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Comprendre l'Amortissement Comptable

Cette séance vise à expliquer les notions d'amortissement, établir un tableau d'amortissement et comptabiliser les écritures associées. Le chapitre aborde la définition des immobilisations, leur évaluation, ainsi que les méthodes d'amortissement, notamment linéaire et dégressif. Les participants apprendront à calculer les amortissements et à enregistrer les écritures comptables correspondantes.

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Comprendre l'Amortissement Comptable

Cette séance vise à expliquer les notions d'amortissement, établir un tableau d'amortissement et comptabiliser les écritures associées. Le chapitre aborde la définition des immobilisations, leur évaluation, ainsi que les méthodes d'amortissement, notamment linéaire et dégressif. Les participants apprendront à calculer les amortissements et à enregistrer les écritures comptables correspondantes.

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Séance 12

Objectifs
Cette séance a pour objectif de :
 Spécifier et expliquer les notions liées à l’amortissement,
 Etablir le tableau d’amortissement,
 Comptabiliser les écritures relatives aux amortissements

Consignes
Lire le cours et comprendre, préparer des questions pour le présentiel, traiter les exemples en
recourant aux connaissances et compréhensions du cours

Chapitre 8 : Amortissements

Introduction
Lorsqu’une entreprise s’attaque à la clôture de ses comptes, elle doit effectuer un certain
nombre de travaux comptables. Réunis au sein d’un processus de révision comptable, ils
comprennent notamment un travail de saisie d’écritures de régularisation des comptes
d’immobilisation. Une écriture de régularisation des comptes d’immobilisation est une écriture
comptable dont l’objectif est d’ajuster le solde des comptes d’immobilisation du plan comptable
de l’entreprise.
Ainsi, l’objectif général de ce chapitre vise à maîtriser les traitements comptables relatifs aux
amortissements aux régularisations des comptes d’immobilisation. Plus précisément, à la fin du
chapitre, les étudiants/participants seront capables de
- spécifier et expliquer les notions de bases liées aux amortissements,
- décrire les types d’immobilisation,
- d’évaluer et calculer les amortissements,
- enregistrer les écritures de fin d’exercice

I Définition

Les immobilisations sont constituées des biens matériels et immatériels créés ou acquis par
l’entreprise en vue de ses activités productrices. Elles figurent au bilan pour leur coût d’achat

71
ou coût de production ou valeur d’apport ou valeur actuelle. Du fait de l’utilisation ou de tout
autre cause comme l’obsolescence, certaines immobilisations n’auront plus aucune valeur au
bout d’une certaine période.
Du fait de cette dépréciation, l’entreprise ne peut récupérer l’emploi qu’elle a financé lors de
l’achat de l’immobilisation. La valeur des immobilisations qui se déprécient constitue dès lors
un coût qu’il est nécessaire d’étaler sur la durée d’utilisation des immobilisations. Les
immobilisations ainsi entrées dans le patrimoine de l’entreprise font l’objet périodiquement
d’amortissement qui constate la dépréciation de leur valeur.

