Chapitre 10 Matrices - Prof
Chapitre 10 Matrices - Prof
Calcul matriciel
Dans ce chapitre, la lettre K désigne indifféremment l’ensemble R des nombres réels ou l’ensemble C des
nombres complexes. E et F désignent des espaces vectoriels sur K de dimension finie.
1 Généralités
Définition 1 Soient n et p deux entiers naturels non nuls. On appelle matrice de taille n × p à coefficients
dans K un tableau à n lignes et p colonnes de nombres de K. Si A est une telle matrice, on note ai,j le
coefficient situé à la i ème ligne et la j ème colonne. Ainsi :
a1,1 a1,2 . . . a1,p
a2,1 a2,2 . . . a2,p
A= .
.. ..
.. . .
an,1 an,2 ... an,p
L’ensemble des matrices de taille n × p à coefficients dans K est noté Mn,p (K). On écrit également A =
(ai,j )1≤i≤n .
1≤j≤p
Si n = p, on dit que la matrice est carrée et l’ensemble des matrices carrées de taille n × n se note Mn (K).
Si n = 1, on parle de matrice ligne et si p = 1 on parle de matrice colonne.
Définition 2 Soit A = (ai,j )1≤i≤n une matrice de taille n × p. On appelle j ème vecteur colonne de A la
1≤j≤p
matrice colonne
a1,j
a2,j
Cj =
..
.
an,j
De même, on appelle i ème vecteur ligne de A la matrice ligne
Définition 3 Soient A = (ai,j )1≤i≤n une matrice de Mn,p (K) et B = (bi,j )1≤i≤m une matrice de Mm,q (K).
1≤j≤p 1≤j≤q
On dit que A = B si et seulement si A et B ont même taille et mêmes coefficients, i.e. si n = m, p = q et
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Définition 6 Soit A = (ai,j ) 1≤i≤n ∈ Mn (K) une matrice carrée. On dit que A est
1≤j≤n
1. triangulaire supérieure si pour tout (i, j) ∈ J1; nK2 , i > j ⇒ ai,j = 0
2. triangulaire inférieure si pour tout (i, j) ∈ J1; nK2 , i < j ⇒ ai,j = 0
3. diagonale si pour tout (i, j) ∈ J1; nK2 , i ̸= j ⇒ ai,j = 0
1 2
■ Exemple 1 1. est triangulaire supérieure
0 1
1 0
2. est triangulaire inférieure
2 1
1 0
3. est diagonale
0 2
■
3 Transposition
Définition 7 Soit A = (ai,j ) une matrice de Mn,p (K). On appelle transposée de A, et on note t A, la matrice
B = (bi,j ) définie par bi,j = aj,i pour i ∈ J1, pK et j ∈ J1, nK. Ainsi, t A ∈ Mp,n (K).
■ Exemple 2
t 1 4
1 2 3
= 2 5
4 5 6
3 6
■
Remarque 1 1. On obtient donc la transposée d’une matrice en intervertissant les lignes et les colonnes.
t t
2. On a ( A) = A.
1 3
■ Exemple 3 La matrice est une matrice symétrique de M2 (R). ■
3 −7
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Remarque 3 Dans ce cas, la transposée d’une somme est la somme des transposées : pour toutes matrices
A, B de Mn,p (K)
t
(A + B) = t A + t B
Définition 10 Soient A ∈ Mn,p (K) et λ ∈ K. On note λA la matrice de Mn,p (K) telle que
λA = (λai,j )1≤i≤n
1≤j≤p
Les espaces de matrices sont alors muni d’une structure d’espace vectoriel.
■ Exercice 1 Soit M une matrice carrée de taille n × n. Montrer qu’il existe un unique couple de matrices
(S, A), avec S une matrice symétrique et A une matrice antisymétrique, telles que M = S + A. ■
5 Produit matriciel
Définition 11 Soient n, p, q trois entiers naturels non nuls. Pour toutes matrices A = (ai,j ) ∈ Mn,p (K) et
B = (bi,j ) ∈ Mp,q (K), le produit AB de A par B est la matrice C = (ci,j ) ∈ Mn,q (K) telle que pour i ∈ J1; nK
et j ∈ J1; qK,
p
X
ci,j = ai,k bk,j
k=1
Remarque 4 1. S’assurer que les tailles des matrices sont compatibles avant de faire le produit : pour
calculer AB, le nombre de colonnes de A doit être égal au nombre de lignes de B
2. Ce n’est pas parce que AB est défini que BA l’est forcément !
3. Si A et B sont des matrices carrées de taille n × n, alors leur produit est une matrice carrée de taille
n × n.
