Note Commune N° : 1/96
OBJET : Commentaire des dispositions des articles 48 et 49 de la loi 95-109 du
25 décembre 1995 portant loi de finances pour la gestion 1996 instituant un droit
de timbre sur les services rendus par l 'Etat sous forme d'autorisation de
l'attestation.
RESUME
1/ L'article 48 de la loi 95-109 du 25 décembre 1995 a soumis les services
rendus par l'Etat sous forme d'autorisation ou l'attestation à un droit de timbre de
1 dinar à la condition qu'ils ne soient pas soumis par ailleurs à un droit ou à une
redevance.
2- Sont exclus du paiement de ce droit :
- Les attestations ou autorisation délivrées par les E.P.A, les E.P.I.C et les
collectivités locales
- Les services administratifs rendus dans le cadre de l'exercice de l'activité
industrielle et commerciale de l'Etat tels que services financiers des P.T.T.
3- Sont exonérés du paiement de ce droit (article 49) :
- Les certificats et attestations délivrés par l'employeur à l'employé dans le cadre
du lien du travail,
- l'attestation de situation sociale
- l'attestation de chômage
- l'attestation d'indigence
- la carte d'handicapé.
L'article 48 de la loi 95-109 du 25 décembre 1995 a institué un droit de timbre sur
les services rendus par l'état sous forme d'autorisation ou attestation.
La présente note a pour objet de commenter les dispositions en question.
I - CHAMP D'APPLICATION DE LA MESURE
1/ Services concernés par la mesure
Il s'agit des prestations rendues par les services administratifs centraux
régionaux et locaux de l'état sous forme d'autorisation, de certificat, d'attestation
ou tout qui couvre les autorisations prenant la forme d'un visa d'une autorité
administrative.
Ne sont pas en conséquence concernés par la mesure :
- Les services rendus par les établissements publics à caractère administratif,
(lycées, hôpitaux etc..)
- Les services rendus par les établissements publics à caractère industriel et
commercial.
- Les services rendus par les collectivités locales (communes, conseils
régionaux)
- les services administratifs rendus dans le cadre de l'exercice de l'activité
industrielle et commerciale de l'Etat. Rentrent dans le cadre de cette exclusion
les prestations rendues par les services postaux financières à savoir :
* le certificat de non paiement de chèque
* l'attestation d'amende
* l'attestation de paiement des charges d'un huissier notaire
* l'attestation de reconstitution de provisions
* l'attestation d'achat de devises
* l'attestation de paiement d'un mondât international
* l'attestation de change
* l'attestation de paiement de postchèques
* l'attestation d émission d'un mondât
* l'attestation de paiement d'un mondât
* l'attestation de remboursement de la valeur d'envoi contre remboursement
* l'attestation d'ouverture d'un compte d "épargne en devises
* l'attestation de dépôt d'un dossier de transfert de frais de scolarité à l'étranger
* l'attestation de transfert de frais de scolarité à l'étranger
* l'attestation de perte d'un envoi recommandé ou avec valeur déclarée, ou d'un
colis postal
* l'attestation de réception ou de non réception d'un télégramme
2- Services exclus du champ d'application
Sont exclus du paiement de droit de 1 dinar :
- Les prestations administratives donnant lieu à la perception d'un droit ou d'une
redevance tels que certificat de nationalité, permis de chasse, carte
d'immatriculation de véhicules etc.
- Les services administratifs expressément exonérés par l'article 49 de la loi de
finances pour la gestion 1996 à savoir :
* les certificats et attestations délivrés par l'employeur à l'employé dans le cadre
du lien du travail tels qu'attestation de travail, titre de congé etc.
* L'attestation de situation sociale
* l'attestation de chômage
* l'attestation d'indigence
* la carte d'handicapé.
II - MODALITES DE PAIEMENT
S'agissant d'un droit de timbre régi par le titre Il du code des droits
d'enregistrement et de timbre, toutes les règles relatives au paiement, aux
sanctions et contentieux prévues par ce titre lui sont applicables.
Sur cette base, le paiement doit s'effectuer avant la délivrance de l'autorisation
ou de l'attestation au moyen d'un timbre mobile apposé par les services chargés
de les délivrer, le timbre doit être immédiatement oblitéré par le cachet du
service compétent.
L'oblitération doit être effectuée de manière à ce que cachet couvre à la fois
l'attestation délivrée et le timbre.
Si une même attestation est délivrée en plusieurs copies, seule l'originale
supporte le droit de timbre de 1,000D.
Toutefois les duplicata d'autorisation du d'attestation qui ont été déjà délivrés
supportent de nouveau le droit de timbre de 1,000D.
III - DATE D'ENTREE EN VIGUEUR
Le droit de timbre sur les services rendus par l'état sous forme d'autorisation ou
d'attestation est exigible sur toutes les autorisations ou attestations délivrées à
compter du 1er janvier 1996 .
Note Commune N° : 2/96
OBJET : Commentaire des dispositions des articles 58, 59 et 60 de la loi n° 95-
109 du 25 décembre 1995 portant loi de finances pour la gestion 1996 relatives à
la création et aux ressources du fonds de développement de la compétitivité
dans le secteur du tourisme.
RESUME
1/ Les articles 58 et 59 de la loi de finances pour la gestion 1996 ont créé un
fonds de développement de la compétitivité dans le secteur du tourisme.
2/ L'article 60 de la même loi a créé une taxe professionnelle au profit du dit
fonds.
3/ La taxe s'applique :
* Aux exploitants d'hôtels et de restaurants touristiques au taux de 1% du chiffre
d'affaires hors TVA
*aux agences de voyage de la catégorie " A " à raison des véhicules destinés au
transport touristique au taux de 1D 700 par mois et par place offerte .
Les dispositions des articles 58, 59 et 60 de la loi n° 95-109 du 25 décembre
1995 portant loi de finances pour la gestion 1996 ont prévu :
- La création d'un fonds de développement de la compétitivité dans le secteur du
tourisme,
- Et l'institution d'une taxe professionnelle au profit du dit fonds.
La présente note a pour objet de commenter les dispositions en question.
I- CREATION ET MISSION DU FONDS (ARTICLE 58)
Dans le but de rationaliser les interventions dans le secteur du tourisme et de
renforcer la compétitivité dans ce secteur, la loi de finances pour la gestion 1996
a prévu, à l'instar des autres secteurs de l'activité économique, la création d'un
fonds intitulé " fonds de développement de la compétitivité dans le secteur du
tourisme ". Ce fonds est destiné au financement des opérations ayant trait à la
promotion du produit touristique tunisien.
1°) Personnes soumises à la taxe :
Sont soumis à la taxe :
- Les exploitants des établissements touristiques tels que définis par la législation
en vigueur, c'est-à-dire ceux qui reçoivent une clientèle touristique, lui fournisse
des prestations d'hébergement, de nourritures ou de boissons ou organisent à
son intention des loisirs; (décret-loi n° 73-3 du 3 Octobre 1973, relatif au contrôle
des établissements de tourisme tel que ratifié par la loi 73-58 du 18 novembre
1973),
- Les exploitants de restaurants touristiques classés.
A ce sujet, et aux termes de l'article premier du décret n° 89-432 du 31 mars
1989 relatif au classement des restaurants de tourisme, sont considérés comme
tels les restaurants qui reçoivent une clientèle de tourisme et lui fournissent des
prestations de nourriture et notamment des boissons alcoolisées et non
alcoolisées.
- Les agences de voyage de la catégorie " A " à raison des véhicules destinés au
transport touristique.
Aux termes des dispositions de l'article 5 du décret-loi n° 73-13 du 17 octobre
1973 portant réglementation des agences de voyage, tel que ratifié à la loi n° 73-
68 du 19 novembre 1973, les agences de voyage titulaires de la catégorie " A "
exercent notamment les activités suivantes :
- La réservation et la vente de séjours dans les établissements de tourisme ;
- La vente de titres de transport de tout ordre ;
- Le transport des touristes et la location de voitures avec ou sans chauffeur ;
- L'organisation et la vente de voyages, d'excursions et de circuits touristiques ;
- La réception et l'assistance de touristes durant leur séjour ;
- La représentation d'agences locales ou étrangères en vue de fournir en leur
nom ces différents services.
Ceci étant, et en tout étant de cause, le ministère du tourisme et de l'artisan
dispose d'un fichier permanent et à jour concernant le nombre des restaurants de
tourisme classés et des véhicules de transport exploités aux agences de voyage
" catégorie " A " et affectés au transport touristique e peut en communiquer à la
demande des services concernés du ministère des finances (DCELF, DGCF...)
les listes comportant toutes les informations nécessaires (nom de l'exploitant,
lieu d'exercice de l'activité...)
2°) Assiette et taux de la taxe (article 60) :
Aux termes de l'article 60 sus-visé, la taxe est due :
- au taux de 1% sur le chiffre d'affaires hors TVA, réalisé par les exploitants
d'hôtels et des restaurants touristiques classés;
- à raison de 1D, 700 par mois et par siège offert au titre des véhicules affectés
au transport touristique et exploité par les agences de voyage de la catégorie " A
".
3°) Délais et modalités de paiement de la taxe ( article 60) :
a- Exploitants d'hôtels et de restaurants touristiques :
Concernant ces deux catégories de contribuables, la taxe est acquittée sur la
base d'une déclaration mensuelle, souscrite et déposée dans les mêmes délais
que ceux applicables en matière de taxe sur la valeur ajoutée soit :
- Dans les 15 premiers jours de chaque mois pour les personnes physiques;
- Dans les 28 premiers jours de chaque mois pour les personnes morales;
b- Véhicules affectés au transport touristique :
La taxe due sur les véhicules exploités par les agences de voyage de la
catégorie " A " et affectés au transport touristique est payée selon les mêmes
conditions prévus en matière de taxe unique de compensation de transports
routiers (TUCTR) soit dans les dix premiers jours :
- de chaque mois pour les entreprises qui optent pour le paiement mensuel de la
taxe.
- De chaque année grégorienne pour les entreprises qui optent pour le paiement
annuel de la taxe.
Etant signalé que pour les véhicules mis en circulation en cours de mois, la
taxe est décomptée du jour de leur mise en circulation jusqu'au dernier jour du
mois à raison de 1/30 du montant mensuel de la dite taxe.
6°) Contrôles, constatation des infractions, recouvrement, et contentieux relatifs
à la taxe :
Aux termes des dispositions du dernier paragraphe de l'article 60, le contrôle,
la constation des infractions, les sanctions, le recouvrement et le contentieux
concernant la dite taxe s'effectuent selon le cas, comme en matière de taxe sur
la valeur ajoutée ou de taxe unique de compensation de transports routiers.
7°) Date d'effet de la mesure :
La mesure édictée par la loi de finances pour la gestion 1996 s'applique au
chiffre d'affaires réalisé à partir du 1er janvier 1996 ainsi qu'aux véhicules de
tourisme exploités par les agences de voyage de la catégorie " A " à partir de
cette date.
Note Commune N° : 3/96
OBJET : Régime fiscal en matière de TVA du cahier scolaire homologué et du
papier utilisé pour sa fabrication.
RESUME
- Le décret conjoncturel n° 95-1256 du 17 juillet 1995 a réduit le taux de la TVA
de 17 % à 10 % pour le cahier scolaire numéroté et homologué par le ministère
du commerce.
- La réduction du taux de la TVA de 17 % à 10 % au profit au cahier scolaire
s'applique jusqu'au 31 Décembre 1995.
- La compensation du cahier scolaire homologué couvre l'intégralité du prix du
papier utilisé pour sa fabrication et une partie des autres frais de production. En
conséquence et en application des dispositions de l'article 6 paragraphe I du
code de la TVA, le papier utilisé pour la fabrication du dit cahier et les autres frais
de production couverts par la compensation ne supportent pas la TVA.
Le décret conjoncturel n°95-1256 du 17 Juillet 1995 a réduit le taux de la TVA de
17 % à 10 % pour le cahier scolaire homologué.
Par ailleurs, les modalités de gestion de la compensation du papier destiné à la
fabrication du cahier scolaire homologué ont été modifiées.
La présente note a pour objet de commenter le nouveau régime fiscal en matière
de TVA du cahier scolaire homologué et du papier utilisé pour sa fabrication.
I- REGIME FISCAL DU CAHIER SCOLAIRE HOMOLOGUE :
1°) Cahiers soumis au taux de 10 % :
La réduction de la TVA de 17 % à 10 % concerne les cahiers scolaires
numérotés sous le numéro 12,24,48 et 72 ainsi que les cahiers scolaires de
travaux pratiques, de dessin, de récitation et de musique repris au numéro
4820200 du tarif douanier et homologué par le Ministère du Commerce.
2°) Assiette taxable :
La compensation du cahier scolaire couvre dans la pratique l'intégralité du prix
du papier utilisé pour sa fabrication et une partie des frais de production.
De ce fait et en application de l'article 6 paragraphe I du code de la TVA l'assiette
soumise à la TVA est constituée par le prix du cahier à l'exclusion du montant de
compensation.
3°) Période d'application :
Le décret n° 95-1256 du 17 Juillet 1995 étant conjoncturel la mesure qu'il prévoit
est applicable aux cahiers scolaires homologués fabriqués pour les besoins de
l'année scolaire 1995-1996 et ayant reçu l'approbation du Centre National
Pédagogique et livré par les fabricants au plus tard le 31 décembre 1995.
II. REGIME FISCAL DU PAPIER UTILISE POUR LA FABRICATION DU
CAHIER SCOLAIRE HOMOLOGUE
1°) Le nouveau mode de compensation
La compensation était servie dans l'ancien système - période 1974-1994- sur la
base des achats de papier.
A compter de l'année 1995, la compensation du cahier scolaire est accordée de
la façon suivante :
- Le papier scolaire est fourni par la Société Nationale de cellulose et du Papier
(SNCPA) aux fabricants du cahier scolaire sans paiement.
- Le Centre National Pédagogique (CNP) chargé de la gestion de la
compensation procède, au paiement du prix du papier hors taxe à la SNCPA, en
cas d'utilisation réelle du papier pour la fabrication du cahier subventionné.
En conséquence la compensation du cahier scolaire continue à bénéficier au
papier utilisé pour la fabrication du cahier scolaire numéroté et homologué par le
Ministère du Commerce.
Etant noté que la compensation couvre en plus du papier une partie des autres
frais de production du cahier en question.
2°) Régime fiscal du papier destiné à la fabrication du cahier scolaire :
- Le papier utilisé pour la fabrication du cahier scolaire ne supporte pas la TVA
en vertu des dispositions de l'article 6 paragraphe I du code de la TVA puisque la
compensation couvre l'intégralité de son prix ;
- En cas d'utilisation du papier à d'autres fins que la fabrication du cahier
scolaire, la TVA est due au taux de 17 % sur l'intégralité du prix du papier en
question par le fabricant concerné.
Note Commune N° : 4/96
OBJET : Commentaire des dispositions relatives à l'exonération d'équipements
des droits de douane et à leur soumission à la TVA au taux de 10% prévues par
les articles 35 et 36 de la loi de finances pour la gestion 1996.
Suite à la signature de l'accord de partenariat avec l'Union Européenne le 17
juillet 1995 qui prévoit le démantèlement, des tarifs douaniers d'une manière
progressive sur une période de 12 ans, et en attendant l'entrée en
vigueur de cet accord prévue au courant de l'année 1996, il a été décidé
d'appliquer les dispositions relatives à l'exonération des biens d'équipement des
droits de douane à partir de 1er janvier 1996.
L'objet de cette note commune est de commenter les dispositions prévues par
les articles 35 et 36 de la loi n° 95-109 du 25 décembre 1995, portant loi de
finances pour la gestion 96, relatives :
- à l'exonération d'équipements des droits de douanes et des droits d'effet
équivalent;
- et à l'imposition de certains équipements à la taxe sur la valeur ajoutée au taux
de 10%.
I- Exonération d'équipements des droits de douane et des droits d'effet
équivalent (art.35)
Conformément aux dispositions du code d'incitation aux investissements, les
équipements importés bénéficient de la réduction des droits de douane au taux
de 10%, de la suspension des taxes d'effet équivalent de la suspension de la
TVA et éventuellement du droit de consommation à condition qu'ils n'aient pas
de similaires fabriqués localement et qu'ils figurent sur l'une des listes annexées
aux décrets d'application dudit code.
Mais par anticipation sur l'accord d'association avec l'Union Européenne ,l'article
35 de la loi de finances pour la gestion 1996 a prévu l'exonération des droits de
douane et des droits d'effet équivalent, des équipements repris au tableau "N"
annexé à la loi de finances pour la gestion 1996 et dont une copie est annexée à
la présente note (annexe I).
Ce tableau comprend les équipements n'ayant pas de similaires fabriqués
localement dont une grande partie figure sur les listes annexées aux décrets
d'application du code d'incitation aux investissements et plus précisément de
l'article 9 relatif aux incitations communes, de l'article 30 concernant le
développement agricole et de pêche et de l'article 56 ayant trait à l'activité
touristique.
Ainsi, les équipements figurant sur le tableau ''N'' sus-indiqué bénéficient
automatiquement de l'exonération totale des droits de douane et des droits
d'effet équivalent et ce abstraction faite qu'ils figurent ou non sur les listes
annexées aux décrets d'application du code d'incitation aux investissements
Cette exonération s'applique à toutes les importations effectuées au cours de
l'année 1996
Il en découle que les équipements ne figurant pas sur le tableau "N" sus-visé et
figurant sur les listes annexées aux décrets d'application du code d'incitation aux
investissements demeurent régis par les dispositions prévues par ledit code.
II- Imposition des équipements exonérés des droits de douanes à la TVA au
taux de 10% (art.36)
1- Régime fiscal en matière de TVA des équipements importés directement ou
acquis auprès des concessionnaires
Selon les dispositions du code d'incitation aux investissements , les équipements
figurant sur les listes annexées aux décrets d'application dudit code bénéficient
de la suspension de la taxe sur la valeur ajoutée que ce soit à I'importation ou
sur le marché local.
Mais le régime suspensif, comme le régime de l'exonération, constituent un
handicap majeur pour la réussite du système de la TVA qui se base
essentiellement sur la technique de déduction qui ne doit pas être altérée par
des régimes spéciaux qui interrompent la chaîne de déduction.
Et du moment que les mêmes équipements vont bénéficier à partir du 1er janvier
1996 de l'exonération des droits de douane, ce qui va alléger la charge fiscale
des investisseurs, et du fait que la TVA n'est pas supportée en réalité par les
promoteurs qui sont habilités à la déduire de la TVA collectée, les équipements
seront soumis à partir du 1er janvier 1996 à la taxe sur la valeur ajoutée au taux
de 10% et ce "nonobstant" les dispositions du code d'incitation aux
investissements, et non pas "sans préjudice" de ces dispositions tel que prévu
par l'article 36 de la loi de finances version française, étant donné que le texte
arabe fait foi.
Etant précisé que cette mesure s'applique uniquement aux équipements
importés figurant au tableau "P'' annexé à la loi de finances pour la gestion 1996
dont une copie est jointe à la présente note (annexe II)
Par conséquent, les équipements fabriqués localement et ceux ne figurant par
sur le tableau "P'' sus-visé continuent à bénéficier de la suspension de la TVA à
condition qu'ils figurent sur les listes annexées aux décrets d'application du code
d'incitation aux investissements.
Ledit tableau ne comprend pas également les équipements agricoles et ceux
bénéficiant de l'exonération de la TVA dans le cadre du régime de droit commun.
2- Régime fiscal des équipements acquis auprès des sociétés de leasing
En vertu de l'article 5 de la loi n° 94-90 du 26 juillet 1994, portant dispositions
fiscales relatives au leasing , les équipements, matériels ou biens immobiliers
acquis dans le cadre de contrats de leasing au profit de projets réalisés
conformément aux dispositions du code d'incitation aux investissements,
bénéficient des mêmes avantages accordés aux dits projets.
Ainsi, et selon les dispositions de l'article 5 sus-visé les équipements acquis par
la société de leasing bénéficient de la suspension de la taxe sur la valeur ajouté
grevant les dits équipements qu'ils soient importé; ou acquis localement, à
condition bien sur qu'ils figurent sur l'une des listes annexées aux décrets
d'application du code d'incitation aux investissements.
En outre, les opérations de location de ces équipements, matériel ou biens
immobiliers réalisées dans le cadre de contrat de leasing bénéficient de la
suspension de la taxe sur la valeur ajoutée.
D'après les dispositions de l'article 36 de la loi de finances pour la gestion 1996,
seuls les équipements repris au tableau "P'' seront soumis à la TVA au taux de
10% ,alors que les dispositions prévues par l'article 5 de la loi n° 94-90 sus-
indiquée et relatives aux opérations de location n'ont pas été modifiées.
Par conséquent, les équipements figurant sur les listes annexées aux décrets
d'application du code d'incitation aux investissements et repris au tableau "P''
supportent la TVA lors de leur acquisition par les sociétés de leasing, tandis que
les opérations de location de ces équipements continuent à bénéficier de la
suspension de ladite taxe.
LE DIRECTEUR GENERAL DES AVANTAGES
FISCAUX ET FINANCIERS
Signé: BEBIA BOUHNEK CHIHI
Note Commune N° : 5/96
OBJET : Commentaire des dispositions des articles 50 et 51 de la loi de
finances n° 95-109 du 25 décembre 1995 relatifs au régime fiscal des
rémunérations servies aux artistes étrangers.
CI-JOINT : Article 94 (nouveau) de la loi 83-113 du 30 décembre 1983 régissant
la taxe sur la valeur des contrats conclus avec des artistes étrangers.
RESUME
1/ L'article 51 de la loi de finances pour la gestion 1996 a relevé le taux de la
taxe sur les contrats avec les artistes étrangers de 10% à 25% du montant
revenant à l'artiste y compris les avantages en nature.
2/ La même disposition a exonéré les contrats portant sur des spectacles à
caractère culturel agrées par le ministre de la culture.
3/ La taxe est payable à l'occasion du visa du contrat par les services concernés
du ministère
de la culture.
4/ La dite disposition a entendu à cette taxe les règles régissant le contrôle, la
constatation des infractions, et le contentieux applicables en matière d'IRPP et
d'IS.
5/ Par ailleurs et en vertu de l'article 50 de la même loi les rémunérations
revenant aux artistes étrangers supportent une retenue à la source au taux de
15%.
L'article 51 de la loi n°95-109 du 25 décembre 1995 portant loi de finances pour
la gestion 1996 a modifier le régime fiscal des contrats conclus avec les artistes
étrangers.
L'article 50 de la même loi a modifié le taux de la retenue à la source au titre des
rémunérations servies aux artistes étrangers.
La présente note a pour objet de commenter les dispositions en question.
I-REGIME FISCAL DES CONTRATS CONCLUS AVEC LES ARTISTES
ETRANGERS (ARTICLE 51)
Les modifications introduites par l'article 51 de la loi de finances pour la gestion
1996 ont porté sur l'assiette, le taux, le contrôle, la constatation des infractions et
le contentieux de la taxe due sur les contrats conclus avec des artistes
étrangers.
1°) Champ d'application
La taxe est due sur les contrats conclus avec des artistes étrangers tels que
musiciens, chanteurs, danseurs, acteurs, engagés pour animer des spectacles à
caractère commercial.
Cependant la taxe n'est pas exigible sur les contrats portant sur des spectacles à
caractère culturel et agrées par le ministère de la culture.
2°) Assiette de la taxe
Aux termes de l'article 51 précité, l'assiette de la taxe est constituée par toutes
les sommes revenant à l'artiste, y compris les avantages en nature tels que frais
de transport, frais de séjour.
3°) Taux et modalités de paiement de la taxe La nouvelle mesure a prévu un
relèvement du taux de la taxe de 10% à 25%.
La taxe perçue sur la valeur des contrats conclus avec des artistes étrangers doit
être payée avant l'obtention du visa obligatoire du Ministère de la culture.
Ce paiement s'effectue à la recette des finances sur la base d'un bulletin de
versement établi par les services compétents du Ministère de la culture .Par
ailleurs, l'organisateur demeure dans tous les cas responsable du paiement de la
taxe.
Aussi est-il tenu de s'assurer à l'occasion de la présentation d'un spectacle
animé par un artiste étranger non domicilié en Tunisie si la taxe due par ce
dernier a été effectivement acquittée.
Dans le cas contraire, l'organisateur a l'obligation de retenir le montant de la taxe
sur la rémunération brute revenant à l'artiste étranger.
Toutefois, en application des dispositions de l'article 51 de la loi de finances pour
la gestion 1996 ayant étendu les règles régissant le contrôle, la constatation des
infractions, le contentieux, applicables en matière d'IRPP et d'IS, à la taxe sur les
contrats conclus avec les artistes étrangers, ladite taxe non retenue est
considérée comme étant prise en charge par l'organisateur domicilié ou établi en
Tunisie.
Les droits dus dans ce cas doivent être calculés sur la rémunération selon la
formule de prise en charge soit :
RxT
_________ ou
100- T
R: représente la rémunération service;
T: représente le taux de la taxe (25%)
En outre, le paiement tardif de la taxe due par les artistes étrangers donne lieu à
l'application des pénalités exigibles à raison de 3% par mois ou fraction de mois
de retard.
Etant signalé qu'en cas d'intervention des services du contrôle, la pénalité de 3%
est cumulable avec les pénalités d'assiette prévues par l'article 74 du code de
l'IRPP et de l'IS.
4°) contrôle, constatation des infractions et contentieux de la taxe
Aux termes de l'articles 51 précité, les agents du contrôle des impôts sont
habilités à relever les défauts et les insuffisances au niveau du paiement de la
taxe et à procéder aux régularisations nécessaires dans les mêmes conditions
que celles applicables en matière d'impôt sur le revenu et d'impôt sur les
sociétés.
II- RELEVEMENT DU TAUX DE LA RETENUE DE LA SOURCE
Conformément aux dispositions de l'article 50 de la loi de finances pour la
gestion 1996, le taux de la retenue à la source prévu par l'article 52 du code de
l'impôt sur le revenu est relevé uniformément à 15% pour les honoraires et
vacations revenant aux personnes non domiciliées ni établies en Tunisie.
Cette mesure s'applique à toutes les sommes servies à partir du 1er janvier
1996, à des personnes non-résidentes en Tunisie, y compris les artistes
étrangers non-résidents.
Etant signalé que l'assiette de la retenue est constituée par le montant brut des
rémunérations sans déduction du montant de la taxe sur les contrats conclus
avec les artistes étrangers.
En outre, il y a lieu de rappeler que les retenues opérées sont reversées à la
recette des finances concernée :
- Par les personnes physiques dans les 15 premiers jours du mois suivant celui
au cours duquel elles sont effectuées;
- Et par les personnes morales dans les 28 premiers jours de ce même mois.
III- EXEMPLES :
Exemple 1
Supposons qu'un organisateur de spectacles (personne physique) résidant en
Tunisie, ait conclu le 30 décembre 1995 un contrat avec un chanteur étranger en
vue d'animer deux spectacles à Tunis les 30 et 31 janvier 1996.
Le montant des rémunérations y compris les avantages en nature stipulés dans
le contrat s'élèvent à 16 000 D.
La présentation du contrat à la formalité du visa est intervenue le 15 janvier
1996.
1/ Liquidation et paiement de la taxe sur les contrats avec les artistes étrangers
Assiette de la taxe = 16.000 D
Taux = 25%
(La formalité du visa est requise après)
le 31.12.95, le taux applicable est celui en vigueur
au 01.01.96
Montant de la taxe = 4000 D
Le paiement de la taxe s'effectue sur la base d'un bulletin de versement établi
par le services compétent du Ministère de la culture.
Le visa sera accordé au vu de la quittance de paiement des droits délivrée par le
receveur des finances compétents.
2/ Liquidation de la retenue à la source au titre de l'IR et reversement des droits.
- La rémunération servie par l'organisateur au chanteur étranger intervient le
2/2/96;
- Rémunération brute = 16 000 D
- Retenue à opérer (15%) = 2400 D
- Rémunération nette revenant à l'artiste étranger
16 000 d - (4 000 D + 2 400 d) = 9 600 d
S'agissant d'une personne physique, le reversement de la retenue doit intervenir
au plus tard le 15/03/96 sur la base de la déclaration mensuelle prévue à cet
effet.
Exemple 2
Reprenons le même exemple et supposons que l'artiste étranger ait animé un
autre spectacle le 02 janvier 1996 à la demande d'un exploitant d'un
établissement touristique, personne morale, sis à Tunis.
La rémunération globale servie à l'artiste est de 8 000 D et est intervenue le 8
janvier [Link] cas peuvent se présenter :
1er cas :
L'organisateur effectue régulièrement les retenues à la charge de l'artiste
étranger.
a) Retenue au titre de la taxe sur les contrats avec les étrangers pour le
spectacle présenté le 02 janvier 1996, l'artiste n'a pas demandé le visa préalable
et de ce fait la taxe n'a pas été acquittée. l'organisateur est tenu de retenir le
montant de la taxe sur la rémunération revenant à l'intéressé.
axe à retenir:
8 000 x 25% = 2 000 d
b) Retenue de 15% libératoire de l'IRPP
8 000 x 15% = 1 200 d
Rémunération nette revenant à l'artiste étranger
8 000 D - ( 2 000 D + 1 200 D) = 4 800 D
Reversement des retenues :
Le reversement des retenues opérées
( 3 200 D) doit intervenir au plus tard le 28 février 1996,)
s'agissant d'une personne morale.
2ème cas :
défaut de retenue de la taxe
L'organisateur s'est contenté de retenir uniquement la retenue libératoire de 15%
sur le rémunération soit 1 200 d et a servi le reliquat au bénéficiaire ( 6 800 D).
La retenue opérée a été reversée à la recette des finances dans les délais
légaux.
Supposons que le contrôle intervienne, en vue de régulariser la situation de
l'exploitant de établissement touristique au regard de la taxe sur les contrats
avec les artistes étrangers, au cours du mois de mai 1996; la liquidation de la
taxe et les pénalités y afférentes s'effectuent comme suit :
1/ Calcul de la taxe
La taxe n'ayant pas été retenue, elle est censée être prise en charge par
l'organisateur soit :
8 000 D x 25 = 2 666, 666 D
100 - 25
2/ Calcul des pénalités de retard ( 4 mois à raison de 3% par mois de retard)
2 666, 666 D x 12% = 319, 999 D
3/ Calcul des pénalités d'assiette
(Retard inférieur à 2 ans : 10%)
2 666, 666 d x 10% = 266, 666 D
Total de la taxe et des pénalités à la charge de l'exploitant
2 666, 666 D + 319, 999 D + 266, 666 d = 3 253, 331 D
IV- DATE D'EFFET DES NOUVELLES MESURES
Le taux de la retenue à la source de 15% s'applique aux rémunérations dont le
paiement intervient à compter du 1er janvier 1996 (article 50).
La mesure édictée par l'article 51 de la loi de finances pour la gestion 1996 et
relative à la taxe sur la valeur des contrats conclus avec les artistes étrangers
s'applique aux contrats de l'espèce présentés à la formalité du visa à partir du
1er janvier 1996.
ANNEXE A LA NOTE COMMUNE N°5
TAXE SUR LA VALEUR DES CONTRATS CONCLUS
AVEC LES ARTISTES ETRANGERS
( Article 94 de la loi 83-113 du 30 décembre 1983 portant loi de finances pour la
gestion 1984 modifié par l'article 51 n° 95-109 du 25/12/1995).
ARTICLE 94 ( Nouveau) :Il est crée une taxe sur les contrats conclus avec les
artistes étrangers engagés pour animer des spectacles publics à caractère
commercial à l'exception des contrats portant sur des spectacles à caractère
culturel et agrée par le Ministère de la culture.
la taxe est due aux taux de 25% sur le montant total revenant à l'artiste y
compris les avantages en nature.
Le contrôle de la taxe, la constatation des infractions et le contentieux
s'effectuent conformément aux dispositions du code de l'impôt sur le revenu des
personnes physique et de l'impôt sur les sociétés.
Note Commune N° : 6/96
OBJET : Commentaire des dispositions des articles 61 à 65 de la loi de finances
pour l'année 1996.
Ci-joints : Textes mise à jour au 1er janvier 1996 concernant la taxe sur les fruits
et légumes, la taxe sur le maïs et les tourteaux de soja.
RESUME
1/ L'article 64 de la loi de finances pour la gestion 1996 a relevé le taux de la
taxe applicable aux fruits de 1% à 2%,
2/ L'article 65 a étendu le champ d'application de la taxe sur le maïs et les
tourteaux de soja à tous les opérateurs intervenant dans le secteur et a modifié
son fait générateur;
3/ Les articles 61 et 62 ont affecté le produit de la taxe sur les conserves
alimentaires au profit du "FODEC";
4/ L'article 63 a modifié l'intitulé du "Fonds de développement de la compétitive
dans les secteurs de l'agriculture, de la pêche et des industries-alimentaires " et
l'a remplacé par " Fonds de développement de la compétitive dans le secteur de
l'agriculture et de la pêche".
La présente note a pour l'objet de commenter les nouvelles dispositions.
I- UNIFICATION DU TAUX DE LA TAXE SUR LES FRUITS ET LEGUMES
PERCUE AU PROFIT DU FONS DE DEVELOPPEMENT DE LA
COMPETITIVITE DANS LE SECTEUR DE L'AGRICULTURE ET DE LA
PECHE (ARTICLE 64).
1°) Régime en vigueur au 31 décembre 1995
La taxe est applicable aux légumes et fruits à l'importation et à la production à
l'occasion de la commercialisation de ces mêmes produits au stade de gros ( se
référer à ce sujet à la note commune n° 10 du 17/1/1995 en cas de besoin).
La taxe professionnelle sur les fruits et les légumes est perçue aux taux de :
- 2% sur les légumes;
- 1% sur les fruits y compris les agrumes et les dattes.
2°) Apport de la nouvelle mesure (article 64)
Dans le but d'unifier les taux de la taxe, la nouvelle mesure a relevé le taux de la
taxe applicable aux fruits de 1% à, 2%.
Il en résulte que les nouvelles dispositions s'appliquent à toutes les importations
et les ventes en gros des fruits intervenues à partir du 1er janvier 1996.
II- PERCEPTION DE LA TAXE SUR LE MAIS ET LES TOURTEAUX DE SOJA
1°) Régime fiscal en vigueur au 31/12/1995
Aux termes de l'article 97 de la loi 83-113 du 30 décembre 1983, le fonds de
développement de la compétitive dans le secteur de l'agriculture et de la pêche
instituée par l'article 46 de la loi de finances pour la gestion 1995 est alimenté,
entre autres, par une taxe au taux de 2% perçue sur le prix de vente du maïs et
des tourteaux de soja relevant respectivement des numéros 100. 590.0 et
230.400.0 du tarif des droits de douane.
Cette taxe était due uniquement par l'office national des céréales sur la base du
prix de vente de ces produits pratiqué par ces derniers; de ce fait demeure hors
du champ d'application de la taxe , la vente des produits de l'espèce effectuée
par tous les autres opérateurs.
En outre, la taxe prélevée par l'office des céréales est reversée au trésor au plus
tard à la fin D'un mois suivant celui au cours duquel est intervenu le
recouvrement de la taxe.
2°) Apport de la nouvelle mesure (article 65)
a- Extension du champ d'application de la taxe
En vue de mettre un terme à cette discrimination résultant en particulier de la
libération du maïs et des tourteaux de soja, la nouvelle mesure édictée par la loi
de finances pour la gestion 1996 est venue étendre le champ d'application de la
taxe à tous les opérateurs intervenant dans ce domaine, personnes physiques et
personnes morales et relevant indifféremment du secteur public ou du secteur
privé.
b- Fait générateur
La taxe est due sur les importations du maïs et des tourteaux de soja relevant
respectivement des numéros 100.590.0 et 230.400.0 du tarif des droits de
douane et effectuées à partir du 1er janvier 1996.
Toutefois, et du fait que la mesure étend les règles de liquidation et de la
perception de la TVA à ladite taxe, il en découle que le stock du mais et des
tourteaux de soja détenu au 31.12.95 et commercialisé sur le marché local
postérieurement à cette date supporte la taxe dont il s'agit.
Ainsi, l'office des céréales et les autres opérateurs qui ont importé ces produits
avant le ber janvier 1996 et qui n'ont pas supporté la taxe, facturent ce
prélèvement sur les ventes faites à partir de cette date.
C - Assiette et taux
La taxe est due au taux de 2% soit sur la valeur en douane des produits importés
(Maïs et tourteaux de soja) soit sur le prix de vente local de ces mêmes produits.
D - Liquidation et recouvrement de la taxe
La taxe est perçue comme en matière de droit de douane pour les produits
importés, et pour les produits vendus localement sur la base d'une déclaration
mensuelle souscrite et déposée par les opérateurs dans les mêmes délais que
ceux applicables en matière de taxe sur la valeur ajoutée.
II - S'ensuit qu'en matière d'importation la taxe fait partie de l'assiette de la
TVA.
E - Contrôle, sanctions et contentieux Le contrôle, la constatation des infractions
et le contentieux concernant ladite taxe s'effectuent comme en matière de droits
de douane pour les produits importés et de taxe sur la valeur Ajoutée en régime
intérieur.
F- Date d'effet des nouvelles dispositions
Aux termes de l'article 65 de la loi de finances pour la gestion 1996, les nouvelles
dispositions s'appliquent aux importations et aux ventes locales réalisées à partir
du 1er janvier 1996.
III-AFFECTATION DE LA TAXE SUR LES CONSERVES ALIMENTAIRES AU
PROFIT DU FONDS DE DEVELOPPEMENT DE LA COMPETITIVITE
INDUSTRIELLE (ARTICLES 61, 62, et 63)
Conformément au décret 95-916 du 22 mai 1995 fixant les attributions du
ministère de l'industrie, l'autorité de tutelle du secteur des industries
agroalimentaires est désormais assurée par le ministère de l'industrie.
Dans le but de permettre à ce secteur de bénéficier des interventions du fonds
de développement de la compétitive industrielle, les articles 61 et 62 ont affecté
le produit de la taxe sur les conserves alimentaires au profit du fonds de
développement de la compétitive industrielle "FODEC".
Sur cette base et aux termes de l'article 63, le fonds du développement de la
compétitive dans les secteurs de l'agriculture, de la pêche et des industries
agroalimentaires prendra l'intitulé suivant "fonds de développement de la
compétitive dans le secteur de l'agriculture et de la pêche".
ANNEXE I A LA NOTE COMMUNE N° 6
TAXE SUR LES FRUITS ET LEGUMES (1)
(ARTICLE 150 DE LA LOI N° 82-91 DU 31 DECEMBRE 1982)
ARTICLE 150 (NOUVEAU) : (Modifié art. 47 LF n° 94-127 du 26/12/94 et art. 64
LF n° 95-109 du 25/12/1995)
Il est institué une taxe professionnelle à l'importation et sur la production à
l'exception de l'expiration, au taux de 2% sur les fruits et légumes.
La taxe prévue par le paragraphe premier du présent article est perçue sur les
produits importés comme en matière de droits de douane, et pour les produits
locaux par les commissionnaires des marchés, les fabricants des conserves
alimentaires et tout autre intervenant dans la commercialisation en gros de ces
produits, dans le cas où il n'a pas été justifié du paiement de cette taxe, dans les
mêmes conditions que la retenue à la source au titre de l'impôt sur le revenu des
personnes physiques et de l'impôt sur les sociétés.
Sont applicables à cette taxe en matière de contrôle, de constatation des
infractions et de contentieux les mêmes règles afférentes, selon le cas, aux
droits de douane ou à la retenue à la source au titre de l'impôt sur le revenu des
personnes de l'impôt sur les sociétés.
---------------------------------------------------------------------------------
(1) Le produit de cette taxe est affecté à compter du 1er janvier 1995 au fonds de
développement de la compétitivité dans le secteur de l'agriculture et de la pêche
( Art. 46 LF n° 94-127 du 26/12/1994).
ANNEXE II
TAXE SUR LE MAIS ET LES TOURTEAUX DE SOJA
(ARTICLE 97 DE LA LOI N°83-113 DU 30 DECEMBRE 1983)
ARTICLE 97 (NOUVEAU) : (Modifié art. 65 LF n° 95-109 du 25/12/1995)
Il est institué au profit du fonds de développement de la compétitive dans le
secteur de l'agriculture et de la pêche une taxe au taux de 2% dur sur le maïs et
les tourteaux de soja relevant respectivement des numéros 100590.0 et
230400.0 du tarif des droits de douane.
La liquidation, la perception de la taxe, le contrôle, la constatation des infractions
et le contentieux sont effectué comme en matière de droits de douane ou de la
taxe sur la valeur ajoutée selon le cas.
---------------------------------------------------------------------------------------------
(1) le produit de cette taxe est affecté à compter du 1er janvier 1995 au fonds de
développement de la compétitivité dans le secteur de l'agriculture et de la pêche
( Art. 46 LF n° 94-127 du 26/12/1994).
Note Commune N° : 7/96
OBJET : Commentaires des dispositions des articles 52, 53 et 54 de la loi 95-
109 du 25 décembre 1995 portant loi de finances pour la gestion 1996.
RESUME
CHARGES NON DEDUCTIBLES
1/ Les articles 52 et 53 de loi n° 95-109 du 25 décembre 1995, ont ramené de 11
à 9 chevaux vapeurs, la puissance des voitures de tourisme au delà de laquelle,
les loyers, les amortissements, les dépenses d'entretien, de fournitures, de
carburant et de vignette y afférents ne sont plus déductibles.
2/ L'article 54 de la même loi 95-109 du 25 décembre 1995 a supprimé la
déduction supplémentaire au titre des travaux de sous-traitance en matière
informatique, prévue par le paragraphe 7 de l'article 12 du code de l'IR et de l'IS.
3/ Les nouvelles dispositions s'appliquent au résultat de l'exercice 1995 et aux
exercices ultérieurs.
Les articles 52, 53 et 54 de la loi 95-109 du 25 décembre 1995 ont apporté
certaines modifications aux charges déductibles pour la détermination du
bénéfice imposable ayant trait:
- Aux charges afférentes aux voitures de tourisme d'une puissance fiscale
supérieure à 9 chevaux vapeurs ( articles 52 et 53)
- Et à la déduction supplémentaire relative aux travaux de sous-traitance en
matière informatique ( article 54) .
La présence note a pour objet de commenter les dispositions en question.
I. CHARGES NON DEDUCTIBLES AFFERENTES AU VOITURES DE
TOURISME
1°) Régime en vigueur au 31/12/95
Antérieurement au 1er janvier 1996 et en vertu des dispositions du paragraphe 5
de l'article 14 et du paragraphe 5 de l'article 15 du code de l'IR, les loyers, les
dépenses d'entretien, de fournitures, de carburant et de vignette ainsi que
l'amortissement afférents aux voitures de tourisme dont la puissance fiscale est
supérieure à 11 chevaux vapeurs, à l'exception des voitures qui constituent
l'objet de l'exploitation, ne sont pas déductibles pour la détermination du bénéfice
imposable.
2°) Apport de la loi de finances pour la gestion 1996
A) Teneur de la mesure
Dans le but de rationaliser l'utilisation des voitures de tourisme, les articles 52 et
53 de la loi 95-109 du 25/12/1995 ont ramené de 11 à 9 chevaux vapeurs la
puissance des voitures de tourisme au-delà de laquelle les loyers, les dépenses
d'entretiens, de fournitures, de carburant et de vignette ainsi que l'amortissement
y relatif ne sont pas déductibles du bénéfice imposable.
La nouvelle mesure concerne aussi bien les véhicules acquis et mis en service à
partir du 1er janvier 1996 que ceux acquis antérieurement à cette date.
EXEMPLE 1:
Soit une société qui a réalisé au titre de l'exercice 1995 un bénéfice comptable
de 50.000 d, qui tient compte des charges suivantes engagées au titre d'un
véhicule de tourisme à essence d'une puissance fiscale égal à 10 chevaux
vapeurs acquis le 1er janvier 1993 pour un montant de 40.000 .
- Amortissement : (40.000 D x 20%) 8 000D
- Frais d'entretien : 1 500D
- Frais de carburant : 800D
- Vignette : 300D
- Reconstitution du bénéfice imposable
- bénéfice comptable 50000D
- réintégrations
- amortissement 8000D
- frais d'entretien 1500D
- frais de carburant 800D
- vignette 300D
----------------------
- Bénéfice imposable 60 600D
B) Incidence sur le détermination des plus-values et moins-value de cession.
En cas de cession des véhicules en question, les amortissements, comptabilisés
ou non, seront considérés comme ayant été déduit et la plus-value de cession
imposable ou la moins-value de cession déductible y afférente sera déterminée
par rapport à la valeur nette comptable.
EXEMPLE 2
Reprenons l'exemple n°1 avec l'hypothèse que ladite société ait cédé le 31
octobre 1995 le véhicule en question pour un montant de 25 000 D dans ce cas,
la plus-value sera déterminée comme suit :
a) Détermination de la valeur comptable nette :
- Total des annuités d'amortissement :
{ 2 ( 40.000 x 20%) + 40.000 x 20% x 10/12 } = 22 666 D
- Valeur comptable nette :
40 000 - 22 666 = 17 334 D
b) Plus-value de cession :
- (prix de cession - valeur comptable nette ) :
25 000 - 17 334 = 7 666 D
II. SUPPRESSION DE LA DEDUCTION SUPPLEMENTAIRE RELATIVE AUX
TRAVAUX DE SOUS-TRAITANCE EN MATIERE INFORMATIQUE
En vertu des dispositions du paragraphe 7 de l'article 12 du code de l'IR et de
l'IS, les entreprises industrielles et commerciales peuvent déduire de leur
bénéfice imposable 80% des frais engagés au titre des contrats de sous-
traitance conclus avec des centres spécialisés ou des entreprises d'ingénierie en
matière informatique dans la limite de 100.000 D. Cette déduction de charges
fictives, était cumulable avec la déduction des dépenses réelles.
Sachant que les incitations fiscales sont accordées pour une durée déterminée,
l'article 54 de la loi 95-109 du 25/12/1995 a supprimé la déduction
supplémentaire en question.
III. DATE D'EFFET DES NOUVELLES MESURES
Sachant que l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés sont dus au 1er
janvier de chaque année et après la législation en vigueur à cette date, les
charges afférentes aux voitures de tourisme dont la puissance fiscale est
supérieure à 9 chevaux vapeurs ainsi que la déduction supplémentaire au titre
des travaux de sous-traitance en matière informatique ne seront pas considérées
comme charges déductibles pour la détermination du résultat fiscal de l'exercice
1995 à déclarer en 1996 et des exercices ultérieurs.
Note Commune N° : 8/96
OBJET : Mise à jour de la note commune n°25 de l'année 1994 texte n° DGI
94/73 portant commentaire des dispositions du code d'incitation aux
investissements relatives aux nouveaux promoteurs et aux petites entreprises et
petits métiers.
La note commune visée en l'objet a traité des différentes dispositions
concernant, entre autres, les nouveaux promoteurs touristiques et ce
conformément aux dispositions du décret n°94-538 du 10 mars 1994 portant
encouragement des investissements des nouveaux promoteurs pris en
application de l'article 44 du code d'incitation aux investissements.
Cependant ce décret s'est vu modifié et complété par le décret n°95-1757 du 2
octobre 1995.
A cet effet, la présente note se proposent de commenter les nouvelles mesures
introduites par ce décret en faveur des nouveaux promoteurs touristiques.
I- Rappel du régime en vigueur jusqu'au 1er octobre 1995
Les investissements éligibles aux avantages spécifiques accordés aux nouveaux
promoteurs dans le secteur touristique sont ceux réalisés dans l'hébergement
avec une capacité Comprise entre 40 et 200 lits sans aucun plafond du montant
de l'investissement.
Les investissements touristiques réalisés par des nouveaux promoteurs
bénéficient des avantages spécifiques suivants :
- une prime d'investissement égale à 6% du coût de l'investissement,
- une prime d'étude égale à 1% du coût de l'investissement diminué de la valeur
du terrain sur lequel est réalisé l'investissement avec un maximum de 50.000
dinars, cette prime n'est pas accordée si l'investissement est éligible à la prime
d'investissement prévue par l'article 24 du code (développement régional) qui
couvre les frais d'études.
- la prise en charge par l'Etat des contributions patronales au régime légal de la
sécurité sociale pendant 5 ans à compter de la date d'entrée en activité effective
au titre des salaires versés aux agents de nationalité tunisienne.
Les conditions et les modalités d'octroi de ces avantages spécifiques en faveur
des nouveaux promoteurs dans le secteur touristique figurent dans la note
commune n°25 texte n° DGI 94/73 précitée.
II- Les mesures introduites par le décret n°95-1757 du 2 octobre 1995
1- Définition du nouveau promoteur dans le secteur touristique :
Outre les définitions prévues par l'article 44 du code d'incitation aux
investissements et par le décret n°94-538 du 10 mars 1994, il y a lieu de
préciser que l'article premier du décret n°95-1757 limite le coût maximum de la
première unité d'hébergement à 5 Md .
Toutefois, ce coût maximum peut être porté à 6 Md dans le cas où le projet
contient des composantes complémentaires et spécifiques visant l'amélioration
et la diversification du produit touristique.
Il s'ensuit donc que les projets dont le coût dépasse ces plafonds ne sont pas
éligibles aux avantages spécifiques et que les composantes pouvant porter ce
coût jusqu'à 6 Md doivent être justifiées par la réalisation dans le cadre de ces
unités d'hébergement d'un volet d'animation (restaurants touristiques classé,
animation nautique, piscines, salles polyvalentes etc...).
2- Avantages additionnels
Outre les avantages spécifiques accordés initialement en faveur des nouveaux
promoteurs dans le secteur touristique, l'article 2 du décret n°95-1757 précité
prévoit l'octroi en faveur des nouveaux promoteurs dans le secteur touristique
d'une dotation remboursable n'excédant pas 20% du capital minimum requis
dans la limite d'un montant de 250.000 D, sous réserve que le promoteur justifie
d'un apport personnel au moins égal à 20% du dit capital.
Cette dotation remboursable est accordée avec un taux d'intérêt de 3% l'an pour
une durée maximale de 12 ans dont 5 ans de délai de grâce.
Exemple 1 :
Soit une personne physique de nationalité tunisienne remplissant les conditions
de " nouveau promoteur dans le secteur touristique " qui se propose de réaliser,
dans le cadre d'une entreprise individuelle, sa première unité d'hébergement
d'une capacité de 190 lits dont le coût d'investissement s'élève à 4,7 MD. Ce
promoteur pourrait bénéficier d'une dotation remboursable ainsi qu'il suit :
- Coût de l'investissement = 4.700.000 D
- Minimum d'autofinancement requis : 25% x 4.700.000 D = 1.175.000 D
- Apport personnel minimum : 20% x 1.175.000 D = 235.000 D
- Dotation remboursable maximale : 20% x 1.175.000 = 235.000 d
- total (dotation = apport personnel minimum ) : 235.000 + 235.000 = 470.000 D
Dans ce cas, le nouveau promoteur est tenu d'apporter le reliquat pour remplir la
condition du minimum d'autofinancements requis soit : 1.175.000 D - 470.000 D
= 705.000 D.
Exemple 2 :
Soit un nouveau promoteur dans le secteur touristique qui se propose de
réaliser, dans le cadre d'une société sa première unité d'hébergement d'une
capacité de 200 lits pour un coût d'investissement global de 6.000.000 D dont 1
Md correspondant à des composantes complémentaires e- spécifiques visant
l'amélioration et la diversification du produit touristique.
Le promoteur de ce projet pourrait bénéficier d'une dotation remboursable ainsi
qu'il suit :
- Coût de l'investissement : 6.000.000 D
- Capital minimum requis : 25% x 6.000.000 D = 1.500.000 D
- Apport personnel minimum : 20% x 1.500.000 D = 300.000 D
- Dotation remboursable maximale : 20% x 1.500.000 D = 250.000 D
La dotation ne peut déposer dans ce cas la limite fixée soit 250.000 D
Dans ce cas, et afin de remplir la condition d'autofinancement requis, les
actionnaires, y compris le nouveau promoteur lui-même, sont tenus d'apporter le
reliquat soit : 1.500.000 D - 550.000 D = 950.000 D.
3- Les conditions et modalités de l'octroi de la dotation remboursable
Les dotations remboursables accordées en faveur des nouveaux promoteurs
dans le secteur touristique son imputées sur les dotations du titre II du budget de
l'état inscrites au profit de l'Office National du Tourisme Tunisien.
La gestion de la dotation remboursable peut être confiée à une banque chef de fil
en vertu d'une convention entre le Ministre des Finances et cette banque. Cette
convention précisera notamment les conditions et les modalités d'octroi de ces
dotations.
Pour bénéficier des dotations remboursables; les nouveaux promoteurs doivent
au préalable souscrire au système de garantie en vigueur au titre des crédits
bancaires à moyen et long terme qui leur sont octroyés.
A cet effet, la banque qui accorde le crédit à moyen être débloquées au profit de
nouveau promoteur qu'après la libération de l'apport minimum mis à leur charge
et éventuellement du solde du capital de l'entreprise souscrit par les associés et
l'obtention de l'accord de financement du projet.
Note Commune N° : 9/96
OBJET : Enregistrement des contrats d'acquisition d'immeubles dans le cadre
d'opérations de leasing.
Conformément aux dispositions du tarif numéro 12 de l'article 23 du code des
droits d'enregistrements et de timbre tel que complété par l'article 4 de la loi
n°94/90 du 26 juillet 1994 portant dispositions fiscales concernant le leasing, sont
soumis à un droit fixe de 10 dinars par page, les contrats d'acquisition
d'immeubles ou parties d'immeubles dans le cadre des opérations de leasing.
A cet effet, il y a lieu de préciser que les opérations de leasing se rapportant aux
immeubles s'effectuent en deux étapes :
- L'acquisition d'immeubles par les sociétés de leasing est soumise au droit
proportionnel de 5% calculé sur la base de la valeur commerciale réelle de
l'immeuble, au droit de 3% en cas de défaut d'origine de propriété et à un droit
de 1 % perçu au profit de la conservation de la propriété Foncière;
- La cession de ces immeubles ou d'une partie de ces immeubles à la fin du
contrat de leasing effectuée au profit du client ayant exploité l'immeuble,
bénéficie de l'enregistrement du contrat d'acquisition au droit fixe de 10 dinars
par page.
Toutefois, en cas de vente des dits immeubles à des personnes autres que les
clients des sociétés de leasing, les contrats y afférents demeurent soumis au
droit proportionnel.
Note Commune N° : 10/96
OBJET : Taxes de circulation sur les véhicules automobiles tout terrain.
A la question de savoir si les véhicules tout terrain appartenant aux agences de
voyage et destinés exclusivement au transport des touristes sont soumis ou non
au paiement de la taxe annuelle sur les véhicules à moteurs à huile lourde, il a
été répondu ce qui suit :
- Conformément à l'article 38 paragraphe V de la loi n°83-113 du 30 décembre
1983 portant loi de finances pour la gestion 1984 tel que complété par l'article 36
de la loi 87-83 du 31 décembre 1987 portant loi de finances pour la gestion
1988,j les véhicules automobiles tout terrain utilisé exclusivement pour le
transport des touristes comportant neuf (9) sièges au plus y compris celui du
conducteur sont soumis à la taxe unique de compensation de transports routiers
d'un dinar six cents millimes (1d,600) par mois et par place offerte.
- En vertu de l'article premier paragraphe I du décret - loi n°60-22 du 13
septembre 1960, portant institution d'une taxe annuelle sur les véhicules de
tourisme à moteurs à huile lourde, ne sont soumises à cette taxe que les voitures
de tourisme.
En conséquence, le régime fiscale n matière de taxe de circulation applicable
aux véhicules automobiles tout terrain est déterminé comme suit :
1) Véhicules automobiles tout terrain utilisé exclusivement pour le transport des
touristes :
Ces véhicules sont soumis :
- à la taxe unique de compensation de transports routiers;
- à la taxe d'un dinar sept cents millimes (1d,700) par mois et par siège offert, au
profit du fonds de développement de la compétitive dan ce secteur du tourisme
et ce pour les véhicules exploités Par les agences de voyage de la catégorie " A
2) Véhicules automobiles tout terrain utilisé pour le transport des personnes
autres que les touristes :
Ces véhicules sont soumis à la taxe de circulation et éventuellement la taxe
annuelle sur les véhicules de tourisme à moteurs à huile lourde indépendamment
de la qualité du propriétaire (personne physique ou morale).
Par ailleurs, il convient de préciser que dans le cas où les véhicules automobiles
tout terrain utilisé exclusivement pour le transport des touristes seraient utilisés
pour transporter d'autres personnes ,ils restent redevables aussi des autres
taxes relatives au transport (la taxe de circulation et la taxe annuelle sur les
véhicules de tourisme à moteur à huile lourde).
Note Commune N° : 11/96
OBJET : Commentaire des dispositions de l'article 50 de la loi 95-109 du 25
décembre 1995 portant loi de finances pour la gestion 1996.
RESUME
RETENUE A LA SOURCE
1/ L'article 50 de la loi n°95-109 du 25 décembre 1995 a généralisé à 15% le
taux de la retenue à la source applicable aux rémunérations servies aux
personnes non établies ni domiciliées en Tunisie.
2/ Le nouveau taux s'applique :
a) Aux cessions des propriétés bâtie et non bâties relevant de la catégorie des
revenus fonciers au titre de la plus-value immobilière.
b) Aux honoraires, autres que les redevances, telles que les rémunérations des
artistes, des médecins, des avocats, des conférenciers, ainsi qu'aux loyers.
Dans un but d'harmonisation, l'article 50 de la loi 95-109 du 25 décembre 1995 a
étendu le taux de la retenue à la source de 15 % applicable aux personnes non
établies ni domiciles en Tunisie aux :
- cessions des propriétés bâtis et non bâties;
- et aux honoraires, commissions, courtages, vacations et loyers.
La présente note a pour objet de commenter les nouvelles mesures :
I- CESSION DES PROPRIETES BATIES ET NON BATIES
Antérieurement au 1er janvier 1996 la retenu à la source de 2,5%, couvre les cas
de cession de propriétés bâties et non bâties, dont la plus-value relève du champ
d'application de l'impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus fonciers (CF
notes communes n° 12/93 et 9/95) le nouveau taux de 15% ne s'appliquera
donc qu'aux cessions susvisées lorsqu'elles soit faites par des personnes
physiques non établies ni domiciliées en Tunisie.
EXEMPLE : Soit une personne physique non établir ni domiciliée en Tunisie qui y
dispose d'un appartement qu'elle cède en 1996 au profit d'une société
tunisienne, pour un prix de 100.000 D.
Dans ce cas, la société Tunisienne doit retenir à la source l'impôt dû et le
reverser à la recette des finances compétente dans les délais prescrits.
Prix de cession : 100.000 D
Retenue à la source 100.000 D x 15 % = 15.000 D
Net à servir 100.000 D - 15.000 d = 85.000 D
Toutefois, la retenue à la source ne s'appliquera pas aux cessions d'immeubles
dont la plus-value éventuelle ne relève pas des revenus fonciers tels que :
- Les cessions d'immeubles faites par des personnes physiques non résidentes
lorsque les dits immeubles dont partie d'un actif professionnel d'une entreprise
que les cédants exploitent en Tunisie;
- Les cessions d'immeubles faites pour des sociétés étrangères même lorsque
les dites sociétés n'exercent en Tunisie aucune activité commerciale ou
industrielle et ne réalisent , à ce titre, avant l'oppression de cession que des
loyers (voir paragraphe II - 2 - a- ci-après).
II HONORAIRES, COMMISSIONS, COURTAGES, VACATIONS ET LOYERS
A/ REMUNERATIONS SERVIES AUX PERSONNES PHYSIQUES
1°) Application de la mesure au regard du droit commun
En vertu des dispositions combinées des articles 3 et 52 du code de L'IR et de
L'IS, la retenue à la source de 15% nouvellement instituée ne s'appliquera qu'aux
personnes qui sont déjà dans le champ d'application de l'IR à savoir celles qui
perçoivent des honoraires ou des loyers, les personnes physiques non établies
ni domiciles en Tunisie qui y perçoivent des commissions ou des courtages,
sont en l'été actuel de la législation en dehors du champ d'application de l'IR
lorsque leurs opérations d'intermédiation sont effectuées en dehors de la Tunisie,
et ne sont pas de ce fait soumises à la retenue à la source.
A- Les honoraires
Le terme " honoraires " désigne les rémunérations des activités non
commerciales, autres que les redevances ,ces dernières sont déjà soumises à la
retenu à la source au taux de 15%.
Il s'agit des rémunérations perçues par :
* les artistes du spectacle, tels que les chanteurs, les télévision ainsi que les
musiciens ...;
* les médecins, les dentistes...
* les avocats;
* les conférenciers,
* les experts comptables;....
B- Les loyers
Les loyers, objet de la retenue à la source au taux de 15% sont ceux réalisés par
les personnes physiques non résidentes en Tunisie et n'y disposant pas d'une
exploitation professionnelle à laquelle est rattaché le bien générateur des loyers ,
il s'agit dont des loyers des propriétés bâties et non bâties soumis à l'impôt sur le
revenu dans la catégorie des revenez fonciers.
En conséquence, la retenue à la source de 15% ne s'appliquerais aux personnes
physiques non résidentes qui réalisent en Tunisie des loyers de fonds de
commerce ou de propriétés bâtie et non bâties faisant partie d'un actif
professionnel d'un entreprise industrielle, commerciale ou non commerciale du
fait qu'elles sont considérées comme établies en Tunisie, les loyers qui leur sont
servis à ce titre font partie du résultat des dites entreprises et demeurent
éventuellement soumis à la retenue à la source au taux de 5%.
2°) Application de la mesure au regard des conventions de non double imposition
a- Les honoraires
En règle générale, les personnes non établies, ni domiciliées en Tunisie et qui y
exerçant une profession libérale (médecins, architectes, avocats, experts
comptables ...) ne sont pas soumises à l'impôt à raison des honoraires qu'elles
perçoivent. Toutefois, certaines conventions de non double imposition attribuent
à la Tunisie le droit d'imposition de ces personnes lorsque les rémunérations
qu'elles perçoivent en Tunisie sont supérieures à un certain montant fixé par la
convention. a titre d'exemple les conventions Tuniso -Belge et Tuniso-
Canadienne de non double imposition fixent ce montant respectivement à
200.000 Francs belges et 3000 dollars canadiens ou leur équivalent en franc
tunisiens.
La liste des conventions qui attribuent à la Tunisie le droit d'imposition des
honoraires lorsque leur montant es t supérieur à un certain montant est jointe en
annexe.
Toutefois, en ce qui concerne les artistes (chanteurs, musiciens, compositeurs,
artistes de cinéma, de théâtre......) et les sportifs, et sous réserve de
exonérations expresse, les conventions de non double imposition attribuent en
règle générale le droit d'imposition à l'état de la source et selon sa législation
interne.
En conséquence, les rémunérations qui seront servies aux artiste ou sportifs qui
sont des résidents de l'un des Etats ayant conclu avec la Tunisie une convention
de non double imposition seront soumises à l'impôt sur le revenu et en
conséquence à la retenu à la source de 15%.
b- Les loyers
En règle générale les conventions de non double imposition attribuent à la
Tunisie le droit d'imposition des revenus des propriétés bâtiez et non bâtie dont
notamment les loyers qui relèvent de la catégorie des revenus fonciers.
En conséquence les loyers servis à des personnes physiques résidentes dans
un pays ayant conclu avec la Tunisie une convention de non double imposition
subissent la retenue à la source de 15%.
B/ REMUNERATIONS SERVIES AUX PERSONNES MORALES
1°) Honoraires, commissions et courtages
Les personnes morales non établies ni domiciliées en Tunisie qui y perçoivent
des honoraires, des commissions ou des courtages sont en dehors du champ
d'application de l'impôt sur les sociétés. En conséquence, les rémunérations qui
leur sont servies à ce titre ne sont pas soumises à la retenue à la source de
15%.
2°) Loyers
Les personnes morales étrangères qui réalisent des revenus d'immeubles situé
en Tunisie sont considérées comme y étant établies .Elles sont, en
conséquence soumises à l'ensembles des impôts, droits et taxes de droit
commun dont notamment l'impôt sur les sociétés au titre de l'ensemble des
produits et gains réalisés à ce titre tels que les loyers et les plus-values de
cession des dits immeubles.
Dans ce cas les loyers qu'elles réalisent continuent à être soumis éventuellement
à la retenu à la source au taux de 5%.
