première année
de vie pour perdre du
en raison d’une perte de
poids et augmenter poids et d’une reprise de
poids inadéquates
l’activité

28
Thèse de pharmacie
Metformine 1,0 à 2,0 Poids neutre Effets secondaires
gastrointestinaux, contre-
indiqués avec insuffisance
rénale (DFGe <30
2
mL/min/1,73 m )*

Traitement supplémentaire
Insuline 1,5 à 3,5 Pas de limite 1 à 4 injections par jour,
(généralement avec surveillance, prise de poids,
de dose,
une seule injection hypoglycémie, analogues
rapidement coûtent cher
quotidienne
d’insuline à action efficace,
intermédiaire ou profil

prolongée lipidique
initialement) amélioré

Sulfonylurée (agents 1,0 à 2,0 Rapidement Prise de poids,


à action plus courte efficace hypoglycémie (en particulier
de préférence) avec le glibenclamide ou le
chlorpropamide)

29
Thèse de pharmacie
Agoniste des 0,5 à 1,5 Perte de Nécessite une injection, des
récepteurs du GLP-1 poids, effets secondaires
(injections réduction des gastrointestinaux fréquents,
quotidiennes à événements coûteux
hebdomadaires) cardiovascula
ires
indésirables
majeurs
(liraglutide,
sémaglutide,
dulaglutide)
chez les
patients
atteints de
MCV établie
et
potentielleme
nt chez les
personnes à

risque
élevé
de MCV

30
Thèse de pharmacie
Thiazolidinedione 0,5 à 1,4 Amélioration Rétention d’eau, IC, gain de
du profil poids, fractures osseuses,
lipidique augmentation potentielle de
(pioglitazone l’IM (rosiglitazone) et du
), diminution cancer de la vessie
potentielle de (pioglitazone)
l’IM
(pioglitazone
)

Glinide 0,5 à 1,5Δ Rapidement Prise de poids, dosage 3 fois


efficace par jour, hypoglycémie3.

Inhibiteur du SGLT2 0,5 à 0,7 Perte de Candidose vulvovaginale,


poids, infections des voies
urinaires, fractures osseuses,
réduction de amputations des membres
la pression inférieurs, ACD

artérielle
systolique,
réduction de
la mortalité
cardiovascula
ire chez les
patients
atteints de
MCV établie,

31
Thèse de pharmacie
amélioration
des résultats
rénaux chez
les patients
atteints de
néphropathie

Inhibiteur de la DPP- 0,5 à 0,8 Poids neutre Risque accru possible d’IC
4 avec la saxagliptine, coûteux

Inhibiteur de 0,5 à 0,8 Poids neutre Effets secondaires


l’alphaglucosidase gastrointestinaux fréquents,
3 fois par jour

Pramlintide 0,5 à 1,0 Perte de poids 3 injections par jour, effets


secondaires
gastrointestinaux fréquents,
sécurité à long terme non
établie, coûteux

3.2 Glycémie [17]

3.2.1 Définition

Le glucose est sucré (glucide) simple stocké dans notre organisme sous la forme de
glycogène qui peut être mobilisé à tout moment pour répondre à la demande de la
cellule concernée : c’est le carburant de notre organisme. Le glucose est transporté
dans le sang, on peut mesurer la quantité de glucose dans le sang avec une mesure de
la glycémie. Une hormone appelée insuline est chargée de maintenir un taux constant
de glucose dans le sang[17].

32
Thèse de pharmacie
3.2.2 METHODES DE DOSAGE

En pratique clinique courante, les résultats de la glycémie veineuse réalisée sur


plasma ou sur sang total ou ceux de la glycémie capillaire sont utilisés
indifféremment mais il faut garder en mémoire qu’il existe un risque d’erreur
d’interprétation. En effet, du fait de la Concentration en eau différente entre les
hématies et le plasma, la concentration en glucose est plus élevée dans ce dernier que
dans les globules rouges, la différence étant d’environ 11 %. Toutefois, cette
différence dépend de l’hématocrite, atteignant 15 % pour un hématocrite à 0,55 et
seulement 8 % pour un hématocrite à 0,30.
Compte tenu de l’importance du résultat pour poser le diagnostic de diabète, il est
impératif de savoir si une glycémie a été établie au laboratoire sur plasma veineux
ou en biologie délocalisée sur lecteur de glycémie. Seule la glycémie veineuse
réalisée au laboratoire permet d’établir le diagnostic de diabète.
Aspects préanalytiques [17]
Le principal problème lié au dosage de glucose est la maîtrise de la phase
préanalytique et du milieu sur lequel le dosage est effectué. Du fait de la glycolyse
qui se poursuit in vitro, il convient de séparer le plasma des érythrocytes et des
leucocytes dans l’heure qui suit le prélèvement.
Il est préférable de déterminer la glycémie sur plasma et non sur sérum car la
glycémie baisse de 0,6 mmol/L/h au moment de la formation du caillot. Il convient
ensuite de choisir le bon anticoagulant en fonction de son potentiel antiglycolytique.
Au cours des deux premières heures et avant centrifugation, la diminution est en
moyenne de 8,3 % sur héparine et de 9,2 % sur monoiodo-acétate à moins que le tube
ne soit immédiatement placé à + 4 °C après le prélèvement. L’action antiglycolytique
du monoiodo-acétate ou du fluorure de sodium ne se manifeste en fait qu’après la

33
Thèse de pharmacie
deuxième heure permettant alors la stabilisation de la glycémie et la conservation
jusqu’à une semaine à + 4 °C.
Contrairement au fluorure, le monoiodo-acétate est non hémolysant. Une
acidification du sang au moment du prélèvement maintenant le pH entre 5,3 et 5,9
stoppe instantanément la glycolyse.
Des systèmes de prélèvement contenant l’acidifiant (acide citrique, citrate trisodique,
EDTA disodique, fluorure de sodium) sont disponibles mais il n’y a pas encore de
retour d’utilisation à grande échelle.
Au laboratoire
La glucose oxydase catalyse la transformation du glucose en acide gluconique et
H2O2. Le peroxyde d’hydrogène, sous l’action de la peroxydase, réduit un
chromogène pour donner une coloration dont l’intensité mesurée sur un
spectrophotomètre est proportionnelle à la concentration en glucose.
Dans la méthode à l’hexokinase, considérée comme la méthode de référence, l’étape
initiale est la formation de glucose 6-phosphate sous l’action de l’hexokinase en
présence d’ATP et de Mg2+, ce qui en fait une méthode spécifique du glucose. Il n’y
a pas d’interférences médicamenteuses connues ni d’interférences analytiques
(ictère, hémolyse, lipémie) jusqu’à des concentrations élevées en bilirubine,
hémoglobine ou lipides.
La glucose déshydrogénase catalyse l’oxydation du glucose en gluconolactone ; la
réduction concerne uniquement le β D-glucose et la xylose. Cette méthode doit donc
être évitée pour mesurer les glycémies au cours d’une charge en xylose. Il n’y a pas
d’interférence médicamenteuse connue avec cette méthode si ce n’est qu’elle peut
conduire à une surestimation de la glycémie car cette enzyme peut réagir avec le
maltose présent en grande quantité chez les patients en dialyse péritonéale continue

34
Thèse de pharmacie
ambulatoire et par ailleurs utilisé comme excipient de certaines solutions
d’immunoglobulines.
Le coefficient de variation (CV) Intertechnique est de 4 % et le CV des automates est
en général inférieur à 2 %.
Lecteurs de glycémie
Le terme « lecteurs de glycémie » regroupe des automates permettant la mesure de
la glycémie à partir d’une goutte de sang, capillaire prélevée au bout du doigt. Ces
lecteurs utilisent des bandelettes sur lesquelles le plasma diffuse vers la zone de
réaction. Ils mesurent une glycémie plasmatique mais certains ont l’inconvénient
d’être sensibles à l’hématocrite (attention chez le nouveau née et la femme enceinte)
et à la viscosité (attention en cas d’hyperlipémie). Leur calibration tient compte d’une
Valeur moyenne de l’hématocrite et pour la plupart les résultats sont corrigés par un
facteur qui permet soit l’expression en « glycémie plasmatique » soit l’expression en
« glycémie sur sang total ».
Selon le mode de calibration (plasma ou sang total), les résultats sont ou non
comparables à ceux obtenus au laboratoire.
Pour la plupart d’entre eux le dosage de glucose est réalisé avec le glucose oxydase,
mais certains utilisent la glucose déshydrogénase avec les mêmes interférences
décrites ci-dessus (maltose). Les principes de mesure actuels reposent sur une
électrochimie avec mesure ampérométrique. Certains types de lecteurs éliminent
l’interférence liée à l’hématocrite en intégrant dans leurs bandelettes des puits
supplémentaires qui, grâce à une nouvelle technologie, corrigent automatiquement la
concentration du glucose par une mesure simultanée de l’hématocrite.
Interprétation
La glycémie veineuse à jeun du sujet normoglycémique se situe entre 4 et 6 mmol/L;
elle doit correspondre à un prélèvement effectué après au moins huit heures de jeûne

35
Thèse de pharmacie
et entre 7 h et 8 h le matin. Après cinq heures de jeune, le glucose veineux est
inférieur de 5 à 10 % au glucose du sang artériel.
Depuis 1999, à la suite des travaux de l’American Diabetes Association, le diagnostic
de diabète est posé lorsqu’une glycémie à jeun, contrôlée à deux reprises (sauf
exception), est supérieure à 7mmol/L. En France la faisabilité d’un dépistage de
masse est réalisable mais doit être réservée à une population à risque.
C’est la « glycémie veineuse à jeun effectuée au laboratoire » qui a été retenue
comme test de dépistage. L’utilisation de glycémie capillaire même en utilisant un
lecteur strictement contrôlé du point de vue de la contagiosité a été exclue. On parle
de glycémie post-prandiale lorsqu’elle est déterminée entre une et deux heures après
le début du repas.

