Cours Math2bis Cppa2 13 14-7
Cours Math2bis Cppa2 13 14-7
Cours de Mathématiques II
2 année
èmeNN
OU
Pr(MC) Hippolyte HOUNNON
te H
poly
Hip
Contents
ON
1.2.1 Structure d'espace vectoriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.2 Structure d'anneau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
NN
1.2.3 Notion d'indéterminée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.3 Arithmétique dans K[X] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.3.1 Multiples et diviseurs d'un polynôme . . . . . . . . . . . . . 13
OU
1.3.2 Polynômes irréductibles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.3.3 Division euclidienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
te H
1
CONTENTS 2
ON
3.1.2 Eléments de topologie de Rn . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
3.1.3 Voisinage d'un point . . . . . . . .
NN . . . . . . . . . . . . . 57
3.1.4 Intérieur-Adhérences-Frontière d'une partie . . . . . . . . . 58
3.1.5 Parties bornées de Rn . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
OU
3.2 Suites dans Rp . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
3.2.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
3.2.2 Suites convergentes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
te H
3.3 Limites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
3.4 Continuité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
Hip
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2 Pr(MC) [Link]
CONTENTS 3
ON
5.3 Fonction dénie par une intégrale . . . . . . . . . . . . . . . . . . 102
5.3.1 Continuité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 102
NN
5.3.2 Dérivabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 104
R2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109
6.1.5 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111
6.1.6 Changement de variables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111
Hip
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3 Pr(MC) [Link]
CONTENTS 4
NN ON
OU
te H
poly
Hip
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4 Pr(MC) [Link]
Chapter 1
N
− soit le corps R des nombres réels;
− soit le corps C des nombres complexes. NNO
On note 0 et 1 les éléments neutres respectifs pour l'addition et pour la multiplica-
tion. Il nous arrivera parfois de les noter 0K et 1K pour marquer leur appartenance
OU
au corps K
1.1 Généralités
eH
Dénition 1.1.1
On appelle polynôme formel à coecients dans K (ou plus simplement polynôme
sur K ou polynôme à coecients dans K) une suite (an )n∈N d'éléments de K
Hip
dont tous les termes à partir d'un certain rang sont égaux à 0K . On note K[X]
l'ensemble des polynômes à coecients dans K. En d'autre termes, P = (an )n∈N ∈
K[X] signie que
∃ N ∈ N, ∀n > N an = 0K
Le polynôme P se note
not.
P = (a0 , a1 , a2 , · · · , aN , 0K , 0K , · · · ) (1.1)
déf.
0K[X] = (0K , 0K , · · · , 0K , · · · ).
On le note plus simplement 0 s'il 'y a pas d'ambiguïté avec l'élément nul du corps
K.
5
1.1. GÉNÉRALITÉS 6
Dénition 1.1.2
On dit que deux polynômes P = (an )n∈N et Q = (bn )n∈N sont égaux, et on note,
P = Q lorsque
∀ n ∈ N, an = bn
N
✓ Le coecient adeg(P ) se nomme coecient de plus haut degré de P et le
NNO
polynôme P est dit normalisé (ou unitaire) si adeg(P ) = 1.
✓ Le plus petit entier n tel que an ̸= 0 est appelé la valuation de P. Elle se note
val(P).
OU
Autrement dit, on a
Exemple 1.1.1
t
poly
Remarque 1.1.1
Dénition 1.1.4
Un polynôme de K[X] est appelé monôme si val(P ) = deg(P )
Exemple 1.1.2
P = (0, 0, 5, 0, · · · ) est un monôme car val(P ) = deg(P ) = 2.
POLYNÔMES 7
Remarque 1.1.2
Soit P et Q deux polynômes de K[X]. On a l'implication suivante
val(P ) = val(Q)
P =Q ⇒
deg(P ) = deg(Q)
La réciproque est fausse car, par exemple, les polynômes P = (0, 1, 1, 2, 0, · · · ) et
Q = (0, 3, 0, 12, 0, · · · ) sont diérentes. Ils ont pourtant même valuation
(val(P ) = val(Q) = 1) et même degré (deg(P ) = deg(Q) = 3).
ON
Dénition 1.2.1
Soit P = (an )n∈N et Q = (bn )n∈N deux polynômes de K[X].
On appelle somme de P et Q (ou addition de P et Q) le polynôme de K[X]
NN
noté P + Q dont les coecients sont
OU
déf.
cn = an +K bn ∀n ∈ N
te H
On a ainsi déni une première loi (de composition) interne sur K[X] notée +.
Exemple 1.2.1
P = (1, 1, 1, 0, · · · ) et Q = (0, 2, 3, −1, 0, · · · ) deux polynômes. On a
poly
Proposition 1.2.1
Soit P et Q deux polynômes non nuls de K[X]. On a:
1. deg(P + Q) ≤ max{deg(P ), deg(Q)}
2. val(P + Q) ≥ min{val(P ), val(Q)}
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1.2. STRUCTURES ALGÉBRIQUES SUR L'ENSEMBLE DES
POLYNÔMES 8
ON
de groupe commutatif.
Indication:
NN
L'addition dénie sur l'ensemble des polynômes K[X] est une loi de composition
interne sur K[X] puisque l'addition +K dénie sur le corps K est elle-même une
OU
loi de compositon interne sur K.
De plus, l'addition des polynômes possède les propriétés suivantes (qui se dé-
te H
(P + Q) + R = P + (Q + R)
− Elle admet un élément neutre dans K[X], qui est le polynôme nul 0K [X] car
Hip
− Tout polynôme P = (an )n∈N ∈ K[X] admet un symétrique dans K[X] qui est
le polynôme −P = (−an )n∈N . En eet, on vérie que l'on a:
POLYNÔMES 9
N
4. ∀ P ∈ K[X] 1K .P = P
Démontration: NNO
Il sut de revenir à la dénition de la loi produit
externe. La rédaction est laissée en exercice. ■
OU
Théorème 1.2.1 L'ensemble K[X], muni de l'addition et la multiplication des
polynômes par un scalaire, a une structure de K espace vectoriel.
eH
POLYNÔMES 10
c0 = a0 b0 = 1
c1 = a0 b1 + a1 b0 = 2 + 2i
c2 = |{z}
a0 b2 +a1 b1 + a2 b0 = 2 + 4i
=0
c3 = |{z}
a0 b3 + |{z}
a1 b2 +a2 b1 + |{z}
a3 b0 = 4
=0 =0 =0
c = a b + a b + a b + a
4 0 4
|{z} 1 3
|{z} 2 2
|{z} 3 b1 + |{z}
|{z} a4 b 0 = 0
=0 =0 =0 =0 =0
..
.
cn = 0 pour tout n ≥ 4
On a ainsi obtenu pour le polynôme P × Q
P × Q = (1, 2 + 2i, 2 + 4i, 4, 0, 0 · · · )
ON
Remarque 1.2.2 La multiplication des polynômes dénie précédemment est une
loi de composition interne sur K[X].
Proposition 1.2.4 Soit P
NN
et Q deux polynômes de K[X]. On a:
1. deg(P × Q) = deg(P ) + deg(Q)
OU
2. val(P × Q) = val(P ) + val(Q)
Démonstration: Démonstrons la propriété 1.
te H
Soit P = (an )n∈N et Q = (bn )n∈N deux polynômes non nuls de K[X] tels que
degP = p et degQ = q . On a donc an = 0 pour tout entier n strictement
superieur à p, et bn = 0 pour tout entier n strictement supérieur à q .
poly
POLYNÔMES 11
Nous savons déja que l'ensemble K[X] muni de la loi + possède une structure
de groupe commutatif et il est claire que la multiplication de deux polynômes
de K[X] dénit une loi de composition interne sur K[X]. Il reste alors à établir
(exercice de maison) que la multiplication des polynômes possède les propriétés
suivantes:
− Elle est associative: pour tout (P, Q, R) ∈ K[X]3 ,
(P × Q) × R = P × (Q × R);
N
− Elle est distributive par rapport à l'addition: pour tout (P, Q, R) ∈ K[X]3 ,
NNO
P × (Q + R) = (P × Q) + (P × R) et (Q + R) × P = (Q × P ) + (R × P );
que l'on note plus simplement 1 si aucune confusion n'est à craindre avec l'élément
unité du corps K. On a
t
poly
Soit P = (an )n∈N et Q = (bn )n∈N deux polynômes non nuls de K[X] de degrés
respectifs deg(P ) = p et deg(Q) = q .
Alors le polynôme P × Q = (cn )n∈N est non nul.
En eet, son (p + q)-ième coecient, cp+q est non nul puisque cp+q = ap × bq avec
ap ̸= 0 et bq ̸= 0.
On a ainsi établi que pour tout (P, Q) ∈ K[X]2 :
P ̸= 0K[X] et Q ̸= 0K[X] =⇒ P × Q ̸= 0K[X] ,
Remarquons qu'à l'exception des polynômes constants et non nuls, les éléments
de K[X] ne possèdent pas de symétrique pour la loi × (à vérier). L'anneau
(K[X], +, ×) n'est donc pas un corps.
POLYNÔMES 12
X 2 = X × X = (0, 0, 1, 0, 0, 0, 0, · · · )
X 3 = X 2 × X = (0, 0, 0, 1, 0, 0, 0, · · · )
X 4 = X 3 × X = (0, 0, 0, 0, 1, 0, 0, · · · )
∀ n ∈ N∗ X n = (0, 0, 0, · · · , 0, 1, 0, 0, · · · )
N
où le coecient 1 est placé en (n + 1)-ième position.
On convient que NNO
X 0 = 1K[X] .
Ainsi le polynôme formel P = (a0 , a1 , · · · , aN , 0, 0, · · · ) de K[X] vérie
OU
P = (a0 , a1 , · · · , aN , 0, 0, · · · )
eH
=X 0 =X 1 =X N
poly
On a donc
P = a0 .X 0 + a1 .X 1 + a2 .X 2 + · · · + aN .X N
Hip
P = (a0 , a1 , · · · , aN , 0, 0, · · · )
comme suit:
P = a0 1K[X] + a1 X + a2 X 2 + · · · + aN −1 X N −1 + aN X N (1.2)
P = aN X N + aN −1 X N −1 + · · · + a2 X 2 + a1 X + a0 1K[X] (1.3)
et on dit que l'on a écrit P dans le sens des puissances croissantes (expression (1.2))
ou dans le sens des puissances décroissantes (expression (1.3)). Nous utiliserons
l'une des deux dernières écritures délaissant ainsi la première écriture (1.1). On
écrit encore
N
not. X k
P = ak X .
k=0
N
Dénition 1.3.1 Soit (A, B) ∈ (K[X])2. NNO On dit que:
• A est un multiple de B ou
• B est un diviseur de A (ou B divise A ), et on note B|A.
lorsqu'il existe C ∈ K[X] tel que A = CB .
OU
L'ensemble des multiples de B est alors BK[X].
Nous conviendrons de noter Div(A) l'ensemble des diviseurs de A et Div(A, B)
eH
Propriétés
t
poly
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1.3. ARITHMÉTIQUE DANS K[X] 14
Les polynômes irréductibles jouent le même rôle dans K[X] que les nombres
premiers dans Z. On retrouve en particulier une décomposition en produit de
facteurs irréductibles:
Lemme 1.3.1 Tout polynôme non constant possède au moins un diviseur irré-
ductible.
N
diviseurs non constants de P est une partie non vide de N∗ , qui possède donc un
NNO
plus petit élément n0 . Soit D0 un diviseur de P de degré n0 . Un diviseur de
D0 non constant et non associé à D0 serait un diviseur de P de degré strictement
inférieur à n0 , ce qui contredit la dénition de n0 . Donc D0 est irréductible.
OU
Théorème 1.3.1 Tout polynôme non constant est un produit de facteurs irré-
ductibles. La décomposition est unique, sauf à changer un facteur en un facteur
associé ou à modier l'ordre des facteurs.
t
poly
Remarque 1.3.2 Contrairement au cas des entiers, il n'existe aucun moyen sys-
Hip
tématique de décomposer un polynôme. Nous allons voir que ce problème est lié
à la recherche des racines du polynôme.
Remarque 1.3.3
1. Il est clair que B ∈ K[X] divise A ∈ K[X] si et seulement si le reste de la
division euclidienne de A par B est le polynôme nul.
2. si deg(A) < deg(B) alors, dans la division euclidienne de A par B , le
quotient Q est le polynôme nul et le reste R le polynôme A; c'est-à-dire
Q = 0K[X] et R = A, puisque l'on a:
A = 0K[X] × B + A et deg(R) = deg(A) < deg(B)
N
NNO
deg(A) = deg(B) + deg(Q)
Q = 0C[X] et R = X 2 + i
Remarquons qu'aucun calcul ná été nécessaire pour trouver Q et R.
t
poly
Dividende Diviseur
z }| { z }| {
4 3 3 2
A = X + 2X − X + 6 X − 6X + X + 4 = B
−Q1 × B = −(X 4 − 6X 3 + X 2 + 4X) X + 8} = Q1 + Q2
| {z | {z }
Quotient =Q
R1 = 8X 3 − X 2 − 5X + 6
−Q2 × B = −(8X 3 − 48X 2 + 8X + 32)
R2 = |47X 2 − {z
13X − 26}
Reste
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1.3. ARITHMÉTIQUE DANS K[X] 16
Preuve:
Si I = {0K[X] } ou I = K[X] alors U = 0K[X] ou U = 1K[X]
Sinon il existe un polynôme unitaire non nul et non constant U de degré minimal
ON
tel que U ∈ I (car tout idéal contenant un polynôme constant non nul est con-
fondu avec K[X]).
