Systemes D'elevage
Systemes D'elevage
Université Blida 1
Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie
Département des Biotechnologies
Spécialité : ALIMENTATION ET
PERFORMANCES ANIMALES
SYSTEME D’ELEVAGE
POLICOPIE MASTER II
Semestre : 3
Crédits : 08
Coefficients : 04
Objectifs de l’enseignement
L’étudiant est censé acquérir les différentes spéculations animales, la relation homme
– animal – milieu, les interactions de ces éléments et leur évolution dans le cadre d’une
production durable. Il sera en mesure de procéder à la mise en œuvre et au suivi
zootechnique d’un élevage
Contenu de la matière
Définition de système
Pratiques agricoles
Travail personnel :
Références
-Landais E., Defontaine J.P., 1988 : les pratiques des agriculteurs : point de vue sur un
-Lhost et al. 1993 : manuel de zootechnie des régions chaudes : les systèmes d’élevage.
-La Connaissance du bétail : Tome 2, Les Ovins, les caprins, les porcins, les chevaux,
SOMMAIRE
INTRODUCTION
REFERENCES
Polycopié cours Système d’élevage MASTER II
INTRODUCTION
L’élevage, c’est « l’action d’élever des animaux domestiques » (Larousse). Dès cette
définition, apparaît la dualité de ce terme « élevage », tout autant activité humaine que
techniques d’exploitation d’un ensemble d’animaux.
Le concept de « système d’élevage » a été élaboré dans les années 80 par des
zootechniciens (LANDAIS, 1987 ; GIBON ET AL., 1988) pour rendre compte de cette dualité
et développer, sur cette base, un cadre théorique et méthodologique permettant
d’aborder les transformations de l’activité d’élevage dans une perspective de
compréhension, de conseil et/ou de prospective.
Par ailleurs, les activités d’élevage remplissent de multiples fonctions. Elles permettent
la production de biens marchands (lait, viande, œuf...), mais peuvent aussi assurer des
fonctions sociales (lutte contre la pauvreté et contribution à la sécurité alimentaire),
ou participer à la préservation des paysages et de la biodiversité. L’élevage peut ainsi
contribuer au développement durable des territoires.
Selon les contextes, les activités d’élevage présentent une grande diversité de forme et
d’organisation. Elles sont également l’objet de dynamiques d’évolution plus ou moins
fortes, en réponse à des contraintes (changements du climat ou de l’occupation des
sols) et à des opportunités (développement des marchés des produits animaux).
Cette diversité et ces dynamiques sont le fruit des décisions des éleveurs, qui organisent
leurs activités au sein d’unités de production, très généralement familiales, en
interaction avec d’autres acteurs des filières et des territoires.
Face à cette complexité, il est nécessaire de comprendre quels sont les facteurs
explicatifs de la diversité des formes d’élevage et les moteurs des évolutions en cours.
Il s’agit également de poser un diagnostic pour évaluer la capacité des élevages à se
maintenir dans un contexte changeant et incertain et à contribuer au développement
durable.
C’est sur la base de cette compréhension et ce diagnostic que peuvent être réfléchis les
stratégies et les politiques d’accompagnement des éleveurs.
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DEFINITIONS ET CONCEPTS
Pour étudier l’activité d’élevage dans toute sa globalité et donc toute sa complexité, il a
été fait le choix de l’analyse systémique. Le concept de système d’élevage est un outil
dont la finalité n’est pas de dresser un tableau de l’élevage dans une région donnée
mais d’établir un diagnostic permettant de proposer des axes et moyens
d’interventions pour le développement de l’élevage.
Les deux mots système et élevage sont chacun utilisés dans plusieurs sens différents.
Il n’est donc pas étonnant que le concept de ‘ système d’élevage’ mérite d’être précisé.
Au sens premier, le terme « élevage » est l’action d’élever des animaux domestiques.
En toute rigueur, l’étude de l’élevage ne peut se faire si le(s) responsable(s) et le(s)
bénéficiaire(s) de cette activité, l’acteur, c’est à dire l’éleveur sont évacués.
