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Analyse de fonctions et probabilités avancées

Le document présente une série de problèmes mathématiques, notamment sur les fonctions, les probabilités et les limites. Il aborde des concepts tels que la dérivabilité, les intégrales, et les lois de probabilité associées à des variables aléatoires. Les exercices sont indépendants et nécessitent des justifications rigoureuses des réponses.

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Analyse de fonctions et probabilités avancées

Le document présente une série de problèmes mathématiques, notamment sur les fonctions, les probabilités et les limites. Il aborde des concepts tels que la dérivabilité, les intégrales, et les lois de probabilité associées à des variables aléatoires. Les exercices sont indépendants et nécessitent des justifications rigoureuses des réponses.

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Partie III

Z 2x
On considère la fonction G définie sur R+ par G(x) = f (t) dt.
x
1. Justifier que G est bien définie sur R+ . Montrer que G est de classe C 1 sur R+ puis calculer G0 .
2. Montrer : ∀x ∈ R∗+ , (1 − e−x ) ln 2 ≤ G(x) ≤ ln 2. En déduire la limite de G(x) lorsque x tend vers +∞.
3. Montrer que G réalise une bijection de R+ sur un intervalle J à déterminer.
4. Déterminer l’ensemble K des points en lesquels G−1 est dérivable.

Problème 2 — Ce problème est composé de deux parties totalement indépendantes.


On se propose de modéliser la participation d’une équipe à deux épreuves du jeu « fort Boyard ».
Dans toute le problème, N désigne un entier naturel non nul.
Partie I
Dans la première épreuve du jeu, une candidate est dans une salle où sont disposées (N + 1) jarres opaques
numérotées de 0 à N . Pour k ∈ ~0 , n, la jarre numéro k contient k clés et (N − k) scorpions.
L’équipe effectue N lancers indépendants d’une pièce donnant « pile » avec probabilité p ∈ [0,1]. La candidate
pioche ensuite au hasard un objet dans la jarre dont le numéro correspond au nombre de « piles » obtenus. Par
exemple, si on a obtenu quatre « piles » au cours de ces N lancers, la candidate pioche dans la jarre no 4.
On note X la variable aléatoire correspondant au nombre de « piles » obtenus lors des N lancers et Y la
variable aléatoire qui vaut 1 si la candidate pioche une clé et 0 si elle pioche un scorpion.
1. a) Reconnaître la loi de probabilité de la variable aléatoire X. Donner l’espérance E(X) et la variance V (X).
b) En utilisant la formule de Koenig-Huygens, calculer la valeur de E(X 2 ).
k
2. a) Justifier que, pour tout k ∈ ~0 , N , P [X=k] (Y = 1) = .
N
E(X)
b) En déduire, en utilisant le système complet d’événements ([X = k])k∈~0 ,N  , que P (Y = 1) = .
N
c) Donner la loi de Y et son espérance.
N
P
3. On admet que l’espérance de XY est donnée par E(XY ) = kP (X = k ∩ Y = 1).
k=1
E(X 2 )
a) En utilisant la formule précédente montrer que E(XY ) = .
N
b) En déduire la valeur de la quantité E(XY ) − E(X)E(Y ) en fonction du paramètre p.
Partie II
Dans la seconde épreuve, trois gobelets opaques sont disposés sur un tonneau servant de table de jeu. Deux
petites clés sont cachées sous deux des gobelets. Le candidat effectue une série de N essais. A chaque essai, il
choisit l’un des trois gobelets au hasard. Si le gobelet est vide, on mélange à nouveau les gobelets. Si le gobelet
choisi dissimule une clé, le candidat remporte la clé : celle-ci est enlevée de la table de jeu et on mélange à
nouveau les gobelets.
Pour tout n ∈ ~1 , N  , on note Yn la variable aléatoire égale au nombre de clés encore présentes sur la table de
jeu à l’issue du ne tirage (on convient que Y0 = 2).
On notera pour tout k ∈ ~1 , N  l’événements Ck : « Lors du k e essai le gobelet choisi dissimule une clé. »
1. Donner la loi de probabilité de Y1 .
2. Quelles sont les valeurs possibles de Yn dans le cas où n est supérieur ou égal à 2 ?
3. Calculer pour tout entier n ∈ ~1 , N  , P (Yn = 2).
4. On pose pour n ∈ ~1 , N  , un = P (Yn = 1).
2
a) Rappeler la valeur de u1 et montrer que u2 = .
3
2 2
b) A l’aide du système complet d’événements lié à la variable Yn , montrer : ∀n ∈ ~2 , N −1, un+1 = un + n+1 .
3 3
 2 n 2
c) En déduire : ∀n ∈ ~2 , N , un = 2 − n . Cette relation reste-t-elle valable lorsque n = 1 ?
3 3
d) Déduire des résultats précédents P (Yn = 0) pour tout n ∈ ~1 , N .
5. Pour tout entier n ∈ ~1 , N , calculer l’espérance de Yn .
6. On note Z la variable aléatoire égale au numéro de l’essai « éliminant » la dernière clé de la table de jeu (on
convient que Z vaut N + 1 s’il reste encore au moins une clé sur la table à l’issu des N essais).
a) Donner Z(Ω).
b) Soit k ∈ ~2 , N . Exprimer l’événement [Z = k] en fonction des variables Yk et Yk−1 .
c) En déduire la loi de Z.