II Notion d’immobilisation

Les immobilisations sont des emplois irréversibles non consommées par leur 1er usage
destinées à servir pendant plusieurs exercices. Ce sont des éléments corporels et incorporels
destinés à servir de façon durable à l'activité de l'entité. Ils ne se consomment pas par le premier
usage. A priori, leur durée est de plus d'un an. Certains biens de peu de valeur ou dont la
consommation est très rapide peuvent être considérés comme entièrement consommés dans
l'exercice de leur mise en service et, par conséquent, ne peuvent pas être classés dans les
immobilisations. Il est utile de distinguer les immobilisations d'exploitation des
immobilisations hors activités ordinaires. Il y a trois (03) types d’immobilisations :
- Immobilisations incorporelles : Biens détenus par une entité soit pour être utilisés dans
la production de biens et services soit pour être loués à des tiers, soit à des fins
administratives. Ces biens doivent aussi être utilisés sur plusieurs exercices. Ils
regroupent ceux acquis en pleine propriété, en nue-propriété, en usufruit, en location-
vente et en crédit-bail.
- Immobilisations corporelles : actif non monétaire identifiable sans substance physique,
contrôlé par l’entité qui a le pouvoir d’obtenir des avantages économiques futurs. Un
actif est identifiable s’il :
o a) est séparable, c'est-à-dire qu'il peut être séparé de l'entité et être vendu,
transféré, concédé par licence, loué ou échangé, soit de façon individuelle, soit
dans le cadre d'un contrat, avec un actif ou un passif liés; ou
o b) résulte de droits contractuels ou d'autres droits légaux, que ces droits soient
ou non cessibles ou séparables de l'entité ou d'autres droits et obligations.
Une entité contrôle ses avantages si ces connaissances sont protégées par des droits
légaux. Les avantages économiques futurs résultent des produits découlant de la vente

72
de biens ou services, des économies de coûts ou d’autres avantages résultant de
l’utilisation de l’actif par l’entité.
- Immobilisations financières : Catégorie d'immobilisations constituées par les titres de
participations, les autres titres immobilisés et les créances liées à ces participations.
Les immobilisations sont enregistrées dans la classe 2 comptes d’actif immobilisés.
21 Immobilisations Incorporelles
22 ; 23 ; 24 Immobilisations Corporelles
25 ; 26 ; 27 Immobilisations Financières

III Valeur d’entrée des immobilisations dans le patrimoine

La méthode d’évaluation des éléments d’Actif Immobilisés inscrits en comptabilité est fondée
sur la convention du coût historique et sur l’application des principes généraux de prudence et
de continuité de l’exploitation.
Le coût historique est constitué selon l’article 36 du droit comptable :
- soit par le coût réel d’acquisition en cas d’achat
- soit par le coût réel de production en cas de production (production immobilisée)
- soit par la valeur d’apport en cas d’apport en société
- soit par la valeur actuelle en cas d’échange ou acquisition à titre gratuit.
Le coût réel d’acquisition d’une immobilisation corporelle est formé de trois éléments :
- Le prix d’achat définitif indiqué par la facture
- Les charges accessoires directement rattachables à l’opération d’achat (transport,
assurance, droit de douanes)
- Les charges d’installations nécessaires pour mettre le bien en état d’utilisation
(préparation, montage mise en route).

Ces éléments s’étendent taxes comprises si l’entreprise n’est pas habileté à déduire la TVA,
dans le cas contraire, ce sont des éléments hors taxes.
Sont exclus du Coût réel d’acquisition les droits de mutation, les honoraires, les frais d’actes
(actes notariés) et les charges financières sauf si l’emprunt concerné présente un lien direct avec
une opération d’achat.

73
III 1 Cas d’entreprise non habileté à déduire la TVA

Coût réel d’acquisition = Prix d’achat convenu TTC + Frais accessoires TTC + Frais d’installation TTC

Exemple : la société BEKA importe de France pour son utilisation un micro-ordinateur à


500 000 F, les accessoires comprennent les frais aérien 87 500F, assurance 20 000 F, douanes
42% (prix d’achat + coût assurance fret), installation 10 000 F.
TAF : déterminer le coût réel d’acquisition. Enregistrer au journal cette acquisition (la société
n’est pas habileté à déduire la TVA. Toutes les opérations ont été réglées par chèque bancaire).

III 2 Cas d’entreprise habileté à déduire la TVA

Coût réel d’acquisition = Prix d’achat convenu HT + Frais accessoires HT déductible + Frais d’installation HT déductible

Exemple : le 27/12, la société KAMOU acquiert un Camion INNO à 25 000 000 HT payé par
chèque. La société bénéficie du droit de déductibilité de la TVA.
TAF : enregistrer cette opération au journal de la société KAMOU.