Soit P ∈ I . Alors il existe (Q, R) ∈ K[X]2 tel que P = QU + R
NN
avec deg(R) < deg(U ). Ainsi R = QU − P ∈ I car I est un idéal.
Utilisant le caractère de minimalité du degré de U , on a R = 0K[X] .
OU
D'où P = U Q ∈ U K[X]. Ainsi I ⊂ U K[X]. Par suite I = U K[X].
Remarque 1.3.4 1. Il resulte de ce théorème que tout idéal de K[X] est un
te H
Exemple 1.3.2
Hip
Démonstration:
1. La somme de deux idéaux étant un idéal, alors AK[X] + BK[X] est un idéal
de K[X]. Comme A est non nul et AK[X] ⊂ AK[X] + BK[X] alors AK[X]
est non nul et AK[X] + BK[X] est non nul. Par conséquent il existe un
unique polynôme unitaire D0 tel que D0 K[X] = AK[X] + BK[X]
(car AK[X] + BK[X] est un idéal).
Dénition 1.3.3 Avec les mêmes notations précédentes: le polynôme D0 est ap-
pelé le plus grand commun diviseur (PGCD) de A et de B . On note D0 = A ∧ B .
ON
tiers est celui que nous généralisons ici au cas des polynômes.
Supposons que le degré de B , deg(B) vérie deg(B) ≥ deg(A) on a:
B = Aq + A1 avec deg(A1 ) < deg(A)
NN
A = q1 A1 + A2 avec deg(A2 ) < deg(A1 )
.. .. ..
. . .
OU
An−1 = qn An + An+1 avec deg(An+1 ) < deg(An )
Les diviseurs communs à A et B divisent donc la suite des restes A1 , A2 , · · · , An+1
te H
1. l'un des restes est nul: le PGCD est donc le dernier reste non nul (normalisé);
2. on arrive à un reste de degré nul, soit une constante, les deux polynômes ont
Hip
pour PGCD=1. Ainsi les deux polynômes sont dits premiers entre eux.
D'où la notation fréquemment utilisée A ∧ B = 1 pour signier que les polynômes
A et B sont premiers entre eux.
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1.4. FONCTION POLYNOMIALE 18
N
C.
monôme.
Exemple 1.4.1
Hip
Preuve
N
P 7−→ P̃
NNO
est linéaire et bijective. Elle permet d'identier un polynôme et sa fonction
polynômiale associée. Cette identication permet d'utiliser tout le vocabulaire
des polynômes avec les fonctions polynômiales.
OU
A = B × Qk + X k+1 Rk et deg(Qk ) ≤ k.
N
qu'ici 2 est l'ordre de la division). Ainsi A = B × Q2 + X 3 R2 avec Q2 =
NNO
4 − 4X + X 2 , R2 = 3 − X et deg(Q2 ) = 2. On a donc l'égalité:
4 + X 2 = (1 + X + X 2 )(4 − 4X + X 2 ) + 3X 3 − X 4 .
OU
2. Soient A = X + X 4 et B = 1 + X deux polynômes de R[X]. Eectuons la di-
vision de A par B selon les puissances croissantes aux ordres k = 1, 2, 3, 4, 5.
▷ A l'ordre 0, ona Q0 = 0R[X] et XR0 = X + X 4 ,
eH
−(X + X ) X − X 2 + X 3
2
−X 2 + X 4
−(−X 2 − X 3 )
Hip
X3 + X4
−(X 3 + X 4 )
0R[X]
On obtient ainsi:
• à l'ordre 1 : Q1 = X et X 2 R1 = −X 2 + X 4 ,
• à l'ordre 2 : Q2 = X − X 2 et X 3 R2 = −X 3 + X 4 ,
• à l'ordre 3 : Q3 = X − X 2 + X 3 et X 4 R3 = 0R[X] ,
et on en déduit que:
∀k ≥ 3 Qk = X − X 2 + X 3 et X k+1 Rk = 0R[X] .
Remarque 1.5.1 Soient A et B deux polynômes de K[X] et soit Qk le quotient
et X k+1 X k le reste dans la division selon les puissances croissantes à l'ordre k
de A par B. On a:
k < val(A) ⇒ Qk = 0R[X] et X k+1 X k = A .
(X 2 + X 3 ) = (1 + X − 2X 2 ) × 0R[X] + X(X + X 2 ),
• à l'ordre 1 : Q1 = 0R[X] et X 2 R1 = X 2 + X 3 :
(X 2 + X 3 ) = (1 + X − 2X 2 ) × 0R[X] + X 2 (1 + X),
• à l'ordre 2 : Q2 = X 2 et X 3 R2 = 2X 4 :
(X 2 + X 3 ) = (1 + X − 2X 2 ) × X 2 + X 3 (2X),
ON
car
X2 + X3 1 + X − 2X 2
−(X 2 + X 3 − 2X 4 )
NN
2X 4 X2
ATTENTION: Comme nous l'avons vu dans les exemples précédents, pour ef-
OU
fectuer une division suivant les puissances croissantes de A par B à l'ordre k avec
k ≥ val(A), il est impératif d'écrire les deux polynômes A et B dans le sens des
te H
puissances croissantes.
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1.6. DÉRIVATION DES POLYNÔMES 22
2. (λP )′ = λP ′ ,
3. (P × Q)′ = P ′ × Q + P × Q′ .
Démonstration: Les propriétés 1) et 2) sont faciles à prouver.
Pour la propriété 3), la démonstration se fait en deux étapes.
▷ Première étape: Montrons que la propriété est vraie pour les monômes P = X h
et Q = X k . On a d'une part P × Q = X h+k d'òu:
On a donc bien
N
(P × Q)′ = P ′ × Q + P × Q′ .
n
X Xm
= ah bk (X h × X k )′
t
h=0 k=0
!
poly
Xn Xm
= ah bk ((X h )′ × X k + X h × (X k )′ ) d'après l'etape N 0 1.
h=0 k=0
! !
Hip
Xn Xm n
X m
X
= ah bk (X h )′ × X k + ah bk X h × (X k )′
h=0 k=0 h=0 k=0
n
! m
! n
! m
!
X X X X
= ah (X h )′ bk X k + ah X h bk (X k )′
h=0
|{z } | k=0 {z } | h=0
{z }| k=0
{z }
=P' =Q =P =Q′
′ ′
= P ×Q+P ×Q.
Ainsi (P × Q)′ = P ′ × Q + P × Q′ . □
(X k )(k) = k × (k − 1) × · · · × 2 × 1X 0 = k!,
| {z }
k!
on a ∀i ∈ {0, 1, · · · , n},
n
X
(i)
P = ak k(k − 1) × (k − 2) · · · × (k − i + 1)X k−i .
N
k=i
En particulier pour i = n, on a: NNO
P (n) = an × n × (n − 1) × (n − 2) · · · × 2 × 1 X 0 = an × n!
| {z }
n!
OU
et pour tout i > n, P (i) = 0K[X] d'òu on a le resultat:
Proposition 1.6.3 Formules de MacLaurin pour les polynômes
eH
∀k ∈ {0, 1, 2, · · · , n} ak =
poly
k!
où P˜(k) est la fonction polynomiale associée à P (k) . En d'autres termes, si P est
un polynôme de degré n alors
Hip
ON
Démonstration: La démonstration se fait comme celle de la formule de binôme
de Newton ( voir Théorème 1.7.). NN
1.7 Racines d'un polynôme
OU
1.7.1 Dénition d'une racine
Dénition 1.7.1 Soit P un polynôme de K[X]. On dit que α ∈ K est une racine
te H
P̃ (α) = 0
poly
Remarque 1.7.1 Il est important de noter que les racines d'un polynôme ap-
Hip
partiennent, par dénition, au corps sur lequel le polynôme est déni. Ainsi les
racines d'un polynôme P de R[X] appartiennent toutes à R. Cependant, il arrive
fréquemment que l'équation P̃ (α) = 0 admette des solutions α complexes. Dans
ce cas-là, on dira encore que α est une racine de P mais en prenant garde de
préciser clairement que que cette racine appartient non à R mais à C.
Par exemple P = X 2 + 1 ∈ R[X] et il n'admet aucune racine (sous-entendu sur
R) mais on vérie que i et − i sont des racines de P dans C.
R = P̃ (α)
R̃(α) = P̃ (α).
ON
On en déduit que
NN
P̃ (α) ⇔ R̃(α)
⇔ R=0
OU
⇔ P = (X − α)Q
P = (X − α)k × Q et Q̃(α) ̸= 0.
Hip
Exemple 1.7.1
ON
m
!
not. Y
P = (X − α1 )k1 × (X − α2 )k2 × · · · (X − αm )km × Q = (X − αi )ki ×Q
NN i=1
deg(P ) = k1 + k2 + · · · + km + deg(Q).
Ainsi, la somme des multiplicités des racines distinctes d'un polynôme est
inférieure ou égale au degré de ce dernier:
poly
k1 + k2 + · · · + km ≤ deg(p).
Hip
Par conséquent :
▷ tout polynôme P ∈ K[X] de degré n ≥ 1 posséde au plus n racines distinctes;
▷ tout polynôme P ∈ K[X] de degré n possédant n + 1 racines distinctes est
nécessairement nul.
En dérivant on obtient
N
un élément de K[X]. Le scalaire α ∈ K est une racine
de multiplicité k de P si, et seulement si,
NNO ˜ (α) = 0 et P˜(k) (α) ̸= 0.
P̃ (α) = P̃ ′ (α) = P˜′′ (α) = · · · = P (k−1)
( c'est une racine simple). On en déduit donc qu'il existe un polynôme Q ∈ K[X]
tel que
P (k−1) = (X − α) × Q avec Q̃(α) ̸= 0.
Hip
En dérivant, on obtient:
P˜(k) (α) k
˜ (α)
P (k+1) k+1 P˜(n) (α)
P = (X − α) + (X − α) + ··· + (X − α)n
k! (k + 1)! n!
P˜(k) (α) P (k+1)
˜ (α) P˜(n) (α)
k n−k
= (X − α) + (X − α) + · · · + (X − α)
k! (k + 1)! n!
| {z }
=Q
P ˜(k) (α)
= (X − α)k × Q avec Q̃(α) = k!
et Q̃(α) ̸= 0 car par hypothèse P˜(k) (α) ̸= 0. Ainsi, on a une racine de multiplicité
k de P. Λ
Exemple 1.7.2 Considérons le polynôme P = X 3 − 3X + 2 ∈ R[X]. On a:
P ′ = 3X 2 − 3, et P ′′ = 6X.
P admet 1 pour racine double car P̃ (1) = P̃ ′ (1) = 0 et P˜′′ (1) = 6 ̸= 0.
ON
k=1
P = (X − 2)(X + 2).
2. Le polynôme P = 2X 2 + 2 appartient à Q[X], R[X] ou C[X]. Il n'est ni
scindé sur Q, ni scindé sur R. Il est en revanche scindé sur C car
poly
ON
3. Tout polynôme de C[X] de degré n ≥ 1 possède n racines (distinctes ou
confondues) comptées avec leurs multiplicités dans C.
NN
Si on note α1 , α2 , · · · , αm les m racines distinctes de multiplicités respectives
k1 , k2 , · · · , km du polynôme de degré non nul n, P = a0 +a1 X +a2 X 2 +· · ·+an X n ,
OU
alors
m ≤ n et k1 + k2 + · · · + km = n,
te H
i=1
Il est à noter la présence du coecient an qui est non nul car deg(P ) = n dans
cette factorisation. On dit qu'on a eectué la décomposition de P en produits
Hip
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1.8. ETUDE DES POLYNÔMES DE C[X] ET R[X] 30
aX + b avec a ∈ R∗ et b ∈ R.
NN ON
OU
te H
poly
Hip
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Chapter 2
endomorphismes
N
2.1 Eléments propres d'un endomorphisme
2.1.1 Valeurs propres et vecteurs propres
NNO
Dénition 2.1.1 Soit f un endomorphisme d'un K−espace vectoriel E .
OU
On appelle valeur propre de f tout scalaire λ ∈ K pour lequel il existe un
vecteur u non nul tel que f (u) = λu .
Ce vecteur non nul u est appelé vecteur propre de f associé à la valeur propre
eH
λ.
N.B: Une valeur propre peut être nulle tandis qu'un vecteur propre ne peut jamais
t
poly
être nul.
et par fa,b l'endomorphisme de R3 dont la matrice Ma,b dans C est donnée par
a b b
Ma,b = b a b
b b a
où a, b sont des réels donnés.
Prouver que les vecteurs de R3 dénis par u1 = (1, 0, −1), u2 = (1, −1, 0) et
u3 = (1, 1, 1) sont des vecteurs propres de fa,b dont on précisera les valeurs propres
associées.
31
2.1. ELÉMENTS PROPRES D'UN ENDOMORPHISME 32
N
⇐⇒ ker(f − λIdE ) ̸= {0E }
NNO
⇐⇒ (f − λIdE ) n'est pas injectif.
Corollaire 2.1.1 .
0 est valeur propre de f ⇐⇒ f n'est pas injectif ⇐⇒ Kerf ̸= {0E }.
OU
Remarque 2.1.1 1. Tout vecteur de SEP (f, λ) excepté le vecteur nul est un
vecteur propre de f associé à la valeur propre λ.
2. Si 0 est une valeur propre de f , alors SEP (f, 0) est égal à Kerf .
Proposition 2.1.2 Soit E un K−espace vectoriel et f un endomorphisme de E .
