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Chapitre - 2-Codage Ligne

Le chapitre traite de la transmission des signaux numériques en bande de base, en mettant l'accent sur le codage en ligne et les différents types de codage utilisés. Il décrit les principes de la transmission numérique, la largeur de bande, la densité spectrale de puissance, et les critères de choix d'un code en ligne. Plusieurs types de codage, tels que les codes unipolaires, bipolaires, polaires et par transition, sont également abordés, avec des exemples et des illustrations.

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Chapitre - 2-Codage Ligne

Le chapitre traite de la transmission des signaux numériques en bande de base, en mettant l'accent sur le codage en ligne et les différents types de codage utilisés. Il décrit les principes de la transmission numérique, la largeur de bande, la densité spectrale de puissance, et les critères de choix d'un code en ligne. Plusieurs types de codage, tels que les codes unipolaires, bipolaires, polaires et par transition, sont également abordés, avec des exemples et des illustrations.

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Chapitre II

Transmission des signaux numériques en bande de base


Codage en ligne

La transmission en bande de base décrit les signaux et les systèmes qui ont une bande de fréquence tend de 0
jusqu’à une fréquence maximale =fmax dite la fréquence de coupure (fcoupure).
La transmission en bande de base est parfois exprimée comme le synonyme d’une porteuse non modulé.

Transmission numérique en bande de base


La transmission numérique en bande de base est généralement utilisée pour des courtes distances. Ce
type de transmission est encore appelé codage en ligne, qui a pour but de transmettre une suite des signaux
discrets (par exemple données, textes, nombres, images graphiques, audio et vidéo) à la cadence de l’horloge
sur un canal de bande de base typiquement des fils ou câbles torsadés.

Largeur de bande de la transmission en bande base


La bande (l’occupation spectrale) de fréquence est B = fmax. Au contraire en transmission passe bande, il
est nécessaire de moduler la porteuse par le message et le spectre du signal transmis est situé autour de la
fréquence porteuse fc, figure 1.

Figure 1

Codage et modulation
La figure 4 montre une chaine simplifiée de transmission numérique en bande de base.

Figure 4

1
Format des codes en lignes
Il existe plusieurs classes des codes en ligne utilisées en transmission en bande de base :

1. Codages par niveaux.


2. Codages par transitions.
3. Codage avec mémoires.

1. Codages par niveaux Les informations se trouvent dans les variations de tensions (niveaux) où les
niveaux peuvent être hauts ou bas pour une durée complète d’un bit ou demi-durée.
2. Codages par transition Ces types de codage portent les informations durant la transition des niveaux
de haut en bas ou de bas en haut.
3. Codes avec mémoires : dans ce code le bit présent dépend des bits précédents.

Un signal élémentaire g(t) est définit durant un temps Tb et le signal qui représente le symbole i est
exprimé par :
gi(t) = di * g(t):

Exemple : on définit le symbole élémentaire par des niveaux (+A, -A), [bit 1 niveau haut (+A), bit 0 
niveau bas (-A, or 0V)]. Dans ce cas g(t) est un signal rectangulaire d’amplitude A V et de durée Tb.
Pour le bit 0, di = d0 = -1; gi(t) = - g(t) = (-A Volts) Pour : bit 1, di = d1 = 1 ; gi(t) = g(t) = (+A Volts)

La séquence binaire du signal s(t) est :

N est le nombre des symboles.

 = g(t) décalage d’un Tb.


Exemple :

Figure 5

2
Densité spectrale de puissance (DSP)
La DSP montre les variations d’énergie en fonction de la fréquence. En d’autres mots. Il montre pour
quelles fréquences les variations d’énergie est forte et pour quelles fréquences sont faibles. L’unité de DSP
est exprimée par énergie/fréquences. La figure 6 représente le DSP.

Figure 6 - DSP (Transmission en bande de base)

Dans la transmission en bande de base, l’efficacité spectrale d’un signal numérique s’étend de 0 jusqu’à
fmax. Chaque symbole est associé à une valeur physique g(t). En général, la densité spectrale de puissance
(DSP) est écrite par la formule de BENNET :

 Le 1er terme représente les composantes des fréquences continues.


