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Université de Dosso: Compléments de Mathématiques

Le document présente un cours de compléments de mathématiques pour les étudiants de la première année en systèmes numériques à l'Université de Dosso. Il couvre des sujets tels que le calcul vectoriel, les dérivées et intégrales, la théorie des champs, et les équations différentielles. Chaque section est détaillée avec des définitions, propriétés et applications pertinentes.

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Université de Dosso

Ecole Supérieure des sciences du Numérique (ESSN)

Département Sciences du Numérique et Applications (DSNAP)

Section : Systèmes Numériques

Niveau : Licence première année

Compléments de mathématiques

ANNÉE ACADÉMIQUE
2023 − 2024
Table des matières

1 Calcul vectoriel 3
1.1 Scalaire et vecteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

1.1.1 Qu'est ce qu'un scalaire ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

1.1.2 Qu'est ce qu'un vecteur ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

1.2 Mode de repérage d'un vecteur dans l'espace . . . . . . . . . . . . . 4

1.2.1 Coordonnées cartésiennes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

1.2.2 Coordonnées cylindriques ou polaires . . . . . . . . . . . . . . 5

1.2.3 Coordonnées sphériques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

1.2.4 Angle solide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

1.3 Produit scalaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

1.3.1 Dénition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

1.3.2 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

1.3.3 Applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

1.4 Produit vectoriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

1.4.1 Dénition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

1.4.2 Base orthonormée directe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

1.4.3 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

1.4.4 Signication géométrique du produit vectoriel . . . . . . . . . 10

1.4.5 Double produit vectoriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

1.4.6 Produit mixte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

1.4.7 Dérivation vectorielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

1.4.8 Applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

2 Diérentielle d'une fonction de plusieurs variables 13


2.1 Fonction à deux variables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

2.2 Dérivées partielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

2.3 Diérentielles partielles, diérentielle totale . . . . . . . . . . . . . . . 14

2.4 Forme diérentielle et diérentielle totale . . . . . . . . . . . . . . . 14

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TABLE DES MATIÈRES 2

3 Calcul intégral 16
3.1 Intégrales simples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

3.1.1 Primitives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

3.1.2 Intégrale dénie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

3.1.3 Changement de variable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

3.1.4 Intégrale impropre sur un intervalle semi-ouvert . . . . . . . . 17

3.1.5 Intégrale impropre sur un intervalle ouvert . . . . . . . . . . . 17

3.2 Intégrales multiples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

3.2.1 Intégrales doubles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

3.2.2 Intégrales triples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

3.3 Intégrales curvilignes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19

4 Eléments de la théorie des champs 20


4.1 Notion de champ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20

4.2 Champ de vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20

4.3 Circulation d'un champ de vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20

4.4 Flux d'un champ de vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21

4.5 Opérateur nabla . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21

4.6 Gradient d'une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22

4.7 Divergence d'un vecteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22

4.8 Laplacien scalaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22

4.9 Laplacien vectoriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23

4.10 Rotationnel d'un vecteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23

4.11 Théorème du Rotationnel (théorème de Stokes) . . . . . . . . . . . . 23

4.12 Théorème de Green-Ostrogradsky . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23

4.13 Relations à connaître . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23

5 Equations diérentielles linéaires à coecients constants 24


5.1 Equations diérentielles linéaires à coecients constant d'ordre 1 . . 24

5.1.1 Equations diérentielles du premier ordre . . . . . . . . . . . . 24

5.1.2 Equations diérentielles linéaires du premier ordre (EDL1) . . 24

5.1.3 Equations diérentielles linéaire à coecients constants . . . . 24

5.1.4 Résolution d'une EDL1 à coecients constants . . . . . . . . 25

5.2 Equations diérentielles linéaires à coecients constants d'ordre 2 . . 26

5.2.1 Equation diérentielle du second ordre . . . . . . . . . . . . . 26

5.2.2 Equation diérentielle linéaire du second ordre (EDL2) . . . . 26

5.2.3 EDL2 à coecients constants . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27

5.2.4 Résolution d'une EDL2 à coecients constants . . . . . . . . . 27

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Chapitre Premier

Calcul vectoriel

1.1 Scalaire et vecteur


1.1.1 Qu'est ce qu'un scalaire ?
Un scalaire est une grandeur totalement dénie par un nombre et une unité.

(temps, température, masse, énergie, volume, ··· etc)

1.1.2 Qu'est ce qu'un vecteur ?


Un vecteur est une entité mathématique dénie par une origine, une direction, un

sens et une intensité :

 L'origine : le point d'application

 La direction : la droite qui porte le vecteur. Elle est dénie par l'angle θ mesuré
entre un axe de référence et le support.

 Le sens représente l'orientation origine-extrémité du vecteur et est symbolisé

par une èche.

 L'intensité, norme ou module, représente la valeur de la grandeur mesurée par

le vecteur.

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Mode de repérage d'un vecteur dans l'espace 4

Notion de vecteur unitaire :


A chaque vecteur on peut associer un vecteur unitaire qui a la même direction et

de norme égale à 1. On obtient le vecteur unitaire en divisant le vecteur initial par

son module :
~
A
k~uk =
~
kAk

Notion de vecteur lié et vecteur glissant :


Un vecteur ~v (A) est dit lié si son point d'application A est xe. Au cas où son

point d'application se déplace , on parle de vecteur glissant.

1.2 Mode de repérage d'un vecteur dans l'espace


1.2.1 Coordonnées cartésiennes
Un repère cartésien de l'espace est la donnée d'un point O appelé origine du repère
et de trois vecteurs non coplanaires ~ux , ~uy et ~uz appelés vecteurs de base. Ces vecteurs

sont indépendants du temps, on parle alors de base xe.

On note le repère (O ,~ux , ~uy , ~uz ).


Les droites passant par O de vecteurs directeurs respectifs ~ux , ~uy , et ~uz sont
appelées axes du repère, et notées (Ox), (Oy), (Oz).

Tout point M dans l'espace est déni par ses trois coordonnées (x, y, z) et on lui

associe un vecteur
−−→
OM = x~ux + y~uy + z~uz
représenté symboliquement par ses composantes (x, y, z).

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Mode de repérage d'un vecteur dans l'espace 5

1.2.2 Coordonnées cylindriques ou polaires


En coordonnées cylindriques on utilise une base que l'on notera (~
uρ , ~uθ , ~uz ). Cette
base est utilisée dans tous les problèmes où la symétrie est de révolution autour d'un

axe que l'on xe arbitrairement comme étant l'axe z . La base est repérée par rapport
au repère (O, x, y, z) par l'angle θ que fait le vecteur ~
uρ avec l'axe Ox. Ce repère n'est
pas lié au point O mais est associé au point M , c'est donc un repère local mobile.

