Analyse de fonctions et probabilités avancées
Analyse de fonctions et probabilités avancées
Z 2x
On considère la fonction G définie sur R+ par G(x) = f (t) dt.
x
1. Justifier que G est bien définie sur R+ . Montrer que G est de classe C 1 sur R+ puis calculer G0 .
2. Montrer : ∀x ∈ R∗+ , (1 − e−x ) ln 2 ≤ G(x) ≤ ln 2. En déduire la limite de G(x) lorsque x tend vers +∞.
3. Montrer que G réalise une bijection de R+ sur un intervalle J à déterminer.
4. Déterminer l’ensemble K des points en lesquels G−1 est dérivable.
2/2
Exo I.
(c) En déduire les expressions de an et bn en fonction de n.
Etudier lim Mn .
n→+∞
(5) On pose pour tout entier n ∈ N∗ ,
n
X
Pn = (Ak + Ak+1 )2 .
k=1
Etudier lim Pn .
n→+∞
Partie 2.
− at
cos t − sin t 1
Bt = et Ct = a .
sin t cos t t 1
(6) Montrer que pour tout t ∈ R∗ et tout n ∈ N∗ , (Bt )n = Bnt . On pourra procéder par récurrence sur n.
(7) Soit n ∈ N∗ . Justifier l’existence d’un réel θn ∈ [0, 2π[ vérifiant
1 a
cos(θn ) = p et sin(θn ) = p .
1 + ( na )2 n 1 + ( na )2
a
On pourra considérer le nombre complexe 1 + i.
n
(8) Exprimer alors Cn en fonction de 1 + ( na )2 et Bθn .
p
Exo II.
a 2 n2
(10) On s’intéresse dans cette question à la limite : lim 1+ .
n→+∞ n
ln(1 + u)
(a) Rappeler la limite lim .
u→0 u
a 2 n2
(b) Utiliser la limite précédente pour déterminer lim 1+ .
n→+∞ n
(11) On s’intéresse dans cette question à la limite : lim nθn .
n→+∞
π
(a) Soit n ∈ N. Montrer que 0 < θn < .
2 i πh
(b) A l’aide de ses variations, étudier le signe de la fonction définie sur 0, par g(x) = sin(x) − x cos(x).
i πh 2
x i πh
(c) En étudiant la fonction définie définie sur 0, par f (x) = , montrer que pour tout x ∈ 0, ,
2 sin(x) 2
π
sin(x) ≤ x ≤ sin(x).
2
3
Mathématique ECS 1
17 décembre 2014
Veillez à bien justifier vos réponses : un exercice bien traité rapporte des points, un exercice traité de façon non rigoureuse
ne rapporte pas de points. Malus de 2 points pour les copies mal rédigées. La durée de l’épreuve est de 4 heures. Aucune
sortie avant la fin de l’épreuve. Les calculatrices ne sont pas autorisées.
Si, au cours de l’épreuve, vous repérez ce qui vous semble être une erreur d’énoncé, signalez le sur votre copie et poursuivez
votre composition en expliquant les raisons des initiatives que vous êtes amenés à prendre.
1
xp
Z
On considère pour tout p ∈ N, les intégrales Ip = dx.
0 1 + x2
(1) Cette question a pour objet le calcul de I0 . Soit g la fonction définie sur R par
Z x
1
g(x) = 2
dt.
0 1+t
Exo III.
CORRECTION DU DEVOIR SURVEILLE 4
Exo I.
un un
Par encadrement il vient donc 1 − −→ 0 i.e. −→ 1 et donc un ∼ ln(n + 1).
ln(n + 1) n→+∞ ln(n + 1) n→+∞
ln(n + 1) ln(n(1 + n1 )) ln n + ln(1 + n1 ) ln(1 + n1 )
(On a même un ∼ ln(n), ceci car ln(n + 1) ∼ ln n ; en effet = = = 1+ −→ 1)
ln n ln n ln n ln n n→+∞
Partie III
Z 2x
On considère la fonction G définie sur R+ par G(x) = f (t) dt.
xZ 2x
1. Pour x ∈ R∗+ , on sait que f est continue sur [x , 2x] donc f (t) dt est bien définie.
x
f étant continue sur R+ , on peut à bon droit en considérer une primitive F sur R+ .