 Le 2ème terme représente les composants des fréquences discrètes.
 E(di2) : la valeur moyenne de di2.
 E[di]2 : carré de la valeur moyenne de di.
 = Amplitude de la transformé de Fourrier de g(t).

Exemple cas (0 et 1) équiprobable avec d0=-1 et d1=1

Si l’espérance E(di)  0, le second terme de BENNET va donner des raies à fréquence multiples fb qui
vont se rajouter au premier terme (figure 7). La formule de BENNET est applicable seulement pour les codes
sans mémoires. 90% d’énergie du signal réside entre 0 et 1/Tb (fb).

3
Figure 7

Critère de choix d’un code en ligne :


1. Synchronisation (Présence des raies à la fréquence d’horloge) : Possibilité d’extraire les impulsions
l’horloge à partir de données reçues.
2. Existence de la composante continue : Il est nécessaire que la composante continue (dc) doive être
zéro en couplage alternatif (ac), sinon, on aura une distorsion.
3. Occupation spectrale (largeur de bande) : Il faut que la largeur de bande soit adaptée au canal (plus la
largeur est petite, plus d’efficacité de transmission).
4. Probabilité d’erreur : La valeur moyenne de la probabilité d’erreur doive être très petite.
5. Immunité contre bruit : Le rapport signal sur bruit doit être élevé.

Types de codage en ligne


1. Code unipolaire : Le binaire 1 est représenté par le niveau haut et le binaire 0 par le niveau bas.
2. Code bipolaire : Les binaires 1s sont représentés par les niveaux haut et bas (les valeurs positives et
les valeurs négatives) alternativement, tandis que, le binaire 0 par la valeur zéro. Exemple : Code à 3
niveaux (AMI code = Alternate Mark Inversion, en anglais).
3. Code polaire : Les 1s sont représentés par niveau haut (positif) et les 0s par le niveau bas (négatif).
4. Code par transition : Chaque 1 est représenté positivement pour une demi-période (Tb/2) suivie par
une valeur négative (Tb/2) pour l’autre demi-période. Similairement, chaque 0 est représenté
négativement pour une demi-période (Tb/2) suivie par une valeur positive (Tb/2) pour l’autre demi-
période.
5. Code différentiel : Dans ce type de codage, on code la différence avec le précédent. Son intérêt n’a
pas de nécessité de repérage de ligne.
Codes unipolaires
1. Non retour à zéro (NRZ) et retour à zéro (RZ), dans ces types des codes on trouve une valeur
significative des composantes continues (dc), particulièrement le code NRZ.
2. Ces codes ne contiennent pas les impulsions d’horloge et particulièrement quand on a une suite assez
longue de 0s.
3. Les codes RZ nécessite une largeur de bande est égale 2 fois que le code NRZ.

4
 NRZ (NON retour à zéro), (Binary On-Off Keying, en anglais)
Les binaires 1s sont représentés par un niveau haut durant (+V) durant toute la période (Tb), et les
binaires 0 par une tension est égale à 0 durant toute la période (Tb), figure 8. , .
.
Tb est la durée du bit, Ts est la durée du symbole (ou Elément de signalisation le plus court). Rb est le
débit binaires (bit par seconde) et Rs (rapidité de modulation ou débit de symboles qui est le nombre de
symboles par seconde ou, baud).

Figure 8

1  +V durant la période complète Tb. 0  0V durant la période complète Tb.

 RZ (Retour à zéro unipolaire)


Dans ce type de codage, le binaire 1 est représenté par une valeur positive (haut durant la première
demi-période (Tb/2) et le binaire 0 pour une durée complète de période (Tb), figure 9.
, , ou

Figure 9

1  +V (1er ½ Tb et 0 2ème ½ Tb), 0  0V pour une période complète Tb.

Une raie à la fréquence d’horloge donc il y a possibilité d’extraire l’horloge avec une boucle de
verrouillage de phase PLL

Codes polaires et codes bipolaires


1. L’avantage de codes bipolaires est l’absence des composantes continues sur la ligne.
2. Les codes bipolaires NRZ ont plus d’énergie que le bipolaires RZ.
3. Les codes bipolaires nécessitent des alimentations doubles (négative et positive).

