Ecole Supérieure Des Travaux Publics de Ouagadougou (Estpo) : Chargé Du Cours: DR ZOMA Lassané
Ecole Supérieure Des Travaux Publics de Ouagadougou (Estpo) : Chargé Du Cours: DR ZOMA Lassané
(ESTPO)
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INTRODUCTION GENERALE
Ce cours est relatif à quelques branches du droit notamment le droit de l’urbanisme, le droit de la
construction, le droit foncier. Leur point commun est qu’ils concernent tous la question de l’habitat
et de l’aménagement du territoire.
Le droit de la construction assure le contrôle des opérations de construction que les textes
prévoient et l’encadrement des acquisitions en vue d’aménagement et la constitution des réserves
foncières.
Le droit foncier. Il est constitué des règles d’attribution, d’occupation et d’exploitation des sols
dans un pays. Il est très ancien contrairement aux deux autres relativement jeunes dont l’intérêt
d’être enseignés est né à la faveur du développement des villes et des travaux de construction de
plus en plus complexes. Il intéresse l’aménagement du territoire parce que le sol est à la base du
développement économique et social et on ne peut pas envisager une quelconque planification sans
la maitrise du sol.
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CHAPITRE 1. LES INSTITUTIONS DE L’URBANISME ET DE LA CONSTRUCTION
Les institutions chargées des questions d’urbanisme et de construction sont de plusieurs ordres. On
y distingue les institutions classiques (Sect. 1) des institutions particulières (Sect. 2).
Ces structures sont au sein du ministère et rattaché à son secrétariat général. C’est donc le décret
n°2016-359/PRES/PM/MUH portant organisation du Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat qui
les instituent. Elles sont plurielles, certaines ont des directions techniques et d’autres n’en ont pas.
Ce sont les premières qui sont donc chargées de l’urbanisme et de la construction. Ce sont :
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La Direction générale de l’urbanisme, de la viabilisation et de la topographie
Selon l’article 33 du décret 2016, cette direction a pour mission la mise en œuvre de la politique
nationale en matière d’urbanisme. Elle est donc chargée d’exécuter certaines taches en
collaboration avec les collectivités territoriales, notamment :
Selon l’article 35 du décret de 2016, cette direction est chargée de la mise en œuvre de la stratégie
nationale en matière d’architecture, d’habitat et de construction. Elle agit également en qualité de
Maître d’œuvre ou de maitre d’ouvrage délégué des opérations de construction des bâtiments de
l’Etat et de ses démembrements.
C’est cette direction qui :
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- fait la promotion des matériaux locaux de construction ;
- valorise une architecture d’inspiration culturelle burkinabè ;
- assure la construction des logements sociaux ;
- fait la promotion de l’efficacité énergétique dans les bâtiments publics et les logements
sociaux ;
- elle assure un rôle d’appui conseil en matière de construction….
La Direction générale du contrôle a pour mission de veiller à l’application et au respect des textes
législatifs et réglementaires, en matière d’urbanisme et de construction. Elle assure :
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NB. Elles ne sont pas autonomes, elles sont régies par le principe de la hiérarchie. Elles sont
limitées par le principe de la compétence territoriale.
Les collectivités territoriales au Burkina Faso sont la région et la commune. Elles ont reçu aussi
des compétences en matière d’urbanisme et de construction, en relation avec leurs affaires propres.
- donner son avis sur les SDAU réalisés à l’intérieur du territoire régional avant son approbation
par l’Etat ;
- délivrer les autorisations d’occupation du domaine foncier national géré par la région.
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Le code de l’urbanisme et de la construction confère également une compétence non exclusive à la
commune : l’élaboration du plan d’occupation des sols. Afin de leur permettre d’exercer leurs
compétences en matière d’urbanisme, les communes ont créé au sein de leurs services techniques
une division ou subdivision de l’urbanisme.
Elles sont particulières au regard de leur mission ou de leur statut juridique. Il s’agit des structures
consultatives (§1), des structures rattachées du ministère (§2) et des structures de mission (§3).
Le code de l’urbanisme crée trois structures consultatives de l’urbanisme au Burkina Faso, tenant
compte des sphères d’intervention en la matière. Ce sont le conseil national, les commissions
régionale et communale de l’urbanisme et de la construction. Leur fonctionnement et composition
sont régis par le décret n°2007 483/PRES/PM/MHU/MATD/MFB/MEDEV du 27 juillet 2007.
Ces structures sont composées de membres titulaires et suppléants représentant l’Etat, les
collectivités territoriales et les organisations intervenant dans les domaines de l’urbanisme et de la
construction (sociale, professionnelle) ; nommés pour 1 mandat de trois ans renouvelable 1 fois.
