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LES PIPELINES Important

Le document traite des oléoducs, leur intérêt économique et leur réglementation en matière de sécurité et d'exploitation. Il souligne que les oléoducs sont le mode de transport le plus sûr et le moins coûteux sur de longues distances pour les hydrocarbures, malgré des investissements initiaux élevés. La réglementation encadre leur construction et exploitation, nécessitant des études d'impact et des autorisations spécifiques en fonction de leur statut.

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  • risques,
  • balisage,
  • travaux à proximité,
  • infrastructures,
  • stations de pompage,
  • réglementation,
  • procédures administratives,
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  • surveillance de la ligne,
  • transport d'hydrocarbures
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LES PIPELINES Important

Le document traite des oléoducs, leur intérêt économique et leur réglementation en matière de sécurité et d'exploitation. Il souligne que les oléoducs sont le mode de transport le plus sûr et le moins coûteux sur de longues distances pour les hydrocarbures, malgré des investissements initiaux élevés. La réglementation encadre leur construction et exploitation, nécessitant des études d'impact et des autorisations spécifiques en fonction de leur statut.

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Les oléoducs (ou pipelines).


Plan de la présentation (source: rédaction de Didier Roze,
photos Trapil)

1. Généralités - Intérêt et économie du transport par oléoduc


2. Réglementation

3. Réglementation de sécurité

4. Financement

5. Description des installations

6. Exploitation

7. Le maintien en condition de la ligne

8. La lutte contre la corrosion

9. Les chantiers sur oléoduc

10. Surveillance de ligne

1. Généralités - Intérêt et économie du transport par oléoduc

Les oléoducs (pipelines) sont des canalisations destinées au transport d’hydrocarbures


pompables : pétroles bruts, produits raffinés finis, semi-finis et bases pétrochimiques
(naphta).

L’oléoduc est le mode de transport massif le plus sûr, puisqu’on relève moins de 10
incidents par an avec déversement de produit en Europe de l’Ouest, soit actuellement 2
incidents pour 10.000 km de ligne et de l’ordre de 600 m3 perdus, soit 1 ppm de volume
transporté (les risques majeurs, sur la période d’observation 1994-1998, sont les
agressions par des tiers - chantiers non déclarés- représentant 40 % des accidents, et la
corrosion représentant 20 %).

L’oléoduc est aussi insensible aux intempéries, discret pour son faible impact sur
l’environnement (canalisations enterrées).

En revanche, il ne permet que des liaisons point à point sur un tracé donné, manque de
souplesse dans la programmation des transports, impose des volumes très importants
pour limiter l’impact des mélanges aux interfaces entre produits différents, et une
continuité absolue : un produit pousse l’autre.

De plus, sa capacité doit être estimée avec soin à l’origine : surdimensionné, il s’avère
exagérément coûteux en tubes de bonne qualité, et en volume de remplissage (line-fill).
Mais une fois posé, son débit ne peut être aisément augmenté (section figée, vitesse
limitée pour diminuer les conséquences d’éventuels coups de bélier, pertes de charges à
compenser par des stations relais supplémentaires…).

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Mais, et en dépit du poids considérable des investissements, l’oléoduc est le mode de


transport massif le moins cher sur longue distance et pour des volumes élevés (hors
frais de manutention) :

Camion 38 t : 4,1 €/t/100


Oléoduc : 1,8 à 2,1 €/t/100 km Camion 20 t : 4,5 €/t/100 km
km
Train 2000 t : 2,7 €/t/100 km Train 1000 t : 3,3 €/t/100 km Wagon isolé : 4,1 €/t/100 km
Navire 10.000 t pour 300 km : 2,4 €/t/100 km Barge (100 km) : 2,7 à 4,1 €/t/100 km

Il offre de plus l’intérêt majeur de ne pas encombrer les infrastructures de surface et de


ne pas imposer de retour à vide, contrairement à tous les autres modes de transport, ce
qui est un gage d’efficacité énergétique, et de pouvoir fonctionner, sans interruption,
24 heures sur 24 et 365 jours par an.

L'essentiel des dépenses d’exploitation est constitué par les charges d’énergie électrique
1. La consommation d’énergie dépend des pertes de charge, donc du débit, de la
longueur des tuyaux et de la masse spécifique du produit. (1) quelque 1,4 à 1,5 € pour 1 000
t.km sur un réseau équipés de stations électriques.

Pour réduire ces dépenses, les exploitants négocient les contrats de fourniture d’énergie
électrique et planifient avec soin les expéditions pour bénéficier des tarifs réduits.

L’automatisation très poussée (télésupervision des stations de pompage et terminaux de


livraison jusqu’aux vannes des dépôts depuis le poste de contrôle central (dispatching :
voir photo ci-dessous) et les sécurités associées (retransmission des alarmes locales et
traitement centralisé des mesures / changements d’état pour la détection automatique des
dysfonctionnements…) permettent d’opérer avec des effectifs réduits tant chez le
transporteur que dans les dépôts réceptionnaires.

dispatching

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2. Réglementation.

