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Résume-economie -Bac2024 عام كامل

Le document présente un cours d'économie pour le baccalauréat, abordant le comportement du consommateur et du producteur. Il traite des concepts clés tels que l'utilité, la contrainte budgétaire, le choix du consommateur, et la fonction de production. Des notions de consommation responsable et durable sont également discutées, soulignant l'importance de l'impact des choix de consommation sur la société et l'environnement.

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Le document présente un cours d'économie pour le baccalauréat, abordant le comportement du consommateur et du producteur. Il traite des concepts clés tels que l'utilité, la contrainte budgétaire, le choix du consommateur, et la fonction de production. Des notions de consommation responsable et durable sont également discutées, soulignant l'importance de l'impact des choix de consommation sur la société et l'environnement.

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Enseignante : BALHOUDI
Samira

RESUME COURS
ECONOMIE
Baccalauréat

Lycéé secondaire Ain jaloula


2023/2024
Lycée secondaire Ain Jalloula Matière : économie Baccalauréat Prof : BALHOUDI Samira

Thème 1
Chapitre 1 : le comportement du consommateur
Section I : Les préférences du consommateur

A- L’utilité et la fonction d’utilité :


1) L’utilité :a) Définition :
L’utilité noté U mesure le niveau de satisfaction que l’individu retire de la consommation d’un bien et d’un
service.
b) L’utilité totale UT :
L’utilité totale d’un bien X noté UT ou UX est le niveau de satisfaction globale que l’individu retire de la
consommation de ce bien.
c) L’utilité marginale Um :
L’utilité marginale d’un bien X noté Um est l’utilité que nous procure chaque unité supplémentaire de ce
bien. Autrement dit, c’est la satisfaction procurée par la consommation d’une unité supplémentaire d’un
bien.
Remarque :
➢ L’utilité totale est croissante : elle augmente avec chaque bien consommé mais à un rythme de plus en
plus faible.
➢ L’utilité totale d’une consommation d’un bien donné est la somme des utilités marginales de l’unité
consommée de ce bien : 𝑈𝑇𝑥 = ∑𝑛𝑖=1 𝑈𝑚𝑥𝑖
2) La fonction d’utilité :
La fonction d’utilité est une expression mathématique qui exprime l’utilité totale du consommateur.
Elle permet de :
• Classer les paniers de biens selon une note chiffrée attribuée à ces paniers.
• Comparer les paniers de biens selon les préférences ou le goût du consommateur.
La fonction d’utilité permet, donc, un classement des paniers selon le niveau d’utilité procuré et
représente donc ses goûts ou ses préférences.
La fonction d’utilité s’écrit comme suit : 𝑈=(𝑋;𝑌)=𝐴 𝑥α 𝑦β ; avec α + β = 1
• A : constante = paramètres de dimension : plus A est élevé, plus la satisfaction est élevée.
• α et β : paramètres d’intensité des biens consommés X et Y qui traduisent le poids de chaque bien
consommé X et Y dans la satisfaction globale du consommateur.
B- La courbe d’indifférence :1) Définition :
Pour un niveau d’utilité donnée, il existe une infinité de combinaisons (paniers) de deux biens. Chaque
combinaison procure la même utilité et rend donc le consommateur indifférent. C’est la raison pour laquelle
la courbe qui trace toutes ces combinaisons se nomme la courbe d’indifférence. La courbe d’indifférence est
donc définie comme le lieu géométrique regroupant toutes les combinaisons qui procurent au
consommateur le même niveau d’utilité (ou de satisfaction).
1/ La courbe d’indifférence est décroissante car si on augmente la quantité d’un bien, on diminue la
quantité de l’autre bien tout en gardant le même niveau de satisfaction.
2) Représentation graphique :
La courbe d’indifférence est décroissante
3) Les caractéristiques de la courbe d’indifférence :
1- La courbe d’indifférence est décroissante.
2- Deux courbes ne se coupent jamais (explication graphique en choisissant un point d’intersection).
3- En s’éloignant de l’origine l’utilité est de plus en plus importante (hypothèse de non saturation)
4- Le taux marginal de substitution TMS :
𝑈𝑚
Le TMS peut être défini comme étant le rapport des utilités marginales : 𝑇𝑀𝑆𝑥/𝑦 = 𝑈𝑚𝑥
𝑦

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Lycée secondaire Ain Jalloula Matière : économie Baccalauréat Prof : BALHOUDI Samira

Section II : La contrainte budgétaire du consommateur

A- La contrainte budgétaire :
1) La droite budgétaire :
La contrainte budgétaire : R=xPX + yPY
A partir de la contrainte budgétaire on peut déduire y en fonction de x :
𝑷𝒙 𝑹
𝒚 = − 𝑷𝒚 𝒙 + 𝑷𝒚 : C′𝒆𝒔𝒕 𝒍′é𝒒𝒖𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒅𝒓𝒐𝒊𝒕𝒆 𝒃𝒖𝒅𝒈é𝒕𝒂𝒊𝒓𝒆.
L’équation de la droite budgétaire prend la forme d’une fonction affine
y = ax + b donc prend l’allure d’une courbe.
𝑹
• Si le ménage consacre la totalité de son revenu à l’acquisition du bien Y, alors x = 0 et 𝒚 =
𝑷𝒚
𝑹
• Si le ménage consacre la totalité de son revenu à l’acquisition du bien X, alors y = 0 et 𝒙 = 𝑷𝒙
2) La représentation graphique :
Graphiquement, la droite budgétaire relie les points représentant les paniers accessibles au
consommateur c’est-à-dire tous les paniers que le consommateur est capable de l’acquérir avec son
budget.
B- Les changements de la contrainte de budget :
1) Equation de la droite budgétaire dans les trois cas :

R = xPx + yPy
Cas1 : si le revenu change la droite se déplace vers le bas dans le cas de diminution et vers le haut
dans le cas d’augmentation
Cas2 : si le prix du bien X change la droite se pivote sur l’axe d’abscisse à droite dans le cas de
d’augmentation et vers la gauche dans le cas de diminution
Cas3 : si le prix du bien Y change la droite se pivote sur l’axe d’ordonnée vers le haut dans le cas de
d’augmentation et vers le bas dans le cas de diminution

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Lycée secondaire Ain Jalloula Matière : économie Baccalauréat Prof : BALHOUDI Samira

Chapitre 2 : Le choix du consommateur


Section I : Le choix économique du consommateur

A- La détermination de l’équilibre du consommateur :


1) Le panier optimal du consommateur :
Les deux principaux déterminants du choix du consommateur sont ses préférences et sa contrainte qui
dépend de son budget et les prix des biens.

Le programme de maximisation de la satisfaction est :

𝑴𝒂𝒙 (𝑿,)=𝑨 𝒙α 𝒚β (𝟏)

𝑺/𝑪:𝑹=𝒙𝑷𝒙+𝒚𝑷𝒚 (𝟐)

𝜕𝑈
• L’utilité marginale de x : 𝑈𝑚𝑥 = = 𝐴 𝛼 𝑥 𝛼−1 𝑦 𝛽
𝜕𝑥

𝜕𝑈
• L’utilité marginale de y : 𝑈𝑚𝑦 = = 𝐴 𝛽 𝑥 𝛼 𝑦 𝛽−1
𝜕𝑦

𝑈𝑚 𝐴 𝛼 𝑥 𝛼−1𝑦𝛽 𝛼 𝑦𝛽 𝑦 −(𝛽−1) 𝛼𝑦
Le TMSxy = 𝑈𝑚𝑥 = 𝐴 𝛽 𝑥 𝛼 𝑦𝛽−1 = 𝛽 𝑥 𝛼 𝑥 −(𝛼−1) ➔𝑇𝑀𝑆𝑥𝑦 = 𝛽 𝑥
𝑦
2) La condition d’équilibre du consommateur :
A l’équilibre, le TMS qui est le rapport des utilités marginales doit être égale au rapport des prix des
biens :
𝑈𝑚𝑥 𝑃𝑥
𝑇𝑀𝑆𝑥𝑦 = =
𝑈𝑚𝑦 𝑃𝑦

3) L’effet d’une variation du revenu sur d’équilibre du consommateur :


➔ Une augmentation (ou une diminution) du revenu du consommateur avec des prix des biens constants,
entraine un changement d’équilibre du consommateur qui résulte d’une amélioration (ou une
détérioration) du pouvoir d’achat et l’augmentation (ou diminution) de niveau d’utilité.
B- La fonction de demande du consommateur :
La fonction de demande du bien X et celle du bien Y :
• La fonction de demande du bien X :
𝛽
A l’équilibre on : 𝑦𝑃𝑦= 𝛼 𝑥𝑃𝑥
Remplaçant « 𝑦𝑃𝑦 » dans l’équation de la droite budgétaire, on obtient :
𝛽 𝛽 1 𝑅
𝑅=𝑥𝑃𝑥+𝛼 𝑥𝑃𝑥➔ 𝑅= (𝛼 +1) 𝑥𝑃𝑥 ➔ 𝑅=𝛼𝑥𝑃𝑥 ➔ 𝑥𝑃𝑥=1/𝛼
𝛼𝑅
➔ 𝑥= c’est la fonction de demande du bien X.
𝑃𝑥
• La fonction de demande du bien Y :
𝛽
A l’équilibre on : 𝑦𝑃𝑦= 𝛼 𝑥𝑃𝑥
Remplaçant « 𝑥𝑃𝑥 » dans l’équation de la droite budgétaire, on obtient :
𝛼 𝛼 𝑅 𝛽𝑅
𝑅= 𝛽 𝑦𝑃𝑦+𝑦𝑃𝑦 ➔ 𝑅= (𝛽+1) 𝑦𝑃𝑦➔ 𝑦𝑃𝑦=1/𝛽 ➔ 𝑦 = 𝑃𝑦 : c’est la fonction de demande du bien Y.