3.8.2. Epreuve d'hyperglycémie provoquée (voie orale) : HGPO [17]

Définition - physiologie :
Après avoir réalisé un prélèvement en vue de la détermination de la glycémie à jeun,
une dose standard de glucose est administrée per os au patient. Les variations de la
glycémie sont suivies de demi-heure en demi-heure pendant 2 heures (ou plus). Chez
l'individu normal, l'absorption intestinale du glucose est rapide et la concentration
sanguine augmente jusqu'à une valeur maximale de l'ordre de 150 mg/dL.
L'augmentation du taux de glucose stimule l'insulinosécrétion pancréatique dont
l'effet se manifeste endéans les 30 à 60 min par la diminution de la glycémie. Très
souvent, le captage tissulaire du glucose est suffisant pour provoquer une onde
hypoglycémique (environ 2 heures après le début du test). Pendant ce temps, si la
fonction rénale est normale, aucune glucosurie n'est décelée.
Prélèvements - propriétés de l’échantillon :[17]
Premier prélèvement sanguin sur plasma pour déterminer la glycémie à jeun.
Administration d'une dose standard de glucose.
36
Thèse de pharmacie
Adulte : 75 g
Enfant : 1.75 g/kg (avec un maximum de 75 g)
Femme enceinte : 100 g
Prélèvement toutes les 30 min. et allant jusque 120 min. (ou plus).
NB Chez la femme enceinte on réalise d'abord un test de screening vers la 28ème
Semaine : prise de 50 g de glucose et mesure de la glycémie 1 h plus tard (test de O
’Sullivan). Si le test de screening est positif on réalise alors le test diagnostique avec
100 g de glucose (voir ci-dessus).
Diverses précautions doivent être prises afin de pouvoir interpréter correctement le
test :
• Trois jours d'un régime alimentaire normal précèdent le test.
• La première glycémie est réalisée après un jeûne de 12 H.
• Le patient doit s'abstenir de tout exercice physique pendant l'épreuve et ne pas
fumer.
Valeurs de références :
• Critère O.M.S. : Voir interprétation des résultats.
• La tolérance au glucose diminue avec l'âge.
• Pendant la grossesse, la tolérance au glucose tend à diminuer.
Même si l’HGPO est toujours recommandée par l’OMS, son utilisation n’est pas
recommandée par l’HAS : elle est longue, pénible, manque de reproductibilité chez
un même patient et doit être réservée à des cas très particuliers ou dans le cadre de
protocoles bien définis. En revanche, elle permet de différencier deux catégories de
sujets à risque de développer un diabète : les intolérants au glucose et les sujets avec
hyperglycémie modérée à jeun (Tableauau 1).
Il convient de noter que la prise d’un certain nombre de médicaments peut entraîner
des résultats normaux alors qu’un diabète existe (caféine, biguanides, IMAO...)

37
Thèse de pharmacie
Comme ils induisent la sécrétion d’insuline, ils peuvent donner des résultats
faussement normaux [18].

3.8.3. Glucose urinaire :

Une recherche et une détermination semi-quantitative sur des urines fraîches ou sur
des urines de 24 heures sans addition de conservateur, peuvent être faites à l’aide
d’une bandelette réactive qui utilise la réaction glucose-oxydase/peroxydase et la
tétraméthylbenzidine comme indicateur. La coloration passe de jaune à vert en
présence de glucose et la glycosurie peut alors être exprimée en mmol/L (ou g/L) (+
à +++).
Il existe quelques rares réactions faussement positives dues à des interférences
médicamenteuses (L-dopa, salicylées, vitamine C.…).
Une détermination quantitative du glucose urinaire peut être faite par les mêmes
méthodes que celles décrites pour la détermination de la glycémie.
Physiologiquement, il n’y a pas de glucose dans les urines puisque la capacité
maximale de réabsorption tubulaire est de 9,9 mmol/L. Le diagnostic de diabète ne
peut se faire sur la positivité de la glycosurie car il peut exister une diminution du
seuil rénal de manière permanente ou provisoire. Hémoglobines glyquées (HBA1C

3.3.1Rappel physiologies

L’hémoglobine glyquée A1c (HbA1c) correspond à la fraction d’Hb exposée à la


glycation non enzymatique de la partie N-terminale de la chaine bêta de l'Hb A en
cas d’élévation de la glycémie. Compte tenu de la durée de vie des érythrocytes (120
jours), le taux d’HbA1c est influencé par les glycémies des 4 derniers mois, mais les
glycémies des 30 jours précédents sont responsables de 50% de sa valeur. L’HbA1c
constitue l’outil incontournable du suivi des patients diabétiques, son niveau reflétant
l’équilibre glycémique moyen des 2 à 3 mois passés. Les grandes études

38
Thèse de pharmacie
d’intervention menées dans le diabète de type 1 comme de type 2 ont bien démontré
le lien entre HbA1c et complications du diabète, principalement microvasculaires
[19].
Hémoglobine et hémoglobine glyquée :
L’hémoglobine A1c (HbA1c) représente un biomarqueur clé dans le diagnostic et la
prise en charge du diabète, car elle indique les concentrations récentes de glucose
dans le sang. La glycation de l’hémoglobine est un processus irréversible non
enzymatique qui est favorisé par l’exposition prolongée des érythrocytes à des
concentrations élevées de glucose, une condition qui est connue pour se produire
dans des conditions de banque de sang [20].
Il existe une relation quantitative entre le niveau d’exposition au glucose et le degré
de glycation. L’exposition au glucose dépend principalement de la glycémie et de la
durée d’exposition à une glycémie donnée. Dans le cas de l’hémoglobine, cette durée
dépend de la durée de vie des globules rouge [21].
Tout hémoglobine normale est une combinaison de chaînes alpha et non alpha. Le
gène de l'alpha globine est situé sur le chromosome 16. L'hémoglobine A est
composée d'une paire de chaînes d'alpha-globine et d'une paire de chaînes de bêta
globine.
METHODE DE DOSAGES DE L’HbA1c [18]
Les caractères physico-chimiques de l’hémoglobine sont modifiés par la glycation et
les méthodes de dosage sont basées sur deux principes : la modification de charge ou
la modification de structure.

[Link] Méthodes basées sur la modification de charge :

Les techniques de chromatographie d’échange ionique sont très sensibles aux


conditions techniques (température, pH, dilution de l’échantillon). Les méthodes

39
Thèse de pharmacie
automatisées en basse pression (CLBP) ou en haute pression (CLHP) sont préférables
aux mini-colonnes d’utilisation délicate et en voie de disparition et dont aucune ne
possède en 2010 la certification NGSP.
Les dernières générations d’automates de CLHP permettent la séparation de
nombreuses hémoglobines modifiées ayant des points isoélectriques proches de celui
de l’HbA1c.
Les techniques électrophorétiques
Les méthodes classiques sur gel d’agarose séparent les fractions d’hémoglobine selon
leur charge et leur quantification est densitométrique.
Des applications de l’électrophorèse capillaire ont permis d’améliorer la précision de
ces techniques électrophorétiques et permettent de doser l’HbA1c et non plus l’HbA1
totale.
Aucune ne possède en 2010 la certification NGSP.

3.3.3.2Méthodes basées sur la modification de structure

La chromatographie d’affinité
Les groupements 1-2 cis diol des molécules d’hexoses fixées sur l’hémoglobine
forment un complexe avec l’acide phénylboronique, ou un de ses dérivés,
immobilisés sur une matrice d’agarose. Cette technique a longtemps été considérée
comme fastidieuse du fait du grand volume de tampon à utiliser. En France, elle est
disponible sous forme d’un petit automate de faible cadence. À l’étranger, elle existe
sous forme d’un automate l’associant à la CLHP.
Les méthodes immunochimiques
Le développement d’anticorps polyclonaux puis monoclonaux vis-à-vis de
l’extrémité β N-teminale glyquée a permis le développement de méthodes
radioimmunologiques puis immunoturbidimétriques en phase homogène, adaptables
40
Thèse de pharmacie
sur divers automates de chimie clinique. Ces dosages sont effectués soit après
hémolyse manuelle, soit directement sur sang total selon les automates.
Le pourcentage d’HbA1c (ou plus exactement de chaînes beta glyquées) est calculé
par rapport à l’hémoglobine totale dosée en parallèle.
Les méthodes immunochimiques sont également accessibles sur des automates
dédiés utilisant un dosage par inhibition d’immunoagglutination sur latex, ou
utilisant des microparticules conjuguées aux anticorps avec une détection
microoptique.

41
Thèse de pharmacie
Tableau VI: Caractéristiques générales des principes de dosage de l’HbA1c.
HPLC Chromatographie Immunodosage
d’affinité
Avantages Permet la détection Résultats non Peut être adapté sur un
de variants d’Hb perturbés par la automate de biochimie.
Travaille sur tube fraction labile ou la
primaire bouché. fraction carbamylée.

Nécessite la plupart du temps


Inconvenient Nécessite l’achat Ne permet pas la la préparation de
d’un matériel détection de variant
spécifique. d’Hb. l’échantillon.
Ne permet pas la détection des
variants d’Hb. Est dépendant
de la qualité de l’anticorps.

Standardisation de dosage de l’hémoglobine glyquée [22]


Les méthodes d'analyse instrumentales servent d'outils standard pour reconnaître les
nouveaux cas de diabète sucré et contrôler si le diabète sucré diagnostiqué est
adéquatement compensé. En général, les tests doivent être axés sur la distinction
entre l'hémoglobine standard et l'HbA1c. Les différences physiques et chimiques
entre les deux molécules servent l'objectif du test. L'interaction avec les anticorps
crée la possibilité de distinguer les deux types d'hémoglobine au moyen d'un
immunoessai, différentes propriétés physiques de la surface de la molécule
(principalement dues à la polarité de surface) permettent l'isolement et la
détermination au moyen de la chromatographie et les différents poids des molécules
et de leurs fragments sont la prémisse de la spectrométrie de masse (MS). Les

42
Thèse de pharmacie
principes généraux du dosage de l'HbA1c en présence d'hémoglobine standard sont
résumés.
Diverses méthodes chromatographiques, les méthodes spectrométriques et leur
combinaison sont courantes dans la pratique clinique. Chromatographie liquide à
haute performance (CLHP) , CLHP par échange cationique chromatographie liquide
(CL) tandem MS, désorption laser assistée par matrice Ionisation temps de vol MS [
et électrophorèse de zone capillaire en tandem MS peuvent être mentionnés comme
appropriés pour distinguer les types d'hémoglobine. Les méthodes
immunochimiques telles que la méthode précipitation-turbidimétrie, les
immunoessais fluorométriques et le test immuno-enzymatique (ELISA) conviennent
également à la mesure de l'HbA1c.
Les analyses instrumentales susmentionnées fournissent des données robustes sur
l'HbA1c respectivement à l'hémoglobine non glyquée. Bien que les propriétés
analytiques des méthodes décrites soient suffisamment bonnes pour couvrir les
plages attendues d'HbA1c par rapport à l'hémoglobine non glyquée, elles ne
conviennent pas à la performance en dehors des laboratoires équipés et leur
utilisation nécessite un personnel de laboratoire formé. En dehors des analyses
instrumentales, aucun test pleinement applicable n'est disponible pour les tests sur le
lieu des soins, malgré le fait que de telles méthodes sont fortement souhaitées et
amélioreraient l'efficacité des soins pour les patients souffrant de diabète sucré.
D'autre part, les analyses instrumentales sont devenues plus petites et moins chères
ces dernières années. Malgré leur potentiel d'application limité pour les tests au point
de service, une meilleure disponibilité des analyses instrumentales pourrait être
pertinente pour les petits laboratoires, les hôpitaux mobiles, etc. Néanmoins, les
recherches futures devraient examiner les deux directions : les analyses
instrumentales standard et les tests aux points de service.

