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Dynasties et échanges au IIe millénaire BC

Le document traite du Proche-Orient ancien durant le deuxième millénaire avant J.-C., marquant un brassage culturel entre Mésopotamie, Levant et Égypte. Il décrit les dynasties amorrites, la montée de Babylone sous Hammurabi, et l'émergence des puissances hittites en Anatolie, tout en soulignant les échanges commerciaux et les influences culturelles. Le déclin de Babylone et l'impact des invasions extérieures, notamment des Hyksos et des Hittites, sont également abordés.

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Dynasties et échanges au IIe millénaire BC

Le document traite du Proche-Orient ancien durant le deuxième millénaire avant J.-C., marquant un brassage culturel entre Mésopotamie, Levant et Égypte. Il décrit les dynasties amorrites, la montée de Babylone sous Hammurabi, et l'émergence des puissances hittites en Anatolie, tout en soulignant les échanges commerciaux et les influences culturelles. Le déclin de Babylone et l'impact des invasions extérieures, notamment des Hyksos et des Hittites, sont également abordés.

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Proche Orient ancien_3. LE DEUXIEME MILLÉNAIRE B.C.(2000 à 1000)


Grand brassage culturel . Le Proche Orient s’ouvre sur le monde méditerranéen (Crète, Chypre,
Egypte). Il n’y a plus de « zone en avance » ou de foyer d’invention, mais de successifs « concerts de
nations », où s’affrontent des puissances équivalentes, de façon pacifique ou belliqueuse. L’art
devient cosmopolite ou international, spécialement dans la 2° moitié du millénaire. Influences
égyptiennes ou égéenne se mêlent au fonds de culture mésopotamien ou levantin. Diffusion d’un
fonds littéraire commun (épopée de Gilgamesh). On distingue trois périodes :

1) 2.000 à 1.600 B.C. PREMIER « CONCERT DES NATIONS » (DYNASTIES AMORRITES)

En Mésopotamie et au Levant... (en Syrie et Palestine : Bronze moyen) p.92. A la fin du 3° millénaire
sont apparus deux nouveaux groupes de population. Les Amorrites viennent des franges du désert
Syro-arabique, ils parlent un dialecte ouest -sémitique. Les Hurrites occupent le Nord de la
Mésopotamie et l’Est du Tigre ; leur langue n’est apparentée à aucune autre de cette époque.

 LES DYNASTIES AMORRITES DE MÉSOPOTAMIE ET DU LEVANT.


Partout, sauf en Elam et en Anatolie, des souverains Amorrites sont en place et s’acculturent au
contact de l’héritage Suméro -akkadien. Dans les échanges épistolaires, ils utilisent le cunéiforme en
langue akkadienne, de la Palestine à l’Anatolie et a l’Iran. Echanges commerciaux, contacts
diplomatiques, voyages, alliances matrimoniales...

 2004 –1763 Basse Mésopotamie, période d’Isin-Larsa. Sumer et Akkad deviennent la


« Babylonie ». Constellation de cités –Etats, vite dominées par la rivalité d’Isin et de Larsa.
Isin, héritière d’Ur, est supplantée en 1925 par Larsa, dont le roi se dit alors « roi de Sumer et
d’Akkad ».. Le plus long règne sera celui de Rim –Sîn (1822 –1763).

 2.000 –1.740 Région Moyen Tigre : Assur, Eshnunna, Ekallatum. p.95


Assur, à cette époque, n’est pas une puissance politique, mais une cité commerçante et un centre
religieux. Son commerce est orienté sur l’Anatolie : les « colonies cappadociennes ». 20.000
« tablettes cappadociennes », retrouvées à Kûltépé, ancienne Kanesh, en constituent les archives
économiques et juridiques. L’écriture est ainsi introduite en Anatolie. Il y a tout un maillage de
comptoirs, à Hattusha, Hacemhüyük, Alishar... avec banques, magasins, tous dépendants de Kanesh
et d’Assur. Assur exportait la laine, les textiles, l’étain, contre l’or et l’argent. L’étain venait sans doute
d’Afghanistan. Les entreprises étaient familiales : le frère aîné, chef de famille restait à Assur.
Ce commerce prospère s’interrompra entre 1830 et 1800, quand Assur sera conquise par Eshnunna,
puis par Ekallatum. Il y aura une reprise entre 1800 et 1740.
- Eshnunna. Le roi Naram-Sîn, vers 1830, prend Assur. Et il devient le voisin de Mari sur le moyen
Euphrate. Il devient même suzerain de Mari. Pouvoir de courte durée : Eshnunna est vaincue par les
Elamites en 1766., mais elle a contribué à répandre le dialecte Babylonien, qui va devenir la langue
internationale du Moyen –Orient.
- Ekallatum, située sur le Tigre, sort de l’ombre. Son roi Shamsi-Adad (11830 –1776) annexe Assur,
puis Mari, bâtit un grand royaume, rétablit le commerce avec l’Anatolie... Mais tout s’effondre à sa
mort (incapacité de ses deux fils, attaque du roi d’Elam), et les territoires retrouvent leur autonomie.