III- PERSONNES TENUES D'OPERER LA RETENUE A LA SOURCE
En vertu des disposition de l'article 52, du code de L'IR et de L'IS la retenue à
la source est opéré par l'état les collectivités locales, les autres personnes
morales quelque soit leur régime juridique (sociétés de capitaux, sociétés de
personnes, société en participation), et les personnes physiques soumise à L'IR
selon le régime réel y compris celles bénéficiant de l'allégement des obligations
comptables (voir note commune n°17/95 texte DGI 95/25).
En ce qui concerne la base et la date de la retenue à la source, il y a lieu de se
référer à la note commune n°23/90 texte DGI 90/28 et à la note commune n°/95
texte DGI 95/10.
IV- SANCTIONS APPLICABLES EN CAS DE DEFAUT DE RETENUE OU EN
CAS DE RETENUE INSUFFISANTE
En vertu des dispositions du paragraphe IV de l'article 52 du code du L'IR et
de L'IS , l'impôt non retenu au titre des rémunérations servies aux personnes non
résidentes en Tunisie (défaut de retenue ou retenue insuffisante) est considéré
comme étant à la charge des débiteurs établis ou domiciliés en Tunisie et sera
calculé selon la formule de prise en charge, soit :
T = 100 x T = 100 X 15 = 17,64 %
_____ _______
100 - T 85
L'impôt ainsi liquidé sera majoré des pénalités de retard de 3% par mois ou
fraction de mois de retard auxquelles s'ajoutent des pénalités d'assiette lorsque
l'infraction est relevée par les services de contrôle.
exemple : Soit une entreprise touristique qui a conclu un contrat avec un artiste
(chanteur )non domicilié en Tunisie pour animer un spectacle musicale le
1/31996 moyennant un montant de 20.000 D.
En cas de défaut de retenue à la source et sur intervention des services de
contrôle le 302/7/96, la retenue à la source et les pénalités sont calculées
comme suit :
- Rémunération brute : 20.000
D
- Retenue à la source : 20.000 d x 17,64% 3 528,000 D
- Pénalités de retard : 3 528 d x 3% x 4 ( 4 mois de retard ) 423,360 D
- Pénalités d'assiette : 3 528D x 10% = 352,800 D
________________
- Total des droits et des pénalités y afférentes = 4.304,160 D
V - DATE D'EFFET DES NOUVELLES MESURES
Le nouveau taux de la retenu à la source de 15% s'applique aux rémunérations
mises en paiement à partir du 1er janvier 1996.
Note Commune N° : 12/96
OBJET : Commentaire des dispositions des articles 37 et 38 de la loi n°95-109
du 25 décembre 1995 portant loi de fiances pour la gestion 1996 relatives à la
soumission à la TVA au taux de 10% de certaines activités.
RESUME
TAUX DE LA TVA
- L'article 37 de la loi n°95-109 du 25 décembre 1995 portant loi de finances pour
la gestion 1996 a prévu la soumission à la TVA au taux de 10% des services et
opérations réalisées dans le cadre de l'exercice de leur activité par les personnes
physiques ou morales exerçant une activité non commerciale (les avocats, les
notaires, les huissiers notaires, les géomètres... etc.);
- La date d'entrée en vigueur de ces mesures est fixée au 1er avril 1996 en
application des dispositions de l'article 38 de la loi n°95-109 susvisée. Toutefois
les contrats conclus et enregistrés avant cette date continuent à être soumis au
taux de 6% et ce jusqu'au 31 décembre 1996.
Dans le but d'introduire davantage d'harmonie au niveau des tarifs de la TVA et
de rétablir l'équilibre de la fiscalité des secteurs et produits soumis à la TVA au
taux de 6%, l'article 37 de la loi n°95-109 du 25 décembre 1995 portant loi de
finances pour la gestion 1996 a soumis à la TVA au taux de 10% les services et
opérations réalisées dans le cadre de l'exercice de leur activité par les personnes
physiques ou morales exerçant une activité non commerciale.
La présente note a pour objet de commenter ces dispositions.
I- REGIME EN VIGUEUR AU 31 DECEMBRE 1995
Le tableau " B " annexé au code de la TVA a prévu la soumission à la TVA au
taux de 6% d'une liste d'opérations, produits et services.
Cependant l'application de ce taux a eu pour conséquence un crédit structurel
important au profit des secteurs soumis à ce taux.
C'est pourquoi, l'article 56 de la loi n°94-1274 du 26 décembre 1994 a soumis à
la TVA au taux de 10% les services et produits suivants :
* le matériel informatique;
* les services informatiques;
* les appareils récepteurs de télévision;
* le transport de marchandises à l'exclusion du transport des produits agricoles et
de pêche et de leurs intrants.
II APPORT DE LA LOI N° 95-109 DU 25 DECEMBRE 1995 PORTANT LOI DE
FINANCES POUR LA GESTION 1996
L'article 37 de la loi n°95-109 susvisé a prévu la soumission à la TVA au taux de
10% des opérations effectuées par les personnes physiques ou morales au titre
de certaines professions non commerciales énumérées au paragraphe I du
tableau " B " annexé au code de la TVA.
Il s'agit des opérations réalisées dans le cadre de leur activité par :
* les architectes et les ingénieurs conseils;
* les destinateurs, les géomètres et les topographes à l'exclusion de services
relatifs à l'immatriculation foncière des terres agricoles;
* les avocats, les notaires, les huissiers-notaires et les interprètes;
* les conseils juridiques et les conseils fiscaux;
* les entrepreneurs de tenue de comptabilité,
* les experts quelle que soit leur spécialisation.
En conséquence, demeurent soumises à la TVA au taux de 6% en application
des dispositions de l'article 37 de la loi de finances susvisée les opérations
réalisées par les personnes physiques ou morales exerçant les professions non
commerciales ci-après :
- les exploitants de laboratoires d'analyse;
- les infirmiers et les masseurs;
- les médecins, les médecins spécialistes, les dentistes, les sages femmes et les
vétérinaires;
- les dessinateurs, les géomètres et les topographes au titre des services relatifs
à l'immatriculation foncière des terres agricoles.
III DATE D'EFFET DE LA MESURE
En application des dispositions de l'article 38 de la loi n°95-109 susvisée la
soumission à la TVA au taux de 10% des opérations en question prend effet à
compter du 1er avril 1996.
Cependant, et en application du même article les contrats enregistrés au plus
tard le 31 mars 1996 continuent à supporter la TVA au taux de 6% et ce jusqu'au
31 décembre 1996.
Cette mesure s'applique aussi bien aux services ayant fait l'objet d'un contrat
conclu antérieurement au 1er janvier 1996 qu'aux services ayant fait l'objet d'un
contrat conclu à partir du premier janvier 1996 jusqu'au 31 mars 01996, à
condition que ces contrats soient enregistrés au plus tard le 31 mars 1996.
Note Commune N° : 13/96
OBJET : actualisation de la note commune n° 22 portant commentaire des
dispositions aux incitations communes prévues par le code d'incitation aux
investissements.
La question s'est posée de savoir le sort qui sera réservé au dégrèvement fiscal
accordé aux souscripteurs dans le cas où la société bénéficiaire de l'apport
procéderait à la réduction de son capital durant la période de cinq ans suivant
l'année de la libération.
Par ailleurs, il a été demandé de savoir le montant à inscrire au compte spécial
d'investissement en cas de bénéfice du dégrèvement fiscal suite à un
réinvestissement physique au sein de la société .
La réponse à ces deux questions sera commentée au niveau de la présente note
commune.
1- Condition d'octroi du dégrèvement fiscal au titre de l'investissement financier.
Les personnes qui procèdent au réinvestissement de leurs bénéfices ou revenus
sous forme de souscription au capital initial des sociétés régies par le code
d'incitation aux investissements ou sous forme d'augmentation dudit capital,
peuvent bénéficier du dégrèvement fiscal sous réserve de remplir les conditions
citées ci après.
1 / Condition à la charge du souscripteur :
Les souscripteurs désirant bénéficier du dégrèvement fiscal doivent :
- Tenir une comptabilité conformément aux dispositions code du commerce et
ce pour les sociétés et les personnes physiques exerçant une profession
commerciale ou non commerciale telle que définie par le code I.R.P.P et de l'I.S .
Ainsi, ne sont pas concernés par cette condition les salariés, les agriculteurs et
les personnes réalisant des revenus fonciers, des revenus de valeurs mobiliers,
des revenus de source étrangère.
Mais les personnes exerçant une profession commerciale ou non commerciale
ne tenant pas une comptabilité selon le régime réel et réalisant accessoirement
des revenus agricoles, fonciers, de valeurs mobilières, de capitaux mobiliers ou
des revenus de source étrangère, ne peuvent pas prétendre au bénéfice du
dégrèvement fiscal .
- Acquérir des titres nouvellement émis :
- Joindre à leur déclaration de l'IRPP ou de l'IS une attestation de libération du
capital souscrit dans le cas de participation dans les sociétés anonymes ou des
sociétés en commandite par actions et un acte de société pour les S.A.R.L
A ce niveau, il y a lieu de préciser que le dégrèvement fiscal ne couvre que les
sommes effectivement libérées et les souscripteurs peuvent bénéficier du même
avantage au titre des sommes à libérer ultérieurement.
2 / Conditions à la charge de la société :
La société bénéficiaire de l'apport ne doit pas procéder à la réduction de son
capital, sauf pour résorption des pertes, et ce, pendant une période de cinq ans.
Il ressort de ce qui précède que la réduction du capital décidé par l'entreprise
peut ne pas dépendre de la volonté du souscripteur, ayant bénéficié de
l'avantage fiscal, et que ce dernier est libre de céder les titres à chaque fois qu'il
est opportun de faire sans qu'il soit dépendant de la volonté de la société. Ainsi,
toute réduction du capital, sauf pour la résorption des pertes, dans les délais
fixés par le code d'incitation aux investissements, entraîne le paiement par la
société de l'équivalant du dégrèvement fiscal initialement accordé à ces
souscripteurs, majoré des pénalités de retard.
EXEMPLE :
Soit une société ayant réalisé au cours de l'année 1994 un bénéfice imposable
égal égale à 90.000D, et ayant participé au cours de la même année à
l'augmentation du capital d'une entreprise industrielle totalement exportatrice
pour un montant de 30.000D. Supposons que l'entreprise bénéficiaire de l'apport
a procédé le 20 janvier 1996 à la diminution de son capital à concurrence de
l'augmentation réalisée en 1994.
Dans cette situation, le dégrèvement fiscal initialement accordé au souscripteur
sera exigé au niveau de l'entreprise industrielle totalement exportatrice majorée
des pénalités de retard, soit dans le cas de l'espèce :
* Dégrèvement fiscal accordé en 1994 : =
30.000 D
(90.000D.X 100% = 90.000D > 30.000D à retenir 30.000D)
* Gain d'impôt = 30.000D x 35% = 10.500D
* Montant à reverser suit à la réduction du capital :
* Pénalités de retard (20 mois de retard à raison de 1,25% par mois)
10.500 x 1,25% x 20% = 2.625 D
Le principal = 10.500D
______________
TOTAL = 13.125D
II- Conditions de bénéfice de dégrèvement fiscal au titre de l'investissement
physique
Conformément aux dispositions de l'article 7-2 du code d'incitation aux
investissements, les sociétés qui réinvestissent tout ou partie de leur bénéfice au
sein d'elles-mêmes peuvent bénéficier du dégrèvement fiscal sous réserve de
remplir les conditions suivantes :
- La création d'un compte spécial d'investissement au passif du bilan dans lequel
doivent être logées les sommes prélevées sur le bénéfice de l'année pour
financer en totalité ou en partie l'investissement physique (acquisition des
machines, d'un terrain, la construction d'un bâtiment...)
A ce niveau, il y a lieu de préciser qu'il a été décidé d'exclure la construction du
siège social de l'entreprise et l'acquisition du mobilier et du matériel du bureau de
l'avantage du dégrèvement fiscal. Par ailleurs, il faut noter, que ce compte ne
peut être réellement constitué qu'a partir de la date de détermination du résultat,
soit théoriquement le 31 décembre de l'année au cours de laquelle
l'investissement a eu lieu.
- L'incorporation des sommes inscrites au compte précité dans le capital de la
société avant la date de dépôt de la déclaration définitive de l'impôt sur les
sociétés:
- La non - cession des biens acquis ou créés par l 'entreprise dans le cadre de
l'investissement pendant une année au moins à partir de la date de l'entrée
effective en production. La date d'entrée effective en production peut être
justifiée par une attestation délivrée par les organismes chargés de la promotion
(API, APIA...) ou bien par la comptabilisation d'une annuité complète
d'amortissement au moins.
- La non - réduction du capital pendant une période de cinq années sauf si cette
réduction est motivée par la résorption des pertes. Cette période commence à
courir à partir de la date de l'augmentation du capital.
- La présentation du programme d'investissement à réaliser lors du dépôt sur les
sociétés. Ce programme doit préciser notamment la nature de l'investissement,
son coût global, sa répartition dans le temps et les modalités de son
financement.
- Ace niveau, il y a lieu de préciser que seuls les investissements achevés ou
ayant connu un début l'exécution à la date du dépôt de la déclaration de l'impôt
sur les sociétés, ouvrent droit au dégrèvement fiscal et ce dans la limite du
montant réellement investi.
EXEMPLE n° 1 :
Soit une société industrielle régie par le code d'incitation aux investissements qui
a réalisé au titre de 1995 un bénéfice global qui s'élève à 75.000 D et qu'elle a
réservé 65.000 D pour la construction d'une une usine de production. Supposons
qu'elle a procédé avant le 25 juin 1996 à l'augmentation de son capital pour
montant de 65.000, et qu'elle a réalisé à cette date des travaux qui s'élèvent à
65.000 D, fiancés intégralement par des fonds propres.
Dans ce cas, le dégrèvement fiscal sera calculé comme suit :
- Bénéfice global = 75.000 D
- Dégrèvement fiscal = 26.250 D
( 75.000 x 35% = 26.250) -----------------
- Bénéfice imposable = 48 750D
- Impôt sur les sociétés = 48 000 x 35% = 16 800D
- Minimum d'impôt = 75.000 x 10% = 7.500 D
on retient donc l'impôt calculé selon de droit commun soit = 16 800D
Exemple n ° 2
Reprenons les mêmes donnés et supposons qu 'au 25juin 1996, l'entreprise n'a
réalisé des travaux que pour 20 000D , dans ce cas le dégrèvement fiscal sera
calculé de la manière suivante :
*bénéfice global 75 000D
*dégrèvement fiscal = 20 000D
(35%x75 000D =26 250>20 000D, il y a lieu de retenir 20 000D)
*Bénéfice global = 75 000D
*Dégrèvement fiscal = 20 000D
(35%x75 000D=26 250>20 000D,il y a lieu de retenir 20 000D)
*Bénéfice imposable = 55 000D
*I.S dû = 55 000x 35%= 19 250D
*Minimum d'impôt=75 000Dx10%= 7 500D
On retient donc 19 250D
III - Suppression de la condition de blocage des titres souscrits au moyen
des fonds provenant du compte d'épargne pour l'investissement.
L'article 32 de la loi n° 82-91 du 31 décembre 1982 portant loi des finances pour
la gestion1983 a prévu un dégrèvement fiscal au profit des personnes physiques
ou morales qui déposent dans "un compte d'épargne pour l'investissement " des
fonds destinés à financer des projets agrée, sous réserve, entre autre, que les
titres souscrits au moyen de ces fonds soient bloqués auprès d'un établissement
financier pendant un période de 5 ans à partir de la date de leurs libérations.
A partir du 1er janvier 1994, et suite à la promulgation du code d'incitation aux
investissements, la condition de blocage prévue par l'ancienne législation, à été
supprimé du moment que l'avantage ne peut être accordé qu'aux acquéreurs
d'actions nouvellement émises.
Par conséquent, et afin de donner une certaine dynamique aux opérations
Note Commune N° : 14/96
OBJET : Commentaire des dispositions de l'article 56 de la loi n°95-109 du 25
décembre 1995 portant loi de finances pour la gestion 1996 relatives à
l'institution au profit du fonds de solidarité nationale d'une contribution de 10% du
tarif des services postaux.
RESUME
INSTITUTION AU PROFIT DU FSN D'UNE CONTRIBUTION
DE 10% DU TARIF POSTAUX
L'article 56 de la loi n°95-109 du 25 décembre 1995 portant loi de finances pour
la gestion 1996 a institué au profit du fonds de solidarité nationale une
contribution de 10% du tarif des services postaux.
- Le champ d'application de la dite contribution couvre les prestations postales
relatives aux envois de correspondance, au colis postal et à la rapide poste et
télécopie (post fax).
- Le taux de la contribution est égal à 10% du tarif des prestations postales
relatives aux envois de correspondance, aux colis postaux et à la rapide poste et
télécopie (post fax).
- le recouvrement de la dite contribution s'effectue comme en matière de tarif des
services postaux.
L'agent comptable central des PTT procède chaque mois :
* au décompte du produit de la contribution;
* au reversement du montant de la contribution au trésorier général de Tunisie.
L'article 56 de la loi n)95-109 du 25 décembre 1995 portant loi de finances pour
la gestion 1996 a institué au profit du fonds de solidarité nationale une
contribution égale à 10% du tarif des services postaux.
La présente note a pour objet de commenter les dispositions en question.
I- CHAMP D'APPLICATION DE LA CONTRIBUTION
Le champ d'application de la contribution susvisée couvre les prestations
postales relatives aux :
1°) Envois de correspondance en régime intérieur (décret n°91-252 du 11 février
1991) et en régime international (arrêt du ministre des communications du 7
février 1991).
2°) Colis postaux
3°) Rapide poste et télécopie (post fax).
La liste complète des prestations soumises à la contribution ainsi que le montant
de cette contribution figurent en annexe I et II joints à la présente note commune.
II - ASSIETTE ET TARIF DE LA CONTRIBUTION
Le taux de la contribution est de 10% du tarif des prestations postales relatives
aux envois de correspondance colis postaux rapide poste et télécopie en régime
intérieur et en régime international.
Il y a lieu de remarquer que le tarif de la contribution doit être arrondi à la dizaine
de millimes supérieure chaque fois que l'application du taux de la contribution
dégage un montant inférieur à la dizaine.
Exemple :
- Affranchissement d'un timbre pour un courrier ordinaire : 0D, 180
- Contribution au profit du (FSN) (10%) : 0D, 018
- Contribution arrondie à la dizaine de millimes supérieure : 0D, 020
- Montant de l'affranchissement y compris la contribution : 0D, 200
III - MODALITES DE RECOUVREMENT DE LA CONTRIBUTION ET DE
REVERSEMENT DE SON PRODUIT AU PROFIT DU FONDS DE SOLIDARITE
NATIONALE
A - RECOUVREMENT DE LA CONTRIBUTION
La contribution sus mentionnée est recouvrée par les services postaux
compétents selon les mêmes règles et conditions applicables aux tarifs des
services postaux.
B - REVERSEMENT DE LA CONTRIBUTION
Les encaissements au titre des prestations postales relatives aux envois de
correspondance, colis postaux, rapide poste et télécopie en régime intérieur et
en régime international y compris la contribution sur le services postaux seront
centralisés par l'agent comptable central des PTT qui est chargé de procéder
mensuellement au :
1- Décompte du produit de la contribution par application d'un taux de 10ù aux
tarifs en vigueur des services postaux énumérés ci-dessus par opération
soumise à la contribution (CF exemple § ci-dessus).
Cependant, en cas de difficulté de liquidation de la contribution sur la base des
taux arrondis à la dizaine de millimes supérieur le montant mensuel de la dite
contribution au profit du FSN est déterminée par application du taux de 10% au
montant brut des recettes postales mensuelles y compris la contribution.
EXEMPLE :
supposons que les recettes postales au titre des services postaux y compris la
contribution du mois de janvier 1996 s'élèvent à 2 MD dans ce cas il est appliqué
le taux de 10ù sur ces recettes et la contribution FSN est égale à 2 MD x 10% =
0,200 MD.
2- Reversement du montant de la contribution au compte ouvert auprès de la
trésorerie générale de Tunisie au profit du FSN selon les règles d'usage et ce
dans les 10 jours du mois suivant celui de l'encaissement de la contribution.
IV- DATE D'EFFET DE LA MESURE
Cette mesure est applicable à compter du 1er janvier 1996 et ce conformément
aux dispositions de l'article 68 de la loi 95-109 du 25 décembre 1995 portant loi
de finances pour la gestion 1996.
ANNEXE -I-
TARIF DE LA CONTRIBUTION DE 10%
DES SERVICES POSTAUX AU PROFIT DU FSN AU 01/01/1996
( regime intèrieur )
=============================================================
======
Les Services postaux Taxes Tarif de la
contribution Nouveau tarif postal ( en
dinars ) ( en dinars ) ( en dinars )
=============================================================
======I - Poste aux lettres
A- Taxes de port
1- Lettres
poids maximum 2 kg
- Jusqu'à 20 kg 0,180 0,020
0,200
- Au-dessus de 20g et jusqu'à 100g 0,300 0,030
0,330
- Au dessus de 100g et jusqu'à 250g 0,550 0,060
0,610
- Au dessus de 250g et jusqu'à 500g 0,800 0,080
0,880
- Au dessus de 500g et jusqu'à 1000g 1,100 0,110
1,210
- Au dessus de 1000g et jusqu'à 2000g 1,800 0,180
1,980
2 - Cartes postales
- Ordinaires ou illustrées 0,150 0,020
0,170
3 - Paquets - poste
poids maximum 3 kg
- Jusqu'à250 kg 0,500 0,050
0,550
- Au-dessus de 250g et jusqu'à 500g 0,650 0,070
0,720
- Au dessus de 500g et jusqu'à 1000g 0,900 0,090
0,990
- Au dessus de 1000g et jusqu'à 2000g 1,300 0,130
1,430
- Au dessus de 2000g et jusqu'à 3000g 1,800 0,180
1,980
4 - Imprimés
4-1 imprimés ordinaires déposés isolement
- Jusqu'à50 kg 0,120 0,020
0,140
- Au dessus de 50g et jusqu'à 100g 0,180 0,020
0,200
- Au dessus de 100g et jusqu'à 250g 0,260 0,030
0,290
- Au dessus de 250g et jusqu'à 500g 0,480 0,050
0,530
- Au dessus de 500g et jusqu'à 1000g 0,650 0,070
0,720
- Au dessus de 1000g et jusqu'à 2000g 0,900 0,090
0,990
4-2- Livre et brochures
Poids maximum 10 kg
Jusqu'à 50 g 0,060
0,010 0,070
- Au dessus de 50g et jusqu'à 1000g 0,090 0,010
0,100
- Au dessus de 100g et jusqu'à 250g 0,130 0,020
0,150
- Au dessus de 250g et jusqu'à 500g 0,240 0,030
0,270
- Au dessus de 500g et jusqu'à 1000g 0,325 0,040
0,365
- Au dessus de 1000g et jusqu'à 2000g 0,450 0,050
0,500
-Au dessus de 2 kg en sus par 1000g ou fraction de 1000g 0,350
0,040 0,390
=============================================================
======Les Services postaux Taxes Tarif de la
contribution Nouveau tarif
postal
( en dinars ) ( en
dinars ) ( en dinars )
=============================================================
======
-Au-dessus de 2 kg
en sus par 1000 g ou fraction de 1000 g 0,350 0,040
0,390
4 -3 Imprimés électoraux
- Par 100 g ou fraction de 100 g 0,050 0,010
0,060
4 -4 Sacs spéciaux d'imprimés poids
maximum 30 kg
- Par 1000 g ou fraction de 1000 g 0,500 0,050
0,550
5 - Journaux et écrits périodiques
5-1 journaux et écrits périodiques édites
et distribués en Tunisie
a - déposés par les particuliers
Jusqu'à 50 g 0,120
0,020 0,140
- Au dessus de 50g et jusqu'à 1000g 0,180 0,020
0,200
- Au dessus de 100g et jusqu'à 250g 0,260 0,030
0,290
- Au dessus de 250g et jusqu'à 500g 0,480 0,050
0,530
- Au dessus de 500g et jusqu'à 1000g 0,650 0,070
0,720
- Au dessus de 1000g et jusqu'à 2000g 0,900 0,090
0,990
b- déposés par les éditeurs ou leurs
représentants, en nombre au moins égale 100
- Non routés par les éditeurs ou leurs représentants
en nombre au moins égale à 100 :
- Non routé par exemplaire et par 100 g 0,050 0,010
0,060
- Routés ou hors sac par exemplaire et par 100 g 0,020
0,010 0,030
5-2 Journaux et écrits périodiques édites à l'étranger
et distribués en Tunisie :
a- déposés par les particuliers :
Jusqu'à 50 g 0,120 0,020
0,140
- Au dessus de 50g et jusqu'à 1000g 0,180 0,020
0,200
- Au dessus de 100g et jusqu'à 250g 0,260 0,030
0,290
- Au dessus de 250g et jusqu'à 500g 0,480 0,050
0,530
- Au dessus de 500g et jusqu'à 1000g 0,650 0,070
0,720
- Au dessus de 1000g et jusqu'à 2000g 0,900 0,090
0,990
b- déposés par les éditeurs ou leurs
mandataires en nombre au moins égal à 100 :
- Nom routé par exemplaire et par 100 g 0,080
0,010 0,090
- Routés ou hors sac par exemplaire 0,040 0,010
0,050
6- Cécogrammes
( imprimés à l'usage des aveugles) Gratuit -
-
poids maximum 10kg
7-Envois avec valeur déclarée ( taxe = P+R+A)
7-1 taxe de port des lettres ( P) :
Au - dessus de 2 kgs en sus par 1000 g
ou fraction de 1000 g 0,800 0,080
0,880
poids maximum 15 kg
7-2 taxes de recommandation par envoi ( R ) 0,550 0,060
0,610
7-3 droits d'assurance ( A )
par 50 dinars ou fraction de 50 dinars
minimum de perception 0,250 0,030
0,280
maximum de déclaration par
envoi = 2500 dinars 3,000 0,300
3,300
8- Dépôts en nombre
les envois autres que les journaux et écrits
périodiques déposés en nombre affranchis
en numéraire et triés par bureau de destination
bénéficient d'une remise sur le montant de
l'affranchissement égale à :
500 à 1000 exemplaires remise 10% remise 10%
remise 10%
1001 à 2000 exemplaires remise 15% remise 15%
remise 15%
plus de 2000 exemplaires remise 20% remise 20%
remise 20%
B / Taxes accessoires applicables aux
envois de la poste aux lettres
1- Recommandation
- Par envoi 0,550 0,060 0,610
2- Insuffisance d'affranchissement
Par envoi insuffisamment affranchi double du 10%
du double double du
- minimum de perception : manque du manque
manque
majs .de la
- journaux et écrits périodiques 0,120 0,020 0,140
- Autres objets 0,180 0,020 0,200
3- Boites de commerce
Abonnement annuel
- boites petit modèle 6,000 0,600 6,600
- boite grand modèle 9,000 0,900 9,900
Abonnements spéciaux dits de "saison "
- par trimestre indivisible 3,000 0,300 3,300
remplacement de clés 2,000 0,200 2,200
4-Abonnement aux émissions des
timbre-poste
- Par année
1,800 0,180 1,980
5- Avis de réception
- Demandé lors du dépôt 0,180 0,020
0,200
- Demande postérieurement au dépôt 0,360 0,040
0,400
6- Distribution par expresse par envoi 0,900t ju 0,090
0,990
7- Réclamation
- envoi ordinaire Gratuit -
-
- autres envois 0,550 0,060 0,610
8- Frais de recherche : demande nécessitante des recherches
dans les documents de services
- par demi-heure indivisible : 1,800
0,180 1,980
- minimum de perception
2,400 0,240 2,640
9- Retrait ou modification d'adresse
- Avant expédition Gratuite -
-
- Après expédition :
- par voie postale 0,550
0,060 0,610
- par voie télégraphique 0,550 0,060 0,610
10- Réemballage
- par envoi 0,300 0,030 0,330
11- Poste restante
- par envoi 0,180
0,020 0,200
- abonnement annuel 12,000 1,200
13,200
12- Réexpédition du courrier Gratuit -
-
II- colis postaux
A/ Taxes de port
Colis postaux
Jusqu'à 5 g 1,800
0,180 1,980
- Au-dessus de 5g et jusqu'à 10g 2,400 0,240 2,6
- Au dessus de 10g et jusqu'à 15g 3,000 0,300
3,300
- Au dessus de 15g et jusqu'à 20g 3,600 0,360
3,960
B/ Taxes accessoires applicables aux colis postaux
Colis fragile
- Par colis taxes de port contribution taxe de port d'un colis d'un colis majorée
de5%
ordinaire ordinaire
majorée de la
majorée de majorée de
contribution
50% 50%
III - TAXES ACCESSOIRES COMMUNES A LA
POSTE AUX LETTRES ET AUX COLIS POSTAUX
Envois avec valeur déclarée
- Droit d'assurance par 50,000 D ou fraction
de 50,000 D 0,250 0,030 0,280
- Minimum de perception 3,000 0,300 3,300
- Maximum du montant de la déclaration
par envoi 2,500 D
IV- RAPID-POSTE NATIONALE
Poids maximum 20 kg
Jusqu'à 500g 3,000 0,300
3,300
- Au dessus de 500g et jusqu'a 1000g 5,000 0,500
5,500
- Par 1000g supplémentaire ou fraction de 1000g 1,000 0,100
1,100
Villes desservies par rapides poste nationale
Tunis et banlieu et chefs lieux de gouvernorat
1- Les envois déposés en nombre au moins égal
à 50 par les clients ayant conclu avec l'administration
un contrat d'abonnement bénéficient du tarf réduit
ci-aprés :
- par envoi et jusqu'à 1000 g 1,500 0,150
1,650
- au dessus de 1000 g et par fraction de 1000 g 1,000 0,100
1,100
2- Les envois " à la demande " déposés en nombre
au moins égale à 50 par les clients n'ayant pas conclu
avec l'administration un contrat d'abonnement bénéficient
du tarif réduit ci-aprés :
- par envoi et jusqu'à 1000 g 2,000 0,200
2,200
- Au dessus de 1000 g et par fraction de 1000 g 1,000 0,100
1,100
V- TELECOPIE PUBLIQUE " POSTE FAX "
Dépôt au guichet
A destination d'un bureau de poste
- Premiere page 1,000 0,100
1,100
- Pages suivantes et par page 0,800 0,080
0,880
A destination d'un télécopieur privé
Abonné 0,250 la page 0,030
0,280
Non abonné 0,500 la page 0,050
0,550
Distribution
- Distribution par porteur spécial 0,900 0,090
0,990
- Retrait au guichet avec avis téléphonque
au destinataire 0,180 0,020
0,200
- Récépissé de remise 0,180 0,020
0,200
=============================================================
=====
ANNEXE II A LA NOTE COMMUNE N° 14/1996
TARIF DE LA CONTRIBUTION DE 10%
DES SERVICES POSTAUX AU PROFIT DU FSN AU 01/01/1996
=============================================================
======|
les Services postaux |Taxe en |taxe de la |
Nouveaux
| dinars |contribution en D| tarif
postal
=============================================================
======
I- POSTE AUX LETTRES
A - Taxes combinees
1- Pays du maghreb arabe ( UMA)
a- lettres jusqu'à 20 g 0,180 0,020 0,200
b-carte postales 0,150 0,020 0,170
2- Autres pays-arabes
a- lettres jusqu'à 20 g 0,220 0,030 0,250
b-carte postales 0,200P 0,020
0,240
3-Pays d'affrique
a- lettres jusqu'à 20 g 0,480 0,050 0,530
b-carte postales 0,400 0,040 0,440
4- نus d'Europe
a- lettres jusqu'à 20 g 0,450 0,050 0,500
b-carte postales 0,400 0,040 0,390
5- Pays d'amérique de l'asie et de l'océanie
a- lettres jusqu'à 20 g 0,500 0,050 0,550
b-carte postales 0,400 0,040 0,440
B/ Taxe de port (1)
1-Lettres
Poids maximum : 2 kg
- Au dessus de 20g et jusquu'à 50g 0,700 0,070
0,770
- Au dessus de 50g et jusquu'à 100g 1,000 0,100
1,100
- Au dessus de 100g et jusquu'à 250g 2,000 0,200
2,200
- Au dessus de 250g et jusquu'à 500g 4,000 0,400
4,400
- Au dessus de 500g et jusquu'à 1000g 6,500 0,650
7,150
- Au dessus de 1000g et jusquu'à 2000g 10,000 1,000
11,000
2-Petit paquet
Poids maximum : 2kg
Note Commune N° : 15/96
OBJET : Aide mémoire des textes législatifs et réglementaires en matière fiscale
parus au JORT durant l'année 1995.
La matière fiscale a connu de nouvelles modifications à caractère législatif et
réglementaire durant l'année 1995.
Dans le but de permettre aux agents de l'administration fiscale d'accéder
facilement à ces modifications et de garantir une bonne application de la
législation fiscale dans le temps, la liste jointe en annexe à la présente note fait
état, sauf erreur ou omission, des textes parus durant l'année 1995 et se
rapportant à la matière fiscale et à l'organisation de l'administration fiscale.
JORT 1995
=============================================================
==
MINISTRE |NUMERO | OBJET
=============================================================
==
FINANCE N° 1 :
- Décret n° 94-2624 décembre, portant réduction des droits de douane et
suspension de la taxe sur la valeur ajoutée dus à l'importation des filets tissés
destinés à la cueillette des olives.
- Décret n° 94-2625 décembre, portant suspension des droits de douane et de la
taxe sur la valeur ajoutée due à l'importation des conteneurs.
ECO-NATIONALE N° 2 :
- Arrêté du ministre de l'économie nationale du 28 décembre 1994, relatif à un
permis de recherche.
ECO-NATIONALE N° 4 :
Décret n° 94-2687 du 26 décembre 1994, portant modification du décret n° 93-
1916 du 13 septembre 1993, portant création d'une zone franche économique à
Zarzis
FINANCES N° 5 :
- Décret n° 95-23 du 9 janvier 1995, portant modification du décret 94-1192 du
30 mai 1994 fixant la liste des équipements et les conditions du code d'incitation
prévues par l'article 9 du code d'incitation aux investissements.
PREMIER MINISTRE N° 8 :
- Décret n° 95-83 du 16 janvier 1995, relatif à l'exercice à titre professionnel
d'une activité privée lucrative par les personnels de l'Etat des collectivités
publiques locales, des établissements publics à caractère administratif et des
entreprises publiques.
FINANCES :
- Décret n° 95-92 du 16 janvier 1995, portant suspension du droit
complémentaire provisoire dû sur les pneumatiques neufs, en caoutchouc des
types utilisés pour autobus ou camions.
FINANCES N° 9 :
- Loi n° 95-6 du 23 janvier 1995, portant ratification des accords de l'Uruguay
round.
FINANCES N° 11 :
- Décret n° 95-178 du 30 janvier 1995, relatif à l'institution d'un prélèvement sur
les fromages importés et modifiant le décret n° 93-2115 du 25 prélèvement sur le
beurre et l'huile acide importée.
- Décret n° 95-179 du 30 janvier 1995 portant approbation de la convention
relative à la création d'une société financière non résident dénommée société du
groupe saoudien d'investissement.
FINANCES N° 12 :
- Loi n° 95-12 du 6 février 1995, portant ratification de la convention de
coopération
économique et technique, conclue le 4 juillet 1992 entre le gouvernement de la
République Tunisienne et le gouvernement de la République Populaire de Chine
- Loi n° 95-13 du 6 février 1995, portant ratification de la convention de
coopération économique et technique, conclue le 4 juillet 1992 entre le
gouvernement de la République Tunisienne et le gouvernement de la République
du Portugal.
- Loi n° 95-15 du 6 février 1995, portant ratification d'un accord entre le
gouvernement de la République Tunisienne et le gouvernement de la République
du Corée, relatif aux services aériens réguliers entre et à travers leurs territoires
respectifs.
- Loi n° 95-19 du 6 février 1995, portant création de l'agence de promotion de
l'investissement extérieur.
FINANCE :
- Loi n° 95-197 du 23 janvier 1995, fixant les avantages fiscaux au profit des
tunisiens résidents à l'étranger et les conditions de leur octroi.
- Décret n° 95-234 du 6 février 1995, portant suspension des droits de douane et
de la taxe sur la valeur ajoutée dus à l'importation de semences de
légumineuses à graines et des semences fourragères.
- Décret n° 95-237 du 6 février 1995, portant suspension des droits de douane et
de la taxe sur la valeur ajoutée dus à l'importation de certains produits
fourragères.
AGRICULTURE N° :
- Décret n° 95-252 du 13 février 1995, fixant les conditions d'octroi des
autorisations de pêche et les redevances y afférentes.
- Loi n° 95-20 du 13 février 1995, portant ratification d'une convention de
coopération économique et commerciale entre le gouvernement de la
République Tunisienne et le gouvernement de la République Indienne.
- Loi n° 95-21 du 13 février 1995, relative aux immeubles domaniaux agricoles.
AFF-ETRANGERES N° 16
- Décret n° 95-31 du 9 janvier 1995, portant publication du protocole relatif à la
prorogation de l'accord international de 1986 sur l'huile d'olive et les olives de
table ainsi qu'à ses amendements, adopté à Genève le 10 mars 1993.
PREMIER MINISTRE N° 17 :
- Décret n° 95-285 du 20 février 1995, instituant à l'école nationale
d'administration, des sessions de formation de courte durée en management
administratif au profit des cadres de l'administration publique.
PREMIER MINISTRE N° 19 :
- Loi n° 95-25 du 27 février 1995 portant règlement du budget pour la gestion
1991.
AGRICULTURE :
- Arrêté des ministres de l'agriculture et des domaines de l'Etat et des affaires
foncières du 23 février 1995, relatif à la réduction à titre exceptionnel des
redevances du pacage fixées par l'arrêté du 17 janvier 1995 relatif au tarif des
produits provenant du domaine forestier de l'Etat.
FINANCES N° 20 :
- Arrêté du ministre des finances du 13 février 1995, portant changement
d'appellations de recettes des finances sises aux gouvernorats de Monastir et de
Kasserine.
FINANCES N° 21 :
- Arrêté du ministre des finances du 1er mars 1995, portant création de bureaux
de douane et modifiant l'arrêté du ministre des finances du 19 novembre 1994
portant classement des bureaux de douane.
FINANCES N° 22 :
- Décret n° 95-408 du 27 février 1995, portant suspension de la taxe sur la valeur
ajoutée due à l'importation du blé dur, du blé tendre et de l'orge.
- Décret n° 95-409 du 27 février 1995, portant suspension de la taxe sur la valeur
ajoutée due à l'importation et à la vente des médicaments.
- Décret n° 95-410 du 27 février 1995, portant réduction des droits de douane et
suspension Des droits complémentaires provisoires dus sur les huiles de pétrole
de base vierges destinées à la fabrication des huiles de graissages et de
lubrifiants.
- Décret n° 95-411 du 27 février 1995, portant suspension des droits de douane
dus à l'importation des semences de pommes de terre.
- Décret n° 95-412 du 27 février 1995, portant suspension de la taxe sur la valeur
ajoutée due à l'importation des poissons salés.
FINANCES N° 23 :
- Loi n° 95-27 du 13 mars 1995, portant ratification d'un accord commercial
conclu le 3 novembre 1994 entre le gouvernement de la République Tunisienne
et le gouvernement Transitoire d'Ethiopie.
- Loi n° 95-29 du 13 mars 1995, portant organisation de la profession des
huissiers de justice.
- Décret n° 95-429 du 13 mars 1995, portant suspension des droits de douanes
et de la taxe sur la valeur ajoutée dus à l'importation des triples concentrés de
tomate.
- Décret n° 95-430 du 13 mars 1995, portant réduction des droits de douane dus
à l'importation des fils et barres en fer.
- Arrêté du ministre des finances du 9 mars 1995, portant changement
d'appellation de recettes des finances sises au gouvernorat de Médenine.
- Arrêté du ministre des finances du 9 mars 1995, portant création d'une recette
municipale à Megrine gouvernorat de Ben Arous.
INDUSTRIE :
- Décret n° 95-439 du 13 mars 1995, portant fixation de statut type des centres
techniques dans les secteurs industriels.
PREMIER MINISTERE N° : 27
- Décret n° 95-465 du 27 mars 1995, modifiant le décret n° 88-460 du 25 mars
1988, fixant le régime des frais de stage à l'étranger applicable au personnel de
l'état, des collectivités publiques locales, des établissements publics à caractère
administratif et des entreprises publiques.
FINANCES N° 28 :
- Arrêté du ministre des finances du 20 janvier 1995, relatif aux prestations
administratives fournies par les services du ministère des finances et aux
conditions de leur octroi.
FINANCES N° 29 :
- Décret n°95-522 du mars 1995, modifiant le décret n° 91-556 du 23 avril 1991,
portant organisation du ministère des finances.
- Décret n° 95-523 du 22 mars 1995, érigeant certains bureaux de contrôle des
impôts en services.
FINANCES N° 31 :
- Loi n° 95-32 du 14 avril 1995, relative aux transitaires.
- Loi 95-33 du 14 avril 1995, Portant organisation des professions de la Marine
Marchande
FINANCES :
- Décret n° 95-625 du 10 avril 1995 portant modification du décret n° 94-1057 du
9 mai 1994, fixant la liste des biens d'équipements nécessaires à la réalisation
des investissements dans les secteurs du transport routier de personnes, du
transport international routier de marchandises et du transport maritime et aérien
et éligibles au bénéfice des incitations prévues par l'article 50 du code d'incitation
aux investissements et les conditions d'octroi de ces avantages.
- Décret n° 95-626 du 10 avril 1995, fixant la liste des matériels et équipements
pouvant être importés ou acquis localement par collectivités locales et les
établissements publics municipaux ou pour leur compte susceptibles de
bénéficier de l'exonération des droits de douane et de la taxe sur la valeur
ajoutée et les conditions d'octroi de l'exonération.
- Décret n° 95-627 du 10 avril 1995, fixant la liste des réactifs et des sacs pour
transfusion sanguine bénéficiant de la réduction du taux des droits de douane à
7%.
FINANCES N° 32 :
- Arrêté des ministres des finances, de la santé publique et de l'industrie du 4
avril 1995, fixant la liste des matières premières et articles destinés à la
fabrication des vaccins et sérums et d'autres produits pharmaceutique, relevant
des positions du tarif des droits de douane 30.20 et 30.06 et les conditions de
leur admission au bénéfice de la suspension des droits de douane.
INDUSTRIE :
- Arrêté du ministre de l'industrie du 3 avril 1995, portant institution et
renouvellement de permis de recherche.
INDUSTRIE N° 33 :
- Loi n° 95-34 du 17 avril 1995, relative au redressement des entreprises en
difficultés économiques.
- Loi n° 95-35 du 17 avril 1995, complétant et modifiant certaines dispositions du
code de commerce.
- Loi n° 95-36 du 17 avril 1995, Portant création de l'office national des
télécommunications.
- Loi n° 95-37 du 17 avril 1995, Portant prorogation de l'effet des dispositions
transitoires légales afférentes à la mise à jour des titres fonciers.
FINANCES :
- Décret n° 95-707 du 14 avril 1995, portant réduction des droits de douane et
suspension du droit complémentaire provisoire dus à l'importation de certaines
matières premières.
- Décret n° 95-708 du 17 avril 1995, portant suspension du droit complémentaire
provisoire dû sur les pneumatiques neufs, en caoutchouc de type utilisé pour
autobus ou camions.
- Décret n° 95-709 du 17 avril 1995, portant modification du décret n° 95-237 du
6 février 1995 portant suspension des droits de douane et de la taxe sur la valeur
ajoutée dus à l'importation de certains produits fourragères.
- Arrêté du ministre des finances du 11 avril 1995, portant création d'une recette
des finances à " Agareb " ( gouvernorat de Sfax).
- Loi n° 95-38 du 24 avril 1995, portant approbation d'une convention en date du
4 février 1995 entre L'Etat Tunisienne et la société Italienne " ENEL- Société
perazioni " relative au transport du gaz naturel sur le territoire tunisien.
FINANCES N° 35 :
- Loi n° 95-42 du 24 avril 1995, modifiant et complétant la loi n° 91-64 du 29
juillet relative à la concurrence et aux prix.
FINANCES :
- Décret n° 95-755 du 2 mai 1995, portant institution d'un prélèvement sur le
mais et les tourteaux de soja.
FINANCES N° 36 :
- Décret n° 95-742 du 24 avril 1995, fixant la liste des matières premières et
articles n'ayant pas de similaires fabriqués localement et destinés à la fabrication
des médicaments relevant des numéros 30.03 et 30.04 du tarif des droits de
douane et les condition du bénéfice de l'exonération des droits de douane.
- Décret n° 95-743 du 24 avril 1995, portant exonération totale des droits et taxes
dus au titre de l'importation des matières premières et des produits semi-finis
nécessaires au montage des camions de transport international routier et à la
fabrication des semi-remorques y afférentes.
- Décret n° 95-744 du 24 avril 1995, portant application des articles 88 et 89 de la
loi n° 94-127 du 26 décembre 1994 portant loi de finances des listes des
matières premières et des produits nécessaires à la fabrication des équipements
utilisés dans la maîtrise de l'énergie ou dans le domaine des énergies
renouvelables et des équipements utilisés dans la maîtrise de l'énergie ou dans
le domaine des énergies renouvelables.
SANTE :
- Arrêté du ministre de la santé publique du 21 avril 1995, fixant la liste des
substituts du lait maternel.
SANTE N° 37 :
- Loi 95-43 du 2 mai modifiant et complétant l'article 40 du code de procédure
civile et commerciale.
- Loi n° 95-44 du 2 mai 1995 relative au registre du commerce.
FINANCES :
- Décret n° 95-772 du 2 mai 1995, portant approbation de la convention relative à
la création d'une société d'investissement à capital fixe non résident dénommée "
Compagnie Tunisienne des Valeur Mobilières ".
EQUIP. ET HABIT. N° 38 :
- Décret n° 95-789 du 2 mai 1995, modifiant le décret n° 77-965 du 24 novembre
1997, prise en application de la loi n° 77-54 du 3 Août 1997, portant institution
d'un fonds de promotion du logement pour les salariés.
AGRICULTURE :
- Décret n° 95-793 du 3 mai 1995, réglementant l'encouragement de l'état au
profit des petits agricultures et des petits pêcheurs.
AGRICULTURE N° 39 :
- Loi 95-46 du 15 mai 1995, portant statut général des agents des douanes.
FINANCES N° 40 :
- Décret n° 95-851 du 8 mai 1995, relatif à l'institution d'un prélèvement sur les
bovins vivants et la viande bovine.
FINANCES N° 46 :
- Arrêté du ministre des finances du 30 mai 1995, relatif à la nomenclature des
produits monopolisés.
- Arrêté du ministre des finances du 30 mai 1995, relatif à la nomenclature des
produits monopolisés à tarif réduit.
AGRICULTURE :
- Décret n° 95-998 du 5 juin 1995, portant modification du décret n° 91-1822 du
25 novembre 1991, fixant la nomenclature et les tarifs des redevances afférentes
à l'utilisation de l'outillage public des ports de pêche.
AGRICULTURE N° 49 :
- Décret n° 95-1043 du 12 juin 1995, portant suspension des droits de douane,
des taxes d'effets équivalents de la taxe sur la valeur ajoutée et du droit de
consommation exigibles à l'importation ou à l'acquisition sur le marché local des
équipements nécessaires au projet d'exploitation de l'autoroute Hammam-lif-
M'saken.
- Décret n° 95-1044 du 12 juin 1995, portant réduction des droits de douane et
suspension de la taxe sur la valeur ajoutée dus l'importation des filets tissés
destinés à la cueillette des olives.
- Arrêté du ministre des finances du 15 juin 1995, portant réglementation et
programmes du concours sur épreuves pour l'accès au cycle de formation
d'inspecteurs des services financiers à l'école nationale d'administration.
FINANCES N° 50 :
- Arrêté du ministre des finances du 15 juin 1995, portant création d'une recette
des finances à Ouled Hafouz ( Gouvernorat de Sidi Bouzid).
DEVELOP-ECONOM N° 51 :
- Décret n° 95-1095 du 24 juin 1995, complétant le décret n° 94-492 du 28 février
1994, portant fixation des listes des activités relevant des secteurs prévus par les
articles 1,2,3 et 27 du code d'incitation aux investissements.
AGRICULTURE :
- Décret n° 95-1094 du 24 juin 1995, modifiant et complétant l'article n° 94-427
du 14 février 1994, portant classification des investissements et fixant les
conditions et les modalités d'octroi des encouragements dans le secteur de
l'agriculture et de la pêche.
AGRICULTURE N° 53 :
- Loi n° 95-56 du 28 juin 1995, portant régime particulier de réparation des
préjudices résultant des accidents de travail et des maladies professionnelles
dans le secteur public.
INTERIEUR N° 54 :
- Décret n° 95-1121 du 28 juin 1995, portant modification du décret n° 90-1960
du 28 novembre 1990, portant réaménagement des droits, taxes et redevances
que les collectivités locales sont autorisées à percevoir.
FINANCES :
- Décret n° 95-1128 du 26 juin 1995, modifiant le décret n° 77-608 du 27 juillet
1997 fixant les conditions d'application de la loi n° 76-18 du 21 janvier 1976, et
portant refonte et codification de la législation des changes et du commerce
extérieur régissant les relations entre la Tunisie et la payes étrangers, telle que
modifiée par la loi n° 93-48 du 3 mai 1993.
- Décret n° 95-1129 du 28 juin 1995, portant suspension de la taxe sur la valeur
ajoutée du à l'acquisition des sacs en jute.
- Décret n° 94-2240 du 31 octobre (rectificatif) fixant l'organisation des postes
comptables publics relevant du ministère des finances.
COMMERCE :
- Décret n° 95-1142 du 28 juin 1995, portant modification du décret n° 91-1996
du 23 décembre 1991 relatif aux produits et services exclus du régime de la
liberté des prix et aux modalités de leur encadrement.- Loi n° 95-61 du 3 juillet
1995, relative à la création d'une agence de visite technique des véhicules
automobiles.
FINANCES N° 55 :
- Décret n° 95-1167 du 3 juillet 1995, portant modification du décret n° 94-1031
du 2 mai 1994 fixant la liste des biens d'équipements nécessaires à la réalisation
des investissements dans le Secteur agricole et éligible aux avantages prévus
par l'article 30 code d'incitation aux investissements et les conditions d'octroi de
ces incitations.
FINANCES N° 56:
- Arrêté du ministre des finances du 7 juillet 1995, relatif aux prix de cession des
alcools.
FINANCES N° 57 :
- Décret n° 95-1212 du 10 juillet 1995, portant institution d'un prélèvement sur les
fruits frais et les fruits secs.
FINANCES N° 58 :
- Décret n° 95-1256 du 17 juillet 1995, portant réduction du taux de la taxe sur la
valeur ajoutée applicable aux cahiers scolaires à 10%.
FINANCES N° 59 :
- Loi organique n° 95-68 du 24 juillet 1995, modifiant et complétant la loi
organique des communes.
TRANSPORT N° 62 :
- Décret n° 95-1326 du 24 juillet 1995, modifiant et complétant le décret n° 93-
1154 du 17 mai 1993 relatif aux redevances d'aéroport et de services de
navigation aérienne.
INDUSTRIE N° 63 :
- Arrêté du ministre de l'industrie du 28 juillet 1995 fixant la liste des personnes
physiques ou morales autorisées à reprendre en raffinerie et auprès des
importateurs.
INDUSTRIE N° 64 :
- Loi n° 95-77 du 7 Août 1995, portant ratification d'une convention et d'un
protocole entre la République Tunisienne et le Royaume des Pays-Bas, en vue
d'éviter les doubles impositions et de prévenir l'évasion fiscale en matière
d'impôts sur le revenu.
AGRICULTURE :
- Décret n° 95-1420 du 31 juillet 1995, fixant les règles d'organisation, de
fonctionnement et les modes d'intervention du fonds de développement de la
compétitivité dans les secteurs de l'agriculture et de la pêche et des industries
agroalimentaires.
FINANCES N° 65 :
- Arrêté du ministre des finances du 10 août 1995, relatifs à la nomenclature des
produits monopolisés.
INDUSTRIE :
- Arrêté du ministre de l'industrie du 28 juillet 1995, relatifs à des permis de
recherches.
AFF-ETRANGERES N° :
- Décret n° 95-1526 du 21 août, portant publication de l'accord commerciale
conclu à Tunisie le 8 octobre 1991, entre le gouvernement de la république
Tunisienne et le gouvernement des républiques d'argentine.
SANTE N° 73 :
- Arrêté de ministre du commerce et de la santé publique du 4 septembre 1995
modifiant l'arrêté du 25 octobre 1994 déterminant les produits dont le monopole
d'importation est réservé à la pharmacie centrale.
FINANCES N° 74 :
- Décret n° 95-1632 du 4 septembre 1995, portant suspension du droit
complémentaire provisoire dû à l'importation des préparations des types utilisés
pour l'alimentation des animaux.
INDUSTRIE :
- Arrêté du ministre du 6 septembre 1995, portant institution de permis de
recherche de substances minérales.
FINANCES N° 77 :
- Décret n° 95-1706 du 18 septembre 1995, accordant à la société orientale des
viandes les avantages prévus par l'article 52 du code d'incitations aux
investissements.
- Décret n° 95-1707 du 18 septembre 1995, portant modification du décret n° 94-
1192 du 30 mai 1994 fixant la liste des équipements et les conditions du bénéfice
des incitations prévues par l'article 9 du code d'incitation aux investissements tel
que modifi19é par le décret n° 95-23 du 9 janvier 1995.
AFF-ETRANGERES N° 79 :
- Décret n° 95-1718 du 25 septembre, portant publication de la convention
conclue à Alger le 23 juillet 1990, entre les état de l'Unions du Maghreb Arabe et
relative au transport terrestre des voyageurs et des marchandises et au transit.
- Décret n° 95-1719 du 25 septembre 1995, portant publication de la convention
conclue à Alger le 23 juillet 1990, entre les états de l'union de Maghreb Arabe et
relative à l'échange des produits agricoles.
- Décret n° 95-1721 du 25 septembre 1995, portant publication de la convention
conclue à Alger le 23 juillet 1990, entre les états de l'union de Maghreb Arabe et
tendant à éviter les doubles impositions et à établir les règles d'assistance
mutuelle en matière d'impôts sur le revenu.
- Décret n° 95-1722 du 25 septembre 1995, portant publication de la convention
conclue à Alger le 23 juillet 1990, entre les états de l'union de Maghreb Arabe et
relative à l'encouragement et à la garantie de l'investissement.
FINANCES :
- Décret n° 95-1733 du 25 septembre 1995, portant suspension du prélèvement
sur le mais et les tourteaux de soja institué par le décret n° 95-755 du 2 mai
1995.
- Décret n° 95-1734 du 25 septembre 1995 portant suspension des droits de
douane et de la taxe sur la valeur ajoutée dus à l'importation des pommes de
terre de consommation.
AGRICULTURE :
- Décret n° 95-1736 du 25 septembre 1995, modifiant le décret n° 94-427 du 14
février 1994 portant classification des investissements et fixant les conditions et
les modalités d'octroi des encouragements dans le secteur de l'agriculture et de
la pêche.
FINANCES N° 81 :
- Décret n° 95-1764 du 2 octobre 1995, fixant les listes des parties, pièces
détachées et accessoires et produits utilisés dans la réparation, l'entretien ou le
montage des équipements et appareils agricoles et des bateaux de pêche
bénéficiant de la réduction des droits de douane à 10% et de l'exonération de la
taxe sur la valeur ajoutée.
- Décret n° 95-1765 du 2 octobre 1995, portant réduction des droits de douane à
10% et la suspension de la taxe sur la valeur ajoutée dus à l'importation de
certains produits nécessaires à l'agriculture et la pêche.
FINANCES N° 82 :
- Décret n° 95-1908 du 9 octobre 1995 relative à l'octroi d'avantages au profit du
" Montazah côtes de Carthage " sis à Gammarth.
FINANCES N° 83 :
- Décret n° 95-1916 du 9 octobre 1995, relatif aux autorisations d'exploitation des
débits de tabac.
DEV-ECONOMIQUE :
- Décret n° 95-1767 du 2 octobre 1995, modifiant et complétant le décret n° 94-
538 du 10 mars 1994 portant encouragement des investissements des nouveaux
promoteurs.
COMMUNICATIONS N° 85 :
- Décret n° 95-2035 du 16 octobre 1995, fixant les redevances d'agrément et
d'homologation ainsi que les redevances d'utilisation des antennes de réception
des programmes de télévision par satellites et les redevances d'exploitation des
réseaux de distribution des programmes de télévision par câble.
INDUSTRIE N° 86 :
- Arrêté du ministre des finances du 19 octobre 1995, portant création d'une
recette des finances à sidi Bou Ali ( gouvernorat de Sousse).
INDUSTRIE :
- Arrêté du ministre de l'industrie du 19 octobre 1995, relatifs aux permis de
recherche.
INDUSTRIE N° 89 :
- Loi n° 95-87 du 30 octobre 1995, portant dispositions fiscales relatives aux
sociétés d'investissements.
- Loi n° 95-88 du 30 octobre 1995, portant dispositions fiscales relatives aux
sociétés d'investissements.
AFF-ETRANGERES :
Décret n° 95-2083 du 23 octobre 1995, portant publication de l'accord conclu à
Tunis le 13 octobre 1992 entre le gouvernement de la république Tunisienne et
le gouvernement de la république hellénique, et relatif à la promotion de la
protection des investissements.
FINANCES :
- Décret n° 95-2144 du 30 octobre 1995, portant suspension des droits de
douane dus à l'importation des semences de pomme de terre
FINANCES N° 90 :
- Loi constitutionnelle n° 95-90 du 6 novembre 1995, relative au conseil
constitutionnel.
AFF-ETRANGERES N° 91 :
- Décret n° 95-2085 du 23 octobre 1995, portant publication de la convention en
vue d'éviter les doubles impositions en matière d'impôts sur le revenu, conclue à
Tunis le 10 février 1994, entre la République tunisienne et la Confédération
Suisse.
AFF-ETRANGERES N° 92 :
- Décret n° 95-2235 du 23 octobre 1995, portant publication de la convention
relative au transport aérien conclue à Tunis le 31 Octobre 1992, entre le
gouvernement de la République tunisienne et le gouvernement de la République
Hellénique.
FINANCES N° 93 :
- Arrêté du ministre des finances du 8 novembre 1995, portant création de deux
bureaux de douanes aux sites de Menzel Bourguiba et de Bizerte relevant de la
zone franche économique de Bizerte.
AGRICULTURE :
- Décret n° 95-2271 du 13 novembre 1995, modifiant le décret n° 82-1351 du 12
Octobre 1982 fixant les conditions et les modalités d'intervention du fonds de
soutien à la pêche
COMMERCE :
- Décret n° 95-2277 du 13 novembre 1995, portant modification du décret n° 94-
1742 du 29 Août 1994, fixant les listes des produits exclus du régime de la liberté
du commerce extérieur.
COMMERCE N° 94 :
- Loi n° 95-96 du 20 novembre 1995, portant ratification d'un accord commercial
conclu le 16 mai 1995 entre le gouvernement de la République tunisienne et le
gouvernement de la République de côte d'Ivoire.
FINANCES N° 95 :
- Décret n° 95-2335 du 20 novembre 1995, fixant les avantages fiscaux à
l'acquisition des voitures de transport public de personnes et les conditions
d'octroi de ces avantages.
- Décret n° 95-2336 du 20 novembre 1995, portant suspension des droits
complémentaires provisoires dus à l'importation des semences des petits pois.
- Décret n° 95-2337 du 20 novembre 1995, relatif à l'octroi d'avantages prévus
par l'article 52 du code d'incitation aux investissements à la société de fabrication
des articles pharmaceutiques.
FINANCES N° 96 :
- Loi n° 95-99 du 27 novembre 1995 portant ratification d'un accord commerciale
conclu le 15 juillet 1995 entre le gouvernement de la république Tunisienne et le
gouvernement de la République de Bulgarie.
FINANCES N° 96 :
- Décret n° 95-2378 du 27 novembre 1995, portant suspension des droits de
douane et de la taxe sur la valeur ajoutée dus à l'importation des pommes de
terre de consommation.
AFF-ETRANGERES N° 97 :
- Décret n° 95-2086 du 23 Octobre 1995, portant publication de l'accord conclu à
Buenos Aires le 17 juin 1992, entre le gouvernement de la République
Tunisienne et le gouvernement de la République d'Argentine, et relatif à la
promotion et à la protection réciproques des investissements.
SANTE PUBLIQUE N° 98 :
- Arrêté un ministre des finances , de la santé publique et du commerce du 30
novembre 1995, fixant la liste des équipements matériels lourds dont l'installation
est soumise à l'autorisation du ministre de la santé publique.
COMMERCE :
- Décret n° 95-2396 du 2 décembre 1995, relatif aux modalités d'importation, de
transformation et de distribution de la friperie.
COMMERCE N° 99 :
- Arrêté des ministres du commerce et de l'industrie du 7 décembre 1995, fixant
les critères de répartition du contingent annuel de la friperie importée.
COMMERCE N° 100 :
- Arrêté du ministre du commerce du 7 décembre 1995, portant modification de
l'arrêté du 30 Août 1994, fixant les listes des produits soumis au contrôle
technique à l'importation et à l'exportation.
DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE N° 101 :
- Décret N° 95-2430 du 11 décembre 1995, modifiant le décret n° 94-539 du 10
mars 1994 portant fixation des primes des listes des activités et des projets
d'infrastructure et d'équipement collectif développement régional.
COMMERCE N° 101 :
- Décret n° 95-2434 du 11 décembre 1995, modifiant et complétant le décret n°
94-1743 du 29 Août 1994, portant fixation des modalités de réalisation des
opérations de commerce extérieur.
JUSTICE N° 103 :
- Décret n° 95-2452 du 16 décembre 1995, relatif aux droits d'immatriculation au
registre du commerce .
FINANCES :
- Décret n° 95-2477 du 18 décembre 1995, portant application du régime fiscal
privilégie à l'importation des matières, produits et articles nécessaires pour la
fabrication des biens d'équipement n'ayant pas de similaires fabriqués
localement, prévu par l'articles 54 du code d'incitation aux investissements.
INDUSTRIE :
- Décret n° 95-2495 du 18 décembre 1995, fixant l'organisation et les modalités
de font innocemment ainsi que les modes d'intervention du fonds de
développement de la compétitivité industrielle.
INDUSTRIE N° 104 :
- Loi n° 95-109 du 25 décembre 1995, portant loi de finances pour la gestion
1996 d'investissement, les titres acquis aux moyens de fonds provenant des
"comptes épargnes pour l'investissement " ne sont plus subordonnés à la
conditions de blocage. Ce pendant, la société bénéficiaire de l'apport ainsi que le
souscripteur sont tenus au respect des conditions prévues par l'article 7 du code
précité et qu'en cas de réduction du capital avant le délai légal, les pénalités
seront exigées à compter de la date de souscription.
Note Commune N° : 16/96
OBJET : Commentaire des dispositions des articles 55,56 et 57 de la loi n°95-
109 du 25 décembre 1995 portant loi de finances pour la gestion 1996 relatifs
aux ressources du fonds de solidarité nationale.
RESUME
RESSOURCES DU FONDS DE SOLIDARITE NATIONALE
Les articles 55, 56 et 57 de la loi n°95-109 du 25 décembre 1995 portant loi de
finances pour la gestion 1995 ont prévu au profit du fonds de solidarité
nationale:
1/ L'affectation du produit de certains droits et taxes existants au 1er janvier 1996
(article 57);
2/ L'institution d'une contribution sur la vente du tabac fabriqué, des allumettes,
des cartes à jouer et de la poudre à feu dont la liste des produits, le montant et
les modalités de recouvrement de la contribution est fixé par décret. (article 55);
3/ L'institution d'une contribution au taux de 10% du tarif des services postaux.
(article 56)
Les articles 55, 56 et 57 de la loi n°95-109 du 25 décembre 1995 portant loi de
finances pour la gestion 1996 ont prévu au profit du fonds de solidarité nationale
crée par l'article 29 de la loi n°92-122 du 29/12/1992 portant loi de finances pour
la gestion 1993 :
- l'affectation au dit fonds du produit de certains droits et taxes revenant au
budget de l'état jusqu'au 31 décembre 1995.