5
 Code polaire NRZ
Dans ce code de ligne, un binaire 1 est représenté par une tension positive + V et un binaire 0 est
représenté par une tension négative -V sur la totalité de la période du bit (Tb). Une forme d'onde NRZ
polaire est représentée sur la figure 10.

Figure 10

1  +V durant toute la période du bit (Tb).


0  -V durant toute la période du bit (Tb).

 Code polaire RZ
Dans ce code de ligne, un binaire 1 est représenté par une tension positive + V durant le premier demi
bit (Tb/2) et un binaire 0 est représenté par une tension négative -V durant le premier demi bit (Tb/2).
Une forme d'onde RZ polaire est représentée sur la figure 11.

Figure 11

1  +V durant toute la période du bit (Tb/2).


0  -V durant toute la période du bit (Tb/2).

 Code bipolaire NRZ, ou RZ (AMI = Altenate Mark Inversion, en anglais)


Ce code est un code à 3 niveaux. Dans ce code en ligne, un binaire 1 est représenté alternativement par
un niveau de tension positif + V et par un niveau de tension négatif -V et un binaire 0 sera représenté
par un niveau 0 sur la totalité de la période binaire (Tb). Une forme d'onde NRZ-AMI bipolaire est
représentée sur la figure 12.

Figure 12
1  +V et -V alternativement pendant toute la période du bit (Tb).
0  0V pendant toute la période du bit (Tb).

 Détection d’horloge difficile


 Perte du signal lorsqu’il ya une suite de zéro.
6
 Bipolaire RZ (BRZ), ou RZ-AMI (BRZ à 3 niveaux)
Dans ce type RZ-AMI, un binaire 1 est représenté alternativement par les niveaux de tension positive et
négative, qui reviennent à zéro pendant la moitié de la période binaire ((Tb/2). Un 0 binaire sera
représenté par un niveau de tension nulle pendant toute la durée du bit (Tb). Ce codage de ligne est
appelé aussi pseudo-ternaire (+1, 0, -1) ou à trois niveaux. Une forme d'onde AMI est montrée dans la
figure 13. Notez qu'il s'agit que ce code est un code à mémoire.

Figure 13

1  alternativement +V and -V sur 1er ½ Tb.


0  0V sur toute la durée complète du Tb.

Code par transition


 Code de Manchester (MAN)
Ce code de Manchester n'a pas de mémoire et est également appelé biphase. La forme de ce type est
montrée sur la figure 14.

Figure 14

 Code de Manchester est considéré comme auto-synchronisé.


 La composante continue du signal codé est zéro.
 Il nécessite deux fois la bande passante d'une simple NRZ.

"1" = transition descendante à mi- bit [], (1 + V sur le 1er ½ Tb et -V sur le 2ème ½ Tb).
"0" = transition ascendante à mi-bit [], (0  -V sur le 1er ½ Tb et + V sur la 2ème ½ Tb).

 Code Miller
Ce code est illustré à la figure 15. Le code Miller est un code par transition avec mémoire.
7
Figure 15

"1" = est représenté par une transition au mi-bit (1 V sur la 1ère ½ Tb).
"0" = aucune transition après le binaire "1"; une transition entre les bits représente des "0" successifs
(alterné + V et -V sans transition au mi-bit de la durée du bit c-à-d 0  + V et -V sur la période
complète de bit Tb, (entre deux zéros et plus).

 Il a un avantage par rapport au MAN d’avoir un spectre plus concentré que le code Manchester et la
composante continue du signal codé est approximativement égale à que zéro).
 La formule de BENNET n'est pas très rigoureuse pour ce code.

 Code CMI (Code mark inversion (CMI)


Un binaire 1 est codé sous la forme d'une impulsion NRZ de polarité alternée, + V ou -V, sans
transition au milieu de la durée du bit. Un binaire 0 est codé avec une transition descendante au mi-bit
(Tb/2). Un exemple de cette forme d'onde est montré dans la figure 16. CMI a de bonnes propriétés de
synchronisation et ne contient des composantes continues (dc).