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Section II : Le choix citoyen et responsable du consommateur

A- Le choix social du consommateur :

Les pratiques à disposition du consommateur pour consommer citoyen sont :


Le consommateur dispose des pratiques pour consommer citoyen à savoir :
• Le boycott.
• Le choix et la décision du consommateur : le consommateur en sacrifiant une part de son revenu pour
acheter citoyen même à un prix élevé peut renforcer la demande des produits locaux ce qui incité les
entreprises à produire d’avantage et par conséquent de baisser les prix de vente. Ceci est bénéfique aussi
bien pour le consommateur que pour l’économie nationale.
• Le rejet des produits en provenance de pays qui ne respectent pas les droits de l’homme :
Le rejet de ces produits constitue un acte de citoyenneté dans la mesure où il oblige les pays dont les
entreprises adoptant des pratiques inhumaines à changer leur comportement et leurs stratégies. Ainsi, le
consommateur responsable est incité à redéfinir ses besoins et à modifier ses choix pour jouer le rôle «
régulateur » en repensant l’acte de consommation pour le bien être de toute la population. En allant au-
delà des contraintes et des goûts individuels, en tenant compte de l’impact de l’achat sur le renforcement
des droits de l’homme, sur l’amélioration des conditions de travail et notamment sur l’exploitation
raisonnable des ressources.
* Les facteurs qui peuvent influencer notre décision pour acheter un produit :
• Le produit doit respecter les principes de développement durable et du commerce équitable
(contrairement à la contrefaçon).
• Le produit ne doit pas tromper le consommateur car ça lui permet de porter atteinte à sa santé à sa
sécurité.
 L’individu prend en compte les conséquences publiques de sa consommation privée et utilise son
pouvoir d’achat pour réduire des changements dans la société. Cette nouvelle façon de
consommer prend le nom de « consommation socialement responsable ».

B- Le choix écologique du consommateur :


La consommation responsable inclut, au-delà de processus d’achat, l’utilisation du produit jusqu’à sa fin
de vie. Consommer durablement implique également de moins gaspiller les ressources à notre disposition
et de les utiliser plus efficacement.
*Exemples concrets des moyens qui permettent de renforcer le mode de consommation responsable :
➢ Le co-voiturage est un bon exemple qui permet de renforcer notre consommation responsable. En
effet, le co-voiturage est un exemple de consommation collaborative qui permet de consommer
durablement avec moins de gaspillage des ressources et de les utiliser plus efficacement.
➢ On peut citer aussi l’exemple du marché d’occasion, un produit usé au lieu d’être rejeté, il sera vendu
sur le marché d’occasion donc il sera réutilisé par un autre consommateur qui en a besoin (0 déchets).
➢ Le recyclage donne une nouvelle vie à un produit qui est usé ou obsolète (0 déchets).
* Le circuit court est un mode de commercialisation qui se base sur une consommation locale des
produits qui permet à la fois une réduction des déplacements et des déchets ainsi qu’une rémunération
plus juste des producteurs. Il présente aussi l’intérêt d’impliquer les consommateurs en le faisant
participer activement à une action efficace contre le changement climatique à travers le changement de
leurs habitudes de consommation.
Ce mode de consommation locale entraine des multiples bienfaits à savoir :
• Diminution du GES
• Diminution des déchets.
• Lutter contre le gaspillage.
• Meilleure rémunération des producteurs.

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Thème 2
Chapitre 3 : Le comportement du producteur
Section I : La fonction de production

A- La production et la productivité des facteurs :


1) La production et ses facteurs :
a) Définition de la production :
La production est une activité (opération) économique qui consiste à créer ou à fabriquer des biens et des
services par les producteurs (les entreprises) en utilisant des facteurs de production. Cette opération
nécessite la combinaison de deux facteurs de productions : le travail L et le capital K.
b) Les facteurs de production :
➢ Le facteur travail L : C’est une activité humaine rémunérée qui consiste à produire des biens et
services.

➢ Le facteur capital K : c’est le stock de moyens de production disponible dans une entreprise à un
moment donné.
2) La productivité des facteurs de production :
La productivité est le rapport entre une production et les facteurs utilisés pour la réaliser : travail et
capital. Elle mesure l’efficacité des facteurs de production. On parle alors de la productivité du travail et
de la productivité du capital.
a) La productivité moyenne et la productivité marginale du travail :
➢ La productivité moyenne du travail PML : Le produit moyen ou la productivité moyenne du travail
PML correspond à la production par unité de travail engagé. C’est le rapport entre la production totale et
la quantité du travail nécessaire pour la produire.
𝐏𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥𝐞 𝐐
Ainsi 𝐏𝐌𝐋 = 𝐐𝐮𝐚𝐧𝐭𝐢𝐭é 𝐝𝐮 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥 = 𝐋
 La PML détermine la contribution de chaque travailleur à la production.
➢ La productivité marginale du travail PmL : La productivité marginale du travail PmL mesure la
variation de la production totale provoquée par la variation de la quantité de facteur travail utilisée.
𝐯𝐚𝐫𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥𝐞 ∆𝐐
Ainsi ; 𝐏𝐦𝐋 = 𝐯𝐚𝐫𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐢𝐭é 𝐝𝐮 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥 = ∆𝐋

b) La productivité moyenne et marginale du capital :


➢ La productivité moyenne du capital PMK : Le produit moyen ou la productivité moyenne du capital
PMK correspond à la production par unité de capital utilisée. C’est le rapport entre la production totale et
la quantité du capital nécessaire pour la produire.
𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥𝐞 𝐐
Ainsi 𝐏𝐌𝐊 = 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐢𝐭é 𝐝𝐮 𝐜𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐥 = 𝐊
La PMK détermine la contribution de chaque machine à la production.
➢ La productivité marginale du capital PmK : La productivité marginale du capital PmK mesure la
variation de la production totale provoquée par la variation de la quantité de facteur capital utilisée.
𝐯𝐚𝐫𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥𝐞 ∆𝐐
Ainsi ; 𝐏𝐦𝐊 = 𝐯𝐚𝐫𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐢𝐭é 𝐝𝐮 𝐜𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐥 = ∆𝐊
B- La fonction de production et l’isoquant :
1) Définition de la fonction de production :

La fonction de production F (L, K) est une expression mathématique qui décrit la relation technique entre
la quantité produite Q et les quantités de facteurs utilisées durant le processus de production (L et K). Elle
indique la quantité produite la plus élevée (la quantité maximale) que l’entreprise peut réaliser à l’aide de
la combinaison d’intrants pour un état donné de la technologie.

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Lycée secondaire Ain Jalloula Matière : économie Baccalauréat Prof : BALHOUDI Samira

2) Notion d’isoquant :
Un isoquant est l’ensemble des toutes les combinaisons possibles des facteurs de production (d’inputs L
et K) qui donnent lieu au même niveau de production (qui sont juste suffisantes pour produire une
quantité donnée d’output).
La carte d’isoquant est l’ensemble d’isoquants correspondant aux différents niveaux de production.
3) Le taux marginal de substitution technique TMST :
• Une combinaison capitalistique : c’est une combinaison qui intègre plus du capital que le travail dans
le processus de production en maintenant inchangé le niveau de production.
• Une combinaison travaillistique : c’est une combinaison qui intègre plus du travail que le capital dans
le processus de production en maintenant inchangé le niveau de production.
Définition du TMST :
TMSTL/K est le taux de réduction K de la quantité du facteur capital pour augmenter la quantité du facteur
travail d’une unité supplémentaire, tout en gardant le même niveau de production
Autrement dit, il mesure la quantité du capital qu’il faudrait réduire (- Δ𝐾) pour augmenter le travail
d’une unité (+Δ𝐿), tout en gardant le même niveau de production

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Section II : La contrainte budgétaire du producteur

A- La contrainte de coût et l’isocoût :


On peut exprimer K en fonction de L à partir de la fonction de production :
On a 𝑄= (𝐿, 𝐾) = 𝐴𝐿α 𝐾β
Le coût total CT :
Coût total = coût du travail + coût du capital
➔ CT = coût d’une unité du travail × nombre d’équipes de travailleurs + coût d’une unité du capital ×
nombre des machines
➔ 𝐶𝑇=𝑤𝐿+𝑟𝐾 : c’est l’expression du cout total appelé aussi la contrainte du producteur avec :
• w : le coût unitaire du travail
• r : le coût unitaire du capital
D’une manière générale, l’équation de la droite d’isocoût s’écrit comme suit :
𝐖 𝑪𝑻
𝐊 =− 𝐋+
𝐫 𝒓
Définition de la droite d’isocoût :
La droite d’isocoût correspond à l’ensemble des combinaisons possibles des facteurs de production dont
le coût total est le même, pour un niveau de production donné.
* La droite d’isocoût est descendante de gauche à droite car sa pente est négative. En effet, le signe
négatif de la pente s’explique par le fait que Δ𝐿 𝑒𝑡 Δ𝐾 doivent être toujours de signes opposés. Si la firme
engage davantage du travail elle doit mobiliser moins de capital et vice versa pour continuer à respecter
le budget disponible qui couvre le même coût total.
B- Le déplacement de l’isocoût :
Cas1 : si le CT change l’isocoût se déplace vers le bas dans le cas de diminution et vers le haut dans
le cas d’augmentation
Cas2 : si le prix du facteur L change la droite se pivote sur l’axe d’abscisse à droite dans le cas de
d’augmentation et vers la gauche dans le cas de diminution
Cas3 : si le prix du facteur K change la droite se pivote sur l’axe d’ordonnée vers le haut dans le cas
de d’augmentation et vers le bas dans le cas de diminution