Dans les pays industrialisés, les oléoducs sont généralement enterrés à des profondeurs
fixées par la réglementation. En France, cette dernière distingue :

2.a. Les " pipelines d’intérêt général " (Décret n° 59-645 du 16 mai 1959
modifié ²) (²)pris pour application de l'article 11 de la loi n° 58-336 de finances pour 1958 du 29
mars 1958.

Ce sont des ouvrages dont la construction et l’exploitation sont autorisées par décret
" sur avis conforme " du Conseil d’Etat, pour la plupart d'intérêt national ou stratégique,
reliant des complexes de raffineries ou des sites d’importation à des zones de
distribution éloignées.

Ce statut permet, moyennant quelques obligations pour le demandeur, de décréter


l’utilité publique (par un deuxième décret en Conseil d’Etat) , qui donne (moyennant
redevance) le droit de passage sur le domaine public, permet d’exproprier les
propriétaires des parcelles pour lesquelles un accord amiable n’a pu être trouvé, et
d’imposer des servitudes de passage et de les rendre opposables aux tiers (en bloquant
notamment le plan d’occupation des sols).

Les études préliminaires sont nombreuses et longues :

dossier de demande d’autorisation de construire et d’exploiter,

étude d’impact (projet d’un montant supérieur à 1,83 M€),

étude hydrogéologique et des zones à risques (annexe 4 de la réglementation de


sécurité),

étude d’incidence sur la ressource en eau (loi sur l’eau),

étude de sécurité (article 5.6 de la réglementation de sécurité),

mise en compatibilité, s’il y a lieu, des plans d’occupation des sols (utilité
publique), …

La procédure administrative (voir schéma) est également relativement longue (deux ans
environ) en raison des étapes de consultation interministérielle et d’enquête publique.
On compte donc un délai minimum de l’ordre de cinq ans entre le lancement d’une
étude de faisabilité et la mise en service.

L’ordre de grandeur de la longueur de ces ouvrages est de quelques dizaines à plusieurs


centaines de kilomètres. Ils mettent en jeu des investissements considérables, réunissent
les intérêts de plusieurs sociétés pétrolières, et sont soumis à une réglementation de
construction et d' exploitation précise.

Les principaux réseaux sont les suivants (voir carte des pipelines en France) :

pour le pétrole brut 3 : (3) Le transport de pétrole brut vers les raffineries de l'intérieur n'est
exécuté que par oléoduc, pour des raisons certes économiques mais aussi logistiques : ainsi les plus
petites raffineries de Reichstett, Feyzin, Grandpuits, qui ne traitent qu'entre 4 et 5,6 MT/an, doivent
recevoir plus de 11 000 tonnes par jour, ce qui représenterait quelque 7 trains de 1 600 tonnes à charger
et réceptionner chaque jour !

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le pipeline Sud Européen (PSE), qui remonte de Lavéra / Fos-sur-Mer à


Karlsruhe en Allemagne, et dessert les raffineries de Feyzin, Cressier en Suisse et
Reichstett, ainsi que l’usine pétrochimique de Carling en Moselle ( 21,7 Mt et 12
834 Mt.km en 2000) ;

le pipeline de l’Ile de France (PLIF) qui relie Le Havre à Grandpuits, et dessert


la raffinerie de Gargenville (7,2 Mt et 1 266 Mt.km en 2000) ;

pour les produits finis :

le réseau de la Société de transports par pipeline (TRAPIL) de 1 300 km entre


Le Havre et les raffineries de Basse Seine et la région parisienne (4), et ses
extensions vers Orléans-Tours et la zone de Caen (20,5 Mt et 3 620 Mt.km en
2000) ; (4) le réseau "Le Havre-Parsi" a été construit sous un régime particulier, celui de la loi
du 2 août 1949, dite "loi Trapil", modifiée par la loi du 7 juin 1951 pour la construction des
oléoducs intéressant la défense nationale : ODC et DMM à l'époque. Décrets d'application n° 50-
836 du 8 juillet 1950, n° 50-1561 du 22 décembre 1950 et n° 63-82 du 4 février 1963 modifiés.

le réseau du pipeline Méditerranée-Rhône (PMR) de 775 km, entre le complexe


de Fos/Berre et la région Rhône-Alpes et vers l’Esterel (Puget/Argens) ( 9,6 Mt et
2 176 Mt.km en 2000) ;

le Donges-Melun-Metz (DMM) de 600 km, ouvrage de l’armée américaine


rétrocédé à la France en 1994 et exploité par une société privée, la Société
française du Donges-Metz (SFDM) (2,5 Mt et 541 Mt.km en 2000) ;

le réseau des oléoducs de défense commune (ODC), partie française de 2 500


km du réseau militaire de l' OTAN en Centre-Europe, transportant essentiellement
du carburéacteur et ouvert également au trafic civil (en 2000, 2,1 Mt et 562 Mt.km
au total). Il est placé sous la responsabilité du Service national des oléoducs
interalliés (SNOI).

