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Intmult

Ce document présente un cours sur les intégrales multiples, incluant les méthodes de calcul pour les intégrales doubles, triples et de surface, ainsi que des propriétés et des changements de variables. Il aborde également des applications telles que le centre d'inertie et le moment d'inertie, tout en fournissant des exemples et des exercices. Le contenu est destiné à une approche intuitive des intégrales dans des espaces de dimension supérieure.

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© 2024 - Gérard Lavau - [Link]

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INTEGRALES MULTIPLES

PLAN
I : Méthodes de calcul
1) Intégrales doubles
2) Propriétés
3) Changement de variables
4) Intégrales de surface
5) Intégrales triples
II : Applications et formules diverses
1) Centre d'inertie
2) Moment d'inertie
Exercices
1) Enoncés
2) Solutions

Ce chapitre n'a pas pour but de développer une définition des intégrales de fonctions définies sur un
espace de dimension supérieure ou égale à 2 et se borne à une approche intuitive de ce type
d'intégrales par des méthodes de calcul.

I : Méthodes de calcul

1- Intégrales doubles
Soit R = [a, b]  [c, d] un rectangle du plan et f une fonction continue sur R, à valeurs réelles. On
définit :
b d
 f(x, y) dxdy =  ( f(x, y) dy) dx
  
R a c
On admettra le théorème de Fubini qui énonce que le rôle des deux variables est symétrique, c'est-
à-dire que l'on peut aussi écrire :
d b
 f(x, y) dxdy =  ( f(x, y) dx) dy
  
R c a
(Une démonstration en est donnée dans l'annexe I du chapitre L2/[Link]).

EXEMPLE :
 Pour R = [0, 2]  [0, 1] :
2 1 2
 x2 + y dxdy =  ( x2 + y dy) dx =  x2 + 1 dx = 8 + 1 = 11
    2 3 3
R 0 0 0

-1-
1 2 1
ou  x2 + y dxdy =  ( x2 + y dx) dy =  8 + 2y dy = 8 + 1 = 11
    3 3 3
R 0 0 0

On étend aussi cette définition au cas où le domaine d'intégration D est de la forme :


D = {(x, y), a  x  b, (x)  y  (x)}
où  et  sont deux fonctions continues :
(x)
 f(x, y) dxdy =  (
b
f(x, y) dy) dx
  
D a (x)

La méthode générale de calcul de   f(x, y) dxdy consiste donc :
D
à intégrer d'abord par rapport à une variable, y par exemple, les bornes dépendant de x
puis à intégrer par rapport à l'autre variable.

EXEMPLES :
 2
 x y dxdy où D est l'ensemble {(x, y) | x  0, y  0, x + y  1}
D
1 1–x

=
1 2
 x (1 – x) dx = 1
2
2
 ( x y dy) dx = 
0 0 0 2 60

ou bien
1 1–y

=
1
 y(1 – y) dy = 1
3
2
 ( x y dx) dy = 
0 0 0 3 60

 Calculons maintenant l'aire d'une ellipse :


 dxdy où D = {(x,y) | x2 + y2  1}
 a2 b2
D
a f(x)
  x2
= 4  dy dx où f(x) = b 1– 2
 0
a
0
a
 x2
=4 b 1– dx
0 a2
/2

= 4  ab cos2() d en posant x = a sin()
0
= ab

2- Propriétés
Nous admettrons que :
  
 f(x, y) dxdy =  f(x, y) dxdy +  f(x, y) dxdy si D1 et D2 sont disjoints
D  D D D
 1 2  1  2

-2-

f0  f(x, y) dxdy  0
D
 
D1  D2 et f  0   f(x, y) dxdy   f(x, y) dxdy
D D
 1  2
 
fg  f(x, y) dxdy   g(x, y) dxdy
D D
 (af + bg)(x,y) dxdy = a  f(x, y) dxdy + b  g(x, y) dxdy
  
D D D

3- Changement de variables
Nous commençons par un changement de variables affines :

CHANGEMENT AFFINE :

PROPOSITION
 x = au + bv + c
Soit le changement de variables  y = du + ev + g avec ae – db  0 et f continue. Alors :

 f(x, y) dxdy =  f(au+bv+c, du+ev+g) ae – db dudv
 
D 
où  = {(u, v) | (x, y)  D}.

u x
La condition ae – db  0 signifie que la transformation  v    y  est bijective.
   
Géométriquement, au premier ordre, une petite variation du du paramètre u déplace le point (x, y)
a
selon le vecteur du  d , et une petite variation dv du paramètre v déplace le point (x, y) selon le
 
b
vecteur dv  e . Ces deux vecteurs forment un parallélogramme d'aire la valeur absolue de
 
 a b 
dudv  d e , soit ae – db dudv. Ainsi, on remplace l'élément d'aire dxdy par l'élément d'aire
 
ae – db dudv de ce parallélogramme.

Démonstration :
Une démonstration plus rigoureuse peut se faire comme suit :
x
 c et g n'ont aucune importance dans le changement de l'élément différentiel car  y  est obtenu
 
c  au + bv 
par simple translation de vecteur  g  à partir du point  du + ev , or une translation ne change pas
   
les aires des éléments de surface. On peut donc procéder d'abord au changement de variable
 u   X   au + bv  X x X + c
  =  puis à la translation      =  . On aura alors :
 v   Y   du + ev  Y y Y + g
 f(x, y) dxdy =  f(X + c,Y + g) dXdY où D' est translaté de D de –  c 
  g
D D'
-3-
et il suffit de montrer que dXdY doit être remplacé par ae – db dudv. On se ramène ainsi au cas
d'un simple changement de variables de la forme :
 x = au + bv

 y = du + ev
 Considérons d'abord le cas où d = 0, avec ae  0. On procède au changement de variable en deux
temps, en opérant à chaque fois sur une intégrale simple, d'abord y = ev puis, pour chaque v,
x = au + bv, ce qui donne (en omettant les bornes pour simplifier les notations) :
 f(x, y) dxdy =   f(x, y)dy dx
   
   
=  
  f(x, ev) e dv dx
  
Nous avons remplacé dy par e dv et non edv pour la raison suivante : si e est négatif, l'intégrale
b b/e
 f(x, y)dy avec a < b deviendra  f(x, ev) edv avec a > b, ce qu'on préfère écrire
  e e
a a/e
a/e
–
 f(x, ev) edv de façon à ce que les bornes de l'intégrale soient dans le bon sens. On trouve bien
b/e
dans tous les cas 
 f(x, ev) e dv, étant entendu que les bornes sont bien ordonnées. Il en sera de

même dans un instant pour x.
 f(x, y) dxdy =  f(x, ev) e dxdv
 
 
=  
  f(x, ev) dx e dv
  
Or, pour chaque v,  
 f(x, ev) dx =  f(au + bv, ev) a du en posant x = au + bv. Finalement :
 
 f(x, y) dxdy =  f(au + bv, ev) ae dudv
 
 
ce qu'on voulait montrer.
 On pourra procéder d'une façon analogue lorsque l'un des quatre coefficients a, b, d, e est nul.
Ainsi, la démonstration est faite lorsque le changement de variable est opéré au moyen de matrices
a b a 0 0 b a b
triangulaires  0 e  ou  d e  ou  d e  ou  d 0 . Or le changement de variables général peut
       
s'opérer au moyen de deux changements de variables triangulaires successifs :
 a b   1 b  a–bd/e 0 
 =   si e  0.
 d e   0 e  d/e 1 
bd
Les deux changements successifs amènent en facteur devant l'élément différentiel d'abord a – ,
e
puis e , soit au total ae – bd .

COORDONNEES POLAIRES :
-4-
PROPOSITION
 x = rcos()
Soit le changement de variables  . Alors :
 y = rsin()
 f(x, y) dxdy =  f(rcos(), rsin()) r drd
 
D 
où  = {(r,) | r  0,   [–, ], (rcos(), rsin())  D}

Ceci s'interprète physiquement en considérant r drd comme un élément d'aire élémentaire, d'un
petit rectangle de côtés dr et rd.

Démonstration :
Comme dans le cas affine, on procède à deux changements de variables successifs. Nous prendrons
r > 0 et   [–,]. Nous scinderons au besoin le domaine D en deux parties, D  {(x,y) | y > 0}
pour lequel  décrit ]0, [ et D  {(x,y) | y < 0} pour lequel  décrit ]–, 0[. L'aire d'une droite étant
nulle dans le plan, le fait d'avoir omis l'axe des abscisses est sans influence sur l'intégrale. Les deux
changements auxquels on procède sont :
 r   y   rsin()   y   x   ycotan() 
  =  et     y  =  
         y 
Dans le cas y > 0 (l'autre cas est laissé au lecteur), on a :
 f(x, y) dxdy =   f(x, y)dx dy
   
   
or, pour chaque y, on a, en posant x = ycotan() (les bornes étant sous-entendues) :
 f(x, y)dx = –  f(ycotan(), y) y2 d
  sin ()
 
=
y
f(ycotan(), y) d
 sin 2
()

en remettant les bornes dans le bon sens (le changement de variables   x = ycotan() étant
décroissant).
  f(x, y) dxdy =  f(ycotan(), y) y2 d dy
  sin 
 
=   1
  f(ycotan(), y) y dy sin2 d
  
or, pour chaque , on a, en posant y = rsin() :
 f(ycotan(), y) y dy =  f(rcos(), rsin()) rsin2() dr
 
 
  f(x, y) dxdy =  f(rcos(), rsin()) r drd
 
 

EXEMPLES :
 Aire du disque de rayon R. D = {(x, y) | x2 + y2  R}.  = {(r, ) | 0  r  R, –     }

-5-
 dxdy =  r drd = R2  2 = R2
 
D  2

 Calcul de :

 exp(– x2) dx = I = 2  exp(– x2) dx
 
– 2 0 2
Cette intégrale, dite intégrale de Gauss, intervient en calcul des probabilités (Voir la loi normale de
x2
Gauss dans le chapitre L3/[Link]). On ne connaît pas de primitives de exp(– ) sous forme
2
de fonctions simples. On peut néanmoins calculer l'intégrale de façon exacte. Posons
a
 x2
F(a) =  exp(– ) dx.
0 2
On considère le carré C(a) de côté a dont une diagonale admet comme extrémités les points O et
A(a, a) et le quart de cercle D(a) de centre O de rayon a, dans le quart de plan x  0 et y  0.