- l'institution d'une contribution sur la vente du tabac fabriqué, des allumettes,
des cartes à jouer et de la poudre a feu;
La présente note a pour objet de commenter les dispositions en question.
I L'AFFECTATION DU PRODUIT DE CERTAINS DROITS ET TAXES AU
PROFIT DU FONDS DE SOLIDARITE NATIONALE
A/ TENEUR DE LA MESURE
L'article 57 de la loi n°95-109 du 25 décembre 1995 sus-indiquée a affecté
certaines ressources budgétaires au profit du fonds de solidarité nationale.
Il s'agit des droits et taxes suivants:
* la contribution sur les ventes locales du café et du thé institué par l'article 3 de
la loi n°68-15 du 10 juin 1968;
* le droit compensateur sur le ciment institué par l'article premier du décret-loi
n°73-11 du 17 octobre 1973 ratifié par la loi n°73-66 du 19 novembre 1973;
* la redevance sur les ventes du ciment instituée par l'article 105 de la loi n°81-
100 du 31 décembre 1981 portant loi de finances pour la gestion 1982;
* la taxe sur la valeur des contrats conclus avec les artistes étrangers instituées
par l'article 94 de la loi n°83-113 du 30 décembre 1983 portant loi de finances
pour la gestion 1984 telle que modifiée ou complétée par les textes subséquents;
* la taxe sur les voyages à l'étranger instituée par l'article 12 de la loi n°84-2 du
21 mars 1984 portant loi de finances complémentaire pour la gestion 1984 telle
que modifiée ou complétée par les textes subséquents;
* le droit additionnel de première immatriculation des véhicules dans une série
tunisienne instituée par l'article 22 de la loi n°84-2 du 21 mars 1984 portant loi
de finances complémentaires pour La gestion 1984 tel que modifié ou complété
par les textes subséquents.
B/ MANUTENTION COMPTABLE
Une nouvelle nomenclature des comptes servant à l'affectation des ressources
des droits et taxes précitées a fait l'objet de la note commune émanant de la
direction générale de la comptabilité publique n°125 du 28 décembre 1995 à
laquelle messieurs les receveurs des finances sont tenus de se conformer.
C/ DATE D'ENTREE EN VIGUEUR DE CETTE MESURE
En application des dispositions de l'article 68 de la loi n°95-109 susvisée
l'affectation des sources provenant des droits et taxes repris ci-dessus entrent en
vigueur à compter du 1er janvier 1996.
II- L'INSTITUTION D'UNE CONTRIBUTION SUR LA VENTE DU TABAC
FABRIQUE, DES CARTES A JOUER ET DE LA POUDRE A FEU
L'article 55 de la loi n°95-109 du 25 décembre 1995 ayant institué la contribution
sur la vente du tabac fabriqué, des allumettes, des actes à jouer et de la poudre
à feu, a prévu qu'un décret fixera la liste des produits soumis à cette contribution
et les tarifs propres à chaque produit ainsi que les modalités de son
recouvrement.
Compte tenu de ce qui précède un décret, en cours de publication :
- a fixé la nomenclature de produits soumis à cette contribution et les tarifs y
afférents. (CF : Annexe ci-joint) ;
- a précisé que la contribution en question est nette de tout droits et taxes à
savoir le droit de consommation, la TVA et la majoration spécifique.
Par ailleurs, la même disposition prévoit que la perception de la dite contribution
s'effectue comme en matière de majoration spécifique, ce qui implique sa
soumission à la retenue de 8% revenant aux receveurs (4%) et aux
débitants(4%).
III- L'INSTITUTION D'UNE CONTRIBUTION AU TAUX DE 10% DU TARIF DES
SERVICES POSTAUX
Cette mesure a fait l'objet d'un commentaire dans le cadre de la note commune
n°14/96 à laquelle il y a lieu de se référer.
Note Commune N° : 17/96
OBJET : Assouplissement des modalités de recouvrement de l'impôt sur le
revenu dû au titre de la plus-value de cession de lots ou parties de lots dont
l'origine de propriété provient de la cession de terre domaniale et ayant perdu
leur vocation agricole.
RESUME
1- Conformément aux dispositions du paragraphe I de l'article 60 du code de l'IR
et de l'IS, la délivrance de la mainlevée aux attributaires des terres domaniales
ayant perdu leur vocation agricole est subordonnée au paiement de l'IR
2- La présente note a pour objet d'assouplir les modalités de recouvrement de
l'impôt sur la plus-value immobilière dû au titre de la cession des lots ou parties
de lots d'origine domaniale en remplaçant le paiement de l'impôt, comme
condition préalable pour l'obtention de la mainlevée, par la production d'une
caution bancaire pour le montant de l'impôt et des pénalités de retard y
afférentes.
Conformément aux dispositions du paragraphe II de l'article 60 du code de
l'impôt sur le revenu des personnes physiques et de l'impôt sur les sociétés, les
mainlevées ne peuvent être délivrées aux attributaires de terres domaniales par
voie de cession ayant perdu leur vocation agricole qu'après justification du
paiement de l'impôt sur le revenu dû au titre de la plus-value immobilière au vu
d'une déclaration initiale à déposer dans le mois qui suit la notification de la
valeur du bien fixée par l'expert du domaine de l'état.
l'impôt perçu sur cette base constitue une avance déductible de l'impôt dû au
titre de la plus-value résultant de la cession effective et un minimum d'impôt non
restituable. ( Voir note commune n° 12/93 texte DGI 93/14)
Etant donné que les modalités de recouvrement de l'impôt, sus-indiquées,
pourraient dans certains cas entraver les opérations de cession en raison des
sommes importantes qu'elles nécessitent, et dont ne peut disposer le propriétaire
avant la cession effective, la présente note a pour objet d'assouplir les modalités
de recouvrement dudit impôt, en cas d'impossibilité de paiement au comptant .
Pour ce faire et aux fins de l'obtention d'une main levée provisoire qui servira
pour les besoins de l'aménagement et du terrain, une caution bancaire, pour le
montant de l'impôt dû et des pénalités de retard y afférentes, sera exigée, dans
une première étape, sous réserve de l'observation de certaines procédures.
I - PROCEDURES A OBSERVER POUR LE PAIEMENT DIFFERE DE L'IMPOT
SUR LE REVENU ET L'OBTENTION D'UNE MAIN LEVEE PROVISOIRE
1 - Dépôt d'une demande auprès du ministère du domaine de l'état et des
affaires foncières pour l'obtention de la mainlevée
Au vu de la demande d'obtention de la mainlevée, les services du ministère du
domaine de l'état et des affaires foncières procédant par l'intermédiaire de
l'expert du domaine de l'état, à la détermination de la valeur du bien et à la
transmission du rapport d'expertise à la direction générale du contrôle fiscal qui
procède à travers les centres régionaux de contrôle des impôts à la notification à
l'intéressé du résultat de l'expertise et à son invitation à régulariser sa situation
fiscale au regard de l'impôt sur le revenu au titre de la plus-value immobilière.
2 - Présentation d'une demande auprès du centre de contrôle des impôts pour le
paiement différé de l'impôt sur le revenu
Dés réception de la notification du résultat de l'expertise et à défaut de paiement
de l'impôt au comptant, le propriétaire du bien doit présenter une demande de
paiement différé de l'impôt selon le modèle joint à la présente note, dans un délai
n'excédant pas un mois à partir de la date de la réception de ladite notification,
au centre de contrôle des impôts qui fixe le montant de l'impôt conformément
aux dispositions du paragraphe IV de l'article 28 du code de l'impôt sur le revenu
des personnes physiques et de l'impôt sur les sociétés.
3 - Présentation d'une caution bancaire et signature d'une reconnaissance de
dette pour un montant égal à l'impôt dû.
Une fois l'impôt sur le revenu déterminé, le propriétaire doit présenter au centre
de contrôle des impôts, dans le délai d'un mois à compter de la date de la
réception de la notification du résultat de l'expertise, une caution bancaire,
suivant le modèle joint à la présente note, pour un montant égal à l'impôt dû
auquel s'ajoutent les pénalités de retard qui seraient dus sur les sommes
constatées auprès de la recette des finances, selon laquelle la banque s'engage
à renoncer à son droit de déférer le receveur des finances aux biens du débiteur
conformément à l'article 1498 du code des obligations et des contrats. le
propriétaire du bien doit par ailleurs signer la déclaration initiale de l'impôt sur le
revenu et une reconnaissance de dette pour le montant de l'impôt dû avec
engagement de payer en sus les pénalités de retard y afférentes.
L'impôt dû fera l'objet d'une constatation dans les écritures du receveur des
finances, les bordereaux de constatation doivent être accompagnés de la caution
bancaire.
Le receveur des finances ne peut demander à la banque d'acquitter le montant
objet de la caution que lorsque l'impôt et les pénalités de retard y afférentes ne
sont pas payés par le propriétaire du bien dans le délai d'une année à compter
de la date de sa constatation.
Toutefois, la réclamation de paiement doit être formulée par le receveur dans
tous les cas avant l'expiration de la période de validité de la caution bancaire et
avant l'expiration du délai de prescription du recouvrement de l'impôt.
4 - Délivrance d'une mainlevée provisoire
Une fois l'impôt constaté dans les écritures du receveur des finances, ce dernier
remet au propriétaire du bien un récépissé de la caution bancaire au vu de
laquelle les services du ministère du domaine de l'état et des affaires foncières
délivrent une main levée provisoire selon le modèle ci-joint, qui servira,
uniquement, à l'obtention de l'autorisation d'aménagement et de lotissement du
terrain.
5 - Paiement de l'impôt et obtention d'une mainlevée définitive
En cas de paiement spontané de l'impôt et éventuellement des pénalités de
retard par le propriétaire du bien ou par la banque, à la demande du receveur
des finances, ce dernier délivre au propriétaire du bien une attestation justifiant le
paiement intégral de l'impôt sur le revenu et des pénalités de retard y afférentes,
avec références des numéros et date des quittances de paiement, qui lui permet
l'obtention de la main levée définitive auprès des services du ministère du
domaine de l'état et des affaires foncières.
Les services du ministère du domaine de l'état et des affaires foncières délivrent
également l'originale du récépissé de la caution bancaire, visé au paragraphe 4
de la présente note que le propriétaire doit remettre au receveur des finances
pour se faire restituer la caution bancaire.
6 - Les procédures de poursuite
refus de paiement par la banque du montant des droits objet de la caution avant
l'expiration de cette même période, le receveur des finances transmet de dossier
au chef du contentieux de l'état pour engager les poursuites judiciaires à
l'encontre de la banque concernée et réclame parallèlement au propriétaire du
bien le paiement de l'impôt et des pénalités de retard conformément à la
législation en vigueur.
II - CONSEQUENCES DE L'INOBSERVATION DES PROCEDURES DU
PAIEMENT DIFFERE DE L'IMPOT SUR LE REVENU AU TITRE DE LA PLUS-
VALUE
Tout contribuable qui présente une demande auprès des services du ministère
du domaine de l'état et des affaires foncières et auquel est notifié le résultat de
l'expertise et qui n'accomplit pas les formalités requises telles la présentation
d'une demande de paiement différé de l'impôt ou la production d'une caution
bancaire dans le délai d'un mois à compter de la date de réception de la
notification du résultat de l'expertise, ne peut plus bénéficier des présentes
mesures et ne peut plus obtenir la mainlevée qu'après paiement de l'impôt au
comptant et des pénalités y afférentes.
ANNEXE I A LA NOTE COMMUNE N° 17/96
DEMANDE DE PAIEMENT DIFFERE DE L'IMPOT SUR LE REVENU AU TITRE
DE LA PLUS-VALUE DE CESSION DE LOTS OU PARTIES DE LOTS DONT
L'ORIGINE DE PROPRIETE PROVIENT DE LA CESSION DE TERRES
DOMANIALES AYANT PERDU LEUR VOCATION AGRICOLE
Je soussigné : .....................................................................
Nom : ................................................................................
Prénom :.............................................................................
N° de la CIN :.................... délivrée le...................................
Demande à bénéficier du paiement différé de l'impôt sur le revenu dû au titre de
la plus value de cession du terrain objet du titre foncier
n°......................................sis.......... à...................................................................
qui m'a été attribué au vu du contrat de vente en date du .....................................
et enregistré à la recette des finances de .......................le ....................................
volume,.....................case...................folio................................
ANNEXE II A LA NOTE COMMUNE N° 17/96
CAUTION BANCAIRE
Nous soussignés représentant
(1).................................................................................
en application des prérogatives qui nous sont conférés
par.............................................
déclarons que (1)...................................................se porte caution,
conformément à l'article 1478 du code des obligations et des contrats de
monsieur............................titulaire de la CIN
n°.........................................................
délivrée le ................................et résident à ..................................pour garantir le
paiement du
montant de ........................................majoré des pénalités de retard au taux de
1,25% par mois ou fraction de mois de retard dus par le cautionné susnommé au
titre de l'impôt sur le revenu.
En conséquence de ce qui précédé
(1).........................................................................
s'engage à la première demande écrite du receveur des finances sans qu'il soit
besoin de recourir à la mise en demeure ou à toute autre démarche judiciaire ou
administrative, e à payer les sommes dues, telles qu'indique ci-dessus.
.........................................(1) s'engage à renoncer, conformément à l'article 1498
du code des obligations et des contrats, à son droit de déférer le receveur pour
discuter au préalable le cautionné dans ses biens meubles et immeubles.
........................................(1) s'engage aussi à renoncer à son droit de s'opposer
au créancier quels que soient les motifs d'opposition et notamment ceux prévus
par l'article 1502 du code des obligations et des contrat ou autres.
Cette caution est valable jusqu'au ............................inclus.
fait à ...............le............................
signature, avec le cachet de la banque
légalisée auprès des autorités
compétentes
ANNEXE III
ATTESTATION DE MAINLEVEE ADMINISTRATIVE ( PROVISOIRE )
VALABLE UNIQUEMENT POUR LA CONSTITUTION DU DOSSIER
D'AMENAGEMENT ET DE LOTISSEMENT IMMOBILIER
Par contrat de vente en date du ...................................enregistré à la recette des
finances de ........................
( volume.........case .............................folio.........................) l'Etat représenté par
le ministre du domaine de l'Etat et des affaires foncières, a vendu à
monsieur............................. le terrain objet du titre foncier n° .............sis
à .................délégation de .......................Gouvernera de ........................d'une
superficie de ...........Hectares......ares..................centiares.
Vu que ce terrain a perdu sa vocation agricole selon l'attestation de la Direction
des sols du ministère de l'agriculture, en date
du ....................................................et le plan d'aménagement urbain approuvé
par le gouverneur de.............................................................
ou le maire de .....................................ou le ministre de l'équipement et de
l'Habitat.
Et vu que le paragraphe 3 de l'article 27 du code de l'impôt sur le revenu des
personnes physiques et de l'impôt sur les sociétés impose le paiement de l'impôt
sur le revenu au titre de la plus-value de cession de lots dont l'origine de
propriété provient de la cession de terres domaniales ayant perdu leur vocation
agricole.
Et vu que le paragraphe II de l'article 60 du code de l'impôt sur le revenu des
personnes physiques et de l'impôt sur les société exige le dépôt d'une
déclaration initiale de l'impôt sur le revenu au titre de la plus-value immobilière
sur la base de la valeur du terrain fixée par l'expert du domaine de l'état.
Et vu que Monsieur...........................................a sollicité, par correspondance en
date du .............................................avec signature légalisée
auprès .........................en date du .............., de payer, en différé, l'impôt sur le
revenu dû au titre de la plus-value immobilière.
Et vue que monsieur........................................a présenté une caution bancaire
pour un montant égal à l'impôt dû augmenté éventuellement des pénalités de
retard y afférentes, émanant de la banque.........................et sur la base du
récépissé n°.....................en date
du .............................................délivré le receveur des finances
de ..............................
Et en conséquence de ce qui précède, le ministre du domaine de l'état et des
affaires foncières et le ministre de l'agriculture ne s'opposent pas à l'octroi, à
monsieur.................par les autorités administratives compétentes de l'accord sur
le projet d'aménagement et de lotissement du terrain objet du contrat de vente
susvisé.
La présente attestation a été délivrée au propriétaire du bien, sur sa demande
pour la présenter aux services du ministère de l'équipement et de l'habitat ou à la
municipalité de ................. ou au gouvernera
de ....................................................duquel dépend lesterai en vue d'obtenir
l'accord sur le projet de lotissement susvisé et ne constitue en aucun cas une
attestation définitive.
Note Commune N° : 18/96
OBJET : Commentaire des dispositions de l'article 47 de la loi 95-109 du 25
décembre 1995 portant loi de finances pour la gestion 1996.
ANNEXE : Liste des produits soumis à l'avance de 10%, telle que fixée par le
décret n° 96-500 du 25 mars 1996.
RESUME
INSTITUTION D'UNE AVANCE
AU TITRE DE L'IR ET DE L'IS
L'article 47 de la loi 95-0109 du 25 décembre 1995 a institué une avance au titre
de L'IR et de L'IS sur les produits de consommation importés.
1/ L'avance est due par les personnes physiques soumises à L'IR et les
personnes morales soumises à L'IS.
2/ L'avance est due au taux de 10% de la valeur en douane majorée des impôts
droits et taxes.
3/ L'avance est imputable sur les acomptes provisionnels, L'IR ou L'IS.
La présente note a pour objet de commenter les dispositions de l'article 47 de la
loi 95-109 du 30 décembre 1995 qui a institué une avance sur L'IR ou sur L'IS au
titre des produits de consommation imputés.
I- TENEUR DE LA NOUVELLE MESURE
Dans le souci d'améliorer le recouvrement de l'impôt de l'impôt sur le revenu et
de l'impôt sur la société, l'article 47 de la loi 95-109 du 25 décembre 1995 a
institué une avance sur les importations de produits de consommation au taux de
10 % de la valeur en douane des dits produits, majorée des droits et taxes
exigibles à l'importation.
A/ BIENS SOUMIS A L'AVANCE DE 10%
L'avance de 10% s'applique aux produits de consommation importés, la liste des
produits soumis à l'avance telle que fixée par le décret n°96-500 du 252 mars
1996 est jointe en annexe à la présente note.
B/ PERSONNES SOUMISES A L'AVANCE
L'avance est due par toute personne soumise à l'impôt sur le revenu ou à l'impôt
sur les sociétés au titre des produits importés pour la mise à la consommation y
compris les opérateurs économiques bénéficiaires d'agrément de magasin de
vente sous douane (free-shops).
Il s'ensuit que les personnes qui sont en dehors du champ d'application de
l'impôt sur le revenu ou de l'impôt sur les sociétés ou qui en sont exonérées ne
sont pas soumises au paiement de l'avance de 10%.
En conséquence et à titre pratique, l'avance ne s'appliquera pas notamment aux
importations effectuées par :
- L'Etat;
- Les collectivités locales;
- Les établissements publics à caractère administratif (lycées, universités.....)
- Les missions diplomatiques
- Les associations régies par la loi 59-154 du 7 novembre 1959 telle que
modifiée et complétée par les textes subséquents,
- Les entreprises totalement exportatrices régies par le chapitre I du code
d'incitations aux investissements, promulgué par la loi 93-120 du 27 décembre
1993,
- Les entreprises installées dans les zones franches économiques régies par la
loi 92-81 du 3 août 1992 telle que modifiée par la loi 94-14 du 3 janvier 1994.
Par ailleurs, il y a lieu de remarquer que l'avance de 10% s'applique également
aux importations faites par les particuliers, c'est-à-dire la personne physique qui
n'exercent pas une activité commerciale à titre professionnel et qui n'ont pas en
conséquence souscrit une déclaration d'existence au près des bureaux de
contrôle commercial au regard de la législation douanière.
C/ ASSIETTE DE L'AVANCE
L'avance est liquidée au taux de 10% sur la base de la valeur en douane des
produits, majorée de l'ensemble des impôts, droits et taxes-y afférents (droits de
douane, droit compensateur provisoire, droit de consommation, taxe sur la valeur
ajoutée, redevance de prestation douanière.....;).
EXEMPLE 1 : ( Marchandises destinées à la mise à la consommation avec
paiement total ou partiel des droits et taxes).
Soit un commerçant en gros de produits électroménagers qui a importé 20
réfrigérateurs d'une valeur en douane de 300 d l'unité. Dans ce cas, les impôts,
droits et taxes ainsi que l'avance sont fixés comme suit :
- Valeur en douane : 300 D x 20 = 6 000D, 000
- Droits de douane: 6000 D x 43% = 2 580D, 000
- Taxe sur la valeur ajoutée :
(6 000D + 2 580D ) = 17% = 1 458D, 600
- Redevance de prestations douanières
(2 580D + 1 458,600 ) x 2% = 80D, 772
- Total impôts, droits et taxes :
2 580d + 1 458D,600 + 80D,772 = 4 119D, 372
Avance au taux de 10%
(6000 + 4 119,372) x 10% = 1 011,D 937
EXEMPLE 2 : ( Produits admis en entrepôts fictifs des magasins de vente sous
douane)
Reprenons l'exemple 1 avec l'hypothèse que l'importation ait été effectuée par
une entreprise bénéficiaire d'agrément de magasin de vente sous douane (free-
shops); dans ce cas l'avance de 10% sera calculée comme suit :
- Valeur des réfrigérateurs 6 000 D,000
- Droit et taxes( régime suspensif) 0
- Redevance de prestations douanières
(minimum de 5 D)
- Assiette de l'avance 6 005 D,000
- Avance au taux de 10% 600 D,500
D/ SORT DE L'AVANCE
L'avance payée au cours d'une année est déductible, dans les mêmes conditions
que la retenue à la source, des acomptes provisionnels dus au titre de l'année de
son paiement. En cas d'excédent non imputé sur le premier acompte, il est
reportable successivement sur le deuxième et troisièmes acomptes et
éventuellement sur l'impôt sur le revenu ou sur L'IS dû au titre de l'année de son
paiement.
Lorsque l'impôt annuel n'est pas suffisant pour que l'imputation puisse être
intégralement opérée, le reliquat non imputé peut, au choix de l'entreprise, soit
continuer à s'imputer sur les acomptes provisionnels dus ultérieurement et
éventuellement sur l'impôt sur le revenu ou l'impôt sur les sociétés ou bien faire
l'objet d'une restitution sur demande.
EXEMPLE 3
Reprenons l'exemple 1 avec l'hypothèse que l'intéressé serait redevable au
courant de 1996 du paiement de trois acomptes provisionnels, égal chacun à
3820 d et qu'il aura réalisé au titre de la même année un bénéfice fiscal de 10
000D.
1- Acomptes provisionnels dus en 1996 :
- 1er acompte dû 320D, 000
- à déduire avance - 1 011D, 937
________________ ------------------------------
- reste à reporter sur 2ème acompte 691D, 937
- 2ème acompte dû
- à déduire excédent de l'avance 320D, 000
- reste à reporter sur 3ème acompte 691D, 937
- 3ème acompte dû 320D, 000
- à déduire excédent de l'avance - 371D, 937
_____________
-------------------------------
- reste à reporter sur L'IR et dû en 1997 51D, 937
2- IR dû en 1997 au titre des bénéfices de 1996
- Bénéfice fiscal : 10 000D, 000
- IR dû
1 525D , 000
- à déduire : - acompte provisionnel 960 D, 000
- reliquat avance 51 D, 937
----------------
_______________
reste dû à payer 513D, 063
II RECOUVREMENT ET CONTENTIEUX
Le recouvrement de l'avance, la constatation des infractions et le contentieux y
afférents s'effectuent comme en matière de droit de douane.
Note Commune N° : 19/96
OBJET : Commentaire des dispositions des articles 43, 45, et 46 de la loi n° 95
109 du 25 décembre 1995 portant loi finances pour la gestion 1996 relatifs à
l'extension de la TVA au commerce de détail.
RESUME
- Extension de la TVA au commerce de détail-
- L'article 43 de la loi n° 95-109 du 25 décembre 1995 portant loi de finances
pour la gestion 1996 a soumis à la TVA les commerçants détaillants dont le
chiffre d'affaires total annuel est égal ou supérieur à 100.000 D :
- L'article 45 de la même loi a prévu des dispositions particulières concernant la
facturation, la liquidation de la TVA et l'obligation des nouveaux assujettis
- L'article 46 de la même loi a fixé la date de mise en application de ces mesures
au 1er juillet 1996.
Dans le cadre de la réforme de la fiscalité indirecte, la TVA a été instituée par
étapes. Dans une première étape la TVA à concerné à partir du 1er juillet 1988 :
- Le secteur industriel, l'artisanat, les services et les professions non
commerciales,
- Les reventes en l'état effectuées par les concessionnaires de biens
d'équipement industriels et de travaux publics.
Dans une deuxième étape, elle a concerné le commerce de gros à l'exclusion
des produits alimentaires, et ce, à partir du 1er octobre 1989. Par ailleurs les non
assujettis à la TVA peuvent opter pour le régime de ladite taxe conformément à
l'article 2 du code de la TVA.
Afin de poursuivre cette démarche, l'article 43 de la loi n° 95-109 du 25
décembre 1995 portant la loi de finances pour la gestion 1996 a prévu l'extension
du champ d'application de la TVA au commerce de détail pour les commerçants
détaillants réalisant un chiffre d'affaires annuel égal ou supérieur à 100 000D.
En outre d'autres mesures sont prévues pour la mise en application de la
disposition précitée à savoir :
- des règles particulières de facturation et de liquidation de la TVA(article 45);
- des obligations particulières aux niveaux assujettis (article 45);
- la date d'application de ces mesures (article 46);
La présente note a pour objet de commenter les dispositions en question.
I - ASSUJETTISSEMENT A LA TVA DES COMMERCANTS DETAILLANTS
L'article 43 de la loi n° 95-109 a soumis à la TVA la revente en l'état des produits
par les commerçants détaillants qui réalisent un chiffre d'affaires annuel global
égal ou supérieur à 100 000 D
A/ Opérations entrant dans la détermination de la limite de 100 000D
Rentrent en ligne de compte pour la détermination de la limite de 100 000D
prévu par l'article 43 de la loi n° 95-109 toutes les ventes réalisées par le
commerçant détaillant quelque soit le régime fiscal des produits vendus au
regard de la TVA;
Cette limite comprend :
- les ventes des produits soumis à la TVA
- les ventes des produits exonérés de ladite taxe en vertu du tableau A annexé
au code de la TVA ou de tout autre texte;
- les ventes réalisées à l'exportation;
- les ventes régime suspensif
- les ventes de produits non soumis à la TVA au stade du détail, en application
des dispositions de l'article 43 de la loi finances pour la gestion 1996 à savoir les
produits alimentaires, les produits pharmaceutiques et les produits soumis à
l'homologation administrative des prix tel que prévus par le décret n° 95-1142 du
28 juin 1995, (Cf. exemples 1 à 3 en annexe I ).
B/ Période servant de base pour l'appréciation de la limite de 100 000D.
La période servant de base pour la détermination du chiffre d'affaires à retenir
pour soumettre les commerçants détaillants à la TVA diffère selon que le
commerçant détaillant est en exercice avant le 1er janvier 1996 ou à partir de
cette date.
1- Commerçants détaillants en exercice avant le 1er janvier 1996 Pour ces
commerçants, le chiffre d'affaires à prendre en compte est le chiffre d'affaires
total déclaré ou redressé de l'année 1995.
Au cas où le chiffre d'affaires de 1995 aurait atteint 100 000D, ces commerçants
seront assujettis à la TVA au 1er juillet 1996. (Cf exemple 4 en annexe I).
Au cas où le chiffre d'affaires de 1995 n'aurait pas atteint la limite de 100 000D
ces commerçants ne seront assujettis à la TVA au 1er juillet 1996 sauf option de
leur part. Toutefois, ils sont tenus de s'assurer au 31 décembre de chaque année
à commencer par l'année 1996 que leur chiffre d'affaires réalisé au titre de
l'année concernée a atteint 100 000D. Dans ce cas, ces commerçants détaillants
seront assujettis au 1er janvier de l'année suivante (Cf exemple 5 en annexe I).
2 - Commerçants détaillants en exercice à partir du 1er janvier 1996 Au cas où
pour une année déterminée le chiffre d'affaires totales aurait atteint 100 000D
l'assujettissement de ces commerçants détaillants prend effet à compter du 1er
janvier de l'année suivante (Cf exemple 7 en annexe I).
Il demeure entendu que les commerçants détaillants dont le chiffre d'affaires
n'atteint pas 100 000D, peuvent opter pour la TVA à n'importe quel moment de
l'année conformément à la législation en vigueur.
II - LES VENTES SOUMISES A LA TVA AU STADE DU DETAIL
Il s'agit de toutes les ventes de produits réalisées par les commerçants
détaillants assujettis à la TVA sauf exonération propre au secteur du détail en
vertu de l'article 43 de la loi n°95-109 du 25 décembre 1995, exonération
expresse prévue par le tableau "A " annexé au code de la TVA ou suspension de
ladite taxe en vertu de code d'incitations aux investissements.
A/ Exonérations propres au secteur du détail en vertu des dispositions de
l'article 43 de la loi de finances pour la gestion 1996
L'article 43 de la loi n°95-109 sus-visée exonère de la TVA au stade du détail, les
ventes de produits alimentaires, de produits pharmaceutiques, de médicaments
et de produits soumis au régime de l'homologation administrative des prix.
1/ Exonération des produits alimentaires
Cette Exonération couvre tous les produits alimentaires commercialisés par le
commerçant détaillant indépendamment demeure régime au regard de la TVA
au stade de la production ou de l'importation. Il en découle que l'exonération de
la TVA couvre aussi bien les produits alimentaires ayant subi la TVA au stade de
l'importation ou de la production que ceux exonérés de ladite taxe à l'un ou
l'autre de ces deux stades.
Exemples :
- Les conserves alimentaires supportent la TVA au stade de la production ou de
l'importation mais sont exonérées de la TVA lorsqu'elles sont commercialisées
par un commerçant détaillant.
- Les pâtes alimentaires farcies et les pâtes alimentaires aux œufs sont
soumises à la TVA au stade de la production ou de l'importation mais sont
exonérées de cette taxe au stade de la vente par le commerçant détaillant.
- Le couscous et les pâtes alimentaires de qualité ordinaire sont exonérés de la
TVA au stade de la production et le sont aussi au stade du détail.
2/ Exonération des produits pharmaceutiques et des médicaments
a - Définition
- Médicaments
On entend par médicament conformément aux dispositions de l'article 21 de la
loi n°73-55 du 3 août 1973 relatif à l'organisation des professions
pharmaceutiques toute substance ou composition présentée comme possédant
des propriétés curatives ou préventives à l'égard des maladies humaines ou à
l'animales, ainsi que tout produit pouvant être administré à l'homme ou à
l'animale en vue d'établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou
modifier leurs fonctions organiques.
- Produits pharmaceutiques
Selon la définition communiquée par le ministère de la santé publique, on entend
par produit pharmaceutique "tout médicament ou tout produit similaire
notamment les accessoires, pansements, insecticides et acaricides destinés à
être appliqués sur l'homme, les produits pour l'entretien de tout accessoire et
matériel médical susceptible de présenter des dangers pour le patient ou
l'utilisateur du point de vue de la nomenclature douanière des produits, les
termes "médicaments et produits pharmaceutiques " englobent tous produits
relevant des numéros des positions tarifaires 30-01 à 30-06 à savoir :
--------------------------------------------------------------------------------------------------
POSITION DESIGNATION DES PRODUITS
--------------------------------------------------------------------------------------------------
30.01 : Glandes et autres organes à usages opthérapiques, à l'état desséché,
même pulvérisés, extraits, à usage opthérapiques, de glandes ou d'autres
organes ou de leurs sécrétions, héparine et ses sels, autres substances
humaines ou animales préparées à des fins thérapeutiques.
30.02 : Sans humain, sang animal préparé en vue d'usages thérapeutiques
prophylactiques ou de diagnostic, sérums spécifiques d'animaux ou de
personnes immunisées et autres constituants du sang, vaccins, toxines, cultures
de micro-organismes (à l'exclusion des levures ) et produits similaires.
30.03 : Médicaments constitués par des produits mélangés entre eux, préparés à
des fins thérapeutiques ou prophylactiques, mais présentés sous forme de dose,
ni conditionnés pour la vente au détail.
30.04 : Médicaments constitués par des produits mélangés entre eux, préparés à
des fins thérapeutiques ou prophylactiques, mais présentés sous forme de dose
ou conditionnés pour la vente au détail.
30.05 : ouates, gazes, bandes et articles analogues (pansements, sparadraps,
sinapismes, par exemple), imprégnés ou recouverts de substances
pharmaceutiques ou conditionnées pour la vente au détail à des fins médicales,
chirurgicales, dentaires ou vétérinaires.
30.06 : Préparations et articles pharmaceutiques à savoir :
- les catguts stériles similaires pour sutures chirurgicales et les adhésifs stériles
pour tissus organiques utilisés en chirurgie pour refermer les plaies.
- les laminaires stériles
- les hémostatiques résorbables stériles pour la chirurgie ou l'art dentaire
- les préparations opacifiantes pour examens radiographiques ainsi que les
réactifs de diagnostic conçus pour être employés sur le patient
- les réactifs destinés à la détermination des groupes ou des piqûres sanguines
- les ciments et autres produits d'obturation dentaire, les ciments pour la réfection
osseuse
- les trousses et boîtes de pharmacie garnies, pour soins de première urgence
- les préparations chimiques contraceptives à base d'hormones ou spermicides.
--------------------------------------------------------------------------------------------------
b- Regle d'ordre pratique
Sur un plan pratique, les termes médicaments et produits pharmaceutiques
couvrent tout produit dont la commercialisation est du ressort exclusif des
officines selon la réglementation du secteur. En conséquence ne sont pas
considérés comme produits pharmaceutiques et demeurent de ce fait, soumis à
la TVA au stade du détail notamment :
- les produits d'hygiène corporelle (dentifrices et brosses à dents, savon,
shampooings et lotions capillaires... etc);
- Les produits cosmétiques
- Les produits de beauté
- Les produits de la droguerie, (raticides, insecticides, désinfectants)
- Les produits de parfumerie
3 - Exonération des produits soumis au régime de l'homologation administrative
des prix
La liste des produits soumise au régime de l'homologation administrative des prix
est fixée par le tableau " A " annexé au décret n° 95-1142 du 28 juin 1995 relatif
aux produits et services exclus du régime de la liberté des prix et aux modalités
de leur encadrement.
Toutefois et compte tenu de l'exonération expresse des médicaments des
produits pharmaceutiques et des produits alimentaires au stade du détail,
l'exonération au titre des produits relevant du régime de l'homologation
administrative des prix concerne les produits suivant :
- papier et cahier scolaire subventionnés
- carburants y compris le GPL
- tabac, allumettes, poudre à feu et cartes à jouer
- alcools
- ciment
- rond à béton
Il s'ensuit à titre indicatif que compte tenu des exonérations précitées :
- les commerçants détaillants en alimentation générale sont soumis à la TVA
uniquement pour les produits non alimentaires;
- les pharmaciens sont soumis à la TVA pour les produits autres que les
médicaments, les produits pharmaceutiques et alimentaires
- les revendeurs de carburants (station services) sont soumis à la TVA pour leurs
ventes de produits autres que les carburants, tels que les huiles de graissage et
lubrifiants, les pièces de rechange, les pneumatiques, les batteries, les filtres et
pour les ventes de produits autres qu'alimentaires réalisées dans les shops.
b- Exonération en vertu du tableau " A " annexé au code de la TVA
Ces exonérations de portée générale, reprises par le tableau " A " annexé au
code de la TVA, s'appliquent également au stade du détail et concernent
notamment :
- les parties et pièces détachées à usage agricole dont la liste est fixée par le
décret n° 95-1764 du 2 octobre 1995.
- les biens d'équipements utilisés dans l'artisanat dont la liste est fixée par le
décret n° 94-491 du 28 février 1994.
- les livres et les journaux
- le chauffe-eau solaire
- le filtre pour hémodialyse
- les fauteuils et véhicules similaires pour invalides.
c- suspension de la TVA en application du code d'incitations aux
investissements
1- Biens concernés
Il s'agit :
- des biens d'équipements agricoles et de pêche dont la liste est fixée par le
décret n° 94-1031 du 2 mai 1994 tel que modifié par le décret n° 95-1167 du 3
juillet 1995.
- des biens d'équipements nécessaires aux institutions déduction
d'enseignement et de recherche scientifique dont la liste est fixée par le décret n°
94-557 du 15/03/1994.
- des biens d'équipements nécessaires aux établissements de production et d
'industries culturelles fixées par le décret n° 94-490 du 28/02/1994.
- des biens d 'équipements nécessaires aux établissements sanitaires et
hospitaliers fixés par le décret n° 94-1056- du 09/05/1994.
2- Conditions d'octroi de la suspension de la TVA
La suspension de la TVA est accordée au vu d'une autorisation préalable
délivrée par le centre de contrôle des impôts compétent
III- MODALITES DE FACTURATION ET DE LIQUIDATION DE LA TVA
A/ Modalités de facturation de la TVA
1- Règle générale de facturation
Les commerçants détaillants soumis à la TVA sont tenus de délivrer des factures
individuelles conformes aux prescriptions de l'article 18 du code de la TVA (Cf §
V-A ci-dessus) pour les ventes portant sur des produits soumis à la TVA lorsque
ces ventes sont destinées :
- à l'état et aux établissements publics à caractère administratif
- aux collectivités locales
- aux assujettis à la TVA
- aux personnes morales
- aux personnes physiques soumises à l'impôt sur le revenu au titre des
bénéfices industriels et commerciaux et des bénéfices des professions non
commerciales.
- à tout autre client qui réclame la facture.
2- Règles particulières de facturation
Pour les ventes n'ayant pas fait l'objet de factures individuelles le commerçant
détaillant est tenu d'arrêter quotidiennement leur montant et d'établir une facture
globale. Le montant de la caisse y compris les chèques et les traites ainsi que
les décaissements effectués par le biais de ladite caisse et le montant des
ventes ayant fait l'objet de factures individuelles.
Cette facture globale doit obligatoirement porter un numéro dans la série
interrompu des factures individuelles émises par le commerçant détaillant.
b/ Modalités de liquidation de la TVA
1- Chiffre d'affaires ayant fait l'objet de factures individuelles
Le code de la TVA fait obligation aux assujettis à la TVA de liquider la TVA due
au titre de chaque taux sur la base du chiffre d'affaires mensuel réalisé au titre
des ventes pour lesquelles des factures ont été établies.
2- Chiffre d'affaires ayant fait l'objet de factures globales
a- Règles générales
L'article 44 de la loi n° 95-109 a prévu des modalités particulières de liquidation
de la TVA pour les ventes ayant fait l'objet d'une facture globale établir par le
détaillant pour ordre à la fin de chaque journée. Ces modalités ont pour but de
déterminer la part de chaque taux dans le chiffre d'affaires global, elle consiste
en l'application au chiffre d'affaires mensuel ayant fait l'objet et factures globales
d'un coefficient résultant du rapport ci-après :
- Au numérateur : le montant hors TVA des achats du mois portant sur des
produits destinés à la revente en l'état soumis à l'un des taux de la TVA. Sont
soumis à la TVA à l'achat auprès du fabricant ou à l'importation et exonérés de
cette taxe lors de la vente par commerçant détaillant telles que les conserves
alimentaires.
- Au dénominateur : le montant total des achats de marchandises du même mois
hors TVA.
En conséquence, les ventes du mois concerné ayant fait l'objet de facturation
globale sont ventilées en appliquant les différents coefficients dégagés au
montant total des ventes Du mois ayant fait l'objet de facturation globale.
Le chiffres d'affaires ainsi dégagées sont considérées TVA comprise, c'est
pourquoi il y a lieu d'appliquer la formule suivante pour déterminer le montant de
la TVA par taux :
(CA correspondant à chaque taux X taux de la TVA ) x 100
-------------------------------------------------------------
100 + taux de la TVA
(Cf. exemple 8 en annexe I)
b- Règles particulières
- Au cas où le commerçant détaillant ne réaliserait pas au cours d'un mois donné
des achats de marchandises destinées à la revente en l'état il doit appliquer les
pourcentages dégagés sur la base des achats connus du dernier mois.
- Au cas où le commerçant détaillant pourrait répartir par des moyens
informatiques ou autres son chiffre d'affaires selon chaque taux, il n'est pas tenu
d'appliquer les coefficients dégagés sur la base des achats et reste tenu d'établir
la facture globale quotidienne en mentionnant le chiffre d'affaires réparti selon
chaque taux et les montants de la TVA correspondants.
IV- CREDIT DE DEPART DE TVA AU TITRE DES IMMOBILISATIONS ET
MARCHANDISES DETENUES EN STOCK A LA DATE DE
L'ASSUJETTISSEMENT
Les détaillants soumis à la TVA à compter du 1er juillet 1996, sont autorisés
conformément aux dispositions de l'article 9 du code de la TVA à bénéficier d'un
crédit de taxe sur la valeur ajoutée (crédit de départ) au titre de la taxe ayant
grevé les immobilisations et les marchandises en stock au 30 juin 1996.
Le bénéfice du crédit de départ est accordé quelle que soit la source
d'approvisionnement c'est à dire que les achats aient été réalisés auprès
d'assujettis ou non et qu'ils aient été réalisés en régime local ou à l'importation.
A/ Evaluation du crédit de départ
Le crédit de TVA pour les éléments en stocks est déterminé à partir des factures
d'achat y afférentes.
Au cas où le commerçant détaillant se trouverait dans l'impossibilité d'identifier le
montant de la TVA ayant grevé les produits en stocks sur la base des factures
d'achats, il peut déterminer le crédit de départ par application, du taux de la TVA
en vigueur au 30 juin 1996, au prix d'achat TTC du produit selon la formule
suivante :
montant des achats TTC x 100 x taux TVA
---------------------------------------------
100 + taux TVA
l'évaluation du crédit de départ de TVA dépend de la qualité du commerçant
détaillant au regard de la TVA (assujetti total ou partiel).
1- Cas des commerçants détaillants assujettis à la TVA au titre de totalité de leur
activité
Les commerçants détaillants dont l'activité porte exclusivement sur des produits
soumis à la TVA bénéficient :
- d'un crédit de TVA égal au montant total de la TVA ayant grevé les
marchandises détenues en stock à la date de l'assujettissement.
- d'un crédit de TVA égal au montant total de la TVA ayant grevé les
immobilisations qui n'ont pas été utilisées à la date de l'assujettissement.
- d'un crédit de TVA égal à la TVA supportée par les immobilisations en cours
d'utilisation diminuée du cinquième ou du dixième par année civile ou fraction
d'année civile de détention selon qu'il s'agit d'un équipement ou d'un d'une
construction ( Cf. exemple 9 en annexe I)
2- Cas des commerçants détaillants assujettis partiels à la TVA
A/ Règle générale
Les commerçants détaillants dont l'activité porte concurremment sur des
produits soumis à la TVA et sur des produits non soumis à ladite taxe peuvent
déterminer le crédit de TVA
afférente aux stocks de biens et aux immobilisations en tenant compte des
règles suivantes :
- pour le stock de marchandises qui supportent la TVA au stade de détail, le
crédit de départ est constitué par le montant intégral de la TVA ayant grevé ces
marchandises,
- pour le stock de marchandises exonérées de la TVA au stade du détail, aucun
crédit de TVA ne peut être accordé même si les marchandises ont supporté la
TVA à l'achat par le commerçant détaillant,
- pour les immobilisations amortissables utilisées exclusivement pour les besoins
du commerce de détail en produits soumis à la TVA, le crédit de TVA est
constitué lé par le montant de la TVA ayant grevé les immobilisations en
question diminuée du dixième par année civil ou fraction d'année civile de
détention pour les constructions et du cinquième pour reste des immobilisations
amortissables,
- pour les immobilisations utilisées exonérées de la TVA, il n'est pas accordé de
crédit de départ. Il en est de même pour les véhicules de tourisme servant au
transport de personnes,
- pour les immobilisations utilisées concurremment pour des produits soumis à la
TVA et des produits exonérés de cette taxe au stade du commerce de détail, le
crédit de TVA est obtenu en appliquant, au montant de la TVA ayant grevé ces
immobilisations diminuées au dixième ou du cinquième comme indiqué ci-
dessus, un pourcentage de déduction calculé sur la base du chiffre d'affaires
réalisé en 1995. Ce pourcentage conformément aux dispositions de l'article 9 du
code de la TVA est ainsi déterminé :
(CA soumis à la TVA + CA exportation + CA suspension) + TVA y afférente
___________________________________________________________
montant du numérateur + CA exonéré
(Cf. exemple 10 en annexe I)
b- Mesure d'assouplissement
en cas d'impossibilité pour le commerçant détaillant de dégager le prorata de
déduction sur la base du chiffre d'affaires de 1995 comme indiqué ci haut, il est
admis à titre exceptionnel, de déterminer ce pourcentage sur la base des
résultats dégagés par l'inventaire des stocks de marchandises existant au 30 juin
1996 et ce, selon la formule suivante :
Montant TTC des marchandises en stock soumises à la TVA au
stade de détail
_____________________________________________________________
Montant du numérateur + Montant total TTC des marchandises en
stock exonéré
de la TVA au stade du
détail
(Cf. exemple 11 en annexe I )
C/ Régularisation annuelle du pourcentage de déduction
Compte tenu du caractère provisoire de ce pourcentage tel que prévu par l'article
9 du code de la TVA en ce qui concerne les immobilisations amortissables, le
commerçant détaillant assujetti partiel à la TVA est tenu d'opérer une
régularisation de la TVA déduite au titre des immobilisations si le pourcentage
déterminé à la clôture de l'année varie de plus de cinq centièmes en plus ou en
moins par rapport au pourcentage déjà utilisé. La première régularisation doit
éventuellement intervenir sur la déclaration de TVA au titre du mois de janvier
1997 sur la base du pourcentage de déduction déterminé à partir du chiffre
d'affaires des six derniers mois de 1996.
B/ Incidence du crédit de départ sur la comptabilité
Le bénéfice du crédit de TVA sur les biens amortissables a pour conséquence la
réduction de la valeur nette comptable d'un montant égal a celui du crédit de
TVA.
Le commerçant détaillant assujetti à la TVA est tenu de régulariser ses écritures
comptables de telle sorte que ses immobilisations soient inscrites à partir du 1er
juillet 1996 pour leur valeur comptable diminuée du montant du crédit de départ y
afférent.
C/ Condition de bénéfice du crédit de départ
Afin de bénéficier du crédit de départ de TVA, le commerçant détaillant qui sera
assujetti à la TVA à compte du 1er juillet 1996 est tenu en application des
dispositions de l'article 9 du code de la TVA de déposer apurés du centre ou du
bureau de contrôle des impôts de sa circonscription un inventaire du stock
d'immobilisations et de marchandises détendues à la date de l'assujettissement
et ce dans un saille ne dépassant pas la fin du troisième mois qui suit celui de
l'assujettissement.
Pour les commerçants détaillants nouvellement assujettis à la TVA à la date du
1er juillet 1996, le dépôt de l'intervenir des stocks détenus au 30 juin 1996 doit
intervenir au plus tard le 30 septembre 1996.
Cet inventaire, doit faire apparaître :
- la désignation des marchandises et leur quantité,
- la désignation des immobilisations amortissables et leur date d'acquisition,
- la valeur de ces biens hors TVA,
- le montant de la TVA ayant grevé ces biens,
- le crédit de départ de TVA
V- OBLIGATIONS
Les commerçants détaillants assujettis à la TVA en application de l'article 43 de
la loi n° 95-109 sont tenus de retirer leur carte d'identification fiscale à la TVA
auprès du bureau de contrôle des impôts dont ils dépendent et de respecter les
obligations prévues par le code de la TVA ainsi que celles instituées par l'article
44 de la loi n° 95-109.
A/ Facturation de la TVA
Les commerçants détaillants assujettis à la TVA sont tenus d'établir des factures
individuelles et des factures globales numérotées dans une série ininterrompue
conformément aux dispositions de l'article 18 du code de la TVA.
Les factures individuelles émises par le commerçant détaillant doivent comporter
les mentions suivantes :
- le numéro de la carte d'identification fiscale d'assujettis à la TVA
- la date de l'opération
- l'identification du client et son adresse
- la désignation des produits objet de la vente
- le prix hors TVA
- les taux et les montants de la TVA
- le prix TTC
Les dits commerçants sont tenus également :
- de mentionner sur les factures le montant de la TVA suspendue en application
de la législation en vigueur et de communiquer à l'administration fiscale à la fin
de chaque trimestre une copie de ces factures.
- De déclarer au bureau de contrôle des impôts dont ils dépendent les noms et
adresses de leurs fournisseurs en factures.
B/ TENUE D' UN LIVRE DES ACHATS ET DES VENTES
En plus de la tenue de comptabilité régulière telle que prévue par les articles 8,9
et 10 du code de commerce et de l'article 62 du code de l'impôt sur le revenu et
de l'impôt sur les sociétés, l'article 45 de la loi n° 95-109 du 25 décembre 1995, a
astreint les commerçants détaillants à tenir un livre spécial côté et paraphé par
les centres ou bureaux de contrôle des impôts dont dépend leur activité et ce à
l'instar des autres assujettis à la TVA. Ce livre doit comporter un compte des
achats et un compte des ventes.
Etant noté qu'il est possible de tenir deux livres, un pour des achats et un pour
les ventes.
1°) Informations à inscrire sur le livre :
Les commerçants détaillants doivent inscrire sur ce livre jour par jour sans blanc,
ni rature, ni surcharge.
a- Le montant des achats locaux et celui des importations de produits destinés à
la revente quel que soit leur régime fiscal mentionnant distinctement pour chaque
opération, le prix d'achat hors taxe sur la valeur ajoutée, le taux de la taxe
appliqué ainsi que le montant de la taxe. Toutefois les achats sont inscrits toutes
taxes comprises lorsque les produits ayant supporté à la TVA à l'achat ne sont
pas soumis à la TVA lors de la vente par commerçant détaillant. C'est le cas par
exemple des produits agro-alimentaires (sardine, conserves de tomates etc).
b- Ils doivent également inscrire sur ce livre, au fur et à mesure de leur
réalisation:
- le chiffre d'affaires pour lequel des factures individuelles ont été délivrées à
l'occasion de chaque opération de vente
- le chiffre d'affaires pour lequel ils ont émis des factures globales conformément
aux dispositions de l'article 45 sus-visé sur la base de l'arrêté de caisse.
(Cf. le modèle du livre en annexe II).
2- Arrêté de compte
a- le compte des achats doit être arrêté mensuellement.
b- le commerçant détaillant est tenu d'arrêter et d'inscrire sur ce livre, en
fin d'année la valeur du stock de marchandises.
C/ Dépôt de déclaration mensuelle de TVA
Les commerçant détaillants sont tenus de souscrire et de déposer la déclaration
mensuelle, en vue de leur imposition à la TVA et ce, à la recette des finances
compétente :
- dans les 15 premiers jours du mois qui suit celui de la réalisation du CA pour
les personnes physiques.
- Dans les 28 premiers jours du mois qui suit celui de la réalisation du CA pour
les personnes morales.
VI- LIQUIDATION DE LA TVA DU TITRE DU MOIS DE JUILLET 1996
La liquidation de la TVA par les commerçants détaillants au titre du chiffre
d'affaire réalisé au cours d'un mois donné diffère selon que ce commerçant est
assujetti à la TVA sur la totalité de ses ventes ou seulement sur une partie. Les
exemples 12 et 13 en annexe I illustrent la liquidation de la TVA en tenant
compte de ces deux situations pour le mois de juillet 1996.
EVALUATION DU CREDIT DE DEPART
Cas du commerçant détaillant assujetti à la TVA au titre de la totalité de son
activité
Exemple 9 :
Soit un commerçant détaillant de pièces de rechanges qui a réalisé un chiffre
d'affaires annuel total au titre de 1995 s'élevant à 400.000 D .Ce commerçant
détaillant est assujetti à la TVA à compter du 1er juillet 1996 et ce en application
des dispositions de l'article 43 de la loi n° 95-109 du 25 décembre 1995.
A ce titre, ce commerçant bénéficie d'un crédit de TVA.
Supposons qu'au 30 juin 1996 son inventaire des biens en stocks se présente
comme suit :
- Pièces détachées importées : 110.000 D
- Pièces détachées achetées auprès d'assujettis :80.000 D
A supposer qu'à cette même date, il possède :
- 1 camion berlier acquis le 03 mars 1994 pour : 50.000 D
- 1 magasin construit en 1995 pour : 100.000 D
Ces valeurs s'entendent taxe comprise. La détermination du crédit de départ
s'établit comme suit :
- TVA sur pièce détachée importée :
(110.000 D x 100 x 1,25 ) x 17% = 19.278,350 D
-----------------------------
121,25
- TVA au titre des pièces détachées acquises auprès d'assujettis :
80.000 D x 100 x 17% = 11.623,932 D
------------------------
117
- TVA sur le camion :
50.000 D x 100 x 17% = 7.264,957 D
------------------------
117
Ce matériel étant détenu depuis 3 ans, il ouvre droit à un crédit de TVA pour les
2/5 de la TVA sur achat soit :
7.264,957 D x 2 = 2.905,983 D
-----------------
5
- TVA sur le magasin
100.000 D x 100 x 17 % = 14.529,914 D
-----------------
117
Le délai de détention du magasin au 30 juin 1996 étant de 2 années, il ouvre
droit à crédit pour les 8/10 du montant de la taxe soit :
14.529,914 D x 8 = 11.623,931 D
--------------------
10
- Crédit total de départ de la TVA ouvrant droit à déduction :
19.278,350 D + 11.623,932 D + 2.905,983 D + 11.632,931 D = 45.432,196 D
Cas du commerçant détaillant assujetti partiel à la TVA
Exemple 10 :
Soit un pharmacien qui a réalisé un chiffre d'affaires total annuel au titre de 1995
de 250.000 D ainsi réparti :
- 60.000 D au titre des produits pharmaceutiques
- 150.000 D au titre des médicaments
- 40.000 D au titre des autres produits (jouets, produits cosmétiques).
Ce pharmacien est assujetti à la TVA à partir du 1er juillet 1996 au titre des
ventes de produits autres que les médicaments et les produits pharmaceutiques.
A ce titre, ce pharmacien bénéfice d'un crédit de TVA au titre des
immobilisations et des stocks détenus au 30 juin 1996.
A supposer qu'au 30 juin 1996 son inventaire des biens en stock se présente
comme suit :
- médicaments
20.000 D TTC
- Produits pharmaceutiques 10.000 D TTC
- Autres produits soumis à la
TVA au taux de 17%
5.000 D TTC
- une voiture de tourisme 25.000 D TTC
- une voiture utilitaire acquise le 10 juin 1995 10.000 D TTC
- un local professionnel construit en 1994 20.000 D TTC
- un réfrigérateur pour la conservation de certains
Médicaments au froid acquis en 1994 : 1000 D TTC
1/ Détermination du crédit de départ au titre des médicaments et produits
pharmaceutiques :
Aucun droit à crédit n'est admis au titre du stock de médicaments et de produits
pharmaceutiques compte tenu du fait que ces produits ne sont pas soumis à la
TVA au stade du détail.
2/ Détermination du crédit de TVA au titre des autres produits
Pour les produits détenus en stock autres que les médicaments et les produits
pharmaceutiques et par application de la règle de l'affectation le crédit de TVA
est constitué par le montant intégral de la TVA sur ces biens puisque la vente de
ces produits par le pharmacien est soumise en totalité à la TVA.
5.000 D x 100 x 17% = 726,496 D
-------------------
117
3/ Détermination du crédit de TVA sur immobilisations par application de la règle
du prorata.
A/ Calcul du prorata de déduction
40.000 D
--------------------------------- = 16 %
60.000 D + 150.000D + 40.000 D
B/ Crédit de TVA au titre de la voiture utilitaire
10.000 D x 100 x 17% = 1.452,992 D
-----------------
117
Cette voiture étant détenue depuis deux ans le crédit de TVA est accordée dans
la limite de 3/5, soit :
1.452,992 D x 3 = 871,795 D
-----------------
5
Compte tenu du fait que la voiture utilitaire est utilisée aussi bien pour l'activité
soumise que pour l'activité non soumise, le crédit de TVA sur la voiture est égal à
:871,795 D x 16 % = 139,487 D
C/ Crédit de TVA au titre du local à usage professionnel
20.000 D x 100 D x 17% = 2.905,983 D
-------------------
10
La durée de détention au 30 juin 1996 est de 3 années le pharmacien bénéficie
d'un crédit de départ au titre de la pharmacie pour les 7/10 du montant de la taxe
soit :2.905,983 D x 7 = 2.034,188 D
-----------------
10
En raison de l'usage mixte du local, le crédit de départ sur ce local est fégal à :
2.034,188 x 16% = 325,470 D
D/ Crédit de TVA au titre de la voiture de tourisme
Pour la voiture de tourisme servant au transport de personnes aucun crédit de
TVA ne peut être accordé puisque la voiture n'ouvre pas droit à déduction
conformément à l'article 10 du code de la TVA.
E / Crédit de TVA au titre du réfrigérateur
Pour le réfrigérateur aucun crédit de TVA ne peut être accordé puisque le
réfrigérateur est affecté à la conservation des médicaments exonérés de la TVA
lors de la vente par le pharmacien
F / Crédit de départ total :
726,496 D + 139,487 D + 325,470 D = 1.191,453 D.
REGLE PRATIQUE POUR LE CALCUL
DU PRORATA DE DEDUCTION
Exemple 11 :
Supposons que le pharmacien de l'exemple 10 ne dispose pas de la répartition
du chiffre d'affaires de 1995 et ne peut pas donc calculer le prorata de déduction
conformément aux dispositions de l'article 9 du code de la TVA. Dans ce cas, il
peut utiliser le prorata de déduction suivant en utilisant la répartition du stock des
biens soumis et non soumis à la TVA au stade du détail :
5000 D = 5.000 D = 14,28 %
---- ------------------------ ----------
20.000 D + 10.000 D + 5.000 D 35.000 D
Dans ce cas le crédit de départ serait de :
- Pour la voiture utilitaire : 871,795 D x 14,28 % = 124,492 D
- Pour le local à usage professionnel: 2.034,188 D x 14,28 % =
290,482 D
Soit un crédit de départ total :
726,496 D + 124,492 D + 290,482 D = 1.141,470 D
LIQUIDATION DE LA TVA AU TITRE DU MOIS DE JUILLET 1996
Cas de détaillant assujetti à la TVA au titre de l'ensemble de son activité
Exemple 12 :
Reprenons l'exemple 8 ci dessus et supposons que l'inventaire des stocks de
marchandises détenues au 30 juin 1996 fasse ressortir un crédit de départ de
30.000 D. Le montant global de la TVA due au titre du mois de juillet 1996
s'établit comme suit :
510 D + 700 D + 726,423 D + 909,136 D = 2.845,559 D
La TVA déductible sur achats des marchandises au titre du mois de juillet 1996
est égale à :
680 D + 800 D = 1480 D
Supposons que la TVA déductible au titre des frais généraux au mois de juillet
1996 soit égale à 200 D.
La liquidation de la TVA au titre du mois de juillet 1996 s'effectue comme suit :
2845,559 D - (1480 D + 200 D + 30.000 D ) = 28.834, 441 D.
La déclaration au titre du mois de juillet 1996 à déposer au mois d'août 1996
dégage un crédit de TVA reportable sur les déclarations ultérieures s'élevant à
28.834,441 D
Cas de détaillant assujettis partiel à la TVA
Exemple 13 :
Soit une entreprise (grand surface ) qui a réalisé au titre de l'année 1995 un
chiffre d'affaires global annuel égal à 5.000,000 D :
- 2 500 000D TTC au titre des ventes de produits alimentaires.
- 1 500 000D TTC au titre des ventes soumises à la TVA au taux de 10%.
- 1 000 000D TTC au titre des ventes soumises à la TVA au taux de 17%.
De ce fait ce commerçant est assujetti à compter du 1er juillet 1996.
1) supposons qu'il réalise un chiffre d'affaires au titre du mois de juillet 1996 ainsi
réparti :
a/ CA portant sur des ventes pour lesquelles des factures individuelles ont été
établies s'élevant à 200 000D hors TVA dont :
* 80.000D hors TVA pour des ventes portant sur des produits alimentaires.
* 50.000D pour des ventes portant sur des produits autres qu'alimentaires
soumis à la TVA au taux de 10%,
* 70.000D hors TVA pour des ventes portant sur des produits autres
qu'alimentaires soumis à la TVA au taux de 17%,
b/ CA portant sur des ventes sur lesquelles des factures globales ont été émises
s'élevant à 300.000D TVA comprise.
2) A supposer que ce commerçant détaillant effectue au titre du mois de juillet
1996 les achats suivants :
- 300 000D de produits alimentaires,
- 200 000D hors TVA, de produits autres qu'alimentaires soumis à la TVA au
taux de 10% soit
20 000 dinars de TVA,
- 100 000D hors TVA, de produits autres qu'alimentaires soumis à la TVA au
taux de 17% soit
17 000 dinars de TVA.
La liquidation de la TVA due au titre du mois de juillet 1996 par ce commerçant
s'effectue comme suit :
1/ Les ventes des produits alimentaires ne supportent pas de TVA au stade de
détail.
2/ Liquidation de la TVA pour les ventes au titre desquelles des factures
individuelles ont été établies :
- TVA due au taux de 10% :
50 000D x 10% = 5 000D
- TVA due au taux de 17% :
70 000D x 17% = 11 900D
3/ Liquidation de la TVA pour les ventes au titre desquelles des factures globales
ont été établies :
-TVA du au taux de 10%
* coefficient :
200 000D 200 000D
---------------------------------------------- = ------------ = 33,33%
200 000D + 300 000D + 100 000D 600 000D
* chiffre d'affaires soumis à la TVA au taux de 10%
300 000D x 33,33% = 99 990D
* TVA due :
99 990D x 100 x 10% = 9090D
--------------------
110
- TVA due au taux de 17%
* coefficient :
100 000D = 100 000D
------------------------------------------- ------------ = 16,66%
200 000D + 300 000D + 100 000D 600 000D
* CA soumis à la TVA au taux de 17 %
300 000D x 16,66 % = 49 980 D
* TVA due au taux de 17%
49 980 D x 100 x 17 % = 7 262,051 D
--------------------------------------------
117
4/ Total TVA due: 5 000D + 11 900D + 9 090D + 7 262,051D = 33 252,051D
TVA déductible
Supposons que :
- le crédit de départ de ce commerçant détaillant est de 50 000 D
- la TVA due sur les frais généraux au titre du mois de juillet 1996 est de
600 D.
S'agissant d'un assujetti partiel à la TVA, il fait application pour la
détermination de la TVA déductible au titre des frais généraux du prorata prévu
par l'article 9 du code de la TVA déterminé sur la base du chiffre d'affaires de
l'année 1995 comme suit :
( 1 500 000D + 1 000 000D )
------------------------------------------------------------------------- = 50%
( 1 500 000D + 1 000 000D ) + 2 500 000D
TVA déductible sur frais généraux
600D x 50 % = 300D
Total TVA déductible
50 000D + 20 000D + 17 000D + 300D = 87 300D
Liquidation de la TVA due ou à reporter au titre du mois de juillet 1996 :
33 252,051D - 87 300D = 54 047,949 D
La déclaration au titre du mois de juillet 1996 déposée au mois d'août 1996,
dégage un crédit reportable sur les déclarations ultérieures s'élevant à 54
047,949 D.