Si les scalaires λ1 , λ2 , · · · , λp , (p ≥ 2) sont des valeurs propres de f deux à deux
distinctes, alors la somme des sous-espaces propres respectifs est directe c'est-à-
dire SEP (f, λ1 ) + SEP (f, λ2 ) + · · · + SEP (f, λp )
= SEP (f, λ1 ) ⊕ SEP (f, λ2 ) ⊕ · · · ⊕ SEP (f, λp ).
Corollaire 2.1.2 Un système de p vecteurs propres associés à p valeurs
propres λ1, λ2, · · · , λp deux à deux distinctes est un sytème libre.
En conséquence si B1 , B2 , · · · , Bp désignent des familles libres de vecteurs propres
de SEP (f, λ1 ), SEP (f, λ2 ), · · · , SEP (f, λp ) respectifs, alors la famille obtenue
par la réunion de ses familles libres est aussi une famille libre de E .
N
Dénition 2.1.3 On appelle valeur (respectivement vecteur) propre de A,
NNO
toute valeur (resp. tout vecteur) propre de f . L'ensemble constitué de toutes les
valeurs propres de A est appelé spectre de A et est noté Sp (A).
Preuve: Soit λ ∈ K.
eH
⇐⇒ det(f − λIdE ) = 0
⇐⇒ det(A − λI) = 0
Hip
Corollaire 2.1.3 .
0 ∈ SpK (A) ⇐⇒ detA = 0
⇐⇒ A non inversible.
On déduit alors que:
A est inversible ⇐⇒ 0 ∈
/ Sp (A)
Ainsi on a
Remarque 2.1.2 SpK(A) est alors l'ensemble des solutions de l'équation carac-
téristique PA (λ) = 0.
N
PB (λ) = det(B − λI)
= det(P −1 AP − P −1 λIP )
= det[P −1 (A − λI)P ] NNO
= det(P −1 ) × det(A − λI) × det(P )
= det(A − λI)
OU
= PA (λ)
Ainsi le polynôme caractéristique est invariant par changement de base de l'espace
eH
vectoriel.
Comme les valeurs propres d'une matrice sont les racines de son polynôme car-
actéristique, on conclut alors que les valeurs propres ne dépendent pas de la base
t
poly
choisie. Ainsi on a:
Dénition 2.1.5 Le polynôme caractéristique d'un endomorphisme f d'un es-
pace vectoriel E de dimension nie non nulle, est le polynôme caractéristique de
Hip
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2.1. ELÉMENTS PROPRES D'UN ENDOMORPHISME 35
NN ON
OU
te H
poly
Hip
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2.2. DIAGONALISATION - TRIGONALISATION 36
ON
Caractérisation de la diagonalisation en dimension nie
Proposition 2.2.1 Soient E un K-espace vectoriel de dimension nie
NN
n ∈ IN − {0, 1} et f un endomorphisme de E . Soit (λi )1≤i≤m la famille des
valeurs propres de f (distinctes deux à deux).
OU
Les assertions ci-après sont équivalentes:
1. f est diagonalisable sur K.
te H
Qm
2. Pf (λ) = (λi − λ)ni et pour tout ∈ [[1, m]], dimK (SEP (f, λi ) = ni .
i=1
poly
P
m
3. dimK (SEP (f, λi )) = dimK (E).
i=1
L
m
Hip
4. E = SEP (f, λi ).
i=1
avec n1 , n2 , · · · , nm les ordres de multiplicités respectifs de λ1 , λ2 , · · · , λm
Preuve en exercice.
1 −1 −1 −1
−1 1 −1 −1
Exemple 2.2.1 1. On considère la matrice A = −1 −1 1 −1
−1 −1 −1 1
La matrice A est-elle diagonalisable sur R? Si oui diagonaliser la.
2 1 0
2. Soit la matrice B = 0 1 −1
0 2 4
B est-elle diagonalisable sur R ?
2.2.2 Trigonalisation
Dénition 2.2.2 Soit E un K−espace vectoriel de dimension nie.
Un endomorphisme f est dit trigonalisable (ou triangularisable) sur K s'il existe
une base de E relativement à laquelle la matrice de f est triangulaire supérieure.
Trigonaliser f c'est donc trouver une telle base.
ON
trice P ∈ Mn (K) inversible et une matrice triangulaire supèrieure T ∈ Mn (K)
vériant: T = P −1 AP .
Trigonaliser A c'est donc trouver la matrice T
NN
Nous admettons les résultats suivants:
OU
Proposition 2.2.2 Soit E un K−espace vectoriel de dimension nie.
Un endomorphisme de E est trigonalisable sur K si et seulement si son polynôme
te H
On a vu que PB (λ) = −(λ − 2)2 (λ − 3) (voir Exemple 1.2.1). Ainsi PB est scindé
sur R, donc B est trigonalisable sur R.
De plus, le sous-espace vectoriel propre associé à la valeur propre 2 est SEP (B, 2) =
V ect(v) où v = (1, 0, 0)
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2.2. DIAGONALISATION - TRIGONALISATION 38
ON
propres distinctes.
(v, w) étant un système de vecteurs linéairement indépendants, d'après le théorème
NN
de la base incomplète, il existe un vecteur u ∈ R3 tel que (v, w, u) soit une base
de R3 . Posons u = (a, b, c).
Comme dimR3 = 3, on a
OU
(v, w, u) une base de R3 ⇐⇒ (v, w, u) libre
⇐⇒ detB (v, w, u) ̸= 0
te H
1 1 a
⇐⇒ 0 1 b ̸= 0
0 −2 c
poly
⇐⇒ c + 2b ̸= 0.
Prenons a = c = 0 et b = 1; on a c+2b ̸= 0. Donc on peut prendre u = (0, 1, 0).
Hip
2.3 Applications
2.3.1 Application aux suites récurrentes
Nous ne ferons pas de théorie générale: nous expliquons le principe sur des
exemples.
La donnée de - par exemple - trois scalaires u0 , v0 , w0 et de trois relations de
récurrence:
un+1 = a1 un + b1 vn + c1 wn
v = a2 un + b2 vn + c2 wn ∀n ∈ N (2.1)
n+1
wn+1 = a3 un + b3 vn + c3 wn
permet de calculer les scalaires u1 , v1 , w1 , puis les termes généraux des trois
suites (un ), (vn ), (wn ). Nous avons:
N
un+1 a1 un + b1 vn + c1 wn
wn+1
NNO
(3.2) ⇐⇒ vn+1 = a2 un + b2 vn + c2 wn
a3 un + b3 v
n+c3 wn
∀n ∈ N
un+1 a1 b1 c1 un
⇐⇒ vn+1 = a2 b2 c2 vn ∀n ∈ N
OU
wn+1 a3 b3 c3 wn
Par récurrence, on obtient alors
eH
n
un a1 b1 c1 u0
vn = a2 b2 c2 v0
t
∀n ∈ N
poly
wn a3 b3 c3 w0
Quand on a pu calculer - par les méthodes précédentes de diagonalisation ou de
Hip
NN ON
OU
te H
poly
Hip
Exemple 2.3.2 Etudions la convergence des deux suites réelles dénies par la
donnée de u0 , et v0 quelconque et les deux relations:
1 1 1 5
un+1 = un + vn ; vn+1 = − un + vn
6 3 3 6
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2.3. APPLICATIONS 41
ON
x (t)
2
X(t) = .. ,
. NN
xn (t)
le système diérentiel s'écrit: X ′ (t) = AX(t).
OU
L'idée est de regarder, encore une fois, si la matrice A est diagonalisable ou
trigonalisable sur R ou C. Nous ne regardons que ces deux cas de gure.
te H
λ1 0 0 · · · 0
0 λ2 0 · · · 0
.. . . . . ..
D= . . . ... .
Hip
0 0 0 λn−1 0
0 0 0 0 λn
telle que A = P DP −1 , ce qui permet d'écrire le système sous la forme:
X ′ (t) = P DP −1 X(t) ⇔ (P −1 X ′ (t)) = D(P −1 X(t)).
En posant U (t) = P −1 X(t), nous obtenons le système diérentiel:
U ′ (t) = DU (t)
qui se ramène simplement aux équations diérentielles:
u′1 (t) = λ1 u1 (t), u′2 (t) = λ2 u2 (t), · · · , u′n (t) = λn un (t)
dont les solutions sont:
u1 = A1 eλ1 t , u2 = A2 eλ2 t , · · · , un = An eλn t
Il n'y a donc surtout pas lieu de calculer, pour une fois, la matrice P −1 .
En notant V1 , V2 , · · · , Vn les vecteurs propres que l'on a trouvé en diagonal-
isant (ce sont donc les colonnes de la matrice), on obtient la solution sous forme
vectorielle:
x1 (t)
x (t)
2
N
X(t) = .. = A1 eλ1 t V1 + A2 eλ2 t V2 + · · · + An eλn t Vn
.
xn (t) NNO
où les A1 , A2 , · · · , An sont des constantes. On peut donc dire que l'ensemble
des solutions du système diérentiel est un espace vectoriel de dimension n dont
OU
une base est (eλ1 t V1 , eλ2 t V2 , · · · , eλn t Vn ).
Exemple 2.3.3 Résoudre le système diérentiel:
eH
′
x (t)= x − 3y + 3z
t
y ′ (t)=3x − 5y + 3z
poly
′
z (t)=6x − 6y + 4z
1 −3 3
Hip
z(t) 0 1 2
αe−2t + γe4t
= (α + β)e−2t + γe4t
βe−2t + 2γe4t
où α, β, γ sont des constantes que l'on peut calculer si l'on a des données ini-
tiales concernant les fonctions. il faut trois conditions, par exemple les valeurs
de x(0), y(0), et z(0).
N
Les calculs sont légèrement plus compliqués, même si le principe reste le même.
NNO
Si T est une matrice triangulaire et P une matrice de passage telles que A =
P T P −1 , nous ramenons au système diérentiel:
(P −1 X ′ (t)) = T (P −1 X(t))
OU
qui est plus pénible à résoudre. Regardons un exemple, ce qui sera plus parlant.
Exemple 2.3.4 Résoudre le système diérentiel:
eH
′
x (t)= −3x + y − z
t
y ′ (t)= −7x + 5y − z
poly
′
z (t)=−6x + 6y − 2z
−3 1 −1
Hip
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2.4. SOUS-ESPACES STABLES PAR UN ENDOMORPHISME 44
ON
où α, γ et k sont des constantes que l'on détermine avec les données initiales.
NN
2.4 Sous-espaces stables par un endomorphisme
OU
Dans ce paragraphe, K désigne R ou C, et E est un K-espace vectoriel.
Dénition 2.4.1 Soit U ∈ L(E).
te H
Remarque 2.4.1 Si F est un s.e.v stable par U ∈ L(E) alors U|F ∈ L(F ) et
poly
U [V (x)] = (U ◦ V )(x)
= (V ◦ U )(x)
= V [U (x)]
= V (0E ) (car x ∈ kerU ⇒ U (x) = 0E )
= 0E
V (y) = V [U (x)]
= (V ◦ U )(x)
= (U ◦ V )(x)
= U [V (x)]
ON
base de E (théorème de base incomplète). Alors B est qualiée de base adaptée
à F. NN
Théorème 2.4.2 Soit B = (e1 , e2 , · · · , ep , ep+1 , · · · , en ) une base de E adaptée
OU
à un s.e.v F de E avec (e1 , e2 , · · · , ep ) une base de F . Soit U ∈ L(E) . Les
assertions suivantes sont équivalentes:
te H
0 P
avec M ∈ Mp (K), N ∈ Mp,n−p (K), 0 = 0n−p,p et P ∈ Mn−p (K),
Théorème 2.4.3 Soit B = (e1, e2, · · · , en) une base de E et U ∈ L(E), la ma-
trice de U relative à la base B est triangulaire supérieure si et seulement si:
ON
M1 0 0 ··· 0
0 M ... ..
2 .
.. . . . . . . .
. ..
.
.
NN
. .
... ... 0
..
OU
0 · · · · · · 0 Mp
Dans ce cas, pour tout i ∈ ⌈⌊1, p⌉⌋, la matrice Mi est la matrice de la restriction
te H
de U à Ei . Preuve en exercice.
Corollaire 2.4.2 Soit B = (e1, e2, · · · , en) une base de E et U ∈ L(E), la ma-
trice de U relative à B est diagonale si et seulement si chaque s.e.v Ei = vect(ei )
poly
est stable par U (c'est-à-dire l'endomorphisme induit par U sur Ei est une ho-
mothétie vectorielle).
Hip
Preuve:
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46 Pr(MC) [Link]
2.5. POLYNÔME D'ENDOMORPHISMES ET POLYNÔME DE
MATRICES 47
ON
L'application ψU : K[X] −→ L(E)
P 7−→ P (U )
NN
est un morphisme d'anneaux et d'espaces vectoriels.
Preuve: (admise)
Hip
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2.5. POLYNÔME D'ENDOMORPHISMES ET POLYNÔME DE
MATRICES 48
ON
Ainsi P = X − λ est un annulateur de U
De plus P est de degré minimal.
Par conséquent P = X − λ est le polynôme minimale de U = λIdE .
NN
Soit U ∈ L(R2 ) tel que U 2 = −IdR2 .
Le polynôme X 2 + 1 est annulateur de U .