Les vecteurs ~
uρ et ~uθ sont mobiles et donc variables dans le temps.
−−→
Le vecteur OM s'écrit dans la base cylindrique :

−−→
OM = ρ~uρ + z~uz

Il est repéré par trois coordonnées de positions qui sont ρ, θ et z.

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Mode de repérage d'un vecteur dans l'espace 6

Le vocable coordonnée polaire est réservé au problème plan z = 0.


Dans la base polaire, ce vecteur s'écrit :

−−→
OM = ρ~uρ .

Il est repéré par deux coordonnées de position qui sont ρ et θ.

1.2.3 Coordonnées sphériques


Pour des problèmes à symétrie sphérique, c'est le système de coordonnées le mieux

adapté. Par exemple le repérage d'un point à la surface de la terre.


−−→
Le vecteur OM est un vecteur radial. Il peut s'exprimer en fonction du vecteur
−−→
unitaire radial ~
ur qui lui est colinéaire : OM = r~ur et la base locale sphérique associée
à la position du point M est formée de trois vecteurs unitaires (~ ur , ~uθ , ~uϕ ). Ces trois
vecteurs unitaires sont associées de façon à former une base orthonormée directe.

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Mode de repérage d'un vecteur dans l'espace 7

Nous noterons que ces vecteurs dépendent de la position du point M et donc varient

d'un point à l'autre de l'espace. Seule leur norme reste constante puisqu'ils sont

unitaires. Le point M est repéré dans ce système de coordonnées par trois paramètres

de positions qui sont r, θ et ϕ.

Chapitre 1 • Notions mathématiques d’introduction à l’électromagnétisme

Les composantes du vecteur ∇ ⃖⃖⃗ sont plutôt des opérateurs en attente d’argument.

1.2.4 Angle solide


Cependant, on peut manipuler les composantes de ∇ ⃖⃖⃗ exactement comme on manipule
les composantes scalaires d’un vecteur ordinaire (mais avec quelques précautions liées
⃖⃖⃗ n’est pas commutatif avec toutes les opérations).
au fait que ∇
L'angle∇
L’opérateur ⃖⃖⃗ solide
est un outilest
très l'analogue tridimensionnel
commode pour manipuler de l'angle plan (bidimensionnel).
aisément les principaux
opérateurs différentiels :
Un angle plan
⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃗ 𝑓 = ∇𝑓
∙ Gradient : grad
θ se construit à partir du point de croisement de deux demi-droites.
⃖⃖⃗
A∙ cet angle
Divergence θ
: div 𝐴 ⃖⃖⃗, =on ∇ ⃖⃖⃗
⃖⃖⃗ ⋅ peut
𝐴 L
associer l'arc de cercle ( ) que cet angle découpe sur un cercle
∙ Rotationnel : rot ⃖⃖⃗ = ∇
⃖⃖⃖⃗ 𝐴 ⃖⃖⃗ ∧ 𝐴 ⃖⃖⃗
(de rayon R ) (centré ) au ( point
)
( d'intersection
2 2 2
) L = Rθ
des deux demi-droites : . On peut
∙ Laplacien : Δ𝑓 = ∇ ⃖⃖⃗ ⋅ ∇ ⃖⃖⃗ 𝑓 = ∇2 𝑓 = ∂ + ∂ + ∂ 𝑓.
donc écrire que : ∂𝑥 2 ∂𝑦 2 ∂𝑧 2
( )
∙ Laplacien vectoriel : Δ𝐴 ⃖⃖⃗ = ∇2 𝐴 ⃖⃖⃗ L
θ=
R
11 Angle solide
L’angle solide est l’analogue tridimensionnel de
l’angle plan (bidimensionnel).
L = Rθ
Un angle plan θ se construit à partir du point
de croisement de deux demi-droites (figure 1.5). À θ
O
cet angle θ, on peut associer l’arc de cercle (𝐿) que
cet angle découpe sur un cercle (de rayon 𝑅) cen- R
tré au point d’intersection des deux demi-droites :
𝐿 = 𝑅 θ. On peut donc écrire que :
Figure 1.5 – Angle plan.
𝐿
θ= .
𝑅
Dans l’espace tridimensionnel, la portion de l’es-
Dans l'espace tridimensionnel, la portion S de l'espace analogue à un angle plan est
pace analogue à un angle plan est un cône (fig-
un cône. L'ouverture de ce cône est appelée angle solide, couramment noté
ure 1.6). L’ouverture de ce cône est appelée angle . Par Ω
solide, couramment noté Ω. Par analogie avec le rap-
Ω
analogie
port 𝐿∕𝑅 pour avec
l’angle le
plan,rapport L/R
l’angle solide se définitpour l'angle plan, l'angle solide se dénit comme le
O
comme le rapport de la portion de surface 𝑆 que le R
rapport de la portion de surface
cône découpe sur une sphère de rayon 𝑅, au carré du
Sque le cône découpe sur une sphère de rayon , R
𝑅 2
au carré du rayon
rayon : R :
𝑆
Ω = 2.
S
Figure 1.6 – Angle solide.
𝑅 Ω=
R2
L’unité de l’angle solide est le stéradian, noté 𝑠𝑟. Notons que pour 𝑅 = 1 m, on
a Ω = 𝑆. Conséquemment, le stéradian correspond à l’angle solide qui découpe une
surface de 1 m2 de
Compléments sur mathématiques
une sphère de rayon unité. G. Issoufou © UDO/ 2023 − 2024

8
⃖⃖⃗ ⋅ ∇
∙ Laplacien : Δ𝑓 = ∇ ⃖⃖⃗ 𝑓 = ∇ 𝑓= + + 𝑓.
∂𝑥2 ∂𝑦2 ∂𝑧2
( )
⃖⃖⃗ = ∇
∙ Laplacien vectoriel : Δ𝐴 2 ⃖⃖⃗
𝐴

11 Angle solide
L’angle solide est l’analogue tridimensionnel de

Produit scalaire
l’angle plan (bidimensionnel).
Un angle plan θ se construit à partir du point
L = Rθ 8
de croisement de deux demi-droites (figure 1.5). À θ
O
cet angle θ, on peut associer l’arc de cercle (𝐿) que
cet angle découpe sur un cercle (de rayon 𝑅) cen- R
L'unité de l'angle solide est le stéradian, noté sr . Notons que pour R = 1m, on a
tré au point d’intersection des deux demi-droites :

