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Janvier

Le document présente un cours de l'École de Psycho Sexologie à Paris, abordant divers aspects de la sexualité, notamment celle des jeunes adultes, la neurophysiologie du plaisir et de l'orgasme, ainsi que les enjeux liés à la ménopause et à l'andropause. Il traite également des évolutions sociétales concernant la sexualité, les pratiques contraceptives, et les implications de maladies comme le SIDA et la variole du singe. Enfin, il explore les traitements hormonaux et les pathologies génito-urinaires liées à la vieillesse.

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Le document présente un cours de l'École de Psycho Sexologie à Paris, abordant divers aspects de la sexualité, notamment celle des jeunes adultes, la neurophysiologie du plaisir et de l'orgasme, ainsi que les enjeux liés à la ménopause et à l'andropause. Il traite également des évolutions sociétales concernant la sexualité, les pratiques contraceptives, et les implications de maladies comme le SIDA et la variole du singe. Enfin, il explore les traitements hormonaux et les pathologies génito-urinaires liées à la vieillesse.

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ÉCOLE DE PSYCHO SEXOLOGIE À PARIS

COURS

de

Janvier 2023

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ÉCOLE DE PSYCHO SEXOLOGIE À PARIS

Sommaire

S o m m a i r e_____________________________________________________________________________ 2
La sexualité des jeunes adultes _______________________________________________________________ 4
La virginité _____________________________________________________________________________________ 5
La vie Commune ________________________________________________________________________________ 6
Neurophysiologie du plaisir et de l'orgasme _____________________________________________________ 7
La phase d'excitation. ____________________________________________________________________________ 8
La phase de plateau. _____________________________________________________________________________ 8
L'orgasme ____________________________________________________________________________________ 10
La phase de résolution __________________________________________________________________________ 11
Le cycle de réponse sexuelle de la Femme ___________________________________________________________ 12
Le cycle de réponse sexuelle de l’Homme ___________________________________________________________ 12
L’âge adulte - La sexualité de l’adulte - La maturité _____________________________________________ 13
L’Ocytocine______________________________________________________________________________ 14
La ménopause ___________________________________________________________________________ 17
La péri ménopause _____________________________________________________________________________ 17
Les ménopauses précoces :_______________________________________________________________________ 18
La ménopause comme enjeu public ________________________________________________________________ 23
Ménopause et sexualité_________________________________________________________________________ 25
COMPRENDRE L’ANDROPAUSE ______________________________________________________________ 28
Modifications physiologiques des réactions après 50 ans _______________________________________________ 30
Modification dans la survenue de l’érection ___________________________________________________________________ 30
Modification en ce qui concerne l’éjaculation __________________________________________________________________ 31

Des modifications des réactions sexuelles de la cinquantaine à l’andropause ______________________________ 34


Comment présumer de l’éventualité d’une andropause ? ______________________________________________ 35
Conclusion : __________________________________________________________________________________ 36
Intérêt du traitement hormonal de la ménopause et de l’andropause ______________________________ 37
Quel est l’intérêt de tels traitements substitutifs hormonaux : T.S.H. ____________________________________ 39
Le traitement hormonal substitutif THS ______________________________________________________________________ 39
Aussi bien pour la femme que pour l'homme il existe un double intérêt. ___________________________________________ 41
Quels sont les métabolismes concernés ? ____________________________________________________________________ 41

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Conclusion ____________________________________________________________________________________ 43
Intérêts des androgènes chez la femme ménopause : mythe ou réalité _______________________________ 44
Les variations des taux androgènes _______________________________________________________________ 44
Les réalités cliniques ___________________________________________________________________________ 45
L’Ostéoporose ________________________________________________________________________________ 45
Psychisme ____________________________________________________________________________________ 46
Sexualité _____________________________________________________________________________________ 47
Conclusion ____________________________________________________________________________________ 48
Pathologie génito-urinaire de la femme ménopausée et vieillissante _________________________________ 49
1 - Rappel anatomique __________________________________________________________________________ 49
2 - Pathologies génitales ________________________________________________________________________ 49
3 - Pathologies urinaires ________________________________________________________________________ 49
4 - Pathologies hormonales ______________________________________________________________________ 50
5 – Traitement des troubles génitaux ______________________________________________________________ 50
A - Dyspareunies orificielles et superficielles __________________________________________________________________ 50
B - Dyspareunies profondes ________________________________________________________________________________ 50
C - Infections évolutives ___________________________________________________________________________________ 51
D - Prolapsus génitaux ____________________________________________________________________________________ 51
E - Cancérologie génitale __________________________________________________________________________________ 52

6 - Traitement des pathologies urinaires ___________________________________________________________ 53


7 - Traitement des pathologies hormonales _________________________________________________________ 53
8 - Traitement sexothérapiques __________________________________________________________________ 53
ANNEXES _______________________________________________________________________________ 54
Appareil de reproduction de la Femme _______________________________________________________ 55
Appareil de reproduction de l’Homme ________________________________________________________ 56
ARTICLE – EPIDEMIOLOGIE – Variole du singe ___________________________________________________ 57
La Bibliographie __________________________________________________________________________ 62

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La sexualité des jeunes adultes

La sexualité est une expérience qui s’inscrit dans l’histoire individuelle de chacun mais également dans
un contexte social.

Depuis toujours mais surtout depuis les années 50 de nombreuses évolutions sont apparues, en 2023 :
1- Accouchement sans douleur
Les traumatismes de l’accouchement sont tabous. La désillusion est d’autant plus grande que les
femmes s’attendent à un accouchement facile et parfaitement sans douleur.
2- Contraception
Les hommes se sentent plus concernés quant à la responsabilité de la contraception.
Aujourd’hui, les femmes optent de plus en plus pour une contraception sans hormone.
3- Avortement
IVG médicamenteuse
4- PMA
C’est une révolution certes, mais il faut sans doute s’interroger sur un problème de société qui
fait que les grossesses sont plus tardives.
5- Le SIDA
Depuis 1980 le SIDA a également modifié profondément les pratiques sexuelles. Le discours de
prévention amène à voir l’activité sexuelle sous l’angle d’un risque de maladie. (Sida info service
est le site de référence pour toute information sur le Sida).
Aujourd’hui, dans les pays développés, il s’agit plus d’une maladie chronique.
Le terme « Sida » correspond au stade ultime de l’infection « VIH », en cas d’absence de
traitement les personnes porteuses du VIH développent les signes du Sida, 8 à 10 ans après leur
contamination. Certaines infections permettent d’identifier ce syndrome.
Avec un traitement la charge virale peut être indétectable. Avec les possibilités actuelles de
traitements, la prise préventive ou à posteriori d’un rapport potentiellement risqué, modifie, à
l’heure actuelle, le message de prévention.
Suivant une enquête récente, seuls 48% des jeunes hommes et femmes disent utiliser des
préservatifs systématiquement en France.
Le message de prévention est bien intégré pour le premier rapport mais la confiance arrive
rapidement. L’usage du préservatif ne semble alors plus nécessaire.
De même si la relation devient stable la pratique du test de dépistage et l’abandon de l’utilisation
du préservatif est habituel, pour être remplacé par la pilule contraceptive. Il faut noter que le
degré de prévention varie en fonction des sentiments et de la confiance.

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Dans la recherche du groupe ACSF (Spira A., Bajos N.- les comportements sexuels en France- Paris – la
documentation française 1993) L’activité sexuelle a été définie ainsi :
« Une activité sexuelle désigne toute activité physique ou mentale liée à l’excitation sexuelle d’au moins
une personne (caresses, masturbation, pénétration, lectures de journaux érotiques…). Parmi les
activités, on distingue les pratiques sexuelles, types contacts corporels non nécessairement mutuels, liés
à l’excitation sexuelle d’au moins une personne (caresse du corps, masturbation, pénétration…).

Un rapport sexuel est une activité sexuelle qui implique au moins deux personnes et qui comprend au
minimum une pratique sexuelle. Une relation sexuelle est une relation qui lie deux personnes ayant
ensemble des rapports sexuels. Un partenaire sexuel est une personne avec laquelle on a eu au moins
une fois un rapport sexuel.
Cette définition a été complétée par les notions de scénarii et de significations qui correspondent à une
série de pratiques sexuelles dans un contexte donné avec un partenaire donné. La signification se définit
comme les valeurs et les fonctions attribuées consciemment ou non à l’activité sexuelle.

Il est important de demander à nos patients ce que représente pour eux, d’avoir une relation sexuelle,
quelles sont les empreintes positives ou négatives qu’ils ressentent. Cette notion évolue avec le temps,
les tabous et avec une attirance émotionnelle.

Le passage de l’adolescence à la vie d’adulte correspond pour André Béjin à « des années indécises de
la post adolescence ». Cette période est consacrée à des expériences qui sont faites sans, pour autant,
qu’aucune décision importante ne soit prise.
La dépendance parentale entre alors en contradiction avec le désir d’indépendance. Selon C. Gokalp
« les modalités d’accès à l’âge adulte, c’est à dire le processus d’insertion professionnelle, familiale et
sociale qui débute à la fin de la scolarité, peut être considéré comme terminé avec la prise d’un emploi
stable et le mariage ».

L’adolescent peut être un peu tiraillé entre une envie de protection et une volonté d’autonomie
Sortir de l’adolescence n’est pas simple et cela n’obéit pas à un processus reconnu.
La durée entre les premiers rapports sexuels et le fait de vivre ensemble est plus long.
On peut hésiter à prendre une autonomie pour une question économique, mais vivre chez ses parents
ou en colocation n’est pas simple pour une vie sexuelle épanouie.

Aujourd’hui le désir et la naissance d’un enfant apparait comme un rite marquant dans le passage à la
vie d’adulte. Alors que de nombreux rites sont flous et déritualisés.
La naissance d’un enfant est un repère précis, qui peut amener des difficultés dans le couple si les deux
n’évoluent pas de la même façon avec l’arrivée de l’enfant.

La virginité
La perception va beaucoup varier en fonction des cultures. La préservation de la virginité est un choix
personnel ou religieux.

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La vie Commune
Les hommes et les femmes ne réagissent pas de la même manière par rapport au désir de fonder un
couple à cette période de leur vie. La femme jeune apparaît souvent hostile à un engagement avant
d’avoir un emploi stable.
Le projet de vie commune et d’enfant apparaît secondaire par rapport au désir de liberté et
d’épanouissement personnel.
La relation stable peut être vécue comme étouffante.

Quelques chiffres sur l’IVG


IVG 230 000 en France en 2019
IVG 220 000 en France en 2020
IVG 223 300 en France en 2021

La variole du singe
Quelques informations selon une étude de Patel A & al. Du 28 juillet 2022 sur 197 patients britanniques
infectés entre mai et juillet 2022.
Cette étude est importante car elle montre quelques distinctions cliniques par rapport à d’autres
descriptions antérieures.

Tous les cas confirmés entre le 13 mai et le 1er juillet 2022 ont été inclus dans cette étude.
Les 197 sujets étaient des hommes dont l’âge médian était 38 ans, tous sauf un se sont identifiés comme
gays, bisexuels ou comme ayant des rapports sexuels avec des hommes.
- 35,5% d’entre-eux sont coinfectés par le VIH
- 31.5% de ceux ayant bénéficié d’un dépistage avait une infection sexuellement transmissible.
- Tous présentaient des lésions cutanéo-muqueuses, multiples dans 9 cas sur 10.
o La zone des organes génitaux pour 56.3% des cas
o La zone périnéale pour 41.6% des cas
- 86.3% présentaient une maladie systémique
o Avec principalement de la fièvre pour 61.9%
o Une lymphadénopathie pour 57.9%
o Ou une myalgie pour 31.5%
o Dans 61.5% des cas, ces manifestations ont précédé les signes cutanéo-muqueux
- 14 % des cas ne répondent pas à la définition retenue comme étant un cas probable au moment
de l’étude.
- Des douleurs rectales et des œdèmes péniens sont parfois retrouvés
- 40% des cas ne présentent pas encore de signes généraux au moment de l’apparition des lésions
cutanéomuqueuses
- L’information donnée a été très stigmatisante
- 35,5% de co-infection par le VIH
- Des lésions multiples cutanées et sur les muqueuses
Etude faite par Patel sortie en juillet 2022 Univadis
Au 15 nov. 2022 il y avait 4100 cas répertoriés en France
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Neurophysiologie du plaisir et de l'orgasme


Docteur Jean Paul Gervaisot
Fabienne Barreteau

La compréhension de cet article fait appel aux notions d'effet psychotrope systématisé et non
systématisé.
Un effet psychotrope systématisé sous-entend que le routage de la sensation transite par le système
nerveux et donc s'inscrit dans sa cartographie des voies neuronales :
Ainsi une caresse sur un doigt donnera une sensation corticale sur le territoire correspondant à ce doigt.

Un effet psychotrope non systématisé sous-entend que le routage de la sensation transite par une voie
humorale, cette voie touche la totalité des neurones supportant les récepteurs sensibles au psychotrope,
en dehors de toute cartographie des voies neuronales :
Ainsi une hormone psychotrope circule via le sang et le liquide céphalorachidien vers l'ensemble des
neurones, elle induit des sensations les plus diverses, sans que nécessairement un lien neuronal existe
entre ces sensations.