Par définition de l’intégrale, on a alors, pour tout x ∈ R, G(x) = [F(t)]2x x = F(2x) − F(x).
Aussi sait-on que F est de classe C 1 sur R+ (en tant que primitive d’une fonction continue) de sorte que par composition
puis différence, la fonction G est elle même de classe C 1 sur R+ .
Par la propriété de dérivation des fonctions composées, on a donc, pour tout x ∈ R+ , G0 (x) = 2F 0 (2x) − F 0 (x) = 2f (2x) − f (x).
1 − e−2x 1 − e−x e−x − e−2x
Ainsi, si x > 0 on a donc G0 (x) = 2 − = . Pour x = 0, on a G0 (0) = 2f (0) − f (0) = 1.
2x x x
1 1
2. Soit x ∈ R∗+ . On a, pour tout t ∈ [x , 2x], 0 ≤ e−t ≤ e−x donc 1 ≥ 1 − e−t ≥ 1 − e−x et ≥ f (t) ≥ (1 − e−x ) .
Z 2x Z 2x t t
1 −x 1
Par croissance de l’intégrale (et puisque x ≤ 2x), dt ≥ G(x) ≥ (1 − e ) dt.
x t x t
2x 2x
On a donc [ln t]x ≥ G(x) ≥ (1−e )[ln t]x , i.e. (ln(2x)−ln x) ≥ G(x) ≥ (1−e )(ln(2x)−ln x) et donc ln 2 ≥ G(x) ≥ (1−e−x ) ln 2.
−x −x
Problème 2 — Partie I
1. a) X compte le nombre de piles obtenus au cours de N lancers indépendants. La probabilité d’obtenir pile à chaque lancer
étant p. Ainsi X ,→ B(N , p) et, selon le cours, E(X) = N p et V (X) = N p(1 − p).
b) D’après la formule de Koenig-Huygens, V (X) = E(X 2 ) − E(X)2 donc E(X 2 ) = V (X) + E(X)2 = N p(1 − p) + N 2 p2 =
N p(1 − p + N p).
2. a) Sachant [X = k], la candidate pioche dans l’urne k qui contient k clés et N − k scorpions. On est en situation d’équipro-
k
babilité donc , P [X=k] (Y = 1) = .
n
b) Le système complet d’événements ([X = k])k∈~0 ,N est formé d’événements de probabilités non nulles.
N
P N k
P 1 PN
Par la formule des probabilités totales, on a P (Y = 1) = P [X=k] (Y = 1)P (X = k) = P (X = k) = kP (X = k) =
k=0 k=0 N N k=0
1
E(X) (ceci car X(Ω) = ~0 , N )
N
E(X) N p
c) On a Y (Ω) = {0, 1} et, d’après la question précédente (et la valeur de E(X)), on a P (Y = 1) = = = p.
N N
Donc Y ,→ B(p) et E(Y ) = p.
3. a) En utilisant la formule de l’énoncé, on a
n n n k 1 PN 1 PN
k 2 P (X = k) = k 2 P (X = k).
P P P
E(XY ) = kP (X = k ∩ Y = 1) = kP [X=k] (Y = 1)P (X = k) = k P (X = k) =
k=1 k=1 k=1 N N k=1 N k=0
E(X 2 )
On reconnaît la formule donnant le moment d’ordre deux de X, qui donne donc E(XY ) = .
N
2
b) Utilisant la question précédente et les valeurs trouvées pour E(X ) et E(Y ) on obtient
E(XY ) − E(X)E(Y ) = p(1 − p + N p) − N p × p = p(1 − p).
3/4
Exo II.