𝐿 == 𝑅 θ.SOn. peut
Conséquemment,
donc écrire que : le stéradian correspond à l'angle solide qui découpe une
Figure 1.5 – Angle plan.
2 𝐿
surface de 1mθ =sur . une sphère de rayon unité.
𝑅
Dans l’espace tridimensionnel, la portion de l’es-
S
pace analogue à un angle plan est un cône (fig-
ure 1.6). L’ouverture de ce cône est appelée angle
solide, couramment noté Ω. Par analogie avec le rap-
Ω
port 𝐿∕𝑅 pour l’angle plan, l’angle solide se définit
O
comme le rapport de la portion de surface 𝑆 que le R
cône découpe sur une sphère de rayon 𝑅, au carré du
rayon 𝑅 :
𝑆
Ω= . Figure 1.6 – Angle solide.
𝑅2
L’unité de l’angle solide est le stéradian, noté 𝑠𝑟. Notons que pour 𝑅 = 1 m, on
a Ω = 𝑆. Conséquemment, le stéradian correspond à l’angle solide qui découpe une
surface de 1 m2 sur une sphère de rayon unité.

8
1.3 Produit scalaire
1.3.1 Dénition
Soient deux vecteurs ~a et ~b faisant un angle α entre eux ; on appelle produit

scalaire de ~a par ~b la quantité scalaire dénie par

~a · ~b = k~akk~bk cos α

Le produit scalaire est une grandeur positive, négative ou nulle selon la valeur de

l'angle α entre les deux vecteurs qui forment le produit.

Le calcul du produit scalaire peut se faire à partir des composantes des deux

vecteurs. En eet nous avons :

~a · ~b = (x1~ux + y1~uy + z1~uz ) · (x2~ux + y2~uy + z2~uz ) = x1 x2 + y1 y2 + z1 z2

1.3.2 Propriétés
a Condition de nullité
Le produit scalaire de deux vecteurs ~a et ~b est nul si et seulement si :

 l'un des vecteurs est nul ;

 les deux vecteurs sont perpendiculaires entre eux.

b- Relation avec la norme


La norme d'un vecteur est égale à la racine carrée de l'auto-produit scalaire.


k~ak = ~a · ~a

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Produit vectoriel 9

c- Angle entre deux vecteurs


Par dénition, l'angle α formé entre deux vecteurs ~a et ~b est donné par :

~a · ~b
cos α =
||~a|| · ||~b||

1.3.3 Applications
Identité d'Alcachi : longueur d'un côté d'un triangle

Il est possible de calculer la longueur du côté AB à partir du produit scalaire de


−→
AB par lui-même.

−→ −→ −−→
AB = AC + CB
−→ −−→
AB 2 = AC 2 + CB 2 + 2AC · CB
c2 = b2 + a2 + 2ba cos α

1.4 Produit vectoriel


1.4.1 Dénition
On appelle produit vectoriel de ~a par ~b le vecteur ~c noté :

~c = ~a ∧ ~b

dont la direction est perpendiculaire à ~a et à ~b, le sens est donné par la règle du

tire-bouchon et la norme par :

||~c|| = ||~a|| · ||~b|| | sin α |,

avec α l'angle entre ~a et ~b.


La règle du tire-bouchon consiste à placer un tire-bouchon perpendiculairement

au plan formé par les vecteurs ~a et ~b, puis à tourner le tire-bouchon dans le sens

correspondant à celui qu'impose le produit vectoriel (de ~a vers ~b s'il s'agit du produit
a ∧~b). Le sens du produit vectoriel est alors donné par le sens de déplacement
vectoriel ~

du tire-bouchon (voir gure ).

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Produit vectoriel 10

Le produit vectoriel de ~a et ~b peut s'exprimer en fonction de leurs composantes :

~a ∧ ~b = (x1~ux + y1~uy + z1~uz ) ∧ (x2~ux + y2~uy + z2~uz )

1.4.2 Base orthonormée directe


La base (~
ux , ~uy , ~uz ) est orthonormée directe lorsque ||~ux || = |~uy || = |~uz || = 1, les

trois vecteurs sont orthogonaux deux à deux, et ~ux ∧ ~uy = ~uz .


En développant les produits vectoriels des vecteurs de base il vient :

~a ∧ ~b = (z2 y1 − z1 y2 )~ux + (z1 x2 − z2 x1 )~uy + (x1 y2 − x2 y1 )~uz

1.4.3 Propriétés
a- Anticommutativité
Le produit vectoriel change de signe lorsque l'on intervertit les vecteurs. Cette

propriété est appelée anticommutativité.

~a ∧ ~b = −~b ∧ ~a

b- Condition de nullité
Le produit vectoriel de deux vecteurs ~a et ~b est nul si et seulement si :

 l'un des deux vecteurs est nul ;

 les vecteurs ~a et ~b ont même direction.

1.4.4 Signication géométrique du produit vectoriel


La norme du produit vectoriel de deux vecteurs ~a et ~b correspond à la surface du

parallélogramme déni par ces vecteurs. En outre, le produit vectoriel représente le

vecteur surface orienté perpendiculairement à la surface dénie par ~a et ~b.

1.4.5 Double produit vectoriel


Nous donnons sans démonstration l'expression du double produit vectoriel :

~a ∧ (~b ∧ ~c) = (~a · ~c)~b − (~a · ~b)~c

(~a ∧ ~b) ∧ ~c = (~a · ~c)~b − (~b · ~c)~a

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Produit vectoriel 11

1.4.6 Produit mixte


Le produit mixte de trois vecteurs ~a, ~b et ~c et noté (~
a, ~b, ~c). C'est par dénition

(~a ∧ ~b) · ~c. Le produit mixte reste inchangé par permutation circulaire directe :

(~a, ~b, ~c) = (~c, ~a, ~b) = (~b, ~c, ~a)

Pour toute permutation de deux termes du produit mixte , celui-ci change de signe,

c'est-à-dire

(~a, ~b, ~c) = −(~b, ~a, ~c)


Le produit mixte est un scalaire, dont la valeur absolue mesure le volume du

parallélépipède engendré par les trois vecteurs.