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Chapitre 4 : Le choix du producteur

Section I : Le choix économique du producteur

A- L’équilibre du producteur :
1) Détermination graphique de l’équilibre :
C’est la point de tangence de l’isoquant sur l’isocoût
2) Détermination analytique de l’équilibre :
Le problème de maximisation en tenant compte de la contrainte de coût :

Max 𝑄=f (𝐿*, 𝐾*)=A 𝐿α 𝐾β


S/C : CT= w 𝐿+ r 𝐾
𝑃𝑚𝐿
Or 𝑇𝑀𝑆𝑇𝐿/𝐾 = 𝑃𝑚𝐾
𝜕𝑄
➢ 𝑃𝑚𝐿=𝑄𝑚𝐿=𝜕𝐿 = 𝐴 × 𝛼𝐿𝛼−1 𝐾𝛽
𝜕𝑄 1
➢ 𝑃𝑚𝐾=𝑄𝑚𝐾=𝜕𝐾 = 𝐴 × 2 𝐿𝛼 𝐾𝛽−1
𝐴×𝛼𝐿𝛼−1 𝐾 𝛽 𝛼𝐾 𝛼𝐾
𝑇𝑀𝑆𝑇𝐿/𝐾 = 1 = → 𝑇𝑀𝑆𝑇𝐿/𝐾 =
𝐴×2𝐿𝛼 𝐾 𝛽−1 𝛽𝐿 𝛽𝐿

Par analogie à la résolution du problème précédent, la condition d’équilibre d’un producteur ayant une
fonction de production de la forme :
𝑄=(𝐿,𝐾)=𝐴𝐿α 𝐾β se présente comme suit :
• Expression des productivités marginales de L et K :
𝜕𝑄
➢ Productivité marginale de L : 𝑃𝑚𝐿 = 𝑄𝑚𝐿 = 𝜕𝐿 = 𝐴𝛼𝐿1−𝛼 𝐾𝛽
𝜕𝑄
➢ Productivité marginale de K : 𝑃𝑚𝐾 = 𝑄𝑚𝐾 = 𝜕𝐾 = 𝐴𝛼𝐿𝛼 𝐾1−𝛽
𝑷𝒎𝑳 𝑨𝜶𝑳𝜶−𝟏 𝑲𝜷 𝜶𝑲
 𝑻𝑴𝑺𝑻𝑳/𝑲 = 𝑷𝒎𝑲 = 𝑨𝜷𝑳𝜶 𝑲𝜷−𝟏 = 𝜷 𝑳
𝜶𝑲 𝒘
• L’égalité entre TMSTL/K et le rapport des prix des facteurs : 𝜷 𝑳 = 𝒓
=> La condition d’équilibre d’un producteur ayant une fonction de production de la forme 𝑄=(𝐿,𝐾)=𝐴𝐿α
𝐾β
𝛼𝐾 𝑤
𝐴𝑣𝑒𝑐 𝛼+𝛽=1 est toujours : 𝑇𝑀𝑆𝑇𝐿/𝐾 = 𝛽 𝐿 = 𝑟
3) Le profit :
On a 𝑃𝑟𝑜𝑓𝑖𝑡=𝑅𝑒𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒−𝐶𝑜û𝑡 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛
𝑃𝑟𝑜𝑓𝑖𝑡=(𝑄*×𝑃𝑟𝑖𝑥 𝑑𝑒 𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒)−𝐶𝑇
B- La fonction de demande des facteurs de production :
Pour une fonction de production de type : 𝑄=(𝐿,𝐾)=𝐴𝐿α 𝐾β
➢ Et un coût total : 𝐶𝑇=𝑤𝐿+𝑟𝐾
𝛂𝐂𝐓
 La fonction de demande du facteur travail est : 𝐋 = 𝐰

𝛃𝐂𝐓
 La fonction de demande du facteur travail est : 𝐊 = 𝐫

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Section II : Le choix citoyen du producteur


A- La responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) :
1) Le choix social de l’entreprise :
a- Prise de conscience des problèmes sociaux :
Une production individualiste et irresponsable provoque des menaces diverses :
➢ Au niveau de la santé : La production des produits de mauvaises qualité et l’utilisation des techniques
de production qui ne respectent pas les normes sanitaires ce qui provoque des maladies diverses
➢ Au niveau économique : Le développement de la contrefaçon et des circuits parallèles. De plus,
l’utilisation des matières premières importées (fabriquées au niveau locale) entraine la disparition de
certaines activités nationales ce qui provoque une augmentation du chômage.
➢ Au niveau sociale : Le développement des entreprises qui ne respectent pas les droits de l’homme
(travail des enfants, salaire faible, mauvaises condition de travail,..). En plus l’approvisionnement auprès
des grands fournisseurs provoque la disparition des Petites entreprises.
b- Les pratiques d’une production citoyenne :
Les actions mises en place par les entreprises dans le cadre de sa responsabilité sociale :
➢ Instaurer une culture RSE à l’intérieur de l’entreprise à travers un dialogue social, la sécurité au
travail, l’égalité hommes-femmes, la diversité sociale et culturelle au sein des équipes de travail.
➢ Produire des produits qui respectent les normes sanitaires.
➢ Protéger la santé des ouvriers lors de l’utilisation des produits dangereux et l’utilisation des
équipements de sécurité.
➢ S’approvisionner en produits nationaux pour encourager les entreprises nationales et conserver les
emplois.
➢ Encourager les entreprises qui respectent les droits des ouvriers.
➢ Valoriser le travail des handicapés.
➢ Offrir des emplois stables et bien rémunéré.
➢ Soutenir les paysans et les agriculteurs locaux.
2) Le choix écologique de l’entreprise :
a- Prise de conscience des problèmes environnementaux :
➢ Augmentation des déchets industriels ce qui provoque un accroissement de la pollution et le
réchauffement de la planète,
➢ Epuisement des ressources naturelles (pétrole, gaz,..) et disparition de certaines espèces animales et
végétales.
b- Pratiques d’une production respectueuse de l’environnement :
Les actions que peut entreprendre l’entreprise dans le cadre de sa responsabilité environnementale :
➢ Limiter l’émission du gaz à effet de serre.
➢ Economiser les ressources comme le papier et l’eau.
➢ Limiter la consommation d’énergie.
➢ Organiser le tri et le recyclage des déchets.
➢ Choisir des fournisseurs qui offrent l’énergie verte, renouvelable et moins polluante.
➢ Mettre en place un système de transport respectueux de l’environnement.
➢ Inciter à zéro déchet.
➢ Sensibiliser les collaborateurs aux enjeux environnementaux
C- Les avantages de la RSE sur l’entreprise :
La RSE a beaucoup de bienfaits pour l’entreprise qui l’adopte :
▪ Avoir une bonne réputation.
▪ Attire une attention positive, les meilleures qualifications et encourage aux innovations.
▪ Une source d’économie directes sur le court, le moyen et le long terme ce qui permet une anticipation et
une réduction des risques.

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▪ Avoir un avantage compétitif ce qui permet de fidéliser et répondre aux nouveaux besoins des clients.
▪ Attirer les investisseurs.
▪ Attirer les clients.
▪ Motiver le personnel qui a un esprit d’appartenance à l’entreprise ce qui améliore la productivité.
▪ Une bonne gouvernance d’entreprise.
▪ Se différencier de ses concurrents et conquérir de nouveaux marchés.
En conclusion, la RSE n’est donc pas une contrainte mais bien un investissement contribuant à
l’amélioration de sa performance globale et donc à sa pérennité.

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Thème 3
Chapitre 5 : La croissance économique
Section I : Qu’est-ce que la croissance économique ?

A- Définition de la croissance économique :


La croissance économique est un phénomène de longue durée (durable), elle correspond à
l’accroissement de la production d’un pays au cours d’une période donnée. C’est un phénomène
quantitatif (c’est-à-dire mesurable).
B- Mesure de la croissance économique :
Le déflateur du PIB :
Le déflateur du PIB est un indicateur qui mesure l’évolution du niveau géneral des prix des toutes les
biens et services inclus dans le PIB, dans un pays, par référence à une année de base.
𝐏𝐈𝐁 𝐧𝐨𝐦𝐢𝐧𝐚𝐥
𝐃é𝐟𝐥𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐮 𝐏𝐈𝐁 =
𝐏𝐈𝐁 𝐫é𝐞𝐥
PIB réel tn ×déflateurtn
➢ PIB nominal tn = 100

PIB nominaltn
➢ PIB réel tn = Déflateurtn
× 100

2) Les indicateurs de mesure de la croissance économique :


• Le taux de croissance annuel du PIB (TCA du PIB) :
PIBtn − PIBtn−1
TCA du PIBtn−1 = × 100
tn PIBtn−1
• Le taux de croissance annuel moyen du PIB (TCAM du PIB) :
Le TCAM du PIB permet d’apprécier le rythme moyen de l’évolution du PI à partir de taux de croissance
annuelle (variables d’une année à l’autre), sur une période déterminée.
• Le coefficient multiplicateur du PIB (CM du PIB):
PIBtn
CM du PIBtn/tn−1 =
PIBtn−1
• Le taux de croissance global du PIB (TCG du PIB) :
PIBtn − PIBt0
TCG du PIBtn/t0 = × 100
PIBt0
• Le PIB réel par habitant :
𝐏𝐈𝐁 𝐫é𝐞𝐥
𝐏𝐈𝐁 𝐫é𝐞𝐥/𝐡𝐚𝐛𝐢𝐭𝐚𝐧𝐭 =
𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