2.b. Les oléoducs soumis à déclaration (décret n° 89-788 du 24 octobre


1989 modifié 5). (5)pris pour application de l'article 11 de la loi pour 1958 et modifié notamment
par l'article 51 de la loi n° 87-565 du 22 juillet 1987 relative à l'organisation de la sécurité civile, à la
protection de la forêt contre l'incendie et à la prévention des risques majeurs (dite loi "Carrignon").
Arrêté du 22 décembre 1989.

Ils sont généralement attachés à un établissement ou à un complexe, tels que les


canalisations entre raffineries et dépôts de stockage, ou ceux reliant une raffinerie ou un
grand dépôt à un consommateur important telle qu' une centrale EDF.

Jusqu’en 1989, les oléoducs non autorisés en tant que " pipelines d’intérêt général " (ou
construits sous le régime de la loi " Trapil " ), et généralement qualifiés de "pipelines
privés", pouvaient être construits sans déclaration. De plus, lorsque le passage peut être
négocié à l’amiable avec les propriétaires des terrains traversés, il était moins
contraignant et plus rapide de procéder ainsi que de recourir à la procédure décrite
précédemment. Il existe donc un certain nombre d’ouvrages de ce type dont la longueur
ordre de quelques kilomètres 6. ( 6 Exemple : Coignières - Orléans - Tours du réseau
est de l'
TRAPIL).

En application de la loi du 22 juillet 1987, et compte tenu des dangers potentiels qu’ils
représentent pour les biens, les personnes et l’environnement, ces ouvrages doivent faire
l’objet d’une déclaration (voir schéma pour la procédure) auprès des services

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préfectoraux s’ils présentent au moins une des caractéristiques suivantes :

pression maximale en service (PMS) en régime établi supérieure à 0,4 MPa (4


bar) en un point au moins de la ligne,

produit de la PMS en régime établi (en MPa) par le diamètre extérieur de la


canalisation mesuré - avant revêtement - (en mm) supérieur à :

150 pour les hydrocarbures liquides,

50 pour les hydrocarbures liquéfiés.

Les ouvrages suivants sont toutefois exclus :

canalisations reliant deux établissements pétroliers (ou deux fractions d’un même
établissement) comportant des installations classées soumises à autorisation et
dont la surface projetée (produit du diamètre extérieur avant revêtement par la
longueur à l’extérieur des clôtures) est inférieure ou égale :

à 500 m² pour les hydrocarbures liquides,

à 50 m² pour les hydrocarbures liquéfiés ;

les ouvrages établis sous le régime du code minier, lorsqu’ils ont fait l’objet d’une
déclaration à ce titre.

2.c. Les " canalisations d’usine " (arrêté du 15 janvier 1962 modifié)

Sont classées dans cette catégorie les canalisations à hydrocarbures installées dans les
emprises des établissements qui produisent ou utilisent le fluide qu’elles contiennent ou
de ceux extérieurs aux précédents, où ce fluide est comprimé ou traité, et qui répondent
simultanément aux trois conditions suivantes :

pression effective du fluide pouvant dépasser 10 bar,

diamètre intérieur supérieur à 110 mm,

produit de la PMS (en bar) par le diamètre intérieur (en mm) est supérieur à
1 500 ;

ces valeurs pouvant être abaissées respectivement à 4 bar, 80 mm et 1 000 pour les gaz
ou vapeurs naturellement inflammables […] ou liquides inflammables dont le point
d’éclair est inférieur à 55 °C.

3. Réglementation de sécurité (Décret n°59-998 du 14 août 1959).

" La construction et l’exploitation des pipe-lines à hydrocarbures liquides ou liquéfiés


sous pression sont soumises à une réglementation de sécurité afin que soit évité tout
risque d’incendie, d’explosion, de projection de produits, de pollution des eaux ou des
risques de toute nature, tant dans les terrains privés que dans le domaine public ".

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Les arrêtés du 1er octobre 1959 et du 21 avril 1989 précisent les règles techniques en la
matière, et définissent notamment (entre autres) :

les caractéristiques mécaniques du métal,

les dimensions des tubes,

les essais et épreuves en usine,

les règles générales de pose, d'


exploitation et d'
entretien,

les épreuves sur le terrain et les ré-épreuves décennales (à 110 % de la pression


maximale en service),

les règles de sécurité,

les règles de qualification professionnelle,

les passages à protéger par renforcement (sous voie ferrée par exemple)…

Cette réglementation a pour but de protéger l' intérêt particulier (sécurité et salubrité
publiques) et l'intérêt général lors des passages à travers le domaine public (traversée de
route, fleuve,...).

Ils sont contrôlés, à la construction et en exploitation, par les Directions régionales de


l’industrie, de la recherche et de l’environnement (DRIRE). Le contrôle de l’exploitation
des pipelines intéressant la défense nationale relève du ministère de la défense
(Direction centrale du service des essences des armées).