La compréhension de cet article fait appel aussi la notion de gestion neuronale de l'excitation.
Le cerveau transforme un stimulus sensoriel en une réponse motrice dite volontaire, ou en une réponse
viscérale ou en une réponse hormonale.
Le mode de réponse est très personnel et se fait en fonction des acquis de chaque individu. Ces éléments
sont détaillés dans l'ouvrage « Physiopathologie de la pensée et du champ de conscience »,

Masters et Johnson (1957) décrivent quatre phases dans les cycles sexuels :

La phase d'excitation, le plateau (la plus longue du cycle, caractérisé par un niveau d'excitation constant),
l'orgasme (à la fin du cycle en plateau qui correspond à une montée très rapide de l'excitation jusqu'à
l'éjaculation et l'orgasme chez l'homme, par des contractions involontaires du périnée et l'orgasme chez
la femme) et la résolution (phase durant laquelle l'excitation diminue progressivement et est associée à
de la détente).
Chacune de ces phases peut être décrite sous son aspect neurosensoriel. Cet aspect neurosensoriel
permet de comprendre la qualité des sensations et indirectement d'en déduire les troubles
psychologiques que l'on peut rencontrer en sexologie,

Cette description n'est pas explicite, elle reprend l'essentiel des connaissances neurophysiologiques en
matière de cycle sexuel. C'est autant un éclairage particulier qu'un outil de travail pour interpréter
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l'action des psychotropes sur le champ de conscience, la pensée d'un individu et finalement sur ce qui
en découle, ses actes.

La phase d'excitation.
Une relation sexuelle ne se fait pas avec n'importe qui dans n'importe quel lieu à n'importe quel moment.
Il existe chez chaque individu un certain nombre de prérequis plus ou moins frustres ou plus ou moins
élaborés.
Ces prérequis ne font pas obligatoirement appel à la conscience. Ainsi récemment la mise en évidence
d'une phéromone humaine montre que des éléments biologiques imperceptibles peuvent influencer sur
le choix et le comportement d'individus.
La phase d'excitation va débuter avec un échange de signes sensoriels plus ou moins explicites qui
succèdent à un projet imaginé, cortiqué de relation sexuelle.
Ce projet cortiqué est isolément susceptible d'induire une érection, une lubrification de la muqueuse
vaginale. La rencontre avec l'autre va permettre à ce projet de se dérouler et de s'adapter en partenariat
avec l'autre.
La phase d'excitation va contenir tous les éléments qui vont permettre l'accès à la phase de plateau :
paroles, caresses, déshabillage, mise en route d'une sécrétion conséquente d'ocytocine.
Les autres organes sensoriels entrent probablement aussi en compte : vision, odorat ou goût, puisque
régulièrement ils sont mis en avant dans les stratégies d'approche amoureuse, mais dans une moindre
mesure, le tact étant l'élément déterminant de l'entrée dans la phase de plateau.
On distingue, aujourd’hui, deux phénomènes distincts : excitation spontanée et excitation réactive.

La phase de plateau.
L'ocytocine est l'hormone qui caractérise la phase de plateau.
C'est une hormone dont la composition est identique dans toutes les espèces vertébrées. Elle a un effet
excitateur. Elle est synthétisée au niveau hypothalamique et est sécrétée au niveau antéhypophysaire.
Les mamelons et les organes érectiles sont riches en récepteurs à ocytocine. L'ocytocine favorise les
contractions du mamelon et des muscles du périnée. Les caresses de la peau et des organes génitaux
stimulent la sécrétion de l'ocytocine.
Il n'existe pas de rétro contrôle de cette sécrétion, c'est à dire que plus il y a de stimulations, plus il y a
de sécrétion d'ocytocine.
La turgescence des organes érectiles, la lubrification de la muqueuse vaginale sont dues au système
parasympathique. On retrouve la triade, motricité volontaire, motricité viscérale, sécrétion hormonale.

L'effet sensoriel de l'ocytocine va se caractériser par une augmentation locale des perceptions...
L'individu va ressentir plus intensément les caresses, en particulier sur les organes riches en récepteurs
à ocytocine, c'est à dire les organes érectiles. La recherche du contact va donc progressivement se
focaliser sur ces zones.
L’ocytocine peut se libérer sans fin mais les capteurs vont s’habituer, c’est pourquoi il faut arrêter et
recommencer, pour relancer la sensation.
Pour qu'il y ait plaisir, il faut qu'il y ait régulièrement arrêt de l'excitation. L'incitation à la caresse revient
après chaque pause, à l'image de l'effet de renforcement décrit dans le système de plaisir
dopaminergique. Les caresses et les mouvements rythmés sont donc adaptés à l'accès au plaisir.
L'ocytocine l'est également puisque cette hormone est secrétée par salves au niveau de l'antéhypophyse.
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L'effet de plaisir est ressenti au niveau central par retour sensoriel systématisé, c'est à dire via les voies
de la sensibilité tactile. La sensation reste localisée à l'aire corticale correspondant à la zone caressée (car
il y a des neurones spécifiques pour chaque zone).

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Le champ de conscience va progressivement se réduire à une conscience essentiellement tactile,


localisée dans sa topographie et hypertrophiée dans son volume sensoriel.

Cette hypertrophie va se faire grâce à la mise au repos des autres organes sensoriels.

La personne va fermer les yeux, s'isoler, se mettre « à l'écoute » de son plaisir. Elle embrassera moins,
caressera moins l'autre. Le plaisir va progressivement devenir égoïste.
Ce mécanisme de focalisation est du même type que ce qui est décrit pour le téléphone portable au
volant, ou toute activité passionnelle comme les jeux vidéo par exemple.
Le cerveau établit des priorités en shuntant les autres organes sensoriels.
Les manœuvres utilisées pour rééduquer les problèmes d'éjaculation précoces sont basées pour la
réduction de cet isolement par maintien ou mise en route des autres organes sensoriels (Ne pas fermer
les yeux ou les rouvrir, s'obliger à écouter de la musique par exemple)

L'augmentation du taux d'ocytocine et des sensations augmentent jusqu'à ce qu’apparaisse une activité
spastique indiquant à l'entrée dans la phase d'orgasme.
Cette réponse motrice correspond à une perte partielle par le cortex du contrôle médullaire. Cette perte
du contrôle est liée à l'hyperpolarisation excessive de la zone corticale active, engendrée par les
afférences tactiles génitales.
Cette hyperpolarisation empêche la circulation du flux électrique neuronal. Elle va engendrer la libération
par la médullosurrénale d'adrénaline normalement inhibée par le cortex.

L'orgasme
L'adrénaline est une monoamine excitante que l'on rencontre dans des situations aussi bien agréables
que désagréables.
Elle est principalement sécrétée et libérée dans le sang par la médullosurrénale. Cette libération est sous
contrôle cortical. Cette monoamine arrive au niveau des neurones de façon diffuse, non systématisée,
c'est à dire sans respecter des voies neuronales.
Cette diffusion non systématisée va générer une hyperpolarisation topographiquement beaucoup plus
étendue que l'hyperpolarisation systématisée engendrée par l'ocytocine. La résolution spontanée de
cette hyperpolarisation va engendrer une sensation de plaisir beaucoup plus importante que lors de la
phase de plateau, parce qu’étendue à une plus grande surface de cortex.
On parle d'orgasme. Sa durée est brève, quelques secondes. On peut la caractériser par une prise de
conscience assez confuse, intense, agréable qui va se résoudre dans la phase suivante de façon plus
structurée et représentative.
L'adrénaline est antagoniste de l'ocytocine. Elle va neutraliser son effet sur les organes érectiles. Dans la
phase orgasmique vont donc disparaître les phénomènes érectiles. La sensation de plaisir ne sera plus
focalisée à ce niveau mais sera accessible à tous les niveaux sensoriels actifs. Les caresses vont à nouveau
être sensibles de façon diffuse. L'individu va reprendre conscience de l'autre, le plaisir ne sera plus
égoïste mais partagé. La personne va rouvrir les yeux, être à nouveau à l'écoute.

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ÉCOLE DE PSYCHO SEXOLOGIE À PARIS

La phase de résolution
La phase de résolution commence avec la mise au repos des organes érectiles et la réouverture du champ
de conscience vers l'ensemble des sensations corporelles, vers l'autre et vers l'extérieur.
La sensation orgasmique qui est une sensation de conscience et de plaisir intense et confus, fait place à
une sensation de plaisir et de satisfaction.
La satisfaction va se rattacher autant à l'acte sexuel qu'au vécu de l'individu. La pensée via le champ de
conscience va se promener sur des problématiques récentes résolues ou sur les problématiques en cours
avec recul et apparition de solutions alternatives « originales » probablement liées à la mise en relation
par l'effet non systémique de l'adrénaline d'empreintes neuronales sans relations entre elles.
Tout le monde a après une relation amoureuse pris un jour une décision qu'il n'arrivait pas à prendre ou
trouvé une solution « artistique » à un problème complexe.
Cette phase de satisfaction et d'apaisement peut se prolonger pendant une bonne heure après
l'orgasme.
Le mouvement de la vie va reprendre ensuite l'ascendant sur cet état de grâce jusqu'à un autre moment
où du « non systématisé » va se manifester comme le stress, le sommeil, ou une nouvelle relation
amoureuse.

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Le cycle de réponse sexuelle de la Femme


(D’après Masters et Johnson, Les réactions sexuelles, 1968)

Le cycle de réponse sexuelle de l’Homme


(D’après Masters et Johnson, Les réactions sexuelles, 1968)

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L’âge adulte - La sexualité de l’adulte - La maturité

Un adulte est défini comme ayant acquis sa maturité sexuelle.


Lorsque l’adolescent a atteint sa maturité, le passage à l’âge adulte est possible.

On considère que l’individu se développe sur trois plans :


1- Plan physique
2- Plan des émotions
3- Plan de l’intellect

Le fait d’être ou non adulte n’a rien à voir avec la majorité.


On devient adulte lorsque l’on est responsable de ses actes, de ses paroles et que l’on sait prendre des
décisions.

L’autonomie doit être acquise à plusieurs niveaux :


4- Physiologique (fonctionnelle corporelle)
5- Financier (subvenir à ses besoins)
6- De pensée (prise de positions personnelles, prévoir les conséquences de ses actes…)
7- Morale (hiérarchisation des valeurs, fiabilité par rapport à ses engagements)

Voici quelques domaines qu’il sera nécessaire d’explorer dans les consultations :
8- Les dépendances affectives
9- Autonomie par rapport aux parents – nécessité de couper le cordon
10- Dépendance ou autonomie dans le cadre du couple
11- Gestion et acceptation des contraintes (vie professionnelle, domestique, contraintes de la vie à
deux, …)

Être capable d’admettre que la vie nécessite des compromis et l’abandon d’une partie de sa liberté est
indispensable pour pouvoir aborder avec plus de sérénité les différentes étapes de la vie d’adulte :
12- Une relation amoureuse stable
13- Une vie commune
14- Le désir d’enfant
15- La naissance de l’enfant
16- Le post partum
Il peut être difficile pour le couple de trouver un nouvel équilibre lors de ces étapes de vie

Un mot en conclusion sur Ferenczi :

Pour lui c’est l’enfant blessé, traumatisé, enfoui dans l’adulte qui doit faire l’objet de toutes les attentions
dans les thérapies.
Il est souvent nécessaire de panser ses plaies de l’enfance et de l’adolescence.

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ÉCOLE DE PSYCHO SEXOLOGIE À PARIS

L’Ocytocine

Le toucher est vital pour les êtres humains et beaucoup, parmi nous, n'en ont pas assez.
Les bébés privés de contacts ne se développent pas normalement car certaines connexions cérébrales
disparaissent.
Les orphelins recevant pas ou peu de toucher peuvent en mourir, et ceux qui survivent peuvent
expérimenter des retards physiques ou mentaux permanents.
Les enfants qui n'ont pas assez de contacts grandissent en devenant agressifs et antisociaux.
Les adultes qui n'ont pas assez de contacts souffrent également, devenant sénile plus rapidement et
décédant plus tôt. Nous sommes tous affectés par le toucher, et ce n'est pas "tout dans la tête" ; c'est au
contraire le résultat de réponses hormonales complexes qui changent notre corps et notre cerveau.

Le toucher incite notre corps à produire une hormone appelée ocytocine. Non seulement, le toucher
stimule cette production, mais l'ocytocine incite notre désir à toucher et à être touché ; c'est une boucle
qui peut avoir des résultats merveilleux.
L'ocytocine fait que nous nous sentons bien par rapport à la personne qui la stimule et cela provoque un
lien entre les deux personnes.
De l’ocytocine est libérée en grande quantité, lors de l’accouchement physiologique, cela favorise les
contractions et l’ouverture du col, cela diminue également la douleur et facilite l’attachement.
De l’ocytocine de synthèse peut être administrée lors du déclenchement de l’accouchement.
L'allaitement produit de l'ocytocine à la fois chez la mère et l'enfant qui participe grandement au lien
initial entre eux. Le simple fait de penser à quelqu'un que nous aimons peut stimuler cette hormone ; en
demandant à des femmes mariées de penser à leur mari, leur taux d'ocytocine dans le sang a augmenté
rapidement.
Et cela va encore plus loin.
L'ocytocine joue également un rôle significatif dans notre sexualité. Un niveau d'ocytocine plus élevé
amène une plus grande réceptivité sexuelle, et parce que l'ocytocine augmente la production de
testostérone (qui est responsable de la libido masculine et féminine), notre libido est également
augmentée.
De plus, cette hormone ne fait pas que créer un désir sexuel chez la femme, mais couplée à l'œstrogène,
elle crée un désir d'être pénétrée (d'avoir un coït).
L'ocytocine augmente la sensibilité du pénis et des tétons, améliore l'érection et rend l'orgasme et
l'éjaculation plus forts ; elle peut même augmenter le nombre de spermatozoïdes (cela est favorable sur
la production des spermatozoïdes et l’éjection du sperme.