𝑇𝐶𝐴𝑀 𝑑𝑢 𝑃𝐼𝐵 𝑟é𝑒𝑙 𝑑𝑢 𝑃𝐼𝐵/ℎ𝑎𝑏𝑖𝑡𝑎𝑛𝑡=𝑇𝐶𝐴𝑀 𝑑𝑢 𝑃𝐼𝐵 𝑟é𝑒𝑙 −𝑇𝐶𝐴𝑀 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑜𝑝𝑢𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛

𝐏𝐈𝐁𝐭𝐧 − 𝐏𝐈𝐁𝐭𝐧−𝟏 𝐏𝐈𝐁𝐭𝐧


𝐓𝐂𝐀 𝐝𝐮 𝐏𝐈𝐁 𝐭𝐧/𝐭𝐧−𝟏 = × 𝟏𝟎𝟎 = ( − 𝟏) × 𝟏𝟎𝟎 = (𝐂𝐌 − 𝟏) × 𝟏𝟎𝟎
𝐏𝐈𝐁𝐭𝐧−𝟏 𝐏𝐈𝐁𝐭𝐧−𝟏
Une augmentation du PIB réel ne signifie pas toujours une amélioration du niveau de vie moyen de la
population :
Si l’augmentation du PIB réel est supérieure à l’augmentation de la population alors il y a une
amélioration du niveau de vie. (𝑇𝐶𝐴𝑀 𝑑𝑢 𝑃𝐼𝐵 𝑟é𝑒𝑙>𝑇𝐶𝐴𝑀 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑜𝑝𝑢𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛).
Si l’augmentation du PIB réel est inférieure à l’augmentation de la population, alors il y a une
détérioration (dégradation) du niveau de vie. (𝑇𝐶𝐴𝑀 𝑑𝑢 𝑃𝐼𝐵 𝑟é𝑒𝑙<𝑇𝐶𝐴𝑀 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑜𝑝𝑢𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛).

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➢ Si TC de PIB réel par habitant > 0 ➔TC du PIB réel > TC de la population ➔ Le PIB réel augmente
plus rapidement que la population.➔ Amélioration du niveau de vie.
➢ Si TC de PIB réel par habitant <0 ➔ TC du PIB réel < TC de la population ➔Le PIB réel augmente
moins rapidement que la population. → Détérioration du niveau de vie
➢ Si TC de PIB réel par habitant = 0 ➔ TC du PIB réel = TC de la population ➔ Stagnation du niveau
de vie.
C- L’irrégularité de la croissance :
1) Définition du cycle économique :
Un cycle économique est un phénomène répétitif (récurrent), caractérisé par une succession de phases de
hausse et de baisse de l’activité économique, il s’agit des mouvements alternés et répétitifs de façon plus
ou moins régulière. La croissance économique est un phénomène cyclique qui ne suit pas un rythme
régulier d’année en année sur le long terme. Elle connait des périodes d’accélération et de ralentissement,
voire de recul, elle comprend des phases qui correspondent à des alternances de périodes d’expansion et
de ralentissement (ou récession).
2) Les composantes d’un cycle économique :
Un cycle économique comprend des phases et des points de retournement de tendance :
➢ L’expansion : phase ascendante du cycle, elle se caractérise par une accélération de l’activité
économique et se traduit par une augmentation des grandeurs économiques notamment le PIB,
l’investissement, les profits, les revenus, la consommation, …
➢ La crise : point de retournement de la conjoncture qui met fin à l’expansion et annonce soit une
récession soit une dépression. Elle se traduit par une chute des investissements aboutissant à une chute de
demande.
➢ La récession : phase descendante du cycle qui se caractérise par un ralentissement de l’activité
économique (la production continue à augmenter, mais à un rythme moins rapide).
➢ La dépression : phase descendante correspondant à un effondrement intense de la production. Elle se
caractérise par la baisse cumulative de tous les indicateurs : une baisse de la production, une baisse des
prix, une baisse des revenus, …
➢ La reprise : point de retournement de tendance. Elle se caractérise par une relance des
investissements et de la consommation, une réutilisation des capacités de production inemployées. Ainsi,
l’activité économique reprend pour annoncer une nouvelle phase d’expansion et l’entrée dans un nouveau
cycle.
Remarque :
• Si la récession correspond à une baisse continue du taux de croissance du PIB qui reste positif mais plus
faible, la dépression correspond à une baisse de l’activité économique donc à un taux de croissance
négatif du PIB.
• La crise et la reprise correspondent à deux points de retournement de la tendance :
➢ La crise : point de retournement supérieur ou maximum cyclique.
➢ La reprise : point de retournement inférieur ou minimum cyclique

Récapitulatif :

Récapitulatif : Récession Dépression


Expansion

• TC du PIB augmente • TC du PIB baisse tout • TC du PIB baisse et


• PIB augmente avec un en restant positif devient négatif
rythme accéléré • PIB augmente avec un • PIB baisse (chute
rythme ralenti durable de la production

Distinction entre croissance économique et expansion :

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La CE est l’accroissement durable de la production globale (des biens et services) d’une économie, c’est
donc un phénomène de longue période. Alors que, l’expansion signifie une augmentation conjoncturelle
de la production globale de courte période.

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Section II : Les sources de la croissance économique

A- L’augmentation des facteurs de production :


I- L’augmentation de la quantité du travail :
1) La hausse de la population active occupée :
L’accroissement de la population active occupée constitue une source de la croissance économique en
agissant sur l’offre et sur la demande. En effet :
▪ L’accroissement de la population active permet d’accroitre les ressources humaines et de les rajeunir ce
qui permet d’augmenter la quantité de travail disponible dans une économie. Cette capacité productive
additionnelle entraine l’augmentation de l’offre donc l’accroissement des richesses créées et constitue
une source de croissance économique.
▪ L’accroissement de la population active s’accompagne inévitablement d’une croissance de besoins à
satisfaire ce qui entraine l’augmentation de la demande. Et pour la satisfaire, les entreprises doivent
investir plus pour produire plus, ce qui constitue une source de croissance économique.
▪ L’accroissement de la population active génère un accroissement de la consommation. En effet,
l’augmentation de nombre des travailleurs se traduit par la distribution de revenus supplémentaires
(accroissement de la masse salariale) qui favorise la hausse de la consommation ce qui stimule
l’investissement et la production et par conséquent la croissance économique.
2) La hausse de la durée du travail :
3/ L’allongement de la durée de travail constitue une source de croissance économique. En effet :
▪ L’allongement de la durée de travail accroit la quantité de travail disponible dans une économie ce qui
permet d’augmenter directement la production, ce qui constitue une source de croissance économique.
▪ L’allongement de la durée de travail permet aux entreprises de produire plus et de gagner plus, donc les
profits augmentent et l’accroissement de l’autofinancement sera consacré à accroitre les investissements
qui permettent à leur d’augmenter la production, ce qui constitue une source de croissance économique.
▪ L’allongement de la durée de travail s’accompagne par l’augmentation des salaires des travailleurs.
Leurs pouvoirs d’achat augmentent. L’augmentation des salaires entraine l’augmentation de la
consommation qui nécessite une augmentation de la production, ce qui constitue une source de croissance
économique.
II- L’augmentation de la quantité du capital :
1) Définition de la FBCF :
L’investissement sur le plan national est la formation brute du capital fixe FBCF : c’est l’ensemble
d’investissements privés et publics. C’est la somme des investissements, matériels et immatériels, réalisés
par les agents résidents pendant une année. C’est l’acquisition de biens de production durables matériels
(machines, terres cultivables, infrastructures……) et immatériels (investissement dans la santé, dans
l’éducation, dans la formation, dans la recherche et développement…) capables d’améliorer les capacités
productives afin d’augmenter la production. L’investissement est un flux qui permet d’augmenter ou de
renouveler le stock de capital disponible dans une économie.
2) Mesure de l’investissement :
4/ On mesure l’investissement par le taux d’investissement qui est le rapport entre l’investissement
(FBCF) et le PIB :
𝐢𝐧𝐯𝐞𝐬𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭
𝐓𝐚𝐮𝐱 𝐝′ 𝐢𝐧𝐯𝐞𝐬𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 (𝐞𝐧 %) = × 𝟏𝟎𝟎
𝐏𝐈𝐁
3) La contribution de l’investissement à la croissance économique :
➢ L’investissement contribue à la croissance économique par l’augmentation de l’offre :
• L’investissement de capacité :
L’investissement de capacité contribue à une croissance économique extensive. L’investissement de
capacité qui s’agit de l’accumulation du stock de capital génère une augmentation de la production
contribuant ainsi à une croissance économique.
• L’effet d’entrainent :
On parle d’effet d’entrainement ou effet en chaine lorsque les grands investissements réalisés que se
soient publics ou privés entrainent d’autres investissements qui leurs sont complémentaires en amont ou

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en aval ce qui génère au total un accroissement de la production, ce qui constitue une source de
croissance économique.
• L’externalité positive :
La réalisation d’un investissement par une entreprise génère des externalités positives pour d’autres
entreprises ce qui veut dire qu’un investissement d’un agent économique profite à d’autres agents
économiques gratuitement. Leurs capacités de production augmentent ce qui constitue une source de
croissance économique.
L’investissement public ou privé génère des externalités positives réalisées dans le domaine de
l’infrastructure, recherche et développement, formation, innovation, qui profite gratuitement à des autres
agents économiques, la production augmente ce qui constitue une source de croissance économique.
➢L’investissement contribue aussi à la croissance économique par l’augmentation de la demande
• L’investissement constitue une demande des biens de production :
L’investissement est une dépense, donc il constitue lui-même une demande de biens de production
(machine, locale, équipements, …) : l’investissement est une composante de la demande globale (DG = C
+ I privé + I public (G) + X), par conséquent, la production augmente pour répondre à cette demande, ce
qui stimule la croissance économique.
I augmente ➔ DG augmente ➔P augmente ➔ croissance économique
• L’investissement génère des revenus additionnels par la création d’emploi :
L’investissement ou l’augmentation de la quantité du capital est une source de création de nouveaux
emplois, ce qui génère une augmentation des revenus et accroit la demande. Ceci suscite l’augmentation
de la production d’où la croissance économique.
• L’investissement génère des revenus additionnels par son effet multiplicateur :
Le multiplicateur d’investissement :

