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Valeurs d'adhérence des suites réelles

Le document traite des valeurs d'adhérence d'une suite réelle, définissant des concepts tels que la limite supérieure et inférieure. Il démontre que ces limites sont des valeurs d'adhérence et explore les implications de ces résultats, notamment pour les suites convergentes et les suites à croissance lente. Enfin, il présente une application concrète de ces théorèmes dans le contexte des fonctions continues.

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Le document traite des valeurs d'adhérence d'une suite réelle, définissant des concepts tels que la limite supérieure et inférieure. Il démontre que ces limites sont des valeurs d'adhérence et explore les implications de ces résultats, notamment pour les suites convergentes et les suites à croissance lente. Enfin, il présente une application concrète de ces théorèmes dans le contexte des fonctions continues.

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D.M.

14 (∗) : Sur les valeurs d’adhérence d’une suite réelle

Terminologie – Pour une suite (un ), les nombres l ∈ R tels qu’il existe une suite extraite (uϕ(n) )
de (un ) qui tend vers l s’appellent les valeurs d’adhérences de la suite (un ).
Par exemple ((−1)n )n∈N a deux valeurs d’adhérences, qui sont 1 et −1.
Par exemple encore, si une suite est dense dans un intervalle I alors I est exactement l’ensemble
des valeurs d’adhérences de (un ).
1) La limite sup. et la limite inf. d’une suite réelle bornée
Soit (un ) ∈ RN bornée. On peut donc définir pour tout n ∈ N, vn = sup{uk , k ≥ n} et wn =
inf{uk , k ≥ n}.
a) Justifier que (vn ) est convergente. On note l1 sa limite. On note aussi l1 = lim un appelée
≪ limite supérieure ≫ de (un ).

b) Démonter que l1 est une valeur d’adhérence de (un ).


c) Démontrer de même que (wn ) est convergente, et que, si on note l2 sa limite, alors l2 est une
valeur d’adhérence de (un ). On note aussi l2 = limun , appelée ≪ limite inférieure ≫ de (un ).
2) La limite sup. est la plus grande v.a., la limite inf. est la plus petite, conséquences
a) Démontrer que pour tout n ∈ N, on a wn ≤ un ≤ vn .
b) Démontrer que pour tout valeur d’adhérence l de (un ), on a l2 ≤ l ≤ l1 .
c) Une conséquence : démontrer qu’une suite réelle bornée qui admet une unique valeur d’adhérence
est convergente.
3) Une application ≪ concrète ≫ du résultat précédent On va montrer l’utilité du résultat
montré au 2) c).
Soit α ∈]0, 1[ et (xn ) une suite réelle bornée telle que : xn + αx2n Ð→ 1.
n→+∞
a) Montrer que si a est un valeur d’adhérence de (xn ) alors (1 − a)/α est aussi une v.a. de (xn ).
b) Montrer alors que (xn ) est convergente, en montrant que (xn ) ne peut avoir qu’une seule
valeur d’adhérence.
4) Une propriété des suites à croissance lente i.e. telles que un+1 − un → 0
Soit (un ) telle que un+1 − un tend vers l ∈ R.
a) Qu’en déduire sur lim un si l ≠ 0 ?
b) Donner un exemple de (un ) telle que un+1 − un → 0 mais (un ) est divergente.
c)(∗) Montrer que si un+1 − un → 0 et si a < b sont deux valeurs d’adhérences de (un ) alors pour
tout λ ∈ [a, b], il existe une suite extraite de (un ) qui tend vers λ.
Autrement dit : l’ensemble des valeurs d’adhérence d’une suite à croissance lente est un intervalle.
d) Application du résultat du c) : Soit f ∈ C([a, b], R) laissant stable l’intervalle [a, b] et u0 ∈
[a, b]. On définit (un ) par un+1 = f (un ) pour tout n ≥ 0.
Montrer que si un+1 − un Ð→ 0 alors (un ) est convergente.
n→+∞
Indication – D’après le c) l’ensemble des v.a. est l’intervalle [l2 , l1 ]. Montrer qu’ici forcément
tous les points de [l2 , l1 ] doivent être fixés par f , et en déduire une contradiction si l2 < l1 .

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