Et alors que l'ocytocine nous pousse vers l'acte sexuel, celui-ci augmente la production d'ocytocine : la
stimulation des mamelons, des organes génitaux et le coït augmentent tous le niveau d'ocytocine chez
les personnes des deux sexes.
L'orgasme provoque même des pics très élevés, trois à cinq fois la normale, créant le besoin de contact
qui est vécu après avoir fait l'amour.

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Le fait que les relations sexuelles augmentent le niveau d'ocytocine peut être utile pour les femmes qui
se plaignent de ne jamais être "en mode de faire l'amour" ; le fait de faire l'amour, même si le désir n'est
pas totalement présent, va en fait augmenter leur libido.
Cela explique aussi, en partie, pourquoi de nombreuses femmes trouvent que plus elles font l'amour plus
elles en ont envie, et moins elles le font, moins elles en ont envie.

Vignette clinique
Ils sont très en phase, ils ont environ 50 ans et puis un jour après l’acte, lui s’essuie et se rhabille tout de
suite ce qui produit une détresse infinie en elle jusqu’à en pleurer, lui est surpris de la voir pleurer et lui
demande pourquoi. Ils ont pu en parler, mais elle a eu beaucoup de mal à refaire l’amour car cela a créé
un vrai traumatisme. Elle avait besoin d’une étreinte après cette relation sexuelle.
Cela peut arriver, par exemple, lors d’un massage, quand ce massage s’arrête prématurément l’on peut
ressentir une situation de détresse comme un nouveau-né laissé seul sans soin.
Elle s’entend toujours bien intellectuellement avec lui, mais lui, ne lui avait pas dit qu’il avait été marié.
Elle a des doutes sur le fait qu’il soit séparé. Il lui avait parlé de mariage.
Il est musulman, dans le cadre religieux, il existe plusieurs types de mariage.

Evidemment, aucune hormone n'agit indépendamment.


Toutes amplifient ou réduisent certains effets, augmentant ou diminuant la production d'autres
hormones.
Parmi d'autres choses, l'ocytocine augment la production d'estrogène et de testostérone.
L'ocytocine a une relation spéciale avec l'œstrogène ; la première est en fait virtuellement sans puissance
sans la seconde et les effets de l'ocytocine deviennent plus puissants au fur et à mesure que le niveau
d'œstrogène augmente.
Cela explique pourquoi les femmes sont bien plus affectées par le toucher que les hommes. Les femmes
ont des taux d'estrogène plus élevés que les hommes.
Cela explique, aussi pourquoi, les femmes répondent différemment dans le mois à un toucher identique.

Quand son œstrogène est élevé (ovulation), même une simple caresse peut avoir un effet puissant, mais
quand il est bas (menstruation), il en faudra beaucoup plus pour obtenir une réponse.

Un autre effet intéressant de l'ocytocine est qu'elle diminue les processus mentaux et agit sur la
mémoire, c'est pourquoi les accolades et le toucher nous aident à nous remettre d'aplomb après une
dispute ; l'ocytocine nous aide à arrêter d'y penser et même à oublier la souffrance que nous avons
ressentie, même si les accolades ne soient pas une réponse naturelle pendant un conflit, elles peuvent
rapidement faire baisser la pression.

Les femmes semblent plus affectées que les hommes lorsqu’elles sont privées de toucher, probablement
parce qu'elles ont plus d'œstrogène.
Une femme qui ne reçoit pas assez de contacts physiques devient souvent renfermée, voir déprimée et
opposée à tout contact sexuel.

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Avant tout, nous devons être conscients du besoin, de chacun d'avoir des contacts, même une petite
caresse courte a de l'effet

Cela peut être marcher main dans la main ou en regardant la télévision, ou en train de parler avec des
amis.
Et n'oubliez pas que vos enfants ont aussi besoin de contact.
En fait, le toucher s’apprend. Un bébé et enfant câliné aura plus de facilité avec le toucher.

L’hospitalisme (pas de toucher, pas de parole), créé des dégâts moteurs et mentaux irréversibles.

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La ménopause

Le mot apparaît dans le dictionnaire « Le Petit Larousse » en 1823 et correspond à l’arrêt définitif des
menstruations.

La ménopause n’apparait pas toujours au même âge.


Elle correspond à une carence hormonale avec une chute des estrogènes et des androgènes, progressive
puis définitive.
Elle est donc secondaire à l’arrêt du fonctionnement ovarien, fonctionnement cyclique qui caractérise la
période de procréation.

L’âge médian de la ménopause naturelle dans les pays développés est compris entre 50 et 51 ans et demi.
Le tabac avance de 1 à 2 ans l’âge de la ménopause.
On observe 10 à 15 pourcents des femmes qui sont ménopausées avant 45 ans. La moitié le sont avant
50 ans et 90 à 95 pourcents avant l’âge de 55 ans, certaines ne sont toujours pas ménopausée à 60 ans.

La péri ménopause

La ménopause n’est pas un moment précis. La péri ménopause est une transition entre l’âge de la
procréation et la ménopause confirmée.
La durée de ce cycle est variable. La ménopause peut arriver de manière assez brutale ou s’installer sur
plusieurs années.

Pour l’OMS la péri ménopause se définit comme la période précédant la ménopause


lorsqu’apparaissaient des signes cliniques et /ou biologiques annonçant la ménopause, et se poursuivant
au moins un an, au-delà, de l’arrêt des menstruations.

Au fur et à mesure que la connaissance biologique progresse, l’âge de la péri ménopause décroit. Il est
aujourd’hui fixé à 38 ans.
Vers 40 ans certaines femmes consultent pour des premiers signes de vieillissement :
- Perte de l’élasticité de la peau
- Première ride
- Début de dépilation du Mont de Vénus
- La réserve ovarienne diminue et la fertilité diminue
- Troubles du cycle

La diminution de la fertilité augmente de manière importante à partir de 35 ans et on estime que la fin
de la fertilité précède de 10 ans la ménopause, alors que les cycles sont encore parfaitement réguliers.
Dans un protocole de FIV c’est la qualité des ovocytes et des follicules qui va déterminer le taux
d’implantation et non le nombre de follicule produit qui est souvent comparable à celui d’une femme
jeune.

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Dans un premier temps en péri ménopause les principales activités endocrines de l’ovaire sont
conservées, seule la qualité ovocytaire est altérée.

Dans un deuxième temps, à l’approche du seuil critique du nombre de follicules, la longueur du cycle va
devenir variable, selon qu’il se produit ou non une maturation folliculaire.
Les cycles irréguliers sont liés à une sensibilité variable des follicules ovariens à la FSH.

Pour Kinley et al. L’âge moyen se situe à 47,5 ans et la durée moyenne de la péri ménopause est de 3,8
ans. Il existe cependant des écarts très grands autour de cette moyenne.

Dans la consultation en sexologie, les problèmes de ménopause ou de péri ménopause apparaissent


souvent. Il est nécessaire d’informer les patientes tout comme dans les consultations en gynécologie
des impératifs physiologiques concernant les désirs d’enfants.
Il faut aussi bien évaluer la différence entre le désir de grossesse (qui rassure sur sa propre féminité) et
le désir d’enfants. La prise de conscience de la femme quant aux limites de sa fertilité est souvent
douloureuse. L’arrêt des règles est souvent plus douloureux pour les femmes qui n’ont jamais eu d’enfant.

La consultation en gynécologie à cette période est délicate. Lorsque la patiente consulte pour un retard
de règle et qu’elle pense être enceinte.
Même si elle ne veut pas d’enfant elle exprime un regret de ne plus pouvoir en avoir.

La ménopause tout comme l’adolescence est une période de recherche de nouveaux repères. Les
femmes sont en perte d’identité. Il est important de faire dire à la femme ce que la ménopause
représente pour elle et qu’elles sont ces croyances concernant les symptômes et les traitements (risques
de cancers…)

La ménopause peut correspondre à un moment de dépression. La dépression étant définie comme une
dévalorisation, un sentiment de tristesse, a perte de l’estime de soi.
Les traitements hormonaux semblent efficaces pour éviter un traitement anti dépresseur.

Les ménopauses précoces :

On parle de ménopause précoce avec un arrêt des règles provoqué par l’épuisement prématuré de la
fonction ovarienne avant 40 ans.
La ménopause précoce est souvent découverte à l’occasion de la recherche d’une grossesse :

On constate alors :
- Une Elévation des taux de FSH (hormone folliculostimulante) et LH (Hormone lutéinisante)
- Une Chute des taux de : Estradiol Inhibine B (peptide secrété par l’ovaire) AMH (hormone anti
müllerienne)

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Il faut noter que si certaines étiologies de ménopauses précoces ne laissent aucun doute sur l’infertilité,
dans d’autres situations ont fait état de grossesses obtenues chez des femmes pour lesquelles le
diagnostic de ménopause précoce avait été porté, et pour la plupart, alors qu’elles sont sous traitement
substitutif.
Une reprise de l’activité ovarienne est possible dans différents types d’insuffisances ovariennes précoces.
Jamin C., Sera B, Colau JC. Grossesses après le diagnostic de ménopause – Contracept Fertil Sex 1995

Les traitements doivent être adaptés à chaque femme.


La prescription d’une pilule avec de l’estradiol présentée comme la contraception orale peut être un bon
compromis.

Les ovaires continuent même en ménopause confirmée à sécréter des hormones et en particulier des
androgènes. Il est également possible d’étudier le développement de follicules pré-antraux qui
permettent une sécrétion oestrogénique transitoire. Des œstrogènes sont également produits au niveau
des tissus adipeux.

Cette définition reste arbitraire et varie selon les auteurs entre 35 et 40 ans.
Seule la biopsie ovarienne montrant une absence de follicules primordiaux peut confirmer ce diagnostic
d’insuffisance ovarienne complète.
Il peut y avoir des prédispositions génétiques, provenant du côté paternel ou maternel.
La prévalence de ménopause précoce est faible : de l’ordre de 1 à 3%.

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On attend souvent une aménorrhée d’un an secondaire à une insuffisance ovarienne avant de
commencer un traitement. Ce vieillissement ovarien peut être décomposé en 2 phénomènes :
- Le vieillissement ovocytaire
- L’appauvrissement du stock folliculaire

L’altération de la qualité ovocytaire est la principale cause de la baisse de la fécondité.


L’étude comparative d’ovocytes (recueillis lors des programmes de FIV) de femmes d’au moins 40 ans et
de femmes dont l’âge est inférieur ou égal à 34 ans montre une plus grande fréquence d’aberrations
structurales des chromosomes (95% vs 24%).

Une explication serait l’hypothèse d’une sélection naturelle des ovocytes : les bons ovocytes seraient
utilisés en premier, plus l’âge de la femme augmente et plus le nombre d’ovocyte défectueux serait
croissant.
De plus, tous les auteurs s’accordent pour reconnaître l’existence de vieillissement du génome pour
expliquer les anomalies ovocytaires.
Enfin, l’ovaire subit également les conséquences du vieillissement vasculaire. Il semble particulièrement
sensible à l’ischémie.

Le vieillissement des cellules de la granulosa participe au vieillissement ovocytaire :


La corona radiata entoure et protège l’ovocyte au moment de la ponte et pendant le transit tubulaire.
Les cellules du cumulus oophorus transmettent les éléments nécessaires au métabolisme et à la
maturation de l’ovocyte.

Les ovaires de la femme âgées (entre 40 et 45 ans) contiennent un nombre restreint de follicules et
chacun d’entre eux ont une granulosa amincie.

Ce capital est estimé à plus de 5 à 7 millions d’ovocytes durant la vie fœtale, quand le fœtus est âgé de 5
à 7 mois, à 1 à 2 millions à la naissance, puis 3 cents mille à la puberté pour se réduire à quelques milliers
à la ménopause.

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Ce déclin est particulièrement important dans la dernière décade précédant la ménopause et en


particulier quand le nombre de follicule atteint 25 000, soit à l’âge de 37,5 ans environ.
Par extrapolation des courbes de déclin de la réserve ovarienne Block, Gougeon et Richardson et Al. ont
estimé le nombre de follicules ovariens entre 2000 et 5000 à l’âge de 50 ans. Le seuil critique qui
détermine la ménopause est de 1000 follicules ovariens.

L’ovaire post ménopausique reste fonctionnel secrétant en particulier de l’œstradiol. Ils disparaissent
progressivement entre 12 et 24 mois d’aménorrhée.

La femme perd des centaines d’ovocytes à chaque cycle menstruel.


C’est une mort cellulaire programmée (apoptose) qui n’est pas modifiée par la prise de la pilule, ou l’âge
de la puberté, le nombre de grossesses, l’âge au moment de la dernière grossesse.
En revanche, les facteurs héréditaires influencent l’âge de la ménopause. Les femmes de la même famille
(mère et sœurs) sont, en général, ménopausées au même âge (30% des cas).