Partie II
1. A l’issue du premier essai il reste une ou deux clés sur le tonneau (suivant que le gobelet choisi ait ou non dissimulé une
clé) : Y (Ω) = {1, 2}. De plus :
• [Y = 1] = C1 et, par équiprobabilité, P (Y = 1) = P (C1 ) = 23 .
• De même, P (Y = 2) = P (C 1 ) = 13 .
2. Si au moins deux essai ont été effectués, il est possible d’avoir obtenu deux, une ou aucune clé. Ainsi, pour n ≥ 2,
Yn (Ω) = {0, 1, 2}.
3. [Yn = 2] signifie que l’on n’a obtenu de clé à aucun des n essais : [Yn = 2] = C 1 ∩ C 2 ∩ · · · ∩ C n .
Par la formule des probabilités composées : P (Yn = 2) = P (C 1 )P C 1 (C2 ) × · · · × P C 1 ∩···∩C n−1 (C n ).
Or P (C 1 ) = 13 . De plus, pour k ∈ ~2 , n, sachant C 1 ∩. . . C k−1 , il y a encore deux clés sur le tonneau donc P C 1 ∩···∩C k−1 (C k ) = 13 .
On a donc P (Yn = 2) = ( 13 )n .
4. a) On a vu en 1. que u1 = P (Y1 = 1) = 23 .
[Y2 = 1] signifie qu’une seule clé à été obtenue au cours des deux premiers essais : [Y2 = 1] = (C1 ∩ C 2 ) ∪ (C 1 ∩ C2 ), il
s’agit d’une réunion de deux événements incompatibles donc :
P (Y = 2) = P (C1 ∩ C 2 ) + P (C 1 ∩ C2 ) = P (C1 )PC1 (C 2 ) + P (C 1 )P C 1 (C2 ) = 32 23 + 31 23 = 69 = 23 .
(PC1 (C 2 ) = 23 car sachant C1 il y deux gobelets vides sur les trois au deuxième essai).
b) Pour n ∈ ~2 , N − 1, on sait que ([Yn = 0], [Yn = 1], [Yn = 2]) est un système complet d’événements de probabilités non
nulles. Ainsi, par la formule des probabilités totales :
un+1 = P (Yn+1 = 1) = P [Yn =0] (Yn+1 = 1)P (Yn = 0) + P [Yn =1] (Yn+1 = 1)P (Yn = 1) + P [Yn =2] (Yn+1 = 1)P (Yn = 2).
Aussi, au n + 1e tirage :
• Sachant [Yn = 0], il n’y a plus de clé sur la table donc P [Yn =0] (Yn+1 = 1) = 0.
• Sachant [Yn = 1], il y a une seule clé sur la table et [Yn+1 = 1] est réalisé si on choisi l’un des deux gobelet vides (sur
les trois) donc P [Yn =1] (Yn+1 = 1) = 23 .
• Sachant [Yn = 2], il y a deux clés sur la table [Yn+1 = 1] est réalisé si on choisi l’un des deux gobelet qui contient
une clé donc P [Yn =2] (Yn+1 = 1) = 23 .
2 2 2 2 1 2 2
Par conséquent un+1 = 0 + P (Yn = 1) + P (Yn = 2) = un + = u + .
3 3 3 3 3n 3 n 3n+1
2 n 2
c) Par récurrence (finie) sur n, montrons : ∀n ∈ ~2 , N , un = 2 − n.
3 3
2 2 2 2 8 2 6 2
• Pour n = 2, on a vu que u2 = et on a 2 − 2= − = = .
3 3 3 9 9 9 3
2 n 2
• Pour n ∈ ~2 , N − 1, supposons que l’on ait un = 2 − .
3 3n
2 2 2 2 n+1 2 2 2 2 n+1 2
Alors un+1 = un + n+1 = − 2 n+1 + n+1 = − n+1 , ce que l’on voulait.
3 3 3 3 3 3 3 3 3
2 n 2
On a donc ∀n ∈ ~2 , N , un = 2 − n.
3 3
2 2 1 2 4 2 2
Lorsque n = 1, on a vu que u1 = et 2 − 1 = − = donc la relation est encore vraie.