4. La matrice AB est la matrice dont les colonnes sont obtenues en effectuant le produit de A par les
colonnes de B.
5. - Pour calculer le coefficient [C]i,j , on procèdera selon le schéma ci-dessous (où l’on a représenté en
gras les coefficients de A et B utiles au calcul de ci,j ) :
a1,1 ··· a1,k ··· a1,p b1,1 ··· b1,j ··· b1,q c1,1 ··· c1,j ··· c1,q
.. .. .. .. .. .. .. .. ..
. . . . . . . . .
ai,1
··· ai,k ··· bk,1
ai,p ··· bk,j ··· bk,q
ci,1
= ··· ci,j ··· ci,q
. .. .. .. .. .. ..
..
. . . . . .
an,1 ··· an,k ··· an,p bp,1 ··· bp,j ··· bp,q cn,1 ··· cn,j ··· cn,q
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2. Calculer AB et BA avec
−2 3 1 3
A= , B=
−1 −1 −2 5
3. Calculer AB et AC avec
−2 2 1 −1 1 3 1 −3 9
A = −1 −4 3 , B= 1 0 2 , C= 2 −2 5
1 −2 0 −1 2 1 1 −2 7
■
Certaines propriétés du produit sont néanmoins compatibles avec la structure d’espace vectoriel.
Proposition 3 Soient n, p, q, r des entiers naturels non nuls et λ ∈ K. Pour A et B des matrices de Mn,p (K),
C et D des matrices de Mp,q (K) et E une matrice de Mq,r (K), on a
1. (A + B)C = AC + BC
2. A(C + D) = AC + AD
3. A(λC) = (λA)C = λ(AC)
4. (AC)E = A(CE)
5. In A = AIp = A
t
6. (AC) = t C t A
On avait introduit alors la matrice des coefficients associée au système A = (ai,j )1≤i≤n , la matrice
1≤j≤p
b1 x1
colonne B = ... des seconds membres, et la matrice colonne X = .. des inconnues. Avec le
.
bp xp
produit matriciel introduit ici, le système (S) précédent se réécrit ici sous la forme AX = B. Ainsi, le p-uplet
(x1 ; . . . ; xp ) ∈ Kp est solution du système (S) si et seulement si X est solution de l’équation matricielle
AX = B.
x1
Remarque 6 - Si X = ... ∈ Mp,1 (K) est une matrice colonne, et si A ∈ Mn,p (K), alors AX est la
xp
matrice colonne :
AX = x1 C1 + · · · + xp Cp
où Ci sont les colonnes de la matrice A. AX est donc une combinaison linéaire des colonnes de A. - De
même, si X = x1 . . . xn ∈ M1,n (K), alors XA est la matrice ligne :
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XA = x1 L1 + · · · + xn Ln
où Lj sont les lignes de la matrice A. - Soient A ∈ Mn,p (K) et B ∈ Mp,q (K). La j-ième colonne de AB
est le produit de A par la j-ème colonne de B(1 ≤ j ≤ q). La i-ème ligne de AB est le produit de la i-ième
ligne de A par B (1 ≤ i ≤ n).
■ Exercice 3 Soit
−3 0 0
D= 0 3 0
0 0 1
trouver l’ensemble E des matrices de M3 (R) qui commutent avec D.
■
■Exercice 4 Soit A ∈ Mn (R) la matrice carrée dont tous les coefficients sont égaux à 1. Pour p ∈ N∗ , exprimer
Ap en fonction de A, n et p. ■
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Définition 13 On dit qu’une matrice carrée B ∈ Mn (K) est nilpotente s’il existe un entier naturel non nul
p tel que B p = 0.
■ Exercice 6 Soient A et B deux matrices nilpotentes de Mn (K) qui commutent. Montrer que AB et A + B
sont nilpotentes. ■
■ Exercice 7 On appelle trace d’une matrice carrée A = (ai,j ) ∈ Mn (K) l’application définie par
n
X
Tr(A) = ak,k
k=1
Lycée Carnot 6/ ??