=> Le multiplicateur d’investissement k est un processus (étapes successives) par lequel une
augmentation de l’investissement entraine une augmentation plus que proportionnelle du revenu.
• L’investissement accroit la demande étrangère (l’exportation) :
• L’investissement de capacité et les IDE permettent d’augmenter la production d’où la réalisation des
économies d’échelles (l’accroissement de la production permet de diminuer le coût moyen). Les prix
baissent, ce qui permet d’améliorer la compétitivité – prix ce qui augmente les exportations et stimule la
production et, par conséquent, la croissance économique.
• L’investissement de modernisation permet de proposer des produits plus diversifiés, plus différenciés et
de meilleure qualité ce qui améliore la compétitivité hors prix ce qui augmente les exportations et stimule
la production et, par conséquent, la croissance économique.
Synthèse :

• Les IDE peuvent stimuler la croissance économique des pays d’accueil. En effet :
• Les IDE augmentent le stock de capital technique dans le pays d’accueil, ce qui accroit la production
intérieure et donc la croissance économique d’une part et d’autre part, ils constituent une source de

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financement pour faire face à l’insuffisance de l’épargne nationale et libérer les ressources intérieures
rares qui deviennent disponibles pour d’autre projet d’investissement.
• Les IDE influencent les investissements domestiques à travers l’accroissement de la concurrence, la
transmission des techniques et l’introduction d’un nouveau savoir – faire. Ils contribuent à
l’accroissement des revenus par la création d’emplois par les entreprises implantées ou indirectement par
les effets d’entrainement de leurs investissements.
• Les IDE contribuent à l’intégration de l’économie d’accueil dans l’économie mondiale en réduisant les
importations qui sont remplacées par la production réalisée par la filiale implantée et en développant les
exportations.

B- L’amélioration de l’efficacité des facteurs de production :


1- Définition et mesure de la PGF :
La productivité :
➢ Elle mesure l’efficacité d’un facteur de production à un moment donné.
𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐢𝐭é 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐢𝐭𝐞
➢ 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐯𝐢𝐭é 𝐝′ 𝐮𝐧𝐟𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 = 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐢𝐭é 𝐝𝐮 𝐟𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐮𝐭𝐢𝐥𝐢𝐬é
Gain de productivité :
➢ Les gains de productivité mesurent l’accroissement du niveau de la productivité sur une période.
➢ 𝑮𝒂𝒊𝒏 𝒅𝒆 𝒑𝒓𝒐𝒅𝒖𝒄𝒕𝒊𝒗𝒊𝒕é= 𝒑𝒓𝒐𝒅𝒖𝒄𝒕𝒊𝒗𝒊𝒕é 𝒇𝒊𝒏𝒂𝒍𝒆−𝒑𝒓𝒐𝒅𝒖𝒄𝒕𝒊𝒗𝒊𝒕é 𝒊𝒏𝒊𝒕𝒊𝒂𝒍𝒆
Synthèse : la croissance est à la fois extensive et intensive.

2- Les déterminants de la PGF et leurs effets positifs sur la CE :


La CE est réalisée d’une part à travers l’augmentation des facteurs de production et d’autre part grâce à
l’amélioration de l’efficacité et de la création des emplois, la PGF augmente ce qui stimule la CE.
Dans un premier lieu, l’augmentation de la quantité des FP stimule la CE. Cette augmentation de la
quantité des facteurs de production dépend de la population active et de la durée effective du L.
La mobilisation d’un plus grand nombre des travailleurs se traduit par une distribution des revenus
supplémentaires qui vont augmenter la consommation ce qui stimule l’investissement et la production et
par conséquent, la CE.
L’accroissement de la population active occupée engendre aussi un accroissement des besoins à
satisfaire, ce qui augmente la demande des biens et services et accroit l’investissement et stimule la CE et
l’accroissement de la durée du L stimule aussi la CE.
L’augmentation de la quantité des facteurs de production dépend aussi du facteur capital. En effet, l’I
contribue à la CE par l’augmentation de l’offre (capacité productive, effet d’entrainement et externalités
positives) et par l’augmentation de la demande (I composante de la demande globale, l’I génère des
revenus additionnels par la création d’emploi et par l’effet multiplicateur et accroit la demande
étrangère). L’IDE contribue aussi à la CE.
 L’augmentation de la quantité des FP est une source de CE extensive.

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Dans un deuxième lieu, l’amélioration de l’efficacité productive de L et de K stimule la CE. En effet, les
I dans les domaines stratégiques tels que le KH (éducation, formations, santé, …), la RD, l’infrastructure
de base et un environnement propice permettent de créer un climat technologique et économique
favorable à l’innovation et à l’amélioration de la production.
 D’où l’amélioration de l’efficacité des FP est source de CE intensive.

3- La répartition des Gains de Productivités et CE :


• La repartions des GP peut stimuler la CE :
Les GP sont des revenus supplémentaires générés par l’augmentation de la productivité des facteurs de
production. Ces gains contribuent la CE en profitant à tous les agents économiques :
➢ Aux entreprises : Une partie du GP est conservée par l’entreprise sous forme de profit pour financer
ses investissements (autofinancement). Ces investissements vont, à leurs tours, accroitre la production,
l’emploi, les salaires, … et favorisent, par conséquent, la croissance économique.
➢ Aux ménages : Une partie des GP est versée aux travailleurs sous forme d’augmentation des salaires,
ce qui se traduit par une amélioration du pouvoir d’achat et une augmentation de la demande. Ceci
favorise l’accroissement de la production et la croissance économique. Ainsi, les GP permettent une
réduction des couts de production et, par conséquent, une baisse des prix ce qui traduit par une
amélioration du pouvoir des consommateurs, une augmentation de la demande ce qui stimule
l’accroissement de la production et donc la croissance économique.
➢ A l’Etat : Une partie des GP est versée à l’Etat sous forme des recettes fiscales (assises sur les revenus
des agents : impôt sur le revenu (IR) et impôt sur les sociétés (IS) et sur la consommation (TVA) et de
contributions sociales ce qui lui permet de financer les services, les investissements publics et les
prestations sociales entrainant d’une part l’augmentation de la production de biens et services publics et
de l’emploi et d’autre part la distribution de revenus et de la demande qui va, à son tours, stimuler la
production et la croissance économique.
• Les GP favorisent les exportations et stimulent la CE :
Les GP peuvent favoriser les exportations. En effet, l’amélioration de la productivité se traduit par la
baisse des coûts de production ce qui améliore la compétitivité – prix des produits nationaux, favorise les
exportations et accroit la demande globale et encourage, par conséquent, la croissance économique.
 La répartition des GP permet de dynamiser les différentes composantes de la demande globale :
la consommation des ménages (essentiellement via la hausse des salaires et / ou la baisse des
prix), l’investissement des entreprises (via la hausse des profits), les exportations (via la baisse
des prix) et les dépenses publiques (via la hausse des prélèvements fiscaux et sociaux ➔ la
hausse de la DG stimule la production et, par conséquent, la croissance économique.
• La compétitivité d’une entreprise : est la capacité à faire face à la concurrence, c’est-à-dire de
maintenir et d’accroitre ses parts de marché face à la concurrence nationale ou étrangère.
• La compétitivité d’un pays : se traduit par sa capacité à maintenir et à attirer les activités et les
investisseurs au service de l’amélioration durable du bien-être des populations concernées.

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Chapitre 6 : Le développement durable


Section I : Le développement humain et la croissance économique

A- La croissance favorise le développement humain :


• Le niveau de vie : est mesuré par le RNB/habitant
• La santé : mesurée par l’espérance de vie à la naissance (années
• L’éducation : est mesurée par :
- La durée attendue de scolarisation (années)
- La durée moyenne

➢ L’indicateur de développement humain IDH :


L’IDH es un indicateur composite calculé chaque année par le PNUD pour évaluer le niveau moyen de
développement humain des pays en se basant aussi bien sur des données strictement économiques que sur
la qualité de vie de la population.
➢ L’IDH est compris entre 0 et 1 (0 < IDH < 1).
➢ Plus il est proche de 1, plus le niveau de développement humain est élevé
L’IDH intègre 3 composantes :
➢ La longévité : mesurée par l’espérance de vie à la naissance. Elle traduit les conditions de vie à venir
des individus (alimentation, logement, eau potable, …) et leur accès à la santé.
➢ L’éducation : mesurée par le nombre d’années de scolarisation attendues pour les enfants d’âge
scolaire et par le nombre moyen d’années de scolarisation chez les adultes. Elle traduit le niveau
d’éducation et d’autonomie tant professionnelle que sociale de l’individu.
➢ Le revenu moyen : mesuré par le produit intérieur brut par habitant (PIB / h) en PPA. Il traduit le
niveau de vies moyennes des individus et leurs accès à la culture, aux biens et services, au transport, etc.
➢ Classement des pays selon le niveau de développement humain :
L’IDH permet de classer et de comparer les pays selon le niveau de développement humain. EN effet, on
distingue 4 groupes des pays :
✓ Pays à développement humain très élevés : 0,8 < IDH < 1.
✓ Pays à développement humain élevé : 0,7 < IDH < 0,799.
✓ Pays à développement humain moyen : 0,550 < IDH < 0,699.
✓ Pays à développement humain faible : 0 <IDH <0,550

➢ Distinction entre développement humain et croissance :

Croissance Développement humain

• Phénomène quantitative de nature • Processus continu sur une longue


économique. période de nature quantitative et
• Se limite à l’augmentation sur le qualitative à la fois.
long terme du volume de la • Modifie durablement les structures
production. économiques, sociales et
démographiques,

➢ Les objectifs du développement humain :


Le DH vise essentiellement l’accroissement des possibilités de choix des personnes dans tous les
domaines afin de garantir les conditions d’un avenir meilleur pour la population. Le DH a pour objectifs :
• La satisfaction des besoins fondamentaux nécessaires à l’ensemble de la population (alimentation,
habillement, …) et des services de base destinés à toute la population sans discrimination (santé,
éducation, assainissement, transport, loisirs, eau potable, …).
• L’élargissement des possibilités, pour chacun, de choisir la vie qui lui convient et d’améliorer les
conditions de vie.