 2.000 –1.600 En Syrie : les royaumes d’Alep, de Qatna et de Mari.


Le « Grand Royaume », capitale Alep, était l’Etat le plus puissant se Syrie. De la côte du Levant à
l’Euphrate, il reprenait à peu près les contours du royaume d’Ebla au 3° millénaire. Son rival : le
royaume de Qatna, situé à l’est de l’actuel barrage du lac de Homs, entre Syrie et Palestine.
Le grand Royaume contrôlait les villes d’Ugarit, d’Alalakh, et même, un temps, d’Ebla.
- Ebla renaît après 3 siècles de silence vers 2000. Elle redevient un grand centre politique et
commercial (elle a des contacts avec l’Egypte), jusqu’à sa destruction vers 1600 par les rois Hittites.
- Mari. Zimri-Lim récupère le trône de son père, ou oncle, en 1776. En 1775, il n’y a pas de roi
dominant, mais concurrence entre Babylone, Larsa, Eshnunna, Qatna, Alep et l’Elam. Zimri-Lim
n’arrive pas à devenir le leader, mais il réussit à contrôler son territoire. De son règne datent des
milliers de tablettes administratives, et sa correspondance royale. Elles font revivre l’ambiance
de l’époque, et montrent sa large ouverture vers l’extérieur. Par exemple, invité par le roi d’Alep, il va
séjourner un mois à Ugarit où il rencontre des marchands Crétois. .Vaincu par Hammurabi de
Babylone, il sera le dernier roi de Mari.
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 2.000 –1.600 Au Liban : Byblos. Type des petites cités -Etats de la côte du Levant, à vocation
maritime, autonomes, contrôlant un territoire restreint, dirigées par une dynastie princière installée
dans un centre urbain fortifié. Les défenses du bronze ancien furent reprises jusqu’à atteindre une
quarantaine de mètres, alors que la superficie ne dépassait pas 5 ha. Byblos a depuis le 3° millénaire
des liens privilégiés avec l’Egypte. Au bronze moyen, elle est certainement le point le plus actif de la
côte. C’est une des villes les plus riches de l’époque.

 1894 –1595 Montée et déclin de la puissance Babylonienne. La première dynastie


Babylonienne naît en 1894. Mais la ville ne devient une véritable puissance qu’avec le 6° roi,
Hammurabi (1792-1750) dans la 2° moitié de son règne. D’abord allié de Zimri-Lim, de Mari, pour
repousser l’Elam, Hammurabi en finit avec Larsa et prend le titre de roi de Sumer et d’Akkad. Puis il
repart en campagne vers le Nord, se retourne contre son allié de la veille ZimriLim, s’empare de Mari
en 1761, en détruit le palais royal... A la fin, Hammurabi est à la tête d’un empire, de haute et
basse Mésopotamie. Babylone, cité du dieu Marduk, recueille l’héritage intellectuel et devient une
métropole religieuse et culturelle. Dans le domaine juridique, le roi veut, par son code de lois,
uniformiser les législations existantes.
Déclin : Le royaume de Babylone ne survivra pas à un successeur d’Hammurabi, Samsu-Iluna. Les
nomades montagnards Kassites s’infiltrent au XVII° siècle, fragilisent le royaume déjà accablé par
une lourde bureaucratie. La Babylonie se désurbanise, Babylone même est un temps désertée. Les
troupes Hittites conduites par Mursili ler entrent dans la ville en 1595, et la dynastie s’effondre.