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Elle assiste le conseil régional pour les actions d’urbanisme et de construction au niveau régional
(art. 10, Code de l’urbanisme). Son avis est obligatoirement requis sur toutes les questions
d’urbanisme et de construction intéressant le territoire de la région dont elle relève (art. 11).
Comment fonctionnent-elles ?
Elles se réunissent en AGO sur convocation du président deux fois par an et en AGE chaque fois
que de besoin. Elles ne peuvent valablement siéger qu’en présence des deux tiers (2/3) de ses
membres. Les délibérations sont faites à la majorité simple des membres présents. En cas d’urgence
et dans l’impossibilité de réunir la structure, le bureau peut se prononcer.
Les structures rattachées ce sont des sociétés d’Etat, des sociétés d’économie mixte ou des
établissements publics de l’Etat qui sont relèvent de la tutelle du ministère de l’urbanisme.
Autrement, ce sont les structures de promotion immobilière de l’Etat. Ce sont : la SONATUR, le
CEGECI et ACOMOD-Burkina. Quelles sont les missions spécifiques de chacune de ces
structures rattachées ?
Elle a été créée en 1997 par Décret nº 97-426 PRESS/PM/MCIA/MEF portant création de la
Société nationale d'aménagement des terrains urbains (SONATUR). Il s’agit d’une société d'État
ayant pour objet l'acquisition de terrains urbains, leur aménagement et la commercialisation des
parcelles viabilisées, la gestion de son patrimoine immobilier et la prise de participation pour le
compte de l'État au capital de certaines sociétés intervenant dans le domaine de l'habitat.
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Il a été créé en 1987 en tant qu’’Établissement Public à caractère Administratif. En 2010, il sera
transformé en société d’État par Décret N°2010-805/PRES/PM/MHU/MEF/MCPEA du 31
décembre 2010 portant transformation du CEGECI en Société d'État. Selon l’article 2 du Décret,
le CEGECI a pour objet, directement ou indirectement, pour son compte ou pour le compte de tiers,
au Burkina Faso ou dans l'espace UEMOA :
Il réalise de prestations à titre de Maître d’ouvrage public délégué pour le compte et au nom de
l’État et de ses démembrements, des collectivités territoriales et de tout organisme de droit public
ou privé.
Ce sont des comités ou cellules créées pour des questions non spécifiques de l’urbanisme et de la
construction, mais d’intérêt majeur. Il peut s’agir également des projets et programmes de
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développement qui concourent à l’accomplissement des missions du ministère de l’urbanisme. Le
décret de 2016 en a prévu trois notamment :
I. La cellule environnementale
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CHAPITRE 2. LES DOCUMENTS ET OPERATIONS D’URBANISME
Article 23 :
Les terrains à bâtir doivent être desservis par des voies publiques ou privées permettant leur accès direct,
sans qu’il ne soit besoin de créer une servitude de passage sur des terrains voisins.
Article 24 :
L’implantation des bâtiments à l’intérieur des parcelles doit être faite de manière à faciliter l’intervention
des services de secours.
Article 25 :
Les bâtiments à usage d’habitation doivent être implantés de telle sorte que la moitié au moins des pièces
habitables comporte une ouverture sur une façade exposée aux vents dominants.
Dans tous les cas, il est fait obligation de prévoir des ouvertures pour un éclairage et une ventilation naturels.
Article 26 :
Un recul minimum d’un mètre doit être observé par rapport au mur mitoyen pour toute implantation de
bâtiment à usage d’habitation. Il est de trois mètres par rapport au mur donnant sur la voie publique.
Article 27 :
Pour les constructions autres que d’habitation, les bâtiments peuvent être implantés de limite de propriété à
limite de propriété et sans recul de la bordure de voie publique si la zone est dotée d’un cahier des charges
qui l’autorise.
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SECTION 1. LES DOCUMENTS D’URBANISME
Les documents d’urbanisme prévus par la loi sont le schéma directeur d’aménagement et
d’urbanisme et le plan d’occupation des sols. Toutes les communes urbaines sont tenues de
disposer d’un Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme et d’un Plan d’occupation des sols.
Par contre, les communes rurales sont tenues de disposer d’un Plan d’occupation des sols.
Le SDAU est l’instrument de planification à moyen et long termes qui fixe les orientations du
développement des agglomérations urbaines. En effet, c’est lui qui :
Quel est le contenu du schéma ? Quelles sont les procédures d’élaboration et d’approbation ?
Quelles sont les suites de son adoption ?
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- les principaux espaces boisés à maintenir, à modifier ou à créer ;
- la localisation des principales activités et équipements publics ;
- les périmètres des zones devant faire l’objet de schéma de secteur, etc.