1.4.7 Dérivation vectorielle


a- Dénition
−−→
On appelle dérivée d'un vecteur OM dans une base xe (~
ux , ~uy , ~uz ) le vecteur
−−→
dont les composantes sont les dérivées des composantes du vecteur OM dans cette

base, soit :
−−→
dOM dx dy dz
= ~ux + ~uy + ~uz
dt dt dt dt

b- Dérivation d'un vecteur unitaire tournant


La dérivée par rapport au temps d'un vecteur unitaire tournant est égale au

vecteur unitaire tournant qui, lui, est directement orthogonal multiplié par la vitesse

angulaire de la rotation de la base tournante.

Exemple : soient les vecteurs unitaires ~uρ = cos(θ(t))~ux + sin(θ(t))~uy et ~uθ =


− sin(θ(t))~ux + cos(θ(t))~uy formants une base orthonormée directe tournant par rap-

port à la base orthonormée xe (~


ux , ~uy ).
La dérivation temporelle de ces vecteurs s'écrit :

d~uρ d d dθ
= [cos(θ(t))]~ux + [sin(θ(t))]~uy = ~uθ
dt dt dt dt

d~uθ d d dθ
= [− sin(θ(t))]~ux + [cos(θ(t))]~uy = − ~uρ
dt dt dt dt

1.4.8 Applications
Normale à un plan
Soit trois points A, B et C. Par ces trois points, il passe un plan dont la normale

peut être dénie par le produit vectoriel des vecteurs contenus dans le plan. Le vecteur

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Produit vectoriel 12

unitaire ~u colinéaire à la normale est donné par :

−→ −→
AB ∧ AC
~u = −→ −→
kAB ∧ ACk

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Chapitre Deux

Différentielle d'une fonction de

plusieurs variables

2.1 Fonction à deux variables


Une fonction réelle de deux variables réelles est une application de R2 dans R qui

associe au couple (x, y) le réel f (x, y) = z .


A tout point M du plan (O, x, y), on fait correspondre un point de l'espace de co-

ordonnées (x, y, z = f (x, y)). L'ensemble de ces points forme une surface. Un exemple

simple est constitué par le lieu des points d'altitude z = constante qui dénit des

plans parallèles au plan O, x, y .

On peut généraliser ceci à une fonction de trois variables (x, y, z) → f (x, y, z).

Evidemment, la représentation géométrique ferait appel à un espace à quatre dimen-

sions.

2.2 Dérivées partielles


Lorsque l'on xe toutes les variables sauf une, une fonction de plusieurs variables

devient une fonction d'une variable. On peut alors déterminer, si elle existe, la dérivée

de cette fonction par rapport à cette variable (les autres étant xées). Soit la fonction

de deux variables f (x, y). Si on xe y = y0 , alors on peut écrire :



dg ∂f
f (x, y0 ) = g(x) ⇒ =
dx ∂x y=cste

La notation ∂ (d rond) est réservée aux dérivées partielles. Ainsi la fonction


2
f (x, y) = x + 2yx possède deux dérivées partielles :

∂f ∂f
= 2x + 2y et = 2x
∂x ∂y
Il est facile de généraliser ce résultat pour des fonctions à n variables et aussi

dénir des dérivées partielles d'ordre supérieur. En reprenant l'exemple précédent, on

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Forme diérentielle et diérentielle totale 14

aura :
∂ 2f
 
∂ ∂f
2
= =2
∂x ∂x ∂x
∂ 2f
 
∂ ∂f
= =0
∂y 2 ∂y ∂y
∂ 2f ∂ 2f
   
∂ ∂f ∂ ∂f
= =2= =
∂x∂y ∂x ∂y ∂y∂x ∂y ∂x

2.3 Diérentielles partielles, diérentielle totale


Reprenons le cas d'une fonction de deux variables f (x, y). La représentation géo-

métrique de cette fonction correspond à une surface. Si on xe la variable y = y0 ,


on dénit alors une courbe z = f (x, y0 ) que l'on obtient par intersection de la sur-

face avec le plan y = y0 . Pour un accroissement dx inniment petit de la variable x,


l'accroissement de la fonction se confond avec la diérentielle. On peut écrire :

∂f
avec y = y0 ⇒ dy = 0 on a df = dx
∂x
On dénit ainsi une diérentielle partielle par rapport à x que l'on note :

∂f
∂x f = dx
∂x
On peut répéter la même opération en xant x = x0 ; on aura alors

∂f
∂y f = dy.
∂y
Pour une variation des deux variables, dx et dy , l'accroissement innitésimal de la

fonction correspondra à la diérentielle totale qui est la somme des diérentielles

partielles.

∂f ∂f
df = ∂x f + ∂y f = dx + dy
∂x ∂y
A titre d'exemple on voit que la fonction f = x2 y admet pour diérentielle totale :

df = 2xydx + x2 dy

2.4 Forme diérentielle et diérentielle totale


Soit l'expression suivante : δf = F (x, y)dx + G(x, y)dy . Cette expression a la

même forme que la diérentielle totale d'une fonction de deux variables x et y. C'est

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Forme diérentielle et diérentielle totale 15

une forme diérentielle. On peut se poser la question de savoir s'il existe eectivement

une fonction f (x, y) dont la diérentielle correspondrait à cette forme. Si tel est le

cas, on aura :
∂f ∂f
F (x, y) = et G(x, y) =
∂x ∂y
Une condition nécessaire et susante pour que cette forme diérentielle soit une

diérentielle totale est l'égalité des dérivées partielles croisées, soit :

∂F ∂ 2f ∂ 2f ∂G
= = =
∂y ∂y∂x ∂x∂y ∂x
Considérons comme exemple la forme diérentielle suivante :

F (x, y)dx + G(x, y)dy = 6xydx + 3x2 dy

Cela conduit à 
F (x, y) = 6xy ∂F ∂G
2 ⇒ = 6x =
G(x, y) = 3x ∂y ∂x
Comme les dérivées partielles croisées sont égales, il existe bien une fonction f (x, y)
qui vérie :
∂f ∂f
df = 6xydx + 3x2 dy = dx + dy
∂x ∂y

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Chapitre Trois

Calcul intégral

3.1 Intégrales simples


3.1.1 Primitives
Soit une fonction d'une variable f (x), on appelle primitive de f une fonction F (x)
0
qui vérie F (x) = f (x). L'équation précédente peut s'écrire en notation diérentielle,

ce qui conduit à :
dF
= f (x)dx ⇒ dF = f (x)dx
dx
La fonction primitive, F (x), est représentée par la notation suivante :

Z
F (x) = f (x)dx

La primitive d'une fonction est toujours dénie à une constante près puisque la dérivée

d'une constante est nulle. On a donc de façon générale :


Z
f (x)dx = F (x) + C

3.1.2 Intégrale dénie


Si, au lieu d'intégrer de façon générale la fonction f(x), celle-ci est intégrée entre

deux bornes a et b, nous obtenons à l'issue du calcul un nombre appelé intégrale

dénie de f , ou intégrale simple de f entre a et b :

Z b
f (x)dx = F (b) − F (a)
a

Ce résultat ne dépend pas du choix de la primitive car par diérence, la constante

qui peut diérencier deux primitives disparaît.