3 3 3 3 3 3
d) Pour n ≥ 2, Yn (Ω) = {0, 1, 2}, donc on sait par lecours que
P (Yn = 0)+ Pn(Yn = 1) + P (Yn = 2) = 1 d’où
2 n 2 1 2 1
P (Yn = 0) = 1 − P (Yn = 1) − P (Yn = 2) = 1 − 2 − n − n = 1−2 + n.
3 3 3 3 3
2 1 1
La formule obtenue est encore vraie pour n = 1 puisque 1 − 2 + 1 = 0 = P (Y1 = 0).
3 3
5. On a E(Yn ) = 0 × P (Yn = 0) + 1 × P (Yn = 1) + 2 × P (Yn = 2) (formule qui est aussi vraie pour n = 1).
1 2 n 2 2 2 n
Ainsi E(Yn ) = un + 2 × n = 2 − n + n =2 .
3 3 3 3 3
6. a) Au plus tôt, la dernière clé peut être obtenue au deuxième essai. Au plus tard, il reste encore au moins une clé sur la
table à l’issue des N essais. Par suite Z(Ω) = ~2 , N + 1.
b) Soit k ∈ ~2 , N . [Z = k] signifie qu’il n’y a plus de clé sur la table après le k e essai et qu’il n’en restait qu’une après le
k − 1e : [Z = k] = [Yk−1 = 1] ∩ [Yk = 0].
1 1 2 k−1 2 2k − 2
c) Pour k ∈ ~2 , N , on a P (Z = k) = P (Yk−1 = 1)P [Yk−1 =1] (Yk = 0) = uk−1 P [Yk−1 =1] (Ck ) = uk−1 × = 2 − k−1 = .
3 3 3 3 3k
e
[Z = N + 1] signifie qu’il reste au moins une clé sur la table à l’issue du N essai donc [Z = N + 1] = [YN = 0] et
2 N 1 2 N 1
P (Z = N + 1) = 1 − 1 − 2 + N =2 − N
3 3 3 3
4/4
(a) Montrer que, pour tout entier n, un+1 = −3un − 1.
Pour tout entier naturel n,
1
(b) On pose, pour tout entier n, vn = un + . Montrer que la suite (vn ) est une suite géométrique et on exprimera
4
vn en fonction de n.
Pour tout entier naturel n,
1 1 3 1
vn+1 = un+1 + = −3un − 1 + = −3un − = −3 un +
4 4 4 4
(−3)n
1
vn = (−3)n v0 = (−3)n b0 + = .
4 4
(−3)n 3n − (−1)n
1 1
bn = (−1)n un = (−1)n vn − = (−1)n − =
4 4 4 4
et
3n − (−1)n 3n + 3(−1)n
an = bn + (−1)n = + (−1)n =
4 4
Exo III.
(2) Calculer (At + As )2
!
2 (s+t)2
2 2 s+t 4− st 0
(At + As ) = =
− 1t − 1
s −2 4− (s+t)2
st
(s + t)2 (s − t)2
Or 4 − =− donc
st st
(s − t)2
(At + As )2 = − I2 .
st
(s − t)2n
(3) Montrer que (At + As )2n = (−1)n I2 .
(st)n
(s − t)2
De l’égalité (At + As )2 = − I2 , il vient
st
n
(s − t)2 (s − t)2n
(At + As )2n = − (I2 )n = (−1)n I2 .
st (st)n
an bn a b
(4) On dit qu’une suite de matrices converge vers une matrice lorsque
cn dn c d
Etudier lim Mn .
n→+∞
t2k (−1)k
D’après ce qui précède, (At + A2t )2k = (−1)n I2 = I2 donc
(2t2 )k 2k
n n k !
X (−1)k X −1
Mn = I2 = I2 .
2k 2
k=1 k=1
n k n
1 − (− 12 )n
X −1 1 1 1 −1
Or =− =− 1 − (− )n et lim = 0 donc
k=1
2 2 1 + 12 3 2 2
1
lim Mn = − I2 .