 Situation au XVII° siècle BC. (Hyksos en Egypte ; Palestine ; Mésopotamie; écrits sumériens)
Egypte : Vers 1750, des populations cananéennes avaient envahi le Delta égyptien. Connues sous le
nom d’Hyksos, elles investissent cette région pendant près de deux siècles. Les rois établissent leur
capitale à Avaris, actuelle Tell ed -Dab’a.
En Palestine, les villes sont protégées par d’impressionnants systèmes défensifs. Les cités -états sont
en concurrence féroce, mais Hazor semble l’emporter sur toutes. La fin du bronze moyen correspond
à l’âge d’or de la culture cananéenne. Artisanat de luxe avec fabrication de meubles en bois à
Jéricho, bijoux travaillés au repoussé et ornés de granulations à Tell –el -Ajjul, travail de l’ivoire et
production de céramique fine en divers lieux. Les fondements de ce qui sera le monde phénicien
commencent à s’esquisser. Tentatives d’invention de l’alphabet dans le Sinaï et en Palestine. Ugarit
est déjà une ville côtière importante. Sichem domine le Nord au Bronze Moyen(2.000-1550).
Mésopotamie : Babylone décline dans le nord, l’unification progressive de l’Anatolie centrale autour de
la dynastie hittite installée à Hattusha est cause de bouleversements.
En 1620 Hattusili Ier traverse le Taurus et vient détruire Alalakh, attaque Urshum. Vers 1600, Alep,
Ebla, Alalakh, Babylone tombent sous les coups de son successeur Mursili Ier, qui met fin au grand
royaume d’Alep. Silence à partir de 1595 ( Faut-il adopter la « chronologie courte », qui abaisse les
datations de cette époque d’environ un siècle ? p.100)
Civilisation écrite: Continuité malgré les aléas politiques, comme dans les autres arts. Le bilinguisme
des scribes sumero –akkadiens est soigneusement entretenu. L’élite des scribes se trouve à Nippur et
Ur, où ont émigré ceux d’Eridu. Le sumérien disparaît comme langue vivante, au profit de
l’akkadien, mais il subsiste comme langue de culture.(p.102). Aux XVIII) et XVII° siècles, les
textes sumériens passent à la postérité dans leur langue originelle.. Ainsi l’Epopée de Gilgamesh, la
Liste royale sumérienne, le Poème d’Atrahasis..

 LA DYNASTIE DE SIMASHKI ET LES SUKKALMAH, en ELAM. LES CIVILISATIONS


TRANSÉLAMITES DE LA PHASE RÉCENTE.
Shulgi, roi d’Ur, avait mis fin à la dynastie d’Awan. au dernier siècle précédent et fait passer la
Susiane sous son contrôle. Ce sont les souverains du pays de Simashki qui reprirent le rôle d’Awan.
Ils se liguèrent avec d’autres principautés et les Amorrites contre cette III° dynastie d’Ur. Ur est
vaincue en 2004, et Idaddu Ier s’installe à Suse avec le titre de « roi de Simashki et
d’Elam »( esprit confédéral des souverains élamites). Ensuite la dynastie des sukkalmah (titre
équivalent à « empereur d’Elam », branche cousine des précédents, prend le relais du pouvoir. Un
successeur prend le titre de « roi d’Anshan et de Suse » et organise une co-régence tripartite vers
1970. Après l’effondrement du royaume de Haute -Mésopotamie, le roi d’Elam est en situation de
médiateur (maître de la route de l’étain et du lapis-lazuli). En 1766 il s’empare d’ Eshnunna, et nargue
en Syrie du Nord le grand Hammurabi. Mais il doit se retirer devant la coalition de Babylone avec
Mari. A partir de milieu du XVIII° siècle, les rois élamites ne s’aventurent plus en Babylone. (p.104-
105)
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La civilisation élamite s’était répandue hors de l’Elam, aussi bien vers l’Est que vers le Golfe
(transélamite) Sculpture de matériaux semi-précieux, et surtout métallurgie remarquable :plats au
repoussé (taureaux,), marteaux et haches « de luxe » aux formes animales , destinées à récompenser
des dignitaires. Au XVII° siècle, Elam reste prospère (mais on n’a pas d’archives royales), tandis que
les civilisations transélamites s’effondrent (arrêt des échanges commerciaux dans le Golfe avec
l’Indus en crise.)