OU
Il est de degré minimal car X + i et X − i ne sont pas annulateurs de U . Par
conséquent le polynôme minimal de U est X 2 + 1.
te H
Q
3. U annule le polynôme (X − λ).
λ∈SpK U
On en déduit que
Corollaire 2.5.3 Si le polynôme caractéristique d'une matrice carrée A est
Q
q
PA = (λ − λi )ni et si A est diagonalisable sur K alors le polynôme minimal de
i=1
Q
q
A est (λ − λi ).
i=1
MATRICES 49
NN ON
OU
te H
poly
Hip
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49 Pr(MC) [Link]
2.6. EXERCICES 50
2.6 Exercices
Exercice 1
ON
Exercice 2
Exercice 3
poly
−2 2 4
1. L'endomorphisme f est-il diagonalisable sur R? Justier votre réponse.'
2. L'endomorphisme f est-il trigonalisable sur R? si oui trigonaliser la.
3. Déterminer les sous-espaces de R3 stables par f .
Exercice 4
ON
Exercice 6
Exercice 8
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2.6. EXERCICES 52
Exercice 9
ON
1. Déterminer la matrice A de f dans la base B .
NN
2. L'endomorphisme f est-il bijectif? Justier votre réponse.
3. La matrice A est-elle diagonalisable sur R? Si oui diagonaliser A.
OU
4. Déterminer An , n ∈ N∗ en fonction de n.
5. On considère les suites numériques (un )n∈N , (vn )n∈N , (wn )n∈N dénies par
te H
v = 2un + vn + wn
n+1
wn+1 = vn + 3wn
Hip
(a) Justier
qu'il existe
une matrice M (que l'on déterminera) qui vérie
un+1 un
vn+1 = M vn
wn+1 wn
(b) Déterminer les suites (un )n∈N , (vn )n∈N et (wn )n∈N
Exercice 10
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2.6. EXERCICES 53
NN ON
OU
te H
poly
Hip
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Chapter 3
plusieurs variables
Dans ce chapitre nous allons généraliser les notions de limites et continuité aux
fonctions de Rn dans Rp .
N
3.1 Espace Rn NNO
3.1.1 Norme sur Rn
OU
Dénition 3.1.1 On appelle norme sur Rn toute application
N : Rn −→ R telle que:
eH
Proposition 3.1.1 Soit ∥.∥ est une norme sur Rn. Alors
1. ∥0Rn ∥ = 0
2. (Inégalité triangulaire renversée ou seconde Inégalité triangulaire)
54
3.1. ESPACE RN 55
Exemple 3.1.1 Pour tout vecteur non nul x d'un espace vectoriel normé (Rn, N ),
le vecteur N 1(x) x est vecteur unitaire.
En eet N ( N 1(x) x) = N 1(x) N (x) = 1.
Notation-Proposition 3.1.1 Pour tout
p x = (x1 , x2 , · · · , xn ) de R , on note
n
N
On note N ∼ N ′
On prouve facilement que:
NNO
Proposition 3.1.2 La relation ∼ est une relation d'équivalence dans l'ensemble
OU
des normes sur Rn .
Proposition 3.1.3 Les trois normes usuelles sur Rn sont équivalentes.
eH
P
n
.
poly
n
!2 n
! n
!
X X X
(∥x∥1 )2 = 1.|xi | ≤ 12 |xi |2 = n (∥x∥2 )2 .
i=1 i=1 i=1
√
On a donc ∥x∥1 ≤ n∥x∥2 .
Enn ∥x∥∞ est le plus grand des réels positif |xi | lorsque i ∈ {1, · · · , n}, donc
P
n P
n
2
|xi | ≤ (∥x∥∞ )2 . On en déduit que:
i=1 i=1
v v
u n u n q
u X uX √
∥x∥2 = t |xi |2 ≤ t (∥x∥∞ ) = n (∥x∥∞ )2 = n∥x∥∞ .
2
i=1 i=1
√
On en conclut que: ∥x∥∞ ≤ ∥x∥1 ≤ n∥x∥2 ≤ n∥x∥∞ .
Remarque 3.1.1 Dans Rn, toutes les normes sont équivalentes.
la preuve est un bon exercice de maison
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55 Pr(MC) [Link]
3.1. ESPACE RN 56
N
{a − r, a + r}.
NNO
Dans (R2 , || ||2 ), a = (a1 , a2 ) ∈ R2 :
B(a, r) = {(x, y)R2 / (x − a1 )2 + (y − a2 )2 < r2 },
OU
BF (a, r) = {(x, y)R2 / (x − a1 )2 + (y − a2 )2 ≤ r2 },
S(a, r) = {(x, y)R2 / (x − a1 )2 + (y − a2 )2 = r2 }.
eH
Dénition 3.1.5 Une partie Ω de (Rn, ∥.∥) est dite ouverte (ou ouverte dans
(Rn , ∥.∥)) lorsqu'elle est vide ou:
Hip
∀ x ∈ Ω, ∃r ∈ R∗+ , B(x, r) ⊂ Ω
On dit aussi que Ω est un ouvert de (Rn , ∥.∥).
Exemple 3.1.2 Les ensembles Rn et ∅ sont des ouverts de (Rn, ∥.∥).
Proposition 3.1.4 Toute boule ouverte de Rn est un ouvert de Rn.
Preuve: Soit a ∈ Rn et r > 0. Prouvons que B(a, r) est ouvert de Rn . Soit
X0 ∈ B(a, r). Posons ρ = R−||X2 0 −a|| .
Alors ρ > 0.
Prouvons que B(X0 , ρ) ⊂ B(a, r).
Soit X ∈ B(X0 , ρ). prouvons que X ∈ B(a, r) c'est-à-dire que ||X − a|| < r.
On a ||X − a|| ≤ ||X − X0 || + ||X0 − a|| < ρ + ||X0 − a|| car ||X − X0 || < ρ
r−||X0 −a||
puisque X ∈ B(X0 , ρ). Ainsi ||X − a|| < 2 + ||X0 − a|| = r+||X20 −a|| < r+r
2
car ||X0 − a|| < r puisque X0 ∈ B(a, r). Par suite ||X − a|| < r.
Dénition 3.1.7 Une partie F de (Rn , ∥.∥) est dite fermée si et seulement
si CRn (F ) est une partie ouverte de Rn . On dit aussi que F est un fermé de
(Rn , ∥.∥).
N
On peut prouver que:
Proposition 3.1.5 NNO
1. Tout singleton est fermé dans Rn .
2. ∅ et Rn sont des fermés de Rn .
OU
3. Toute boule fermée de Rn est un fermé de Rn .
( Preuve en exercice)
eH
contenue dans V .
Remarque 3.1.2 Tout point a d'un ouvert O de (Rn, ∥ ∥) est un point intérieur
à O.
Propriétés 3.1.4 Soit A, B deux parties d'un espace vectoriel normé (Rn , ∥ ∥).
◦
1. A est le plus grand ouvert contenu dans A.
◦
2. A est ouvert si et seulement si A = A.
N
◦ ◦
3. A ⊂ B ⇒ A ⊂ B .
◦ ◦ ◦
NNO
\
4. A ∩ B = A ∩ B .
OU
◦ ◦ ◦
\
5. A ∪ B ⊂ A ∪ B .
6. L'intérieur de l'intérieur de A est l'intérieur de A.
eH
Dénition 3.1.10 Soit A une partie de l'espace vectoriel normé (Rn, ∥ ∥).
On
t
∀X ∈ V(b), X ∩ A ̸= 0.
Hip
b ∈ A ⇔ ∀ r > 0, B(b, r) ∩ A ̸= ϕ.
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3.1. ESPACE RN 59
5. CRAn = CRAn .
6. A fermé ⇔ A = A.
7. A ∪ B = A ∪ B
8. A ∩ B ⊂ A ∩ B
9. A = A
Preuve: Prouvons le 4.)
Soit x ∈ Rn
x ∈ CRAn ⇔ ∃ r > 0, B(x, r) ∩ A = ϕ
⇔ ∃ r > 0, B(x, r) ⊂ CRAn
◦
d
⇔ x∈C A
Rn
ON
Exemple 3.1.3 Déterminer l'intérieur de Q.
NN
OU
Proposition 3.1.6 Pour tout a ∈ Rn et pour tout réel r > 0, on a:
te H
Dénition 3.1.11 Soit A une partie d'un espace vectoriel normé (Rn, ∥ ∥). Un
Hip
∀a ∈ A, ||a|| ≤ M.
De façon équivalente, A est bornée dans Rn si A est contenu dans une boule
centrée en l'origine.
Exemple 3.1.5 1. Tout sous-ensemble ni de Rn est borné dans Rn .
En eet considérons l'ensemble'{a1 , a2 , · · · , an } ⊂ Rn . On prend M =
Sup1≤i≤n ||ai ||. On a ∀a ∈ A, ||ai || ≤ M .
2. Toute boule fermée de Rn est une partie bornée de Rn .
En eet en considérant BF (a0 , ρ) ⊂ Rn et en prenant a ∈ B(a0 , ρ), on a:
||a − a0 || ≤ ρ. D'après la deuxième inégalité triangulaire on a:
ON
|||a|| − ||a0 ||| ≤ ρ. D'où ||a|| ≤ ρ + ||a0 ||.
En posant M = ρ + ||a0 ||, on a: ||a|| ≤ M pour tout a ∈ B(a0 , ρ) avec
NN
M > 0.
Exemple 3.2.1
Dénition 3.2.2 On dit que la suite (un)n∈I de Rp est bornée dans Rp s'il existe
une constante M > 0 telle que ||un || ≤ M pour n ∈ I .
Propriétés 3.2.1 Une suite (un )n∈I est bornée dans Rp si et seulement si ses
suites composantes sont bornées dans R.
∀ ε > 0, ∃ N ∈ N, n ∈ N, (n ≥ N =⇒ ∥un − l∥ ≤ ε)
N
2. On dit que (un )n∈N converge si et seulement s'il existe l ∈ Rn tel que
(un )n∈N converge vers l. NNO
3. On dit que (un )n∈N diverge si et seulement si elle ne converge pas.
Proposition 3.2.1 (Unicité de la limite, si elle existe)
OU
Si une suite (un )n∈N dans Rn converge vers l1 et converge vers l2 , alors l1 = l2 .
eH
Comme (un )n∈N converge vers l1 et l2 alors il existe des entiers naturels n1 et n2 .
tels que pour tout n ≥ n1 on ait ∥un1 − l1 ∥ ≤ ε et pour tout n ≥ n2 on ait
∥un2 − l2 ∥ ≤ ε.
Hip
Posons n0 = M ax(n1 , n2 ).
|l −l |
Alors on a |l1 − l2 | = |l1 − un0 + un0 − l2 | ≤ |l1 − un0 | + |un0 − l2 | ≤ 2 1 3 2 .
|l −l |
Ce qui donnerait |l1 − l2 | ≤ 2 1 3 2 soit 1 ≤ 23 . Ce qui est absurde.
En conclusion l1 = l2 .
Si la suite (un )n∈N converge vers l, on note alors lim un .
n→+∞
Preuve:
NN ON
OU
te H
poly
Hip
Cette suite est appelée produit de la suite (un )n∈I par le réel λ.
N
Preuve : (Exercice). NNO
Remarque 3.2.1 Toutes les propriétés des limites des suites réelles sont aussi
valables pour les suites dans Rp .
OU
Proposition 3.2.5 Soit (un)n∈N une suite dans Rp telle que pour tout
n ∈ N, un = (x1n , x2n , · · · , xnn ). Soit l = (α1 , α2 , · · · , αn ) ∈ Rn . Alors
eH
Preuve:
Hip
Exemple
3.2.2 Déterminer les limites éventuelles suivantes:
1 n2 −1
1. lim n , n2 +1 2.
n→+∞
N
3.2.5 Parties compactes NNO
Dénition 3.2.5 Une partie A de Rp est dite compacte si elle est vide ou si toute
suite d'éléments de A admet une suite extraite qui converge dans A..
OU
Propriétés 3.2.2
i. Toute réunion nie de compactes est compacte.
eH
iv. Toute partie fermée d'un compact est aussi une partie compacte.
Hip
3.3 Limites
Dénition 3.3.1 Soit X ⊂ Rn, a un point adhérent à X et f : X → R . une
application.
1. Soit l ∈ R. On dit que f admet l pour limite en a si et seulement si:
∀ ε > 0, ∃ η > 0, ∀x ∈ X, (∥x − a∥ ≤ η =⇒ |f (x) − l| ≤ ε)
Lorsque f admet une limite l en a (l ∈ R), on dit que f f admet une limite
nie en a.
Proposition 3.3.1 (Unicité de la limite, si elle existe)
Si f admet l et l′ pour limite en a, alors l = l′ .
Les propriétés des limites des fonctions de R dans R peuvent être transcrites pour
les fonctions de Rn dans R.
Proposition 3.3.2 Soit X ⊂ Rn, a un point adhérent à X, l ∈ R et f : X → R .
une application. Alors:
ON
lim f (x) = l ⇔ lim |f (x) − l| = 0.
NN
x→a x→a
Preuve
• Supposons que f admette pour limite l'élément l de R en x0 et considérons
une suite (un )n convergeant vers x0 .
Hip
∃N ∈ N, ∀n ∈ N (n ≥ N =⇒ ∥un − x0 ∥ ≤ η).
Pour n ≥ N on a ∥un − x0 ∥ ≤ η donc |f (un ) − l| ≤ ε d'après l'assertion (2).
On a donc établi que:
en x0 .
La négation de l'assertion: f admet pour limite l en x0 s'écrit:
1
∀n ∈ N, ∃un ∈ D (∥un − x0 ∥ ≤ ) et |f (un ) − l| > ε).
n
On dispose donc d'une suite (un )n qui converge vers x0 (car pour tout n ∈ N∗ on
a ∥un − x0 ∥ ≤ n1 ) mais comme
N
nos hypothèses.
