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Master

Ce mémoire de master analyse les déterminants de l'inflation en Algérie de 1980 à 2018, en se basant sur des données économiques et des théories économiques. Il aborde l'évolution de l'inflation, la politique monétaire et utilise un modèle ARDL pour examiner les relations entre différentes variables économiques. Les résultats visent à identifier les facteurs influençant l'inflation dans le pays durant cette période.

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Ce mémoire de master analyse les déterminants de l'inflation en Algérie de 1980 à 2018, en se basant sur des données économiques et des théories économiques. Il aborde l'évolution de l'inflation, la politique monétaire et utilise un modèle ARDL pour examiner les relations entre différentes variables économiques. Les résultats visent à identifier les facteurs influençant l'inflation dans le pays durant cette période.

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UNIVERSITE ABDERRAHMANE MIRA DE BEJAIA

Faculté des Sciences Economiques, Commerciales et des Sciences de Gestion


Département des Sciences Economiques

MEMOIRE
En vue de l'obtention du diplôme de
MASTER EN SCIENCES ECONOMIQUES
Option : .Economie Quantitative

L'INTITULE DU MEMOIRE
Analyse
Des déterminants de l’inflation en Algérie durant la période de
1980 à 2018

Préparé par : Dirigé par :


BOUTRACHA FAHIMA
˗ M elle BECHOUT LAMIA
- M elle AZROU DJOUHRA

Anne universitaires: 2021/2022


Remerciements

Nous remercions d’abord dieu le tout puissant de nous avoir donne le courage, la

Volonté et la patience de réalise se modeste travail.

Nous tenon à exprimer notre profonde gratitude à notre promotrice madame

BOUTRACHA FAHIMA sous sa direction et ses périsciens aide et orientation donne notre

Travail.

Egalement, nous remercions tout le corps enseignants et la personnelle administration

Et le chef de département et toute la spécialité SEGC.

Enfin. Nous remercions à tous ceux qui de prés ou de loin ont contribué

L’accomplissement de ce mémoire.
Dédicaces

A la personne devant laquelle tous les mots de monde sont incapables

D’exprime mon amour et mon affectation pour elle, à l’être qui m’est

Le plus cher à ma douce et belle mère et mon père

A mes chers sœurs et frères, que dieu vous protège ;

A mon cher marie qui ma se tenue de prés ou de loin et que dieu le protège ;

A tout ma famille, petite et grande ;

A ma promatrice madame BOUTARCHA Fahima

A mon binôme Djouhra ;

A mes chers amis et à tout les personnes que je porte dans mon cœur qui mon se tenue ;

A tous qui, de loin ou de prés ;

Lamia
Dédicaces

Je dédie ce modeste travail à ma très chère mère et adorable père qui m‟on laid et

Soutenu tout au long de mes études ;

A mes chère frères et sœur, que dieu les protège a tout ma famille Azrou petite et grand

A ma pro matrice, à mon binôme Lamia

A mes chère amis et a tout les personne que je porte dans mon cœur et qui ont, sans le

Savoir participer de manière considérable a ma réussite

Et tous ceux qui de loin ou de prés, ont contribué à la réalisation de ce travail

Djouhra
La liste des abréviations

IPC : Indice des prix à la consommation

PIB : Produit intérieur brute

M2 : Masse monétaire

TCH : Taux de change

BCA : Banque centrale algérienne

BCE : Banque centrale européen

Tt : Tendance

St : Saisonnière

DF : Dickey Fuller

ADF : Dickey Fuller Augmentée

ARDL : Autorégressifs à retards échelonnés ou distribués/ARRE

MC0 : Moindres Carrés Ordinaires

AIC : Akaike

SC : Schwarz

HQ : Hannan et Quinn

AR : Auto Régressif

FMI : Fond Monétaire International

INF : Inflation

IBW : Institution Breton Wood

BA : Banqued’Algérie

OCB : Oxford Biseness Group

ONS : l’office National des Statistiques

LMC : Relative Statistique à la monnaie et au crédit

PAS : Accord de plus d’ajustement structurel

BM : Banque Mondial

VECM : Vecteur à Correction d’erreur


VAR : Vecteur Autorégressif

: Variable indépendante

: Variable dépendant

: Variable dépendant décalée

LM : Test d’auto- corrélation

: Les valeurs passées de la variable indépendante

: Matrice des variance-covariance des résidus estimés

T : Nombre d’observation

P : Décalage ou lag du modèle estimée

N : Nombre de régression

: Vecteur de variable stationnaire sous étude

: Matrice de même dimension que

: Opération de différence 1ére

: Le terme de correction d’erreur

: Coefficient de correction d’erreur ou paramètre d’ajustement à l’équilibre

: Le coefficient d’ajustement

MCE : Modèle de base pour test la causalité entre les séries

CUSUM : La somme cumulée de carré des résidus récursifs


Liste des tableaux :

Tableau 1: évolution annule de taux d'inflation en Algérie de 1991 à 2000 ........................................... 25


Tableau 2:l'évolution annuelle de taux d'inflation en Algérie de 2001 à 2018 ...................................... 27
Tableau 3: déterminer de nombre de retards pour les différentes séries ................................................ 75
Tableau 4:résultat de teste de racine unitaire sur les série .............. Error! Bookmark not defined.
Tableau 5:résutat d'estimation de modéle ARDL ................................................................................................. 78
Tableau 6: résultat de test de Co-intégration.......................................................................................................... 79
Tableau 7:résultat d'éstimation de la relation de court terme (dynamique de court terme ........... 80
Tableau 8: résultat d'éstimation de la relation de long terme ....................................................................... 81
Tableau 9: résultat de test de causalité de Granger ............................................................................................. 82
Tableau 10: résulta de test d'auto-corrélation ....................................................................................................... 82
Tableau 11: résultat de test de d'hétéroscédasticité ........................................................................................... 83

Listes des figures

Figure 1: la courbe de Phillips ........................................................................................................................................ 17


Figure 2:évolution annule de taux d'inflation en Algérie de 1991 à 2000 ................................................ 25
Figure 3: l'évolution annuelle de taux d'inflatio de 2001 à 2018 .................................................................. 27
Figure 4: évolution de la masse monétaire en Algérie de 1980 à 2018 ..................................................... 31
Figure 5: évolution de produit intérieur brut en Algérie de 1980 à 2018 ............................................... 32
Figure 6: évolution de taux de change de 1980 à 2018...................................................................................... 33
Figure 7: evolution de taux d'inflation ....................................................................................................................... 73
Figure 8: evolution de la croissance de la masse monétaire ........................................................................... 73
Figure 9: évolution de produit intérieure brute .................................................................................................... 74
Figure 10: évolution de taux de change ..................................................................................................................... 74
.Figure 11:détermination du décalage optimal du modéle ARDL ................................................................. 77
Figure 12: resultant de test de stabilité des coefficients CUSM ..................................................................... 83
Sommaire

Introduction générale……………………………………………………………….1

Chapitre 1 : Concept de base de l’inflation et la théorie économique……………4

Section 1 : Généralité sur l’inflation………………………………………………..4

Section 2 : Les différentes théories économique de l’inflation……………………15

Chapitre 2 : L’inflation et la politique monétaire en Algérie……………………..21

Section 1 : Etude et l’évolution de l’inflation en Algérie de 1980 à 2018…………21

Section 2 : La politique monétaire………………………………………………….33

Chapitre 3 : Analyse des déterminants de l’inflation en Algérie 1980 à 2018…...45

Section 1 : L’approche de modèle ARDL…………………………………………..45

Section 2 : Présentation et analyse des séries de donnés…………………………..51

Conclusion……………………………………………………………………………63

Conclusion générale………………………………………………………………….64

Annexe

Bibliographie

Table des matières


Introduction générale

Introduction générale

Les économistes définissent l‟inflation comme étant une hausse générale et durable du
niveau des prix, il est devenu le sujet international parmi les grands problèmes de siècle qui
préoccupent les analystes et les gouvernements. Car sa difficulté a fait le débat en fonction
de ces causes, et ces conséquences.

A l‟époque des grands découverts en Amérique de sud en 16 siècles, l‟Espagne et le


Portugal découvert des quantités massives d‟or et les plus importent en Europe. Cette
période s‟appelle le bullionisme, ainsi que la quantité d‟or a était abandonner, et certains
financiers s‟interroger sur la monnaie et sont rôle, la monnaie repose sur un système de parité
avec l‟or, chaque pièce contiens une somme d‟or qui convient a sa valeur, quant la quantité
d‟or s‟élève, son prix va baisser, et donc la valeur des pièces d‟or va diminue. Ce qui nos
indique les premiers signes de l‟inflation.

Durant les années 60, l‟inflation est décrite comme un phénomène dû à un


désajustement exceptionnel de l‟activité économique, au cours des années 70, l‟inflation est
apparue comme un phénomène et systémique apparemment irrépressible, ainsi l‟inflation se
développe en même temps et parallèlement à une stagnation de l‟économie. La théorie
économique formule des solutions utiles, ce qui signifie que cette théorie traversait une
période de crise.

A la fin de l‟année 1970, le déclin de l‟économie mondial conduit les pays du monde
a intervenir sous la forme des établissements internationaux (institution Breton Wood
(IBW) , le fonds monétaire international (FMI) et la banque mondiale (BM), dans le but de
remettre en cause leur model de développement et sur la nécessités de se soumettre à des
processus d‟ajustement ,intègrent des nouvelles stratégies et des conditionnalités pour accéder
au financement international, ces conditions parement au FMI d‟encourager les pays
déficitaires à rassurer leur politique monétaire, ce qui va renforcer leur monnaie et éliminer le
déficit de leur balance de paiements.

En général, l‟économie mondial marque une stabilité de taux d‟inflation entre 1% et


2% en 1960 et à la fin de cette année les Etats unis ont dû faire face à des taux élevés qui
dépassent 5% en 1974, et dans l‟année suivante elle augmente de 10% en 2000 qui a
marquée un ralentissement de 2% , en fonction de la reprisse des activités économiques,
l‟inflation mondiale est passée de 1 ,8% en 2003 à 2,3% en 2005 ,durant les derniers années

1
Introduction générale

on remarque que le taux d‟inflation n‟est pas stable de 3,79% en 2010 à 3,31% en 2015 et
pour l‟année 2019 augment de 3,5%1.

En Algérie, le phénomène de l‟inflation remonte au début des années 1980 et s‟est


dangereusement accéléré au cours de la décennie suivante, notamment après la décision de
faire passer l‟Algérie d‟une économie de planification centralisée à une économie de marché à
partir du 1 janvier 1991. En effet, cette décision a eu une conséquence directe sur l‟
augmentation des prix du fait de la libéralisation des prix et de la dévolution de la monnaie
nationale , le taux de l‟inflation est de 31 ,70% en 1992 ,et c‟est en 2000 qu‟elle a enregistré
une baisse de 0 ,34%, il augmente de 15% en 2015 et en 2019 elle eut une diminution de
4,1%. Avoir une inflation atteint au cours des trois dernières années (3 ,67% en 2007 et 4 ,86
en 2008, 5 ,73% en 2009), le taux annuel en Algérie a atteint 2,4% en 2020 (ONS, 2019).

En constate que le rythme d‟inflation annuel a connu une baisse d‟une tendance
passant de 3,9% en 2010 à 3,5% en 2011. L‟année 2013 a continue une baisse avec un
pourcentage de 3,3% est aussi 2014 avec 2,9%. Alors qu‟en 2015 le taux d‟inflation à grimpé
à 4,8%, de ce fait c‟est notre objectif que ne assignons est d‟étudier les déterminants de
l‟inflation en Algérie depuis l‟année 1980 jusqu‟à 2019 ; cette objectif peut être formulé sous
la forme de la question principale suivante :

Quels sont des déterminants de l’inflation en Algérie de l’année 1980 à 2018 ?

Il s‟agira aussi de répondre aux questions subsidiaires suivantes :

 Comment la théorie économique explique telle l‟inflation ?


 Comment l‟inflation à évolué en Algérie depuis 1980 à nous jours ?

Pour mener à bien ce travail, notre réflexion se base sur les hypothèses suivantes

Hypothèse :
 Le taux de change cause l‟inflation.
 La Relation entre le PIB et l‟inflation

Dans notre travail ne parlèrent d‟une façon générale et d‟étaie sur l‟inflation et ces
composantes on se focalise sur la démarche méthodologique suivante : la recherche

1Banque mondiale
2
Introduction générale

biographique dans telle nous recourons à la source documentaire et aux études antérieures et
aussi à une étude empirique où nous allons faire des tests par l‟utilisation du logiciel
Eviews10.

Notre travail est composé de trois chapitres, le premier chapitre nous abordons les notions de
base de l‟inflation selon les théories économiques. Dans le second chapitre nous nous
penchons sur l‟évolution de l‟inflation en Algérie et la politique monétaire mise en œuvre.

Enfin le dernier chapitre , trait une démarche empirique basée sur l‟analyse économétrique
des déterminants de l‟inflation en Algérie durant la période de 1980 à 2018 retenues la base
des données statistique relative aux différentes variables fournies par la banque mondiale et
les variables identifiées pour le modèle qui sont susceptibles d‟influer l‟inflation sont : la
masse monétaire (M2) et le taux de change (TCH) le produit intérieure brut (PIB).

Nous terminons par une conclusion générale dans laquelle nous exposerons les résultats les
plus Pertinents et importants.

3
Chapitre I : le concept de base de l’inflation et la théorie économique

Introduction :

Le taux d‟inflation est un indicateur de premier ordre pour apprécier l‟état d‟une économie et
pour comprendre les mouvements de hausse des prix des biens et des services. L‟inflation
continue de préoccuper aussi biens les politique que les économistes. Le présent chapitre
traite les généralités sur l‟inflation, il est subdivisé en deux sections. Dans la première section,
nous allons présenter les notions suivant : (l‟histoire de l‟inflation, définition, typologie, cause
et conséquence), la seconde section nous allons parélie sur les différent théories économique
de l‟inflation.

Section 01 : généralité sur l’inflation

Bien que le terme d‟inflation n‟existe pas auparavant, le phénomène lui-même est ancien car
il est apparu au IIIème siècle et il a évalue XIXème siècle.

1.1-Rappel historique sur l’inflation :

Le IIIème siècle, à connu une grande crise Romaine accompagnée d‟une forte hausse des
produits alimentaires a l‟empire romain occidental, cette situation a occasionnée la mise en
place de la premier politique désinflationniste.

Le XVIème siècle l‟Espagne, vu une élévation des prix qui s‟est répandu dans toute
l‟Europe. C‟est cette inflation que Jean Bodin à tenter d‟explique en l‟impliquant à l‟afflux
des métaux précieux en provenance du nouveau monde.

Le XIXème siècle à connu une situation inverse de l‟inflation (déflation) mais n‟a touché
que les pays capitalistes et elle s‟est manifesté pendant la première guerre mondiale

Le XXème siècle l‟inflation a été forte lors des années après guerres (la premier guerre et
seconde guerre mondiale) que durant les années de guerres, durant la période 1950 à 1960
l‟inflation est accompagne d‟une croissance modérée2.

1.2 Les déférente définition de l’inflation :

2 Goux Jean-François, 1998, « inflation désinflation déflation », Ed DUNOD, Pairs p 12 – 14.


4
Chapitre I : le concept de base de l’inflation et la théorie économique

1.2.1Définition 1 : Le terme inflation : il vient de mont latin « inflatio » qui signifie :


enflure –et désignant à l‟origine une augmentation abusive de la quantité de papier monnaie.
Par la suite, le mot « inflation » indique un accroissement généralisé, cumulatif et auto-
entretenu des prix. 3

1.2.2Définition 02 : on définit l‟inflation comme étant un processus de hausse de prix


résultant de la diminution du pouvoir d‟achat de la monnaie.

1.2. 3Définition 03 : inflation est un déséquilibre globale qui se traduite par une augmentation
générale des prix. L‟inflation faite intervenir toutes les parties et tous les mécanismes de
l‟économie (production, revenue, prix). En ce sens, le processus inflationniste est fondé sur
des mécanismes macroéconomiques ; en outre c‟est un phénomène auto-entretenu.4

Le terme inflation désigne une augmentation générale et durable et auto-entretenue des prix
des biens et services :

 augmentation générale : la hausse des prix doit affecter la totalité des


biens en circulation et services proposés.
 augmentation durable : la hausse des prix doit être prolongée dans le
temps. il est ainsi des hausses saisonnières des prix.
 Augmentation auto-entretenue :l‟inflation tend à se transmettre de
proche en proche à tous les secteurs, à tous les prix, à tous les revenus.
L‟inflation peut être définie comme la baisse du pouvoir d‟achat de la
monnaie.

Exemple : l‟augmentation du prix des matières première ou des produits semi-finis influence
nécessairement sur le prix des produits finis.5

1.3 Les type de l’inflation : Après avoir défini et donné un bref aperçu historique sur
l‟inflation, il convient de voir quels sont les types d‟inflation. L‟inflation fait l‟objet de
plusieurs typologies, parmi celles-ci, on retient les suivantes :

3
Hossein et samisateur et diaf , 2007 , « statistique appliquée » ,INPS Alger.
4
JoelJalladeau, 1998, « introduction à la macroéconomique, modalisation de bas et redéploiements théorique
contemporains » 2eme édition doeck&larcier S.A, Paris, p371.
5
Article internet: “qu‟est ce que l‟inflation” dolceta. EU, p 1.
5
Chapitre I : le concept de base de l’inflation et la théorie économique

1.3.1 Inflation latente ou rampante :

Elle est caractérisée par la hausse des prix de façon épisodique liée par exemple à
l‟accroissement de la population, une relance de la consommation après des tensions
sociopolitiques, et une pénurie de la production. Elle est à peine perceptible parce qu‟elle
évolue à faible taux sur le long terme. Elle évolue de 3 à 4 % par un. Ce genre d‟inflation est
industrialisé et localisée et maitrisée par les pouvoirs publics. Ce genre d‟inflation ne
constitue pas une menace grave pour l‟économie.

Les raisons principale de cette inflation sont :

 Une augmentation de la population ;


 Une relance de la consommation ;
 Le déséquilibre monétaire international causé par la croissance des moyens de
paiements internationaux ;
 La hausse considérable de la demande d‟investissement ;
 L‟augmentions au recours du crédit de la part des ménages, les entreprises ainsi que
l‟Etat pour couvrir son déficit budgétaire .

1.3.2 Inflation stable

C‟est-à-dire la stabilité des prix, il semble y avoir un large accord parmi les experts pour dire
que la stabilité des prix n‟implique pas un taux d‟inflation strictement égal à zéro mais entre
1% et 2% 6.

1.3.3 Inflation galopante ou hyperinflation :

La hausse de prix est de plus en plus forte, du fait que les mobiles psychologiques ont pris
plus d‟impotence que l‟équilibre enter l‟offert et la demande. L‟inflation galopante est une
inflation importante, atteignant des taux de deux chiffres, qui témoigne de certains
dysfonctionnements, comme lors de la crise des années 707.