 1650 –1450 EMERGENCE DE LA PUISSANCE HITTITE EN ANATOLIE : L’ANCIEN


ROYAUME. p.106
Dans les tablettes cappadociennes du XIX° s. commencent à apparaître des noms en hittite et en
louvite (langues indo-européennes qui seront avec le palaïte les langues du futur Etat Hittite).Les
peuples qui parlent ces langues viennent de la « culture des Kourganes », se surajoutent peu à peu
au fonds de population Hatti non indo-européen, sans constituer encore un Etat. Au milieu du XVIII°
siècle, une tablette retrouvée à Hattusha incendiée (actuelle Bogazköy,) indique que « Anitta, fils du
roi de Kussar » a unifié la Cappadoce, de Kanesh sa capitale à Hattusha, ville qu’il vient de détruire.
Il sera pendant des siècles la référence des rois Hittites. C’est la ruine des comptoirs Assyriens,
silence pour un siècle.

- L’ancien Royaume Hittite (1650-1450) : L’histoire Hittite commence véritablement en 1650 avec
le roi Labarna (1650-1625). Son successeur Hattusili Ier (1625-1600) fait référence à la capitale
«l’homme d’Hattusha ». C’est un roi conquérant, « qui fait de la mer ses frontières » (rescrit de
Télébinu).S’étant assuré de la stabilité du Nord de son Royaume, il franchit le Taurus, fait campagne
en Syrie du Nord où il détruit Alalakh (niveau VII). Il ramène un riche butin, et aussi des scribes, qui
réintroduisent , dans la chancellerie Hittite, l’usage de l’écriture cunéiforme qui s’était perdu. Grâce à
eux sera rédigée l’histoire « la geste » du roi. Mais on ignore l’ordre chronologique de ses six
campagnes. Il échoue deux fois devant Alep, et meurt la deuxième.
Mursili Ier (1600-1585), son petit-fils, lui succède.(p.107), s’empare d’Alep, met fin au grand
Royaume, détruit Babylone en 1595, et emporte la statue du dieu Marduk... Il est assassiné par un
proche. S’ouvre une période de troubles.. En même temps apparaît dans le nord Mésopotamien une
nouvelle puissance internationale menaçante pour les Hittites : le Mitanni.
Télébinu (1525-1500) reprend la situation en mains. Il ne s’aventure pas en dehors du plateau
Anatolien, Des rois falots lui succèdent, impuissants face aux montagnards Gasga au Nord, et au
Royaume de Mitanni au Sud : de la Mésopotamie du nord à Alep. Période très mal connue.

2) 1.600 à 1.100 LES PUISSANCES DU BRONZE RÉCENT.

Pas d’archives depuis 1600 jusqu’à 1450... Un nouvel équilibre international émerge au courant du
XV° siècle. En présence quatre puissances : l’Egypte, l’Empire Hittite, le Mitanni et la Babylonie,
dirigée par une nouvelle dynastie, les Kassites. Le monde Egéen est étroitement associé à ce
nouveau concert de nations, spécialement Chypre (ancienne Alasiya) riche en cuivre, et Mycènes,
ancienne Ahhiyawa, (il s’agit de grecs) qui a supplanté la civilisation minoenne. Le développement des
échanges, et l’art très cosmopolite, rendent de plus en plus nécessaire un nouveau système
d’écriture : l’alphabet. Hurrites et Hittites, qui sont apparus à la fin du III° millénaire, vont jouer un
rôle déterminant.
Les XIV° et XIII° siècles correspondent à une phase de très grande prospérité. Ils sont connus grâce
aux archives des rois Hittites, à l’énorme corpus des textes d’Ugarit ( en 9 langues et 5 graphies
différentes), et à la correspondance de Tell el-Amarna,( pharaons Amenophis III, Akhenaton, et
Toutânkhamon). Nombreuses mentions des Hapirou, hordes de bandits dont l’action souligne le
relâchement de l’emprise égyptienne.