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Intégrales multiples 17

3.1.3 Changement de variable


Soit ϕ une application de [t1 , t2 ] sur [a, b], dérivable et inversible, on pose x = ϕ(t)
Z b Z t2
f (x)dx = f (ϕ(t))ϕ0 (t)dt
a t1

où ϕ(t1 ) = a et ϕ(t2 ) = b.

3.1.4 Intégrale impropre sur un intervalle semi-ouvert


Cas d'une fonction localement intégrable sur un intervalle semi-ouvert [a, ω[, avec
ω∈R ou ω = +∞ .

On dit que l'intégrale
a
f (t)dt est convergente (ou existe) si la fonction x 7→
Rx
a
f (t)dt admet une limite nie quand x tend vers ω . On pose alors :
Z ω Z x
f (t)dt = lim f (t)dt
a x→ω a

On appelle ce nombre réel intégrale impropre (ou généralisée) de f sur [a, ω[ .


Rx
Si la fonction x 7→ f (t)dt n'a pas de limite quand tend x vers ω , on dit que
Rω a
l'intégrale
a
f (t)dt est divergente.

3.1.5 Intégrale impropre sur un intervalle ouvert


On considère une fonction f localement intégrable sur un intervalle ouvert ]ω1 , ω2 [
avec ω1 ∈ R ou ω1 = −∞ et ω2 ∈ R ou ω2 = +∞.
R ω2
Soit c un point quelconque de l'intervalle ]ω1 , ω2 [. On dit que l'intégrale f (t)dt
Rc R ω2 ω1
est convergente (ou existe) si chacune des intégrales
ω1
f (t)dt et c f (t)dt est conver-
gente.

On pose alors : Z ω2 Z c Z ω2
f (t)dt = f (t)dt + f (t)dt.
ω1 ω1 c
.

3.2 Intégrales multiples


3.2.1 Intégrales doubles
a- Notations :
L'intégrale sur un compact quarrable ∆ de R2 , de f : ∆ → E, s'appelle une

intégrale double, on la note


Z ZZ
f= f (x, y)dxdy
∆ ∆

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Intégrales multiples 18

(x et y sont des variables dites muettes).

L'aire de ∆ (mesure de ∆) est notéeA(∆), elle se calcule en choisissant f ≡1


ZZ
A(∆) = dxdy

b- Théorème de Fubini
Soit f :∆→E continue

1. Cas où ∆ est un pavé. ∆ = [a, b] × [c, d], a ≤ b et c ≤ d


ZZ Z b Z d 
f (x, y)dxdy = f (x, y)dy dx.
∆ a c

Si de plus, f f (x, y) = g(x)h(y), on a :


se décompose en

ZZ ZZ Z b  Z d 
f (x, y)dxdy = g(x)h(y)dxdy = g(x)dx h(y)dy
∆ ∆ a c

2. ∆ = {(x, y) ∈ R2 /a ≤ x ≤ b, u(x) ≤ y ≤ v(x)} où u, v : [a, b] → R sont

continues.
ZZ Z "Z b v(x)
#
f (x, y)dxdy = f (x, y)dy dx.
∆ a u(x)

c- Changement de variables
Soit U et V R2 , ϕ : U → V une application de classe C 1 l, D
deux ouverts de

et.∆ deux compacts quarrables tels que D ⊂ U , ∆ ⊂ V , ϕ(D) = ∆.

L'application ϕ : D → ∆, (u, v) 7→ (x, y) dénit un changement de variables ; le


D(x,y)
jacobien de ϕ, notée ou Jϕ (u, v), induit une application continue de D dans R.
D(u,v)
Avec ces notations, on a la formule :
ZZ ZZ
f (x, y)dxdy = f (x(u, v), y(u, v))|Jϕ (u, v)|dudv
∆ D

∂x ∂x
avec Jϕ (u, v) = ∂u ∂v
∂y ∂y
∂u ∂v

3.2.2 Intégrales triples


a- Notations
L'intégrale sur un compact cubable ∆ de R3 , de f : ∆ → E s'appelle une intégrale

triple, on la note Z ZZZ


f= f (x, y, z)dxdydz
∆ ∆

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Intégrales curvilignes 19

(x, y, z) sont des variables dites muettes.

Le volume de ∆ (mesure de ∆) est noté V(∆), il se calcule en choisissant f ≡1


ZZZ
V(∆) = dxdydz

b- Théorème de Fubini
1. Cas où ∆ est un pavé. ∆ = [a, a0 ] × [b, b0 ] × [c, c0 ]
ZZZ Z a0 "Z b0 Z c0 ! #
f (x, y, z)dxdydz = f (x, y, z)dz dy dx
∆ a b c

2. Cas où ∆ : (x, y) ∈ D, u(x, y) ≤ z ≤ v(x.y), avec D compact quarrable de R2 ,


u et v : D → R continues.
ZZZ Z Z "Z v(x,y) #
f (x, y, z)dxdydz = dz dxdy
∆ D u(x,y)

3. Cas où ∆ : a ≤ z ≤ b, (x, y) ∈ D(z), avec, pour tout z ∈ [a, b], D(z) compact
2
quarrable de R .
ZZZ Z b Z Z 
f (x, y, z)dxdydz = f (x, y, z)dxdy dz
∆ a D(z)

c- Changement de variables
Soit U et V R3 , ϕ : U → V une application de classe C 1 , D et
deux ouverts de

∆ deux compacts cubables tels que D ⊂ U , ∆ ⊂ V , ϕ(D) = ∆. L'application ϕ :


D → ∆, (u, v, w) 7→ (x, y, z) dénit un changement de variables, le jacobien de ϕ,
∂x ∂x ∂x
D(x, y, z) ∂u ∂v ∂w
∂y ∂y ∂y
Jϕ = = ∂u ∂v ∂w
,
D(u, v, w) ∂z ∂z ∂z
∂u ∂v ∂w
il induit une application continue de D dans R. Avec ces notations, on a la formule :
ZZZ ZZZ
f (x, y, z)dxdydz = f (x(u, v, w), y(u, v, w), z(u, v, w))|Jϕ (u, v, w)|dudvdw
∆ D

