Arthropodes en Semis Direct au Cambodge
Arthropodes en Semis Direct au Cambodge
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Rapport de mission
B. VERCAMBRE
février 2009
SOMMAIRE
RESUME 3
REMERCIEMENTS 5
TERMES DE REFERENCES 6
INTRODUCTION 7
ORGANISATION DE LA MISSION 7
IV. RESULTATS 8
V. COMMENTAIRES 11
VI. PROPOSITIONS 12
VII. CONCLUSIONS 14
2
RESUME
Outre des visites d’initiation aux SCV ou des organismes s’occupant de développement agricole sous
la direction de S. Boulakia, animateur de la Composante SCV du Projet Hévéaculture Familiale PHF),
Nous avons procédé à 3 jours de sondages (5 au 7/8/2008) sur les 2 sites de Bos Khnaor et de la
Matrice de Sahakreas (Terres Rouges). Les observations entomologiques ont été générales, avec une
attention spéciale aux vers blancs et aux pucerons des racines, les 2 entités nuisibles qui avaient
motivé cette mission.
Les sondages ont été réalisés avec 3 équipes de 2 personnes fournies par le projet SCV (en général, au
moins une personne expérimentée – étudiant ou technicien-/équipe). Le principe était de choisir au
hasard des sites de comptage de certaines parcelles (centrées sur le riz et les couvertures de Graminée :
Eleusine, Digitaria, ou de Légumineuse : Stylosanthes) et de compter tous les organismes présents sur
20 cm linéaires, reportés immédiatement sur une feuille de notation prévue à cet effet. Il y avait en
général 6 répétitions par niveau de fumure (2 à Bos Khanor : F0 et F1, 3 à Sahakreas : F0, F1 et F2).
En même temps des prélèvements réalisés au filet ont été pratiqués dans les cultures de riz, de maïs et
de soja, ainsi que des essais rapides de quelques méthodes de piégeages.
Plus de 1 000 tiges (Bos Khnaor) et près de 400 tiges (Matrice de Sahkreas) de riz ont été comptées
(très grande variation du nombre de tige/20 cm linéaire : 1 à plus de 20 (provenance de cette
variabilité : semis inégal ou semences détruites ?). Plus de 800 organismes (470 à Bos Khnaor et 340 à
Sahakreas) ont été comptés dont les principaux sont les arachnides, les myriapodes, les blattes et les
fourmis (environ 13 à 16% pour chaque taxon). Puis viennent, dans l’ordre, les coléoptères, les
annélides et les escargots, les chenilles défoliatrices….
Environ, 600 organismes ont été ramenés au laboratoire (2 500 si on compte les colonies de termites et
de fourmis et une nurserie d’araignées de 1 490 jeunes qui venaient d’éclore). Leur répartition s’établit
à : 15 à 20% pour araignées, hyménoptères (99% fourmis) et coléoptères ; 4 à 7% pour les termites,
orthoptères, myriapodes, chenilles, diptères et hémiptères.
Trois types de pièges (cuvette jaune avec eau, étiquettes jaunes engluées piqués dans le sol et boîtes
avec eau enfoncées au ras du sol) ont été testés. Les exploitations sommaires montrent l’intérêt des
plaquettes jaunes pour la capture des cicadelles.
3
IV Résultats des activités de détermination
L’ensemble de ces organismes (5 classes, ± 20 ordres, ± 62 familles) ont été triés, observés, et envoyés
à des spécialistes divers (MM. Bonfils, Delabie, Ledoux, Martinez, Germain, Bordereau, Soldati,
Lecoq…) ou visionnés par nos collègues du Laboratoire de Faunistique ou proche (MM. G. Delvare,
H.P. Aberlenc, J.M. Maldès, P. Ryckewaert, D. Morin) afin de les situer au moins au niveau de la
famille. Il y aurait environ 150 à 200 espèces, pour lesquels un cahier d’archives a été ouvert.
Parmi les ravageurs, le puceron Rophalosiphum rufiabdominalis a été reconnu à un très faible niveau ;
parmi les vers blancs ramenés, il y avait des Melolonthides, mais leur taille (forme L1 ou L2 pour la
plupart) laisse présager une faible nuisibilité.
Plusieurs autres insectes pourraient devenir des nuisibles dont il faudrait tenir compte, dont :
Nous avons mis au point une liste d’Orthoptères (identifiés à l’espèce) et de chenilles (à la famille),
qui sont des défoliateurs. Mais dans les observations générales faites lors de la mission, l’impression
dominante est que ces insectes nuisibles n’avaient pas une incidence très forte, malgré la période de
sécheresse momentanée. Est-ce du au contrôle naturel lié aux SCV (présence forte d’araignée et de
fourmis ?).
De même, on dispose d’une liste (niveau famille, parfois genre) des araignées et d’une liste des
fourmis (au niveau genre et espèce). Les Coléoptères sont divisés en famille et on peut les séparer en
espèces utiles ou nuisibles, de même pour les Hémiptères.
Dans les conclusions apparaît une liaison négative entre la présence des insectes et le nombre de tiges
de riz par unité de longueur (20cm dans ce cas).
i/ analyser le rôle éventuel des fourmis dans la réduction des tiges de riz après semis ;
ii/ déterminer les espèces de vers blancs présents en partant de leur bio-écologie, ainsi qu’une méthode
pour connaître leur comportement vis-à-vis de plantes éventuellement répulsives ;
iii/ reprendre des propositions faites en 2007 par L. Séguy :
a/ rôle des bordures ou des couvertures (seule ou en mélange) sur le contrôle des ravageurs
(du sol ou autres) ou l’attraction des organismes utiles (technique du Push-Pull) ;
b/ poursuite des observations en matière de résistance variétale du riz, liée à des comptages
sur la présence des insectes nuisibles.
La couverture d’Eleusine risque d’être l’hôte de plusieurs ravageurs des racines ou de la plantule: sera-
ce une protection ou un risque pour la plante cultivée ?
4
REMERCIEMENTS
Je remercie Johnny BOYER et Alain RATNADASS pour avoir rendu possible cette mission très
instructive sur les SCV au Cambodge. Sur place, Stéphane BOULAKIA a assuré l’organisation de la
visite de façon parfaite et démontré l’intérêt de ces systèmes agro-écologiques, dont il assure depuis 4
ans la recherche et le développement. Par la suite, les travaux complémentaires menés avec Johnny et
Stéphane sur le terrain l’ont été dans une ambiance sympathique et laborieuse, avec l’aide d’une
équipe dynamique.
5
I. TERMES DE REFERENCES
La mission avait pour objectif de répondre aux demandes formulées par J. BOYER (mail du 19/3/08)
et S. BOULAKIA (mail du 5/4/08) :
- qualification et quantification des populations d’insectes ravageurs des cultures ; ces insectes
sont notamment les ravageurs terricoles du riz pluvial : vers blancs, puceron des racines
(Rhopalosiphum rufiabdominalis), avec une évaluation du risque ‘termites ;
6
II. INTRODUCTION
Le Semis direct sur Couverture Végétale (SCV) recouvre des techniques agronomiques novatrices,
visant à développer une agriculture durable et plus économe. L’ensemble de la production est
considérée : le maintien et l’amélioration du capital sol en tant que support des cultures, mais aussi de
sa richesse en matière organique et éléments nutritifs, l’absence de labour pour favoriser la bio-faune
du sol, l’utilisation de semences améliorées, adaptées aux conditions locales, la réduction des agro-
fournitures (engrais et produits phytosanitaires), la mise au point et l’utilisation d’outils adaptés sont
les principaux aspects envisagés.
Ces principes guident une recherche mettant progressivement en place des systèmes de cultures
vivrières ou de rente (riz, maïs, soja, manioc…) où la plante principale est associée à une plante de
couverture ayant des qualités particulières dans le maintien de la structure du sol, la lutte contre les
mauvaises herbes ou les insectes nuisibles et de son équilibre nutritif. Ce sont des graminées
(Brachiaria ruziziensis, Eleusine coracana pour les périodes humides, mil et sorgho pour les périodes
sèches…) ou des légumineuses (Stylosanthes guianensis, Cajanus cajan…), constituant parfois des
biomasses fourragères considérables.
Il faut souligner l’aspect progressif de cette recherche avant de parvenir à une application assez stricte
des principes de base ; quelques produits phytosanitaires sont encore utilisés (traitement de semences,
herbicides) dont on cherche à limiter l’usage au maximum. Les SCV sont développées dans le monde
entier, et tout particulièrement dans les zones tropicales par le CIRAD (Brésil, Madagascar, Laos,
Colombie…).