- L’initiative de l’élaboration
L’initiative de l’élaboration du SDAU est de la compétence de l’Etat. Art. 61, code de l’urbanisme
et 6 du décret précité. C’est le Ministre chargé de l’urbanisme qui décide de l’élaboration du SDAU
par arrêté.
Préalablement à l’élaboration du SDAU, il doit être procédé à la délimitation de son périmètre par
les ministères chargés de l’urbanisme et de la construction, de l’administration du territoire et de
l’aménagement du territoire.
L’ élaboration du projet de SDAU est faite par les services techniques de l’urbanisme et les bureaux
d’études d’urbanisme agréés sous la supervision du service chargé de l’urbanisme territorialement
compétent et en collaboration avec toute autre structure compétente de l’Etat.
Le projet de SDAU est soumis pour avis aux commissions communales et régionales
d’urbanisme et de construction et pour observations aux commissions provinciales, régionales et
nationales d’aménagement du territoire qui dispose chacune d’un délai d’un mois pour se
prononcer1;
1
Art. 13 et 14 du décret.
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Les avis des commissions d’urbanisme et de construction sont obligatoirement pris en compte pour
l’élaboration du projet définitif. Le projet définitif est approuvé par décret pris en conseil de
ministres sur proposition du ministre chargé de l’urbanisme et de la construction2.
Les POS, les plans d’urbanisme opérationnel et tous les projets d’équipement doivent être
compatibles avec le SDAU.
- l’écart entre les prévisions du SDAU et la réalité compromettant la réalisation des options
d’aménagements retenues ;
- la survenance des facteurs exogènes rendant impossible l’application du SDAU.
Dans ce cas, la demande doit être motivée par un rapport scientifique et technique établi par des
experts agréés.
Le POS est exigé pour toutes les communes urbaines et rurales. C’est ce document qui doit :
- déterminer par zone, l’affectation des sols selon l’usage principal qui doit en être fait ou la
nature des activités dominantes qui peuvent y être exercées ;
- fixer pour chaque zone ou partie de zone, en fonction des particularités, les règles
d’utilisation du sol et la nature des constructions autorisées ;
- fixer les règles concernant l’aspect extérieur des constructions, leurs dimensions et
l’aménagement de leurs abords ;
2
Art. 64, c. urb. et 17 du décret.
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- préciser le tracé et les caractéristiques des voies de circulation à conserver, à modifier ou à
créer, y compris les carrefours et les embranchements ;
- déterminer les zones de protection des sites touristiques et culturels, des monuments
historiques, etc. ;
- déterminer les emplacements réservés aux équipements collectifs ;
- localiser dans la zone urbaine les terrains inconstructibles.
Quel est le contenu du plan ? Quelles sont les procédures d’élaboration et d’approbation ? Quelles
sont les suites de son adoption ?
Le POS se présente sous la forme de dossier comprenant un rapport de présentation, des documents
graphiques et un règlement communal d’urbanisme.
Il expose, à partir de la situation existante, les perspectives d’évolution notamment celles relatives
à l’habitat, aux activités économiques, aux équipements, aux zones urbanisées et aux zones
d’urbanisation future ;
Il comporte également la justification de la compatibilité des options d’évolution urbaine avec les
orientations du SDAU et les textes législatifs relatifs aux servitudes publiques régissant l’utilisation
du sol ; la proposition des moyens de mise en œuvre du POS et enfin l’EIE ou la NIE.
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Le règlement communal d’urbanisme (art. 74, code de l’urbanisme)
Le règlement fixe les règles d’occupation des sols et les règles particulières à certaines zones
notamment, les servitudes relatives au domaine public, aux sites touristiques et culturels et aux
secteurs sauvegardés. Il peut comprendre notamment les règles d’urbanisme suivantes :
- L’initiative de l’élaboration
Par exception, le ministre en charge de l’urbanisme et de la construction peut « prescrire par arrêté
l’élaboration du POS pour la réalisation d’opération d’aménagement d’intérêt national ». Art.
76, code de l’urbanisme.
- La procédure d’élaboration
Pour l’établissement du projet, la commune peut avoir recours à des bureaux d’études d’urbanisme
agréés, à ses services techniques et aux services techniques de l’Etat. La procédure est conduite
sous la supervision du service technique chargé de l’urbanisme territorialement compétent.
- La procédure d’approbation
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L’avant-projet de POS est d’abord soumis pour contrôle technique au service technique chargé de
l’urbanisme territorialement compétent puis pour avis à la commission communale d’urbanisme et
de construction, la CCUC. Ces structures ont un délai d’un mois pour se prononcer sinon (en cas
de silence) leurs avis sont réputés favorables.