4. Financement.

Le coût de réalisation d’un oléoduc (hors réalisation des terminaux et stations de


pompage) est estimé entre 7,6 à 10,6 kT / cm de Ø / km de longueur en
environnement moyen, et jusqu’à 60 k€ en environnement sévère 7 (source CPDP). (7)
50 à 70 kF/cm de Ø/km en environnement moyen, et jusqu'à 400 kF en environnement sévère.

On conçoit donc que, pour les ouvrages majeurs, le financement soit assuré par un
groupe de sociétés pétrolières, qui créent une société de construction et d’exploitation
possédant le statut de transporteur, et dont les responsabilités sont clairement définies.

5. Description des installations.

5.a. La ligne (voir schéma de principe)

Elle est constituée de tubes d’acier de haute résistance

étirés (jusqu’au diamètre 12 pouces) ou roulés soudés en long ou en hélice,

d'
épaisseur globalement uniforme, selon le profil de la ligne et les impératifs

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réglementaires,

assemblés sur le chantier par soudage à l’arc,

pouvant supporter des pressions maximales en service comprises entre 50 et 90


bar, exceptionnellement 120 bar (selon les nécessités du profil de la ligne et du
débit recherché pour un diamètre donné de canalisation).

Pour assurer la sécurité des passages particuliers (surplomb d’autoroutes) ou limiter les
quantités susceptibles d’être répandues en cas de fuite accidentelle en zone sensible
(cours d’eau…), la ligne est sectionnée par des vannes de sécurité enfermées dans des
regards (chambres à vannes). Elle peut aussi être protégée par des gaines, fourreaux aux
passages de routes, voies ferrées….

Les diamètres courants vont de 6 à 42 pouces et les épaisseurs varient de 4 à 12,7 mm.

La pose d’une ligne (voir photo) se fait en continu à une profondeur minimale
d’enfouissement fixée désormais à 1 m (8), sauf particularités locales. (8) Certaines lignes
anciennes ont été enfouies à des profondeurs de 0,6 à 0,8 m conformément à la réglementation de
l'époque.

L’enchaînement des opérations est le suivant :

creusement de la tranchée,

bardage des tubes, repérés individuellement (origine, qualité…),

soudage des tubes bout à bout,

enrobage extérieur de protection (au niveau des soudures, l’enrobage des tubes en
atelier étant meilleur garant de la durée dans le temps),

dépose en fond de fouille,

recouvrement et reconstitution des sols de surface.

La protection du tube à la pose est faite par un isolant, brai et vernis ou mieux
revêtement polymère posé en usine sur les tubes et complété au niveau des soudures sur
le chantier par joint thermorétractable.

Des techniques de pose très élaborées ont été mises au point pour franchir les obstacles
naturels (cours d’eau) ou artificiels (voie ferrée ou routière..) comme le forage
horizontal dirigé (voir photo)

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Pose pipeline @@@ Franchissement d'


obsta

5.b. Les stations de pompage

Elles sont chargées de faire circuler les produits sous hautes pressions (HP) à des
vitesses de l’ordre de 1 à 3 m/s (3,6 à 10 km/h), le débit Q étant fonction du diamètre de
la ligne :

Q = π V D² / 4 donne Q = 1,8 V D² avec Q : débit en m3/h

V : vitesse d’avancement du liquide (en m/s)

D : diamètre de la conduite (en pouces)

d’où le tableau suivant donnant le débit horaire Q (m3/h) :

V(m/s)
0,5 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0
D (pouces)
6" 32,4 64,8 97,2 130 162
8" 57,5 115 172,5 230 287,5
10" 90 180 270 360 450
12" 130 260 390 520 650

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20" 360 720 1 080 1 140 1800 2 160


32" 922 1 843 2 765 3 686 4 608 5 530
42" 1 588 3 175 4 763 6 350 7 938 9 526

Nota : les vitesses de déplacement sont limitées tant pour réduire les pertes de charge
qu’en raison des dangers résultant de coups de béliers (hausse brutale de pression du
liquide dont on arrête brutalement la circulation).

Manifold, terminal de Genevilliers

Les stations de pompage expéditrices dites " de tête " sont installées à proximité des
stockages, et équipées de pompes centrifuges montées en série (pression de refoulement
de l’ordre de 15 à 30 bar, voire 90 bar) et mues par des moteurs électriques ou Diesel,
dont la puissance peut aller de 200 à 1 500 kW.

Elles reçoivent les produits de la raffinerie (ou du dépôt d’importation) et les


introduisent dans l’oléoduc après avoir procédé à certaines opérations telles que :

sélection du produit à transférer vers l’oléoduc,

filtration (protection des compteurs),

mesurage volumétrique dynamique (à l’aide de compteurs à turbine, en général),

prélèvement d’échantillons représentatifs de la cargaison.