Au Cambodge, ces techniques ont un champ d’application potentiel de 2 millions d’hectares sur les
Terres Rouges basaltiques des Bas Plateaux (Upland with red basaltic oxysols) ou les Hautes Terres
Noires et sableuses Rizicoles (Rainfed lowland rice cultivation). Une première phase d’un Projet de
recherche/développement sur l’Hévéaculture Familiale (PHF) a été développé entre 2004 et 2006 dans
la province de Kampong Cham (cf. annexe1), ce projet comportant une composante ‘Diversification
des cultures et SCV’. Il est rentré en phase transitoire en 2007-2008. Il achève sa 4ème campagne
agricole pour les cultures pluviales et sa 3ième campagne agricole en riziculture inondée pluviale. Une
2ième phase est prévue entre 2008-2009 sous forme d’un Projet d’Hévéaculture Familiale et de
Diversification Agricole (PHFD).
Durant cette période de culture, il est apparu des insectes perturbant régulièrement la production des
cultures menées en SCV dans le PHF, dont les vers blancs (larves de hannetons coupant les racines) et
des ‘poux’ du riz (piquant les racines du riz) dont la dénomination est à préciser (Séguy, 2007). C’est
dans ce cadre que l’intervention d’un entomologiste était nécessaire et dont les termes de références
ont été présentés au point I.
+
Le climat du Cambodge est composé d’une première saison de pluies aléatoires, commençant en avril
jusque fin juillet, pendant laquelle les cultures peuvent commencer avec le risque de périodes de
sécheresse, suivie d’une saison très pluvieuse (mi août à fin septembre) se poursuivant par des pluies
moins intenses (octobre) et la saison sèche (novembre–mars). Cette organisation moyenne du climat
explique la période de la mission : fin juillet–début août, après la mise en place des cultures, celles-ci
étant dans leur première phase végétative.
Une première période d’information et de visites (31/7 au 4/8) a été mise en œuvre (Annexes 2 et 3).
Les premières journées ont été consacrées à la découverte des techniques SCV, basée sur une visite
des sites expérimentaux ou de démonstration du projet (Bos Khnaor, Matrice de Sahakreas, Samport),
7
sous la direction de S. Boulakia, Animateur du Projet SCV. Plusieurs parcelles paysannes (Ta Prok, Ta
Pom, Dom Bos, Chong Chea,) ont été également visitées. Des prélèvements d’insectes ont été faits.
Une journée (4/8) a été consacrée à la visite d’organismes : i/ de formation (Université Royale
d’Agriculture), dans la mesure où des étudiants pourraient participer aux recherches à venir, et : ii/ de
développement ayant trait à la lutte biologique sur le terrain (Equipe Australie/Cambodge) avec lequel
une coopération serait possible (lutte contre les cicadelles vectrices de virus par ex.).
Une deuxième période (5 au 8/8) a été réservée à des comptages sur parcelles de cultures et à des
prélèvements d’organismes, manuellement, au filet ou par piégeage.
a/ trois équipes de 2 personnes (dont au moins une personne expérimentée, étudiant ou technicien),
choisies par le Projet, ont procédé aux comptages. Les comptages comprenaient : le nombre d’unités
de plante sur 20 cm linéaires, ainsi que la notation sur une fiche adaptée (Annexe 4), de l’ensemble des
organismes animaux s’y trouvant, de taille supérieure à 1 mm. Ce comptage était complété par un
creusement du sol à 10 cm de profondeur, afin de repérer les vers blancs. Un certain nombre des ces
organismes étaient placés dans des tubes rempli d’alcool 70° pour observations plus approfondies au
laboratoire. Les parcelles de riz avec couverture Eleusine ont été favorisées du fait de la recherche
privilégiée des ‘poux’ du riz. Les lieux de comptage sur les parcelles étaient choisis au hasard (à l’aide
d’une table de nombre au hasard, Schwartz, 1963) et répétés au moins 6 fois (2 comptages/équipes).
Deux localisations ont été choisies en fonction de leur importance dans le processus de recherche: Bos
Khnaor (Site de démonstration, 5 et 6/8) et la Matrice de Sahakreas (7/8)
b/ afin de connaître également les organismes d’autres cultures ou les espèces mobiles, des
prélèvements ont été réalisés en balayant 4 fois la végétation du maïs et du soja avec un filet au
mailles serrées (∅ 40 cm) situé au bout d’un manche, puis en plaçant les organismes capturés dans des
tubes avec alcool 70°. Quatre à cinq passages étaient effectués par parcelle sondée.
c/ des essais sommaires de piégeages ont été effectués à l’aide 3 méthodes : i/ cuvette jaune remplie à
moitié d’eau, posée sur un support entre des lignes de riz (ph.7) ; ii/ plaquettes jaunes engluées de
petite taille, fichées dans le sol portant la couverture desséchée de Stylosanthes (ph.8) ; iii/ boîte de
conserve en métal (∅ 77 mm, h : 157 mm) enfoncée au ras du sol, entourée d’une gaine électrique
ajustée afin de la retirer ou la remettre facilement et remplie au tiers d’eau avec produit mouillant
(ph.9).
Le coût des voyages et la logistique furent assurés par le Projet Hévéaculture Familiale et l’UPR 102.
IV. RESULTATS
1. Résultats des sondages réalisés à la station de Bos Khnaor (Terres Rouges ferralitiques, très
argileuses)
Les résultats apparaissent à l’annexe 5. Il a été effectué 6 comptages/niveau de fumure (F0 et F1) et 12
comptages/variétés. Le nombre de tiges/20 cm linéaires varie de 6 à 26. La variété V1 est la plus
dense, la variété V2 la moins dense. Globalement, les myriapodes sont les plus nombreux, représentant
25% des organismes repérés, suivis des araignées (21,8%), les fourmis (15, 1%), les blattes (11,7%) et
les chenilles défoliatrices (9,2%). Les gastéropodes, les annélides et les coléoptères sont à égalité
(environ 5%). Les répartitions des taxons sont parfois variables selon la variété. Présence d’œufs chez
les fourmis et les araignées. On note 13 organismes non précisés (‘worms’ ?)
8
b/ Riz (7 variétés) sur Stylosanthes (ph. 1)
Les résultats apparaissent à l’annexe 6. Il a été effectué 4 comptages par niveau de fumure (F0 et F1)
et 8 comptages/variété. Le nombre de tiges/20 cm linéaires varie de 3 à 22. La variété V2 est la plus
dense, les variétés V1 et V4 les moins denses. Globalement, l’ordre des 3 premiers taxons est le même
que dans l’essai précédent : myriapodes (26,8%), araignées (19,0%) et fourmis (10,4%) ; mais la
densité des gastéropodes rejoint celles de fourmis ; les coléoptères apparaissent (8,7%) plus nombreux
que les blattes (7,4%) et les annélides (7,4%) ; les chenilles défoliatrices sont toujours présentes
(6,1%). Les répartitions des taxons sont parfois variables selon les variétés. Présence d’œufs chez les
araignées. On note 29 individus non précisés (‘worms’ ?).
Les résultats apparaissent à l’annexe 7. Il a été effectué 6 comptages sur les 4 sous-parcelles des
bordures, dont la largeur était de 3 m. Le nombre de tiges/20 cm linéaires varie de 1 à 8. Globalement,
ce sont les fourmis les plus nombreuses (39,7%) suivies par les araignées (18,9%) les gastéropodes, les
coléoptères (12 à 14%) et les myriapodes (10,3%). Niveau faible pour les blattes et les annélides.
Absence de chenilles défoliatrices. Les répartitions des taxons sont parfois variables selon la zone
prospectée. Présence d’œufs chez les fourmis et les araignées. On note 7 individus non précisés, assez
divers.
Les résultats apparaissent à l’annexe 8. Il a été effectué 3 comptages par niveau de fumure (F0, F1 et
F2), soient 9 sondages pour la parcelle. Le nombre de tiges/20 cm linéaires varie de 2 à 7.
Globalement, ce sont les fourmis les plus nombreuses (45,5%) suivies par les blattes (36,4%) parfois
en situation grégaire. Quelques coléoptères, myriapodes et annélides (4 à 6%). Absence de chenilles
défoliatrices. On note 1 individu non précisé.