Le tabac, les carences alimentaires, l’hystérectomie avancent également l’âge de la ménopause alors que
l’obésité la retarde. Il y a une réserve d’hormone dans les cellules adipeuses, car elles ont un organe
endocrine. Il y aura d’ailleurs une prise de poids autour de la ménopause.
Les traitements de stimulation de l’ovulation pourraient être responsable de la survenue plus précoce de
la ménopause.

Les facteurs psychogènes peuvent également être responsable d’aménorrhées et donner de fausses
ménopauses précoces : perte d’un proche, difficultés conjugales, changement de statut professionnel.

Le taux plasmatique de FSH (hormone folliculo-stimulante) est élevé et les taux d’œstrogènes sont
effondrés.

Au niveau clinique :
Il devient alors impossible de concevoir puisque le capital ovocytaire a disparu.
En revanche tant qu’il y a un utérus et avec un accompagnement il est possible de porter un enfant.

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Au niveau biologique :
L’arrêt de la fonction endocrine féminine conduit à un déficit en œstrogène.

Des troubles du climatère induit par la carence oestrogénique apparaissent :


- Troubles vaso moteurs : bouffées de chaleur, crises sudorales nocturnes
Il est intéressant de remarquer que pour des raisons inconnues ces troubles ne sont pas ressentis de la
même façon en fonction des pays :
En France 45% des femmes entre 45 et 55 ans ressentent des bouffées de chaleur alors que seulement
31 % des canadiennes et 10 % des Japonaises connaissent ces symptômes.
Chez les Indiens Mayas d’Amérique du Sud, une enquête menée par une anthropologue, a montré que
ces troubles n’étaient pas connus.
Au Japon les femmes décrivent en revanche, des troubles qui ne font pas partis des symptômes donnés
habituellement dans la ménopause comme l’ankylose de l’épaule et les maux de tête.
- Insomnie, sensations de malaise, palpitations
- Troubles de l’humeur, irritabilité et asthénie
- Douleurs ligamento-tendino articulaires
- Modifications du corps avec une nouvelle répartition des graisses.

Cette répartition revêt un profil androïde. Le rapport taille Hanche se modifie (avec pour certaine études
une corrélation entre ce rapport et le risque d’accident coronarien).
Une européenne sur deux évoque une prise de poids de 5KG en période ménopausique avec une
progression moyenne de 0,8KG/An entre 42 et 50 ans.

La prise de poids est liée à de multiples facteurs et en particulier l’éventuel changement des habitudes
alimentaires ou une activité sportive moins grande.
Il est à noter que l’activité sportive devrait être plus grande lorsque le sujet vieilli pour des apports
caloriques identiques à ceux pris lorsque le sujet est jeune.

Plus tardivement surviennent :


- Les troubles de l’appareil génito-urinaire avec atrophie et sécheresse vaginale
- La perte de la sensibilité du mamelon
- Des troubles de la sexualité liés à des dyspareunies et à une baisse de la libido
- Risques fracturaires, ostéoporose

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La ménopause comme enjeu public

Alors que la santé publique ne s’intéressait qu’aux malades, on sort de plus en plus d’un système
purement curatif pour aller dans un système préventif et permettre aux biens portants de la rester.

Ceci est d’autant plus nécessaire, que l’espérance de vie augmente régulièrement : aujourd’hui elle est
de 85 ans pour les femmes et de 81 ans pour les hommes.
Les femmes vont donc vivre plus d’un tiers de leur vie en post ménopause.

Sur 100 femmes décédant entre 55 et 75 ans


- 25 décèdent de maladies cardio-vasculaires
- 40 de cancers dont 12 cancers du sein ou de l’utérus.

Il est important de chercher une évaluation du bénéfice-risque de ces traitements et il existe de


nombreuses controverses par rapport à ses études principalement américaines. Il faut noter que les
habitudes de prescriptions sont différentes entre la France et les USA.

Les traitements disponibles actuellement ont essentiellement pour but d’améliorer les symptômes
climatériques et de prévenir l’ostéoporose :

L’ostéoporose est considérée comme le principal risque de la ménopause. L’activité physique, la marche,
la course, le saut à la corde permet de récupérer une meilleure densitométrie.
Cette maladie se définit par la présence de fractures spontanée ou secondaires à des traumatismes
minimes liés à une fragilité osseuse anormale, confirmée par une densité osseuse abaissée.
Une femme de 50 ans a un risque d’environ 15 % de souffrir d’une fracture du col de fémur.
La part de la perte osseuse due à l’âge et celle liée à la ménopause est difficile à évaluer.
Il semble qu’à 70 ans une femme a perdu 11% de sa masse osseuse du fait de sa ménopause et 18 % du
fait de son âge.
Il existe, là aussi, des disparités en fonction de nombreux paramètres. Les femmes à peau noire ont par
exemple une densité osseuse plus grande et ont deux fois moins de fractures que les femmes à peau
blanche.

Ce pourcentage peut également être mis en rapport avec le fait que les taux de testostérone soient entre
3% et 19% plus élevé chez les personnes à peau noire que chez celles avec une peau blanche ou les
asiatiques.

Les thérapeutiques hormonales sont efficaces pour les troubles climatériques et pour limiter les risques
liés à l’ostéoporose.

La ménopause est vécue comme la fin de la fertilité et le début de la vieillesse.


Cette peur de la vieillesse est accentuée par le vieillissement de parents. Elle est aussi vécue comme la
fin des plaisirs de l’amour. La femme craint de ne plus être désirable.

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Aujourd’hui l’aménagement de la vie après la ménopause est un vrai problème de société alors que les
statistiques donnent un temps d’après ménopause de 40 ans.

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Ménopause et sexualité
20% de femmes qui consultent à la ménopause, le fond en première intention pour des problèmes
d’ordre psychologique. Beaucoup de femmes font état de symptômes dépressifs au moment de la
ménopause alors qu’elles n’en avaient pas connus précédemment.
Il est souvent difficile d’évaluer la part liée aux transformations hormonales et celle liée à
l’environnement. L’influence culturelle est également très importante.

Dans d’autres cultures, la ménopause permet d’accéder à de nouveaux privilèges. Ainsi les femmes
indiennes de la caste des Rajputs ne se plaignent d’aucun trouble pendant la ménopause.
En perdant leur droit sur la vie sexuelle, elles accèdent au moment de la ménopause à des possibilités
nouvelles comme de ne pas se voiler et de pouvoir palabrer avec les hommes.
Chez les Indiens Mohaves, cette période correspond à un épanouissement important. Elles deviennent
les initiatrices des hommes jeunes.

Les plaintes sexuelles les plus fréquentes sont :


Les dyspareunies, des inconforts vulvaires, des sécheresses vaginales, des fuites urinaires, l’absence de
désirs et d’anorgasmies ou la rareté des orgasmes, ou la quasi-disparition de fantasmes érotiques.
Il va de soi que les aspects psycho sociaux, psychologiques et les causes hormonales (avec une carence
oestrogénique – la chute androgénique est moins forte) sont à mettre en cause.

Selon l’étude de Mc Coy Maturitas 1985, le nombre des rapports sexuels par semaine 1 an avant la
ménopause est de 1,40 et tombe à 1,06 après la ménopause.

Cette diminution de la fréquence des rapports sexuels est due à de nombreux facteurs :
- Problèmes de dysérection dans 25,2% des cas (Chanonet Bollinger)
- Crise dans le travail
- Problèmes liés à la femme.

Les traitements hormonaux estrogéniques, en local, agissent au niveau des troubles vulvo-vaginaux et
urinaires
Les androgènes agissent plus sur la libido. (donc pas seulement sur le désir sexuel mais aussi sur l’appétit
de vivre).

De manière générale les réactions sexuelles évoluent :

La phase d’excitation : le temps de réponse à l’excitation s’allonge


La lubrification vaginale diminue
La souplesse du vagin est moins bonne.

La phase de plateau / tension sexuelle : la lubrification étant moins bonne, les frottements peuvent être
gênants.

La phase d’orgasme : moins de contractions, la réponse musculaire est moins bonne

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La phase de résolution : détumescence plus rapide

La ménopause ne signifie pas pour autant la fin de vie sexuelle.


Selon le rapport Kinsey qui a porté sur 16 000 personnes
Comportement sexuel de l’homme 1948
Comportement sexuel de la femme 1953
80% des femmes de plus de 50 ans conservent une activité sexuelle mais 45 % des femmes ménopausées
constatent une baisse de la fréquence et de la qualité des relations sexuelles.

Selon l’enquête Pfeiffer de 1972 ayant portée sur 502 sujets, on note une baisse de l’intérêt avec l’âge.

Dans 80 % des cas les femmes attribuent à l’homme l’arrêt de la sexualité.


L’absence d’intérêt pour la sexualité augmente avec l’âge :
45 - 50 ans 7%
51 - 55 ans 20%
56 –-60 ans 31 %

Selon l’étude du rapport Pfeiffer, 14% des sujets entre 45 et 50 ans n’ont plus de rapports sexuels et 42%
de la classe d’âge supérieure 51 – 55 ans.

Le rapport Hite souligne que certaines femmes découvrent l’orgasme à cette période, les plaisirs et la
libération sexuelle peuvent augmenter avec l’âge, dans ces cas.

En 2001, l’étude française A.N.N.A. étudie 5000 femmes de 50 ans


74,25% vivent en couple
25,75% sont seules
57% sont non ménopausées
11% sont en péri ménopause
32% ne sont pas ménopausées (61% sont sous THS)

Pour 48 % des femmes ménopausées, il n’y a pas de perte de féminité

En fait, la fréquence du désir sexuel au moment de la ménopause est liée :


- Au sentiment d’être en bonne santé
- A un épanouissement sexuel avant la ménopause
- Au partenaire
- Au statut social

La croyance à 40 ans que la ménopause correspond à la fin du désir est un facteur prédictif d’une baisse
du désir au moment de la ménopause.

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Pour certaines femmes la ménopause est une continuité alors que pour d’autres plus démissionnaire, la
ménopause correspond au vieillissement.

Le TSH doit être discuté au cas par cas avec les patientes.
Le traitement œstrogène progestatif a prouvé son efficacité dans de nombreux troubles et en particulier
sur le confort dans les rapports sexuels. La testostérone améliore en particulier les troubles du désir et
de la libido.

De nombreuses femmes sont aidées avec un THS, mais il ne faut pas oublier le rôle du partenaire et ses
éventuelles dysfonctions.
Il faut noter que la femme désirée (pas harcelée par son partenaire) aura plus de facilités pour rester
désirante. Les troubles de la libido semblent souvent plus liés à une altération de l’image de soi, à une
diminution du bien-être et à la diminution de l’attention que porte l’homme sur sa compagne.
Il est toujours important, de faire l’état relationnel du couple et d’évaluer l’épanouissement de la femme
avant les troubles de la ménopause pour pouvoir mieux l’aider dans sa demande concernant des troubles
sexuels qui seraient liés à la ménopause.

Les alternatives aux traitements substitutifs hormonaux (oestroprogestatifs, SERM, androgènes…)


Les phytohormones qui sont des produits dérivés des plantes qui sont transformés en substances
oestrogéniques dans le tube digestif.
Les traitements locaux non hormonaux
La rééducation pelvipérinéale
Les moyens locaux : Tampons, pessaires
La chirurgie

Traitement alternatif aux androgènes :


DHEA ou déhydroépiandrostérone (précurseur androgénique transformé in vivo en androstènedione et
en testostérone agit au niveau du désir de manière très significative pour les femmes de plus de 70 ans
La tibobone (Livial)

Stéroïde de synthèse qui possède à la fois des propriétés de type oestrogénique, progestatif et
androgénique faible, agit sur l’ostéoporose.
Une prise en charge psychologique et relationnelle est conseillée dans le cadre d’une sexothérapie pour
rétablir une image positive de soi et la communication dans le couple.

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COMPRENDRE L’ANDROPAUSE
La comprendre pour la résoudre

Difficultés sexuelles de l’homme après 50 ans et Andropause

Depuis 50 ans les hommes connaissent une baisse de la testostérone


Depuis 10 ans, il a eu une augmentation de 230% des consultations pour andropause
Contrairement à la femme où l’arrivée de la ménopause se fait dans le temps, l’arrivée de l’andropause
chez l’homme est souvent très soudaine.

Grâce à la médecine, la durée moyenne de la vie s’allonge de plus en plus. La durée de vie des couples
qui était jadis de 15 à 20 ans augmente continuellement.

Nous prenons conscience de l’importance de la sexualité nécessaire à la communication dans le couple.


La sexualité médicalement assistée (Thérapie Substitutive Hormonale ou T.H.S.) est entrée dans les
mœurs en ce qui concerne la femme.
Celle-ci a pris conscience de l’importance, de cette T.H.S. aussi bien pour sa sexualité que pour conserver
des métabolismes de femme jeune :
- au niveau de sa peau,
- de ses seins,
- de son vagin
- de son système cardio-vasculaire
- du métabolisme des lipides,
- du métabolisme osseux,
- de son état psychique et libidinal.

En ce qui concerne l’homme, le but de cet article est de lui faire comprendre, que sa sexualité comme
ses autres métabolismes, subissent également à partir de 50 ans des altérations. Comme sa compagne,
il doit tenir compte de modifications de ses réactions sexuelles, celles-ci sont médicalement curables et
nécessitent comme pour sa compagne une assistance médicale.