ANNEXE II A LA NOTE COMMUNE N° 19/96 (VOIR DOCUMENT)
LES ACHATS ET LES SERVICES
----------------------------------------------------------------------------------------------------
N° d'ordre | Facture | Nom du | Matr. Fis | Nature des | MntFac | Montant
TVA
| fourniss | Fournisseur | biens ou | [Link] |
-------------------------
|N° | Date| | | Sces |
(1) | Exo2|6%|10%|17%| 29%
----------------------------------------------------------------------------------------------------
| | | | | | | |
----------------------------------------------------------------------------------------------------
(1) Au cas où une facture d'achat comporterait plusieurs taux, servir une ligne
par taux
(2) Inscrire zéro "0" pour les achats des produits exonérés de la TVA
ANNEXE II A LA NOTE COMMUNE N° 19/96
LES VENTES ET LES PRESTATIONS
----------------------------------------------------------------------------------------------------
N° | Facture | Nom | Nature | C.A facture | Montant
| C.A | Montant |
d'ord| n° |date|du client| des ou | par operation | exo.| 6% | 10%| 17%| 29%|
facture| [Link] vente
| services | HT par taux (1)nere (2) |
| TTC | TTC (3) |
----------------------------------------------------------------------------------------------------
| | | | | | | |
--------------------------------------------------------------------------------------------------
(1) Au cas où une facture de vente comporterait plusieurs taux, servir une ligne
par taux
(2) Inscrire zéro "0" pour les ventes de produits exonérées de la TVA
(3) Total des ventes (1) + (2) + (3)
ANNEXE I A LA NOTE COMMUNE N° 19/96
EXTENSION DE LA TVA AU COMMERCE DE DETAIL
EXEMPLES D'APPLICATION
-----------------------------------------------------------------------------------------------
OBJET
EXEMPLES
-----------------------------------------------------------------------------------------------
Opérations rentrant dans la détermination de la limite de 100.00 D 1,2,3
Période servant de base pour l'appréciation de la limite de 100.000 D 4,5,6 et
7
Liquidation de la TVA à partir d'une facture globale 8
Evaluation du crédit de départ
* Cas du commerçant détaillant assujetti à la TVA
au titre de la totalité de son activité 9
* Cas du commerçant détaillant assujetti partiel à la TVA 10
* Règle pratique pour le calcul du prorata de déduction 11
Liquidation de la TVA au titre du mois de juillet 1996
* Cas de détaillant assujetti à la TVA au titre de l'ensemble
de son activité 12
* Cas de détaillant assujetti partiel à la TVA 13
-----------------------------------------------------------------------------------------------
EXTENSION DE LA TVA AU COMMERCE DE DETAIL
Opérations rentrant dans la détermination de la limite de 100.000 D
Exemple 1 :
Soit un commerçant détaillant en alimentation générale qui a réalisé en 1995 un
chiffre d'affaires égale à :
- 90 000 D au titre des ventes de produits alimentaires
- 30 000 D au titre des ventes d'autres produits
Le chiffre d'affaires à prendre en compte pour l'appréciation de la condition de
100 000 D est constitué par le montant total des ventes réalisées par ce
commerçant détaillant, c'est-à-dire :
90 000 D + 30 000 D = 120 000 D
LA condition de 100.000 D étant remplie, ce commerçant détaillant est assujetti à
la TVA à compter du 1er juillet 1996.
Exemple 2 :
Soit une pharmacie qui a réalisé en 1995 un chiffre d'affaires s'élevant à :
- 95 000 D au titre de la vente des médicaments et produits pharmaceutiques
- 10 000 D au titre de la vente d'autres produits
Le chiffre d'affaires à prendre en considération pour l'appréciation de la condition
de 100 000 D
est constitué par le montant total des ventes réalisées par ce pharmacien en
1995, c'est-à-dire :
95 000 D + 10 000 D = 105 000 D
La condition de 100 000 D étant vérifiée, ce pharmacien est assujetti à la TVA à
compter du 1er juillet 1996.
Entreprises créées à partir du 1er janvier 1996
Exemple 7 :
Soit un commerçant détaillant en alimentation générale ayant commencé son
activité au mois de mai 1996.
Supposons que son chiffre d'affaires total cumulé réalisé au 31 décembre 1996
atteint 100 000 D.
Ce commerçant détaillant est soumis à la TVA à compter du 1er janvier 1997 au
titre de ses ventes réalisées à partir de cette date.
LIQUIDATION DE LA TVA A PARTIR D'UNE FACTURE GLOBALE
Exemple 8 :
Soit un commerçant détaillant en électroménager qui a réalisé un chiffre d'affaire
global au titre de l'année 1995 égal à 300 000 D. Par conséquent il est soumis à
la TVA au 1er juillet 1996.
Il effectue au titre du mois de juillet 1996 les opérations suivantes :
- achats de réfrigérateurs pour la somme de 4000 D hors taxe, le montant de
TVA due au taux de
de 17 % est égal à 680 D
- achats d'appareils de télévision pour une valeur hors taxe égale à 8000 D. Le
montant de la TVA due au taux de 10 % est égal à 800 D ;
- des ventes pour lesquelles il a établi des factures à l'occasion de chaque vente
s'élevant à 10 000 D dont 3000 D soumis à la TVA au taux de 17 % et 7000 D
soumis au taux de 10 %.
- des ventes pour lesquelles il a établi des factures globales dont le montant
s'élève à 15 000 D TVA comprise.
La liquidation de la TVA due au titre du mois de juillet 1996 s'effectue comme suit
:
1- Ventes pour lesquelles des factures ont été établies à l'occasion de chaque
vente :
3000 D x 17 % = 510 D
7000 D x 10 % = 700 D
2- Ventes pour lesquelles des factures globales ont été émises :
- pourcentage des ventes soumises à 17 % : 4000 D
_____________ = 33,33 %
4000 D x 8000 D
Note Commune N° : 20/96
OBJET : Commentaire des dispositions de l'article 44 de la loi n° 95-109 du 25
décembre 1995 portant loi de finances pour la gestion 1996 relatif à la majoration
de 25% de l'assiette de la TVA au titre des ventes par les assujettis aux non
assujettis.
RESUME
MAJORATION DE 25% DE L'ASSIETTE DE LA TVA
1- L'article 44 de la loi de finances pour la gestion 1996 à prévu une majoration
de 25 % de l'assiette de la TVA afférente aux ventes réalisées par les assujettis
à ladite taxe aux non assujettis.
2- Sont tenus d'effectuer cette majoration les assujettis à la TVA exerçant une
activité industrielle ou artisanale et les commerçants en gros.
3- Sont exclues de la majoration de 25% de l'assiette de la TVA les ventes
- de produits alimentaires
- de médicaments et produits pharmaceutiques
- de produits soumis au régime de l'homologation administrative des prix
- à l'Etat, aux établissements public à caractère administratif et aux collectivités
locales.
- Aux établissements publics à caractère industriel et commerciale et aux autres
organismes bénéficiant du régime fiscal de l'Etat ou des établissements publics à
caractère administratif.
4- Les commerçants détaillants assujettis à la TVA effectuent leurs ventes sans
majoration de 25% de l'assiette de la TVA, sauf s'ils acquièrent la qualité fiscale
de commerçant grossiste.
L'article 44 de la loi 44 de la loi n° 95-109 du 25 décembre 1995 portant loi de
finances pour la gestion 1996 a prévu une majoration de 25% de l'assiette de la
TVA pour ventes des assujettis à la TVA aux non assujettis à ladite taxe.
La présente note a pour objet de commenter les dispositions en question.
I- PERSONNES CONCERNES PAR LA MAJORATION DE 25% DE
L'ASSIETTE DE LA TVA
A / Personnes tenus d'APPLIQUER LA MAJORATION DE 25%
En application des dispositions de l'article 44 de la loi n° 95-109 du 25 décembre
1995 portant loi de finances pour la gestion 1996, les assujettis à la TVA qu'ils
soient producteurs ou commerçants grossistes sont tenus de facturer la TVA
relative aux ventes aux non assujettis sur une assiette majorée de 25%.
EXEMPLE 1 :
Soit un commerçant grossiste en électroménager soumis à la TVA qui vend le
1er juillet 1996:
- 3 Machines à laver à un commerçant détaillant non assujetti à ladite taxe pour 1
500 D hors TVA.
- Une machine à laver à un particulier pour 750 D hors TVA, ce commerçant
grossiste facture la TVA comme suit:
1/ Vente au détaillant non assujetti
TVA = 1500 D x 1,25% x 17% = 318,750 D
2 / Vente au particulier
TVA = 750 D x 1,25 x 17% = 159,375 D
B / Personnes non tenus d'appliquer la majoration de 25%
En vertu de l'article 44 de la loi n° 95-109 les ventes des commerçants détaillants
sont dispensées de la majoration de 25 % de l'assiette de la TVA, que ces
commerçants soient assujettis à la TVA à titre obligatoire ou sur option.
En conséquence les commerçants détaillants assujettis à la TVA facturent ladite
taxe aux taux en vigueur soit 6%, 10%, 17% ou 29% selon les produits.
Toutefois, et au cas où ces commerçants procèdent à la vente à des
commerçants revendeurs, ils acquièrent de ce fait la qualité de commerçants
grossistes sur le plan fiscal et sont par conséquent tenus d'appliquer la
majoration de 25% de l'assiette soumise à la TVA à compter du 1er juillet 1996
conformément aux prescriptions de la présente note.
EXEMPLE 2 :
Soit un commerçant détaillant en fournitures de bureau soumis à la TVA par
option antérieurement au 1er juillet 1996 qui procède le 1er juillet 1996 à la vente
à un particulier de fournitures de bureau soumises à la TVA au taux 17% pour un
montant de 100D hors TVA.
Ce commerçant détaillant facture la TVA comme suit :
TVA = 100 D x 17% = 17 D
EXEMPLE 3 :
Soit un commerçant détaillant en pièces détachées assujettis à la TVA à compter
du 1er juillet 1996 qui importe des pièces détachées pour un montant de 10.000
D hors TVA qu'il revend dans son magasin avec une marge de 20% pour :
- 6000 D hors TVA à des particuliers.
- 2400 D hors TVA à des commerçants détaillants assujettis à la TVA.
- 3600 D hors TVA à des commerçants détaillants non assujettis à la TVA.
Compte tenu du fait que ce commerçant approvisionne d'autres commerçants, il
est considéré sur le plan fiscal comme grossiste et doit dans ce cas, appliquer la
majoration de 25 % pour les ventes aux commerçants détaillants non assujettis à
la TVA ainsi qu'aux particuliers :
TVA due sur une assiette normale : 2.400D x 17% = 408 D
TVA due sur une assiette
Majorée de 25% : (6000 D + 3600 D) x 1,25 x 17% = 2040 D
C / Personnes supportant la majoration de 25%
Cette majoration concerne les ventes faites à des personnes non assujettis à la
TVA, à savoir
- Les commerçants détaillants réalisant un chiffre d'affaires annuel inférieur à
100.000 dinars n'ayant pas opté pour le régime de la TVA.
- Les personnes soumises au régime forfaitaire d'imposition prévu par l'article 44
du code de l'IRPP et de L'IS
- Les particuliers
- Ainsi que toute autres personnes physiques ou morales non assujettis à la TVA
D / Personnes ne supportant pas la majoration de 25 %
En application des dispositions de l'article 44 de la loi n° 95-109, ne sont pas
concernées par majoration de 25% de l'assiette de la TVA les ventes :
- à l'état
- aux établissements publics à caractère administratif
- aux collectivités locales
- aux établissements publics à caractère industriel et commerciale et autres
organismes assimilés, sur le plan fiscal, à l'Etat ou aux établissements publics à
caractère administratives tels que :
* La banque centrale de Tunisie
* Les centres techniques dans les secteurs industriels
* Les groupements interprofessionnels et les centres techniques dans le secteur
agricole
* L'agence de visite technique des véhicules
* L'office national de l'assainissement
* L'office national de la protection civile.
II - OPERATIONS EXCLUS DU CHAMP D'APPLICATION DE LA
MAJORATION DE 25% DE L'ASSIETTE DE LA TVA
En application des dispositions de l'article 44 de la loi 95-109, la majoration
d'assiette de 25% ne concerne pas les ventes :
- de produits alimentaires;
- de médicaments et de produits pharmaceutiques
- de produits soumis au régime de l'homologation administrative des prix à
savoir.
* le papier et le cahier scolaire subventionnées
* Les cahiers scolaires numérotés sous le numéro 12, 24, 48, et 72 ainsi que le
cahiers de travaux pratiques, de dessin, de récitation et de musique repris au
numéro 48 20 20.0 du tarif douanier et homologués par les services compétents,
* le tabac, les allumettes, la poudre à feu et les cartes à jouer
* l'alcool
* les carburants y compris le GPL
* la chaux, le ciment et le rond à béton
III - ASSIETTE DE LA MAJORATION DE 25 %
A / Principe général
En application des dispositions de l'article 6§ I du code de la TVA, la TVA est
liquidée sur une assiette constituée par le prix de vente des marchandises, tous
frais, droits et taxes inclus, à l'exclusion de la TVA.
Par ailleurs, l'article 44 de la loi de finances pour la gestion 1996 a prévu la
majoration de 25% de l'assiette soumise à la TVA pour les ventes des assujettis
à la TVA aux non assujettis à ladite taxe. Il s'ensuit que pour de telles ventes, la
majoration de 25% s'applique sur le prix des marchandises hors TVA incluant
tous frais, droits et taxes.
B/ Modalités de facturation de la TVA sur une assiette majorée de 25 %
1/ Qualité du client au regard de la TVA
Les assujettis à la TVA exerçant une activité industrielle, artisanale ou de
commerce en gros sont tenus de s'assurer de la qualité de leurs clients au
regard de la TVA au vu de la carte d'assujetti du client.
Dans ce cadre, sont dispensés de la majoration de 25% de l'assiette de la TVA.
- Les clients dont le numéro d'immatriculation fiscale vis à vis de la TVA
comporte les lettres : A, B, ou P
- Les clients titulaires de carte d'immatriculation fiscale comportant la mention "
dispensé de la majoration de 25% de la TVA "
- L'Etat, les établissements publics à caractère administratif, les municipalités et
les conseils de région, la banque centrale de Tunisie sans présentation de la
carte d'immatriculation fiscale.
Les assujettis doivent à cet effet réclamer aux clients assujettis la carte
d'assujetti à la TVA préalablement à l'établissement de la facture de vente; le
numéro d'immatriculation à la TVA du client assujetti doit être mentionné sur la
facture.
La non présentation par l'acheteur de la carte d'assujetti comportant les lettres A,
B ou P ou de celle comportant la mention dispensé de la majoration de 25 % de
la TVA entraîne la facturation de la TVA majorée de 25%
2 /Modalités pratiques
La facturation de la TVA due sur une assiette majorée de 25% s'effectue de la
façon suivante :
----------------------------------------------------------------------------------------------------
TVA due = (prix de vente hors TVA + 25% du prix de vente hors TVA) x taux
TVA
relatif au
produit
----------------------------------------------------------------------------------------------------
Dans la pratique, et dans un souci de simplification, la majoration d'assiette
peut être convertie en une majoration de taux de la TVA de 25% selon la formule
suivant :
--------------------------------------------------------------------------
Taux TVA majorée de 25% = Taux légal de la TVA x 1,25
--------------------------------------------------------------------------
A cet effet, il y a lieu d'utiliser les taux de la TVA majorés de 25% ci après:
TAUX LEGAL DE LA TVA TAUX DE LA MAJORE DE 25%
6%
7,50%
10% 12,50%
17% 21,25%
29% 36,25%
-----------------------------------------------------------------
EXEMPLE 4 :
Soit un fabricant de téléviseurs qui vend à un commerçant détaillant assujetti à la
TVA cinq appareils de télévision au cours du mois de novembre 1996 pour un
prix unitaire de 1000D, soit un montant de 5000D HTVA (TVA 10%).
La facture de vente se présente comme suite :
Prix HTVA : 5000 D
Taxe FODEC : 5000 x 1 % = 50 D
ASSIETTE TVA: 5000 D + 50D = 5050 D
TVA due à 10% 5050D x 10% = 505 D
Prix de vente TTC : 5050 D + 505D = 5555 D
A supposer que le commerçant détaillant ait vendu ces téléviseurs à des
particuliers et en admettant que la marge bénéficiaire appliquée à cet article soit
de 20%, la structure su prix de vente d'un téléviseur se présente comme suite :
Prix d'achat hors TVA y compris la taxe
au profit du FODEC 1010 D
marge 20% 1010 D x 20% = 202 D
P.V HTVA : 1010 D + 202 D = 1212 D
TVA due au taux de 10% 1212 D x 10% =
121,2 D
P.V TTC : 1212 D + 121,2 D
1333,2 D
EXEMPLE 5 :
Soit un grossiste en électroménager qui vend des réfrigérateurs au cours du
mois de novembre 1996 au profit d'un commerçant détaillant non assujetti pour
un montant de 10000 D hors TVA.
La facturation de la TVA s'effectue comme suite :
TVA due au taux de 17% 10000 D x 21,25 = 2 125 D
---------------------------------
Majoré de 25 % (soit 21,25%) : 100
Prix de vente TTC : 10.000 D + 2 125 D = 12
125 D
IV - DATE D'APPLICATION
Les mesures prévues par l'article 44 de la loi n° 95-109 du 25 décembre 1995
portant loi de finances pour la gestion 1996 entrent en application à compter du
1er juillet 1996 et ce conformément aux dispositions de l'article 46 de la même
loi.
Note Commune N° : 21/96
OBJET : Barème applicable à la compagne céréalière 94/95 revenus 1995
déclaration 1996.
Aux termes de l'article 24 du code de l'impôt sur le revenu des personnes
physiques et de l'impôt sur les sociétés, le bénéfice net des exploitations
agricoles ou de pêche peut être déterminé selon l'un des trois modes ci après
développés:
1- premier mode de détermination du revenu net imposable :
Le bénéfice net est constitué par l'excèdent des recettes brutes réalisées au
cours de l'année civile sur les dépenses nécessitées par l'exploitation pendant la
même année compte tenu des jeux du stock.
Ce mode de détermination du revenu net n'implique pas la tenu d'une
comptabilité mais l'existence des pièces justifiant les recettes et les dépenses de
l'exploitation.
2- Deuxième mode de détermination du revenu net imposable : régime réel
Ce mode de détermination du bénéfice net est applicable aux personnes qui
justifient de la tenue d'une comptabilité à partir double conformément aux
articles8, 9 et 10 du code de commerce. Dans ce cas, le bénéfice de la catégorie
est déterminé comme en matière de bénéfices industriels et commerciaux.
3- Troisième mode de détermination du bénéfice net imposable : régime
forfaitaire
En l'absence de justifications des recettes et des dépenses ou de la tenue d'une
comptabilité, le bénéfice net est déterminé sur la base d'une évaluation
forfaitaire, et ce après consultation des experts du domaine et tenant compte de
la nature des spéculations selon les régions.
A cet effet et à l'occasion de la compagne céréalière relative à l'année 94/95
contrôle fiscale, de la direction générale des études et de la législation fiscales et
de l'union tunisienne de l'agriculture et de la pêche, a procédé comme il est
d'usage à la mise à jour des revenus du secteur pour la compagne 94/95 selon
les zones d'exploitation telles que classées dans l'annexe jointe à la présente
note.
Toutefois, il y a lieu de signer que les revenus déterminés d'après cette méthode
forfaitaire constituent un minimum pour le calcule de l'assiette de l'impôt sur le
revenu dû au titre de l'année 1995 déclaration 1996.
BAREME APPLICABLE A LA COMPAGNE 94/95
ET CONCERNANT LA DECLARATION 1996 REVENUS 95
I - ORGE : Revenu net à l'hectare avec ou sans amonitre : 1,750 D
II - CULTURE DU BLE :
a) Exploitation de moins de 60 Ha : revenu net à l'hectare
Désignation Zone A Zone B Zone C
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
blé dur blé tendre blé dur blé tendre blé dur blé
tendre
Désherbage 2,300 3,000 1,750 2,250 1,200 2,250
Mécanique
Désherbage 3,100 3,200 2,400 2,550 1,650 2,550
Manuel
--------------------------------------------------------------------------------------------------------
La liste des zones est annexée à la présent note
B/ Exploitation de 60 Ha et plus : revenus nets à l'hectare
=============================================================
=
Désignation Zone A Zone B Zone C
=============================================================
=
blé dur blé tendre blé dur blé tendre
blé dur blé tendre
de 60ha à 120 ha 3,400 3,400 2,200 2,250
1,200 1,100
de 121ha à 200 ha 3,850 3,950 2,500 1,700
1,200 0,850
de 201ha à 300 ha 5,500 5,600 3,750 2,450
1,850 1,200
de 300ha et plus 7,000 7,050 4,600 4,700
2,300 2,350
ANNEXE
CLASSIFICATION DES TERRES A VOCATION AGRICOLE
EN ZONES
ZONES " A " comprend les plaines fertiles à haut rendement, il s'agit de :
=============================================================
==OUVERNORATS DELEGATIONS
IMADAS
=============================================================
==- Béja - Béja
- M'zougha
- Bouhajer
- Munchar
- El afareg
- Sidi sultane
- Téboursouk
- Téboursouk
Mejez el bab - Mejez el bab et
hiridi
- Oujet et mouatis
- Sidi nasar
- Zone et khadra
-Testour
- Testour
- Shouguia
- Oued zarga
- Siliana
- krib
- Boukhania
- Khalléde
- Bou arada
- Bou arada el laroussa
- Bizert
Bizerte - Mateur
- Menzel bourguiba
- Menzel bourguiba
- Utique - Utique
------------------------------------------------------------------------------------------------
ZONES " B "concerne les plaines non fertiles à savoir :
=============================================================
=
GOUVERNORATS DELEGATIONS
IMADAS
=============================================================
=
- Béja - Mejez el bab goubelat
- Zaghouane - El fahs
- Nadour
- Smendja
- Mornaguia
- Siliana - Gâfour
- Tajerouine
- le kef - Dahmani
- Sers
------------------------------------------------------------------------------------------------------------
-
ZONES " C " Intéresse toute la région du centre et les terrains en pente
dénudés, érodés et énumérés ci-aprés :
=============================================================
=
GOUVERNORATS DELEGATIONS
IMADAS
=============================================================
=
- Béja - Béja
- El charaba
- Nefza (toute la délégation)
- Amdoune (toute la délégation)
- Mejez el bab
- Toukaber
- Chaouach
- Hidous
- Testour
- El smira
- Téboursouk
- Essaraouat
- Bizerte - Sejenane
- Tahent
- Mateur
- Jendouba -Ain draham(toute la délégation)
- Tabarka (en partie)
- El mjinie
- Siliana - Bou arada
===========================================================
Note Commune N° : 22/96
OBJET : Commentaire de la convention Tuniso-Polonaise de non double
imposition.
ANNEXE : Texte de la convention.
La convention conclue à Tunis le 30 mars 1993 entre la Tunisie et la Pologne en
vue d'éviter les doubles impositions en matière d'impôts sur le revenu a été
ratifiée par la loi n° 93-92 du 2 Août 1993 (Jort n° 58 du 6 août 1993).
L'échange des instruments de ratification a eu lieu le 23 novembre 1993 à
Varsovie, de ce fait les dispositions de la convention sont, en vertu de l'article 27
applicables en Tunisie et en Pologne :
- à l'égard des impôts retenus à la source sur les montant payés à des non
résidents ou portés à leur crédit à partir du 1er janvier 1994.
- à l'égard des autres impôts pour toute année d'imposition commerçant à partir
du 1er janvier 1994.
I- CHAMP D'APPLICATION DE LA CONVENTION
1) Personne visées : (Article 1)
La convention s'applique aux personnes qui sont des résidents d'un état
contractant ou des deux états contractants.
En vertu de l'article 4, le terme " résident d'un état contractant " désigne toute
personne qui, en vertu de la législation dudit état, est assujettis à l'impôt dans ce
état en raison de son domicile, de sa résidence de ce son siège de direction ou
de tout autre critère de nature analogue. lorsqu'une personne physique est
résidente des deux Etats contractants, elle est considérée comme résidente de
état où elle dispose d'un foyer d'habitation permanent, si elle dispose d'un foyer
d'habitation permanent dans les deux Etats, elle est considérée comme un
résident de l 'état avec lequel ses liens personnels et économiques sont les plus
étroits ( centre des intérêts vitaux )
Si état où cette personne a le centre de ses intérêts vitaux ne peut être
déterminé ou si elle ne dispose d'un foyer d'habitation permanent dans aucun
des Etats contractants, elle est considérée comme résident de état contractant
où elle séjourne e façon habituelle.
Si cette personne séjourne de façon habituelle dans les deux états contractants
ou si elle ne séjourne de façon habituelle dans aucun d'eux elle est considérée
comme résident de état dont elle possède la nationalité.
Si elle possède la nationalité des deux états ou si elle ne possède a nationalité
d'aucun d'eux, les autorités compétentes des états contractants tranchent la
question d'un commun accord ( article 4 paragraphe 2 a,b,c,d).
2- Impôt visés : ( Article 2)
la convention s'applique notamment aux impôts suivants :
a / en ce qui concerne la Tunisie :
- l'impôt sur le revenu des personnes physiques, et - l'impôt sur les sociétés
b / En ce qui concerne la Pologne :
- l'impôt sur le revenu des personnes physiques
- l'impôt sur le revenu des personnes morales, et - l'impôt agricole.
II - REGLES D'IMPOSITION DES DIFFERENTES CATEGORIES DE REVENUS
A / Bénéfices des entreprises ( Article 7 )
1- Principe d'imposition : la règle de l'établissement stable En vertu des
dispositions de l'article 7 de la convention, les bénéfices industriels et
commerciaux sont soumis à l'impôt dans état où l'entreprise dispose d'un
établissement stable.
a - Définition générale de la notion " d'établissement stable "
L'article 5 de la convention a défini " l'établissement stable " comme étant tout
installation fixe d'affaire par l'intermédiaire de laquelle un entreprise exerce tout
ou partie de son activité
Aussi, le paragraphe 2 de cet article énumère à titre indicatif les exploitation
pouvant constituer un établissement stable à savoir :
- Un siège de direction
- Une succursale
- Un bureau
- Une usine
- Un atelier
- Une mine, une carrière ou tout autre lieu d'extraction de ressources naturelles.
b/ Cas particuliers de certaines exploitations considérées comme établissement
stable
- les chantiers de construction et les opérations temporaires de montage.
Le paragraphe 2 de l'article 5 de la convention considère les chantiers de
construction ou les opérations de montage ou les activités de surveillance s'y
exerçant comme des cas d'établissement stable si leur durée dépasse six mois
ou lorsque ces opérations de montage ou activités de surveillance faisant suite à
la vente de machines ou d'équipements ont une durée supérieure à quatre mois
et que les frais de montage ou de surveillance dépassant 10% du prix de ces
machines ou équipements.
- Représentants ne jouissant pas d'un statut indépendant :
Une personne agissant dans un état pour le compte d'une entreprise de l'autre
état contractant est considérée comme étant un " établissement stable " dans le
premier état lorsqu'elle :
- Dispose dans cet état de pouvoirs habituels lui permettant de négocier et de
conclure des contrats pour l'entreprise ou pour le compte de l'entreprise ou
- conserve dans ce état des stocks de marchandises sur lesquels le prélève
régulièrement des marchandises pour les livrer pour l'entreprise ou pour le
compte de l'entreprise ou,
- Lorsqu'elles prend dans cet état des commandes exclusivement pour
l'entreprise elle même ou pour l'entreprise et d'autres entreprises qu'elle contrôle
ou qui détiennent une participation dominante dans cette entreprise.
- Les Entreprises d'assurances :
Les entreprises d'assurance d'un état contractant sont considérées comme ayant
un établissement stable dans l'autre état dans la mesure où elles perçoivent des
primes ou assurent des risques courus sur le territoire de cet état par
l'intermédiaire d'un employé ou d'un représentant ne jouissant pas d'un statut
indépendant.
c/ Cas de certaines exploitations ne constituant pas un établissement stable :
La convention a exclu expressément de la nation " d'établissement stable "
certaines installations, soit du fait qu'elles ne remplissent pas toutes les
conditions requises pour l'existence d'un établissement stable soit fait que
l'activité est exercée par un agent autonome, soit du fait du principe de
l'autonome juridique et fiscale des sociétés mères et filiales.
- Installations ne répondant pas aux conditions requises d'existence d'un
établissement stable
Il s'agit notamment :
* du cas où des installations sont utilisées aux seules fins de stockage
d'exposition ou de livraison de marchandises appartenant à l'entreprise
* du cas où des marchandises appartenant à l'entreprise sont entreposées aux
seules fins de stockage, d'exposition ou de livraison.
* du cas ou des marchandises appartenant à l'entreprise sont entreposées aux
seules fins de transformation par une autre entreprise
* du cas où une installation fixe d'affaire est utilisée par l'entreprise aux seules
fins de publicité
* du cas où une installation fixe d'affaire est utilisée aux seules fins d'acheter des
marchandises ou de réunir des informations pour l'entreprise.
- Entreprises utilisant le concours d'intermédiaires autonomes :
L'entreprise qui exerce son activité par l'entremise d'un courtier d'un
commissionnaire général ou de tout autre agent jouissant d'un statut
indépendant n'est pas considéré comme ayant un établissement stable dans un
état contractant à condition que ces personnes agissent dans le cadre ordinaire
de leur activité, c'est à dire qu'elles ne doivent pas avoir des prérogative leur
permettant de représenter ladite entreprise et de traiter en son nom.
-Sociétés contrôlant d'autres sociétés :
Ce critère ne peut à lui seul, au regarde de la convention, caractériser l'existence
d'un établissement stable.
Ainsi, l'existence d'une filiale ne constitue pas soi un élément impliquant que la
filiale est un établissement stable de la société mère du fait qu'elle constitue une
entité juridique indépendante de la société mère.
2- Dérogation au principe d'imposition: cas des entreprises de transport
international (article 8)
Par dérogation au principe d'imposition selon le critère de l'établissement stable,
les bénéfices provenant de l'exploitation en trafic international de navires ou
d'aéronefs ne sont imposables que dans état contractant où le siège de direction
effective de l'entreprise est situé
Ainsi une entreprise de navigation maritime polonaise établie en Tunisie et dont
le siège de direction effective est situé en Pologne n'est imposable qu'en
Pologne à raison des bénéfices qu'elle réalise de l'exploitation d'un bateau en
trafic international.
3- Détermination du bénéfice imposable des établissements stables
a / Règles générales
Le bénéfice imputable à un établissement stable doit s'entendre du bénéfice que
cet établissement aurait pu réaliser s'il avait constitué une entreprise distincte
exerçant des activités identiques ou analogues dans des conditions identiques
ou analogues et traitant en toute indépendance avec l'entreprise dont il constitue
un établissement stable ( article 7 paragraphe 2 )
Le bénéfice de l'établissement stable est déterminé à partir du résultat du bilan
de cet établissement.
Ce résultat est établi après déduction des dépenses, se rapportant à l'activité de
cet établissement, y compris les dépenses et les frais généraux réels
d'administration s'engages dans le cadre de sa gestion normale soit dans état où
est situé cet établissement soit ailleurs
Ainsi, le paragraphe 3 de l'article 7 stipule expressément que pour calculer les
bénéfices de l'établissement stable sont pris en compte et ce quel que soit le lieu
de leur engagement.
De ce fait, les frais généraux engagés par le siège sont pris en compte pour le
calcul du bénéfice de l'établissement stable sur la base des dépenses réelles et
justifiées, mais dans la limite de la fraction déterminée à partir du chiffre d'affaire
de l'établissement stable et du chiffre d'affaire brut de l'entreprise.
Toutefois, les honoraire, redevances, intérêts non bancaires et autres paiements
analogues versés par l'établissement stable au siège de l'entreprise ou à un de
ses établissement stables en contre partie de services rendus de sommes
prélevées à l'établissement stable, ou en contre partie d'une activité de direction
ne sont déductibles qu'à concurrence du remboursement des dépenses réelles.
De même, ne sont pas déductibles parmi les dépenses du siège, les redevances
honoraires et intérêts non bancaires, ainsi que les paiements analogues payés
en contre partie des services rendus ou des sommes prêtées au siège de
l'entreprise ou en contre partie d'une activité de direction qu'à concurrence du
remboursement des dépenses réelles.
La convention admet que s'il es d'usage dans un état contractant de déterminer
les bénéfices imputables à un établissement stable sur la base de la répartition
des bénéfices bruts de l'entreprise entre ses différentes parties, cette méthode
sera appliquée, mais le résultat obtenu doit être conforme aux principes énoncés
dans l'article 7 de cette convention.
Les bénéfices rattachés à l'établissement stable sont calculés chaque année
selon la même méthode, à moins qu'il n'existe des motifs valables et suffisant
pour procéder autrement.
b / Règles particulières aux entreprise associées
Lorsqu'une entreprise est contrôlée par d'autres entreprise ou qu'elle contrôle
d'autres entreprises
( sociétés mères et filiales) et que les bénéfices de l'une quelconque de ces
entreprises sont doublement taxés en raison d'un redressement opéré dans l'un
des états, d'autre état doit apporter les modifications nécessaires sur le bénéfice
imposable de l'entreprise située sur son territoire ou accorder un dégrèvement
d'impôt adéquat.
Exemple :
Soit une société mère " A " résidente de Pologne qui a vendu des matières
premières à sa filiale " B " résidente de Tunisie pour un montant de 120.000 D.
Dans ce cas ce montant ( 120.000 D) a figuré parmi les produits de la société " A
" et parmi les charges de la société " B " et chacune d'entre elles a subi l'impôt
en tenant compte de ce montant.
Supposons que le cours de marché ( le pris de plein concurrence des matières
premières ) est de 100.000 D. Dans ce cas et dés lors que le bénéfice
imposables redressé de la société " B " a été augmenté de 20.000 D en Tunisie
et que ce dernier montant a déjà subi l'impôt en Pologne, ce dernier état doit
apporter l'ajustement nécessaire par a déduction de ce montant des bénéfices
ultérieurs de la société " A "
B / REVENUS IMMOBILIERS : ( Article 6 )
a- Définition :
L'expression " bien immobiliers " est défini d'après le droit de état contractant où
les biens sont situés ( article 6 paragraphe 1).
La convention ajoute que l'expression " biens immobiliers " englobe, outre les
accessoires, le cheptel mort ou vif des exploitations agricoles et forestières ainsi
que les droits auxquels s'appliquent les dispositions du droit privé concernant la
propriété foncière.
Sont aussi considérés comme biens immobiliers, l'usufruit des biens immobiliers
et les droits à des redevances variables ou fixes pour l'exploitation ou la
concession de l'exploitation des gisements minéraux, sources et autres
ressources naturelles.
Par contre, la convention exclut expressément les navires, bateaux et aéronefs
exploités en trafic international de la catégorie des biens immobiliers ( article 6
paragraphe 2 )
b- Principe d'imposition
Les revenus provenant de bien immobiliers sont imposables dans état
contractant où ces biens sont situés. Cette dispositions s'applique aux revenus
provenant de l'exploitation directe, de la location ou de l'affermage ainsi que pour
toute autre forme d'exploitation des biens immobiliers et ce en vertu des
dispositions du paragraphe 3 de l'article 6
Les mêmes dispositions sont aussi applicables aux revenus provenant des biens
immobiliers d'une entreprise ainsi qu'aux revenu de biens immobiliers servant à
l'exercice d'une profession indépendante.
C / REVENUS DE VALEURS ET CAPITAUX MOBILIERS
1 / Les dividendes : ( Article 10 )
a - Définition :
La définition donné par la convention a terme " dividendes " couvre les revenus
provenant d'actions, ou bons de jouissance parts de fondateurs ou d'autres parts
bénéficiaires à l'exception des créances ainsi que les revenus d'autres parts
sociales soumis au même régime fiscal que les revenus d'actions par la
législation de l'état dont la société distributrice est un résident.
b - Principe d'imposition :
Les dividendes payés par une société résidente d'un état contractant à une
personne résidente de l'autre état contractant sont imposables dans cet autre
état
Les dividendes peuvent aussi être imposés dans état dont la société qui paie les
dividendes est un résident et selon sa législation mais l'impôt ainsi établi ne peut
excéder :
- 5% du montant brut des dividendes si le bénéficiaire est une société qui détient
directement au moins 25% du capital de la société qui paie les dividendes.
- 10% dans tous les autres cas.
Cependant et à partir du 1er janvier 1990 le code de l'impôt sur le revenu des
personnes physiques et de l'impôt sur les société a prévu par une disposition
expresse l'exonération des dividendes.
Il en découle que les distributions faites par des entreprises installées en Tunisie
à destination de personnes résidentes en Pologne ne supportent pas de l'impôt
de distribution.
C- Cas particulier de non application du taux conventionnel
- Intérêts rattachés à un établissement stable ou à une base fixe
Lorsque le bénéficiaire des intérêts, résident d'un état contractant, exerce dans
l'autre état contractant, par l'intermédiaire d'un établissement stable ou d'une
base fixe une activité industrielle ou commerciale ou une profession libérale, et
que la créance génératrice des intérêts se rattache à cet établissement stable ou
à cette base fixe, les intérêts sont imposables dans état où est situé
l'établissement stable ou cette base et ce dans les mêmes conditions prévues
par l'article 7 ou l'article 14 de la convention qui prévoit l'imposition des bénéfices
imputables à l'établissement stable ou à la base fixe dans état où est situé ladite
base ou ledit établissement. Dans pareil cas les intérêts seront soumis à l'IR ou à
l'IS dans les conditions de droit commun et feront éventuellement l'objet de la
retenue à la source conformément à la législation interne en vigueur, de état où
l'établissement stable ou la base fixe est situé.
- Intérêts servis entreprises dépendantes
Lorsque en raison de relations spéciales ( sociétés mères et filiales) entre le
débiteur et le créancier, les intérêts payés excédent le montant dont se seraient
convenues lesdites personnes en l'absence de ces relations, le taux réduit de
12% prévu par le convention n'est applicable qu'à ce dernier montant, l'excédent
reste soumis à l'impôt dans les conditions du droit commun.
Dans le cas où l'impôt sera prise en charge par le débiteur des intérêts, le taux
conventionnel ne sera pas applicable et la retenue à la source sera liquidée
selon le taux du droit commun et selon la formule de prise en charge à savoir :
100 x t
----------
100- t
Exemple 1 :
Soit une société " A " résidente de a Tunisie, filiale de la société " B " résidente
en Pologne.
Supposons que la société polonaise a accordé un prêt le 1er janvier 1995, de
100.000 D à la société tunisienne remboursable en une seule fois le 31
décembre de la même année, moyennant un taux d'intérêt de 20%
* Calcul des intérêts payés par la société " A "
100 000D x 20% = 20 000 D
* Calcul des intérêts soumis aux taux (12%) avec l'hypothèse que le taux des
intérêts pratiqué normalement est de 12%
100.000 D x 12% = 12.000 D
Retenue à la source :
12.000 D x 12% = 1.440 D
Intérêts excédentaire à soumettre à la retenue à la source selon le droit commun
( 20.000 D - 12.000 D ) = 8 000 D x 15% = 1.200 D
Exemple 2
Reprenons l'exemple 1 avec l'hypothèse que la société A pris contractuellement
en charge l'impôt de la société B au titre de ces intérêts. Dans ce cas, la retenue
à la source sera calculée comme suit :
100 x 15
--------- = 17,64%
100-15
Calcul de la retenue à la source sur les intérêts :
20.000 D x 17,64% = 3.525 D
3 - Rémunérations d'administrateurs et de dirigeants de sociétés : ( Article 16 )
En vertu de l'article 16 de la convention, les tantième, jetons de présence et
autres rétributions similaires attribués aux membres du conseil d'administration
ou de surveillance d'une société qui est un résident d'un état contractant sont
imposables dans cet état.
D / LES REDEVANCES ( Article 12 )
a- Définition :
l'article 12 de la convention désigne par " redevances " les rémunérations de
toute nature payées pour l'usage ou la concession de l'usage :
- d'un droit d'auteur sur une oeuvre littéraire, artistique ou scientifique y compris
les films cinématographiques
- d'un brevet d'invention, d'une marque de fabrique ou de commerce d'un dessin
ou d'un modèle, d'un plan d'une formule ou d'un procédé secrets,
- d'un équipement industriel, commercial, agricole, portuaire ou scientifique.
- Ainsi que pour les informations ayant trait à une expérience acquise dans le
domaine industriel, commercial ou scientifique ou pour des études techniques ou
économiques ou en contrepartie d'un assistance technique.
b- Principe d'imposition :
Les redevances provenant d'un état contractant et payées à un résident de
l'autre état contractant sont imposables dans état de la résidence du bénéficiaire.
Cependant, ces redevances sont aussi imposables dans état contractant d'où
elles proviennent si la législation de cet état le prévoit sans que le montant de
l'impôt puisse excéder 12% du montant brut de ces redevances.
Les redevances sont considérées comme provenant d'un état contractant
lorsque le débiteur est ce état lui même, une subdivision politique, une
collectivité locale ou un résident de cet état.
c- Cas particuliers de non application du taux conventionnel
- Redevances rattachées à un établissement stable ou à une base fixe
Lorsque le bénéficiaire des redevances, résident d'un état contractant exerce
dans l'autre état contractant, par l'intermédiaire d'un établissement stable ou
d'une base fixe une activité industrielle ou commerciale ou une profession
libérale et que la créance génératrice des redevances se rattache à cet
établissement stable ou à cette base fixe, les redevance sont imposables dans
état où est situé l'établissement stable ou la base fixe dans la mesure où ils sont
imputables à cet établissement stable ou à cette base fixe et ce dans des mêmes
conditions prévues par l'article 7 ou l'article 14 de la convention qui prévoit
l'imposition des bénéfices imputables à l'établissement stable ou à la fixe dans
état où est situé ledit établissement stable à l'IR ou à IS dans des conditions de
droit commun et feront éventuellement l'objet de la retenue à la source
conformément à la législation interne en vigueur de état où est situé
l'établissement stable de la base fixe.
- Redevances servies entre entreprises dépendantes
Si par suit de relations spéciales, le montant des redevances payées excède le
montant dont se seraient convenus le éditeur et le bénéficiaire effectif des
redevances en l'absence de ces relations, le mode d'imposition conventionnel ne
s'applique qu'à ce dernier montant. L'excédent est imposable selon la législation
de chaque état contractant.
E / LES GAINS EN CAPITAL ( Article 13 )
Les gains en capital provenant de l'aliénation des biens immobiliers sont
imposables dans état contractant où ces biens sont situés.
Toutefois, les gins en capital provenant de l'aliénation des biens mobiliers faisant
partie de l'actif d'un établissement stables ou de biens mobiliers constitutifs d'une
base fixe sont imposables dans état contractant où est situé l'établissement
stable ou la base fixe y compris les gains provenant de l'aliénation de
l'établissement stables lui-même (article 13 paragraphe 2)
Les gains en capital provenant de l'aliénation de navires ou d'aéronefs exploités
en trafic international ou de bien mobiliers affectés à l'exploitation de ces navires
ou aéronefs sont imposables dans état où le siège de direction effective de
l'entreprise est situé.
Les gains provenant de l'aliénation des biens autres que veux visés aux
paragraphe précédentes ne sont imposable que dans état de résidence du
cédant.
F / PROFESSIONS INDEPENDANTES / ( Article 14 )
a- Définition :
L'expression " profession indépendantes " comprend notamment les activités
indépendantes d'ordre scientifique, littéraire, éducatif ou pédagogique, ainsi que
les activités indépendantes des médecins, avocats, ingénieurs, architectes et
comptables.
b- Principe d'imposition :
Les revenus des professions libérales et des autres activités de caractère
indépendant sont imposables dans s état de la résidence du bénéficiaire.
Toutefois, ils peuvent être imposés l'autre état si :
- L'intéressé y dispose d'une base fixe pour l'exercice de son activité et si de tels
revenus sont imputables à cette base fixe, ou des périodes supérieures ou
égales à 183 jours pendant l'année fiscale considérée.
c- Cas des artistes et sportifs : (Article 17 )
La convention dispose que les revenus qu'un résident d'un état contractant tire
de ses activités personnelles exercées dans l'autre état contractant en tant
qu'artiste du spectacle, ( théâtre, cinéma, radio ou télévision ), musicien ou
sportif sont imposables dans état où sont exercées ces activités tirés par un tel
artiste du spectacle ou un tel sportif ne sont pas attribués à l'artiste ou au sportif
lui même mais à une tierce personne.
Toutefois, le paragraphe 3 de l'article 17 prévoit l'exonération des revenus
réalisés par les artistes et les sportif dans état où s'exercent les activités dans la
mesure où lesdites activités sont financées pour une partie par des fonds publics
ou dans la mesure où les activités sont exercées dans le cadre d'une convention
ou d'un accord culturel conclu par les deux états.
G / PROFESSIONS DEPENDANTS : ( Article 15 )
1- Salaires du secteur privé
a - Principe d'imposition :
La convention dispose que les salaires, traitements et autres rémunérations
similaires qu'un résident d'un état contractant perçoit sont imposables dans état
de la résidence sauf si l'emploi est exercé dans l'autre état auquel cas
l'imposition a lieu dans ce dernier état.
b- Exception :
La convention déroge au principe posé en accordant le droit d'imposition exclusif
à état de la résidence du bénéficiaire même si l'emploi est exercé dans l'autre
état si les trois conditions sont remplies cumulativement à savoir :
- Le séjour du bénéficiaire dans l'autre état ne dépasse pas 183 jours au cours
de l'année fiscale considérée
- La rémunération est payée par un employeur ou au nom d'un employeur non
résident de l'autre état
- La charge de la rémunération n'est pas supportée par un établissement stable
ou une base fixe que l'employeur a dans l'autre état.
c- Cas particulier des rémunérations payées en contrepartie d'un travail exercé à
bord d'un navire ou d'un aéronef exploité en trafic international
Les rémunérations reçues en contrepartie d'un emploi salarié exercé à bord d'un
navire ou d'un aéronef exploité en trafic international sont dans tous les cas
imposables dans état où est situé le siège de la direction effective de l'entreprise.
2/ Les pension du secteur privé : ( Article 18 )
Les pension et autres rémunérations similaires, payées à un résident d'un état
contractant au titre d'un emploi antérieur, ne sont imposables que dans cet état.
3/ Les fonctions publiques : (Article 19)
Les rémunérations y compris les pensions payées à une personne physique par
un état contractant ou l'une de ses subdivisions politiques ou collectivités locales
au titre de services rendus à cet état ou à cette subdivision ou collectivité ne sont
imposables que dans cet état.
D'autre part l'alinéa b du paragraphe 1 de l'article 19 déroge à ce principe en
prévoyant dans s 'imposition dans l'autre état c'est à dire celui où sont rendus les
services, si la personne physique bénéficiaire des rémunérations est un résident
de cet état et en possède sa nationalité et si elle n'en pas devenue un résident
dans le seul dans but de rendre lesdits services
4/ Les étudiants et les personnes en cours de perfectionnement : ( Article 20 )
L'article 20 de la convention prévoit que les sommes versés de l'étranger à un
résident d'un état contractant qui séjourne temporairement dans l'autre état
contractant en tant qu'étudiant ou un apprenti de commerce ou d'industrie ou en
tant que bénéficiaire d'une bourse ou d'un subvention ou d'une allocation à titre
de récompense, par une institution religieuse, charitable, scientifique ou
éducative, aux seules fins d'y poursuivre ses études et sa formation, ne seront
pas imposables dans état où cet étudiant ou apprenti séjourne temporairement.
De même les rétributions reçues par une personne physique résidente d'un état
contractant qui séjourne temporairement dans l'autre état contractant pendant un
ans ou plus en qualité d'agent d'une entreprise du premier état ou d'une des
organisation déjà citées ou en vertu d'un accord avec ladite entreprise ou ladite
organisation dans le but uniquement d'y acquérir une formation, d'y effectuer des
recherches ou d'y poursuivre des études auprès d'une personne autre que ladite
entreprise ou ladite organisation sont exonérées de l'impôt dans cet autre état
pendant ladite période.
5/ Fonctionnaires diplomatiques et consulaires ( Article 26 )
L'article 26 de la convention stipule que les dispositions de la présente
convention ne peuvent en aucun cas porter atteinte au droit des gens ainsi que
les dispositions d'accord particuliers dont bénéficient les agents diplomatiques ou
les fonctionnaires consulaires.
H/ AUTRES REVENUS : ( Article 12 )
Les éléments du revenu d'un résident d'un état contractant qui ne sont pas traité
par d 'autres dispositions de la convention ne sont imposables que dans état de
la résidence quelque soit le lieu de leur provenance.
III - MODALITES POUR EVITER LA DOUBLE IMPOSITION : ( Article 22)
L'article 22 de la convention dispose que a double imposition sera évitée comme
suit :
1- Cas de la Tunisie
La Tunisie déduit de l'impôt du par une personne qui y est résidente à raison de
son revenu global, l'impôt payé en Pologne par la même personne sur les
revenus de source polonaise.
Toutefois la somme déduite ne peut excéder la fraction de l'impôt calculé avant
la déduction correspondant aux revenus imposables en Pologne. Lorsque les
revenus de cette personne sont exemptés d'impôt en Tunisie, celle ci peut
calculer l'impôt sur le reste du revenu mais en tenant compte des sommes
exemptées.
Exemple N° 1 :
Soit une personne morale établie en Tunisie qui a réalisé un bénéfice global de 1
00 000 D dont 10.000 D proviennent de la Pologne au titre d'un service rendu à
un résident de cet état.
Soit 2000 D l'impôt retenu en Pologne sur les rémunérations services à la
personne morale établie en Tunisie. Dans ce cas la rémunération de 10 000 D
sera ajoutée au bénéfice imposable en Tunisie et l'impôt sur les sociétés sera
calculé comme suit :
L'impôt sur les sociétés dû en Tunisie à raison du bénéfice
global = ( 100.000 D x 35% ) = 35.000 D
à déduire l'impôt payé en Pologne dans la limite
de : 10 000 D x 35 % -2.000 D
----------
IS dû : 33 000 D
Exemple N° 2
reprenons l'exemple 1 en supposant que l'impôt retenu au titre des
rémunérations servies en Pologne s'élève à 4.000 D
Dans ce cas, l'impôt sur les sociétés dû en Tunisie est égal à :
(100.000 D x 35% ) = 35.000 D
à déduire l'impôt payé en Pologne dans la limite
de : 10 000 D x 35 % -3.500 D
----------
IS dû : 31 500 D
2 - Cas de la Pologne
La Pologne exonère les revenus, autres que les dividendes, intérêt et
redevances, perçus par ses résidents à partir de la Tunisie, mais pour la calcul
de l'impôt polonaise sur le reste du revenu, elle peut appliquer un taux
d'imposition calculé sur le revenu global y compris les revenus de source
tunisienne.
En ce qui concerne les dividendes, les intérêts et les redevances, la Pologne
accorde aux bénéficiaires de ces revenus, une déduction d'impôt égal au
montant de l'impôt calculé avant la déduction sur les revenus en question perçus
en Tunisie.
3- Dispositions communes
L'impôt qui a fait l'objet, pendant une période limitée, d'une exonération ou
réduction dans l'un des états contractants est considéré comme s'il avait été
acquitté et constitue un crédit qui doit être déduit dans l'autre état contractant de
l'impôt qui aurait frappé lesdits revenus si ladite exonération ou ladite réduction
n'avait pas été accordée.
IV- NON DISCRIMINATION ( Article 23)
En vertu des dispositions de l'article 23 de la convention, les nationaux d'un état
contractant qui sont des résidents de l'autre état contractant ne doivent pas subir
une imposition plus lourd que les nationaux de cet autre état lorsqu'ils se
trouvent dans la même situation. La mesure de la non discrimination s'applique
eu égard aux impôts visés par l'article 2 de la convention.
De même l'imposition d'un établissement stable qu'une entreprise d'un état
contractant a dans l'autre contractant ne doit pas être établir d'une manière
moins favorable que l'imposition des entreprises de cet autre état exerçant la
même activité.
La mesure de la non discrimination ne peut être interprétée comme obligeant un
état contractant à accorder à un résident de l'autre état contractant des
déductions personnelles ou des abattements en fonction de la situation familiale
qu'il accorde à ses propres résidents.
V- ECHANGE DE RENSEIGNEMENTS : ( Article 25 )
Pour appliquer les dispositions de la présente convention ou la législation interne
des états contractants relative aux impôts visés par la convention, les autorités
compétentes des deux états échangent les enseignements nécessaires. Ces
renseignements sont tenu secrets et ne sont communiqués qu'aux personnes ou
autorités concernées ( Article 25 paragraphe 1 )
Ces dispositions ne peuvent être en aucun cas interprétées comme imposant à
un état contractant :
- de prendre des mesures administratives dérogeant à sa législation ou à sa
pratique administrative ou à celle de l'autre Etat
- de fournir des renseignements qui ne pourraient être obtenus sur la base de sa
législation normale, ou des renseignements qui révéleraient un secret
commerciale, industriel, professionnel ou un procédé commercial ou des
renseignements dont la communication est contraire à l'ordre public.
VI- PROCEDURE AMIABLE : ( Article 24 )
1- Principe de la réclamation
Lorsqu'un résident d'un état contractant estime que son imposition a été établie
dans l'un des deux états ou dans chacun des deux états, d'une manière non
conforme à la convention, il peut indépendamment des recours prévus par le
droit interne des état contractants, présenter son cas aux autorités de état dont il
est résident ou à celles de état dont il possède la nationalité lorsque le cas posé
relève des dispositions de non discrimination prévues par l'article 23 de la
convention.
2- Délai de la réclamation
Le cas de contestation d'imposition non conforme aux dispositions de la présente
convention doit être porté à la connaissance des autorités compétentes dans le
délai de 3 ans, à partir de la date de la première notification de l'imposition non
conforme à la convention
3- Sort réserver à la réclamation
L'autorité saisie de la contestation doit s'efforcer d'apporter une solution à la
réclamation présentée.
Dans le cas où cette autorité compétente n'est pas elle-même en mesure
d'apporter une solution satisfaisante, la question de l'autre état contractant en
vue d'éviter une imposition non conforme à la convention.
ANNEXE A LA NOTE COMMUNE N° 22 / 96
CONVENTION
ENTRE LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE TUNISIENNE
ET
LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DE POLOGNE
TENDANT A EVITER LA DOUBLE IMPOSITION
EN MATIERE D'IMPOTS SUR LE REVENU
LE GOUVERNEMENT
DE LA REPUBLIQUE TUNISIENNE
ET
LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DE POLOGNE
Désireux de conclure une convention en vue d'éviter la double imposition en
matière d'impôt sur le revenu sont convenus des dispositions suivantes :
CHPITRE -I-
CHAMP D'APPLICATION
DE LA CONVENTION
Article 1 : Personnes visées
La présente convention s'applique aux personnes qui sont des résident d'un état
contractant ou des deux tas contractants.
Article 2 : Impôt visés
1- La présente convention s'applique aux impôts sur le revenu perçus pour le
compte de chacun des état contractants, de ses subdivisions politiques et de ses
collectivités locales, quel que soit le système de perception.
2- Sont considérés comme impôts sur le revenu, les impôt perçus sur le revenu
total, ou sur des éléments du revenu y compris les impôts sur les gains
provenant de l'aliénation de bien mobiliers ou immobiliers, ainsi que les impôts
sur les plus-values.
3- Les impôts actuels auxquels sen' applique la convention sont notamment :
a- en ce qui concerne la Tunisie :
- l'impôt sur le revenu des personnes physiques
- l'impôt sur les sociétés
b- en ce qui concerne la Pologne :
- l'impôt sur le revenu des personnes physiques
- l'impôt sur le revenu des personnes morales
- l'impôt agricole
4- La convention s'applique aussi aux impôt future de nature identique ou
analogue qui s'ajouteraient aux impôt actuels ou qui les remplaceraient. Les
autorités compétentes des états contractants se communiquent, à la fin chaque
année, es modifications apportées à leurs législations fiscales respectives.
C HA P I T R E - II -
DEFINITIONS
Article 3 : Définitions générales
1- Au sens de la présente convention, à moins que le contexte n'exige une
interprétation différente :
a - Les expressions " un état contractant " et " l'autre état contractant "
désignant suivant le contexte, état tunisien ou la Pologne.
b - Le terme " Tunisie " désigne le territoire de la république tunisienne et les
zones adjacentes aux eaux territoriales de la Tunisie sur lesquelles, en
conformité avec le droit international, la Tunisie peut exercer les droits relatifs au
lit de la mer, au sous-sol marin et à leurs ressources naturelles.
c - Le terme " Pologne " désigne la république de Pologne, y compris toute zone
située hors des eaux territoriales de la Pologne, qui conformément au droit
international a été ou pourra être désignée en vertu de la législation polonaise
comme zone sur laquelle la Pologne peut exerce ses droits de souveraineté
relatifs à l'exploration et à l'exploitation des ressources naturelles du lit de la mer
ou du sous-sol marin,
d - le terme " personnes " comprend les personnes physiques, les sociétés et
tous autres groupements de personnes
e - le terme " société " désigne toute personne morale ou toute entité qui est
considérée comme une personne morale aux fins d'imposition
f - Les expression " entreprise d'un état contractant " et " entreprise de l'autre
état contractant " désignent respectivement une entreprise exploitée par un
résident d'un état contractant et une entreprise exploitée par un résident de
l'autre état contractant
g - Le terme " nationaux " désigne toutes les personnes physiques qui possèdent
la nationalité d'un état contractant et toutes les personnes morales, sociétés de
personnes et associations constituées conformément à la législation en vigueur
dans un état contractant.
h - L'expression " trafic international " désigne tout transport effectué par un
navire ou un aéronef ou par un véhicule routier exploité par un entreprise dont le
siège de direction effective est situé dans un état contractant sauf lorsque le
navire, l'aéronef ou le véhicule routier n'est exploité qu'entre des points situés
dans l'autre état contractant.
i - l'expression " autorité compétente " désigne :
- en Tunisie: le ministre des finances ou son représentant autorisé
- en Pologne : le ministre des finances ou son représentant autorisé
2- Pour l'application de la convention par un état contractant, toute expression
qui n'est pas autrement définie a le sens qui lui est attribué par la législation dudit
état régissant les impôts faisant l'objet de la convention, à moins que le contexte
n'exige une interprétation différente.
Article 4 : Domicile fiscal
1- Au sens de la présente convention, l'expression " résident d'un état
contractant " désigne toute personne qui, en vertu de la législation dudit état, est
assujetti à l'impôt dans cet état, en raison de son domicile, de sa résidence, de
ce son siège de direction ou de tout autre critère de nature analogue.
2- Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1 du présent article une
personne physique est considérée comme résident de chacun des états
contractants, le cas est résolu d'après les règles suivantes :
a - Cette personne est considérée comme résident de état contractant où elle
d'un foyer d'habitation permanent dans chacun des états contractants, elle est
considérée comme résident de état contractant avec lequel ses liens personnels
et économiques sont les plus étroits ( centre des intérêts vitaux )
b - Si état contractant où cette personne a le centre de ses intérêts vitaux ne
peut pas être déterminé, ou qu'elle ne dispose d'un foyer d'habitation permanent
dans chacun des états contractants, elle est considérée comme résident de état
contractant où elle séjourne de façon habituelle
c - Si cette personne séjourne de façon habituelle dans chacun des états
contractants ou qu'elle ne séjourne de façon habituelle dans aucun d'eux, elle est
considérée comme résident de état contractant dont elle possède la nationalité
d - Si cette personne possède la nationalité de chacun des états contractant ou
qu'elle ne possède la nationalité d'aucun d'eux, les autorités compétentes des
états contractant tranchent la question d'un commun accord.
3- Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1, une personne autre qu'une
personne physique est considérée comme résident de chacun des états
contractants, elle est réputée résident de état où se trouve son siège de direction
effective
Article 5 : Etablissement stable
1- Au sens de la présente convention, l'expression " établissement stable "
désigne une installation fixe d'affaire où l'entreprise exerce tout ou partie de son
activité
2- L'expression " établissement stable " comprend notamment :
a- un siège de direction
b- un succursale
c- un bureau
d- une usine
e- un atelier
f- une mine, une carrière ou tout autre lieu d'extraction de ressources naturelles.
g- un chantier de construction, ou des opération temporaires de montage, ou des
activités de surveillance faisant suite à la vente de machines ou d'équipements
ont une durée supérieure à 6 mois ou lorsque ces opérations de montage ou
activités de surveillance faisant suit à la vente de machines ou d'équipements ont
une durée supérieure à 4 mois et que les frais de montage ou de surveillance
dépassent 10% du prix de ces machines ou équipements.
3- On ne considère pas qu'il y a établissement stable si :
a- Il est fait usage d'installations aux seules fins de stockage d'exposition ou de
livraison de marchandises à l'entreprise
b- Des marchandises appartenant à l'entreprise sont entreposées aux seules fins
de stockage, d'exposition ou de livraison
c- des marchandise appartenant à l'entreprise sont entreposées aux seules fins
de transformation par une autre entreprise
d- une installation fixe d'affaires est utilisée à des fins de publicité
e- une installation fixe d'affaire est utilisée aux seules fins d'acheter des
marchandises ou de réunir des informations pour l'entreprise
f- une installation fixe d'affaire est utilisée aux seules fins d'exercer, pour
l'entreprise, toute autre activité de caractère préparatoire ou auxiliaire
g- une installation fixe d'affaire est utilisée aux seules fins de l'exercice cumulé
d'activités mentionnées aux alinéas a ) à e ) , à condition que l'activité
d'ensemble de l'installation fixe d'affaires résultant de ce cumul garde un
caractère préparatoire ou auxiliaire
4 - Une personne agissant dans un état contractant pour le compte d'une
entreprise de l'autre état contractant ( autre qu'un agent jouissant d'un statut
indépendant visé au paragraphe 6 ci-après) est considérée comme "
établissement stable " dans le premier état :
a- Si elle dispose dans cet état de pouvoirs généraux qu'elle y exerce
habituellement lui permettant de négocier et de conclure des contrats pour
l'entreprise ou pour le compte de l'entreprise
b- Si elle conserve habituellement dans le premier état un stock de
marchandises sur lequel elle prélève régulièrement des marchandises aux fins
de livraison pour l'entreprise ou pour le compte de l'entreprise
c- Si elle prend habituellement des commandes dans le premier état
exclusivement ou presque exclusivement pur l'entreprise elle même ou pour
l'entreprise et d'autre entreprises qui sont contrôlées par elle ou qui ont une
participation dominante dans cette entreprise ou qui sont placées sous un
contrôle commun.
5- Une entreprise d'assurances d'un état contractant est considérée comme
ayant un établissement stable dans état si elle perçoit des primes sur le territoire
de cet état ou assure des risque qui y sont courus par l'intermédiaire d'un
employé ou par l'intermédiaire d'un représentant qui n'entre pas dans la
catégorie de personnes visées au paragraphe 6 ci-après.
6- On ne considère pas qu'une entreprise d'un état contractant a un
établissement stable dans l'autre état contractant, d'un commissionnaire ou de
tout autre intermédiaire jouissant d'un statut indépendant à condition que ces
personnes agissent dans le cadre ordinaire de leur activité
7- Lorsqu'une entreprise d'un état contractant exerce sur le territoire de l'autre
état plusieurs activités dont quelques unes sont comprises dans le champ
d'action de établissement stable tandis que l'autres en sont exclues, toutes ces
état activités même si elle sont menées de différentes endroits de et état sont
considérées comme un seul et même établissement stable.
8- Le fait qu'une société qui est un résident d'un état contractant contrôle ou est
contrôlée par une société qui est un résident de l'autre état contractant ou qui y
exerce son activité ( que ce soit par l'intermédiaire d'un établissement stable ou
non ) ne suffit pas en lui même à faire de l'un quelconque de ces sociétés un
établissement stable de l'autre
C H AP I T R E - III-
IMPOSITION DES REVENUS
Article 6 : Revenus immobiliers
1- Les revenus provenant de bien immobiliers sont imposable dans état
contractant où ces biens sont situés.
2- L'expression " biens immobiliers " est défini conformément au droit de état
contractant où les biens sont situés. L'expression englobe en tous cas les
accessoires, le cheptel mort ou vif des exploitations agricoles et forestières, les
droits auxquels s'appliquent les dispositions du droit privé concernant la propriété
foncière, l'usufruit des biens immobiliers et les droits à des redevances variable
ou fixes pour l'exploitation ou la concession de l'exploitation de gisements
minéraux sources et autres richesses du sol.
Les navires, bateaux et aéronefs affectés au trafic international ne sont pas
considérés comme biens immobiliers
3- Les dispositions du paragraphe 1 s'appliquent aux revenus provenant de
l'exploitation directe, de la location ou de l'affermage ainsi que de tout autre
forme d'exploitation de biens immobiliers
4- Les dispositions des paragraphe 1 t 3 s'appliquent également aux revenus
provenant des biens immobiliers servant à l'exercice d'une profession
indépendante.
Article 7 : Bénéfices des entreprises
1- Les bénéfices d'une entreprise d'un état contractant ne sont imposables que
dans cet état, à moins que l'entreprise n'exerce son activité dans l'autre
contractant par l'intermédiaire d'un établissement stable qui y est situé. Si
l'entreprise exerce son activité d'une elle façon, les bénéfices de l'entreprise sont
imposables dans l'autre état mais uniquement dans la mesure où ils imputables
audit établissement stable.