Les résultats apparaissent à l’annexe 8, la méthode de sondage ayant été identique à la précédente. Le
nombre de tiges/20 cm linéaires varie de 3 à 7. Globalement, ce sont les araignées (30,4 à 45% selon la
parcelle, du à l’apparition d’un acarien rouge) les plus nombreuses suivies par les fourmis et les blattes
(10 à 18,6%). Quelques coléoptères et myriapodes (6% à 10%). Présence de chenilles défoliatrices en
parcelle 9 (environ 10% des effectifs. La répartition des taxons est proche entre les 2 parcelles. On
note 3 individus non précisés.
Les résultats apparaissent à l’annexe 8 (suite 2), la méthode de sondage ayant été identique aux
parcelles précédentes, mais avec 2 répétitions. Le nombre de tiges/0,20 cm linéaires varie de 1 à 24.
Globalement, ce sont les blattes (29,4%), les coléoptères (24,0%) les plus nombreuses, suivies par les
termites (13,2%), puis fourmis et araignées (9,2%). Quelques myriapodes et annélides (1,6%). A noter
la présence de quelques chenilles défoliatrices (3%) mais on remarque un nombre de cicadelles
relativement important (4%). On note 1 individu non précisé.
Les résultats apparaissent à l’annexe 8 (suite 3). L’objectif de trouver le puceron Rhopalosiphum
rufiabdominalis a été atteint à partir des 4 sondages réalisés dans une parcelle d’Eleusine, plante-hôte
9
reconnue de l’insecte. Deux individus seulement ont été capturés. Le nombre de tiges observées a été
de 26. Le groupe le plus nombreux a été les coléoptères (35,5%), suivi des myriapodes (16,1%), de
dermaptères (perce-oreilles), accompagnés d’œufs (11,3%) et d’araignées (11,3%). Présence de
fourmis et de chenilles défoliatrices à un faible niveau (3 à 5%).
Environ, 620 individus ont été ramenés au laboratoire (2 500 si on compte les colonies de termites et
de fourmis, ainsi qu’une nurserie d’araignées de 1 490 jeunes qui venaient d’éclore). La synthèse
aboutit à 5 classes, 22 ordres et au moins 62 familles, correspondant à 150 espèces environ.
Leur répartition s’établit à : 15 à 20% pour araignées, hyménoptères (99% fourmis) et coléoptères ; 4 à
7% pour les termites, orthoptères, myriapodes, chenilles, diptères et hémiptères.
Réalisés du 6 au 8/8 à Bos Khnaor, les essais trop rapides ont cependant montré un intérêt pour chaque
méthode :
a/ étiquettes jaunes : sur 5 étiquettes/7, prises de cicadelles diverses le 7/8, dont Nephotettix virescens
sur les étiquettes 1 et 2, la transmettrice du Tungro Virus.
b/ pièges au sol : le 8/8, prise d’une fourmilière (C166), d’une chenille et d’une araignée.
c/ les cuvettes jaunes ont pour originalité de capturer les lépidoptères.
L’ensemble des organismes rapportés au laboratoire a été observé au binoculaire et réparti selon leur
taxinomie en 3 embranchements : Mollusques, Annélides et Arthropodes et 5 classes : gastéropodes
(escargots) pour les Mollusques, Oligochètes (ver de terre) pour les Annélides, Chélicérates ou
Arachnides (araignées et acariens), et Antennates ou Mandibulates, recouvrant Myriapodes (ou mille
pattes) et Insectes (eux-mêmes divisés en Aptérygote : Collemboles et Ptérygotes : insectes adultes à
ailes). Seules les Classes d’Arachnides et d’Insectes ont reçu un approfondissement par envoi à des
spécialistes.
Nous avons reçu l’aide de : J.-C. Ledoux pour les araignées, C. Bordereau pour les termites, D. Morin
pour les criquets et sauterelles, M. Bonfils pour les cicadelles, F. Germain pour les cochenilles, J.-M.
Maldes pour les punaises, M. Martinez pour les mouches, G. Delvare pour les Hyménoptères
parasitoïdes et J.-C. Delabie pour les Hyménoptères Formicidae, H.P. Aberlenc, L. Soldati et J.-C.
Lecoq pour les Coléoptères, P. Ryckewaert pour les familles des chenilles.
L’objectif principal était d’obtenir la précision suffisante pour déterminer la fonction des organismes.
Si besoin était, en liaison avec la disponibilité des spécialistes, il a été possible d’aller jusqu’au genre
ou à l’espèce. Ce niveau de précision est indispensable pour caractériser les insectes nuisibles.
Une liste des échantillons déterminés jusqu’au genre est présentée en annexe 14.
10
Ce travail débute tout juste et devrait aboutir à une liste des organismes séparés en ‘utiles’ et
‘nuisibles’ après compréhension des relations qui les rassemblent (définition des chaînes alimentaires).
Par exemple, une fourmi omnivore peut limiter le nombre de chenilles défoliatrices, tout en diminuant
le stock des semences mises dans le sol. Bien que peu fréquents, il peut exister des conflits (Edwards,
1974 ; Holldobler, 1970 ; Lenoir et al., 2003) ; Porter et al., 1982 ; Van der Aart et al., 1971 ; Wing,
1983), des associations (Parker, 1984) ou des évitements (Sanders et al., 2007) entre les araignées et
les fourmis. Les collemboles servent de nourriture à certaines araignées (Sanders et al., 2007).
Il existe donc un grand champ d’observations et d’études, qui permettrait de comprendre pourquoi un
système agronomique est en équilibre ou non avec la faune ou la flore environnante.
V. COMMENTAIRES
1. sur la méthodologie
a/ limites des observations : Les techniques de sondages n’ont pas été assez répétées au niveau de
chaque parcelle ou au niveau de chaque station pour donner des conclusions bien argumentées, mais
c’est un début dans la connaissance de la diversité des macro-organismes et de leur densité. La 2ème
critique réside dans la justesse du dénombrement des organismes entourant les tiges de riz comptées
sur 20 cm. Pour assurer la régularité du volume de prélèvement, il faudrait utiliser des cadres en bois
ou en métal, qui permettraient de bien délimiter la zone à considérer. Nos données ne permettent donc
pas de connaître le nombre d’organismes/ha. Enfin, la mobilité des organismes est très variable et ceux
qui peuvent voler facilement seront sous-estimés (orthoptères, cicadelles, papillons, diptères, certains
coléoptères). C’est ce point qui a entraîné la mise en œuvre des captures au filet ou de pièges divers.
b/ moyennant ces biais, on peut définir 2 critères relatifs intéressants : i/ importance relative de
chaque taxon, puisque tous les organismes présents ont été notés ; ii/ rapport comparable entre nombre
d’organismes et nombre de tiges de riz comptées sur 20 cm.
En comparant les 2 sites, il apparaît des différences : on note une absence de gastéropodes à
Sahakreas, alors qu’ils sont au 4ème rang à Bos Khnaor. Un décalage existe aussi pour les myriapodes
(5ème rang à Sahakreas et 1er rang à Bos Khnaor) et les annélides (11ème rang à Sahakreas et 4ème rang à
Bos Khnaor). Les rangs des autres taxons sont du même ordre, en particulier pour les arachnides, 1er
rang à Sahakreas du fait de la pullulation d’acariens rouges, et 2ème rang à Bos Khnaor), les fourmis (4
et 3ème rang respectivement), les coléoptères (2 et 4ème rang respectivement) et la présence de chenilles
(7 et 8ème rang respectivement).
11
On remarque aussi une profusion d’œufs chez les fourmis, les araignées et les dermaptères, ce qui
semble indiquer une période favorable à la multiplication de certains arthropodes.
On note une corrélation négative (coefficients de corrélation R2 de 0,71 pour les valeurs intermédiaires
et de 0,82 pour les valeurs moyennes, avec des pentes de l’ordre de -8 pour les 2 droites de régression)
entre ces 2 critères. Cela signifie que plus il y a d’insectes, moins il y a de tiges de riz. L’explication
de cette conclusion n’est pas évidente : soit les insectes se regroupent sur des sites peu denses
végétativement, soit ils participent à la réduction de la densité ? C’est un sujet qui demande plus
amples observations.
VI. PROPOSITIONS
A partir des résultats très préliminaires obtenus, on peut conclure que la compréhension du
fonctionnement global de la bio-faune présente dans les systèmes agronomiques SCV demandera la
mise en place d’observations ayant 2 finalités simultanées : i/ approfondissement de la connaissance
de cette bio-faune, des réseaux trophiques qui sous-tendent leur présence et finalement de leur
fonction dans les rendements obtenus ; ii/ mise en place de dispositifs de lutte contre les insectes
nuisibles où la diversité végétale sera un des principes de base, dans la mesure où elle peut attirer les
organismes utiles et repousser ceux qui sont nuisibles (techniques du Push-Pull, Cook, 2007).