3
Etudier lim Pn .
n→+∞
−1
Toujours d’après la question (3), (Ak + Ak+1 )2 = I2 donc
k(k + 1)
n
!
X 1
Pn = − I2 .
k(k + 1)
k=1
n n
X 1 X1 1 1 1
Or = − = 1 − et lim = 0 donc
k(k + 1) k k+1 n n
k=1 k=1
lim Pn = −I2
Partie 2.
5
Pour tout réel non nul t, on pose
− at
cos t − sin t 1
Bt = et Ct = a .
sin t cos t t 1
(6) Montrer que pour tout t ∈ R∗ et tout n ∈ N∗ , (Bt )n = Bnt . On pourra procéder par récurrence sur n.
Soit t ∈ R∗ .
Pour tout n ∈ N∗ , notons Pn la propriété : « (Bt )n = Bnt »
— Pour n = 1, l’égalité est claire : Bt = Bt !
— Soit n ∈ N∗ tel que Pn est vraie. Montrons que Pn+1 est vraie.
On a
cos nt − sin nt cos t − sin t
(Bt )n+1 = (Bt )n × Bt = Bnt × Bt =
sin nt cos nt sin t cos t
Or
cos nt − sin nt cos t − sin t cos nt cos t − sin nt sin t − cos nt sin t − sin nt cos t
=
sin nt cos nt sin t cos t sin nt cos t − cos nt sin t cos nt cos t − sin nt sin t
et d’après les formules de trigonométrie, on obtient
cos(n + 1)t − sin(n + 1)t
(Bt )n+1 = = B(n+1)t
sin(n + 1)t cos(n + 1)t
Ainsi, la propriété Pn+1 est donc vraie dès que Pn est vraie.
— D’après le principe de récurrence sur N, pour tout n ∈ N∗ , (Bt )n = Bnt .
(7) Soit n ∈ N∗ . Justifier l’existence d’un réel θn ∈ [0, 2π[ vérifiant
1 a
cos(θn ) = p et sin(θn ) = p .
1 + ( na )2 n 1 + ( na )2
a
On pourra considérer le nombre complexe 1 + i.
n
a
Le nombre complexe 1 + i est non nul : appelons θn son argument dans [0, 2π[. La forme trigonométrique de ce
n
nombre complexe est donc r
a a 2
1+ i= 1+ (cos θn + i sin θn )
n n
ce qui donne après identification des parties réelles et imaginaires :
r r
a a a
1 + ( )2 cos θn = 1 et 1 + ( )2 sin θn =
n n n
d’où les égalités demandées.
(8) Exprimer alors Cn en fonction de 1 + ( na )2 et Bθn .
p
On a r
1 − na 1 + ( na )2 cos θn −p 1 + ( na )2 sin θn
p p a 2
Cn = a = p = 1+ × Bθ n
n 1 1 + ( na )2 sin θn a 2
1 + ( n ) cos θn n
a 2 n2
(10) On s’intéresse dans cette question à la limite : lim 1+ .
n→+∞ n
ln(1 + u)
(a) Rappeler la limite lim .
u→0 u
ln(1 + u)
lim = 1.
u→0 u
6
a 2 n2
(b) Utiliser la limite précédente pour déterminer lim 1+ .
n→+∞ n
n a 2
On étudie ln 1 + :
2 n a 2
2 ln 1 +
n a 2 a n
ln 1 + = a 2 .
2 n 2n
n
a 2
ln 1 +
n
Puisque lim na = 0, par composition de limites avec la précédente, lim a 2 = 1 et par opérations sur
n→+∞
n
les limites,
n a 2
lim ln 1 + =0
n→+∞ 2 n
donc a 2 n2
lim 1+ = 1.
n→+∞ n
π
(a) Soit n ∈ N. Montrer que 0 < θn < .