Comme pour toute difficulté sexuelle, les difficultés sexuelles de l’homme qui vieillit sont en fait
l’enchevêtrement d’au moins trois facteurs :
- facteur relationnel et affectif
- facteurs réflexes
- facteurs hormonaux

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Les difficultés sexuelles de l’homme après 50 ans sont bien connues. Elles ont été décrites par Masters
et Johnson dès 1965, ils ont été les premiers à étudier scientifiquement la sexualité humaine. Ils disaient
qu’il est difficile après 50 ans de distinguer ce qui est physiologique de ce qui est pathologique.

Des réactions correctes nécessitent, bien entendu, l’intégrité anatomique et physiologique des différents
organes mis en cause :
- intégrité des organes sexuels eux-mêmes
- équilibre hormonal satisfaisant
- intégrité neurologique
- intégrité vasculaire

L’homme qui arrive à 50 ans est souvent désorienté par la survenue de modifications de ses réactions
sexuelles dont il ne comprend pas toujours bien l’origine.
Il est paniqué non seulement par ce qu’il constate, mais par la peur de l’avenir.
Son imaginaire lui fait craindre l’impuissance dont le seul mot lui fait peur.
Il est évident que pour que la sexualité soit possible, il faut que l’individu soit dans un état de santé
général et dans état psychiatrique correct.
Cet article, a donc pour but de le rassurer et de lui permettre de regarder l’avenir sans aucune crainte
quant à son avenir sexuel.
Avec les moyens dont la médecine dispose actuellement, on peut d’ores et déjà rassurer l’homme sur sa
possibilité de pouvoir poursuivre, s’il le désire, sa sexualité pratiquement jusqu’à sa mort.

Si la description des modifications des réactions sexuelles masculines reste, bien entendu, parfaitement
valable, la compréhension des mécanismes qui entraînent ces modifications a grandement progressé et
permet à l’homme de prétendre poursuivre une sexualité heureuse jusqu’à un âge très avancé.

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Modifications physiologiques des réactions après 50 ans


Les modifications physiologiques des réactions sexuelles de l’homme après 50 ans sont de plusieurs
types :

Modification dans la survenue de l’érection


- Les érections sont plus longues à apparaître, avec apparition d’une période de latence entre le début
des contacts sensuels et l’apparition de l’érection.
- Cela rend l’activité de la femme de plus en plus indispensable. Elle doit prendre conscience de la
nécessité de stimuler les zones érogènes de l’homme comme elle en ressent elle-même l’utilité depuis
toujours.
- les érections qui étaient antérieurement déclenchées par la vue de la femme nue ou par la perspective
d’un rapport sexuel ont tendance à se faire plus difficilement.
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La femme doit être informée de ces modifications, du chemin qui conduit l’homme à ses érections afin
de ne pas se poser de questions sur sa propre séduction ou sur la réalité de l’amour de l’homme qui
vieillit.

Cas clinique
D’un patient venu pour dysphorie de genre avec des dysfonctionnements érectiles.
Ses troubles de l’érection sont également physiologiques.
Il est marié, il a toujours porté un soutient gorge mais sa femme ne s’en était jamais rendue compte, ce
qui a amené une discussion et il est excessivement soulagé d’avoir pu en parler et notamment à sa
femme.
Sa femme aime son compagnon elle a des douleurs liées à la pénétration.
Elle se demande si l’on peut avoir un orgasme sans éjaculation.
Ils ont fini par trouver une sexualité sans pénétration et sans érection avec des caresses sur les zones
érogènes (mammaires et de l’entrejambe).
Il n’y a pas de volonté de transition de sa part à lui, pour l’instant.

Modification en ce qui concerne l’éjaculation


• Diminution progressive de la pression éjaculatoire avec éjaculation baveuse
• Diminution de la quantité du sperme (de 4 à 2ml)
• Diminution du besoin d’éjaculer
• Apparition d’anéjaculation en cas de relations sexuelles fréquentes
• Diminution du nombre d’éjaculations possibles par 24 heures
• Allongement de la période réfractaire c’est à dire allongement du temps nécessaire pour être
capable de trouver une nouvelle érection après une éjaculation.

Cette diminution progressive de toutes les réactions sexuelles de l’homme est le plus souvent très
insidieuse. En fait cette diminution commence très tôt dans la vie, mais n’attire pas fatalement l’attention
de l’homme.
Dans un premier temps, elle ne pose pas obligatoirement de problèmes aigus à l’homme qui attribue
souvent ces modifications de ses réactions sexuelles à la routine et à l’habitude qu’il a de sa compagne.

Une surenchère infernale


Certains hommes vont chercher à compenser cette diminution de leur excitabilité sexuelle en cherchant
à augmenter les stimulations :
• relations sexuelles extraconjugales,
• relation avec des femmes plus jeunes,
• réalisation de fantasmes,
• relations sexuelles de groupe etc.

Ils attribuent à des comportements sexuels inadéquats de leur compagne habituelle la surexcitation liée
à la nouveauté.

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Mais ces solutions s’avèrent souvent de plus en plus inefficaces, et même contribuent à le pousser vers
des problèmes aigus.
En effet, s’il n’a pas encore complètement pris conscience ou admis cette diminution de son excitabilité
sexuelle, il va à s’imposer à lui-même des nécessités de performance afin de se prouver, à lui-même, et
aux femmes que ses capacités sexuelles sont inchangées.
Il va donc avoir tendance à être de plus en plus actif afin de se prouver son « efficacité », et être poussé
à oublier son propre plaisir. Il va se procurer des nécessités de performance et des attitudes de
spectateurs qui sont propices à la survenue de vraies difficultés sexuelles.

Toutes les conditions sont alors réunies pour qu’il rencontre des pannes dans ses érections.
La goutte qui va faire déborder le vase sera soit :
• Un excès d’alcool
• Des relations sexuelles dans des conditions trop précaires
• La rencontre d’une femme trop riche, trop belle, trop intelligente, trop convoitée, trop aimée.
• La survenue d’un divorce qui lui procure un manque de confiance supplémentaire.

Bref cet événement survenant sur une personnalité déjà fragilisée va déclencher chez lui une panne et
souvent plusieurs pannes successives.

C’est alors la panique qui s’installe en lui, entraînant une prise de conscience brutale de sa diminution
sexuelle et déclenchant une peur d’échec qui va bien entendu reproduire les échecs.

Les conséquences de l’interruption de la sexualité


Une autre raison pousse l’homme à se poser des questions : c’est une incapacité à réagir sexuellement
à la suite d’une diminution importante ou à un arrêt de sa sexualité.

Il me semble que cette diminution et surtout l’arrêt de la sexualité est la cause d’un retentissement
hypothalamique qui diminue l’activité hypophysaire. Cela entraîne une baisse supplémentaire des
hormones mâles qui ont globalement déjà tendance à baisser progressivement avec l’âge, faisant tomber
ce taux hormonal en dessous d’un seuil inférieur critique.

Certes, une sexualité discontinue et de longues périodes de jachère ne sont pas propres à l’homme de
50 ans. Mais quand l’homme est jeune, cette baisse d’hormones liée à l’interruption temporaire de sa
sexualité n’entraîne aucune conséquence habituelle sur sa capacité à retrouver des réactions sexuelles
satisfaisantes avec sa nouvelle partenaire.
Son taux d’hormones mâles reste malgré cette interruption de sa sexualité bien au-dessus du seuil
critique.

Chez l’homme qui vieillit, il n’en est pas de même et cette interruption peut fort bien faire tomber son
taux hormonal au point qu’il ne puisse pas reprendre des relations sexuelles.

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Si nous faisions une comparaison avec la batterie d’une automobile :


On pourrait dire que sa vieille batterie était capable de faire démarrer le moteur à condition d’être
rechargée par l’alternateur tous les jours.

Si cette voiture reste au garage un peu trop longtemps, il est fort possible que la batterie n’ait plus la
puissance nécessaire pour lancer le moteur, Il faudra alors :
• soit pousser la voiture
• soit recharger la batterie.

Pousser la voiture c’est pour lui de réfléchir et accepter son âge, en tenir compte et adapter sa sexualité
à la diminution de son excitabilité sexuelle.
Recharger les batteries, c’est, après avoir effectué un bilan hormonal ; suivre un traitement hormonal si
cela s’avère nécessaire.

Quand un homme a vécu une période de jachère sexuelle, il doit en analyser les raisons qui ne lui
apparaissent pas toujours évidentes :
• Mésentente conjugale
• Refus de sa partenaire de poursuivre une sexualité
• Décès de sa partenaire
• Etat subdépressif ou dépressif ayant contribué parfois à une chute hormonale
• Impossibilité ou incapacité à retrouver une autre partenaire
• Maladie intercurrente

Mais parfois l’homme doit également se poser des questions sur des raisons antérieures parfois sexuelles
de cette jachère :
• Difficultés d’érections avant la jachère
• Difficultés de contrôle de son éjaculation

Qui procurent à l’homme, un sentiment de honte ou d’humiliation.

Ces sentiments négatifs peuvent avoir conduit l’homme de 50 ans à interrompre sa sexualité, opérant
ainsi sur lui-même une sorte d’autocastration.

Il est certain, que si par exemple la difficulté de contrôle éjaculatoire a toujours été à l’origine d’une
image négative de la personnalité sexuelle imaginaire de l’homme, bien qu’avec l’âge l’éjaculation ait
tendance à devenir de moins en moins impérieuse, il existe des hommes qui conservent une difficulté
de contrôle éjaculatoire même à un âge avancé.
Il est essentiel d’engager l’homme à faire un travail spécifique pour lui apprendre à gérer parfaitement
son éjaculation, aussitôt bien entendu, que la solution des troubles de l’érection permettra à nouveau
une pénétration.

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Souvent un apport hormonal transitoire s’avère nécessaire.


Nous avons constaté que l’apport hormonal, souvent nécessaire pour permettre à l’homme de reprendre
une sexualité, peut n’être indispensable que pendant quelques mois.
En effet, si des relations sexuelles régulières peuvent à nouveau survenir, elles vont maintenir un taux
hormonal compatible avec une sexualité sans échec.
Le couple doit cependant, adapter ses comportements sexuels aux nouvelles exigences de l’homme.

Des modifications des réactions sexuelles de la cinquantaine à l’andropause


Disons d’abord, que les réactions sexuelles de l’homme comportent plusieurs phases :
Les réactions sexuelles de l’homme jeune de 13 à 40 ans
• Une période dite intermédiaire entre 40 et 50 ans avec parfois l’apparition pendant cette période
de réactions sexuelles d’un homme plus âgé.
• La sexualité du troisième âge de 50 ans à 65 ans : c’est ce que nous avons décrit comme réactions
sexuelles de l’homme de 50 ans.
• La sexualité du 4ème âge : statistiquement c’est surtout après 65 ans, que l’on voit apparaître
statistiquement une chute des taux hormonaux des androgènes, mais ces modifications peuvent avoir
lieu beaucoup plus tôt ou nettement plus tard. Autrement dit, il peut survenir une Andropause entre 50
et 80 ans.
Pour l’homme l’andropause n’est pas inéluctable comme la ménopause pour la femme, Cela me semble
dépendre de la continuité de la qualité et de la rythmicité de sa sexualité.

Contrairement à la femme dont la ménopause ne signifie en fait que l’arrêt de ses règles et qui se déroule
au moins en deux phases, une première phase de 50 ans environ à 60 ou 65 ans et une autre après 65
ans, l’andropause ne survient pas à un âge précis.

D’ailleurs le terme d’andropause n’est utilisé que par convenance car le mot qui conviendrait mieux est
ANDROLYSE, qui évoque mieux le caractère insidieux des modifications des réactions de l’homme.

Si globalement l’homme a des réactions sexuelles qui diminuent tout au long de sa vie, cette diminution
de fait par paliers suivis de marches. C’est souvent à l’occasion de la descente d’une de ces marches que
l’homme est désorienté. C’est à l’occasion d’une difficulté psychologique que souvent l’homme descend
une marche.

Les critères biologiques qui permettent d’affirmer l’andropause, c’est à dire la nécessité absolue de devoir
poursuivre de façon continue un traitement hormonal substitutif chez l’homme sont moins nets que chez
sa compagne.

En fait on pourrait définir l’ANDROPAUSE comme la nécessité absolue et définitive pour l’homme d’avoir
recours à un traitement substitutif hormonal sans pouvoir l’interrompre.

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Le seul critère pour en juger est de pratiquer des cures hormonales de trois mois suivis d’interruption
courtes de 2 à 3 mois afin d’apprécier la réapparition ou la non-réapparition des troubles sexuels qui
avaient motivés les Bilans Hormonaux.

Comment présumer de l’éventualité d’une andropause ?

- Bouffées de chaleur,
- Baisse de la tonicité et fatigabilité musculaire entraînant des difficultés de récupération à l’effort
et rendant l’entraînement sportif inefficace.
- Diminution du volume des testicules
- Aspect rétracté de la verge.
Ces modifications ne sont pas spécifiques à l’andropause.

En revanche
- Les troubles psychiques :
- Baisse de l’intérêt pour l’activité intellectuelle, difficultés décisionnelles
- Etat dépressif larvé
- Modifications de l’humeur et parfois bouffées de chaleur
Sont plus spécifiques à l’andropause.