Le mot système quant à lui fait obligatoirement référence à une manière d’interroger
et de représenter une réalité qui inclut explicitement les objectifs de l’observateur. C’est
ainsi que Rosnay (1975) définit le système comme un ensemble d’éléments en
interactions dynamiques organisés en fonction d’un but.
« Un système d’élevage est selon LHOSTE (1984) l’ensemble des techniques et des
pratiques mises en œuvre par une communauté pour exploiter, dans un espace
donné, des ressources végétales par des animaux, dans des conditions compatibles
avec ses objectifs et avec les contraintes du milieu ».
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Les éléments du système d’élevage sont « organisés par l’homme ». C’est l’homme qui
choisit d’élever des animaux, quelles espèces, avec quelles ressources. Ce sont des
décisions humaines qui réglementent l’utilisation de certains parcours.
Les finalités de différents systèmes d’élevage ne sont pas identiques selon les décisions
humaines : les animaux d’un système ne remplissent pas toutes les fonctions possibles
présentées précédemment.
Les définitions données ci-dessus présentent trois catégories d’éléments qui seront
appelés les pôles du système d’élevage. Ces trois pôles sont en interaction dynamique
(figure 1).
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Les références au système d’élevage sont beaucoup plus nombreuses dans les travaux
traitant de systèmes extensifs (voir chapitre I).
Les éléments d’un système d’élevage peuvent être classés en trois catégories, les pôles
identifiés ci-dessus : les hommes, les ressources, les animaux.
C’est l’homme qui prend des décisions : il organise et maîtrise le système. Les choix
qu’il fait, s’expriment au travers d’activités concrètes que nous appelons pratiques.
✓ Un centre de décision
Selon le système d’élevage considéré, le pôle humain est constitué d’un ou plusieurs
centres de décisions. Différents types de centres de décisions peuvent être distingués ;
ce sont des individus ou des groupes sociaux, comme par exemple :
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Les choix réalisés par les hommes se concrétisent dans des actions techniques
appelées pratiques. Cette notion de pratique est centrale dans l’approche que nous
proposons. En effet, les pratiques paysannes constituent un objet d’étude pertinent
en vue d’un diagnostic associant les paysans et orientant les interventions. Il
convient donc de préciser cette notion.
Les pratiques sont des actions observables par lesquelles l’homme met en place et
intervient sur les autres éléments du système : les animaux et les ressources, au
niveau desquels se déroule le processus productif. Les pratiques paysannes
constituent un objet d’étude à part entière. La première étape consiste à savoir
quelles sont les pratiques du groupe d’individus faisant partie du système d’élevage
étudié. C’est donc une étape d’identification et de caractérisation des pratiques. Il
faut également s’interroger sur les déterminants, les causes de mise en œuvre des
pratiques. Les pratiques sont les manifestations des stratégies paysannes. Elles
traduisent dans les faits (les pratiques sont observables) l’arbitrage que fait l’éleveur
entre les différents choix qui s’offrent à lui. Une pratique n’est donc pas
indépendante de l’ensemble du système de production organisé et piloté par le
paysan, elle n’est pas indépendante notamment de la réalisation des autres
pratiques.
Les pratiques sont donc les indicateurs qui nous permettent de saisir la logique, la
cohérence des décisions humaines qui organise le fonctionnement du système. C’est
donc à travers les pratiques que sera appréhendé le fonctionnement du sous-
système de gestion, de la sphère décisionnelle ; c’est à travers les pratiques que sera
construit le référentiel qui permet de juger le système d’élevage au plan de la
satisfaction de l’éleveur.
Les pratiques peuvent être classées en plusieurs types selon les éléments – cibles du
processus productif sur lesquels l’homme agit par leur intermédiaire.