NNO
Exemple 3.3.1
OU
3.4 Continuité
Dénition 3.4.1 Soit X ⊂ Rn,
eH
f : X → R , a ∈ X.
On dit que f est continue en a si et seulement si:
t
Exemples importants
• Fonctions polynômiales - Fonctions rationnelles
On appelle fonction monôme de p variables à coecient dans R, toute application
Q
n
f : Rn → R (x1 , . . . xn ) 7→ c xni
i , où c est une constante réelles.
ON
i=1
• On appelle fonction polynôme, toute combinaison linéaire de fonctions polynômi-
ales. NN
• On appelle fonction rationnelle de p variables à coecients dans R, toute fonc-
tion de Rp → R pouvant se mettre sous la forme Q P
où P et Q sont des fonctions
OU
polynômes à p variables à coecients dans R. On prouve facilement que:
te H
Preuve:
ON
1. Nous allons prouver que F = {x ∈ Rn ; f (x) ≥ α} est un fermé de Rn en
NN
utilisant la caractérisation séquentielle des fermés de Rn .
Soit x un point adhérent à F ; il existe une suite (xn )n∈N d'éléments de F
OU
telle que lim xn = x.
n→+∞
Puisque f est continue en x, il en résulte: lim f (xn ) = f (x).
n→+∞
te H
Les fonctions considérées dans ce chapitre, sont dénies d'un ouvert non vide
U d'un R-espace vectoriel normé (Rp , ∥ ∥Rp ), p ∈ N∗ et à valeurs dans un R-espace
vectoriel normé (Rn , ∥ ∥Rn ), n ∈ N∗ .
ON
Nous noterons indiéremment ces normes par ∥ ∥.
69
4.1. APPLICATIONS DIFFÉRENTIABLES 70
Démonstration
N
NNO
OU
t eH
poly
Propriétés 4.1.1 .
• Toute application diérentiable en un point est continue en ce point.
Hip
ON
Dénition 4.2.1 On dit qu'une application f : U → Rn admet une dérivée en
a ∈ U selon un vecteur v ∈ Rp \{0Rp } (ou dérivée directionnelle selon le vecteur
NN
v au point a) lorsque la fonction
φ v : R → Rn
OU
t 7→ f (a + tv)
1
te H
f b : R p → Rn
x 7→ fb (x) = b
Prouver que fb admet une dérivée en tout point a ∈ Rp selon n'importe quel
vecteur non nul v ∈ Rp .
On précisera Dv fb (a).
2. Soit f ∈ L(Rp , Rn ).
Prouver que f admet une dérivée en tout point a ∈ Rp selon n'importe quel
vecteur non nul v ∈ Rp .
On précisera Dv f (a).
ON
l'application f admet une dérivée suivant le vecteur ej en a.
′
Dans ce cas Dej f (a) est notée Dj f (a) ou ∂x
∂f
j
(a) ou f x j
(a) (se lit dérivée partielle
de f en a par rapport à ej ) (ou par rapport à xj ) au point a.
NN
OU
Si a = (a1 , . . . ap ) ∈ Rp , par dénition
∂f 1
(a)) = lim [f (a + tej ) − f (a)]
te H
∂xj t→0 t
1
= lim[ (f (a1 , . . . , aj−1 , aj + t, aj+1 , . . . ap ) − f (a1 , a2 , . . . ap )]
t→0 t
∂f
Ainsi ∂xj (a) est la dérivée de l'application
poly
Dj f : U → Rn
x 7→ Dj f (x)
Exemple 4.2.3 Soit l'application
f : R2 → R2
(x, y) 7→ (ysinx, cosy)
D1 f : R2 → R2
(x, y) 7 → (ycosx, 0)
D2 f : R2 → R2
N
(x, y) 7 → (sinx, −siny)
∂xi
p
X
• Pour tout v = (h1 , . . . , hp ) = hi ei de Rp ; on a
i=1
Dv f (a) = df (a)(v)
Xp
= df (a)( hi ei )
i=1
p
X
= hi df (a)(ei ); car df (a) linéaire
i=1
Xp
∂f (a)
D'où Dv f (a) = df (a)(v) = hi
i=1
∂xi
f : R2 → R
( xy
si (x, y) ̸= (0, 0)
(x, y) 7→ x2 + y 2
0 si (x, y) = (0, 0)
et
g : R2 → R
x3
si (x, y) ̸= (0, 0)
(x, y) →
7 x2 + y 2
0 si (x, y) = (0, 0)
1. (a) Prouver que f n'est pas continue en (0, 0).
(b) f est-elle diérentiable en (0, 0)?
ON
(c) Prouver que f admet des dérivées partielles en (0, 0)
2. (a) Prouver que g est continue en (0, 0) et admet en ce point, des dérivées
NN
directionnelles selon tout vecteur non nul de R2 .
(b) Prouver que g n'est pas diérentiable en (0, 0).
OU
te H
poly
Hip
ON
∂xj i=1
∂y i ∂x j
ON
Xp
∂f
∀a ∈ U df (a) = (a)de∗i (a).
i=1
∂xi
D'où
NN
Xp
∂f ∗
df = dei .
OU
i=1
∂x i
Xp
∂f
df = dxi .
i=1
∂x i
poly
Applications
Hip
P
p
∂f P
q
D'où dg = ∂xi dxi car dxi = ∂tj dtj .
∂xi
i=1 j=1
Cette notation est très utile lorsqu'on éectue un changement de variables.
N
NNO
OU
eH
Exemples fondamentaux
ON
• Toute application constante f : Rp → Rn est de classe C 1 sur Rp .
• Toute application linéaire de Rp dans Rn est de classe C 1 sur Rp .
NN
• Toute application bilinéaire de Rp × Rn dans Rm est de classe C 1 sur Rp × Rn .
OU
• Toute fonction polynomiale de n variables est de classe C 1 sur Kn .
te H
f : R2 → R
x(1 − y) si x ≥ y
(x, y) →
7
y(1 − x) si x < y
Hip
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4.4. MATRICE JACOBIENNE-JACOBIEN 79
NN ON
OU
Expression de Jf (a)
Pour tout j ∈ {1, . . . p}:
df (a)(ej ) = Dj (f (a)) !
Xn
= Dj fi (a)e′i
i=1
n
X
= Dj (fi (a))e′i
i=1
Xn
∂fi
= (a)e′i
i=1
∂xj
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4.4. MATRICE JACOBIENNE-JACOBIEN 80
D'où
∂f1 ∂f1 ∂f1
∂x1 (a) . . . , ∂xj (a) . . . ∂xp (a)
∂f2 ∂f2 ∂f2
(a) . . . (a) . . . , (a)
Jf (a) = ∂x1 ∂xj ∂xp
.
..
∂fn ∂fn ∂fn
(a) . . . (a) . . . , (a)
∂x1 ∂xj ∂xp
∂fi (a)
Remarque 4.4.1 Jf (a) = = (Dj fi (a)) 1≤i≤n
∂xj 1≤i≤n 1≤j≤p
1≤j≤p
Si Rp = Rn alors Jf (a) est une matrice carrée et son déterminant est appelé le
Jacobien de f en a. On le note:
not D(f1 , . . . , fn )
det(Jf (a)) = (a)
ON
D(x1 , . . . , xn )
Jg(x, y) = 1 3y 2
−3y −3x
Hip
2. On considère la fonction:
f : R2 → R2
.
(ρ, θ) 7→ (ρ cos θ, ρ sin θ)
f est de classe C 1 sur R2 (car ses fonctions coordonnées le sont) et
cos θ −ρ sin θ
Jf (ρ, θ) = .
sin θ ρ cos θ
De plus pour tout (ρ, θ) ∈ R2 , det(Jf (ρ, θ)) = ρ cos2 θ + ρ sin2 θ = ρ.
Propriétés 4.4.1 • Soit f : U → Rn et g : U → Rn deux applications dif-
férentiables en a. Alors, pour tout (α, β) ∈ R2 ,
J(αf + βg)(a) = αJf (a) + βJg(a)
• Si f : U → Rn diérentiable en a et g : V → G diérentiable en f (a), alors
J(g ◦ f )(a) = Jg(f (a)).Jf (a)
4.5 C 1 -Diéomorphisme
Soit V un ouvert Rn .
Dénition 4.5.1 Une application f : U → V est un C 1 -diéomorphisme de U
sur V lorsqu'elle vérie les 3 conditions suivantes:
• f est de classe C 1 sur U ;
• f est une bijection de U sur V ;
• f −1 est de classe C 1 sur V .
ON
est un C 1 -diéomorphisme sur R2 .
NN
OU
te H
poly
Hip
Démonstration:
1. Evident.
2. L'application f : U → V étant une bijection on a
N
f ◦ f −1 = IdV et f −1 ◦ f = IdU .
NNO
De plus pour tout a ∈ U, f est diérentiable en a (car f est classe C 1 sur U )
et f −1 est diérentiable en f (a) (car f −1 est classe C 1 sur f (U) = V ). Ainsi
OU
f ◦ f −1 = IdV et f −1 ◦ f = IdU sont respectivement diérentiables en f (a)
et a. Par suite
eH
d(f −1 ◦ f )(a) = d(IdU )(a) et d(f ◦ f −1 )(f (a)) = d(IdV )(f (a)).
D'où
t
poly
d(f −1 )[f (a)] ◦ df (a) = IdRp et df (a) ◦ d(f −1 )[f (a)] = IdRn .
On en déduit que df (a) est bijectif et sa bijection réciproque est d(f −1 )[f (a)].
Hip
4.6.1 Propriétés
Théorème 4.6.1 Soient f et g deux applications de C 1 (U) et a ∈ U .
• Pour tout vecteur non nul v ∈ Rp , la fonction f g admet une dérivée selon v
au point a et on a
Dv (f g)(a) = f (a).Dv g(a) + g(a).Dv f (a).
En particulier pour tout j = 1, . . . p, on a
∂(f g) ∂g ∂f
(a) = f (a) (a) + g(a) (a).
∂xj ∂xj ∂xj
N
Théorème 4.6.2 Soit f ∈ C 1(U) et a ∈ U NNO tel que f (a) ̸= 0. Alors
• Il existe une boule ouverte B de centre a incluse dans U telle que ∀b ∈
B, f (b) ̸= 0.
OU
1
• Pour tout vecteur non nul v ∈ Rp , la fonction admet une dérivée direc-
f
tionnelle
selon v au point a et
eH
1 1
Dv (a) = − Dv f (a).
f (f (a))2
t
∂( f1 ) 1 ∂f
(a) = − (a).
Hip
4.6.2 Gradient
Dans ce paragraphe, l'espace Rp est muni d'un produit scalaire (. | .) et la base
(e1 , . . . , ep ) de Rp est une base orthogonale de Rp
(ie pour tout 1 ≤ i, j ≤ p avec i ̸= j (ei | ej ) = 0).
Théorème et dénition 4.6.1 Soit f ∈ C 1 (U), pour tout a ∈ U , il existe un
−−→ −−→
vecteur unique de Rp , noté gradf (a) où grad f (a) est tel que:
−−→
∀h ∈ Rp , df (a)(h) = (grad f (a)| h).
−−→
Le vecteur grad f (a) est appelé gradient de f au point a. On le note aussi
grad f (a).
Remarque 4.6.1
N
1. Pour tout h = (h1 , . . . , hp ) ∈ Rp ,
Xp
(grad f (a)| h) =
j=1
∂f (a)
∂x j
hj . NNO
2. En tout point a ∈ U , les composantes de grad f (a) dans la base orthogonale
OU
(e1 , . . . , ep ) sont données par
∂f (a) ∂f (a) ∂f (a)
, ,..., .
eH
∂f ∂f
grad f (x, y) = (x, y), (x, y) = (3x2 , 3y − 1).
∂x ∂y
Preuve en exercice.
Théorème 4.6.3 Soient f et g deux éléments de C 1 (U) et a ∈ U .
−−→
Alors grad(f g)(a) = f (a) × grad g(a) + g(a) × grad f (a).
1 1
Si f (a) ̸= 0, grad ( )(a) = − grad f (a).
f [f (a)]2
NNON
OU
te H
poly
Hip
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4.7. FONCTION DE CLASSE CK ; K ≥ 2 86
N
et
∂ 2f
∂xi ∂xi
(a) = NNO 2
not ∂ f
∂x2i
(a)
= ...
∂xi1 ∂xi2 . . . ∂xik ∂xi1 ∂xi2 ∂xik
Exemple 4.7.1 Toute fonction polynôme de n variables et à coecients dans
t
poly
n variables sont aussi des polynômes de n variables. Ceci permet de prouver par
récurrence qu'une fonction polynomiale de n variables et à coecients dans Kest
Hip
de classe C ∞ sur Kn .
ON
NN
OU
te H
poly
Hip
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4.7. FONCTION DE CLASSE CK ; K ≥ 2 88
ON
classe C k sur U telle que pour tout a ∈ U, detJ(f (a)) ̸= 0. Alors f (U) est un
ouvert de Rn et f est un C k -diéomorphisme de U sur f (U).
NN
4.7.2 Formule de Taylor-Young
OU
Dans ce paragraphe, Rp = R2 et Rn = R
Théorème 4.7.3 (Formule de Taylor-Young à l'ordre 2)
te H
.
f : X → R admet un extrémum local en a ⇔ f admet un maximum local ou
un minimum local en a.
L'extremum local, lorsqu'il existe est f (a).
• Une fonction f : X → R présente un maximum global (resp. minimum
global) en a ∈ X lorsque
ON
∀x ∈ X, f (x) ≤ f (a)(resp. f (x) ≥ f (a)).
Corollaire 4.7.1 Si (Rp , (.|.)) est R-espace euclidien et f , une application dif-
férentiable sur U .
