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Productivité et compétitivité des exportations

La productivité est essentielle pour la compétitivité d'un pays, favorisant les exportations et attirant les investissements étrangers. Les grandes entreprises, souvent les plus productives, dominent les exportations, tandis que l'État joue un rôle clé en soutenant la productivité et l'innovation. L'internationalisation des chaînes de valeur, illustrée par des exemples comme l'iPhone, montre comment les firmes multinationales exploitent les avantages comparatifs des pays pour optimiser leur production.

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Productivité et compétitivité des exportations

La productivité est essentielle pour la compétitivité d'un pays, favorisant les exportations et attirant les investissements étrangers. Les grandes entreprises, souvent les plus productives, dominent les exportations, tandis que l'État joue un rôle clé en soutenant la productivité et l'innovation. L'internationalisation des chaînes de valeur, illustrée par des exemples comme l'iPhone, montre comment les firmes multinationales exploitent les avantages comparatifs des pays pour optimiser leur production.

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II. La productivité soutient la compétitivité d’un pays et sa capacité à exporter.

A) L'aptitude à exporter : un indicateur de compétitivité. La compétitivité d'un pays repose


sur la capacité de ses entreprises à se positionner sur le marché international. Pour rester
compétitif, un pays doit renforcer ses exportations, soit en ouvrant de nouveaux marchés,
soit en développant ceux existants. Attirer des investissements étrangers est également
essentiel, car cela crée des emplois et améliore le bien-être.

B) La concentration des exportations autour de grandes entreprises productives. Seules les


entreprises les plus productives, souvent les grandes, peuvent exporter en absorbant les
coûts supplémentaires (transport, adaptation aux normes, etc.). Par exemple, en 2017, les
50 plus grandes entreprises françaises représentaient 43 % des exportations nationales.
Ainsi, un pays avec de nombreuses entreprises productives peut mieux exporter.

L’ouverture au commerce international améliore la productivité des entreprises par la


réduction des coûts de commerce. Les plus productives voient leur part de marché
augmenter, tandis que les moins productives peuvent disparaître, ce qui élève la productivité
moyenne.

En augmentant la productivité, les entreprises réduisent leurs coûts de production, ce qui


leur permet de proposer des prix plus compétitifs et d’accroître leur compétitivité-prix. En
outre, une meilleure productivité favorise la compétitivité hors-prix en améliorant la qualité,
l’innovation et la différenciation des produits, renforçant ainsi les exportations et la
compétitivité globale du pays.

4) Le rôle crucial de l'État dans la compétitivité des entreprises

L'État joue un rôle important en renforçant la productivité des entreprises, par exemple en
améliorant le système de formation et en développant des institutions qui encouragent
l'innovation. En soutenant les entreprises, l’État accroît leur capacité à exporter, ce qui
renforce la balance commerciale.

Voici les effets en chaîne de ce soutien :


● Amélioration de la productivité des entreprises
● Augmentation de la compétitivité-prix
● Accroissement des parts de marché et des exportations
● Hausse des profits, qui permettent d'investir et d'innover
● Renforcement de la compétitivité hors prix (qualité, innovation)
● Hausse des exportations et de l’attractivité du territoire
● Augmentation des IDE, favorisant ainsi la compétitivité du pays

III Comment expliquer l'internationalisation de la chaîne de valeur.


Définitions :
Firme multinationale (FMN) : entreprise qui répartit sa production sur plusieurs pays,
possédant au moins une unité de production à l’étranger (filiale).

Internationalisation de la production : processus par lequel une entreprise développe sa


production dans des pays autres que son pays d’origine.

Chaîne de valeur mondiale (CVM) : série d’étapes dans la production d’un produit ou service
destiné aux consommateurs, impliquant la fragmentation de la production.

A) Les firmes multinationales augmentent leur productivité en exploitant les avantages


comparatifs des pays. Pour améliorer leur compétitivité, les firmes multinationales
fragmentent leur chaîne de valeur à travers plusieurs pays, en utilisant les avantages
spécifiques de chaque lieu. La plupart des échanges mondiaux actuels passent par ces
chaînes de valeur mondiale, impliquant des flux de services, matières premières et
composants. Chaque étape de production est localisée selon les coûts de production, la
fiscalité, l'accès aux ressources, etc., ce qui réduit les coûts et renforce leur
compétitivité-prix. Par ailleurs, certaines entreprises privilégient des pays avec une
main-d'œuvre qualifiée pour innover et produire des biens de qualité, notamment dans les
pays développés avec des infrastructures avancées et un environnement politique stable.

B) L’exploitation optimale des dotations des pays par les firmes multinationales (FMN).

Les FMN adaptent leurs activités aux atouts de chaque pays. Certains pays, comme la
Russie et le Canada, s’intègrent aux chaînes de valeur mondiales grâce à leurs ressources
naturelles, tandis que d’autres, tels les États-Unis et le Japon, s’y distinguent par leurs
technologies avancées et leurs capacités d'innovation. La production de base est souvent
relocalisée dans les pays émergents, tandis que la R&D et les activités à haute valeur
ajoutée se concentrent dans les pays développés.

Depuis les années 1970, la part de la valeur ajoutée provient de plus en plus d’activités
comme la R&D, le marketing ou les services clients, plutôt que de la simple production. Les
FMN gardent donc les activités à forte valeur ajoutée dans les pays développés, où elles
bénéficient d'une main-d'œuvre qualifiée, et transfèrent la production plus basique, à faible
coût, dans les pays à main-d'œuvre moins chère.

Ce phénomène est représenté par la « courbe du sourire » : les activités générant le plus de
valeur ajoutée (R&D, conception, services) sont dans les pays développés, tandis que les
tâches de production, à faible valeur ajoutée, sont réalisées dans des pays à faible coût.
Cela encourage l’industrialisation des pays émergents et la spécialisation des pays
développés dans les services.

D) L’iPhone : un exemple concret de l’internationalisation de la chaîne de valeur

Apple divise les étapes de production de l’iPhone en fonction des atouts et ressources
spécifiques de chaque pays. Les activités à forte valeur ajoutée, comme la conception et le
marketing, sont localisées en Californie, où l’entreprise bénéficie d’une main-d'œuvre
hautement qualifiée et d’infrastructures de recherche avancées. En revanche, les tâches
d'assemblage sont confiées à des pays à main-d'œuvre moins qualifiée.

L’iPhone est ainsi conçu en Californie, mais sa production est mondiale : les matières
premières viennent d’Amérique du Sud, d’Afrique, d’Asie et d’Océanie ; les composants sont
fabriqués dans divers pays et assemblés en Chine. Enfin, le produit final est distribué via le
réseau d’Apple pour atteindre des consommateurs du monde entier.

E) Facteurs techniques et politiques facilitant le fractionnement de la chaîne de valeur


mondiale

La mondialisation des chaînes de valeur a été favorisée par la libéralisation commerciale et


financière, facilitant les échanges de biens et les mouvements de capitaux (ex. : accords du
GATT et de l’OMC). La déréglementation financière a aussi permis la libre circulation des
capitaux, stimulant les investissements directs étrangers (IDE) . La baisse des coûts de
transport, notamment grâce au conteneur, et l'essor des technologies de l’information,
comme Internet, ont simplifié la coordination entre firmes. Les avancées techniques ont
permis de fragmenter la production à travers différents pays. Enfin, l’essor de la Chine avec
sa main-d'œuvre bon marché a contribué à réduire les coûts de production.

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