L’avant-projet est également soumis à une enquête publique au cours de laquelle toute personne
peut présenter ses observations ou oppositions sur un registre ouvert à cet effet à la mairie. Pour
l’élaboration du projet de POS sont obligatoirement prises en compte les observations de la CCUC ;
Le POS est approuvé par arrêté du maire de la commune, après délibération du Conseil
municipal (art. 79, code de l’urbanisme). Approuvé, il doit faire l’objet d’une publicité par voie
d’affichage à la mairie, par la presse locale ou par tout autre moyen. Tout citoyen peut en obtenir
copie moyennant une somme d’argent dont le montant est fixé par le Conseil municipal en
contrepartie.
Ces règles et servitudes « ne peuvent faire l’objet d’aucune dérogation, à l’exception des
adaptations mineures rendues nécessaires par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le
caractère des constructions avoisinantes ». Art. 70, code de l’urbanisme.
L’approbation du POS emporte déclaration d’utilité publique des travaux projetés. Cela autorise
l’autorité communale à recourir à l’expropriation pour cause d’utilité publique pour leur réalisation.
La mise en révision du POS peut être aussi initiée par le maire, après demande motivée adressée
au ministre en charge de l’urbanisme.
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SECTION 2. LES OPERATIONS D’URBANISME
Le lotissement
C’est une opération d’aménagement ayant pour objet la division d’un terrain nu à plus de deux lots viabilisés
destinés à l’habitation et/ou aux activités connexes. Il vise donc à produire un terrain à bâtir3 et porte sur un
terrain nu4.
La restructuration consiste à réorganiser et à équiper une partie aménagée ou non du tissu urbain. La
restructuration permet d’apporter des modifications de détail au parcellaire existant pour le rendre plus
commode tout en maintenant autant que possible le parc d’habitation en l’améliorant par un apport
d’équipement. Elle permet aussi de légaliser la situation foncière des habitants.
La rénovation urbaine
Elle consiste à moderniser et à remodeler des quartiers anciens, caractérisés par un habitat vétuste, dépourvu
de confort hygiénique ou ne répondant plus aux normes d’occupation des sols en vigueur. Son objet est donc
d’une part de supprimer les taudis en prévoyant toutefois le relogement des occupants et d’autre part de
restructurer et sauvegarder les quartiers anciens en démolissant les immeubles ou parties d’immeubles
gênants, ou en ruine, tout en protégeant et mettant en valeur les immeubles intéressants du point de vue
architectural.
La restauration immobilière est une opération d’aménagement qui consiste à sauvegarder et à mettre en
valeur des immeubles défectueux.
Le remembrement urbain consiste dans un périmètre urbain donné, à regrouper des parcelles de terrain
en vue de les rendre aptes à de nouveaux types de construction.
Quelles sont les étapes des opérations d’urbanisme, le processus de leur réalisation ? Aussi,
quelles sont les règles applicables à ces opérations ?
3
C’est-à-dire des terrains équipés et destinés à l’habitat et aux activités connexes.
4
C’est-à-dire libre de toute occupation.
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§1. Les étapes des opérations d’urbanisme
La loi prévoit quatre étapes que chaque opération d’urbanisme doit respecter, à l’exception de la
restauration immobilière qui en a trois. L’intérêt d’évoquer ces étapes réside dans le rappel de la
qualité des acteurs qui doivent intervenir.
I. L’établissement du plan.
C’est une étape exigée pour toute opération d’urbanisme. Il comporte trois phases :
- le levé d’état des lieux réalisé par les cabinets de géomètres experts agréés, les services
techniques municipaux et étatiques compétents.
- l’étude du plan (élaboration, adoption du projet et du plan définitif) réalisée par les bureaux
d’étude d’urbanisme agréés, les services techniques municipaux et étatiques compétents.
- le contrôle de l’avant-projet de plan par le service technique de l’urbanisme territorialement
compétent.
Elle est exigée pour toute opération d’urbanisme et fait suite au contrôle de l’avant-projet de plan.
L’avant-projet de plan devenu projet de plan est transmis à la Commission communale
d’urbanisme et de la construction (CCUC) pour avis et aux commissions provinciale et régionale
d’aménagement du territoire pour observations dans un délai d’un mois.
Le projet de plan est ensuite soumis à enquête publique pour permettre à toute personne
intéressée de faire valoir ses observations. Ces observations ne peuvent être prises en compte
qu’après avis favorable de la CCUC. Le projet de plan est approuvé par arrêté du maire et mis
à la disposition du public à la mairie.