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a) Pratiques d’agrégation
C’est par ces pratiques que les hommes, propriétaires d’animaux, constituent des
troupeaux, au sens où ce terme a été défini précédemment.
b) Pratiques de conduite
C’est par ces pratiques de conduite que l’homme met en relation les groupes
d’animaux qu’il a formé par ses pratiques d’agrégation et les facteurs et conditions
de production utilisés dans le système.
c) Pratiques d’exploitation
d) Pratiques de valorisation
Ces pratiques agissent sur les produits animaux, c’est à dire une fois que ceux-ci
ont été prélevés. Ces produits peuvent être valorisés en l’état par vente ou
autoconsommation, mais ils peuvent être transformés. La transformation du lait
en beurre est une pratique de valorisation ; la vente du lait est aussi une pratique
de valorisation.
Le matériel animal pourrait être considéré comme une ressource consommée par le
système, mais les animaux sont rassemblés dans un pôle distinct car ils occupent
une place privilégiée dans le processus de production. En effet, ils valorisent des
ressources afin d’assurer des fonctions très diverses parfois. L’animal constitue ainsi
l’élément central et caractéristique du système d’élevage.
Il est utile à ce niveau de fournir certaines définitions pour qu’il n’y ait pas de
confusion sur les termes désignant les ensembles d’animaux.
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Les deux premiers groupes sont identifiés à partir de l’espace qu’ils occupent :
Cet ensemble est défini d’après un critère de propriété. Le cheptel est l’unité
pertinente pour analyser la gestion des animaux d’un système de production donné.
Le troupeau est une unité de conduite ; il peut également comprendre des animaux
de plusieurs espèces. Il est constitué d’animaux subissant tous un même ensemble
de pratiques. C’est donc l’analyse des pratiques qui permet d’identifier les
troupeaux. C’est à ce niveau que peuvent être étudiés les problèmes techniques tels
que l’alimentation, la reproduction…
Il est souvent nécessaire de considérer des sous unités dans un troupeau. En effet,
parallèlement à l’ensemble des pratiques retenues pour définir le troupeau, d’autres
pratiques peuvent être différenciées selon les individus ou groupes d’individus. Ces
groupes peuvent être appelés sous troupeaux (LANDAIS ET AL., 1987). Les termes de
lots et d’ateliers sont également employés.
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Le troisième pôle du système d’élevage regroupe des éléments plus divers que les
deux premiers. En effet, les ressources utilisées par le système dans le processus de
production sont de nature très variée : informations, énergie, moyens financiers,
biens matériels…
Le territoire est le support d’une production végétale primaire. C’est pourquoi, il est
souvent pris comme synonyme de ressources alimentaires, et parfois même
confondu avec le pôle « ressources » d’un système d’élevage. Les ressources ne
peuvent pas être réduites au territoire. De ce fait, il convient de préciser ce qu’est un
territoire pour le zootechnicien, car cette notion est également utilisée par d’autres
disciplines. *
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Le territoire est défini par l’espace dans lequel se déplace effectivement les
animaux, il n’existe donc que par la mobilité de ces derniers. Les points
d’eau, les voies d’accès empruntées par les troupeaux pour se rendre sur les
parcours, les abris, les bâtiments font partie intégrante du territoire.
Les éléments décrits ci-dessus sont en interaction entre eux, et également avec des
éléments de l’environnement du système. Après une phase descriptive de la
structure, l’étude d’un système d’élevage doit chercher à comprendre le
fonctionnement de ce système.
Après avoir fixé les limites du système d’élevage dont l’étude est jugée pertinente,
repérer et caractériser les différents éléments, il faut identifier les relations entre ces
éléments, c’est-à-dire les échanges de toute nature : énergie, information, matière…
Il faut identifier les relations à l’intérieur des limites du système, mais également les
échanges à la frontière du système.
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Il est difficile de donner une définition rigoureuse des caractères spécifiques communs
à toutes les exploitations agricoles en raison de l'importance des facteurs de production
naturels et donc la superficie ; par le fait que les processus de production font intervenir
des êtres vivants et que les produits obtenus sont des substances organiques destinées
à l'alimentation directe ou indirecte de l'homme ; enfin, par la petite taille des groupes
humains vivant sur une exploitation.
