Caractéristiques socio-démographiques des enquêtés
Caractéristiques socio-démographiques des enquêtés
Ce chapitre porte sur les caractéristiques socio-démographiques des femmes enquêtées de 15-49
ans et des hommes enquêtés de 15-59 ans. Cette partie est importante car elle permet de comprendre et
d’expliquer les comportements de la population vis-à-vis de la contraception, des IST, du VIH/Sida et de
connaître les préférences en matière de fécondité. Tout comme le questionnaire ménage, les
questionnaires individuels ont permis de recueillir des informations sur l’âge, le milieu de résidence, l’état
matrimonial et le niveau d’instruction des enquêté(e)s. Dans cette partie, sont également analysés les
résultats sur l’alphabétisation, l’accès aux médias et l’activité économique des hommes et des femmes.
Ces différentes caractéristiques seront utilisées comme variables d'analyse dans la suite de ce rapport. De
plus, les résultats à des questions spécifiques ayant pour objet d’évaluer le niveau de contrôle qu’exercent
les femmes dans leur ménage et leur pouvoir de décision concernant l’utilisation de leurs revenus sont
analysés dans ce chapitre. Enfin, au cours de l’enquête on a demandé aux femmes leur opinion concernant
l’acceptation ou le rejet de certains des rôles qui leur sont socialement conférés. Les résultats sont
présentés en fin de chapitre.
L'âge, variable fondamentale dans l'analyse des phénomènes démographiques, est l'une des
informations les plus difficiles à obtenir de façon précise, lorsque l'enregistrement écrit des événements
(notamment des faits d’états civils) n'est pas encore ancré dans les habitudes de certaines populations,
comme c'est le cas au Cameroun. De ce fait, un soin particulier a été accordé à son estimation au moment
de l'enquête individuelle. On a d'abord demandé aux enquêtés leur date de naissance, puis leur âge.
Lorsque la date de naissance et l'âge étaient obtenus, l'enquêtrice/enquêteur contrôlait la cohérence entre
les deux informations. Dans le cas où l'enquêté(e) ne connaissait pas sa date de naissance ou son âge,
l'enquêtrice/enquêteur essayait d'obtenir un document officiel (carte d'identité, acte de naissance, etc.) où
figure la date de naissance. Lorsque aucun document n'était disponible, l'enquêtrice/enquêteur devait
estimer l'âge de l'enquêté(e), soit par comparaison avec l'âge d'autres membres du ménage, soit par
déduction à partir de l'histoire de l'enquêté(e), ou encore en utilisant des références historiques.
Les résultats présentés dans le tableau 3.1 montrent que les répartitions des femmes de 15-49 ans
et des hommes de 15-59 ans par groupe d’âges quinquennaux sont à peu près les mêmes que celles
observées en 1998 (EDSC-II). Ces distributions présentent une allure assez régulière, les proportions de
chaque groupe d'âges diminuant régulièrement au fur et à mesure que l'on avance vers les âges élevés.
Pour les femmes, elles passent de 25 % pour les 15-19 ans à 7 % pour la tranche d’âges 45-49 ans. Pour
les hommes, les proportions varient de 23 % à 15-19 ans à 4 % à 55-59 ans. Pour permettre les
comparaisons avec les données des femmes, l’analyse se limitera aux hommes âgés de 15-49 ans.
Les questions sur l’état matrimonial ont été posées à toutes les femmes et à tous les hommes
éligibles de l’échantillon. Dans le cadre de l’EDSC-III, ont été considérés comme étant en union toutes les
femmes et tous les hommes mariés légalement ou non ainsi que tous ceux et toutes celles vivant en union
consensuelle (tableau 3.2). Selon cette définition, on constate qu’environ une femme sur quatre (24 %)
était célibataire au moment de l’enquête, environ les deux tiers (67 %) étaient mariées ou vivaient en
union consensuelle, et seulement 9 % étaient en rupture d’union (divorcées, séparées ou veuves). Chez les
hommes, au moment de l’enquête, plus de deux hommes sur cinq étaient célibataires (44 %) et moins
Les résultats selon le milieu de résidence montrent que la majorité des enquêtés vivait, au
moment de l’enquête, en milieu urbain (55 % des femmes et 58 % des hommes). Les hommes enquêtés
étaient un peu moins nombreux que les femmes à vivre en milieu rural (42 % contre 45 %). Les données
par région ne font pas apparaître d’écarts significatifs entre les hommes et les femmes.
Répartition (en %) des femmes et des hommes enquêtés selon le groupe d’âge, Cameroun 2004
Femmes Hommes
Pourcentage Effectif Effectif non Pourcentage Effectif Effectif non
Âge pondéré pondéré pondéré pondéré pondéré pondéré
15-19 25,2 2 684 2 680 23,2 1 224 1 218
20-24 21,1 2 252 2 215 18,0 953 944
25-29 16,4 1 747 1 738 15,4 812 790
30-34 12,7 1 350 1 352 11,7 620 615
35-39 10,1 1 080 1 092 8,8 467 482
40-44 7,8 832 846 7,5 394 409
45-49 6,7 711 733 6,5 344 359
50-54 na na na 4,9 260 255
55-59 na na na 3,9 205 208
na = Non applicable
Le tableau 3.2 présente également la répartition des hommes et des femmes selon le niveau de
bien-être économique du ménage. On constate qu’au moment de l’enquête, moins d’une femme sur cinq
vivait dans un ménage du quintile le plus pauvre (19 %), cette proportion est légèrement plus faible pour
les hommes (14 %). À l’opposé, près d’un quart des femmes (24 %) et une proportion légèrement plus
élevée d’hommes (28 %) vivaient dans un ménage classé dans le quintile le plus riche.
En ce qui concerne la religion, la majorité des enquêtés se sont déclarés de confession catholique
(respectivement 38 % des femmes et 40 % des hommes). La religion protestante et les églises de réveil
viennent en seconde position (respectivement 35 % des femmes et 33 % des hommes). Ensuite vient la
religion musulmane avec 18 % de femmes et 17 % d'hommes. Par ailleurs, les autres religions (animisme
inclus) sont pratiquées par les femmes et les hommes dans des proportions un peu plus faibles et
quasiment identiques (9 %).
Quant à la répartition de la population selon l’ethnie, elle rend compte de la diversité culturelle du
Cameroun. Selon les regroupements effectués, six grands groupes apparaissent : des Bamiléké/Bamoun
(25 % des femmes et 23 % des hommes) ; les Beti/Bassa/Mbam (20 % des femmes et 21 % des
hommes) ; les Biu-Mandara (11 % des femmes et 12 % des hommes) ; les Adamaoua-Oubangui (11 %
des femmes et 11 % des hommes) ; les Grassfields (11 % des femmes et 12 % des hommes) et les Arabes-
Choa/Peulh/Haoussa/Kanuri (8 % des femmes et 7 % des hommes). Les autres groupes ethniques du
Cameroun représentent en tout près de 11 % et les étrangers 4 % de la population résidente.