6 Ibid p97
7 Phillip. Gaga, 1965 « studies in the quantity of money ».
6
Chapitre I : le concept de base de l’inflation et la théorie économique

Elle est une inflation très élevée, elle se manifeste par une accélération forte des prix ce
type d‟inflation totalement hors de contrôle, supérieur à 30% et qui peut dans certains cas,
comme dans le cas des inflations latino-américaines des années 60- 708.

Ce genre d‟inflation peut aboutir à une parte totale de confiance dans la monnaie
nationale due à une dépréciation de la valeur de la monnaie. Elle peut conduire a la chute de
système économique et monétaire tout entier, voir même à la disparition de la monnaie
nationale et à son remplacent par une nouvelle monnaie. 9

1.3.4 Inflation ouverte ou déclarée :

On parle de l‟inflation ouverte ou déclarée lorsqu‟il ya une augmentation rapide, générale,


permanente cumulative des prix. Cette augmentation est due, d‟une part, à certaines branches
de l‟économie qui connaissent une rareté dans certains biens. Cette rareté, va être la cause de
l‟augmentation du coût de production des marchandises utilisent ce bien, ce qui implique
l‟augmentation des prix. D‟autre part, c‟est les anticipations parfois non fondé, de la part des
acteurs économiques sur de nouvelle hausse des prix, qui vont être à l‟origine de cette
inflation.

Cette dernière, ont un taux de croissance qui varie enter 5% et sans dépasser 10% par
année. Dans ce cas là les consommateurs achètent les marchandises pour éviter à les payer à
des prix inabordables à l‟avenir.Sous une inflation « ouvert » le système des prix a la liberté à
s‟ajuster pour résorber le déséquilibre entre la demande et l‟offre l‟inflation ouverte rend
flexible, ce qui par nature devrait être rigide : l‟étalon des valeurs.10

1.3.5 Inflation importée :

Elle désigne l‟augmentation du niveau générale des prix consécutive à une augmentation du
cout des produits importés. Autrement dit, l‟inflation importée est la hausse des coûts des
importations, l‟augmentation de la liquidité et l‟accroissement des revenus, sont trois facteurs
avancés pour expliquer le développement de l‟inflation importée.

 La hausse des coûts des importations.

8 Guy p schulders, 2008 « communication économique pour les chinois francophone » Ed, l’harmattan ,p
132.
9Bouhasson Née Bedjaouizahira opcit , p51.
10Septiemecongrés des Relation industrielle de laval, 1952, « salaires et prix » Ed presses université laval ,

p 18.
7
Chapitre I : le concept de base de l’inflation et la théorie économique

Lorsque le prix des matières, de semi – produit, des biens d‟équipement ou des biens
de consommation importés augmentent, les entreprises enregistrent un accroissement
de leurs coûts de production qu‟elles représentent mécaniquement dans les prix de
ventes intérieurs.
 L’augmentation de la liquidité
Elle se relié à la théorie quantitative de la monnaie dans la mesure où elle soutient
qu‟un afflux de devises accroit la liquidité de l‟économie et provoque des variations
de même sens du nivaux des prix. Cet afflux provient de l‟excédent de la balance des
paiements courants ou des mouvements autonomes de capitaux qui engendre par la
différence de taux d‟inertie entre la place financière et par prévision de révolution de
la monnaie nationale.
 L’accroissement du revenu
Lorsque une économie enregistre une croissance de la demande étrangère et lorsque sa
balance des paiements courant devient excédentaire le surplus d‟exportation accroit le
revenu nationale et de la demande globale11.

1.4Les mesures de l’inflation

1.4.1 Indice des prix à la consommation (IPC)

Indice des prix à la consommation (IPC) est un instrument de mesure de l‟inflation. Il permet
d‟estimer, entre deux périodes données, la variation moyenne des prix des produits
consommés par les ménages. C‟est une mesure synthétique de l‟évolution des prix et produit à
qualité constante.

La formule mathématique de L‟IPC est :

IPC =coût du panier de l‟IPC aux prix de la période courante / Coût du panier de IPC aux prix
de la période de base ×100

1.4.2 La méthode de calcul de taux d’inflation :

Pour calculer l‟IPC, il faut trouver le coût du panier, l‟IPC aux prix de la période de
basse ; trouver le coût du panier de l‟IPC aux prix de la période courante et calculer l‟IPC
pour la période de basse et la période courante. L‟IPC est largement utilisé par les analystes

11ZainiHayat ,zaidi Saloua , 2015, « Essai de modalisation des causes de l’inflation en Algérie de 1970-
2013 ; Approche économétrique » mémoire se master économique : économie appliqué et ingénierie
financière ; université de béjaia.
8
Chapitre I : le concept de base de l’inflation et la théorie économique

comme ; la valeur approchée de l‟indice général de l‟inflation pour l‟ensemble de l‟économie.


C‟est en se servant de l‟indice des prix à la consommation qu‟on calcule le taux d‟inflation. Il
est le pourcentage de variation du niveau général des prix et se mesure de la manière
suivante :

Taux d’inflation =IPC de l’année(n)- IPC de l’année (n-1) *100 / IPC l’année (n-1)

1.4.3 Déflateur du PIB

Le déflateur du PIB, est défini comme étant le rapport du PIB nominal sur PIB réel12.

Le déflateur du PIB est un instrument permettant une grandeur économique des effets de
l‟inflation. Est le rapporte du PIB nominale au PIB réel. Il reflète ce qui se passe au niveau
général des prix dans une économie donnée.

Pour mieux comprendre le déflateur du PIB, nous représentons le cas de notre économie qui
ne produit que de pain. Désignons par P le prix de pain et par Q la quantité vendue au cours
d‟une année. Et donc le déflateur du PIB est le prix du pain pendant l‟année courante par
apporte au prix au cours de l‟année de base (PIB base).

Déflateur du PIB et IPC évoluent de manière comparable, concrètement, il est calculé de la


façon suivante :

Déflateur du PIB = PIB nominal / PIB réel ×100

 PIB nominal : est la valeur des bien et services finale produit au cours d‟une année
donnée aux de marché (courant), pour mesurer correctement le bien être économique,
il faut en fait apprécier la production de bien et en neutralisant l‟inflation de la
variation des prix. A cette fin, les économistes font appeler le PIB réel.

PIB nominal = PIB réel × Déflateur du PIB

 PIB réel : est la valeur des biens et services finale produit au cours d‟une année
donnée aux prix constant.

12Michel parkin, Robin et Benoit Carmichael Op Cite, p 127.


9
Chapitre I : le concept de base de l’inflation et la théorie économique

PIB réel = PIB nominal ÷ Déflateur du PIB 13

Il existe néanmoins trois différences qui peuvent entrainer quelques divergences, Tout
d‟abord le déflateur du PIB mesure les prix de tous les biens et services produit dans une
économie.Alors que l‟indice des prix à la consommation IPC, ne mesure que les prix des
biens et services achetés par le consommateur. En outre, le déflateur du PIB ne tient compte
que des prix des biens et services produits sur les territoires nationaux. Une troisième
différence, plus subtile, l‟indice des prix à la consommation IPC attribue des poids fixes aux
prix des différents biens et services, alors que le déflateur du PIB utilise des pondérations
évolutives. En d‟autres termes, l‟IPC est calculés sur la base d‟un panier constant de bien et
services, tandis que le déflateur du PIB tient compte d‟un panier de biens et services qui
évaluent au gré de la composition du PIB14.

1.5. Lescause de l’inflation :

Les causes de l‟inflation sont encore sujets de nombreuses controverses. Plusieurs causes sont
à l‟origine de l‟inflation et en voici celles qui sont souvent admises :

1.5.1 L’inflation par la demande :

L‟inflation par la demande désigne l‟augmentation de niveau générale des prix, qui résulte
d‟une demande globale supérieure à l‟offre globale L‟inflation par la demande désigne
l‟augmentation du nivaux génial des prix qui résulte d‟une demande globale supérieure à
l‟offre globale (l‟ensemble des biens disponibles, évaluées aux prix courants) ; l‟égalité entre
valeur des ventes et valeur des achats est cependant une propriété des échanges (c‟est une
contrainte). Les quantités de biens et la dépense globale étant données, seules les
modifications des prix peuvent assurer la réalisation de la contrainte Offre=Demande.

Ainsi, L‟inflation par la demande peut également provenir d‟un surcroit de dépenses des
ménages qui préfèrent consommer qu‟épargner. S‟ils désépargnent, la demande de biens et
services accrue peut alimenter l‟inflation là également, la plus ou moins forte élasticité de
l‟offre ; ainsi que l‟élasticité des importations peuvent accroitre les tensions inflationnistes, Si

13GREGORY MANKIW, 2003, « macroéconomie » traduction de la 5eme Edition américaine par Jean
HOUARD 3eme Edition
14GreogoryMankiw, 2003, « macroéconomie », 3eme édition de Boeck université S.A , page 38.

10
Chapitre I : le concept de base de l’inflation et la théorie économique

la demande augmente plus vite que l‟offre des biens, les prix augmentent de par la rareté des
produits15.

Offre globale =Demande globale

Y+M=C+I+G+X

Y : revenue

C : consommation

M : importation

I : investissement

G : dépense public

X: exportation

Donc, l‟inflation de la demande peut se trouver sa source par l‟augmentation d‟une des
composantes de la demande globale. Selon Jean François-Goux 1998, il parle d‟inflation par
la demande ; lorsque globalement la demande de produit excède durablement l‟offre sur les
marchés.

L‟excès de demande peut avoir plusieurs origines : accroissement des dépenses publiques
avec déficit budgétaire , accroissement des dépenses de consommation des ménages dû à une
hausse des salaires ou au développement excessif du crédit et aussi l‟accroissement des
dépenses d‟investissement des entreprises financées par le crédit bancaire ; ainsi que
l‟insuffisance de l‟offre peut résulter de différents facteurs : le plein emploi, l‟absence des
capitaux, insuffisance des stocks et blocage des importations16.

1.5.2 Inflation par les coûts :

Ce type d‟inflation est expliqué par l‟augmentation des coûts des facteurs de
production (travail et capital). On distingue ainsi l‟inflation par les coûts du facteur travail
(l‟inflation par les salaires) et l‟inflation par les coûts du facteur capital (l‟inflation par les
profits).

Gregory MANKIW, (2003), « macroéconomie » traduction de la 5éme édition américaine


15

par Jean. HOUARD 3éme édition.


16 Jean François-Goux « inflation désinflation déflation » op cit p41.
11
Chapitre I : le concept de base de l’inflation et la théorie économique

« Samuelson P.A et Norhaus W.D. 18 eme édition » définissent l‟inflation par les
coûts, comme étant l‟inflation qui apparaitre par la suite de la hausse des coûts au cours des
périodes de chômages importation et d‟utilisationralentie des ressources. Il peut s‟agir de
l‟augmentation des coûts liés à l‟augmentation des salaires par exemple où le prix d‟autres
inputs suite par exemple à l‟augmentation de droit de douane si les inputs sont importés
destiné à l‟environnement externe17.

1.5.2.1 Inflation par les salaires

Une hausse des salaires entraine une augmentation des coûts des entreprises : c‟est le cas
lorsque les salaires augmentent plus vite que les gains de production. Les chefs d‟entreprises
peuvent absorber cette augmentation par une amélioration de la production (production
supérieure obtenue avec les mêmes facteurs de production) ou par une diminution de leurs
profits, mais la plupart de temps, ils choisiront une troisième solution, la plus facile,
répercuter la hausse des salaires sur leurs prix. La croissance des salaires et des prix est la
manifestation caractéristique de l‟inflation salariale, du fait cette hausse, les ménages

bénéficient d‟une augmentation de leurs revenus ce qui leur permet d‟accroitre leur demande
de biens de consommation.

1.5.2.2 Inflation par les profits :

L‟inflation par les profits résulte de l‟augmentation des marges bénéficiaires des entreprises
en dehors de toute croissance de la demande globale ; il s‟agit notamment des entreprises en
situation de monopole ou d‟oligopole qui ont le pouvoir d‟augmenter leurs prix de vente18.

1.5.3 Inflation importée

On appelle inflation importée, c‟est l‟inflation qui provient d‟un autre pays par le biais des
importations ; l‟exemple le plus frappant est celui de la hausse du prix des matières première
et particulièrement celui du pétrole. S‟il y a une augmentation des prix d‟un bien importée,
cette augmentation aura une incidence inflationniste sur le pays importateur.

« L‟inflation peut avoir des causes initiales extérieurs (par exemple, une évaluation de la
monnaie nationale engendre une hausse des prix des produits importés) mais très vite ces

17
Thérodore Nielsen WitanemeMusombwa , 2007 , « impact du déficit budgetaire sur l‟inflation en
RDC »mémoire de licence , universitie libre des pays des grands lacs ULPGL.
18
Bernier bernarerd S Y , 1986, « initiation à la macroéconomie : manuel concret de 1er cucle » 2eme édition
,paries ,p 272.
12
Chapitre I : le concept de base de l’inflation et la théorie économique

causes extérieur se transmettent aux mécanismes intérieurs, si vite que l‟inflation importée se
transforme en une inflation classique»19.

1.5.4 Inflation par la monnaie

L‟inflation monétaire, est déterminée par la croissance de la masse monétaire ajustée à la


croissance réelle de l‟économie. L‟inflation par la monnaie suggère que le niveau général des
prix résultait d‟une émission de monnaie trop importante. Selon (Milton Friedman 1972), qui
définit l‟inflation par la monnaie comme : « la cause de l‟inflation est partout est toujours la
même : un accroissement anormalement rapide de la quantité de monnaie par rapport au
volume de production ». La justification de cette idée repose sur la théorie quantitative de la
monnaie (MV=PT). Cette équation souligne qu‟une augmentation de la monnaie provoque de
façon mécanique une hausse de niveau des prix20.

1.6. Les conséquences de l’inflation

Dans l‟ensemble, les effets positifs de l‟inflation ont été jugé moindres que les effets négatifs.

1.6.1 Les effets positifs de l’inflation

Le renforcement des exportations, la libération des débiteurs et la reprise de l‟économie sont


trois facteurs explicatifs des effets positifs de l‟inflation.

 Renforcement des exportations : sous conditions l‟inflation stimule


l‟exportation, en effet la monnaie nationale étant devenue faible par rapport
aux devises, les exportateurs renforcent leur capacité d‟exporter ; soit pour
sauvegarder le niveau de devises, soit pour disposer d‟une quantité plus
importante de monnaie nationale aux fins de transaction et de spéculation.

 Libération des débiteurs : l‟inflation libère les débiteurs dans le cas où les
dettes ont été contractées et libellées en monnaie nationale. Les créditeurs et
financiers seront remboursés dans une monnaie dont la valeur a diminué. Si,
par contre, les emprunts sont en devises, leur poids pèse plus lourd sur les
budgets des débiteurs.

19
Bernier Bernard, SY, 1986, « initiation à la macroéconomie manuel concret de 1er cucle » 2eme édition, Bordas,
paries, p 272.
20
Beaud. A, 2005, « les déterminent de l‟inflation en Fran » édition 1972.
13
Chapitre I : le concept de base de l’inflation et la théorie économique

 Reprise de l’économie : l‟inflation peut provoque la reprise d‟une économie


stagnant. Cela est possible lorsque les agents économique, notamment l‟état :

- Les mesures visant à augmenter la quantité des biens réels pour contrebalancer
l‟expansion monétaire ou l‟accélération de la vitesse de sa circulation ;

_ Le renforcement de l‟offre des facteurs de production à meilleur marché ou remplacement


des facteurs traditionnels par des nouveaux ;

- Un accroissement des exportations et rapatriement des devises 21.

1.6.2Les effets négatifs de l’inflation

 L‟inflation favorise l‟économie d‟endettement ;


 La détérioration de la compétitivité-prix des produits des pays ;
 Détérioration de la balance commerciale qui en résulte déprécie la monnaie du pays ;
 La pénalisation du commerce extérieur ;
 L‟inflation est un facteur d‟incertitude économique ;
 L‟inflation redistribue les revenus et le pouvoir d‟achat au détriment de tous ceux dont
les revenus plus vite que les prix,
 L‟inflation est un moyenne pour les entreprises moins compétitive qui frein le progrès
économique22.

Section 02 : les différentes théories économique de l’inflation

Il existe de nombreuses théories à fondement réel, les économistes visant à expliquer


l‟inflation grâce a des mécanismes dits réel telle que la demande, l‟offre ou les structures
économique et les théories à fondement monétaire, a savoir les théories monétaristes. Nous
compléterons cette présentation, par une vision plus originale de l‟inflation.

2.1 L’approche monétariste

Pour les monétaristes, l‟inflation est un phénomène purement monétaire. Leur


raisonnement par une équation quantitative de la monnaie qui exprime le lien entre les
transactions et la masse monétaire.

21FEKMAR Hayat Melle FERROUK Fatima. Op. Cite p 15.


22 Goux Jean. François. Op. Cit. p 72.
14
Chapitre I : le concept de base de l’inflation et la théorie économique

Le précurseur de la quantitative de la monnaie est incontestablement jean


BODIN (1568) qui attribuait la hausse du niveau général des prix au XVIème siècle en
Europe à l‟afflux des métaux précieux d‟Amérique .Mais la première formulation de la
théorie quantitative de la monnaie est due a l‟économie américain Irwing FISHER (1911).

2 .1.1 La formulation de Fisher

Fisher a formulé la théorie quantitative de la monnaie de la façon suivante :

MV=PT

OU :

- M : quantité de monnaie en circulation dans une économie à une période donnée.


- V : vitesse de circulation de la monnaie (nombre d‟achats moyen réalisés par une
unité monétaire au cours d‟une période donnée)
- P : niveau général des prix
- T : volume des transactions effectuées dans une économie (quantité des biens et
services produit par ans dans une économie à une période donnée)

La théorie de Fisher est basée sur 2 hypothèses :

- La vitesse de circulation de la monnaie est constante à court terme (ceci peut


s‟explique par le fait que les habitudes de paiement des agents dans leurs échanges
ne changent pas sensiblement à court terme.
- Le volume des transactions (T) est constant (car Fisher raisonné en situation de
plein emploi des facteurs de production, d‟ où un volume T est optimal).

L‟aide fondamentale à la base de toute la théorie monétariste est : si V est constant, c‟est –à-
dire si les habitudes de paiement ne varient pas à court terme dans un pays donné, il y a
neutralité monétaire.

V étant donnée, S‟il y a proportion, c‟est que la hausse de M se retrouve dans la hausse de
P, ce que l‟on a constaté au XVIème siècle effectivement. Dans ce cas T n‟a pas bougé : les
transactions sont choisies indépendamment de la quantité de monnaie. Il y a neutralité de la
monnaie. C‟est le voile monétaire : la variation de MV faire varia P, mais en réalité rien n‟a
changé dans l‟économie réelle.