43
Thèse de pharmacie
Interprétation des résultats

1c

Figure3 :General principle of HbA1C assay in the presence of standard hemoglobin

■ Interprétation de l’HbA1c dans des conditions particulières


■ Valeurs usuelles et données physiologiques
Les valeurs usuelles et les objectifs thérapeutiques en terme d’HbA1c ont été
déterminés chez les sujets diabétiques présentant une hémoglobine HbA
homozygote. La question de leur interprétation chez les porteurs d’un variant de
l’hémoglobine reste posée.
En dehors des hémoglobinopathies qu’il convient de dépister au moment du premier
dosage, il existe d’autres situations particulières pour lesquelles le résultat obtenu
sera difficilement interprétable.

44
Thèse de pharmacie
Ce sont toutes les situations pathologiques qui modifient la durée de vie des hématies
: anémie, hémolyse, carence martiale, insuffisance rénale chronique traitée par
érythropoïétine. Le renseignement fourni perd toute valeur sémiologique. Dans
d’autres circonstances il convient de connaître les limites de la technique utilisée ; en
effet, des interférences provoquées par certaines molécules non glucidiques qui
peuvent se fixer à l’hémoglobine et entraîner une différence de charge sont à prendre
en compte. C’est le cas de I ’urée, de l’éthanol, de l’acide acétylsalicylique qui
donnent respectivement formation aux hémoglobines carbamylées, acétylées,
combinées à l’acétaldéhyde, hémoglobines dont L’inconvénient est d’être éluées au
niveau des hémoglobines rapides en chromatographie d’échange d’ions ou en
électrophorèse.
In vitro, ce phénomène est facilement démontrable mais il semble qu’in vivo, les
effets soient minorés et que les différences observées entre différentes techniques
dans ces situations pathologiques ne sont pas uniquement liées à ces hémoglobines
modifiées. Ces différents éléments impliquent qu’une attention particulière doit être
portée aux élévations et aux diminutions non attendues de l’HbA1c.
Par ailleurs, chaque technique doit être évaluée en fonction de ses performances
propres, et on ne saurait considérer comme équivalentes toutes les techniques basées
sur une même technologie, comme par exemple la CLHP ou les immunodosages,
dont la spécificité dépend de l’épitope reconnu.
Relation HbA1C/glycémie
Pour le clinicien le résultat de l’HbA1C est parlant. Mais pour le patient, la glycémie
est d’une compréhension plus facile. En tant que porteur d’une maladie chronique, il
est important que le patient prenne en charge tout ce qui peut contribuer à améliorer
sa vie quotidienne et donc que la connaissance et la compréhension de la glycémie
soient effectives et efficaces. C’est la raison pour laquelle certains cliniciens

45
Thèse de pharmacie
apprécient d’avoir en complément du résultat d’HbA1C une correspondance avec les
glycémies moyennes des deux mois précédant le dosage.
À la suite des travaux du DCCT, la relation moyenne glycémique/ HbA1C a été
recalculée et publiée par l’ADA. Cette relation que l’on peut calculer selon la formule
suivante :
« glycémie (g/L) = [(35,6 × % HbA1C) – 77,3] × 0,01 » Limitations de
l’A1C (24)
Le test A1C est une mesure indirecte de la glycémie moyenne et, à ce titre, est sujet
à des limites. Comme pour tout test de laboratoire, il existe une variabilité dans la
mesure de l’HbA1c. Bien que la variabilité de l’HbA1c soit plus faible sur une base
intra individuelle que celle des mesures de la glycémie, les cliniciens doivent faire
preuve de jugement lorsqu’ils utilisent l’HbA1c comme seule base pour évaluer le
contrôle glycémique, en particulier si le résultat est proche du seuil qui pourrait
entraîner un changement de traitement médicamenteux. Par exemple, les conditions
qui affectent le renouvellement des globules rouges (anémies hémolytiques et autres,
déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase, transfusion sanguine récente,
utilisation de médicaments qui stimulent l’érythropoïèse, maladie rénale terminale et
grossesse) peuvent entraîner des écarts entre le résultat de l’HbA1c et la glycémie
moyenne réelle du patient. Des variantes de l’hémoglobine doivent être envisagées,
en particulier lorsque le résultat de l’HbA1c n’est pas corrélé avec les taux de CGM
ou de SMBG du patient. Cependant, la plupart des tests utilisés aux États-Unis sont
précis chez les individus hétérozygotes pour les variantes les plus courantes (voir
[Link]/[Link]). D’autres mesures de la glycémie moyenne telles que la
fructosamine et le 1,5-anhydroglucitol sont disponibles, mais leur traduction en taux
de glucose moyens et leur signification pronostique ne sont pas aussi claires que pour
l’A1C et le CGM. Bien qu’il existe une certaine variabilité dans la relation entre les
taux de glucose moyens et l’HbA1c entre les différents individus, l’association entre

46
Thèse de pharmacie
le glucose moyen et l’HbA1c au sein d’un individu est généralement corrélée au fil
du temps [23].
L’HbA1c ne fournit pas de mesure de la variabilité glycémique ou de
l’hypoglycémie. Pour les patients sujets à la variabilité glycémique, en particulier les
patients atteints de diabète de type 1 ou de diabète de type 2 avec déficit sévère en
insuline, le contrôle glycémique est mieux évalué par la combinaison des résultats de
l’ASG ou du CGM et de l’A1C. L’HbA1c peut également éclairer l’exactitude du
MCG ou du lecteur du patient (ou les résultats de l’ASG rapportés par le patient) et
l’adéquation de la surveillance de l’ASG.

3.3.7Facteurs interents avec la mesure de l’hba1c (25) Érythropoïèse


Augmentation de l’HbA1c : fer, carence en vitamine B12, diminution de
l’érythropoïèse.
Diminution de l’HbA1c : administration d’érythropoïétine, de fer, de vitamine B12,
réticulocytose, maladie hépatique chronique.
Hémoglobine altérée
Altérations génétiques ou chimiques de l’hémoglobine : les hémoglobinopathies,
l’HbF, la méthémoglobine, peuvent augmenter ou diminuer l’HbA1c.
Glycation
Augmentation de l’HbA1c : alcoolisme, insuffisance rénale chronique, diminution
du pH intra-érythrocytes.
Diminution de l’HbA1c : aspirine, vitamines C et E, certaines hémoglobinopathies,
augmentation du pH intra-érythrocytes. Variable HbA1c : déterminants génétiques.
Destruction des érythrocytes
Augmentation l’HbA1c : augmentation de la durée de vie des érythrocytes :
splénectomie.

47
Thèse de pharmacie
Diminution de l’HbA1c : diminution de la durée de vie des érythrocytes :
hémoglobinopathies, splénomégalie, polyarthrite rhumatoïde ou médicaments tels
que les antirétroviraux, la ribavirine et la dapsone.
Dosages
Augmentation de l’HbA1c : hyperbilirubinémie, hémoglobine carbamylée,
alcoolisme, fortes doses d’aspirine, consommation chronique d’opiacés. Variable
HbA1c : hémoglobinopathies.
Diminution de l’HbA1c : hypertriglycéridémie.
3.8.5. Insuline [18]

Aspects préanalytiques
L’insuline peut être dosée dans le sérum ou le plasma. Il est impératif de pratiquer
un dosage concomitant de la glycémie afin de pouvoir interpréter les résultats.
Les érythrocytes contenant une enzyme dégradant spécifiquement l’insuline
(insulindegrading enzyme : EC [Link]), tout prélèvement hémolysé doit être
écarté. À +
20 °C, un tiers environ de l’insuline est dégradé en une heure par une hémolyse
modérée ; à 37 °C et en présence d’une hémolyse importante, la perte en insuline
dépasse 90 %. L’ajout d’inhibiteurs de cette enzyme dans le tube de prélèvement
permet de prévenir la dégradation mais reste difficile à réaliser en pratique. La
presence d’anticorps anti-insuline entraîne des résultats erronés par excès ou par
défaut, selon la technique. Ces anticorps sont d’origine auto-immune ou peuvent
apparaître à la suite d’un traitement par l’insuline, même humaine. Il faut alors les
éliminer et doser l’insuline libre (non liée à l’anticorps), biologiquement active. La
méthode la plus utilisée consiste à mélanger le sérum ou le plasma avec une solution
à 25 % de polyéthylèneglycol (PEG) 6000 qui précipite sélectivement les molécules
de poids moléculaire élevé. Après centrifugation, l’insuline libre est dosée dans le

48
Thèse de pharmacie
surnageant en tenant compte de la dilution. Il est aussi possible de doser l’insuline
totale (libre + liée aux anticorps) en clivant les immuns-complexes par acidification
du sérum suivi du traitement au PEG 6000.
Pour le dosage de l’insuline libre, le traitement doit être effectué le plus tôt possible
après le recueil de sang afin d’éviter la perturbation de l’équilibre insuline libre et
immuns-complexes insulineticorps anti-insuline.
L’insuline est dans le sang total pendant 24 heures à + 20 °C et jusqu’à une semaine
à + 4 °C. Dans le plasma, l’insuline est stable au 3 jours à 20 °C, 2 semaines à + 4
°C et plusieurs mois à – 20 °C. Après 18 mois à – 20 °C, une diminution de l’insuline
a été rapportée. Trois à six cycles de congélation/décongélation n’ont pas (ou peu)
d’effets sur la stabilité de l’insuline. Méthodes de dosage