Cette étape est aussi valable pour toute opération d’urbanisme ; mais elle comporte des phases
différentes selon les opérations d’urbanisme.
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Au niveau du lotissement ou de la restructuration
- L’implantation du plan.
Les travaux d’implantation doivent être entamés dans un délai de deux ans par les cabinets de
géomètres experts agréés, les services techniques municipaux ou étatiques compétents, à compter
de la date d’approbation du plan sinon il devient caduc5.
- L’adoption du plan
Le plan implanté est adopté par arrêté conjoint du ministre en charge de l’urbanisme et de la
construction et de celui en charge de l’administration du territoire. Ledit arrêté le déclare d’utilité
publique et prescrit qu’il vaut plan d’alignement.
Elles sont faites par l’initiateur de l’opération ou le promoteur immobilier désigné pour son
exécution. Elles sont suivies par l’établissement et la publication de la liste des occupants et celle
des bâtiments à démolir et à restaurer ; l’indemnisation des détenteurs de titres conformément aux
dispositions en vigueur en matière d’expropriation pour cause d’utilité publique ; l’indemnisation
des occupants.
5
Art. 119, code de l’urbanisme.
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Les travaux d’implantation doivent être entamés par les bureaux de géomètres experts agréés, les
services municipaux ou les services étatiques compétents dans un délai de deux ans à compter de
la date d’approbation du plan sinon il devient caduc.
Le plan implanté est adopté par arrêté conjoint du ministre en charge de l’urbanisme et de la
construction et de celui en charge de l’administration du territoire. Ledit arrêté le déclare d’utilité
publique et prescrit qu’il vaut plan d’alignement.
Ces travaux sont exécutés suivant les normes en vigueur et réceptionnés par les services de
l’urbanisme territorialement compétents. Cette phase est exigée pour les opérations de lotissement,
restructuration, rénovation urbaine et le remembrement urbain.
Les règles qui encadrent les opérations d’urbanisme sont les unes communes à toutes les opérations
et les autres spécifiques.
Elles sont relatives à l’initiative des opérations, à l’exigence d’une autorisation et d’un plan ainsi
qu’à la protection des détenteurs de titres affectées par une opération.
En principe, l’initiative d’une opération d’urbanisme est prise soit par les collectivités territoriales
soit par l’Etat. Quel organe agit concrètement ?
- Pour les collectivités territoriales : l’initiative est prise par l’organe délibérant.
- Pour l’Etat : l’initiative est prise par le Gouvernement après consultation du Conseil
municipal concerné.
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L’autorité qui prend l’initiative de réaliser les opérations doit obtenir une autorisation délivrée
par arrêté conjoint du ministre en charge de l’urbanisme et de la construction et de celui en charge
de l’administration du territoire
Les plans sont établis soit par des bureaux d’études d’urbanisme agréés, les services techniques
municipaux ou les services techniques étatiques.
L’article 2 du décret précité dispose que les opérations de lotissement et de restructuration sont
initiées par :
- L’Etat ;
- Les collectivités territoriales ;
- Les promoteurs immobiliers publics ou privés ;
- Les personnes physiques.
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Le dossier de demande contient une demande faite sur un formulaire type et un dossier technique
dont le contenu varie en fonction de la qualité de l’initiateur.
Le dossier des promoteurs immobiliers publics ou privés et des personnes physiques doit contenir :
- un certificat d’agrément,
- un contrat d’assurance responsabilité,
- une attestation de régularité fiscale,
- le croquis de situation de la zone à lotir ou restructurer à titre indicatif,
- une attestation d’attribution du terrain
- une preuve de la capacité financière de l’initiateur.
Outre les exigences suscitées, la demande initiée par une personne physique doit être accompagnée
par :
Les deux ministres suscités ont un délai de trois mois pour délivrer ou refuser l’autorisation
demandée. Une fois que la décision d’autorisation est prise, elle doit être notifiée au demandeur
dans un délai d’un mois.
L’arrêté d’autorisation est affiché dans les bureaux de la collectivité territoriale concernée, dans
ceux du service chargé de l’urbanisme territorialement compétent et sur le chantier pendant toute
la durée des travaux par les soins du maitre de l’ouvrage.
L’autorisation devient caduque si les travaux ne sont pas entamés dans un délai de deux ans à
compter de la date d’approbation du plan de lotissement
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CHAPITRE 3. LES REGLES RELATIVES A LA CONSTRUCTION
article 29
Toute construction soumise à permis de construire doit faire appel à un bureau d’études d’architecture ou à
un architecte agréé, et/ou au service technique chargé de la construction territorialement compétent pour
l’établissement du projet architectural.
article 30
Toute construction soumise à permis de construire doit faire appel à un bureau d’études d’ingénierie ou à
un ingénieur agréé, et/ou au service technique chargé de la construction territorialement compétent pour les
études techniques du projet.
article 31
Le projet architectural définit par des plans et documents écrits l’implantation des bâtiments, leur
composition, leur organisation et l’expression de leur volume, ainsi que le choix des matériaux et des
couleurs.