Ainsi :
Les deux sortes peuvent être effectuées avec le travail des journaliers (ceux qui sont
payés par journée de travail), les employés (qui ont une relation de dépendance par
rapport au propriétaire et un salaire mensuel), dans ce cas, certains économistes ont
développé un cadre d’analyse et d’action dans lequel l’exploitation agricole est vue
comme une entreprise ou le travail familial (le propriétaire et sa famille se consacrent
à travailler sur le terrain) (ALARY ET LHOST, 2009).
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Les statistiques indiquent que dans le monde entier, il y a une exploitation agricole (ou
ferme) pour chaque douze personnes. De ce nombre, seulement 15% des exploitations
sont supérieures à deux hectares (EUROSTAT, 2018).
C'est OSTY (1978) qui intitulant son article "L'exploitation vue comme un système", fit
réapparaître la notion de système dans l'exploitation agricole : - "L'exploitation
agricole est un tout organisé qui ne répond pas à des critères simples et uniformes
d'optimisation. - C'est à partir de la vision qu'ont les agriculteurs de leurs objectifs et
de leurs situations qu'on peut comprendre leurs décisions et leurs besoins".
C’est l’approche humaine, ce système est composé des différentes personnes travaillant
dans l’exploitation (figure 3). Le chef d’exploitation est associé fortement à une
famille : Il y’a parfois un conjoint collaborateur à la gestion de l’entreprise ou une
famille très engagée dans la vie de l’exploitation. On trouve de plus en plus
d’exploitations en société avec des associés ou encore des salariés ou des apprentis
présents sur l’exploitation. L’ensemble de ces acteurs forme le système social.
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Dans un grand nombre d’exploitations, le lien entre la famille et l’exploitation est très
fort : d’abord, la maison d’habitation est souvent située sur l’exploitation. Ensuite,
même si le conjoint ou les enfants ne sont pas exploitant, ils peuvent participer
occasionnellement aux travaux et leurs points de vue influencent aussi un certain
nombre de décision (GAUDIN ET AL., 2011).
L’exploitation agricole est ainsi considérée comme un système finalisé par les objectifs
de la famille (BLEHADIA, 2016).
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Beaucoup d’entre elles gravitent autour d’un dénominateur commun qui consiste à
privilégier la qualité afin de se différencier des autres producteurs. La qualité d’un
produit agricole doit répondre aux exigences des consommateurs mais elle n’est pas
figée et elle évolue dans le temps en fonction du contexte économique et social du
consommateur. Les circuits courts de commercialisation permettent de retrouver la
confiance des consommateurs parfois dégradée, voire perdue, suite aux nombreuses
crises des deux dernières décennies (Loisel et Durand, 2001). Les consommateurs
d’aujourd’hui ont de plus en plus besoin d’être rassurés quant à la provenance, la
qualité et l’état sanitaire des produits alimentaires qu’ils consomment.
C’est l’approche de la prise de décisions (figure 5). Les choix et donc les décisions, sont
fonction des finalités des exploitants agricoles. L’agriculteur n’est pas un individu isolé
qui prend des décisions. Il serait soumis à une double adaptation, l’une interne qui fixe
les objectifs (le réel voulu), parfois contradictoires, l’autre externe (le réel perçu) qui
s’adapte à l’environnement (BROSSIER ET AL., 1997). Ces auteurs résument cet aspect
par une phrase clé : « L’agriculteur a des raisons de faire ce qu’il fait ».
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HUIJSMAN (1986) explique que les paysans ont une attitude active vis-à-vis du risque :
leur principal objectif ne serait pas de limiter la variabilité de la production mais de
pouvoir agir sur les contraintes pour utiliser positivement les ressources. Pour cela ils
choisissent des systèmes de cultures flexibles et ayant des options diversifiées de
culture. Ils recherchent les facteurs de production qui s'adaptent le mieux aux
modifications de l'environnement pendant le cycle de culture et qui sont les plus
souples quant aux dates d'utilisation. L'auteur conclut que les paysans savent jouer
avec le risque mais ils craignent la spirale de l'endettement. C'est pour cette raison que
le risque perçu peut constituer une cause sérieuse de sous-investissement en
agriculture et d'élargissement des disparités entre les ménages pauvres et les ménages
riches.