2/2

Exo I.
(c) En déduire les expressions de an et bn en fonction de n.

Exercice 4. Quelques limites matricielles.


Partie 1.
On rappelle que :
N N
 
X X
N    ak bk 
X ak bk k=1 k=1

est la matrice  N N

ck dk X X 
k=1
ck dk
 
k=1 k=1
 
1 0
et on désigne par I2 la matrice .
0 1
Pour tout réel non nul t, on pose  
1 t
At = .
− 1t −1
(1) A quelle condition sur s et t, l’égalité At As = As At est-elle vérifiée ?
(2) Calculer (At + As )2
(s − t)2n
(3) Montrer que (At + As )2n = (−1)n I2 .
(st)n
   
an bn a b
(4) On dit qu’une suite de matrices converge vers une matrice lorsque
cn dn c d

lim an = a, lim bn = b, lim cn = c, lim dn = d


   
a bn a b
et on note alors : lim n = .
cn dn c d
On pose pour tout entier n ∈ N∗ ,
n
X
Mn = (At + A2t )2k .
k=1

Etudier lim Mn .
n→+∞
(5) On pose pour tout entier n ∈ N∗ ,
n
X
Pn = (Ak + Ak+1 )2 .
k=1

Etudier lim Pn .
n→+∞

Partie 2.

Pour tout réel non nul t, on pose

− at
   
cos t − sin t 1
Bt = et Ct = a .
sin t cos t t 1

Dans cette partie, on s’intéresse à la limite lim (Cn )n .


n→+∞

(6) Montrer que pour tout t ∈ R∗ et tout n ∈ N∗ , (Bt )n = Bnt . On pourra procéder par récurrence sur n.
(7) Soit n ∈ N∗ . Justifier l’existence d’un réel θn ∈ [0, 2π[ vérifiant
1 a
cos(θn ) = p et sin(θn ) = p .
1 + ( na )2 n 1 + ( na )2
a
On pourra considérer le nombre complexe 1 + i.
n
(8) Exprimer alors Cn en fonction de 1 + ( na )2 et Bθn .
p

(9) Exprimer alors (Cn )n en indiquant ses coefficients en fonction de a, n et θn .


On la donnera sous la forme  
cos(un ) − sin(un )
(Cn )n = λn
sin(un ) cos(un )

Exo II.
  a 2  n2
(10) On s’intéresse dans cette question à la limite : lim 1+ .
n→+∞ n
ln(1 + u)
(a) Rappeler la limite lim .
u→0 u
  a 2  n2
(b) Utiliser la limite précédente pour déterminer lim 1+ .
n→+∞ n
(11) On s’intéresse dans cette question à la limite : lim nθn .
n→+∞

π
(a) Soit n ∈ N. Montrer que 0 < θn < .
2 i πh
(b) A l’aide de ses variations, étudier le signe de la fonction définie sur 0, par g(x) = sin(x) − x cos(x).
i πh 2
x i πh
(c) En étudiant la fonction définie définie sur 0, par f (x) = , montrer que pour tout x ∈ 0, ,
2 sin(x) 2
π
sin(x) ≤ x ≤ sin(x).
2

(d) En déduire lim θn .


n→+∞
sin(u)
(e) En utilisant la limite lim , déterminer lim nθn .
u→0 u n→+∞

(12) En déduire la limite lim (Cn )n


n→+∞

3
Mathématique ECS 1
17 décembre 2014

Concours blanc 1. Epreuve b.

Veillez à bien justifier vos réponses : un exercice bien traité rapporte des points, un exercice traité de façon non rigoureuse
ne rapporte pas de points. Malus de 2 points pour les copies mal rédigées. La durée de l’épreuve est de 4 heures. Aucune
sortie avant la fin de l’épreuve. Les calculatrices ne sont pas autorisées.

Si, au cours de l’épreuve, vous repérez ce qui vous semble être une erreur d’énoncé, signalez le sur votre copie et poursuivez
votre composition en expliquant les raisons des initiatives que vous êtes amenés à prendre.

Ce sujet comporte quatre exercices indépendants.

Exercice 1. Dans cet exercice, on admettra le résultat suivant :


Proposition. Soit (un )n∈N une suite de nombres réels.
Si les suites (u2n )n∈N et (u2n+1 )n∈N convergent vers une même limite `
alors la suite (un )n∈N converge vers `.

1
xp
Z
On considère pour tout p ∈ N, les intégrales Ip = dx.
0 1 + x2
(1) Cette question a pour objet le calcul de I0 . Soit g la fonction définie sur R par
Z x
1
g(x) = 2
dt.
0 1+t

(a) Justifier la dérivabilité de g sur R et donnez l’expression de g 0 (x).