Les études techniques définissent par des plans, des détails techniques et des notes de calcul et documents
écrits, les prescriptions techniques relatives à l’exécution des ouvrages.
article 32
L’édification de tout établissement recevant du public doit se faire conformément aux règles de sécurité en
vigueur.
article 34
Les dispositions architecturales des immeubles collectifs à usage d’habitation, des lieux de travail, des
établissements recevant du public, des locaux scolaires et sanitaires doivent permettre leur accessibilité aux
personnes handicapées.
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SECTION 1. LE CONTROLE DES OPERATIONS DE CONSTRUCTION
La loi prévoit deux types de contrôle : un premier qui est administratif et a priori. Il est mené par
les autorités administratives à travers les autorisations ; un second qui est technique et mené par les
techniciens.
La loi prescrit un contrôle technique pour les travaux de construction qui doit être opéré par un
contrôleur technique agréé. Le contrôle technique n’est pas toujours obligatoire.
C’est le contrôle qui s’opère à travers la délivrance des documents administratifs, notamment les
actes de construire. Quels sont ces différents actes ? Dans quelles hypothèses sont-ils demandés ?
Quels sont leurs contours juridiques ?
I. Le certificat d’urbanisme
C’est un document d’information officielle sur les caractéristiques d’un terrain et les servitudes
existantes sur ledit terrain ; valable pour les zones urbaines aménagées.
Contenu
25
Il indique si le terrain peut être affecté à la construction ou être utilisé pour la réalisation d’une
opération déterminée. Pour ce faire, il doit tenir compte des règles générales de l’urbanisme, des
prescriptions du SDAU et ou du POS, des règles spécifiques d’une zone et des motifs de la demande
(art. 187, code de l’urbanisme).
Etablissement de l’acte
Le certificat d’urbanisme est instruit par les services techniques chargés de l’urbanisme
territorialement compétents et délivré par le maire (art. 188, code de l’urbanisme).
C’est un document délivré par l’autorité administrative autorisant la réalisation d’une construction.
Quand est-ce qu’il est exigé ?
Champ d’application
L’exigence du permis de construire se présente différemment selon le statut de la zone.
En zone aménagée, le permis est exigé pour :
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- les dispositifs publicitaires régis par le code de la publicité ;
- les travaux sur les immeubles classés, autorisés par le service chargé du patrimoine culturel.
- le permis de construire de catégorie A : pour les maisons à usage d’habitation avec rez-
de-chaussée (RDC) dont la surface totale de plancher hors œuvre ne dépasse pas cent
cinquante mètres carrés.
- le permis de construire de catégorie B : pour les maisons à usage d’habitation dont la
surface totale de plancher hors œuvre dépasse cent cinquante mètres carrés et les maisons
à usages autres que d’habitation en rez-de-chaussée (RDC), dont la surface totale de
plancher hors œuvre ne dépasse pas cent cinquante mètres carrés.
- le permis de construire de catégorie C : pour les bâtiments à plus d’un niveau, les maisons
à usage autres que d’habitation en rez-de-chaussée (RDC) dont la surface totale de plancher
hors œuvre dépasse cent cinquante mètres carrés et les établissements recevant du public.
- L’auteur de la demande
Il s’agit du propriétaire du terrain ou de son représentant légal. Celui-ci peut être l’architecte ou
l’entrepreneur ou encore la personne ayant qualité pour bénéficier de l’expropriation pour cause
d’utilité publique6. La demande est déposée auprès du Centre de Facilitation des Actes de
Construire (CEFAC) compétent. Celui transmet le dossier aux structures compétentes pour
instruction après un contrôle formel.
- Le contenu de la demande
La demande est accompagnée d’un dossier comportant des pièces dont la nature diffère selon la
catégorie du permis de construire sollicité.
6
L’Etat et les collectivités territoriales.
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Les bureaux d’études d’architecture ou les architectes agréés sont seuls habilités à établir le projet
architectural faisant l’objet de la demande de permis de construire (art. 194, code de l’urbanisme).
A titre exceptionnel, il peut être fait recours à d’autres spécialistes participant à la conception dans
les cas suivants :
- L’instruction
➢ les travaux ou ouvrages réalisés pour le compte de l’Etat, de la région, des organisations
internationales et des Etats étrangers ;
➢ les constructions ou ouvrages à l’intérieur des périmètres d’opérations d’intérêt national.