L’insuline plasmatique est dosée par des techniques immunologiques qui peuvent
être classées en deux catégories selon la nature des anticorps utilisés : polyclonaux
en radioimmunologie (RIA) devenus rares, monoclonaux pour les techniques
immunométriques actuellement disponibles sur la plupart des automates
d’immunoanalyse.
La Société Française de Biologie Clinique a proposé en 1999 comme limites
d’acceptabilité :
– Un domaine de mesure de 2 à 200 mUI/L ;
– Répétabilité : coefficients de variation (CVs) < 7,5 % (niveau bas : 10 mUI/L) et
<
6 % (niveaux moyen et élevé : 50 et 100 mUI/L);
– reproductibilité : CVs < 10 % pour les niveaux bas de concentration et < 8 % au-
delà.
Plus, récemment, l’ADA a préconisé un CV total de 3 % allant jusqu’à 6-7 % à
proximité de la limite de détection qui doit être au minimum de 2 mUI/L et considère
49
Thèse de pharmacie
comme spécifiques les techniques ayant une réaction croisée < 3 % avec la
proinsuline intacte et la des 31,32 proinsuline.
Les techniques actuelles répondent diversement à ces critères : reproductibilité
(CV) < 3 % pour les plus performantes mais certaines dépassent les 10 %, limite de
détection allant de 0,1 mUI/L à 2,5 mUI/L.
Les performances des dosages RIA sont généralement moindres que les
immunométriques. De plus, toutes les techniques RIA reconnaissent les proinsulines
et certaines insulines animales ou humaines modifiées (analogues), avec cependant
des pourcentages de croisement variables, de 40 à 100 % selon l’anticorps utilisé.
Les dosages utilisant des anticorps monoclonaux spécifiques de l’insuline ne croisent
ni avec la proinsuline intacte ni avec la des 31,32 proinsuline (sauf exception) qui
représentent à elles deux la quasi-totalité des proinsulines circulantes Néanmoins, la
plupart de ces techniques de dosage reconnaissent la des 64,65 proinsuline et ne
peuvent donc être stricto sensu qualifiées de spécifiques de l’insuline. Cependant, la
des 64,65 proinsuline plasmatique étant en concentration négligeable (mis à part les
cas rarissimes d’hyperproinsulinémie familiale), ces techniques sont souvent
considérées comme ne dosant que l’insuline.
Les analogues de l’insuline (lispro, glargine, asparte, détémir…), de plus en plus
employés en thérapeutique, sont diversement reconnus par ce type de dosage ce qui
pose des problèmes notamment en cas d’injections frauduleuses (syndrome de
Münchausen, dopage, suicide…). L’utilisation conjointe de plusieurs techniques les
reconnaissant de manière différente peut permettre leur mise en évidence mais le
recours à la spectrométrie de masse pour une identification précise est nécessaire.
Des techniques de dosage par immunoanalyse spécifiques de deux analogues, la
lispro et l’asparte, sont également disponibles. Pour ces raisons de spécificité mais
pas uniquement les techniques dites « spécifiques » fournissent des résultats

50
Thèse de pharmacie
d’insulinémie environ untiers plus bas que les techniques RIA. Cet effet est accentué
dans les situations où les proinsulines peuvent être élevées : insulinome, diabète de
type 2. L’étalonnage est effectué à partir d’un étalon international. L’IRP 83/500
(OMS), le plus récent, établi en 1986, est composé d’insuline humaine
semisynthétique dont 1 mg correspond à 26 unités Internationales (1 UI = 6 nmol =
34,7 μg). Cependant, certaines techniques sont encore calibrées par rapport à l’étalon
précédent datant de 1974 et codé IRP 66/304 (OMS) avec des facteurs de conversion
entre UI et nmol allant de 6 à 7,46 selon les fabricants. Malgré une certaine
harmonisation de l’étalonnage des techniques de dosage, il existe une grande
variabilité des résultats en fonction des techniques adoptées, même à l’intérieur d’un
groupe de techniques ayant a priori des caractéristiques analytiques semblables. Un
groupe international, l’ADA Insulin Standardization Workgroup a été mis en place
pour une meilleure standardisation notamment basée sur l’utilisation d’un dosage de
référence de l’insuline en spectrométrie de masse. En attendant une future
harmonisation des dosages, il est nécessaire d’effectuer avec prudence toute
comparaison (valeurs usuelles, résultats individuels) de résultats émanant de dosages
différents, l’insulinémie pouvant varier du simple au double selon la technique
utilisée.
Interprétation des résultats
■ Valeurs usuelles
L’insuline est soumise à des rythmes circadiens complexes, l’un rapide de faible
amplitude (1 à 3 mUI/L) et d’une périodicité de quelques minutes, l’autre
d’amplitude plus élevée et d’une période d’une à trois heures. La variation biologique
est importante (CV intra-individuel : 21 %). L’insulinémie est influencée par l’âge
et le sexe : les femmes ont des insulinémies plus élevées que celle des hommes ;
cependant, cette augmentation se manifeste surtout chez l’adolescente et l’adulte

51
Thèse de pharmacie
jeune, rarement à jeun, mais une à deux heures après une charge en glucose. Au cours
du troisième trimestre de la grossesse, une insulinorésistance se développe entraînant
une augmentation de l’insulinémie. Du fait de la variabilité des résultats en fonction
de la technique utilisée, ces valeurs usuelles sont données à titre indicatif. Les enfants
de moins de 6 ans présentent des insulinémies plus basses, d’environ 50 à 60 %, que
celles des adultes ; elles augmentent ensuite régulièrement jusqu’à la fin de la puberté
(à jeun et lors des tests dynamiques). Après une hyperglycémie provoquée par voie
intraveineuse (HGPIV), le pic précoce insulinique (PPI), mesuré en additionnant les
insulinémies à t + 1 min et t + 3 min, est considéré comme normal s’il est ≥ 45-50
mUI/L.

3.4 Autres biomarqueurs [24]

Pratiquement toutes les protéines subissent une glycation non enzymatique. La


fructosamine et l’albumine glyquée sont toutes deux des cétoamines, et la
concentration sérique de ces protéines peut également être utilisée pour estimer la
gestion glycémique. Ces biomarqueurs peuvent être facilement mesurés à l’aide de
tests validés en laboratoire, mais sont rarement utilisés pour surveiller la glycémie,
principalement parce qu’ils reflètent une période relativement courte (deux à trois
semaines) de glycémie moyenne, qu’il existe peu de données les reliant aux résultats
des essais cliniques randomisés et qu’il n’existe aucune directive officielle sur leur
utilisation. Cependant, dans les contextes où les mesures de l’HbA1c ne sont pas
fiables ou disponibles, la fructosamine ou l’albumine glyquée peuvent être des
alternatives utiles.
Fructosamine
La fructosamine est peu coûteuse et facile à mesurer en laboratoire. Il existe une
forte corrélation positive entre la fructosamine sérique et les valeurs d’A1C mais il
existe plusieurs considérations pour l’utilisation clinique de la fructosamine:
52
Thèse de pharmacie
Le renouvellement des protéines sériques est plus rapide que celui de l’hémoglobine
(28 versus 120 jours). Ainsi, les valeurs sériques de fructosamine reflètent les valeurs
moyennes de la glycémie sur une période beaucoup plus courte (deux à trois
semaines) par rapport à l’HbA1c.
La fructosamine sérique sera affectée si la concentration de protéines sériques est
anormale. En outre, des valeurs faussement faibles par rapport aux valeurs moyennes
de glycémie se produiront avec le renouvellement rapide des protéines sériques,
comme cela se produit chez les patients atteints d’entéropathie perdant des protéines
ou du syndrome néphrotique.
Des études épidémiologiques ont établi un lien entre la fructosamine et des résultats
à long terme, mais peu d’essais ont évalué la fructosamine comme résultat clinique
ou effectué des comparaisons directes avec le taux d’HbA1c. Il n’y a pas de
consensus sur les fourchettes cibles pour la gestion glycémique ou pour le diagnostic
du diabète. Des études antérieures ont montré que des valeurs de fructosamine allant
de 266 à 312 mmol / L sont approximativement équivalentes à un taux d’HbA1c de
7%.
Albumine glyquée
Les dosages d’albumine glyquée sont rapportés en proportion de l’albumine totale
afin de minimiser les effets des différences dans les concentrations sériques de
protéines. Comme la fructosamine, l’albumine glyquée reflète la gestion glycémique
à court terme (deux à trois semaines). Certaines études ont établi un lien entre
l’albumine glyquée et les résultats à long terme, avec des associations similaires à
celles de l’HbA1C. Les considérations dans l’interprétation des dosages d’albumine
glyquée sont similaires à celles de la fructosamine. Des études antérieures ont montré
que les valeurs d’albumine glyquée allant de 16 à 22 pour cent sont
approximativement équivalentes à un taux d’HbA1c de 7 pour cent.

53
Thèse de pharmacie
1,5-anhydroglucitol
La mesure du sérum 1,5-anhydroglucitol (1,5-AG), un polyol alimentaire naturel,
est un biomarqueur qui fournit des informations sur la glycosurie. Au cours de
l’euglycémie, le 1,5-AG est filtré et complètement réabsorbé par les reins; En
conséquence, les concentrations sériques restent stables. Cependant, la réabsorption
rénale du 1,5-AG est inhibée de manière compétitive par le glucose. Dans les 24
heures suivant une augmentation de la glycémie à >180 mg / dL (10 mmol / L, le
seuil rénal pour l’excrétion de glucose), les concentrations sériques de 1,5-AG
diminuent à mesure que les pertes urinaires augmentent. Ainsi, les mesures sériques
de 1,5-AG reflètent les valeurs de glycémie au cours des dernières 24 heures, mais
elles ne reflètent pas toute la gamme de la glycémie.
Il n’existe aucune donnée suggérant que la mesure complémentaire du dosage du
1,5AG améliore la gestion glycémique ou réduit davantage les complications du
diabète que la mesure de l’HbA1c seule. Ainsi, nous ne mesurons généralement pas
les concentrations de 1,5-AG. Les concentrations de 1,5-AG ne sont pas
interprétables chez les patients traités par des inhibiteurs du cotransporteur sodium-
glucose 2 (SGLT2). Les inhibiteurs de l’alpha-glucosidase, les facteurs alimentaires
et la fonction rénale peuvent affecter les concentrations de 1,5-AG.