Femmes Hommes
Caractéristique Pourcentage Effectif Effectif non Pourcentage Effectif Effectif non
socio-démographique pondéré pondéré pondéré pondéré pondéré pondéré
État matrimonial
Jamais marié 24,0 2 560 2 534 43,9 2 112 2 088
En union 67,2 7 166 7 177 47,2 2 271 2 268
Divorcé, séparé, veuf/veuve 8,7 930 945 9,0 433 461
Milieu de résidence
Yaoundé/Douala 21,4 2 277 1 935 24,2 1 167 955
Autres villes 33,4 3 559 3 335 34,2 1 645 1 514
Ensemble urbain 54,8 5 836 5 270 58,4 2 812 2 469
Rural 45,2 4 820 5 386 41,6 2 003 2 348
Région
Adamaoua 3,9 416 783 4,4 214 395
Centre 8,0 854 890 7,6 368 378
Douala 11,2 1 197 1 016 12,4 598 479
Est 4,8 506 723 5,2 249 357
Extrême-Nord 16,1 1 718 1 039 12,9 620 363
Littoral 4,5 482 836 4,3 208 358
Nord 9,2 975 955 9,0 434 409
Nord-Ouest 10,2 1 090 869 10,5 506 394
Ouest 10,7 1 142 1 097 8,5 411 392
Sud 4,1 439 751 4,6 223 388
Sud-Ouest 7,1 757 778 8,6 415 428
Yaoundé 10,1 1 080 919 11,8 568 476
Niveau d'instruction
Aucune instruction 22,4 2 383 2 141 9,7 467 427
Primaire 38,6 4 109 4 307 36,1 1 736 1 774
Secondaire 36,9 3 928 3 994 47,9 2 304 2 327
Supèrieur 2,2 236 214 6,4 307 289
Quintile de bien-être
économique
Le plus pauvre 18,8 2 007 1 878 13,5 650 618
Second 16,5 1 756 1 826 16,4 792 822
Moyen 19,2 2 046 2 322 18,8 906 1 062
Quatrième 21,4 2 283 2 254 23,1 1 110 1 096
Le plus riche 24,1 2 566 2 376 28,2 1 357 1 219
Religion
Catholique 37,6 4 011 4 106 40,0 1 926 1 931
Prostestant/(Eglises de réveil) 35,1 3 737 3 894 32,9 1 584 1 656
Musulmane 18,1 1 925 1 779 17,1 823 787
Autre/ND 9,1 969 866 9,4 455 419
Ethnie
Arabe-Choa/Peulh/
Maoussa/Kanuri 8,3 880 829 6,9 330 325
Biu-Mandara 11,1 1 178 880 11,8 568 426
Adamaoua-Oubangui 10,8 1 153 1 156 10,7 515 554
Bantoïde Sud-ouest 3,2 346 301 3,7 179 158
Grassfields 10,7 1 140 1 027 11,6 559 518
Bamilike/Bamoun 24,7 2 633 2 608 23,1 1 110 1 054
Côtier/Ngoe/Oroko 4,3 458 513 4,6 220 243
Beti/Bassa/Mbam 20,3 2 164 2 520 20,5 987 1,144
Kako/Meka/Pygmé 2,7 286 414 2,9 139 197
Étranger 3,8 404 395 4,2 203 193
ND 0,1 14 13 0,1 6 5
Note : Les niveaux d'instruction correspondent au plus haut niveau d'instruction atteint, qu'il soit achevé ou
non.
Les tableaux 3.3.1 et 3.3.2 présentent les données selon le niveau d’instruction atteint par les
enquêtés. Les résultats sont présentés selon certaines caractéristiques socio-démographiques. On constate
que la proportion de femmes n’ayant reçu aucune instruction formelle est nettement plus élevée que celle
des hommes (22 % contre 10 %). Les écarts se resserrent au niveau d’instruction primaire où la différence
des proportions est faible (39 % de femmes contre 36 % d’hommes). Par contre, les proportions
d’hommes ayant atteint les niveaux d’instruction secondaire et supérieur sont nettement plus élevées que
celles des femmes (respectivement, 48 % contre 37 % pour le niveau secondaire et 6 % contre 2 % pour le
supérieur).
Milieu de résidence
Yaoundé/Douala 1,3 27,7 64,6 6,4 100,0 2 277 8,2
Autres villes 16,7 36,5 44,7 2,1 100,0 3 559 6,2
Ensemble urbain 10,7 33,1 52,5 3,7 100,0 5 836 6,8
Rural 36,5 45,2 17,9 0,4 100,0 4 820 3,3
Région
Adamaoua 51,1 28,6 17,7 2,6 100,0 416 0,0
Centre 3,1 50,2 44,5 2,2 100,0 854 5,7
Douala 1,3 31,0 62,4 5,3 100,0 1 197 8,0
Est 15,1 50,4 33,5 1,1 100,0 506 4,6
Extrême-Nord 67,4 27,4 5,2 0,0 100,0 1 718 0,0
Littoral 3,1 44,1 52,4 0,5 100,0 482 6,2
Nord 69,3 24,1 6,6 0,0 100,0 975 0,0
Nord-Ouest 10,9 57,5 30,3 1,3 100,0 1 090 6,4
Ouest 3,0 52,1 43,4 1,6 100,0 1 142 5,7
Sud 1,9 37,4 59,5 1,2 100,0 439 6,5
Sud-Ouest 3,9 49,1 44,8 2,2 100,0 757 6,8
Yaoundé 1,3 24,0 67,1 7,5 100,0 1 080 8,5
Quintile de bien-être
économique
Le plus pauvre 56,5 36,6 6,8 0,0 100,0 2 007 0,0
Second 34,6 51,1 14,2 0,1 100,0 1 756 3,3
Moyen 18,7 50,9 30,0 0,3 100,0 2 046 5,2
Quatrième 8,9 39,2 50,7 1,3 100,0 2 283 6,5
Le plus riche 2,2 21,1 69,0 7,7 100,0 2 566 8,7
Répartition (en %) des hommes 15-49 ans par niveau d'instruction atteint et nombre médian d'années
d'instruction, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, Cameroun 2004
Nombre
Plus haut niveau d'instruction médian
Caractéristique Aucun Effectif d'années de
socio-démographique niveau Primaire1 Secondaire2 Supérieur Total d’hommes scolarisation
Âge
15-19 3,9 39,3 56,1 0,8 100,0 1 224 6,4
20-24 7,6 32,9 53,3 6,2 100,0 953 7,2
25-29 8,4 36,6 44,3 10,7 100,0 812 7,0
30-34 13,6 34,9 45,4 6,2 100,0 620 6,7
35-39 17,5 28,5 42,0 12,0 100,0 467 7,0
40-44 14,8 40,6 37,0 7,7 100,0 394 6,2
45-49 15,6 39,4 37,0 8,0 100,0 344 6,0
Milieu de résidence
Yaoundé/Douala 1,7 17,5 65,4 15,4 100,0 1 167 9,0
Autres villes 7,1 33,6 53,5 5,9 100,0 1 645 7,1
Ensemble urbain 4,8 26,9 58,4 9,8 100,0 2 812 8,2
Rural 16,5 48,9 33,1 1,5 100,0 2 003 5,3
Région
Adamaoua 26,7 36,1 28,4 8,9 100,0 214 4,5
Centre 2,0 37,7 56,4 3,9 100,0 368 6,6
Douala 1,5 19,0 66,4 13,2 100,0 598 8,8
Est 5,2 37,5 54,2 3,1 100,0 249 6,5
Extrême-Nord 36,9 41,8 21,0 0,3 100,0 620 2,1
Littoral 1,4 33,2 60,7 4,7 100,0 208 7,2
Nord 25,9 45,5 27,1 1,5 100,0 434 3,1
Nord-Ouest 1,7 54,6 39,7 4,0 100,0 506 6,7
Ouest 1,5 40,8 52,5 5,2 100,0 411 6,6
Sud 3,3 30,2 62,5 4,1 100,0 223 7,6
Sud-Ouest 1,1 44,7 50,2 4,1 100,0 415 6,9
Yaoundé 1,9 16,0 64,3 17,9 100,0 568 9,2
Quintile de bien-
être économique
Le plus pauvre 28,1 52,6 19,3 0,0 100,0 650 3,7
Second 18,6 50,2 31,0 0,3 100,0 792 5,0
Moyen 8,2 46,3 44,4 1,1 100,0 906 6,1
Quatrième 4,1 34,0 56,7 5,3 100,0 1 110 7,2
Le plus riche 1,3 14,7 66,5 17,4 100,0 1 357 9,7
Par ailleurs, le niveau d’instruction des enquêtés varie en fonction du milieu de résidence. On
constate en effet, que les proportions d’hommes et de femmes instruits sont plus élevées en milieu urbain
qu’en milieu rural : en effet, seuls 11 % des femmes et 5 % des hommes vivant en milieu urbain n’ont pas
de niveau d’instruction contre, respectivement, 37 % et 17 % en milieu rural.
Les résultats selon les régions mettent également en évidence de fortes disparités. La proportion
de personnes sans aucun niveau d’instruction est particulièrement élevée dans les provinces
septentrionales : 69 % de femmes et 26 % d'hommes dans le Nord ; dans l’Extrême-Nord, ces proportions
sont respectivement de 67 % et 37 % et, dans l’Adamaoua, 51 % des femmes et 27 % des hommes n’ont
aucun niveau d’instruction. À l’opposé, se trouvent les régions fortement scolarisées comme les villes de
Yaoundé, Douala, et les régions du Centre, du Sud-Ouest, du Sud, du Littoral et de l’Ouest, où moins de
5 % de la population n’a toujours aucune instruction. L’Est et le Nord-Ouest se singularisent avec des
proportions non négligeables de personnes n’ayant aucune instruction, ces proportions étant cependant
inférieures à celles observées dans les régions septentrionales.
Les données de ce tableau montrent qu’il y a une relation positive entre le niveau d’instruction et
le niveau de bien-être économique du ménage : en effet, les proportions de femmes et d’hommes sans
instruction diminuent des ménages les plus pauvres aux plus riches.