- Les difficultés d’imagination fantasmatiques


L’homme a de plus en plus de difficultés à « accrocher » ses fantasmes que ce soit dans la masturbation
(qui peut devenir impossible) que pendant les relations sexuelles.

- Baisse de la libido
Diminution importante du besoin sexuel et perte de la réactivité en présence des personnes du sexe
opposé.

- Disparition des érections matinales


C’est un critère important de la baisse hormonale sans être spécifique à l’andropause.

En fin de compte il n’existe aucun symptôme absolument spécifique de l’andropause.


Ce que nous venons d’énumérer constitue plus un faisceau de présomptions qui doivent conduire
l’homme à faire pratiquer un BILAN HORMONAL

Bien entendu, il ne faut pas faire supporter à l’andropause toutes les difficultés sexuelles de l’homme qui
vieillit. Il ne faut pas oublier que les autres facteurs générateurs de difficultés sexuelles chez l’homme
jeune, risquent encore plus d’être à l’origine de difficultés chez l’homme qui vieillit :
1. Facteurs réflexes
2. Facteurs psycho-fonctionnels
3. Facteurs iatrogènes liés aux médicaments pour le cœur, l’hypertension, le cholestérol, cortisone
etc.

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4. Facteurs liés aux inadéquations comportementales de la partenaire.


5. Conflits relationnels
6. Facteurs en relation avec des maladies intercurrentes de plus en plus fréquentes au fur et à
mesure que l’âge avance.

Conclusion :

On voit donc la nécessité pour les sexologues non-médecins de travailler en équipe avec des sexologues
médecins afin de ne pas engager de thérapie à visée psychologique ou relationnelle alors qu’il existe des
facteurs médicaux indispensables à régler en même temps.

Masters et Johnson avaient donc raison de dire en 1965 :


« Chez l’homme qui vieillit il est difficile de distinguer les troubles physiologiques des troubles liés à l’âge »

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Intérêt du traitement hormonal de la ménopause et de l’andropause

La nature n'a pas programmé la femme et l'homme pour que leur sexualité se poursuive jusqu'à leur
mort.
Il évident que l'allongement de la durée de la vie liée au progrès de la médecine, de l'hygiène et de
l'élévation du niveau de vie en général pose de nouveaux problèmes à l'homme, à la femme et au couple.

En effet, il y a encore moins d'un siècle, la durée d'espérance de vie du couple était d'environ 20 ans :
Mariage vers 20 ans pour la femme avec un homme de 25 à 30 ans.
Décès de l'homme vers 50 ans et souvent de la femme au cours d'une des innombrables grossesse
qu'elle devait subir.

L'espérance actuelle de durée de vie d'un couple est d'environ 60 ans (mariage vers le même âge mais
avec un homme plus jeune (souvent du même âge)
Mortalité de l'homme 76 ans et de la femme 82.

La nature, on peut le concevoir a uniquement programmé la sexualité dans un but de reproduction de


l'espèce, donc entre 16 et 40 ans.

Après 40 ans, pour la femme et pour l'homme la nature lève le pied, puisque son objectif procréateur
est supposé avoir été rempli.

De plus, depuis l'avènement de la contraception médicale, hommes et femmes ont pris conscience qu'en
réalité, pour l'HOMO SAPIENS, la sexualité poursuivait trois objectifs :

6- La procréation
7- Le plaisir
8- La communication dans le cadre du couple.

L'amour est en effet un double courant portant sur le même individu :


Courant tendre et courant sensuel.

Je parle bien évidemment de l'amour conjugal et non de l'amour pour DIEU, son père, sa mère, ses frères
etc...

Il est certain que chacun est libre de suivre ou de ne pas suivre ce type de raisonnement et on ne peut
obliger personne.

Ce qui est certain c'est que la sexualité est indispensable pour maintenir le lien conjugal. Sans sexualité
le couple subit consciemment ou inconsciemment une frustration qui, tôt ou tard, risque de détériorer
la relation interpersonnelle qui se situe en même temps, en amont et en aval de la sexualité.

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Je veux dire que : si la sexualité disparaît, le couple perd sa cohésion, et la relation « mari épouse »
devient une relation « frère – sœur », « ami- amie » ou une relation reposant uniquement sur des
intérêts matériels acquis, ou également sur des notions de devoirs par rapport aux enfants ou à la
dynastie, bref le couple se transforme en S.A.R.L ou en S.A. suivant l'importance du patrimoine.

L'homme reste avec la femme qui lui est bien pratique pour entretenir la maison, élever les enfants, lui
procurer un statut social etc... et la femme reste avec l'homme par peur d’affronter seule l'existence.
On voit à quel point cette perspective est attristante.
.
Ce qui semble actuellement très évident, c'est que tôt ou tard l'homme et la femme, s'ils souhaitent
poursuivre ensemble une sexualité, sont bien obligés d'admettre la nécessité absolue d'une Sexualité
médicalement assistée.

Cela est pratiquement obligatoire pour une grande majorité de femmes, soit à partir de l'apparition des
troubles hormonaux de la quarantaine, soit après la ménopause de façon inconstante entre 50 et 60 ans,
de façon relativement indispensable après 60 ans.

Certaines, ont en effet la chance de pouvoir reculer cette prise en charge médicale jusqu'au environ de
la soixantaine, mais cela est loin d'être fréquent.

Pour l'homme, c'est peut-être un peu moins inéluctable, bien qu'après 65 ans, rares sont les hommes
qui n'ont pas une insuffisance de sécrétion d'hormones mâles, qui nécessitera, comme pour leur
compagne un traitement substitutif androgénique Ad Vitam Æternam.

Il faut cependant bien se garder de faire de la sexualité une activité qui dépendrait uniquement des
hormones.

En fait, avant même d'aborder l'intérêt médical à poursuivre un traitement hormonal, il faut d'abord
parler des difficultés sexuelles de l'homme et de la femme directement liées à l’âge, à l'habitude et à
l'usure du temps.

Parlons d'abord des femmes, puisque la ménopause est pour elles inéluctable et pour certaines d’entre-
elles la ménopause semble être la frontière qui sépare les femmes "jeunes " des femmes "âgées".

On dit toujours que l'on a l’âge que l'on veut bien admettre. En ce qui concerne la ménopause, MENOS
veut dire règles et PAUSE, pause.
La ménopause est uniquement l'arrêt des règles et donc l'arrêt de la fonction reproductrice, des
ovulations.

En aucun cas cet arrêt de règles n'est l'arrêt de la fonction érotique.

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La ménopause n’a aucun impact sur L'amour et l'art de la caresse, et il n’y a aucune raison pour que la
main d'un homme qui vieillit soit perçue comme moins agréable par la peau d'une femme qui vieillit que
par la peau d'une femme jeune.

Il n’y a également aucune raison pour que l'imagination érotique d'une femme de 60 ans ou de 70 ans
soit moins efficace pour lui donner envie d'avoir des rapports sexuels que l'imagination d'une femme de
trente ans, à moins qu’elle ne se dise qu’à son âge, elle n’a plus le droit de rêver, ou qu’elle n’ait jamais
rêvé.

Cependant, il est vrai, que si les taux hormonaux sont effondrés, l’imagination érotique devient de plus
en plus difficile à déclencher, mais l’expérience prouve qu’une rééquilibration hormonale permet à
l’individu de retrouver sa capacité érotique.

Quel est l’intérêt de tels traitements substitutifs hormonaux : T.S.H.

Le traitement hormonal substitutif THS


Il s’agit d’un traitement oestrogénique auquel on associait souvent un traitement progestatif en
particulier chez la femme ayant un utérus pour éviter des risques de cancer au niveau de l’endomètre.
Les troubles dépressifs mineurs semblent améliorés, de même que les troubles vaso-moteurs, la qualité
de la peau (épaisseur) et la sécheresse vaginale.
Il ne semble pas avoir d’effet sur les problèmes cardio-vasculaires voir même selon certaines études il
aurait plutôt un effet délétère.

Les risques de cancer du sein, de l’endomètre et de l’ovaire sont très étudiés car ils sont hormonaux
dépendants.

Cancer de l’endomètre :
Une femme de 50 ans a durant sa vie, une probabilité de cancer de l’endomètre de 2 ,5%. Sa probabilité
d’en mourir est de 0,3%. Les œstrogènes associés à un traitement progestatif diminuent de façon
significative le risque de cancer de l’endomètre.

Cancer du sein :
On estime en France le nombre de femmes atteintes, chaque année, d’un cancer du sein entre 33 000 à
35 000. L’âge est un facteur de risque important.

Il existe un lien entre œstrogènes et cancer du sein et les facteurs aggravants sont :
- Puberté précoce
- Obésité
- Nulliparité
- Ménopause tardive
- Première grossesse tardive

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Une première grossesse à terme précoce réduit par 4 le risque de cancer du sein. Ce qui semble dû à un
changement dans le tissu mammaire.

Rôle protecteur de l’allaitement et de la castration pré ménopausique


Les SERM (Specifics estrogen receptor modulators) ont une action anti estrogène sur le sein

Diverses études ont été mises en avant par les journaux et les médias pour alerter sur le risque lié au
traitement Hormonal substitutif et au cancer du sein.

Il faut noter plusieurs points :


La ménopause réduit le risque de cancer du sein quel que soit l’âge de la survenue
Les auteurs soulignent une augmentation des risques avec l’augmentation de l’âge de la ménopause.
Le risque augmente avec un traitement TSH qui serait également en corrélation avec la durée
d’utilisation.

Les cancers du sein découvert sous TSH ont de meilleurs pronostics car souvent vus de manière précoce.

Finalement, il est nécessaire d’informer les patientes d’un risque majoré par la prise de TSH :
Environ 45 femmes pour 1000 ne prenant pas de TSH présenteront un cancer du sein entre 50 et 70 ans.
Ce risque augmente avec l’âge.
Chez les femmes traitées pendant 5 à 15 ans le nombre de cas supplémentaires est de 2 à 12 cas pour
1000 en fonction de l’âge d’initiation du traitement et de sa durée.

Cancer de l’ovaire :
Avant 1999 la relation entre les cancers de l’ovaire et TSH n’était pas faite. Il semble aujourd’hui, que les
THS augmentent ce risque.

Cancer du col :
Il est également augmenté si les œstrogènes sont utilisés seuls.

Cancer du côlon :
Il diminuerait de 40% le risque avec un traitement sous TSH

De même le THS a un effet protecteur sur le cancer du foie, des voies biliaires.
Il n’y a pas de différence sur les cancers de vessie, poumons, rein, mélanome malin et de la tyroïde.

Les contre-indications formelles :


- Affections aggravées par la grossesse
- Tumeurs hormono-dépendantes : cancer du sein, cancer de l’endomètre
- Plus l’âge de la femme avance et moins le suivi est régulier. La consultation de la femme âgée est
liée à des urgences gynécologiques ou plus systématiques pour les femmes qui se font suivre dans
des actions de prévention.
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Aussi bien pour la femme que pour l'homme il existe un double intérêt.
1) Un intérêt d'ordre général
2) Un intérêt sexologique

La baisse progressive de production hormonale est bien évidemment ce qui conduit les individus vers
leur mort, non seulement des glandes sexuelles, mais aussi de la thyroïde des glandes surrénales.

Il est donc évident que de faire des bilans hormonaux pour pouvoir (comme pour un diabétique)
rééquilibrer au niveau hormonal l'individu, est pour lui un gage de vie plus longue et surtout d’une vie
dans de meilleures conditions de santé.

Intérêt des hormones sexuelles


Ces hormones sexuelles sont produites par les gonades (ovaires et testicules) et par les glandes
surrénales.

Ce sont :
- chez la femme : la FOLLICULINE ou ESTOGENES et PROGESTERONE
- chez l'homme : la TETOSTERONE TOTALE et surtout la TESTOSTERONE BIODISPONIBLE (la
fraction de la testostérone qui est efficace)

Les hormones sexuelles interviennent dans beaucoup de métabolismes, leur déficit va entraîner des
perturbations métaboliques importantes.

Quels sont les métabolismes concernés ?

I – Intérêt d’ordre général

Métabolisme du calcium
Un déficit entraîne une ostéoporose : décalcification osseuse de nature à provoquer des fractures faciles
ou spontanées chez les sujets âgés.

Métabolisme de la peau et des phanères


La peau se ride, les poils deviennent rares et cassants,

Métabolisme des lipides


Il semble actuellement que l'hypertension et les hypercholestérolémies de la post ménopause puissent
être évitées par une thérapie hormonale adéquate.

L'embonpoint post ménopausique est également lié à ce dysmétabolisme des lipides.

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Métabolisme mammaire
Il est certain que faute d'un traitement hormonal, la glande mammaire régresse et est remplacée
uniquement par des tissus graisseux.

Métabolisme hydrique
Un bon équilibre hormonal entre FOLICULINE ET PROGESTERONE évite des rétentions d'eau souvent en
cause dans les prises de poids post ménopausiques.

Métabolisme cérébral
Un traitement hormonal fait disparaître :
- les bouffées de chaleur liée aux perturbations hypothalamiques
- les états d'agressivité ou de dépression post ménopausique.
- il permet à la fantasmatique d'être à nouveau possible (c'est en partie grâce à cette fantasmatique
retrouvée que la libido réapparaît).