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• La multiplication des chances d’emploi pour la population.


• La démocratie sociale, culturelle, sanitaire, administrative, participative, c’est-à-dire la participation des
individus et des groupes à l’élaboration des politiques publiques.
 Le développement humain est le reflet de la qualité de vie des hommes au sein de la société dans
laquelle ils évoluent, c’est donc un développement de, par et pour la population.
➢ Comment la croissance économique favorise – t – elle le développement humain :
La CE est un pas à franchir pour aspirer le DH car elle permet des ressources qui seront en partie
affectées efficacement et équitablement vers la satisfaction des besoins fondamentaux de la population.
C’est, donc, la première étape à franchir pour assurer un niveau de vie décent pour les citoyens par la
couverture des besoins essentiels tels que l’alimentation, l’habillement … ainsi que par la fourniture des
services e base comme la santé, l’éducation, le transport pour toute la population.
La croissance offre à la population les conditions propices au développement humain qui est considéré
comme un développement de la population, par la population et pour la population.
B- La croissance menace le développement humain :
➢ Les inégalités de genre :
➢ Les insuffisances d’IDH
La croissance économique menace le développement humain :
• La CE engendre des inégalités de revenus : les fruits de la CE qui ne profitent pas à tous, génèrent
des inégalités de revenus.
• La CE engendre des inégalités de genre : les inégalités de genre apparaissent et augmentent dans la
plupart des pays développés et dans les pays en développement dans la mesure ou l’écart entre les
femmes et les hommes s’est élargie.
• La CE engendre des inégalités devant l’emploi : durant la CE, des nouveaux emplois sont créés alors
que d’autres sont détruits.
• La CE engendre des inégalités entre les régions et entre les pays : les fruits de la CE sont repartis
inéquitablement au sein d’un pays, ce qui engendre des inégalités régionales.

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Section II : Le développement durable et la croissance économique

A- Qu’est-ce que le développement durable :


1) Les coûts environnementaux générés par la CE :
a) La dégradation de l’environnement naturel :
La CE génère la dégradation de l’environnement naturel par :
➢ La pollution : l’accumulation des déchets domestiques et industriels et de l’émission de gaz toxiques
qui polluent l’environnement naturel (air, sol, eau, …).
➢ Le réchauffement de la planète : l’émission de gaz toxiques à effets de serre, est à l’origine du
réchauffement de la planète. Ce réchauffement déstabilise le climat par l’accroissement des inondations
et des tempêtes …
b) L’épuisement des ressources naturelles :
La CE est accompagnée par une utilisation massive de ressources naturelles renouvelables et non
renouvelables. Cette utilisation excessive se traduit par :
➢ L’épuisement des ressources naturelles non renouvelables : La CE risque de générer l’épuisement
des ressources naturelles non renouvelables telles que les métaux, minéraux et les combustibles fossiles
(pétrole, charbon, gaz, …) ce qui réduit ces ressources et réduit, donc, les exploitations futures.
➢ L’épuisement des ressources naturelles renouvelables : La CE exige une demande de plus en plus
importante de ressources (sol, eau, espèces animales et végétales, …) qui peut se traduire par la
déforestation, l’épuisement des sols, la raréfaction des ressources en eau et l’extinction de certaines
espèces animales et végétales.
➔ Ainsi, la CE engendre une dégradation de l’environnement et un épuisement des ressources
naturelles.
2) Le développement durable : une nouvelle conception du développement
La transition vers une nouvelle conception du développement s’impose pour pallier aux limites du
modèle de développement centré sur le seul le seul accroissement du PIB et la satisfaction des besoins
fondamentaux de la population sans trop se soucier des contraintes sociales et environnementales qui
pèsent lourdement sur le bien-être. Une nouvelle vision du développement doit se mettre en place pour
améliorer la qualité de vie de la population en renforçant les liens des hommes entre eux et avec leur
environnement dans l’objectif d’harmoniser les sphères économique, sociale et environnementale. Ce
développement doit être durable ou soutenable.
C’est ainsi qu’il vise notamment à :
➢ Améliorer les performances économiques.
➢ Couvrir les besoins fondamentaux.
➢ Assurer une équité intra – générationnelle (c’est-à-dire au sein de la même génération) dans le sens ou
toute forme de discrimination est éliminée.
➢ Sauvegarder l’environnement et assurer une équité inter – générationnelle (c’est-à-dire entre les
générations qui succèdes) dans le sens ou les intérêts des générations présentes ne doivent pas
compromettre (empêcher ceux des générations futures.
➔ Le DD c’est la satisfaction des besoins des individus des générations présentes sans compromettre
celles des générations futures.
3) Définition du développement durable :
Le DD répond le plus efficacement aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité
des générations futures (vivre dans un monde plus équitable et préserver notre planète et ses ressources
naturelles). En effet, il vise à créer des richesses économiques qui améliorent à long terme les conditions
de vie des populations.
4) Les composantes du développement durable :
a) Les piliers du développement durable :
Le DD est basé sur 3 piliers essentiels :

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➢ Le pilier économique qui consiste à continuer à produire des richesses pour mieux satisfaire les
besoins illimités des générations présentes et futures (augmentation des R et d’emploi, baisse de la
pauvreté).
➢ Le pilier social qui consiste à respecter les droits de l’homme, à la réduction de la pauvreté et des
inégalités, à de meilleures conditions de travail, à l’investissement dans l’éducation, la formation, la santé
et la culture. Il suppose une équité sociale qui garantit à tous les membres de la société l’accès aux
ressources et services de base (éducation, santé, alimentation, logement …).
➢ Le pilier environnemental qui consiste à ne pas dégrader l’environnement que les générations futures
recevront en héritage en limitant l’impact des activités de consommation et de production sur
l’environnement naturel et urbain
b) Les conditions du développement durable :
Synthèse :
Pour qu’il soit durable, le développement appelle à l’interdépendance entre les trois piliers. Il doit
répondre simultanément à trois conditions : être équitable, vivable et viable :
• Equitable : Cela veut dire juste, en donnant à chacun ce dont il a besoin sans avantager personne, c’est-
à-dire il cherche à réduire les inégalités intra et intergénérationnelles. Ainsi, l’équitable rejoint
l’économique au social.
• Vivable : Qui donne à tous un cadre de vie agréable et épanouissant dans un environnement préservé.
Ainsi, le vivable se situe au croisement de l’environnemental et du social.
• Viable : Qui peut fonctionner en permettant aux Hommes de produire ce dont ils ont besoins tout en
respectant l’environnement. C’est le lien entre l’environnement et l’économie.
B- Concilier la croissance économique et le développement durable :
1- Par un changement dans les modes de consommation et de production :
Pour concilier la croissance et le développement durable, plusieurs solutions sont à envisager tels que :
➢ Le recyclage : la gestion efficace des ressources naturelles communes.
➢ La réduction des déchets : la manière d’éliminer les déchets toxiques et les polluants.
➢ La lutte contre la « surconsommation » : par la réduction des gaspillages en eau notamment

2- Par l’orientation vers « une économie verte » :


a) Définition de « l’économie verte » :
L’économie verte implique d’orienter le développement économique vers des activités plus durables et
plus respectueuses de l’environnement. Elle se compose de l’économie circulaire et l’économie sociale et
solidaire.
b) Les composantes de « l’économie verte » :
i) L’économie circulaire: De l’économie linéaire vers l’économie circulaire :
Le schéma « Extraire ➔ Produire ➔Consommer ➔ Jeter dans la nature » correspond à l’économie
linéaire appelée aussi économie de consommation.
Le schéma « Extraire ➔ Produire ➔Consommer ➔ Jeter dans la nature » ne répond pas aux objectifs du
DD
L’économie circulaire vise à dépasser le modèle économique linéaire consistant à extraire, fabriquer,
consommer et jeter en appelant à une consommation sobre et responsable des ressources naturelles et des
matières premières.

ii) L’économie sociale et solidaire ESS :


L’ESS détient une part importante de l’économie française et est largement répartie sur le territoire, elle
est présente sur les secteurs de l’environnement et de la consommation responsable. Ses entreprises
innovent dans des nombreux domaines comme l’agriculture biologique, les énergies renouvelables, la
finance solidaire ou le recyclage.

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 Les entreprises de l’ESS agissent donc positivement sur l’économie en favorisant l’emploi local
et le lien social, mais aussi sur l’environnement, tout en proposant un fonctionnement
démocratique
➢ Définition de l’ESS : L’économie sociale et solidaire désigne un ensemble d’entreprises organisées
sous forme de coopératives, mutuelles et associations dont le fonctionnement interne et les activités sont
fondés sur un principe de solidarité et d’utilité sociale. Ces entreprises ont des objectifs économiques,
sociaux et environnementaux. Elles maintiennent des relations coopératives, associatives et solidaires
entre travailleurs, producteurs et consommateurs. Elles pratiquent une organisation démocratique et
participative. Les bénéfices réalisés par les entreprises de l’ESS sont réinvestis dans leurs activités et
répartis équitablement entre les membres.