IV Amortissement

IV 1 Définition

L’amortissement consiste à répartir le montant amortissable du bien sur la durée d’utilité selon
un plan prédéfini. Le montant amortissable est égal à la différence entre la valeur d'entrée du
bien et sa valeur résiduelle probable à l'issue de la période d'utilisation prévue. La valeur
résiduelle prévisionnelle et la durée d’utilité d’un actif doivent être révisées au moins à chaque
fin d’exercice et, si les attentes diffèrent par rapport aux estimations précédentes, les
changements doivent être comptabilisés comme un changement d’estimation comptable.
L’amortissement est la constatation comptable d’un amoindrissement de la valeur d’une
immobilisation qui se déprécie de façon certaine et irréversible dans le temps avec l’usage ou
en raison d’un changement de technique ou de toute autre cause. Du fait des difficultés de
mesure de cet amoindrissement, l’amortissement procède d’une répartition programmée selon
un plan d’amortissement du coût du bien sur sa durée probable d’utilisation. Toute modification
significative des conditions d’utilisation du bien justifie la révision du plan d’amortissement en

74
cours d’exécution. À ne pas confondre avec l'amortissement du capital ni avec l'amortissement
d'un emprunt, lequel signifie remboursement.

L’amortissement joue le rôle économique et financier.


- Au plan économique. l’amortissement constitue une charge normale d’exploitation qui
doit être enregistrée, et ce bien qu’elle ne corresponde pas à une sortie de fonds. Le
caractère imprécis de l’amortissement ne peut justifier l’abstention de l’entreprise en
cette matière : en ne pratiquant pas les amortissements normaux, on aboutit à la
présentation d’un bilan inexact à l’actif surestimé et à un résultat faussé car trop
favorable (bénéfice fictif). La pratique de l’amortissement permet de maintenir intact le
capital. Les fonds retenus sur le résultat à titre de charges, donc non distribués,
permettent le renouvellement des immobilisations amorties, sans avoir recours aux
capitaux propres ou à l’endettement. L’amortissement est donc une source
d’autofinancement.
- Au plan financier : le montant global des amortissements pratiqués chaque année
constitue une « ressource interne » qui contribue au financement des nouvelles
immobilisations. Ajouté au bénéfice, ce montant détermine la capacité
d’autofinancement (cash-flow) de l’entreprise.

IV 2 Terminologie

- Valeur d’origine (VO)


C’est le coût d’acquisition où la valeur d’entrée hors taxe déductible. Elle représente la base
d’amortissement. En réalité, le montant amortissable d’un bien est égal à la différence entre la
valeur d’entrée du bien et sa valeur résiduelle probable à l’issue de la période d’utilisation
prévue. Dans la pratique, la valeur résiduelle d’un bien est souvent insignifiante et en
conséquence sans importance pour le calcul du montant amortissable. S’il apparaît que la valeur
résiduelle n’est pas négligeable, elle est estimée à la date d’acquisition du bien ou à la date de
toute réévaluation ultérieure du bien, sur la base de la valeur de réalisation qui prévaut à cette
date pour les immobilisations similaires ayant atteint le terme de leur utilisation et ayant été
utilisées dans des conditions semblables à celles dans lesquelles l’immobilisation sera utilisée.
Dans tous les cas, la valeur résiduelle brute est réduite des frais estimés de la revente qui seront
supportés à la fin de la durée d’utilisation de l’actif.

75
- Durée probable de vie
C’est le temps possible d’utilisation du bien tenant compte de l’usure des conditions
d’utilisation et des évolutions technologiques qui peuvent réduire prématurément la durée de
vie de l’immobilisation.

- Taux d’amortissement
Fonction de la durée probable d’utilisation, le taux d’amortissement est obtenu en divisant 100
par la durée d’immobilisation, laquelle durée est exprimée en année.
100
𝑇=
𝑛
- Date de mise en service
C’est la date à laquelle l’immobilisation est effectivement utilisée.