54
Thèse de pharmacie
METHODOLOGIE

55
Thèse de pharmacie
4. METHODOLOGIE :

Cadre et lieu d’étude :

L’étude s’est déroulée au centre de santé de référence de la commune 3 (CSRef.C3)


du district de Bamako au service diabétologie et endocrinologie. Présentation du
csref de la commune 3 et les limites géographiques
Superficie
La commune 3 a une superficie de 23 km soit environ 7% de la superficie totale du
district de Bamako avec 267 km et est peuplée de 171994 habitants répartis entre 19
quartiers. Elle est limitée
Au Nord par le cercle de Kati ;
A l’Est par le boulevard du peuple qui la sépare de la commune 2
Au sud par la portion du fleuve Niger comprise entre le pont des Martyrs et le Motel
de Bamako
A l’Ouest par la commune 4 en suivant la rivière Farako à partir du Lido, par l’avenue
des grottes devenue Cheick Zayed El Mahyan Ben Sultan qui enjambe ladite rivière
et enfin la route de l’ancien aéroport dite route ACI 2000 passant dernière le cimetière
de Hamdallaye pour joindre la zone du Motel.
Dans le cadre de la réorganisation territoriale pour la création des collectivités
territoriales, les villages de koulouninko et sirakoro Dounfing ont été rattachés à la
commune 3 sur demande expresse.
La commune 3 comporte 19 quartiers : Badialan1, Badialan2, Badialan3, Bamako
–Coura, Bamako-Coura-Bolibana, Darsalam, Centre commerciale,
N’Tomikorobougou, Dravela – Bolibana, Dravela, kodabougou, Koulouba village,
Niomirambougou, Wolofobougou-Bolibana, sokonafing, Minkoungo, Point G et
samè.
DISTRICT SANITAIRE : Les CSCOM rattachés au CSRef de la commune3
56
Thèse de pharmacie
ASACOTOM
ASACOBAKON
ASCOM
ASACODRAB
ASACOOB
ASACODAR
ASACOKOUL POINT
ASACODES
Le centre de santé a été créé avec un plateau minimum pour assurer les activités
courantes. Pour mieux répondre aux besoins de la population en matière de santé. Il
a été érigé en centre de santé de Référence (CSRef) en 2013.
Actuellement il a une très forte affluence et comprend plusieurs services.
Composition du CSRef de la commune3
Le centre de santé de référence se trouve à Bamako-coura. Il comprend plusieurs
services :
L’administration ;
La pharmacie ;
Unité d’oto- rhino-laryngologie (ORL) ;
Unité d’ophtalmologie ;
Unité d’odonto- stomatologie ;
Unité de médecine générale ; Unité
de diabétologie ;
Unité de Gastro-entérologie ;
Unité d’urologie ;
Unité de traumatologie ;
Unité de cardiologie ;
Unité dermatologie ;
57
Thèse de pharmacie
Unité sociale ;
Unité de pédiatrie ;
Unité de rhumatologie ;
Unité de chirurgie générale ;
Unité d’imagerie générale
Laboratoire ;
Unité d’anesthésie réanimation ;
Brigade d’hygiène ;
USAC (l’unité de soins d’Accompagnement et de conseils) ;
La morgue ;
Le service de gynéco-obstétrique.

4.2 Type et période d’étude

Il s’agissait d’une étude comparative, analytique et prospective, menée sur une


période de (08) mois, allant de Janvier2022 à Aout 2022.

4.3 Population d’étude

Notre étude a porté sur les patients diabétiques nouvellement diagnostiquée, reçus en
consultation, à l’unité diabétologie et en endocrinologie au CS Réf 3 durant la
période d’étude.

4.4 Échantillonnage

Notre échantillonnage était non probabiliste avec l’inclusion exhaustive de


l’ensemble des patients répondant à nos critères d’inclusion durant la période
d’étude.

58
Thèse de pharmacie
Critères d’inclusion
Ont été inclus dans notre étude :
Tous les patients qui ont réalisé les dosages de la glycémie et de l’hémoglobine
glyquée
Tous les patients nouvellement diagnostiqués au cours de notre période d’étude.
Critères de non inclusion
N’ont pas été inclus dans l’étude :
Les anciens patients de l’unité
Les nouveaux patients qui ont refusé de donner leur consentement.

4.5 Variables d’étude

Variables qualitatives Sexe


Activité socio-professionnelle
Zone de résidence
Instruction scolaire
Antécédents familiaux de diabète
Antécédents familiaux de HTA
Variables quantitatives Âge
Indice de masse corporel (IMC)
La mesure du poids et de la taille a été effectuée pour calculer l’indice de masse
corporelle afin de déterminer s’il y a soit un déficit pondéral, un surpoids, une obésité
modérée ou une obésité morbide. A été utilisé pour le calcul de l’IMC la formule
suivante :

L’IMC est exprimé en (Kg/m2), avec le poids en « Kg » et la taille en « m »

59
Thèse de pharmacie
Le calcul de l’IMC nous a permis de catégoriser la masse corporelle à l’aide des
valeurs usuelles suivantes :
< 18,5 Kg/m2 : Dénutrition
18,5 – 24,9 Kg/m2 : Poids normal
25 – 29,9 Kg/m2 : Surpoids
30 – 34,9 Kg/m2 : Obésité modéré
35 – 39,9 Kg/m2 : Obésité sévère
≥ 40 Kg/m2 : Obésité morbide
Tour de Taille

4.6. Méthodes d’analyses

4.6.1. Collecte des données

Les données ont été collectées sur une fiche d’enquête individuelle préétablie et
validée avant l’étude. Elle a été adressée à tous les patients inclus dans l’étude et
chez qui nous avons procédé à un interrogatoire incluant :
Les Données sociodémographiques : sexe, âge, profession et adresse ;
Données cliniques : poids, taille, IMC, tour de taille, surpoids, obésité, antécédents
familiaux de diabète, antécédents
Examens paracliniques : glycémie à jeun, hémoglobine glyquée (HbA1c),
bandellette uniraire
4.6.2 Examen Biologique

[Link] Phase préanalytique

Prélèvements sanguins
Les prélèvements sanguins ont été réalisés au niveau des veines du pli du coude car
le pli du coude est généralement l’endroit où les veines sont le plus accessibles. Les

60
Thèse de pharmacie
prélèvements sanguins ont été effectués à jeun, le matin de 8heures à 10 heures. Le
sang a été collecté dans des tubes préalablement codifiés. Il s’agissait des tubes
EDTA pour le dosage sur sang total de l’HbA1c, des tubes fluorés pour le dosage de
la glycémie et des tubes héparinés pour le dosage de la créatininémie et du bilan
lipidique. Les tubes héparinés ont été ensuite centrifugés à 3000 tours/min pendant
15 minutes afin d’obtenir le plasma qui est l’échantillon utilisé pour les analyses
biochimiques.

[Link] Phase analytique

[Link].1. Calibration (Etalonnage) et contrôle

La calibration est essentielle pour assurer la qualité des résultats des échantillons
analysés. C’est un processus documenté où l’instrument de mesure à étalonner est
comparé à une valeur connue, généralement à un étalon de référence plus précis.
Le contrôle de la qualité concerne l’échantillonnage, l’établissement de
spécifications et l’analyse, ainsi que l’organisation, l’établissement des documents et
des procédures de libération qui garantissent que les essais nécessaires et appropriés
ont bien été effectués, que les matériels ne sont pas libérés en vue de leur utilisation,
ni les produits libérés en vue de leur vente ou de leur distribution, avant que leur
qualité n’ait été jugée satisfaisante.
Dans le cadre de notre étude, ces procédures ont été effectuées avant de procéder à
l’analyse des échantillons.

[Link].2. Dosage de la glycémie à jeun

Il s’agit d’un test in vitro pour la détermination quantitative de la concentration de la


glycémie dans le sérum et le plasma sur un automate de biochimie spectrophotomètre
ultraviolet visible (Pentra 400).

61
Thèse de pharmacie
Méthode de dosage
Nous avons utilisé la méthode glucose oxydase-peroxydase (GOD-POD)
Principe de la réaction

D-Glucose + 0 Acide D-gluconique + H2O2


2H2O2 + 4-Aminoantipyrine + Acide p-Hydroxybenzoïque sodique + H3O+
Quinonéimine + 5H₂O
Par la catalyse du GOD, le glucose est oxydé pour donner du H2O2, puis en présence
de POD, l’H2O2 oxyde la 4-Aminoantipyrine avec de l'acide p-Hydroxybenzoïque
sodique pour former un colorant coloré de Quinonéimine. L'augmentation de
l'absorbance est directement proportionnelle à la concentration de glucose.
Stabilité des échantillons
2-4 heures à 15-25°C
72 heures à 2-8°C

62
Thèse de pharmacie
Tableau VII: Procédure du dosage de la glycémie à jeun [Protocole fourni par le
fabricant]
Blanc Etalon Contrôle Echantillon
Réactif 1 240 µL 240 µL 240 µL 240 µL
Eau distillée 3 µL _ _ _
Calibrateur _ 3 µL _ _
Contrôle _ _ 3 µL _
Plasma _ _ _ 3 µL

Mélanger, incuber à 37°C pendant 5 min, et lire l'absorbance du blanc, puis


ajouter :

Réactif 2 60 µL 60 µL 60 µL 60 µL
Mélanger soigneusement à 37°C et lire à nouveau l'absorbance 5-10 min plus
tard.