En tout point a ∈ U , en lequel f admet un extremum local, le gradient grad f (a)
de f en a est le vecteur nul.
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4.7. FONCTION DE CLASSE CK ; K ≥ 2 90
ON
dénies par:
1. f (x, y) = x2 + 2y 2 − 2x + 4y − 1
NN
2. f (x, y) = xy
OU
3. f (x, y) = x4 + y 4
te H
poly
Hip
N
F est un espace vectoriel normé et a, b deux réels avec a < b.
Dénition 5.1.1 Une fonction f : [a, b] NNO→ F est dite continue par morceaux sur
[a, b] lorsqu'il existe une subdivision (xi )i∈ ∥ 0, n ∥ de [a, b], telle que la restriction
de f sur chaque ]xi , xi+1 [ (i ∈ ∥0, n − 1∥) puisse se prolonger en une fonction
continue sur [xi , xi+1 ]. Une telle subdivision est appelée subdivision adaptée à la
OU
fonction f .
eH
L'ensemble des fonctions continues par morceaux sur [a, b] est un sous-espace vec-
toriel de l'espace des fonctions de [a, b] dans F . Cet espace est noté CM([a, b], F ).
Exemple 5.1.1
t
poly
Hip
Dénition 5.1.2 Une fonction f d'un intervalle I de R dans F est dite continue
par morceaux sur I si sa rectriction à tout segment contenu dans I est continue
par morceaux.
91
5.2. INTÉGRALES GÉNÉRALISÉES 92
5.1.2 Intégration des fonctions numériques continues par morceaux sur un seg-
ment
Théorème et dénition 5.1.1 Soit f : [a, b] → K une fonction continue par
morceaux sur [a, b] et (x0 = a < x1 < . . . < xn = b) une subdivision adaptée à f .
Soit fi la restriction de f à ]xi , xi+1 [ et fi le prolongement de fi à [xi , xi+1 ].
Pn R
xi+1
Alors le scalaire xi fi (x)dx est indépendante de la subdivision adaptée à f
i=0
choisie, et est appelée l'intégrale de f sur [a, b].
Exemple 5.1.3
N
NNO
OU
R1 1
poly
convergent.
On écrit alors: Z +∞ Z a Z +∞
f (t)dt = f (t)dt + f (t)dt
−∞ −∞ a
Dénition 5.2.2 Une intégrale généralisée qui ne converge pas est dite diver-
gente.
R +∞
Exemple
R
5.2.1 1. Donner la nature de chacune des intégrales −∞ et dt,
+∞
et 0 1+t 1
2 dt
NN ON
OU
te H
poly
Hip
Propriétés
R +∞
Pour xer les idées on étudiera les intégrales du type a f (t)dt.
Soient f et g deux fonctions de CM([a, +∞[, K) et (α, β) un couple de scalaires.
R +∞ R +∞
1. Si les intégrales f (t)dt et g(t)dt convergent alors
R +∞ a a
a (αf + βg)(t)dt converge.
R +∞ R +∞
2. Si l'une des intégrales a f (t)dt et a g(t)dt converge et l'autre diverge
R +∞
alors a (f + g)(t)dt diverge.
R +∞ R +∞
3. Soit b un réel tel que a < b. Alors les intégrales a f (t)dt, b f (t)dt sont
de même nature.
Preuve: Bon exercice de maison.
ON
Remarque 5.2.1 On ne peut rien dire sur la convergence de la somme si les
deux intégrales divergent.
NN
Critères de convergence pour les fonctions positives
Théorème 5.2.1 Soient f et g deux fonctions de CM([a, +∞[, R+) vériant sur
OU
0 ≤ f ≤ g.
R +∞ R +∞
te H
R+ ), a > 0.
1. S'il existe un réel α > 1 et M ∈ R+ tel que pour tout x assez grand
M
0 ≤ f (x) ≤ ,
xα
R +∞
alors a f (x)dx converge.
2. existe un réel α ≤ 1 et m ∈ R+ tel que pour tout x assez grand,
m
f (x) ≥ ,
xα
R +∞
alors a f (x)dx diverge.
Preuve:
R +∞
Exemple 5.2.2 Donner la nature de l'intégrale généralisée
2
e−t
0 1+t2 +sin4 t dt
Preuve admise
R +∞
Exemple 5.2.3 Donner la nature de l' intégrale généralisée suivante: 2 t )dt.
ln( t+1
N
NNO
OU
Convergence absolue
Dénition
R 5.2.3 Soit f une fonction de CM([a, +∞[, K). On dit que l'intégrale
eH
+∞
f (t)dt converge absolument (ou que la fonction f est intégrable sur [a, +∞[
a R +∞
) si l'intégrale a |f (t)|dt converge.
R +∞ R +∞
t
L' intégrale a f (t)dt est dite semi-convergente lorsqu'elle converge mais a |f (t)|dt
poly
diverge.
R
Théorème 5.2.3 Soit f une fonction de CM([a, +∞[, K). Si l'intégrale [a,+∞[ f
Hip
NN ON
OU
te H
poly
Hip
• Il existe un réel M > 0 tel que pour tout x ∈ [a, + ∞[, on ait
Z x
g(t)dt ≤ M ;
a
R +∞
alors l'intégrale a g(t)f (t)dt est convergente.
ON
R +∞ sin x
Exemple 5.2.5 Etudier la convergence de 1 xα dt, α > 0
NN
OU
te H
poly
Hip
ON
Rb
Pour tout x ∈]a, b], on pose F (x) = x f (t)dt.
Rb
On dit que l'intégrale généralisée a f (t)dt converge et on écrit
NN
Z b
f (t)dt = lim+ F (x)
OU
a x→a
x→a
• Soit f une fonction de CM(]a, b[, K). On suppose que la fonction f n'admet
pas de limite dans K lorsque x tend vers a par valeurs supérieures et n'admet
pas de limite dans K lorsque x tendR vers b par valeurs inférieures.
poly
b
On dit que l'intégrale généralisée a f (t)dt converge lorsque les intégrales
Rc Rb
a f (t)dt et c f (t)dt convergent pour un c ∈]a, b[. On écrit alors
Hip
Z b Z c Z b
f (t)dt = f (t)dt + f (t)dt.
a a c
Rb
• Toute intégrale généralisée f (t)dt qui ne converge pas est dite divergente.
a
R
Exemple 5.2.6 Etudier laπ convergence des intégrales 01 t1α dt (On disturera suiv-
R 2 sin t
ant les valeurs de α), et −π cos t dt.
2
Propriétés
Soit f et g deux fonctions de CM([a, b[, K) n'admettant pas de limite dans
K lorsque x tend vers b par valeurs inférieures.
Rb Rb
1. Si les intégrales f (t)dt et g(t)dt convergent alors pour tout couple (α, β)
a Rb a
de scalaires, l'intégrale a (αf + βg)(t)dt converge.
Rb Rb
2. Si l'une des intégrales a f (t)dt et a g(t)dt converge et l'autre diverge alors
R +∞
a (f + g)(t)dt diverge.
Rb Rb
3. Soit c un réel tel que a < c < b. Alors les intégrales a f (t)dt, c f (t)dt sont
de même nature.
Preuve en exercice
N
Remarque 5.2.3 Ces
bornés.
NNO
propriétés se généralisent aux autres types d'intervalles
Rb Rb
poly
Preuve admise
Théorème 5.2.6 Soient f et g deux fonctions de CM([a, b[, R+ ), équivalentes
Rb Rb
au voisinage de b. Alors les deux intégrales a f (t)dt et a g(t)dt sont de même
nature.
Preuve admise
Remarque 5.2.4 Théorème 4.2.5 et Théorème 4.2.6 se généralisent aux autres
types d'intervalles bornés.
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5.2. INTÉGRALES GÉNÉRALISÉES 100
2. S'il
R a existe α ≥ 1 et C ∈ R+ tels que f (t) ∼
∗ C
tα alors l'intégrale généralisée
0 f (t)dt diverge.
RExemple
1
5.2.7 REtudier la convergence
+∞
des intégrales généralisées suivantes: 1.
R 1 1−cos
0
√ 1
1−t4
dt 2. 0
√ 1
t 1+t2
dt 3. 0
t
tα dt.
On discutera suivant les valeurs du réel α.
NN ON
OU
te H
poly
Hip
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5.2. INTÉGRALES GÉNÉRALISÉES 101
Théorème
R
5.2.7 Soit f une fonction de CM([a, b[, K). Si l'intégrale général-
b
isée a |f (t)|dt est absolument convergeante alors est converge.
R 1 sin t
Exemple 5.2.8 Etudier la convergence de l'intégrale 0
√
t
.
NN ON
OU
te H
poly
Hip
Alors
N
• pour tout x ∈ A, la fonction (t 7→ f (x, t)) est intégrable sur I ;
NNO
R
• la fonction F , dénie sur A par F (x) = I f (x, t)dt, est continue sur A.
Preuve admise
OU
ON
NN
OU
te H
poly
Hip
5.3.2 Dérivabilité
Théorème 5.3.2 Soit J et I deux intervalles de R et f : (x, t) 7→ f (x, t) une
fonction de J × I dans K.
On suppose que:
• pour x de J , la fonction (t 7→ f (x, t)) est continue par morceaux et intégrable
sur I ;
• f admet une dérivée partielle, ∂f ∂x , par rapport à la première composante;
• cette dérivée partielle est continue par rapport à la première variable, x, et
continue par morceaux par rapport à la seconde variable, t;
• ∃ϕ ∈ J (I, R+ ) ∀(x, t) ∈ J × I | ∂f ∂x (x, t)| ≤ ϕ(t)
(hypothèse de domination pour ∂x ).∂f
R
Alors la fonction F , dénie sur J par F (x) = I f (x, t)dt, est de classe C 1 sur
J , et pour tout x de J
N
Z
∂f
F ′ (x) =
I ∂x NNO
(x, t)dt (formule Leibniz)
Z d
′ ∂f
F (x) = (x, t)dt
c ∂x
3. Prouver que la fonction Γ est de classe C 1 sur R∗+ puis déterminer sa fonction
dérivée.
NN ON
OU
te H
poly
Hip
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Chapter 6
Intégrales multiples
ON
n = 3).
Dans ce chapitre, nous nous limiterons aux cas où n ∈ {2, 3}.
NN
6.1 Intégrales doubles
OU
6.1.1 Intégrales sur un produit de segments
te H
Z y
g(y, t) = f (x, t)dx et
a
Z d Z y Z d
G(y) = f (x, t)dx dt = g(y, t)dt (1).
c a c
• La fonction f étant continue sur [a, b] × [c, d], alors la fonction g est continue
sur [a, b] × [c, d].
• Pour t xé dans [c, d], la fonction y → g(y, t) est dérivable sur [a, b]. Ainsi g
admet une dérivée partielle par rapport à y et pour tout y ∈ [a, b],
∂g
(y, t) = f (y, t).
∂y
∂g
De plus ∂y est continue sur [a, b] × [c, d] car f l'est.
106
6.1. INTÉGRALES DOUBLES 107
Finalement on a :
Rb ′
G(b) − G(a) = a G
(x)dx
Rb Rd
= a c f (y, t)dt dx d'après (2)
et
G(b) − G(a) = G(b) car G(a) =0
R d R b
= c a f (x, t)dx dt d'après (1)
ON
appelle intégrale double de f sur [a, b] × [c, d] la valeur commune des intégrales
de la formule
RR de Fubini (confertRR théorème précédent).
NN
On la note [a,b]×[c,d] f ou bien [a,b]×[c,d] f (x, t)dxdt.
RR R b R d R d R b
Ainsi on a [a,b]×[c,d] f = a c f (x, t)dt dx = c a f (x, t)dx dt.
OU
RR
Exemple 6.1.1 Calculer [a,b]×[c,d] e
2t
.(x + t)dxdt
te H
poly
Hip
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6.1. INTÉGRALES DOUBLES 108
Remarque 6.1.1 1. La continuité est indispensable pour échanger les deux in-
tégrales; on vérie que pour la fonction f dénie par
( 2 2
x −y
(x 2 +y 2 )2 si(x, y) ̸= (0, 0)
f (x, y) =
0 si(x, y) = (0, 0)
R 1 R 1 R 1 R 1
on a 0 0 (f (x, y)dy dx ̸= 0 0 (f (x, y)dx dy .
N
6.1.2 Fonctions intégrales sur un produit d'intervalles
Dénition 6.1.2 Soit I
NNO
et I ′ deux intervalles de R.
Une fonction f continue sur I × I ′ et à valeurs positives, est dite intégrable ou
sommable sur I × I ′ s'il existe un réel M ≥ 0 tel que
OU
ZZ
′
∀[a, b] ⊂ I, ∀[c, d] ⊂ I , f ≤ M.
eH
[a,b]×[c,d]
f= sup f
I×I ′ [a,b]⊂I,[c,d]⊂I ′ [a,b]×[c,d]
Preuve: (Admise)
N
6.1.3 Propriétés de l'intégrale
Théorème 6.1.4 (Linéarité) NNO
Soit I, I ′ deux intervalles de R, et f, g deux fonctions intégrales sur I × I ′ , à
valeurs dans K. Alors pour tout (α, β) ∈ K2 , la fonction αf + βg est intégrale
OU
sur I × I ′ et ZZ ZZ ZZ
αf + βg = α f +β g.
eH
I . Alors Z Z Z
f= g.