D(a 2)

C(a)

D(a)

O a a 2

On a D(a)  C(a)  D(a 2), donc :


 exp(– x + y ) dxdy   exp(– x + y ) dxdy  
2 2 2 2
x2 + y2
     exp(– ) dxdy

 D(a)
2 
 C(a)
2
D(a 2)
2
Or :
 exp(– x + y ) dxdy =  exp(– x ) exp(– y ) dxdy
2 2 2 2

 
C(a)
2 2 2
C(a)
a a
=  exp(– y ) dy = F(a)2
x2 2
 exp(– ) dx 
0 2 0 2
et
 exp(– x + y ) dxdy =  exp(– r ) r drd où  = { (r,) | 0  r  a et 0    }
2 2 2

 
D(a) 
2 2 2

=  – exp(– ) =  (1 – exp(– ))


a
r2 a2
2 2 0 2 2
Donc :
 (1 – exp(– a2))  F(a)2   (1 – exp(–a2))
2 2 2

-6-

Quand a tend vers l'infini, on obtient : lim F(a) =
a 2

Or I = 
2
x
 exp(– 2 ) dx n'est autre que le double de cette limite. Donc :
–

 exp(– x2) dx =
 2
2
–
Une autre démonstration est donnée dans les exercices du chapitre L2/[Link].
Si on effectue le changement de variable x = t 2, et compte tenu de la parité de la fonction, on
obtient la variante :

 2 
 exp(– t ) dt =
0 2

CAS GENERAL :
PROPOSITION
Soit le changement de variables (x, y) = (u, v) où  est un difféomorphisme de  dans D et soit f
continue. Alors :
 f(x, y) dxdy =  f((u, v)) J dudv
 
D 
où  = {(u, v) | (u, v)  D} et J le jacobien de .

On rappelle qu'un difféomorphisme est une application bijective, qui admet, ainsi que sa réciproque,
des dérivées partielles continues. Le jacobien J est le déterminant 2  2 constitué des dérivées
partielles des deux composantes de  par rapport à u et à v. On pourra aisément vérifier que cette
a b
formule généralise le cas affine, où le jacobien vaut  d e  = ae – bd, et le cas polaire, où le
 
 cos() –rsin() 
jacobien vaut   = r.
 sin() rcos() 
Nous admettrons [Link], ainsi que sa généralisation à n'importe quelle dimension.
Géométriquement, une petite variation du entraîne un déplacement du point (x, y) selon le vecteur
x
 u 
du
 . De même, une petite variation dv entraîne un déplacement du point (x, y) selon le vecteur
 
y
 u 
 x   x x

dv
 v 
. On obtient un petit parallélogramme d'aire la valeur absolue de dudv
 u v 
. Le
 y   y y 
 v   u v 
déterminant n'est autre que le jacobien J. Ainsi, on remplace l'élément d'aire dxdy par l'élément
d'aire J dudv.

EXEMPLE :

-7-
x=x 
 Effectuons le changement de variable  y = txdans l'intégrale I =  2 2
 exp(– x – y ) dxdy où :

D
D = ]0,+[  ]0,+[

On obtient I =
 
2 2 2   2 2 2
 exp(– x – t x ) x dxdt =  dt  exp(– t x – x ) x dx
  0
 0
1
Or exp(– t x – x ) x admet comme primitive en x la fonction x  –
2 2 2 2 2 2
2 exp(– t x – x ) de
2(1 + t )

sorte que  2 2 2 1
 exp(– t x – x ) x dx = 2(1 + t2).
0

Donc  2 2 
 1 
 exp(– x – y ) dxdy =  2(1 + t2) dt = 4
D 0
Conne on a :
 exp(– x2 – y2) dxdy =   exp(– x2) dx   exp(– y2) dy =   exp(– x2) dx2
    
D 0 0 0 
On en déduit que :
 exp(– x2) dx = 

 2
0

donc  exp(– x2) dx = 

–
 x2
donc  exp(– ) dx = 2 par changement de variable.
 2
–
et l'on retrouve la valeur de cette intégrale, calculée plus haut.

4- Intégrales de surface
 x(u, v) 
Considérons une surface S paramétrée dans R : (u, v)  M(u, v) =  y(u, v) , (u, v) parcourant un
3

 z(u, v) 
domaine D, x, y, z étant des fonctions de classe C1 de (u, v). Au premier ordre, lorsque u varie de du,
x
 u 
le point se déplace selon le vecteur du
 y 
= du
M
, qui est l'un des vecteurs tangents à la
 u
z  u

 u 
surface au point considéré. Si c'est v qui varie de dv, le point se déplace selon le vecteur
x
 v
dv
 y = dv
M
, qui est un autre vecteur tangent à la surface. Ces deux vecteurs forment un
 v
z v

 v
-8-
M M M M
parallélogramme dont l'aire est d = dudv ||  ||. Le vecteur  est orthogonal au plan
u v u v
tangent, il est normal à la surface. Nous supposerons la surface suffisamment régulière pour que
M M
||  || ne s'annule pas, sauf éventuellement en des points isolés. Nous supposerons aussi que
u v
la surface ne se recoupe pas.
Si f est une fonction définie sur S, on appelle intégrale de surface   f(M) d l'intégrale double
S
 f(x(u, v), y(u, v)) || M  M || dudv. On peut vérifier que cette quantité ne dépend pas du
 u v
D
paramétrage utilisé. Le cas le plus fréquent est celui où f = 1, auquel cas on calcule l'aire de la
surface S.

EXEMPLE :
 Soit à calculer l'aire A de la sphère de rayon R de centre O :
La sphère est l'ensemble {(x, y, z) | x2 + y2 + z2 = R2}. Un point M de la sphère de rayon R admet
pour coordonnées :
 x = Rcos()sin()
 y = Rsin()sin() 0   <  0    2

 z = Rcos()
Les paramètres sont ici  et  au lieu de u et v. Sur la sphère terrestre,  est la longitude en radians
et  la colatitude (différence entre  et la latitude.  = 0 au pôle nord,  =  à l'équateur et  =  au
2 2
pôle sud). On a :
 cos()cos() 
M
= R  sin()cos()  vecteur tangent au méridien de longitude 
  – sin() 
 – sin()sin() 
M
= R  cos()sin()  vecteur tangent au parallèle de colatitude 
  0 
 cos()sin() 
M M
 = R2sin()  sin()sin()  de norme R2sin()
   cos() 
M M
On remarque que  est colinéaire à OM, ce qui est bien normal, OM étant orthogonal au
 
plan tangent. L'élément d'aire d vaut donc R2sin() dd. Il se retrouve rapidement en remarquant
d'une variation d occasionne un déplacement de longueur Rd le long d'un méridien, et qu'une
variation doccasionne un déplacement de longueur Rsin()d le long d'un parallèle, les deux
déplacements étant perpendiculaires.

Cherchons la surface latérale de la sphère pour 0 <  < 1, 0    2.



  1
A =  R2sin() dd = 2R2 sin() d = 2R2(cos(0) – cos(1))
D 
0

-9-
L'aire de la sphère s'obtient en prenant 0 = 0 et 1 = , ce qui donne 4R2. Mais le résultat plus
général qui précède est remarquable, car l'aire du tronc de sphère compris entre les angles 0 et 1
est égale à l'aire de la surface latérale du cylindre de même rayon et de même hauteur, propriété
connue d'Archimède.

Il en résulte des propriétés remarquables. Si M est un point distribué selon une loi uniforme sur la
surface de la sphère, alors chacune de ses coordonnées sera uniformément distribuée dans le
segment [–R, R]. En effet, la probabilité que la coordonnée z par exemple appartienne à un
intervalle [a, b] est la probabilité que M appartiennent à la bande sphérique comprise entre les cotes
a et b. Cette probabilité est proportionnelle à l'aire de la bande sphérique, elle-même égale à l'aire de
la bande correspondante du cylindre, donc proportionnelle à la hauteur b – a. Bien entendu, les trois
coordonnées ne sont pas des variables aléatoires indépendantes puisqu'elles sont liées par la relation
x2 + y2 + z2 = 1. Le cas de trois variables aléatoires indépendantes à valeurs dans [– R, R]
correspond, lui, au choix d'un point M élément d'un volume cubique dont les côtés ont pour
longueur 2R

Supposons qu'on dispose d'un langage de programmation doté d'une fonction random( ) qui renvoie
une valeur numérique élément de [0, 1] avec une loi uniforme. On souhaite définir un point M de la
sphère avec une loi uniforme. On commence par définir la composante z  random( ). Puis on
définit l'angle phi  2*pi*random( ). On pose enfin x  sqrt(1-z^2)*cos(phi) et y  sqrt(1-z^2)*sin(phi).
On peut aussi poser theta  arccos(z) si on veut travailler en coordonnées sphériques.