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1
..
.
Di (λ) = In + (λ − 1)Ei,i =
λ
..
.
1
- matrice de transposition toute matrice carrée Pi,j ∈ Mn (K) de la forme suivante :
1
1
Pi,j = (In − Ei,i − Ej,j ) + Ei,j + Ej,i =
1
1
- matrice de transvection toute matrice carrée Ti,j (λ) ∈ Mn (K) de la forme suivante :
1
..
. λ
Ti,j (λ) = In + λEi,j = 1
..
.
1
■ Exemple 7 Pour n = 2, on a :
1 0 0 1 1 λ
D2 (λ) = ; P1,2 = ; T1,2 (λ) =
0 λ 1 0 0 1
■
Preuve. Il suffit de le vérifier directement. Montrons le par exemple pour le produit T1,2 (λ) × A (le raisonnement
général se faisant de la même façon) :
a1,1 a1,2 ··· a1,p a1,1 + λa2,1 a1,2 + λa2,2 ··· a1,p + λa2,p
1 λ a2,1 a2,2 ··· a2,p a2,1 a2,2 ··· a2,p
0 1 ×
.. .. .. =
.. .. ..
In−2
. . . . . .
an,1 an,2 ··· an,p an,1 an,2 ··· an,p
Remarque 8 Ti,j (λ) = Ti,j (λ) × In , ainsi Ti,j (λ) est la matrice obtenue en appliquant Li ← Li + λLj à In .
Cette remarque permet de retrouver l’expression de Ti,j (λ). On peut bien sûr faire la même remarque pour
les matrices Di (λ) et Pi,j .
Théorème 2 Pour toute matrice A ∈ Mn,p (K), il existe une matrice E produit de matrices d’opérations
élémentaires, et une unique matrice échelonnée réduite par lignes R telles que E × A = R.
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−2 1 −1
■ Exemple 8 On considère la matrice A = 1 1 2 . On applique l’algorithme de GaussJordan
3 −2 1
à A.
−2 1 −1 1 1 2 1 1 2
L2 ← L2 + 2L1
1 1 2 L1 ↔ L2 −2 1 −1 0 3 3
L3 ← L3 − 3L1
3 −2 1 3 −2 1 0 −5 −5
1 1 2 1 0 1
1
L1 ← L1 − L2
L2 ← L2 0 1 1 0 1 1
3 L3 ← L3 + 5L2
0 −5 −5 0 0 0
1 0 1 1 1 0 1
3
L1 ← L 1 + L
3 3
L3 ← L3 0 1 1 0 1 1
L2 ← L2 − 13 L3
17
0 0 0 0 0 0
1 0 1
Ainsi, R = 0 1 1 , et :
0 0 0
E = T2,3 (−1/3) × T1,3 (1/3) × D3 (3/17) × T3,2 (5) × T1,2 (−1) × D2 (1/3) × T3,1 (3) × T2,1 (2) × P1,2
Proposition 8 Pour toute matrice A ∈ Mn,p (K), il existe une matrice E ′ produit de matrices d’opérations
élémentaires, et une unique matrice échelonnée réduite par colonnes R′ telles que A × E ′ = R′ .
Remarque 9 Si A ∈ Mn,p (K) est de rang r, on a vu qu’il existe une matrice E produit de matrices
d’opérations élémentaires et une matrice R échelonnée réduite par ligne avec r pivots telle que :
EA = R.
Si on agit alors sur les colonnes de R, on obtient une matrice E ′ produit de matrices d’opérations
élémentaires telle que :
′ Ir 0r,p−r
EAE = Jr où Jr = .
0n−r,r 0n−r,p−r
9 Matrices inversibles
Définition 17 une matrice carrée A de Mn (K) est dite inversible s’il existe B ∈ Mn (K) telle que
AB = BA = In
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La matrice B est alors notée A−1 et s’appelle l’inverse de A. On note GLn (K) l’ensemble des matrices carrées
de taille n inversibles à coefficients dans K.
Les exemples suivants vont montrer quelques cas particuliers importants dans lesquels il est possible de
déterminer l’inverse M −1 d’une matrice M en l’exprimant à l’aide des puissances de M .