Les stations intermédiaires (relais) ont pour but de relever la pression en cours de route,
afin de compenser les pertes de charge et les différences d’altitude. Leur implantation et
leur nombre dépendent du profil, du tracé, du débit désiré et de la longueur de l’oléoduc.

On peut visualiser sur un diagramme le profil en long et les variations de pression


(altimétrique et par pertes de charge) à compenser par les stations intermédiaires. Noter

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l’influence du débit sur les pertes de charge, et sur les pressions à atteindre en sortie de
station de pompage.

A l’arrêt, les lignes sont maintenues en pression :

pour limiter le développement de la diffusion de l’interface entre produits


différents (voir plus loin),

pour permettre de déceler les fuites qui entraînent naturellement une chute de
pression (mais les variations de température peuvent masquer les fuites légères :
1°C ⇔ 10 bar).

Remarquons que si le débit Q double, la perte de charge variant comme Q², la


puissance appelée comme Q × Q² = Q3, la puissance nécessaire devient donc 8 fois
plus grande.

Enfin, les installations réceptrices ou terminales situées près des dépôts de distribution
ont pour objet de livrer le produit au dépôt client, à qui elles sont reliées par lignes
spécialisées ; les débits peuvent varier de 200 à 2 000 m3/h, selon l’infrastructure de
l’établissement réceptionnaire et les sujétions opératoires (bac vide, écran flottant…).

Ces stations procèdent également à la filtration et au comptage (voir schéma) et


abaissent la pression par des vannes limitatrices à des valeurs de l’ordre de 2 à 15 bar,
compatibles avec celles des réseaux basse pression des dépôts.

Des réservoirs destinés au soutirage des contaminats sont disposés dans les terminaux
d’extrémité.

5.c. Matériels particuliers.

Pour garantir la qualité des produits transportés, et notamment du carburéacteur, des


précautions particulières doivent être prises :

filtration des particules solides par des filtres, dimensionnés pour permettre des
débits élevés et protéger les turbines de comptage, les pompes (et particulièrement
les garnitures…)

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élimination des sédiments par raclage de ligne : les raffineries peuvent


accidentellement (suite à travaux ou puisage à niveau très bas des fonds de
réservoirs) expédier des boues ou sédiments vers le pipeline. Le nettoyage de
l’intérieur des canalisations est obtenu à l’aide de racleurs équipés de brosses et de
coupelles destinées à leur propulsion. Cet engin, introduit en extrémité de ligne
par une "gare de racleur" (voir photo ci-dessous), est poussé par l’avancement du
produit pompé et remet en suspension les boues, sédiments et résidus aqueux
rencontrés.

gare de racleur

Nota : les raffineries sont susceptibles d’envoyer accidentellement des produits


hydratés vers le pipeline. Selon la teneur en eau, la pression et la température,
l’eau sera dite "libre" ou "dissoute". Les débits élevés des pipelines ne
permettent pas une filtration économique lors des expéditions, l’eau est donc
acheminée jusqu’au dépôt réceptionnaire. Ce dernier assurera donc la décantation,
parachevée selon les besoins par des passages dans des filtres coalesceurs et
séparateurs avant mise à la consommation

Pour les pipelines, la présence d’eau ségrégée en génératrice inférieure des tubes
génère un risque d’amorçage de corrosion par couplage électrique au point triple
hydrocarbure – eau –acier. Le passage de racleurs ou de sphères permet de chasser

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les résidus aqueux.

D’autres matériels équipent le pipeline, essentiellement pour en garantir la sécurité


d’exploitation :

des clapets anti-retour, éventuellement munis d’un dispositif de blocage ; ils


évitent le recyclage du liquide de l’aval vers l’amont au droit des pompes ;

des anti-coups de bélier, qui substituent une frontière "gaz-liquide " à celle de la
conduite et qui absorbent une grande partie de l’énergie de l’onde de choc ; un
dimensionnement approprié de l’épaisseur des tubes permet d’éviter le recours à
ces dispositifs ;

des vannes de contrôle et de régulation de pression.

6. Exploitation.

6.a. Les produits.

Les produits transportés sont :

le carburéacteur,

les supercarburants et le gazole,

le fioul domestique (FOD),

fiouls lourds par des oléoducs locaux, éventuellement réchauffés, vers les usines
EDF entre autres,

le pétrole brut, le naphta et des produits chimiques dans certains oléoducs.

Le transport de produits par oléoduc impose que la canalisation soit toujours pleine et
que l’on trouve en bout de ligne ou en aval les capacités suffisantes pour recevoir les
produits.

Pour les pipelines multiproduits, les différentes qualités succèdent les unes aux autres. A
l’interface de deux produits différents se développe une zone de mélange. En cas de
compatibilité entre ces produits (exemple : gazole et fioul domestique, supercarburants
SP95 et SP 98…), la zone de mélange sera déclassée dans le produit le moins noble et
livrée au client.