➢ L’ESS contribue au DD : En effet, les principes qui régissent les coopérations et les mutuelles (partage
démocratique des responsabilités et du pouvoir, réduction des inégalités dans le partage de la valeur
ajoutée) favorisent le respect de l’équité sociale. Par ailleurs, les coopératives et les mutuelles doivent
faire face à deux enjeux :
• Concilier compétitivité et équité sociale.
• Concilier les exigences économiques et le respect de l’environnement.
➔ Donc l’ESS se rattache directement aux objectifs du DD.
3- L’empreinte Ecologique :
a) Définition de l’empreinte écologique :
L’empreinte écologique (ou empreinte environnementale) est une mesure de la pression qu’exercent les
individus sir la planète. Elle est mesurée en hectares globaux (hag) et elle permet d’estimer la surface
terrestre nécessaire à chaque individu pour subvenir à ses besoins de manger, de se vêtir, de se déplacer et
de se chauffer
b) Les types de surfaces prises en compte pour déterminer l’empreinte écologique :
Les surfaces prises en compte pour déterminer l’empreinte écologique sont : les forêts - les pâturages –
les terres cultivées – les surfaces maritimes – les terres bâtis et les surfaces énergie.
c) Mesure du DD par l’empreinte écologique :
L’empreinte écologique se limite à l’estimation de la durabilité environnementale, l’IDH intègre le
niveau de vie, l’espérance de vie ainsi que le niveau d’instruction et d’accès au savoir pour estimer la
durabilité sociale et économique.

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Thème 4
Chapitre 7 : L’inflation
Section I : Qu’est-ce que l’inflation ?

A- Définition et sources de l’inflation :


1) Définition de l’inflation :
L'inflation est une augmentation générale et soutenue (ou durable) du niveau général des prix de tous les
biens et services dans une économie durant une période donnée. Cela signifie que la même quantité
d'argent peut acheter moins de biens et de services au fil du temps en raison de la hausse des prix.
Les critères de l’inflation :
➢ La hausse des prix : L'inflation se caractérise par une hausse soutenue des prix des biens et services.
➢ La généralisation de la hausse des prix : La hausse des prix doit affecter un grand nombre de biens
et services dans l'économie, et ne doit pas être limitée à quelques produits spécifiques.
➢ La durée de la hausse des prix : L'inflation doit être soutenue sur une période prolongée et ne pas
être simplement une fluctuation temporaire.
➢ La fréquence de la hausse des prix : Les hausses de prix doivent se produire fréquemment pour qu'il
soit considéré qu'il y a une inflation soutenue.
Distinction entre inflation, déflation et désinflation : La déflation est l’opposée de l’inflation, alors
que la désinflation constitue un simple ralentissement du rythme de l’inflation. En effet :

1- Inflation 2- Désinflation 3- Déflation


- Taux d’inflation > 0 et - Taux d’inflation > 0 et - Taux d’inflation < 0 et
croissant décroissant décroissant
- Le niveau des prix - Le niveau des prix - Le niveau des prix
augmente augmente diminue

2) Sources de l’inflation :
a) L’inflation par les coûts :
Une hausse des coûts de production, qui peut provenir de la hausse des salaires, des prix de machines, de
matières premières, de l’énergie, des charges fiscales, des charges financières, …, réduit la marge
bénéficières des entreprises ce qui les incite à augmenter les prix de vente pour les préserver : Il s’agit de
l’inflation par les coûts.
b) L’inflation par la demande :
Un excès de demande par rapport à l’offre induit à une inflation par la demande. En effet, lorsque la
demande augmente sans que l’offre ne parvienne à satisfaire ce supplément de demande, les prix de vente
augmentent.
c) L’inflation par la monnaie :
L’accroissement de la quantité de monnaie en circulation (masse monétaire) entraine l’inflation par la
monnaie lorsque cet accroissement n’est pas suivi d’une augmentation de la production et de l’offre des
biens et services.
d) L’inflation structurelle : (Structures du marché) :
Les structures du marché sont considérées comme l’une des causes de l’inflation. En effet, dans le cadre
de la concurrence pure et parfaite, les entreprises sont preneuses de prix c’est-à-dire qu’elles ne peuvent
pas agir sur les prix.
B- Mesure de l’inflation :
1) L’Indice des Prix à la Consommation IPC :
𝐜𝐨𝐮𝐭 𝐝𝐮 𝐩𝐚𝐧𝐢𝐞𝐫 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐚𝐧𝐭
𝐈𝐏𝐂 = × 𝟏𝟎𝟎
𝐜𝐨𝐮𝐭 𝐝𝐮 𝐩𝐚𝐧𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐛𝐚𝐬𝐞

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2) Le taux d’inflation :
𝐈𝐏𝐂𝐭𝐧 − 𝐈𝐏𝐂𝐭𝐧−𝟏
𝐥𝐞 𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐝′ 𝐢𝐧𝐟𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 = × 𝟏𝟎𝟎
𝐈𝐏𝐂𝐭𝐧−𝟏
Ou
𝐈𝐏𝐂𝐚𝐧𝐧é𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐚𝐧𝐭𝐞 − 𝐈𝐏𝐂𝐚𝐧𝐧é𝐞 𝐩𝐫é𝐜𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐞
𝐥𝐞 𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐝′ 𝐢𝐧𝐟𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 = × 𝟏𝟎𝟎
𝐈𝐏𝐂𝐚𝐧𝐧é𝐞 𝐩𝐫é𝐜𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐞
Ou
𝐈𝐏𝐂𝐭𝐧
𝐥𝐞 𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐝′ 𝐢𝐧𝐟𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 = ( − 𝟏) × 𝟏𝟎𝟎
𝐈𝐏𝐂𝐭𝐧−𝟏
On peut dégager les transformations suivantes :
𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐝′𝐢𝐧𝐟𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧
❖ 𝐈𝐏𝐂𝐭𝐧 = 𝐈𝐏𝐂𝐭𝐧−𝟏 (𝟏 + 𝟏𝟎𝟎
)

𝐈𝐏𝐂𝐭𝐧
❖ 𝐈𝐏𝐂𝐭𝐧−𝟏 = 𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐝′𝐢𝐧𝐟𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧
(𝟏+ 𝟏𝟎𝟎
)
Distinction entre IPC et taux d’inflation :
Le taux d'inflation désigne le taux de croissance en pourcentage de l’IPC entre deux périodes. Alors que
l’IPC mesure les variations, dans le temps, des prix des biens de consommation et des services acquis ou
utilisés par les ménages. L’IPC est constitué d’une moyenne pondérée des prix d’un panier des produits
les plus représentatifs de la consommation des ménages.
La stagflation :
Stagflation : contraction des mots « stagnation » et « inflation ». C’est une situation caractérisée à la fois
par la forte inflation et une stagnation de la production. Elle est accompagnée d’un taux de chômage
élevé (crise 1929 : taux de chômage élevé et taux d’inflation élevé).

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Section II : Effet de l’inflation et rôle de l’Etat :

A- Effets de l’inflation :
1) Effets néfastes :
➢ Dégradation du pouvoir d'achat : Lorsque les prix augmentent, le pouvoir d'achat des
consommateurs diminue

➢ Augmentation des coûts de production : Les entreprises peuvent être confrontées à des coûts de
production plus élevés en raison de l'augmentation des prix des matières premières ou des salaires

➢ Effet sur les taux d'intérêt : L'inflation peut augmenter les taux d'intérêt, ce qui peut réduire
l'investissement et la consommation, ce qui peut limiter la croissance économique.
➢ L'inflation peut avoir des effets négatifs sur la situation extérieure d'un pays : une inflation
élevée peut réduire la compétitivité du pays en augmentant les coûts de production et en rendant les
exportations plus chères sur le marché international.
/ Les catégories sociales les plus touchées par l'inflation ;
➢ Les personnes à faible revenu : Les personnes à faible revenu sont souvent plus touchées par
l'inflation, car une plus grande partie de leur revenu est consacrée à des dépenses de base telles que la
nourriture, le logement et les soins de santé
➢ Les personnes âgées et les handicapées : Les personnes âgées et les handicapées peuvent être plus
vulnérables à l'inflation car elles dépendent souvent de pensions et d'économies fixes pour subvenir à
leurs besoins. Lorsque les prix augmentent, leur pouvoir d'achat diminue, ce qui peut rendre plus difficile
le maintien de leur niveau de vie.
➢ Les emprunteurs : Les emprunteurs peuvent être touchés par l'inflation car les taux d'intérêt peuvent
augmenter pour compenser l'augmentation des coûts de l'emprunt en raison de l'inflation.
2) Effets bénéfiques
L’inflation a des effets négatifs sur l'économie
L'inflation favorise les investissements : lorsque les prix commencent à augmenter, la production est
encouragée. Les producteurs investissent davantage dans la prévision de profits plus élevées dans le futur
• L'inflation réduit le coût réel d’endettement : En période d'inflation, la différence entre le taux
d'intérêt et le taux d'inflation diminue (et même devient négative), ce qui rend le crédit moins cher.
• L'inflation réduit le déficit budgétaire à court terme : La hausse des prix des biens et services
augmentent les recettes car les taux sont souvent calculés en pourcentage des prix.
B- Rôle de l’Etat face à l’inflation :

1/ L'État peut prendre plusieurs mesures pour lutter contre l'inflation.