3.3 Intégrales curvilignes


Soit ω = P (x, y)dx + Q(x, y)dy une forme diérentielle continue sur un ouvert U
2 1
de R et Γ = ([a, b], f ) un arc de classe C sur un segment [a, b] de R à valeurs dans

U, avec, pour tout t ∈ [a, b], f (t) = (x(t), y(t)). On dénit l'intégrale curviligne de ω
sur l'arc orienté Γ par
Z Z b
ω= (P (x(t), y(t))x0 (t) + Q(x(t), y(t))y 0 (t)) dt
Γ a

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Chapitre Quatre

Eléments de la théorie des

champs

4.1 Notion de champ


Lorsqu'on associe à tout point M (x, y, z) d'un milieu , une valeur U (M, t) d'une

grandeur physique, on dit qu'on a déni un champ de cette grandeur physique. Un

champ peut être de nature scalaire ou vectorielle selon qu'il est déni par une grandeur

physique scalaire (température) ou vectorielle (le champ de gravitation terrestre).

 Un champ est dit uniforme dans une région donnée D si la grandeur dénissant
ce champ a la même valeur en chaque point de cette région : U (M, t) = U (t)

∀ M ∈ D.
 Un champ est dit stationnairee ou permanentvsi la grandeur dénissant ce

champ ne dépend pas du temps : U (M, t) = U (M ) ∀ M ∈ D et ∀ t.

4.2 Champ de vecteurs


Soit (D) une région de l'espace et M (x, y, z) un point de cette région. Un champ

de vecteurs est déni par la transformation suivante :

~
M (x, y, z) → E(M ) = Ex~ux + Ey ~uy + Ez ~uz

dans laquelle Ex , Ey et Ez sont des fonctions des coordonnées x, y , z et (~


ux , ~uy , ~uz )

est une base du repère cartésien utilisé.

4.3 Circulation d'un champ de vecteurs


Considérons un champ de vecteurs ~
E(M ) et une portion de courbe (C) limitée

par les points M1 et M2 . On appelle circulation élémentaire de ~


E(M ) sur (C) pour

un déplacement élémentaire d~l la quantité : ~ = E(M


δC(E) ~ ) · d~l .

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Opérateur nabla 21

L'expression de la circulation peut s'écrire en fonction du système de coordonnées

choisi.

En coordonnées cartésiennes, il est facile de vérier que pour un problème plan la

circulation élémentaire s'écrit

~ = Ex (x, y)dx + Ey (x, y)dy


δC(E)

La circulation élémentaire se présente donc comme une forme diérentielle. La circula-

tion de ~
E(M ) sur (C) entre M1 et M2 s'obtient en intégrant la circulation élémentaire

sur le chemin suivi, soit :

Z M2
~ =
CM1 →M2 (E) ~
E(M ) · d~l
M1

4.4 Flux d'un champ de vecteurs


Le ux d'un champ de vecteur ~
E à travers un élément de surface élémentaire dS
−−→
situé en un point M repéré par le vecteur OM = ~r s'écrit :

~ r) · −
dΦ = E(~
→ ~
r) · ~ndS
dS = E(~

où ~n représente le vecteur unitaire normal à l'élément de surface dS .


Le ux de ~
E à travers une surface macroscopique S s'écrit :
ZZ
~ =
Φ(E) ~ r) · ~ndS
E(~
S

4.5 Opérateur nabla


L'opérateur nabla, couramment noté ~ , est un opérateur vectoriel déni en coor-

données cartésiennes comme suit :

~ = ∂ ~ux + ∂ ~uy + ∂ ~uz



∂x ∂y ∂z
En coordonnées cylindriques, on a :

~ = ∂ ~uρ + 1 ∂ ~uθ + ∂ ~uz



∂ρ ρ ∂θ ∂z
En coordonnées sphériques :

~ = ∂ ~ur + 1 ∂ ~uθ + 1


~uϕ
∂r r ∂θ r sin θ ∂ϕ

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Laplacien scalaire 22

4.6 Gradient d'une fonction


Soit f (x, y, z) une fonction scalaire dénie en tout point M (x, y, z) d'un milieu

donné. Le gradient de la fonction f est déni par

−−→ ~
grad(f ) = ∇f

Ainsi, en système de coordonnées cartésiennes, on a

−−→ ∂f ∂f ∂f
grad(f ) = ~ux + ~uy + ~uz
∂x ∂y ∂z
La diérentielle de cette fonction, que l'on notedf , représente la variation de cette
0
fonction lorsqu'on passe du point M (x, y, z) à un point inniment voisin M (x+dx, y+

dy, z + dz). Cette diérentielle a pour expression :

∂f ∂f ∂f
df = dx + dy + dz
∂x ∂y ∂z
 
∂f ∂f ∂f
= ~ux + ~uy + ~uz · [dx~ux + dy~uy + dz~uz ]
∂x ∂y ∂z
−−→ −−−→
= grad(f ) · d~l avec M M 0 = d~l

4.7 Divergence d'un vecteur


La divergence d'un vecteur ~
E est un scalaire déni par :

~
div(E) ~ = ∂Ex + ∂Ey + ∂Ez
~ ·E
=∇
∂dx ∂dy ∂dz

4.8 Laplacien scalaire


Le laplacien scalaire est l'opérateur diérentiel déni par l'application de l'opéra-

teur gradient suivie de l'opérateur divergence :

−−→ ~ ·∇
~
∆ = div(grad) = ∇

Le laplacien scalaire d'un champ V (x, y, z) est un champ scalaire déni par :

−−→
∆V = div(grad(V )).