Il s’agit bien souvent de la raison d’être de l’exploitant, de ses aspirations, de ses projets
pour le fonctionnement de son exploitation ce pour quoi il travaille ou améliore son
exploitation. Le but donne le cap à suivre pour l’exploitant. Identifier les finalités d’un
exploitant, c’est admettre qu’elles puissent être différentes d’une exploitation à l’autre,
c’est supposer aussi qu’il n’y a pas qu’une finalité monétaire.
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Retracer l’histoire des systèmes étudiés peut être très riche d’enseignement à
plusieurs points de vue. L’analyse instantanée ne fournit pas une information
suffisante et ne permet pas, entre autres, de dégager la cohérence des décisions et
de saisir d’autre part les facteurs actuels qui peuvent faire évoluer le système
(SEBILLOTTE, 1979).
Ces problèmes zootechniques ne sont pas des évidences, perçus de façon identique
par tous les acteurs du développement, éleveurs, agents des structures
d’encadrement et de vulgarisation et chercheurs. L’éleveur ressentira comme
contrainte, problème zootechnique, toute contrainte qui empêche le
fonctionnement optimum du système qu’il organise et pilote.
Le diagnostic que nous voulons mener doit donc définir les problèmes
zootechniques du point de vue de l’éleveur. Ces problèmes, le zootechnicien doit
alors ‘ les transformer en questions scientifiques pour pouvoir bâtir des protocoles
compatibles avec les exigences de sa discipline scientifique (SEBILLOTTE, 1987).
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C’est à partir d’un diagnostic en termes de système, reposant sur une véritable
analyse du fonctionnement des systèmes d’élevage, et qui associe les éleveurs à la
démarche, que peuvent être formulés les problèmes zootechniques du point de vue
qui nous intéresse, c’est-à-dire celui de l’éleveur.
➢ Proposer des études plus fines (suivis) pour analyser le fonctionnement des
systèmes d’élevage caractérisés auparavant,
Le jugement des systèmes d’élevage qui ont été identifiés au cours du diagnostic est
une étape importante. Il devra se faire sur deux plans : celui de l’efficience technique
du fonctionnement du système et celui de la satisfaction des objectifs poursuivis par
les centres de décisions qui maîtrisent le système. Cette démarche demande la
mobilisation de référentiels adaptés pour pouvoir comparer les résultats obtenus
par un système à ces référentiels et donc porter un jugement.
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Il nous faut savoir dans quelle mesure, le système d’élevage tire parti efficacement
des capacités productives et matériel animal qu’il utilise. Pour cela, nous devons
disposer d’indicateurs, mesurés au niveau du système considéré, qui soient le reflet
de l’efficacité des modes de conduite des animaux. Le type d’indicateur choisi est
une mesure de la qualité des animaux qui sera appelée performance animale.
Les performances mesurées sur les animaux d’un système doivent être comparées à
un référentiel adapté.
Ce référentiel peut être une série de donnée bien choisies : des résultats obtenus en
station de recherche peuvent être utilisés pour construire un référentiel et servir
ainsi au diagnostic en milieu paysan.
C’est à partir de la mesure des performances, leur comparaison avec des référentiels
adaptés qui permet d’établir le niveau de ces performances (bon, moyen mauvais)
qu’il sera possible de s’interroger sur les causes expliquant ces niveaux de
performances.
C’est essentiellement au niveau des processus de production que peuvent être portés
ces jugements. Dans le jugement de l’efficience technique, chaque performance est
prise individuellement et comparée à un référentiel qui peut être appelé référentiel
technique. Cette approche prenant les performances une à une est insuffisante pour
juger le fonctionnement du système. Une efficacité technique moyenne d’un système
d’élevage peut être tout à fait justifiée dans le cadre de l’ensemble du
fonctionnement du système de production. En effet, l’éleveur ne cherche pas à
maximiser chaque performance.