15
Chapitre I : le concept de base de l’inflation et la théorie économique

2.1.2 La formulation de Marshall et Pigou

C‟est Alfred Marshall de l‟école de Cambridge qui, en 1923, a transformé la simple écriture
comptable de Fisher en une fonction de demande de monnaie de la forme suivante :

M=K PY (équation de Cambridge)

Dans cette équation :

- P : le niveau général des prix


- M : l‟encaisse monétaire nominale, autrement dit la trésorerie que les individus
souhaitent détenir (c‟est pourquoi on parle de demande) ;
- Y : le revenue réel et le coefficient K traduit la préférence pour la liquidité des
agents économique ;
- Cette équation fait du niveau général des prix, la résultante, pour une certaine
production, de l‟offre de monnaie et de la demande de monnaie représentée par le
coefficient K.

(Friedman, 1970) stipule que: « l‟inflation est toujours et partout un phénomène monétaire,
c'est-à-dire que la hausse du prix (p) ne vient que la hausse de la quantité de monnaie en
circulation (M) ». Friedman admet une inflation de la politique monétaire sur la production à
court terme et se démarque d‟un quantitativisme pur. Une offre de monnaie plus large joue sur
la dépense par les biais des réallocations de portefeuille .Cependant, son incidence portera de
plus en plus exclusivement sur le niveau d‟inflation, les agents tendant à réagir à travers leurs
anticipation adaptatives en augmentant leurs prix plutôt que leur offre de produits ou de
travail. A long terme, le volume de la production et de l‟emploi, ne dépend que de facteurs
réels. L‟inflation quant à elle est « toujours et partant un phénomène monétaire ».

La demande de monnaie étant stable, l‟inflation ne peut résulter que d‟un excès dans la
création monétaire23.

2.2. L’Approche keynésienne :

Keynes sembla marquer un coup d‟arrêt définitif à la théorie quantitative de la monnaie,


lorsqu‟il montra qu‟en situation de sous-emploi l‟offre de monnaie était l‟une des variables
susceptibles d‟affecter les variables réelles du revenu et de l‟emploi. Ainsi, l‟argumentation
23Mishkin F, 2007, « monnaie, banque et Marché financière » 8eme édition Pearson Education, paris, p 65.
16
Chapitre I : le concept de base de l’inflation et la théorie économique

de l‟offre de monnaie ne se traduit pas par une hausse proportionnelle du niveau général des
prix, mais par un accroissement de l‟emploi et du revenu, la dichotomisation perdait tout son
sens, et les prix monétaire plus un retour en plain-emplois.

Figure 1: la courbe de Phillips

Hausse des

Salaires

Nominaux

Taux de change

Source : Alain Beitone, Antoine Cazorla, Christine Dollo et Anne –Mary Drai,2007, « Dictionnaire des sciences
économique »2éme édition, paris.

En effet, selon cette courbe, une relance monétaire se partage entre un effet prix
(inflation) et un effet quantité (la hausse de la production).L‟importance de l‟effet prix par
rapport à l‟effet quantité dépond du taux de chômage de départ : si le taux de chômage est
élevé, la relance monétaire se traduit essentiellement par une augmentation des quantités ; à
l‟inverse, si le taux de chômage de départ est faible.

D‟après Keynes et ses disciples, l‟inflation économique serait donc positive, et


l‟intervention de l‟Etat justifiée. En effet, une politique monétaire ou budgétaire
expansionniste se caractérise par une hausse des dépenses visant à accroitre l‟activité
économique : il ya a plus de liquidité ou monnaie en circulation, donc inflation (plus la
monnaie est abondant, moins elle a de valeur et plus les prix augmentent).

17
Chapitre I : le concept de base de l’inflation et la théorie économique

Donc pour les keynésiens, l‟inflation n‟est pas un mal en soi dont la courbe de Phillips
établi une corrélation négative (relation inverse) entre l‟inflation et le chômage.

La théorie keynésienne eu court tout au long des « Trent Glorieuses », période économique la
plus prospère que le monde n‟ait jamais connu.

Mais, les années 70 connaissent une période d‟inflation et de chômage, connue sous le
nom de „stagflation‟ « cette expression, est la contraction de stagnation et d‟inflation, désigne
une situation particulière dons une économie caractérisée simultanément par un nivaux élevé
d‟inflation » ; or d‟après la théorie keynésienne, il ne peut y avoir à la fois inflation et
chômage. Il convient donc de trouver denovelles explication. C‟est dans ce contexte
qu‟interviennent les néo-classiques24.

2.3 L’approche néo-classique

Contrairement aux keynésiens et aux néo-keynésiens qui soutiennent que la politique


monétaire peut être utilisée pour doper la production, les nouveaux classiques pensent que la
monnaie n‟a pas d‟inflation dans la sphère réelle même à court terme comme l‟admettent les
monétaristes. Il faut donc mener une politique monétaire rigoureuse de long terme à même de
combattre efficacement l‟inflation.

Dans l‟analyse des nouveaux classiques, le rôle des anticipations est central dans l‟inflation
cependant, un débat existe sur la question de savoir ; si les anticipations sont adaptatives ou
rationnelles25.

Selon l‟hypothèse d‟anticipation adaptative que défend Friedman (chef de file des
monétaristes), les gens constituent leur anticipation relative au prix en se référant à la valeur
récemment observées des prix. Il y aurait donc une inertie dans l‟inflation, venant du
influencent les prix qu‟attendent les agents économique. L‟implication de cela, est que
l‟inflation ne peut que changer lentement d‟année en année selon le degré de crédibilité de la
politique budgétaire et monétaire.

Pour des auteurs comme Lucas (chef de file des nouveaux classique) et Sargent 1982, les
anticipations adaptatives sont trop simples pour s‟appliques à plusieurs circonstance.

24
Thorn R.S, Bernard. R, 1976 « économie rurale 113» l‟état des théories de l‟inflation devant
l‟inflation des théories, 3numéro, p 3-1
25
MEON P. G (2010- 2011) « Introduction à la macroéconomie » université libre de Bruxelles, p141.
18
Chapitre I : le concept de base de l’inflation et la théorie économique

Selon cette hypothèse, les agents économiques utilisent de manière optimale, toute l‟inflation
disponible, y compris l‟inflation sur les politiques actuelle et prospectives, pour prévoir les
prix. L‟inertie de l‟inflation n‟est qu‟apparente : en fait ce sont des politiques budgétaires et
monétaires inadéquates qui entretiennent la dynamique de l‟inflation. Si ces politiques
prennent fin, cette dynamique s‟arrêtera d‟elle-même et les agents feront des anticipations
correctes.

L‟histoire économique nous enseigne la plausibilité de ces deux hypothèses. Ainsi, dans
les études empiriques, les économètres proposent des modèles pouvant intégrer aussi bien les
anticipations rationnelles que les anticipations adaptatives. La validation des hypothèses dans
ce cas, dépend de valeurs –clefs des paramètres du modèle26.

A la différence des keynésiens les néo-classique supposent que les agents économiques sont
rationnels et tiennent compte du niveau d‟inflation dans leur calcul de rentes et salaires ; ils
considèrent donc leur revenu comparable à la l‟augmentation du niveau général des prix. Les
entreprise enregistrent une hausse de leurs coûts de production et sont amenés à licencier : il
peut y avoir alors l‟inflation et le chômage.

Conclusion :

L‟inflation est un phénomène complexe qui touche le monde entier, il est un sujet
trier délicat, qui fait que plusieurs théories sont avancées pour expliquer sa nature, et ses
causes et ses conséquences, il est considère comme un phénomène macroéconomique, il se
traduit par une hausse générale des prix et par une dépréciation de la monnaie, elle touche
tous les secteurs de l‟économie , elle engendre des déséquilibre sociaux et la diminution de
pouvoir d‟achet. Ainsi, elle influence sur la demande et l‟offre globale. Les monétaristes
suggèrent que la masse monétaire est toujours à l‟origine de l‟inflation, de ce fait l‟inflation
reste une clé pour les chercheurs.

26MEON .P. Guillaume, 2010-2011, « introduction a la macroéconomie »Université libre de


Bruxelles .Op cite. p 141.
19
Chapitre II : l’inflation et la politique monétaire en Algérie

Introduction

L‟économie de l‟Algérie traité de la situation économique conjoncturelle et structurelle du


pays. Depuis l‟indépendance en 1962, l‟Algérie a lancé de grands projets économiques pour
mettre en place une assise industrielle dense. Cependant, en dépit des réalisations importantes
engagées (routes, usines, métro …. Etc.), L‟économie algérienne est passée par divers stades
de turbulence.

Dans les années 1980, L‟économie algérienne a connue des difficultés importants
.En effet, le contre choc pétrolier de 1986 a porté un coup dur à une économie quasiment
rentière, C‟est la période des plans anti-pénurie et de stabilisation. Au début des années 1990,
L‟Algérie a engagé des réformes structurelles concrétisent ainsi le passage à l‟économie de
marché.

En 2012 l‟économie algérienne demeure très fortement dépendante de la rente des


hydrocarbures, qui représentent la principale source de revenus du pays, sans être parvenue à
se diversifier et à mettre en place une industrialisation compétitive au niveau international, Le
rapport 2017 du cabinet de conseil et d‟intelligence économique Oxford Business Group
(OGB) sur l‟Algérie, met l‟accent sur les efforts consacrés par le pays pour renforcer et
diversifier son économie sur fond de chute des prix du pétrole. Ce rapport évoque la
contribution croissante du secteur privé dans le PIB, en particulier du rôle des petites et
moyennes entreprises (PME) soutenues par de nouvelles mesures ; ainsi que le secteur des
services financiers, qui a connu des évolutions positives telles que l‟instauration du paiement
en ligne.

Ce chapitre est consacré à l‟étude des variations en Algérie. On penche dans la


première section sur l‟évolution de l‟inflation en Algérie depuis 1980 jusqu‟à 2018,et on
interroger sur les déterminants de l‟inflation en Algérie, la deuxième section traite sur
l‟évolution de la politique monétaire en Algérie .

Section 01 : Etude et l’évolution de l’inflation en Algérie de 1980 à 2018

L‟économie algérienne durant la période 1962-1971 est marquée principalement par la


nationalisation des secteurs clés de l‟économie et la création d‟entreprise publiques, ainsi que
la mise en place d‟un processus de planification centralisé, la création d‟une structure
industrielle ainsi que le parachèvement des institutions publiques. L‟année 1966 a été marque
par la nationalisation des mines et des compagnies d‟assurance étrangères et la signature
22
Chapitre II : l’inflation et la politique monétaire en Algérie

d‟accords de coopération avec la France, tandis que l‟année 1971 a été marquée par la
nationalisation des hydrocarbures avec l‟acquisition par l‟Etat de 51% des avoirs des sociétés
pétrolières française présentes en Algérie.

Dans cette section, on présentera l‟évolution de l‟inflation depuis l‟indépendance de


l‟Algérie 1962 jusqu‟à 2018, nous avons distingué en trois période ; la première allons de
1962 à 1980, la deuxième est de 1980 à 1990 et la troisième est de 2001à 2018 qui seront
représentées par trois graphique.

1.1L’inflation depuis l’indépendance jusqu’à 1980

Au lendemain de l‟indépendance, lesautorités algériennes ont adopté un modèle de


croissance socialiste axé sur la planification centralisée ou les prix étaient fixés par l‟état,
cette fixation était prise en charge par un système de régulation et d‟allocation des
ressources ce qui a maintenu artificiellement l‟inflation à un niveau raisonnable et par
conséquent il a permis la stabilisation du pouvoir d‟achat de la population
Durant de cette période, l‟intervention de l‟administration s‟opérait sur les trois
niveaux des prix a savoir :
 Les biens importés : qui étaient déterminés dans le but de protéger la
production nationale. Si le prix d‟achat d‟un bien importé était inférieur au
prix du produit local, l‟importateur doit verser la différence compensatoire au
trésor. Par conséquent, l‟inflation importée, dans un contexte de taux de
change fixe, est inévitable du moins pour les biens de consommation importés
et redistribués sur le marché national.
 Les prix industriels et services locaux : leurs prix étaient soumis à deux
régimes, le premier institué en 1966 faisait dépendre la fixation des prix à la
production d‟une décision du Ministère du commerce, pour le deuxième date
de 1968, il bloque tous les prix industriels à la production et des services à
leurs niveaux du 1er janvier 1968.

Deux dérogations au principe du blocage sont acceptées : en cas de des droits


de douane ou des taxes indirectes.

Ensuite, les prix de détails et de gros sont calculés sur la base des prix de production
(homologués ou bloqués) majorés des marges centralisées fixées en valeur fixe ou en valeur
absolue.
23
Chapitre II : l’inflation et la politique monétaire en Algérie

 Les prix agricoles : les prix à la production et à distribution des fruits et


légumes des secteurs autogérés et coopératifs publiés tous les quinze (15)
jours par une commission de wilaya.

Ainsi, durant cette période, le taux d‟inflation était plus modéré grâce

Aux efforts des autorités algériennes pour maintenir la stabilité des prix.

En 1975, l‟Algérie a adopté une politique de détermination de prix sur la base du prix de
revient ; l‟indice des prix à la production industrielle ayant connu une augmentation.

Le taux moyen d‟augmentation des prix de la production industrielle passait de 4% entre


1969-1974 à 11 % entre 1975-1980, celui de la production agricole passait de 13% entre
1969-1974 à 31% entre 1975-1980.Cette tendance persistera durant l‟année 1980 où le taux
d‟inflation annuel s‟établissait approximativement à 9%.27

1.1.1Evolution de l’inflation durant la période 1980 à 1990 :

Au début des années 1980, l‟économie algérienne commence à être restructurée, et


l‟aggravation de la crise économique en Algérie à la suite du choc pétrolier dès 1986. La
baisse régulière du prix du brut amorcée à l‟année 1985 s‟accélère brutalement en 1986 .Le
niveau des prix atteint son plancher et dévoile brutalement les dysfonctionnements structurels
de l‟économie algérienne. La chut des prix du pétrole de 40% réduit à néant les illusions de
puissance du potentiel industriel algérien et révèle la dépendance et la fragilité d‟un système
construit sur la seule performance du secteur des hydrocarbures, Et 1985 à 1987, les prix des
hydrocarbures a été baisser a eu des conséquence sur le plan social et économique du pays .La
crise politique de 1988, c‟est le résultats des élections de 1991 et leur annulation plongèrent
le pays dans une période très difficile d‟insécurité et de désordre économique du FMI et les
mesures qui lui sont associées ont renforce l‟urgence des réformes.28

27http://WWW.mémoireonline.com/12/07/787/m essai-modalisetion-inflation-algeri3.html
28http://Fr.m.Wikipedia.org

24
Chapitre II : l’inflation et la politique monétaire en Algérie

1.1.2Evolution de l’inflation durent la période 1991 à 2000 :

Durant la décennie 1990, l‟économie algérienne a été caractérisée par une chute de la
monnaie nationale et une forte inflation, a eu des implications profondes au plan de la
conduite de la politique économique monétaire malgré qu‟elle a affiché des réformes du
financement de l‟économie.

Tableau 1: évolution annule de taux d'inflation en Algérie de 1991 à 2000

Année 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000

IPC 25,8 31,6 20,5 29,0 29,7 18,6 5,73 4,95 2,64 0, 34

Source : Réalisé par nos partir des données de l’Office Nationale des statistiques (ONS)

Figure 2:évolution annule de taux d'inflation en Algérie de 1991 à 2000

Le taux d'inflation
35

30

25

20

15 IPC

10

0
1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000

Source : Elaboré par nos à partir des données de l‟ONS

D‟ après la figure N°02 et le tableaux N°1: représente l‟évolution annuelle de l‟inflation en


Algérie de 1991 à 2000 Où nous remarquons que c‟est en 1992 que l‟Algérie enregistre le
plus haut niveau d‟inflation (31,6%) et c‟est en 2000 qu‟elle enregistre le plus bas niveau
(0, 34%) et la différance en pourcentage enregistré entre le plus haut et le plus bas niveau de
31,6%

25
Chapitre II : l’inflation et la politique monétaire en Algérie

nous constatons que l‟Algérie a connu durant la période 1990 à1996 une inflation galopante,
le taux d‟inflation annuel passant de 16,7% en 1990 à 25, 88% en 1991 pour atteindre un pic
de 31,66% en 1992 où l‟Algérie a connu le plus haut niveau d‟inflation l‟indépendance.

On peut expliquer cette hausse par deux facteurs ; une accélération du processus de
libéralisation des prix, amorcé en 1989, faisant passer 85% des prix au régime libre, et une
forte dévaluation du dinar algérien survenue pour contrer la détermination des termes de
l‟échange qui a engendré un renchérissement des produits importés.

La situation économique de l‟Algérie s‟est gravement détériorée en 1994, et les


déséquilibre macroéconomiques ont persisté à cause de la baisse importante des prix du
pétrole, ce qui a conduit les autorités algériennes à mettre en place un programme
d‟ajustement structurel appuyé par le Fond Monétaire International (FMI).

Dans ce contexte l‟Etat amené à améliorer sa situation économique et à laisser tomber le


système de réglementation des prix en avril 1994, pour la libéralisation des prix ; cette
suppression du contrôle sur les marges bénéficières a touché la majeur partie des produits de
base sauf le sucre, les céréales, les huiles comestibles et les fournitures scolaires. La
réglementation des prix est maintenue uniquement pou les trois denrées alimentaires de base à
savoir : la farine, la semoule, et le lait.

L‟élimination des subventions pour les produits alimentaires et énergétiques a engendré


une augmentation de leurs prix à raison de 100% entre 1994-1995 et de 60% entre 1995-1996.

Sous l‟effet de la libéralisation des prix et de la deuxième dévaluation du dinar. Le taux


d‟inflation s‟est envolé à 38,4%. Mais il n‟a pas tardé a chuter à 21,9% fin 1995 pour se
stabiliser autour de 5% en 1998 et en 1999 et encore en 2000, il est a noté qu‟il n‟a pas
dépassé les 5% jusqu‟à nous jours.

La tendance à la maitrise de l‟inflation s‟explique par :

 Une austérité budgétaire : le solde budgétaire globale exprimé en pourcentage du PIB


a atteint un excédent de 10% en 2000 contre un déficit de 8,7% en 1994, ce qui a
largement contribué à comprimer la demande globale.
 Une politique de revenus rigoureuse : les salaires ont diminué de 30% en terme réels
au cours de la période 1993-1996. En outre, l‟absence de mécanisme d‟indexation
généralisée a largement limité l‟inflation.