Dans ce cas, une copie du dossier du permis de construire est transmise au maire concerné
dans un délai de quinze jours suivant son dépôt (art. 195 CUC).
Le permis doit être délivré dans un délai de trois mois à compter de la date de dépôt de la demande
par l’autorité compétente. Il doit faire l’objet d’une publicité. A cet effet, il doit être obligatoirement
affiché sur le chantier.
Le permis de construire est valable pour une durée de cinq ans, renouvelable une fois à la demande
du titulaire. Cependant, le permis de construire peut se périmer dans deux cas :
➢ si les travaux ne débutent pas dans un délai d’un an à compter de la date de délivrance ;
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➢ si les travaux sont interrompus pendant au moins deux années consécutives sans motif
valable.
Le maitre de l’ouvrage est tenu d’effectuer une déclaration de l’achèvement des travaux et de
demander le certificat de conformité auprès de l’autorité ayant délivré le permis de construire.
Toutefois, en sont exemptés les titulaires du permis de construire de la catégorie A (art. 203).
L’établissement du certificat
Il doit être fait par l’autorité compétente et dans un délai bien déterminé par la loi. C’est le maire
qui, au titre de l’article 205 du code de l’urbanisme, est chargé de la délivrance du certificat de
conformité, après instruction du dossier par les services techniques compétents (art. 205).
Si le certificat de conformité n’est pas délivré dans un délai de trente jours et sans objection notifiée,
le maitre d’ouvrage peut occuper ou exploiter les locaux si une autorisation d’ouverture n’est pas
exigée (art. 206, code de l’urbanisme).
Il est délivré par l’autorité administrative autorisant la démolition de tout ou partie d’un immeuble.
Champ d’application
Il est exigé dans les opérations assimilables à une démolition ; c’est-à-dire l’exécution de tout
travail qui aurait pour effet de rendre l’utilisation des locaux impossible ou dangereuse.
Ainsi, toute personne qui désire démolir tout ou partie d’un édifice doit au préalable obtenir un
permis de démolir dans les cas suivants :
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- pour les immeubles inscrits sur l’inventaire du patrimoine culturel ;
- pour les ouvrages situés dans des zones de protection du patrimoine architectural ;
- pour les ouvrages situés dans les zones à restaurer délimitées par le SDAU et ou le POS ;
- pour les immeubles dont la démolition peut causer des nuisances au voisinage (art. 209).
Cependant, dans certains cas les opérations de démolition sont exemptées du permis de démolir.
Ces cas sont énumérés à l’article 211 du code de l’urbanisme. Il s’agit en fait :
Il y’a deux situations où il peut naitre des litiges concernant chacun des documents sus-évoqués.
D’abord, il peut naitre suite à la délivrance d’un document. Ici, les tiers lésés peuvent saisir le juge
administratif pour demander l’annulation du permis s’ils estiment que les règles et principes n’ont
pas été respectés.
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Ensuite, il peut naitre suite à un refus d’octroi. Ici, le demandeur du permis est habilité à saisir le
juge administratif pour demander une réparation du préjudice qu’il subit s’il estime qu’il y’a faute
de l’administration.
Dans tous ces deux cas le tribunal compétent est le tribunal administratif.
Dans chacune de ces situations, le tribunal de grande instance peut prendre des mesures pour
restaurer la victime dans ces droits.
Chacune de ces infractions fait l’objet d’une répression devant le tribunal de grande instance et est
passible de sanctions, généralement des amendes et rarement l’emprisonnement.
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CHAPITRE 4. L’ACQUISITION DES TERRES DU DOMAINE FONCIER
Ces procédés sont énumérés par les lois et règlements en vigueur. Il s’agit notamment des :
- dons et legs
- achats et vente
- échange
- biens en déshérence
NB. Ces procédés sont en général volontaires ; reposent sur le consentement des parties. Ils ont une
nature contractuelle.
Ces procédés sont également énumérés par les lois et règlements en vigueur. Il y en a deux : le droit
de préemption et l’expropriation pour cause d’utilité publique.
I. Le droit de préemption
C’est le droit reconnu à l’Etat ou aux collectivités territoriales d’acquérir, en cas d’aliénation, la
propriété d’un ou de plusieurs immeubles ou de droits réels immobiliers, par préférence à tout autre
acquéreur.
Comment fonctionne-t-il ?
L’autorité publique détermine au préalable les zones soumises à l’exercice du droit de préemption
sur la base des prescriptions des documents d’urbanisme.