(b) Soit h la fonction définie sur R par h(x) = g(x) + g(−x).
Montrer que h est une fonction constante que l’on précisera. Qu’en déduisez vous sur la fonction g ?
(c) Soit maintenant la fonction f définie sur ] − π2 , π2 [ par f (x) = g(tan x). Justifier la dérivabilité de f et montrer que
f 0 est une fonction constante à préciser. En déduire une expression simple pour f (x).
(d) Déterminer la valeur de I0 .
(2) Relation de récurrence.
(a) Calculer I1 .
(b) Calculer Ip + Ip+2 en fonction de p.
(c) En déduire I2 et I3 .
n
X (−1)k+1
(3) Pour tout entier n ≥ 1, on considère la suite (un )n∈N définie par un = .
k
k=1
On pose pour n ∈ N∗ , sn = u2n et tn = u2n+1 .
(a) Calculer s1 , s2 , s3 , t1 , t2 , t3 .
(b) Calculer sn+1 − sn et tn+1 − tn en fonction de n, et montrer que les suites (sn )n∈N∗ et (tn )n∈N sont adjacentes.
(c) En déduire que la suite (un )n∈N∗ converge.
n
X (−1)k+1
(4) En utilisant le résultat admis en début d’énoncé, montrer que la suite définie par vn = pour tout n ∈ N∗ ,
2k − 1
k=1
est convergente.
(5) Etablir, pour tout entier q ≥ 1, les égalités suivantes :
(a) uq + 2(−1)q I2q+1 = ln 2
π
(b) vq + (−1)q I2q =
4
(6) Déterminer les limites des suites (Ip )p∈N , (un )n∈N et (vn )n∈N .
(7) A l’aide d’une intégration par parties, déterminer lim pIp .
p→+∞

Exo III.
CORRECTION DU DEVOIR SURVEILLE 4
Exo I.
un un
Par encadrement il vient donc 1 − −→ 0 i.e. −→ 1 et donc un ∼ ln(n + 1).
ln(n + 1) n→+∞ ln(n + 1) n→+∞
ln(n + 1) ln(n(1 + n1 )) ln n + ln(1 + n1 ) ln(1 + n1 )
(On a même un ∼ ln(n), ceci car ln(n + 1) ∼ ln n ; en effet = = = 1+ −→ 1)
ln n ln n ln n ln n n→+∞
Partie III
Z 2x
On considère la fonction G définie sur R+ par G(x) = f (t) dt.
xZ 2x
1. Pour x ∈ R∗+ , on sait que f est continue sur [x , 2x] donc f (t) dt est bien définie.
x
f étant continue sur R+ , on peut à bon droit en considérer une primitive F sur R+ .
Par définition de l’intégrale, on a alors, pour tout x ∈ R, G(x) = [F(t)]2x x = F(2x) − F(x).
Aussi sait-on que F est de classe C 1 sur R+ (en tant que primitive d’une fonction continue) de sorte que par composition
puis différence, la fonction G est elle même de classe C 1 sur R+ .
Par la propriété de dérivation des fonctions composées, on a donc, pour tout x ∈ R+ , G0 (x) = 2F 0 (2x) − F 0 (x) = 2f (2x) − f (x).
1 − e−2x 1 − e−x e−x − e−2x
Ainsi, si x > 0 on a donc G0 (x) = 2 − = . Pour x = 0, on a G0 (0) = 2f (0) − f (0) = 1.
2x x x
1 1
2. Soit x ∈ R∗+ . On a, pour tout t ∈ [x , 2x], 0 ≤ e−t ≤ e−x donc 1 ≥ 1 − e−t ≥ 1 − e−x et ≥ f (t) ≥ (1 − e−x ) .
Z 2x Z 2x t t
1 −x 1
Par croissance de l’intégrale (et puisque x ≤ 2x), dt ≥ G(x) ≥ (1 − e ) dt.
x t x t
2x 2x
On a donc [ln t]x ≥ G(x) ≥ (1−e )[ln t]x , i.e. (ln(2x)−ln x) ≥ G(x) ≥ (1−e )(ln(2x)−ln x) et donc ln 2 ≥ G(x) ≥ (1−e−x ) ln 2.
−x −x

Puisque 1 − e−x −→ 2, on en déduit par encadrement que G(x) −→ ln 2.


x→+∞ x→+∞
3. On applique le théorème de la bijection :
• On sait que G est continue (car de classe C 1 ) sur R+ .
e−x − e−2x 1 − e−x
• Pour x ∈ R∗+ , on a G0 (x) = = e−x > 0. Ainsi G est strictement croissante sur R+ .
x x
Z 0
• Aux bornes de [0 , +∞[, on a G(0) = f (t) dt = 0 et lim G(x) = ln 2.
0 x→+∞
Le théorème de la bijection assure que G réalise une bijection de R+ sur J = [G(0) , lim G(x)[ = [0 , ln 2[.
x→+∞
4. Vu que G est dérivable sur R+ , pour tout point y = G(x) ∈ J, on sait d’après le cours que G−1 est dérivable en y si et
seulement G0 (x) , 0. Or pour tout x ∈ R+ , on a G0 (x) > 0. Par conséquent G−1 est dérivable sur J entier.