1) Des actions directes :
➢ Agir sur les salaires : L'État peut adopter des politiques salariales visant à limiter la hausse des
salaires pour réduire les coûts pour les entreprises et les prix pour les consommateurs
➢ Agir sur les prix : L'État peut contrôler les prix en réglementant les prix des biens et services
essentiels tels que les denrées alimentaires, les médicaments et les carburants

➢ Agir sur les importations : L'État peut contrôler l'inflation en limitant les importations de biens et
services qui sont à l'origine de l'augmentation des prix sur le marché national
2) Des actions indirectes :

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➢ Politique monétaire : La banque centrale d'un pays peut utiliser sa politique monétaire pour contrôler
l'inflation en ajustant les taux d'intérêt. Par exemple,

➢ Politique fiscale : L'État peut également utiliser sa politique fiscale pour lutter contre l'inflation

➢ Politique de l'offre : L'État peut également mettre en place une politique de l'offre pour lutter contre
l'inflation
3) Les limites de mesures de lutte contre l’inflation :
Les politiques visant à lutter contre l'inflation peuvent avoir des effets néfastes sur l'économie et la
société :
➢ Ralentissement de la croissance économique : Les politiques visant à lutter contre l'inflation peuvent
réduire la demande des consommateurs et des entreprises pour les biens et services.
➢ Augmentation du chômage : Les politiques visant à lutter contre l'inflation peuvent également
entraîner une augmentation du chômage, car les entreprises peuvent être contraintes de réduire leur
production ou de licencier des travailleurs en raison de la réduction de la demande.
➢ Réduction de la compétitivité : Les politiques visant à lutter contre l'inflation peuvent également
réduire la compétitivité des entreprises nationales sur le marché mondial, car elles peuvent augmenter les
coûts de production et les prix des biens et services nationaux.

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Chapitre 8 : Le chômage
Section I : Qu’est-ce que le chômage ?

A- Définition et mesure du chômage :


1) Définition du chômage :
le chômage (ou pénurie d’emploi) est une situation de déséquilibre sur le marché du travail qui apparait
lorsque l’offre de travail est supérieure à la demande de travail : toutes les personnes capables de
travailler ne parviennent pas à trouver un emploi rémunéré.

• L’offre de travail (demande d’emploi) :


L’offre de travail (ou demande d’emploi) est l’ensemble des capacités physiques ou intellectuelles que les
individus (les ménages) sont prêts à mettre en œuvre pour produire des biens et services nécessaires à
leurs besoins en contrepartie d’une rémunération.
• La demande de travail (offre d’emploi) :
La demande de travail (ou l’offre d’emploi) est l’ensemble des activités productives rémunérées proposés
par les agents économiques producteurs des biens et services (entreprises, administrations publiques,
associations, …).

On peut envisager plusieurs situations sur le marché du travail :


➢ Situation d’équilibre ou de plein emploi : Caractérisée par une égalité entre l’offre d’emploi
provenant des entreprise et la demande d’emploi provenant des travailleurs : offre de travail = demande
de travail ➔ 𝐐𝐎𝐋 = 𝐐𝐃 𝐋
 C’est une situation au niveau de la quelle une quantité de travail d’équilibre (Q*L) et un salaire
d’équilibre (S*) peuvent simultanément satisfaire les offreurs et les demandeurs de travail.
➢ Situation de déséquilibre : Caractérisée par une inégalité ou un déséquilibre entre l’offre et la
demande. Deux sous situations peuvent être envisagées :
➢ Situation de sur emploi ou pénurie de main d’oeuvre : Corresponde à une offre de travail
inférieure à la demande de travail. Les entreprises qui souhaitent embaucher ne parviennent pas à
trouver un nombre diffusant des travailleurs. ➔ 𝐐𝐎𝐋 < 𝐐𝐃 𝐋
Situation de sous-emploi ou pénurie d’emploi : Corresponde à une offre de travail supérieure à la
demande de travail. Dans ce cas les personnes capables à travailler ne trouvent pas un emploi rémunéré
grâce à l’insuffisance de la demande de travail provenant des entreprises : ➔ 𝐐𝐎𝐋 > 𝐐𝐃 𝐋 ➔ l’existence du
chômage.
2) Mesure du chômage :

a) Le taux de chômage :
𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐡𝐨𝐦𝐞𝐮𝐫𝐬
𝐓𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐜𝐡𝐨𝐦𝐚𝐠𝐞 = × 𝟏𝟎𝟎
𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞
b) Le taux d’emploi ou taux d’occupation :
𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐝′ 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐟𝐬𝐨𝐜𝐜𝐮𝐩é𝐞𝐬
𝐓𝐚𝐮𝐱 𝐝′𝐞𝐦𝐩𝐥𝐨𝐢 = × 𝟏𝟎𝟎
𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞
On a :
𝑃𝑜𝑝𝑢𝑎𝑙𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑜𝑐𝑐𝑢𝑝é𝑒 + 𝑃𝑜𝑝𝑢𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑖𝑛𝑜𝑐𝑢𝑝é𝑒𝑠 =𝑃𝑜𝑝𝑢𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑎𝑐𝑡𝑖𝑣𝑒
𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐨𝐜𝐜𝐮𝐩é𝐞 𝒑𝒐𝒑𝒖𝒍𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒊𝒏𝒐𝒄𝒄𝒖𝒑é𝒆 𝒑𝒐𝒑𝒖𝒍𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒂𝒄𝒕𝒊𝒗𝒆
= × 𝟏𝟎𝟎 + × 𝟏𝟎𝟎 = 𝒑𝒐𝒑𝒖𝒍𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒂𝒄𝒕𝒊𝒗𝒆 × 𝟏𝟎𝟎
𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞 𝒑𝒐𝒑𝒖𝒍𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒂𝒄𝒕𝒊𝒗𝒆
𝑇𝑎𝑢𝑥 𝑑′𝑜𝑐𝑐𝑢𝑝𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛+𝑇𝑎𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑐ℎô𝑚𝑎𝑔𝑒=100 %
𝑇𝑎𝑢𝑥 𝑑′𝑜𝑐𝑐𝑢𝑝𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛=100 %−𝑇𝑎𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑐ℎô𝑚𝑎𝑔𝑒
𝑇𝑎𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑐ℎô𝑚𝑎𝑔𝑒=100 %−𝑇𝑎𝑢𝑥 𝑑′𝑜𝑐𝑐𝑢𝑝𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
c) Le taux d’activité :

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𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞
𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐝′ 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐢𝐭é = × 𝟏𝟎𝟎
𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥𝐞
d) Le rapport de dépendance économique :
𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐢𝐧𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞
𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐝é𝐩𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐜𝐞 é𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 = × 𝟏𝟎𝟎
𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐨𝐜𝐜𝐮𝐩é𝐞
B- Typologie du chômage :
1) Chômage frictionnel :
Il correspond à un chômage volontaire lié aux délais d’ajustement de la main d’œuvre d’un emploi à un
autre c’est-à-dire au temps de recherche qui s’impose aux travailleurs et aux employeurs pour que les
attentes des uns coïncident avec les attentes des autres.
Un autre exemple du chômage, quand les nouveaux diplômés sont introduits sur le marché mais sont
toujours à la recherche d'un emploi. C'est ce que l'on appelle le "taux naturel" du chômage.
➔ C’est un chômage volontaire et de courte période.
2) Chômage conjoncturel :
Le chômage conjoncturel se produit lorsque le cycle de commerce est affecté. Le chômage conjoncturel
diminue en période d'expansion et augmente pendant les récessions. Les entreprises ne vont pas de
dépenser le salaire pour les employeurs lorsque moins de gens achètent leurs produits. Normalement,
lorsque l'économie renforce, de plus en plus de personnes seront employées.
➔ C’est un chômage involontaire et de courte période.
3) Chômage structurel :
Ce type de chômage arrive normalement après une catastrophe naturelle, d'un changement dans la
situation économique d'une industrie, ou de nouveaux concurrents sont introduits sur le marché. Le
chômage structurel est le type le plus commun de chômage et est considérée comme permanente. Il est
difficile et prend beaucoup de temps pour les travailleurs d'apprendre les nouvelles compétences pour
obtenir du travail.

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Section II : Conséquences du chômage et rôle de l’Etat

A- Les conséquences du chômage :


1) Conséquences économiques :
Les conséquences économiques du chômage sont multiples. Voici quelques exemples :
• Ressources non exploitées ou sous exploitées.
• Baisse de la productivité.
• Perte de revenu.
• Réduction de la demande.
• Manque à gagner en termes de recettes fiscales.
• Développement des activités souterraines.
2) Conséquences sociales :
Les conséquences sociales du chômage sont diverses :
• Marginalisation d’une partie de la population.
• Risques politiques et sociaux par la perte de confiance dans l’efficacité des gouvernements.
• Effritement du lien social.
• Développement du travail atypique.
• Vulnérabilité des travailleurs.
• Difficultés matérielles.
• Exode rural.
B- Le rôle de l’Etat :
Pour lutter contre le chômage, l’Etat peut prendre plusieurs mesures pour atténuer le chômage :
➢ Des mesures directes : La création des emplois publics.
➢ Des mesures incitatives : instaurer un climat favorable à la création d’emplois :
➢ La mise en place des centres de formation permettant de former et réintégrer des travailleurs.
➢ L’instauration des mesures qui incitent les entreprises à créer des emplois.
En Tunisie, des programmes variés sont mis en place pour lutter contre le chômage

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‫‪Lycée secondaire Ain Jalloula‬‬ ‫‪Matière : économie Baccalauréat‬‬ ‫‪Prof : BALHOUDI Samira‬‬

‫» ‪Insha’Allah « Admis‬‬

‫ما تخاف من حتى شيء تأكد الي انت باش تنجح واخدم على روحك واتعب‬
‫الفترة هاذي باش تنجح نهار ‪23‬جوان وتفرح العزاز عليك‪.‬‬

‫اتعب واهدي والديك نجاحك‬

‫متأكدة انو عندكم طاقة قوية قادرين توصلوا بيها لبعيد فقط خرج طاقتك وقوم‬
‫حارب البخل باش توصل‬

‫نحبكم برشا‬

‫‪30‬‬

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