- Annuité d’Amortissement
Fraction d’amortissement imputable chaque année et obtenu par l’application du taux sur la VO
où sur la Valeur Nette ou sur la VCN dans certains cas.
Annuité d’amortissement notée A :
𝑉𝑂𝑡 𝑉𝑂𝑡𝑝 𝑉𝑂𝑡𝑚
𝐴= = =
100 1 200 36 000
𝑉𝐶𝑁 = 𝑉𝑂 − ∑ 𝐴

Le calcul d’amortissement se fait en fin d’exercice comptable. Avec le référentiel national et le


système OHADA, l’exercice comptable coïncide avec l’année civile. La durée de l’exercice est
exceptionnellement inférieure à douze mois pour le premier exercice débutant au cours du
premier semestre de l’année civile. Cette durée peut être supérieure à douze mois pour le
premier exercice commencé au cours du deuxième semestre de l’année.

Lorsqu’une immobilisation est acquise en cours d’exercice, la première annuité est régularisée
(réduite) au prorata du temps. Le calcul de la durée se fait soit en mois, soit en jours à partir de
la date de mise en service et en comptant tout mois pour 30 jours. Si la date de mise en service
n’est pas présentée, prendre la date d’acquisition.

76
Remarque :
Il existe :
- des immobilisations soumises à l’amortissement : ce sont des immobilisations
amortissables (exemple : bâtiment, frais d’établissement, matériels et outillages…) ;
- des immobilisations non amortissables : ce sont des immobilisations qui ne s’usent pas
physiquement, leurs emplois restent insensibles aux mutations technologiques.
Cependant en cas de perte de valeur, elles sont plutôt provisionnées : c’est le cas des
terrains (sauf agricole, forestier, terrains de gisement, titre de participation, fonds
commercial).

IV 3 Méthodes d’amortissement

Il y a trois (03) méthodes retenues par l’AUDCIF à savoir : mode linéaire ou constant, mode
dégressif, mode des unités de production ou unités d’œuvre. Le PCGO précise que d’autres
modes mieux adaptés peuvent être utilisés. Il s’agit par exemple du mode d’amortissement
accéléré.

IV 3 1 Amortissement linéaire ou constant

Il consiste à répartir de manière égale la dépréciation sur la durée probable d’utilisation du bien.
La méthode permet de déterminer l’amortissement à partir du taux linéaire. Ainsi,
l’amortissement linéaire (ou constant) consiste à imputer à chaque unité de temps un montant
égal au produit de la base amortissable par un taux d’amortissement constant qui est égal à 100
divisé par le nombre d’années d’utilité du bien à amortir. La base de calcul de l’annuité
d’amortissement reste constante d’un exercice à l’autre. L’annuité d’amortissement est
constante, sauf à appliquer la règle du prorata temporis lorsque la première et/ou la dernière
annuité sont incomplètes.
100 Vo Vot
T  Annuité  
n n 100

Exemple : la durée de vie d’un bien est de 5 ans  Taux = 20%

La date de départ de l’amortissement linéaire est en principe la date de mise en service de


l’immobilisation. Toutefois, on peut retenir la date d’acquisition lorsque le bien subi une

77
dépréciation du seul fait du temps. L’annuité d’amortissement déterminée à partir de ce taux
est constante sauf la 1ère et de la dernière qui peuvent être réduite compte tenu de la date
d’acquisition ou de mise en service.

Exemple : l’entreprise CRAIM a acquis le 1er juillet 2015 une voiture Renault 25 pour un prix
HT de 15 000 000 (TVA entièrement récupérée) Fact. N° 215/05. Cette voiture est mise en
service le même jour et sera amorti sur 5 ans selon le mode linéaire.
TAF : Présenter le tableau d’amortissement de la Renault 25 à l’inventaire du 31/12/05.