3.3 ALPHABÉTISATION
Au cours de l’enquête, mises à part les questions posées sur la dernière classe achevée et le
niveau d’instruction atteint par les enquêtés, on a demandé à ceux qui n’avaient aucun niveau
d’instruction et à ceux qui avaient déclaré avoir atteint le niveau primaire de lire une phrase rédigée dans
une des langues officielles ou nationales préparées par les agents enquêteurs. Trois modalités ont été
retenues : « peut lire toute la phrase », une partie de la phrase », ou, ne peut pas lire du tout ». Les
enquêtés ayant atteint le niveau secondaire ou plus ont été considérés d’office comme étant alphabétisés.
Les résultats sont présentés au tableau 3.4.1 pour les femmes et 3.4.2 pour les hommes ainsi qu’au
graphique 3.1.
Milieu de résidence
Yaoundé/Douala 71,0 15,8 6,7 5,6 0,2 100,0 2 277 93,5
Autres villes 46,8 16,1 9,6 26,8 0,1 100,0 3 559 72,5
Ensemble urbain 56,2 16,0 8,5 18,6 0,1 100,0 5 836 80,7
Rural 18,3 16,5 10,7 54,0 0,1 100,0 4 820 45,6
Région
Adamaoua 20,3 13,0 6,1 60,3 0,1 100,0 416 39,4
Centre 46,7 29,7 9,4 13,7 0,2 100,0 854 85,8
Douala 67,7 16,7 8,4 5,9 0,3 100,0 1 197 92,8
Est 34,5 18,1 10,0 35,8 0,7 100,0 506 62,6
Extrême-Nord 5,2 6,5 6,9 81,3 0,0 100,0 1 718 18,6
Littoral 52,9 23,6 9,9 12,9 0,1 100,0 482 86,4
Nord 6,6 4,8 8,3 80,1 0,0 100,0 975 19,7
Nord-Ouest 31,6 15,3 19,9 32,9 0,0 100,0 1 090 66,7
Ouest 45,0 26,9 8,5 18,9 0,0 100,0 1 142 80,4
Sud 60,7 23,5 7,4 7,7 0,1 100,0 439 91,5
Sud-Ouest 47,0 16,2 14,5 21,0 0,1 100,0 757 77,7
Yaoundé 74,6 14,7 4,9 5,3 0,0 100,0 1 080 94,2
Quintile de bien-être
économique
Le plus pauvre 6,8 9,3 9,0 74,6 0,0 100,0 2 007 25,2
Second 14,2 17,1 13,4 55,0 0,0 100,0 1 756 44,7
Moyen 30,3 22,5 11,9 34,5 0,2 100,0 2 046 64,7
Quatrième 52,0 20,9 9,5 16,9 0,1 100,0 2 283 82,4
Le plus riche 76,8 11,9 5,3 5,2 0,1 100,0 2 566 94,0
Répartition (en %) des hommes enquêtés par niveau d'instruction atteint et niveau d'alphabétisation, selon certaines
caractéristiques socio-démographiques, Cameroun 2004
Primaire ou sans instruction
Pas de
Lit une Lit une carte
Caractéristique Secondaire phrase partie de Ne sait dans la Effectif Pourcentage
socio-démographique ou plus entière phrase pas lire langue Total1 d’hommes alphabétisés2
Âge
15-19 56,8 16,6 11,0 15,4 0,0 100,0 1 224 84,5
20-24 59,5 13,2 10,4 16,1 0,5 100,0 953 83,1
25-29 55,0 15,9 11,7 16,1 0,8 100,0 812 82,6
30-34 51,5 16,2 10,6 21,0 0,3 100,0 620 78,4
35-39 54,0 15,7 7,8 21,0 1,2 100,0 467 77,6
40-44 44,6 21,5 11,4 21,6 0,0 100,0 394 77,5
45-49 45,0 20,4 10,9 22,6 0,0 100,0 344 76,2
Milieu de résidence
Yaoundé/Douala 80,8 10,7 4,2 4,1 0,1 100,0 1 167 95,7
Autres villes 59,3 16,4 9,2 14,3 0,4 100,0 1 645 84,9
Ensemble urbain 68,2 14,0 7,1 10,1 0,3 100,0 2 812 89,4
Rural 34,6 19,6 15,7 29,0 0,6 100,0 2 003 69,9
Région
Adamaoua 37,3 19,8 6,8 35,1 0,0 100,0 214 63,9
Centre 60,3 17,5 12,3 9,7 0,0 100,0 368 90,1
Douala 79,5 11,3 4,4 4,4 0,2 100,0 598 95,2
Est 57,3 16,1 8,5 17,0 0,0 100,0 249 81,9
Extrême-Nord 21,3 16,1 17,5 42,1 2,8 100,0 620 54,9
Littoral 65,4 15,5 7,6 11,5 0,0 100,0 208 88,5
Nord 28,6 15,3 14,0 41,9 0,0 100,0 434 57,8
Nord-Ouest 43,7 30,6 9,9 15,4 0,0 100,0 506 84,1
Ouest 57,7 18,9 12,0 11,3 0,0 100,0 411 88,7
Sud 66,5 12,4 11,4 8,1 0,0 100,0 223 90,4
Sud-Ouest 54,2 13,8 18,0 12,9 0,0 100,0 415 86,0
Yaoundé 82,1 10,1 4,0 3,8 0,0 100,0 568 96,2
Quintile de bien-être
économique
Le plus pauvre 19,3 18,8 15,8 44,1 1,5 100,0 650 53,9
Second 31,2 21,6 14,2 31,7 0,7 100,0 792 67,0
Moyen 45,6 20,6 15,6 17,5 0,2 100,0 906 81,7
Quatrième 62,0 16,9 9,9 10,9 0,0 100,0 1 110 88,9
Le plus riche 83,9 8,8 3,5 3,4 0,1 100,0 1 357 96,2
CAMEROUN
RÉSIDENCE
Yaoundé/Douala
Autres villes
Rural
QUINTILE DE BIEN-ÊTRE
Le plus pauvre
Second
Moyen
Quatrième
Le plus riche
0 20 40 60 80
Pourcentage
Femmes Hommes
EDSC-III 2004
Environ les deux tiers des femmes (65 %) et plus de quatre hommes sur cinq (81 %) sont
considérés comme étant alphabétisés. En d’autres termes, dans l’ensemble, la proportion de femmes
analphabètes est pratiquement deux fois plus élevée que celle des hommes (35 % contre 18 %).
En comparant les tableaux 3.3.1 et et 3.4.1, on remarque que la proportion de femmes qui ne
savent pas du tout lire est supérieure à la proportion de celles qui n’ont jamais fréquenté l’école (35 %
contre 22 %). Cette différence révèle qu’une partie non négligeable de la population féminine n’a pas
fréquenté suffisamment l’école au point de savoir lire et écrire ou bien qu’après avoir quitté l’école, elle
est redevenue analphabète en ayant oublié ce qu’elle avait appris (phénomène de la désalphabétisation
fonctionnelle).
Les données relatives à l’exposition des femmes et des hommes aux médias sont particulièrement
importantes pour la mise en place des programmes d'éducation et de diffusion d'informations dans tous les
domaines, notamment dans ceux de la santé et de la planification familiale. Les tableaux 3.5.1 et 3.5.2
présentent les données sur l’exposition des femmes et des hommes aux médias (la presse audiovisuelle ou
écrite). Précisons d’emblée, qu'il n'est pas nécessaire que le ménage possède une radio, un téléviseur ou
achète un journal pour y avoir accès, de nombreuses personnes pouvant écouter la radio ou regarder la
télévision chez des amis ou des voisins.