2- Lorsqu'en entreprise d'un état contractant exerce son activité dans l'autre état
contractant par l'intermédiaire d'un établissement stable qui y situé, il es imputé,
dans chaque état contractant, à cet établissement stable, les bénéfices qu'il
aurait pu réaliser s'il avait constitué une entreprise distincte et séparée exerçant
des activités identiques ou analogues dans des condition identiques ou
analogues et traitant en toute indépendance avec l'entreprise dont il constitue un
établissement stable.
3- Pour la détermination des bénéfices d'un établissement stable sont admises
en déduction les dépenses engagées aux fins de l'activité et cet établissement
stable, y compris les dépenses effectives de direction et les frais généraux réels
d'administration ainsi engagés soit dans état contractant où est situé cet
établissement soit ailleurs.
Toutefois, aucune déduction n'est admise pour les sommes qui seraient, le cas
échéant, versées par l'établissement stable au siège de l'entreprise ou à l'un
quelconque de ses autres établissements comme redevances, honoraires ou
autres paiements analogues au titre de licences d'exploitation, de brevets ou
d'autres droits, comme commissions ( autres que le remboursement de
dépenses réelles effectuées) pour des services rendus ou pour une activité de
direction ou, sauf dans le cas d'une entreprise bancaire, comme intérêts sur des
sommes prêtées à l'établissement stable.
De même, il n'est pas tenu compte, pour la détermination des bénéfices d'un
établissement stable, parmi les frais du siège de l'entreprise ou de l'un
quelconque de ses autres établissements, des redevances honoraires ou autres
paiements analogues au titre de licences
( autres que le remboursement de dépenses réelles effectuées ) pour des
services rendus bancaire, des intérêts sur des sommes prêtées au siège de
l'entreprise ou à l'un quelconque de ses autres établissements.
4- S'il est d'usage, dans un état contractant de déterminer es bénéfices
imputables à un établissement stable sur la base d'une répartition des bénéfices
de l'entreprise entre ses diverses parties aucune disposition du paragraphe 2 du
présent article n'empêche cet état contractant de déterminer les bénéfices
imposables selon la être telle que le résultat obtenu soit conforme aux principes
énoncés dans le présent article.
5- Aux fins des paragraphe précédents, les bénéfices à imputer à l'établissement
stable sont calculés chaque année selon la même méthode à moins qu'il n'existe
de motifs valable et suffisants de procéder autrement.
6- Lorsque les bénéfices comprennent des éléments de revenu traités
séparément dans l'autres article de la présente convention, les dispositions de
ces articles ne sont pas effectuées par les dispositions du présent article.
7- Les participations d'un associé aux bénéfices d'une entreprise constituée sous
forme de société en nom collectif, de société de fait d'association en participation
de société en commandite simple ne sont imposable que dans état où ladite
entreprise a un établissement stable.
Article 8 : Transport International
1- Les bénéfices provenant de l'exploitation, en trafic international de navires et
d'aéronefs ne sont imposables que dans état contractant où le siège de direction
effective de l'entreprise est situé.
Si le siège de direction effective d'une entreprise de navigation maritime est à
bord d'un navire, ce siège est réputé situé dans état contractant où se trouve le
port d'attache de ce navire ou, à défaut de port d'attache, dans état contractant
dont l'exploitant du navire est un résident.
2- Les bénéfices provenant de l'exploitation de bateaux ou d'aéronefs entre des
points situés dans un état contractant ne sont imposables que dans cet état.
3- Les dispositions du paragraphe 1 s'appliquent aussi aux bénéfices provenant
de la participation à un pool, une exploitation en commun ou un organisme
international d'exploitation.
Article 9 : Entreprises associées
1- Lorsque :
a- une entreprise d'un état contractant participe directement ou indirectement à la
direction, au contrôle ou au capital d'une entreprise de l'autre état contractant, ou
que
b- Les mêmes personnes participent directement ou indirectement à la direction,
au contrôle ou au capital d'une entreprise de l'autre état contractant, et que dans
l'un et l'autre cas, les deux entreprises sont, dans leurs relations commerciales
ou financières, liées par des conditions acceptées ou imposées, qui différent de
celles qui seraient conclues entre les entreprises indépendantes, les bénéfices
qui, sans ces conditions, auraient été obtenus par l'une des entreprises mais
n'ont pu l'être en fait à cause de ces conditions, peuvent être inclus dans les
bénéfices de cette entreprise et imposés en conséquence.
2- Lorsqu'un état contractant inclut dans les bénéfices d'une entreprise de cet
état et impose en conséquence des bénéfices sur lesquels une entreprise de
l'autre état contractant a été imposée dans cet autre état, et que les bénéfices
ainsi inclus sont des bénéfices qui auraient été réalisés par l'entreprise du
premier état si les conditions convenues entre des entreprises indépendantes,
l'autre état procède à un ajustement approprié du montant de l'impôt qui y a été
perçu sur ces bénéfices.
Pour déterminer cet ajustement, il est tenu compte des autres dispositions de la
présente convention et, si c'est nécessaire, les autorités compétentes des états
contractants se consultent.
Article 10 : Dividendes
1- Les dividendes payés par une société qui est un résident d'un état contractant
à un résident de l'autre état contractant sont imposables dans cet autre état.
2- Toutefois, ces dividendes sont aussi imposables dans état contractant dont la
société qui paie les dividendes est un résident, et selon la législation de cet état,
mais si la personne qui reçoit les dividendes en est le bénéficiaire effectif, l'impôt
ainsi établi ne peut excéder :
- 5 pour cent du montant brut des dividendes si le bénéficiaire est une
société qui détient directement au moins 25% du capital de la société qui paie les
dividendes
- 10 pour cent dans tous les autres cas
3- Le terme " dividendes " employé dans le présent article désigne les revenus
provenant d'actions ou bons de jouissance, parts de fondateur ou autres parts
bénéficiaires à l'exception des créances, ainsi que les revenus d'autre parts
sociales assimilés aux revenus d'actions par la législation fiscale de état dont la
société distributrice est un résident.
4- Les dispositions des paragraphe 1 et 2 ne s'appliquent pas lorsque le
bénéficiaire effectif des dividendes, résident d'un état contractant exerce dans
l'autre état contractant dont la société qui paie les dividendes est un résident, soit
une activité industrielle ou commerciale par l'intermédiaire d'un établissement qui
y est situé, soit une profession indépendante au moyen d'une base fixe qui y est
située et que la participation génératrice des dividendes s'y rattache
effectivement. Dans ces cas, les dispositions de l'article 7 ou de l'article 14,
suivant le cas, sont applicables.
5- lorsqu'une société qui est un résident d'un état contractant tire des bénéfices
ou des revenus de l'autre état contractant, cet autre état ne peut percevoir aucun
impôt sur les dividendes payés par la société à des résidents du premier état,
sauf dans la mesure où la participation génératrice des dividendes se rattache
effectivement à un établissement stable ou à un base fixe situé dans cet autre
état, ni prélever aucun impôt, au titre de l'imposition des bénéfices non
distribués, sur des bénéfices non distribués de la société même si les dividendes
payés ou les bénéfices non distribués consistent en tout ou en partie en
bénéfices ou revenus provenant de cet autre état.
Article 11 : Intérêts
1- Les intérêts provenant d'un état contractant et payés à un résident de l'autre
état contractant sont imposables dans cet autre état.
2- Toutefois, ces intérêts sont aussi imposables dans état contractant d'où ils
proviennent et selon la législation de cet état, mais si la personne qui reçoit les
intérêts en est le bénéficiaire effectif l'impôt ainsi établi ne peut excéder 12 pour
cent du montant brut des intérêts. Les autorités compétentes des états
contractants règlent d'un commun accord les modalités d'application de cette
limitation.
3- Le terme " intérêts " employé dans le présent article désigne les revenus des
créances de toute nature , assorties ou non de garanties hypothécaires ou d'une
clause de participation aux bénéfices du débiteur, et notamment les revenus des
fonds publics et des obligations d'emprunts, y compris les primes et lots attachés
à ces titres. Les pénalisations pour paiement tardif ne sont pas considérées
comme des intérêts au sens du présent article.
4- Les dispositions des paragraphe 1 et 2 ne s'appliquent pas lorsque le
bénéficiaire effectif des intérêts, résident d'un état contractant, exerce dans
l'autre état contractant d'où proviennent les intérêts, soit une activité industrielle
ou commerciale par l'intermédiaire d'un établissement stable qui y est situé, soit
une profession indépendante au moyen d'une base fixe qui y est située, et que la
créance génératrice des intérêts s'y rattache effectivement. Dans ces cas, les
dispositions de l'article 7 ou de l'article 14, suivant le cas sont applicables.
5- Les intérêts sont considérés comme prévenant d'un état contractant lorsque le
débiteur est cet état lui-même une subdivision politique, une collectivité locale ou
un résident de cet état Toutefois. Lorsque le débiteur des intérêts, qu'il soit ou
non un résident d'un état contractant a dans un état contractant un établissement
stable, ou une base fixe, pour lequel la dette donnant lieu au paiement des
intérêts a été contractée et qui supporte la charge de ces intérêts, ceux-ci sont
considérés comme provenant la état où l'établissement stable, ou la base fixe,
est situé.
6- Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le
bénéficiaire effectif ou que l'un et l'autre entretiennent avec de tierces personnes
le montant des intérêts, compte tenu de la créance pour laquelle ils sont payés,
excède celui dont seraient convenus le éditeur et le bénéficiaire effectif en
l'absence de pareilles relations, les dispositions du présent article ne s'appliquent
qu'à ce dernier montant. Dans ce cas , la partie excédentaire des paiements
reste imposable selon la législation de chaque état contractant et compte tenu
des autres dispositions de la présente convention.
Article 12 : Redevances
1- Les redevances provenant d'un état contractant et payées à un résident de
l'autre état contractant sont imposables dans cet autre état.
2- Toutefois, ces redevances peuvent être imposées dans état contractant d'où
elles proviennent si la législation de cet état le prévoit mais l'impôt, ainsi établi,
ne peut excéder 12 pour cent du montant brut des redevances.
3- Le terme " redevances " employé dans le présent article désigne les
rémunérations de toute nature payées pour l'usage ou la concession de l'usage
d'un droit d'auteur sur une œuvre littéraire, artistique ou scientifique, y compris
les films cinématographiques, d'un brevet, d'une marque de fabrique ou de
commerce, d'un dessin ou d'un modèle, d'un plan, d'une formule ou d'un procédé
secrets ainsi que pour l'usage ou la concession de l'usage d'un procédé secrets
ainsi que pour l pour l'usage ou la concession de l'usage d'un équipement
industriel, commerciale agricole, portuaire ou scientifique ou pour des
informations ayant trait à une expérience ou pour des études techniques ou
économiques ou pour une assistance technique.
4- Les dispositions des paragraphe 1 et 2 ne s'appliquent pas lorsque le
bénéficiaire effectif des redevances, résident d'un état contractant, exerce dans
l'autre état contractant d'où proviennent les redevances, soit une activité
industrielle ou commerciale par l'intermédiaire d'un établissement stable qui y est
situé, soit une profession indépendante au moyen d'une base fixe qui y est
située, et que la participation génératrice des redevances s'y rattache
effectivement. Dans ces ca, les dispositions de l'article 7 ou de l'article 14,
suivant le cas , sont applicables.
5- Les redevances sont considérées comme provenant d'un état contractant
lorsque le débiteur est cet état lui-même, une subdivision politique, une
collectivité locale ou un résident de cet état. Toutefois lorsque le débiteur des
redevances, qu'il soit ou non résident d'un état contractant, a dans un état
contractant un établissement stable pour lequel le contrat donnant lieu au
paiement des redevances a été conclu et qui supporte comme telle la charge de
celles-ci, ces redevances sont réputées provenir de état contractant où est situé
l'établissement stable.
6- Lorsque, en raison de relation spéciales existant entre le débiteur et le
bénéficiaire effectif ou que l'un l'autre entretiennent avec de tierce personnes, le
montant des redevances, compte tenu de la prestation pour laquelle elles sont
payées, excède celui dont seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif
en l'absence de pareilles relations, les dispositions du présent article ne
s'appliquent qu'à ce dernier montant. Dans ce cas la partie excédentaire des
paiement reste imposable selon la législation de chaque état contractant et
compte tenu des autres dispositions de la présente convention.
Article 13 : Gains en Capital
1- Les gains provenant de l'aliénation des biens immobiliers, tels qu'ils sont
définis au paragraphe 2 de l'article 6, sont imposables dans l'état contractant où
ces biens sont situés.
2- Les gains provenant de l'aliénation de biens mobiliers faisant partie de l'actif
d'un établissement stable qu'une entreprise d'un état contractant a dans l'autre
état contractant ou de biens mobiliers.
constitutifs d'une base fixe dont dispose un résident d'un état contractant dans
l'autre état contractant pour l'exercice d'une profession indépendante, y compris
de tels gains provenant de l'aliénation de cet établissement stable ( seul ou avec
l'ensemble de l'entreprise) ou de cette base fixe, sont imposables dans cet autre
état.
3- Les gains provenant de l'aliénation de navires ou d'aéronefs exploités en trafic
international, ou de biens mobiliers affectés à l'exploitation de ces navires ou
aéronefs, ne sont imposables que dans état contractant où le siège de direction
effective de l'entreprise est situé.
4- Les gains provenant de l'aliénation de tous biens autres que ceux visés aux
paragraphe 1, 2 , et 3 ne sont imposables que dans état contractant dont le
cédant est un résident.
Article 14 : Professions indépendantes
1- Les revenus qu'un résident d'un état contractant tire d'une profession libérale
ou d'autre activités indépendantes de caractère analogue ne sont imposables
que dans cet état. Etat toutefois, ces revenus sont imposables dans l'autre état
contractant dans les cas suivants :
a- Si l'intéressé dispose de façon habituelle dans l'autre état contractant d'un
base fixe pour l 'exercice de ses activités, en ce cas seule la fraction des revenus
qui est imputable à ladite base fixe est imposable dans l'autre état contractant
ou,
b- Si son séjour dans l'autre état contractant s'étend sur une période ou des
périodes d'un durée totale égale ou supérieure à 183 jours pendant l'année
fiscale
2- L'expression " profession indépendante " comprend en particulier les activités
indépendantes d'ordre scientifique, littéraire des médecins, dentistes, avocats,
ingénieurs, architectes et comptables.
Article 15 : Professions Dépendantes
1 - Sous réserve des dispositions des article 16, 18, et 19 les salaires traitements
et autres rémunérations similaires qu'un résident d'un état contractant reçoit au
titre d'un emploi salarié ne sont imposables que dans cet état, à moins que
l'emploi ne soit exercé dans l'autre état contractant. Si l'emploi y est exercé, les
rémunérations reçues a ce titre sont imposables dans cet autre état.
2 - Nonobstant les dispositions du paragraphe premier, les rémunérations qu'un
résident d'un état contractant reçoit au titre d'un emploi salarie exercé dans
l'autre état contractant ne sont imposables que dans le premier état si :
a - Le bénéficiaire séjourne dans l'autre état pendant une période ou des
périodes n'excédant pas au total 183 jours au cours de l'année fiscale
considérée
b - Les rémunérations sont payées par un employeur ou au non d'un employeur
qui n'est pas résident de l'autre état, et
c - La charge des rémunérations n'est pas supportée par un établissement stable
ou une base fixe que l'employeur a dans l'autre état.
3- Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, les rémunérations
au titre d'un emploi salarié exercé à bord d'un navire ou d'un aéronef en trafic
international, ne sont imposables que dans état contractant où le siège de
direction effective de l'entreprise est situé contractant où le siège de direction
effective de l'entreprise est situé.
Article 16 : Tantièmes
Les tantièmes, jetons de présence et autre rétributions similaires qu'un résident
d'un état contractant reçoit en sa qualité de membre de conseil d'administration
ou de surveillance ou d'un organe analogue d'une société qui est un résident de
l'autre état contractant sont imposables dans cet autre état.
Article 17 : Artistes et sportifs
1- Nonobstant les dispositions des article 14 et 15 les revenus que les
professionnels du spectacle, tels les artistes de théâtre de cinéma, de la radio
ou d la télévision et les musicien, ainsi que les sportifs retirent de leurs activités
personnelles en cette qualité sont imposables dans cet état contractant où ces
activités sont exercées.
2- Lorsque les revenus d'activités qu'un artiste du spectacle ou un sport exerce
personnellement et en cette qualité sont attribués non pas à l'artiste ou au sportif
lui-même mais à un autre personne, ces revenus sont imposables, nonobstant
les dispositions des articles 7, 14 et 15 dans état contractant où les activités de
l'artiste ou du sportif sont exercées.
3- Nonobstant les dispositions des paragraphe 1 et 2 du présent article, les
revenus y mentionnés sont exemptés de l'impôt dans état contractant où l'activité
de l'artiste ou du sportif est exercée si cette activité es financée pour une parti
importante par des fonds publics de cet état ou de l'autre état ou si l'activité est
exercée dans le cadre d'une convention ou d'un accord culturel conclu entre les
états contractants.
Article 18 : Pensions
Sous réserve des dispositions du paragraphe premier de l'article 19, les pensions
et autre rémunérations similaires, versées à un résident d'un état contractant au
titre d'un emploi antérieur, ne sont imposables que dans cet état.
Article 19 : Fonctions Publiques
1- a - Les rémunérations, y compris les pensions, versées par un état contractant
ou l'une de ses subdivisions politiques ou collectivités locales, soit directement
soit par prélèvement sur des fonds qu'ils ont constitués, à une personne
physique au titre de services rendus à cet état ou à cette subdivision ou
collectivité dans l'exercice de fonctions de caractère public, ne sont imposables
que dans cet état.
b - Toutefois, ces rémunérations ne sont imposables que dans l'autre état
contractant si les services sont rendus dans cet état et si la personne physique
est un résident de cet état qui :
(I) possède la nationalité de cet état, ou
(II) n'est pas devenue un résident de cet état à seul fin de rendre les services
2- a- Les pension payées par un état contractant ou l'une de ses subdivisions
politiques ou collectivités locales, soit directement soit par prélèvement sur des
fonds qu'ils ont constitués, à une personne physique, au titre de services rendus
à cet état ou à cette subdivision ou collectivité, ne sont imposables que dans cet
état.
b- Toutefois, ces pensions ne sont imposables que dans l'autre état contractant
si la personne physique est un résident de cet état et en possède la nationalité.
3- Les dispositions des article 15, 16 et 18 s'appliquent aux rémunération ou
pensions versées au titre de services rendus dans le cadre d'une activité
commerciale ou industrielle exercée par l'un des états contractants ou l'une de
ses subdivisions politiques ou collectivités locales.
Article 20 : Etudiants- Apprentis-Boursiers- Divers
1- Tout résident de l'un des état contractants qui séjourne temporairement dans
l'autre état exclusivement :
a- en qualité d'étudiant inscrit dans une université, un collège ou un école de cet
autre état
b- en qualité d'apprenti du commerce ou de l'industrie
c- ou en tant que bénéficiaire d'une bourse, d'une subvention ou d'une allocation
à titre de récompense qui lui est versée par une institution religieuse, charitable,
scientifique ou éducative et dont l'objet essentiel est de lui permettre de
poursuivre des études ou des recherches, est exonéré d'impôt dans cet autre
état en ce qui concerne les sommes qu'il reçoit de l'étranger en vue de son
entretien, de ses études ou de sa formation, en ce qui concerne toute bourse
dont il est titulaire ou en ce qui concerne toute somme qu'il reçoit en
rémunération d'une activité lucrative non indépendante, qu'il exerce dans cet
autre état en vue d'acquérir une formation pratique.
2- Toute personne physique de l'un des états contractants qui séjourne
temporairement dans l'autre état contractant pendant un an ou plus en qualité
d'agent d'une entreprise du premier état ou d'une des organisations visées à
l'alinéa c du paragraphe premier du présent article , ou en vertu d'un contrat
passé avec ladite entreprise ou ladite organisation, à seule fin d'acquérir une
expérience technique ou professionnelle ou l'expérience des affaires auprès
d'une personne autre que ladite entreprise ou ladite organisation, est exonérée
d'impôt dans cet état en ce qui concerne la rétribution qu'elle reçoit pendant
ladite période.
Article 21 : Revenus non expressément mentionnés
1- Les éléments du revenu d'un résident d'un état contractant qui ne sont pas
expressément mentionnés dans les articles précédents de la présente
convention ne sont imposables que dans cet état.
2- Les dispositions du paragraphe 1 ne s'appliquent pas aux revenus autres que
les revenus provenant de biens immobiliers tels qu'ils sont définis au paragraphe
2 de l'article 6, lorsque le bénéficiaire de tels revenus, résident d'un état
contractant, exerce dans l'autre état contractant, soit une activité industrielle ou
commerciale par l'intermédiaire indépendante au moyen d'une base fixe qui y est
située et que le droit ou de bien générateur des revenus s'y rattache
effectivement. Dans ce cas les dispositions de l'article 7 ou de 'article 14, suivant
le cas , sont applicables.
Article 22 : Dispositions pour éliminer les doubles impositions
la double imposition sera évitée de la manière suivante :
1- En ce qui concerne la Tunisie :
a- lorsqu'un résident de la Tunisie reçoit des revenus qui conformément aux
dispositions de la présente convention, sont imposables en Pologne, la Tunisie
déduit de l'impôt qu'elle perçoit sur les revenus du résident un montant égal à
l'impôt payé en Pologne. Toutefois, la somme déduite ne peut excéder la fraction
de l'impôt sur le revenu imposables en Pologne.
b- Lorsque conformément à une disposition quelconque de la convention, les
revenus qu'un résident de la Tunisie reçoit sont exemptés d'impôt en Tunisie
celle-ci peut néanmoins pour calculer l'impôt sur le reste des revenus de ce
résident, tenir compte des revenus exemptée
2- En ce qui concerne la Pologne :
a- lorsqu'un résident de la Pologne reçoit des revenus qui conformément aux
dispositions de la présente convention, sont imposables en Tunisie, la Pologne
exempte de l'impôt ces revenus sous réserve des dispositions du sous-
paragraphe 2 ci-après mais peut pour calculer le montant de l'impôt sur le reste
du revenu appliquer le même taux que si les revenus en question n'avaient pas
été exemptés.
b- lorsqu'un résident de la Pologne reçoit des revenus qui, conformément aux
dispositions des articles 10, 11, et 12, sont imposables en Tunisie, la Pologne
accorde sur l'impôt dont elle frappe les revenus de ce résident, une déduction
d'un montant égal à l'impôt payés en Tunisie. La somme ainsi déduite ne peut
toutefois excéder la fraction de l'impôt calculé avant la déduction, correspondant
aux revenus reçus de la Tunisie.
3- L'impôt qui a fait l'objet, pendant une période limitée, d'une exonération ou
réduction dans l'un des états contractants, en vertu de la législation nationale
dudit état, est considéré comme s'il avait été acquitté et il doit être déduit dans
cet état contractant de l'impôt qui aurait frappé lesdits revenus si ladite
exonération ou ladite réduction n'avait pas été accordée.
Article 23 : Non discrimination et encouragement à l'investissement
1- Les nationaux d'un état contractant ne sont soumis dans l'autre état
contractant à aucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou plus
lourde que celle à laquelle sont ou pourront être assujettis les nationaux et cet
autre état se trouvant dans la même situation.
2- L'imposition d'un établissement stable qu'une entreprise d'un état contractant
a dans l'autre état contractant n'est pas établie dans cet autre état d'une façon
moins favorable au l'imposition des entreprises de cet autre état qui exercent la
même activité. La présente disposition ne peut être interprétée comme obligeant
un état contractant à accorder aux résidents de l'autre contractant des
déductions personnelles abattements et réductions d'impôt en fonction de la
situation ou des charge de famille qu'il accorde à ses propres résidents.
3- Sous réserve des dispositions du paragraphe 3 de l'article 7, de l'article 9, du
paragraphe 6 de l'article 11 ou du paragraphe 4 de l'article 12, les intérêts,
redevances et autres et autres dépenses payés par une entreprise d'un état
contractant à un résidente l'autre état contractant sont déductibles, pour la
détermination des bénéfices imposables de cette entreprise, dans les même
conditions que s'ils avaient été payé à un résident du premier état. De même les
dettes d'une entreprise d'un état contractant envers un résident de l'autre état
contractant sont déductibles, pour la détermination du bénéfice imposable de
cette entreprise dans les mêmes conditions que si elles avaient été contractées
envers un résident du premier état.
4- Les entreprises d'un état contractant, dont le capital est en totalité ou en
partie, directement ou indirectement, détenu ou contrôlé par un ou plusieurs
résidents de l'autre état contractant, e sont soumises dans le premier état
contractant à aucune imposition ou obligation y relative qui est autre ou plus
lourde que celle à laquelle sont ou pourront être assujetties les autres
entreprises de même nature de ce premier état,
5- Le terme " imposition " désigne dans le présent article les impôt de tout nature
ou dénomination visés à l'article 2 de la présente convention.
6- Les dispositions de la présente convention ne doivent pas faire obstacle à
l'application de positions fiscales plus favorables prévues par la législation de l'un
des états contractants en faveur des investissements.
Article 24 : Procédure amiable
1- Lorsqu'un résident d'un état contractant estime que les mesures prises par un
état contractant ou par chacun des deux état entraîner ont pour lui une
imposition non conforme à la présente convention, il peut indépendamment des
recours prévus par législation nationale de ces états, soumettre son cas à
l'autorité compétente de état contractant dont il est résident ou si son cas relève
du paragraphe 1 de l'article 23 à celle de l'état contractant dont elle possède la
nationalité. Le cas doit être soumis dans les trois ans qui suivant la premier
notification de la mesure qui entraîne une imposition non conforme aux
disposition de la convention.
2- Cette autorité compétente s'efforcera, si la réclamation lui parait fondée et si
elle n'est pas-même en mesure d'apporter une solution satisfaisante, de régler la
question par voie d'accord amiable avec in e autorité compétente de l'autre état
contractant, en vue d'éviter une imposition non conforme à la convention.
3- Les autorités compétentes des états contractants s'effarent, par voie d'accord
amiable, de résoudre les difficultés ou de dissiper les doutes auxquels peuvent
donner lieu l'interprétation ou l'application de la convention. Elle peuvent aussi se
concerter en vue d'éviter la double imposition dans les cas non prévus par les
convention dans les délais prévus au paragraphe 1 du présent article
4- Les autorités compétentes des états contractants peuvent communiques
directement entre elles en vue de parvenir à un accord comme il est indiqué aux
paragraphe précédents, si des échanges de vues oraux semblent devoir faciliter
cet accord. Ces échanges de vues peuvent avoir lieu au sein d'une commission
composée de représentants des autorités compétentes des états contractants et
ce, dans les délais prévus par le paragraphe 1 du présent article.
Article 25 : Echange de renseignements
1- Les autorités compétentes des états contractants échangeront les
renseignements nécessaires pour appliquer les dispositions de la présente
convention et celles des lois interne des états contractants relatives aux impôts
visés par la convention dans la mesure où l'imposition qu'elles prévoient
échangé sera tenu secret et ne pourra être communiqué qu'aux personnes ou
autorités chargées de l'établissement ou du recouvrement des impôts visés par
la présente convention.
2- Les dispositions du paragraphe premier ne peuvent en aucun cas être
interprétées comme imposant à l'un des états contractants :
a- de prendre des dispositions administratives dérogeant à sa propre législation
ou à sa pratique administrative ou à celle de l'autre état contractant
b- de fournir des renseignements qui ne pourraient être obtenus sur la base de
sa propre législation ou dans le cadre de sa pratique administrative normale ou
de celle de l'autre contractant.
c- de transmettre des renseignements qui révéleraient un secret commercial,
industriel, professionnel ou un procédé commercial ou des renseignements dont
la communication serait contraire à l'ordre public.
Article 26 : Fonctionnaires diplomatiques et consulaires
Les dispositions de la présente convention ne portent pas atteinte aux privilèges
fiscaux dont bénéficient les fonctionnaires diplomatiques ou consulaires en vertu
soit des règles générales du droit des gens, soit des dispositions d'accords
particuliers.
Article 27 : Entrée en vigueur
1- La présente convention sera approuvée selon les dispositions du droit interne
en vigueur dans chacun des deux états contractants.
2- Elle entrera en vigueur dés l'échange des notifications constatant que de part
de d'autre, il a été satisfait à ces dispositions.
les dispositions de la présente convention s'appliqueront pour la première fois,
a- a l'égard de l'impôt retenu à la source sur les montants payés à des non
résidents ou portés à leur crédit à partir du 1er janvier de l'année civile qui suit
celle de l'échange des instruments de ratification, et
b- à l'égard des autres impôts, pour toute année d'imposition commerçant à partir
du 1er janvier de l'année civile qui suit celle de l'échange des instruments de
ratification
Article 28 : Dénonciation
La présente convention est conclue pour une durée illimitée, mais chaque état
contractant pourra, jusqu'au 30 juin inclus de toute année civile à partir de la
cinquième année à dater de celle de sa ratification, la dénoncer, par écrit et par
la voie diplomatique, à l'autre état contractant.
En cas de dénonciation avant le 1er juillet d'une telle année, la convention
s'applique pour la dernière fois :
a- Aux impôts dus à la source sur les revenus attribués ou mis en paiement au
plus tard le 31
décembre de l'année de la dénonciation.
b- aussi autres impôts pour le période imposable prenant fin au plus tard le 31
décembre de l'année de la dénonciation.
En foi de quoi les soussignés, autorisés à cet effet ont signé la présente
convention.
Fait à Tunis, le 30 mars 1993
en double exemplaire en langues arabe, polonaise et française, les trois langues
faisant également foi. En cas de litige, c'est la langue française qui prévaut.
Pour le gouvernement de la République Tunisienne
Mohamed GHANNOUCHI
Ministre de la coopération internationale et de L'Investissement
Pour le gouvernement de la République de Pologne
André ARENDARSKI
Ministre de la coopération Extérieur avec l' Etranger
Note Commune N° : 23/96
OBJET : Exonération de la TVA au stade du détail des produits de l'alimentation
animale et exclusion desdits de la majoration de l'assiette de la TVA de 25 %.
La question a été posée de savoir si les aliments composée pour bétail, soumis à
la TVA aux stades de l'importation et de la production au taux de 6 %, supportent
la TVA au stade du détail et s'ils sont concernés par la majoration de 25 % de
l'assiette de la TVA prévue par les fabricants à des non assujettis à la TVA.
A ce sujet, il y a lieu de préciser que :
- en vertu de l'article 43 de la loi finances pour la gestion 1996, les produits
alimentaires sont exonéré de la TVA lors de la vente par des commerçant
détaillants.
- Aux termes de l'article 44 de la même loi, les ventes de produits alimentaires
sont exclus de la majoration de 25 % de l'assiette de la TVA lors de la vente par
les fabricants assujettis à la TVA aux non assujettis;
au sens de ces deux articles la notion de produits alimentaires couvre à la fois
les produits de l'alimentation humaine que ceux de l'alimentation animale.
Il s'ensuit que les aliments composés pour bétail et pour volaille sont :
- exonérés de la TVA lors de la vente par des commerçants détaillants même si
lesdits commerçants sont assujettis à la TVA au titre de la vente d'autre produits:
- dispensés de la majoration de 25 % de la TVA lors de la vente par les
fabrications aussi bien aux clients assujettis à la TVA qu'aux clients non
assujettis.
Enfin, il y a lieu de remarquer que les aliments composés pour bétail et pour
volaille échappent a la TVA au stade du commerce en gros en vertu du décret
n° 89-1222 du 25 Août 1989.
Note Commune N° : 24/96
OBJET : Commentaire des article 37,38,39,40,41,42, et 43 du code d'incitation
aux investissements relatifs à lutte contre la pollution et protection de
l'environnement et la promotion de la technologie et de la recherche
développement.
La lutte contre la pollution et la protection de l'environnement d'un =e part et la
promotion de la technologie et de la recherche- développement d'autre part se
présentent comme étant objectifs horizontaux du code d'incitation aux
investissements. A côté des avantages communs du code d'incitation aux
investissements, ces activités bénéficient des avantages fiscaux et financiers
spécifiques.
La présente note se propose de commenter les dispositions relatives aux
avantages fiscaux et financiers
I - Avantages fiscaux
Dans cette partie on traite des avantages accordés au titre des équipements
pour la lutte contre la pollution et la protection de l'environnement et la promotion
de la technologie et de la recherche - développement dans un premier stade, la
stade, les autres avantages fiscaux seront fiscaux seront traités dans un second
stade
A- Avantages fiscaux auX titres des équipements
Les investissements réalisés dans le cadre des articles 37,41 et 42 du code
d'incitation aux investissements bénéficient des avantages fiscaux au titre de
l'importation ainsi qu'à l'acquisition locale des équipements nécessaires à leur
réalisation.
La nature des avantages et les conditions de bénéfice de ces avantages sont
commentées ci-après.
1- Lutte contre la pollution, collecte, transformation et traitement des déchets
( art.37)
Les entreprise réalisant des investissements dans le but de lutter contre la
pollution résultant de leurs activités tels que l'installation d'une station de pré-
traitement ou de traitement des eaux résiduaires, et les entreprises qui se
spécialisent dans la collecte, la transformation et le traitement des déchets et
ordures, bénéficient de :
- l'exonération des droits de douane et des taxe d'effet équivalent de la
suspension de la taxe sur la valeur ajoutée et du droit de consommation, à
l'importation des équipement n'ayant pas de similaires fabriqués localement et
nécessaires à la réalisation de ces investissements.
- la suspension de la TVA lors de l'acquisition des équipements fabriqués
localement Il est à noter que les entreprises qui se spécialisent dans
l'assainissement ou le nettoyage des locaux, hôtels et administrations sont
exclues du bénéfice de ces avantages.
2- Economie d'énergie ( art.41)
Les entreprises industrielles agricoles et de pêche et es entreprise de services
qui réalisent des investissements visant à assurer des économies d'énergie et à
développer la recherche, la production et la commercialisation des énergie
renouvelables et les investissements visant la valorisation énergétique de
l'utilisation de la géothermie sont éligibles au bénéfice de :
- la réduction des droits de douane au aux de 10% et de la suspension de la TVA
au titre des équipements importés et n'ayant pas de similaires fabriqués
localement
- la suspension de la TVA due sur les équipements fabriqués localement.
3- Recherche développement ( art.42)
Les entreprises industrielles, agricoles et de pêche réalisant des investissements
dans des activités de recherche développement bénéficient de :
- l'exonération des droits de douane et des taxes d'effet équivalent de la
suspension de la taxe sur la valeur ajoutée et du droit de consommation, à
l'importation des équipements n'ayant pas de similaires fabriqués localement. la
suspension de la TVA lors de l'acquisition des équipements fabriqués localement
Les activités de recherche développement ont été définies conformément aux
terme du décret n°94-536 du 10 mars 1994 pris en application de l'article 42 du
code d'incitation aux investissements, comme étant des actions qui concernent
les opérations suivantes :
- les études originales nécessaires au développement de nouveaux produits ou
de nouveaux procédés
- la réalisation et les essais techniques de prototypes ainsi que les
expérimentation sur les terrain
- l'acquisition d'équipements scientifiques de laboratoire nécessaires à la conduit
de projet de recherche développement.
B / Autres avantages fiscaux
A côté des avantages fiscaux prévus au titre des équipements, les entreprises
réalisant des investissement visés à l'article 37 du code sus-visé peuvent
bénéficier d'autres avantages fiscaux au titre des opérations suivantes :
1- Avantages au titre des revenus ou bénéfices réinvestis ( art.38)
- La souscription au capital initial de l'entreprise ou à son augmentation donne
lieu à la déduction des revenus ou bénéfices investis dans la limite de 50% des
revenus ou bénéfices nets soumis à l'impôt sur le revenu des personnes
physiques ou à l'impôt sur les sociétés et ce sous réserve du paiement du
minimum d'impôt tel que prévue par les articles 12 et 12 bis de la loi n°89-114 du
30 décembre 1989 portant promulgation du code de l'IRPP et de l'IS
- Les bénéfices réinvestis au sein même de la société donne le droit à celle-ci
déduction dans la limite de 50%
- Le bénéfice des avantages sus-indiqués est subordonné au respect des
conditions prévues par l'article 7 du code d'incitation aux investissements à
savoir :
a/ Les conditions de bénéfice de dégrèvement fiscal au titre de la souscription au
capital initial ou à l'augmentation du capital des entreprises :
- la tenu d'une comptabilité régulière conformément aux dispositions des articles
8, 9 et 10 du code de commerce et ce pour les sociétés ainsi que pour les
personnes exerçant une activité commerciale ou non commerciale telle que
défini par le code de l'impôt sur le revenu des personnes physiques et de l'impôt
sur les sociétés
- l'émission de nouvelles parts sociales ou action,
- la non réduction du capital, pendant une période de 5 ans à partir du 1er janvier
de l'année qui suit celle de la libération du capital souscrit, sauf dans le cas de
réduction pour résorption des pertes
- la présentation, lors du dépôt de la déclaration de l'impôt sur le revenu des
personnes physiques ou de l'impôt sur les sociétés par les bénéfices de la
déduction d'une attestation de libération du capital souscrit ou de tout autre
document équivalent.
b/ les conditions de bénéfice du dégrèvement fiscal au titre des bénéfices
réinvestis au sein même document équivalent.
b/ Les conditions de bénéfice du dégrèvement fiscal au titre des bénéfices
réinvestis au sein même de l'entreprise :
- Les bénéfices réinvestis doivent être inscrits dans un it" compte spécial
d'investissement " au passif d bilan et incorporés dans le capital de la société
avant l'expiration du délai de dépôt de la déclaration définitive au titre des
bénéfices de l'année au cours de laquelle la déduction a eu lieu
- la déclaration de l'impôt sur les sociétés doit être accompagnée du programme
d'investissement à réaliser
- les éléments d'actifs acquis dans le cadre de l'investissement ne doivent pas
être cédés pendant une année au moins à partir de la date d'entrée effective en
production
- le capital ne doit pas être réduit durant les cinq années qui suivent la date de
l'incorporation des bénéfices et revenus investis, sauf dans le cas de réduction
pour résorption des pertes.
2- Avantages au titre des revenus ou bénéfices réalisés :
Les investissements visés à l'article 37 du code ouvrent droit à la déduction des
revenus ou bénéfices résultant desdits investissements de l'assiette de l'impôt
sur le revenu des personnes physiques ou de l'impôts sur le revenu des
personnes physiques ou de l'impôts sur les sociétés et ce, sous réserve du
minimum d'impôts prévu par les article 12 et 12 bis
sus-visés.
Annoter que cet avantage est applicable aussi aux entreprises créées
antérieurement à la parution du code d'incitation aux investissements et ce, à
partir du 1er janvier 1994 .
Exemple n°1 :
Soit une société de recyclage de déchets plastiques ayant réalisé en 1995 un
bénéfice net de 100.000DT.
Ladite société a réinvesti 60.000DT au sien d'elle même pour l'acquisition de
nouveaux équipements.
Dans ce cas, l'IS dû est calculé comme suit :
1/ Selon le droit commun :
Bénéfice global = 100.000DT
Déduction des bénéfices réinvestis : 50.000 DT
(100.000 DT x 50% = 50.000 > 60.000)
Bénéfice net imposable : = 50.000DT
IS dû = 50.000 DT x 35% = 17.500DT
2/ Selon le minimum d'impôt = 100.000 * 10% = 10.000 DT
Puisque le minimum d'impôt est inférieur à l'impôt dû selon le droit commun;
donc on retient 17.500DT.
Exemple n°2 :
Soit une entreprise de services ayant réalisé en 1995 un bénéfice global de
80.000DT dont 60.000 DT provenant de son activité de collecte de déchets et
ordures .
L'impôts sur les sociétés est calculé comme suit :
Bénéfice global = 80.000 DT
Déduction des bénéfices relatifs à la
collecte de déchets = 60.000DT
Bénéfice net imposable := 20.000 DT
Impôts dû selon le droit commun : 20.000DT x 35% + 7.000DT
Le minimum d'impôt = 80.000 DT x 10% = 8.00 DT
Etant donné que l'impôt dû calculé selon le droit commun est inférieur au
minimum d'impôt, donc on retient : 8.000DT
c/ Les conditions exigées
Le bénéfice des avantages au titre des équipements nécessaires à la réalisation
des investissements visés aux articles 37,41 et 42 du code d'Incitation aux
Investissements est subordonné à la réalisation des conditions générales pour le
bénéfice des avantages du code précité et à la réalisation des conditions
spécifiques.
1°/ Conditions générales
Les conditions générales d'octroi des avantages du code sus-indiqué consistent
notamment en ce qui suit :
- présentation d'une attestation de dépôt de déclaration délivrée par les services
compétents desquels relève l'activité
- réalisation d'un schéma de financement comportant au moins 30% de fonds
propres ;
- l'acquisition local des équipements auprès d'assujettis à la TVA .
- la souscription d'un engagement de non cession des équipement et ce pendant
5 ans à partir de la date de leur importation ou de leur acquisition locale;
- l'acquittement des droits et taxes dus sur la base des taux et de valeur en
vigueur à la date de leur cession.'
2es°/ Conditions spécifiques
Etant donné la difficulté de cerner la liste des équipements ouvrant droit au
bénéfice des avantages prévus aux articles 37,41 et 42 du code, les demandes
de ces avantages sont examinées au cas par cas et le régime fiscal privilégié est
accordé par arrêté du Ministre des Finances suite à l'avis d'une commission
créée à cet effet et siégeant au Ministère des Finances et ce, conformément aux
dispositions du décret n° 94-1191 du 30 mai 1994 pris en application des articles
37,41,42 et 49 du code d'incitation aux investissements .
Cette commission est composée :
- du Ministre des Finances ou son représentant :Président
- d'un Représentant du Ministère des finances :membre
- d'un Représentant du Ministère de l'industrie : membre
- d'un Représentant du département concerné en fonction des demandes
soumises à examen par la dite commission
Les demandes d'octroi des avantages fiscaux prévus aux articles 37,41 et 42 du
code au titre des équipements, sont déposées respectivement auprès de
l'Agence National de Protection de l'Environnement, de l'Agence pour la Maîtrise
de l'énergie des Finances et un autre copie sera transmise au Ministère des
finances et un une autre copie sera transmise au Ministère de l'industrie une
semaine avant la tenue de la réunion de la Commission.
Une fois la commission a émis un avis favorable sur la demande soumise à son
examen, l'avantage est accordé à l'entreprise bénéficiaire .
A l'acquisition locale, le bénéficieras de l'avantages doit se présenter au Centre
Régional de Contrôle des Impôts duquel relève son entreprise en vue de se
procurer une attestation de suspension de la TVA et ce au vu de l'arrêté du
Ministre des Finances .
Remarque :
A partir du 1er janvier 1996 et conformément aux dispositions des articles 35 et
36 de la loi n° 95-109 du 25 décembre 1995 portant loi de finances pour gestions
1996, les équipements objet des demandes d'avantages fiscaux prévus par les
articles 37,41 et 42 du code d'Incitation aux Investissement et repris aux tableaux
" N " et " P " annexés à la loi sus - indiquée, sont exonérés des droits de douane
et sont soumis à la TVA au taux de 10% et ce, nonobstant les dispositions du
code précité .
II - Avantage financiers
Dans cette partie, seront exposés les différents avantages financiers accordés
pour les investissement réalisés dans le bit de lutter contre la pollution et la
protection de l'environnement et les investissement visant la promotion de la
technologie et de la recherche - développement .
Il est à noter que les avantages financiers sont accordés après avis des
commissions créées à cet effet.
Les conditions et les modalités d'octroi sont développées ci-dessous.
1- Prime de dépollution
En vue d'encourager les actions concourant à la protection de l'environnement,
l'article 37 du code d'incitation aux investissements a prévu un avantage
financier qui consiste à participer au financement des projet d'installation visant à
réduire ou à éliminer la pollution résultant des activités des entreprises
industrielles et des projet d'installation visant à réduire ou à éliminer la pollution
résultant des activités des entreprises industrielles et des projet d'unités
spécialisées dans la collecte et le recyclage des déchets. Ladite participation est
imputable sur le fonds de dépollution (FODEP)
L'intervention du FODEP au financement de ces projets peut atteindre 20% de
leur coût.
Le FEDOP a été institué par les articles 35 et 37 de la loi n° 92-122 du 29
décembre 1992 portant loi de finances pour la gestion 1993.
Conformément aux dispositions du décret n° 93-2120 du 25 octobre 1993 fixant
les conditions et les modalités d'intervention de FODEP, le bénéfice du concours
de ce fonds est subordonné aux conditions suivantes :
- l'entreprise doit avoir fait l'objet d'un constat de pollution établi par les experts
contrôleurs de l'ANPE .
- établissement d'un contrat - programme avec l'ANPE spécialisées dans la
collecte et le recyclage des déchets est subordonnée à la réalisation;
- présentation d'une étude de projet élaborée par un bureau d'étude spécialisées,
le bureau ainsi que l'étude doivent être agréer par l'ANPE.
- Présentation d'un schéma d'investissement et de financement comportant au
moins 30% de fonds propres .
L'intervention du FODEP au profit des unité spécialisé , dans la collecte et le
recyclage des déchets est subordonnées à la réalisation avis des deux derniers
conditions .
Les dossiers de bénéfice des concours du FODEP sont déposée auprès de
l'ANPE ,et comportent en particulier :
- un formulaire fourni par l'ANPE dûment rempli et signé;
- un dossier technique comportant :
* l'étude du projet agrée par l'ANPE ;
* le contra - programme conclu par l'ANPE ;
Ces demandes sont soumises à l'examen par les membres de la commission
sus-visée qui se prononce sur l'acceptation ou le rejet des dossiers, le montant
de la subvention à accorder et le calendrier de son déblocage.
La subvention du FODEP est débloquée sur trois tranches après constat établi
par l'ANPE de l'avancement des travaux .
La non exécution ou le non respect des conditions du contrat programme par
l'entreprise bénéficiaires entraîne la déchéance de l'avantage par arrêté du
Ministre de l'Environnement et de l'Aménagement du Trottoir après avis de la
Commission visée ci-dessus .
Exemple :
Soit une entreprise industrielle ayant réalisé un investissement pour la
dépollution des aux chargées provenant de son activité et ce par l'installation
d'une station d'épuration des aux résiduaires.
Le coût de l'investissement est de : 100.000 DT .
Prime du FODEP accordée est de 20% *100.000 DT = 20.000DT
2- Prise en charge totale ou partielle par l'état des dépenses de formations du
personnel
Afin d'inciter les entreprises à utiliser des procédés de production incorporant des
technologies nouvelles, le code d'incitation aux investissements à prévu l'octroi
d'un avantages financier au titre de la formation du personnel.
En effet, l'article 39 du code précité stipule que les entreprises industrielles et les
entreprises agricoles et de pêche réalisant des investissements permettant par le
biais d'un effort d'intégration locale, la maîtrise et le développement de la
technologie ou une amélioration de la productivité, donnent lieu au bénéfice de la
prise en charge totale ou partielle par l'état des dépenses de formation du
personne.
On parle d'une amélioration de la productivité au sein d'une entreprise lorsque le
rapport entre le volume de la production et le volume des moyens mise en
oeuvre pour obtenir cette production augmente. Cet avantage est accordé d'une
façon cumulative avec aide accordée sur le fonds de promotions et de maîtrise
de la technologie industrielle mais il n'est pas cumulable avec les ristournes au
titre de la taxe de la formation professionnelle.
Les actions de formation ouvrant droit au bénéfice de l'avantage sus-indiqué,
peuvent être organisées au sein même de l'entreprise ou auprès des organismes
de formation ou d'enseignement en Tunisie ou à l'étranger.
Conformément aux dispositions du décret n° 94-540 du 10 mars 1994, pris en
application de l'article 39 sus-visé la contribution de l'état à la prise en charge
des dépenses de formation du personnel s'élève à 50% du coût de la formation
et est plafonnée à 125.000 DT.
Toutefois, si l'investissement revêt une importance particulière, la contribution de
l'état peut couvrir la totalité des frais de formation sans qu'elle ne dépasse
250.000 DT
Cette aide financière est débloquée comme suit :
- 30% après agrément du plan de formation et commencement de réalisation de
l'investissement
- 30% lors du démarrage des actions de formation
-20% après exécution totale du plan de formation et suite aux résultats du
contrôle effectué par les services du centre National de la formation continue et
de la promotion professionnelle
- 20% après réalisation totale de l'investissement
Le décret n°96-38 du 9 janvier 1996 modifiant le décret n°94-540 du 10 mars
1994 sus-visé stipule dans son article 4 ( nouveau) que la contribution de l'état à
la prise en charge des dépenses de formation du personnel est accordée par
arrêté du ministre de la formation professionnelle et de l'emploi après avis d'une
commission consultative dont la constitution diffère selon que la promoteur
sollicitant le bénéfice de cet avantage est un nouvel investisseur ou non.
La prise en charge est imputée sur le titre II du budget du ministère en question.
a / Entreprises déjà existantes
Pour les entreprises déjà existantes, l'avantage financier est accordé après avis
d'une commission siégeant au centre national de la formation continue et de la
promotion professionnelle ( CNFCPP) tel que prévu au décret n° 96-38 du 9
janvier 1996 sus-indiqué
Les entreprises sollicitant le bénéfice de l'avantage sus-indiqué sont tenues de
déposer leurs demandes auprès du centre sus-cité. Cette demande doit
comporter un plan de formation établi conformément à un modèle établir par les
services compétents du ministère de la formation Professionnelle et de l'emploi
et toutes les pièces justificative se rapportant à ce plan de formation ( contrats de
formation, factures d'achat des équipements)
Le plan de formation doit spécifier notamment les différentes actions à
entreprendre, leur durée, l'organisme formateur, le nombre et la qualité des
bénéficiaires, les coûts de la formation précisant les frais d'inscription, les frais de
transport et de séjour et les autres dépenses. Les demandes retenues par le
CNFCPP doivent être communiquées à tous les membres de la commission une
semaine avant la réunion de la commission.
b / Entreprises nouvelles
-pour les entreprises industrielles : les demandes de bénéfice de l'aide de l'etat à
la prise en charge des dépenses de formation du personnel sont soumises à
l'avis de la commission consultative siégeant à l'API, prévue à l'article 7
( nouveau) du décret n°94-539 du 10 mars 1994 tel que modifié par le décret
n°95-2430 du 11 décembre 1995.
- pour les entreprises agricoles et de pêche : les demandes de bénéfice de l'aide
sus-indiquée sont soumises à l'avis de la commission consultative prévue aux
article 7 ( nouveau) et 11 ( nouveau) du décret n° 94-427 du 14 février 1994 tel
que modifié par le décret n°95-1094 du 24 juin 1995 et le décret n° 95-1736 du
25 septembre 1995.
Cependant, la décision définitive est prise par le ministre chargé de la formation
professionnelle et ce sur la base des avis des deux commissions précitées.
Il est procédé à la déchéance de l'avantage accordé à une entreprise qui ne
réalise pas son plan de formation approuvé par la commission sus-visée.
Exemple :
Soit une entreprise industrielle ayant réalisé investissement permettant une
maîtrise technologique et ce , par l'introduction de nouveaux procédé à la
formation e son personnel à cette nouvelle technologie, le coût de la formation
est évalué à 300.000 DT.
La prise en charge de l'état des frais de la formation est de :
50% x 300.000 DT = 150.000 D
Etant donné que la prise en charge de l'état plafonnée à 125.000 DT, celle-ci ne
couvre que 125.000 DT.
Toutefois, si l'investissement est jugé d'un intérêt particulier permettant la
maîtrise d'une haute technologie, la prise en charge de l'état des frais de
formation peut couvrir une partie ou l'intégralité du reliquat du coût de la
formation sans dépasser le plafond de 250.000 DT. dans le cas d'espèce, le
reliquat étant de 125.000 DT, la commission peut selon l'importance de la
formation, décider à la limite la prise en charge de ce reliquat.
3- Prime spécifique au titre de la réalisation des économies d'énergie :
L'article 40 du code d'incitation aux investissements a prévu l'octroi d'une prime
spécifique au titre des investissements visant à assurer des économies
d'énergie.
Selon les termes du décret n°94-537 du 10 mars 1994, prise en application de
l'article 40 sus-visé, cette prime se compose des aides suivantes :
- une aide à la réalisation d'audits énergétiques, d'un montant de 10.000 DT,
plafonné à 50% du coût global de l'audit.
- une aide à la réalisation de projets de démonstration d'un montant de 50.000
DT sans dépasser 50% du coût global du projet
- une aide à l'investissement dans les domaines de l'utilisation rationnelle de
l'énergie et des énergies renouvelables d'un montant de 5% du coût global de
l'investissement, plafonnée à 100.000 DT.
Ces aides sont accordées par arrêté du ministre de l'industrie après avis d'une
commission consultative prévue à l'article 3 du décret n° 94-537 précité et
siégeant à l'agence de la maîtrise de l'énergie ( AME).
Les demandes de bénéfice de l'une de ces aides doivent être déposées auprès
de l'AME et ne seront soumises à l'examen par les membre de ladite commission
qu'après avis technique des services compétents de cette agence.
Il est à préciser qu'en ce qui concerne les demandes d'aides à la réalisation
d'audits énergétique, les entreprises obligatoirement assujetties à cet audit en
vertu des dispositions du décret n°87-50 du 13 janvier 1987 portant institution
des audits énergétiques obligatoires et périodiques, doivent déposer leurs
demandes accompagnées d'un rapport d'audit réalisé par des experts auditeurs
agrées par l'AME qui servira comme base pour l'octroi de l'avantage sollicité.
On entend par audit énergétique l'ensemble d'investissements d'études et de
contrôles ayant pour objet d'évaluer le niveau de performance énergétique de
l'établissement, d'analyser les causes d'insuffisance et de proposer des actions
correctives. Sont considérés comme établissements assujettis conformément
aux dispositions du décret n°87-50 sus-visé :
- les établissements appartement au secteur industriel dont la consommation
totale d'énergie est égal ou supérieur à 2000 tonnes équivalent pétrole (TEP)
- les établissements appartement au secteur du transport dont la consommation
totale d'énergie est égal ou supérieur à 1000 TEP
- les établissements appartement au secteur tertiaire et résidentiel dont la
consommation totale d'énergie est égal ou supérieur à 500 TEP
En ce qui concerne d'aides à la réalisation des investissement dans le domaine
de l'utilisation rationnelle de l'énergie et des énergies renouvelable, les
entreprises sollicitant le bénéfice de cette aide doivent procéder à la consultation
préalable de l'AME et ce pour la réalisation des projets grands consommation
d'énergie conformément aux dispositions du décret n°87-51 du 13 janvier 1987
portant institution de l'obligation de la consultation préalable de l'AME.
La consultation préalable consiste à requérir de l'AME avant toute exécution du
projet. Sont assujettis à 'obligation de la consultation préalable de l'AME en vertu
des dispositions du décret n° 87-51 sus-visé les projets répondant au moins à
l'un des critères suivants :
- La puissance totale installée des équipements consommant des combustibles
est égale ou supérieure à 10.000 termes /h
- La puissance totale électrique installée est égale ou supérieure à 3 mégawatts
- La consommation totale prévisionnelle d'énergie est égale ou supérieure à
2000 TEP/an.
Lorsque la commission d'octroi de ces avantages financiers statue favorablement
sur les demandes soumises à son examen, les entreprises bénéficiaires doivent
établir un contrat programme avec l'AME fixant tous les aspects techniques,
économiques et financiers du projet d'investissement ainsi que le montant de
l'aide accordée, les conditions de son octroi et les modalités de son déblocage.
La non exécution ou la non réalisation des engageants prévues au contrat-
programme entraîne la déchéance de l'avantage accordé et ce conformément
aux dispositions de l'article 65 du code d'incitation aux investissements.
Les dites primes sont imputées sur le titre II du budget de l'AME
remarque : la prime accordée au titre de la réalisation d'audits énergétiques et de
l'aide à l'investissement dans le domaine des énergies renouvelables sont
cumulables.
Exemple :
Soit une entreprise de transport ayant réalisé un audit énergétique dont le coût
est de 800 DT.
Il ressort du rapport d'audit que l'entreprise doit réaliser 4 actions permettant de
réalise une économie d'énergie de 250 TEP et nécessitant un investissement de
250.000 DT.
Primes accordées :
- au titre de l'audit énergétique :
50% x 8000 DT = 4000 DT, puisque 4000 DT < 10.000 DT donc on retient 4000
DT.
- au titre de l'investissement :
5% x 250.000 DT = 12.500 DT < 100.000 DT donc on retient 12.500 DT
Prime totale = 12.500 DT + 4000 DT = 16.500 DT
4- Prime accordée au titre des activités de recherche développement
Les entreprises industrielles, agricoles ou de pêche peuvent bénéficier d'une
subvention au titre des investissements réalisés dans les activités de recherche
développement précédemment définies et ce conformément aux dispositions de
l'article 42 du code d'incitation aux investissements.
Le montant de cette prime a été fixé par le décret n° 94-536 du 10 mars 1994 en
application de l'article 42 sus-visé comme suit :
- 30% du coût total des études avec un plafond de 25.000 DT
- 20% du coût des réalisations et d'essais techniques de prototypes
d'expérimentation sur le terrain et de l'acquisition de matériel scientifique de
laboratoire nécessaires pour la réalisation de projets de recherche
développement avec un plafond de 100.000 DT
Cet avantage est accordé par arrêté du secrétaire d'état auprès du premier
ministre chargé de la recherche scientifique et de la technologie après avis d'une
commission siégeant au secrétariat d'état à la recherche scientifique et la
technologie dont la composition a été prévue par le décret n° 94-536 précité
Les entreprises sollicitant le bénéfice de cet avantage doivent déposer leurs
demandes auprès du secrétariat d'état la recherche scientifique et à la
technologie ( SERST). Ces demandes comporter une étude technique du projet.
Après examen préalables de ces demandes par les services concernés du
SERST, seules les demandes retenues seront transmises aux différents
membres de la commission une semaine avant la tenue de la réunion.
Suite à l'étude des demandes par la commission, l'entreprise bénéficiaire de la
prime doit conclure un contrat programme avec le SERST. Ce contrat-
programme doit fixer en particulier le programme d'investissement et de
financement du projet, la liste des biens d'équipement nécessaires à la
réalisation de l'investissement, le montant de la prime ainsi que les modalités de
déblocage de la prime et les engagements de l'entreprise bénéficiaire. Cette
prime est imputée sur le titre II du budget du SERST.
lorsque l'entreprise bénéficiaire de cette prime n'exécute pas ou ne respecte pas
les conditions prévues au contrat-programme, elle sera déchue de ladite prime
par arrêté du ministre des finances.
Exemple :
Soit une entreprise opérant dans le secteur de l'agroalimentaire ayant réalisé des
travaux de recherche développement pour la réalisation d'un prototype
permettant la multiplication de sa capacité de production
le coût de l'investissement est de 700.000 DT réparti comme suit :
50.000 DT : frais d'études
650.000 Dt : coût des essais et acquisition de matériel pour la réalisation du
prototype
La prime accordée est calculée comme suit :
- pour les frais d'étude : 30% x 50.000 DT = 15.000 DT
15.000 DT < 25.000 DT donc on retient 15.000 DT
-pour la réalisation du prototype
20% x 650.000 DT = 130.000 DT
130.000 DT > 100.000 DT donc on retient 100.000 DT
La prime totale accordée est de 115.000 DT
5-Prise en charge par l'état de la contribution patronale a régime légal de la
sécurité
sociale ( art.43)
Dans le but d'améliorer l'encadrement des entreprises et de les encouragement
à se doter de personnel qualifié l'article 43 u code d'incitation aux investissement
a prévu un avantage financier qui consiste en la prise en charge par l'état de la
contribution patronale au régime légal de sécurité sociale pour les salaires
versés aux :
- Equipes de travail nouvellement créées et qui viennent s'ajouter à la première
équipe pour les entreprises industrielles ne fonctionnant pas à feu continu
- Agents de nationalité tunisienne titulaires d'un diplôme de l'enseignement
supérieur délivré au terme d'une scolarité dont la durée est au moins égale à 4
années après le baccalauréat ou d'un diplôme équivalent et recrutés par les
entreprises industrielles, agricoles et de pêche et les entreprises de services
dont la liste est fixée par le décret n°94-493 du 28 février 1994 et dont une copie
est annexée à la présente note ( annexe I).
Pour bénéficier de cette aide financière, les entreprises doivent procéder à la
déclaration auprès de l'organisme de sécurité sociale compétent, des salariés
dont le recrutement ouvre droit au bénéfice de cet avantage.
La déclaration des salariés est faite selon un modèle dont une copie est annexée
à la présente note ( annexe II) Cette déclaration doit être faite une seule fois au
moment de la demande de l'avantage ou en cas de modification de l'un de ses
éléments et doit être accompagnée par arrêté du ministre des affaires sociales
lui accordant l'avantage après avis d'une commission consultative siègent au
ministère des affaires sociales et prévu par l'article 5 ( nouveau) du décret n°95-
1729 du 25 septembre 1995 portant modification du décret n°94-494 du 28
février 1994 relatif à la détermination des modalités d'application de la prise en
charge par l'état de la contribution patronale au régime légal de la sécurité
sociale
Lorsque cette commission émet un avis favorable sur les demandes soumises à
son examen, les montants accordés seront versés à l'organisme de sécurité
sociale concerné sur la base d'un état adressé par ce dernier au Ministère des
affaires Sociales comportant le nombre de salariés bénéficiant de l'avantage, des
salariés déclarés et de toutes autres données relatives à l'octroi de cet avantage.
L'aide sera imputée sur budget titre I dudit Ministère.
Exemple :
Soit une entreprise opérant dans le domaine informatique ayant sollicité la prise
en charge par l'état des contributions patronales au régimes légal de sécurité
pour le recrutement de 2 ingénieurs. Le salaire mensuel versé par ingénieur est
de 450 DT
La prise en charge par l'Etat de la contribution patronale au régie légal de la
sécurité sociale par mois est de :
18,25% x 900 DT = 164,250 DT.
ANNEXE -I-
1- Activités de services totalement exportatrices
2- Services liés activités agricoles
- Valorisation des sous-produits d'origine végétale ou animale
- Insémination artificielle
- Services des cabinet et des cliniques vétérinaires
- Services des laboratoires d'analyse agricole et vétérinaire
- Consultations et conseils en gestion agricole
- Collecte du lait
- Collecte et stockage des céréales
- Conditionnement et commercialisation des semences
- Préparation de la terre, récolte, maison et protection des végétaux
3- Services liés aux activités de la pêche
- Montage d'équipements et matériel de pêche
- Distribution des produits de la pêche à travers des circuits intégrés
- Analyses bactériologiques et chimique vétérinaires
4- Les communication :
- Installation électrique et de télécommunication
- Services relatifs au courrier
- Services de vidéoconférence
- Services de courrier électronique
- Services de diffusion radiophonique et télévisuelle
5- Services liés à l'environnement :
- Services de dépollution, de lutte contre les nuisances et les vecteurs
- Collecte, transport, tri, traitement, recyclage et valorisation des déchets et
ordures
- assainissement et épuration des eaux usées en vue de leur réutilisation
- Nettoyage et entretien de la voie publique
- Bureau d'études spécialisés dans le domaine de l'environnement
- Laboratoires de mesures et d'analyses opérant dans le domaine de
l'environnement
- Préservation des races végétales et animales en voie d'extermination
( biodiversité).
6- Les travaux publics :
- Conception, réalisation et suivi d'ouvrages de génie industriel et de génie civil,
de bâtiment et d'infrastructure
- Opération de prospection de sondage et de forage autre que pétrolier
7- La promotion immobilière :
- Projets d'habitation
- Aménagement des zones industrielles et des zones destinées aux activités
économiques :
- Bâtiments destinés aux activités économiques.
8- Services informatique :
- Développement et maintenances de logiciels
- Prestation machines et services informatiques
- Assistance technique, études et ingénierie informatique
- Banques de données et services télématiques
- Saisie et traitement de données
9- Services d'études d'expertises et d'assistance :
- Audit et expertise comptables
- Audit et expertise énergétiques
- Audit et expertise technologiques
- Audit économiques, juridiques, sociales, techniques et administratives
- Audit de maintenance
- Etude de marketing
- Contrôle et expertise qualitative et quantitative
- Etude et conseil en propriété industrielle et commerciale
- Certificat d'entreprises
- Essai et analyse des produits industriels
- Etudes techniques, travaux d'architecture, de décoration et de contrôle
10- Services de recherches développement
11- Autres services :
- Maintenance d'équipement et d'installations
- Montage d'usines industrielles
- Rénovation et reconditionnement de pièces et matériels industriels et non
industriels
- Engeniering industriel
- Buanderie industrielle
- Analyse, est et vérification de produits
- Traduction et services linguistiques
- Services de gardiennage
- Organisation de congrès, séminaire, foires et expositions
- Edition et publicité
- Mécanisation agricole.