Exemple : dans les élevages ovins en steppe, les éleveurs recherchent les meilleures
performances de croissance possibles des agneaux. Par contre, ils ne veulent pas
d’une forte prolificité : leur objectif est d’obtenir un agneau par femelle avec le
minimum de doubles, car leur système de production ne permet pas notamment au
niveau des ressources alimentaires, de valoriser un nombre trop important
d’agneaux.
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notamment l’analyse des pratiques, qui permet d’établir les logiques décisionnelles
des éleveurs.
Les performances mesurées devront être situées par rapport aux objectifs de
l’éleveur pour se rendre compte si elles sont à l’optimum de ce que l’éleveur attend.
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Les systèmes d’élevage pastoraux relèvent tous ou presque des systèmes extensifs.
Dans ces conditions, l’éleveur tire parti à moindre coûts des ressources naturelles et
compense la productivité relativement faible de son bétail par un nombre de tête
important. Les pasteurs ajustent l’offre fourragère aux besoins de leur troupeaux en
étant mobile et se déplaçant sur de vaste surface ; ils font évoluer leur système de
production en allongeant les transhumances et en se déplaçant de plus en plus en zones
agricoles où les troupeaux exploitent les espaces naturels non cultivés, les jachères et
les champs après les récoltes. Ils pratiquent alors un peu d’agriculture de subsistance,
ce qui les amène à sédentariser une partie de la famille et à garder quelques animaux
prés de leur campement. Il récolte très souvent les résidus de cultures, mais cultivent
rarement des cultures fourragères. Les pasteurs qui se mettent à cultiver, évoluent vers
les systèmes mixtes agriculture-élevage (figure 6 &7).
- l’agropasteur, éleveur pour qui l’objectif principale est la production animale, même
s’il cultive (agriculture de subsistance) ;
- l’agro-éleveur qui utilise la traction animale et/ou qui investit les revenus de
l’agriculture dans
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l’achat de bétail.
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• Les atouts
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Ces systèmes sont aussi confrontés à des difficultés politiques liées à leur
enclavement et à l’irrédentisme traditionnel de ces sociétés pastorales par rapports
aux pouvoirs centraux des états (ALARY ET LHOST, 2009
Il est donc difficile de faire évoluer ces systèmes pastoraux, non seulement en raison
de leur fort ancrage social, culturel et historique, mais aussi, en raison de leur
enclavement dans des zones souvent peu équipées et difficiles d’accès. Les innovations
techniques appropriées à ce type de système sont également peu nombreuses et la
promotion des organisations d’éleveurs pour améliorer la gestion des ressources
naturelles (eau, pâturage) et le fonctionnement des filières ne rencontre pas toujours
le succès escompté.
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Le maintien de la ressource fourragère dépend de la façon dont sont régulés les effectifs
et les niveaux de charge animale pour éviter des processus de dégradation.
L’organisation de ces chargements nécessite une sectorisation des zones de pâtures
pour pouvoir effectuer des rotations. Les animaux sont déplacés de parc en parc selon
des logique de rotation, en fonction de la vitesse de repousse de la végétation et des
effets saisonniers.
Dans les exploitations mixtes, les systèmes de cultures et d'élevage sont étroitement
liés et sont complémentaires, de sorte que le fourrage produit est donné aux animaux
qui produisent du fumier, qui est à son tour recueilli et utilisé pour les cultures. A
l’échelle de l’exploitation, les systèmes mixtes associant l’agriculture et l’élevage,
représentent une première étape d’intensification de l’élevage, puisque l’agro-éleveur
y consacre une part de ses investissements. Parmi ces investissements, la production
fourragère peut tenir une bonne place. Ainsi, au sein de l’exploitation s’établit une sorte
d’échange de services entre l’agriculture et l’élevage (figure8) :
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Ainsi, au sein de
l’exploitation s’établit une
sorte d’échange de services
entre l’agriculture et
l’élevage : les plantes
cultivées procurent les
résidus de culture,
éventuellement des sous-
produits agro-industriels ;
les cultures fourragères
sont pâturées, distribuées
en vert ou stockées pour les
périodes de soudure quand
les parcours ne suffisent
plus.