Regarde la Écoute la
Lit un journal télévision au radio au
au moins une moins une moins une Exposition
Caractéristique fois par fois par fois par aux trois Aucun
socio-démographique semaine semaine semaine médias média Effectif
Âge
15-19 15,2 44,9 47,5 11,0 38,8 2 684
20-24 13,8 41,3 51,2 9,2 39,0 2 252
25-29 13,4 33,9 48,6 9,2 44,9 1 747
30-34 11,3 29,9 43,1 7,7 49,1 1 350
35-39 9,7 29,6 42,3 6,8 50,8 1 080
40-44 9,5 25,7 37,9 5,8 56,2 832
45-49 7,6 21,5 35,5 4,6 60,0 711
Milieu de résidence
Yaoundé/Douala 28,7 73,2 72,4 22,5 12,5 2 277
Autres villes 13,8 46,0 53,5 9,3 34,1 3 559
Ensemble urbain 19,6 56,6 60,8 14,5 25,7 5 836
Rural 4,1 10,6 27,7 1,6 68,6 4 820
Région
Adamaoua 11,6 26,3 31,8 8,0 58,9 416
Centre 13,4 32,1 60,1 8,2 33,2 854
Douala 26,7 71,3 71,5 21,1 14,7 1 197
Est 19,1 38,8 52,3 9,6 34,8 506
Extrême-Nord 2,0 9,8 17,9 1,1 77,8 1 718
Littoral 16,8 39,8 54,4 9,5 33,5 482
Nord 3,4 15,0 30,1 2,2 64,2 975
Nord-Ouest 3,8 20,9 30,6 2,5 64,1 1 090
Ouest 11,0 32,0 39,6 5,8 49,4 1 142
Sud 13,1 38,2 64,8 8,4 26,5 439
Sud-Ouest 7,3 40,1 51,7 5,6 41,6 757
Yaoundé 31,0 75,3 73,3 24,0 10,1 1 080
Niveau d'instruction
Aucun 0,1 6,9 16,6 0,0 80,3 2 383
Primaire 5,5 25,2 38,6 2,3 52,5 4 109
Secondaire ou plus 26,7 62,8 69,7 19,9 17,7 4 163
Quintile de bien-être
économique
Le plus pauvre 1,5 2,4 12,0 0,1 86,1 2 007
Second 3,9 7,1 27,2 1,0 69,0 1 756
Moyen 6,8 19,8 39,9 3,0 53,7 2 046
Quatrième 13,9 50,3 59,0 8,6 26,3 2 283
Le plus riche 30,7 81,5 78,0 25,2 6,6 2 566
Pourcentage d’hommes qui, habituellement, lisent un journal, regardent la télévision et/ou écoutent la
radio au moins une fois par semaine, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, Cameroun
2004
Regarde la Écoute la
Lit un journal télévision au radio au
au moins moins une moins une Exposition
Caractéristique une fois par fois par fois par aux trois Aucun
socio-démographique semaine semaine semaine médias média Effectif
Âge
15-19 20,6 55,2 65,2 14,9 22,6 1 224
20-24 28,9 58,6 77,3 21,5 15,4 953
25-29 31,6 47,1 79,7 19,8 15,7 812
30-34 26,1 45,7 79,2 18,0 16,1 620
35-39 33,1 43,2 80,4 21,2 16,0 467
40-44 30,3 38,3 76,9 18,6 18,4 394
45-49 30,7 41,4 76,3 19,1 19,9 344
Milieu de résidence
Yaoundé/Douala 46,4 82,9 89,6 39,5 3,3 1 167
Autres villes 28,0 59,2 77,0 19,2 13,5 1 645
Ensemble urbain 35,6 69,0 82,2 27,6 9,2 2 812
Rural 16,2 22,7 65,0 6,0 30,3 2 003
Région
Adamaoua 29,8 42,0 73,4 16,1 19,1 214
Centre 20,9 41,1 85,7 11,9 9,5 368
Douala 42,4 83,3 87,5 36,1 3,5 598
Est 28,8 45,0 76,4 16,5 14,6 249
Extrême-Nord 16,5 25,4 56,3 6,7 35,9 620
Littoral 35,6 55,9 81,4 21,9 11,0 208
Nord 14,2 28,0 44,4 8,0 47,7 434
Nord-Ouest 14,8 42,2 69,6 8,2 23,0 506
Ouest 14,2 36,6 78,3 8,3 16,7 411
Sud 34,1 36,1 79,5 14,0 12,3 223
Sud-Ouest 30,0 56,7 83,0 21,3 12,7 415
Yaoundé 50,6 82,6 91,8 43,1 2,9 568
Niveau d'instruction
Aucun 1,4 13,4 44,5 0,1 49,9 467
Primaire 12,3 34,8 63,4 5,9 28,4 1 736
Secondaire ou plus 42,3 66,2 88,3 30,4 5,4 2 612
Quintile de bien-être
économique
Le plus pauvre 11,0 12,3 43,0 2,1 51,4 650
Second 14,8 19,5 67,0 5,7 27,6 792
Moyen 19,6 32,6 74,6 7,4 19,2 906
Quatrième 28,1 62,2 82,1 19,4 9,3 1 110
Le plus riche 47,8 86,7 89,8 41,0 2,7 1 357
Selon l’âge, on constate que les jeunes générations sont plus exposées aux médias que les plus
âgées. En effet, les proportions de femmes exposées à aucun média varient de 39 % chez les femmes de
15-19 ans à 60 % chez celles de 45-49 ans. Chez les hommes, les écarts selon l’âge sont très faibles.
Selon le milieu de résidence, les résultats font apparaître des différences significatives. En milieu
rural, les femmes qui ne sont exposées à aucun média sont proportionnellement plus nombreuses (69 %)
qu’en milieu urbain (26 %). Il est aussi fréquent en milieu rural que les femmes n’aient pas accès aux
média même si ceux-ci existent dans le ménage parce qu’ils sont généralement considérés comme la
propriété de leur acquéreur. En particulier, le poste de radio est considéré comme un bien personnel de
l’homme (il peut s’agir du conjoint, du frère ou du chef de ménage) qui peut le garder en lieu sûr lorsqu’il
est absent ou le transporter avec lui lorsqu'il sort. Chez les hommes, il y a aussi des écarts, la proportion
variant de 30 % en rural à 9 % en urbain.
Les résultats selon les régions mettent également en évidence des disparités : la proportion de
femmes n'ayant accès à aucun média est faible dans les villes de Yaoundé et de Douala (respectivement,
10 % et 15 %). Elle est, par contre, très élevée dans certaines régions : 78 % pour l'Extrême-Nord et 64 %
pour le Nord et le Nord-Ouest. En outre, le niveau d’instruction semble influencer de manière
significative le niveau d’exposition aux médias. Que ce soit chez les femmes ou chez les hommes, ceux
ayant le niveau secondaire ou plus sont les plus fréquemment exposés aux trois médias : 20 % des
femmes et 30 % des hommes contre seulement 2 % des femmes et 6 % des hommes ayant le niveau
d’instruction primaire. Par ailleurs, les résultats montrent que 80 % des femmes sans niveau d’instruction
ne sont exposées à aucun média contre 18 % de celles ayant un niveau secondaire ou plus. Ces
proportions sont respectivement de 50 % et 5 % pour les hommes.
De même que pour le niveau d’instruction, on note une relation positive entre le niveau de bien-
être du ménage et l’exposition aux médias. On constate que ce sont les hommes et les femmes vivant dans
les ménages les plus riches qui sont les plus fréquemment exposés aux trois médias : 25 % des femmes et
41 % des hommes contre seulement 2 % des hommes et 0 % des femmes des ménages les plus pauvres.
Lors de l’EDSC-III, des questions relatives à l’emploi ont été posées aux hommes et aux femmes.
On a considéré comme ayant un travail, les hommes et les femmes qui ont déclaré avoir eu au cours des
douze mois précédant l’enquête, une activité rémunérée ou non, indépendamment du secteur d’activité.
Les résultats sont présentés au tableau 3.6.
1
63 % des ménages au Cameroun possèdent un poste radio (voir tableau 2.9).
2
23 %, un poste de télévision (voir tableau 2.9).