I×I ′ I′
E = {(x, y) ∈ R2 , a ≤ x ≤ b, et f1 ≤ y ≤ f2 }
• il existe [c, d] et deux fonctions continues de [c, d] dans R telles que g1 < g2 sur
]c, d[ et
E = {(x, y) ∈ R2 , c ≤ y ≤ d et g1 (y) ≤ x ≤ g2 (y)
Théorème2 6.1.6
ON
Soit f : R −→ R une fonction continue
sur une partie élémentaire E. NN
L'intégrale de f sur E est
donnée par la formule:
RR R xmax R y2 (x) R ymax R x2 (y)
OU
E f (x, y)dxdy = x y1 (x) f (x, y)dy dx = y
min min
x1 (y) f (x, y)dx dy
RR
Exemple 6.1.2 Calculer
te H
6.1.5 Propriétés
Soit f : R2 → R une fonction intégrable sur E.
1. Additivité
S ◦ T ◦
Si E=E1 E2 ⊂ R2 et E1 E1 = ∅, alors
ZZ ZZ ZZ
f= f+ f.
E E1 E2
2. Positivité RR
Si f ≥ 0 alors E f ≥ 0.
RR
3. Si f ≥ 0 sur E alors E f est le volume du domaine de R déni par
3
ON
4. Si f = 1 alors Ef est l'aire de E.
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6.2. INTÉGRALES TRIPLES 112
N
u, v des fonctions continues de ∆ dans R.
RR R RR R v(x,y)
∆ f (x, y, z)dxdydz = NNO
D ( u(x,y) f (x, y, z)dz)dxdy
Remarque 6.2.1 i. Dans le premier cas, on peut permuter l'ordre des inte-
grales et si f (x, y, z) = f1 (x)f2 (y)f3 (z), pour tout (x, y, z) ∈ ∆, alors
RRR R a′ R b′ R c′
t
poly
RRR
Si f = 1 alors l'intégrale ∆ dxdydz est le volume de ∆ ( exprimé en unité de
volume correspondant.
On convient que les parties de R3 sur lesquelles, on denit une intégrale triple
sont appelées des compacts cubables de R3 .
RRR
Exemple 6.2.1 Calculer I = ∆z
dxdydz 2
NN ON
OU
te H
poly
Hip
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6.2. INTÉGRALES TRIPLES 114
Propriétés 6.2.1 On a les mêmes propriétés que pour les intégrales doubles.
• Linéarité par rapport à la fonction à intégrer.
• Positivité
• Croissance
• Additivité
un C 1 diómorphisme
Soit ∆ un compact cubable de R3 contenu dans U et f : ϕ(∆) → R, une appli-
ON
cation continue alors
Applications:
te H
1. Coordonnnées cylindriques
poly
On
pose
x = r cos θ
y = r sin θ
Hip
z = z
avec Om = r
Ainsi on considère l'application φ : (r, θ, z) ∈ R3 7→ (r cos θ, r sin θ, z) ∈ R3
qui déni le changement de variables cylindriques dans R3 . Cette application
est de classe C 1 sur R3 et son jacobien vaut r. Pour tout ouvert U ⊂ R3
tel que φ soit un C 1 -diéomorphisme, la formule de changement de variables
cylindriques s'écrit:
ZZZ ZZZ
f (x, y, z)dxdydz = f (r cos θ, r sin θ, z)rdrdθdz
∆ D
2. Coordonnnées
sphériques
x = ρ cos φ cos θ , φ ∈ [− π2 , π2 ]
On pose y = ρ cos φ sin θ , θ ∈ [0, 2π]
z = ρ sin φ
Ainsi on considère l'application
ON
Exemple 6.2.3 Déterminer le volume d'une sphère de rayon R.
NN
OU
te H
poly
Hip
ON
Si l'objet est homogéne alors µ(x, y) est une constante µ alors M = µ ∆ dxdy =
µA(∆).
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6.3. QUELQUES APPLICATIONS DES INTÉGRALES MULTIPLES 117
N
6.3.2 Intégrales triples
NNO
On considère un solide occupant dans l'espace un domaine Ω; la masse volu-
mique de ce solide en un point de coordonnées (x, y, z) est noté µ(x, y, z).
RRR
Théorème 6.3.4 La masse de ce solide est M RRR
OU
= Ω µ(x, y, z)dxdydz
Si µ(x, y, z) est une constante µ alors M = µ Ω dxdydz = µV (Ω) où V (Ω)
est le volume du solide .
eH
1
Ω xi µ(x1 , x2 µ3 )dx1 dy2 dd x3
poly
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6.3. QUELQUES APPLICATIONS DES INTÉGRALES MULTIPLES 118
N
Désignons par Id le moment d'inertie par rapport à d où d peut désigner un
point,RRR
une droite, ou un plan.
NNO
IO = RRRΩ (x2 + y 2 + z 2 )µ(x, y, z)dxdydz
Ioz = RRRΩ (x2 + y 2 )µ(x, y, z)dxdydz
OU
Ioy = RRRΩ (x2 + z 2 )µ(x, y, z)dxdydz
Iox = RRRΩ (y 2 + z 2 )µ(x, y, z)dxdydz
eH
2
Ixoy = Ω (z )µ(x, y, z)dxdydz
Io = Ixoy
RRR+ Izox + Iyoz
2
Ixoy = RRR Ω (x )µ(x, y, z)dxdydz
t
poly
2
Iyoz = RRR Ω (x )µ(x, y, z)dxdydz
etIxoz = 2
Ω (y )µ(x, y, z)dxdydz
D'où IO = Ixoy + Ixoz+Iyoz . On peut alors énoncer: Le moment d'inertie par
Hip
rapport à un point est égal à la somme des moments d'inertie par rapport aux
trois plans deux à deux perpendiculaires et passant par ce point.
De plus on a: Iox = Ixoy + Ixoz .
Ainsi on a
Théorème 6.3.6 Le moment d'inertie par rapport à un axe est égal à la somme
des moments d'inertie par rapport à deux plans perpendiculaires passant par cet
axe .
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6.3. QUELQUES APPLICATIONS DES INTÉGRALES MULTIPLES 119
le moment d'inertie d'un solide par rapport à un axe (∆) est egal au moment
d'inertie du solide par rapport à l'axe (∆′ ) parallèle à (∆) mené par le centre
d'inertie G du solide augmenter du produit de la masse du solide par le carré de
la distance d entre les deux axes.
ON
I∆ = I∆′ + M d2
NN
Exercice d'application 6.3.1 Calculer le moment d'inertie d'un cylindre plein
homogène par rapport à l'une de ses génératrices.
OU
te H
poly
Hip
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Chapter 7
surface
N
7.1 Intégrales Curvilignes
7.1.1 Courbes paramétrées
NNO
Dénition 7.1.1 Soient k ∈ N ∪ {∞} et I un intervalle non vide et non réduit
OU
à un point.
• On appelle arc paramétré de classe C k de Rn toute application
φ : I −→ Rn de classe C k .
eH
On note φ ∈ C k (I, Rn ).
• Soit φ ∈ C k (I, Rn ). On appelle courbe paramétrée de (ou associée à) φ le
t
120
7.1. INTÉGRALES CURVILIGNES 121
est une ellipse dans le plan, centrée en (a, b), et dont les axes sont les axes
de coordonnées.
ON
Dénition 7.1.2 (Extrémités d'une courbe paramétrée)
2
Soient I un intervalle d'extremités a et b avec (a, b) ∈ R , a < b et C la courbe
NN
paramétrée de Rn dont un paramétrage est φ ∈ C(I, Rn ).
• Si φ admet une limite A ∈ Rn , à droite en a, et une limite B ∈ Rn , à gauche
OU
en b, alors A et B sont appelés les extrmités
de la courbe C .
• Lorsque les deux extrémités d'une courbe C sont égales, on dit que la courbe C
est fermée.
te H
Exemple 7.1.2 L'image de l'arc paramétrée φ : t 7→ [ −π2 , π2 [−→ (cost, sint) est
une courbe paramétrée qui a pour extrémités A(0, −1) et B(0, 1).
poly
Application en physique
Considerons un l métallique dont la forme épousse celle d'une courbe paramétrée
C et dont la densité linéique en un point (x, y) ∈ C est
ρ(x, y) ∈ R∗+ . La masse M de ce l et les coordonnées(xG , yG ) du centre de
gravité de ce l sont données par les intégrales
Z Z Z
1 1
M= ρdτ, xG = xρ(x, y)dτ et yG = yρ(x, y)dτ
C M C M C
Exemple 7.1.4 Déterminer la masse et le centre de gravité d'un l métallique
homogène ayant la forme d'un arc de cercle paramétré par
φ : t ∈ [0; π] −→ (cos t, sin t).
Réponse:
R Soit ρ0 Rla densité linéique
Rπ de ce l métalique. On a
M = C ρR0 dτ = ρ0 C dτ = Rρ0 0 dt = ρ0 π
N
π π
xG = ρ01π 0 ρ0 cos tdt = ρ0 0 cos tdt = 0
Rπ Rπ
NNO
yG = ρ01π 0 ρ0 sin tdt = π1 0 sin tdt = π1 [− cos t]π0 = π2
R R R
poly
R
Justions que C f dl est bien déni.
Considérons la fonction
ϕ : [a, b] −→ Rn
t 7−→ f [φ(t)]
Cette fonction ϕ = f ◦ φ est continue sur [a, b] car φ est continue sur [a, b] et f
continue sur U et pour tout t ∈ [a, b] φ(t) ∈ U .
De plus la fonction φ′ est continue sur [a, b] car elle est de classe C 1 sur [a, b].
D'où la fonction
F : [a, b] −→ Rn × Rn −→ R
t 7−→ (ϕ(t), φ′ (t)) 7−→ ϕ(t) · φ′ (t)
est continue sur [a, b].
Rb R
Par conséquent a F (t)dt est bien dénie c'est-à-dire C f dl a un sens .
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122 Pr(MC) [Link]
7.1. INTÉGRALES CURVILIGNES 123
D'où Z Z Z
ON
1 1
′ 1
f dl = f (φ(t)) · φ (t)dt = tdt = .
C 0 0 2
NN
OU
te H
poly
Hip
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123 Pr(MC) [Link]
7.1. INTÉGRALES CURVILIGNES 124
• Relation de Chasles:
Soit C une courbe paramétrée dont un paramétrage φ est continue sur [a, b] et
de classe C 1 par morceaux sur [a, b] (c'est à dire qu'il existe une subdivision a =
c1 < c2 < c3 < · · · < cn = b de [a, b] telle que pour tout k ∈ {1, · · · , n − 1}.
l'application φ soit de classe C 1 sur [ck , ck+1 ], Désignons par Ck la courbe de classe
C 1 de Rn dont un paramétrage est la restriction de l'application φ à [ck , ck+1 ].
Alors
Z n−1 Z
X
N
f dl = f dl.
C Ck
NNO
k=1
f dl = f dl + f dl + f dl + [DO] f dl.
poly
Pour tout t ∈ [0, 1], f (φ1 (t)) · φ′1 (t) = f (0, t) × (0, 1) = t
R Rb R1
D'où [OA] f dl = a f (φ1 )(t) · φ′1 (t)dt = 0 tdt = 12
R 1
AB f dl = 2
Un paramétrage de [BD] est φ2 : t ∈ [0, 1] 7−→ (1, 1 − t) ∈ R2
Pour tout t ∈ [0, 1],
f (φ2 (t)) · Rφ′2 (t) = f (1,R1 − t) · (0, −1) = (1 − t, 2 − t) · (0, −1) = t − 2
Par suite [BD] f dl = 0 1(t − 2)dt = [ 21 t2 − 2t]10 = 12 − 2 = − 23 .
Un paramétragre de [DO] est :φ3 : t ∈ [0, 1] 7−→ (1 − t, 0) ∈ R2
Pour tout t ∈ [0, 1]
f (φ3 (t)) · φ′3 (t) =R (1 − t, 0) R· (−1, 0) = 0.
1
Par conséquent [DO] f dl = 0 φ3 (t) · φ′3 (t)dt = 0
R
En somme C f dl = 21 + 12 − 23 + 0 = − 12 .
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124 Pr(MC) [Link]
7.1. INTÉGRALES CURVILIGNES 125
N
P
n
∂f
vert U ⊂ Rn à valeurs dans R est donnée par df = ∂xi dxi .
Pn
w= αi dxi .
i=1
De plus cette décomposition est unique.
t
poly
Preuve: Admise
Remarquons que de façon plus condensée, en posant α = (α1 , α2 , · · · , αn ) et
dX = (dx1 , dx2 , ....., dxn ) ou (dxi )1≤i≤n , on écrit w = α.dX
Hip
P
n
Dénition 7.1.6 : Soit w = αi dxi une 1-forme dénie sur un ouvert U de
i=1
Rn .
• La 1-forme w est dite constante lorsque pour tout i ∈ {1, · · · n}, l'application
αi est constante sur U .
• La 1-forme w est dite de classe C k , k ∈ N ∪ {∞} si pour
tout i ∈ {1, · · · n}, l'application αi est de classe C k sur U .
Exemple 7.1.8 La 1-forme w = 3dx − 5dy est constante sur R2.
