Projet 3 : Écrire une courte biographie romancée concernant une
personnalité nationale ou locale
Objet d’étude : la nouvelle réaliste
Séquence : Produire un récit vraisemblable
Séance : Compréhension de l’oral :
Objectif global :
Comprendre une histoire écoutée en vue restituer l’essentiel de son contenu sous forme de
résumé.
Objectifs d’apprentissage :
- Repérer le thème de l’histoire écoutée.
- Distinguer les éléments constitutifs de la situation de communication.
- Identifier les différents personnages.
- Repérage des circonstances du récit.
- Comprendre les étapes du récit.
- Ecouter une histoire pour réagir.
- Ecouter un récit pour en faire un résumé.
Texte support : texte de abdelhamid Baïtar « je suis algérien » . ED.SNED,1982
DÉROULEMENT DE LA SÉANCE :
Rappel
Éveil de l’intérêt : Que feriez vous si un animal dangereux vous poursuivait ? Selon vous un animal
peut il sauver la vie d’un humain ?
L’analyse du texte :
1- 1ère écoute du texte sans prise de note
Consigne : demander aux élèves de bien écouter le texte
Quel est le type de ce texte ? C’est : une histoire , un récit, ou un texte narratif
Qui raconte dans ce texte ? Quel indice vous a permis de le savoir ? Le narrateur
( celui qui raconte l’histoire) est lui-même l’auteur de ce texte ( on dit que ce texte est
extrait d’une autobiographie) . Il emploie la 1ère personne « je » , c’est aussi le
personnage principal de cette histoire.
En plus du personnage principal ( le narrateur) , la scène racontée dans ce récit met en
avant deux animaux. Lesquels ? Un chameau et un chien ( sloughi , espèce
maghrébine de lévrier)
2- 2ème écoute du texte avec prise de note :
Consigne : demander aux élèves de réécouter le texte tout en prenant des notes
Qui parle ? A qui ? De quoi ? Comment ? Dans quel but ?
Le narrateur/ Les lecteurs L’histoire du En narrant -divertir ( donner
auteur narrateur avec un ( récit ) du plaisir)
Abdelhamid chameau enragé -décrire des
Baïtar scènes de la vie
des nomades
-partager des
moments de la
vie de l’auteur
Quels sont les personnages évoqués dans ce texte ? Les personnages évoqués dans ce texte
sont :
- le narrateur / - l’oncle du narrateur / - les bergers
Par quels termes se désigne le narrateur dans ce texte ? Par les mots : je / m’ / me / ma /
moi
Où et quand se déroulait l’histoire racontée ? L’histoire racontée se déroulait :
a) Dans les Hauts Plateaux du Sud algérien,
b) Au moment où le narrateur avait 11 ans, pendant les vacances (sans doute, les
vacances d’été).
« C’était un nomade qui vivait dans les Hauts Plateaux » (Quel est la bonne réponse ?)
« nomade » signifie :
- une personne qui vit en ville uniquement.
- une personne qui reste dans un endroit fixe.
- une personne qui se déplace souvent.
Que possédait l’oncle du narrateur ? Il possédait un immense troupeau de chameaux et de
moutons.
Le narrateur nous parle d’une grande peur. De quoi s’agit-il ?
La grande peur dont parle le narrateur était due à un chameau fou furieux qui le
poursuivait sans
cesse.
Par qui le narrateur était-il sauvé ? Le narrateur était sauvé par un chien sloughi.
De quelle manière l’avait-il fait ?
Le sloughi s’élança derrière le chameau. Il lui mordit les pattes et le força à détourner
contre lui sa
colère. Alors, le chameau abandonna la poursuite du narrateur et poursuivit le
sloughi.
Qu’avait fait le narrateur pour remercier le chien ?
Pour remercier le chien qu’il l’avait sauvé, le narrateur s’est étendu près de lui et il l’a
caressé avec douceur.
Réagir face au texte
Avez-vous aimé cette histoire ? Comment auriez-vous réagi si vous aviez été à la place du
narrateur, si un chameau furieux vous poursuivait ? MOMENT D’EXPRERSSION LIBRE
3- 3e écoute du texte avec prise de notes :
SYNTHESE DE COMPREHENSION :
Complétez ce résumé de cette histoire à l’aide des mots suivants :
enragé - chameau - un jour - chien - poursuivait - vacances - caresser - oncle
« Le narrateur passait ses ……. chez son ……. nomade qui habitait au sud algérien
et qui possédait des troupeaux de chameaux et de moutons. …….., alors qu’il avait 11
ans, un ……. furieux a attaqué le narrateur en le poursuivant sans cesse. Il essayait mais
en vain de se dérober de cet animal……. . Soudain, un ……… a attié l’attention du
chameau en le mordant. Celui-ci ne ……. plus le narrateur mais plutôt le chien qui est
revenu un moment après. A cet instant, le narrateur a commencé à le …….. pour le
remercier. »
« Le narrateur passait ses vacances chez son oncle nomade qui habitait au sud
algérien et qui possédait des troupeaux de chameaux et de moutons. Un jour, alors qu’il
avait 11 ans, un chameau furieux a attaqué le narrateur en le poursuivant sans cesse. Il
essayait mais en vain de se dérober de cet animal enragé. Soudain, un chien a attiré
l’attention du chameau en le mordant. Celui-ci ne poursuivait plus le narrateur mais
plutôt le chien qui est revenu un moment après. A cet instant, le narrateur a commencé à
le caresser pour le remercier. »
Le texte support
Lorsque j’étais enfant, on m’envoyait chaque année passer les vacances chez mon
oncle. C’était un nomade qui vivait dans les Hauts Plateaux du Sud algérien. Il
possédait un immense troupeau de chameaux et de moutons. Un grand bonheur me
réchauffait lorsque je voyais mon oncle assis devant sa tente, les jambes croisées et
souriant à l’apparition des bergers et des troupeaux au crépuscule.
Ma première grande peur arriva vers ma onzième année : un des chameaux qui
d’habitude était très calme, devint subitement enragé, fou furieux. Et je ne sais
pourquoi, il s’en prit à moi. Il me poursuivit en poussant des sourds grognements, une
affreuse bave rouge s’échappant de ses lèvres. Je me sauvais mais il me suivait
partout. Je faisais de brusques écarts pour lui échapper mais il courait très vite.
Soudain, un vieux sloughi, un lévrier couleur chamois, s’élança derrière le chameau. Il
lui mordit les pattes et le força à détourner contre lui sa colère. Alors, le chameau
m’abandonna et poursuivit le chien.
Affalé à terre, exténué, le souffle coupé, je regardais les deux animaux disparaître
au loin : je l’avais échappé belle. Une heure après, je vis le chien revenir
tranquillement s’étendre à l’ombre. Je me levai et j’allai m’étendre près de lui. Pour le
remercier de m’avoir sauvé la vie, je le caressai avec douceur.
Abdelhamid Baïtar, “Je suis algérien”. Ed.SNED. 1982