Figure 16

 Code Bipolaire à haute-densité (HDBN – High-Density Bipolar, en anglais)


HDBN est une variable du code AMI. C'est un code de niveau avec mémoire. Dans le code HDB3, une
chaîne de quatre zéros consécutifs est remplacée par B00V ou 000V, figure 17. B00V et 000V est
choisi de sorte que le nombre d'impulsions bipolaires (B) entre les violations soit impair.
 "B" conforme la règle d'inversion c.-à-d. pour "B": le bit 1 ne viole pas la règle d’alternance.
 "V" est une violation de la règle d'inversion. c.-à-d. pour "V": le bit 1 viole la règle d’alternance.

Le choix de la séquence 000V ou B00V est fait de telle sorte que des impulsions V consécutives
alternent les signes afin de maintenir la valeur moyenne (la composante continue - dc) nul en DSP.

Considérons n = 3, nous avons dans ce cas (3 + 1) = 4. Après chaque 3 zéros nous mettons V.

8
Figure 17

Ici, la violation se produit toujours dans la position du quatrième bit du code à substitué, de sorte qu'il peut
être facilement détecté et par suite, un remplacement de 0 sera effectué au niveau du récepteur. En outre,
la sélection du code de substitution maintient le dc à 0. Les règles HDB3 sont résumées dans le tableau 1.

Nombre de B dès la Polarité de la dernière Forme de la substitution


Substitution de code
dernière violation impulsion (B) de code
impair Négative (-) 000 - 000V
impair Positive (+) 000 + 000V
pair Négative (-) +00+ B00V
pair Positive (+) - 00 - B00V
Tableau 1

Codes différentiels
 Code Manchester différentiel
Le code Manchester différentiel est un code en ligne dans lequel les données et les signaux d'horloge
sont combinés pour former une suite de données auto-synchronisant à 2 niveaux, figure 18.

Figure 18

"0" = transition (ascendant ou descendant) en début de bit.


"1" = pas de transition en début de bit.

Le codage différentiel présente les avantages suivants par rapport à d'autres codes de ligne:

9
 Une transition est assurée au moins une fois par bit, ce qui permet au dispositif de la réception de
récupérer l'horloge.
 Contrairement au code Manchester, seule la présence d'une transition est importante, et pas la
polarité.

 NRZI (NRZI - Non-Return-to-Zero Inverted, en anglais)


Ce type de code en ligne utilise une inversion (I) pour désigner des chiffres binaires, plus précisément
un changement de niveau ou aucun changement de niveau. Il existe deux variantes de ce code: MARK
NRZ (M-Mark, en anglais) et ESPACE NRZ (S - Space, en anglais).

 Dans NRZ(M), un changement de niveau est utilisé pour indiquer un binaire 1, et aucun changement
de niveau pour indiquer un binaire 0.
 Dans NRZ(S) un changement de niveau est utilisé pour indiquer un binaire 0, et aucun changement
de niveau pour indiquer un binaire 1.

Les formes de NRZI(M) et NRZ(S) sont représentées sur la figure 19.a et la figure 19.b. Ces codes sont
des codes à niveau avec mémoire.

Figure 19.a - NRZI (M)

Figure 19.b - NRZI (S)

10
Embrouillage (Scrambling, en anglais)
L’embrouillage de communication est une méthode qui assure la confidentialité de la transmission de la
voix, des données et de la vidéo. C'est un processus de combinaison du signal numérique (message) (di)
transmis avec une séquence pseudo-aléatoire (ti).

Message transmis : (ai = ti  di)


Message reçu : (di = ai  ti)

Le pseudo-aléatoire est normalement accompli en utilisant un circuit LFSR (Linear Feedback Shift
Register). Dans ce cas, un brouilleur est un registre à décalage à rétroaction linéaire (LFSR) plus un
additionneur modulo-2 supplémentaire (porte XOR).

 Buts de l’embrouillage (scrambling, en anglais)


Il y a quatre raisons principales pour lesquelles le brouillage est utilisé:

 Rendre la transmission indépendante du message transmis même en absence du signal.


 Éliminer les longues séquences de '0' ou '1' et ainsi possibilité de rendre la transmission
équiprobable et extraction de l’horloge.
 Minimisation de l’erreur de transmission.
 Pour introduire la sécurité (chiffrement ou cryptage).