Une propriété analogue d'équirépartition de chaque composante d'un vecteur est utilisée en
mécanique quantique, où l'on suppose que les valeurs que peut prendre le spin d'une particule selon
un axe quelconque, dans un ensemble de la forme {– j, – j + 1, – j + 2, ..., j – 1, j}, j étant entier ou
demi-entier, est uniformément réparti dans cette ensemble.

5- Intégrales triples
Les intégrales triples se traitent de la même façon. On intègre d'abord par rapport à une variable,
puis par rapport à une deuxième, puis par rapport à la dernière variable.

- 10 -
EXEMPLES :
 Volume de la boule de rayon R de centre O :
La boule est l'ensemble {(x, y, z) | x2 + y2 + z2  R2}. Son volume est une intégrale triple :
 dxdydz
V= 
V
De même, on peut voir une pomme de terre découpée en cubes comme la somme des petits cubes
dxdydz.

a) Méthode 1 : On intègre d'abord par rapport à z.

 R2–x2–y2
V =   dz dxdy où D = {(x, y) | x2 + y2  R2} est le disque équatorial
 
D – R2–x2–y2

=  2 R2 – x2 – y2 dxdy
D
(La dernière expression ci-dessus correspond à un découpage de la pomme de terre en frites
verticales)

=  2 R2 – r2 rdrd en passant en polaire,  = {(r, ) | 0  r  R, 0    2}

R

R2 – r2 rdr = 4  – (R2 – r2)3/2  = R3
1 R 4
= 4
0  3 0 3

b) Méthode 2 : On intègre d'abord par rapport à x et y.


 dxdy dz où D(z) = {(x, y) | x2 + y2  R2 – z2}
R
V=  
 D(z)
–R
R

=   (R2 – z2) dz
–R
(On a découpé la pomme de terre en rondelles horizontales)

2R3 4 3
= (2R3 – ) = R
3 3

 x = rcos()sin()
c) Méthode 3 : On passe en coordonnées sphériques  y = rsin()sin() , 0  r  R, 0    ,
 z = rcos()
0    2. Comme pour les intégrales doubles, le changement de variables utilise la valeur absolue
M M M M M M M M
du jacobien det( , , )=< |  >. On a déjà calculé  dans le calcul de
r   r    
l'aire de la sphère, d'où l'on tire :
 cos()sin() 
M M 2 M M  sin()sin() 
 = r sin() avec = de norme 1
  r r  cos() 

- 11 -
Donc le jacobien vaut r2sin(), et le volume de la boule vaut :
 2
V=  r sin() drdd
 
Si on intègre d'abord par rapport à  et , on retombe sur l'aire 4r2 de la sphère de rayon r, telle
qu'on la vu plus haut. On obtient donc :
R

V =  4r2 dr (On a découpé, innovation culinaire , la pomme de terre en sphères
0
concentriques. Ca marche mieux avec un oignon)
4
= R3
3

 Volume de l'ellipsoïde :
x2 y2 z2
On pourra de même montrer que le volume limité par l'ellipsoïde d'équation + + = 1 vaut
a2 b2 c2
4
abc.
3

 Volume du cône :
Soit un cône de hauteur H et de surface de base quelconque, d'aire S.

 dxdydz
V= 
V
H

=  s(z) dz
0
où s(z) est égale à l'aire de la surface obtenue par section du cône à la hauteur z. Par homothétie,
Sz2
s(z) = 2 , donc :
H
S H3 1
V= 2 =  HS
H 3 3

 Volume d'un cylindre tronqué :


Soit a > 0. Calculer le volume du domaine D = {(x, y, z) | x2 + y2 – 2ax  0, 0  z  x2 + y2}.

- 12 -
Soit D le disque du plan Oxy d'équation x2 + y2 – 2ax  0, ou encore (x – a)2 + y2  a2. Son centre est
(a, 0, 0) et son rayon est a. Le volume V cherché vaut x2 + y2 dxdy. On passe en polaire pour

D
obtenir  r2 drd où  = {(r, ) | r2  2arcos(), –     }. Donc :
 2 2

/2 /2 3 3 3 /2
V=   8a cos() d = 8a  (1 – sin()2) cos() d
2acos() 2
r dr d =
   3 3 
–/2 0 –/2 –/2
3 /2
8a 
3
sin()  32a 3
= sin() –  =
3  3 –/2 9

II: Applications et formules diverses

1- Centre d'inertie
 la masse d'une courbe  homogène de densité 1 est donnée par :
M=  dl avec dl = x' + y' si (x(t),y(t)) est un paramétrage C de 
2 2 1


Ce n'est autre que la longueur de la courbe.

Le centre d'inertie de cette courbe est donnée par :


xG = 
1
x dl
M

yG = 
1
y dl
M

zG = 
1
z dl
M


 La masse d'une plaque homogène de densité surfacique 1 est donnée par :



M=  dxdy

La masse d'une plaque de densité surfacique f(x,y) est donnée par :

M=  f(x,y) dxdy


Le centre d'inertie d'une plaque homogène de densité 1 est donné par :


1 
xG =   x dxdy
M 

1 
yG =  y dxdy
M 

Le centre d'inertie d'une plaque de densité f(x,y) est donné par :
- 13 -
1 
xG =  x f(x,y) dxdy
M 

1 
yG =   y f(x,y) dxdy
M 

 En dimension 3, on aura de même, pour un solide de densité volumique f(x,y,z) :


 f(x,y,z) dxdydz
M= 

1 
xG =  x f(x,y,z) dxdydz
M 

1 
yG =   y f(x,y,z) dxdydz
M 

1 
zG =  z f(x,y,z) dxdydz
M 


THEOREME DE GULDIN
(i) Soit  une courbe coplanaire à l'axe Oz. L'aire de la surface engendrée par  en tournant
d'un angle  autour de Oz est égale à LD, produit de la longueur L de la courbe, par la longueur
D parcourue par son centre d'inertie. (D est la distance du centre d'inertie à l'axe)
(ii) Soit S une surface coplanaire à l'axe Oz. Le volume du solide engendré par S en
tournant d'un angle  autour de Oz est égale à AD, produit de l'aire A de la surface, par la
longueur D parcourue par son centre d'inertie.

Ce théorème peut aussi bien servir à calculer une aire ou un volume connaissant le centre d'inertie
qu'à déterminer ce centre connaissant l'aire ou le volume.

Démonstration :
i) Soit G le centre d'inertie de , se projetant en O sur Oz. Soit M un point de , se projetant en H
sur Oz. Soit x = HM. L'aire de la surface est égal à :
 
 HM  dl =  x dl = DL
 

ii) Soit M un point de S. Le volume engendré est égal à :


  
 HM  ds =  x ds =  OG ds = DA
S S S

EXEMPLES :
 Centre d'inertie d'un demi-cercle homogène {(x, y) | x2 + y2 = R2, y  0}
La masse M est R. xG est nul par symétrie.

  2R
MyG =  y dl =  Rsin() Rd = 2R2  yG =
 0 

- 14 -
On peut aussi appliquer le théorème de Guldin en faisant tourner de 2 le demi-cercle autour de
l'axe Ox. On engendre une sphère On a donc :
2R
4R2 = R  2yG  yG =

 Centre d'inertie d'un demi-disque homogène {(x, y) | x2 + y2  R2, y  0}


R2
La masse est . xG est évidemment nul par symétrie. Calculons yG :
2

MyG =   y dxdy


=  r sin() rdrd en passant en polaire, 0  r  R, 0    

2
= R2
3
4R
 yG =
3
On peut aussi appliquer le théorème de Guldin en faisant tourner de 2 le demi-disque autour de
l'axe Ox. On engendre une boule, ce qui donne :
4R3 R2 4R
=  2yG  yG =
3 2 3

 Centre d'inertie d'une demi-boule de rayon R. Soit Oz son axe et d la distance du centre d'inertie
de la demi-boule au centre du disque limite situé dans le plan Oxy. On a, en découpant la boule en
tranche de hauteur z :
2R3 R R4
d= 4 1 1 3R
(R 2
– z 2
) z dz = R ( – ) = d=
3  2 4 4 8
0

2- Moment d'inertie
 d'un point M de masse m par rapport à un point O situé à une distance r : mr2

 d'un point M de masse m par rapport à un axe situé à une distance r : mr2. Exemple : si l'axe est
Oz et si M a pour composante (x, y, z), alors le moment est m(x2 + y2)

 d'un point M de masse m par rapport à un plan situé à une distance r : mr2. Exemple : si le plan
est Oyz et si M a pour composante (x, y, z), alors le moment est mx2.

En conséquence, le moment par rapport à O est égal à la somme des moments par rapport aux trois
plans Oxy, Oxz et Oyz. Le moment par rapport à Oz est égal à la somme des moments par rapport
aux deux plans Oxz et Oyz.