 L’EMPIRE DU MITANNI. p.108


Berceau : le haut Khabur. Au cours du XVI° siècle, étend sa domination sur toute la Syrie du Nord, et
la Mésopotamie septentrionale, de Qadesh à l’Ouest à Arrapha, actuelle Kerkuk, à l’Est. Les noms
des rois étaient indo-Aryens (origine : Nord de la mer Noire), et la population autochtone étaient
Hurrite.. L’emplacement de la capitale, Wassukani, n’a pas été identifié.. Le Mitanni sera au fait de sa
puissance à la fin du XVI° siècle (1.500) sous le règne de Barratarna.. Empire peu structuré,
incessantes querelles dynastiques, histoire mal connue, uniquement documentée par les archives des
vassaux : Nuzi, dépendant d’Arrapha à l’Est, et Alalakh à l’ouest.. Les Hapiru entretiennent l’insécurité
dans le monde Syrien : le roi Suppiluliuma Ier en profite pour s’emparer de la Syrie du Nord, alors que
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la partie orientale du Mitanni, le Hanigalbat, venait d’être conquis par les Assyriens. Les souverains
mitanniens ne patronnèrent pas les arts.

 1.450 –1190. L’EMPIRE HITTITE. p.109.


A été toujours en guerre : avec les proches Gasga, de la chaîne Pontique, l’Arzawa, le
Kizzuwatna...ou les plus éloignés : Mitanni, Assyrie, Baylonie Lassite, et même l’Egypte, alors
suzeraine de la Syrie.

 Les règnes. Tudhaliya Ier (1450) victoire sur le Mitanni, lui donnant domination sur le
Kizzuwatna et sur Alep., d’intégrer la royauté d’Arzawa, et de conclure un traité d’amitié avec
l’Egypte. p.109.
Sous Tudhaliya II, « la terre de Hatti a péri », écrit le pharaon Amenophis III (1391-1353).
Avec Suppiluliuma Ier(1353-1322) : redressement spectaculaire, et pendant près de deux siècles le
« Grand Empire » sera la plus grande puissance du Proche-Orient (1350-1190). A cette époque, les
principaux états sont en bons termes; le pharaon Amenophis III était plus soucieux de constructions
que de conquêtes, et Amenophis IV (1353-1337) plus intéressé par ses réformes religieuses que par
la Syrie.. Suppiluliuma consolide sa position en Anatolie (Gasga, Arzawa). Puis il passe à l’attaque en
Syrie, et mène trois campagnes contre le roi de Mitanni Tushratta. La plupart des villes Syriennes
reconnaissant l’autorité du Hatti, et même le royaume d’Ugarit, pourtant très lié à l’Egypte. Le Gand
Roi nomme deux de ses fils souverains de Karkémish et d’Alep. Ne craignant plus le Mitanni, il décide
d’attaquer l’Egypte. Il revient victorieux, mais ramène la peste dont il meurt.. Pourtant son action est
durable, et les états vassaux de Syrie resteront fidèles jusqu’à la fin de l’Empire.
Mursili II (1321-1295) très soutenu en Syrie par son frère le roi de Karkémish, il s’occupe de l’ordre en
Anatolie ; puis en Syrie quand son frère meurt.
Muwatalli II (1295-1270) doit se défendre contre les Gasga du Nord. Il confie le contrôle du nord du
royaume à son jeune frère, le futur Hattusili III qui finit par écraser l’ennemi. Le danger vient d’Egypte :
Séthi Ier, puis Ramsès II veulent rétablir leur souveraineté en Syrie, et reprendre Qadesh et l’Amurru.
Bataille de Qadesh en 1274.
Urhi-Tushub, fils du précédent, régne peu de temps(1270-1265) sous le nom de Mursili III, en conflit
avec son oncle paternel Hattusili, qui finit par l’emporter. Exil d’Urhi à Chypre, puis chez Ramsès II.
Hattusili III (1265-1238) avait épousé la fille d’un prêtre de la déesse Oshtar, Puduhepa qui occupera
comme reine une place unique dans l’histoire Hittite. Leur mariage est probablement à l’origine de la
fondation du sanctuaire de Yazilikaya. Ce roi avait une grande expérience militaire et un grand sens
diplomatique. Nous disposons d’une nombreuse documentation (correspondance) avec les grandes
cours de l’époque. Sous Salmanazar Ier, la situation est préoccupante du côté Assyrien. Aussi le roi
hittite conclut un traité de paix avec Ramsès II, seize ans après la bataille de Qadesh. « Alliance
éternelle » gravée sur les murs de Karnak. Suivit une correspondance régulière entre les deux états.
Tudhaliya IV (1238-1215) a des problèmes de voisinage avec les Assyriens mais c’est sous son 2°
successeur que l’empire s’effondrera en 1190 (famine, troubles intérieurs, peuples de la mer et le
coup de grâce des Gasga).