En cas d’incompatibilité (exemple : gazole et supercarburant, supercarburant et


carburéacteur, gazole et carburéacteur…), le mélange est qualifié de "contamination",

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impropre à la commercialisation. Cette contamination est soutirée dans des réservoirs


spécifiques du pipeline, en vue d’un retraitement ultérieur.

Le volume des mélanges varie avec la section du pipeline, la longueur du trajet et le


régime hydraulique, avec une formulation du type :

V = k D² L½ (D diamètre, L distance)

où k est une valeur empirique dépendant du régime hydraulique (arrêt, écoulement


laminaire, turbulent). Le transporteur par pipeline limite l’importance de ces mélanges :

en nombre : au moyen d’un séquencement des produits sous la forme d’un cycle ;

en volume unitaire : au moyen de séparateurs (sphères ou racleurs) lorsque le


tronçon de ligne ne comporte pas de station-relais.

6.b. Mesures préventives

Pour réduire les inconvénients qui découlent du pompage séquentiel, certaines mesures
doivent être prises avant, pendant et après le pompage.

Pour réduire la contamination :

proscrire les variations du régime de pompage ;

éviter les " bouts morts " par spécialisation des lignes dans les parcs et stations ;

conserver une pression positive en cours de pompage dans les points hauts de la
ligne et maintenir à l'
arrêt une pression relativement élevée (5 à 20 bar), en tenant
compte de la chute de température du produit pompé ;

à l’arrêt, veiller à positionner l’interface de façon telle que le produit le plus lourd
se trouve en dessous du produit le plus léger.

Préserver les caractéristiques sensibles des produits :

pour les gazoles et carburéacteurs, c’est le point d’éclair (1% d’essence fait
baisser le point d’éclair du gazole de 5°C) et la teneur en eau ;

pour les essences, ce sont l’indice d’octane et les caractéristiques de distillation ;

pour le carburéacteur, les additifs d’onctuosité (tensioactifs) ajoutés dans les


gazoles désulfurés (ils détruisent la coalescence dans les filtres séparateurs d’eau)
et les composés soufrés générateurs de corrosion peuvent présenter des risques par
migration augmentant la zone de mélange amont.

6.c. La détection des interfaces

Le repérage d’une contamination se fait en amont du point d’aiguillage, grâce à des


détecteurs en ligne de densité relative, qui permettent de prévoir l’arrivée de l’interface
annoncée par calcul (temps de trajet). Une confirmation à l’aide d’un densimètre vrai
et/ou d’un colorimètre implantés à l’entrée de l’installation permet de déclencher la
manœuvre d’aiguillage.

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A noter que depuis le 1er janvier 2000, avec la suppression du super plombé et de la
coloration des carburants, il est autorisé d’injecter une dose de colorant de très faible
volume (∼ 10 à 15 litres) entre deux cargaisons pour permettre la détection de l’interface
par colorimétrie. Des recherches sont en cours pour effectuer cette opération avec des
additifs antistatiques pour détection par conductimétrie.

On peut ainsi effectuer la coupure, opérée par switch, c’est-à-dire en passant d’un circuit
à un autre par enchaînement des ouvertures et fermetures de vannes, en choisissant
entre :

la coupure 50/50, si l’on peut répartir le mélange entre deux produits adjacents,

la coupure 0/100 si la coupure se fait sur un produit pur (cas des produits de la
même famille). On déclasse le mélange en l’incorporant dans le produit le moins
noble, qui se trouve ainsi bonifié ;

une double coupure de façon à isoler la contamination dans des réservoirs


spéciaux prévus à cet effet, pour une ré-injection ultérieure (à très faible
proportion) ou un retraitement en raffinerie.

6.d. La séquence

a. Pour limiter ces contaminats, on pompe les diverses qualités de produits toujours
dans le même ordre qui constitue une séquence dont la durée est un cycle.

Le pompage séquentiel impose donc une certaine configuration dans la succession


des produits :

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Il faut dans la mesure du possible éviter la configuration essence/gazole ou


gazole/essence.

Dans la séquence, un même produit peut être réparti entre plusieurs clients et la
définition de la séquence, les quantités de chaque produit et les heures de livraison
font l'
objet d’un plan concerté diffusé préalablement à l’ensemble des acteurs
(clients, raffineurs, dépôts, douanes, agents d’exploitation du pipeline).

6.e. Mesurage et échantillonnage des produits.

La plupart des réseaux de pipelines sont sous sujétions douanières (transport des
produits hors toutes taxes) et les prises en charge ou les livraisons de produits
correspondent à des transactions commerciales. Ces changements de statut impliquent
qu’à toute entrée et à toute sortie de l’enceinte du pipeline il y ait :

une identification commerciale du lot du client ;

un mesurage sous contrôle des DRIRE et des douanes du volume du lot ;

une prise d’un échantillon le plus représentatif possible des caractéristiques du


produit.

Le mesurage est effectué :

soit sur réservoir, avec jaugeages avant et après mouvement,

soit au moyen de compteurs à turbine, avec instrumentation associée,

et dans tous les cas, le volume brut est corrigé par calcul pour être ramené aux
conditions de référence (15 °C et 101,325 kPa).