Dans un système de coordonnées cartésiennes, il s'écrit :

∂ 2V ∂ 2V ∂ 2V
∆V = + +
∂x2 ∂y 2 ∂z 2

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Relations à connaître 23

4.9 Laplacien vectoriel


Le laplacien vectoriel d'un champ vectoriel ~
E est un champ vectoriel déni par

~ = ∆Ex~ux + ∆Ey ~uy + ∆Ez ~uz


∆E

4.10 Rotationnel d'un vecteur


Le rotationnel d'un vecteur ~
E est un vecteur déni par :

−→ ~ ~ ∧E
~
rot(E) =∇

4.11 Théorème du Rotationnel (théorème de Stokes)


La circulation d'un vecteur ~
E sur un contour fermé est égale au ux du rotationnel

de ~
E à travers toute surface ouverte s'appuyant sur ce contour :

→ ~ − →
I ZZ
~ · d~l = −
E rot(E) · dS
Γf SΓ

4.12 Théorème de Green-Ostrogradsky


Le ux d'un vecteur ~
E à travers une surface fermée S est égal à la divergence de

ce vecteur dans le volume VS délimité par la surface S :




ZZ ZZZ
~ · dS =
E ~
div(E)dτ
S VS

4.13 Relations à connaître 11 Angle solide

Tableau 1.2 – Formules d’analyse vectorielle.

⃖⃖⃗
⋆𝐴 ⋅ (𝐵⃖⃖⃗ ∧ 𝐶) ⃖⃖⃗ ⋅ (𝐶
⃖⃖⃗ = 𝐵 ⃖⃖⃗ ∧ 𝐴)
⃖⃖⃗ = 𝐶⃖⃖⃗ ⋅ (𝐴⃖⃖⃗ ∧ 𝐵)
⃖⃖⃗
⃖⃖⃗ ∧ 𝐵)
⋆ div(𝐴 ⃖⃖⃗ = 𝐵
⃖⃖⃗ ⋅ rot ⃖⃖⃗ ⋅
⃖⃖⃗ − 𝐴
⃖⃖⃖⃗𝐴 ⃖⃖⃖⃖
rot⃗𝐵⃖⃖⃗
⃖⃖⃗ ∧ (𝐵
⋆𝐴 ⃖⃖⃗ ∧ 𝐶)
⃖⃖⃗ = (𝐴⃖⃖⃗ ⋅ 𝐶)
⃖⃖⃗ 𝐵 ⃖⃖⃗ ⋅ 𝐵)
⃖⃖⃗ − (𝐴 ⃖⃖⃗ 𝐶
⃖⃖⃗
⃖⃖⃗ ∧ 𝐵)
⃖⃖⃖⃗ 𝐴
⋆ rot( ⃖⃖⃗ = 𝐴
⃖⃖⃗ div 𝐵
⃖⃖⃗ − 𝐵
⃖⃖⃗ div 𝐴+
⃖⃖⃗
grad⃗ 𝑓 ) = 0⃖⃗
⃖⃖⃖⃗ ⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃖
⋆ rot(
⃖⃖⃗
(𝐵 ⋅ ⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃖
grad) ⃗𝐴 ⃖⃖⃗ − (𝐴 ⃖⃖⃗ ⋅ ⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃖
grad) ⃗𝐵 ⃖⃖⃗
⃖⃖⃗ = 0
⃖⃖⃖⃗𝐴)
⋆ div (rot
⋆ grad ⃖⃖⃗ ⋅ 𝐵)
⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃗ (𝐴 ⃖⃖⃗ = 𝐴 ⃖⃖⃗ ∧ rot
⃖⃖⃖⃗𝐵⃖⃖⃗ + 𝐵 ⃖⃖⃗ ∧ rot ⃖⃖⃗
⃖⃖⃖⃗𝐴+
⃖⃖⃖⃖⃗rot
⋆ rot ⃖⃖⃖⃗ 𝐴 ⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃗
⃖⃖⃗ = grad(div ⃖⃖⃗ − Δ𝐴
𝐴) ⃖⃖⃗
(𝐵 ⋅ grad)𝐴 + (𝐴 ⋅ grad)𝐵
⃖⃖
⃗ ⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃖
⃗ ⃖⃖⃗ ⃖⃖
⃗ ⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃖
⃗ ⃖⃖

⃖⃖⃗ = 𝐴
⋆ div (𝑓 𝐴) ⃖⃖⃗ ⋅ ⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃖
grad⃗ 𝑓 + 𝑓 div 𝐴
⃖⃖⃗
⋆ grad (𝐴 ⋅ 𝐴)
⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃗ ⃖⃖⃗ ⃖⃖⃗ = 2𝐴 ⃖⃖⃗ ∧ rot
⃖⃖⃖⃗𝐴⃖⃖⃗ + 2(𝐴 ⃖⃖⃗ ⋅ ⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃖
grad) ⃗𝐴 ⃖⃖⃗
⃖⃖⃗ = 𝑓 rot
⃖⃖⃖⃗ (𝑓 𝐴)
⋆ rot ⃖⃖⃗ − 𝐴
⃖⃖⃖⃗𝐴 ⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃗ 𝑓
⃖⃖⃗ ∧ grad
( ) ( ) ⋆ Δ(𝑓 𝑔) = 𝑓 Δ𝑔 + 𝑔Δ𝑓 + 2grad𝑓 ⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃗ ⋅ grad ⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃗ 𝑔
⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃗ 𝑔) = 𝑔 grad
⋆ grad(𝑓 ⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃗ 𝑓 + 𝑓 grad ⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃖⃗ 𝑔

La projection de l’élément de surface d𝑆 sur une sphère fictive de centre O et de


rayon OM donne son aire apparente, d𝑆𝑎 = d𝑆 cos α, tandis que l’angle solide dΩ sous
lequel on voit d𝑆 depuis O s’écrit :

Compléments de mathématiques
dΩ =
d𝑆𝑎
=
d𝑆 cos α
.
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d2 d2
La surface 𝑆 n’étant (a priori) pas sphérique, il est clair que α et 𝑑 dépendent de la
position du point M à l’intérieur de 𝑆. L’angle solide total Ω sous lequel on voit la surface
𝑆 depuis le point O est la somme de tous les petits angles solides élémentaires dΩ :
Chapitre Cinq

Equations différentielles

linéaires à coefficients constants

5.1 Equations diérentielles linéaires à coecients


constant d'ordre 1
5.1.1 Equations diérentielles du premier ordre
On appelle équation diérentielle du premier ordre toute relation entre une va-
0
riable x une fonction de x notée y(x) et la dérivée première de cette fonction y (x).

Exemple : 3xyy 0 − y 2 − x2 = 4x
est une équation diérentielle du premier ordre.

5.1.2 Equations diérentielles linéaires du premier ordre (EDL1)


On appelle équation diérentielle linéaire du premier ordre une équation diéren-

tielle de la forme :

a(x)y 0 + b(x)y = f (x)


où a(x), b(x) et f (x) sont des fonctions connues de x et où y(x) est la fonction de x
à déterminer.

Exemple1 : 3x2 y 0 − ln(x)y = ex est une équation diérentielle linéaire.