26
Chapitre II : l’inflation et la politique monétaire en Algérie

Cette stabilité des prix est le fruit du programme d‟ajustement structurel appuyé par le FMI
et qui a comme objectif de stabiliser les prix à un niveau comparable à celui des partenaires
commerciaux.29

1.1.3. Evolution de l’inflation durant la période 2001 à 2018

Tableau 2:l'évolution annuelle de taux d'inflation en Algérie de 2001 à 2018

Année 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009

IPC 4,23 1,42 4,27 3,96 1, 38 2,31 3,68 4,86 5,74

Année 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018

IPC 3,91 4,52 8,89 3,25 2,92 4,78 6,40 5,59 4,27

Source : Elaboré par nous à partir les données de la Banque Mondial

Figure 3: l'évolution annuelle de taux d'inflation de 2001 à 2018

Le taux d'inflation en % de 2001 à 2018


10
9
8
7
6
5
4 IPC
3
2
1
0

Source : Elaboré par nous à partir des données de la banque mondiale

D‟après la figure N °03 et le tableau n°2 ci jointe en remarque que l‟inflation en 2001 a
connu une hausse de 4, 23% par rapport a l‟année 2000 qui de 0, 34 à cause de
l‟augmentation des salaires de la fonction publique associée au relâchement des politique
fiscales et monétaire

29Histoire économique de l’Algérie depuis l’indépendance


27
Chapitre II : l’inflation et la politique monétaire en Algérie

L‟année 2003 a été caractérisée par la hausse des prix internationaux des produits agricoles,
résultats de la contraction de l‟offre mondiale d‟une part et l‟explosion de la demande sur les
marchés internationaux dont l‟Algérie n‟a arrive à couvrir que 35% de ces besoins
alimentaires par sa production nationale

Le rythme moyen annule de l‟inflation s‟est considérablement ralenti en 2005 par rapport à
celui de 2004 3,96% et celui de 2003 4,26 %. La bonne tenue des prix s‟est bien confirmée
en 2005, avec un rythme qui est baisse à 1,6% en moyenne annuelle et 1,7% en glissement,
reflétant des politiques budgétaires et monétaires prudentes 30

A partir de l‟année 2006, l‟inflation en Algérie résulte essentiellement de l‟augmentation


des prix du groupe « alimentation ». Les produits alimentaires industriels (26,2% dans la part
des dépenses des ménages) n‟ont contribué significativement à l‟inflation qu‟en 2007et 2008
en raison de l‟augmentation des prix mondiaux des produits alimentaires de base importé.31

En 2010, la progression des prix des produits alimentaire frais c‟est nettement ralentie
mais la tendance de l‟inflation hors produit alimentaire est à la hausse, et le taux d‟inflation
s‟était établi à 3 ,91% en fonction des alimentations.

Si le taux d‟inflation annuel moyen a baissé à 3,91% en 2010, l‟année 2011 a été marquée
par un choc des prix intérieurs de certain produit de base au début d‟année, débouchant sur
une nouvelle tendance à la hausse des prix à la consommation au second semestre. En
moyenne annuelle, le taux d‟inflation est ainsi passé de 3,49% à juin 2011, à 4,20% à
octobre et 4 ,52% à décembre 201132

En 2012 le taux d‟inflation en Algérie a atteint 8,89% contre 4,5% en 2011, a-t-on appris
auprès de l‟Office National des Statistique (ONS). Cela est dû à une hausse relativement
important des prix des biens alimentaire 12,22%, avec notamment 21,37% pour les produit
agricole frais et 4,67% pour les produits alimentaires industriels, explique l‟Office. Les
produits manufacturés ont également augment passant de 5,51 en 2011 à 6,60%, alors que
ceux des services ont évalué de 3,28% à 5,02% en 2012.

Après le choc de 2012 qui a vu l‟Algérie enregistre une hausse des prix à la
consommation supérieure à 5% depuis 1998, l‟inflation devrait être en baisse en 2013 pour se

30Hossein
et Sami SATOUR et DIAF, 2007, « essai de modélisation de l’inflation en Algérie », INPS Alger
31Banqued’Algérie ,2011 « évolution économique et monétaire en Algérie », rapport de 2010, p 31.
32Banque d’Algérie 2013, « De l’amélioration de la circulation fiduciaire en 2012 et 2013 »,
communication, Alger.
28
Chapitre II : l’inflation et la politique monétaire en Algérie

situer autour de 4% à 5%, a déclaré M .LAKSACI à la presse en marge d‟une réunion sur la
stabilité financière dans les pays arabes.33

Après une forte inflation enregistrée en 2012, la plus élevée de la décennie, l‟année
2013 a été marquée par une désinflation ample et rapide .La hausse des prix a retrouvé un
rythme beaucoup plus modéré, compatible avec l‟objectif de moyen terme en la matière.
L‟inflation annuelle moyenne en 201334.

L‟inflation en 2014 continue à être essentiellement endogène. Les produits à fort contenu
d‟import, de point relatif 26%, contribuent négativement à la croissance de l‟indice annuel
moyen des prix à la consommation35.

La désinflation significative des années 2013et 2014 s‟est interrompue en 2015. En


rythme annuel moyen, l‟inflation est de nouveau croissante, atteignant 4,4%pour l‟indice des
prix à la consommation national et 4,78% pour celui du Grand Alger, en hausses respectives
de 0,6 et 1,9 point de pourcentage par rapport à l‟année précédente.

En 2015, les produits à fort contenu d‟import, avec un poids relatif de 23,4%, contribuent à
hausse de 7,2% à la croissance de l‟indice annuel moyen des prix à la consommation.36

En 2018, le rythme annuel moyen de progression de l‟indice des prix à la consommation


s‟est de nouveau ralenti. Le rythme de hausse de l‟indice national a atteint 3,5% et celui du
grand Alger 4,27% en recul de 2,4 point de pourcentage et de 1, 3 point respectivement par
rapport à 2017 qui de 5,59%

L‟inflation des prix à la consommation des biens à fort contenu d‟import, en décélération
depuis mai 2017, a atteint, en moyenne annuelle 2,3% en 2018 contre 4,8%en 2017, tandis
que les prix des produits réglementés ont progressé de 2,8 point de pourcentage en une année
pour atteindre 4,1% après une année de forte désinflation de 6,40 en 201637.

33Banque d’Algérie 2013, « évolution économique et monétaire en Algérie » rapport 2012.


34Rapport de la Banque d’Algérie 2013, P 30.
35Rapport de la Banque d’Algérie, 2014, p 35.
36Rapport de la Banque d’Algérie, 2015, p32.
37Rapport de la Banque d’Algérie, 2018, p 20 et 26.

29
Chapitre II : l’inflation et la politique monétaire en Algérie

1.2. Etude des déterminants de l’inflation de 1980 à 2018

D‟après notre étude de l‟évolution de l‟inflation en Algérie de 1980 à 2018 nous avons
constaté qu‟il existe plusieurs facteurs fondamentaux d‟inflation qui se sont conjugués pour
pousser à la hausse des niveaux généraux des prix :

_ La forte croissance de la masse monétaire (M2)

_ La croissance de produit intérieur brute (PIB)

_ Le taux de change (TCH)

1.2.1- La croissance de la masse monétaire (M2)

La masse monétaire correspond à la quantité de monnaie (fiduciaire et scripturale) circulant


dans une économie à un moment donné. Dans la zone euro, cette masse est évaluée , pilotée
et réglementée par la banque centrale européenne ( BCE) 38,elle comprend les actifs liquides
qui sont susceptibles d‟être convertis immédiatement en monnaie sans risque sensible en
capital et qui donc représentent des moyens de paiement potentiels réalisables , sans effet de
moins-value ou de plus -value .La décomposition de la masse monétaire en agrégats ,
M1 ,M2, M3 est fondée sur la plus ou moins grande facilité de conversion en monnaie stable
de ces actifs par agents non financiers . La classification actuelle des éléments de la masse
monétaire ne renvoie donc plus comme les classifications antérieures à 1986 au statut
constitutionnel bancaire ou non bancaire des intermédiaires financiers émetteurs mais au
comportement monétaire et financier des agents non financiers.

38http://WWW.Capital.Fr/economie-politique/masse-monetaire Consulté le 08/04/2022


30
Chapitre II : l’inflation et la politique monétaire en Algérie

Figure 4: évolution de la masse monétaire en Algérie de 1980 à 2018

La masse monétaire en % annuel de 1980 à


2018
60

50

40

30
M2
20

10

Source : Elaboré par nous à partir des données de la banque mondiale

D‟après la figure N°4 : En Algérie, l‟expansion de la masse monétaire a été le principe


déterminant de l‟inflation durant les 2000 et 2012 ; lors de la journée d‟études sur l‟inflation,
les responsables de la Banque d‟Algérie ont observé que le modèle économique des
déterminants de l‟inflation élaboré par leurs services indique qu‟en moyenne, sur la décennie
2000- 2010, l‟augmentation de la masse monétaire détermine prés de 62% de l‟inflation en
Algérie.

Après un taux de croissance monétaire historique bas enregistre en 2009 de 4,84%,


l‟année 2010 a été marquée par le retour a expansion monétaire à un rythmes de 13,54% au
sens de la masse monétaire M2, soit une progression inférieure aux forts rythmes de
croissance monétaire des années 2006 à 2008. En particulier, le taux de croissance monétaire
atteint en 2007(23,09%), sachant que le taux d‟expansion en la matière a été très élevé
(54,05% en 2001) qui a représenté le « pic » de la décennie, dès le début de celle-ci et ce, en
phase avec le début du cycle d‟expansion des décaissements au titre des dépens budgétaires
d‟équipement.

31
Chapitre II : l’inflation et la politique monétaire en Algérie

Les mesures de la politique monétaire ont contribué à mieux gérer l‟excès de liquidité
sur le marché monétaire, et par la à atténuer son effet inflationniste.39

1.2.2- la croissance de produit intérieur brut (PIB)

Figure 5: évolution de produit intérieur brut en Algérie de 1980 à 2018

la croissence de PIB de 1980 à 2018


8

2
PIB
0

-2

-4

Source : Elaboré par nous à partir des données de la banque mondiale

D‟après la figure N°3,le taux de croissance de l‟Algérie a connue une amélioration dans
ces dernières années passant de 3,8% en 2000 à 5,6% en 2002.

L‟année 2003 à connu une forte croissance de PIB qui de 7,2%, pendent cette année la
croissance été certes impulsée par le secteur des hydrocarbures et qui a été soutenue aussi par
d‟autre secteur tels que l‟agriculture, les services et le bâtiment.

A partir de l‟année 2004 à 2009 la croissance de PIB a commença a baise de 4, 3% à 1,6%


et elle ces rétabli en 2010 par 3,6% car le PIB hors hydrocarbure progresse plus rapidement à
la hauteur de 6% en 2010 contre 9,3% en 2009.

La période 2011 à 2016 le de croissance de l‟Algérie à connue un déséquilibre de la


croissance de PIB.

L‟année 2017 et 2018 onsubie une baise de la croissance de PIB qui de 1%.

39 Banque d’Algérie rapport 2010, juillet 2011 “Evolution économique et monétaire en Algérie”.
32
Chapitre II : l’inflation et la politique monétaire en Algérie

1.2 .3 Le taux de change

Figure 6: évolution de taux de change de 1980 à 2018

TCH
140
120
100
80
60 TCH
40
20
0

Source : Elaboré par nous à partir des données de la banque mondiale

A partirai de la figure N°6 : on explique l‟évolution annule de taux de change de Dinar


Algérienne par apporte on dollar American où nous remarquent que le taux de change est en
moyen stable de 1980 jusqu‟ à 1990 (C‟est 1980 qu‟on enregistre le plus bas niveau 3,83%)
ou l‟Alegria à vécu pendant cette période un régime de change restrictif. Mais a partir
1990 , la banque d‟Algérie a adopté un nouveaux régime de change dit flottant , taux de
change du dinar vis-à-vis des principales devises , monnaies des plus importes partenaires
commerciaux de l‟Algérie ; dent l‟objectif et la stabilité à moyen terme de taux de change
effectif réale à sont nivaux d‟équilibre déterminé par les fondamentaux de l‟économie
nationale , principalement prix de pétrole , le différentiel de productivité et la parte des
dépenses publique dans le produit intérieur brut .

Désengagement de l‟état de la sphère économique, entamé à partir de 1990, avec notamment


promulgation de la loi sur la monnaie et le crédit, beaucoup d‟aseptiquement ont été rendues
possible, grâce a la libéralisation de commerce extérieur, et c‟est que la réglementation des
change. En 1994 la Banque D‟Algérie a mis en place fixing pour la détermination de taux de
change de Dinar suivant l‟offre et la demande sur le marché des changes.

En 2002, la Banque D‟Algérie enregistre un taux 79,86%, depuis cette date ; la politique de
change menée par la Banque Central consiste la stabiliser le taux de change effectif réel de
Dollars Américain qui s‟affaiblit, que au Dollar Américain son taux est passé de 79,68% a la
33
Chapitre II : l’inflation et la politique monétaire en Algérie

fin de 2002 a 77,39% a la fin 2003, pour se stabilisé à 72, 06% a la fin de2004. Le taux de
change demeure relativement stable depuis 2003 (taux d‟équilibre, selon FMI). Notant
cependant une dépréciation de Dinar par rapport au Dollar Américain. On effet, l‟évolution de
la parité moyen de dinar par rapport a la monnaie américain, entre 2007 et 2008 par une
appréciation de 7,4% par rapport au dollar. Compte tenue de ces évolution, le dollar
Américain s‟est échangé, en moyenne annuelle, En 2007 et 2008 respectivement contre 69,29
% et 64,68%.

La banque d‟Algérie a continué par ces interventions sur le marché interbancaire des
changes, renforce la stabilité de taux de change effectif réel à son niveau d‟équilibre de
moyen terme.

Ainsi le taux de change en Algérie a évalué de 2011 à 2013 de 72,94% à 78,15 %. Cette
hausse continue et marque sont plus haut niveau en 2018 avec un taux de 116,59% à cause
de la baisse des dinars Algérienne par rapport au Dollar Américaine.

Section 02 : La politique monétaire

Introduction :

La politique monétaire est une obligation pour un pays, car la production de moyen de
paiement, C‟est-à-dire la création monétaire, ne peut être laissée à la seule initiative privés.

La politique économique représente l‟un des piliers de la politique économique qui a pour
cible le contrôle de la variation de la mass monétaire et les taux d‟intérêt. Cette pratique, de la
politique monétaire, a fortement progressé au cours de ces vingt dernière années, vu que la
politique monétaire et son dispositif institutionnel ne sont guère dissociable de leur contexte
économique et social, Alors qu‟elle suivait, avant, une politique basée sur plusieurs objectifs,
actuellement elle a une politique basée principalement sur un objectif bien ciblé en utilisant
un outil essentiel qui est la fixation des taux directeurs que la banques centrales pratiquent
pour leurs opérations sur le marché monétaire.

La politique monétaire en Algérie a évolué en plusieurs étapes depuis l‟indépendance et


après l‟instauration de la banque centrale. Plusieurs réformes importants ont été engagées à
partir de janvier 1988, mais surtout depuis la loi n°90-10 du 14-04-1990, relative à la monnaie
et au crédit (LMC), qui visait l‟autonomisation de la banque centrale et sa libération de la

34
Chapitre II : l’inflation et la politique monétaire en Algérie

gestion administrative de l‟état et du trésor public, la séparation de la sphère monnaie-crédit


de la sphère des entreprise publiques ou privées et l‟instauration de la bourse d‟Alger.

Pour mettre en lumière ces propos, il a été nécessaire de consacrer d‟abord une
présentation globale de sujet. Nous verrons ensuit une optique général des objectifs,
instruments, l‟évolution de la politique monétaire.

2.1-Définition de la politique monétaire :

De se fait, la politique monétaire représente l‟ensemble des différents moyens utilisés par
l‟état ou par une autorité monétaire, la banque centrale, afin d‟influencer la conjoncture et
l‟activité économique en se basant sur la régulation de l‟offre monétaire.40

On peut définit aussi la politique monétaire comme l‟ensemble des mesures prises par les
pouvoirs publics, et notamment la banque centrale, visant à faire varier la quantité de monnaie
présente dans l‟économie afin d‟agir indirectement sur la valeur de la devise nationale, sur la
production, l‟investissement, la consommation et l‟inflation41.

Certains auteurs économique ont donné une définition à la politique monétaire comme
étant un instrument qui : « désigne l‟ensemble des instruments et procédures visant à réguler,
directement ou indirectement la progression d‟un ou plusieurs agrégats de référence (la masse
monétaire au sens étroit ou au large, le crédit, la dette total ….) Par là, à agir sur le taux
d‟inflation (effet-prix de la politique monétaire), et éventuellement sur le rythme d‟activité et
l‟emploi (effet-volume)42.

2.2-Objectifs de la politique monétaire :

La politique monétaire représente l‟un de sujet les plus anciens qui ont été traités par la
macroéconomie. Elle est mise en œuvre par la Banque Centrale et possède une quantité
d‟outils avec lesquels elle peut réaliser ses objectifs finaux et intermédiaire.

On essayera de traiter, dans cette section, les déférents objectifs de la politique


monétaire.

40BOISSIEUC. (1998), « monnaie et économie chronique de la politique monétaire, Etats-unis-France »,


édition ECONOMICA, Paris, p48.
41 MISHKIN Fréderic, 2004« la monnaie système financier et politique monétaire », Pearson Education

(tome), 7eme édition, p 692-701.


42BOISSIEUC. (1998), « monnaie et économie chronique de la politique monétaire, Etats-unis-France »,

édition ECONOMICA, Paris, p 48.


35
Chapitre II : l’inflation et la politique monétaire en Algérie

2.2.1 Les objectifs finals de la politique monétaire

La banque centrale est compétente en matière de définition de l‟objectif de stabilité des prix.
A ces objectifs, il est nécessaire de suivre une stratégie de politique monétaire adéquate

2.2.1.1 L’objectif de stabilité des prix

L‟objectif de stabilité des prix constitue une priorité essentielle pour les autorités
monétaire : « Aujourd‟hui, on s‟accorde à reconnaitre que la politique monétaire a des
objectifs recentrés autours de la stabilité monétaire : réduction de l‟inflation est préservation
du pouvoir d‟achat de la monnaie »; la lutte contre l‟inflation est bénéfique pour la croissance
et donc pour l‟emploi, cet objectif à moyen terme car les mécanismes de transmission de la
politique monétaire sont lents et complexe. De ce fait, il existe d‟autre facteurs qui peuvent
influer la stabilité des prix à court terme (par exemple, les modifications du taux de change,
des prix de matières première, des actifs financier, etc.). De manière générale, une banque
centrale attient son objectif de stabilité des prix en intervenant sur le marché monétaire et,
donc, sur le niveau des taux d‟intérêt de courte durée. Sa stratégie consiste donc à trouver une
stabilité et un équilibre entre les besoins en termes de financements et les apports en termes de
liquidité.

2.2.1.2 L’objectif de la croissance économique

A partir du taux de croissance du PIB, on peut mesurer la croissance que l‟Etat essaye d‟en
avoir une forte et durable en toutes circonstances. Ainsi, une croissance économique forte et
équilibrée est indispensable à l‟emploi et à tout développement économique et social. La
réalisation de cet objectif permet d‟encourager les investissements et incite les ménages à
épargner, ce qui accroit le montant des moyens de financement.