Répartition (en %) des femmes et des hommes selon qu’ils ont, ou non, un emploi et par durée de l'emploi, selon certaines
caractéristiques socio-démographiques, Cameroun 2004
Femmes Hommes
N'a pas N'a pas
travaillé travaillé
au cours au cours
Ne des 12 Ne des 12
travaille mois travaille mois
Travaille pas ayant Travaille pas ayant
Caractéristique actuelle- actuelle- précédé actuelle- actuelle- précédé
socio-démographique ment ment l'enquête Total Effectif ment ment l'enquête Total Effectif
Âge
15-19 28,9 4,4 66,7 100,0 2 684 27,6 2,7 69,7 100,0 1 224
20-24 51,4 4,9 43,7 100,0 2 252 63,9 6,3 29,5 100,0 953
25-29 65,0 4,3 30,7 100,0 1 747 82,9 5,7 11,4 100,0 812
30-34 74,5 3,4 22,0 100,0 1 350 90,3 5,3 4,4 100,0 620
35-39 80,3 2,1 17,6 100,0 1 080 94,8 2,8 2,4 100,0 467
40-44 78,9 2,4 18,7 100,0 832 94,7 3,1 2,1 100,0 394
45-49 82,3 2,5 15,1 100,0 711 92,3 3,9 3,8 100,0 344
État matrimonial
Jamais marié 28,9 3,6 67,6 100,0 2 560 43,8 4,0 52,1 100,0 2 112
En union 67,1 3,8 29,1 100,0 7 166 91,4 3,8 4,9 100,0 2 271
Divorcé, séparé,
veuf/veuve 68,3 5,0 26,7 100,0 930 72,8 9,2 18,0 100,0 433
Nombre d'enfants vivants
0 32,5 4,1 63,4 100,0 3 369 65,4 4,2 30,2 100,0 1 634
1-2 62,9 4,7 32,5 100,0 3 230 68,4 5,3 26,3 100,0 1 577
3-4 72,4 3,8 23,8 100,0 1 999 73,5 3,6 22,9 100,0 881
5+ 78,4 2,2 19,5 100,0 2 058 71,7 3,8 24,5 100,0 722
Milieu de résidence
Yaoundé/Douala 42,9 5,1 51,9 100,0 2 277 60,8 8,4 30,8 100,0 1 167
Autres villes 49,2 4,0 46,8 100,0 3 559 64,2 4,1 31,6 100,0 1 645
Ensemble urbain 46,7 4,4 48,8 100,0 5 836 62,8 5,8 31,3 100,0 2 812
Rural 71,7 3,1 25,2 100,0 4 820 77,3 2,3 20,4 100,0 2 003
Région
Adamaoua 41,7 1,0 57,3 100,0 416 76,6 1,5 21,9 100,0 214
Centre 40,3 2,1 57,7 100,0 854 65,5 1,5 33,0 100,0 368
Douala 41,9 4,0 54,0 100,0 1 197 60,8 7,3 31,9 100,0 598
Est 65,6 1,8 32,6 100,0 506 70,2 8,2 21,6 100,0 249
Extrême-Nord 60,3 8,2 31,5 100,0 1 718 77,1 4,1 18,8 100,0 620
Littoral 57,6 3,5 38,9 100,0 482 66,6 1,1 32,3 100,0 208
Nord 75,6 0,6 23,9 100,0 975 78,0 3,5 18,5 100,0 434
Nord-Ouest 72,3 1,0 26,7 100,0 1 090 71,9 2,9 25,2 100,0 506
Ouest 62,4 4,2 33,4 100,0 1 142 61,6 1,5 36,3 100,0 411
Sud 69,2 5,5 25,3 100,0 439 73,6 2,3 24,1 100,0 223
Sud-Ouest 66,3 2,0 31,8 100,0 757 69,5 3,7 26,8 100,0 415
Yaoundé 44,1 6,3 49,6 100,0 1 080 60,9 9,5 29,6 100,0 568
Niveau d'instruction
Aucun 67,2 4,9 27,9 100,0 2 383 93,4 3,2 3,4 100,0 467
Primaire 66,5 3,0 30,5 100,0 4 109 80,9 3,1 16,0 100,0 1 736
Secondaire ou plus 44,5 4,1 51,5 100,0 4 163 56,4 5,4 38,1 100,0 2 612
Quintile de bien-être
économique
Le plus pauvre 83,6 4,6 11,8 100,0 2 007 81,3 2,0 16,7 100,0 650
Second 65,0 3,5 31,4 100,0 1 756 78,1 3,8 18,1 100,0 792
Moyen 56,6 2,3 41,0 100,0 2 046 72,3 2,8 24,9 100,0 906
Quatrième 50,5 4,2 45,3 100,0 2 283 65,1 4,5 30,5 100,0 1 110
Le plus riche 41,1 4,3 54,6 100,0 2 566 58,1 6,9 34,8 100,0 1 357
Ensemble 58,0 3,8 38,1 100,0 10 656 68,8 4,4 26,7 100,0 4 815
Les données selon le milieu de résidence montrent que c’est en milieu rural que la proportion de
femmes qui travaillaient au moment de l’enquête est la plus élevée (72 %). À l’opposé, c’est à
Douala/Yaoundé qu’elle est la plus faible (43 %). Dans les régions, la proportion de femmes ayant une
activité varie de 42 % dans l’Adamaoua et 40 % au Centre à un maximum de 76 % dans le Nord et 72 %
dans le Nord-Ouest. Selon le niveau d’instruction, on constate que les femmes ayant un niveau
d'instruction primaire (67 %) étaient proportionnellement plus nombreuses à exercer une activité que
celles ayant un niveau d'instruction secondaire ou plus (44 %). Enfin, les femmes des ménages les plus
pauvres étaient plus fréquemment occupées (84 %) que celles des ménages les plus riches (41 %).
Les résultats concernant les hommes montrent que 69 % des hommes exerçaient une activité
quelconque au moment de l’enquête. On constate, comme chez les femmes mais de manière plus
irrégulière, que le pourcentage d’hommes qui travaillaient au moment de l’enquête augmente
régulièrement avec l’âge, passant de 28 % à 15-19 ans à 95 % à 35-39 ans et 40-44 ans. Du point de vue
de l’état matrimonial, les résultats montrent, que les hommes en union et ceux en rupture d’union étaient,
proportionnellement, les plus nombreux à travailler au moment de l’enquête (respectivement, 91 % et
73 %). Par rapport au milieu de résidence, c’est en milieu rural que la proportion d’hommes qui
travaillaient au moment de l’enquête est la plus élevée : 77 % contre en 63 % en milieu urbain.
Concernant le niveau d’instruction, les résultats montrent que les hommes sans niveau d’instruction
(93 %) étaient, proportionnellement, plus nombreux à exercer une activité que ceux ayant un niveau
primaire (81 %) et ceux de niveau d’instruction secondaire ou plus (56 %). Enfin, on constate que dans les
ménages les plus pauvres, la proportion d'hommes qui travaillaient est plus élevée que dans les ménages
les plus riches (81 % contre 58 %).
Le tableau 3.7 présente les résultats selon le type d’occupation des femmes et des hommes. Une
femme sur deux, parmi celles qui exerçaient une activité au moment de l’enquête ou qui avaient exercé
une activité au cours des douze derniers mois ayant précédé l'enquête, travaillait dans le secteur agricole
(51 %). Les femmes (49 %) qui travaillaient dans le secteur non agricole travaillaient dans 35 % des cas
en faisant un travail manuel non qualifié et dans 6 % des cas un travail manuel qualifié. Seulement 4 %
ont déclaré travailler dans le secteur des ventes et services et 4 % travaillaient en tant que cadre ou
exerçaient une activité professionnelle technique ou administrative. Selon le milieu de résidence, on
constate que la proportion de femmes ayant déclaré une activité agricole est bien sûr plus élevée en milieu
rural (77 % contre 32 % dans les Autres villes et 2 % à Douala/Yaoundé). En dehors des deux grandes
villes, cette proportion est supérieure à 45 % dans les autres régions et dépasse 70 % dans les provinces de
l’Est (72 %) et du Nord (77 %). En ce qui concerne le niveau d’instruction, les résultats montrent que
75 % des femmes travaillant dans l’agriculture n’ont aucun niveau d’instruction et moins d’un quart
(22 %) ont un niveau d’instruction secondaire ou plus.