Réactifs : Composants et concentration Réactif


1:
Tampon phosphate : 100 mmol/L Ascorbate oxydase : 4700 U/L
Glucose oxydase : 4000 U/L Réactif
2:
Tampon phosphate : 100 mmol/L
Peroxydase : 6700 U/L
4-Aminoantipyrine : 0,7 mmol/L Acide p-Hydroxybenzoïque sodique : 1,3
mmol/L

63
Thèse de pharmacie
[Link].3. Dosage de l’Hémoglobine glyquée

Il s’agit d’un test in vitro pour la détermination quantitative de la concentration


d'HbA1c dans le sang total humain sur un hémoglobine analyseur automatisé
système HPLC (Mindray H50P).
Méthode de dosage
Nous avons utilisé la méthode de dosage chromatographique.
Principe de la réaction
Le principe de la réaction repose sur la mesure de la concentration d'HbA1c en
deux étapes : d'abord en générant des fructosyl dipeptides à partir de l'HbA1c, puis
en mesurant le changement d'absorbance résultant de leur réaction avec la FPOX.
Les résultats combinés du dosage de l'hémoglobine et de l'HbA1c sont utilisés pour
calculer le % d'HbA1c.
Stockage et stabilité des réactifs
Stables jusqu'à la date de péremption indiquée sur l'étiquette, lorsqu'il est conservé
non ouvert à 2-8°C et à l'abri de la lumière ;
Une fois ouverts, les réactifs sont stables pendant 28 jours lorsqu'ils sont réfrigérés
(+2-+8°C) sur l'analyseur ou le réfrigérateur ;
Une fois dissous, le calibreur est stable au 30 jours à 2-8°C, le contrôle est stable au
15 jours à 2-8°C ;
La contamination des réactifs doit être évitée ; Ne
pas congeler les réactifs.

64
Thèse de pharmacie
Test non jumelé
Tableau VIII: Procédure de dosage de l’HbA1c sur l’hémoglobine analyseur
automatisé système HPLC (Mindray H50P) [Protocole fourni par le fabricant]
Blanc Etalon Contrôle Echantillon
R (Hb) 180 µL 180 µL 180 µL 180 µL
Eau distillée 12 µL _ _ _
Calibrateur _ 12 µL _ _
Contrôle _ _ 12 µL _
Sang total _ _ _ 12 µL

Mélanger, incuber pendant 5 minutes à 37°C et lire l'absorbance A à 500


nm.

HbA1c
Blanc Etalon Contrôle Echantillon
R1 (HbA1c) 180 µL 180 µL 180 µL 180 µL
Eau distillée 12 µL _ _ _
Calibrateur _ 12 µL _ _
Contrôle _ _ 12 µL _
Sang total _ _ _ 12 µL

Mélanger, incuber pendant 5 min à 37°C et lire l’absorbance A1 à 660


nm, puis ajouter :

R2 (HbA1c) 60 µL 60 µL 60 µL 60 µL
Mélanger soigneusement à 37°C et lire à nouveau l'absorbance A2 à 660
nm 5 minutes plus tard.

65
Thèse de pharmacie
Test jumelé
Blanc Etalon Contrôle Echantillon
R1 180 µL 180 µL 180 µL 180 µL
Eau distillée 12 µL _ _ _
Calibrateur _ 12 µL _ _
Contrôle _ _ 12 µL _
Sang total _ _ _ 12 µL

Mélanger, incuber pendant 5 min à 37°C et lire l’absorbance A à 500 nm,


l’absorbance A1 à 660 nm, puis ajouter :

R2 60 µL 60 µL 60 µL 60 µL
Mélanger soigneusement à 37°C et lire à nouveau l'absorbance A2 à 660
nm 5 minutes plus tard.

Réactifs : composants et concentrations R(Hb)


/ R1(HbA1c) / R1 :
Tampon Tris : 2,7 mmol/L R2
(HbA1c) / R2 :
Péroxydase : 1500 U/L
Fructosyl peptide oxydase : 1500 U/L

[Link]. Phase post-analytique

[Link].1. Validation technique et biologique

Effectuée par les techniciens de laboratoire, la validation technique se base sur les
vérifications techniques dans la plupart des cas, caractérisées par le passage du
calibreur dans l’analyseur et aboutissant à l’obtention d’une courbe d’étalonnage.
Elle intervient aussi dans la comparaison de certaines valeurs de références afin de

66
Thèse de pharmacie
permettre aux techniciens de valider. Le passage du contrôle de qualité permet enfin
de vérifier si l’étalonnage est correct et garantit la fiabilité des résultats.

[Link].2. Validation des résultats

Elle se fait en fonction des critères de la validation technique et consiste en la


vérification des résultats sur la base des valeurs de référence. Les résultats sont alors
comparés aux valeurs de références ou valeurs usuelles et les renseignements
cliniques en fonction de l’état du patient en tenant compte de la limite de
quantification et de la limite de linéarité. Cette validation est effectuée par un
pharmacien biologiste ou un médecin biologiste.
Moyens matériels
Une salle de prélèvement, un chariot médical, des tubes à essai EDTA et héparinés,
des gants médicaux, du coton hydrophile, de l’alcool à 70°, des aiguilles
épicrâniennes, des tubes de prélèvement d’urine, une centrifugeuse NF 1200, des
automates Pentra 400, Mindray BS-480 et Mindray H50P, pour le dosage des
différents paramètres biochimiques, un box de consultation, des sièges et une
Tableau de consultation, un glycomètre et accessoires, une toise médicale, une
pèsepersonne, un mètre ruban, un tensiomètre homologué (Spengler), un
stéthoscope.
4.7. Saisie, Analyse statistiques des données
La saisie des questionnaires d’enquête a été réalisée avec les logiciels d’analyse
statistique Excel 2021 et SPSS version 22.0. Les données ont été ensuite analysées
et traitées sur le logiciel SPSS version 22. Le test statistique utilisé était le khi2 pour
la comparaison des proportions. La saisie et le traitement de texte ont été effectués à
l’aide du logiciel Word 2021.

67
Thèse de pharmacie
4.8 Considérations éthiques
Un consentement verbal documenté, libre et éclairé des patients a été obtenu avant
leur inclusion à l’étude. Les renseignements donnés par chaque patient étaient
totalement confidentiels et ne peuvent être divulgués. Ils ont été uniquement utilisés
à des fins de recherche. Les renseignements personnels concernant chaque patient
ont été codifiés par un numéro qui ne permettra pas d’identifier le malade lors de la
publication des résultats de l’étude. Les bonnes pratiques sociales, et médicales ont
été respectées et diffusées.

68
Thèse de pharmacie
RESULTATS

69
Thèse de pharmacie
5. RÉSULTATS

Durant la période d ‘étude, nous avons trouvé 157 patients qui répondaient à nos
critères d ‘inclusion.
Données sociodémographiques
Tableau IX: Répartition des patients selon le sexe
Sexe Effectif Pourcentage (%)
Féminin 126 80,25
Masculin 31 19,74
Total 157 100,0

Nous constatons que le Sexe féminin était majoritaire soit80,2 5% et un sexe ratio
de 0,25 en faveur des femmes.
Tableau X: Répartition des patients selon l’âge
Age Effectif Pourcentage (%)
< 20 3 1,91
20 – 29 14 8,91
30 – 39 17 10,82
40 – 49 43 27,38
50 – 59 38 24,20
60 – 69 26 16,56
> 69 16 10,19
Total 157 100,00

Les tranches d’âge majoritaire étaient de 40 – 49 ans et de 50 – 59 ans avec des


effectifs de 27,4 et 24,2% respectivement. La moyenne d’âge était de 49,54 ± 14,62
ans avec des extrêmes de 8 et 86 ans.

70
Thèse de pharmacie
Tableau XI: Répartition des patients selon la residence
Résisdence Effectifs Pourcentage (%)
Commune 1 4 2,54
Commune 2 7 2,45
Commune 3 78 49,68
Commune 4 34 21,65
Commune 5 5 3,18
Commune 6 22 14,01
Autre 7 4 ,45
Total 157 100,00
La majorité de nos patients résidaient en commune 3 soit 49,68%

Tableau XII: Répartition des patients selon la profession

Profession Effectif Pourcentage (%)


Ménagère 64 40,76
Commerçant 30 19,10
Profession libérale 15 9,55
Retraité 13 8,28
Enseignant 7 4,45
Cultivateur 6 3,82
Élève 3 1,91
Administrateur 19 12 ,10
Total 157 100,0

Nous constatons que les ménagères étaient majoritaires soient 40,76%.

71
Thèse de pharmacie
Donnés cliniques et biologiques

Tableau XIII: Répartition des patients selon les Antécédents familiaux

Antécédents familiaux Effectif (n=157) Pourcentage (%)


Diabète 100 63,69
HTA 57 36,30

Parmi nos patients 100 patients avaient de diabète dans leur famille soit 63,69% et
57% avaient la notion d’hypertension familiale 36,30%.

Tableau XIV: Répartition des patients selon l’Indice de Masse Corporelle

IMC en Kg/m² Effectif Pourcentage (%)


Maigreur 6 3,82
Normal 32 20,38
Surpoids 54 34,39
Obésité 65 41,40
Total 157 100,00

Nous constatons que le surpoids et l’obésité étaient majoritaires chez les patients avec
34,39% et 41,40% respectivement

72
Thèse de pharmacie
Tableau XV: Répartition des patients qui avaient HTA

HTA Effectif Pourcentage (%)

Non 83 52,86

Oui 74 47,13

Total 157 100,00


L’HTA était présente chez 83 patients soit 52,86% de la population étudiée.

Tableau XVI: Répartition des patients selon la glycémie

Taux de glycémie à jeun mmol/1 Effectif Pourcentage (%)


Normal 23 14,64
Hyperglycémie 130 82,80
Non réalisé 4 2,54
Total 157 100,00

L’hyperglycémie était plus marquée dans la population d’étude avec 82,80% soit une
moyenne de 2,26± 1,02 g/L avec des extrêmes de 1,00 à 5,60 g/L

Tableau XVII: Répartition des patients selon l’hémoglobine glyquée


Hémoglobine glyquée Effectif Pourcentage (%)
4 – 6,5 9 5,73
> 6,5 93 59,23
Non réalisé 55 35,03
Total 157 100,00

L’hyperhémoglobine glyquée observée dans la population d’étude était de 59,23%.

73
Thèse de pharmacie
Tableau XVIII: Répartition des patients selon la glucosurie déterminée par la
Bandelette réactive.
Glucosurie Effectif Pourcentage (%)
Négative 101 64,33
Positive 56 35,7
Total 157 100,0

Une glucosurie positive est observée chez 64, 33% de la population d’étude.