IV 3 2 Amortissement dégressif

C’est une méthode de détermination des amortissements des immobilisations permettant de


constater une dépréciation plus forte les premières années de vie de l’immobilisation. Par
conséquent, l’annuité d’amortissement est décroissante, ce qui la distingue de l’annuité
d’amortissement linéaire qui est constante. Ce mode conduit à une charge décroissante sur la
durée d’utilité de l’actif. Il existe deux méthodes d’amortissement dégressif dans certains Etats
parties : amortissement dégressif comptable et amortissement dégressif fiscal.

- Amortissement dégressif comptable


Il est encore dénommé amortissement dégressif à taux décroissant ou méthode SOFTY (Sum
Of The Year’s digits). Le mode d’amortissement dégressif à taux décroissant consiste à amortir
l’immobilisation selon une suite arithmétique décroissante par l’application d’un taux
décroissant à la base amortissable. L’amortissement dégressif à taux décroissant est utilisé
lorsqu’il permet au mieux de traduire le rythme de consommation des avantages économiques
attendus. Ce mode d'amortissement comptable ou économiquement justifié conduit à une
charge décroissante sur la durée d'utilité de l’immobilisation.
Le taux décroissant est obtenu en faisant le rapport entre le nombre d’années restant à courir
jusqu’à la fin de la durée d’utilité du bien et de la somme des numéros d’ordre de l’ensemble
des années.
𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑’𝑎𝑛𝑛é𝑒𝑠 𝑟𝑒𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡 à 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑖𝑟 𝑗𝑢𝑠𝑞𝑢’à 𝑙𝑎 𝑓𝑖𝑛 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑑𝑢𝑟é𝑒 𝑑’𝑢𝑡𝑖𝑙𝑖𝑡é 𝑑𝑢 𝑏𝑖𝑒𝑛
𝑇𝑑 =
𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑛𝑢𝑚é𝑟𝑜𝑠 𝑑’𝑜𝑟𝑑𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑙’𝑒𝑛𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑎𝑛𝑛é𝑒𝑠

78
Exemple : un bien acquis par une entité est amortissable sur 5 ans. Présenter le tableau de
détermination des coefficients.
Résolution
Détermination du coefficient
Période Numérateur Dénominateur Coefficient
1 5 1+2+3+4+5 = 15 5
15
2 4 1+2+3+4+5 = 15 4
15
3 3 1+2+3+4+5 = 15 3
15
4 2 1+2+3+4+5 = 15 2
15
5 1 1+2+3+4+5 = 15 1
15

Application : Présenter le tableau d’amortissement de la Renault 25 selon le système


d’amortissement dégressif comptable à l’inventaire du 31 décembre 2015.

- Amortissement dégressif fiscal


L’amortissement dégressif est déterminé par application d’un taux sur la valeur nette comptable
au début de chaque exercice. Le taux d’amortissement dégressif est obtenu en en multipliant le
taux linéaire par un coefficient de dégressivité déterminé en fonction de la durée probable
d’utilisation. Ce type d’amortissement de nature purement fiscale est facultatif et son
application est soumise au respect de certains critères liés généralement à la nature du bien et à
sa durée de vie. Lorsque ce mode d’amortissement est retenu par l’entité, la part
d’amortissement jugée excédentaire par rapport à l’amortissement économiquement justifié est
comptabilisée en amortissement dérogatoire.
Il existe 3 coefficients avec les durées :
Durée Coefficients
3 à 4 ans 1,5
5 à 6 ans 2
Plus de 6 ans 2,5
L’annuité dégressive est obtenue en appliquant le taux dégressif à la valeur comptable nette en
début de période. Dans la pratique, on abandonne l’annuité dégressive lorsque celle-ci devient
inférieure à l’annuité constante calculée sur le nombre d’années restant à courir. On retient alors
l’amortissement linéaire. L’amortissement dégressif se calcul à partir du 1er jour du mois
d’acquisition du bien et la règle de prorata-temporis est appliquée pour le calcul de la première
annuité.