 LES PRINCIPAUTÉS DU LEVANT.(p.114) Au Bronze récent, le Levant est une région très
développée, objet de la convoitise au Nord du Hatti, à l’Est de la puissance Assyrienne, au Sud, de
l’Egypte.
- Les Provinces Egyptiennes. Après l’expulsion des Hyksos au XVI° siècle, les pharaons de la
XVIII° dynastie organisèrent des campagnes annuelles en Palestine pour prévenir le risque de
nouvelles invasions. Touthmosis III affronta une coalition de Syriens et Cananéens à Meggido dans
la 1° moitié du XV° s. A la suite de quoi l’Egypte contrôla la Palestine et une partie de la Syrie, et créa
trois provinces, chacune sous l’autorité d’un fonctionnaire égyptien : la Province de Canaan
comprenait presque toute la Palestine et une partie de la côte jusqu’à Beyrouth ; celle d’Amurru allait
de Byblos au Sud d’Ugarit et à l’Est jusqu’à l’Oronte ; la Province d’Apu allait de Qadesh dans le sud
de la Syrie, jusqu’à Hazor au Nord de la Palestine et de la région de Damas jusqu’à la Transjordanie
septentrionale.
Les tablettes de Tel Amarna confirment la partition en 2 de la région centrale, dominées par Sichem
et Jérusalem, chacune 2.400 km2 mais population réduite. Au Nord terres fertiles et pentes douces,
au Sud, steppe et Jérusalem(qui remplace Aï également fortifié, avec Hébron) est un modeste village
de montagne. Au Nord, jusqu’à l’attaque de Shishong, Meggido peut s’étendre. Le Sud sera en retard
de deux bons siècles pour créer un véritable Etat.
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Les princes des cités-Etats cananéennes, traités en vassaux, reçurent en contrepartie la protection
de pharaon qui leur assura la richesse et des débouchés commerciaux, non seulement avec l’Egypte
mais avec le monde méditerranéen.La correspondance d’Amarna nous donne des détails au XVI° s
BC. Sous Akhenaton, l’influence égyptienne déclina.
- Ugarit. Royaume important aux XIV° et XIII° siècles, car situation privilégiée au point d’arrivée des
voies terrestre et maritimes : Mycènes et Chypre ont la part belle, leur cuivre circule en Orient sous
forme de lingots « en peau de bœuf ». Le palais, siège du pouvoir, s’étend sur 7.000 m² ; il est l’un
des plus beaux de l’époque, selon un message du roi de Byblos à Amenophis III.

 LA BABYLONIE KASSITE( 1.595-1.158)) ET LA II° DYNASTIE D’ISIN.(1158-1.027) (p.117)


Les kassites sont des montagnards nomades, sans doute originaires des Zagros, déjà présents
dans le pays à la fin de la 1ère dynastie, comme mercenaires et comme agriculteurs. Ils occupèrent la
place laissée libre, et contrôlèrent la Babylonie pendant quatre siècles. Ils s’acculturèrent totalement et
eurent à cœur de faire revivre la civilisation Babylonienne dans toute sa tradition. La dynastie tombe
sous les coups des rois medio-élamites, de nombreuses statues partent à Suse. La II° dynastie d’Isin
prend le pouvoir. Le roi le plus illustre de cette dynastie d’Isin est Nabuchodonosor Ier (1125-1104)
qui se retourne contre les Elamites et détruit Suse à la fin du XII° siècle. De cette époque date la
composition babylonienne l’Epopée de la création, dont le titre « Enûma elish » correspond aux
premières lignes du texte. 1100 vers à la gloire de Marduk.. De la même époque la Théodicée
Babylonienne, et le poème du « Juste souffrant » p.118