Figure 8 : Illustration
d’un système agriculture-
élevage
Les animaux d’élevages consomment les résidus de cultures, les adventis, les sous-
produits agricoles et de plus en plus de plantes fourragères cultivées. Ils apportent
l’énergie utile pour le travail attelé (travail du sol, transport) et participent au nettoyage
des parcelles et à la fertilisation organique des sols (déjections et fumier).
• Les contraintes
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Les systèmes d’élevage les plus intensifs au sens économique ont recours à des achats
d’importantes quantités d’aliments pour le bétail. C’est le cas des élevages industriels
de volailles et de porc, à base de céréales, de sous-produits agro-industriels et de
compléments minéraux et vitaminiques. Les élevages hors sol comprennent aussi les
élevages de ruminants élevés dans des enclos ou à l’table, sans surface pâturée.
EN RESUME (figure9) :
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Basé sur l’exploitation de l’UF gratuite, ce système concerne les types génétiques locaux
et correspond à la majorité du cheptel national. De par son étendue spatiale et les
effectifs qu’il compte, il domine les autres systèmes et est présent dans toutes les zones
agro écologiques sauf dans les plaines irriguées du Nord, les hautes plaines céréalières
et les oasis du Sud où il est faiblement représenté.
Il concerne surtout :
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Le niveau des intrants est faible (ovin) à nul (autres espèces). L’utilisation de l’aliment
concentré et les produits vétérinaires se limite à l’espèce ovine, plus particulièrement
durant les périodes difficiles (sécheresse, maladies). La main d’œuvre est familiale sauf
pour l’ovin et le camelin pour lesquels on retrouve aussi de la main d’œuvre salariée.
Le bovin Le bovin dit « importé » ou croisé (local x importé) représente le second type
génétique dont l’élevage est semi intensif. Plus répandu dans les zones de piedmonts
de l’Est et du Centre du pays, il est à tendance viande mais fournit une production
laitière non négligeable et destinée à l’autoconsommation. Parfois, un surplus est
dégagé pour la vente aux riverains. Jugés médiocres en comparaison avec les types
génétiques importés, ces animaux valorisent seuls ou conjointement avec l’ovin et le
caprin les sous-produits des cultures et les espaces non exploités. Ces élevages sont
familiaux, avec des troupeaux de petite taille, généralement conduits sur pâturage
(jachère, parcours, résidus de récoltes). Les animaux reçoivent également du foin, de
la paille et du concentré. Le recours aux soins et produits vétérinaires est assez rare.
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L’apiculture L’élevage apicole traditionnel reste très extensif alors que celui qui a pris
un essor particulier ces dernières années dans les différentes régions du pays est
conduit de manière semi intensive. En effet, il utilise régulièrement les produits de
nourrissement et à un degré moindre les produits vétérinaires.
Bovin laitier localisé dans les plaines littorales et les régions montagneuses du Nord,
ce système utilise un cheptel importé, des animaux de races améliorées mais nés
localement et à moindre degré les produits de croisement avec le local. Même si le
caractère laitier est affiché par les éleveurs car il ouvre le plus souvent la porte aux
subventions de l’Etat, la conduite montre clairement la tendance mixte de ces élevages.
En effet, les jeunes sont dans la majorité des cas gardés jusqu’à 2 ans et au-delà, le
sevrage est tardif, l’insémination artificielle n’est pas une pratique courante et les
performances de production et de reproduction sont loin des aptitudes du matériel
génétique utilisé. Les troupeaux sont généralement d’effectifs moyens à réduits (autour
de 20 têtes) et entretenus par une main d’œuvre familiale. L’alimentation est à base de
foin et de paille achetés. Un complément concentré est régulièrement apporté. Les
fourrages verts sont assez rarement disponibles car dans la majorité des élevages
bovins, l’exploitation ne dispose pas ou dispose de très peu de terre.