Tableau XIX: Répartition de la glycémie des patients en fonction de leur indice de


Masse Corporelle.
IMC en Kg/m² Taux de glycémie à jeun Total (%)

Hyperglycémie
Normal (%)
(%)
Maigreur 0 (0) 6 (3,92) 6 (3,92)
Normal 3 (1,96) 29 (18,95) 32 (2 0,91)
Surpoids 7 (4,57) 47 (30,71) 54 (35,29)
Obésité 13 (8,49) 48 (31,37) 61 (39,86)
Total 23 (15 ,03) 130 (84,96) 153 (100,0)

La fréquence du surpoids et de l’obésité était plus marquée dans la population


d’étude des patients ayant une hyperglycémie soit 30,71 et 31,37 % respectivement,
mais la différence était non significative P = 0,364 entre la glycémie et l’IMC.

74
Thèse de pharmacie
Tableau XX: Répartition de la glucosurie des patients en fonction de leur taux de
glycémie

Glucosurie Taux de glycémie à jeun Total (%)

Normal (%) Hyperglycémie


(%)

Négative 22(14,37) 75 (49,01) 97 (63,39)


Positive 1 (0,65) 55 (35,94) 56 (36,60)
Total 23 (15,0 3) 130 (84,96) 153 (100,0)

Nous observons une glucosurie positive chez les patients ayant une hyperglycémie
soit 3 5,94% avec une différence significative p=0,001

Tableau XXI: Répartition de la glycémie des patients en fonction de leur taux


hémoglobine glyquée

Taux de glycémie à jeun Hémoglobine glyquée Total (%)

4 – 6,5 (%) > 6,5 (%)


Normal 6 (5,88) 5 (4,90) 11 (10,78)
Hyperglycémie 3 (2,94) 86 (84, 31) 89 (87,25)
Total 9 (8,82) 93 (91,17) 102 (100,00)

Nous observons une augmentation de la glycémie chez les patients ayant un taux
d’hémoglobine glyquée élevé soit 84,31% avec une différence significative
p=0,001

75
Thèse de pharmacie
Tableau XXII: Répartition des patients selon la glucosurie et l’Hémoglobine
glyquée
Glucosurie Hémoglobine glyquée Total (%)

4 – 6,5 (%) > 6,5 (%)


Négative 8 (7,84) 58 (56,86) 66 (64,70)
Positive 1 (0,98) 35 (34,31) 36 (35,29)
Total 9 (8,82) 93 (91,17) 102 (100,00)

Nous observons dans notre étude, une glycosurie positive corrélée à une
augmentation de l’hémoglobine glyquée soit 34,31% de la population étudiée mais
la différence était non significative P=0,221

Tableau XXIII: Répartition des patients selon l’IMC et l’hémoglobine glyquée

IMC en Kg/m² Hémoglobine glyquée Total (%)

4 – 6,5 (%) > 6,5 (%)


Maigreur 0 (0%) 2 (1,96) 2 (1,96)
Normal 2 (1,96) 18 (17,64) 20 (19,60)
Surpoids 4 (3,92) 33 (32,35) 37 (36,37)
Obésité 3 (2,94) 40 (39,21) 43 (42,15)
Total 9 (8,82) 93 (91,17) 102 (100,00)

Le surpoids et L’obésité étaient marqués dans la population ayant une augmentation


glyquée soient 32,35 % et 39,21 % respectivement, mais ne rapporte pas une
différence significative P= 0,849

76
Thèse de pharmacie
COMMENTAIRES
ET
DISCUSSION

77
Thèse de pharmacie
6. DISCUSSION

Nous avons mené une étude comparative, prospective descriptive et analytique a qui
conduit à l’inclusion de 157 patients. Tous les patients inclus étaient dans la phase
de diagnostic du diabète et n’ayant pas reçu de traitement antidiabétique. L’objectif
de notre étude était de comparer le dosage de l’hémoglobine glyquée et de la
glycémie dans le diagnostic du diabète dans l’unité diabétologie et endocrinologie
du Cs réf de la commune III.
Limites de l’étude à savoir :
La difficulté financière des patients limitant la réalisation de certaines analyses,
Non standardisation du dosage de l’hémoglobine glyquée,
Difficulté d’interprétation des résultats de l’hémoglobine glyquée due à la présence
de ‘hémoglobinopathie chez certains patients.
Données socio-démographiques
Dans notre étude le sexe féminin a représenté 80,25% contre 19,74% pour le sexe
masculin avec un sexe ratio de 0,25. Cette prédominance de sexe féminin pourrait
s’expliquer d’une part par le fait que les femmes fréquentent plus les centres de santé
et d’autre part qu’elles soient beaucoup plus sédentaires que les hommes en Afrique
subsaharienne. Il a été rapporté que le changement de mode de vie,
l’occidentalisation du régime alimentaire et la consommation des contraceptifs
étaient corrélés à l’apparition du diabète. Ces résultats sont proches de ceux retrouvés
par [25]M. DIAGA (61% de femmes contre 39% d’hommes).Au Maroc [26]
[Link] (66,7% de femmes contre 33,3%) et différent de celui de [27] S. T.
CEDRIC (52% d’hommes contre 48% de femme).

78
Thèse de pharmacie
L’âge moyen des patients était 49,54 ans avec des extrêmes de 8 et 86 ans. Ces
données sont en concordance avec l’âge de survenue du diabète de type 2 (≥45 ans).
Ce résultat est comparable à ceux de [25] M. DIAGA qui trouve 49,73 ans et
légèrement différent de celui de A. DIAO [28] qui trouve 46 ans.
La commune 3 a été la commune la plus représentative avec 49,68%. Cette
prédominance pourrait s’expliquer par la proximité du centre à nos patients résidant
de la commune 3.
Parmi les 157 patients inclus dans cette étude, les ménagères étaient majoritaires avec
40,76% qui était inférieure à celui de [29] N. SAMAKE qui rapporte 48,20% et
différent de celui A. DIAO qui trouve 22,5 % [28].
La répartition selon ethnie nous montre qu’il n’y a pas de lien de causalité entre les
anomalies, diabètes et l’ethnie, la prédominance observée est liée à la réparation de
la population d’une manière générale.
Un antécédent familial de diabète était retrouvé chez 63,69% des patients. [25] M.
DIAGA révélait que 46% de ses patients avaient un diabète dans la famille.
36, 30% de nos patients avaient une notion d’hypertension artérielle dans leur
famille.
Ces données étaient comparables de celles rapportées par [30] B. SYLLA avec
48,3%
Presque la moitié de nos patients nos patients étaient en surpoids ou en obésité
respectivement 34,39%, 41,40%. Ces résultats comparables à ceux de [31] F.
RAHAL , A. BELMEHDI et ceux de [32] H. YATTARA. Ce pourrait s’expliquer
par l’insulinorésistance observé et documentée chez les sujets en surpoids ou obèses.
L’insulinorésistance se manifeste principalement par un défaut de transport du
glucose dans le muscle squelettique et le myocarde. Dans le tissu adipeux, elle

79
Thèse de pharmacie
conduit à un défaut d’inhibition de la lipolyse. Dans le foie, elle conduit à un défaut
d’inhibition de la production de glucose et une altération du métabolisme lipidique.
Dans notre étude 74 de nos patients étaient connus hypertendus au moment de
diagnostic de leur diabète. L’hypertension artérielle (HTA) et le diabète sucré sont
deux facteurs risque cardiovasculaire majeur, chacun d’entre eux est une véritable
maladie au regard de ses différentes composantes métaboliques, neuro-humorale et
inflammatoire. L’association de ces deux pathologies est délétère pour la paroi
vasculaire , la relation entre la présence d’ HTA chez le diabétique et l’ incidence de
la mortalité cardiovasculaire a été bien dans l’HDS study [33] W.N. NIBOUCHE,
A. BIAD
Hypertension artérielle au moment du diagnostic du diabète de type 2 de l’adulte.

6.2 Les données cliniques

130 de nos patients avaient une hyperglycémie à jeun avec 82,8%. Ses données sont
supérieures à ceux de [27] [Link] EL.K. OUSSAMA avec 48,75%. IL
est très connu que le diagnostic sur la glycémie à jeun. L’OMS recommande en effet
de poser le diagnostic sur la seule base de la glycémie à jeun que lorsque le test de
tolérance s’avère impraticable. Le dosage de la glycémie est plus variable (12 à 15%
de variabilité chez un même individu) en fonction de l’horaire de prélèvement (même
à jeun, en raison principalement de la production hépatique de glucose) et en raison
du glycose dans le tube de prélèvement
Dans notre étude102 patients ont pu réaliser le dosage de l’hémoglobine glyquée 93
patients avec 59,23% avaient une hémoglobine glyquée ≥ 6,5%. Ces résultats sont
comparables de ceux M. DIAGA [25]. Cette prédominance pourrait être expliquer
par l’utilisations de l’hémoglobine glyquée comme diagnostique pour le diabète

80
Thèse de pharmacie
La fréquence du surpoids et de l’obésité était plus marquée dans la population d’étude
des patients ayant une hyperglycémie soit 30,71 et 31,37 % respectivement, mais la
différence était non significative P = 0,364 entre la glycémie et l’IMC. Ce peut être
expliquer par l’insulinorésistance observée et documentée chez les sujets en surpoids.
En effet l’insulinorésistance se caractérise par une surproduction de glucose pars le
foie et une réduction de l’utilisation du glucose par les muscles squelettiques. Elle
résulte d’un défaut de la voie de signalisation de l’insuline, secondaire au
dysfonctionnement du tissu adipeux.
Nous observons une glucosurie positive chez les patients ayant une hyperglycémie
soit 35,94% avec différence significative p=0,001. Ces données sont inferieure de
celles de [34] F. MéricELVIS (Efficacité du traitement antidiabétique chez les
patients suivis à l’hôpital Saint Jean de Cotonou). La glycosurie, définie par une
excrétion urinaire de glucose supérieure à 2,75mmol/jour 500mg / jour,
habituellement dans un contexte d’hyperglycémie chez un patient diabétique [35].
(Relation entre la glycémie à jeun et la glycémie moyenne estimée à partir de
l’hémoglobine glyquée chez les personnes diabétiques reçues à la clinique de
l’union.) [36]
Les premiers travaux montrant un lien entre l’augmentation de l’hémoglobine
glyquée et le diabète ont été publiés dans les années 70. Sur la base principalement
de de l’analyse des résultats de l’étude DCCT, on a pu établir une corrélation entre
le taux moyen de glycémie et la valeur de l’HbA1c. Une approximation peut être
obtenue en utilisant la formule suivante :
Glycémie moyenne (mmol /l) = 2× HbA1c (%)-6 ,0
Cette corrélation n’est valable que pour des méthodes de dosages donnant résultats
« alignés » sur méthode d’utilisée dans l’étude DCCT (Diabetes control and
complications Trial). Il est important pour le praticien de connaitre cette relation car

81
Thèse de pharmacie
elle permet d’évaluer si les glycémies mesurées chez un patient donné sont
congruentes avec sa valeur d’HbA1c. Dans le cas contraire, il devra rechercher
l’étiologie de la discordance
Nous observons dans notre étude, une glycosurie positive corrélée à une
augmentation de l’hémoglobine glyquée soit 34,31% de la population étudiée mais
la différence était non significative P=0,2. Une glucoserie ne permet pas d’établir le
diagnostic de diabète, mais doit constituer une alerte indiquant la nécessité de
pratiquer des examens complémentaires.