Exemple2 : x2 y 0 − y 2 = x2 n'est pas une équation diérentielle linéaire.

5.1.3 Equations diérentielles linéaire à coecients constants


On appelle équation diérentielle linéaire du premier ordre à coecients constants

une équation diérentielle linéaire du premier ordre telle que a(x) et b(x) soient des

constantes :

ay 0 + by = f (x) avec a 6= 0

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Equations diérentielles linéaires à coecients constant d'ordre 1 25

Exemple : 3y 0 + 4y = 5x2 − 4

5.1.4 Résolution d'une EDL1 à coecients constants


a- Résolution de l'équation sans second membre
On appelle équation sans second membre associée à ay 0 + by = f (x) , l'équation :
0
ay + by = 0.
On résout ici l'équation sans second membre ay 0 + by = 0 :

1. On remarque tout d'abord que y=0 est une solution évidente de l'équation

diérentielle.

2. Pour y 6= 0, on a :
y0 b
ay 0 + by = 0 ⇔ =− ⇔
y a
dy b
= − dx (méthode de séparation des variables)
y a
Z Z
dy b b
=− dx ⇔ ln y = − + C
y a a
b
y(x) = Ae− a x

b- Résolution de l'équation avec second membre


La solution générale y(x) de l'équation ay 0 (x) + by(x) = f (x) est la somme y(x) =
ys (x) + yp (x) où :
0
 ys (x) est la solution générale de l'équation ay (x) + by(x) = 0 (dite sans second

membre)

 et yp (x) est une solution particulière de l'équation ay 0 (x) + by(x) = f (x) (dite

avec second membre)

Propriété (admise) : quand le second membre f (x) d'une EDL1 à coecients

constants se présente sous l'une des formes usuelles recensées plus bas, alors cette

équation diérentielle admet une solution particulière yp (x) de la même forme que le

second membre f (x) . Plus précisément :

 f (x) = C , où C est une constante,


 f (x) = P (x), où P est un polynôme de degré n avec n ∈ N∗ ,
 f (x) = P (x)esx , où P est un polynôme de degré n et s est un réel
 f (x) = α cos(ωx + ϕ) + β sin(ωx + ϕ), où ω est un réel non nul.

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Equations diérentielles linéaires à coecients constants d'ordre 2 26

Méthode de la variation de la constante


Lorsque le second membre f (x) d'une EDL1 à coecients constants ne correspond
à aucun des seconds membres usuel précédemment et donc ne permet pas de connaître

la forme d'une solution particulière, on utilise la méthode dite de variation de la

constante.

 Pour cela, on résout tout d'abord l'équation sans second membre associée
−bx
comme on l'a vu précédemment : on obtient la solution ys (x) = Ae a où A

est une constante réelle.

 Puis, on fait comme si A était une fonction de x , en cherchant à quelle


−bx
condition la fonction y(x) = A(x)e a est solution de l'équation . On dérive
0
donc y(x) et on remplace alors les expressions de y(x) et y (x) dans l'équation.

Après simplication, on obtient :

f (x) b x
A0 (x) = ea
a
En intégrant cette dernière relation, on trouve l'expression de A(x) qu'on peut
remplacer dans celle de y(x) pour en déduire la solution générale de l'équation
avec second membre .

5.2 Equations diérentielles linéaires à coecients


constants d'ordre 2
5.2.1 Equation diérentielle du second ordre
On appelle équation diérentielle du second ordre toute relation entre :

 une variable x
 une fonction de x notée y(x)
 la dérivée première de cette fonction y 0 (x)
 la dérivée seconde de cette fonction y 00 (x)

5.2.2 Equation diérentielle linéaire du second ordre (EDL2)


On appelle équation diérentielle linéaire du second ordre une équation diéren-

tielle de la forme :

a(x)y 00 + b(x)y 0 + c(x)y = f (x)


où a(x), b(x), c(x) et f (x) sont des fonctions connues de x et où y(x) est la fonction

de x à déterminer

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Equations diérentielles linéaires à coecients constants d'ordre 2 27

5.2.3 EDL2 à coecients constants


On appelle équation diérentielle linéaire du second ordre à coecients constants

une équation diérentielle linéaire du second ordre telle que a(x), b(x) et c(x) soient

des constantes :

ay 00 + by 0 + cy = f (x) avec a 6= 0

5.2.4 Résolution d'une EDL2 à coecients constants


a- Equation sans second membre
On résout ici l'équation sans second membre ay 00 + by 0 + cy = 0.
On cherche s'il existe des solutions y(x) ayant la même forme que celles des équa-
tions homogène associées aux EDL du premier ordre à coecient constant, c'est-à-dire
rx
de la forme : y(x) = e où r est un coecient réel . Pour une telle fonction, on a :
0 rx 00 2 rx
y (x) = re et y (x) = r e . En remplaçant dans l'équation , on obtient :

ar2 erx + brerx + cerx = 0

Et donc r doit être solution de l'équation :

ar2 + br + c = 0

dite équation caractéristique associée . La solution yH (x) de l'équation sans second

membre dépend alors de la valeur des racines de cette équation caractéristique selon

le théorème suivant :

 si les racines de l'équation caractéristique r1 et r2 sont réelles et distinctes,

alors la solution yH (x) de l'équation sans second membre est

yH (x) = Aer1 x + Ber2 x avec A, B ∈ R

 si les racines de l'équation caractéristique r1 et r2 sont réelles et confondues

(r1 = r2 ), alors la solution yH (x) de l'équation sans second membre est

yH (x) = (Ax + B)er1 x avec A, B ∈ R

 si les racines de l'équation caractéristique r1 et r2 sont complexes et conjuguées


2
(r1 = α + jβ et r2 = α − jβ où j est le nombre complexe tel que j = −1),

alors la solution yH (x) de l'équation sans second membre est

yH (x) = [A cos(βx) + B sin(βx)]eαx avec A, B ∈ R

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Equations diérentielles linéaires à coecients constants d'ordre 2 28

b- Résolution de l'équation avec second membre


La solution générale y(x) de l'équation ay 00 (x)+by 0 (x)+cy(x) = f (x) est la somme
y(x) = yH (x) + yp (x) où :
 yH (x) est la solution générale de l'équation ay 00 (x) + by 0 (x) + cy(x) = 0 (dite

sans second membre)

 et yp (x) est une solution particulière de l'équation ay 00 (x) + by 0 (x) + cy(x) =


f (x) (dite avec second membre)

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