2
D’après la question (7) :
cos θn > 0, sin θn > 0 et θn ∈ [0, 2π[
Or sur l’intervalle [0, 2π[, la fonction
π sin est strictement positive sur ]0, π[, et la fonction cos est strictement positive
sur [0, π2 [∪] 3π
2 , 2π[, donc θn ∈ 0, 2 .
i πh
(b) A l’aide de ses variations, étudier le signe de la fonction définie sur 0, par g(x) = sin(x) − x cos(x).
i πh 2
La fonction g est dérivable sur 0, comme somme et produit de fonctions dérivables et
2
g 0 (x) = cos x − cos x + x sin x = x sin x.
i πh
La dérivée g 0 est strictement positive sur 0, donc g est strictement croissante. Puisque lim g(x) = 0, la fonction
i πh 2 x→0
g est strictement positive sur 0, .
2 i
πh x i πh
(c) En étudiant la fonction définie sur 0, par f (x) = , montrer que pour tout x ∈ 0, ,
2 sin(x) 2
π
sin(x) ≤ x ≤ sin(x).
2
i πh x
La fonction définie sur 0, par f (x) = est dérivable comme quotient défini de fonctions dérivables et
2 sin(x)
i πh sin x − x cos x
∀x ∈ 0, , f 0 (x) = .
2 (sin x)2
i πh
La stricte positivité de la fonction g assure donc que f est strictement croissante sur 0, . Puisque lim f (x) = 1
2 x→0
π i πh
et limπ f (x) = , pour tout x ∈ 0, ,
x→ 2 2 2
x π
1≤ ≤
sin x 2
c’est à dire encore
π
sin(x) ≤ x ≤ sin(x).
2
(d) En déduire lim θn .
n→+∞
i πh
Puisque θn ∈ 0, , on a
2
π
sin(θn ) ≤ θn ≤ sin(θn )
2
7
et d’après la question (7),
a πa
≤ θn ≤ p .
n 1 + ( na )2 2n 1 + ( na )2
p
a πa
Puisque lim p = lim p = 0, le théorème de convergence par encadrement donne alors
n 1 + ( na )2 2n 1 + ( na )2
lim θn = 0.
sin(u)
(e) En utilisant la limite lim , déterminer lim nθn .
u→0 u n→+∞
a θn a
D’après la question (7), sin θn = p donc = donc
n 1 + ( na )2 nθn 1 + ( na )2
p
θn
r a 2
a
nθn = sin θn
1+ .
θn
n
sin θn
Puisque lim θn = 0, on a lim = 1 et par opérations sur les limites :
θn
lim nθn = a.
8
Exercice 5 (d’après Bac C, 1983). Soit g la fonction définie sur R par
Z x
1
g(x) = 2
dt.
0 1+t
(b) En déduire que h est une fonction constante que l’on précisera. Qu’en déduisez vous sur la fonction g ?
Comme h0 est nulle sur R, la fonction h est constante sur R donc
∀x ∈ R, h(x) = h(0) = 2g(0) = 0
et par conséquent
∀x ∈ R, g(−x) = −g(x)
ce qui montre que la fonction g est impaire.
(3) Soit maintenant la fonction f définie sur ] − π2 , π2 [ par f (x) = g(tan x).
(a) Expliquez pourquoi la fonction f est dérivable et donnez l’expression de f 0 (x). En remarquant que f (0) = 0,
déterminez alors une expression simple pour f (x).
La fonction f est dérivable sur ] − π2 , π2 [ comme composée de fonctions dérivables et
π π 1
∀x ∈] − , [, f 0 (x) = (1 + tan2 x)g 0 (tan x) = (1 + tan2 x) × = 1.
2 2 1 + tan2 x
On en déduit que, pour tout réel x ∈] − π2 , π2 [,
Z x Z x
f (x) = f (0) + f 0 (t)dt = g(0) + 1dt = x.
0 0
Z 1
1
(b) On pose I = dt. A l’aide de la question précédente, déterminez la valeur de I.
0 1 + t2
On remarque que I = g(1) et d’après ce qui précède g(1) = f (tan π4 ) = π4 donc I = π4 .