Aspect anticancérigène
1) Chacun sait que le cancer survient plus facilement sur un organisme vieilli et fatigué.
L'amélioration des différents métabolismes contribuent à diminuer la fréquence d'apparition des
dégénérescences cellulaires qui sont liées à une baisse des facteurs immunitaires.

2) Le traitement hormonal de la ménopause a considérablement diminué la mortalité par cancers


génitaux (seins et utérus chez la femme), et ce, parce que :

- la femme ménopausée qui poursuit un traitement hormonal va impérativement au minimum une


fois par an consulter un médecin (ou généraliste ou gynécologue) qui va impérativement lui faire
- Un examen par le palper des seins et des zones ganglionnaires des aisselles
- un toucher vaginal
- un examen au spéculum du col de l’utérus
- une prescription une fois par an
- d’une mammographie
- d’un frottis de dépistage

Il est évident qu’ainsi tout cancer mammaire ou du col de l’utérus sera ainsi décelé de façon très précoce.
Ces cancers seront donc beaucoup plus souvent pris "à temps " et guéris.

3) De même chez l’homme la poursuite d’un T.S.H. va rendre nécessaire une visite annuelle chez
l’andrologue qui va :
- l’examiner (testicules et prostate)
- demander une fois par an un dosage des P.S.A. (antigènes spécifiques prostatiques) avec dosage
des P.S.A. ULTRA SENSIBLES
- lui prescrire une échographie prostatique transrectale
- demander une ponction biopsique au moindre doute

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II Intérêt sexologique

L'intérêt sexologique est double, chez l'homme et chez la femme

Chez l’homme :
9- Sur la libido par une amélioration de la capacité érogène du cerveau.
10- Trophique : par l’action trophique des androgènes qui entretiennent la capacité érectile des corps
caverneux en maintenant un nombre et une trophicité correcte des petites fibres musculaires
lisses indispensables à la fonction veino-occlusive des corps caverneux (fermeture de la vanne
avale empêchant la fuite du sang veineux vers le petit bassin indispensable pour le maintien de la
rigidité pénienne).

Chez la femme
11- Sur la libido Faute d'estrogènes et d'androgènes (secrétés uniquement après la ménopause par
les glandes surrénales), la libido de la femme a tendance à disparaître plus ou moins rapidement.
L'effet sur la libido d'une rééquilibration hormonale est spectaculaire : le désir sexuel réapparaît.
12- Trophique sur la trophicité vaginale, faute d'imprégnation oestrogénique
- la muqueuse du vagin devient atrophique :
- elle devient sèche et même peut saigner au moindre contact.
- progressivement la vulve se rétracte, ne permettant même plus d'y introduire un petit
doigt.

S’il est vrai que le sperme de l'homme contient des prostaglandines et que des rapports sexuels très
fréquents entretiennent la trophicité de la muqueuse vaginale, Il arrive cependant que la réaction réflexe
de lubrification vaginale ne se fasse pas correctement.

Si une femme a des rapports sexuels sur une muqueuse atrophique, les sensations pénibles qu'elle
ressent risquent de la dégoûter définitivement des rapports sexuels.

Il faut exactement 30 jours d'un traitement général et local pour que cette muqueuse recouvre son état
tel qu'il était chez une femme jeune.

C'est vraiment dommage de ne pas y avoir recours, pour sauver la sexualité de son couple qui vieillit.

Conclusion
On voit donc que les avantages d’avoir recours à une sexualité médicalement assistée sont nombreux
mais que les préjugés demeurent et doivent être combattus.
Il n’y a pas fatalement de facture à payer en utilisant des traitements permettant de poursuivre une
sexualité le plus tard possible dans la vie pour la meilleure entente du couple.

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ÉCOLE DE PSYCHO SEXOLOGIE À PARIS

Intérêts des androgènes chez la femme ménopause : mythe ou réalité


B. ROSSIN

Paru dans SEXOLOGIES


L’idée d’utiliser les androgènes dans le traitement hormonal substitutif de la ménopause est une notion
déjà ancienne.
Les premiers travaux en France, remontent à près de 30 ans, ainsi R. MERGER-J. COHEN (2) avaient
montré l’efficacité sur les troubles de la ménopause d’une association de 4 mg de Valérianate d’Œstradiol
et 200 mg de DHEA (Dehydroépiandrostérone).
C’était la seule association contenant de la DHEA disponible en France. Les idées ont évolué, il fallait
essayer de reproduire le cycle féminin physiologique en associant un œstrogène et un progestatif.
Les premiers progestatifs utilisés étaient dérivés des norstéroïdes ayant une activité progestative certes,
mais également androgénique, et aux doses alors utilisées, cet effet androgénique était source
également de conséquences métaboliques néfastes.
L’hormonologie thérapeutique va progresser très rapidement du fait de l’explosion du marché de la
contraception, les molécules progestatives deviennent de plus en plus performantes, elles sont dénuées
ou presque d’effets androgéniques, et de risques métaboliques bien moindre.
Les androgènes et les dérivés de la nortestostérone sont relégués à des indications d’exceptions, sans
prendre en compte les notions de diminution de dose et de voie d’administration, et pourtant à la
lumière des travaux récents les Androgènes ont démontré leur efficacité sur l’os, la sensation d’énergie
et de bien-être, sur l’humeur et la sexualité des femmes ménopausées.

Les variations des taux androgènes


Les androgènes sont produits essentiellement par les ovaires et les corticosurrénales. La ménopause va
avoir un effet délétère sur leur production, de même, que les traitements oestro-progestatifs de
substitution comme nous allons le démontrer.

1- L’ovaire : A la ménopause l’ovaire reste une source importante d’Androgène. Cependant à cette
période de la vie la production d’œstrogènes chute de 60%, celle des androgènes de 50%.
Cette chute est encore plus nette en cas de ménopause chirurgicale.
En effet la synthèse des androgènes chez les femmes ménopausées est partiellement
gonadotrophines dépendantes, la LH stimule le stroma et la thèque de l’ovaire. La production
de Testostérone chute de presque 50% après ovariectomie bilatérale d’où l’intérêt d’une
conservation ovarienne lors de l’hystérectomie.
(Les ovaires sont source d’androgènes mais également d’estrogènes par conversion
périphérique) - cette chute des stéroïdes entraîne une diminution des peptides opioïdes
comme l’ont démontré GENAZZANI et COLL (1) avec des conséquences sur le plan
neuropsychique comme nous le verrons ultérieurement.
2- Corticosurrénale : Adrénopause : avec l’âge la DHEA (Dehydroepiandrostérone)et SDHEA
(Sulfate de Dehydroepiandrostérone) diminuent d’où l’idée de compenser ce déficit car les
androgènes surrénaliens interviennent à 4 niveaux importants :

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2.1 : dans la régulation du système immunitaire : l’immunosénescence avec diminution des


lymphocytes T, d’interleukine 2, de la production d’interféron et de la réponse immunitaire
expliquant une augmentation avec l’âge de la production d’Anticorps Auto immuns, des infections
et des processus néoplasiques, d’où l’intérêt de la DHEA en supplémentation. Elle joue un rôle de
surveillance contre les infections et les processus de dégénérescence cancéreuse (augmentation
de cellule natural Killer, de lymphocyte sécrétant l’interleukine 6)

2.2 : Ils ont un rôle antiathérogénique, et diminuent l’agrégation plaquettaire d’où un rôle cardio-
préventif

2.3 : Ils augmentent la sensibilité à l’insuline. Chez l’animal la DHEA prévient le diabète et l’obésité.
Chez l’homme l’effet est plus ambigu, cependant ZUMOFF (6) a montré qu’un métabolite de la
DHEA : l’etiocholanolone a un effet anti-obésité.

2.4 : Enfin, ils stimulent les fonctions cognitives et psychiques MORALES et COLL (7) ont montré
une augmentation de bien-être (avec des doses entre 25 et 50 mg/j de DHEA) une augmentation
du REM (rapid eye mouvement) et du sommeil avec leurs conséquences sur la mémorisation.

3. Effets du traitement substitutif par œstrogène sur la circulation des Androgènes à la ménopause
: CASSON et COLL (4) ont montré que l’administration d’œstrogènes entraînait une diminution de
LH et donc de Testostérone libre, ainsi qu’une diminution de SDHEA par effet direct des
œstrogènes sur la corticosurrénale. Cette chute de Testostérone libre est encore plus profonde
du fait d’une augmentation de SEBG (Sex Binding Globulin : vecteur de la testostérone) de 160%
par les œstrogènes. Ainsi un traitement substitutif par œstrogène induit une déficience relative
de la sécrétion d’androgènes ovariens et corticosurrénaliens.

Avec 2 mg d’œstradiol micronisé, (E2 : 8,7pg/ml passe à 117 pg/ml, SDHEA 67, 3 passe à 52,1
microgrammes /dl, la testostérone 16,1 passe à 9,4 microgrammes/dl, FSH et LH chutent, SEBG
augmente de 160%) le THS entraîne une chute de 23% SDHEA et de 42% de la testostérone.

Les réalités cliniques


L’intérêt de l’utilisation des androgènes a bien été démontré, en particulier, sur l’ostéoporose, la psyché,
la sexualité.

L’Ostéoporose
La plupart des études récentes sur l’os ont démontré que les estrogènes seuls réduisent la perte osseuse
en diminuant le remodelage osseux, mais ils n’augmentent pas la masse osseuse sauf dans les deux
premières années de mise en place du THS.

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Au-delà, la masse osseuse reste stable, en revanche ces mêmes travaux montrent que les androgènes
stimulent l’activité ostéoblastique tout en ayant un effet anti ostéoclastique, lui-même, lié à la conversion
périphérique des androgènes en œstrone et augmentent de façon nette la masse osseuse et
permettraient ainsi une diminution de l’incidence des fractures vertébrales par tassement. Les études
comparatives THS par estrogènes seuls/versus placebo/versus Estrogènes + Androgènes confirment les
effets positifs des Androgènes qu’ils soient prescrits par voie parentérale (implant 50mg méthyl
testostérone + estrogènes 50mg Estérifiés) ou par voie orale (œstrogènes estérifiés 1,25mg + 2,5mg de
méthyl testostérone/j) l’intérêt de la voie parentérale réside sur son impact moindre sur le profil lipidique
et donc sur le risque cardio vasculaire (travaux WATTS (9), DAVIS (8)

Psychisme
De nombreux travaux semblent démontrer que les taux d’androgènes sont en rapport direct avec
l’impression générale de bien-être, d’énergie et de l’humeur des femmes.

Trois types Androgènes ont été utilisés DHEA-Tibolone-Methyl testostérone dans la revue de la
littérature. On peut rappeler les travaux de MORALES (7) avec la DHEA sur le psychisme et les fonctions
cognitives

- LINDA A. ROSS (10) (en 1995) a montré l’effet positif sur le psychisme de Tibolone via une augmentation
Béta endorphine.
- GERAZZANI en 1986 avait démontré que la chute des stéroïdes est associée à une diminution des
peptides opioïdes source de désordre psychique, diminution de sensation de bien-être, diminution
d’énergie d’autant plus nettement qu’il s’agissait d’une ménopause chirurgicale.
- Barbara SHERWIN (12) a réalisé une étude (sur 50 femmes) prospective en mode croisé sur l’effet de la
dépression stéroïdienne chez les femmes ménopausées chirurgicalement.
Sur deux tests de mémoire à court terme, un test à long terme et un test de raisonnement logique avant
et après l’intervention chirurgicale.
Les patientes ont reçu une injection IM/mois soit des estrogènes seuls soit E+ A soit androgènes seuls
soit un placebo.
Elle constate aucune différence chez les femmes supplémentées. En revanche, le groupe placebo a des
scores bas sur les tests de fonctions cognitives, en post opératoire coïncidant avec des taux effondrés
d’estrogènes et d’Androgènes.
Parmi celles qui ont reçu l’association A+E, il existe un effet " tonique " des androgènes sur l’humeur,
disparition des syndromes dépressifs et augmentation de la sensation de bien-être.
Le même auteur a démontré que l’oestrogénothérapie seule n’était pas plus efficace qu’un placebo sur
l’amélioration du niveau d’énergie ou le sentiment de bien-être en revanche, les androgènes ont un effet
positif sur ces mêmes paramètres peut être en rapport avec leurs effets anabolisants et énergisants ou
par leurs actions directes sur l’hypothalamus, l’hypophyse et le système limbique.

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Sexualité
Il semble exister une relation nette entre Androgène et Libido.

1. B. SHERWIN (11) en 1996, rapporte au 8e congrès Société Internationale de Ménopause une


étude comparative entre THS E.A. (0,625 mg premarin associé à 1,25 mg de méthyl testostérone)
et traitement oestrogénique seule (premarin 0,625mg) elle démontre une différence significative
sur le comportement sexuel (fréquence des rapports, plaisir, désir) la sensation de bien-être, le
dynamisme, le niveau d’énergie des patientes, ce qui semblerait montrer que la testostérone chez
la femme comme chez l’homme a un impact majeur sur les fonctions cognitives et le
comportement sexuel.
L’effet sur l’hirsutisme est négligeable ainsi que sur le bilan lipidique, il existe dans le groupe E+ A
une diminution HDL et LDL, pas de modification des fonctions hépatiques. L’effet néfaste des
Androgènes est dose dépendante et voie d’administration dépendante, les effets secondaires
semblent évités par la voie parentale comme l’a montré TERAN et GAMBELL (25 mg estradiol +150
mg de testostérone après 12 mois le cholestérol, HDL, VLDL ne sont pas modifiés grâce à la voie
parentale évite le premier passage hépatique.