P
n V1
Proposition 7.1.2 Soit w = αi dxi ∈ (U ) où U un ouvert de Rn . S'il
i=1
existe f ∈ C 2 (U, R) telle que w = df alors w est de classe C 1 sur U et
∂αi ∂αj
∀(i, j) ∈ {1, · · · , n})2 , =
∂xj ∂xi
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125 Pr(MC) [Link]
7.1. INTÉGRALES CURVILIGNES 126
P
n
Remarque 7.1.1 Si w = αi dxi est une 1-forme sur un ouvert U de Rn (où
i=1
les applications αi (i = 1, · · · , n) sont toutes de classe C 1 sur U ) et s'il existe
∂αi ∂αj
(i, j) ∈ ({1, · · · n})2 tel que ̸= alors il n'existe aucune application f ∈
∂xj ∂xi
C 2 (U, R) telle que w = df
N
(x, y) = 2 ̸= 1 = (x, y)
∂y ∂x
NNO
On conclut alors qu'il n'existe aucune application f ∈ C2 (U, R) telle que
i=1
• Si toutes les applications αi (i = 1, 2, · · · , n) sont de classe C 1 et si
∂αi ∂αj
t
∂xj ∂xi
alors w est dite fermée .
• S'il existe f ∈ C 2 (U, R) telle que w = df alors w est dite exacte.
Hip
Exemple 7.1.10 1. La forme w : (x, y) 7−→ 2ydx+xdy n'est pas fermée (voir
exemple précédent ) par conséquent elle n'est pas exacte.
2. La diérentielle d'une fonction de classe C 2 sur un ouvert U de Rn est une
forme exacte sur U .
3. Considérons la 1-forme dénie sur R2 − {(0, 0)} par
−y x
w : (x, y) 7−→ ( , ).
x2 + y 2 x2 + y 2
Prouvons que w esr une forme fermée sur R2 − {(0, 0)}
Considérons
α1 : R2 − {(0, 0)} −→ R α2 : R2 − {(0, 0)} −→ R
(x, y) 7−→ x2−y
+y 2 (x, y) x
7−→ x2 +y 2
N
On prouvera plus loin que w n'est pas une forme exacte sur
NNO
R \ {(0, 0)}.
2
∃a ∈ U, ∀x ∈ U, [a, x] ⊂ U
eH
verts de R.
2. Tout ouvert convexe de Rn (c'est -à- dire un ouvert U de Rn telle que pour
tout (x, y) ∈ U 2 , on a [x, y] ⊂ U ) est un ouvert étoilé de Rn .
Hip
3. Prouvons que R2 \ (0, 0) n'est pas un ouvert étoilé. Il s'agit de prouver que
pour tout a ∈ R2 \ {(0, 0)} il existe x ∈ R2 \ {(0, 0)} tel que
[a, x] ̸⊂ R2 \ {(0, 0)}.
Soit a ∈ R2 \ {(0, 0)}. En choisissant x = −a, on a x ∈ R2 \ {(0, 0)} et
(0, 0) ∈ [a, x] mais (0, 0) ̸∈ R2 \ {(0, 0)}.
Par conséquent [a, x] ̸⊂ R2 \ {(0, 0)}. Ainsi R2 \ {(0, 0)} n'est pas ouvert
étoilé de R2 .
N
t
NNO
φ : [0; 2π] −→ R2
7−→ (cost, sint)
En notant
OU
α: R2 −→ R2
(x, y) 7−→ (α1 (x, y), α2 (x, y))
avec
eH
α1 : R2 −→ R α2 : R2 −→ R
t
+y 2 2
On a
w : (x, y) 7−→ α1 (x, y)dx + α2 (x, y)dy
Hip
et
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7.1. INTÉGRALES CURVILIGNES 129
Preuve (Admise)
S'il existe une courbe fermée C incluse dans U pour laquelle C w ̸= 0, alors w
n'est pas une forme exacte.
R
Exemple 7.1.13 Dans l'exemple précédent on avait C w = 2π ̸= 0 où
w : (x, y) 7−→ x2−y
+y 2 dx + x2 +y 2 dy et C , le cercle centré en (0, 0) et de rayon 1 (qui
x
est une courbe fermée incluse dans R2 \ {(0, 0)}). Par conséquent w n'est pas une
forme exacte sur l'ouvert sur l'ouvert R2 \ {(0, 0)}.
Corollaire 7.1.2 Soient U un ouvert de Rn, etR C une courbe fermée de Rn incluse
dans U et w une 1-forme exacte sur U on a : C w = 0.
Théorème 7.1.3 (Formule de Green -Riemann)
N
Soit D un compact simple de R2 . On note Γ+ la courbe ( de classe C 1 ) délimitant
NNO
D orienté dans le sens trigonométrique. Soit P et Q deux applications de classe
C 1 d'un ouvert U ⊃ D dans R. Alors on a:
Z ZZ
∂Q ∂P
P dx + Qdy = ( (x, y) − (x, y))dxdy.
OU
Γ+ D ∂x ∂y
eH
t
poly
Hip
Résolution
NN ON
OU
te H
poly
Hip
ON
Par abus de langage, on parlera de surface paramétrée de classe C k pour désigner
une surface paramétrée dont une représentation paramétrique est une nappe
NN
paramétrée de classe C k .
Exemple 7.2.1 • Soient U un ouvert de R2 et f : U → R une application
OU
de classe C k , (k ∈ N ∪ {∞}) .
L'application φ : U → R3 , (x, y) 7→ (x, y, f (x, y)) est une nappe paramétrée
te H
de classe C k de R3 dont la surface associée est l'ensemble {(x, y, f (x, y)), (x, y) ∈
U }.
• Un paramétrage de la sphère de centre (a, b, c) ∈ R3 et de rayon R ∈ R∗+ dans
poly
i.e. ∂φ
∂u (u0 , v0 ) ∧ ∂v (u0 , v0 ) ̸= (0, 0, 0).
∂φ
• La surface S est dite régulière lorsque tous ses points sont réguliers.
Le vecteur ∂φ ∂u (u0 , v0 ) ∧ ∂v (u0 , v0 ) est un vecteur directeur de la normale à la
∂φ
surface paramètrée en M0 .
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7.2. INTEGRALES DE SURFACE 132
ON
Calculer l'intégrale de surface S xdσ .
NN
OU
te H
poly
Hip
de la surface.
ON
Soit f : R2 ⊃ D → R une fonction de classe C 1 sur D et S la surface dénie
NN
par z = f (x, y), (x, y) ∈ D.
Une représentation paramétrique de cette surface peut s'écrire:
OU
φ(x, y) = (x, y, f (x, y)), (x, y) ∈ D. D'où pour tout (x, y) ∈ D, on a d'une
part: ∂φ
∂x (x, y) = (1, 0, fx (x, y)) et ∂y (x, y) = (0, 1, fy (x, y));
′ ∂φ ′
et d'autre part: ∂φ
∧ ∂φ = (−fx′ (x, y), −fy′ (x, y), 1) et
te H
∂x (x, y) q ∂y (x, y)
|| ∂φ ∂φ
∂x (x, y) ∧ ∂y (x, y)|| = 1 + (fx′ (x, y))2 + (fy′ (x, y))2 .
On en déduit que l'aire de S est donnée par
poly
ZZ ZZ q
dσ = 1 + (fx′ (x, y))2 + (fy′ (x, y))2 dxdy.
S D
Hip
Propriétés
N
Exemple 7.2.4 1. L'application X ∈ R2 7→ A où A : (R2 )2 → R, (u, v) 7→
NNO
det(u, v) est une 2-formes de R2 . On dit que c'est une 2-forme constante
puisque pour tout X ∈ R2 , A ne dépend pas de X .
2. Pour tout (i, j) ∈ ({1, · · · , n})2 , l'application notée dxi ∧ dxj dénie par
OU
ui vi
dxi ∧ dxj : (u, v) ∈ (Rn )2 7→
uj vj
eH
Des propriétés des déterminants, pour tout (i, j) ∈ ⌈⌊1, n⌉⌋2 , on a dxi ∧ dxj =
−dxj ∧ dxi et en particulier dxi ∧ dxi = 0.
Hip
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134 Pr(MC) [Link]
7.2. INTEGRALES DE SURFACE 135
• La 2-forme ω est dite constante lorsque pour tout (i, j) ∈ ({1, · · · , n})2 , l'application
αij est constante.
• La 2-forme ω est dite de classe C k , k ∈ N ∪ {∞} lorsque pour tout
(i, j) ∈ ({1, · · · , n})2 , l'application αij est de classe C k .
ON
S K ∂u ∂v
avec α = (α1 , α2 , α3 ).
Interprètation vectorielle
NN
Soit U un ouvert de R3 . A tout champ de vecteurs
OU
V = (V1 , V2 , V3 ) : U → R3 de classe C 1 on associe une unique 2-forme de classe
C 1 ω = V1 dx2 ∧ dx3 + V2 dx3 ∧ dx1 + V3 dx1 ∧ dx2 et réciproquement.
te H
On dénit alors
Dénition 7.2.7 On appelle ux du champ de vecteurs V ) à travers
= (V1 , V2 , V3RR
la surface S paramétrée, régulière, de classe C l'intégrale de surface S ω avec
1
poly
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7.2. INTEGRALES DE SURFACE 136
2eme année
Devoir nr 1 de Maths 2
(Durée: 2h 15mn)
Exercice 1
ON
1. Prouver que f est un endomorphisme de R2 [X].
2. Déterminer M atC (f ). NN
3. Prouver que B = (1, 1 + X, (1 + X)2 ) est une base de R2 [X].
OU
4. Déterminer M = M atB (f ).
Exercice 2
poly
Am = −m −m −1
m m−1 0
2eme année
Devoir nr 2 de Maths 2
(Durée: 2h 30mn)
Enseignants: Pr(MC)Hippolyte HOUNNON; Pr(MC) Sylvain ATTAN
Exercice 1
ON
(x, y) 7→ |x + 2y| + |3y|
Exercice 2
OU
3
x + xy − y 3
si (x, y) ̸= (0, 0)
f (x, y) = |x| + 2|y|
0 si (x, y) = (0, 0)
poly
Exercice 3
Hip
2eme année
Devoir nr 3 de Maths 2
(Durée: 2 heures)
Enseignants: Pr(MC) Hippolyte HOUNNON; Pr(MC) Sylvain ATTAN
Exercice 1
ON
∂f ∂f
x − = −ey .
∂x ∂y
3. Résoudre l’équation (2), puis en déduire toutes les solutions de l’équation (1).
Exercice 2
poly
Soit la fonction
f : R2 → R
Hip
x3 y 3
si (x, y) ̸= (0, 0)
(x, y) →
7 x2 + y 2
0 si (x, y) = (0, 0)
2eme année
Devoir nr 4 de Maths 2
(Durée: 1h30mn)
Enseignants: Pr(MC) Hippolyte HOUNNON; Pr(MC) Sylvain ATTAN
Exercice 1
ON
+∞
sin x
1. dx
0 x
Z +∞ NN
sin x
2. dx
0 xa
Z
OU
+∞
ln x
3. dx
2 x2
Z +∞
1
te H
4. √ dx
2 x(ln x)2
Exercice 2
poly
Rπ tan(xt)
On considère la fonction F définie par F (x) = 0
2
t
dt
Hip
2eme année
Devoir nr 6 de Maths 2
(Durée: 2 heures)
Enseignants: Pr(MC) Hippolyte HOUNNON; Pr(MC) Sylvain ATTAN
Exercice 1
RR
1. Calculer D
xydxdy avec D = {(x, y) ∈ R2 | y ≥ 0 et x2 + y 2 − 4x ≤ 0}
ON
2. On considère les domaines du plan D1 et D2 définis par
D1 = {(x, y) ∈ R2 , x2 + y 2 ≤ 1} et D2 = {(x, y) ∈ R2 | y ≥ 0, x2 + y 2 − x ≤ 0 et x2 + y 2 − y ≥
NN
i. Représenter avec précision le domaine D2 puis calculer son aire.
RR RR
ii. Calculer les intégrales doubles I1 = D1 1+x12 +y2 dxdy et I2 = D2 (x2 + y 2 )dxdy.
OU
Exercice 2
te H
Dans le plan rapporté à repère orthonormé (O, I, J), on considère les points A(a, 0), B(0, b) et C tels q
le quadruplet (OACB) soit un rectangle, avec a > 0 et b > 0.
poly
2. Déterminer la position du centre de gravité d’une plaque matérielle homogène ayant la forme
triangle rectangle OAB.
Hip
3. Calculer le moment d’inertie d’une plaque homogène ayant la forme du rectangle (OACB) par r
port au sommet O.
Exercice 3
2. Calculer la masse m de ce corps sachant qu’en chaque point la densité est proportionnelle à la distan
de ce point à l’origine du repère.
2eme année
Exercice 1
R +∞
On considère les fonctions F : R → R, x 7→ 0
e−xt arctan tdt et G : R → R, x 7→ xF (x).
ON
R +∞ e−xt
2. (a) Prouver que G(x) = 0 1+t 2 dt pour tout x > 0.
1. Calculer les coordonnées cartésiennes des points d’intersection des deux courbes y = x2
et x2 + (y − 1)2 = 3; puis faire un dessin bien soigné représentant 1 et Γ2 .
+
D, Γ√ +
poly
√
(Pour le dessin on pourra utiliser les valeurs approchées : 2 ≈ 1, 4 et 3 ≈ 1, 7).
√ √ √
2. (a) Prouver que pour tout − 2 ≤ x ≤ 2 on a 1 − 3 − x2 ≤ 0.
RR
(b) Calculer D (y − 1)dxdy.
Hip
Exercice 3
Dans le plan rapporté à un repère orthonormé (O, I, J), on considère la plaque homogène P définie par
2
y − 2px < 0
0≤x≤a
Calculer le moment d’inertie de cette plaque par rapport à chacun des axes de coordonnées Ox et Oy.
2eme année
Exercice 1
z = f (x, y)
en coordonnées cartésiennes par
ON
(x, y) ∈ ∆
R +∞ 2
te H
e−t x
On considère la fonctions F : R → R, 0 1+t2
dt.
Exercice 3