Ces résultats s'applique à des courbes, des plaques ou à des solides en calculant une intégrale sur
tous les points du solide. Par exemple, le moment d'inertie d'un solide V par rapport à l'axe Ox est :
 y2 + z2 dxdydz

V

- 15 -
Les remarques qui ont précédé évitent souvent de calculer des intégrales. Ainsi, le moment d'un
cercle de centre O dans le plan Oxy de masse m de rayon r par rapport à son axe Oz est :
IOz = mr2 = IOxz + IOyz
2
mr
Par symétrie, IOxz = IOyz = , moment du cercle par rapport à l'un de ses diamètres.
2

On dispose également du
THEOREME DE HUYGENS
Le moment d'inertie d'un solide de masse M par rapport à un axe D est égal au moment d'inertie
par rapport à l'axe  parallèle à D et passant par le centre d'inertie G du solide, augmenté du
moment d'inertie par rapport à D de G affecté de la masse M.

Démonstration :
Le moment d'inertie du solide par rapport à D est :
 R2 dm où R est la distance du point considéré à D
I=
V
Notons M un point quelconque du solide, H sa projection sur D, K sa projection sur . On a :
HM = HK + KM
avec HM = R, HK vecteur constant au où u est un vecteur unitaire porté par une perpendiculaire
commune à D et , a distance de D à . Posons r = KM
 R2 = a2 + r2 + 2<HK, KM> où < , > désigne le produit scalaire
 a2 + r2 + 2<HK, KM> dm
 I=
V
 a2 dm +  r2 dm +  2<HK, KM> dm
 
  
V V V
 r2 dm + 2 <HK, KM dm>
a2M + 
 
V V

moment par nul par proportionnel à la distance


rapport à  du centre d'inertie à , et cette distance est nulle

EXEMPLES :
ML2
 Barreau de longueur L dont l'axe est orthogonal et passe par le centre :
12
En effet, Soit I le moment d'inertie cherché, et soit I(L) le moment d'inertie par rapport à un axe
orthogonal au barreau, mais passant par une extrémité. On a, d'après le théorème de Huygens :
ML2
I(L) = I +
4
L L I(L)
mais I = 2I( ) en considérons le barreau comme formé de deux demi-barreaux et I( ) = car les
2 2 8
moments sont proportionnels à la masse et aux carrés des longueurs.
I(L) ML2
 I(L) = +
4 4
ML2
 I(L) =
3
- 16 -
L M L2 ML2
 I( ) =  =
2 2 12 24
ML2
 I=
12

Ma2
 Feuille rectangulaire a  b dont l'axe est parallèle au côté b, et passe par le centre :
12
On le considère comme somme de barreaux.

M(a2 + b2)
 Feuille rectangulaire a  b dont l'axe est orthogonal et passe par le centre :
12
Si la feuille est contenue dans le plan Oxy, on a : Iz = Ixz + Iyz = Ix + Iy et l'on applique le résultat
précédent.

 Anneau circulaire compris entre les rayons R1 et R2 dont l'axe est orthogonal à l'anneau et passe
M(R12 + R22)
par le centre :
2
On découpe l'anneau en cercles concentriques.
R
 12
I =  r 2r dr =  (R24 – R14) =  (R22 – R12)(R22 + R12)
 R1
2 2
M(R12 + R22)
=
2
MR2
Le cas du disque de rayon R s'obtient en prenant R1 = R et R2 = 0, ce qui donne le moment .
2
M(R12 + R22)
 Anneau circulaire compris entre les rayons R1 et R2, l'axe étant diamètral :
4
Si l'anneau est contenu dans le plan Oxy, on a : Iz = Ixz + Iyz = Ix + Iy et l'on applique le résultat
M(R12 + R22)
précédent, avec Ix = Iy et Iz = .
2
Le cas du disque de rayon R par rapport à un axe diamétral s'obtient avec R1 = R et R2 = 0, ce qui
MR2
donne un moment d'inertie égal à .
4

 Cercle de rayon R par rapport à un axe orthogonal Iz au cercle, passant par son centre : MR2.

MR2
 Cercle de rayon R par rapport à un axe diamétral : . En effet, si l'axe diamétral est Ox et si
2
Oz est perpendiculaire au plan du cercle, on a Iz = Ix + Iy avec Ix = Iy et Iz = MR2.

x2 y2 Mb2
 Ellipse pleine 2 + 2  1 par rapport à l'axe Ox : . En effet :
a b 4
b y2
Ix =  y2
dxdy = 4  y2 a 1 – b2 dy posons y = bsin()
 
 y=0
/2 3  /2
= 4ab3  sin 2
()cos 2
() d = ab 2
  sin (2) d
0 0
- 17 -
/2 1 – cos(4) ab3 Mb2
= ab3  d = = car l'aire de l'ellipse est M = ab
 2 4 4
0
C'est une généralisation du cas du disque.

x2 y2
 Ellipse pleine +  1 par rapport à l'axe orthogonal à l'ellipse et passant par son centre :
a2 b2
M(a2 + b2)
.
4
En effet, il s'agit de Ix + Iy avec les moments par rapport à Ox et Oy calculés auparavant.

 Parallélépipède rectangle a  b  c dont l'axe est parallèle au côté c, passant par le centre :
M(a2 + b2)
. On le considère comme somme de feuilles.
12

x2 y2 z2 M(a2 + b2)
 Ellipsoïde 2 + 2 + 2  1 par rapport à l'axe Oz : . On rappelle que le volume M de
a b c 5
4
l'ellipsoïde est abc. On découpe l'ellipsoïde en une succession d'ellipses pleines situées à la
3
x y2
2
z2 z2 z2
hauteur z : 2 + 2  1 – 2. La longueur des axes d'une telle ellipse est a 1 – 2 et b 1– 2:
a b c c c
c ab(a + b )
2 2 2
ab(a + b )  c
2 2 2 4
I=2
z 2z z
(1 – 2)2 dz = 1 – 2 + 4 dz
 4 c 2  c c
0 0
abc(a2 + b2) 2 1 4abc(a2 + b2) M(a2 + b2)
= (1 – + ) = =
2 3 5 15 5

x2 y2 z2 2Ma2
 Ellipsoïde de révolution 2 + 2 + 2  1 par rapport à l'axe Oz : . On applique le cas
a a c 5
précédent avec a = b.

x2 y2 z2 M(a2 + c2)
 Ellipsoïde de révolution 2 + 2 + 2 = 1 par rapport à l'axe Ox :
a a c 5

2MR2
 Boule de rayon R dont l'axe passe par le centre : . On applique le cas de l'ellipsoïde avec
5
a = b = c = R.

 Sphère de rayon R dont l'axe passe par le centre.
Une boule de rayon R est vue comme la réunion de sphères concentriques de masse 4r2dr. Si
I(R)dr est le moment d'inertie d'une telle sphère, alors celui de la sphère de rayon r vérifie
r4
I(r) = 4 I(R) car le moment d'inertie est proportionnel au carré des dimensions (ici le rayon) et à la
R
masse, elle-même proportionnelle au carré du rayon. Le moment d'inertie de la boule est :
4
2  R3  R2 R r4
3
=
R
 4 I(R) dr = I(R) 
5 R 5
0
- 18 -
8R4
 I(R) =
3
2R2 2
=  4R avec 4R2 masse surfacique M de la sphère de rayon R. Ainsi, le
5
2MR2
moment d'inertie de la sphère est .
5

 Cylindre plein de rayon R de longueur L dont l'axe Oz est parallèle à la génératrice, passant par
MR2
le centre : Iz = . On le considère comme empilement de disques.
2

 Cylindre plein de rayon R de longueur L dont l'axe Ox est orthogonal à la génératrice, passant
R2 L2
par le centre : M( + ). On peut le calculer en écrivant :
4 12
 z2 dm + I
Ix + Iy = 2 
 z
V
MR2
avec Ix = Iy, Iz = vu précédemment et
2
 z2 dm =  L/2 z2R2dz = R L = ML
2 3 2

  12 12
 V –L/2
On retrouve le cas du barreau en prenant R = 0 et le cas du disque diamétral en prenant R = 0.

 Cylindre creux de rayon R de longueur L dont l'axe Oz est parallèle à la génératrice, passant par
le centre : Iz = MR2. On le considère comme empilement de cercles.

 Cylindre creux de rayon R de longueur L dont l'axe Ox est orthogonal à la génératrice, passant
R2 L2
par le centre : M( + ). On peut le calculer en écrivant :
2 12
Ix + Iy = 2  z2 dm + Iz


avec Ix = Iy, Iz = MR2 vu précédemment et
L/2 3 2
 z2 dm =  2z2Rdz = 2RL = ML
  12 12
 –L/2
On retrouve le cas du barreau en prenant R = 0 et le cas du cercle d'axe diamétral en prenant L = 0.

Exercices

1- Exercices
Exo.1) Tracer le domaine limité par la droite d'équation y = x et la courbe d'équation y2 = 2ax. Soit
D ce domaine. Calculer son aire et les coordonnées du centre d'inertie.

Exo.2) Calculer le volume du solide S = {(x, y, z) | x2 + y2 + z2  R, z  x2 + y2}.

- 19 -
/2
Exo.3) Soit a un réel élément de ]0, 1[. Calculer l'intégrale 
ln(1 + acos(x))
 dx à partir de
0 cos(x)
 
l'intégrale double
1
 1 + ycos(x) dxdy, où D = {(x,y) | 0 x 2, 0 y a < 1}.
D

Exo.4) Calculer les intégrales suivantes :



a)
 xy dxdy avec D = {(x, y) | 2x + y – 1  0, x  0, y  0}
D

b)
 xy dxdy avec D = {(x, y) | x + y  1, x  0, y  0}
2 2

D
 2
c)
 x + y dxdy avec D = {(x, y) | x + y  1, x + y – y  0}
2 2 2 2 2

D

Exo.5) Donner la valeur de  x2 + y2 dxdy où D = {(x, y), 0  y  x  1}, par quatre méthodes

D
différentes.