.2.2.1.3 L’objectif du plein emploi

Le plein emploi est évalué à partir du taux de chômage. Dans des conditions économiques
idéales, le plein emploi désigne une situation dans laquelle tout individu peut avoir un emploi.
En réalité, un taux de chômage nul ne peut pas exister du fait de l‟existence d‟un chômage
frictionnel43. Ainsi, on considère que le plein emploi est attient lorsque l‟emploi exprime
l‟égalité parfaite entre l‟offre et la demande de travail.

2.2.1.4 L’objectif de l’équilibre extérieur

Il s‟exprime par le solde de la balance des paiements courant (exportation /importation) ; c‟est
un équilibre qui doit être réalisé à travers les entrées et les sorties de biens, des services, des
revenus et des capitaux. L‟idéal consiste à réaliser les objectifs de l‟équilibre de la balance des
paiements ainsi que l‟équilibre de la monnaie sur le marché des changes ; tout déséquilibre de
la balance, pourrait entrainer un épuisement des ressources en réserves de la devise
étrangère44.

43BEITONEA.DOLLOL, GUIDONI JP. LEGARDEZA.(1991), dictionnaire des sciences économique, édition


ARMAND COLIN, Paris, p. 235.
44 M.HAMLAT mahdi et HANI. Lamine, op cit.

36
Chapitre II : l’inflation et la politique monétaire en Algérie

2.2.1.5 les L’objectif intermédiaire de la politique monétaire

Les objectifs intermédiaires jouent un rôle central de lien entre les instruments de la politique
monétaire et ses objectifs finaux : « les objectifs intermédiaires sont donc une sorte
d‟interface entre l‟objectifs et l‟instrument »45.

Les objectifs intermédiaires doivent être répondre à un certain nombre de conditions :

 Ils doivent être liés directement à l‟objectif final ;


 Ils doivent être un indicateur de l‟évolution de l‟objectif final recherché
 Leurs évolutions doivent être contrôlables par la Banque centrale ;
 Ils doivent être claire et simple à comprendre par le public.

Mais le choix de l‟objectif intermédiaire dépend, généralement, de plusieurs facteurs tels


que le monde de financement de l‟économie du pays en question et du cadre théorique dans
lequel s‟inscrit ce pays. On distingue trois pays d‟objectifs intermédiaire : les objectifs
quantitatifs, le niveau du taux d‟intérêt et le niveau du taux de change46.

 Les objectifs quantitatifs : Portent sur l‟évolution des agrégats monétaires,


c‟est-à-dire sur les différents indicateurs de la masse monétaire en circulation
dans l‟économie. L‟objectif consiste, pour les autorités monétaires (BAM), à
fixer un taux de croissance pout l‟augmentation annuelle de la masse
monétaire.
 Les objectifs de taux d’intérêt : amènent les autorités monétairesà fixer un
niveau souhaitable pour le taux d‟intérêt. Elles ne peuvent pas évidemment
déterminer un taux précis car ce sont les mécanismes de marché (le marché
monétaire) qui décident, selon le jeu de l‟offre et de la demande de monnaie,
du niveau des taux. Comme la banque centrale est un acteur très important sur
le marché monétaire, son action permet cependant d‟orienter le taux d‟intérêt.
Lorsque les autorités souhaitent favoriser l‟épargner des ménages, elles
cherchent alors à relever les taux d‟intérêt. A l‟inverse, un objectif de taux
d‟intérêt faibles doit conduire à stimuler la croissance et l‟investissement.
 Les objectifs du taux de change : ont prix depuis quelques années une place très
importante. Les autorités monétaires peuvent utiliser les instruments monétaires pour
atteindre un certain niveau du taux de change de la monnaie sur le marché des
changes. Un pays peut recherche une dépréciation de sa monnaie pour relancer ses
exportations ou, au contraire, une appréciation de sa monnaie. Cette politique de
maitrise du taux de change peut d‟ailleurs s‟inscrire parfois dans un contexte de
changes fixes ou d‟accords de change. Il s‟agit de notre, que l‟utilisation de taux de
change comme cible intermédiaire s‟est toujours faite en complément d‟un autre
objectif intermédiaire, un des agrégats de monnaie47.

45DELAPLACE MARIS. (2006), « monnaie et financement de l’économie » DUNOD, 2eme édition, Paris, p. 62
46PATATJ. P. (1993) « monnaie, institution financière et politique monétaire », édition ECONOMICA, Paris,
p. 388.
47MISHKIN FREDIEN, 2004, « la monnaie système financière et politique monétaire », Pearson Education

(tome), 7eme édition, p. 701.


37
Chapitre II : l’inflation et la politique monétaire en Algérie

2.3 Les instruments de la politique monétaire

La banque centrale dispose d‟un ensemble d‟instruments qui lui permettront la bonne gestion
et une meilleure orientation du degré de croissance des agrégats monétaires ou des taux
d‟intérêt afin d‟influencer, in l‟évolution des prix ou de l‟activité économique.
Traditionnellement, on distingue deux catégories d‟instruments : directe basés sur l‟action à
mener sur le crédit, et indirects pour influencer la liquidité bancaire.

2.3.1. Les instruments directs de la politique monétaire

Ce sont des instruments qui ont pour objet l‟influence directe sur le niveau du taux
d‟intérêt ou sur la quantité du crédit octroyé ; c‟est-à-dire, donner un seuil maximum
(plafond) sur le niveau du taux d‟intérêt nominal ainsi qu‟on contrôle quantitatif ou
allocation sélective des crédits octroyé. Il existe deux types d‟instruments directs :
l‟encadrement du crédit et la sélectivité du crédit.

2..3.1.1. L’encadrement du crédit


C‟est une mesure réglementaire qui agit de façon directe sur le crédit octroyé par
les banques en maitrisant son évolution et tout excès sera pénalisé de façon
dissuasive. En effet, la banque centrale fixe les normes de progression annuelle des
crédits distribués et le non respecte des règles se traduira par des sanctions, comme
l‟obligation de constituer des réserves supplémentaires à des taux dissuasifs qui
élèvent considérablement le coût de la liquidité bancaire 48. L‟avantage de cette
mesures est qu‟elle peut limiter le volume du crédit sans augmenter le niveau des
taux d‟intérêt et don ne pas peser sur les charges financières des entreprises.
C‟est une pratique qui s‟attaque à la source de la création monétaire : la
distribution du crédit. Ainsi, n limitant la distribution des crédits aux différents
agents de l‟économie49.

2.3.1.2. La sélectivité du crédit


C‟est une mesure qui consiste à limiter les crédits en influençant sur leur
destination ; c‟est-à-dire mieux orienter les crédits vers les zones et secteurs jugés
plus prioritaires en appliquent des taux bonifiés ou en offrant des avantages
fiscaux et / ou financiers et des fonds de garantie. Toutefois, si cette action peut
être utile en matière de politique économique en favorisant le développement de
certains secteurs, en matière de politique monétaire il ne permet pas de la
croissance de la quantité de monnaie en circulation.

2.3.2. Les instruments indirects

Les instruments indirects s‟appuient sur le principe selon lequel la banque centrale ne
limite pas de façon rigide le montant des crédits. Elle influence indirectement à la
liquidité, et par conséquent les crédits. Elle intervient principalement sur les

48HAMLAT. Mahdi et HANI. Lamine,(2015-2016), « la politique monétaire :efficacité et limites », master en


science économique.
49ECHAUDEM C. D. (2003), « dictionnaire de l’économie et de science sociale », 6eme édition NATHAN,

Paris, p. 326.
38
Chapitre II : l’inflation et la politique monétaire en Algérie

opérations de refinancement de la Banque Centrale et dispose pour cela de trois


éléments ; le taux de réescompte, les interventions sur le marché monétaire50.

2.3.2.1.Le taux de réescompte :

Le réescompte c‟est une opération qui consiste à offrir aux banques commerciales de
mobiliser une partie de leur portefeuille auprès de la banque centrale. La manipulation du taux
de réescompte a constitué pendant longtemps le principal outil de la politique monétaire
algérienne. En effet, la procédure de réescompte était la source privilégiée du refinancement
des banques et le taux de réescompte constitue ainsi le taux directeur des crédits à l‟économie.

La politique de taux de réescompte comporte quelque inconvénient, à savoir :


 C‟est un système unilatéral qui ne fonctionne que dans le sens de fourniture
de liquidité aux banques et sur leur initiative. Pour diminuer les liquidités,
il n‟ya pas d‟autre moyens que de leur imposer un plafond de réescompte
pour limiter leur accès au refinancement. Or, ce dernier est totalement
inefficace lorsque les banque sont en situation d‟excès de liquidité laquelle
est due par exemple à un afflux de capitaux extérieurs ;
 Le taux de réescompte est connu à l‟avance par les banques, par
conséquent elles connaissent avec certitude le coût de leur refinancement
futur. Cette certitude ne les amènent pas à autolimiter leur distribution de
crédit contrairement au refinancement par le marché monétaire où les
banques ne savent pas à priori à quel taux se refinancer, les conduisent
ainsi à exercer une autolimitation de leur offres de crédits. Malgré cela, le
réescompte garde un certain nombre d‟avantage. Il est pour l‟intermédiaire
financier et un instrument de taux.51

2.3.2.2. Les réserves obligatoires

Sont des sommes, proportionnelles aux dépôts, que les banques commerciales sont
obligées de placer dans un compte à la banque centrale non rémunéré. Elles
limitent la création monétaire des banques puisqu‟une partie des dépôts ne peuvent
être prêtés52.

D‟après P. Jaffrè (1996), « les réserves sont le stocke de monnaie banque centrale
dont dispose une banque déterminée, elles sont donc constituées par les billets de
banque qu‟elle a dans ces caisses et surtout par ses dépôts à la banque central ».
Dans ce même contexte, M. MONTOUSSE et D. Chambly (2005) définit la
politique des réserves obligatoires comme « une politique monétaire indirecte qui
consiste à faire varier le taux de qu‟elles accordent ». De son coté. J.
SOUBETRAN (2010) souligne que « la politique des réserves obligatoires est un
instrument de la politique monétaire permettant de réguler l‟émission de monnaie
par les banques commerciales, et de contrôle indirectement de la liquidité bancaire
qui correspond à la somme des avoirs en monnaie centrale disponibles sur les
comptes des établissements de crédit auprès des banques centrales » .

50HAMLAT. Mahdi et HANI. Lamine, op cite


51JAFFRP, 1996, Op. Cite. P. 110
52AGNES BENASSY- QUERE-BENOIT

39
Chapitre II : l’inflation et la politique monétaire en Algérie

2.3.2.3Les opérations d’open MARKET

La politique d‟open MARKET est l‟intervention de la banque centrale sur le


marché monétaire. Elle peut se faire dans deux sens :

 Lorsque la banque centrale vend de la monnaie centrale contre des titres


(bons du trésor, certificats de crédit, etc. …..), elle augmente la monnaie en
circulation et favorise donc l‟augmentation des crédits à l‟économie. La
consommation et l‟investissement sont stimulé mais il ya un risque
d‟inflation : la hausse de la demande peut être supérieure aux capacités de
production.
 Lorsque la banque centrale achète de la monnaie centrale, elle limite la
monnaie en circulation, donc les crédits à l‟économie. Le but est alors de
réduire l‟inflation, mais ceci risque de limiter la production de fait la hausse
des taux d‟intérêt que cela provoque.53

2.4. L’évolution de la politique monétaire en Algérie

2.4.1La politique monétaire durant la période de gestion administrative de l’économie


(de 1962 à 1989) :

Juste après l‟indépendance 1962 à 1989, l‟Algérie a opté pour un système de


gestion administrative de son économie. Ainsi, plusieurs réglementations, bancaires,
ont été mises en place dans le but de financer les différents programmes
d‟investissement planifiés. On peut diviser cette période en deux sous période : la
première période allant de 1962-1970, et la deuxième période allant de 1970-1989.

2.4.1.1La période allant de 1962 à1970

C‟est une période qui caractérisée par la création de diverses institutions financières
permettant la mise en place de différentes sociétés nationales et organismes publics afin de
prendre en charge le développement économique. Ainsi créé.

. Le trésor public, le 28/08/1962, avec comme d‟allocation des recettes aux


dépenses de l‟état, il prend en charge les activités traditionnelles de la fonction
trésor ainsi qu‟une fonction exceptionnelle du « crédit à l‟économie »
. La banque centrale d‟Algérie et sa monnaie nationale54, le dinar Algérien.

53 COEURE-PIERRE JACQUET JEAN PISANI-FERRY, « politique économique »


54Loi n° 72-144 de 13 /12/1962 elle doté la BCA de l’ensemble des statu d’un institut d’émission comme :
le monopole de l’émission de la monnaie, la fonction banques de l’état, de banque des banques ainsi que la
gestion des ressources
40
Chapitre II : l’inflation et la politique monétaire en Algérie

Durant cette période la conduite de la politique monétaire est clairement définie et


ses objectifs sont compris dans le premier alinéa de l‟article 36 des statuts de la
BCA :
« La banque centrale a pour mission de créer et de maintenir dans le
domaine de la monnaie, du crédit et des changes les conditions les plus favorables
à un développement ordonné de l’économie nationale, en promouvant la mise en
œuvre de toutes les ressources productives du pays, tout en veillant à la stabilité
interne et externe de la monnaie ». Article 36 des statuts de la BCA.
Par ailleurs, cette période est caractérisée par le non indépendance dans BCA
dans la conduite de sa politique monétaire en termes de la quantité des crédits
octroyés et la régulation de la circulation monétaire55.

2.4.1.2La période de planification économique (1970 à 1989)

Cette deuxième période a vu l‟incapacité du système bancaire à faire face aux


différents besoins de l‟économie nationale en termes de financement ce qui a conduit à
l‟adoption définitive par l‟état algérien de la planification centrale impérative dés
l‟année 1970, la première période de 1970-1978, la deuxième période de 1978-1986.

2.4.1.2.1La période de 1970 à1978

L‟intensification des plans d‟investissements dés le premier plan quadriennal(1970-


1973), impliquait que le système bancaire algérien devait opérer la réorganisation de
l‟ensemble des structures financières du pays ce qui a conduit à la réforme de 1970 56,
qui a pour but de « créer les conditions d’un système de planification financière en
liaison avec les nouveaux choix politique de l’Algérie et pour un contrôle plus
rigoureux des flux monétaire »57 ; différentes mesures sont prises, parmi elles :

-l‟aménagement de la procédure d‟octroi de découverts aux entreprises politiques, au


titre du financement de l‟exploitation

- la répartition des tâche en ci qui concerne la réalisation des investissements planifiés


productifs du secteur public.

55Les montants et les durées des crédits distribués par la BCA au profit du trésor sont limités par l’article
53 ; le montant est plafonné à 5% des recettes ordinaire de l’état constatées au cours du précédent.
Exercice budgétaire, et la durée totale du crédit ne dépassant pas les 24 jours consécutifs, au cours d’une
année de calendrier.
56 AMMOUR B. (2001), “le système bancaire Algérienne, texte de réalité” 2 eme édition DAHLAB, Alger, p36
57Idem, P.p36, 37.

41
Chapitre II : l’inflation et la politique monétaire en Algérie

- la mobilisation et l‟encouragement de l‟épargne nationale des ménages et des


entreprises publiques.

- la fixation de taux d‟intérêt à un niveau central après avis du conseil national du


crédit.

2.4.1.2.2 La période de 1978 à 1986

C‟est une période qui marquée par l‟instauration, pour la première fois, d‟une loi (la
loi du 19 août 1986) qui donnait aux banques la liberté d‟accepter ou de refuser
d‟octroyer les crédits sur la base évaluation du projet.

Ainsi, l‟article 40 stipule que : « les banques doivent définir, après avoir étudié la
rentabilité financière des projets d’investissement, le montant maximum de leur
contribution à l’ensemble du financement de chaque projet ». Article 40, la loi du 19
août 1986 relative à la monnaie et au crédit

Cette loi a introduit un nouveau concept, le Plan National de Crédit, mis en place
et conduit par le système bancaire

Cette loi de 1986 accordait des prérogatives plus larges à la banque centrale,
comme une autonomie vis-à-vis du trésor public, mais elle a été modifiée et complétée
par une autre loi de 1988 qui conférait à la banque centrale et aux différents
établissements financiers le statut d‟entreprise publique économique et qui profitent de
la personnalité morale et soumise aux règles de commercialité.

2.4.2.La politique monétaire durant la période de transition vers l’économie de marché

A la fin des années 1990, l‟Algérie s‟est vue dotée d‟une nouvelle loi, la loi 90-10 du
14/04/1990 relative à la monnaie et au crédit (LMC), qui lui permettra mise en place d‟un
ensemble des mécanismes relatifs à une économie de marché par un processus de
décentralisation. La loi 90-10 du 14/94/1990.

42
Chapitre II : l’inflation et la politique monétaire en Algérie

2.4.2.1La politique monétaire selon la loi sur la monnaie et le crédit (LMC)

La loi de 1990, qui représente un élément primordial des réformes économique, vise
l‟organisation et le bon fonctionnement du système bancaire et monétaire 58, cette loi vient
mettre à fin à l‟ingérence des autorités publiques dans le secteur financier et ses principes sont
focalisés sur la maitrise de la stabilité des taux de change et la baisse du taux d‟inflation.
Ainsi loi avait pour objectif de mettre un terme définitif à toute ingérence administrative dans
le secteur financier, réhabiliter le rôle de la BCA dans la gestion de la monnaie et du crédit,
encourager les investissements extérieurs….etc59.

2.4.3La politique monétaire durant la période de l’ajustement structurel (1994-1998)

Durant toute la période allant de 1990 à 1993, l‟Algérie a connu une contrainte extérieure très
difficile du fait de sa dette extérieure qui attient un montant de 24,3 MDS USD, en 1993. En
plus, la chute des prix du pétrole, passent de 24,3 USD le baril en 1990 à 17,5 USD le baril en
1993, rendait l‟Algérie dans l‟incapacité de rembourser sa dette extérieure, alors que le
remboursement de son service se faisait essentiellement du produit des exportation. Ces
conditions financière difficiles ont obligé l‟Algérie à demander de l‟aide au FMI ; deux
accords sont passés entre eux at. qui permettre à l‟Algérie d‟accéder à une nouvelle économie
« l‟économie de marché ».

Les conséquences des accorde de plus d‟ajustement structurel (PAS) constate que le taux
intérêt attrayant permet d‟épargner le surplus de la masse fiduciaire de circuit économique
national, le surplus émanant de a circulation sur le marché servira à financer le trésor et donc
les dépenses publiques ou les crédits à l‟économie, donc minimiser le déficit budgétaire, la
dévaluation de la monnaie nationale, l‟encadrement des crédits60.