11
Transmission (propagation) du signal dans un canal à bande limitée
Le canal de transmission en bande de base (système de réseaux par exemple) est un canal de
communication qui permet de transférer des informations ayant des fréquences très proches de zéro (basse
fréquence). Les interfaces entre les canaux de communications peuvent être connectés en utilisant des
couplages alternatifs (ac) ou couplages directes (dc), figure 2. Dans les systèmes à couplage alternatif (ac),
les tensions continues seront bloquées, de mêmes les fréquences basses seront atténuées.

Quelques types de codes en ligne contiennent des composantes continues. Ces composantes sont
indésirables pour 2 raisons :
1. Si un transformateur était utilisé comme une interface (en général le transformateur bloque le passage
des composantes continues), alors les signaux reçus seront distordus en créant des erreurs à la sortie
des systèmes réceptrices,
2. Ces composantes sont des énergies résiduelles sans aucun intérêt.

Distorsion due au couplage alternatif

Le canal pourrait être :

 Câble coaxial.
 Cable UTP (unshielded twisted - câble torsadé non-blindé) et STP (shielded twisted cable - câble
torsadé blindé).
 Fibre optique.
 Microonde.

Le Canal de propagation, peut être caractérisé par une fonction de transfert H ( ) d'un filtre passe-
bas comme indiqué sur la figure 20.

Figure 20

12
Supposons que le signal est transmis dans un canal (figure 21) sans déformation (pas de distorsion). Sur
le canal de communication, il n'y a que l'atténuation et le retard de propagation de phase.

Figure 21 - h(t) = Réponse impulsionnelle

k = variation de magnitude, et = délai de propagation.


 permet d’écrire:


 Si n’est pas constant (varie avec la fréquence), le système (canal) va introduire une distorsion
en amplitude, figure 22.

Figure 22

 Si la phase n'est pas linéaire en fonction de la fréquence, il y aura une distorsion de phase.

13
 Pas d’atténuation dans le canal.
 Due à l’atténuation .

Dans un canal à bande limitée, les déformations liées à la transmission sont :

 Distorsion
 Bruit additive (Amplitude)

 Le canal à bande limitée peut être modélisé sous la forme d'un filtre linéaire dont la réponse en
fréquentiel est limitée à certaines plages de fréquences, figure 23.

Figure 23

 L'effet de filtrage provoque l'étalement de symboles de données individuels traversant un canal, comme
indiqué sur la figure 24.

Figure 24

14
 Pour les symboles consécutifs, cet étalement provoque la superposition d'une partie de l'énergie du
symbole avec les symboles voisins, et se traduit par un recouvrement entre les symboles adjacents et
provoquant une interférence appelée Interférence entre-symbole – IES.

 La distorsion de phase survient dans le cas de supports guidés (câble coaxial STP et UTP et fibre
optique comme exemple). La vitesse de propagation varie avec la fréquence et cela conduit à la
distorsion de phase, figure 25 (lorsque la vitesse de propagation est moindre, le délai de propagation est
plus important

Figure 25

 Le circuit qui corrige l’effet de distorsion du canal en réception s’appelle égaliseur.

 Limitation de IES (ISI – Inter-Symbol Interference en anglais).


En raison des effets du filtrage du système, les impulsions reçues peuvent se chevaucher (interférer).
Une telle interférence est appelée interférence entre-symbole (IES). Même en l'absence de bruit, les
effets du filtrage et de la distorsion induite par les canaux conduisent à provoquer l'IES.

 Nyquist a montré que la bande passante minimale du système théorique nécessaire pour détecter les Rs
symboles/s, sans IES, est ou ( ou, ). Un tel filtre avec une largeur de
bande 1/2Ts (filtre idéal de Nyquist) comme le montre la figure 26-a, sa réponse impulsionnelle est de
la forme h(t) = sinc (t/T), figure 26-b. Cette impulsion appelée impulsion de Nyquist idéale.
 Pour annuler l’IES, l’effet des symboles précédents doit s’annuler à l’instant d’échantillonnage
(condition de Nyquist dans le temps). La figure 26-b montre deux impulsions successives h(t) et h (t-
T), où h(t) passe par une amplitude nulle à l'instant où h (t-T) doit être échantillonné. On garde
seulement le lobe principal à l’instant d’échantillonnage (instant de décision).