Exo.6) a) Soit   [0, 2]. Quelle est l'aire du domaine D suivant ?

(cos(), sin())

D
(1,0)
(0,0)

b) La courbe ci-dessous étant une branche d'hyperbole de représentation paramétrique


 x = ch(t)
 , quelle est l'aire du domaine D , où t > 0 ?
 y = sh(t)

- 20 -
(ch(t),sh(t))

D
(1,0)
(0,0)

Exo.7) a) Boule évidée n°1 : on considère une boule de rayon R dans laquelle on a évidé un
cylindre de révolution de hauteur h, dont l'axe passe par le centre de la sphère. Calculer le volume
du solide restant.
b) Boule évidée n°2 : on considère le solide engendré par la rotation autour de l'axe Oz de la
partie hachurée du disque ci-dessous :
z
A
a

b B

Montrer que le volume de ce solide vaut  AB2  ab.


6

Exo.8) a) Calotte sphérique : calculer le volume de {(x, y, z) | x2 + y2 + z2  R2, z  h}, pour


0 < h < R.
b) Montrer que l'aire de cette calotte est égale à l'aire du disque plan de rayon d égal à la
distance rectiligne du pôle au cercle frontière de la calotte.

- 21 -
Exo.9) Démonstration du théorème de D'Alembert (troisième démonstration de Gauss en 1815).
Considérons un polynôme P à coefficient réel de degré n > 0 et raisonnons par l'absurde en
supposant que ce polynôme ne s'annule pas sur C. Soit F la fonction de la variable complexe z
zP'(z)
définie par F(z) = . Posons z = rei, r  0, et notons X(r,) la partie réelle de F(z) et Y(r,) sa
P(z)
partie imaginaire.
a) Que vaut la limite de F(z) quand z tend vers l'infini ? En déduire qu'il existe R > 0 tel que
X(R,) est strictement positif pour tout .
X 1 Y
b) Montrer que, pour r  0, = .
r r 
c) Calculer de deux façons l'intégrale double suivante en coordonnées polaires  X
 r drd
D
où D est le disque de rayon R, et conclure.

Exo.10) On considère un domaine plan non borné, limité par le segment [– 2, 0]  {0} et par les
deux courbes y = 1 – e–x et y = 1 – e–(x+2), x  0. On coupe ce domaine par une droite y = h,
h  ]0, 1[. Soit G le barycentre de la partie supérieure. Déterminer les coordonnées de G.
(D'après B. Polster, M. Ross, D. Treeby, A case of continuous hangover, Amer. Math. Monthly,
119(2), (février 2012), 122-139).

Exo.11) a) Soit U le domaine de R2 défini par U = {(t , y), 0  t  1, y  0}. En admettant qu'on
peut appliquer le théorème de Fubini1 sur l'intégrale 
y
dt dy, déterminer la valeur
 (1 + t2y2)(1 + y2)

1 ln(t)
de l'intégrale – 
 1 – t2 dt.
0

1
b) En déduire la valeur de  2
n=0 (2n + 1)

1
Pour des intégrales généralisées, le théorème de Fubini s'applique pour des fonctions continues positives, ou plus
généralement des fonctions intégrables, i.e. dont l'intégrale multiple, dans l'ordre que l'on veut, converge.
- 22 -
Exo.12) Surface du paraboloïde de révolution : On considère un paraboloïde de révolution, de
sommet O, d'axe Oz, la section du paraboloïde par le plan xOz ayant pour équation az = x2, où a est
une constante strictement positive donnée.
A G D C

E
a) Calculer l'aire de la surface du paraboloïde, limité par le cercle de rayon R.
b) Voici comment le résultat était énoncé par Huygens (Horl. Oscill., 1663, partie III, p.73).
Soit [AC] le diamètre du cercle de rayon R et AOC la parabole obtenue comme intersection du
paraboloïde par un plan passant par son axe. Soit (AE) la tangente à la parabole en A, coupant l'axe
AE AG AC
(OD) en E. Soit G tel que = . On pose H = AE + GD, L = et K tel que K2 = H  L. Alors
AD GD 3
l'aire de la portion de paraboloïde est égale à l'aire du disque de rayon K. Vérifier cette affirmation.

Exo.13) La surface d'un ellipsoïde de révolution : On considère un ellipsoïde de révolution de


demi grand axe a et de demi petit axe b, l'axe de révolution de l'ellipsoïde étant l'axe a.

D C H
G
E

B
a) Calculer son aire.
- 23 -
b) Voici comment le résultat était énoncé par Huygens (Horl. Oscill., 1663, partie III, p.74-
75). Soit ADBE une ellipse de centre C, de demi grand axe AC = CB = a, de demi petit axe
CE = CD = b. Soit F sur (AB) tel que DF = a (autrement dit, F est un foyer de l'ellipse). Soit (BG)
parallèle à (DF) et coupant (DE) en G. On considère l'arc de cercle BHA de centre G et de rayon
GB. Soit K la quantité telle que K2 = CD  (DE + arc(BHA)). Alors l'aire de l'ellipsoïde est égale à
l'aire du disque de rayon K. Vérifier cette affirmation.
c) Calculer l'aire de l'ellipsoïde lorsque a est inférieur à b.
A

C G F
E
D

B
d) Soit F le foyer de l'ellipse ADBE situé entre C et E, avec AC = CB = a, DC = CE = b. Soit
G le milieu de [CF]. Soit L la longueur de l'arc de parabole BGA de sommet G et d'axe (DG), et H
la longueur telle que H2 = DE  L. Alors l'aire de l'ellipsoïde est égal à l'aire du disque de rayon H.
Vérifier cette affirmation.

Exo.14) Soit un disque de rayon 1 de centre O, origine d'un repère orthonormé du plan. Soit  un
réel élément de ]0, [. Soit a un réel élément de ]–1, 1[. Quelle est l'aire du secteur angulaire AMB
de sommet M = (a, 0) et d'angle AMB ^ égal à  ?

O 
M A

Exo.15) Montrer que l'isobarycentre d'une plaque triangulaire ABC coïncide avec l'isobarycentre
des trois sommets A, B, C, mais pas avec celui des trois côtés [AB], [BC] et [CA]. Donner un
exemple montrant que cette propriété ne se généralise pas à un quadrilatère ABCD, et donner une
construction géométrique simple donnant l'isobarycentre de la plaque ABCD et celui des quatre
sommets.

Exo.16) a) On considère le domaine de R3 limité par les deux cylindres x2 + z2 = 1 et y2 + z2 = 1.


Quel est le volume de ce domaine ?
b) On considère le domaine de R3 limité par les trois cylindres x2 + z2 = 1, y2 + z2 = 1 et
x2 + y2 = 1. Quel est le volume de ce domaine ?
- 24 -
c) On considère le domaine de R3 limité par les plans z = 0, z = y et le cylindre x2 + y2 = 1.
Quel est le volume de ce domaine ?
d) Calculer les aires des surfaces limitant les domaines a) et b).
Les questions a) et c) ont été résolues par Archimède.

a) b) c)

2- Solutions
Sol.1) D est compris entre la première bissectrice et un arc de parabole.
2a

2a
Calcul de l'aire A du domaine D :
y
y2 8a3 2a2
A =  dxdy =  
2a 2a
dx dy =  (y – )dy = 2a2 – =
    2a 6a 3
D 0 y2/2a 0
 2ax dy dx = 
2a 2a
On aurait pu aussi faire le calcul  2ax – x dx etc.
  
0 x 0
Calcul de l'abscisse du centre d'inertie :
y 2a 2 4 3 5 3
 
2a
A  xG =  x dxdy = x dx dy =  (y – y 2) dy = 8a – 32a2 = 8a
    2 8a 6 40a 15
D 0 y2/2a 0
4a
donc xG = .
5
Calcul de l'ordonnée du centre d'inertie :

- 25 -
y 3 3 4 3
 
2a 2a
A  yG =  y dxdy = y dx dy =  (y2 – y ) dy = 8a – 16a = 2a
    2a 3 8a 3
D 0 y2/2a 0
donc yG = a.