(4) Pour tout entier naturel n, on considère les intégrales suivantes :
Z 1 Z 1
In = (1 − t2 )n dt et Jn = t2 (1 − t2 )n dt.
0 0
(b) A l’aide d’une intégration par parties, établir, pour tout entier naturel n, la relation
In+1 = 2(n + 1)Jn
(on pourra remarquer que t (1 − t ) = t × t(1 − t2 )n ).
2 2 n
(1 − t2 )n+1
On pose u(t) = t et v(t) = − : les fonctions u et v sont de classe C 1 sur [0, 1]. Le théorème d’intégration
2(n + 1)
par parties donne :
Z 1 Z 1
Jn = t2 (1 − t2 )n dt = u(t)v 0 (t)dt
0 0
Z 1
1
= [u(t)v(t)]0 − u0 (t)v(t)dt
0
1 2 n+1
(1 − t )
Z
= dt
0 2(n + 1)
d’où on tire In+1 = 2(n + 1)Jn .
Exo IV.
(c) Etablir alors une relation de récurrence entre In+1 et In .
Des relations obtenues en (a) et (b), on obtient, pour tout entier n,
1 2(n + 1)
In+1 = In − In+1 soit In+1 = In
2(n + 1) 2n + 3
n!
Pour tout n ∈ N, notons Pn la propriété « In = 2n × .»
1 × 3 × 5 × · · · × (2n + 1)
— Puisque I0 = 1, la formule proposée est vraie pour n = 0.
— Soit n ∈ N tel que Pn est vraie. D’après la relation de récurrence
2(n + 1) 2(n + 1) n!
In+1 = In = × 2n ×
2n + 3 2n + 3 1 × 3 × 5 × · · · × (2n + 1)
donc
(n + 1)!
In+1 = 2n+1 × .
1 × 3 × 5 × · · · × (2n + 1)(2n + 3)
Ainsi, Pn+1 est vraie dès que Pn est vraie.
— D’après le principe de récurrence, pour tout n ∈ N,
n!
In = 2n ×
1 × 3 × 5 × · · · × (2n + 1)
1
(5) On définit une suite (un ) par u0 = 1, u1 = 1 + et pour tout entier naturel n ≥ 2, on pose
1×3
1 2! n!
un = 1 + + + ··· +
1×3 1×3×5 1 × 3 × 5 × · · · × (2n + 1)
(a) En utilisant le résultat de la question (4d), montrer que
Z 1
un = 2 hn (t)dt.
0
n+1
1−t2
1− 2
où hn est la fonction définie sur [0, 1] par hn (t) = .
1 + t2
D’après le résultat précédent, et par linéarité de l’intégrale
n n Z 1 n
Z 1X k
X Ik X (1 − t2 )k 1 − t2
un = k
= k
dt = dt.
2 0 2 0 2
k=0 k=0 k=0
2
1−t 1
Pour tout t ∈ J0, 1K, 0 ≤ ≤ < 1 donc
2 2
2 2
1 − ( 1−t 1 − ( 1−t
Z 1 n+1 Z 1 n+1 Z 1
2 ) 2 )
un = 1−t2
dt = 2 2
dt = 2 hn (t)dt.
0 1− 2 0 1+t 0
7
(c) On pose vn = 2I − un où I désigne l’intégrale de la question (3b). Après avoir exprimé vn = 2I − un sous forme
intégrale, déduire de (b) un encadrement pour la suite (vn ).
La définition de (vn ) donne
2 2
1 1
1 − ( 1−t
2 )
n+1 1
( 1−t
2 )
n+1
Z Z Z
1
vn = 2 dt − dt = dt
0 1 + t2 0 1+t 2
0 1 + t2
(d) Déterminer alors la limite de la suite (vn ), puis celle de la suite (un ).
1
Puisque lim n+1 = 0, le théorème de convergence par encadrement s’applique à la suite (vn ) et on a lim vn = 0,
2
π
ce qui entraîne lim un = 2I = .
2