Pour mener à bien ces activités, un premier programme est proposé, visant 2 objectifs : rôle précis des
fourmis dans l’écosystème agronomique de Bos Khnaor et connaissance des espèces de hannetons
potentiellement nuisibles (Bos Khnaor et Sahakreas), avec mise en place dans ce cas, d’un dispositif
répulsif et d’étude de résistance variétale (Séguy, 2007). La réalisation pourrait utiliser les services
d’étudiants de l’Université ou des Ecoles d’Agriculture, dans la mesure où les stages aient une durée
minimum de 4 à 6 mois.
La constatation de la réduction des tiges de riz liée à la présence d’une densité croissante d’insectes
demande confirmation. D’autre part, le faible niveau des dégâts foliaires (chenilles et criquets), malgré
les conditions favorables reste largement inexpliqué. Ce double questionnement peut avoir une
réponse dans le comportement omnivore de certaines espèces de fourmis. Les dispositifs permettant de
montrer ce fait utiliseront des barrières en bois ou métal de 30 cm de haut, enduites de glu ou autre
produit empêchant le passage des fourmis (Sanders et al., 2007). Ces enclos, placés après semis de riz,
mesureront au moins 4 m2 et seront répétés 8 fois dans la même parcelle.
12
On veillera à retirer manuellement toutes les fourmis dans les enclos sans fourmis, alors que l’on peut
entourer une fourmilière avec un enclos dans le cas contraire. Par la suite, on comptera le nombre de
tiges de riz, en notant et prélevant l’ensemble des organismes présents, selon un rythme bimensuel
(veiller à repérer les organismes volants qui pourraient s’échapper de l’enclos au moment de
l’observation : utilisation d’un filet ?). L’expérimentation sera faite entre semis et fin tallage (3 mois),
avec comptage et rendement des panicules à la récolte.
Une étude identique devrait être faite sur le coléoptère de type Gonocephalum (photo 3) dont on
connaît le rôle nuisible sur les semis de riz et de maïs en Afrique. A la Réunion, G. alluaudi s’attaque
aux cotylédons du haricot lorsqu’ils sortent de terre. Il semble que ce genre se nourrisse de tissus
végétaux frais. Une couverture végétale peut donc être favorable en déviant les attaques sur les jeunes
pousses de la plante couverture plutôt que sur la culture elle-même
Captures et détermination : C’est un des insectes référents qui a motivé la mission. Les espèces
observées durant les comptages correspondent à des individus aux premiers stades larvaires (L1 et
début L2), dont certains sont des Mélolonthinae, donc potentiellement ravageuses. Cependant la petite
taille des larves indique, à priori, des espèces à faible capacité nuisible. Il est donc utile de vérifier ce
fait en capturant manuellement ou au filet les espèces d’adultes qui se multiplient sur les sites de Bos
Khnaor et de Sahakreas. En fonction de la taille, on doit pouvoir prévoir leur niveau de nuisibilité.
Dans son rapport 2007, L. Séguy conseille d’utiliser des bordures à base de Bana Grass et d’Arachis
pintoï (p. 82), arguant que le premier attire les prédateurs des ravageurs et le second, attire les punaises
piqueuses des graines de type Nezara. Ce sont des aspects intéressants de la technique du Push-Pull
dont on peut fournir un protocole si la demande en est faite.
De même, il recommande (p. 23) d’installer et de pérenniser des couvertures mono spécifiques (une
dizaine d’espèces, 200 m2 par couverture) et leur mélange (jusqu’à 4 espèces). On a vu que l’Eleusine
seule n’est sans doute pas à retenir ; en revanche, en mélange, tout redevient possible. La mise en
place de ces parcelles est lourde, car elles doivent être suivies systématiquement par l’identification
des pontes, la concentration d’insectes et de leurs dégâts potentiels en première année afin de conclure
à leurs avantages et inconvénients en matière de contrôle des ravageurs. En 2ème année, il propose que
la moitié des surfaces soit semée en riz sans traitement des semences pour estimer les vrais dégâts. En
tout logique, ceux-ci devraient confirmer les résultats des comptages de l’année précédente.
On suppose également, que cette technique sera également utilisée pour déceler les systèmes avec
moins ou plus de maladies. Pour mener à bien ce genre d’observations, il est important de requérir
l’aide d’étudiants à qui serait confiée une famille de couverture, pour un problème phytosanitaire
donné (insecte ou maladie) et ceci sur 2 ans minimum.
En revanche, le conseil de traiter avec des champignons efficaces (Metarhizium ou/et Beauveria) se
heurtera à la spécificité des entomopathogènes envers leur hôte. Cette spécificité doit être entendue
non au niveau du laboratoire, mais au niveau du terrain. En effet, au laboratoire, on peut avoir des
impressions d’action efficace des champignons compte tenu de la méthodologie utilisée (trempage
dans des solutions de spores), qui ne se reconfirmeront jamais en conditions naturelles. En plus,
maintenir leur action à partir de production industrielle se heurterait à des pertes d’efficacité par
manque de réactivation régulière sur l’hôte primitif.
13
Il me paraît important de s’en tenir à des régulations naturelles, à la fois plus simples à l’usage, moins
onéreuses, même si plus difficiles à trouver.
4. Résistance variétale
Dans le même rapport (p. 78), L. Séguy note des sensibilités différentes des riz Sebota aux ravageurs
des racines : la SBT 43 se montre plus résistante et la SBT 281, plus sensible. Ces observations sont à
poursuivre en adoptant également une méthode de comptage systématique de ravageurs du sol au
moment de la récolte des essais riz.
VII. CONCLUSIONS
Les développeurs des SCV sont rejoints par les nouveaux tenants d’une agriculture écologique qui
nomment cette nouvelle aventure du nom de « Agro-Ecologie » 1. On ne peut qu’être satisfait de cette
évolution et du renforcement de cette volonté de respecter la Nature, tout en utilisant ses produits et en
élevant l’échelle d’organisation du milieu au niveau du terroir ou de la région homogène (Bianchi et
al., 2006 ; Dalgaard et al., 2003), nécessitant l’accord et la participation des exploitants (Warner,
2005).
Les recherches holistiques (démarche qui consiste à replacer les cultures dans un réseau complexe
d’interactions) et heuristiques (qui aide à la recherche et à la découverte) qui débutent la mis au point
des SCV par les agronomes dans un lieu donné arrivent à offrir des systèmes agronomiques en état de
marche plus ou moins résilient (qui résiste à de nombreux effets négatifs de certaines interactions).
Nous avons vu que les insectes nuisibles peuvent perturber ces systèmes et des voies de recherches ont
été proposées :
ii/ approfondissement des espèces de hannetons, avec déjà une étude de leur
comportement vis-à-vis de plantes potentiellement répulsives ;
Ce n’est qu’un début d’action qui a utilisé les premières observations d’une mission courte et les
conseils d’un initiateur expérimenté des techniques des SCV.
Il est très important de recourir à l’aide de nombreux étudiants, avec avantage réciproques, important
de voir l’évolution de ces premières recherches thématiques, mais bien intégrées afin de pouvoir ré-
agir en connaissance de cause.
1
Définition de l’Agro-écologie : Rétablir les équilibres naturels au sein des agro systèmes en s'inspirant du
fonctionnement des écosystèmes naturels. Autrement dit : favoriser la biodiversité animale et végétale sur la
parcelle agricole pour éviter les pullulations de ravageurs et ne plus recourir aux pesticides (ou seulement en
dernier recours).
14
ANNEXES
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 46
__________________________
15
ANNEXE 1 - LOCALISATION DE LA MISSION et de la ZONE ETUDIÉE
Fig 1 : Carte des limites provinciales du Cambodge., la zone d’intervention étant comprise
dans le cercle (Jacqmin et Pinot, 2007)
Fig 2 : Carte détaillée de la zone d’intervention (Jacqmin et Pinot, 2007), avec mention de la
station où se sont poursuivi l’essentiel des observations
16
ANNEXE 2 - EMPLOI DU TEMPS
Mardi 29 juillet : Départ Montpellier (AF7683) : 13h40 – Arrivée Paris : 15h10 – Départ Paris (AF
174) : 19h20.