Problème 2 — Partie I
1. a) X compte le nombre de piles obtenus au cours de N lancers indépendants. La probabilité d’obtenir pile à chaque lancer
étant p. Ainsi X ,→ B(N , p) et, selon le cours, E(X) = N p et V (X) = N p(1 − p).
b) D’après la formule de Koenig-Huygens, V (X) = E(X 2 ) − E(X)2 donc E(X 2 ) = V (X) + E(X)2 = N p(1 − p) + N 2 p2 =
N p(1 − p + N p).
2. a) Sachant [X = k], la candidate pioche dans l’urne k qui contient k clés et N − k scorpions. On est en situation d’équipro-
k
babilité donc , P [X=k] (Y = 1) = .
n
b) Le système complet d’événements ([X = k])k∈~0 ,N  est formé d’événements de probabilités non nulles.
N
P N k
P 1 PN
Par la formule des probabilités totales, on a P (Y = 1) = P [X=k] (Y = 1)P (X = k) = P (X = k) = kP (X = k) =
k=0 k=0 N N k=0
1
E(X) (ceci car X(Ω) = ~0 , N )
N
E(X) N p
c) On a Y (Ω) = {0, 1} et, d’après la question précédente (et la valeur de E(X)), on a P (Y = 1) = = = p.
N N
Donc Y ,→ B(p) et E(Y ) = p.
3. a) En utilisant la formule de l’énoncé, on a
n n n k 1 PN 1 PN
k 2 P (X = k) = k 2 P (X = k).
P P P
E(XY ) = kP (X = k ∩ Y = 1) = kP [X=k] (Y = 1)P (X = k) = k P (X = k) =
k=1 k=1 k=1 N N k=1 N k=0
E(X 2 )
On reconnaît la formule donnant le moment d’ordre deux de X, qui donne donc E(XY ) = .
N
2
b) Utilisant la question précédente et les valeurs trouvées pour E(X ) et E(Y ) on obtient
E(XY ) − E(X)E(Y ) = p(1 − p + N p) − N p × p = p(1 − p).

3/4

Exo II.
Partie II

1. A l’issue du premier essai il reste une ou deux clés sur le tonneau (suivant que le gobelet choisi ait ou non dissimulé une
clé) : Y (Ω) = {1, 2}. De plus :
• [Y = 1] = C1 et, par équiprobabilité, P (Y = 1) = P (C1 ) = 23 .
• De même, P (Y = 2) = P (C 1 ) = 13 .
2. Si au moins deux essai ont été effectués, il est possible d’avoir obtenu deux, une ou aucune clé. Ainsi, pour n ≥ 2,
Yn (Ω) = {0, 1, 2}.
3. [Yn = 2] signifie que l’on n’a obtenu de clé à aucun des n essais : [Yn = 2] = C 1 ∩ C 2 ∩ · · · ∩ C n .
Par la formule des probabilités composées : P (Yn = 2) = P (C 1 )P C 1 (C2 ) × · · · × P C 1 ∩···∩C n−1 (C n ).
Or P (C 1 ) = 13 . De plus, pour k ∈ ~2 , n, sachant C 1 ∩. . . C k−1 , il y a encore deux clés sur le tonneau donc P C 1 ∩···∩C k−1 (C k ) = 13 .
On a donc P (Yn = 2) = ( 13 )n .
4. a) On a vu en 1. que u1 = P (Y1 = 1) = 23 .
[Y2 = 1] signifie qu’une seule clé à été obtenue au cours des deux premiers essais : [Y2 = 1] = (C1 ∩ C 2 ) ∪ (C 1 ∩ C2 ), il
s’agit d’une réunion de deux événements incompatibles donc :
P (Y = 2) = P (C1 ∩ C 2 ) + P (C 1 ∩ C2 ) = P (C1 )PC1 (C 2 ) + P (C 1 )P C 1 (C2 ) = 32 23 + 31 23 = 69 = 23 .
(PC1 (C 2 ) = 23 car sachant C1 il y deux gobelets vides sur les trois au deuxième essai).
b) Pour n ∈ ~2 , N − 1, on sait que ([Yn = 0], [Yn = 1], [Yn = 2]) est un système complet d’événements de probabilités non
nulles. Ainsi, par la formule des probabilités totales :
un+1 = P (Yn+1 = 1) = P [Yn =0] (Yn+1 = 1)P (Yn = 0) + P [Yn =1] (Yn+1 = 1)P (Yn = 1) + P [Yn =2] (Yn+1 = 1)P (Yn = 2).
Aussi, au n + 1e tirage :
• Sachant [Yn = 0], il n’y a plus de clé sur la table donc P [Yn =0] (Yn+1 = 1) = 0.
• Sachant [Yn = 1], il y a une seule clé sur la table et [Yn+1 = 1] est réalisé si on choisi l’un des deux gobelet vides (sur
les trois) donc P [Yn =1] (Yn+1 = 1) = 23 .
• Sachant [Yn = 2], il y a deux clés sur la table [Yn+1 = 1] est réalisé si on choisi l’un des deux gobelet qui contient
une clé donc P [Yn =2] (Yn+1 = 1) = 23 .
2 2 2 2 1 2 2
Par conséquent un+1 = 0 + P (Yn = 1) + P (Yn = 2) = un + = u + .
3 3 3 3 3n 3 n 3n+1
 2 n 2
c) Par récurrence (finie) sur n, montrons : ∀n ∈ ~2 , N , un = 2 − n.
3 3
2  2 2 2 8 2 6 2
• Pour n = 2, on a vu que u2 = et on a 2 − 2= − = = .
3 3 3  9 9 9 3
2 n 2
• Pour n ∈ ~2 , N − 1, supposons que l’on ait un = 2 − .
3  3n
2 2 2  2 n+1 2 2 2 2 n+1 2
Alors un+1 = un + n+1 = − 2 n+1 + n+1 = − n+1 , ce que l’on voulait.
3 3 3 3 3 3 3 3 3
 2 n 2
On a donc ∀n ∈ ~2 , N , un = 2 − n.
3 3
2  2 1 2 4 2 2
Lorsque n = 1, on a vu que u1 = et 2 − 1 = − = donc la relation est encore vraie.
3 3 3 3 3 3
d) Pour n ≥ 2, Yn (Ω) = {0, 1, 2}, donc on sait par   lecours que
 P (Yn = 0)+ Pn(Yn = 1) + P (Yn = 2) = 1 d’où
2 n 2 1 2 1
P (Yn = 0) = 1 − P (Yn = 1) − P (Yn = 2) = 1 − 2 − n − n = 1−2 + n.
3 3 3 3 3
 2 1 1
La formule obtenue est encore vraie pour n = 1 puisque 1 − 2 + 1 = 0 = P (Y1 = 0).
3 3
5. On a E(Yn ) = 0 × P (Yn = 0) + 1 × P (Yn = 1) + 2 × P (Yn = 2) (formule qui est aussi vraie pour n = 1).
1  2 n 2 2  2 n
Ainsi E(Yn ) = un + 2 × n = 2 − n + n =2 .
3 3 3 3 3
6. a) Au plus tôt, la dernière clé peut être obtenue au deuxième essai. Au plus tard, il reste encore au moins une clé sur la
table à l’issue des N essais. Par suite Z(Ω) = ~2 , N + 1.
b) Soit k ∈ ~2 , N . [Z = k] signifie qu’il n’y a plus de clé sur la table après le k e essai et qu’il n’en restait qu’une après le
k − 1e : [Z = k] = [Yk−1 = 1] ∩ [Yk = 0].
1 1  2 k−1 2 2k − 2
 