Sol.2) S est délimité par la sphère de centre O de rayon R, et un cône de révolution formant un
demi-angle au sommet de .
4

Son volume V est proportionnel à l'aire A de la sa calotte sphérique. Découpons cette aire en bande
circulaire de largeur Rd et de rayon Rsin(), les points d'une bande étant situé à un angle  depuis
l'axe Oz, 0     :
4
/4
A= 2 2
 2Rsin() Rd = 2R (1 – 2 )
0
Rapporté à l'aire totale de la sphère et au volume correspond de la boule, on a :
4 3
R
V 3 R
= 2 =
A 4R 3
1
donc V = RA (le solide S peut être vu comme une somme de cônes ou de pyramides
3
infinitésimales de hauteur R et dont les bases forment la surface A).
2 2
Donc V = R3(1 – ).
3 2

Sol.3) On a :
 1  
/2 a 1
 1 + ycos(x) dxdy =   1 + ycos(x) dy dx
D 0 0
/2 ln(1 + acos(x))
= dx
 cos(x)
0
mais aussi :
 1 a
 
/2 1 x

 1 + ycos(x) dxdy =   dx dy posons t = tan( )

 D  
1 + ycos(x) 2
0 0
a
1
=   2
  1 + t2 + y(1 – t2) dt dy
0 0
- 26 -
a 1
=   2
  (1 – y)t2 + 1 + y dt dy
0 0
1
a 1–y 
= 
2
  1 – y2 arctan( 1 + y 
t) dy
0 0
a 1–y
= 
2
arctan( ) dy posons y = cos()
 1 – y2 1+y
0
/2 1 – cos()
= 
2
arctan( ) sin() d

arccos(a) sin() 1 + cos()


sin2( )
/2 2
= 
2
arctan( ) sin() d

arccos(a) sin() cos2()
2
2 arctan(tan()) d
/2
= 
 2
arccos(a)
/2
=   d

arccos(a)
2 arccos(a)2
= –
8 2
/2 ln(1 + acos(x))  arccos(a)2
2
Ainsi :  dx = –
 cos(x) 8 2
0

Sol.4) Les domaines respectifs des questions a), b), c) sont respectivement :
a) b) c)
1

D D
D
1/2 1

1
a) On a 0  y  1 – 2x, donc x peut varier de 0 à et :
2
 xy dxdy =  1/2 1–2x 1/2 2
 x(1 – 2x) dx = 1
    xy dy dx = 
D
2 96
0  0 0
b) On peut passer en polaire, avec 0  r  1, 0    , d'où :
4
 xy dxdy =   /4 r2cos()sin() r drd
1
  
D  
0 0

- 27 -
1 /4
= 3  sin(2)
 r dr d
2
0 0
1 cos(2) /2
= –  dr
4 4  0
1
=
8
c) D = D1 \ D2 avec D1 = {(x, y) | x2 + y2  1} et D2 = {(x, y) | x2 + y2 – y 0}. On a :
 x2 + y2 dxdy =  x2 + y2 dxdy –  x2 + y2 dxdy
  
D D
 1
D
 2
avec :
 2 1
 r2 r drd
2
 x + y2 dxdy =    en passant en polaire
D  0 0
 1
=
2
1 1
D2 est le disque de centre (0, ) et de rayon . On change d'origine pour se placer au centre de ce
2 2
1 1
disque : x = x', y = + y'. Puis on passe en polaire x' = rcos(), y = rsin(), 0  r  , 0    2. On
2 2
a:
1 1
x2 + y2 = x'2 + y'2 + y' + = r2 + rsin() +
4 4
 1/2
 (r2 + rsin() + 1) d r dr
2
donc x2 + y2 dxdy = 
D   4
 2 0 0
1/2 r
= 3
 2r + 2 dr
0
  3
= + =
32 16 32
Finalement :
 x2 + y2 dxdy =  – 3 = 13

D
2 32 32

On aurait pu dire aussi que  x2 + y2 dxdy est le moment d'inertie d'un disque de rayon 1 et de
D
 1
masse M =  par rapport à un axe perpendiculaire passant par son centre, soit M  12 = . De
1
2 2

même,  x2 + y2 dxdy est le moment d'inertie d'un disque de rayon de masse m =  par rapport à
1
D 2 4
 2
un axe perpendiculaire passant par un point de sa circonférence. Le théorème de Huygens donne :
 2 1 1 1 3
 x + y2 dxdy = m  2 + m  2 =
D 2 2 2 32
 2
- 28 -
1
Sol.5) On trouve .
3
1 x 1 4x3
 intégrer par rapport à x puis par rapport à y. I =   2 
2 1
  x + y dy dx =  dx =
3 3
x=0y=0 0
 intégrer par rapport à y puis par rapport à x
 passer en polaire. Dans ce cas, 0    , 0  r 
1
.
4 cos()
/4 1/cos() 3 1  /4 1
I=  r dr d = d posons u = tan()
  4  cos()4
 
0 0

0
1 1
=  (1 + u2) du =
1
4 3
0
 reconnaître le moment d'inertie du triangle de sommet (0,0), (1,0), (1,1) par rapport au point
(0,0). C'est le huitième du moment d'inertie du carré de côté 2 centré en (0,0). Or le moment
M(a2 + b2)
d'inertie d'un rectangle de côté a et b par rapport à son centre est , donc :
12
1 48 1
I=  =
8 12 3

  r drd = .
 1
Sol.6) a) En passant en polaire, dxdy =
   2
D 0 0
b) L'aire de D est celle du triangle (0,0), (ch(t),0), (ch(t),sh(t)) diminuée de celle du domaine situé
sous la branche d'hyperbole, entre les points d'abscisse 1 et ch(t). La branche d'hyperbole ayant pour
équation cartésienne y = x2 – 1, on obtient :
argch(t)
 dxdy = 1 ch(t)sh(t) –  x2 – 1 dx
 2 
D 1
sh(2t)  t
= –  sh(u)2 du avec x = ch(u)
4
0
sh(2t)  t ch(2u) – 1
= – du
4 2
0
sh(2t) sh(2t) t
= –( – )
4 4 2
t
=
2
Ainsi, dans le cercle comme dans l'hyperbole, les paramètres  et t s'interprètent de la même façon
comme le double de l'aire limitée par (0,0), (1,0) et le point courant de la courbe.

Sol.7) a) On peut supposer que l'axe est Oz. Par symétrie, on peut supposer z  0. Le cylindre a pour
h2 h h
rayon R2 – . On coupe le volume en tranches de hauteur z, –  z  . Le rayon du disque situé
4 2 2
à cette hauteur est R – z de sorte que l'aire de la section située à la hauteur z  0 est :
2 2

- 29 -
h2 h2
(R2 – z2) – (R2 – ) = ( – z2)
4 4
Donc le volume est :
h/2 h2 2 h3 h3 h3
V=2 ( – z ) dz = 2 ( – )=
 4 8 24 6
0
Ce volume ne dépend pas de R. Pour h = 2R, on retrouve le volume de la boule de rayon R, aucun
cylindre n'ayant été évidé dans ce cas.
b) Soit R le rayon du disque. Calculons le volume du tronc de sphère, constitué des éléments
(x, y, z) vérifiant x2 + y2 + z2  R2 et zb  z  za, et retranchons lui le volume du tronc de cône
engendré par la rotation autour de Oz du quadrilatère aABb. Le volume du tronc de sphère est (on
coupe le tronc par des plans de hauteur z, le disque situé à la hauteur z a pour rayon R2 – z2) :
 a (R2 – z2) dz = R2(za – zb) –  za – zb = R2(za – zb) –  (za – zb)(za2 + zazb + zb2)
z 3 3

 3 3
z
b
Le volume du tronc de cône est (on coupe le tronc par des plans de hauteur z, le disque situé à la
(z – zb)
hauteur z a pour rayon (xA – xB) + xB) :
(za – zb)
 a  ((xA – xB) (z – zb) + xB)2 dz
z

 (za – zb)
z
b
za – zb (z – z )
= (xA – xB)2 + 2(xA – xB)xB a b + xB2(za – zb)
3 2
On a par ailleur R = za + xA = zb + xB , ab = za – zb, AB2 = (xA – xB)2 + ab2, donc le volume du
2 2 2 2 2

tronc de cône vaut aussi :


ab ab ab
(xA – xB)2 + 2 (xA – xB)xB + xB2ab =  (xA2 + xAxB + xB2)
3 2 3
et celui du tronc de sphère vaut R2 ab –  ab(za2 + zazb + zb2). La différence vaut :
3
 ab 2
R2 ab –  ab(za2 + zazb + zb2) – (xA + xAxB + xB2)
3 3
=  ab (6R2 – 2za2 – 2zazb – 2zb2 – 2xA2 – 2xAxB – 2xB2)
6
=  ab (6R2 – 2za2 – 2zazb – 2zb2 – 3xA2 – 3xB2 – ab2 + AB2)
6

= ab (za2 – 2zazb + zb2 – ab2 + AB2)
6
=  ab  AB2
6
Dans le cas où AB est parallèle à ab et h = ab = AB, on retrouve le résultat du a).

Sol.8) a) On calcule ici le volume de la calotte sphérique située à une distance h du centre de la
boule.
On coupe le volume en tranches de hauteur z :
R R3 h3 
V= (R 2
– z 2
) dz =  (R 2
(R – h) – + ) = (2R3 – 3R2h + h3)
 3 3 3
h

- 30 -
 
= (R – h)(2R2 – hR – h2) = (R – h)2(2R + h)
3 3
3
2R 4R3
Pour h = 0, on obtient , volume de la demi-boule de rayon R. Pour h = – R, on obtient ,
3 3
volume de la boule.
b) Nous avons calculé dans le cours l'aire d'un tronc de sphère compris entre deux angles. La calotte
sphérique en est un cas particulier. Si  est l'angle au centre interceptant la calotte, l'aire de la calotte
est égale à :
2R2(1 – cos()) = 4R2 sin2() = d2.
2
Pour la sphère tout entière, d = 2R, et l'on obtient 4R2.