■ Exemple 10 Soit
−3 4 2
M = −2 3 1
2 −2 0
Exprimer M 2 à l’aide de I3 et de M , en déduire que M est inversible et déterminer M −1 . ■
■ Exercice 8 A partir des relations suivantes, déterminer si A est inversible. Si oui, donner son inverse.
1) 2A2 = 3I 2) 5A3 = 0
3) 2A − 3A − I = 0 4) A non diagonale telle que 2A2 = 5A
2
En utilisant le résultat de l’exercice montrer que pour θ ∈ R, M (θ) est inversible et déterminer son inverse en
fonction de θ ■
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10 Rang
On va définir ici le rang d’une matrice, et faire le lien avec les précédentes notions de rang ( celui d’une
famille de vecteurs et celui d’une application linéaire en particulier ).
Remarque 11 Soit S un système de n équations à n inconnues et A la matrice qui lui est associée. Le
système S est de Cramer si et seulement si la matrice A est inversible.
La proposition est essentielle en pratique, puisqu’elle permet souvent de décider sans calcul si une matrice
est inversible ou non.
Proposition 10 Une matrice triangulaire est inversible si et seulement si tous ses coefficients diagonaux sont
non nuls.
Remarque 12 Pour montrer qu’une matrice A est inversible, il suffit de trouver une matrice B telle que
A × B = In (resp. B × A = In ). Il est donc inutile de vérifier que B × A = In (resp. A × B = In ), c’est
automatiquement vérifié. Attention à bien vérifier que la matrice est carrée avant d’utiliser ce
résultat.
Proposition 12 Toute matrice carrée inversible est le produit d’un nombre fini de matrices d’opérations
élémentaires, ce qui se traduit en disant que le groupe linéaire est engendré par les matrices d’opérations
élémentaires.
Preuve. La première partie de cette proposition a déjà été démontrée au théorème précédent. Supposons
que A ∼ In , alors il existe E produit de matrices d’opérations élémentaires telle que E × A = In . Ainsi
L
A−1 = E = E × In , et A−1 s’obtient en effectuant sur les lignes de la matrice identité les mêmes opérations que
celle effectuées sur les lignes de A.
Ainsi, pour calculer l’inverse d’une matrice A, on peut
1. Ecrire la matrice A et In dans deux colonnes séparées
2. Effecter les mêmes opérations sur les lignes de A et de In jusqu’à obtenir l’identité à droite de A
3. La matrice obtenue à droite de In est alors A−1 .
1 2 3
■ Exemple 11 On considère la matrice A = 1 4 1 . On applique l’algorithme de Gauss-Jordan à
3 2 1
(A | In ).
1 2 3 1 0 0 1 2 3 1 0 0
L2 ← L2 − L1
1 4 1 0 1 0 0 2 −2 −1 1 0
L3 ← L3 − 3L1
3 2 1 0 0 1 0 −4 −8 −3 0 1
1 2 3 1 0 0
1
L2 ← L2 0 1 −1 −1/2 1/2 0
2
0 −4 −8 −3 0 1
1 0 5 2 −1 0
L1 ← L1 − 2L2
0 1 −1 −1/2 1/2 0
L3 ← L3 + 4L2
0 0 −12 −5 2 1
1 0 5 2 −1 0
1
L3 ← − L3 0 1 −1 −1/2 1/2 0
12
0 0 1 5/12 −1/6 −1/12
1 0 0 −1/12 −1/6 5/12
L1 ← L1 − 5L3
0 1 0 −1/12 1/3 −1/12
L2 ← L2 + L3
0 0 1 5/12 −1/6 −1/12
−1/12 −1/6 5/12
Ainsi A est inversible, et A−1 = −1/12 1/3 −1/12 .
5/12 −1/6 −1/12
■
Le système est sous forme triangulaire avec coefficients diagonaux tous non nuls. On en déduit que le
système (S) est de Cramer, et donc que A est inversible. De plus en faisant la remontée (c’est à dire en
cherchant l’échelonnée réduite), on obtient :
x1 = 1/5y1 + +1/5y3 x1 y1
(S) ⇔ x2 = 1/5y1 + y2 − 4/5y3 ⇔ x2 = A−1 × y2
x3 = 2y2 − y3 x3 y3
1 0 1
Il ne reste plus qu’à lire les coefficients de A−1 : A−1 = 51 1 5 −4
0 10 −5
■
Exercices
a b 0 1
■ Exercice 10Calculer An pour n ∈ N avec : a) A = , a, b ∈ R b) A = ; c) A =
0 a 2 0
3 2 3
cos(θ) − sin(θ)
, θ ∈ R ; d) A = 0 3 4 ■
sin(θ) cos(θ)
0 0 3
■ Exercice 11Soit A ∈ Mn (R) la matrice carrée dont tous les coefficients sont égaux à 1. Pour p ∈ N∗ ,
exprimer A en fonction de A, n et p. En déduire le calcul de (A + In )p .