c) Pour k ∈ ~2 , N , on a P (Z = k) = P (Yk−1 = 1)P [Yk−1 =1] (Yk = 0) = uk−1 P [Yk−1 =1] (Ck ) = uk−1 × = 2 − k−1 = .
3 3 3 3 3k
e
[Z = N + 1] signifie qu’il reste au moins une clé sur la table à l’issue du N essai donc [Z = N + 1] = [YN = 0] et
  2 N 1   2 N 1
P (Z = N + 1) = 1 − 1 − 2 + N =2 − N
3 3 3 3

4/4
(a) Montrer que, pour tout entier n, un+1 = −3un − 1.
Pour tout entier naturel n,

un+1 + 3un = (−1)n+1 bn+1 + 3(−1)n bn


= (−1)n+1 (an + 2bn ) + 3(−1)n bn
= (−1)n+1 (3bn + (−1)n ) + 3(−1)n bn
= 3bn ((−1)n+1 + (−1)n ) + (−1)2n+1
= −1.

1
(b) On pose, pour tout entier n, vn = un + . Montrer que la suite (vn ) est une suite géométrique et on exprimera
4
vn en fonction de n.
Pour tout entier naturel n,
 
1 1 3 1
vn+1 = un+1 + = −3un − 1 + = −3un − = −3 un +
4 4 4 4

donc la suite (vn ) est géométrique et

(−3)n
 
1
vn = (−3)n v0 = (−3)n b0 + = .
4 4

(c) En déduire les expressions de an et bn en fonction de n.


On a donc : pour tout entier naturel n,

(−3)n 3n − (−1)n
   
1 1
bn = (−1)n un = (−1)n vn − = (−1)n − =
4 4 4 4
et
3n − (−1)n 3n + 3(−1)n
an = bn + (−1)n = + (−1)n =
4 4

Exercice 4. Quelques limites matricielles.


Partie 1.
On rappelle que :
N N
 
X X
N    ak bk 
X ak bk k=1 k=1

est la matrice  N N

ck dk X X 
k=1
ck dk
 
k=1 k=1
 
1 0
et on désigne par I2 la matrice .
0 1
Pour tout réel non nul t, on pose  
1 t
At = .
− 1t −1
(1) A quelle condition sur s et t, l’égalité At As = As At est-elle vérifiée ?
D’une part
1 − st
    
1 t 1 s s−t
At As = 1 1 =
− t −1 − s −1 − 1t + 1s 1 − st
et
1 − st
    
1 s 1 t t−s
As At = =
− 1s −1 − 1t −1 − 1s + 1t 1 − st
t
= st

 s
donc At As = As At si et seulement si − 1t + 1
s = − 1s + 1
t c’est à dire si et seulement si t = s.
s−t = t−s

Exo III.
(2) Calculer (At + As )2
!
 2 (s+t)2
2 2 s+t 4− st 0
(At + As ) = =
− 1t − 1
s −2 4− (s+t)2
st

(s + t)2 (s − t)2
Or 4 − =− donc
st st
(s − t)2
(At + As )2 = − I2 .
st
(s − t)2n
(3) Montrer que (At + As )2n = (−1)n I2 .
(st)n
(s − t)2
De l’égalité (At + As )2 = − I2 , il vient
st
n
(s − t)2 (s − t)2n