Généralement le transporteur par pipeline utilise également le mesurage par turbine pour
contrôler les écarts entre entrées et sorties, en vue de déceler d’éventuelles fuites ou des
dysfonctionnements de mesurage. A cette fin, il est recherché la plus grande précision
métrologique possible.

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L’échantillonnage est réalisé automatiquement par prélèvement d’une petite quantité de


produit (3 cm3) à une fréquence déterminée en fonction de la taille du lot. Une fraction
de l’échantillon est remise au client et une autre fraction est conservée par le
transporteur et la douane, comme témoin.

7. Le maintien en condition de la ligne.

Grâce aux progrès réalisés dans le domaine des investigations internes au moyen de
racleurs instrumentés, qui permettent de connaître l’état de conservation de la ligne, il
est possible :

de détecter les fuites légères,

de contrôler les altérations de l’épaisseur des tubes, dont les attaques de corrosion,

de déceler les déformations géométriques des tubes,

ce qui permet naturellement de pouvoir intervenir à titre préventif ou curatif.

7.a. Le détecteur de fuite légère (Leak control) (voir photo)

Il est constitué
par un racleur
électriquement
autonome,
équipé d’un
hydrophone
capable
d’identifier les
signaux sonores
émis par une
fuite et un
système
électronique
d’enregistrement
qui permettront,
à l’extraction du
racleur, de faire
établir par une
unité de
traitement un
rapport complet
d’examen avec
localisation
précise de la
position de la
fuite enregistrée.

7.b. Le détecteur de corrosion (Corro control) (voir photo ci-dessous)

Il est équipé de façon à détecter les pertes de flux dans un champ magnétiques créé, dues

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aux variations d’épaisseur de la paroi des tubes. Les informations recueillies par le
système électronique interne sont ensuite traitées à l’arrivée. Elles renseignent non
seulement sur les attaques de corrosion mais aussi sur d’autres anomalies telles que
défauts de matière, défauts métallurgiques (délaminage)….

Racleur Corro Control

A noter une nouvelle génération de racleurs de ce type (voir photo ci-dessus) qui
permettent de détecter les fissures du métal (fissuration sous contrainte, associée ou non
à un phénomène de corrosion).

7.c. Le détecteur de déformations (Geo control) (voir photo ci-dessous)

Il est basé sur


la possibilité
de transformer
en signaux
électriques les
variations de
distances
constatées par
les bras
appuyés sur la
paroi interne
des tubes. On
peut détecter
les bosses, les
écrasements et
les
ovalisations,
qui constituent
des lignes de
faiblesse au
regard des
variations de
pression et des
amorces
potentielles de

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déchirure de
l’acier.
Geo Control

8. La lutte contre la corrosion.

On sait que la corrosion des métaux provient des phénomènes d’oxydoréduction,


favorisés par de très faibles courants électriques. Les canalisations en acier enterrées
dans le sol peuvent être rapidement oxydées extérieurement, et même perforées, car le
sol est un agent de transformation où les phénomènes générateurs de corrosion sont
fréquents (hétérogénéité et acidité des sols, concentration différentielle d’oxygène,
contacts de métaux de nature différente…) De plus, des courants électriques peuvent
circuler dans le sol (lignes de chemin de fer, autres canalisations elles-mêmes protégées)
et dégrader très rapidement un pipeline qui apparaîtrait anodique.

On s’en protège de deux façons :

8.a. La protection passive.

Les tubes sont protégés avant enfouissement par un revêtement étanche et résistant au
courant électrique (brai de pétrole ou de houille, fibre de verre, papier, polyéthylène).

Les lignes immergées (cours d’eau ou nappes phréatiques) reçoivent une protection
supplémentaire avec un enrobage de béton.

Des joints isolants permettent de supprimer les contacts entre métaux différents ou entre
structures protégées ou non.

8.b. La protection active.

Afin d’éviter que l’oléoduc ne se trouve en position d’anode " soluble ", on le place
artificiellement en position de cathode, d’où le nom de " protection cathodique ".

Des postes dits de " protection cathodique " sont répartis le long du pipeline de façon à
injecter ou soutirer du courant électrique dans la canalisation, ou en vue de porter son
potentiel à des valeurs de l’ordre de - 800 mV par rapport à son environnement.

Ces postes peuvent être actifs en utilisant une alimentation électrique extérieure avec
transformateur et cellules filtrantes, ou passifs en recourant à des anodes sacrificielles
constituées par des rails de rebut ou vieux profilés, enfoncés dans le sol.

Attention :

Pour être efficace, la protection cathodique doit fonctionner en permanence, car un


fonctionnement intermittent entraînerait une dégradation rapide de la structure protégée
du fait de la succession des phases d’oxydation et de réduction. La surveillance du bon
fonctionnement de cette protection exige des mesures de potentiel effectuées avec
réglage corrélatif du poste si nécessaire. Elle est généralement jumelée avec la
surveillance générale de sécurité de la ligne.