L’ovin Destinés à produire des animaux bien conformés pour d’importants rendez-
vous religieux et sociaux, ces élevages se pratiquent autour des grandes villes du Nord
et dans certaines régions de l’intérieur, considérées comme marchés d’un bétail de
qualité. Menés hors sol et de durée limitée (2 à 4 mois généralement), ces élevages en
bergerie ou dans des enclos consistent à engraisser le plus rapidement possible des
agneaux prélevés des systèmes extensifs ou semi intensifs de la steppe et des hautes
plaines céréalières. L’alimentation est constituée de concentré, de foin et de paille. De
nombreux sous-produits énergétiques sont aussi incorporés dans la ration.
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- Le peu d’intérêt porté à l’élevage en général pour la production des viandes rouges,
en comparaison à l’encadrement et aux fonds publics dont ont bénéficié les sous-
secteurs jugés jusqu’à présent prioritaires.
- Inadéquation des formes d’organisation actuelles avec les exigences d’une économie
de marché,
- Fragilité structurelle du système extensif illustrée par l’insuffisance en aliments,
concurrence des produits de l’importation ou des autres systèmes de production
- Difficulté d’approvisionnement en matériel génétique animal et en aliments pour le
système intensif, les élevages dépendent totalement (aviculture et bovin laitier) du
matériel génétique exotique,
- Inadaptation des types exotiques aux conditions locales (climat, alimentation,
conduite)
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1. LES ENQUETES
Les enquêtes systémiques sont d’avantage centrées sur l’acteur, ses pratiques, ses
modes d’organisation
✓ La « finalité » du système
• Le premier à élucider est celui de la propriété des animaux. Il arrive que l’éleveur
ne soit pas propriétaire des animaux ou qu’il ait partage de propriété : les
intérêts des uns et des autres peuvent être différents voire quelquefois
contradictoires.
• Il est nécessaire aussi de savoir comment sont acquis les animaux (héritage,
dons…)
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• Les taches liées à l’élevage sont souvent réparties dans la famille. Elles peuvent
être aussi réparties selon le type d’animal. Il est nécessaire de déterminer qui
s’occupe de quoi et de quelle manière.
• Un autre point important de la conduite des troupeaux est de savoir qui prend
les décisions techniques (reproduction, déplacement) et qui gère la composition
du troupeau (achats, ventes, taille, les espèces…)
• Les pratiques sont les façons de faire individuelles des éleveurs observables sur
le terrain. Elles évoquent le savoir-faire individuel dans l’exécution d’une
technique donnée (qui le fait, comment, quand, dans quelle condition, etc.):
pour la traite par exemple, l’analyse des pratiques d’un éleveur passe d’abord
par le repérage de l’acteur (qui trait: l’éleveur, un salarié, sa femme…?) et
l’observation de la fréquence de traite, de l’horaire, de la durée, du lieu, des
pratiques d’hygiène, etc.
Celles-ci nous renseignent sur les projets et les contraintes des familles concernées.
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• La représentation que l’on peut de donner d’un espace dépend en effet du point
de vue adopté.
• Le temps rond illustre le cycle des saisons : cette représentation traduit bien
les variations saisonnières de la production fourragère et des mouvements des
troupeaux mais ne permet pas de représenter les effets interannuels ;
• Le temps long illustre la succession des années : il permet d’aborder les effets
interannuels tels que la carrière des femelles bovines ou le progrès génétique au
fil des générations.
• Les suivis nécessitent une forte adhésion de l’éleveur, qui doit coopérer pendant
un certain temps avec l’observateur.
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Il est souvent difficile de maintenir l’intérêt des éleveurs lors d’un suivi de longue
durée et parfois nécessaire de soutenir la motivation des partenaires par certaines
incitations même si elles sont ponctuelles et symboliques.
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