(At + As )2n = − (I2 )n = (−1)n I2 .
st (st)n
   
an bn a b
(4) On dit qu’une suite de matrices converge vers une matrice lorsque
cn dn c d

lim an = a, lim bn = b, lim cn = c, lim dn = d


   
a bn a b
et on note alors : lim n = .
cn dn c d
On pose pour tout entier n ∈ N∗ ,
n
X
Mn = (At + A2t )2k .
k=1

Etudier lim Mn .
n→+∞
t2k (−1)k
D’après ce qui précède, (At + A2t )2k = (−1)n I2 = I2 donc
(2t2 )k 2k
n n  k !
X (−1)k X −1
Mn = I2 = I2 .
2k 2
k=1 k=1

n  k n
1 − (− 12 )n
    
X −1 1 1 1 −1
Or =− =− 1 − (− )n et lim = 0 donc
k=1
2 2 1 + 12 3 2 2

1
lim Mn = − I2 .
3

(5) On pose pour tout entier n ∈ N∗ ,


n
X
Pn = (Ak + Ak+1 )2 .
k=1

Etudier lim Pn .
n→+∞
−1
Toujours d’après la question (3), (Ak + Ak+1 )2 = I2 donc
k(k + 1)
n
!
X 1
Pn = − I2 .
k(k + 1)
k=1

n n
X 1 X1 1 1 1
Or = − = 1 − et lim = 0 donc
k(k + 1) k k+1 n n
k=1 k=1

lim Pn = −I2

Partie 2.

5
Pour tout réel non nul t, on pose

− at
   
cos t − sin t 1
Bt = et Ct = a .
sin t cos t t 1

Dans cette partie, on s’intéresse à la limite lim (Cn )n .


n→+∞

(6) Montrer que pour tout t ∈ R∗ et tout n ∈ N∗ , (Bt )n = Bnt . On pourra procéder par récurrence sur n.
Soit t ∈ R∗ .
Pour tout n ∈ N∗ , notons Pn la propriété : « (Bt )n = Bnt »
— Pour n = 1, l’égalité est claire : Bt = Bt !
— Soit n ∈ N∗ tel que Pn est vraie. Montrons que Pn+1 est vraie.
On a   
cos nt − sin nt cos t − sin t
(Bt )n+1 = (Bt )n × Bt = Bnt × Bt =
sin nt cos nt sin t cos t
Or     
cos nt − sin nt cos t − sin t cos nt cos t − sin nt sin t − cos nt sin t − sin nt cos t
=
sin nt cos nt sin t cos t sin nt cos t − cos nt sin t cos nt cos t − sin nt sin t
et d’après les formules de trigonométrie, on obtient
 
cos(n + 1)t − sin(n + 1)t
(Bt )n+1 = = B(n+1)t
sin(n + 1)t cos(n + 1)t

Ainsi, la propriété Pn+1 est donc vraie dès que Pn est vraie.
— D’après le principe de récurrence sur N, pour tout n ∈ N∗ , (Bt )n = Bnt .
(7) Soit n ∈ N∗ . Justifier l’existence d’un réel θn ∈ [0, 2π[ vérifiant
1 a
cos(θn ) = p et sin(θn ) = p .
1 + ( na )2 n 1 + ( na )2
a
On pourra considérer le nombre complexe 1 + i.
n
a
Le nombre complexe 1 + i est non nul : appelons θn son argument dans [0, 2π[. La forme trigonométrique de ce
n
nombre complexe est donc r
a  a 2
1+ i= 1+ (cos θn + i sin θn )
n n
ce qui donne après identification des parties réelles et imaginaires :
r r
a a a
1 + ( )2 cos θn = 1 et 1 + ( )2 sin θn =
n n n
d’où les égalités demandées.
(8) Exprimer alors Cn en fonction de 1 + ( na )2 et Bθn .
p

On a  r
1 − na 1 + ( na )2 cos θn −p 1 + ( na )2 sin θn
  p p  a 2
Cn = a = p = 1+ × Bθ n
n 1 1 + ( na )2 sin θn a 2
1 + ( n ) cos θn n

(9) Exprimer alors (Cn )n en indiquant ses coefficients en fonction de a, n et θn .


On la donnera sous la forme  
cos(un ) − sin(un )
(Cn )n = λn
sin(un ) cos(un )
Le calcul précédent donne
  a 2  n2   a 2  n2   a 2  n2  
cos nθn − sin nθn
(Cn )n = 1 + (Bθn )n = 1 + Bnθn = 1 +
n n n sin nθn cos nθn

  a 2  n2
(10) On s’intéresse dans cette question à la limite : lim 1+ .
n→+∞ n
ln(1 + u)
(a) Rappeler la limite lim .
u→0 u
ln(1 + u)
lim = 1.
u→0 u

6
  a 2  n2
(b) Utiliser la limite précédente pour déterminer lim 1+ .
n→+∞ n
 
n  a  2
On étudie ln 1 + :
2 n   a 2 
2 ln 1 +
 
n  a  2 a n
ln 1 + =  a 2 .
2 n 2n
n
  a 2 
ln 1 +
n
Puisque lim na = 0, par composition de limites avec la précédente, lim  a 2 = 1 et par opérations sur
n→+∞
n
les limites, 
n  a 2 
lim ln 1 + =0
n→+∞ 2 n
donc   a 2  n2
lim 1+ = 1.
n→+∞ n