ANNEXE -II-1
Emploi des diplômés Liste des recrues
|============================================================
|Nom et Prénom | CIN n° | Diplômes | Salaires | Numéro d'immatriculation à
l'organisme |
| | | | |
sécurité sociale |
=============================================================
| | | | |
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| | | | |
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| | | | |
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| | | | |
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| | | | |
|
-------------------------------------------------------------------------------------------
Signature du responsable de l'entreprise
Visa de l'inspection de travail
ANNEXE - II - 2
........: Création d'une 2ème équip .........: 3éme ........... : 4
éme
|=============================================================
|Nom et Prénom | CIN n° | Diplômes | Salaires | Numéro d'immatriculation à
l'organisme |
| | | | |
de sécurité sociale |
=============================================================
| | | | |
|
| | | | |
|
| | | | |
es |
| | | | |
|
| | | | |
|
| | | | |
|
-------------------------------------------------------------------------------------------
Signature du responsable de l'entreprise
Visa de l'inspection de travail
Note Commune N° : 25/96
OBJET : Barème applicable à la campagne de l'agrumiculture 94/95 - Revenus
1995 déclaration 1996.
Aux termes de l'article 24 du code de l'impôt sur le revenu des personnes
physiques et de l'impôt sur les sociétés, le bénéfice net des exploitation agricoles
ou de pêche peut être déterminé selon l'un des trois modes ci-après
développés :
1/ Premier mode de détermination du bénéfice net :
Le bénéfice net est constitué par l'excédent des recettes brutes réalisées au
cours de l'année civile sur les dépenses nécessitées par l'exploitation pendant la
même année compte tenu du jeu des stocks.
Ce mode de détermination du revenu net n'implique pas la tenue d'une
comptabilité mais l'existence des pièces justifiant les recettes et les dépenses de
l'exploitation.
2/ Deuxième mode de détermination du bénéfice net : Régime réel
Ce mode de détermination du bénéfice net est applicable aux personnes qui
justifient de la tenu d'une comptabilité à partie double conformément aux article
8,9 et 10 du code de commerce.
Dans ce cas, le bénéfice de la catégorie est déterminé comme en matière de
bénéfices industriels et commerciaux.
3/ Troisième mode de détermination du bénéfice net :Détermination d'un
bénéfice forfaitaire
En l'absence de justifications des recettes et des dépenses ou de la tenue d'une
comptabilité, le bénéfice net est déterminé sur la base d'une évaluation
forfaitaire, et ce après consultation des experts du domaine et tenant compte de
la nature des spéculations selon les régions.
A l'occasion de la campagne de l'agrumiculture relative à l'année 94/95, la
commission mixte groupant des représentants de la direction Générale des
études et de la législation fiscales de la direction générale du contrôle fiscal, et
de l'union tunisienne de l'agriculture et de la pêche a procédé comme il est
d'usage à la mise à jour du barème fixant le revenu net par hectare et par
circonscription.
Les revenus nets forfaitaires retenus à cet effet ont été fixés par hectare et par
circonscription comme suit :
=============================================================
==
Circonscription | Exploitant Jusqu'à 5 Ha | Exploitant plus de 5
Ha |
=============================================================
=
-Zaouit Djedidi : 508 D 624 D
Grombalia- Gouba
- Menzel Bouzelfa : 375 D
624 D
beni Khaled
- Hammamet :
Bir Bouregba 354 D 596 D
- Bou Argoub-Sidi Daher 297 D 449 D
- Soliman-Takelsa-Nabeul 256 D 300 D
Tazarka-Nefza-Bizerte
- Autres régions du cap bon, 337 D
508D
Béja - Jendouba
=============================================================
==
Note Commune N° : 25/96
OBJET : Barème applicable à la campagne de l'agrumiculture 94/95 - Revenus
1995 déclaration 1996.
Aux termes de l'article 24 du code de l'impôt sur le revenu des personnes
physiques et de l'impôt sur les sociétés, le bénéfice net des exploitation agricoles
ou de pêche peut être déterminé selon l'un des trois modes ci-après
développés :
1/ Premier mode de détermination du bénéfice net :
Le bénéfice net est constitué par l'excédent des recettes brutes réalisées au
cours de l'année civile sur les dépenses nécessitées par l'exploitation pendant la
même année compte tenu du jeu des stocks.
Ce mode de détermination du revenu net n'implique pas la tenue d'une
comptabilité mais l'existence des pièces justifiant les recettes et les dépenses de
l'exploitation.
2/ Deuxième mode de détermination du bénéfice net : Régime réel
Ce mode de détermination du bénéfice net est applicable aux personnes qui
justifient de la tenu d'une comptabilité à partie double conformément aux article
8,9 et 10 du code de commerce.
Dans ce cas, le bénéfice de la catégorie est déterminé comme en matière de
bénéfices industriels et commerciaux.
3/ Troisième mode de détermination du bénéfice net :Détermination d'un
bénéfice forfaitaire
En l'absence de justifications des recettes et des dépenses ou de la tenue d'une
comptabilité, le bénéfice net est déterminé sur la base d'une évaluation
forfaitaire, et ce après consultation des experts du domaine et tenant compte de
la nature des spéculations selon les régions.
A l'occasion de la campagne de l'agrumiculture relative à l'année 94/95, la
commission mixte groupant des représentants de la direction Générale des
études et de la législation fiscales de la direction générale du contrôle fiscal, et
de l'union tunisienne de l'agriculture et de la pêche a procédé comme il est
d'usage à la mise à jour du barème fixant le revenu net par hectare et par
circonscription.
Les revenus nets forfaitaires retenus à cet effet ont été fixés par hectare et par
circonscription comme suit :
=============================================================
==
Circonscription | Exploitant Jusqu'à 5 Ha | Exploitant plus de 5
Ha |
=============================================================
=
-Zaouit Djedidi : 508 D 624 D
Grombalia- Gouba
- Menzel Bouzelfa : 375 D
624 D
beni Khaled
- Hammamet :
Bir Bouregba 354 D 596 D
- Bou Argoub-Sidi Daher 297 D 449 D
- Soliman-Takelsa-Nabeul 256 D 300 D
Tazarka-Nefza-Bizerte
- Autres régions du cap bon, 337 D
508D
Béja - Jendouba
=============================================================
==
Note Commune N° : 26/96
OBJET : Barème applicable à la campagne oléicole 1994/95 Revenus 1995-
Déclaration 1996
Aux termes de l'article 24 du code de l'impôt sur le revenu des personnes
physiques et de l'impôt sur les sociétés, le bénéfice net des exploitations
agricoles ou de pêche peut être déterminé selon l'un des trois ci-après
développés :
1/ premier mode de détermination du revenu net :
le revenu net est constitué par l'excédent des recettes brutes réalisées au cours
de l'année civile sur les dépenses nécessitées par l'exploitation pendant la même
année compte tenu des jeux du stock.
Ce mode de détermination du revenu net n'implique pas la tenu d'une
comptabilité mais l'existence des pièces justifiant les recettes et les dépenses de
l'exploitation.
2/ Deuxième mode de détermination du bénéfice net : Régime réel
Ce mode de détermination du bénéfice net est applicable aux personnes qui
justifient de la tenue d'une comptabilité à partir double conformément aux articles
8, 9 et 10 du code de commerce.
Dans ce cas, le bénéfice de la catégorie est déterminé comme en matière de
bénéfices industriels et commerciaux.
3/ Troisième mode de détermination du bénéfice net : Bénéfice forfaitaire
En l'absence de justifications des recettes et des dépenses ou de la tenue d'une
comptabilités, le revenu net est déterminé sur la base d'une évaluation forfaitaire,
et ce après consultation des experts du domaine et tenant compte de la nature
des spéculations selon les régions.
A l'occasion de la campagne oléicole relative à l'année 1994/1995, la
commission mixte groupant des représentants de la Direction Générale du
contrôle fiscal et de l'union Tunisienne de les revenus provenant de l'oléiculture
au titre de la campagne oléicole 1994/1995, déclaration 1996.
A- REGIONS :
Au niveau de l'oléiculture, il a été décidé de prendre en considération 3 régions à
savoir :
1/ Le Nord : Cette circonscription comprend les gouvernorats de Tunis, l'Ariana,
Ben Arous, Zaghouan, Bizerte, Béja, jendouba, le kef, Silina, et nabeul.
2/ Le Centre : Cette région couvre les gouvernorats de sousse, Monastir,
Mahdia, Kairouane et Kasserine.
3/ Le Sud : Cette zone englobe les gouvernoras de sfax, Gabés, Gafsa, Sidi-
Bouzid, Médenne, Kébili, Tozeur et tataouine.
B- OLIVIERS PRODUCTIFS :
Le nombre de pied d'oliviers productifs à prendre en considération doit être
déterminé comme suit :
- Oliviers Adultes : 100%
- Oliviers Vieux : 50%
- Oliviers Jeunes : 25% Avec une évolution annuelle de 10% des oliviers
jeunes en oliviers adultes.
- Oliviers très jeunes : Néant, avec une évolution annuelle de 10% des
oliviers très jeunes en oliviers jeunes
C - REVENUS NETS :
pour la détermination des revenus nets provenant de l'oléiculture deux cas
peuvent se présenter à savoir :
C1) Oléiculture exploitant moins de 2000 pieds d'oliviers et pour lesquels
l'administration fiscale ne dispose pas de renseignement permettant de
déterminer leurs recettes.
Pour cette catégorie de redevables ,les revenus ont été fixés par pied d'olivier
productif et par région comme suit :
NORD CENTRE
SUD
NEANT NEANT
NEANT
C2) Oléiculture exploitant plus de 2000 pieds d'oliviers ou ceux pour lesquels
l'administration fiscale dispose des justifications concernant les recettes réalisés
et ce à partir des quantités d'huile produites et livrées à l'ONH ou à la
consommation intérieure ou à partir des comptes de production tenus par les
oléifactures.
Pour cette catégorie d'assujettis les revenus nets provenant de l'oléiculture
doivent être déterminés par la différence entre les produits et les charges à
savoir :
* Pour les produits :
Ils sont constitués par les recettes totales lesquelles représentent la valeur des
huiles produites par eux, en tant qu'oléiculteurs, livrées à l'O.N.H et à la
consommation ou produites par eux d'après les comptes de fabrication des
Oléifacteurs.
* Pour les charges :
Les charges se subdivisent en 2 groupes :
- Les frais de culture
- Les frais de cueillette, de transport et de trituration des olives ces frais ont été
évalués par pied productif et par région comme suit :
- Nord : 1,685 D
- Centre : 2,156 D
- Sud : 6,900 D
Ces charges tiennent compte de toutes les augmentations intervenues au cours
de la campagne sus-indiquée notamment au niveau du S.M.A.G.
Les frais de cueillette de transport et de trituration des olives ont été fixés par Kg
d'olives et pour toutes les régions à 99 Milimes ( frais de trituration = 35
Milimes ).
Il est utile de préciser que les revenus ainsi déterminés constituent des revenus
minimums et que dans la mesure où l'administration dispose d'éléments pouvant
aboutir à des revenus supérieurs, ce sont ces revenus qui doivent être pris en
considération.
Note Commune N° : 27/96
OBJET : Commentaire des dispositions de la loi 95-88 du 30 octobre 1995
portant dispositions fiscales relatives aux sociétés d'investissement.
RESUME
1- La loi 95-87 du 30 Octobre 1995 a abrogé les dispositions du titre III de la loi
88-92 du 2 Août 1998, qui traitaient du régime fiscal des sociétés
d'investissement pour le remplacer par un nouveau titre qui a institué les sociétés
d'investissement de capital-risque ( SICAR)
2-Le nouveau régime fiscal applicable aux sociétés d'investissement a été fixé
par la loi 95-88 du 30 octobre comme suit :
A- Les SICAF : Déduction des plus-values de cession des action, de l'assiette
soumise à l'IS sous réserve du minimum d'impôt et de leur affectation à un
compte de réserve à régime spéciale pendant 5 ans B- Les SICAV : Exonération
de l'impôt sur les sociétés.
Toutefois, les revenus de capitaux mobiliers demeurent soumis à la retenue à la
source libératoire de 20% .
C- Les SICAR : - Déduction des revenus ou bénéfices réinvestis dans la
souscription au capital des SICAR, sous réserve du minimum d'impôt
- Déduction des plus-values de cession des actions et des parts sociales de
l'assiette
soumise à l'IS au niveau des SICAR
- Déduction des revenus ou bénéfices réinvestis sous forme de dépôt auprès des
SICAR, dans un fonds de capital risque
- Déduction des plus-values de cession des actions et des parts sociales
réalisées par les SICAR pour le compte des tiers.
3- A titre transitoire, le régime fiscal des sociétés d'investissement prévu
initialement par la loi 88-92 du août 1988 demeure applicable pour l'année 1995.
La loi 95-87 du 30 octobre 1995 a notamment abrogé les dispositions du titre III
et des articles 21,22 et 23 de la loi 88-92 qui traitaient de l'ensemble du régime
fiscal des SICAV et des SICAF pour le remplacer par un nouveau titre qui a
institué les SICAR. En conséquence et en dehors des dispositions transitoires
( Voir ci-dessus) la loi 88-92 telle que modifiée par la loi 95-87 ne traite plus que
des conditions d'exercées des sociétés d'investissement, Le régime fiscal
desdites sociétés a fait l'objet de la loi 95-88 qui a supprimé les avantages
communs accordés à ces société, reconduit avec modification les avantages
spécifiques et institué le régime applicable aux SICAR
I- NOUVEAU REGIME FISCAL DES SOCIETES D'INVESTISSEMENT
A/ REGIME FISCAL DES SICAV
Loi 95-88 du 30 octobre 1995 a reconduit les avantages spécifiques accordés
aux SICAV à savoir l'exonération de l'impôt sur les sociétés sur l'ensemble de
leurs produits ( dividendes, plus-values de cession d'action). Toutefois et en
vertu des dispositions du paragraphe II de l'article 52 du code de l'IR et de l'IS,
les revenus de capitaux mobiliers qui sont servis aux SICAV demeurent soumis à
la retenue à la source définitive et non susceptible de restitution au taux de 20%.
B/ REGIME FISCAL DES SICAF
1) Déduction des plus-values de cession en plus de l'exonération des
dividendes dont bénéficient les SICAf en vertu des dispositions de l'article 48 du
code de l'IR et de l'IS l'article 4 de la loi 95-88 du 30 octobre 1995 permet à ces
sociétés la déduction des plus-values de cession des actions de leur bénéfice
imposable à la condition que ces plus-values soient affectées à un " compte de
réserves à régime spécial " pendant une période au moins égales à cinq ans à
partir du premier jour de l'année qui suit celle de la cession.
La plus - values ainsi déduite ne doit recevoir aucune autre affectation durant la
période de cinq ans et ne doit pas notamment faire l'objet de distribution ou
d'incorporation au capital.
2) Minimum d'impôt sur les sociétés
La déduction des plus-values de cession des actions ne doit pas aboutir à un
impôt sur les sociétés inférieur au minimum d'impôt prévu par l'article 12 de la loi
89-114 du 30 décembre 1989.
Exemple 1:
Soit une SICAF qui a réalisé au titre de l'exercice 1995 un bénéfice comptable de
1000000 D qui tient compte des dividendes reçus des filiales pour un montant de
250.000 D et des plus-values de cession d'actions pour un montant de 200.000
D
Bénéfice fiscal :
1000 000 - ( 500 000 D + 200 000 D ) = 300 000 D
IS dû : 300 000 D x 35% = 105 000 D
Minimum d'IS : 1000 000 - 500 000 D = 500 000 x 10% = 50 000 D
L'impôt dû au taux de 35% est supérieur au minimum d'impôt on retient donc la
somme de 105 000 D comme impôt dû.
Exemple 2 :
Reprenons l'exemple 1 avec l'hypothèse que la société ait réalisé des dividendes
pour un montant de 50.000 D et des plus-values de cession d'actions pour 750
000 D
Dans ce cas l'IS sera calculé comme suit :
Bénéfice fiscal :
1000 000 D - ( 50 000 D + 750 000 D) = 200 000 D
IS dû : 200 000 D x 35% = 70 000 D
Minimum d'IS : 1000 000 D - 50 000 =
950 000 D x 10% = 95 000 D
A-2 / Minimum d'impôt
La déduction des revenus ou bénéfices réinvestis ne doit pas aboutir à un impôt
sur le revenu ou à un impôt sur les sociétés inférieur au minimum prévu
respectivement par les articles 12 t 12 bis de la loi 89-114 du 30 décembre
1989.
Exemple
Soit un médecin célibataire qui a réalisé au titre de l'année 1995 un bénéfice net
relevant de la catégorie des bénéfices des professions non commerciales de 21
000 D justifié par une comptabilité conforme aux prescriptions du code de
commerce et un revenu net foncier de 20 000 D et qui a souscrit au capital d'un
SICAR pour un montant de 35 000 D. Dans ce cas, l'impôt sur le revenu sera
calculé comme suit :
Revenu net global
BNC : = 21.000 D
Revenu net foncier = + 20.000 D
Revenu global = 41.000 D
à déduire montant réinvesti 35.000 D
Revenu imposable = 6.000 D
IR dû = 725 D
- IR théorique dû sur le revenu
net global, sans tenir compte du réinvestissement 10.325 D
- Minimum d'IR 10325 D x 30% = 3.097,5 D
Dans ce cas et dés lors que le minimum d'IR ( 3097D,5) est supérieur à l'IR dû
en tenant compte du réinvestissement, l'impôt dû sera constitué par cet impôt
minimum soit : 3097D,500
A-3/ Condition du bénéfice de l'avantage
Le bénéfice de la déduction est subordonné à - la tenu d'une comptabilité
conforme aux article 8,9 et 10 du code de commerce pour les personnes qui
exercent une activité commerciale ou une profession non commerciale
- L'émission de nouvelles actions
Les titres éligibles au droit à dégrèvement fiscal sont ceux acquis à la
souscription. En conséquence les titre souscrits puis cédés n'ouvrent pas droit
deuxième fois au profit du cessionnaire à la déduction des revenus et bénéfices
réinvestis.
- La libération du capital souscrit, étant précisé que a déduction ne peut s'opérer
qu'à la libération et sur les résultat de l'exercice au cours duquel elle a lieu.
- la non réduction du capital pendant une période de cinq ans à partir du 1er
janvier de l'année qui suit celle de la libération du capital sauf cas de la réduction
pour résorption des pertes.
La présentation lors du dépôt de la déclaration d'IR ou d'IS :
* d'une attestation de libération du capital souscrit
* et d'une attestation justifiant que la SICAR répond aux conditions
d'exercice prévues
par l'article 3 de la loi 95-87 du 30 octobre 1995
( Cf paragraphe I-C ci-dessus )
Toutefois, pour les SICAR nouvellement créées qui à la date du dépôt des
déclaration d'IR et de IS, ne remplissent pas les conditions d'exercice requises et
par mesure d'assouplissement les bénéficiaires des déductions peuvent
valablement présenter un engagement du modèle joint en annexe pour produire
l'attestation en question avant l'expiration de la quatrième année qui suit celle
au titre de laquelle la déduction est opérée, faute de quoi, ils devront reverser
l'impôt dû au titre des revenus ou bénéfices ayant fait l'objet de déduction.
Par ailleurs, le bénéfice des déductions au titre des libérations ultérieures du
capital souscrit, à l'intérieur de la période de 4 ans susvisée, reste dans tous les
cas de figure subordonné à la présentation de ladite attestation
b/ Avantages accordés aux SICAR elles-mêmes
En vertu des dispositions de l'article 3 de la loi 95-88 du 30 octobre 1995 les
SICAR bénéficient de la déduction de leur bénéfice imposable des plus-values
de cession des actions et parts sociales réalisées pour leur compte. A l'inverse
des SICAF, l'avantage n'est pas conditionné par le paiement de l'impôt minimum
ni par le blocage du produit de la cession à un compte de réserves.
Exemple :
Soit une SICAF qui a réalisé un bénéfice comptable de 1000 000 D qui tient
notamment compte d'un dividende de 500 000 D et de plus-values de cession
d'actions et de parts sociales pour un montant de 300 000 D.
Dans ce cas son bénéficie imposable est fixé comme suit :
Bénéfice comptable 1 000 000 D
- à déduire :
- Dividende 500 000 D
- De plus-values de cessions
d'action et de parts sociales 300 000 D
Bénéfice imposable 200 000 D
IS dû : 200 000 D x 35% = 70 000 D
D/ Régime des fonds de capital risque
Dans le but de renforcer les capacités financières propres des SICAV, les
articles 2,3 et 4 de la loi 95-88 du 30 octobre 1995 ont prévu des avantages au
profit des personnes qui réinvestissent des revenues ou bénéfices sous forme de
placement dans des fonds de capital risque. L'avantage consiste dans la
déduction des revenus et bénéfices réinvestis par les SICAR au moyen de fonds
gérés pour le compte des tiers.
1- Déduction des revenus ou bénéfices réinvestis sous forme de placement
auprès des SICAR dans des fonds de capital-risque
a / Montant de la déduction
Les personnes qui placent des revenus ou bénéfices auprès des SICAR dans
des fonds de capital risque bénéficient de la déduction desdits revenus ou
bénéfices de leur revenu ou bénéfice imposable.
b/ Minimum d'impôt
La déduction des revenus ou bénéfices placés auprès des SICAR ne doit pas
aboutir à un impôt sur le revenu ou à un impôt sur les sociétés inférieur au
minimum d'impôt prévu respectivement par les article 12 et 12 bis de la loi 89-
114 du 30/12/1989.
c/ Nature des dépôts ouvrant droit à la déduction
Les revenus et bénéfices qui ouvrent droit à déduction sont ceux placés auprès
des SICAR, dans des fonds de capital risque, pendant une période minimale de
5 ans, à partir de l'année qui suit celle du placement et dont la rémunération est
fonction des résultat des projet financés par les SICAR à partir desdits fonds,
conformément à l'article 23 de la loi 88-92.
En conséquence de ce qui précède, les personnes qui placent des revenus ou
bénéfices, auprès des SICAR, dans les fonds de capital risque et qui les
retireraient avant l'expiration de la période de 5 ans doivent reverser l'impôt dû
au titre des revenus et bénéfices ayant fait l'objet de déduction lors du
placement.
d/ Condition du bénéfice de la déduction
Le bénéfice de la déduction des revenus et bénéfices placés auprès des SICAR
dans des fonds de capital risque est subordonné en plus de la satisfaction des
conditions requises pour le bénéfice de la déduction des revenus ou bénéfices
réinvestis dans la souscription au capital des SICAR ( voir ci-dessus), à la
présentation par le bénéficiaire de la déduction :
- d'une attestation de placement délivrée par la SICAR, justifiant le dépôt auprès
d'elle dans un fonds de capital risque des revenus ou bénéfices.
- et d'une attestation délivrée par la SICAR justifiant que cette dernière satisfait
aux conditions d'exercice prévues par l'article 3 de la loi 95-87 du 30 octobre
1995 ou à défaut un engagement de produire ladite attestation dés que la SICAR
aura satisfait aux conditions d'exercice requises et au plus tard avant l'expiration
de la quatrième année qui suit celle au titre de laquelle la déduction est opérée,
faute de quoi, ils devront réserver l'impôt dû au titre des revenus ou bénéfices
ayant fait l'objet de déduction.
Par ailleurs, le bénéfice des déductions au titre des sommes placées
ultérieurement dans des fonds de capital risque, à l'intérieur de la période de 4
ans sus-visée, reste dans tous les cas de figure subordonné à la présentation de
ladite attestation
2- Déduction des plus-values de cession des action et des parts sociales
acquises par les SICAR pour e compte des tiers et financées par prélèvement
sur des fonds de capital risque.
En vertu des dispositions de l'article 3 de la loi 95-88 du 30 octobre 1995, les
plus-values de cession des actions et des parts sociales acquises par les SICAR
pour le compte des tiers peuvent être déduites entre les mains de ces derniers
des revenus ou bénéfices soumis à l'impôt sur le revenu ou à l'impôt sur les
sociétés.
Exemple :
Soit une banque qui a déposé apurés d'une SICAR un montant de 500 000D en
vue de la souscription pour son compte dans le capital d'une SARL qui a réalisé
une unité touristique.
Après l'expiration de la période de cinq ans prévue par la convention conclue
avec le promoteur, la SIACR a rétrocédé les parts sociales au promoteur pour un
prix de 700 000, Prix qui tient compte notamment des réserves et de la valeur
actualisée de l'actif de l'unité touristique.
Supposons par ailleurs que la banque ait réalisé au titre de la même année un
bénéfice
comptable de 5 000 000 D
Dans ce cas, et dés lors que le bénéfice comptable tient compte des plus-values
de cession des parts sociales le résultat fiscal sera déterminé comme suit :
- Bénéfice comptable 5 000 000 D
- à déduire plus-values de cession
des parts sociales -200 000 D
Bénéfice fiscal 4 800 000 D
IS dû 4 800 000 D x 35% = 1 680 000 D
III - MESURES TRANSITOIRES
Dans le buts d'assurer la transition entre et le nouveau régime fiscal prévu
respectivement par la loi 88-92 et la loi 95-88 l'article 2 de la loi 95-87 du 30
octobre 1995 a prévu aux les avantages fiscaux accordés initialement par les
anciens articles 21, 22, et 23 et supprimés par la loi 95-87 du 30 octobre 1995
continuent à s'appliquer jusqu'au 31 décembre 1995.
1- Avantages accordés aux sociétés elles-mêmes
- L'exonération des droits d 'enregistrement relatifs à la constitution et aux
variations du capital pour les SICAV, sachant que ladite exonération a été
supprimée pour les SICAF par l'article 7 de la loi 93-53 du 17 mai 1993 portant
promulgation du code des droits d'enregistrement et de timbre.
- l'exonération de la taxe sur les établissements à caractère industriel,
commercial ou professionnel
- l'exonération de la taxe de formation professionnelle
- et la soumission à l'IS au taux de 10% des SICAF qui justifiaient de l'emploi de
30% au moins de leurs fonds propres dans l'acquisition d'actions de sociétés
situées dans les zones intérieures.
2- Avantages au profit des souscripteurs au capital des SICAF
Sachant que l'avantage au souscripteur a été supprimé par l'article 2 de la loi 95-
87, et à titre transitoire, les souscripteurs au capital des SICAF agrées avant le
30 octobre 1995 peuvent bénéficier de la déduction pour réinvestissement
exonéré au titre des souscription qui interviennent au plus tard le 31 décembre
1995, les déductions s'opèrent sur les revenus et bénéfices annuels imposables
des exercices au cours desquels intervient la libération du capital souscrit et
dans la limite de 50% de ces revenus ou bénéfices.
Exemple 1 :
Soit une société qui a réalisé au titre de l'exercice 1995 un bénéfice fiscal de
1000 000 D et qui a souscrit e 20 décembre 1995 à l'augmentation du capital
d'une SICAF pour un montant de 1000 000 D mais qui n'aura libéré au
31/12/1995 que 250 000 D et dont les autres tranches seront libérés
successivement au courant de 1996, 1997 et 1998.
Dans ce cas, la déduction du montant souscrit et la liquidation de I'IS s'effectuent
comme suit :
- Bénéfice fiscal 1 000 000 D
- Montant souscrit : 1 000 000 D
- Limite autorisée 1000 000 D x 50% = 500
000 D
- Montant libéré : 250 000
- Montant déductible : - 250 000 D
Bénéfice imposable : 750 000 D
IS dû : 750 000D x 35% = 262 500 D
Exemple 2 :
Reprenons l'exemple 1 avec l'hypothèse que la société ait libéré la totalité du
capital souscrit.
Dans ce cas le bénéfice imposable sera déterminé comme suit :
- Bénéfice fiscal 1 000 000 D
- Limite autorisée 1000 000 D x 50% = 500 000 D
- Montant libéré : 1000 000
- Montant déductible : 500 000 D
Bénéfice imposable : 500 000 D
IS dû : 5000 000D x 35% = 175 000 D
Note Commune N° : 28/96
OBJET : Viticultures : Imposition à l'IRPP (campagne 1994/1995 - Revenus
1995-Déclaration 1996)
Aux termes de l'article 24 du code de l'impôt sur le revenu des personnes
physiques et de l'impôt sur les sociétés, le bénéfice net des exploitations
agricoles ou de pêche peut être déterminé selon l'un des trois modes ci-après
développés :
1- Premier mode de détermination du bénéfice net :
Le revenu net est constitué par l'excédent des recettes brutes réalisées au cours
de l'année civile sur les dépenses nécessitées par l'exploitation pendant la même
année compte tenu des jeux du stock.
Ce mode de détermination du revenu net n'implique pas la tenu dune
comptabilité mais l'existence des pièces justifiant les recettes et les dépenses de
l'exploitation.
2- Deuxième mode de détermination du bénéfice net : Régime réel
Ce mode de détermination du bénéfice net est applicable aux personnes qui
justifient de la tenu d'une comptabilité à partir double conformément aux articles
8, 9 et 10 du code de commerce.
Dans ce cas, le bénéfice de la catégorie est déterminé comme en matière de
bénéfices industriels et commerciaux
3- Troisième mode de détermination du bénéfice net : Bénéfice forfaitaire
En l'absence de justifications des recettes et des dépenses ou de la tenu d'une
comptabilité, le bénéfice net est déterminé sur la base d'une évaluation
forfaitaire, et ce après consultation des experts du domaine et tenant compte de
la nature des spéculation selon les régions.
A l'occasion de la campagne viticole relative à l'année 1994 / 1995, la
commission mixte groupant des représentants de la direction générale des
études et de la législation fiscales, de la direction générale du contrôle fiscale et
de l'union Tunisienne de l'agriculture et de la pêche a procédé à la mise à jour du
barème fixant les revenus provenant de la viticulture au titre de la campagne
viticole 1994 / 1995, déclaration 1996.
3 - 1 / Viticultures justifiant de la tenu d'une comptabilité régulière :
Le viticulture est imposé à raison du revenu net dégagé par sa comptabilité
après vérification des documents réguliers appuyés des pièces justificative et
ceci aussi bien pour sa récolte transformée en vin que pour celle vendue sur le
marché pour être consommée en l'état ou celle vendue à d'autres vérificateurs
3 - 2 / Viticultures produisant des raisins de cuve et ne justifiant pas de la tenue
d'une comptabilité régulière :
Ces viticultures sont imposés par hectare de vigne en production selon le
barème n° 1 qui tient compte des frais de vinification arrêtés à 5 dinars par
hectolitre de vin.
BAREME N° 1
=============================================================
=====
Rendement Rendement Produits bruts Frais forfaitaires Revenu net
Quintaux hectolitres a l'hectare en D a l'hectare en D forfaitaire a
A l'hectare a l'IRPP l'[Link]
=============================================================
=====
27 20 861,220 676,777
184,443
37 28 1205,708 866,500
339,208
40 30 1291,830 913,931
377,899
43 32 1377,952 961,362
416,590
53 40 1722,440 1151,085
571,355
67 50 2153,050 1388,239
764,811
80 60 2583,660 1625,393
958,267
93 70 3014,270 1862,547
1151,723
107 80 3444,880 2099,701
1345,179
120 90 3875,490 2336,855
1538,635
133 et plus 10 et plus 4306,100 2574,009
1732,091
=============================================================
====
3- 3 / Viticulture adhérents à des coopératives tenant une comptabilité régulière :
Les viticultures adhérents à des coopératives dont la comptabilité reconnue
sincère et probante et qui apparaître un revenu net forfaitaire à l'hectare sans
tenir compte des frais de vinification. Ces frais seront déduits sur présentation
d'une attestation délivrée par la coopérative.
BAREME N° 2
=============================================================
=====
Rendement Rendement Produits bruts Frais forfaitaires Revenu net
Quintaux hectolitres a l'hectare en D a l'hectare en D forfaitaire a
A l'hectare a l'IRPP l'[Link]
=============================================================
=====
27 20 861,220 576,777 284,443
37 28 1205,708 726,500 479,208
40 30 1291,830 763,931 527,899
43 32 1377,952 801,362 576,590
53 40 1722,440 951,085 771,355
67 50 2153,050 1138,239 1014,811
80 60 2583,660 1325,393 1258,267
93 70 3014,270 1512,547 1501,723
107 80 3444,880 1699,701 1745,179
120 90 3875,490 1886,855 1988,635
133 et plus 10et plus 4306,100 2074,009 2232,091
=============================================================
=
Il est signaler que :
a / Les viticultures qui ne vinifient pas leur récolte n'ont pas de frais de
vinification, ils seront donc imposés le barème n°2 qui fait apparaître un revenu
net forfaitaire à l'hectare sans tenir compte des frais de vinification.
b / Les viticultures vendant sur pied leur récolte n'ont pas de frais de vinification,
de vendange et de transport. Ils seront imposés selon le barème n°3 qui fait
apparaître un revenu net forfaitaire sans tenir compte des frais de vinification de
vendage et de transport :
BAREME N° 3
=============================================================
=====
Rendement Rendement Produits bruts Frais forfaitaires Revenu net
Quintaux hectolitres a l'hectare en D a l'hectare en D forfaitaire a
A l'hectare a l'IRPP l'[Link]
=============================================================
=====
27 20 861,220 515,252
345,968
37 28 1205,708 644,061
561,647
40 30 1291,830 676,263
615,567
43 32 1377,952 708,465
669,487
53 40 1722,440 837,274
885,166
67 50 2153,050 998,285
1154,765
80 60 2583,660 1159,296
1424,364
93 70 3014,270 1320,307
1663,963
107 80 3444,880 1481,318
1963,562
120 90 3875,490 1642,329
2233,161
133 10 et plus 4306,100 1803,340
2502,760
=============================================================
====
3 - 4 / Viticultures produisant des raisins de table et ne justifiant pas de la tenu
d'une comptabilité régulière et probante.
Ces viticultures seront imposés à l'RPP sur la base d'un revenu net forfaitaire
égal à 312,833 dinars par hectare de vigne en production.
3- 5 / Viticultures produisant des raisins de cuve et des raisins de table qui ne
justifient pas de la tenue d'une comptabilité régulière
Ces viticultures seront imposés suivant les barèmes n° 1, n° 2 ou n° 3 selon le
cas pour la superficie du vignoble produisant des raisins de cuve et sur la base
d'un revenu net forfaitaire à l'hectare fixé à 312,833 dinars pour la superficie du
vignoble produisant des raisins de table.
Pour chaque viticulture imposé selon un revenu net forfaitaire à l'hectare, le
service exigera la présentation d'une attestation délivrée soit par la coopérative à
laquelle il adhère soit par l'Office National de la vigne quand il s'agit d'un
viticulture privé. Cette attestation qui sera annexée à la déclaration de l'IRPP
devra obligatoirement comporter entre autres la superficie de la vigne en
production et les quantités de raisins fournies et celles de vins obtenues.
Enfin, il y a lieu de noter que les revenus déterminés d'après l'une des méthodes
sus-visées constituent un minimum pour la calcul de l'assiette de l'impôt sur le
revenu dû au cas où l'administration dispose d "éléments lui permettant de
réviser les revenus déclarés.
Note Commune N° : 29/96
OBJET : Commentaire des dispositions des articles 37 et 39 de la loi n° 95-109
du 25 décembre 1995 portant loi de finances pour la gestion 1996 relatives à la
soumission à la TVA au taux de 10% de certaines opérations et activités
RESUME
TVA AU TAUX DE 10%
1 - L'article 37 de la loi n°95-109 du 25 décembre 1995 portant loi de finances
pour la gestion 1996 à prévu la soumission à la TVA au taux de 10% de
certaines activités telles que l'hôtellerie et certaines services qui y sont rattachés
et la restauration.
2 - La date d'entrée en vigueur de ces mesures est fixée au 1er septembre 1996
en application des dispositions de l'article 39 de la loi n° 95-109 sus-visée.
Dans le but d'introduire davantage d'harmonie au niveau des taux de la TVA et
de rétablir l'équilibre de la fiscalité des secteurs soumis à la TVA au taux de 6%,
l'article 37 de la loi n° 95-109 du 25 décembre 1995 portant loi de finances pour
la gestion 196 a soumis à la TVA au taux de 10% certaines opérations liées au
secteur hôtelier et à la restauration et relevant
du tableau " B " annexé au code de la TVA.
La présente note a pour objet de commenter ces dispositions.
I - REGIME EN VIGUEUR AU 31 DECEMBRE 1995
L'application du taux de la TVA de 6% a engendré un crédit chronique de TVA au
profit des secteurs soumis à ce taux.
Afin d'absorber ce crédit, l'article 56 de la loi n° 94-127 du 26 décembre 1994 a
soumis à la TVA au taux de 10% dans une première étape les services et
produits suivants :
- le matériel informatique
- les services informatiques
- les appareils récepteurs de télévision
- le transport de marchandises à l'exclusion du transport des produits
agricoles et de pêche et de leurs intrants.
II - APPORT DE LA LOI N°95-109 DU 25-12-95 PORTANT LOI DE FINANCES
POUR LA GESTION 1996
Les articles 37 et 38 de la loi de finances pour la gestion 1996, ont soumis à la
TVA au taux de 10% à compter du 1er avril 1996, les services et opérations
réalisées par les professions libérales. Cette mesure a fait l'objet d'un
commentaire dans le cadre de la note commune n° 12/1996.
De même l'article 37 de la loi n° 95-109 sus-visée à prévu la soumission à la
TVA au taux de 10 % des activités touristiques suivantes :
- l'hôtellerie, y compris les activités qui y sont intégrées a savoir l'hébergement,
la restauration, les ventes à consommer sur place et l'animation.
- les excursions et circuits réalisés à l'intérieur de la Tunisie par les agence de
voyage au profit des touristes non résidents.
- les services relatifs à la plongée sous-marine et aux promenades en mer.- La
restauration
Compte tenu de ce qui précède :
- La liste des activités et produits soumis à la TVA au taux de 10% mise à jour au
1er septembre 1996 est jointe en annexe I.
- La liste des produits et activités soumises à la TVA au taux de 6% mise à jour
au 1er septembre 1996 est jointe en annexe II.
III - DATE D'EFFET DE LA MESURE
L'article 39 de la loi n° 95-109 sus-visée a fixé l'entrée en vigueur des mesures
prévues par l'articles 37 au 1er septembre 1996.
ANNEXE I
LISTE DES PRODUITS ET ACTIVITES SOUMISES
A LA TVA AU TAUX DE 10% MISE A JOUR AU
1ER SEPTEMBRE 1996
Sont soumis a la taxe sur la valeur ajoutée au taux de 10% les produits et
activités désignés ci-après:
1 / Les machines pour le traitement de l'information, leur pièces et parties, ainsi
que les supports magnétiques informatiques figurant aux numéros 84-71 et 84-
73 du tarif des droits de douane l'importation et les services réalisés en matière
informatique.
2 / Les appareils récepteurs de télévision portatifs ou de table non combinés
sous une même enveloppe à un appareil récepteur de radiodiffusion ou un
appareil d'enregistrement ou de reproduction du son des images et leurs parties
figurant au numéro 85-29 ainsi que les tubes cathodiques figurant au numéro 85-
40, les valves électriques et les transformateurs qui leur sont nécessaires et
figurant au numéro 85-04 à l'exclusion des antennes de tous genres.
3 / Le transport de marchandises à l'exclusion des produits agricoles et de pêche
ainsi que les produits entrant dans leur production.
4 / L'importation, la fabrication et la vente des véhicules de transport de
personnes à moteurs à piston alternatif à allumage autre qu'a combustion interne
dont la puissance ne dépasse pas 4 chevaux vapeur fiscaux et d'une cylindrée
n'excédant pas 1200 cm3 et dont l'âge ne dépasse pas trois ans à compter de la
date de première mise en circulation et relevant de la position tarifaire 87-03 à
l'exclusion des véhicules tous terrains.
5 / Les entreprises hôteliers y compris les activités qui y sont intégrées a savoir
l'hébergement la restauration les ventes consommer sur place et l'animation :
6 / Les excursions et les circuits réalises à l'intérieur de la Tunisie par les
agences
de voyage au profit des touristes non résidents.
7 / Les services relatifs à la plongée sous-marine et aux promenades en mer.
8 / La restauration
9 / Les services rendus par :
- Les architectes et les ingénieurs--conseils
- les dessinateurs, les géomètres et les topographes à l'exclusion des services
relatifs à l'immatriculation foncières des terres agricoles
- les avocats, les huissiers-notaires, les notaires et les interprétés
- les conseils juridiques et les conseils fiscaux
- les entrepreneurs de tenue de comptabilité
- les experts quelle que soit leur spécialisation.
10 / Les équipements repris au tableau " P " annexé à la loi n° 95-109 du 25
décembre 1995 portant loi de finances pour la gestion 1996.
ANNEXE II
TABLEAU " B "
LISTE DES OPERATIONS PORTANT SUR LES BIENS ET SERVICES
SOUMIS A LA TVA AU TAUX DE 6% MISE A JOUR
AU 1ER SEPTEMBRE 1996
I - Les opérations effectuées par les personnes physiques ou morales au titre
des professions énumérées ci-après :
- les exploitants de laboratoire d'analyse
- les infirmiers et les masseurs
- les médecins, les médecins spécialistes, les dentistes, les sages-femmes et les
vétérinaires
- les dessinateurs, les géomètre et les topographes au titre des services relatifs à
l'immatriculation foncière des terres agricoles (1) ( Article 38 LF 95-109 du
25/12/1995)
II - L'importation, la production et la vente :
1 ) des engrais
2 ) de l'électricité et du gaz (2)
3 ) des aliments composés pour bétail, des tourteaux de soja et des
farines de poisson
4 ) des produits et articles destinés à l'industrie pharmaceutique ainsi que
les produits pharmaceutiques finis et les sacs pour transfusion sanguine relevant
du numéro 39-23 du tarif des droits de douane ainsi que les réactifs de
diagnostic relevant des numéros 30-06 et 38-22 du même tarif ( Ajouté Art 74-LF
94-127 du 26/12/1994 )
5 ) (supprimé Art. 55 LF 94- 127 du 26/12/1994 )
6 ) (supprimé Art. 55 LF 94- 127 du 26/12/1994 )
7 ) Des conserves de tomate, d'harissa et de sardines
8 ) Du savon ordinaires
9 ) Des huiles acides utilisées dans la fabrication du savon ordinaire
(Ajouté [Link] 91-98 du 31/12/1991)
10 ) 95-08 Manèges, balançoires, stands de tir et autre attractions
foraines, cirques,
ménageries et théâtres ambulant (Ajouté [Link] 91-98 du 31/12/1991).
11 ) Du mais (Ajouté [Link] 91-98 du 31/12/1991)
12 ) Les matières premières destinées au secteur de l'artisanat.
les conditions d'application du présente numéro ainsi que le liste des matières
premières importées sont fixées par décret (Ajouté [Link] 92-122 du
29/12/1992)
III - Les activités et produits suivants :
1 ) Supprimé ( Art.37 LF 95-109 du 25/12/1995)
2 ) Les produits de l'artisanat local (Modifié Art 81 LF 92-122 du
29/12/1992 )
3 ) Le transport de personnes et le transport des produits agricoles et de
pêche ainsi
que les produits entrant dans leur production ( modifié Art. 58 Lf 94-127 du
26/12/1994)
4 ) La vente des huiles de pétrole ou de minéraux bitumineux ( Essence
de pétrole, pétrole lampant, gaz -oil , fuel oil ) par les entreprises de distribution
5 ) L'hébergement, la restauration et les services effectués dans le cadre
de leur activité par les
cliniques et polycliniques médicales
6 ) Les intérêts débiteurs
7 ) ( Abrogé art. 57 LF 94-127 du 26/12/1994 )
8 ) (Supprimé art. 37 LF 95-109 du 25/12/1995 )
9 ) La distribution et la projection de films cinématographiques
( Ajouté art. 24 LF 88-145 du 31/12/1988 )
10 ) (Supprimé art. 37 LF 95-109 du 25/12/1995 )
11 ) Les fruits et les légumes transformés autres que ceux figurant au
tableau " C "
( Ajouté art. 24 LF 88-145 du 31/12/1988 )
12 ) (Supprimé art. 37 LF 95-109 du 25/12/1995 )
13 ) (Supprimé art. 37 LF 95-109 du 25/12/1995 )
------------------------------------------------------------------------------------
(1) les contrats conclus et enregistrés au plus tard le 31 mars 1996 par les
architectes les ingénieurs conseils, les dessinateurs, les géomètres, les
topographes, les avocats, les huissiers-notaires, les interprètes et les experts
quelle que soit leur spécialisation demeurent soumis à la TVA au taux de 6%
jusqu'au 31/12/1996.
(2) l'article 40 de la loi n° 95-109 du 25/12/1995 a prévue la suppression à
compter d'une date qui sera fixé par décret des dispositions figurant au numéro 2
du paragraphe II et au numéro 4 du paragraphe III du tableau " B" annexé au
code de la TVA
(3) Ces activités sont soumises à la TVA au taux de 10% a compter du 1er
septembre 1996 en application des dispositions des articles 37 et 39 de la loi de
finances pour la gestion 1996.
Note Commune N° : 30/96
OBJET : Définition des produits pharmaceutiques exonérés de la TVA au stade
du détail.
L'article 43 de la loi des finances pour la gestion 1996 a exonéré de la TVA au
niveau du commerce de détail les médicaments et les produits pharmaceutiques.
La note commune n° 19/96 a donne un définition desdits produits par référence à
la nomenclature douanière et à la législation réglementant le secteur de la
pharmacie. Cependant cette définition a soulevé des difficultés d'application.
Aussi et afin de faciliter l'application de l'exonération de la TVA des produits
pharmaceutiques lors de la vente par les pharmaciens d'officine et à titre de règle
pratique, il y a lieu de considérer :
- Comme médicament tout produit ayant obtenu une autorisation de mise sur le
marché
(AMM) par les services compétents du ministère de la santé publique
conformément à l'arrêté du ministère de la santé publique du 25 décembre 1990.
- Comme produit pharmaceutique tout produit à vente exclusive en pharmacie et
figurant sur une liste arrêtée par les services compétents du ministère de la
santé publique
Note Commune N° : 31/96
OBJET : le régime fiscal de la vente du ciment blanc au regard de la TVA
L'article 43 de la loi de finances pour la gestion 1996 a exonéré de la TVA au
niveau du commerce de détail, les produits soumis à l'homologation
administrative des prix en vertu du décret n° 95-1142 du 28 juin 1995 relatif aux
produits et services exclus du régime de la liberté des prix et aux modalités de
leur encadrement, c'est le cas notamment du ciment.
La note commune n° 19/96 a fixé la liste exhaustive des produits soumis à
l'homologation administrative des prix et exonérés de la TVA au stade du détail y
compris le ciment. Cependant, la question s'est posée de savoir si l'exonération
en question couvre également le ciment blanc.
A ce sujet, il y a lieu de préciser que le ciment blanc est soumis à l'homologation
administrative des prix et bénéficie à ce titre de l'exonération de la TVA lors de la
vente au détail par les commerçants détaillants.
De même, la vente du ciment y compris le ciment blanc, par les industriels et les
commerçants grossistes, à des non assujettis à la TVA est dispensée de la
majoration de l'assiette de la TVA de 25% prévue par l'article 44 de la loi des
finances pour la gestion 1996.
Note Commune N° : 32/96
OBJET : Obligations comptables des commerçant détaillants assujettis à la TVA
La question est posée de savoir si les commerçants détaillants assujettis à la
TVA à compter du 1er juillet 1996 doivent, dans tous les cas, tenir en plus de leur
comptabilité régulière, le livre des achats et des ventes prévu par l'article 9 du
code de la TVA.
A ce propose, il est rappelé qu'en vertu des dispositions de l'article 18 du code
de la TVA, les commerçants détaillants soumis à la TVA ont l'obligation de tenir
une comptabilité conforme aux prescriptions des articles 8, 9 et 10 du code de
commerce, cette comptabilité comporte entre-autres, un livre journal et des livres
auxiliaires d'achats et de ventes.
En conséquence, les commerçants détaillants assujettis à la TVA dont la
comptabilité permet de liquider la TVA sur le chiffre d'affaires mensuel réparti
selon les taux appliqués aux différents produits ne sont pas soumis à l'obligation
de tenue du livre des achats et des ventes prévu par l'article 9 du code de la
TVA.
Cependant les commerçants détaillants assujettis à la TVA dont la comptabilité,
bien que conforme aux dispositions du code de commerce ne permet pas de
liquider la TVA par taux, doivent tenir le livre des achats et des ventes prévu par
l'article 9 sus-visé ou adapter leurs livres aux prescriptions prévues par l'article
45 de la loi n° 95-109 du 25 décembre 1995.
Note Commune N° : 33/96
OBJET : Régime fiscal en matière d'enregistrement des opérations de résiliation
des contrats et des actes de vente d'immeubles et opérations assimilées.
I- Principe Général
En application de la législation en vigueur, sont soumises obligatoirement à la
formalité de l'enregistrement toutes les opérations translatives de propriété
d'immeubles à titre onéreux.
La vente, telle que définie par les articles 564 et 580 du code des obligations et
des contrats, est le consentement de deux ou plusieurs contractants par lequel
''l'une des parties transmet la propriété d'une chose ou d'un droit à l'autre
contactant, contre un prix que ce dernier s'oblige à lui payer''; en conséquence,
elle est considérée comme l'un des moyens par lequel peut être transmise la
propriété d'un bien immeuble ou d'une fraction de ce bien.
Par ailleurs et du fait que l'intention du législateur en matière d'enregistrement et
de timbre est de soumettre toutes les opérations translatives de propriété
d'immeubles à titre onéreux, et ne bénéficiant pas de régime pas de régime fiscal
spécial, à un droit d 'enregistrement proportionnel ou progressif et ce quelle que
soit la forme qu'elles revêtent (vente, revente, rétrocession…). A cet effet, l'article
20 du code des droits d'enregistrement et de timbre a prévu dans son premier
paragraphe, la soumission à un droit d'enregistrement proportionnel de 5 % les
ventes, cessions, rétrocessions, adjudications, adjudications à la folle enchère ou
surenchère, acquisition par voie de licitation et tous autres actes civils et
judiciaires translatifs à titre onéreux de propriété, d'usufruit, de nue propriété de
biens immeubles et de servitudes.
Ainsi, l'application systématique de ce principe pourrait aboutir à l'ignorance de
certains droits permis aux contractants tels que le droit de demander l'annulation
d'une obligation conventionnelle pour quelque cause que ce soit (la défaillance
de l'un d'entre eux à ses obligations ou l'apparition d'un vice diminuent la valeur
du bien vendu ou de commettre une erreur sur ce bien) ou le droit de refaire les
actes pour corriger une erreur quelconque afin d'éviter la double perception de
droit d'enregistrement sur la même opération.
A cet effet, des procédures et des règles particulières ont été prévues pour les
opérations de résiliation et de revente.
II- Régime fiscal ries opérations de résiliation des contrats en matière
d'enregistrement et de timbre
Il faut faire la distinction entre la résiliation pure et simple et le résiliation
judiciaire.
1- La Résiliation pure et simple
La résiliation pure et simple est le résultat d'une condition résolutoire ou
contractuelle expressément mentionnée dans l'acte ou suite à un accord ultérieur
des parties contractantes.
La résiliation pure et simple est considérée, en matière fiscale, comme une
opération de revente soumise par sa nature aux droits d'enregistrement dus sur
les vente. Toutefois, le numéro 24 de l'article 23 du code des droits
d'enregistrement et de timbre a prévu l'enregistrement de la résiliation pure et
simple des actes au droit fixe de 10 dinars par page de chaque copie présentée
à la formalité à condition que:
- la résiliation intervienne dans le; trois jours qui suivent la date de l'acte résilié
suivant acte notarié, ou acte sous seing privé ayant date certaine au sens de
l'article 450 du code des obligations et des contrats.
- l'acte emportant résiliation soit présenté à Ia formalité de I 'enregistrement dans
la même période.
Il est à remarquer que l'article 416 du code des obligations et des contrats prévoit
que :''la résiliation remet les parties dans la situation où elles se trouvaient au
moment de la conclusion du contrat. Les parties doivent se restituer
réciproquement ce qu'elles ont reçu l'une de l'autre en vertu de l'obligation
résiliée. Toute modification apportée au contrat primitif vicie la résiliation et la
transforme en un nouveau contrat''. Ainsi, chaque partie doit remettrez à l'autre
ce qu'elle a reçu en exécution du contrat résilié sans aucun changement ; au cas
où cette condition fait défaut, l'acte de résiliation ne peut être enregistré au droit
fixe même s'il a eu lieu dans les trois jours de la date de l'acte résilié. Dans ce
cas, la résiliation est considérée comme une revente soumise aux droits
d'enregistrement au tarif proportionnel.
Exemple: Supposons qu'une personne ait vendu à une autre personne un
logement suivant acte notarié en date du 1er janvier 1995; par la suite, ils ont
décidé d'annuler la vente.
Première situation: Si les parties ont conclu l'acte de résiliation ayant date
certaine et l'ont présenté à la formalité de l'enregistrement tiens un délai ne
dépassent pas le 4 janvier 1995, ledit acte n'est enregistré qu'eu droit fixe de 10
dinars par page de chaque copie présentée à la formalité si l'acte est sous seing
privé et à un droit fixe de 10 dinars par acte si la résiliation est accomplie par un
notaire.
Deuxième situation: la résiliation a eu lieu après le délai de 3 jours de la date
de l'acte, l'opération de résiliation serait considérée comme une rétrocession,
constituant ainsi une opération indépendante soumise aux droits
d'enregistrement au taux de 5%.
Il y a lieu de préciser que dans les deux cas de figure, les droits d'enregistrement
demeurent exigibles au droit proportionnel de 5% sur l'acte original parce qu'il
renferme une mutation indépendante soumise par sa nature à la formalité de
l'enregistrement.
2- La résiliation judiciaire
La résiliation judiciaire est la résiliation prononcée par le juge sur demande de
l'une ou de toutes les parties contractantes dans les cas prévus par la loi.
L'importance de la résiliation judiciaire en matière fiscale apparaît dans les deux
cas ci-après.
Le premier cas consiste en la non soumission de la résiliation judiciaire au droit
d'enregistrement proportionnel et ce en application des dispositions du
paragraphe II troisièmement de l'article 74 du code des droits d'enregistrement et
de timbre qui prévoit que ''l'annulation, la résolution prononcée, pour quelque
cause que ce soit, par jugement ou arrêt ne donne pas lieu à la perception des
droits d'enregistrement sur les mutations''.
Le législateur a prévu cette procédure pour permettre ou contractant, qui n'a pas
pu résilier son acte dans le délai de trois jours, une possibilité d'éviter le
paiement des droits d'enregistrement une seconde fois.
Le jugement ou l'arrêt prononçant la résolution ou l'annulation ne supporte que le
minima de perception prévu par le paragraphe Il de l'article 22 du code de; droits
d'enregistrement et de timbre selon le degré de juridiction:
- jugement des tribunaux cantonaux 5 D 000
- jugement. de; tribunaux de première instance 10 D 000
- arrêts de; cours d'appel et de la cour de cessation 20 D 000
La deuxième importance de la résiliation judiciaire consiste en la possibilité de
demander la restitution des droits d'enregistrement perçus sur l'acte résilié; à cet
effet, il faut préciser ce qui suit:
- l'article 74 paragraphe Il deuxièmement du code de; droits d'enregistrement et
de timbre a fixé les cas où la résiliation judiciaire ouvre droit à la restitution lies
droits d'enregistrement ces cas sont les suivants:
- la résiliation pour cause de lésion;
- la résiliation pour cause de vices cachés;
- la résiliation prononcée dans tous je; cas où il u a annulation (exemple
l'incapacité, le consentement extorqué
par la violence, défaut de l'un des éléments essentiels du contrat…); à cet effet,
il faut se référer aux dispositions des articles 325 à 330 du code des obligations
et des contrats pour définir les cas qui provoquent l'annulation et qui permettent
de demander la restitution des droits perçus sur l'acte résilié.
La résiliation volontaire les contrats dans les cas autres que ceux mentionnés ci-
dessus ne permet pas aux contractant de demander la restitution des droits
même en cas de prononciation d'un jugement sachant que l'acceptation de la
résiliation volontaire des contrats dans les cas autres que ceux prévus par le
paragraphe II de l'article 74 pourrait encourager les parties contractantes à
résilier les actes et écrits conclus conformément à la loi pour des raisons futiles
en vue de demander la restitution des droits, surtout que la résolution ne
supporte que le droit d'enregistrement fixe quelles que soient ses causes.
Exemple: une personne a vendu à une autre un immeuble suivant acte parfait
enregistré à la recette des finances au droit proportionnel.
Supposons que les deux parties aient convenu d'annuler la vente vu qu'ils ne
veulent plus la parfaire et font recours au tribunal pour la ratification de cette
résiliation volontaire.
Dans ce cas les parties peuvent enregistrer le jugement au minima de perception
(voir les dispositions de l'article 74 paragraphe Il troisièmement du code des
droits d'enregistrement et de timbre). Toutefois, ils ne peuvent plus demander la
restitution des droits déjà perçus sur l'acte résilié.
A ce titre il est utile de rappeler que:
- pour demander la restitution, il faut la prononciation d'un jugement ou d'un arrêt
définitif passé en force de chose jugée. A ce propos, il faut préciser que le
jugement n'est considéré définitif de point de vue fiscal que s'il n'est plus
attaquable par les voies de recours ordinaires, c'est-à-dire en appel. Aussi, faut-il
présenter la demande en restitution dans le délai d'un an à partir de la date de
prononcé du jugement définitif.
- la résiliation judiciaire prévue par le paragraphe Il deuxièmement, de l'article 74
permet aux parties contractantes de se faire restituer les droits perçus sur l'acte
original ainsi que sur l'acte de résiliation rédigé avant de recourir en justice à
condition que le jugement prononçant la rescision soit définitif.
Exemple: une personne. a vendu à une autre un logement suivant acte
enregistré au droit proportionnel.
Supposons que l'acheteur ait découvert, après quelques semaines de
l'acquisition de l'immeuble que ce dernier comporte un vice diminuant
énormément sa valeur ou impropre à l'usage. Supposons encore qu'eu égard au
lien de parenté entre les parties contractantes, celles-ci aient décidé la résiliation
volontaire de la vente et dans ce cas, ils leur ont été réclamé les droits
proportionnels d'enregistrement selon le tarif proportionnel exigible sur l'acte
initial et ce en application des dispositions du tarif n° 1 de l'article 20 du code.
Dans ce cas et dans la mesure où il y a prononciation d'un jugement définitif
portant rescision, les parties peuvent demander la restitution des droits
d'enregistrement perçus sur l'acte original et sur le contrat de résiliation conclu
entre eux avant d'ester en justice.
III- Régime des actes refaits en matière des droits d'enregistrement et de
timbre
Le fait de refaire un acte déterminé pour cause de nullité ou pour corriger une
erreur matérielle ou pour d'autres causes, comporte en lui-même une annulation
implicite du contrat original en le remplaçant par un deuxième acte. Et pour qu'il
n'ait pas double perception des droit; d'enregistrement en application de la règle
générale selon laquelle on ne peut asseoir doublement les droits l'enregistrement
sur le même acte ou la même opération (règle Non bis in idem), la législation en
vigueur permet aux contractants d'enregistrer les actes refaits au minima de
perception (5 dinars par page de chaque copie présentée à la formalité) si les
conditions suivantes sont remplies:
- obligation de rédiger un premier acte et de l'enregistrer à la recette des
Finances;
- ne pas toucher aux éléments essentiels du contrat original (les parties, le prix,
l'objet…) et à la nature de l'opération;
- le premier acte ne doit pas avoir cessé d'exister et ne doit pas être annulé.
Exemple: Une personne a vendu à une autre un immeuble suivant acte rédigé
contrairement aux dispositions de l'article 377 du code des droits réels,
enregistré au droit proportionnel.
Pour éviter ce vice de nullité, les deux contractants ont refait l'acte par un avocat
sans toucher à ses éléments essentiels (le prix, l'objet, les parties). Dans ce cas,
ledit acte est enregistré au droit fixe: 5 dinars par page de chaque copie
présentée à la formalité de l'enregistrement.
Suivant ce qui précède, on peut conclure ce qui suit:
- si le contrat original a été refait en modifiant l'objet de la vente (sa superficie, sa
nature) ou en modifiant le prix en remplaçant l'une des parties par une autre, on
considère que l'acte refait constitue une deuxième vente soumise par sa nature
au droit d'enregistrement proportionnel;
- un acte refait et non enregistré à la recette des finances, demeure soumis au
droit d'enregistrement proportionnel même si on n'a pas touché à ses éléments
essentiels. Cette formalité est tout à fait normale dans la mesure où chaque
opération de mutation de la propriété d'un immeuble doit être soumises au droit
d'enregistrement en application du tarif n° 1 de l'article 20 du code des droits
d'enregistrement et de timbre; ces droits sont exigibles sur chaque acte ou écrit
conclu entre deux ou plusieurs parties;
- si l'acte à remplacer est soumis par sa nature au droit d'enregistrement fixe tel
est le cas d'une acquisition d'un logement auprès d'un promoteur immobilier,
l'acte refait nécessite dans tous les cas la perception d'un droit d'enregistrement
minimum de 5 dinars par page de chaque copie du contrat présentée à la
formalité de l'enregistrement à condition de ne pas toucher aux clauses du
contrat autrement l'acte refait constitue une deuxième opération de vente
soumise au droit proportionnel et ne peut être enregistré au droit fixe parce que
l'avantage prévu par l'article 23 bis de la loi 30-97 du 26/2/1990 relatif à la
promotion immobilière ne concerne que la première acquisition
Le Directeur Général du Contrôle Fiscal
Note Commune N° : 34/96
OBJET : Commentaire des dispositions des articles 41 et 42 de la loi n° 95-109
du 25 décembre 1995 portant loi de finances pour la gestion 1996 relatives à la
restitution du crédit de la TVA.
RESUME
RESTITUTION DU CREDIT DE LA TVA
1- L'article 41 de la loi de finances pour la gestion 1996 a prévu le relèvement du
taux de restitution du crédit de TVA qui apparaît sur les déclarations déposées
au titre de 12 mois consécutifs de 20% à 40% et ce à concurrence de la TVA
déductible au titre des équipements, matériels et constructions acquis ou réalisés
par l'entreprise.
2- Des que la TVA relative aux équipements matériels et constructions est
restituée intégralement la restitution ne portera que sur 20% du crédit de TVA
3- L'article 42 de la même loi prévoit que la mesure de relèvement du taux de la
restitution du crédit de TVA de 20% à 40% s'applique à compter du 1er
septembre 1996.
Dans le but de limiter l'incidence du crédit de TVA sur la trésorerie des
entreprises en phase d'investissement, la loi n° 95-109 du 25 décembre 1995
portant loi de finances pour la gestion 1996 a prévu le relèvement du taux de
restitution du crédit de TVA de 20% à 40% du crédit annuel pour les assujettis à
la TVA et ce, dans la limite de la TVA déductible relative aux équipements, aux
matériels et aux bâtiments qui ont été acquis ou réalisés par l'entreprise.
La présente note a pour objet de commenter cette mesure.
I- REGIME DE LA RESTITUTION DU CREDIT DE LA TVA APPLICABLE
JUSQU'AU 31 AOUT 1996
En vertu des dispositions de l'article 15- § l du code de la TVA, lorsque la taxe
sur la valeur ajoutée déductible dans les conditions de l'article 9 dudit code ne
peut être entièrement déduite de la TVA due sur le chiffre d'affaires, la fraction
non déduite peut être remboursée sur demande déposée au centre de contrôle
des impôts compétent dans les conditions suivantes :
1- Remboursement intégral du crédit de TVA
Le crédit de TVA est restitué intégralement lorsqu'il correspond à :
- des opérations d'exportation;
- des services utilisés ou exploités hors de Tunisie;
- des ventes en suspension de la TVA;
- une cessation d'activité.
La demande de restitution pour les trois premières opérations sus-visées doit
être appuyée selon le cas, d'une copie des certificats de sortie des biens , d'une
attestation de la réalisation du service à l'étranger ou d'une copie de la décision
administrative autorisant la vente en suspension.