Mercredi 30 juillet : Arrivée Bangkok : 11h45 – Départ Bangkok (TG 698) : 17h30 – Arrivée Phnom
Penh : 18h45. Contact à l’aéroport avec Stéphane BOULAKIA. Hébergement Hôtel
« Frangipani Villa ».
Jeudi 31 juillet au Samedi 2 août : Départ pour Kampong Cham. Information sur le Projet
Hévéaculture Familiale (PHF) et sa composante « Diversification des cultures ». Initiation
aux techniques des SCV. Visites des sites expérimentaux et de démonstration (Station de
Bos Khnaor, Matrice de Sahakreas (Terres Rouges), Matrice de Korksrok (Terres Noires),
Station IRCC ; visites de parcelles de démonstration ou paysannes [Ta Pom, Ta Prok,
Samport, Dom Bos, Chong Chea (rizières pluviales)…].
Mardi 5 au Vendredi 7 août : Echantillonnage sur les parcelles de riz et maïs, avec couvertures
Stylosanthes, Digitaria ou Eleusine (Bos Khnaor, Matrice de Sahakreas) (avec l’aide de 3
équipes de 2 personnes). Prélèvement manuelle ou au filet de nombreux arthropodes pour
observation et détermination de leur fonction au laboratoire. Retour Phnom Penh.
__________________
17
ANNEXE 3 - PERSONNES RENCONTREES
TY CHEA Heng :
______________
18
ANNEXE 4
Fiche de relevé insectes riz (dont vers blancs, pucerons des racines et foreurs des tiges)
SYSTEMES de Cultures
DESCRIPTIF environnement
(1) si pucerons des racines, indiquer la classe : 1= 1à 25 individus ; 2 = 26 à 50 ; 3 = 50 à100 ; 4= > 100
N° N° S Présence insecte (1) OBSERVATIONS N° N° S Présence insecte OBSERVATIONS
s-s-parc tige ou (autres organismes) s-s-parc tige ou (autres organismes)
réf. Prél poquet A V M P si(1) réf. Prel poquet A V M P si
19
ANNEXE 5 : Riz (3 variétés) + Stylo (22 lignes d’environ 154 m, divisées en 4 sous-parcelles égales, 2 par fumure (F1 et F0) – Bos Khnaor, 5/8/2008
fumure n° n° prélèvement : nb gastéro annélide arachnide myriapode blattoptéroïdes orthopt dermapt hémiptères coléop hymeno lépido dipt
variété groupe lignex nb pas tige araignée acari blatte termite homo hetero fourmi
F1 V1 I 2 – 32 15 2
II 9 – 10 12 1+ω
III 11 – 11 9 1 1 3 1+++ 2
I 9 – 31 6 1 1+ω 1
II 16 – 3 23 5 1
III 13 – 16 8 3
ΣF1V1 73 0 2 3+2ω 0 11 1 0 0 0 0 0 0 3+++ 3 0
F0 I 6 – 17 8 2 2+ω 1
II 3 – 11 13 1 1
III 17 – 3 15 1 1
I 5 – 26 9 3 2
II 10 – 4 21 1+ω 2 1 ω
III 17 – 9 26 2 1 1
ΣF0V1 92 2 1 9+2ω 0 3 3 0 0 0 0 0 3 ω 1 0
Σ V1 165 2 3 12+4ω 0 14 4 0 0 0 0 0 3 3+++ω 4 0
F0 V2 I 4–9 7 1
II 22 – 8 11 1 3 2
III 9 – 17 13 1 1
I 9 – 18 11 1
II 18 – 3 12 1 2 1 1 2 2
III 5–6 6 1
ΣF0V2 60 1 2 2 0 5 2 0 0 1 0 0 0 4 3 0
F1 I 10 – 29 13 1 1+ω 1 1+++
II 16 – 8 6 1 5 1
III 7–3 5 2 2
I 2 – 18 11
II 10 – 24 19 1 1 1++ω
III 17 – 9 12
20
Σ V2 126 3 2 4 +ω 0 12 3 0 0 1 0 0 3 10++ω 4 0
F1 V3 I 11 – 8 14
II 17 – 4 13 1
III 20 – 32 13 1 2
I 12 – 8 7 3
II 8 – 25 12 1 1 1
III 11 -3 13 1 1 1
ΣF1V3 72 0 1 2 0 1 4 0 0 0 0 0 0 4 1 0
F0 I 17 – 16 14 1 1
II 5 – 42 18 3 1 1
III 16 – 24 11 1 1 1
I 4 – 44 8 2
II 22 – 4 11 1 1 1
III 8 – 25 13 1
ΣF0V3 75 0 0 3 0 3 3 0 0 1 0 1 0 3 2 0
ΣV3 147 0 1 5 0 4 7 0 0 1 0 1 0 7 3 0
Nota :
- le signe ‘+++’ signifie qu’il y a plusieurs individus du même taxon en même temps, mais on n’en compte qu’un à priori (fréquent pour les fourmis, les
araignées et les termites ;
- le signe ‘ω’ veut dire : individu présent avec des œufs ou ω tous seuls parfois (fréquent avec les araignées)
- présence de 13 individus non précisés, dont 5 ‘worms’ et 2ω ? (V1F1 : 2 ; V1F0 :2ω ? ; V2F0 : 5 ;V2F1 : 2 ; V3F1 : 2 ; V3F0 : 1)
21
ANNEXE 6 – Riz (7 variétés) + Stylo (248 mx30 m, divisé en 4 sous-parcelles égales – V1 : 6 lignes ; V2 : 6 lignes) – Bos Khnaor, 6/8/2008
fumure n° n° prélèvement : nb gastéro annélid arachnide myriapode blattoptéroïdes orthopt dermap hémiptères coléo hyméno lépido dipt
vari groupe lignex nb pas tige e araignée acari blatte termite t homo hetero p fourmis
été
F1 V1 IA 3–9 8 1 1 1
IB 5 – 52 10 2 1 1
IIC 4 – 25 9 2 1
IID 9–2 9 2 1
ΣV1 F1 36 4 0 3 0 3 1 0 0 0 0 0 1 1 0 0
F0 IIIE 6 – 35 7 1 1 1 1 1
IIIF 4 – 26 6 1 1 1
IVG 3–4 4 3 1 1+++
IVH 2 – 45 4 1 4
ΣV1 F0 21 2 1 5 0 4 1 0 0 0 0 1 2 2+++ 0 0
Σ V1 6 1 8 0 7 2 0 0 0 0 1 3 3+++ 0 0
57
F1 V2 IA 2 – 28 10 1 1 1
IB 6 – 46 15 2 2 1 1 1
IIC 5 – 15 15 2 3
IID 3–1 13 1 1
ΣV2 F1 53 0 4 3 0 5 2 0 0 0 0 0 1 1 0 0
F0 IIIE 4 – 17 9 1 2 2
IIIF 2 – 52 17 1 1 1
IVG 3–6 14 1 2 1
IVH 5 – 27 7 1 1
ΣV2 F0 47 1 0 3 0 2 4 0 1 0 0 0 3 0 0 0
Σ V2 1 4 6 0 7 6 0 1 0 0 0 4 1 0 0
100
Nota : présences de 14 individus ‘worms ‘ et ‘larvae’ non précisés, probablement des chenilles (V1F1 : 8 ; V1F0 : 1 ; V2F1 : 2 ; V2F0 : 3)
ANNEXE 6 (suite 1) –Riz (7 variétés) + Stylo (248 mx30 m, divisé en 4 sous-parcelles égales – V3 : 11 lignes ; V4 : 6 lignes) – Bos Khnaor, 6/8/2008
22
fumure n° n° prélèvement : nb gastéro annélide arachnide myriapode blattoptéroïdes orthopt dermapt hémiptères coléop hyméno lépido dipt
variété groupe lignex nb pas tige araignée acari blatte termite homo hetero fourmi
F1 V3 IA 5 – 25 9 2 1
IB 8 – 23 9 2 1 3
IIC 7 – 24 8 3 1
IID 2 – 18 4 1 2
ΣV3 F1 30 0 5 4 0 6 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0