(11) On s’intéresse dans cette question à la limite : lim nθn .


n→+∞

π
(a) Soit n ∈ N. Montrer que 0 < θn < .
2
D’après la question (7) :
cos θn > 0, sin θn > 0 et θn ∈ [0, 2π[
Or sur l’intervalle [0, 2π[, la fonction
 π  sin est strictement positive sur ]0, π[, et la fonction cos est strictement positive
sur [0, π2 [∪] 3π
2 , 2π[, donc θn ∈ 0, 2 .
i πh
(b) A l’aide de ses variations, étudier le signe de la fonction définie sur 0, par g(x) = sin(x) − x cos(x).
i πh 2
La fonction g est dérivable sur 0, comme somme et produit de fonctions dérivables et
2
g 0 (x) = cos x − cos x + x sin x = x sin x.
i πh
La dérivée g 0 est strictement positive sur 0, donc g est strictement croissante. Puisque lim g(x) = 0, la fonction
i πh 2 x→0
g est strictement positive sur 0, .
2 i
πh x i πh
(c) En étudiant la fonction définie sur 0, par f (x) = , montrer que pour tout x ∈ 0, ,
2 sin(x) 2
π
sin(x) ≤ x ≤ sin(x).
2
i πh x
La fonction définie sur 0, par f (x) = est dérivable comme quotient défini de fonctions dérivables et
2 sin(x)
i πh sin x − x cos x
∀x ∈ 0, , f 0 (x) = .
2 (sin x)2
i πh
La stricte positivité de la fonction g assure donc que f est strictement croissante sur 0, . Puisque lim f (x) = 1
2 x→0
π i πh
et limπ f (x) = , pour tout x ∈ 0, ,
x→ 2 2 2
x π
1≤ ≤
sin x 2
c’est à dire encore
π
sin(x) ≤ x ≤ sin(x).
2
(d) En déduire lim θn .
n→+∞
i πh
Puisque θn ∈ 0, , on a
2
π
sin(θn ) ≤ θn ≤ sin(θn )
2

7
et d’après la question (7),
a πa
≤ θn ≤ p .
n 1 + ( na )2 2n 1 + ( na )2
p

a πa
Puisque lim p = lim p = 0, le théorème de convergence par encadrement donne alors
n 1 + ( na )2 2n 1 + ( na )2
lim θn = 0.
sin(u)
(e) En utilisant la limite lim , déterminer lim nθn .
u→0 u n→+∞
a θn a
D’après la question (7), sin θn = p donc = donc
n 1 + ( na )2 nθn 1 + ( na )2
p
θn
r  a 2
a
nθn = sin θn
1+ .
θn
n

sin θn
Puisque lim θn = 0, on a lim = 1 et par opérations sur les limites :
θn
lim nθn = a.

(12) En déduire la limite lim (Cn )n


n→+∞
Des résultats précédents, on tire  
cos a − sin a
lim(Cn )n = .
sin a cos a

8
Exercice 5 (d’après Bac C, 1983). Soit g la fonction définie sur R par
Z x
1
g(x) = 2
dt.
0 1+t

(1) Expliquez pourquoi g est dérivable sur R et donnez l’expression de g 0 (x).


1
La fonction g est dérivable sur R comme primitive de la fonction continue t 7→ . Par conséquent,
1 + t2
1
∀x ∈ R, g 0 (x) =
1 + x2

(2) Soit h la fonction définie sur R par h(x) = g(x) + g(−x).


(a) Expliquez pourquoi h est dérivable sur R et donnez l’expression de h0 (x).
La fonction h est dérivable sur R comme somme et composée de fonctions dérivables sur R :
∀x ∈ R, h0 (x) = g 0 (x) − g 0 (−x) = 0

(b) En déduire que h est une fonction constante que l’on précisera. Qu’en déduisez vous sur la fonction g ?
Comme h0 est nulle sur R, la fonction h est constante sur R donc
∀x ∈ R, h(x) = h(0) = 2g(0) = 0
et par conséquent
∀x ∈ R, g(−x) = −g(x)
ce qui montre que la fonction g est impaire.
(3) Soit maintenant la fonction f définie sur ] − π2 , π2 [ par f (x) = g(tan x).
(a) Expliquez pourquoi la fonction f est dérivable et donnez l’expression de f 0 (x). En remarquant que f (0) = 0,
déterminez alors une expression simple pour f (x).
La fonction f est dérivable sur ] − π2 , π2 [ comme composée de fonctions dérivables et
π π 1
∀x ∈] − , [, f 0 (x) = (1 + tan2 x)g 0 (tan x) = (1 + tan2 x) × = 1.
2 2 1 + tan2 x
On en déduit que, pour tout réel x ∈] − π2 , π2 [,
Z x Z x
f (x) = f (0) + f 0 (t)dt = g(0) + 1dt = x.
0 0
Z 1
1
(b) On pose I = dt. A l’aide de la question précédente, déterminez la valeur de I.
0 1 + t2
On remarque que I = g(1) et d’après ce qui précède g(1) = f (tan π4 ) = π4 donc I = π4 .
(4) Pour tout entier naturel n, on considère les intégrales suivantes :
Z 1 Z 1
In = (1 − t2 )n dt et Jn = t2 (1 − t2 )n dt.
0 0

(a) Exprimer In+1 en fonction de In et Jn .