 LE ROYAUME MÉDIO-ASSYRIEN. (p.119) Au XIV° siècle, les Assyriens s’étaient libérés peu à
peu de la tutelle Mitanienne. Le souverain prit les titres de Grand roi et de Roi de la Totalité, qui datait
d’Akkad, pour bien affirmer la montée de la puissance Assyrienne. Assur devient la capitale de ce
nouvel Etat. qui apparaît pour la première fois comme un Etat territorial.
Avec Salmanazar Ier (1273-1244), la partie orientale du Mitanni a pris une indépendance totale et
contrôle les routes commerciales vers la Syrie et l’Anatolie. cela inquiète donc Hattusili III, qui conclut
une alliance avec Ramsès II... Tukulti-Ninurta Ier sera le premier souverain Assyrien à prendre le titre
de « roi des quatre régions ». Attaqué par le roi kassite Kashtiliash IV, il ravage Babylone, fait
prisonnier son ennemi et déporte une part de la population (ce qui se généralisera) Les scribes
emporteront avec eux nombre de tablettes et transmettront ainsi leur culture à l’Assyrie. p.119

 LES ROYAUTÉS MÉDIO-ÉLAMITES.


Le royaume d’Anzan et de Suse : deux grandes dynasties : Les Igihalkides au XIV° et les
Shutrukkides au XII° siècle.p.120. Leur art préfigure le futur art Perse où « le roi est porté par les
peuples de l’empire » : indice d’un nouvel état d’esprit. Les derniers rois font de Suse, redevenue
capitale, un conservatoire de chefs-d’œuvre ; entre autres la statue de Marduk de Babylone, razziée
par Kutir-Nahunté. L’énergique Nabuchodonosor Ier s’emploie à la récupérer et ravage Suse à la fin
du XII° siècle. La puissance élamite ne s’en remet pas et sombre dans l’obscurité pour trois siècles.

3) XIV° - 1.000 DÉBUTS DE L’ÂGE DU FER EN IRAN.

L’âge du fer est précoce (XIV°) dans l’Iran protohistorique. Profonds bouleversements, mais
caractérisés non pas encore par l’apparition de la technologie du fer, mais par le nomadisme et par
des nécropoles isolées de toute agglomération. Vers 1450 des cavaliers nomades non identifiés
venant de l’est de la mer Caspienne se déplacent vers le N.W. de l’Iran. Leur artisanat se développera
au Nord et au centre de l’Iran, jusqu’au Zagros central (animé par la culture du Luristan), à la
différence de leurs prédécesseurs nomades transélamites, qui œuvraient au Sud-est du pays. A la
suite de la destruction de Suse, le nomadisme se généralise en Elam à la fin du II° et au début du I°
millénaire. Cela facilitera l’intégration des nouveaux arrivants, dont les Mèdes et les Perses seront les
descendants.
 Civilisation de Marlik. Nécropole dans la fertile province de Gilan au Sud-Ouest de la
Caspienne. Site très riche, de l’âge du fer iranien. La majorité des objets sont du Fer I, entre le XIV° et
le XII° siècle. Les gens de Marlik étaient les pourvoyeurs de matières premières pour leur puissants
voisins mésopotamiens et élamites. Le cheval y apparaît monté (et pas seulement animal de trait). Il
jouit d’une grande considération : il est parfois enterré dans une sépulture individuelle comme un
humain.. Beaucoup de tombes de guerriers et de princes et princesses. Deux grands types d’objets :
orfèvrerie (hauts gobelets à profil cintré et base débordante) et vases de céramique (non peinte,
encore tradition préhistorique, soit anthropomorphe soit zoomorphe). Ce sont soit des guerriers nus et
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des pleureuses, soit des léopards, des cervidés, ou des zébus. Belle pâte lustrée rouge ou chamois,
animal au contour épuré ; le mufle est le bec verseur. Egalement des figurines féminines en terre
cuite, et une multitude de petits animaux en bronze.
 Le Luristan.
La première grande phase métallurgique du Luristan s’était éteinte au XVII° siècle. Du XIII° au
VI°, la région revient au nomadisme, et les métallurgistes font preuve d’une imagination étonnante,
sous l’influence de leurs voisins, ce qui permet les datations. Au début de l’âge du fer furent
fabriquées des armes de toute sorte : épées en bronze, herminettes et haches à digitations d’abord
coniques, puis à têtes animales, masses d’armes en forme de tête humaine ou à pointes comme à
Marlik...
..

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