82
Thèse de pharmacie
CONCLUSION

83
Thèse de pharmacie
7. CONCLUSION

L'objectif de cette étude est d'établir une comparaison approfondie entre l'HbA1c et
la glycémie dans le diagnostic du diabète au Mali.
Le choix de cette étude s'explique par le besoin d'améliorer les méthodes de
diagnostic du diabète au Mali, en tenant compte de la faisabilité, de la simplicité et
de la disponibilité des tests pour les populations vivant dans des régions éloignées et
disposant de ressources limitées. En analysant minutieusement les données récoltées,
cette étude vise à améliorer les protocoles diagnostiques et à optimiser la gestion du
diabète au Mali. Dans le cadre de cette recherche, nous avons examiné également les
facteurs pouvant influencer les résultats des dosages de l'HbA1c et de la glycémie,
tels que l'âge, le sexe et les autres conditions médicales présentes chez les sujets.
Le tableau XXI montre une différence statistiquement significative (p < 0,001) entre
la glycémie et HbA1c dans l’étude ce qui prouve que ces deux dosages ont la même
valeur diagnostique du diabète.

84
Thèse de pharmacie
RECOMMANDATIONS

85
Thèse de pharmacie
8. Recommandations :

A la lumière de notre étude nous formulons les recommandations suivantes Aux


cliniciens
Prendre en compte le dosage de l’HbA1c pour le diagnostic du diabète mais aussi
pour son dépistage et celui du prédiabète ;
Exiger une technique répondant aux exigences du NGSP et de l’IFFC : HPLC ou
électrophorèse capillaire ;
Demander les patients s’ils ne sont sur des médicaments qui peuvent entrainer une
augmentation ou une diminution de l’HbA1c avant son dosage :
A L’autorité de d’état
Subventionner l’analyse de l’hémoglobine glyquée et aussi les matériels de dosage ;
Améliorer le plateau technique des laboratoires, pour faciliter l’accès aux analyses
médicales pour toute la population malienne ;
Améliorer les conditions de travail des professionnels de santé spécialisés sur le
diabète en vue d’une bonne prise en charge.
Aux personnes à risques
Fréquenter le même laboratoire, pour éviter les variations des résultats
Accepter de réaliser l’HbA1c en plus de la glycémie

86
Thèse de pharmacie
REFERENCES

87
Thèse de pharmacie
9. RÉFÉRENCES

1. Organisation mondiale de la santé (OMS). Diabète | OPS/OMS | Organisation


panaméricaine de la santé [Internet]. [cité 2 juill 2023]. Disponible sur:
[Link]

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[Internet]. Genève: Organisation mondiale de la Santé; 2016 [cité 2 juill 2023].
86 p. Disponible sur: [Link]

3. Organisation mondiale de la santé (OMS). Diabète | OPS/OMS | Organisation


panaméricaine de la santé [Internet]. [cité 2 juill 2023]. Disponible sur:
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4. Selvin E. Mesures de la glycémie dans le diabète sucré. 2021 : 23p. Disponible


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5. Roy T, Lloyd CE. Epidemiology of depression and diabetes: a systematic


review. J Affect Disord. oct 2012;142 Suppl:S8-21.

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2002 [cité 28 août 2023];13(5):140‑4. Disponible sur:
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7. GIRARD J. Pathogenèse du diabète sucré de type 2. Institut Cochin, CNRS


UMR 8104, INSERM U 567, Université Paris V, Paris. Disponible sur:
[Link]

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91
Thèse de pharmacie
FICHE SIGNATIQUE
Nom : TRAORE
Prénom : MARIAM
Date de naissance : 21/11/1993
Email:
Titre: Etude comparative du dosage de l'hémoglobine glyquée et de la glycémie dans
le diagnostic du diabète d' unité de diabétologie et endocrinologie au CSREF3.
Thèse : Pharmacie
Année de soutenance :
Ville de soutenance : Bamako
Lieu de dépôt : bibliothèque de la faculté de médecine et odontostomatologie et de
la pharmacie.
Secteur d ' intéret : Santé publique , Biologie medical
RESUME DE LA THESE
Objectif : Etude comparative du dosage de l’hémoglobine glyquée et de la glycémie
dans le diagnostic du diabète d’unité de diabétologie et endocrinologie au CSREF 3.
Nous avons réalisé une étude prospective, descriptive et transversale du Janvier 2022
à l’Aout 2022 à l’unité de diabétologie et d’endocrinologie au CSREF 3. Nous obtenu
157 patients dont 126 de sexe féminin soit 80,25% contre 31 de sexe masculin soit
19,74%. Les tranches d’âge majoritaires de 40-49 ans et50-59ans avec effectifs de
27,42% ,24,20% respectivement. La Moyenne d ‘âge était de 49,54± 14,62 ans avec
des extrêmes de 8 et 86 ans. La plupart de nos patients rendaient en commune 3 soit
49,68% et 64 étaient des ménagères soit 40,76%. Parmi nos populations d’étude 100
patients avaient de diabète 63,69% et 57 patients avaient de l’HTA dans leurs
familles. Dans notre étude 83 patients étaient hypertendu avec la couverte de leur
diabète.

92
Thèse de pharmacie
L’hyperglycémie était plus marquée chez 130 patients avec 82,80%,
23 avaient une glycémie normale soit 14,64% e 4 patients n’ ont pu réaliser la
glycémie soit 2,54% avec moyenne de 2,26 1,02g/l avec des extrêmes de 1,00
à5,60g/l. Dans notre populations d’étude nous avons observé une glucosurie positive
chez les patients ayant une hyperglycémie soit 35,94% avec une différence
significative p= 0,[Link] surpoids et l’obésité étaient plus marquée dans la
population d’étude ayant une hyperglycémie soit 30,71% et 31,37% respectivement
mais la différence était non significative P=[Link] avait une corrélation positive
entre HbA1c et glycémie soit 35,94% avec une différence significative P=0,221 et
entre la glucosuria et HbA1c soit 34,31% mais la différence était significative
P=0,221. Le surpoids et l’obésité étaient marqués chez les patients ayant HbA1c
éleve soient 32,35% et 39% respectivement mais la différence était non significative
P=0,849.
Conclusion : au cours de notre nous avons aprit que plusieurs facteurs peuvent
entrainer une augmentation ou une diminution de l’hemoglobine glyquéé et la
glycémie.
Mots clés : hémoglobine glyquée, glycémie et diabète

93
Thèse de pharmacie
THESE IS SUMMARY
Objective: Comparative study of the dosage of glycated hemoglobin and blood sugar
in the diagnosis of diabetes in the diabetology and endocrinology unit at CSREF 3.
We carried out a prospective, descriptive and cross-sectional study from January
2022 to August 2022 at the diabetology and endocrinology unit at CSREF 3. We
obtained 157 patients, 126 of whom were female, i.e. 80.25%, compared to 31, i.e.
19, male. 74%. The majority age groups of 40-49 years and 50-59 years with numbers
of 27.42%, 24.20% respectively. The average age was 49.54 ± 14.62 years with
extremes of 8 and 86 years. Most of our patients lived in commune 3, i.e. 49.68%,
and 64 were housewives, i.e. 40.76%. Among our study populations, 100 patients
had diabetes 63.69% and 57 patients had hypertension in their families. In our study
83 patients were hypertensive with diabetes covered.
Hyperglycemia was more marked in 130 patients with 82.80%,
23 had normal blood sugar levels, i.e. 14.64%, and 4 patients were unable to achieve
blood sugar levels, i.e. 2.54%, with an average of 2.26± 1.02g/l with extremes of 1.00
to 5.60g/l. In our study populations we observed positive glucosuria in patients with
hyperglycemia i.e. 35.94% with a significant difference p = 0.001. Overweight and
obesity were more marked in the study population with hyperglycemia i.e. 30. 71%
and 31.37% respectively but the difference was not significant P=0.364. There was
a positive correlation between HbA1c and blood sugar i.e. 35.94% with a significant
difference P=0.221 and between glucosuria and HbA1c i.e. 34.31% but the difference
was significant P=0.221. Overweight and obesity were marked in patients with high
HbA1c, i.e. 32.35% and 39% respectively, but the difference was not significant P =
0.849.
Conclusion: during our study we learned that several factors can lead to an increase
or decrease in glycated hemoglobin and blood sugar. Keywords: glycated
hemoglobin, blood sugar and diabetes

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Thèse de pharmacie
SERMENT DE GALIEN
Je jure en présence des maîtres de cette Faculté, des conseillers de l’ordre des
Pharmaciens et de mes chers condisciples.
D’honorer ceux qui m’ont instruit dans les préceptes de mon art et de leur témoigner
ma reconnaissance en restant fidèle à leur enseignement;
D’exercer dans l’intérêt de la santé publique ma profession, avec conscience et de
respecter non seulement la législation en vigueur mais aussi les règles de l’honneur,
de la probité et du désintéressement
De ne jamais oublier ma responsabilité et mes devoirs envers le malade et sa
dignité humaine. En aucun cas, je ne consentirai à utiliser mes connaissances et
mon état pour corrompre les moeurs et favoriser les actes criminels.
Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses. Que je
sois couvert d’opprobre et méprisé de mes confrères si j’y manque.

Je le jure!

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Thèse de pharmacie

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