F0 IIIE 3–2 11 2 1 1
IIIF 6–6 7 2 1 1
IVG 4 – 56 6 1 1 1
IVH 5–2 9 1 2 1
ΣV3 F0 33 1 0 3 0 6 0 0 0 0 0 0 2 2 1 0
Σ V3 1 5 7 0 12 0 0 0 0 0 0 2 3 1 0
63
F1 V4 IA 5 – 63 7 1 1 1
IB 2–6 8 1 2 1 1 1
IIC 4 – 35 ? 1 3
IID 3 – 26 3 1 2
ΣV4 F1 24 2 0 2 0 8 2 0 0 0 0 1 0 1 0 0
F0 IIIE 5 – 35 7 1 1 1
IIIF 2–5 10 2 2 1 1 1
IVG 3 – 16 9 1
IVH 4–5 8 2 1 1 1
ΣV4 F0 34 3 2 3 0 3 2 0 0 0 0 0 1 1 1 0
Σ V4 5 2 5 0 11 4 0 0 0 0 1 3 2 1 0
58
23
ANNEXE 6 (suite 2) - Riz (7 variétés) + Stylo (248 mx30 m, divisé en 4 sous-parcelles (62 m de long ; V5 : 5 ligne ; V6 : 28 ligne) – Bos Khnaor, 6/8/2008
fumure n° n° prélèvement : nb gastéro annélide arachnide myriapode blattoptéroïdes orthopt dermapt hémiptères coléop hyméno lépido dipt
variété groupe lignex nb pas tige araignée acari blatte termite homo hetero fourmi
F1 V5 IA 2 – 27 7 3 1
IB 4 – 52 6 1 2 1
IIC 7 – 17 10 1 1 1 1 1
IID 3–6 6 1 1 1
ΣV5 F1 29 2 2 1 0 7 2 0 0 0 0 0 1 1 0 0
F0 IIIE 1 – 17 9 1 1+1ω
IIIF 5–8 6 2 1 2
IVG 5 – 17 14 1 2 1 1
IVH 2–6 11 2 1 1 1
ΣV5 F0 39 3 3 2+1ω 0 4 0 0 0 0 0 0 2 1 2 0
Σ V5 5 5 3+1ω 0 11 2 0 0 0 0 0 3 2 2 0
68
F1 V6 IA 29 – 9 9 1 1 1 0
IB 5 – 24 13 3 1 1
IIC 8 – 35 8 1 2 1 1 6
IID 2 – 52 7 2 1
ΣV6 F1 37 2 3 3 0 4 3 0 1 0 0 0 0 6 0 0
F0 IIIE 12 – 17 8 3 4 2 2 1
IIIF 3 – 27 8 1 1
IVG 3 – 17 20 1
IVH 12 – 17 12 1 1 1 2
ΣV6 F0 48 3 1 5 0 4 0 0 0 0 1 0 3 0 3 0
Σ V6 5 4 8 0 8 3 0 1 0 1 0 3 6 3 0
85
Nota : présence de 4 individus non précisés (3 ‘worms’ et 1 ‘de’ (V5F1 : 2 ; V5F0 : 1 de ; V6F1 : 1 ; V6F0 : 1)
24
ANNEXE 6 (suite 3)- Riz (7 variétés) + Stylo (248 mx30 m, divisé en 4 sous-parcelles (62 m de long, 7 lignes) – Bos Khnaor, 6/8/2008
fumure n° n° prélèvement nb gastéro annélide arachnide myriapode blattoptéroïdes orthopt dermapt hémiptères coléop hyméno lépido dipt
variété groupe lignex nb tige araignée acari blatte termite homo hetero fourmi
pas
F1 V7 IA 5 – 43 11 1 1 3
IB 4–5 16 1 1 2
IIC 4 – 17 8 2 1 1 2
IID 2–6 3 1
ΣV7 F1 38 2 3 1 0 1 0 2 0 0 0 0 2 2 3 0
F0 IIIE 1 – 52 4 2 3 1
IIIF 2–4 5 1 1 3 1
IVG 3 – 35 16 2
IVH 2 – 52 15 1 1 3
ΣV7 F0 40 2 1 5 0 5 0 0 0 0 0 0 2 4 0 0
Σ V7 78 4 4 6 0 6 0 2 0 0 0 0 4 6 3 0
25
ANNEXE 7 - Riz + Eleusine (bordures divisées en 4 sous-parcelles de 13, 5 m x 3 m) – Bos Khnaor, 6/8/2008
n° prélèvement : nb gastéro annélide arachnide myriapode blattoptéroïdes orthopt dermapt hémiptères coléop hyméno lépido dipt
groupe lignex nb pas tige araignée acari blatte termite homo hetero fourmi
I 36 – 2 5 1+++
4–2 8 2
35 – 2 7 1+ω 1
8–2 2 2+++ω
14 – 1 4 1 2
45 – 1 8 1+++ 1+++
29 – 1 3 1
36 – 1 4 1+++
6–1 5 1 1
17 – 1 4
17 – 1 3 2
16 -1 4 1 1 2
Σ Gr III 24 1 0 1 1 1 0 0 0 0 0 0 6 7 0 0
Somme 3 groupes 96 7+++ 1 9+++1ω 1 6 1 0 0 0 0 0 7 20++++2ω 0 0
Nota : présence de 7 individus non précisés (3 ? + 1 Deroptera+1 Micro + 1 SA + 1CR (I : 3 ? + 1 Deroptera + 1 Micro ; II : 1 Sa + 1 CR ; III : 0)
26
ANNEXE 8 - Riz (parc. 8 : 36 lignes et parc. 9 : ?, d’environ 53,5 m, divisée en 3 sous-parcelles (F0 à F2) (17 m de long) – Sahakreas, 7/8/2008
fumure n° N° prélèvement : nb gastéro annélide arachnide myriapode blattoptéroïdes orthopt dermapt hémiptères coléop Hyméno lépido dipt
parc. groupe lignex nb pas tige araigné acari blatte termite homo hetero fourmis
F0 8 G1 8–5 2 4
Riz G2 2–2 4 3 5
Eleu G3 12 – 8 5 2 1 1
Σ8 F0 11 0 0 0 0 0 9 0 0 0 0 1 0 6 0 0
F1 G1 7–7 6 1 1 5
G2 4–3 6 1 1 1 1+++ 1
G3 34 – 10 5 1 1 2
Σ8 F1 8 0 1 1 0 1 3+++ 0 0 0 0 0 2 8 0 0
F2 G1 35 – 8 2 2 1 4
G2 23 – 14 7 1 1 1 1
G3 12 – 6 7 1
Σ8 F2 16 0 1 0 0 1 3 0 0 0 0 0 1 6 0 0
Σ parcelle 8 44 0 2 1 0 2 15+++ 0 0 0 0 1 3 20 0 0
F0 9 G1 9–2 5 0 1 1 5
Riz G2 13 – 6 7 1 2
Styl G3 2–5 7
Σ9 F0 19 0 0 0 1 1 5 0 0 0 0 0 1 23 0 0
F1 G1 16 – 9 5 1 3 2 2
G2 11 – 6 7 3 1 1 6
G3 21 – 2 3 1 1 1
Σ9 F1 15 0 0 4 2 1 4 0 0 0 0 0 7 3 0 0
F2 G1 4–9 6 1 3 1 1 1 3 1
G2 10 – 8 6 1 5 1 1+++ 2
G3 21 – 5 4 1 1 1 2
Σ9 F2 16 0 0 3 8 1 2 0 0 0 0 0 2 5+++ 5 0
Σ parcelle 9 50 0 0 7 11 3 11 0 0 0 0 1 10 10++ 5 0
Nota : présence de 4 individus non précisés : parc. 8 : 8F1 : 1 ; parc. 9 : 9F2 : 3 ; parmi les coléoptères, une larve de ver blanc parc. 9, F1
27
ANNEXE 8 (suite 1)- Riz (parc.10 ? lignes d’environ 53,5 m, divisées en 3 sous-parcelles (F0 à F2) (17 m de long) – Sahakreas, 7/8/2008
fumure n° N° prélèvement : nb gastéro annélide arachnide myriapode blattoptéroïdes orthopt dermapt hémiptères coléop Hyméno lépido dipt
parc. groupe lignex nb pas tige araignée acari blatte termite homo hetero fourmis
F0 10 G1 23 – 9 1 3 1+++
Riz G2 12 – 5 7 1 4 1 1 1
+ Styl G3 7 – 10 6 1 1 1
Σ10 F0 14 0 1 7 3+++ 0 2 1 0 0 1 0 0 0 0 0
F1 G1 7 – 11 5 3 1 0
G2 28 – 8 20 1 1 1
G3 4–8 5 2 1 1 1
Σ10 F1 30 0 0 6 2 0 1 1 0 0 0 0 0 2 0 0
F2 G1 26 – 6 6 3 1 2
G2 2 – 12 16 2 1 2 1
G3 18 – 5 5 1 1 1 1 1 3
Σ10 F2 27 0 0 6 1 2 2 0 0 1 0 0 4 4 0 0
Σ Parcelle 10 71 0 1 19 6+++ 2 5 2 1 1 0 4 6 0 0
28
ANNEXE 8 (suite 2)- Riz (parc. S4 : 15 lignes d’environ 53,3 m, divisée en 3 sous-parcelles (F0 à F2) (17 m de long) – Sahakreas, 7/8/2008