p
■
■ Exercice 14 Soient
1
−1 1 2 1 0 1
1
A = −2 2 2
et P = 0 1 1
3
−2 1 2
4 −2 1
1. Montrer que P est inversible et calculer P −1 .
2. Calculer D = P −1 AP . Que constate t on ?
3. En déduire An .
4. On dit qu’une suite de matrices (Mn ) est convergente si chacune des suites de coefficients de Mn est
convergente. A partir du calcul de An , étudier la convergence de la suite (An ).
5. Soient les trois suites (xn )n∈N , (yn )n∈N , (zn )n∈N définies par la donnée de x0 , y0 , z0 et les relations de
récurrence pour tout n ∈ N :
1
xn+1 = −xn + yn + zn
2
1
yn+1 = −2xn + 2yn + zn
2
zn+1 = −2xn + yn + 3 zn
2
Déterminer l’expression des suites (xn )n∈N , (yn )n∈N , (zn )n∈N en fonction de n.
■
■ Exercice 15 Soient
4 −2 −2 1 2 −2
A= 3 −1 −3 et P = 1 3 −3
−2 2 −2 0 2 −1
1. Montrer que P est inversible et montrer que
4 −2 −2
P −1 = 3 −1 −3 .
−2 2 −2
−1 2 1 0 1 1
■ Exercice 16 On considère les matrices A = , D= , P = .
−4 5 0 3 1 2
2 −1
1. Montrer que P est inversible et que P −1 = .
−1 1
2. Vérifier que A = P · D · P −1 .
3. Montrer que An = P · Dn · P −1 pour tout n ∈ N.
4. On considère deux fonction définies sur R et à valeurs réelles x et y dérivables sur R.
On suppose que x et y vérifient le système différentiel suivant :
′
x = −x + 2y
y ′ = −4x + 5y
′
x x
On pose X = et X ′ =
y y′
′
x1 x1
On définit deux fonctions x1 , y1 : R → R par X1 = et X1 = P −1 · X. On pose X1′ =
y1 y1′
′
Montrer que X1 = D · X1 .
En déduire deux équations différentielles vérifiées par x1 et y1 , puis déterminer les fonctions x1 et y1 , et en
déduire les solutions x et y du système de départ. ■
2
■ Exercice 17 Une matrice A = (ai,j ) ∈ Mn (R) est Pndite stochastíque si pour tout (i, j) ∈ [1, n] , ai,j est
un réel positif ou nul et si pour tout i ∈ [1, n], on a j=1 ai,j = 1. On note STn (R) l’ensemble des matrices
stochastiques de Mn (R
1. Donner des exemples de matrices stochastiques.
2. Solt λ ∈ [0, 1]. Montrer que si A et B appartiennent a STn (R), alors λ · A + (1 − λ) · B est dans STn (.
également.
Un ensemble satisfaisant une telle propriété est dit convere.
1
.. ∀i, j, ai,j ≥ 0
3. (a) Notons X = . ∈ Mn,1 (R). Montrer que : A ∈ STn (R) ⇔ .
AX = X
1
(b) Ea déduire que si A et B sont stochastiques, alors A × B est stochastique.
■
■ Exercice 18 Soit A une matrice carrée réelle d’ordre n ∈ N∗ . On suppose que A3 = 0 et A2 ̸= 0. Pour tout
2
t ∈ R, on note E(t) = I + tA + t2 A2 .
1. Vérifier que pour tout (s, t) ∈ R2 , E(s)E(t) = E(s + t).
2. Cacluler E(0) et en déduire que pour tout t ∈ R, E(t) est inversible et calculer son inverse.
3. L’application E définie de R dans Mn (R) par t 7→ E(t) est-surjective ?
4. Calculer E(t)p pour tout p ∈ Z.
5. Montrer que E est injective.
■