Sol.9) a) La limite est n (regarder les termes de plus haut degré du numérateur et du dénominateur).
1 1
Il existe donc R > 0 tel que z  R  F(z) – n  . En particulier, pour tout , F(Rei) – n  .
2 2
Donc :
1
X(R,) – n  F(Rei) – n 
2
1
donc X(R,)  n – > 0.
2
i
b) F(z) = F(re ) = X + iY donc, si on dérive par rapport à r, on a :
X Y
eiF'(z) = +i
r r
Si on dérive par rapport à , on a :
X Y
ireiF'(z) = +i
 
X Y 1 X 1 Y
Il en résulte que, pour r  0, +i = eiF'(z) = + . On obtient le résultat demandé en
r r ir  r 
prenant la partie réelle.
c)   X drd =  2 R X dr d =  2(X(R,) – X(0,)) d =  2X(R,) d car
 r   r  
D  
0 0  0
 0

X(0,) = Re(F(0)) = 0. Donc   X


 r drd > 0 car X(R,) est une fonction continue strictement
D
positive.
Par ailleurs :
 X drd =  1 Y dr d = 0 car, pour tout t, 2 Y d =Y(r,2) – Y(r,0) = 0 puisque
 r  r   
D  0
les fonctions F, X, Y sont périodiques en  de période 2.
Les deux résultats obtenus sont incohérents. L'hypothèse selon laquelle P ne s'annule pas est donc
absurde.
La démarche menée en c) peut s'appliquer à n'importe quelle fonction F dérivable d'une variable
1  2
complexe, et permet de montrer en fait que F(0) = F(Rei) d, ce qui conduit à une
2 
0

- 31 -
zP'(z) 1
contradiction si on prend F = mais aussi F(z) = avec P polynôme non constant supposé ne
P(z) P(z)
pas s'annuler. L'étude générale des fonctions dérivables d'une variable complexe est conduite dans
L3/[Link]. Voir aussi R.B. Burckel : Fubinito (immediately) implies FTA, Amer. Math.
Monthly, 113, 4 (2006) 344-347.

Sol.10) Les deux courbes ont aussi pour équation x = – ln(1 – y) et x = – ln(1 – y) – 2.
1
L'aire de la partie supérieure est  dxdy =  2 dy = 2(1 – h).
 
D h
On a part ailleurs :
1 1–h
 x dxdy = 2 (– ln(1 – y) – 1) dy = 2 (– ln(y) – 1) dy
  
D h 0
1–h
= 2[– yln(y)] = – 2(1 – h)ln(1 – h)
0
donc xG = – ln(1 – h) à l'aplomb du point inférieur droit de la partie supérieure.
1
 y dxdy = 2 y dy = 1 – h2
 
D h
1+h
donc yG = , à mi-hauteur de la partie supérieure.
2
Si le domaine est placé verticalement dans un champ de pesanteur constant, la partie supérieure
découpée reste tout juste en équilibre sur la partie inférieure. C'est une variante de l'empilement des
1 1 1
dominos s'étendant à une longueur 1 + + + ... + vers la droite (voir L2/[Link]).
2 3 n

Sol.11) a) D'une part :


 
1  y 
1 1  y t2 y
dy dt = –
  (1 + t y )(1 + y )
2 2 2  1 – t  1 + y 1 + t2y2 dy dt
2 2
t=0 y=0 t=0 y=0
1 1 + y2 1
=  ln(t)2 dt
1 1
lim ln( ) dt = –
 1 – t y 2 1 + t y
2 2 2  1–t
 0
 0
D'autre part :
 1  t=1
  y  1
  (1 + t2y2)(1 + y2) dt dy =  1 + y2 [arctan(ty)]t=0 dy
y=0 t=0 0
 arctan(y) 2
=
1 2
dy = lim arctan (y) =
 1+y 2
2 y 8
 0
1  2
Donc – 
ln(t)
 1 – t2 dt = 8
0
 
2 1 1
b) =– ln(t)  t 2n
dt = –   ln(t) t2n dt
8  n=0 
0 n=0
0
 1 t 2n
=   dt en intégrant par parties
n=0  2n + 1
0

- 32 -

1
=  (2n + 1)2
n=0

1 t2n
Il est légitime de permuter série et intégrale car  
 2n + 1 dt converge.
0

 rcos() 
Sol.12) a) Le paraboloïde admet pour représentation paramétrique M =  rsin() , 0    2, 0  r
 r2/a 
 R. Donc :
 cos()   –rsin()   – 2r cos()/a 
2
M  sin()  M  rcos() 
dont le produit vectoriel vaut  – 2r sin()/a , de norme
 2
=  et = 
r  2r/a    0   r 
2 2
4r 4r
r 1 + 2 . L'élément de surface vaut donc r 1 + 2 drd, donc :
a a
2 2 2 R a2 4R2
1 + 2 dr = 2 (1 + 2 )3/2 =
R
S = 2  r
4r a 4r
((1 + 2 )3/2 – 1)
 a 12  a 0 6 a
0
dz 2R
b) On a AD = R, et la valeur absolue de la pente de la tangente (AE) est |x=R = . Donc :
dx a
2
2R
DE =
a
4R2
AE = AD2 + DE2 = R 1+ 2
a
AD AG AE 4R2
=1+ =1+ =1+ 1+ 2
GD GD AD a
AD R a2 4R2
GD = = = ( 1 + – 1)
4R2 4R2 4R a2
1+ 1+ 2 1+ 1+ 2
a a
2 2
4R a 4R2 4R2 a2 a2
H = AE + GD = R 1+ 2 + ( 1 + 2 – 1) = 1 + 2 (R + ) –
a 4R a a 4R 4R
AC 2R
L= =
3 3
2R2 4R2 a2 a2 a2 4R2 a2 a2 4R2
K2 = H  L = 1 + 2 (1 + 2) – = ( 1 + 2 )3 – = ((1 + 2 )3/2 – 1)
3 a 4R 6 6 a 6 6 a
On a bien S = K . 2

 bsin()cos() 
Sol.13) a) L'ellipsoïde est paramétrée par M =  bsin()sin() , 0     et 0    2. On a :
 acos() 
 bcos()cos()   absin ()cos() 
2
 –bsin()sin() 
M  bcos()sin()  M  bsin()cos() 
de produit vectoriel  absin ()sin() , de
2
=  et = 
  –asin()    0   b2sin()cos() 
norme bsin() a2sin2() + b2cos2(), donc l'élément de surface vaut :

- 33 -
dS = bsin() a2sin2() + b2cos2() d d

et S = 2b  2 2 2 2
 sin() a sin () + b cos () d
0
1
= 2b  a2 – (a2 – b2)u2 du en posant u = cos()

–1
1 b2 2
= 4ab  1 – (1 – )u du
 a2
0
a2b  A a2 – b2 a2 – b2
= 4 2 2
cos2(t) dt en posant sin(t) = u et A = arcsin( )
a –b  a a
0
a2b  A
= 2 2 1 + cos(2t) dt
a – b2 
 0
a2b b
= 2 2 (A + sin(A)cos(A)) avec cos(A) = 1 – sin(A)2 =
a – b2 a
a2b a2 – b2
= 2 2 2
arcsin( ) + 2b2
a –b a
c
b) La valeur absolue de la pente de (DF), et donc de (GD) est avec c = a2 – b2. Donc :
b
ab
GC =
c
b2 a2
le rayon de l'arc de cercle BHA vaut GB = GC2 + CB2 = a + 1 =
c2 a2 – b2
CB a2 – b2
le sinus de l'angle CGB vaut =
GB a
DE = 2CD = 2b
a2 – b2 2a2 a2 – b2
arc(AHB) = GB  2 arcsin( )= 2 arcsin( )
a a – b2 a
2a2 a2 – b2
K2 = CD  (DE + arc(BHA)) = b(2b + 2 arcsin( ))
a – b2 a
On a bien S = K2
c) Lorsque a < b, les mêmes calculs conduisent à :
1 b2 b2 – a2 b2 – a2
S = 4ab  1 + ( – 1)u 2
du et on pose sh(t) = u et A = argsh( )
 a2 a a
0
a2b  A 2
= 4 2 ch (t) dt
b – a2  0
a2b  A
= 2 2 1 + ch(2t) dt
b – a2 
 0
a2b b
= 2 2 (A + sh(A)ch(A)) avec ch(A) = 1 + sh(A)2 =
b – a2 a
a2b b2 – a2
= 2 2 2
argsh( ) + 2b2
b –a a
- 34 -
On notera la ressemblance avec la formule précédente, mais avec usage du sinus hyperbolique.
2
 c(1 – t )/2 
d) La représentation paramétrique de la parabole est   dans le repère de centre C et d'axe
 at 
ceux de l'ellipse, avec c = CF = b – a , –1  t  1. La longueur de cette arc de parabole est :
2 2
1 1
 a2 + c2t2 dt = 2 a2 + c2t2 dt
 
–1 0
1 1 b2
H2 = 4b  a2 + c2t2 dt = 4ab 
S
donc 1 + ( 2 – 1)t2 dt, intégrale égale à comme on l'a vu
  a 
0 0
ci-dessus

Sol.14) Méthode 1 :
L'équation du cercle de rayon 1, en se plaçant dans un repère d'origine en M, est :
(X + a)2 + Y2 = 1
soit X2 + 2aX + Y2 + a2 = 1
Passons en polaire, le pôle étant M :
X = rcos(), Y = rsin() avec r2 + 2arcos() + a2 – 1 = 0, r > 0
soit encore :
r() = – acos() + 1 – a2sin2() avec r() > 0
  2
L'aire cherchée vaut    r() d.
r()
 d d =
   2
0 0 0
Plusieurs changements de variables seront nécessaires pour calculer cette intégrale, et il faudra
prendre garde aux intervalles sur lesquels on peut prendre la réciproque du sinus. Rappelons la
forme générale de la formule de changement de variables :
(d) d
 
 f(u) du =  f((t)) '(t) dt
(c) c
où  et f sont C1. Il n'est pas nécessaire que  soit bijective. (Voir L1/[Link]).
Pour c = 0, d = , f(u) = 1 – a2u2 , (t) = sin(t) :