Répartition (en %) des femmes et des hommes ayant ou ayant eu un emploi au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête par type d'occupation selon certaines caractéristiques
socio-démographiques, Cameroun 2004
Femmes Hommes
Profes- Profes-
sionnelle/ sionnelle/
technique/ Travail technique/ Travail
Caractéristique Admini- Ventes Travail manuel Travaux Admini- Ventes Travail manuel Travaux
socio- strative/ et manuel non domes- Agri- strative/ et manuel non domes- Agri-
démographique Employée services qualifié qualifié tiques culture Total1 Effectif Employée services qualifié qualifié tiques culture Total1 Effectif
Âge
15-19 0,9 0,4 7,6 38,8 0,1 51,0 100,0 894 0,2 6,0 15,9 34,2 0,0 39,4 99,2 371
20-24 2,9 1,1 11,1 34,9 0,1 49,1 100,0 1 267 0,2 14,2 14,2 27,2 0,3 38,1 96,4 669
25-29 3,5 4,1 5,9 36,1 0,5 49,5 100,0 1 211 0,2 12,4 14,4 21,2 0,9 42,2 93,4 719
30-34 4,7 5,9 3,4 33,3 0,1 52,3 100,0 1 052 0,4 14,8 11,9 23,0 0,4 41,1 92,5 593
35-39 5 4,9 4,4 35,4 0,2 49,3 100,0 890 0,4 11,7 11,4 22,4 0,3 40,6 88,5 456
40-44 4,1 5,4 2,5 34,2 0,1 53,5 100,0 676 0,7 14,3 8,1 16,7 0,3 46,1 87,4 386
45-49 3,8 6,2 2,2 27,9 0,3 59,6 100,0 603 0,9 15,2 10,6 13,8 0,7 44,4 86,7 331
État matrimo
Jamais marié 4,9 3,7 11,1 46,0 0,3 32,6 100,0 830 0,2 10,9 14,9 32,2 0,5 35,0 96,1 1 010
En union 3,1 3,6 5,1 31,8 0,2 55,9 100,0 5 081 0,4 13,9 11,2 18,6 0,4 45,1 91,0 2 160
Divorcé, séparé,
veuf/veuve 5,1 4,8 5,2 43,2 0,4 40,2 100,0 682 0,5 12,1 15,1 23,7 0,3 37,1 91,7 355
Nombre d'enfants
vivants
0 4,8 2,9 10,2 41,5 0,2 39,4 100,0 1 232 0,3 14,4 14,3 23,8 0,5 32,9 88,3 1 138
1-2 3,9 3,9 7,3 35,1 0,4 48,3 100,0 2 181 0,6 12,5 12,5 23,7 0,2 42,3 93,5 1 163
3-4 3,3 4,5 3,8 34,4 0,1 53,6 100,0 1 523 0,5 13,3 11,0 20,9 0,3 48,0 95,4 679
5+ 2,1 3,4 2,6 29,5 0,0 62,2 100,0 1 657 0,2 9,8 11,8 22,4 1,1 48,9 95,6 545
Milieu de
résidence
Yaoundé/Douala 10,4 9,1 13,9 62,0 0,6 1,9 100,0 1 094 0,9 21,1 21,2 35,2 1,3 1,5 84,0 807
Autres villes 4,5 6,1 8,4 48,7 0,3 31,5 100,0 1 892 0,6 16,6 14,6 30,4 0,3 24,8 90,4 1 124
Ensemble urbain 6,6 7,2 10,4 53,6 0,4 20,7 100,0 2 986 0,7 18,5 17,4 32,5 0,7 15,1 87,7 1 931
Rural 0,9 0,8 2,1 19,1 0,0 76,8 100,0 3 607 0,0 6,0 7,0 11,5 0,1 73,2 98,4 1 594
Région
Adamaoua 2,9 5,5 6,2 35,0 0,3 49,9 100,0 177 0,9 10,6 10,0 17,4 0,3 53,3 94,5 167
Centre 5,2 3,2 3,8 30,7 0,0 56,9 100,0 361 0,7 14,8 13,1 13,7 0,0 51,9 94,5 246
Douala 7,5 9,6 13,7 66,0 0,4 1,1 100,0 550 0,6 23,3 16,6 41,7 0,6 2,1 86,5 407
Est 1,7 3,8 4,4 18,4 0,0 71,7 100,0 341 0,0 10,2 11,0 24,5 0,0 47,0 95,2 195
Extrême-Nord 0,4 0,3 2,5 30,2 0,0 66,2 100,0 1 177 0,0 7,1 7,9 13,3 0,0 69,4 98,1 503
Littoral 2,3 2,2 4,2 42,6 0,5 47,7 100,0 295 0,0 10,6 9,9 26,9 0,0 41,5 90,8 141
Nord 0,5 0,2 0,8 21,4 0,0 77,2 100,0 742 0,4 7,7 4,5 19,2 0,4 63,2 96,2 354
Nord-Ouest 2,7 3,1 5,1 24,4 0,0 64,5 100,0 799 0,0 10,7 12,2 24,8 0,0 45,6 94,7 378
Ouest 2,8 4,1 5,7 35,1 0,0 52,1 100,0 761 0,0 10,6 13,0 27,4 0,3 41,0 92,8 259
Sud 2,3 5,1 4,4 38,1 0,2 48,2 100,0 328 0,4 15,1 9,2 15,2 0,0 51,6 95,3 170
Sud-Ouest 4,2 5,2 9,5 28,7 0,7 50,9 100,0 517 0,4 12,3 13,1 16,9 0,7 46,1 93,6 304
Yaoundé 13,3 8,6 14,0 58,1 0,9 2,8 100,0 544 1,2 18,8 26,0 28,7 2,1 0,9 81,5 400
Niveau
d'instruction
Aucun 0,1 0,0 1,5 23,7 0,0 74,6 100,0 1 718 0,3 4,4 5,1 15,7 0,3 72,9 99,0 451
Primaire 0,8 1,0 5,4 34,2 0,0 58,3 100,0 2 855 0,1 9,4 11,4 24,3 0,3 51,8 98,0 1 459
Secondaire ou
plus 10,2 10,7 10,3 44,9 0,6 21,7 100,0 2 021 0,7 18,4 15,9 23,8 0,6 23,2 85,7 1 615
Quintile de
bien-être
économique
Le plus pauvre 0,3 0,0 0,5 9,3 0,0 89,9 100,0 1 770 0,0 1,8 4,7 6,9 0,0 86,0 99,4 542
Second 0,4 0,4 2,1 27,3 0,0 69,5 100,0 1 203 0,0 6,3 7,4 12,0 0,0 73,2 99,2 648
Moyen 1,6 1,7 4,8 39,0 0,0 52,4 100,0 1 207 0,0 11,7 12,1 19,9 0,1 51,4 96,8 681
Quatrième 2,3 4,7 10,7 60,0 0,5 21,1 100,0 1 249 0,7 18,5 18,1 35,2 0,3 16,8 91,5 772
Le plus riche 14,9 13,9 13,7 49,6 0,6 5,4 100,0 1 164 1,0 20,5 17,2 32,6 1,4 4,4 81,0 882
Ensemble 3,5 3,7 5,9 34,7 0,2 51,4 100,0 6 593 0,4 12,9 12,7 23,0 0,4 41,4 92,5 3 525
1
Les totaux incluent les ND
C’est dans l’agriculture que la majorité des hommes en activité travaillent (41 %) ; en outre, un
homme sur huit exerce une activité dans les ventes et services (13 %). De plus, on note selon l’âge que les
proportions d'hommes exerçant un travail manuel qualifié ou non tendent à baisser au fur et à mesure que
l'âge augmente.
Le tableau 3.8 présente la répartition des femmes ayant ou ayant eu un emploi au cours des 12
mois ayant précédé l’enquête par type de revenus, type d’employeur et en fonction de la régularité de
l’emploi. Dans l’ensemble, on constate que 46 % des femmes ont été payées en argent seulement, 28 %
en argent et en nature, 16 % en nature seulement et 11 % n’ont pas été payées. Les femmes travaillant ou
ayant travaillé dans le secteur non agricole ont été plus fréquemment payées en argent (88 %) que celles
qui ont exercé une activité dans le domaine agricole (6 %).
Répartition (en %) des femmes ayant ou ayant eu un emploi au cours des 12 mois
précédant l'enquête par type de paiement, type d'employeur et régularité de l'emploi,
selon le type de l'emploi (agricole ou non-agricole), Cameroun 2004
Note: Le total comprend les femmes dont l'information sur le type d'emploi est manquante.
1
Les totaux incluent les ND.
Le tableau 3.9 présente les proportions de femmes ayant ou ayant eu un emploi au cours des 12
derniers mois par type d’employeur selon certaines caractéristiques socio-démographiques. Les trois-
quarts des femmes travaillaient à leur propre compte (75 %). Cette proportion augmente avec l'âge: elle
passe de 57 % parmi celles âgées de 15-19 ans à 83 % parmi celles de 45-49 ans. C’est en milieu rural
(76 %) et parmi celles n’ayant aucune instruction que la proportion de femmes travaillant à leur compte
est la plus élevée. En outre, près d'une femme sur huit (12 %) travaillait pour quelqu'un d'autre que la
famille. Il s’agit surtout des femmes de Yaoundé/Douala (28 %) et de celles ayant un niveau d’instruction
au moins secondaire (26 %). Environ une femme sur huit (13 %) travaille pour un membre de la famille.
Les femmes les moins instruites (25 %), les plus jeunes (26 % à 15-19 ans) et celles du milieu rural
(19 %) sont proportionnellement plus nombreuses à travailler pour un membre de la famille que les
autres.