2.4.4La politique monétaire durant la période d’économie de marché

Durant les années1990, caractérisées par un contexte très inflationniste, la BA avait adopté
une politique monétaire restrictive. Mais, à partir de 2001, le système bancaire algérien a vu
naitre une situation d‟excès de liquidités du fait de l‟accumulation soutenue des réserves
officielles du change ; ce qui rendu indispensable l‟intervention des pouvoirs monétaires afin
de faire face à d‟éventuels déséquilibres qui peuvent survenir sur le marché monétaire.

58MEKIDECHE M. (2008), « l’économie Algérienne a la croisée des chemins », édition DAHLAB, Alger, p.
98.
59 AMMOUR B, Op. Cit, p 73-81.
60NAAS A. Op. Cite, p 26.

43
Chapitre II : l’inflation et la politique monétaire en Algérie

2.4.4.1Evolution du cadre légal de la politique monétaire durant l’économie de marché


L‟année 2001 a vu apparaitre des aménagements modifiant et complétant la LMC ; ils
concernaient la redéfinition du cadre légal de la politique monétaire. Ainsi, l‟article 35 de
l‟ordonnance n°03-11 du 26 août 2003 relative à la monnaie et au crédit définit les objectifs
de la politique monétaire : « la banque d’Algérie a pour mission de créer et de maintenir
dans les domaines de la monnaie, du crédit et des changes, les conditions les plus favorables
à un développement rapide de l’économie, tout en veille à la stabilité interne et externe de la
monnaie. » l‟ordonnance n°03-11 du 26 août 2003.

A cet effet, elle est chargée de régler la circulation monétaire, de diriger et de contrôler, par
tous les moyens appropriés, la distribution du crédit, de veiller à la bonne gestion des
engagements financiers à l’égard de l’étranger et de réguler le marché des changes »61.

2.5. La politique monétaire durant la période 2020

La politique monétaire adoptée par la Banque d‟Algérie a réussi à améliorer le niveau de la


liquidité bancaire, qui a atteint plus de 632 milliards (mds) de DA à la fin 2020. Après avoir
chuté de 462 mds de DA à la fin des neuf premiers mois de l‟année, du fait du déficit courant
de la balance des paiements et des impacts économiques de la pandémie du Covid-19. Cette
amélioration de la liquidité, enregistrée vers la fin de l‟année, est, selon une note de la Banque
d‟Algérie transmise à l‟APS, le fruit des mesures de politique monétaire décidées par BA en
matière de baisse du taux des réserves obligatoires, de l‟augmentation des seuils de
refinancement des titres publics négociable, de l‟allongement de la durée du refinancement de
7 jours à un mois et de la satisfaction totale des demandes de refinancement des banques 62.

61Ordonnance n°03-11 du 26 aout 2003, article 35.


62Ministère des Finances, Direction de la communication, mardi 02 Mars 2021, p 2.
44
Chapitre II : l’inflation et la politique monétaire en Algérie

Conclusion

D‟après notre étude de l‟évolution de l‟inflation en Algérie de 1980 à 2018, l‟inflation peut
être causée par des nombreux facteurs déterminants. Ces facteurs qui peuvent être relient
entre eux : la croissance de la masse monétaire et la hausse de produit intérieur brut et ainsi
l‟évolution de taux du change qui sont responsable de l‟inflation. Ainsi que l‟objectif
principal d‟une politique monétaire est la stabilité des prix en toutes circonstances.
L‟assignation de cet objectif à la politique monétaire s‟explique par le fait qu‟il existe un lien
direct entre la monnaie et l‟inflation, que la théorie quantitative de la monnaie met en avant
(l‟inflation est d‟origine monétariste).

45
Chapitre III : analyse des déterminants de l’inflation en
Algérie de 1980 a 2018

Introduction :

Après avoir présenté le cadre théorique de l‟inflation dans le premier chapitre et son
évolution et la politique monétaire dans le deuxième chapitre. Notre objectif dans ce chapitre
et de analysée les déterminent de l‟inflation en Algérie de 1980 à 2018, en détermine les
facteurs qui causes l‟inflation et la relation entre l‟inflation et le taux de change a l‟aide de
logiciel Eviews10.

Section 01 : l‟approche Théorique de modèle ARDL

Dans cette section, nous nous traitons les différentes approches de modale ARDL et c‟est
étapes d‟estimation d‟une manière générale.

1.1Définition de l’économétrie :

L‟économétrie désigne l‟ensemble des techniques statistique et informatiques destinées à


mesurer des grandeurs économique et à pratiquer la recherche en économie63. Modalisation
des séries temporelles. Il s‟agit de déterminer des modèles décrivant la façon dont la série est
évalue.

1 .2. Définition de modèle

Un modèle est une présentation d‟une théorie qui prend la forme d‟un ensemble d‟hypothèse
sur les relations qui lient les variables choisies, par celui qui le construit et qui suppose des
liens de causalité entre elles.

Il s‟agit d‟une présentation formalisée, d‟un phénomène sous forme d‟équation dont les
variables sont des grandeurs économique. De ce fait tout modèle est inévitablement une
implication de la réalité par on cherche à les trais fondamentaux du système 64.

1.2.1 Définition des séries chronologiques

Une série chronologique (temporelle) est une collection des observations construite d‟une
manière ordonnée dans le temps. La dépendance des observations successives sont utilisée
pour faire des prévisions optimales.

Une série chronologique (x1, x2, …, x t) est considérée comme une réalisation particulière
d‟un processus stochastique et l‟objectif de l‟analyse des série temporelle et de décrire le
processus théorique dans la forme d‟un modèle observé, qui a des propriétés similaires à celle
du processus lui-même.

Le plus souvent les séries chronologiques sont : mensuelle (p=12), trimestrielle (p=4),
semestrielle (p=2) , annuel (p=1).

63Régis Bourbonnais, 2005, économétrie, 6émeédition, DUNOD


64Théodore Nielsen WITANENE MUSOMBWA (2007) , « Impact de déficit budgétaire sur l’inflation en
RCD »,mémoire de licence , Université Libre des pays Grands Lacs « ULPGL »
66
Chapitre III : analyse des déterminants de l’inflation en
Algérie de 1980 a 2018

1.2.2 Le modèle ARDL

Les modèles « Autorégressive DistributedLag /ARDL », ou « modèle autorégressifs à retards


échelonnés ou distribués /ARRE » en français sont des modèles dynamiques. Ces derniers ont
la particularité de prendre en compte la dynamique temporelle (délai d‟ajustement,
anticipations, etc.) dans l‟explication d‟une variable (série chronologique), améliorant ainsi
les prévisions et efficacité des politiques (décisions, actions, etc.), contrairement au modèle
simple (non dynamique) dont l‟explication instantanée (effet immédiat ou non étalé dans le
temps) ; ne restitue qu‟une partie de la variation de la variable à expliquer. Dans la famille des
modèles dynamiques, on distingue trois types de modèles.

Si on considère la variable dépendante « » et la variable indépendants « », on notera :

Les modèle autorégressifs (AR) : c‟est des modèles dynamiques où on trouve, parmi
les variables explicatives ( ), la variable dépendante décalée (ses valeurs passées).
En général, ils se présentent comme suite sous une (forme implicite) :

( )

Le terme « autorégressif » traduit la régression d‟une variable sur elle-même, soit sur
ses propres valeurs décalées.
Les modèles à retards échelonnés ou distribue de lag (DL) : c‟est des modèles
dynamiques qui ont pour variables explicatives : et ses valeurs passées ou décalées.
En générale, leurtermeest :

( )

Le terme « retards échelonnés » montre que les effets à court terme de sur sont
différentes de ceux à long terme. D‟un point de temps à un autre, les échelles de
réaction de diffèrent.

Les modèles autorégressifs à retards échelonnés (ARDL) : ces modèles combinent les
caractéristiques de deux précédents ; on y trouve, parmi les variables explicatives (
), la variable dépendante décalée ( ) et les valeurs passées de la variable
indépendante ( ). Ilsont la formegénéralesuivante:

( )

Ces modèles dynamiques souffrent généralement de problèmes d‟auto-corrélation


d‟erreurs, avec la présence de la variable endogène décalée comme explicative (modèle AR et
ARDL), et de multi-colinéarité (modèle DL et ARDL), ce qui complique l‟estimation des
paramètres par les Moindres Carrés Ordinaires /MCO. Ici, il tient de recourir aux techniques
d‟estimation robuste (méthode SUR, etc.) pour pallier à ces problèmes. Aussi, on retiendra
que les variables fallacieuses. Sous sa forme (explicite) générale, un modèle ARDL s‟écrit
comme suit :

67
Chapitre III : analyse des déterminants de l’inflation en
Algérie de 1980 a 2018

Ou encoure

∑ ∑

Avec : terme d‟erreur ; « » traduit l‟effet à court terme de sur . Si, on


considère la relation de long terme ou d‟équilibre suivante « », on peut
calculer l‟effet à long terme de sur (soit « ») comme suit :

Comme pour tout modèle dynamique, on se servira des critères d‟information (AIC, SIC et
HQ) pour déterminer le décalage optimale ( n décalage optimal est celui dont le
modèle estimé offre la valeur minimale d‟un des critères énoncés. Ces critères sont : celui
d‟Akaike (AIC), celui de Schwarz (SIC) et celui de Hannan et Quinn (HQ).
Leursvaleurssontcalculéescomme suite:

|̂|

|̂|

|̂|

Avec : ̂ = matrice des variance-covariance des résidus estimés ; T= nombre d‟observation ;


P= décalage ou lag du modèle estimé ; n= nombre de régression.65

1.2.3 La méthodologie du modèle ARDL

1.2.3.1 Sélection de nombre de retard optimal

Afin de choisir un retard optimal pour chaque variable, la méthode ARDL estime la
régression où (p) est le nombre maximal de retard et K est le nombre de variables dans
l‟équation. Le modèle peut être choisi sur la base du critère d‟information d‟Akaike (AIC), il
permet de sélection le nombre maximum de retard.

1.2.3.2Test de la stationnarité des séries temporelles

Afin de déterminer l‟ordre d‟intégration des séries temporelles et la stationnarité des séries
étudiées, le test de stationnarité de Dickey Fuller Augmenté (ADF) est utilisé, pour se surie

65Jonas Kibalakuma, janvier (2018), « Modélisation ARDL aux bornes et approche de toda-Yamamoto :
éléments de théorie et pratique sur logiciel, p.7- 8.
68
Chapitre III : analyse des déterminants de l’inflation en
Algérie de 1980 a 2018

que les série nous sont pas intégrée d‟ordre (2) ; car les valeurs critique fournies par
Peasaran66et al (2001) concernent uniquement les niveaux d‟intégration 0 et 1.

1.2.3.3 L’approche de teste aux bornes ou test de Co-intégration de Peasaran et al


(2001)

La Co-intégration entre séries suppose, l‟existence d‟une ou plusieurs relations


d‟équilibre à long terme. Lesquelles, une relation peuvent être combinées avec les
dynamiques de court terme de ces séries dans un modèle (vecteur) à correction d‟erreurs qui
prendre la forme suivante :

Avec ; = vecteur de variable stationnaires sous études (dont on explique la


dynamique) ; = matrice dont les éléments sont des paramètres associés à ; A=
matrice de même dimension que (où r(A) = nombre de relation de Co-intégration) ;
opération de différence 1ére.

Pour tester l‟existence ou non de la Co-intégration entre séries, la littérateur économétrique


fournit plusieurs teste ou approches dont le teste de Engel et Granger (1987 67), ceux de
Johansen (1988, 1995) et Johansen (1990), et celui de Pesaran et al.(1996), Pesaran et Shin
(1991) et Pesaran (2001). Le teste de Co-intégration de Engel et Granger (1991) n‟aide à
vérifier la Co-intégration qu‟entre deux séries intégrées de même ordre (soit ordre
d‟intégration =1), il est donc adapté au cas bivarié et s‟avère ainsi moins efficace pour des ces
multi variés (pesaran et al. 1997). Le test de Co-intégration de Johansen permet de vérifier
plutôt la Co-intégration sur plus de deux séries, il a été conçu pour des cas multi variés. Le
test de Johansen fondé sur une modélisation vectorielle autorégressive à correction d‟erreur
(VECM), il exige aussi que toutes les séries ou variable soient intégrées de même ordre, ce
qui n, il exige aussi que toutes les séries ou variable soient intégrées de même ordre, ce qui
n‟est pas toujours le cas dans la pratique.

Alors, lorsque dispose de plusieurs variables intégrées d‟ordres différents (I(0), I(1), on peut
recourir au test de Co-intégration de Pesaran et al. (2001) appelé « test de Co-integration aux
bornes » ou « bounds test to Co-integration ».

Le modèle qui sert de base au test de Co-intégration par les retards échelonnés (test de
Pesaran et al. (2001) est la spécification ARDL coint grée suivante (elle perde la forme d‟un
modèle à correction d‟erreur ou un VECM), lorsque étudie la dynamique entre deux séries
« »:

66Pesaran M.H, Shin Y. et Smith R.J. (2001), “ Bounds testing Approaches to the Analysis of level
Relationships”, in the journal of Applied Econometrics, vol. 16, n°3, pp. 289-
326(http://dx.doi.org/10.1002/jae.616).

67Engel, R.F. et Granger C.W.J (1987), « Co-integration and error correction representation : Estimation
and Nigeria », in European Journal of business and Management, VoL.7,n°8.
69
Chapitre III : analyse des déterminants de l’inflation en
Algérie de 1980 a 2018

∑ ∑

Cette spécification (2b) présente le modèle ARDL, soit la relation (1d), sous forme d‟un MCE
ou un VEC, ce qui suppose l‟existence des relations de Co-intégration entre séries. La relation
(2b) peut s‟écrire aussi comme suit :

∑ ∑

Où « » est le terme de correction d‟erreur, coefficient d‟ajustement ou force de rappel. Se


basent sur la relation (2c), après estimation, on va calculer l‟existence d‟une relation de Co-
intégration entre si et seulement si : |̂| ̂ « » ( ̂ est
statistiquement significative).

Il ya deux étapes à suivre pour appliquer le test de Co-intégration de Pesaran, à savoir :

La détermination du décalage optimal avant tout (AIC, SIC) et


Le recourt au test de Fisher pour vérifier les hypothèses Cfr relation 2b :

Existence d‟une relation de cointégration

Absence d‟une relation de Co-intégration

La procédure du test est telle qu‟on devra comparer les valeurs de Fisher obtenues aux valeurs
critique (bornes), simulées pour plusieurs cas et différents seuils selon pesaran et al. On notera
des valeurs critiques que la borne supérieure (2éme ensemble), reprend les valeurs pour
lesquelles les variables sont intégrées d‟ordre 1 I(1) et la borne inférieur (1er ensemble)
concernent les variables I(0). Ainsi :

Si Fisher calculé

Si Fisher calculé

Si borne inférieure 68

1.2.3.4 Test de causalité de Granger

Granger propose une procédure séquentielle pour tester la causalité entre séries, le test
de causalité au sens de Granger s‟applique ainsi des séries stationnaires. Si ces série
stationnaires sont en plus coint grées, un vecteur de correction d‟erreur/VECM (ou modèle à
correction d‟erreur /MCE), servira de modèle de base pour tester la causalité entre ces séries.

Pour illustrer, ont considérons le modèle (3a) ci-dessous pour tester la causalité entre deux
séries « » au sens de granger :

68Jonas Kibalakuma, janvier (2018), « Modélisation ARDL aux bornes et approche de toda-Yamamoto :
éléments de théorie et pratique sur logiciel, p 8.
70
Chapitre III : analyse des déterminants de l’inflation en
Algérie de 1980 a 2018

∑ ∑

∑ ∑

Avec : : coefficient de correction d‟erreur ou paramètre d‟ajustement à l‟équilibre.

Les tests de causalité au sens de Granger consisteront à vérifier les hypothèses nulles de non
causalité suivantes (ces tests sont basés sur la statistique de Fisher) :

Test de causalité de Granger à court terme

=0(

Test de causalité de Granger à long terme :

Test fort de causalité de Granger (à court et long terme) :

69

1.2.4 Test de diagnostic du modèle

Dans cette étape de validation du modèle estimé, l‟objectif est de tester cette validité à travers
les tests de diagnostic suivants : test d‟auto corrélation des erreurs, test d‟hétéroscédasticité
des erreurs, test de normalité des résidus et test de stabilité de modèle.

1.2.4.1 Test d’auto-corrélation des erreurs

Il est important que les erreurs de ce modèle soient indépendants, les valeurs retardées de la
variable dépendante apparaissent comme des variable explicative dans le modèle ; sinon les
estimations des paramètres ne seront pas cohérentes. Pour s‟assurer de l‟absence d‟auto-
corrélation des erreurs on peut faire appel au test de Breush et Godfrey.

69Jonas Kibalakuma, janvier (2018), « Modélisation ARDL aux bornes et approche de toda-Yamamoto :
éléments de théorie et pratique sur logiciel, p. 9.

71
Chapitre III : analyse des déterminants de l’inflation en
Algérie de 1980 a 2018

1.2.4.2Test d’hétéroscédasticité

Cette hypothèse est l‟une des hypothèses essentielles des modèles linéaires. Les résidus sont
dits hétéroscédasticité s‟ils n‟ont pas la même variance (homoscédasticité des erreurs), pour
vérifier si les résidus sont hétéroscédasticité ou homoscédastique on peut utiliser le test de
White.

1.2.4.3Test de normalité de résidus

« Pour calculer des intervalles de confiance prévisionnels et aussi pour effectuer les tests de
Student sur les paramètres, il convient de vérifier la normalité des erreurs. Le test de « Jarque-
Bera » (1984), fondé sur la notion de Skewness (asymétrie) et de Kurtosis (aplatissement),
permet de vérifier la normalité d‟une distribution statistique »70.

1.2.4.4Test de stabilité du modèle

Afin de tester la stabilité du modèle, le test de CUSUM of Squares qui est basé sur la somme
cumulée de carré des résidus récursifs est le plus pertinent avec une hypothèse nulle de
stabilité de la relation, entre deux droites représentant les bornes de l‟intervalle 71.

Section 02 : présentation et analyse des séries de donnée

Dans cette section, nous allons étudiée les défirent étapes d‟estimation de model ARDL, en ce
focalisons sur les résulta obtenue a partir de logiciel Eviews10. Pour aboutir a des résultats
des estimations et de vérification des hypothèses de validé le modèle par le test de COSUM
SQ, en suite on va faire une interprétation économique de tous les résultats.

2.1 Les choix des variables :

Dans cet élément de travail nous avons choisie 4 variables importantes qui sont présenté
comme suite :

L‟inflation qui est une variable dépendante (explique), et les autre variables indépendante
(explicative) qui sont la croissance économique, le produite nitrière brute, et le taux de
change, qui on une relation avec l‟inflation.