Z 1 Z 1 Z 1 Z 1
In+1 = (1 − t2 )n+1 dt = (1 − t2 )n (1 − t2 )dt = (1 − t2 )n dt − t2 (1 − t2 )n dt = In − Jn
0 0 0 0

(b) A l’aide d’une intégration par parties, établir, pour tout entier naturel n, la relation
In+1 = 2(n + 1)Jn
(on pourra remarquer que t (1 − t ) = t × t(1 − t2 )n ).
2 2 n

(1 − t2 )n+1
On pose u(t) = t et v(t) = − : les fonctions u et v sont de classe C 1 sur [0, 1]. Le théorème d’intégration
2(n + 1)
par parties donne :
Z 1 Z 1
Jn = t2 (1 − t2 )n dt = u(t)v 0 (t)dt
0 0
Z 1
1
= [u(t)v(t)]0 − u0 (t)v(t)dt
0
1 2 n+1
(1 − t )
Z
= dt
0 2(n + 1)
d’où on tire In+1 = 2(n + 1)Jn .

Exo IV.
(c) Etablir alors une relation de récurrence entre In+1 et In .
Des relations obtenues en (a) et (b), on obtient, pour tout entier n,
1 2(n + 1)
In+1 = In − In+1 soit In+1 = In
2(n + 1) 2n + 3

(d) Montrer alors que, pour tout entier naturel n,


n!
In = 2n ×
1 × 3 × 5 × · · · × (2n + 1)

n!
Pour tout n ∈ N, notons Pn la propriété « In = 2n × .»
1 × 3 × 5 × · · · × (2n + 1)
— Puisque I0 = 1, la formule proposée est vraie pour n = 0.
— Soit n ∈ N tel que Pn est vraie. D’après la relation de récurrence
2(n + 1) 2(n + 1) n!
In+1 = In = × 2n ×
2n + 3 2n + 3 1 × 3 × 5 × · · · × (2n + 1)
donc
(n + 1)!
In+1 = 2n+1 × .
1 × 3 × 5 × · · · × (2n + 1)(2n + 3)
Ainsi, Pn+1 est vraie dès que Pn est vraie.
— D’après le principe de récurrence, pour tout n ∈ N,
n!
In = 2n ×
1 × 3 × 5 × · · · × (2n + 1)

1
(5) On définit une suite (un ) par u0 = 1, u1 = 1 + et pour tout entier naturel n ≥ 2, on pose
1×3
1 2! n!
un = 1 + + + ··· +
1×3 1×3×5 1 × 3 × 5 × · · · × (2n + 1)
(a) En utilisant le résultat de la question (4d), montrer que
Z 1
un = 2 hn (t)dt.
0
 n+1
1−t2
1− 2
où hn est la fonction définie sur [0, 1] par hn (t) = .
1 + t2
D’après le résultat précédent, et par linéarité de l’intégrale
n n Z 1 n 
Z 1X k
X Ik X (1 − t2 )k 1 − t2
un = k
= k
dt = dt.
2 0 2 0 2
k=0 k=0 k=0

2
1−t 1
Pour tout t ∈ J0, 1K, 0 ≤ ≤ < 1 donc
2 2
2 2
1 − ( 1−t 1 − ( 1−t
Z 1 n+1 Z 1 n+1 Z 1
2 ) 2 )
un = 1−t2
dt = 2 2
dt = 2 hn (t)dt.
0 1− 2 0 1+t 0

(b) Etablir, pour tout t ∈ [0, 1], l’encadrement


 n+1
1−t2
2 1
0≤ ≤ .
1 + t2 2n+1
 2 n+1
1 1
1−t2 1 1−t
Pour tout réel t ∈ [0, 1], 0 ≤ 2 ≤ 2 donc 0 ≤ 2 et 0 ≤ ≤
≤ 1. Comme tous les membres
2n+1 1 + t2
de ces encadrements sont positifs, on obtient en multipliant membre à membre,
 2 n+1
1−t
2 1
0≤ ≤ n+1 .
1 + t2 2

7
(c) On pose vn = 2I − un où I désigne l’intégrale de la question (3b). Après avoir exprimé vn = 2I − un sous forme
intégrale, déduire de (b) un encadrement pour la suite (vn ).
La définition de (vn ) donne
2 2
1 1
1 − ( 1−t
2 )
n+1 1
( 1−t
2 )
n+1
Z Z Z
1
vn = 2 dt − dt = dt
0 1 + t2 0 1+t 2
0 1 + t2

et la positivité de l’intégrale et l’encadrement obtenu en (b) entraînent


1
0 ≤ vn ≤
2n+1

(d) Déterminer alors la limite de la suite (vn ), puis celle de la suite (un ).
1
Puisque lim n+1 = 0, le théorème de convergence par encadrement s’applique à la suite (vn ) et on a lim vn = 0,
2
π
ce qui entraîne lim un = 2I = .
2

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