Des études en cours montreraient que des excès de protection cathodique peuvent
favoriser l’amorçage de la corrosion fissurante sous contrainte, par libération
d’hydrogène, notamment lorsque le métal comporte un taux élevé d’impuretés de type

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sulfures,…

Enfin, attention à l’eau libre, pont naturel de corrosion électrochimique à la surface


interne des canalisations. Le recours à des inhibiteurs de corrosion injectés à très faible
dose (quelques ppm) permet une neutralisation du phénomène, mais ils ne peuvent être
utilisés dans tous les produits transportés (carburéacteur pour aéronefs civils, par
exemple).

9. Les chantiers sur oléoduc.

Les interventions sur oléoduc relèvent de techniques peu courantes du fait qu’il faut
opérer sur canalisation pleine avec impossibilité de dégazage et sous pression (pression
statique).

Ces interventions peuvent être :

une réparation à la suite du constat d’une anomalie (manque d’épaisseur, défaut


métallurgique) ;

une coupure pour remplacer un tronçon de canalisation détérioré, fuyard ou non ;

une abaissement ou une déviation nécessités par la création de nouveaux ouvrages


d’intérêt général (autoroute, voie ferrée…) ;

l’adjonction de nouvelles installations sur le réseau.

Dans tous les cas, l’intervention doit être étudiée et programmée avec soin, pour la
sécurité d’abord, et pour minimiser le temps d’indisponibilité de la ligne.

On opère généralement sur canalisation à l’arrêt, remplie d’un produit à haut point
d’éclair et faible tension de vapeur (gazole ou fioul domestique), mais certaines
interventions peuvent se faire sur conduite en pression.

Les matériels spécialisés d’intervention sont désignés par leur appellation


d’origine américaine :

les drilling-machine et tapping-machine, qui sont des machines à découper des


trous de 1 à 12 pouces dans les canalisations vides ou pleines ;

les stopples qui sont des bouchons obturateurs permettant d’isoler un tronçon de
canalisation, avant sectionnement, pour éviter une vidange totale ;

Une autre technique d’isolation consiste à congeler un bouchon d’eau dans la


canalisation à l’aide d’azote liquide dans un caisson entourant le tube. La coupure
du tube peut ainsi s’opérer entre deux bouchons de glace isolant la zone
d’intervention des charges résiduelles de part et d’autre, selon le profil du
pipeline.

les splitt-tee, qui sont des T à souder en deux pièces par-dessus la canalisation,
munis d’un bouchon verrouillable (Plug lock O’ring) …

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10. Surveillance de ligne.

La sécurité de la
ligne repose
essentiellement
sur la
connaissance par
les tiers de
l’existence et du
tracé des
conduites, déclaré
en préfectures et
en mairies.

La réglementation
impose de
matérialiser le
tracé par la pose
de balises (voir
photo ci-contre)
en limite de
parcelles et au
passage des voies
routières,
ferrées…

Elle impose
également la
déclaration en
mairie de tout
chantier à
proximité de
l’ouvrage 9 : le
responsable peut
ainsi y recueillir
des informations
sur l’ouvrage, les
coordonnées de
l’exploitant et
prendre ainsi les
contacts
nécessaires et
mettre en place
les mesures de
sécurité
adéquates. Les
travaux dans la
bande de
servitude, à
l’exception des
cultures à très
faible profondeur,

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doivent faire
l’objet d’une
autorisation
expresse de
l’exploitant.

Le balisage
facilite également
le repérage par les
agents de
surveillance :
survol en aéronef,
en principe trois
fois par mois, et
aussi par des
marcheurs appelés
à parcourir
certaines portions
critiques de la
ligne, notamment
en zone urbanisée.

Ces deux types de


surveillance
doivent permettre
de déceler les
risques (travaux
agricoles,
ouverture de
chantiers
"sauvages", …)
susceptibles de
mettre en péril la
sécurité de la
canalisation. Le
fonctionnement
de la protection
cathodique
(interrogation
radio des postes
de protection pour
vérifier leur
maintien sous
tension, par
exemple) fait
l’objet de
contrôles
périodiques. Des
campagnes
semestrielles de
mesure des
potentiels
permettent de
s’assurer du

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niveau de la
protection
cathodique.

(9) Décret n° 91-1147


du 14 octobre 1991
relatif à l'exécution
de travaux à
proximité de certains
ouvrages souterrains,
aériens ou
subaquatiques de
transport ou de
distribution et
notamment : * titre
II: mesures à prendre
lors de l'élaboration
des projets de
travaux, demande de
renseignements ; *
titre II: mesures à
prendre
préalablement à
l'exécution des
travaux: déclaration
d'intention de
commencement des
travaux (DICT).
Arrêté du 16
novembre 1994 pris
pour application du
décret précité.

mise à jour du 3 mars 2002

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