70 Bourbonnais Régis et Jean-Claude Usunier 2001, « prévision des ventes, théorie et pratique » ,3 édition
71 BENYACOUB. B & ES-SALMAN. M (2021) « Modélisation ARDL, test de conintegration aux bornes pour
la vérification de la soutenabilité de la dette publiques au Maroc », REVUE Internationale du Chercheur
« volume 2 Numéro 4 » pp. 16-17-18
72
Chapitre III : analyse des déterminants de l’inflation en
Algérie de 1980 a 2018

2.1.1 Représentation graphique des séries :

2.1.2La série taux d inflation

Figure 7: évolution de taux d'inflation


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-1

-2
1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015

Source : réaliser par nos soins à partir de logiciel Eviews10.

D‟après la figure N°07ci dessue le taux d‟inflation à une tendance à la hausse, donc la série
n‟est pas stationnaire.

2.1.3 La série croissance de la masse monétaire

Figure 8: évolution de la croissance de la masse monétaire


LOGM2
5

-1

-2
1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015

Source : réaliser par nos soins à partir de logiciel Eviews10.

73
Chapitre III : analyse des déterminants de l’inflation en
Algérie de 1980 a 2018

On remarque que la série de la masse monétaire n‟est pas stationnaire

2.1.4La série le produit intérieur brut (PIB)

Figure 9: évolution de produit intérieur brut


LOGPIB
26.4

26.0

25.6

25.2

24.8

24.4
1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015

Source : réaliser par nos soins à partir de logiciel Eviews10.

On remarque que la série à une tendance à la hausse, donc la série n‟est pas stationnaire.

2.1.5 La série de taux de change

Figure 10: évolution de taux de change


LOGTCH
4.8

4.4

4.0

3.6

3.2

2.8

2.4

2.0

1.6

1.2
1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015

Source : réalisé par nos soins à partir de logiciel Eviews10.

On remarque que la série du taux de change possède une tendance à la hausse donc la série
n‟est pas stationnaire.

74
Chapitre III : analyse des déterminants de l’inflation en
Algérie de 1980 a 2018

2.2 .La stationnarités des séries

2.2.1 Détermination de nombre de retard des séries

Tableau 3: déterminer de nombre de retards pour les différentes séries

Nombre LINF LM 2 LPIB LTCH

De retard

P=1 AIC 2 ,18 2 ,78 -1, 18 -1,03

SC 2,31 2,91 -1,05 - 0,89

P=2 AIC 2,26 2 ,83 -1,10 -0 ,96

SC 2,43 3 ,01 -0 ,92 -0,78

P= 3 AIC 2,31 2, 93 -1,16 -1,04

SC 2,54 3,14 -0 ,94 -0 ,81

P=4 AIC 2,39 3,01 -1 ,07 -0,98

SC 2,66 3,28 -0,98 -0,71

Source : réaliser par nos soins à partir de logiciel Eviews10.

On remarque à partir des résultats de tableaux N°10 suivant :

La série de l‟inflation à un retard de AIC est (P=1), et SC est égale ( P=1) donc le minimum
de AIC et SC est de P=1.

La série M 2 à un retard de AIC est P=1 et aussi pour SC P=1 donc sont minimum est de
P=1.

La série PIB à un retard de AIC est P=1 et pour SC et P=1 , sont minimum est de P=1.

La série TCH à un retard de P=1 de AIC et de P=1 , Alor sont minimum est de P=1.

Alor pour conclure on remarque que tout les série sont de même retarde P=1, si t‟adire que les
série ente un minimum de AIC et SC qui égale à1.

75
Chapitre III : analyse des déterminants de l’inflation en
Algérie de 1980 a 2018

2.2.2 Teste De Racine Unitaire

On va appliquer le teste de stationnarité, le teste de Dickey – Fuller Augmenté (ADF) pour


toutes les séries, on va examiner l‟hypothèse nulle d‟existence de racine unitaire contre
l‟hypothèse alternative de la stationnarité de la série.

H0 : la présence d‟une racine unitaire (la série est non-stationnaire)

H1 : la non présence d‟une racine unitaire (la stationnarité des séries)


72
Tableaux N04 :résultat de teste de racine unitaire sur les séries

Les Model En différence première

variabl En niveau
e
Valeur Valeur Résulta Valeurcalcul ValeurTabulé Résultan
nt ai e t
Calcul Tabulé
ai e

INF Modele -1,32 2,79 NS _ _ Stationn


3 er en
première
différenc
e
2,30 2,54 NS _ _
I(1)
Modele
2

-1,10 -1,95 S -8,74 -1,95

Modele
1

M2 Modele -1,24 2,97 NS _ _ Stationn


3 er en
premier
différenc
e
Modele 3,90 2,54 S _ _
2 I(1)

_ _ _ -6,87 -1,95

72 Voire l’annexe N° 1.
76
Chapitre III : analyse des déterminants de l’inflation en
Algérie de 1980 a 2018

Modele
1

PIB Modele 1,33 2,97 NS Stationn


3 er en
premier
différenc
e
Modele 0,41 2,54 NS
2 I(1)

Modele 1,84 -1,95 S -5,08 -1,95


1

TCH Modele -0,10 2,79 NS Stationn


3 er en
premier
différenc
e
Modele 2,86 2,54 S -3,98 -1,95
2 I(1)

Modele _ _ _ _ _
1

Source : réaliser par nos soins à partir de logiciel Eviews10.

A prie avoir fait le test de ADF en constate que les variables sont intégré d‟ordre (1) car les
valeurs n‟sont pas stationnaire en niveau on la stationnaires par la application de la 1 er
différenciation.

2.3. Les étapes d’estimation du modèle ARDL

2.3.1 .Détermination de nombre de retard

.Figure 11: Détermination du décalage optimal du modèle ARDL

77
Chapitre III : analyse des déterminants de l’inflation en
Algérie de 1980 a 2018
Akaike Information Criteria (top 20 models)
2.22

2.20

2.18

2.16

2.14

2.12

2.10

2.08

2.06
ARDL(1, 0, 0, 4)
ARDL(1, 0, 1, 4)
ARDL(2, 0, 0, 4)
ARDL(1, 1, 0, 4)
ARDL(1, 0, 2, 4)
ARDL(1, 0, 0, 3)
ARDL(4, 0, 0, 4)
ARDL(1, 2, 0, 4)
ARDL(2, 0, 0, 3)
ARDL(1, 0, 1, 3)
ARDL(3, 0, 0, 4)
ARDL(2, 0, 1, 4)
ARDL(1, 1, 1, 4)
ARDL(2, 1, 0, 4)
ARDL(1, 1, 2, 4)
ARDL(2, 0, 2, 4)
ARDL(1, 0, 0, 2)
ARDL(1, 0, 3, 4)
ARDL(1, 0, 2, 3)
ARDL(1, 1, 0, 3)
Source : résulte de logiciel Eviews10.

Apatrié de la figure N°11 on remarque que le modèle (1.0.0.4) est le meilleur modèle

Car il correspond à la valeur minimale du critère d‟information AIC.

2.3.2 Estimation de modèle ARDL (1.0.0.4)


73
Tableau 4:résultat d'estimation de modèle ARDL

Variable Coefficient Std.Error t-Statistic Prob*

Log INF (- 1) 0 ,087873 0,180910 0,485729 0 ,6312

LogM2 -0,038107 0,118049 -0,322806 0 ,7494

Log PIB 0,7148868 0,308363 2 ,318268 0 ,0286

Log TCH 0,710850 0,844777 0 ,841464 0 ,4078

Log TCH (-1) 1 ,039984 1,321453 0,787001 0 ,4384

Log TCH (-2) -0 ,546242 1,267981 -0,430796 0,6702

Log TCH (-3) 0 ,139400 1,297682 0 ,107423 0 ,9153

Log TCH (-4) -1,842876 0,980610 -1 ,879316 0,0715

C -15,06899 7,518157 -2 ,004346 0,0556

R2= 0,686922 ; F-statistic 7,130804 ; Prob 0,000056 ; DW 2,224192

73 Voire annexe 2
78
Chapitre III : analyse des déterminants de l’inflation en
Algérie de 1980 a 2018

Source : réalisé par nos soins à partir de logiciel Eviews10.

Le modèle de l‟inflation estime par la méthode ARDL s‟écrit de la manière suivante :

Log(INF)t= -15,06+0,08 log(INF)t-1-0,03 log(M2) +0,71 log(PIB)+0,71 log(TCH) +1,03


log(TCH)t-1 -0,54 log(TCH)t-2 +0,13 log(TCH)t-3 -1,84 log(TCH)t-4.

A partir des résultats de tableau N°05, on remarque que les coefficients du taux d‟inflation
retardée d‟une année et le produit intérieur brute et le taux de change retardée d‟une année et
le taux de change retardée de trois ans estimé sont statistiquement significatif, le statistique de
Student est supérieur a la valeur critique au seuil de 5%.

Aussi, les coefficients des variables de la masse monétaire et le taux de change retardé de
deux années et de quatre années sont statistiquement non significatif car la statistique de
Student est inférieure à la valeur critique au seuil de 5%.

De plus, la qualité d‟ajustement de ce modèle est de R 2= 68,69% donc en constate que le


modèle et globalement bon.

2.3.3 Test de Co-integration (Bounds Test)


74
Tableau 5: résultat de test de Co-intégration

Variables Log(INF) log (M2) Log (PIB) Log (TCH)

F-stat 5 ,309138
calculé

Seuil critique I(0) I(1)

1% 3,65 4,66

2 ,5% 3,15 4,08

5% 2,79 3,67

10% 2,37 3,2

Source : réalisé par nos soins à partir de logiciel Eviews10. :

Dans ce tableau si junte on remarque que la statistique de Fisher (F- statistic = 5,30) est
supérieure au seuil de 5% (3,67) donc il existe une relation de Co-intégration à log terme
entre les variables, log INF a un effet de long terme entre log M2 et log PIB et log TCH .

74 Voire annexe N° 3.
79
Chapitre III : analyse des déterminants de l’inflation en
Algérie de 1980 a 2018

2. 3.4Estimation de la relation à long terme et court terme selon le modèle ARDL

A prie avoir fait le test de Co- intégration (bounds test) en passe à l‟estimation de la relation
de long terme et court terme du modèle ARDL.

2. 3.4.1 Estimations de la relation de court terme (dynamique de court terme)


75
Tableau 6:résultat d'estimation de la relation de court terme (dynamique de court
terme

Variable coefficient Std.Error t-Statistic Prob

D(log TCH) 0,710850 0,725177 0,980243 0,3360

D(log TCH (-1)) 2,249717 0,787583 2,865481 0,0083

D(log TCH (-2)) 1,703476 0,805758 2,114127 0,0443

D(log TCH (-3)) 1,842876 0,848024 2,173140 0,0391

CointEq(-1)* -0,912127 0,164810 -5,534405 0,0000

R2= 0,519376 DW =2,224192

Source : réalisé par nos soins à partir de logiciel Eviews10.

On remarque dans Le tableau N°07, que les coefficients du taux de change sont positif est
supérieure au seuil de 5%. Donc ils sont significatifs en terme de CointEq (-1) =-0,91
correspond au résidu retardé d‟une période sont négatif et largement significatif confirme
ainsi l‟existence d‟un mécanisme à correction d‟erreur.

75 Voire annexe N° 4.
80
Chapitre III : analyse des déterminants de l’inflation en
Algérie de 1980 a 2018

2.3.4.2 Estimations de la relation de long terme


76
Tableau 7: résultat d'estimation de la relation de long terme

Variable coefficient Std-Error t-Statistic Prob

Log M2 -0,041778 0,128063 -0,326232 0,7469

Log PIB 0,783783 0,326070 2,403587 0,0237

Log TCH -0,546945 0,139560 -3,919060 0,0006

C -16,52072 8,096100 -2,040577 0,0516

Source : réalisé par nos soins à partir de logiciel Eviews10.

Le résultat d‟estimation de la relation de long terme s‟écrite commet suite :

Log(INF)t= -16,52-0,04 log(M2) +0,78 log(PIB) -0,54 log(TCH).

D‟après les résultats de tableau N°08, on remarque qu‟il existe un effet négatif est non
significatif à long terme de la masse monétaire et le taux de change sur l‟inflation, car
probabilité et supérieure au seuil de 5%., contrairement au produit intérieur brut qui il a un
effet positif significatif à log terme sur l‟inflation, car la probabilité et inferieure au seuil de
5%.

En a aussi les probabilités des variables log PIB et log TCH qui sont significatif donc les
probabilités inferieure ou seuil de 5% (0,02 et 0,006 < 0,05).

De ce fait le produit intérieur brut à une relation de long terme avec l‟inflation.

76 Voire annexe N° 5.
81
Chapitre III : analyse des déterminants de l’inflation en
Algérie de 1980 a 2018

2.3.5 Test de causalité de Granger

Tableau 8: résultat de test de causalité de Granger

Source : résultat obtenue à partir de logiciel Eveiws10.

On remarque que, il ya une relation de causalité de Granger entre le taux du change et le taux
d‟inflation, la probabilité est supérieure au seuil de 5 %. Donc il ya un effet significatif au
sens de Granger.

2.4. La validation du modèle ARDL

Dans cette étape en fait les tests sur la validation du modèle ARDL.

2.4.1 Le teste sur les résidus

2.4.1.1 Test d’auto -corrélation LM Test


77
Tableau 9: résulta de test d'auto-corrélation

Breusch-Godfery Serial correction LM Test

F-statistic 1,056122 Prob F (2,24) 0,3634

Obs *R-squared 2,831183 Prob. Chi –Square(2) 0,2428

Source : réalisé par nos soins à partir de logiciel Eviews10.

77 Voire annexe N°6.


82
Chapitre III : analyse des déterminants de l’inflation en
Algérie de 1980 a 2018

La probabilité associée à la F-statistique est supérieure au seuil de 5%, par conséquence nous
acceptons l‟hypothèse qu‟il a une absence d‟auto- corrélation des résidus.

On,prob F 2,24 ˃ 0,05.

2.4.1.2 Test d’hétéroscédasticité

Tableau 10: résultat de test de d'hétéroscédasticité 78

Test HetroskedasticityBeusch –Pagan –Godfrey

F- statistic 0,961093 Prob. F 0,4865

Obs*R-squared 7,988012 Prob.Chi-Suare 0,4346

Scaled explained SS 14,58843 Prob.chi-Square 0,0677

Source : réalisé par nos soins à partir de logiciel Eviews10.

Dans le tableau N°11 on remarque que les probabilités supérieures au seuil de 5%, donc on
accepte l‟hypothèse d‟homo-scédasicité des erreurs sur les variables utiliser.

Prob-F 0, 48˃ 0,05.

2.4.1.3 Test de stabilité de modèle

Figure 12: résultant de test de stabilité des coefficients CUSM

15

10

-5

-10

-15
94 96 98 00 02 04 06 08 10 12 14 16 18

CUSUM 5% Significance

Source : réalisé par nos soins à partir de logiciel Eviews10.

7878 Voire annexe 7


83
Chapitre III : analyse des déterminants de l’inflation en
Algérie de 1980 a 2018

On remarque sur la bas de résulta de teste CUSUM SQ, que ne pouvant dire que le modèle
estimé et stable dure la période d‟étude de l‟Algérie de 1980 à 2018.

2.5Interprétation économique

Les résultats des estimations sont interprétés comme suit:

Le taux du change a un effet positif est non significatif sur l‟inflation à court terme, car cette
période a connue une chute de prix des échanges de dinar algérien par rapport au dollar
American.

Au neutre, la masse monétaire et le taux de change on un effet négatif et non significatif sur
l‟inflation au log terme puisque la monnaie en circulation de la banque centrale diminue, et
ainsi que les échange de la monnaie sur le marché noire et l‟utilisation de secteur informelle

Pare contre le produit intérieure bruit a un effet positif et significatif à log terme sur l‟inflation
suite a cette période de 1980 à 2018 a cause de la hausse des prix de pétrole, on résulte que il
ya une relation de produit intérieure bruit et l‟inflation de ce fait l‟hypothèse est vérifie

Est aussi que le taux de change cause l‟inflation car la valeur de la monnaie échangé dans le
marché formel base.

84
Chapitre III : analyse des déterminants de l’inflation en
Algérie de 1980 a 2018

Conclusion

Dons notre étude qui pour objectif d‟analyse les déterminantes de l‟inflation en Algérie nous
avons préside par les chois des variable et en suite a la présentation des série se forme
graphique et a prie nous avons déterminé le nombre de retard optimale de AIC, pour passe a
l‟estimation de modèle ARDL, pour ce la nous avons utilise le teste de racine unitaire
(ADF), qui détermine que les variable sont stationnaire en niveau (0) ou bien en première
différenciation (1) , et en passe ou bounds test pour déterminé que le modale a une relation
de Co-intégration entre les variable, pour estime le modèle ARDL à log terme et ou courte
terme ,et si résultat en montre que il ya une relation de long terme positif et significatif entre
le produit intérieure brute sur l‟inflation ,et un effet négatif et non significatif ente la masse
monétaire et le taux de change sur l‟inflation, et un effet positif et non significatif de taux de
change ou courte terme sur l‟inflation , un effet négatif et significatif des résidu sur
l‟inflation .

On a constaté un effet de causalité de Granger qui est le taux de change qui cause l‟inflation.
En revanche l‟inflation ne cause pas le taux de change, en suite on passe a la validation de
modèle ARDL, est pour ce la on va faire le test de auto- corrélation des résidus LM Test et le
test d‟ hétérosédasticité et le test de stabilité de model, les résulte de ses test confirme que le
modèle et globalement bon donc il est validé.

En notre, les hypothèses que nous avons site sont confirmea partir des teste que nous avons
effectue sur le model ARDL, le taux de change cause le taux d‟inflation se que indique que il
ya à une diminution des hydrocarbures et la chute des prix de pétrole, et ainsi la relation
entre produit intérieure brute et l‟inflation engendre une évolution des exportations et les
importations se qui signifie une hausse de la croissance économique.

85
Conclusion générale

L‟inflation est définie comme une hausse soutenue du niveau général des prix, des
biens et services. L‟inflation est un danger économique et social pour n‟importe quel pays
dans le monde, surtout lorsqu‟elle n‟est pas anticipée par les décideurs économique, ni
contrôlée par les autorités monétaire. En ce moment, dans la plupart des pays industrialisés,
soit un niveau bas, stable et donc prévisible. L‟inflation c‟est l‟augmentation excessive des
capitaux et de la quantité de monnaie en circulation, qui engendre un déséquilibre de la
monnaie.

L‟inflation à des effets bénéfique , allège la dette des débiteurs (par exemple, celui qui
a emprunté pour acheter un logement), profite à ceux qui bénéficient de revenus indexés sur
l‟inflation, amélioration la rentabilité financière des entreprises, est les effets néfaste la
diminution des ressources titulaires de revenus fixes (épargnants, créanciers ….), car les taux
d‟intérêt qui les rémunèrent sont inférieur à l‟inflation, et déséquilibre les échanges avec
l‟étranger et peut provoquer une crise sociale si les salaire ne suivent pas.