79
Application : Présenter le tableau d’amortissement de la Renault 25 selon le système
d’amortissement dégressif fiscal à l’inventaire du 31 décembre 2015.

Remarque : Lorsque la législation fiscale d’un pays autorise l’amortissement dégressif, elle
permet aux entreprises d’augmenter le montant des dotations, et donc des charges, au cours
des premiers exercices. L’entreprise payant de ce fait moins d’impôt sur le bénéfice, elle pourra
récupérer plus rapidement son investissement.

IV 3 3 Amortissement par unités de production ou unités d’œuvre

Il s’agit de la répartition d’un montant amortissable en fonction d’unités d’œuvre qui peuvent
être le nombre de produits fabriqués, le nombre de kilomètres parcourus, le nombre d’heures
de fonctionnement d’une machine, le nombre d’heures de travail, etc. L’annuité
d’amortissement est obtenue en multipliant la base amortissable par le rapport entre le nombre
d’unités d’œuvre consommées pendant l’exercice et le nombre total d’unités d’œuvre prévues.
L’annuité d’amortissement (A) est égale à la base amortissable multipliée par nombre d’unités
œuvre consommées divisé par le total d'unités d'œuvre prévues.
𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑’𝑢𝑛𝑖𝑡é𝑠 œ𝑢𝑣𝑟𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑜𝑚𝑚é𝑒𝑠
𝐴 = 𝑏𝑎𝑠𝑒 𝑎𝑚𝑜𝑟𝑡𝑖𝑠𝑠𝑎𝑏𝑙𝑒 ×
𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑑′𝑢𝑛𝑖𝑡é𝑠 𝑑′œ𝑢𝑣𝑟𝑒 𝑝𝑟é𝑣𝑢𝑒𝑠
Le nombre total d’unités d’œuvre prévues est déterminé en fonction de la durée d’utilité de
l’immobilisation.

Application 1 : Présenter l’extrait du tableau d’amortissement de la Renault 25 selon le système


d’amortissement par unités de production ou unités d’œuvre à l’inventaire du 31 décembre 2015
en supposant que le véhicule a parcouru au cours de l’exercice N : 17 000 km ; N+1 : 60 000
km et N+2 : 25 000 km. Ce véhicule est renouvelé tous les 300 000 km.

Application 2 : Le 01/01/N, une entité a acquis une machine-outil dont le coût d’acquisition est
de 550 000. La valeur résiduelle est estimée à 50 000. La durée d’utilité de la machine est
estimée à 5 ans. On vous indique que les avantages économiques attendus sur les 5 exercices
sont mesurés en fonction des unités fabriquées soit respectivement :
années N+1 N+2 N+3 N+4 N+5
Unités fabriquées 150 000 250 000 250 000 50 000 50 000

80
Présenter le tableau d’amortissement de la machine-outil selon le système d’amortissement par
unités de production.

IV 4 Amortissement accéléré

L’amortissement accéléré est un régime de faveur fiscal. Il est régi par les dispositions propres
à chaque Etat-partie de l’espace OHADA.

Application : Présenter le tableau d’amortissement de la Renault 25 selon le système


d’amortissement accéléré à l’inventaire du 31 décembre 2015.

IV 5 Amortissement dérogatoire

Les entreprises, en règle générale et selon le droit comptable, adoptent un plan d’amortissement
linéaire pour leur immobilisation. Mais dans le but d’accorder des facilités de trésorerie à une
entreprise, l’administration fiscale peut être amenée à autoriser cette entreprise à pratiquer un
amortissement supérieur (dès les premières années d’amortissement du bien) et/ou inférieur (les
dernières années du bien) à l’amortissement économique (linéaire) initialement comptabilisé :
c’est l’amortissement fiscal.
La différence entre l’amortissement fiscal et l’amortissement économique représente ce qu’on
appelle amortissement dérogatoire qui est une provision réglementée enregistrée au débit du
compte 851 « dotation aux provisions réglementées » par le crédit du compte 151
« amortissement dérogatoire » et/ou au crédit de 861 « reprise de provisions réglementée »
contre le débit du compte 151 « amortissement dérogatoire ».