Répartition (en %) des femmes ayant ou ayant eu un emploi au cours des 12 mois
précédant l'enquête par type d'employeur, selon certaines caractéristiques socio-
démographiques, Cameroun 2004
Type d'employeur
Travaille
Travaille pour
pour un quelqu'un Travaille à
membre de d'autre que son propre
Caractéristique la famille la famille compte Total1 Effectif
Âge
15-19 25,6 17,3 56,8 100,0 894
20-24 15,3 14,4 70,1 100,0 1 267
25-29 11,8 10,8 77,4 100,0 1 211
30-34 9,8 10,7 79,4 100,0 1 052
35-39 9,2 9,3 81,5 100,0 890
40-44 9,6 10,5 79,8 100,0 676
45-49 8,1 9,1 82,8 100,0 603
Milieu de résidence
Yaoundé/Douala 4,3 27,6 67,6 100,0 1 094
Autres villes 7,4 16,6 75,9 100,0 1 892
Ensemble urbain 6,3 20,7 72,9 100,0 2 986
Rural 18,8 4,8 76,4 100,0 3 607
Niveau d'instruction
Aucun 25,0 2,2 72,7 100,0 1 718
Primaire 10,1 7,7 82,1 100,0 2 855
Secondaire ou plus 7,2 26,3 66,3 100,0 2 021
Lors de l’enquête individuelle, un certain nombre de questions sur le pouvoir de décision dans le
ménage et le contrôle exercé sur le revenu ont été posées aux femmes. De même, on a cherché à connaître
l’opinion des femmes concernant certains aspects de la vie du couple : en particulier, on a demandé aux
femmes si elles pensaient que pour certaines raisons, il était justifié qu’un homme batte sa femme et si
une femme pouvait refuser pour certaines raisons d’avoir des relations sexuelles avec son mari ou
partenaire.
Le tableau 3.10 présente d’une part la répartition des femmes qui travaillent selon la personne qui
décide de l’utilisation de leur revenu et d’autre part la répartition des femmes qui travaillent selon la part
des dépenses du ménage qui sont couvertes par leurs revenus. Au Cameroun, un peu plus de sept femmes
sur dix (72 %) décident seules de l’utilisation de l’argent qu’elles gagnent. Cette proportion augmente
avec l’âge : de 64 % chez les femmes de 15-19 ans, la proportion passe à 76 % chez celles de 45-49 ans.
C’est parmi les femmes en rupture d’union (97 %), parmi celles de Yaoundé/Douala (81 %), parmi les
plus instruites (73%) et parmi celles des ménages du quintile le plus riche (77 %) que la proportion de
femmes qui dispose le plus fréquemment « d’autonomie financière » est la plus élevée. À l’opposé, les
femmes du milieu rural (66 %), celles ayant un niveau primaire (67 %) et celles des ménages les plus
pauvres (65 %) sont celles qui décident le moins fréquemment de l’utilisation de l’argent qu’elles
gagnent. Dans 19 % des cas, les femmes ont déclaré décider conjointement avec quelqu’un d’autre. Il
s’agit essentiellement des femmes en union (24 %), de celles du milieu rural (23 %). Enfin dans 9 % des
cas, c'est une autre personne qui décide de l'utilisation de l'argent gagné par la femme ; cette proportion
est particulièrement élevée chez les femmes de 15-19 ans (23 %), chez les célibataires (19 %) et chez les
femmes du milieu rural (11 %).
En ce qui concerne la contribution des femmes aux dépenses du ménage, les données collectées
au cours de l'EDSC-III révèlent que dans plus d'un cinquième des cas (22 %), l'enquêtée ne contribue en
aucune manière aux dépenses du ménage: il s'agit principalement des jeunes de 15-19 ans (49 %) et des
célibataires (42 %). Seulement 12 % des femmes qui gagnent de l’argent affectent la totalité de leur
revenu aux dépenses du ménage. Les femmes qui prennent en charge toutes les dépenses du ménage avec
leur revenu sont celles qui sont âgées de 35 ans ou plus, celles qui sont en rupture d’union (35 %) et celles
qui vivent en zone urbaine (15 %). La répartition selon le niveau d’instruction et le niveau de bien-être du
ménage ne met pas en évidence d’écarts importants. Par ailleurs, on note aussi que deux femmes sur cinq
(40 %) couvrent au moins la moitié des dépenses du ménage avec leur revenu. Ce comportement est
moins fréquent chez les femmes célibataires (21 %), chez celles n'ayant aucun niveau d'instruction (31 %)
que chez les autres.
Répartition (en %) des femmes travaillant ou ayant travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête et qui gagnent de
l'argent en fonction de la personne qui décide de son utilisation et de la proportion dépensée pour les charges du ménage,
selon certaines caractéristiques socio-démographiques, Cameroun 2004
Décision sur l'utilisation Dépenses du ménage couvertes par
des revenus les gains
Conjointe- Autre
Enquêtée ment avec personne Pratique- Moins Au
Caractéristique toute quelqu'un décide ment de la moins la
socio-démographique seule d'autre1 seule2 Total aucune moitié moitié Toutes Total Effectif
Âge
15-19 65,8 13,0 23,2 100,0 49,3 28,1 16,4 6,2 100,0 515
20-24 68,2 18,7 13,1 100,0 29,1 32,3 32,1 6,3 100,0 911
25-29 72,2 20,0 7,8 100,0 20,8 31,0 38,3 9,7 100,0 897
30-34 72,7 21,9 5,3 100,0 16,1 26,6 46,0 11,3 100,0 803
35-39 73,5 20,5 5,9 100,0 13,2 23,9 46,4 16,5 100,0 716
40-44 75,6 21,1 3,1 100,0 12,7 21,2 48,1 18,0 100,0 545
45-49 76,0 18,7 5,3 100,0 9,4 19,4 51,5 19,7 100,0 468
État matrimonial
Jamais mariée 74,1 6,5 19,4 100,0 42,4 25,5 20,8 11,3 100,0 569
En union 67,2 24,2 8,6 100,0 19,8 29,0 42,9 8,2 100,0 3 699
Divorcée/séparée/veuve 96,8 1,9 1,3 100,0 11,7 15,1 37,9 35,2 100,0 587
Milieu de résidence
Yaoundé/Douala 80,8 13,7 5,5 100,0 22,7 24,8 39,2 13,3 100,0 1 002
Autres villes 74,1 18,0 7,9 100,0 22,9 25,5 36,3 15,4 100,0 1 559
Ensemble urbain 76,7 16,3 7,0 100,0 22,8 25,2 37,4 14,5 100,0 2 561
Rural 65,9 22,9 11,2 100,0 20,0 28,9 42,2 8,9 100,0 2 293
Niveau d'instruction
Aucun 78,8 14,1 7,0 100,0 29,7 28,1 30,6 11,4 100,0 895
Primaire 67,3 22,0 10,6 100,0 18,2 26,9 43,0 11,9 100,0 2 235
Secondaire ou plus 73,3 18,8 7,9 100,0 21,5 26,4 40,0 12,1 100,0 1 725
Quintile de bien-
être économique
Le plus pauvre 64,9 22,9 12,2 100,0 21,3 29,5 40,5 8,7 100,0 872
Second 68,3 23,0 8,6 100,0 18,8 28,2 41,5 11,4 100,0 894
Moyen 71,5 18,1 10,4 100,0 20,6 25,7 39,9 13,7 100,0 977
Quatrième 74,5 16,3 9,3 100,0 22,7 25,8 38,2 13,0 100,0 1 073
Le plus riche 77,1 17,9 5,0 100,0 23,4 25,9 38,7 12,0 100,0 1 039
Ensemble 71,6 19,4 9,0 100,0 21,5 26,9 39,7 11,9 100,0 4 855
1
En commun avec le conjoint ou quelqu'un d'autre.
2
Y compris le conjoint.
Le tableau 3.11 présente la répartition des femmes en union qui gagnent de l’argent selon la
personne qui décide de son utilisation et selon la part des dépenses du ménage qui sont couvertes par les
revenus de la femme.
Les résultats montrent que parmi les femmes actuellement en union qui n’affectent pratiquement
rien de ce qu’elles gagnent aux dépenses du ménage, plus des quatre cinquième (85 %) décident seules de
l’utilisation de leurs revenus, le mari ou partenaire n’intervenant que dans 9 % des cas. Parmi celles qui
Pour évaluer le rôle et le niveau d’implication des femmes dans la prise de décision au sein du
ménage, on a posé aux femmes des questions pour savoir qui, de l’enquêtée ou de quelqu’un d’autre, avait
le dernier mot dans certaines décisions. Ces décisions portaient sur les soins de santé de la femme, les
achats importants pour le ménage, les achats quotidiens pour le ménage, les visites à la famille et/ou aux
parents et la préparation quotidienne des repas. Les questions ont été posées à toutes les femmes.