15
Figure 26

 Pour éliminer l'IES, la méthode de Nyquist consiste à utiliser :

= condition de Nyquist (largeur de bande de Nyquist). Cette bande est la bande


minimale de transmission pour éliminer ou éviter l’IES.

 H() est physiquement irréalisable en raison des transitions abruptes à ±B0.


16
 h(t) décroît lentement pour un temps t longue, ce qui réduit la marge d'erreur dans les temps
d'échantillonnage dans le récepteur.
En conclusion, il est difficile d'atteindre ou de concevoir des conditions telles que h(t) ou H().

Solution pratique
La solution consiste généralement à utiliser un filtre qui répond à l'exigence que la réponse
impulsionnelle ait des zéros à des intervalles de temps uniformément espacés (sauf un au centre) et dans
lequel la réponse fréquentielle diminue progressivement vers zéro. C’est le filtre en cosinus surélevé.

La réponse impulsionnelle du filtre cosinus surélevé est donnée par :

 t 
 t   cos 
p2 t  sin c   T
2 
 T   1  4 2 t 2 
 T 
On note que les interférences entre symboles sont nulles puisqu’à chaque multiple de la période T, la
réponse Impulsionnelle est égale à zéro.

Le spectre du filtre en cosinus surélevé est montré par la figure 27. Le facteur d'atténuation  (roll-off)
mesure l'excès de la bande passante du filtre, c'est-à-dire la bande passante occupée au-delà de la bande
passante de Nyquist qui est 1/2T.

 Lorsque  = 1 est connu comme la caractéristique d'affaiblissement en cosinus complet.


 Lorsque  = 0 cela se réduit au filtre “brick wall” ou filtre à fonction porte.
 La bande passante requise en utilisant le spectre en cosinus surélevé est passée de sa valeur minimale
B0 à la bande passante réelle .

Figure 27
 Bo est la largeur de bande ou la fréquence la plus élevée, le taux de Nyquist est 2 Bo.
Pour la plupart des systèmes de communication en bande de base, l’objectif est de réduire autant que
possible la bande passante de transmission requise.

17
Diagramme de l’œil
Comme la bande passante limitée de ligne de transmission provoque un étalement d'impulsion sur plus
d'une période de bit (Tb), cette énergie déborde dans les périodes de bits suivantes, provoquant une
interférence avec l'énergie reçue des impulsions suivantes (adjacentes). Si chaque forme d'onde de bit
d'entrée est superposée l'une au-dessus de l'autre, le tracé résultant est le diagramme de l'œil. En transmission
numérique, la nature discrète du signal permet d'estimer le signal d'un échantillon prélevé à un moment
approprié du signal. Pour améliorer la probabilité d'erreur (faire la plus petite erreur) nous utilisons des
circuits de régénération de signal pour éliminer les distorsions subies par le signal transmis. Les principales
fonctions de la régénération sont :
 Egalisation.
 Amplification.
 Echantillonnage et décision.

En télécommunication, un diagramme de l’œil est un affichage d'oscilloscope, il permet de contrôler


visuellement la quantité d’IES. La figure 29 montre le diagramme en œil parfait d'un alphabet de deux
formes d'onde numériques codant des signaux binaires (1 et 0).

18
Figure 29

Plus précisément, nous faisons les observations suivantes (figure 30):

Figure 30

19
Le diagramme de l'œil met en évidence une ouverture verticale (a) (Immunité au bruit), une ouverture
horizontale (b) (Immunité au déphasage de l'horloge), une pente (c) (Immunité à la gigue d'horloge) et une
fluctuation (d) (Amplitude de la gigue du point de passage par zéro).
Exemple, (figure 31)

Figure 31

La sortie du canal est la somme (superposition) de chaque bit (0 et 1).