Le taux d‟inflation en Algérie est passé par trois périodes principales, durant lesquelles
il a connu des évolutions différentes. Entre les années 1980 à 2000, le taux d‟inflation
maintenu à niveau raisonnable, Le taux d‟inflation est passée de 17,78% en 1989 à 25,88%
en 1991, et en 1995 le taux d‟inflation a été marqué par 29,7%, et un niveau très bas en 2000
de 0,34% , et pour la période de 2000 à 2018, le taux d‟inflation a baissé jusqu‟à 1, 38%, et
un niveau très élavés de 8,89% en 201279.

Pour avoir une solution de l‟inflation il faut tout d‟abord avoir une politique anti-
inflationniste, puis une description des méfaits de l‟inflation. Enfin, il nécessite une
efficacité des politiques anti-inflationnistes.

L‟Algérie est l‟un des pays touchés par l‟inflation, et ses causes et ses conséquences
sont multiples à tous les niveaux : social, économique, les échanges extérieur. Pour cela, les
autorités monétaires doivent procéder aux diagnostics et mesures de sécurité nécessaires pour
ralentir son évolution et d‟éviter sa propagation. Ainsi, les autorités mettent en place un
ensemble de dispositifs de lutte contre l‟inflation.

Pour l‟Algérie, la politique monétaire suivrait les mutations économique qu‟allait


connaitre l‟économie Algérienne. L‟évolution de ce dernier est marquée par deux périodes
essentielles : la période de planification financière, qui a connu surtout une stabilité des taux
d‟intérêt créditeurs et débiteurs avec un niveau très bas. Et la période de l‟économie de
marché, d‟où la politique monétaire en Algérie a eu pour un objectif final la stabilité des prix
par une décélération de la croissance monétaire.

La conduite de la politique monétaire a beaucoup évolué durant ces vingt dernières


années du fait que cette politique et son dispositif institutionnel ne peuvent être dissociés du
contexte économique et social du pays. Or, les banques cherchent à mener des politiques
monétaires avec des objectifs de maintien de la stabilité des prix, de croissance économique,
de plein emploi, et d‟équilibre de la balance des paiements..

Pour examiner les déterminants de l‟inflation en Algérie, nous avons utilisé des données
annuelles de la Banque Mondiale. La méthode de traitement des données est constituée par le

79Rapport de la banque d’Algérie 2010, 2011, 2014, 2015, 2018 « évolution économique et monétaire en
Algérie ».
66
Conclusion générale

logiciel Eviews10, et la technique d‟analyse correspond au modèle d‟estimation ARDL. La


variable à expliquer est le taux d‟inflation et les variables explicatifs sont la masse monétaire,
le produit intérieur brut et le taux de change.

D‟abord, nous avons déterminé le nombre du retard, nous avons utilisé le critère
d‟information Schwarz et SC. D‟après les résultats on constate que l‟inflation et le taux de
change et la masse monétaire, et le produit intérieur brut à un retard est égale à1.

Après avoir déterminé le nombre du retard, nous avons utilisé le teste de racine unitaire
(ADF) pour déterminer l‟ordre d‟intégration des variable explicatives. Tout d‟abord les
variables sont intégrées d‟ordre (1). Ensuite, nous avons testé la différenciation des série on a
trouvé que tous les série (M2, TCH, PIB, TINF) sont stationnaire en première différenciation.

Les résultats d‟estimation du modèle ARDL, indiquent que la relation à long terme est
vérifiée, et on a aussi testée la relation de Co-intégration, nous avons constatée que, il existe
une relation de Co-intégration entre les série. Une fois que la relation de long terme est
vérifiée, nous avons procédé à l‟analyse de la relation de court terme (dynamique de court
terme), et nous avons constatée que le coefficient est positif et les résidus retardés d‟une
période sont négatif et largement significative, donc il existe un mécanisme à la correction
d‟erreur.

En effectuent le teste de causalité, nous avons trouvée une relation de causalité entre le
taux de change et l‟inflation. Donc l‟inflation dépend du taux de change. Elle existe aucune
relation de causalité entre l‟inflation et la masse monétaire, et entre l‟inflation et le produit
intérieur brut.

Après avoir testé la causalité, nous avons continué par la validation de modèle Nous
avons effectuée le teste d‟auto corrélation, D‟après les résultats nous avons constatée qu‟il y
a une absence d‟auto corrélation entre les résidus, qui signifie que les résidus sont engendrés
par un processus de bruit blanc. Après nous avons testée les résidus par le test
d‟hétérocédasticité, nous avons constatée qu‟il y a l‟absence d‟hétéroscédacité, donc les
résidus sont homoscédastique. Enfin, nous avons testée la stabilité de modèle, nous avons
conclus que le modèle est Validé.

En notre, les hypothèses que nous avons site sont confirmea partir des teste que nous avons
effectue sur le model ARDL, le taux de change cause le taux d‟inflation se que indique que il
ya à une diminution des hydrocarbures et la chute des prix de pétrole, et ainsi la relation
entre produit intérieure brute et l‟inflation engendre une évolution des exportations et les
importations se qui signifie une hausse de la croissance économique.

67
Annexe

Annexe 1 : la stationnarité des série (ADF)

Série INF
Annexe

1er difference

Série M2
Annexe

En premier difference

Série PIB
Annexe

1er difference
Annexe

Série TCH

1er différence
Annexe

Annexe 2 : l‟estimation de modèle ARDL

Annexes3 : bounds test

Annexes 4 : coefficients de court terme


Annexe

Annexes5 : coefficients de long term

Les Teste de validation de modèle ARDL

Annexes6 : le Test d‟autocrélation LM test


Annexe

Annexes 7: Test d‟héterosidasité


Annexe
Bibliographie

Overages

1. AMMOUR .B, (2001), « le système bancaire Algérienne, texte de réalité », 2éme


édition DAHLAB, Alger, p 36-37-87
2. Beaud A, (2005), « les déterminant de l’inflation en France », édition 1972
3. BORNIER Jean Magnan, (2003), « monnaie et inflation » document de travail,
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4. Bernier BERNARERD SIMOU. Y.VES, (1996), « initiation à la macroéconomie :
manuel concret de 1ére cycle » 2émé édition, Paris, p.27

5. BEITONEA. DOLLOL, GUIDONI JP. LEGARDEZA. (1991), « dictionnaire des


sciences économique », édition ARMAND COLIN, Paris, p. 235
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8. BOISSIEUC. (1998), « monnaie et économie chronique de la politique
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Bibliographie

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31. THORN R.S, Bernard. R, 1976 « économie rurale 113»l‟état des théories de
l‟inflation devant l‟inflation des théories, 3numéro, p 3-13
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 Mémoire et thèse

1. BOUHASSOUN et Née BEDJAOUI ZAHIRA, « la relation monnaie- inflation


dans le contexte de l’économie Algérienne », Thèse de doctorat en science
économique Université Abou-BELKAID Tlemcen, promotion 2013/2014.
2. EDODOD.R NIELSEN, WITANEME MUSOMBWA, (2007), « impact du
déficit budgétaire sur l’inflation en RDC », mémoire de licence, université libre
des pays des grands lacs, ULPGL

3. HAMLAT. Mahdi et HANI. Lamine,(2015-2016), « la politique


monétaire :efficacité et limites », master en science économique
4. Théodore Nielsen WITANENE MUSOMBWA (2007), « Impact de déficit
budgétaire sur l’inflation en RCD », mémoire de licence, université libre des pays
Grands lacs « ULPGL »
5. ZIANI Hayat et Zaidi Saloua, « Essai de modélisation des causes de l’inflation
en Algérie de 1970-2013 : Approche économétrique », Mémoire de master en
science économique, Université de Bejaia, promotion 2015

 Rapports
1. la Banque d‟Algérie, 2011 « évolution économique et monétaire en Algérie »,
Rapport de 2010, p 31.
Bibliographie

2. Banque d‟Algérie, 2013 « évolution économique et monétaire en Algérie »


Rapport 2012.

3. Banque d‟Algérie 2013, « de l’amélioration de la circulation fiduciaire en 2012


et 2013 »Communication, Alger

4. Rapport de la Banque d‟Algérie 2013, p29-30

5. Rapport de la Banque d‟Algérie, 2014, p35

6. Rapport de la Banque d‟Algérie, 2015, p 32

7. Rapport de la Banque d‟Algérie, 2016, p 23-28

8. Rapport de la Banque d‟Algérie, 2018, p20-26

 Lois, Règlements et Instructions

1. Loi n°72-144 de 13/12/1962 elle doté la BCA de l‟ensemble des statu d‟un institut
d‟émission comme : le monopole de l‟émission de la monnaie, la fonction banques
de l‟état, de banque des banques que la gestion des ressources.

 Article

1. Les montants et les durées des crédits distribués par la BCA au profit du trésor
sont limités par l‟article 53 ; le montant est plafonné à 5% des recettes ordinaire de
l‟état constatées au cours du précédent exercice budgétaire, et la durée totale du
crédit ne dépassant pas le 24 jours consécutifs, au cours d‟une année de calendrier.
2. Ordonnance n°03-11 du 26 aout 2003, article 35.

 Site Internet

1. http://www.mémoireonline.com/12/07/787/m essai-modalisation-inflation-algeri3.html
2. http://Fr.m.Wikipedia.org
3. http://www.capital.Fr/economie-politique/masse-monetaire consulter le 08/04/2022.
4. Hossein et Sami SATOUR et DIAF, (2007), « essai de modélisation de l‟inflation
en Algérie », INPS Alger, disponible sur le site : www.mémoireonmine.com
5. http://banquemondial.org
6. Office National des Statistiques (ONS).

 Logiciel
Eviews10.
Table des matières

Remerciement

Dédicace

Liste des abréviations

Liste des tableaux

Liste des figures

Sommaire

Introduction générale…………………………………………………………………….1

Chapitre1 : Le concept de base de l’inflation et la théorie économique……………….4

Introduction ……………………………………………………………………………….4

Section1 : Généralité sur l‟inflation………………………………………………………..4

1.1 Rappel historique sur l‟inflation…………………………………………..........4


1.2 Les déférente définitions de l‟inflation………………………. …………….…4
1.2.1 Définition1……………………………………………………………….…5
1.2.2 Définition2……………………………………………………………….…5
1.2.3 Définition 3…………………………………………………………………5
1.3 Les types de l‟inflation…………………………………………………………5
1.3.1Inflation latin ou rampante ………………………………………….........5
1.3.2 Inflation stable………………………………………………………........6
1.3.3 Inflation galopante ou hyperinflation…………………………………….6
1.3.4 Inflation ouverte ou déclarée……………………………………………..7
1.3.5 Inflation importée………………………………………………………...7
1.4 Les mesures de l‟inflation…………………………………………………..8
1.4.1 Indice des prix à la consommation………………………………………..8
1.4.2 La méthode de calcul du taux d‟inflation………………………………...8
1.4.3 Déflateur du PIB………………………………………………………….9
1.5 Les causes de l‟inflation………………………………………………….....10
1.5.1 Inflation par la demande……………………………………………….....10
1.5.2 Inflation par les coûts……………………………………………………..11
1.5.2.1 Inflation par les salaires…………………………………………………11
1.5.2.2 Inflation par les profits………………………………………………….12
1.5.3 Inflation importée………………………………………………………….12
1.5.4 Inflation par la monnaie……………………………………………………12
1.6 Les conséquences de l‟inflation………………………………………………13
1.6.1 Les effets positifs de l‟inflation……………………………………………13
1.6.2 Les effets négatifs de l‟inflation…………………………………………….14
Section 2 : Les différentes théories économiques de l‟inflation…………………14

2.1L‟approche monétariste………………………………………………………..14

2.1.1La formulation de Fisher…………………………………………….…15


Table des matières

2.12La formulation de Marshall et Pigou…………………………………...15

2.2L‟approche Keynésienne…………………………………………………….16

2.3L‟approche néo classique…………………………………………………….18

Conclusion……………………………………………………………….…19

Chapitre 2: L’inflation et la politique monétaire en Algérie……………..……20

Section 1 : Etude et l‟évolution de l‟inflation en Algérie de 1980 à 2018…...20


1.1 L‟inflation depuis l‟indépendance jusqu‟à 1980…................................................21
1.1.1 Evolution de l‟inflation durant la période 1980 à 1990………………………..22
1.1.2 Evolution de l‟inflation durant la période 1991 à 2000………………………..23
1.1.3 Evolution de l‟inflation durant la période 2001 à 2018………………………..25
1.2 Etude des déterminants de l‟inflation de 1980 à 2018…………………………...28
1.2.1 La croissance de la masse monétaire (M2)…………………………………….28
1.2.2 La croissance du produit intérieur brut………………………………………....30
1.2.3 Le taux de change……………………………………………………………....31
Section 2 : La politique monétaire…………………………………………………...32
Introduction…………………………………………………………………………..32
2.1 Définition de la politique monétaire……………………………………………...33
2.2 L‟objectif de la politique monétaire……………………………………………...33
2.2.1 Les objectifs finals de la politique monétaire…………………………………..34
2.2.1.1 L‟objectif de stabilité des prix……………………………………………......34
2.2.1.2 L‟objectif de la croissance économique……………………………………...34
2.2.1.3 L‟objectif du plein emploi……………………………………………………34
2.2.1.4 L‟objectif de l‟équilibre extérieure…………………………………………...34
2.2.1.5 Les objectifs intermédiaires de la politique monétaire….................................35
2.3 Les instruments de la politique monétaire………………………………………..36
2.3.1 Les instruments directs de la politique monétaire……………………………...36
2.3.1.1 L‟encadrement du crédit……………………………………………………..36
2.3.1.2 La sélectivité du crédit……………………………………………………….36
2.3.2 Les instruments indirects……………………………………………………….36
2.3.2.1 Le taux de réescompte………………………………………………………..37
2.3.2.2 Les réserves obligatoires……………………………………………………..37
2.3.2.3 Les opérations d‟open MARKET……………………………………………38
2.4 L‟évolution de la politique monétaire en Algérie………………………………..38
2.4.1 La politique monétaire durant la période de gestion administrative de
l‟économie de 1962 à 1989…………………………………………………………..38
2.4.1.1 La période allant de 1962 à 1970…………………………………………….38
2.4.1.2 La période de planification économique 1970 à 1989……………………….39
2.4.1.2.1 La période de 1970 à 1978…………………………………………………39
2.4.1.2.2 La période 1978 à 1980…………………………………………………….40
Table des matières

2.4.2.1 La politique monétaire selon la loi sur la monnaie et crédit (LMC)


…………..41
2.4.3 La politique monétaire durant la période de l‟ajustement structurel
(1994-1998)………………………………………………………………………..41
2.4.4 La politique monétaire durant la période de l‟économie de marché………....41

2.4.4.1 Evolution du cadre légal de la politique monétaire durant l‟économie de


marché……………………………………………………………………………..42
2.5 La politique monétaire durant la période 2020………………………………..42

Conclusion………………………………………………………………………...43

Chapitre 3 : Analyse des déterminants de l’inflation en Algérie 1980 à 2018...44


Introduction ………………………………………………………………………44
Section1 : L‟approche de modèle ARDL ………………………………………..44

1.1Définition de l‟économétrie…………………………………………………….….44

1.2 Définition de modèle ………………………………………………………....44

1.2.1 Définition des séries chronologique………………………………………....44

1.2.2 Le modèle ARDL…………………………………………………………...45

1.2.3 La méthodologie du modèle ARDL………………………………………..46

1.2.3.1 Sélection de nombre de retard optimal…………………………………...46

1.2.3.2 Test de la stationnarité des séries temporelles…………………………….46

1.2.3.3 l‟approche de test aux bornes ou test de Co-intégration

De passaran et al (2001) ……………………………………………………………...47

1.2 .3.4 Test de causalité de Granger ……………………………………………..48

1.2.4 Test de diagnostic du modèle ……………………………………………....49

1.2.4.1 Test d‟auto-corrélation des erreurs………………………………………..49

1.2.4.2 Test d‟hétéroscédasticité …………………………………………….…....50

1.2.4.3 Test de normalité des résidus……………………………………………...50

1.2.4.4 Test de stabilité de modèle………………………………………………...50

Section 2 : Présentation et analyse des séries de donnée……………………… …..50

2.1 Les choix des variables………………………………………………………..…50

2.1.1 Représentation graphique des séries…………………………………………51


Table des matières

2.1.2 La série de taux d‟inflation…………………………………………………..51

2.1.3 La série de la croissance de la messe monétaire……………………………...51

2.1.4 La série de produit intérieur brut(PIB) ………………………………………52

2.1.5 La série de taux de change……………………………………………………52

2.2 La stationnarité des séries……………………………………………………….53

2.2.1 Détermination de nombre de retard des séries………………………………..53

2.2.2 Test de racine unitaire………………………………………………………...54

2.3 Les étapes d‟estimation de modèle ARDL………………………………….....55

2.3.1 Détermination de nombre de retard………………………………………….55

2.3.2 Estimation de modèle ARDL………………………………………………..56

2.3.3 Test de Co-intégration (bounds test)……………………………………...…57

2.3.4 Estimation de la relation de long terme et court terme selon le modèle

ARDL…………………………………………………………………………..…58

2.3.4.1 Estimation de la relation de court terme (dynamique de court terme)…….58

2.3.4.2 Estimation de la relation de long terme ………………………………..…59

2.3.5 Test de causalité de Granger………………………………………………...60

2.4 La validation du modèle ARDL……………………………………………....60

2.4.1 Le test sur les résidus………………………………………………………..60

2.4.1.1 Le test d‟auto-correlation LM test………………………………………...60

2.4.1.2 Test d‟hétéroscédasiticité………………………………………………….61

2.4.1.3 Test de stabilité de monde…………………………………………………61

2.5 Interprétation économique…………………………………………………..…62

Conclusion…………………………………………………………………………63

Conclusion générale………………………………………………………………64

Annexe ……………………………………………………………………………66

Bibliographie
Table des matières
Résumé

L‟inflation c‟est la perte du pouvoir d‟achat de la monnaie qui se traduit par une
augmentation générale et durable des prix. Pour évaluer le taux d‟inflation, on utilise l‟indice
des prix à la consommation (IPC).

L‟objectif de ce travail est d‟étudier les déterminants de l‟inflation en Algérie de 1980 à


2018. Notre analyse est faite à partir d‟un modèle ARDL Les variables choisis sont :
l‟inflation, la masse monétaire, le produit intérieur brut, et le taux de change.

Mot clé : inflation, indice des prix à la consommation, masse monétaire, taux de change,
produit intérieur brut.

Abstract

Inflation is the loss of purchasing which results in a general and lasting increase in prices, to
assess the rate of inflation, the consumer price index (IPC).

The objective of this work is to study and identify the determinants of inflation in Algeria
from 1980 to 2018. Our analysis is done from an ARDL model selected variable; inflation,
money supply, gross domestic product, exchange rate.

Keywords; Inflation, consumer price index, gross domestic product, monetary policy, money
supply, exchange rate.

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