2- Remboursement partiel du crédit de TVA
a- Remboursement de 200 % du crédit de TVA lorsque ce crédit apparaît sur les
déclarations déposées au titre de 12 mois consécutifs pour les opérations autres
que celles relatives aux opérations de leasing.
Le crédit restituable est celui qui apparaît sur la douzième déclaration relative à
la dernière période de 12 mois consécutifs déposée immédiatement avant la
demande de restitution (cf note commune n° 22 de 1995 - texte DGI 95/32).
b- Remboursement dans la limite de 40% du crédit de TVA lorsque ce crédit
apparaît sur 12 déclarations consécutives provenant des opérations de leasing
(article 3 de la loi 94-90 du 26 juillet 1994 portant dispositions fiscales relatives
au leasing).
Il- APPORT DE LA LOI DE FINANCES POUR LA GESTION 1996
L'article 41 de la loi de finances pour la gestion 1996 a prévu le relèvement du
taux de restitution du crédit de TVA de 20% à 40% lorsque le crédit qui apparaît
sur les déclarations déposées au titre de 12 mois consécutifs provient en tout ou
en partie des équipements, matériels et constructions acquis ou réalisés par
l'entreprise.
La détermination du montant du crédit à restituer suppose la quantification
préalable de la TVA sur investissements dans le crédit total et dépend du
pourcentage qu'elle représente dans ledit crédit.
1- Quantification de la TVA sur investissement
* Pour les entreprises dont la situation fiscale accuse un crédit chronique n'ayant
pas pu être résorbé, il est tenu compte de l'ensemble des investissements
réalisés depuis le commencement de l'activité.
* Pour les entreprises dont le crédit de TVA précédent a été absorbé et qui
accusent de nouveaux crédits, il est tenu compte des investissements réalisés
depuis la dernière déclaration de TVA positive ou nulle.
2- Pourcentage de la TVA sur investissement dans le crédit total
Aux termes de l'article 41 sus-visé, le taux de restitution de 40% du crédit de
TVA cesse d'être appliqué dès l'épuisement de la TVA déductible relative aux
investissements et la restitution se fera sur la base de 20%.
Il s'ensuit que le montant à restituer dépend du pourcentage de la TVA
déductible sur investissements dans le crédit global de TVA ; ce pourcentage
peut être:
- supérieur ou égal à 40%
- supérieur à 20% et inférieur à 40%
- inférieur ou égal à 20%.
a- Pourcentage de la TVA déductible sur investissement dans le crédit total
supérieur ou égal à 40%.
La restitution de 40% du crédit de TVA qui apparaît sur douze déclarations
consécutives est accordée chaque fois que la TVA déductible sur
investissements représente au moins 40% du montant global du crédit de TVA
accusé par l'entreprise.
EXEMPLE N° 1
Soit une entreprise individuelle assujettie à la TVA créée le 1er octobre 1993.
La déclaration de TVA du mois d'octobre 1993 à déposer au mois de novembre
1993 fait ressortir :
- TVA déductible sur équipements, matériels et construction : 100 000D
- TVA déductible sur autres acquisitions : 50 000D
Crédit total de TVA : 150 000D
La déclaration du mois de septembre 1996 a dégagé un crédit de TVA s'élevant
à 75 000D.
Le 26 octobre 1996, l'entreprise dépose une demande de restitution.
Détermination du montant à restituer :
* Part de la TVA déductible sur investissements dans le montant total de la TVA
déductible:
100000D = 66,66%
150000D
* Crédit de TVA sur investissement non encore restitué :
75 000D x 66.66 % = 49.995D
* Calcul du crédit a restituer :
75000D x 40% = 30.000D
Etant donné que le pourcentage de la TVA déductible sur investissements dans
le crédit global de TVA est supérieur à 40%, l'entreprise se fait restituer 40% du
crédit de TVA soit 30 000D.
* Reliquat du crédit de TVA :
* surinvestissement non restitué :
49 995D -30 000D = 19 995D
* sur autres
75 000 - 49 995 = 25 005D
Total reliquat crédit TVA à reporter :
19 9950 + 25 005D = 45 000D
EXEMPLE N° 2
Reprenons l'exemple précédent et supposons que :
- l'entreprise n'ait pas réalisé d'investissements depuis le mois de septembre
1996;
- la déclaration du mois de septembre 1997 dégage un crédit de TVA s'élevant à
100 000D et l'entreprise dépose une demande de restitution.
Etant donné que la TVA déductible sur investissement (19 995D) représente
moins de 20% du crédit total (20 000D) l'entreprise se fait restituer un montant
de:
100 000D x 20% = 20 000D.
b- Pourcentage de la TVA déductible sur investissement dans le crédit global
supérieur à 20% et n'excédant pas 40%
Au cas où le montant de la TVA déductible sur investissement est supérieur à
20% du crédit global sans atteindre 40% dudit crédit, l'entreprise concernée
bénéficie du remboursement intégral du crédit sur investissement.
EXEMPLE N° 3
Soit une société crée le 1er janvier I 996, sa situation fiscale en matière de TVA
se présente à cette date comme suit :
TVA déductible sur équipement et construction: 200 000D
TVA sur chiffre d'affaires 0.0D
Crédit de départ de TVA 200 000D
La déclaration de TVA du mois de décembre 1996, déposée au mois de janvier
1997 fait ressortir un crédit de TVA s'élevant à 600 000D et admettons que
l'entreprise n'ait réalisé aucun investissement au cours de 1996.
Le 1er février 1997, l'entreprise dépose une demande de restitution du crédit de
TVA.
Détermination du montant à restituer :
* Montant de la TVA déductible sur investissement : 200 000D
* Calcul du montant du crédit à restituer :
600 000D x 20% = 120000D
600 000D x 40% = 240000D
Etant donné que le montant de la TVA déductible sur investissement est
supérieur à 20% du crédit global sans atteindre 40% dudit crédit, l'entreprise se
fait restituer un montant égal au crédit de TVA sur investissement soit
200 000D.
c- Pourcentage de la TVA déductible sur investissement dans le crédit total de
TVA inférieur ou égal à 20%
Au cas où le crédit sur investissement représente au plus 20% du crédit global,
l'entreprise bénéficie du remboursement de 20% du crédit de TVA.
EXEMPLE N° 4
Soit une société exerçant une activité industrielle qui a commencé son activité le
1er janvier 1996. la déclaration de TVA du mois de décembre 1996 fait ressortir
les éléments suivants :
- Chiffre d'affaires à cette date: néant
- TVA due sur chiffre d'affaires 0,000D
- TVA déductible sur équipements, matériels et construction: 20,000D
- TVA déductible sur autres acquisitions: 120 000D
Crédit total de TVA : 140,000D
Le 1er février 1997, la société dépose une demande de restitution du crédit de
TVA.
Détermination du montant à restituer :
* Montant de la TVA déductible sur investissement: 20 000D
* Calcul du montant à restituer
140 000D x 40% = 56 000D
140 000D x 20% = 28 000D
Etant donné que la restitution du crédit au taux de 20% (soit 28 000D) permet de
rembourser un montant de TVA supérieur à la TVA sur investissement, la société
se fait restituer un montant de 28 000D.
III- DATE D'EFFET DE LA MESURE
En application des dispositions de l'article 42 de la loi n° 95-109 du 29 décembre
1995 sus-visée le relèvement de la limite de restitution du crédit de TVA de 20%
à 40% prévu par l'article 41 de ladite loi est applicable à partir du 1er septembre
1996.
LE DIRECTEUR GENERAL DES ETUDES
ET DE LA LEGISLATION FISCALES
Signé : Moncef BOUDEN
Note Commune N° : 35/96
OBJET: Commentaire de la convention Tuniso-Suisse de non double imposition.
ANNEXE: Texte de la convention.
RESUME
I- INFORMATIONS GENERALES
1- Date de signature:
2- Date de l'échange des instruments de ratification
3- Date d'entrée en vigueur :
Impôts retenus à la source:
Autres impôts:
Il- REGLES D'IMPOSITION DES DIFFERENTES CATEGORIES DE REVENUS
1- Bénéfices Industriels et Commerciaux
a- Principe: Imposition dans l'Etat dans lequel l'entreprise exerce tout ou partie
de son activité par l'intermédiaire d'un établissement stable
b- Cas particulier des chantiers de construction: Les chantiers de
construction, les opérations de montage et les activités de surveillance sont
considérés comme établissements stables lorsque leur durée dépasse 183
jours.
c- Cas particulier du transport international Les bénéfices tirés de l'exploitation
de bateaux ou d'aéronefs en trafic international ne sont imposables que dans
l'Etat où est situé le siège de la direction effective de l'entreprise
2- Dividendes, intérêts et Redevances: Les dividendes, les intérêts et les
redevances, sont imposables dans le pays de la résidence du bénéficiaire.
Toutefois le pays de la source peut également les imposer à un taux n'excédant
pas 10% de leur montant brut
3- Bénéfices Non Commerciaux: Les revenus tirés de l'exercice d'une
profession libérale sont imposables dans l'Etat de la résidence du bénéficiaire.
Toutefois leur imposition peut avoir lieu dans l'Etat de la source lorsque:
a- l'intéressé y dispose d'une base fixe ou,
b- y séjourne pendant une période ou des périodes d'une durée totale égale ou
supérieure à 183 jours pendant l'année fiscale .
4- Traitements et Salaires
a- Secteur Privé: les revenus tirés de l'exercice d'un emploi salarié dans le
secteur privé sont imposables dans l'Etat où s'exerce l'activité.
Toutefois leur imposition n'aura lieu que dans l'Etat de la résidence du
bénéficiaire Si:
- l'intéressé séjourne dans l'autre l'Etat moins de 183 jours pendant l'année
fiscale, et
- les rémunérations reçues sont payées par un employeur qui n'est pas résident
de l'autre Etat, et
- la charge de la rémunération n'est pas supportée par un établissement stable
ou une base fixe que l'employeur a dans l'autre Etat.
b- Secteur Public: les revenus tirés de l'exercice d'un emploi salarié dans le
secteur public sont imposables dans l'Etat d'où ils proviennent.
Toutefois, ils sont exclusivement imposables dans l'Etat de la résidence si les
services sont rendus dans cet l'Etat et si la personne en possède la nationalité et
n'en est pas devenue résident à seule fin de rendre les services.
5- Pensions
a- Secteur Privé: les pensions perçues au titre d'un emploi antérieur dans le
secteur privé sont imposables exclusivement dans l'Etat de la résidence du
bénéficiaire.
b- Secteur Public: les pensions perçues au titre d'un service rendu à un Etat ou
à une subdivision politique ou collectivité locale sont imposables dans cet Etat.
Toutefois l'autre Etat peut également les imposer si le bénéficiaire en est
résident.
III- ELIMINATION DE LA DOUBLE IMPOSITION:
L'impôt payé dans l'Etat de la source est imputable sur l'impôt dû dans l'Etat de
la résidence.
La Convention conclue à Tunis le 10 février 1994 entre la République Tunisienne
et la Confédération Suisse en vue d'éviter les doubles impositions en matière
d'impôts sur le revenu a été ratifiée par la loi n° 94-60 du 20 Juin 1994 (JORT n°
91 du 14 novembre 1995).
L'échange des instruments de ratification a eu lieu le 28 avril 1995 à Tunis, de ce
fait les dispositions de la convention sont, en vertu de l'article 26 applicables en
Tunisie et en Suisse:
- à l'égard des impôts retenus à la source sur les montants payés à des non
résidents ou portés à leur crédit à partir du 1er Janvier 1996;
- à l'égard des autres impôts pour toute année d'imposition commençant à partir
du 1er janvier 1996.
I- CHAMP D'APPLICATION DE LA CONVENTION
1- Personnes visées: (Article 1)
La convention s'applique aux personnes qui sont des résidents d'un Etat
contractant ou des deux Etats contractants.
En vertu de l'article 4, le terme "résident d'un Etat contractant" désigne toute
personne qui, en vertu de la législation dudit Etat, est assujettie à l'impôt dans
cet Etat en raison de son domicile, de sa résidence, de son siège de direction ou
de tout autre critère de nature analogue.
Le terme résident englobe, en vertu dudit article, les sociétés de personnes et les
associations en participation constituées ou organisées conformément au droit
de l'Etat dont elles sont résidentes.
Le critère de la résidence tel que prévu par la convention se réfère à la notion de
résidence adoptée par la législation de chaque Etat; cependant une personne
peut être considérée comme résidente des deux Etats contractants.
Dans ce cas, le paragraphe 2 de l'article 4 établit des règles qui rattachent la
personne à un Etat plutôt qu'à un autre en ce sens que la personne sera
considérée résident dans l'Etat où elle dispose d'un foyer d'habitation permanent;
si elle dispose d'un foyer d'habitation permanent dans les deux Etats, elle est
considérée comme résident dans l'Etat où ses liens personnels et économiques
sont les plus étroits (centre des intérêts vitaux). A défaut de foyer d'habitation
permanent ou de centre d'intérêts vitaux , la convention prévoit le critère de la
nationalité qui permet d'attribuer la résidence à une personne dans l'un ou l'autre
des Etats.
Mais si dans ce cas aussi la personne possède la nationalité de chacun des
Etats contractants ou si elle ne possède la nationalité d'aucun d'eux, l'alinéa d-
de l'article 4 dispose que la question sera réglée par accord amiable.
2- Impôts visés (Article 2)
Aux termes de l'article 2 paragraphe 4 les impôts auxquels s'applique la
convention sont notamment:
a- En ce qui concerne la Tunisie:
- l'impôt sur le revenu des personnes physiques;
- l'impôt sur les sociétés.
b- En ce qui concerne la Suisse:
- les impôts fédéraux, cantonaux et communaux sur le revenu (revenu total,
produit du travail, revenus de la fortune, bénéfices industriels et commerciaux,
gains en capital et autres revenus)
Il- REGLES D'IMPOSITION DES DIFFERENTES CATEGORIES DE REVENUS
A- BENEFICES DES ENTREPRISES (Article 7)
1- Principe d'imposition: la règle de l'établissement stable
En vertu des dispositions de l'article 7 de la convention, les bénéfices industriels
et commÿÿciaux sont soumis à l'impôt dansÿÿÿÿtat où l'entreprise dispose d'un
établissement stable.
a- Définition générale de la notion "d'établissement stable"
L'article 5 de la convention a défini "l'établissement stable" comme étant toute
installation fixe d'affaires par l'intermédiaire de laquelle une entreprise exerce
tout ou partie de son activité.
Aussi, le paragraphe 2 de cet article énumère à titre indicatif les exploitations
pouvant constituer un établissement stable à savoir:
- un siège de direction;
- une succursale;
- un bureau;
- une usine;
- un atelier;
- une mine, un puits de pétrole ou de gaz , une carrière ou tout autre lieu
d'extraction de ressources naturelles.
b- Cas particuliers de certaines exploitations considérées comme
établissement stable
- Chantiers de construction et de montage:
Le paragraphe 2 de l'article 5 de la convention considère les chantiers de
construction ou de montage ou les activités de surveillance s'y exerçant comme
des cas d'établissement stable si leur durée dépasse 183 jours.
- Représentants ne jouissant pas d'un statut indépendant:
Une personne agissant dans un Etat contractant pour le compte d'une entreprise
de l'autre Etat contractant est considérée comme étant un "établissement stable"
dans le premier Etat lorsqu'elle:
- dispose dans cet Etat de pouvoirs généraux lui permettant habituellement de
négocier et de conclure des contrats pour l'entreprise ou pour le compte de
l'entreprise ou,
- conserve habituellement dans cet Etat des stocks de marchandises sur
lesquels elle prélève régulièrement des marchandises pour les livrer pour
l'entreprise ou pour le compte de l'entreprise.
- Entreprises d'assurances:
Les entreprises d'assurance d'un Etat contractant sont considérées comme
ayant un établissement stable dans l'autre Etat dans la mesure où elles
perçoivent des primes ou assurent des risques courus sur le territoire de cet Etat
par l'intermédiaire d'un employé ou d'un représentant ne jouissant pas d'un statut
indépendant.
c- Cas de certaines exploitations ne constituant pas un établissement
stable:
La convention a exclu expressément de la notion "d'établissement stable"
certaines installations, soit du fait qu'elles ne remplissent pas toutes les
conditions requises pour l'existence d'un établissement stable, soit du fait que
l'activité est exercée par un agent autonome, soit du fait du principe de
l'autonomie juridique et fiscale des sociétés mères et filiales.
- Installations ne répondant pas aux conditions requises d'existence d'un
établissement stable
Il s'agit notamment:
* du cas où des installations sont utilisées aux seules fins de stockage,
d'exposition ou de livraison de marchandises appartenant à l'entreprise;
* du cas où des marchandises appartenant à l'entreprise sont entreposées aux
seules fins de stockage, d'exposition ou de livraison;
* du cas où des marchandises appartenant à l'entreprise sont entreposées aux
seules fins de transformation par une autre entreprise;
* du cas où une installation fixe d'affaires est utilisée par l'entreprise aux seules
fins de publicité;
* du cas où une installation fixe d'affaires est utilisée aux seules fins d'acheter
des marchandises ou de réunir des informations pour l'entreprise;
* du cas où l'installation fixe d'affaires est utilisée aux seules fins d'exercer pour
l'entreprise toute autre activité de caractère préparatoire ou auxiliaire
- Entreprises utilisant le concours d'intermédiaires autonomes:
L'entreprise qui exerce son activité par l'entremise d'un courtier, d'un
commissionnaire général ou de tout autre agent jouissant d'un statut
indépendant n'est pas considérée comme ayant un établissement stable dans un
Etat contractant à condition que ces personnes agissent dans le cadre ordinaire
de leur activité; c'est - à - dire qu'elles ne doivent pas avoir des prérogatives leur
permettant de représenter ladite entreprise et de traiter en son nom.
- Sociétés contrôlant d'autres sociétés:
Ce critère ne peut à lui seul, au regard de la convention, caractériser l'existence
d'un établissement stable.
Ainsi, l'existence d'une filiale ne constitue pas en soi un élément impliquant que
la filiale est un établissement stable de la société mère Cette filiale constitue une
entité juridique indépendante.
2- Dérogation au principe d'imposition : cas des entreprises de transport
international (Article 8)
Par dérogation au principe d'imposition selon le critère de l'établissement stable,
les bénéfices provenant de l'exploitation en trafic international de navires ou
d'aéronefs ne sont imposables que dans l'Etat contractant où le siège de
direction effective de l'entreprise est situé.
Ainsi, une entreprise de navigation maritime suisse établie en Tunisie et dont le
siège de direction effective est situé en Suisse n'est imposable qu'en Suisse à
raison des bénéfices qu'elle réalise de l'exploitation d'un bateau en trafic
international.
Par contre, si la même entreprise établit une ligne entre deux points situés en
Tunisie, les bénéfices réalisés par l'exploitation de cette ligne sont imposables en
Tunisie dans la mesure où ce transport ne constitue pas le prolongement de
l'exploitation du bateau en trafic international.
3- Détermination du bénéfice imposable des établissements stables
a- Règles générales
Le bénéfice imputable à un établissement stable doit s'entendre du bénéfice que
cet établissement aurait pu réaliser s'il avait constitué une entreprise distincte
exerçant des activités identiques ou analogues dans des conditions identiques
ou analogues et traitant en toute indépendance avec l'entreprise dont il constitue
un établissement stable (article 7 paragraphe 2).
Le bénéfice de l'établissement stable est déterminé à partir du résultat du bilan
de cet établissement.
Ce résultat est établi après déduction des dépenses, se rapportant à l'activité de
cet établissement, y compris les dépenses et les frais généraux réels
d'administration engagés dans le cadre de sa gestion normale soit dans l'Etat où
est situé cet établissement soit ailleurs.
Ainsi, le paragraphe 3 de l'article 7 stipule expressément que pour calculer les
bénéfices de l'établissement stable, les frais engagés par cet établissement
stable sont pris en compte et ce, quel que soit le lieu de leur engagement.
De ce fait, l'établissement peut tenir compte pour la détermination de son
bénéfice imposable des frais généraux engagés par le siège dans la limite de la
fraction déterminée à partir de son chiffre d'affaires et du chiffre d'affaires brut de
l'entreprise.
Toutefois, les honoraires, redevances, intérêts non bancaires et autres
paiements analogues versés par l'établissement stable au siège de l'entreprise
ou à un de ses établissements stables, en contre partie de services rendus, ou
en contrepartie d'une activité de direction, ne sont déductibles qu'à concurrence
du remboursement des dépenses réelles.
De même, ne sont pas déductibles parmi les dépenses du siège, les redevances,
honoraires et intérêts non bancaires, ainsi que les paiements analogues payés
en contre partie des services rendus ou des sommes prêtées au siège de
l'entreprise ou en contrepartie d'une activité de direction qu'à concurrence du
remboursement des dépenses réelles.
La convention admet que s'il est d'usage dans un Etat contractant de déterminer
les bénéfices imputables à un établissement stable sur la base de la répartition
des bénéfices bruts de l'entreprise entre ses différentes parties, cette méthode
sera appliquée, mais le résultat obtenu doit être conforme aux principes énoncés
dans l'article 7 de la convention.
Les bénéfices rattachés à l'établissement stable sont calculés chaque année
selon la même méthode, à moins qu'il n'existe des motifs valables et suffisants
pour procéder autrement.
b- Règles particulières aux entreprises associées
Lorsqu'une entreprise est contrôlée par d'autres entreprises ou qu'elle contrôle
d'autres entreprises (sociétés mères et filiales...) et que les bénéfices de l'une
quelconque de ces entreprises sont doublement taxés en raison d'un
redressement opéré dans l'un des Etats, l'autre Etat doit apporter les
modifications nécessaires sur le bénéfice imposable de l'entreprise située sur
son territoire ou accorder un dégrèvement d'impôt adéquat.
Exemple :
Soit une société "A" résidente de Suisse et une société "B" résidente de Tunisie,
toutes deux contrôlées par une société tierce.
Si l'on suppose que la société "A" ait vendu à la société "B" des produits pour un
montant de 500.000 D et que cette dernière ait fait l'objet d'une vérification
fiscale qui aurait abouti à un redressement de son bénéfice, par le biais de la
réintégration de 150.000 D au motif que le prix normal de tels produits ne peut
excéder
350.000 D. L'Etat de la résidence de la société "A" doit procéder à un ajustement
approprié du bénéfice de ladite société en opérant une déduction d'un montant
égal au montant redressé en Tunisie soit 150.000 D du fait que ce même
montant a été comptabilisé parmi les produits de la société et a été par
conséquent imposé. Un tel ajustement permet donc d'éviter qu'un tel montant ne
soit doublement imposé.
B- REVENUS IMMOBILIERS: (Article 6)
a- Définition:
L'expression " biens immobiliers" est définie d'après le droit de l'Etat contractant
où les biens sont situés (article 6 paragraphe 1).
La convention ajoute que l'expression "biens immobiliers" englobe, outre les
accessoires, le cheptel mort ou vif des exploitations agricoles et forestières ainsi
que les droits auxquels s'appliquent les dispositions du droit privé concernant la
propriété foncière.
Sont aussi considérés comme biens immobiliers, l'usufruit des biens immobiliers
et les droits à des redevances variables ou fixes pour l'exploitation ou la
concession de l'exploitation des gisements minéraux, sources et autres
ressources naturelles.
Par contre, la convention exclut expressément les navires, bateaux et aéronefs
exploités en trafic international de la catégorie des biens immobiliers (article 6
paragraphe 2).
b- Principe d'imposition
Les revenus provenant de biens immobiliers sont imposables dans l'Etat
contractant où ces biens sont situés. Cette disposition s'applique aux revenus
provenant de l'exploitation directe, de la location ou de l'affermage ainsi que pour
toute autre forme d'exploitation des biens immobiliers, et ce, en vertu des
dispositions du paragraphe 3 de l'article 6.
Les mêmes dispositions sont aussi applicables aux revenus provenant des biens
immobiliers d'une entreprise ainsi qu'aux revenus de biens immobiliers servant à
l'exercice d'une profession indépendante.
C- REVENUS DE VALEURS ET CAPITAUX MOBILIERS
1- Dividendes : (Article 10)
a- Définition:
La définition donnée par la convention au terme" dividendes" couvre les revenus
provenant d'actions, actions ou bons de jouissance, parts de mine, parts de
fondateurs ou d'autres parts bénéficiaires à l'exception des créances ainsi que
les revenus d'autres parts sociales soumis au même régime fiscal que les
revenus d'actions par la législation de l'Etat dont la société distributrice est un
résident.
b- Principe d'imposition:
Les dividendes payés par une société résidente d'un Etat contractant à une
personne résidente de l'autre Etat contractant sont imposables dans cet autre
Etat.
Les dividendes peuvent aussi être imposés dans l'Etat dont la société qui paie
les dividendes est un résident et selon sa législation; mais l'impôt ainsi établi ne
peut excéder 10% du montant brut des dividendes.
Cependant, et à partir du 1er janvier 1990 le code de l'impôt sur le revenu des
personnes physiques et de l'impôt sur les sociétés a prévu par une disposition
expresse l'exonération des dividendes.
Il en découle que les distributions de dividendes faites par des entreprises
installées en Tunisie à destination de personnes résidentes en Suisse ne
supportent pas d'impôt de distribution.
2- Intérêts (Article 11)
a- Définition:
Au sens de l'article 11 paragraphe 3 ,le terme "intérêts" désigne les revenus des
créances de toute nature assorties ou non de garanties hypothécaires ou d'une
clause de participation aux bénéfices du débiteur et notamment les revenus des
fonds publics et des obligations d'emprunts ainsi que les lots et primes attachés
à ces titres.
Les intérêts pour paiement tardif ne sont pas considérés, aux termes de la
convention, comme des intérêts.
b- Principe d'imposition:
Les intérêts provenant d'un Etat contractant et payés à un résident de l'autre Etat
contractant sont imposables dans cet autre Etat.
Mais ces intérêts peuvent aussi être imposés dans l'Etat contractant d'où ils
proviennent et selon sa législation. Cependant, si la personne qui reçoit les
intérêts en est le bénéficiaire effectif, l'impôt ainsi établi ne peut excéder 10% du
montant brut des intérêts.
Les intérêts sont présumés provenir d'un Etat contractant lorsque le débiteur est
cet Etat lui-même, une subdivision politique, une collectivité locale ou un résident
de cet Etat (article 11 paragraphe 5).
c- Cas particuliers de non application du taux conventionnel
- Intérêts rattachés à un établissement stable ou à une base fixe
Lorsque le bénéficiaire des intérêts, résident d'un Etat contractant, exerce dans
l'autre Etat contractant, par l'intermédiaire d'un établissement stable ou d'une
base fixe une activité industrielle ou commerciale ou une profession libérale, et
que la créance génératrice des intérêts se rattache à cet établissement stable ou
à cette base fixe, les intérêts sont imposables dans l'Etat où est situé
l'établissement stable ou la base fixe dans la mesure où ils sont imputables à cet
établissement ou à cette base et ce, dans les mêmes conditions prévues par
l'article 7 ou l'article 14 de la convention qui prévoit l'imposition des bénéfices
imputables à l'établissement stable ou à la base fixe dans l'Etat où est situé
ladite base ou ledit établissement. Dans pareil cas, les intérêts seront soumis à
l'IR ou à l'IS dans les conditions de droit commun et feront éventuellement l'objet
de la retenue à la source conformément la législation interne en vigueur, de l'Etat
où l'établissement stable ou la base fixe est situé.
- Intérêts servis entre entreprises dépendantes
Lorsque en raison de relations spéciales (entreprises sous-contrôle commun,
sociétés mères et filiales) entre le débiteur et le créancier, les intérêts payés
excèdent le montant dont se seraient convenues lesdites personnes en l'absence
de ces relations, le taux réduit de 10% prévu par la convention n'est applicable
qu'à ce dernier montant, l'excédent reste soumis à l'impôt dans les conditions du
droit commun.
Dans le cas où l'impôt sera pris en charge par le débiteur des intérêts, le taux
conventionnel ne sera pas applicable et la retenue à la source sera liquidée
selon le taux du droit commun et selon la formule de prise en charge à savoir:
100 x t
100 - t
Exemple 1
Soit une société "X" résidente de Tunisie, et une société "Y" résidente en Suisse,
toutes deux contrôlées par une société tierce.
Supposons que la société Suisse ait accordé un prêt le 1er janvier 1995, de
80.000D à la société tunisienne moyennant un taux d'intérêt de 15%.
* Calcul des intérêts payés par la société "X"
80.000D X 15% = 12.000D
* Calcul des intérêts soumis au taux conventionnel (10%) avec l'hypothèse que le
taux des intérêts pratiqué normalement est de 12%
80.000D X 12% = 9.600D
Retenue à la source:
9.600D X 10% = 960D
Intérêts excédentaires à soumettre à la retenue à la source selon le droit
commun
(12.000D-9.600D) = 2.400D X 15% = 360D
Exemple 2
Reprenons l'exemple 1 avec l'hypothèse que la société "X" ait pris
contractuellement en charge l'impôt de la société "Y" au titre de ces intérêts.
Dans ce cas , la retenue à la source sera calculée comme suit:
100 x 15 = 17,64%
100 - 15
Calcul de la retenue à la source sur les intérêts:
12.000D x 17,64% = 2.116D
3- Rémunérations d'administrateurs et de dirigeants de sociétés: (Article
16)
En vertu de l'article 16 de la convention, les tantièmes, jetons de présence et
autres rétributions similaires attribués aux membres du conseil d'administration
ou de surveillance d'une société qui est un résident d'un Etat contractant sont
imposables dans cet Etat.
D- REDEVANCES: (Article 12)
a- Définition:
L'article 12 de la convention désigne par "redevances" les rémunérations de
toute nature payées pour l'usage ou la concession de l'usage:
- d'un droit d'auteur sur une œuvre littéraire, artistique ou scientifique y compris
les films cinématographiques,
- d'un brevet d'invention, d'une marque de fabrique ou de commerce, d'un dessin
ou d'un modèle, d'un plan, d'une formule ou d'un procédé secrets,
- d'un équipement industriel, commercial ou scientifique.
- ainsi que pour des informations ayant trait à une expérience acquise dans le
domaine industriel, commercial ou scientifique ou pour des études techniques ou
économiques liées à la communication de ces informations ou à leur mise en
application.
b- Principe d'imposition:
Les redevances provenant d'un Etat contractant et payées à un résident de
l'autre Etat contractant sont imposables dans l'Etat de la résidence du
bénéficiaire.
Cependant, ces redevances sont aussi imposables dans l'Etat contractant d'où
elles proviennent si la législation de cet Etat le prévoit sans que le montant de
l'impôt puisse excéder 10% du montant brut de ces redevances.
Les redevances sont considérées comme provenant d'un Etat contractant
lorsque le débiteur est cet Etat lui-même, une subdivision politique, une
collectivité locale ou un résident de cet Etat.
c- Cas particuliers de non application du taux conventionnel
- Redevances rattachées à un établissement stable ou à une base fixe
Lorsque le bénéficiaire des redevances, résident d'un Etat contractant exerce
dans l'autre Etat contractant ,par l'intermédiaire d'un établissement stable ou
d'une base fixe une activité industrielle ou commerciale ou une profession
libérale et que la créance génératrice des redevances se rattache à cet
établissement stable ou à cette base fixe, les redevances sont imposables dans
l'Etat où est situé l'établissement stable ou la base fixe dans la mesure où ils
sont imputables à cet établissement stable ou à cette base fixe et ce dans des
mêmes conditions prévues par l'article 7 ou l'article 14 de la convention qui
prévoit l'imposition des bénéfices imputables à l'établissement stable ou à la
base fixe dans l'Etat où est situé ledit établissement stable ou ladite base fixe.
Dans pareil cas, les redevances seront soumises à l'IR ou à l'IS dans les
conditions de droit commun et feront éventuellement l'objet de la retenue à la
source conformément à la législation interne en vigueur de l'Etat où est situé
l'établissement stable ou la base fixe.
- Redevances servies entre entreprises dépendantes
Si par suite de relations spéciales, le montant des redevances payées excède le
montant dont se seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif des
redevances en l'absence de ces relations ,le mode d'imposition conventionnel ne
s'applique qu'à ce dernier montant. L'excédent est imposable selon la législation
de chaque Etat contractant. (voir exemple intérêts);
E- GAINS EN CAPITAL (Article 13)
Les gains en capital provenant de l'aliénation des biens immobiliers sont
imposables dans l'Etat contractant où ces biens sont situés.
Toutefois, les gains en capital provenant de l'aliénation des biens mobiliers
faisant partie de l'actif d'un établissement stable ou de biens mobiliers constitutifs
d'une base fixe sont imposables dans l'Eut contractant où est situé
l'établissement stable ou la base fixe y compris les gains provenant de
l'aliénation de l'établissement stable lui-même (article 13 paragraphe 2).
Les gains en capital provenant de l'aliénation de navires ou d'aéronefs exploités
en trafic international ou de biens mobiliers affectés à l'exploitation de ces
navires ou aéronefs sont imposables dans l'Etat où le siège de direction effective
de l'entreprise est situé.
Les gains provenant de l'aliénation des biens autres que ceux visés aux
paragraphes précédents ne sont imposables que dans l'Etat de résidence du
cédant.
F- PROFESSIONS INDEPENDANTES: (Article 14)
a- Définition:
L'expression "professions indépendantes" comprend notamment les activités
indépendantes d'ordre scientifique, littéraire, éducatif ou pédagogique, ainsi que
les activités indépendantes des médecins, avocats, ingénieurs, architectes ,
dentistes et comptables.
b- Principe d'imposition:
Les revenus des professions libérales et des autres activités de caractère
indépendant sont imposables dans l'Etat de la résidence du bénéficiaire.
Toutefois, ils peuvent être imposés dans l'autre Etat si:
- l'intéressé y dispose d'une base fixe pour l'exercice de son activité et si de tels
revenus sont imputables à cette base fixe; ou
- si le bénéficiaire séjourne dans l'autre Etat pendant une période ou des
périodes supérieures ou égales à 183 jours pendant l'année fiscale considérée.
c- Cas des artistes et sportifs: ( Article 17)
La convention dispose que les revenus qu'un résident d'un Etat contractant tire
de ses activités personnelles exercées dans l'autre Etat contractant en tant
qu'artiste du spectacle, (théâtre, cinéma, radio ou télévision), musicien ou sportif
sont imposables dans l'Etat où sont exercées ces activités (article 17 paragraphe
1). Il en est de même lorsque les revenus d'activités tirés par un tel artiste du
spectacle ou un tel sportif ne sont pas attribués à l'artiste ou au sportif lui-même
mais à une tierce personne.
G- PROFESSIONS DEPENDANTES: (Article 15)
1- Salaires du secteur privé
a- Principe d'imposition:
La convention dispose que les salaires, traitements et autres rémunérations
similaires qu'un résident d'un Etat contractant perçoit sont imposables dans l'Etat
de la résidence sauf si l'emploi est exercé dans l'autre Etat auquel cas
l'imposition a lieu dans ce dernier Etat.
b- Exception:
La convention déroge au principe posé en accordant le droit d'imposition exclusif
à l'Etat de la résidence du bénéficiaire même si l'emploi est exercé dans l'autre
Etat si les trois conditions suivantes sont remplies cumulativement:
- le séjour du bénéficiaire dans l'autre Etat ne dépasse pas 183 jours au cours de
l'année fiscale considérée;
- la rémunération est payée par un employeur ou au nom d'un employeur qui
n'est pas résident de l'autre Etat;
- la charge de la rémunération n'est pas supportée par un établissement stable
ou une base fixe que l'employeur a dans l'autre Etat.
c- Cas particulier des rémunérations payées en contrepartie d'un travail
exercé à bord d'un navire ou d'un aéronef exploité en trafic international.
Les rémunérations reçues en contrepartie d'un emploi salarié exercé à bord d'un
navire ou d'un aéronef exploité en trafic international sont dans tous les cas
imposables dans l'Etat où est situé le siège de la direction effective de
l'entreprise.
2- Pensions du secteur privé: (Article 18)
En vertu des dispositions de l'article 18, l'Etat de la résidence se réserve le droit
exclusif de l'imposition des pensions et autres rémunérations similaires, reçues
par un de ses résidents de l'autre Etat contractant.
3- Fonctions publiques: (Article 19)
Les rémunérations autres que les pensions payées à une personne physique par
un Etat contractant ou l'une de ses subdivisions politiques ou collectivités locales
au titre de services rendus à cet Etat ou à cette subdivision ou collectivité ne sont
imposables que dans cet Etat.
D'autre part l'alinéa b du paragraphe 1 de l'article 19 déroge à ce principe en
prévoyant l'imposition dans l'autre Etat c'est-à-dire celui où sont rendus les
services, si la personne physique bénéficiaire des rémunérations est:
- un résident de cet Etat;
- en possède sa nationalité;
- et si elle n'est pas devenue un résident de cet Etat dans le seul but de rendre
lesdits services.
Les pensions payées en contrepartie d'un service rendu à un Etat ou à une
subdivision politique sont imposables dans cet Etat , elles peuvent aussi subir
une imposition dans l'autre Etat dans le cas où le bénéficiaire est un résident de
cet autre Etat.
4- Etudiants et stagiaires (Article 20)
L'article 20 prévoit dans son paragraphe premier que les sommes reçues par les
étudiants ou les stagiaires qui séjournent dans un Etat contractant à seule fin de
poursuivre leurs études ou formation, et ce dans le but de couvrir leurs frais
d'études ou de formation ne sont pas imposables dans cet Etat à condition
qu'elles proviennent de sources situées en dehors de cet Etat.
De même le paragraphe 2 de l'article 20 prévoit l'exonération des rémunérations
au titre d'un emploi salarié qui sont reçues par toute personne physique qui
séjourne dans un Etat afin d'y poursuivre ses études, ses recherches ou sa
formation, et ce pour une période ou des périodes n'excédant pas 12 mois, à la
double condition:
- que l'emploi ainsi rémunéré soit en relation directe avec les études, les
recherches , la formation et l'apprentissage de la personne concernée et,
- que les rémunérations dont il s'agit n'excèdent pas 6000 Francs suisse ou leur
équivalent en monnaie Tunisienne au taux Officiel du change.
5- Fonctionnaires diplomatiques et consulaires (Article 25)
L'article 25 de la convention stipule que les dispositions de la présente
convention ne peuvent en aucun cas porter atteinte au droit des gens ainsi que
les dispositions d'accords particuliers dont bénéficient les agents diplomatiques
ou les fonctionnaires consulaires.
H- AUTRES REVENUS: (Article 21)
Les éléments du revenu d'un résident d'un Etat contractant qui ne sont pas
traités par d'autres dispositions de la convention ne sont imposables que dans
l'Etat de la résidence quelque soit le lieu de leur provenance.
III- MODALITES POUR EVITER LA DOUBLE IMPOSITION (Article 22)
L'article 22 de la convention dispose que la double imposition sera évitée comme
suit:
1- Cas de la Tunisie
La Tunisie déduira de l'impôt qu'elle perçoit sur les revenus de ses résidents un
montant égal à l'impôt sur le revenu perçu par la Suisse conformément aux
dispositions de la présente convention sur de tels revenus.
Toutefois, la somme déduite ne peut excéder la fraction de l'impôt sur le revenu
calculé avant la déduction correspondant au revenu imposable en Suisse.
2- Cas de la Suisse
Les revenus autres que les intérêts, les dividendes et les redevances, reçus par
un résident Suisse de la Tunisie seront exonérés d'impôts en Suisse . Mais pour
le calcul de l'impôt sur le reste du revenu de ce résident, la Suisse peut appliquer
les taux progressifs sur l'ensemble des revenus ou bénéfices indépendamment
de l'exonération.
Cependant l'article 22 subordonne l'exonération en Suisse des pensions perçues
de la Tunisie dans le secteur public à leur imposition effective en Tunisie.
En ce qui concerne les intérêts, dividendes et redevances, ces derniers
demeurent imposables en Suisse, conformément à la convention. En cas
d'imposition en Suisse, cette dernière accorde un dégrèvement sur de tels
revenus sur demande de la part du bénéficiaire desdits revenus.
Le dégrèvement en question consiste en:
- l'imputation de l'impôt payé en Tunisie sur de tels revenus sans que cette
imputation puisse excéder la fraction de l'impôt Suisse calculé avant l'imputation
correspondant aux revenus imposables en Tunisie.
- la réduction forfaitaire de l'impôt Suisse calculée selon des normes préétablies
ou,
- l'exonération partielle des intérêts , dividendes et redevances correspondant à
la déduction de l'impôt payé en Tunisie du montant brut de ces revenus.
Pour l'application des dégrèvements susvisés lorsqu'un résident de Suisse reçoit
des intérêts ou des redevances qui sont exonérés en Tunisie en vertu de la
législation tunisienne en faveur de la promotion des investissements , la Suisse
accorde à ce résident, sur sa demande un dégrèvement égal à 10% du montant
brut de ces intérêts ou redevances.
IV- NON DISCRIMINATION (Article 23)
En vertu des dispositions du paragraphe 1 de l'article 23 de la convention, les
nationaux d'un Etat contractant qui sont des résidents de l'autre Etat contractant
ne doivent pas subir une imposition plus lourde que les nationaux de cet autre
Etat lorsqu'ils se trouvent dans la même situation.
Le bénéfice des dispositions de ce paragraphe n'est pas limité aux seuls
nationaux qui sont résidents de l'un des Etats contractants, Il peut s'étendre aux
nationaux qui sont résidents d'un pays tiers.
La mesure de la non discrimination s'applique eu égard aux impôts visés par
l'article 2 de la convention.
De même l'imposition d'un établissement stable qu'une entreprise d'un Etat
contractant a dans l'autre Etat contractant ne doit pas être établie d'une manière
moins favorable que l'imposition des entreprises de cet autre Etat exerçant la
même activité.
La mesure de la non discrimination ne peut être interprétée comme obligeant un
Etat contractant à accorder à un résident de l'autre Etat contractant des
déductions personnelles ou des abattements en fonction de la situation familiale
qu'il accorde à ses propres résidents.
Le paragraphe 3 de l'article 23 énonce le principe de la déduction des intérêts,
des redevances et de toutes autres dépenses.
En effet, il est stipulé que de telles dépenses, sous réserve des autres
dispositions de la convention , sont déductibles lorsqu'elles sont payées par une
entreprise d'un Etat contractant à un résident de l'autre Etat contractant de la
même manière que si elles ont été payées à un résident du premier Etat.
VI- PROCEDURE AMIABLE: (Article 24)
1- Principe de la réclamation
Lorsqu'un résident d'un Etat contractant estime que son imposition a été établie
dans l'un des deux Etats ou dans chacun des deux Etats, d'une manière non
conforme à la convention, il peut indépendamment des recours prévus par le
droit interne des Etats contractants, présenter son cas aux autorités de l'Etat
dont il est résident ou à celles de l'Etat dont il possède la nationalité lorsque le
cas posé relève des dispositions de non discrimination prévues par l'article 23 de
la convention.
2- Délai de la réclamation
Le cas de contestation d'imposition non conforme aux dispositions de la présente
convention doit être porté à la connaissance des autorités compétentes dans le
délai de 3 ans à partir de la date de la première notification de l'imposition non
conforme à la convention.
3- Sort réservé à la réclamation
L'autorisation saisie de la contestation doit s'efforcer d'adopter une solution à la
réclamation présentée.
Dans le cas où cette autorité compétente n'est pas elle même en mesure
d'adopter une solution satisfaisante, la question sera réglée par voie d'accord
amiable avec l'autorité compétente de l'autre Etat contractant en vue d'éviter une
imposition non conforme à la convention.
ANNEXE A LA NOTE COMMUNE N° 35 /96
CONVENTION
ENTRE
LA REPUBLIQUE TUNISIENNE
ET
LA CONFEDERATION SUISSE
EN VUE D'EVITER LES DOUBLES IMPOSITIONS
EN MATIERE D'IMPOTS SUR LE REVENU
LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE
TUNISIENNE
ET
LE CONSEIL FEDERAL SUISSE
Désireux de conclure une Convention en vue d'éviter les doubles impositions en
matière d'impôts sur le revenu, sont convenus des dispositions suivantes:
Article 1 : Personnes visées
La présente Convention s'applique aux personnes qui sont des résidents d'un
Etat contractant ou des deux Etats contractants.
Article 2 : Impôts visés
1- La présente Convention s'applique aux impôts sur le revenu perçus pour le
compte d'un Etat contractant, de ses subdivisions politiques ou de ses
collectivités locales, quel que soit le système de perception.
2- Sont considérés comme impôts sur le revenu les impôts perçus sur le revenu
total, ou sur des éléments du revenu y compris les impôts sur les gains
provenant de l'aliénation de biens mobiliers ou immobiliers, ainsi que les impôts
sur les plus-values.
3- Les impôts actuels auxquels s'applique la Convention sont notamment:
a- en ce qui concerne la Suisse:
Les impôts fédéraux, cantonaux et communaux sur le revenu (revenu total,
produit du travail, revenus de la fortune, bénéfices industriels et commerciaux,
gains en capital et autres revenus);
(ci-après désignés "impôt suisse");
b- en ce qui concerne la Tunisie:
- l'impôt sur le revenu des personnes physiques;
- l'impôt sur les sociétés;
(ci-après désignés " impôt tunisien").
4- La Convention s'applique aussi aux impôts de nature identique ou analogue
qui seraient établis après la signature de la Convention et qui s'ajouteraient aux
impôts actuels ou qui les remplaceraient. Les autorités compétentes des Etats
contractants se communiquent les modifications importantes apportées à leurs
législations fiscales respectives.
5- La Convention ne s'applique pas à l'impôt fédéral anticipé perçu à la source
sur les gains faits dans les loteries.
Article 3 : Définitions générales
1- Au sens de la présente Convention, à moins que le contexte n'exige une
interprétation différente:
a- les expressions "un Etat contractant" et "l'autre Etat contractant" désignent,
suivant le contexte, la Suisse ou la Tunisie;
b- le terme "Suisse" désigne la Confédération suisse;
c- le terme "Tunisie" désigne le territoire de la République tunisienne et les
zones adjacentes aux eaux territoriales de la Tunisie sur lesquelles, en
conformité avec le droit international, la Tunisie peut exercer les droits relatifs au
lit de la mer, au sous-sol marin et à leurs ressources naturelles;
d- le terme "personne" comprend les personnes physiques, les sociétés et tous
autres groupements de personnes;
e- le terme "société" désigne toute personne morale ou toute entité qui est
considérée comme une personne morale aux fins d'imposition;
f- les expressions "entreprise d'un Etat contractant" et "entreprise de l'autre Etat
contractant" désignent respectivement une entreprise exploitée par un résident
d'un Etat contractant et une entreprise exploitée par un résident de l'autre Etat
contractant;
g- le terme "nationaux" désigne toutes les personnes physiques qui possèdent la
nationalité d'un Etat contractant et toutes les personnes morales, sociétés de
personnes et associations constituées conformément à la législation en vigueur
dans un Etat contractant;
h- l'expression "trafic international" désigne tout transport effectué par un navire
ou un aéronef exploité par une entreprise dont le siège de direction effective est
situé dans un Etat contractant, sauf lorsque le navire ou l'aéronef n'est exploité
qu'entre des points situés dans l'autre Etat contractant;
i- l'expression "autorité compétente" désigne:
- en Suisse, le Directeur de l'administration Fédérale des Contributions ou son
représentant autorisé;
- en Tunisie, le Ministre des Finances ou son représentant autorisé.
2- Pour l'application de la Convention par un Etat contractant, toute expression
qui n'y est pas définie a le sens que lui attribue le droit de cet Etat concernant les
impôts auxquels s'applique la Convention, à moins que le contexte n'exige une
interprétation différente.
Article 4 : Résident
1- Au sens de la présente Convention, l'expression "résident d'un Etat
Contractant" désigne toute personne qui, en vertu de la législation de cet Etat,
est assujettie à l'impôt dans cet Etat, en raison de son domicile, de sa résidence,
de son siège de direction ou de tout autre critère de nature analogue.
L'expression "résident d'un Etat contractant" désigne également les sociétés de
personnes ainsi que les associations en participation constituées ou organisées
conformément au droit d'un Etat contractant.
2- Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1, une personne physique est
un résident des deux Etats contractants, sa situation est réglée de la manière
suivante:
a- cette personne est considérée comme un résident de l'Etat où elle dispose
d'un foyer d'habitation permanent; si elle dispose d'un foyer d'habitation
permanent dans les deux Etats, elle est considérée comme un résident de l'Etat
avec lequel ses liens personnels et économiques sont les plus étroits (centre des
intérêts vitaux);
b- si l'Etat où cette personne a le centre de ses intérêts vitaux ne peut pas être
déterminé, ou si elle ne dispose d'un foyer d'habitation permanent dans aucun
des Etats, elle est considérée comme un résident de l'Etat où elle séjourne de
façon habituelle;
c- si cette personne séjourne de façon habituelle dans les deux Etats ou si elle
ne séjourne de façon habituelle dans aucun d'eux, elle est considérée comme un
résident de l'Etat dont elle possède la nationalité;
d- si cette personne possède la nationalité des deux Etats ou Si elle ne possède
la nationalité d'aucun d'eux, les autorités compétentes des Etats contractants
tranchent la question d'un commun accord.
3- Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1, une personne autre qu'une
personne physique est un résident des deux Etats contractants, elle est
considérée comme un résident de l'Etat où son siège de direction effective est
situé.
Article 5 : Etablissement stable
1- Au sens de la présente Convention, l'expression "établissement stable"
désigne une installation fixe d'affaires par l'intermédiaire de laquelle une
entreprise exerce tout ou partie de son activité.
2- L'expression "établissement stable" comprend notamment:
a- un siège de direction;
b- une succursale;
c- un bureau;
d- une usine;
e- un atelier;
f- une mine, un puits de pétrole ou de gaz, une carrière ou tout autre lieu
d'extraction de ressources naturelles;
g- un chantier de construction ou de montage ou des activités de surveillance y
relatives, lorsque leur durée dépasse 183 jours.
3- Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, on ne considère
pas qu'il y a "établissement stable" si:
a- il est fait usage d'installations aux seules fins de stockage, d'exposition ou de
livraison de marchandises appartenant à l'entreprise;
b- des marchandises appartenant à l'entreprise sont entreposées aux seules fins
de stockage, de livraison ou d'exposition;
c- des marchandises appartenant à l'entreprise sont entreposées aux seules fins
de transformation par une autre entreprise;
d- une installation fixe d'affaires est utilisée aux seules fins d'acheter des
marchandises ou de réunir des informations pour l'entreprise;
e- une installation fixe d'affaires est utilisée à des fins de publicité pour
l'entreprise;
f- une installation fixe d'affaires est utilisée aux seules fins d'exercer, pour
l'entreprise, toute autre activité de caractère préparatoire ou auxiliaire;
g- une installation fixe d'affaires est utilisée aux seules fins de l'exercice cumulé
d'activités mentionnées aux alinéas a- à f-, à condition que l'activité d'ensemble
de l'installation fixe d'affaires résultant de ce cumul garde un caractère
préparatoire ou auxiliaire.
4- Une personne agissant dans un Etat contractant pour le compte d'une
entreprise de l'autre Etat contractant (autre qu'un agent jouissant d'un statut
indépendant visé au paragraphe 5 ci-après) est considérée comme
"établissement stable" dans le premier Etat:
a- si elle dispose clans Cet Etat de pouvoirs généraux qu'elle y exerce
habituellement lui permettant de négocier et de conclure des contrats pour
l'entreprise ou pour le compte de l'entreprise;
b- si elle conserve habituellement dans le premier Etat un stock de
marchandises sur lequel elle prélève régulièrement des marchandises aux fins
de livraison pour l'entreprise ou pour le compte de l'entreprise.
5- Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, une entreprise
d'assurance d'un Etat contractant est considérée comme ayant un établissement
stable dans l'autre Etat contractant, à l'exception de ses activités de
réassurance, si elle encaisse des primes sur le territoire de cet autre Etat ou y
assure des risques locaux par l'intermédiaire d'une personne autre qu'un agent
jouissant d'un statut indépendant auquel s'applique le paragraphe 6 ci-après.
6- Une entreprise n'est pas considérée comme ayant un établissement stable
dans un Etat contractant du seul fait qu'elle y exerce son activité par l'entremise
d'un courtier, d'un commissionnaire ou de tout autre agent jouissant d'un statut
indépendant, à condition que ces personnes agissent dans le cadre ordinaire de
leur activité.
7- Le fait qu'une société qui est un résident d'un Etat contractant contrôle ou est
contrôlée par une société qui est un résident de l'autre Etat contractant ou qui y
exerce son activité (que ce soit par l'intermédiaire d'un établissement stable ou
non) ne suffit pas, en lui-même, à faire de l'une quelconque de ces sociétés un
établissement stable de l'autre.
Article 6 : Revenus immobiliers
1- Les revenus qu'un résident d'un Etat contractant tire de biens immobiliers (y
compris les revenus des exploitations agricoles ou forestières) situés dans l'autre
Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat.
2- L'expression "biens immobiliers" a le sens que lui attribue le droit de l'Etat
contractant où les biens considérés sont situés. L'expression comprend en tous
cas les accessoires, le cheptel mort ou vif des exploitations agricoles et
forestières, les droits auxquels s'appliquent les dispositions du droit privé
concernant la propriété foncière, l'usufruit des biens immobiliers et les droits à
des paiements variables ou fixes pour l'exploitation ou la concession de
l'exploitation de gisements minéraux, sources et autres ressources naturelles; les
navires, bateaux et aéronefs ne sont pas considérés comme des biens
immobiliers.
3- Les dispositions du paragraphe 1 s'appliquent aux revenus provenant de
l'exploitation directe, de la location ou de l'affermage, ainsi que de toute autre
forme d'exploitation de biens immobiliers.
4- Les dispositions des paragraphes 1 et 3 s'appliquent également aux revenus
provenant des biens immobiliers d'une entreprise ainsi qu'aux revenus des biens
immobiliers servant à l'exercice d'une profession indépendante.
Article 7 : Bénéfices des entreprises
1- Les bénéfices d'une entreprise d'un Etat contractant ne sont imposables que
dans cet Etat, à moins que l'entreprise n'exerce son activité dans l'autre Etat
contractant par l'intermédiaire d'un établissement stable qui y est situé. Si
l'entreprise exerce son activité d'une telle façon, les bénéfices de l'entreprise
sont imposables dans l'autre Etat mais uniquement dans la mesure où ils sont
imputables à cet établissement stable.
2- Sous réserve des dispositions du paragraphe 3, lorsqu'une entreprise d'un
Etat contractant exerce son activité dans l'autre Etat contractant par
l'intermédiaire d'un établissement stable qui y est situé, il est imputé, dans
chaque Etat contractant, à cet établissement stable les bénéfices qu'il aurait pu
réaliser s'il avait constitué une entreprise distincte et séparée exerçant des
activités identiques ou analogues dans des conditions identiques ou analogues
et traitant en toute indépendance avec l'entreprise dont il constitue un
établissement stable.
3- Pour la détermination des bénéfices d'un établissement stable, sont admises
en déduction les dépenses exposées aux fins poursuivies par Cet établissement
stable, y compris les dépenses effectives de direction et les frais généraux réels
d'administration ainsi exposés, soit dans l'Etat contractant où est situé cet
établissement soit ailleurs.
4- S'il est d'usage, dans un Etat contractant, de déterminer les bénéfices
imputables à un établissement stable sur la base d'une répartition des bénéfices
totaux de l'entreprise entre ses diverses parties, aucune disposition du
paragraphe 2 n'empêche cet Etat contractant de déterminer les bénéfices
imposables selon la répartition en usage; la méthode de répartition adoptée doit
cependant être telle que le résultat obtenu soit conforme aux principes contenus
dans le présent article.
5- Aucun bénéfice n'est imputé à un établissement stable du fait qu'il a
simplement acheté des marchandises pour l'entreprise.
6- Aux fins des paragraphes précédents, les bénéfices à imputer à
l'établissement stable sont déterminés chaque année selon la même méthode, à
moins qu'il n'existe des motifs valables et suffisants de procéder autrement.
7- Lorsque les bénéfices comprennent des éléments de revenu traités
séparément dans d'autres articles de la présente convention, les dispositions de
ces articles ne sont pas affectées par les dispositions du présent article.
8- Les participations d'un associé aux bénéfices d'une entreprise constituée sous
forme de sociétés de personnes ou d'associations en participation sont
imposables dans l'Etat où ladite entreprise a un établissement stable.
Article 8 : Navigation maritime et aérienne
1- Les bénéfices provenant de l'exploitation, en trafic international, de navires ou
d'aéronefs ne sont imposables que dans l'Etat contractant où le siège de
direction effective de l'entreprise est situé.
2- Si le siège de direction effective d'une entreprise de navigation maritime est à
bord d'un navire, ce siège est considéré comme situé dans l'Etat contractant où
se trouve le port d'attache de ce navire, ou à défaut de port d'attache, dans l'Etat
contractant dont l'exploitant du navire est un résident.
3- Les disposition du paragraphe 1 s'appliquent aussi aux bénéfices provenant
de la participation à un pool, une exploitation en commun ou un organisme
international d'exploitation.
Article 9 : Entreprises associées
1- Lorsque:
a- une entreprise d'un Etat contractant participe directement ou indirectement à
la direction, au contrôle ou au capital d'une entreprise de l'autre Etat contractant,
ou que;
b- les mêmes personnes participent directement ou indirectement à la direction,
au contrôle ou au capital d'une entreprise d'un Etat contractant et d'une
entreprise de l'autre Etat contractant; et que, dans l'un et l'autre cas, les deux
entreprises sont, dans leurs relations commerciales ou financières, liées par des
conditions convenues ou imposées, qui diffèrent de celles qui seraient
convenues entre des entreprises indépendantes, les bénéfices qui, sans ces
conditions, auraient été réalisés par l'une des entreprises mais n'ont pu l'être en
fait à cause de ces conditions, peuvent être inclus dans les bénéfices de cette
entreprise et imposés en conséquence.
2- Lorsqu'un Etat contractant inclut dans les bénéfices d'une entreprise de cet
Etat - et impose en conséquence - des bénéfices sur lesquels une entreprise de
l'autre Etat contractant a été imposée dans cet autre Etat, et que les bénéfices
ainsi inclus sont des bénéfices qui auraient été réalisés par l'entreprise du
premier Etat si les conditions convenues entre les deux entreprises avaient été
celles qui auraient été convenues entre des entreprises indépendantes, les
autorités compétentes des Etats contractants se consultent alors en vue de
rechercher un accord sur l'élimination de la double imposition.
Article 10 : Dividendes
1- Les dividendes payés par une société qui est un résident d'un Etat contractant
à un résident de l'autre Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat.
2- Toutefois, ces dividendes sont aussi imposables dans l'Etat contractant dont la
société qui paie les dividendes est un résident, et selon la législation de cet Etat,
mais si la personne qui reçoit les dividendes en est le bénéficiaire effectif, l'impôt
ainsi établi ne peut excéder 10 pour cent (10%) du montant brut des dividendes.
Les autorités compétentes des Etats contractants règlent d'un commun accord
les modalités d'application de cette limitation.
Le présent paragraphe n'affecte pas l'imposition de la société au titre des
bénéfices qui servent au paiement des dividendes.
3- Le terme "dividendes" employé dans le présent article désigne les revenus
provenant d'actions, actions ou bons de jouissance, parts de mine, parts de
fondateur ou autres parts bénéficiaires à l'exception des créances, ainsi que les
revenus d'autres parts sociales soumis au même régime fiscal que les revenus
d'actions par la législation de l'Etat dont la société distributrice est un résident.
4- Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne s'appliquent pas lorsque le
bénéficiaire effectif des dividendes, résident d'un Etat contractant, exerce dans
l'autre Etat contractant dont la société qui paie les dividendes est un résident,
soit une activité industrielle ou commerciale par l'intermédiaire d'un
établissement stable qui y est situé, soit une profession indépendante au moyen
d'une base fixe qui y est située, et que la participation génératrice des dividendes
s'y rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de l'article 7 ou de
l'article 14, suivant les cas, sont applicables.
5- Lorsqu'une société qui est un résident d'un Etat contractant tire des bénéfices
ou des revenus de l'autre Etat contractant, cet autre Etat ne peut percevoir aucun
impôt sur les dividendes payés par la société, sauf dans la mesure où ces
dividendes sont payés à un résident de cet autre Etat ou dans la mesure où la
participation génératrice des dividendes se rattache effectivement à un
établissement stable ou à une base fixe situés dans cet autre Etat, ni prélever
aucun impôt, au titre de l'imposition des bénéfices non distribués, sur les
bénéfices non distribués de la société, même si les dividendes payés ou les
bénéfices non distribués consistent en tout ou en partie en bénéfices ou revenus
provenant de cet autre Etat.
Article 11 : Intérêts
1- Les intérêts provenant d'un Etat contractant et payés à un résident de l'autre
Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat.
2- Toutefois, ces intérêts sont aussi imposables dans l'Etat contractant d'où ils
proviennent et selon la législation de cet Etat, mais si la personne qui reçoit les
intérêts en est le bénéficiaire effectif, l'impôt ainsi établi ne peut excéder 10 pour
cent (10%) du montant brut des intérêts. Les autorités compétentes des Etats
contractants règlent d'un commun accord les modalités d'application de cette
limitation.
3- Le terme "intérêts" employé dans le présent article désigne les revenus des
créances de toute nature, assorties ou non de garanties hypothécaires ou d'une
clause de participation aux bénéfices du débiteur, et notamment les revenus des
fonds publics et des obligations d'emprunts, y compris les primes et lots attachés
à ces titres. Les pénalisations pour paiement tardif ne sont pas considérées
comme des intérêts au sens du présent article.
4- Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne s'appliquent pas lorsque le
bénéficiaire effectif des intérêts, résident d'un Etat contractant, exerce dans
l'autre Etat contractant d'où proviennent les intérêts, soit une activité industrielle
ou commerciale par l'intermédiaire d'un établissement stable qui y est situé, soit
une profession indépendante au moyen d'une base fixe qui y est située, et que la
créance génératrice des intérêts s'y rattache effectivement. Dans ce cas, les
dispositions de l'article 7 ou de l'article 14, suivant les cas, sont applicables.
5- Les intérêts sont considérés comme provenant d'un Etat contractant lorsque le
débiteur est cet Etat lui-même, une subdivision politique, une collectivité locale
ou un résident de cet Etat. Toutefois, lorsque le débiteur des intérêts, qu'il soit ou
non un résident d'un Etat contractant, a dans un Etat contractant un
établissement stable, ou une base fixe, pour lequel la dette donnant lieu au
paiement des intérêts a été contractée et qui supporte la charge de ces intérêts,
ceux-ci sont considérés comme provenant de l'Etat où l'établissement stable, ou
la base fixe, est situé.
6- Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le
bénéficiaire effectif ou que l'un et l'autre entretiennent avec de tierces personnes,
le montant des intérêts, compte tenu de la créance pour laquelle ils sont payés,
excède celui dont seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif en
l'absence de pareilles relations, les dispositions du présent article ne s'appliquent
qu'a ce dernier montant. Dans ce cas, la partie excédentaire des paiements reste
imposable selon la législation de chaque Etat contractant et compte tenu des
autres dispositions de la présente convention.
Article 12 : Redevances
1- Les redevances provenant d'un Etat contractant et payées à un résident de
l'autre Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat.
2- Toutefois, ces redevances sont aussi imposables dans l'Etat contractant d'où
elles proviennent et selon la législation de cet Etat, mais Si la personne qui reçoit
les redevances en est le bénéficiaire effectif, l'impôt ainsi établi ne peut excéder
10 pour cent (10%) du montant brut des redevances. Les autorités compétentes
des Etats contractants règlent d'un commun accord les modalités d'application
de cette limitation.
3- Le terme "redevances" employé dans le présent article désigne les
rémunérations de toute nature payées pour l'usage ou la concession de l'usage
d'un droit d'auteur sur une œuvre littéraire, artistique ou scientifique, y compris
les films cinématographiques, d'un brevet, d'une marque de fabrique ou de
commerce, d'un dessin ou d'un modèle, d'un plan, d'une formule ou d'un procédé
secrets, ainsi que pour l'usage ou la concession de l'usage d'un équipement
industriel, commercial ou scientifique ou pour des informations ayant trait à une
expérience acquise dans le domaine industriel, commercial ou scientifique ou
pour des études techniques ou économiques liées à la communication de ces
informations ou à leur mise en application.
4- Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne s'appliquent pas lorsque le
bénéficiaire effectif des redevances, résident d'un Etat contractant, exerce dans
l'autre Etat contractant d'où proviennent les redevances, soit une activité
industrielle ou commerciale par l'intermédiaire d'un établissement stable qui y est
situé, soit une profession indépendante au moyen d'une base fixe qui y est
située, et que le droit ou le bien générateur des redevances s'y rattache
effectivement. Dans les cas, les dispositions de l'article 7 ou de l'article 14,
suivant les cas, sont applicables.
5- Les redevances sont considérées comme provenant d'un Etat contractant
lorsque le débiteur est cet Etat lui-même, une subdivision politique, une
collectivité locale ou un résident de cet Etat. Toutefois, lorsque le débiteur des
redevances, qu'il soit ou non un résident d'un Etat contractant, a, dans un Etat
contractant un établissement stable pour lequel l'obligation de payer les
redevances a été contractée et qui supporte la charge de ces redevances,
celles-ci sont considérées comme provenant de l'Etat où l'établissement stable
est situé.
6- Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le
bénéficiaire effectif ou que l'un et l'autre entretiennent avec de tierces personnes,
le montant des redevances, compte tenu de la prestation pour laquelle elles sont
payées, excède celui dont seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif
en l'absence de pareilles relations, les dispositions du présent article ne
s'appliquent qu'à ce dernier montant. Dans ce cas, la partie excédentaire des
paiements reste imposable selon la législation de chaque Etat contractant et
compte tenu des autres dispositions de la présente convention.
Article 13 : Gains en capital
1- Les gains qu'un résident d'un Etat contractant tire de l'aliénation de biens
immobiliers visés à l'article 6 et situés dans l'autre Etat contractant, sont
imposables dans cet autre Etat.
2- Les gains provenant de l'aliénation de biens mobiliers qui font partie de l'actif
d'un établissement stable qu'une entreprise d'un Etat contractant a dans l'autre
Etat contractant, ou de biens mobiliers qui appartiennent à une base fixe dont un
résident d'un Etat contractant dispose dans l'autre Etat contractant pour
l'exercice d'une profession indépendante, y compris de tels gains provenant de
l'aliénation de cet établissement stable (seul ou avec l'ensemble de l'entreprise)
ou de cette base fixe, sont imposables dans cet autre Etat.
3- Les gains provenant de l'aliénation de navires ou aéronefs exploités en trafic
international ou de biens mobiliers affectés à l'exploitation de ces navires ou
aéronefs, ne sont imposables que dans l'Etat contractant où le siège de direction
effective de l'entreprise est situé.
4- Les gains provenant de l'aliénation de tous biens autres que ceux visés aux
paragraphes 1, 2 et 3 ne sont imposables que dans l'Etat contractant dont le
cédant est un résident.
Article 14 : Professions indépendantes
1- Les revenus qu'un résident d'un Etat contractant tire d'une profession libérale
ou d'autres activités indépendantes de caractère analogue ne sont imposables
que dans cet Etat. Toutefois, ces revenus sont imposables dans l'autre Etat
contractant dans les cas suivants:
a- Si l'intéressé dispose dans l'autre Etat contractant d'une base fixe pour
l'exercice de ses activités; en ce cas, seule la fraction des revenus qui est
imputable à ladite base fixe est imposable dans l'autre Fut contractant ou,
b- Si son séjour dans l'autre Etat contractant s'étend sur une période ou des
périodes d'une durée totale égale ou supérieure à 183 jours pendant l'année
fiscale; dans ce cas, ces revenus sont imposables dans cet autre Etat mais
uniquement dans la mesure où ils proviennent d'activités exercées dans cet
autre Etat.
2- L'expression ''professions libérales" comprend notamment les activités
indépendantes d'ordre scientifique, littéraire, éducatif ou pédagogique, ainsi que
les activités indépendantes des médecins, avocats, ingénieurs, architectes,
dentistes et comptables.
Article 15 : Professions dépendantes
1- Sous réserve des dispositions des articles 16, 18, et 19, les salaires,
traitements et autres rémunérations similaires qu'un résident d'un Etat
contractant reçoit au titre d'un emploi salarié ne sont imposables que dans cet
Etat, à moins que l'emploi ne soit exercé dans l'autre Etat contractant. Si l'emploi
y est exercé, les rémunérations reçues à ce titre sont imposables dans cet autre
Etat.
2- Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les rémunérations qu'un résident
d'un Etat contractant reçoit au titre d'un emploi, salarié exercé dans l'autre Etat
contractant ne sont imposables que dans le premier Etat contractant, Si:
a- le bénéficiaire séjourne dans l'autre Etat pendant une période ou des périodes
n'excédant pas au total 183 jours au cours de l'année fiscale considérée ; et
b- les rémunérations sont payées par un employeur ou pour le compte d'un
employeur qui n'est pas résident de l'autre Etat, et
c- la charge des rémunérations n'est pas supportée par un établissement stable
ou une base fixe que l'employeur a dans l'autre Etat.
3- Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, les rémunérations
qu'un résident d'un Etat contractant reçoit au titre d'un emploi salarié exercé à
bord d'un navire, ou d'un aéronef exploité en trafic international, sont imposables
dans l'Etat contractant où le siège de direction effective de l'entreprise est situé.
Article 16 : Tantièmes
Les tantièmes, jetons de présence et autres rétributions similaires qu'un résident
d'un Etat contractant reçoit en sa qualité de membre du conseil d'administration
ou de surveillance d'une société qui est un résident de l'autre Etat contractant
sont imposables dans cet autre Etat.
Article 17 : Artistes et sportifs
1- Nonobstant les dispositions des articles 14 et 15, les revenus qu'un résident
d'un Etat contractant tire de ses activités personnelles exercées dans l'autre Etat
contractant en tant qu'artiste du spectacle, tel qu'un artiste de théâtre, de
cinéma, de la radio ou de la télévision, ou qu'un musicien, ou en tant que sportif,
sont imposables dans cet autre Etat.
2- Lorsque les revenus d'activités qu'un artiste du spectacle ou un sportif exerce
personnellement et en cette qualité sont attribués non pas à l'artiste ou au sportif
lui-même mais à une autre personne, ces revenus sont imposables, nonobstant
les dispositions des articles 7, 14 et 15 dans l'Etat contractant où les activités de
l'artiste ou du sportif sont exercées.
3- Les dispositions du paragraphe 2 ne s'appliquent pas s'il est établi que ni
l'artiste du spectacle ou le sportif, ni des personnes qui lui sont associées, ne
participent directement ou indirectement aux bénéfices de la personne visée
audit paragraphe.
Article 18 : Pensions
Sous réserve des dispositions du paragraphe 2 de l'article 19, les pensions et
autres rémunérations similaires, payées à un résident d'un Etat contractant au
titre d'un emploi antérieur, ne sont imposables que dans cet Etat.
Article 19 : Fonctions publiques
1-a- Les rémunérations, autres que les pensions, payées par un Etat contractant
ou l'une de ses subdivisions politiques ou collectivités locales directement soit
par prélèvement sur des fonds qu'ils ont constitués à une personne physique, au
titre de services rendus à cet Etat, à cette subdivision ou à cette collectivité dans
l'exercice de fonction de caractère public ne sont imposables que dans cet Etat.
b- Toutefois, ces rémunérations ne sont imposables que dans l'autre Etat
contractant si les services sont rendus dans cet Etat et si la personne physique
est un résident de cet Etat qui:
- possède la nationalité de cet Etat, ou
- n'est pas devenu un résident de cet Etat à seule fin de rendre les services.
2- Les pensions payées par un Etat contractant ou l'une de ses subdivisions
politiques ou collectivités locales soit directement soit par prélèvement sur des
fonds qu'ils ont constitués, à une personne physique, au titre de serx4ces rendus
à cet Etat, ou à cette subdivision ou collectivité sont imposables dans cet Etat.
Toutefois, ces pensions sont aussi imposables dans l'autre Etat contractant, si la
personne physique est un résident de Cet autre Etat.
3- Les dispositions des articles 15, 16 et 18 s'appliquent aux rémunérations et
pensions payées au titre de services rendus dans le cadre d'une activité
industrielle ou commerciale exercée par un Etat contractant ou l'une de ses
subdivisions politiques ou collectivités locales.
Article 20 : Etudiants et stagiaires
1- Les sommes qu'un étudiant ou un stagiaire qui est, ou qui était immédiatement
avant de se rendre dans un Etat contractant, un résident de l'autre Etat
contractant et qui séjourne dans le premier Etat à seule fin d'y poursuivre ses
études ou sa formation, reçoit pour couvrir ses frais d'entretien, d'études ou de
formation ne sont pas imposables dans cet Etat, à condition qu'elles proviennent
de sources situées en dehors de cet Etat.
2- Une personne physique qui est ou qui était auparavant un résident d'un Etat
contractant et qui séjourne dans l'autre Etat contractant afin d'y poursuivre ses
études, ses recherches ou sa formation ou afin d'y acquérir une expérience
technique, professionnelle ou commerciale, est exonérée dans cet autre Etat
contractant de l'impôt, durant une période ou des périodes n'excédant pas au
total douze mois, pour des rémunérations au titre d'un emploi salarié dans cet
autre Etat, à condition que cet emploi soit en relation directe avec ses études,
ses recherches, sa formation ou son apprentissage et que les rémunérations
provenant de cet emploi n'excèdent pas 6000 francs suisses ou leur équivalent
en monnaie tunisienne au taux officiel du change.
Article 21 : Autre revenus
1- Les éléments du revenu d'un résident d'un Etat contractant, d'où qu'ils
proviennent, qui ne sont pas traités dans les articles précédents de la présente
Convention ne sont imposables que dans cet Etat.
2- Les dispositions du paragraphe I ne s'appliquent pas aux revenus autres que
les revenus provenant de biens immobiliers tels qu'ils sont définis au paragraphe
2 de l'article 6, lorsque le bénéficiaire de tels revenus, résident d'un Etat
contractant, exerce dans l'autre Etat contractant, soit une activité industrielle ou
commerciale par l'intermédiaire d'un établissement stable qui y est situé, soit une
profession indépendante au moyen d'une base fixe qui y est située, et que le
droit ou le bien générateur des revenus s'y rattache effectivement. Dans ce cas,
les dispositions de l'article 7 ou de l'article 14, suivant les cas, sont applicables.
Article 22 : Elimination des doubles impositions
1- En ce qui concerne la Suisse, la double imposition est évitée de la manière
suivante:
a- lorsqu'un résident de Suisse reçoit des revenus qui, conformément aux
dispositions de la Convention, sont imposables en Tunisie, la Suisse exempte de
l'impôt ces revenus, sous réserve des dispositions du sous paragraphe b, mais
peut, pour calculer le montant de l'impôt sur le reste des revenus de ce résident,
appliquer le même taux que si les revenus en question n'avaient pas été
exemptés.
Toutefois, cette exemption ne s'applique aux pensions visées au paragraphe 2
de l'article 19 qu'après justification de la taxation effective en Tunisie.
b- Lorsqu'un résident de Suisse reçoit des dividendes, Intérêts ou redevances
qui, conformément aux dispositions des articles 10, 11 et 12 sont imposables en
Tunisie, la Suisse accorde un dégrèvement à ce résident à sa demande; ce
dégrèvement consiste:
- en l'imputation de l'impôt payé en Tunisie conformément aux dispositions des
articles 10, 11 et 12 sur l'impôt qui frappe les revenus de ce résident; la somme
ainsi imputée ne peut toutefois excéder la fraction de l'impôt suisse, calculé
avant l'imputation, correspondant aux revenus imposables en Tunisie, ou
- en une réduction forfaitaire de l'impôt suisse, calculée selon des normes
préétablies, qui tient compte des principes généraux de dégrèvement énoncés à
l'alinéa précèdent, ou
- en une exemption partielle des dividendes, intérêts ou redevances en question
de l'impôt suisse, mais au moins en une déduction de l'impôt payé en Tunisie du
montant brut des dividendes, intérêts ou redevances.
c- Lorsqu'un résident de suisse reçoit des intérêts ou des redevances qui,
conformément à la législation tunisienne en faveur de la promotion des
investissements, sont exonérés de l'impôt tunisien, la suisse accorde à ce
résident, à sa demande, un dégrèvement d'un montant égal à 10 pour cent
(10%) du montant brut des intérêts ou des redevances. Les dispositions de sous
paragraphe b- du présent paragraphe s'applique par analogie.
d- Une société qui est un résident de suisse et reçoit des dividendes d'une
société qui est un résident de Tunisie bénéfice, pour l'application de l'impôt
suisse frappant ces dividendes, des mêmes avantages que ceux dont elle
bénéficierait si la société qui paie les dividendes était un résident de suisse.
2- En ce qui concerne la Tunisie, la double imposition est évitée de la manière
suivante :
a- Lorsqu'un résident de Tunisie reçoit des revenus qui, conformément aux
dispositions de la présente convention sont imposables en suisse, la Tunisie
déduit de l'impôt qu'elle perçoit sur les revenus du résident un montant égal à
l'impôt sur le revenu payé en suisse.
b- Toutefois, la somme déduite dans l'un ou l'autre cas ne peut excéder la
fraction de l'impôt sur le revenu calculé avant la déduction, correspondant selon
le cas au revenu imposable dans l'autre Etat contractant.
Article 23 : Non-discrimination
1- Les nationaux d'un Etat contractant, ne sont soumis dans l'autre Etat
contractant à aucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou plus
lourde que celle auxquelles sont ou pourront être assujettis les nationaux de cet
autre Etat contractant se trouvant dans la même situation. La présente
disposition s'applique aussi, nonobstant les dispositions de l'article 1, aux
nationaux qui ne sont pas des résidents d'un Etat contractant ou de deux Etats
contractants.
2- L'imposition d'un établissement stable qu'une entreprise d'un Etat contractant
a dans l'autre Etat contractant n'est pas établie dans cet autre Etat d'une façon
moins favorable que l'imposition des entreprises de cet autre Etat qui exercent la
même activité.
3- A moins que les dispositions de l'article 9, du paragraphe 6 de l'article 11 ou
du paragraphe 6 de l'article 12 ne soient applicables, les intérêts, redevances et
autres dépenses payés par une entreprise d'un Etat contractant à un résident de
l'autre Etat contractant sont déductibles, pour la détermination des bénéfices
imposables de cette entreprise, dans les mêmes conditions que s'ils avaient été
payés à un résident du premier Etat.
4- Les dispositions du paragraphe 3 du présent article ne peuvent être
interprétées comme obligeant l'un des Etats contractants à accorder aux
résidents de l'autre Etat contractant les déductions personnelles, abattements et
réductions d'impôt en fonction de la situation ou des charges de famille qu'il
accorde à ses propres résidents.
5- Les entreprises d'un Etat contractant, dont le capital est en totalité ou en
partie, directement ou indirectement, détenu ou contrôlé par un ou plusieurs
résidents de l'autre Etat contractant, ne sont soumises dans le premier Etat à
aucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou plus lourde que celles
auxquelles sont ou pourront être assujetties les autres entreprises similaires du
premier Etat.
6- Le terme" imposition" désigne dans le présent article les impôts visés à l'article
2 de la présente convention.
Article 24 : Procédure amiable
1- Lorsqu'une personne estime que les mesures prises par un Etat contractant
ou par les deux Etats contractants entraînent ou entraîneront pour elle une
imposition non conforme aux dispositions de la présente Convention, elle peut,
indépendamment des recours prévus par le droit interne de ces Etats, soumettre
son cas à l'autorité compétente de L'Etat contractant dont elle est un résident ou,
si son cas relève du paragraphe i de l'article 23, à celle de l'Etat contractant dont
elle possède la nationalité. Le cas doit être soumis dans les trois ans qui suivent
la première notification de la mesure qui entraîne une imposition non conforme
aux dispositions de la Convention.
2- L'autorité compétente s'efforce, si la réclamation lui paraît fondée et si elle
n'est pas elle même en mesure d'y apporter une solution satisfaisante, de
résoudre le cas par voie d'accord amiable avec l'autorité compétente de l'autre
Etat contractant en vue d'éviter une imposition non conforme à la Convention.
3- Les autorités compétentes des Etats contractants s'efforcent, par voie
d'accord amiable, de résoudre les difficultés ou de dissiper les doutes auxquels
peuvent donner lieu l'interprétation ou l'application de la Convention. Files
peuvent aussi se concerter en vue d'éviter la double imposition dans les cas non
prévus par la Convention.
4- Les autorités compétentes des Etats contractants peuvent communiquer
directement entre elles en vue de parvenir à un accord comme il est indiqué aux
paragraphes précédents. Si des échanges de vues oraux semblent devoir
faciliter cet accord, ces échanges de vues peuvent avoir lieu au sein d'une
Commission composée de représentants des autorités compétentes des Etats
contractants.
Article 25 : Agents diplomatiques et fonctionnaires consulaires
1- Les dispositions de la présente Convention ne portent pas atteinte aux
privilèges fiscaux dont bénéficient les agents diplomatiques ou les fonctionnaires
consulaires en vertu soit des règles générales du droit des gens, soit des
dispositions d'accords particuliers.
2-Nonobstant les dispositions de l'article 4, toute personne physique qui est
membre d'une mission diplomatique, d'un poste consulaire ou d'une délégation
permanente d'un Etat contractant qui est situé dans l'autre Etat contractant ou
dans un Etat tiers est considérée comme un résident de l'Etat accréditant, à
condition:
a- que, conformément au droit des gens, elle ne soit pas assujettie à l'impôt dans
l'Etat accréditaire pour les revenus de sources extérieures à cet Etat; et
b- qu'elle soit soumise dans l'Etat accréditant aux mêmes obligations, en matière
d'impôts sur l'ensemble de son revenu, que les résidents de cet Etat.
3- La présente Convention ne s'applique pas aux organisations internationales, à
leurs organes ou à leurs fonctionnaires, ni aux personnes qui sont membres
d'une mission diplomatique, d'un poste consulaire ou d'une délégation
permanente d'un Etat tiers, lorsqu'ils se trouvent sur le territoire d'un Etat
contractant et ne sont pas traités comme des résidents dans l'un ou l'autre Etat
contractant eu matière d'impôts sur le revenu.
Article 26 : Entrée en vigueur
1- La présente Convention sera ratifiée et les instruments de ratification seront
échangés à Tunis aussitôt que possible.
2- La présente Convention entrera en vigueur dès l'échange des instruments de
ratification et ses dispositions seront applicables:
a- à l'égard de l'impôt retenu à la source sur les montants payés à des non
résidents ou portés à leur crédit à partir du 1er Janvier de l'année civile qui suit
celle de l'échange des instruments de ratification; et
b- à l'égard des autres impôts, pour toute année d'imposition commençant à
partir du 1er Janvier de l'année civile qui suit celle de l'échange des instruments
de ratification.
3- L'accord conclu le 3 avril 1970 entre le Conseil Fédéral Suisse et le
Gouvernement de la République Tunisienne pour éviter la double imposition des
revenus provenant de l'exploitation des navires et aéronefs sera abrogé à la date
de l'entrée en vigueur de la présente Convention.
Article 27 : Dénonciation
1-La présente Convention demeurera en vigueur sans limitation de durée.
Toutefois, chacun des Etats contractants pourra, moyennant un préavis minimum
de six mois notifié par la voie diplomatique, la dénoncer pour la fin d'une année
civile.
Dans ce cas, ses dispositions s'appliqueront pour la dernière fois:
a- à l'égard de l'impôt retenu à la source sur les montants payés à des non
résidents ou portés à leur crédit au plus tard le 31 Décembre de l'année de la
dénonciation;
b- à l'égard des autres impôts pour toute année d'imposition prenant fin au plus
tard le 31 Décembre de l'année de la dénonciation.
FN FOI DE QUOI, les soussignés, dûment autorisés par leurs Gouvernements
respectifs, ont signé la présente Convention.
FAIT à TUNIS, le 10 février 1994 en double exemplaire, en langue française et
en langue arabe, les deux textes faisant également foi.
Pour le Conseil fédéral Suisse
Pour le Gouvernement de la République Tunisienne
Note Commune N° : 36/96
OBJET : Commentaire de la convention Tuniso -Tchécoslovaques de non
double imposition
ANNEXE : Texte de la convention
I- INFORMATION GENERALE
1) Date de signature - le 14 mars 1990
2) Date de l'échange des instruments de ratification le 29 Octobre 1992
3) Date d'entrée en vigueur
* Impôt retenus à la source : - Le 1er janvier 1992
* Autres impôts - Le 1er janvier 1992
* Impôts sur la fortune - Le 1er janvier 1992
II- REGLES D'IMPOSITION DES DIFFERENTES CATEGORIES DE REVENUS
1- Bénéfices Industriels et commerciaux
a) Principe : Imposition dans l'Etat dans lequel l'entreprise exerce tout ou partie
de son activité par l'intermédiaire d'un établissement stable.
b) Cas particulier des chantiers de construction : les chantiers de construction et
les opérations de montage sont considérés comme établissements stables
lorsque leur durée dépasse 6 mois.
c) Cas particulier du transport international : les bénéfices tirés de l'exploitation
de bateaux ou d'aéronefs en trafic international ne sont imposables que dans
l'Etat où est situé le siège de la direction effective de l'entreprise.
2- Dividendes, Intérêts et redevance : Les dividendes, les intérêts et les
redevances sont imposables dans le pays de la résidence du bénéficiaire.
Toutefois le pays de la source peut également les imposer à un taux n'excédant
pas :
- 10% ou 15% du montant brut des dividendes, selon le cas
- 12% du montant brut des intérêts
- 5% ou 15% du montant brut des redevances, selon le cas.
Remarque : La définition des redevances est conforme au droit commun.
3) Bénéfices Non commerciaux : les revenus tirés de l'exercice d'une profession
non commerciale sont imposables dans l'Etat de la résidence du bénéficiaire.
toutefois leur imposition peut avoir lieu dans l'Etat de la source lorsque :
a) L'intéressé y dispose d'une base fixe ou,
b) y séjourne pendant une période ou des périodes d'une durée totale égale ou
supérieure à 183 jours pendant l'année fiscale
4) Traitements et salaires
a) secteur privé :
Les revenus tirés de l'exercice d'un emploi salarié dans le secteur privé sont
imposables dans l'Etat où s'exerce l'activité.
Toutefois leur imposition n'aura lieu que dans l'Etat de la résidence du
bénéficiaire si certaines conditions prévues par la convention sont remplies
b) Secteur public :
Les revenus tirés de l'exercice d'un emploi salarié dans le secteur public ne sont
imposables que dans l'Etat débiteur.
5) Pension
a) Secteur privé :
Les pensions perçues au titre d'un emploi antérieur dans le secteur privé sont
imposables exclusivement dans l'Etat de la résidence du bénéficiaire.
b) Secteur public :
Les pension perçues au titre d'un service rendu à un Etat ou à une subdivision
politique ou collectivité locale sont imposables exclusivement dans cet Etat.
6) FORTUNE
La fortune constituée par des biens immobiliers est imposable dans l'Etat où ces
biens sont situés.
III- ELIMINATION DE LA DOUBLE IMPOSITION
L'impôt payé dans l'Etat de la source est imputable sur l'impôt dû dans l'Etat de
la résidence.
L'impôt qui a fait l'objet d'une exonération ou d'une réduction dans l'un des Etats
contractants sera considéré comme payé et sera déduit de l'impôt dû dans l'autre
Etat contractant ( crédit d'impôt fictif).
=============================================
La convention conclue à Prague le 14 mars 1990 entre la Tunisie et l'ex-
Tchécoslovaque ( Tchéquie actuellement ) en vue d'éviter les doubles
impositions en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune a été ratifiée
par la loi n° 91-41 du 26 juin 1991 ( JORT n° 47 du 2 Juillet 1991).
L'échange des instruments de ratification a eu lieu le 29 Octobre 1991 à Tunis,
de ce fait les dispositions de la convention sont, en vertu de l'article 28
applicables en Tunisie et en ex-Tchécoslovaquie :
- à l'égard des impôts retenus à la source sur les montants attribués ou mis en
paiement à partir du 1er janvier 1992;
- à l'égard des autres impôts à partir du 1er janvier 1992 c'est-à-dire les revenus
et bénéfices de 1991 à déclarer en 1992
- Aux impôts sur la fortune établis sur des éléments de fortune existant au 1er
janvier de toute année postérieure à 1991.
I- CHAMPS D'APPLICATION DE LA CONVENTION
1) Personnes visées : ( Article 1)
La conventions s'applique aux personnes qui sont des résidents d'un Etat
contractant ou de chacun des deux Etats contractants.
En vertu de l'article 4, le terme " résident d'un Etat contractants " désigne toute
personne qui, en vertu de la législation dudit Etat, est assujettie à l'impôt dans
cet Etat en raison de son domicile, de sa résidence, de son siège de direction ou
de tout autre critère de nature analogue.
Lorsqu'une personne physique est résidence des deux Etats contractants, elle
est considérée comme résidente de l'Etat où elle dispose d'un foyer d'habitation
permanent, si elle dispose d'un foyer d'habitation permanent dans les deux Etats,
elle est considérée comme un résident de l'Etat avec lequel ses liens personnels
et économiques sont les plus étroits (centre des intérêts vitaux).
Si l'Etat où cette personne a le centre de ses intérêts vitaux ne peut être
déterminer ou si elle ne dispose d'un foyer d'habitation permanent dans aucun
des Etats contractants, elle est considérée comme un résident de l'Etat
contractant où elle séjourne de façon habituelle.
Si cette personne séjourne de façon habituelle dans les deux Etats contractants
ou si elle ne séjourne de façon habituelle dans aucun d'eux, elle est considérée
comme un résident de l'Etat dont elle possède la nationalité.
Si elle possède la nationalité des deux Etats ou si elle ne possède la nationalité
d'aucun d'eux, les autorités compétentes des Etats contractants tranchent la
question d'un commun accord ( article 4 paragraphe 2a, b, c, d).
2) Impôts visés : ( Article 2)
La convention s'applique aux impôts suivants :
a) En ce qui concerne la Tunisie :
En l'état actuel de la législation, la convention s'applique a:
- L'impôt sur le revenu des personnes physiques
- L'impôt sur les sociétés.
b) En ce qui concerne la Tchèque :
- Le prélèvement sur les bénéfices
- L'impôt sur les bénéfices
- L'impôt sur les salaires
- l'impôt sur le revenu provenant de l'activité créatrice, littéraire et artistique
- L'impôt sur le revenu des personnes physiques
- L'impôt agricole
- L'impôt sur les immeubles bâtis
II- REGLES D'IMPOSITION DES DIFFERENTES CATEGORIES DE REVENUS
A/ BENEFICES DES ENTREPRISES : ( Article 7)
1°) Principe d'imposition : la règle de l'Etablissement stable
En vertu des dispositions de l'article 7 de la convention, les bénéfices industriels
commerciaux son soumis dans l'Etat où l'entreprise dispose d'un établissement
stable.
a) Définition générale de la notion " d'établissement stable "
L'article 5 de la convention a défini " l'établissement stable " comme étant toute
installation fixe d'affaires par l'intermédiaire de laquelle une entreprise exerce
toute ou partie de son activité.
Aussi, le paragraphe 2 de cet article énumère à titre indicatif les exploitations
pouvant constituer un établissement stable à savoir :
- un siège de direction
- un succursale
- un bureau
- un usine
- un atelier
- une mine, une carrière ou tout autre lieu d'extraction de ressources naturelles.
b) Cas particuliers de certaines exploitations considérées comme établissement
stable
- Chantiers de construction et opérations temporaires de montage
Le paragraphe 2 de l'article 5 de la convention considère les chantiers de
construction et les opérations temporaires de montage comme des cas
d'établissement stable si leur durée dépasse six mois.
- Représentants ne jouissant pas d'un statut indépendant
Une personne agissant dans un Etat contractant pour le compte d'une entreprise
de l'autre Etat contractant est considérée comme étant un " établissement stable
" dans le premier Etat lorsqu'elle dispose dans cet Etat de pouvoirs habituels lui
permettant de conclure des contrats au nom de l'entreprise sauf si l'activité de
cette personne se limite à l'achat de marchandises pour l'entreprise.
c) Cas de certaines exploitations ne constituant pas un établissement stable
La convention a exclu expressément de la notion " d'établissement stable "
certaines installations, soit du fait qu'elles ne remplissent pas toutes les
conditions requises pour l'existence d'un établissement stable, soit du fait que
l'activité est exercée par un agent autonome, soit du fait du principe l'autonomie
juridique et fiscal des sociétés mères et filiales.
- Installations ne répondant pas aux conditions requises d'existence d'un
établissement stable
Il s'agit notamment :
* du cas où des installations sont utilisées aux seules fins de stockage,
d'exposition ou de livraison de marchandises appartenant à l'entreprise
* du cas où des marchandises appartenant à l'entreprise sont entreposées aux
seules fins de stockage, d'exposition ou de livraison
* du cas où une installation fixe d'affaires est utilisée aux seules fins d'acheter
des marchandises ou de réunir des informations pour l'entreprise;
* du cas où des marchandises appartenant à l'entreprise sont entreposées aux
seules fins de transformation par une entreprise
* du cas où une installation fixe d'affaires est utilisée par l'entreprise aux seules
fins de publicité, de fourniture d'informations, de recherches scientifiques ou
d'activités analogues qui ont un caractère préparatoire ou auxiliaire.
- Entreprises utilisant le concours d'intermédiaires autonomes
L'entreprise d'un Etat contractant qui exerce sont activité dans l'autre contractant
par l'entremise d'un courtier, d'un commissionnaire général ou de tout autre
agent jouissant d'un statut indépendant n'est pas considérée comme ayant un
établissement stable dans cet autre Etat contractant à condition que ces
personnes agissent dans le cadre ordinaire de leur activité; c'est à - dire qu'elles
ne doivent pas avoir des prérogatives leur permettant de représenter ladite
entreprise et de traiter en son nom.
- Sociétés contrôlant d'autres sociétés
Ce critère ne peut à lui seul, au regard de la convention, caractériser l'existence
d'un établissement stable.
Ainsi, l'existence d'une filiale ne constitue pas en soi un élément impliquant que
la filiale est un établissement stable de la société mère du fait qu'elle constitue
une entité juridique indépendante de la société mère
2) Dérogation au principe d'imposition : cas des entreprises de transport
international : ( Article 8)
Par dérogation au principe d'imposition selon le critère de l'établissement stable,
les bénéfices provenant de l'exploitation en trafic international de navires ou
d'aéronefs ne sont imposables que dans l'Etat contractant où le siège de
direction effective de l'entreprise est situé.
Les bénéfices réalisés dans le cadre de navigation maritime interne ne sont
aussi imposables que dans l'Etat où se trouve le siège de la direction effective de
l'entreprise.
Aussi, une entreprise de navigation maritime tchèque établie en Tunisie et dont
le siège de direction effective est situé en Tchèque n'est imposable qu'en
Tchéquie à raison des bénéfices qu'elle réalise en Tunisie de l'exploitation d'un
bateau en trafic international ou interne.
3°) Détermination du bénéfice imposable des établissements stables
a) Règles générales
Le bénéfice imputable à un établissement stable doit s'entendre du bénéfice que
cet établissement aurait pu réaliser s'il avait constitué une entreprise distincte
exerçant des activités identique en toute indépendance avec l'entreprise dont il
constitue un établissement stable ( article 7 paragraphe 2)
Le bénéfice de l'établissement stable est déterminé à partir du résultat du bilan
de cet établissement.
Ce résultat est établi après déduction des dépenses se rapportant à l'activité de
cet établissement, y compris les dépenses et les frais généraux réels
d'administration engagés dans le cadre de sa gestion normale soit dans l'Etat où
est situé cet établissement soit ailleurs.
La convention admet que s'il est d'usage dans un Etat contractant de déterminer
les bénéfices imputables à un établissement stable sur la base de la répartition
des bénéfices bruts de l'entreprise entre ses différentes parties, cette méthode
sera appliquée, mais le résultat obtenu doit être conforme aux principes énoncés
dans l'article 7 de cette convention.
Le bénéfice d'un établissement stable ne doit pas englober des bénéfices sur
des achats faits par lui au profit du siège. Parallèlement, ce même bénéfice ne
sera affecté d'aucune charge relative à ces achats.
b) Règles particulières aux entreprise associées
Lorsqu'une entreprise est contrôlée par d'autres entreprise ou qu'elle contrôle
d'autres entreprise ( Sociétés mères et filiales....) et que les bénéfices de l'une
quelconque de ces entreprises sont doublement taxés en raison d'un
redressement opéré dans l'un des Etats, l'autre Etat doit apporter les
modifications nécessaires sur le bénéfice imposable de l'entreprise située sur
son territoire ou accorder un dégrèvement d'impôt adéquat.
Exemple :
Soit une société "A" résidente de Tchéquie et une société "B" résidente de
Tunisie, Toutes deux contrôlées par une société tierce.
Si l'on suppose que la société "A" ait vendu à la société "B" des produits pour un
montant de 400 000 et que cette dernière ait fait l'objet d'une vérification fiscale
qui aurait abouti à un redressement de son bénéfice par le biais de la
réintégration de 100 000D au motif que le prix normal de tels produits ne peut
excéder 300.000D.
L'Etat de la résidence de la société "A" doit procéder à un ajustement approprié
du bénéfice de ladite société en opérant une déduction d'un montant égal au
montant redressé en Tunisie soit 100 000 D du fait que ce même montant a été
comptabilisé parmi les produits de la société et a été par conséquent imposé, un
tel ajustement permet donc d'éviter qu'un tel montant ne soit doublement imposé.
B/ REVENU IMMOBILIERS : ( Article 6)
a) Définition
L'expression " biens immobiliers " est définie d'après le droit de l'Etat contractant
où les biens sont situés( article 6 paragraphe 2).
La convention ajoute que l'expression " bien immobiliers " englobe, outre les
accessoires, le cheptel mort ou vif des exploitations agricoles et forestières ainsi
que les droits auxquels s'appliquent les dispositions du droit privé concernant la
propriété foncière.
Sont aussi considérés comme biens immobiliers, l'usufruit des biens immobiliers
et les droits à des redevances variables ou fixes pour l'exploitation ou la
concession de l'exploitation des gisement minéraux sources et autres ressources
naturelles.
Par contre, la convention exclut expressément les navires, bateaux et aéronefs
exploités en trafic international de la catégorie des biens immobiliers ( article 6
paragraphe 2c).
b) Principe d'imposition
Les revenus provenant de biens immobiliers sont imposables dans l'Etat
contractant où ces biens sont situés. Cette disposition s'applique aux revenus
provenant de l'exploitation directe, de la location ou l'affermage ainsi que de
toute autre forme d'exploitation des biens immobiliers et ce en vertu des
dispositions du paragraphe 3 de l'article 6.
Les mêmes dispositions sont aussi applicables aux revenus provenant des biens
immobiliers d'une entreprise ainsi qu'aux revenus de biens immobiliers servant à
l'exercice d'une profession indépendante.
C\ REVENUS DE VALEURS ET CAPITAUX MOBILIERS
1) Dividendes : ( Article 10)
a) Définition
La définition donnée par la convention au terme " dividendes " couvre les
revenus provenant d'actions, actions ou bons de jouissance, parts de fondateurs,
parts de mine ou d'autres parts bénéficiaires à l'exception des créances ainsi que
les revenus d'autres parts sociales soumis au même régime fiscal que les
revenus d'actions par la législation de l'Etat dont la société distributrice est un
résident .
b) Principe d'imposition
Les dividendes payés par une société résidente d'un Etat contractant à une
personne résidente de l'autre Etat contractant sont imposables dans cet autre
Etat.
Les dividendes peuvent aussi être imposées l'Etat dont la société qui paie les
dividendes est un résident et selon sa législation, mais l'impôt ainsi établi ne peut
excéder :
- 10% du montant brut des dividendes si les bénéficiaire est une société qui
détient directement au moins 25% du capital de la société qui paie les
dividendes.
- 15% dans tous les autres cas.
Cependant, et à partir du 1er janvier 1990 le code de l'impôt sur le revenu des
personnes physiques et de l'impôt sur les sociétés a prévu par une disposition
expresse l'exonération des dividendes.
Il en découle que les distributions de dividendes faites par des entreprises
installées en Tunisie à destination de personnes résidentes en Tchéquie ne
supportent pas l'impôt sur le revenu ou l'impôt sur les sociétés.
2°) Intérêts : ( Article 11)
a) Définition
Au sens de l'article 11 paragraphe 3, le terme " intérêts " désigne les revenus
des créance de toute nature assorties ou non de garanties hypothécaires ou
d'une clause de participation aux bénéfices du débiteur et notamment les
revenus des fonds publics et des obligations d'emprunts ainsi que les lots et
primes rattachés à ces titres.
b) Principe d'imposition
Les intérêts provenant d'un contractant et payés à un résident de l'autre Etat
contractant ne sont imposables que dans cet autre Etat.
Mais ces intérêts, à l'exclusion de ceux correspondant à des prêts et servis à l'un
des Etats contractants, peuvent aussi être imposés dans l'Etat contractant d'où
ils proviennent et selon la législation de cet Etat, mais l'impôt ainsi établi ne peut
excéder 12% du montant brut des intérêts.
Les intérêts sont présumés provenir d'un Etat contractant lorsque le débiteur est
cet Etat lui-même, une subdivision politique, une collectivité locale ou un résident
de cet Etat ( Article 11 paragraphe 5).
c) Cas particuliers de non application du taux conventionnel
- Intérêts rattachés à un établissement stable ou à une base fixe
Lorsque le bénéficiaire des intérêts, résident d'un Etat contractant exerce dans
l'autre Etat contractant, par l'intermédiaire d'un établissement stable ou d'une
base fixe une activité industrielle ou commerciale ou une profession libérale, et
que la créance génératrice des intérêts se rattache à cet établissement stable ou
à cette base fixe, les intérêts sont imposables dans l'Etat où est situé
l'établissement stable ou la base fixe dans la mesure où ils sont imputables à cet
établissement stable ou à cette base fixe et ce, dans les mêmes conditions
prévues par l'article 7 ou l'article 14 de la convention qui prévoient l'imposition
des bénéfices imputables à l'établissement. Dans pareil cas, les intérêts seront
soumise à l'IR ou à l'IS dans les conditions de droit commun et feront
éventuellement l'objet de la retenue à la source conformément à la législation
interne en vigueur, de l'Etat ou l'établissement stable ou la base fixe est situé
- Intérêts servis entre entreprise dépendantes
Lorsque en raison de relations spéciales ( sociétés mères et filiales entreprises
sous contrôle commun) entre le débiteur et le créancier, les intérêts payés
excèdent le montant dont se seraient convenues les dites personnes en
l'absence de ces relations, le taux réduit de 12% prévu par la convention n'est
applicable qu'à ce dernier montant, l'excédent reste soumis à l'impôt dans les
conditions du droit commun et feront éventuellement l'objet de la retenue à la
source conformément à la législation interne en vigueur, de l'Etat où
l'établissement stable ou la base fixe est situé.
- Intérêts servis entre entreprises dépendantes
Lorsque en raison de relations spéciales ( sociétés mères et filiales entreprise
sous contrôle commun) entre le débiteur et le créancier, les intérêts payés
excèdent le montant dont se seraient convenues lesdites personnes en l'absence
de ces relations, le taux réduit de 12% prévu par la convention n'est applicable
qu'à ce dernier montant, l'excédent reste soumis à l'impôt dans les conditions du
droit commun.
Dans le cas où l'impôt sera pris en charge par le débiteur des intérêts le taux
conventionnel ne sera pas applicable et la retenue à la source sera liquidée
selon le taux du droit commun et selon la formule de prise en charge à savoir :
100 x t
---------
100 - t
Exemple 1
Soit une société "A" résidente de la Tunisie, et une société "B" résidente de la
Tchéquie, toutes deux contrôlées par une société tierce. Supposons que la
société Tchèque a accordé un prêt le 1er janvier 1995, de 100.000 D à la société
Tunisienne remboursable en une seule fois le 31 décembre de la même année,
moyennant un taux d'intérêt de 20%.
* Calcul des intérêts payés par la société "A"
100.000 D x 20% = 20.000 D
* Calcul des intérêts soumis aux taux conventionnel ( 12%) avec l'hypothèse que
le taux des intérêts pratiqué normalement est de 12%
100.000 D x 12% = 12.000 D
Retenue à la source :
12.000 D x 12% = 1.440 D
Intérêts excédentaires à soumettre à la retenue à la source selon le droit
commun
( 20.000 D - 12.000 D) = 8.000D x 15% = 1.200 D
Exemple 2
Reprenons l'exemple 1 avec l'hypothèse que la société "A" a pris
contractuellement en charge l'impôt de la société "B" au titre de ces intérêts.
Dans ce cas, la retenue à la source sera calculée comme suit :
100 x 15 = 17,64%
100 - 15
Calcul de la retenue à la source sur les intérêts :
3) Rémunérations d'administrateurs et de dirigeants de sociétés : ( Article 12)
En vertu de l'article 16 de la convention, les tantième, jetons de présence et
autres rétributions similaires attribués aux membres du conseil d'administration
ou de surveillance d'une société qui est un résident d'un Etat contractant sont
imposables dans cet Etat.
D/ REDEVANCE : ( Article 12)
a) Définition
L'article 12 de la convention désigne par " redevances " les rémunérations de
toute nature payées l'usage ou la concession de l'usage :
- d'un droit d'auteur sur une oeuvre littéraire, artistique ou scientifique y compris
les films cinématographiques, ainsi que les films ou les enregistrements conçus
pour la radio et la T.V
- d'un brevet d'intervention, d'une marque de fabrique ou de commerce, d'un
dessin ou d'un modèle, d'un plan, d'une formule ou d'un procédé secrets;
- d'un équipement industriel, commercial, ou scientifique;
- ou pour des informations ayant trait à une expérience acquise dans le domaine
industriel, commercial ou scientifique
- ou pour des études techniques ou économiques ou en contrepartie d'une
assistance technique rendue dans l'Etat de la source.
b) Principe d'imposition
Les redevances provenant d'un Etat contractant et payées à un résident de
l'autre Etat contractant sont imposables dans l'Etat de la résidence du
bénéficiaire.
Cependant, ces redevances sont aussi imposables dans l'Etat contractant d'ou
elles proviennent si la législation de cet Etat le prévoit sans que le montant de
l'impôt puisse excéder :
- 5% du montant brut des redevances pour l'usage ou la concession de l'usage
d'un droit d'auteur sur une œuvre littéraire, artistique ou scientifique y compris
les films cinématographiques ou des films et les enregistrements conçus la TV
ou la radio
- 15% dans les autres cas.
b) Cas particuliers de non application du taux conventionnel
- Redevances rattachées à un établissement stable ou à une base fixe
Lorsque le bénéficiaire des redevances, résident d'un Etat contractant exerce
dans l'autre Etat contractant, par l'intermédiaire d'un établissement stable ou d'un
base fixe une activité industrielle ou commerciale ou une profession libérale et
que la créance génératrice des redevances se rattache à cet établissement
stable ou à cette base fixe, les redevances sont imposables à cet établissement
stable ou la base fixe dans où est situé l'établissement stable ou à cette base fixe
et ce dans des mêmes conditions prévues par l'article 7 ou l'article 14 de la
convention qui prévoient l'imposition des bénéfices imputables à l'établissement
stable ou à la base fixe. dans pareil cas, les redevances seront soumises à l'IR
ou à l'IS dans les conditions de droit commun et feront éventuellement l'objet de
la retenue à la source conformément à la législation interne en vigueur de l'Etat
où est situé l'établissement stable ou la base fixe.
- Redevances servies entre entreprises dépendantes
Si par suite de relations spéciales, le montant des redevances payées excède le
montant dont se seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif des
redevances en l'absence de ces relations, le mode d'imposition conventionnel ne
s'applique qu'à ce dernier montant. l'Excédent est imposable selon la législation
de chaque Etat contractant. (CF : exemple des intérêts).
E) GAINS EN CAPITAL : ( Article 13)
Les gains en capital provenant de l'aliénation des biens immobiliers sont
imposables dans l'Etat contractant où ces biens sont situés.
Toutefois, les gains en capital provenant de l'aliénation des biens mobiliers
faisant partie de l'actif d'un établissement stable ou de biens mobiliers constitutifs
d'une base fixe sont imposables dans l'Etat contractant où est situé
l'établissement stable ou la base fixe y compris les gains provenant de
l'aliénation de l'établissement stable lui-même ( article 13 paragraphe 2)
Les gains en capital provenant de l'aliénation de navires ou d'aéronefs exploités
en trafic international ou de bien mobiliers affectés à l'exploitation de ces navires
ou aéronefs ne sont imposables que dans l'Etat où le siège de direction effective
de l'entreprise est situé.
Les gains provenant précédents ne sont imposables que dans l'Etat de résidence
du cédant.
F) PROFESSIONS NON COMMERCIALES (5 ARTICLE)
a) Principe d'imposition
L
a convention dispose que les salaires, traitements et autres rémunérations
similaires qu'un résident d'un Etat contractant perçoit ne sont imposables que
dans l'Etat de la résidence sauf si l'emploi est exercé dans l'autre Etat, auquel
cas l'imposition a lieu dans ce dernier Etat.
b) Exception
La convention déroge au principe posé en accordant le droit d'imposition exclusif
à l'Etat de la résidence du bénéficiaire même si l'emploi est exercé dans l'autre
Etat si les trois conditions sont remplies cumulativement à savoir :
- Le séjour du bénéficiaire dans l'autre Etat ne dépasse pas 183 jours au cours
de l'année civile
- La rémunération est payée par un employeur ou au nom d'un employeur non
résident de l'autre Etat
- la charge de la rémunération n'est pas supportée par un établissement stable
ou une base fixe que l'employeur a dans l'autre Etat.
c) Cas particulier des rémunérations payées en contrepartie d'un travail exercé à
bord d'un navire ou d'un aéronef exploité en trafic international
Les rémunérations reçues en contrepartie d'un emploi salarié exercé à bord d'un
navire ou d'un aéronef exploité en trafic international sont dans tous les cas
imposables dans l'Etat où est situé le siège de la direction effective de
l'entreprise.
2) Pension du secteur privé : ( Article 19)
Les pensions et autres rémunérations similaires, payées à un résident d'un
contractant au titre d'un emploi antérieur, ne sont imposables que dans l'Etat de
la résidence du bénéficiaire.
3) Fonctions publiques : ( Article 18)
Les rémunérations en contre partie de fonctions à caractère public y compris les
pensions payées à une personne physique par un Etat contractant ou l'une de
ses subdivisions politiques ou collectivités locales au titre de services rendus à
cet Etat ou à cette subdivision ou collectivité ne sont imposables que l'Etat de la
source.
4) Etudiants, stagiaires et personnes en cours de perfectionnement :
( Article 20)
L'article 20 de la convention prévoit que les sommes versées de l'étranger à un
résident d'un Etat contractant qui séjourne temporairement dans l'autre Etat
contractante tant qu'étudiant ou stagiaire ou ne tant que bénéficiaire de cours de
perfectionnement, aux seules fins d'y poursuivre ses études ou sa formation
dans une université ou toute autre institution officiellement reconnue par l'Etat,
ne seront pas imposables dans l'Etat où cet étudiant ou apprenti séjourne
temporairement.
Par ailleurs, les bourse et les rémunérations en contre partie d'un emploi salarié
reçues par une personne physique résidente d'un Etat contractant qui séjourne
temporairement dans l'autre Etat contractant dans le but uniquement d'y acquérir
une formation, poursuivre des études bénéficient des mêmes exonérations,
dégrèvements ou réductions d'impôts que les résidents de l'Etat dans lequel
séjourne la personne considérée.
5) Fonctionnaires diplomatiques et consulaires : ( Article 27)
L'article 27 de la convention stipule que les dispositions de la présente
convention ne peuvent en aucun cas porter atteinte aux privilèges fiscaux dont
bénéficient les agents diplomatiques ou les fonctionnaires consulaires en vertu
soit règles générales du droit des gens soit des dispositions d'accords
particuliers.
H/ AUTRE REVENUS / 5 Article 21)
Les éléments du revenu d'un résident d'un Etat contractant qui ne sont pas
traités par d'autres dispositions de la convention ne sont imposables que dans
l'Etat de la résidence quelque soit le lieu de leur provenance.
I / FORTUNE : ( Article 22)
1)Définition
La fortune est constituée par " les biens immobiliers " tels qu'ils sont définis à
l'article 6 de la convention.
2) Principe d'imposition
La fortune constituée par les biens immobiliers susmentionnés est imposable
dans l'Etat contractant où ces biens sont situés.
les biens mobiliers faisant partie de l'actif d'un établissement ou par les biens
mobiliers constitutifs d'une base fixe sont imposables dans l'Etat où est situé cet
établissement stable ou cette base fixe.
Alors que les navires et aéronefs exploités en trafic international ne sont
imposables que dans l'Etat contractant où le siège de la direction effective de
l'entreprise est situé.
Les autres éléments de la fortune ne sont imposables que dans l'Etat de la
résidence.
III- MODALITES POUR EVITER LA DOUBLE IMPOSITION ( Article 23)
L'article 23 de la convention dispose que la double imposition sera évitée comme
suit :
1) Cas de la Tunisie
La Tunisie déduit de l'impôt dû à raison de son revenu global ou de sa fortune
globale par une personne qui y est résidente, l'impôt payé en Tchéquie sur les
revenus de source tchèque.
Toutefois la somme déduite ne peut excéder la fraction de l'impôt calculé avant
la déduction correspondant aux revenus imposables en Tchéquie.
Lorsque les revenus perçus par un résident de la Tunisie sont exemptés d'impôt
en Tunisie, celle-ci peut calculer l'impôt sur le reste du revenu mais en tenant
compte des sommes exemptées.
Exemple 1
Soit une personne morale établie en Tunisie qui a réalisé un bénéfice global de
100.000 D dont 10.000D proviennent de la Tchéquie au titre d'un service rendu à
un résident de cet Etat.
Soit 2.000 D l'impôt retenu en Tchéquie sur les rémunérations servies à la
personne morale établie en Tunisie. Dans ce cas la rémunération de 10.00 D
sera ajoutée au bénéfice imposable en Tunisie et l'impôt sur les sociétés sera
calculé comme suit :
l'impôt sur les sociétés dû en Tunisie à raison du bénéfice
global = (100.00D x 35%) = 35.000 D
à déduire l'impôt payés en Tchéquie dans la limite de :
10.000 D x 35% - 2.000 D
IS dû : 33.000 D
Exemple 2
Reprenons l'exemple 1 en supposant que l'impôt retenu au titre des
rémunérations servies en Tchéquie s'élève à 4.000 D
Dans ce cas, l'impôt sur les sociétés dû en Tunisie est égal à :
( 100.000 D x 35%) = 35.000 D
à déduire l'impôt payé en Tchéquie dans la limite
de ( 10.000 D x 35% ) = - 3.500 D
La déduction est donc limitée à 3.500 -------------
IS dû 31.500 D
2) Cas de la Tchéquie
La Tchéquie exonère les revenus ou la fortune perçus par ses résidents et qui
sont imposables en Tunisie.
En ce qui concerne les dividendes, les intérêts, les redevances, les tantièmes et
les revenus des artistes et des sportifs, la Tchéquie accorde aux bénéficiaires de
ces revenus, une déduction d'impôt égale au montant de l'impôt payé en Tunisie.
Mais la somme déduite ne peut excéder la fraction de l'impôt calculé avant la
déduction des revenus perçus en Tunisie.
Lorsque les revenus reçus par un résident de Tchéquie ou la fortune qu'il
possède sont vertu des dispositions de la convention exonérés d'impôt en
Tunisie, la Tchéquie peut pour calculer l'impôt sur le reste du revenu ou de la
fortune tenir compte de la fortune ou du revenu exonéré.
3) Dispositions communes
L'impôt qui a fait l'objet, pendant une période limitée, d'une exonération ou
réduction dans l'un des Etats contractants est considéré comme s'il avait été
acquitté et constitue un crédit qui doit être déduit dans l'autre Etat contractant de
l'impôt qui aurait frappé lesdites revenus si ladite exonération ou ladite réduction
n'avait pas été accordée.
IV- NON DISCRIMINATION (Article 24)
En vertu des dispositions de l'article 24 de la convention, les nationaux d'un état
contractant qui sont des résidents de l' autre état contractant ne doivent pas subir
une imposition plus lourde que les nationaux de cet autre Etat contractant ne
doivent pas subir une imposition plus lourde que les nationaux de cet autre Etat
lorsqu'ils se trouvent dans la même situation.
La mesure de la non discrimination s'applique aux impôts prévus à l'article 2 de
la convention.
De même l'imposition d'un établissement stable qu'une entreprise d'un Etat
contractant a dans l'autre Etat contractant ne doit pas être établie d'une manière
moins favorable que l'imposition des entreprises de cet autre Etat exerçant la
même activité.
la mesure de la non discrimination ne peut être interprétée comme oubliant un
Etat contractant à accorder à un résident de l'autre Etat contractant des
déductions personnelles ou des abattements en fonction de la situation familiale
qu'il accorde à ses propres résidents.
Note Commune N° : 37/96
OBJET : Régime fiscal en matière de TVA des ventes de voitures et de pièces
détachées automobiles réalisées par les concessionnaires de voitures.
La question a été posée de savoir si la vente des pièces détachées automobiles
par les concessionnaires de voitures aux non assujettis à la TVA est concernée
par la majoration d'assiette de 25% prévue par l'article 44 de la loi de finances
pour la gestion 1996.
A ce effet, il y a lieu préciser que les concessionnaires de voitures qui procèdent
à l'approvisionnement d'autres revendeurs de pièces détachées automobiles
acquièrent de ce fait la qualité fiscale de commerçants grossistes, et ce en
application du paragraphe II- 3 de l'article 1er du code de la TVA.
En conséquence, ces concessionnaires sont tenus d'appliquer la majoration de
25% de l'assiette de la TVA relative aux ventes de pièces détachées aux non
assujettis à ladite taxe.
Par ailleurs il est précisé que les ventes de véhicules réalisées par les
concessionnaires ne sont pas concernés par la majoration de 25% de l'assiette
de la TVA et ce eu - égard au régime de l'homologation administrative des prix
de ces véhicules.
Note Commune N° : 38/96
OBJET : Avantages fiscaux prévus en faveur des sociétés de commerce
international.
Les sociétés de commerce international ne sont pas régies directement par le
code d'incitation aux investissements mais par un texte particulier.
La présente note a pour objet de commenter les dispositions fiscales de faveur
accordées à cette catégorie de sociétés.
I- Cadre juridique
Les sociétés de commerce international sont régies par la loi n° 94-42 du 7 mars
1994 telle que modifiée par la loi n° 96-59 du 6 Juillet 1996 qui a fixé les
conditions d'exercice de cette activité et a étendu aux opérations d'exportation le
régime fiscal de faveur prévu par le code sus-visé.
En effet, ces sociétés peuvent prétendre aux avantages fiscaux relatifs à
l'exportation prévus par le code d'incitation aux investissements, tel que
promulgué par la loi n° 93-120 du 27 décembre 1993.
Il- Définition des sociétés de commerce international
L'article 2 (nouveau) de la loi n° 94-42 du 7 mars 1996 a défini les sociétés de
commerce international comme étant celles qui :
- réalisent au moins la moitié (50%) de leurs ventes annuelles à partir des
exportations de marchandises et de produits d'origine tunisienne. Cette limite
peut être ramenée à 30% dans la mesure où la société réalise un chiffre
d'affaires égal au moins à un million de dinars tunisien provenant des ventes à
l'exportation des produits et marchandises d'origine tunisienne.
- travaillent exclusivement avec les entreprises totalement exportatrices
(importation et exportation) régies par le code d'incitation aux investissements.
A ce niveau, il y a lieu de préciser qu'en vertu de l'article 2 (nouveau) sus-visé, le
solde des opérations de négoce et de courtage a été considéré comme étant une
exportation et entre par conséquent dans le calcul du montant du chiffre
d'affaires annuel minimum à l'exportation de marchandises et de produits
d'origine tunisienne réalisé par les sociétés de commerce international
résidentes. Le solde des opérations de négoce international étant égal à la
différence entre le produit des ventes réalisées à l'étranger de produits d'origine
étrangère et le montant des achats afférents aux dites opérations.
Par contre, le solde des opérations de courtage international est égal au montant
des commissions perçues et effectivement rapatriées en Tunisie.
III- Conditions d'exercice de l'activité de commerce international
1- Un capital minimum
Pour être constituées, les sociétés de commerce international doivent disposer
d'un capital dont le montant est au moins égal à 150.000 D, tel que fixé par
l'arrêté du Ministre de l'Economie Nationale du 12 Avril 1994.
2- Dépôt d'une déclaration
Pour les besoins de l'exercice de leur activité, les sociétés de commerce
international sont tenues de déposer une déclaration auprès du Ministère chargé
du commerce qui doit comporter toutes les indications et informations se
rapportant à la société.
3- Nature des ventes
Toute vente effectuée directement sur le marché local par les société de
commerce international est strictement interdite.
Celles-ci sont obligées de passer par les opérateurs du commerce extérieur
(Office du Commerce de Tunisie, Magasin Général et autres Commerçants et
Industriels…………….) selon les conditions prévues par la réglementation en
vigueur.
Par conséquent, aucune vente en détail ne peut être opérée par les dites
sociétés.
IV - Régime fiscal des sociétés de commerce international
1 - Les sociétés de commerce international totalement exportatrices
Elles sont définies comme étant celles qui s'engagent à réaliser au moins 80%
de leurs ventes à partir d'opérations d'exportations le reliquat du chiffre d'affaires
peut provenir des importations.
Le régime fiscal applicable à ces sociétés est celui prévu par le code d'incitation
aux investissements, à savoir
a- En matière d'impôt sur les sociétés :
En principe, les sociétés de commerce international sont soumises à l'IS au taux
de 35% du bénéfice global après déduction de 50% des bénéfices provenant de
l'exportation. Toutefois, ces sociétés peuvent opter durant les dix premières
années d'activité effective à la déduction totale des bénéfices provenant de
l'exportation de l'assiette soumise à l'IS. L'option sera matérialisée par une
demande annuelle jointe à la déclaration de l'impôt sur les sociétés.
Par ailleurs, durant les dix premières années d'activité et uniquement en cas
d'option, le minimum d'impôt prévu par l'article 12 de la loi n° 89-114 du 30
Décembre 1989 ne sera pas exigible.
Exemple :
Soit une société de commerce international totalement exportatrice non
résidente, qui a réalisé au titre de 1996 un bénéfice global qui s'élève à 60.000 D
dont 10% provenant des importations. Dans ce cas, l'impôt sur les sociétés sera
calculé de la manière suivante :
H1 : l'entreprise n'opte pas pour la déduction totale
- Bénéfice global : 60.000 D
- Bénéfice de l'exportation:
60.000 D x 90% = 54000 D
- Déduction du bénéfice de l'exportation:
50 %x 54000 = 27.000 D
- Bénéfice imposable = 33 000 D
- impôts sur les sociétés =
33.000 D x 35% = 11.550 D
- Minimum d'impôt
(10% x 60.000 D) = 60.000 D inférieur à 11.550
Il y a lieu de retenir = 11.550 D.
H2 : L'entreprise opte pour la déduction totale
- Bénéfice global = 60.000 D
- Déduction du bénéfice de l'exportation : 54.000 D
- Bénéfice imposable = 6.000 D
- I.S. dû = 2.100 D
Dans ce cas, le minimum d'impôt ne s'applique pas.
b- Régime fiscal en matière de T.V.A D.C. et droits de douanes
Les sociétés de commerce international totalement exportatrices bénéficient
d'une franchise totale en matière de droit de douanes et de la taxe sur la valeur
ajoutée au titre de l'importation ou des acquisitions locales des biens et services
nécessaires à l'activité destinée à l'exportation (matériel informatique, matériel de
bureau...). Cette franchise couvre également le droit de consommation exigible
au titre de certains produits destinés à être exportés.
Sont exclus de ce régime de faveur, les voitures de tourisme aussi bien à l'achat
qu'à l'importation ainsi qu'à la location et toutes les dépenses relatives à
l'entretien, la réparation ou autres y afférentes…
c- Régime fiscal au retard des autres impôts et taxes
Les sociétés de commerce international totalement exportatrices bénéficient
d'une exonération totale des autres impôts, droits et taxes normalement
exigibles. Cette exonération couvre notamment :
- le droit d'enregistrement et de timbre au titre des actes de l'entreprise ;
- de la taxe de formation professionnelle ;
- de la contribution au FOPROLOS ;
Toutefois, et en application des dispositions de l'article 12 du code d'incitations
aux investissements, les entreprises totalement exportatrices restent redevables;
- de la taxe de circulation (vignette) au titre des véhicules automobiles de
tourisme;
- de la taxe unique de compensation sur le transport routier due au titre des
véhicules utilitaires propriétés de l'entreprise;
- des taxes d'entretien et d'assainissement;
- des droits et taxes n'ayant pas le caractère d'impôts perçus au titre des
prestations directes de services dont notamment :
* la surtaxe municipale payée en contre partie de l'éclairage public;
* la taxe au titre du permis de construction;
* les taxes au titre de l'immatriculation des véhicules
2- Les sociétés de commerce international partiellement exportatrices
Les sociétés de commerce international partiellement exportatrices sont celles
qui réalisent des opérations d'importation et d'exportation. Ces sociétés peuvent
prétendre aux avantages fiscaux relatifs à l'exportation et prévus à l'article 22 du
code d'incitation aux investissements au titre des opérations réalisées à
l'exportation, dont notamment:
a- Avantages fiscaux en matière d'impôt sur les sociétés
Les opérations d'exportation réalisées par les S.C.I. ouvrent droit :
- à la déduction des bénéfices qui y découlent de l'assiette soumise à
l'impôt sur les sociétés et ce durant les 10 premières années à partir de la
première opération d'exportation sans que le minimum d'impôt prévu par l'article
12 de la loi n° 89-114 soit exigible. Au delà de cette période, la déduction sera
ramenée à 50% et le minimum d'impôt devient applicable.
Exemple :
Soit une société de commerce international qui a réalisé au titre de 1995 un
bénéfice global qui s'élève à 75.000 D dont 40% provenant de l'exportation.
Par ailleurs, elle a réinvesti 20.000 D dans l'acquisition d'actions nouvellement
émises par une société de commerce international totalement exportatrice.
Dans ce cas, l'impôt sur les sociétés sera calculé de la manière suivante :
- Bénéfice global : 75.000 D
- Bénéfice de l'exportation
75.000 x 40% = 30.000 D
- Bénéfice provenant du marché local = 45.000 D
Dégrèvement fiscal
(45.000 x 100% = 45.000D) 20.000 D
supérieur à 20.000 D
- Bénéfice net imposable = 25.000 D
- I.S. du = 8.750 D
- Minimum d'impôt
(45.000 x 10%) = 4.500 D
Le minimum d'impôt étant inférieur à l'I.S. dû, on retient ce dernier soit 8.750 D.
b- Avantages fiscaux en matière de TVA et du D.C.
Les sociétés de commerce international partiellement exportatrices peuvent
bénéficier de la suspension de la TVA et éventuellement du droit de
consommation au titre de l'acquisition locale des biens destinés à être exportés.
V- Le dégrèvement fiscal au titre des bénéfices ou revenus réinvestis
Les personnes physiques ou morales qui souscrivent au capital initial des
sociétés de commerce international totalement exportatrices, bénéficient de la
déduction totale des revenus ou bénéfices réinvestis de l'assiette soumise à
l'IRPP ou à l'IS sous réserve des dispositions dès articles 12 et 12 bis de la loi n°
89-114 du 30 décembre 1989 relatives au minimum d'impôt.
Par ailleurs, les mêmes sociétés peuvent prétendre au bénéfice du dégrèvement
fiscal total des bénéfices en cas de réinvestissement interne, sous réserve du
minimum d'impôt prévu par l'article 12 sus-visé.
Les conditions du bénéfice du dégrèvement fiscal physique et financier sont
identiques à celles prévues par l'article 7 du code d'incitation aux
investissements telles que commentées au niveau de la note commune n° 22 de
1994 et la note commune n° 13 de 1996.
VI- Conditions du bénéfice des avantages
Les entreprises réalisant des opérations d'exportation ne peuvent prétendre au
bénéfice des avantages précités que dans la mesure où elles détiennent une
comptabilité conforme aux dispositions prévues par les articles 8,9 et 10 du code
de commerce. Cette condition doit être vérifiée à l'occasion d'octroi des
avantages liés à l'exportation.
Le Directeur Général des Avantages Fiscaux et Financiers
Signé: BEBIA BOUHNEK CHIHI