fumure n° N° prélèvement : nb gastéro annélide arachnide myriapode blattoptéroïdes orthopt dermapt hémiptères Coléop Hyméno lépido dipt
parc. groupe lignex nb pas tige Araignée acari blatte termite homo hetero fourmis
F0 S4 G1 7–3 22 1 1 1 1
Riz G2 2 – 13 16 2 6 3 2
+ G3 19 – 7 9 2
Eleu
Σs48 F0 47 0 0 3 0 0 6 0 0 0 0 0 6 3 0 1
F1 G1 13 – 17 2 1 7 1
G2 4–8 24 1 1 1 4 1 2 1
G3 5–1 10 1 1 3 2 1
Σs4 F1 36 0 1 2 2 1 14 0 0 0 1 0 5 2 0 0
F2 G1 7–2 9 3 2 1+++ 1 5 3
G2 6–8 12 1 6 1
G3 9–9 9 1
Σs4 F2 30 0 0 4 0 0 2 1+++ 1 0 6 0 6 4 0 0
Σ parcelle S4 113 0 1 9 2 1 22 1+++ 1 0 7 0 17 9 0 1
(Répétition 1)
F0 S4 G1 4–7 10 1 1 1
Riz G2 16 – 2 18 2 8
+ Eleu G3 14 – 9 3 1 1
Σ9F0 31 0 1 0 0 1 3 0 0 0 0 0 9 0 1 0
F1 G1 6–6 9 3
G2 9–2 5 1 5 1
G3 3 – 10 11 15
Σ9 F1 25 0 0 1 0 0 5 15 0 0 0 3 1 0 0
F2 G1 8–5 1
G2 4–8 15 1 1 1
G3 4 – 16 15 1 4
Σ9 F2 31 0 0 1 0 0 2 0 0 0 0 0 0 1 4 0
Σ parcelle S4 87 0 1 2 0 1 10 15 0 0 0 0 12 2 5 0
(Répétition 2)
200 0 2 11 2 2 32 16+++ 1 0 7 0 12 11 5 1
Σparcelle S4
Nota : présence de 1 individu non précisé : parc.S4 (2ème répétition) F2 ; parmi les coléoptères, une larve de ver blanc (2ème répét., F0)
29
ANNEXE 8 (suite3) - Riz + Eleusine : prélèvement spécial pucerons des racines – Sahakreas, 7/8/2008
n° nb gastéro annélide arachnide myriapode blattoptéroïdes orthopt dermapt hémiptères coléop Hyméno lépido dipt
échantillon tiges araignée acari blatte termite homo hetero Fourmis
1 6 1 2 1 1+++ 2+ω 5 1
2 6 4 1 3 1 11 2 1 1
3 10 1 2 1 3 5 1
4 4 3 3 2 1 1 1
26 0 0 7 3 10 1 1+++ 0 6+ω 4 0 22 4 2 1
30
ANNEXE 9 – RECAPITULATION DES PRELEVEMENTS – Bos Khnaor, 5 et 6/8/2008
nb gastéro annélide arachnide myriapod blattoptéroïdes ortho dermapt hémiptères coléo hyméno lépid dipt
parcelle tige araignée acari e blatte termite pt homo hetero p fourmi o
Riz
(3 var.) 438 5 6 21+5ω 0 30 14 0 0 2 0 1 6 16++2ω 3 0
Riz
(7 var.) 509 27 25 43+1ω 0 62 17 2 2 0 1 2 22 23+++ 10 0
Riz
Eleusine 96 7+++ 6 9+++1ω 1 6 1 0 0 0 0 0 7 20+++2ω 0 0
Somme 1 043 39+++ 37 73++7ω 1 98 32 2 2 2 1 3 35 59++++4ω 13 0
rang 4ème 4ème 2ème 1er 4ème 10ème 10ème 10ème 9ème 4ème 3ème 8ème
n° nb gastéro annélide arachnide myriapod blattoptéroïdes ortho dermapt hémiptères coléo hyméno lépid dipt
parcelle tige araignée acari e blatte termite pt homo hetero p fourmi o
8 44 0 0 1 0 2 15+++ 0 0 0 1 0 3 20 0 0
9 50 0 0 7 11 3 11 0 0 0 0 0 11 10+++ 5 0
10 71 0 1 19 6+++ 2 5 2 0 1 1 0 4 6 0 0
S4R1 113 0 2 10 2 1 22 1+++ 1 0 7 0 17 9 0 1
S4R2 87 0 0 5+++ 0 1 10 15 0 0 0 0 12 2 5 0
Eleusine 26 0 7 3 10 1 1+++ 0 6+ω 4 0 22 4 1 1
Somme 391 0 3 49+++ 22+++ 19 64++ 19+++ 1 7+ω 12 0 69 51+++ 11 2
rang 10ème 1er 5eme 2eme 5ème 10ème 9ème 7ème 2eme 4ème 7ème
31
Annexe 11 – RESULTATS DES PRELEVEMENTS : ratios insectes/tige et influence sur nombre de tiges/20 cm de ligne – CAMBODGE 2008
Site culture Couverture parcelle nb nb insecte ratio nombre nombre tige organismes dominants
tige déterminé non dét. Total insecte/tige prélèvement par 20 cm
Bos Khnaor Riz Eleusine nd 41 19 5 24 0,59 8 5,1
31 22 2 24 0,77 8 3,9
24 17 0 17 0,71 8 3,0
Eleusine 96 58 7 65 0,68 24 4,0 fourmi (39,7%), araignées (19,0%)
gastéropodes 13,8%)
Riz Stylo V1 165 51 4 55 0,33 12 13,8
3 var. V1 126 45 7 52 0,41 12 10,5
V3 147 29 3 32 0,22 12 12,3
3 var. 438 125 14 139 0,32 36 12,2 myriap. (21,3%), araignées (18,4%)
fourmis (13,5%)
Riz V1 57 32 9 41 0,72 8 7,1
7 var. Stylo V2 100 30 5 35 0,35 8 12,5
V3 63 31 7 38 0,60 8 7,9
V4 58 34 0 34 0,59 8 7,3
V5 68 34 3 37 0,54 8 8,5
V6 85 42 2 44 0,52 8 10,6
V7 78 35 4 39 0,50 8 9,8
7var. 509 238 30 268 0,53 56 9,1 myriap. (26,1%), araignées (18,5%)
gastéropodes (11,3%)
stylo 947 361 44 405 0,43 92 10,3 myriap. (26,8%), araignées (19,0%)
fourmis (10,4%)
Sahakreas Eleusine nd 26 62 0 62 2,38 4 6,5 coléoptère (35,5%), myriapode (16,1%),
Riz Eleusine 8 44 45 1 46 1,05 9 4,9 fourmis (45,5%), blatte (36,4%)
S4 R1 113 72 0 72 0,64 9 12,6
R2 87 48 1 49 0,56 9 9,7
S4 200 120 1 121 0,61 18 11,1 blatte (26,4%), coléoptère (24, 0%)
termites (13,2%)
Eleusine 244 163 2 165 0,68 27 9,0 blatte (29,4%), coléoptère (19,6%)
fourmis (19,0%)
Riz Stylo 9 50 59 3 62 1,24 9 5,6 araignées (30,4%), blatte (18,6%)
fourmis (18,6%)
10 71 48 0 48 0,68 9 7,9 araignées (54,1%), fourmis (12,5%)
Stylo 121 107 3 110 0,91 18 6,7 araignées (41,1%), fourmis (15,9%)
blatte (15,0%)
32
ANNEXE 12 - Relation entre nb d'insectes/tige et nb
de tiges/20 cm linéaires (valeurs intermédiaires)
16,0
y = -8,33x + 14,35
nb de tiges/20 cm
10,0
R2 = 0,67
8,0
6,0
4,0
2,0
0,0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 1,20 1,40
nb d'insectes/tige
8,0
6,0
4,0
Sahakreas
2,0
0,0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 1,20 1,40
nb insectes/tige
33
ANNEXE 14
LISTE DES ARTHROPODES DETERMINES AU NIVEAU DU GENRE ET DE L’ESPECE
34
LISTE DES ARTHROPODES DETERMINES AU NIVEAU DU GENRE ET DE L’ESPECE
(ANNEXE 14, suite1)
O. Orthoptères
F. Acrididae Cyrtacanthacris tatarica Rehn, 1941 C1 Polyphage, dégât feuille
Gastrimargus marmoratus (Thunberg, 1815) C2 Dégâts sur maïs, riz
Acrida willemsei Dish, 1954 C3 Riz ?