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Ainsi, celui qui veut aliéner un immeuble ou des droits réels immobiliers, à l’intérieur du périmètre
de préemption, doit au préalable procéder à une déclaration d’intention d’aliéner auprès du service
chargé des domaines territorialement compétent.
Le délai dans lequel le titulaire du droit de préemption doit notifier sa décision de préemption est
de deux mois, à compter de la date de déclaration d’intention d’aliéner.
Les litiges nés à l’occasion de l’exercice du droit de préemption sont soumis aux règles du droit
commun.
C’est une opération qui permet à une personne publique, de contraindre tout titulaire de droit réel
immobilier à lui céder ledit droit, dans le but de réaliser un objectif d’utilité publique ou d’intérêt
général, en contrepartie d’une juste et préalable indemnisation.
- Elle porte sur des biens immobiliers faisant l’objet de jouissance permanente.
- Le pouvoir d’y recourir est réservé à l’Etat et aux collectivités territoriales.
- Ils peuvent procéder à l’expropriation d’une personne morale ou physique pour cause
d’utilité publique. La loi énumère des cas où elle se présume.
- La procédure doit être précédée d’une indemnisation juste et préalable.
Ce sont les titres de jouissance qui confèrent aux particuliers et personnes morales des droits sur
les terres du domaine foncier. Ces droits peuvent être permanents ou non, destinés à l’habitation
ou aux besoins autres selon les titres.
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- L’attestation d’attribution
C’est un titre précaire et révocable destiné à des fins d’habitation ou autres fins. Elle précède un
titre de jouissance permanent. Elle a vocation a évolué vers un titre permanent.
- Le permis d’occuper
C’est un titre de jouissance précaire et révocable. Il est délivré pour l’exercice d’une activité
lucrative sur des terres qui ne peuvent être concédées en jouissance privative de longue durée. En
raison de leur nature, de leur destination ou pour toute autre raison d’opportunité.
- Le bail emphytéotique
C’est un contrat de longue durée de 18 ans à 99 ans au maximum. Il confère un droit de jouissance
et fait l’objet d’une publicité foncière.
Il est délivré pour l’occupation des terres à usages d’habitation avec possibilité d’aliénation
définitive. Le PUH confère à son titulaire un droit de superficie qui peut faire l’objet de publicité
foncière.
- Le permis d’exploiter
C’est un titre de jouissance permanent délivré pour l’occupation de terres à des fins lucratives avec
possibilité d’aliénation définitive. Il confère un droit de superficie qui peut faire l’objet d’une
publicité foncière.
- L’arrêté d’affectation
C’est un titre délivré aux services publics pour l’occupation des terres et faisant l’objet d’une
publicité.
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- L’arrêté de mise à disposition
C’est un titre de jouissance permanent. Il est délivré à des fins non lucratives avec possibilité
d’aliénation définitive ; confère à son titulaire un droit de superficie sur la terre qui en est objet. Il
fait l’objet d’une publicité foncière.
Le titre foncier est destiné à toutes fins : usage d’habitation et usage autre que d’habitation. Son
obtention fait suite à la détention d’un des titres de jouissance permanents cités en haut. Il confère
un droit de propriété sur le sol. Son régime juridique est différent de celui de la propriété du sous-
sol.
Chacun des titres a ses conditions propres de délivrance et procède de plusieurs modes (mode de
cession involontaire et mode de cession volontaire). Mais nous verrons celles relatives au PUH
contenues dans les articles 153 à 163 du décret d’application de la RAF, de suite d’une attribution.
Les conditions sont les suivantes :
Il faut être âgé d’au moins 18 ans, sauf pour les mineurs émancipés et n’avoir jamais été attributaire
d’une parcelle dans la même ville. Les textes prévoient une dérogation au critère d’âge.
- Composition de dossier
Le demandeur doit fournir un dossier composé d’une demande sur imprimés fournie par
l’Administration, en deux exemplaires, dont l’un est timbré. Cette demande est accompagnée de
deux copies ou photocopies légalisées de la pièce d’identité.
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Elle est fixée au m2 et par zone. Elle est encadrée par la loi n°020/96/ADP portant institution d’une
taxe de jouissance pour l’occupation et la jouissance des terres du DFN appartenant à l’Etat.
Ensuite, doit suivre la mise en valeur de la parcelle. Pour les besoins d’habitation, elle est de 30
fois la taxe de jouissance (art. 442 du décret d’application de la RAF).
- Le paiement d’un prix pour devenir propriétaire qui varient selon que le terrain soit à usage
d’habitation ou non.
Elles doivent faire l’objet d’une immatriculation dans les livres fonciers. Par la suite, les titres de
jouissance ou de propriété qui en découlent doivent faire l’objet d’une publicité foncière.
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