Exemple :
Présenter le tableau d’amortissement de la Renault 25 selon le système d’amortissement
dégressif fiscal à l’inventaire du 31 décembre 2015.

V Traitement comptable des annuités d’amortissement

Il permet de constater la dépréciation d’un élément d’actif et d’enregistrer l’incidence de ces


dépréciations sur le résultat. Pour que la dépréciation n’affecte pas les comptes
d’immobilisations (21 à 24) eux même, le SYSCOHADA préconise l’amortissement indirect

81
c'est-à-dire l’utilisation des comptes d’amortissement qui son des subdivisions des comptes
d’immobilisation. Les comptes qui permettent d’enregistrer l’amortissement sont les suivants :
28. « amortissements (subdivisés à l’image des comptes 21, 22, 23, et 24) »
Ainsi l’amortissement est constaté :
- par une dotation, charge non suivie d’une dépense ou des décaissements c'est-à-dire à
l’opposé d’un frais. Les comptes qui permettent d’enregistrer la dépréciation sont les
suivants : 681. « dotations aux amortissements d’exploitation », 852 « dotations aux
amortissements HAO ». En règle générale, les dotations relèvent du compte 681, même
si elles concernent un exercice antérieur, et cela malgré le principe de la spécialisation
des exercices. Seules relèvent du compte 852 les dotations dues à la restructuration de
l’entité, ou à des événements extraordinaires.
- par une diminution de valeur de l’immobilisation correspondant par le biais du compte
28. « amortissements ».
Le schéma d’écriture comptable des amortissements est le suivant :

Hors activités ordinaires Activités ordinaires


date date
852 Dot. amort. HAO d 6812 Dot. amort. immo. incorp a
28. Charges immo. d 6813 Dot. amort. immo. corp. b
Dotation de l’exercice 28. Amortissements… a+b
Dotation de l’exercice

Exemple : Enregistre au journal de l’entreprise l’amortissement de la Renault 25 au31/12/15


suivant le tableau linéaire.

Toute modification significative dans l'environnement juridique, technique, économique de


l’entité et dans les conditions d'utilisation du bien est susceptible d'entraîner la révision du plan
d'amortissement en cours d'exécution. En cas de révision d’un plan d’amortissement (cas a
priori très rare), les reprises éventuelles sont enregistrées comme suit, selon le cas :

Hors activités ordinaires Activités ordinaires


date date
28. Amort. d 28. Amort. a+b
862 rep. amort. HAO. d 798. Rep. amort. immo. Inco. a
Reprise de l’exercice 798. Rep. amort. immo. coro. b
Reprise de l’exercice

82
Les amortissements dérogatoires sont des provisions réglementées ils ne correspondent pas à
une répartition du montant amortissable du bien sur sa durée d’utilité et sont enregistrés comme
suit :

Dotations aux amortissements dérogatoires reprises d’amortissements dérogatoires


date date
851 Amort. d 151 Amort. a+b
151 rep. amort. HAO. d 861 Rep. amort. immo. Inco. a
Reprise de l’exercice Reprise de l’exercice

Attention : malgré leur nom, « dotations et reprises d’amortissements dérogatoires » sont des
dotations et reprises de provisions (réglementées, donc H.A.O.).

Application : Un matériel de transport de 6 000 000 hors taxes déductibles, mis en service en
début d'exercice N, fait l'objet d'un amortissement économique linéaire sur 4 ans, mais d'un
amortissement fiscal dégressif. Passer les écritures au 31/12/N

83

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