20
Probabilité d’erreur
La caractéristique de performance la plus importante du récepteur est la probabilité qu'une erreur soit
commise dans une telle détermination. Considérons la forme d'onde du signal reçu pour le bit transmis entre
l'instant 0 et l'instant T comme indiqué sur la figure 32.

Figure 32

En raison de la présence de bruit (bruit de gaussien), la forme d'onde réelle y (t) au niveau du récepteur est :

y(t) = x(t) + n(t)

Un détecteur très simple pourrait être obtenu en échantillonnant le signal reçu à un instant Ts dans
l'intervalle (0, Tb), et en utilisant la valeur pour prendre une décision :

21
On définit une région avec un seuil de décision par exemple dans le polaire NRZ, le niveau haut +5V
représente un 1 et le niveau bas -5V représente un 0.
Seuil de décision =0V
Si y(Te)>0 donc c est un 1
Si y(Te)<0 donc c est un 0

Figure 33

Supposons maintenant que n(Ts) ait une distribution gaussienne avec une moyenne  = 0 et une
variance (2) comme puissance de bruit. La distribution normale ou gaussienne (également appelée "courbe
en forme de cloche") de Y est généralement représentée par :

Y ~ N (, 2) = Y ~ N (2)

La densité de probabilité de bruit gaussien [ou pdf gaussien ] de N (2) est complètement caractérisé par les
deux paramètres μ et  2,

 = 0 et la puissance (P) =
 E = Esperence
 2 = est la moyenne des écarts carrés (puissance).
  elle est appelée écart type (ou déviation standard).
  est la valeur moyenne = 0 pour la distribution gaussienne.

Considérons un bruit gaussien (n) avec densité de probabilité de bruit gaussien (pdf = probability
density function, en anglais). Le pdf du bruit gaussien est :

Si on remplace (n/) par x, on obtient: and

22
 Si n = V
 Si n = 

où erfc [error function complementary ou (Gc, Gaussian complementary), en anglais], est appelée fonction
d'erreur complémentaire, ou gaussienne complémentaire. Le pdf gaussien est centré et symétrique, c'est-à-
dire que p (n > + V) = p (n < -V). Ceux-ci sont illustrés ci-dessous sur la figure 34.

Figure 34

Exemple
Calculer la probabilité d'erreur d'un signal à trois états: en présence de bruit gaussien d’une valeur
efficace (rms) = 0.1V (Ueff = Urms = 0.1V) comme il est indiqué sur la figure 35.

23
Figure 35

1V cas 2  erreur + /2


 Cas 0: émis: 0V, reçu: 0,5 V  2 cas
0V  cas 0 pas d’erreur
Erreur si (Un >/2)  (niveau > 0,5V  1V, (mais il était 0)

reçu 1,5V state 2  erreur + /2


 Cas 1 = 1V  2 cases ou
reçu 0,5V state 2  erreur + /2
1V  state 1  pas d’erreur
 Si on reçu 1.5
2V  state 2  erreur + /2
1V  state 1  pas d’erreur
 Si on reçu 0.5
0V  state 0  erreur - /2

Erreur if (Un >/2) or (Un</2) 

 State 2 1V  2 cas  erreur + /2


 émis cas 2 = 2V, reçu 1.5V
2V cas 2  pas d’erreur
Erreur, si (Un < -/2)

La probabilité d’erreur ( ):
= P(0).P(Un >/2) + P(1).P( ) + P(2).P(Un < -/2) =
= P(Un >/2)[ P(1).P(0) + 2P(1)+P(2)]

Considérons un cas equiprobable :


 P(0) + P(1) + P(2) =1  P(0) = P(1) = P(2) =

 P(0) + 2P(1) + P(2) =1- P(1) + 2P(1) =1 + P(1)=


Mais :

P(Un >/2) = P(Un >V) = P(Un > 0,5) =

On obtient:

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= = 10-6, Gc (5) = 10-6.

Si le pdf est symétrique (Cas de bruit gaussien), on aura la figure 36

Figure 36

Déterminez, à partir des diagrammes de l’œil ci-dessous :

1. le nombre de symboles du message ;


2. le meilleur instant d’échantillonnage ;
3. la meilleure valeur de seuil ;
4. s’il y a des IES ;
5. s’il y a du bruit.

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