  1 – a2sin2(t) cos(t) dt
sin() 2 2
1 – a u du = (*)
 
0 0
Pour c = 0, d = sin(), f(u) = 1 – u2 , (t) = at :
 
asin() 2 sin()
1 – u du = a 1 – a2t2 dt (**)
 
0 0
Pour c = 0, d = arcsin(asin()), f(u) = 1 – u2 , (t) = sin(t) :
 
asin() 2 arcsin(asin())
1 – u du = 1 – sin2(t) cos(t) dt
 
0 0
=
arcsin(asin())
cos2(t) dt (***)

0
car cos(t)  0 pour t  [0, arcsin(asin())]. Donc :
 2  2
 r() d =  1 + a cos(2) – acos() 1 – a2sin2() d
 2  2
0 0

- 35 -
 a2sin(2)
–a
sin()
= + 1 – a2u2 du d'après (*)
2 4 
0
=+
a2sin(2)  asin()
– 1 – v2 dv d'après (**)
2 4
0
=+
2
a sin(2)  arcsin(a sin())
– cos2() d d'après (***)
2 4
0
=+
2
a sin(2)  arcsin(a sin()) 1 + cos(2)
– d
2 4 2
0

=+
a2sin(2) arcsin(asin()) asin() 1 – a2sin2()
– –
2 4 2 2
On peut effectuer quelques vérifications tests, à vérifier par un raisonnement géométrique direct.
Pour a = 0, on obtient 
2
Pour  = , on obtient 
2
Pour a = 1 et 0    , on obtient  +
sin(2)  sin()cos()
– – =0
2 2 4 2 2
sin(2)  –  sin()cos()
Pour a = 1 et     , on obtient  + – + =  + sin()cos() – 
2 2 4 2 2 2
Pour a = – 1 et 0    , on obtient  +
sin(2)  sin()cos()
+ + =  + sin()cos()
2 2 4 2 2
sin(2)  –  sin()cos() 
Pour a = – 1 et     , on obtient  + + – =
2 2 4 2 2 2

Méthode 2 :
On peut obtenir le même résultat géométriquement, sans intégrale double. Dans le repère de centre
O, (BM) a pour équation y = tan()(x – a) (on traitera le cas  =  comme cas limite) et coupe le
2
cercle en B de coordonnées (x, y) telles que y  0 et x + y = 1, ce qui donne :
2 2

x2 + tan2()(x – a)2 = 1
 x2 – 2axsin2() + a2sin2() – cos2() = 0
On a x  a si   ]0, ], et x  a si x  [, [. Donc, dans les deux cas :
2 2
x = asin2() + cos() 1 – a2sin2()
= cos( – arcsin(asin()))
On a alors :
y = tan()(x – a) = tan()(cos() 1 – a2sin2() – acos2())
= sin() 1 – a2sin2() – acos()sin()
= sin( – arcsin(asin()))
^ vaut  – arcsin(asin()).
Par conséquent, l'angle au centre AOB
 – arcsin(asin())
Le secteur angulaire OAB a pour aire .
2

- 36 -
y
Le triangle OAB a pour aire .
2
 – arcsin(asin()) y
La portion de disque limité par l'arc AB et le segment [AB] vaut – .
2 2
(1 – a)y
Le triangle MAB a pour aire
2
Le secteur angulaire MAB a pour aire :
(1 – a)y  – arcsin(asin()) y  arcsin(asin()) ay
+ – = – –
2 2 2 2 2 2

=–
arcsin(asin()) asin() 1 – a2sin2() a2cos()sin()
– +
2 2 2 2
 a2sin(2) arcsin(asin()) asin() 1 – a2sin2()
= + – –
2 4 2 2
comme précédemment.

Sol.15) Les formules sont invariantes par transformation affine, de sorte qu'on peut supposer que
1 1
A = (0,0), B = (1,0), C = (0,1). L'isobarycentre des sommets est ( , ). La masse de la plaque ou son
3 3
1
aire vaut . Le barycentre de la plaque est donné par :
2
1 1–y 1
xG = 2   x dxdy =  (1 – y)2 dy = 1 = yG
   3
0 0 0
Par contre, pour les côtés, l'isobarycentre est formé des milieux de ces côtés affectés comme masse
des longueurs de ces côtés, longueurs qui n'ont aucune raison d'être égales.
Pour un quadrilatère ABCD, les milieux M1 et M2 de [AC] et [BD] sont les barycentres de deux
sommets opposés. G1 milieu de [M1M2] est le barycentre des quatre sommets.
Pour la plaque (divisée éventuellement en deux triangles), le barycentre G2 est nécessairement sur la
droite (N1N2) joignant l'isobarycentre N1 de ACD à celui N2 de ABC, mais également sur la droite
(N3N4) joignant l'isobarycentre N3 de CAD à celui N4 de BAD, ce qui donne un moyen de le tracer.
C D
M1 N 1

A
N3 G2 G1
N2 N4
M2

- 37 -
La différence entre les deux barycentres G1 et G2 est évidente lorsque A tend vers D puisqu'alors,
G1, barycentre des sommets, tend vers le barycentre de (A,2) (B,1) (C,1), alors que G2, barycentre de
la plaque, tend vers l'isobarycentre de ABC.

Sol.16) Pour une résolution sans calcul intégral, voir :


Nicolas Pippenger, Two extensions of results ot Archimedes, Amer. Math. Monthly, vol.118, n°1,
(janvier 2011), p.66-71
a) Pour tout z  [–1, 1], on a – 1 – z2  x  1 – z2, – 1 – z2  y  1 – z2, donc les intersections
du domaine par des plans de cote z sont des carrés de côté 2 1 – z2. Donc :
1
V=2 2 1 16
 4(1 – z ) dz = 8(1 – 3) = 3
0
1
b) Si z  , l'intersection du domaine par des plans de cote z donne les mêmes carrés que
2
précédemment, car les sommets de ce carré vérifient x2 + y2 = 2(1 – z2)  1, donc le carré n'est pas
affectés par le troisième cylindre.
1
Si 0  z < , les carrés précédents débordent du cylindre x2 + y2 = 1 et il faut en supprimer less
2
parties extérieures à ce cylindre. Ce qui reste est, dans le plan de cote z, l'intersection d'un cercle et
d'un carré, symétrique par rapport aux plans Oxz et Oyz. Pour x  0 et y  0, il est constitué (en
omettant la coordonnée z) :
1
du triangle [(0, 0), ( 1 – z2, 0), ( 1 – z2, z)] d'aire z 1 – z2. Si on pose z = sin(), l'angle
2

en O de ce triangle est   [0, [.
4
d'un secteur angulaire [(0,0), ( 1 – z2, z), (z, 1 – z2)] de rayon 1 et d'aire ( – 2)
1
2 2
1
du triangle [(0, 0), (0, 1 – z2), (z, 1 – z2)] d'aire z 1 – z2
2
On a donc :
z 1 – z2 + ( – 2) dz
1
V=2 4(1 – z2) dz + 8
1/ 2 1
  2 2
1/ 2 0
(sin()cos() + ( – 2)) cos() d
/4
) + 8
1 1 1 1
= 8(1 – – +
2 3 6 2  2 2
0
= ... = 16 – 8 2
c) Si on coupe par un plan de cote z = sin(),   [0, ], on a z  y  1, – 1 – y2  x  1 – y2. Il
2
s'agit, dans ce plan, d'une portion du disque de rayon 1, au-delà de l'ordonnée y = sin(). Son aire est
celle du secteur angulaire [,  – ] correspondant auquel on enlève un triangle de hauteur sin(),
soit :
 –  – sin()cos()
2
On trouve le volume en intégrant par rapport à z, avec dz = cos() d. Donc :

- 38 -
/2 
V=
2
 (2 –  – sin()cos()) cos() d = ... = 3
0
d) Le domaine a) a une surface formée de 16 morceaux, tous isométriques à la surface définie par
x  y  0, z  0, x2 + z2 = 1. On peut paramétrer cette petite surface par :
z = sin(t), 0  t  
2
x = cos(t)
y = ucos(t), 0  u  1
 cos(t)   – sin(t)   0 
M  – usin(t)  M  cos(t) 
Si on pose M =  ucos(t) , on a = ,
 u =  , dont le produit vectoriel vaut
 sin(t)  t  cos(t)   0 
2
 – cos (t) 
 0 , de norme cos(t). L'aire cherchée est :
 
 – sin(t)cos(t) 
u=1 /2
16   cos(t) dtdu = 16
 
u=0 t=0
Le domaine b) a une surface formée de 48 morceaux, tous isométriques à la surface définie par
1
x  y  0, z  , x2 + z2 = 1 et paramétrée par :
2
z = sin(t),   t  
4 2
x = cos(t)
y = ucos(t), 0  u  1
L'aire cherchée est alors :
/2
 cos(t) dtdu = 48 (1 – 1 )  14.1
u=1
48    2
u=0 t=/4

- 39 -

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