Diabolocatantops innotabilis (Walker, 1870) C4, C6, C51 Dégât sur riz et maïs
Phlaeoba infumata (Brunner von Wattenwyl, 1893) C4 Dégât sur riz et maïs
Aiolopus thalassinus tamulus Fabricius, 1798 C5, C9 Dégât sur riz et maïs
Eyprepocnemis roseus Uvarov , 1942 C6 Dégât sur riz et maïs
Oxya japonica (Thunberg, 1824) C8 Dégât sur riz
Locusta migratoria manilensis (Meyen, 1835) C10, 10’, 10 ‘’ Sous-espèce du criquet
migrateur
F. Tettigoniidae Conocephalus maculatus (Le Guillou, 1841) C7 Prédateur d’œufs
O. Homoptera
F. Pseudococcidae Dysmicoccus brevipes (Cockerell, 1893) C35 sur racines graminées
35
LISTE DES ARTHROPODES DETERMINES AU NIVEAU DU GENRE ET DE L’ESPECE
O. Coléoptère
F. Carabidae Clivina sp ? C45
O Hymenoptera
F. Ichneumonidae Xanthopimpla flavolineata, Cameron 1907 C21 Parasite Cnaphalocrocis
medinalis
F. Encyrtidae Apoleptomastix bicoloricornis (Girault, 1915) C188 Parasite de Pseudcoccidae
F. Formicidae
36
LISTE DES ARTHROPODES DETERMINES AU NIVEAU DU GENRE ET DE L’ESPECE
(ANNEXE 14, suite3)
37
ANNEXE 15
Ph 1 : Solenopsis geminata
(http://www.antweb.org/description.do?genus=Solenopsis&name=geminata&rank=species)
Ph 2 : Pheidologeton diversus
(http://www.discoverlife.org/mp/20o?search=Pheidologeton+diversus)
Ph 3 : Pheidole sp (http://www.eol.org/pages/485120)
38
ANNEXE 16
Society, in Holldobler et Wilson, 1990, plate 21)(prière de supprimer cette page après
première lecture ; placée pour information, elle n’est autorisée que pour un usage privé)
39
ANNEXE 17
Le cycle des hannetons tropicaux - habituellement de 1 an - est calé avec la saison des pluies, dans la
mesure où les adultes peuvent alors facilement sortir du sol (accouplement) et y pénétrer (pontes). Les
œufs ont besoin également de fortes humidités pour éclore.
Un point important est d’éclaircir où se situent les accouplements : sur les plantes cultivées ou sur les
bordures avec vol des femelles dans les parcelles cultivées ; de même, la profondeur où sont situés les
œufs est également un point important en liaison avec la prédation possible par la faune du sol.
Aux températures normales du sol (20 – 25°C), les œufs mettront 2 à 3 semaines pour éclore. Les 3
stades larvaires devraient durer 3 semaines pour la L1 (en général peu mobile et se nourrissant de matière
organique), 1 à 1 mois et demi pour la L2 (régime intermédiaire) et 6 mois pour la L3 (le stade le plus
mobile et le plus destructif : il y a souvent section des racines, sans qu’elles soient consommées
entièrement).
Les larves de type L3 se situent au niveau des racines et ont des préférences selon les plantes ; à l’île de
la Réunion, les racines de la plante de couverture (kikuyu) étaient préférées au géranium (Michellon,
communication personnelle), tandis que les racines de tabac et de tomate n’étaient pas consommées.
Mais sans adventices, les racines de géranium n’étaient pas coupées, mais écorcées sur la périphérie et
donc détruites.
1/ Le vol des adultes devrait avoir lieu dès les premières pluies, à la tombée de la nuit, alors que les
silhouettes des arbres sont encore bien visibles (6 à 10 lux). Pour les attirer, une lampe d’un piège
lumineux disposée devant un drap blanc est une technique éprouvée dans une station. La source
lumineuse peut être une lampe de Camping Gaz ou une lampe de maison ou branchée sur un moteur
portable, mais elle doit être la plus vive possible (une lampe à pétrole ne convient pas, par exemple). Les
adultes se posent sur le drap et peuvent être capturés facilement et placés dans une boîte. Les placer
ensuite au congélateur pendant 24 heures, puis les disposer sur une couche de coton disposée dans une
boîte (en plastique, à cigare, d’allumettes…) avec heures, date et lieu de prises pour envoi à
détermination à Montpellier.
2/ Sans piège lumineux, on peut néanmoins trouver les adultes soit accouplés, soit en alimentation, étant
alors muni d’une lampe de poche assez puissante et en se déplaçant dans la station.
Les accouplements durent en général 5 minutes et plus et peuvent se passer sur des herbes de 30-50 cm
de haut (plantes cultivées ou adventices) comme sur les branches des arbres. L’intérêt est de pouvoir
prendre des individus mâles et femelles, facilitant ainsi la détermination. Un autre intérêt est de pouvoir
vérifier la capacité de ponte des femelles par dissection des individus, compte tenu du fait que la femelle
ne pond pas avant l’accouplement [ceci est valable pour le début du vol ; en cours de vol (qui peut durer
2 à 3 mois), cette possibilité n’est plus vraie car la femelle peut s’accoupler plusieurs fois]. Enfin, on peut
voir où se passent les accouplements et déterminer le niveau de ‘dissuasion’ des différentes plantes vis-à-
vis des adultes ou des larves (cf. illustration sur feuille suivante), les parcelles étant comprises entre 250
et 500 m2.
Les adultes en alimentation devraient rester en place une grande partie de la nuit.
40
Au lever du jour, les adultes reviennent au sol par un vol non directif, pour s’y enfouir à faible
profondeur.
Trois semaines après le début du vol, on peut procéder à des prélèvements dans les champs où l’on a
aperçu des accouplements en creusant des trous de 50 cm de long sur la ligne, la largeur correspondant à
2 interlignes, un de chaque côté de la ligne afin de pouvoir quantifier les populations. On procède par
tranche de 0-5 cm et on note à chaque jeune stade (œufs et possible début L1), la profondeur de chaque
individu.
On place en alcool 75% tous les organismes trouvés, y compris les œufs et vers blancs, afin de
déterminer les prédateurs possibles).
IV. Détermination du caractère dissuasif des plantes vis-à-vis des vers blancs
OUI NON
Question 2 : les adultes femelles pondent-elles dans la parcelle où est cultivée la plante ?
OUI NON
Question 3 : larves L1 et surtout L2/L3 arrivent-elles à consommer les racines des plantes ?
OUI NON
Conclusions :
41
1/ si la réponse est OUI aux 3 questions, la plante n’est pas répulsive. Eventuellement, les larves L3
peuvent peser moins lourd juste avant nymphose sur une plante peu appétée que sur une plante favorable,
d’où moins de réserves, d’où moins d’œufs pondus par la femelle….
2/ si les réponses sont NON à Q1 et Q2, ce sont les adultes qui sont repoussés (aspect Pull) et la question
Q3 ne se pose plus.
3/ si les réponses sont OUI à Q1 et Q2 et NON à Q3, ce sont les larves qui sont repoussées.
Dans les cas 2 et 3, la situation est intéressante. Il faut maintenant déterminer à quel niveau de surface la
plante intéressante peut agir sur les adultes : haie, mélange, touffes disséminées,…dans le cas 2.
____________________
42
ANNEXE 18 QUELQUES PHOTOS
DE PLANTES…..
43
D’ INSECTES et de LEURS EFFETS…...
Ph. 4 : une mante religieuse (Ordre des Dictyoptères, comme les Blattes),
utile
44
DE PIÉGES ……
45
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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2006. Introduction of the « Direct sowing in Mulch based Cropping Systems » in Cambodia,
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smallholders Development Project, Crop Diversification Component, 59 p. + Appendix)
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46
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47