Selon le tableau 3.12, qui ne présente les résultats que pour les femmes en union, on constate que
c’est dans la préparation quotidienne des repas que les femmes ont le plus fréquemment le dernier mot
(64 %). Par contre, quand il s’agit de leurs propres soins de santé, seulement 18 % décident en dernier
ressort et dans 58 % des cas, c’est le conjoint seul qui décide. C’est en ce qui concerne la décision sur les
achats importants du ménage que la proportion de femmes qui ont le dernier mot est la plus faible (13 %).
Dans plus de la moitié des cas, c’est le conjoint qui a le dernier mot (54 %).
Tableau 3.13 Participation des femmes dans la prises de décision selon certaines caractéristiques socio-
démographiques
Pourcentage de femmes qui déclarent avoir le dernier mot, seule ou en commun avec quelqu'un d’autre pour
certaines prises de décision, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, Cameroun 2004
État matrimonial
Jamais mariée 15,7 9,1 11,9 21,0 21,7 6,7 65,6 2 560
En union 35,4 36,5 52,5 49,8 76,3 22,6 16,5 7 166
Divorcée, séparée, veuve 68,3 57,9 64,1 73,9 69,3 52,3 16,8 930
Milieu de résidence
Yaoundé/Douala 44,3 39,3 52,6 53,7 62,5 25,0 22,8 2 277
Autres villes 33,1 30,4 42,0 44,7 59,7 21,3 30,5 3 559
Ensemble urbain 37,5 33,9 46,2 48,2 60,8 22,8 27,5 5 836
Rural 28,8 29,2 40,8 41,0 64,6 19,7 29,4 4 820
Niveau d'instruction
Aucun 26,6 25,5 33,3 35,4 64,2 18,6 31,9 2 383
Primaire 35,3 34,3 49,1 48,3 66,1 23,4 25,0 4 109
Secondaire ou plus 35,8 32,9 44,5 47,1 58,0 20,9 29,6 4 163
Emploi
Ne travaille pas
actuellement 20,2 18,0 25,3 31,5 44,8 10,6 44,9 4 468
Travail payé 51,4 48,9 66,8 61,7 78,8 34,5 11,4 4 564
Travail non payé 20,0 21,3 29,6 34,9 65,6 14,0 30,3 1 614
Quintile de bien-être
économique
Le plus pauvre 29,5 29,2 38,3 39,9 66,3 21,0 28,7 2 007
Second 29,5 28,6 41,5 40,3 62,1 19,7 31,9 1 756
Moyen 30,5 30,0 42,4 44,4 63,2 19,7 27,7 2 046
Quatrième 35,9 33,0 47,1 48,0 61,3 23,0 27,7 2 283
Le plus riche 39,9 36,3 47,7 49,8 60,4 22,7 26,7 2 566
Au cours de l’EDSC-III, on a demandé aux femmes si elles pensaient que pour certaines raisons
qui étaient citées, il est justifié qu’un homme batte son épouse ou partenaire. Le tableau 3.14 présente les
pourcentages de femmes qui sont d’accord avec certaines raisons spécifiques justifiant qu’un mari batte sa
femme ou sa partenaire. Ces proportions sont présentées selon différentes caractéristiques socio-
démographiques des femmes enquêtées. La majorité des femmes (56 %) pense que pour, au moins une
des raisons citées, un homme a le droit de battre sa femme ou partenaire. Le statut matrimonial
n’influence pas significativement cette opinion. C’est parmi les femmes du milieu rural et celles ayant un
niveau d’instruction primaire que la proportion de celles qui partage cette opinion est la plus élevée (61 %
et 62 %). À l’opposé, c’est parmi les femmes de Yaoundé/Douala (47 % et celles qui ont un niveau
d’instruction au moins secondaire (49 % ) que l’on constate les proportions les plus faibles de femmes qui
approuvent cette opinion selon laquelle pour au moins une des raisons citées, un homme peut battre son
épouse ou partenaire.
Par ailleurs, le tableau 3.14 présente les résultats selon les différentes raisons citées. On constate
que c’est dans le cas où la femme néglige les enfants que la proportion de femmes qui pensent qu’il est
justifié qu’un homme batte sa femme est la plus élevée (45 %). Dans environ un tiers des cas (34 %), les
femmes approuvent ce comportement du mari/ partenaire quand la femme sort sans le lui dire, en
particulier en milieu rural (40 %) et parmi les femmes sans niveau d’instruction (41 %). En outre, plus
d’un quart (27 %) des femmes pensent qu’un tel comportement est justifié quand la femme discute
l’opinion de son mari/partenaire. C’est encore parmi les femmes du milieu rural (33 %) et parmi les
femmes sans niveau d’instruction (35 %) que cette proportion est la plus élevée. Une femme sur cinq
approuve ce comportement quand la femme refuse d’avoir des rapports sexuels avec son mari/partenaire.
Enfin, pour 19 % des femmes, il est justifié qu’un homme batte sa femme ou partenaire quand celle-ci
brûle la nourriture ; ce sont toujours les femmes du milieu rural et celles sans niveau d’instruction qui se
sont déclarées le plus fréquemment en accord avec cette opinion (respectivement, 26 % et 30 %).
Pourcentage de femmes qui pensent qu'il est justifié que, dans certaines circonstances, un mari batte sa femme,
selon certaines caractéristiques socio-démographiques, Cameroun 2004
État matrimonial
Jamais mariée 16,1 20,5 27,2 41,1 11,4 51,5 2 560
En union 20,7 29,1 36,0 46,2 23,7 57,1 7 166
Divorcée, séparée, veuve 16,4 24,2 31,9 46,6 19,0 55,2 930
Milieu de résidence
Yaoundé/Douala 8,9 16,5 21,6 38,7 9,2 46,9 2 277
Autres villes 16,9 24,0 32,5 44,1 18,4 54,5 3 559
Ensemble urbain 13,8 21,1 28,2 42,0 14,8 51,5 5 836
Rural 25,8 33,3 40,0 48,7 27,1 60,5 4 820
Niveau d'instruction
Aucun 30,4 35,4 40,9 43,5 35,6 56,9 2 383
Primaire 21,3 31,2 38,8 50,5 22,5 62,0 4 109
Secondaire ou plus 10,7 16,9 24,1 40,4 9,5 48,5 4 163
3.6.4 Opinion des femmes sur le refus d’avoir des rapports sexuels
Durant l’EDSC-III, on a également demandé aux femmes si elles pensaient qu’il est justifié que
pour certaines raisons citées, une femme refuse d’avoir des rapports sexuels avec son mari ou partenaire.
Le tableau 3.15 présente les résultats selon différentes caractéristiques socio-démographiques et en
fonction des différentes raisons citées.
Pourcentage de femmes qui pensent qu'il est justifié que, dans certaines circonstances, une femme refuse d'avoir des rapports sexuels
avec son conjoint, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, Cameroun 2004
État matrimonial
Jamais mariée 43,6 36,6 40,8 38,6 29,2 54,1 2 560
En union 87,7 70,5 85,8 75,8 54,2 3,4 7 166
Divorcée, séparée, veuve 88,4 73,1 85,6 78,0 56,8 3,9 930
Milieu de résidence
Yaoundé/Douala 79,1 63,8 70,2 68,4 48,2 17,0 2 277
Autres villes 77,5 62,9 74,3 68,7 49,3 16,4 3 559
Ensemble urbain 78,2 63,2 72,7 68,6 48,9 16,6 5 836
Rural 76,0 61,8 77,7 65,2 47,9 14,5 4 820
Niveau d'instruction
Aucun 75,4 59,3 80,4 58,8 43,8 12,5 2 383
Primaire 77,5 63,4 76,5 70,4 50,1 14,6 4 109
Secondaire ou plus 77,9 63,7 70,3 68,6 49,4 18,5 4 163
Emploi
Ne travaille pas actuellement 68,3 55,3 65,1 59,7 42,8 26,6 4 468
Travail payé 85,6 70,4 83,2 75,9 54,5 6,0 4 564
Travail non payé 78,1 60,9 79,2 62,8 47,0 12,4 1 614
Quintile de bien-être
économique
Le plus pauvre 75,3 60,1 80,2 62,8 47,4 13,6 2 007
Second 75,7 62,3 77,5 66,3 48,0 14,5 1 756
Moyen 76,7 61,9 75,3 67,5 47,7 15,5 2 046
Quatrième 79,6 63,7 73,6 70,1 48,7 15,2 2 283
Le plus riche 77,9 64,3 70,0 68,0 49,8 18,6 2 566