2. DAVIS-SR (1995) a montré l’intérêt des Androgènes sur les troubles de la libido ainsi que sur la
masse osseuse dans une étude en double aveugle randomisée entre implant œstradiol 50 mg et
implant œstradiol 50mg+50mg de testostérone administrée tous les 3 mois sur 2 ans (de la
progestérone est rajoutée au traitement pour celle qui a un utérus) : résultats significatifs
nettement supérieurs avec l’association E+A. NATHORST BOOS, M. HAMMER 1997 (suède) réalise
une étude comparative entre Tibolone (stéroïde dérivé de la nortestostérone a activité E.P.A) et
un schéma EP continu (kliogest) en double aveugle sur les 437 femmes randomisée sur 48
semaines.

Une échelle d’évaluation de la vie sexuelle MC COY’S SCALE est effectuée avant traitement, à 24 semaines
et à 48 semaines, avec 7 items évalués de 1 à 7

1- la fréquence des rapports,


2- les fantasmes,
3- plaisir,
4- excitation,
5- orgasmes,
6- sécheresse vaginale,
7- douleurs

Il existe une différence significative entre les 2 groupes au profit de Tibolone qui est considéré comme
ayant une activité Androgénique plus forte que la Medroxy progestérone de Kliogest

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L’apport Androgénique dans l’hormonothérapie substitutive est une amélioration du désir sexuel (libido).
GELFAND (au congrès collège des gynéco-obstétriciens américain 1998) rapporte que l’excitation
sexuelle, les fantasmes et l’intensité du désir sont augmentés par l’apport exogène d’Androgènes.

Conclusion
Les mentalités doivent évoluer, si on reconnaît qu’il existe un syndrome de privation estrogénique avec
son cortège de bouffées de chaleur, de sueurs nocturnes, de sécheresse et d’atrophie vaginale.... On ne
peut ignorer à la lumière des travaux récents le Syndrome de privation androgénique associant
diminution des satisfactions sexuelles et émotionnelles des femmes, de leur sensation de bien-être et
de perte osseuse.
Nous avons à notre disposition de multiples propositions thérapeutiques très efficaces pour corriger le
déficit estrogénique mais rien ou presque en Europe, du moins, pour corriger le déficit androgénique
(pas un seul composé androgénique en France, à l’A.M M. pour la femme ménopausée) des travaux
restent à faire pour rassurer les autorités sanitaires et nos confrères, afin de mettre sur le marché des
traitements adaptés à nos patientes présentant un syndrome de carence androgénique. Un espoir, ce
traitement existe aux Etats-Unis, associant œstrogène estérifié (E.E.) et méthyl testostérone (M.T.) à deux
posologies : 0,625 mg E.E. + 1,25 M.T. ESTRATEST et 1,25 mg + 2,25 M.T. ESTRATEST H.H., en France le
tibolone vient d’avoir l’autorisation de commercialisation (Livial*) mais hors remboursement sécurité
sociale.

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ménopausal women. A.R. GENAZZANI, F. PETRAGLIO, F. FOCCHINETTI, A. GRASSO, G. ALESSANDRINI, A. VOLPE,
Gynécol.obstet.invest 26 : 153-159 (1988)2. Etude clinique d’une association hormonale de valerianate d’oestradiol et
d’oenenthate de déhydroepi-androstérone (gynodian) sur les troubles de la ménopause : R. MERGER, J.COHEN, Société
Française de Gynécologie 92, 6 : 471-479 (1972)3. Modulatary effects of a synthetic steroïd (tibolone) and estradiol on
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Pathologie génito-urinaire de la femme ménopausée et vieillissante


Docteur Evelyne Bouillette – médecin gynécologue

1 - Rappel anatomique
CF les deux planches profil du petit bassin et vue intra pelvienne du plancher périnéal)
La cavité pelvienne est fermée en bas par le périnée qui se compose de deux plans
13- Le périnée profond postérieur, constitué des muscles releveurs de l'anus Ischio coccygien et Grand
fessiers
14- Le périnée superficiel antérieur, constitué des muscles Ischio et bulbo caverneux et sphincter de
l'anus entourant la vulve l'urètre et l'anus, ces muscles sont renforcés par des noyaux tendino-
fibreux, l'ensemble constitue Le plancher périnéal.

2 - Pathologies génitales
Les organes génitaux : Les conduits débouchant à l'extérieur, urètre, orifice vaginal (vulve) l'ensemble
musculo-tendineux qui les soutiennent vont subir chez la femme, tout au cours de la vie, des sollicitations
qui aboutissent à des états pathologiques.
La vie sexuelle, les grossesses, les accouchements, les prises de poids, la baisse de la musculation, les
troubles hormonaux, les infections à répétitions en sont la cause et vont entraîner des :
- Dyspareunies superficielles et profondes
- Algies pelviennes séquelles infectieuses ou de traumatismes après accouchements
dystociques
- Prolapsus cervicaux ou utérins
• Infections évolutives,
• Cancers du col, de l’utérus, du vagin de la vulve
• Cancers du sein
• Troubles sexuels

3 - Pathologies urinaires
• Urétro cystalgies
• Cystites bactériennes ou à urines claires
• Infections urinaires hautes fébriles
• Prolapsus urétro-vésicaux
• Algies pelviennes de causes difficiles à déterminer sont à l'origine de nombreuses consultations
en Gynécologie

Un interrogatoire soigneux et un bilan urinaire doit faire partie des préoccupations

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4 - Pathologies hormonales
Elles viennent aggraver, toutes ces pathologies génito-urinaires de la femme entraînant, en plus, des
troubles du climatère, pouvant aboutir à un déséquilibre global.
Dès la préménopause, l'horloge biologique se dérègle et petit à petit s'installent une insuffisance
progestative accompagnée de cycles irréguliers, puis oestrogénique entraînant une aménorrhée.
Les autres systèmes peuvent aussi se dérégler entraînant une insuffisance thyroïdienne avec une apathie
et une prise de poids ou un excès de fonctionnement thyroïdien avec une perte de poids et un état
d'excitation.
L'hypophyse est à l'origine des bouffées de chaleurs de la ménopause ses taux augmentent dans le sang
circulant et sont un bon indicateur de l'état hormonal de la femme.
Des troubles de l'hormone pancréatique peuvent être à l'origine d'un diabète et de troubles de la
digestion.

L'ensemble des constantes sanguines peuvent se modifier, un bilan s'impose alors sur le plan
glucidolipidique.

5 – Traitement des troubles génitaux

A - Dyspareunies orificielles et superficielles


La femme vient consulter pour des brûlures vulvaires ou un prurit, accompagnés de leucorrhées ou
écoulement vulvo vaginal plus ou moins importants.
La vulve est rouge avec des lésions inflammatoires, l'origine de ces troubles vient, la plupart du temps,
d'une infection vaginale. Un prélèvement doit être prescrit afin de déterminer le ou les germes en cause
afin d'établir un traitement approprié et d’éviter les récidives et une extension aux organes profonds, le
traitement du partenaire est souvent nécessaire.

B - Dyspareunies profondes
La femme vient consulter au détour d'un ou de plusieurs épisodes d'infections basses ou quelques fois
pour une dyspareunie profonde isolée.
Les rapports sexuels entraînent des douleurs de survenue récente. A l'examen gynécologique par TV
(Toucher vaginal) on déclenche des douleurs à la pression ou à la mobilisation des organes génitaux
prédominants, au niveau de l'utérus ou les douleurs sont latérales au niveau des trompes et des ovaires,
elles sont accompagnées quelquefois d’une fébricule. Un bilan hématologique, un prélèvement vaginal
et quelques fois selon le contexte une cœlioscopie, (chez les nullipares) s'imposent, afin de déterminer
les germes en cause et d'adapter le traitement au couple.
Ces douleurs profondes peuvent survenir au détour d'un accouchement difficile et être la conséquence
de lésions traumatiques comme des déchirures ligamentaires qui aboutiront à un traitement chirurgical
curateur.

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C - Infections évolutives
La femme est hospitalisée pour des douleurs pelviennes très importantes fébriles après avoir éliminé une
cause urinaire, une cœlioscopie est effectuée pour avoir un diagnostic exact des lésions et un
prélèvement bactérien intra péritonéal afin d'établir le traitement et sa durée en fonction des résultats
obtenus.

D - Prolapsus génitaux
Les prolapsus cervicaux (col utérin) sont les plus fréquents ils surviennent chez des femmes plus ou moins
vieillissantes ayant cumulé des accouchements difficiles, une anatomie périnéale déficiente, une dé-
musculation non rééduqué, le col descend plus ou moins dans le vagin allant jusqu'à sortir à la vulve.
Une solution chirurgicale peut régler le problème certaines femmes très âgées refusant catégoriquement
la chirurgie ou des femmes en très mauvaise état général ou des femmes pour lesquelles l'intervention
doit être reculée seront appareillées avec un pessaire.

Il s’agit d’un anneau en caoutchouc ou en plastique placé dans le vagin, coincé derrière le pubis qui
demande une surveillance régulière à des fins hygiéniques, beaucoup moins utilisé que jadis, mais il peut
être une solution palliative dans certains cas à la place ou avant une chirurgie.

Les prolapsus plus graves avec descente de l’utérus ou déroulement du vagin peuvent survenir
également, entraînant des gènes lors des rapports sexuels entraînant également des lésions irritatives
par frottement dans le slip, la solution est évidemment la chirurgie réparatrice, c'est une chirurgie
délicate.

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E - Cancérologie génitale
Les cancers du col utérin
Ils sont relativement fréquents en particulier chez les femmes à partenaires multiples.
Une surveillance par frottis cervicaux doit être instituée chez toutes les femmes, le rythme de la
surveillance est à adapter selon le cas. Souvent annuelle.
On complète ces frottis par un examen coloscopique, plus précis, qui permet d'effectuer des biopsies
dirigées.
Une vaccination des jeunes filles vers l'âge de 14 ans entraîne 1' espoir de voir diminuer ces lésions
d'origine virale sexuellement transmissibles.

Les cancers de l'utérus


Moins fréquents depuis la surveillance régulière des femmes, ils sont souvent diagnostiqués plus
tardivement chez les femmes ménopausées vieillissantes qui négligent leur surveillance gynécologique.

Les traitements sont la plupart du temps chirurgicaux accompagnés de radiothérapie et de


chimiothérapie selon les cas.
Une castration chirurgicale ou médicamenteuse est fréquente.

Les cancers de l'ovaire atteignent statistiquement les femmes plus jeunes, ils sont souvent redoutables,
diagnostiqués tardivement car muets. Le traitement demeure similaire chirurgie, radiothérapie,
castration chimiothérapie.

Les cancers du vagin quelques fois ayant glissé à la vulve entraînent des retentissements redoutables sur
la vie sexuelle du couple mais le pronostic vital doit seul compter en essayant au maximum de respecter
la vie du couple.
Ce facteur devant toujours rester à l'esprit des thérapeutes afin qu'un éloignement du partenaire ne
vienne pas aggraver 1'état psychologique de la patiente entraînant une baisse de ses défenses
immunitaires.

Les cancers du sein


Ils sont de plus en plus fréquents nous ne savons pas exactement pourquoi, la détection radiologique est
évidemment de meilleure qualité ainsi que la surveillance étendue à un plus grand nombre de femmes
mais ceci n'explique pas tout, car des femmes de plus en plus jeunes en sont atteintes.
Le nombre de bons résultats thérapeutiques est heureusement en augmentation.
Chirurgie après biopsie, radiothérapie et chimiothérapie doit être adaptée à chaque cas.

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6 - Traitement des pathologies urinaires


Les cystites bactériennes sont fréquentes, Les femmes consultent souvent en gynécologie pour des
cystalgies, un ECBU (analyse d'urines à la recherche de germes) s'impose, entraînant un traitement
adapté.
Il faut penser à effectuer une désinfection vaginale associée. Mais chez les femmes ménopausées
vieillissantes, les cystites à urines claires sont souvent en cause, une insuffisance hormonale qui
accompagne cette période de la vie entraîne une baisse des œstrogènes et, de ce fait, une atrophie du
tractus génito-urinaire à l'origine de cette symptomatologie.
Un traitement hormonal local en première intention et une hormonothérapie générale si nécessaire
viennent à bout des cystalgies.

Une pyélonéphrite (infection rénale haute) souvent hyper fébrile et douloureuse conséquence d'une
Inaction génito-urinaire basse, peut survenir. Il faut y penser devant toute douleur pelvienne.

7 - Traitement des pathologies hormonales


Ces traitements ont été détaillés dans le cours sur la ménopause, je ferai seulement un bref rappel.
THS (traitement hormonal substitutif) contesté actuellement surtout dans les pays anglo-saxons (surtout
USA) prescrits plus facilement en France pendant des périodes limitées dans le temps et selon le désir
de la patiente et la gêne rencontrée.

SERM - traitement hormonaux actuellement à l'étude respectant, l'impact sur l'utérus et les seins
TIBOLONE - action androgénique, ayant un impact plus ciblé sur les troubles du désir et sur les problèmes
ostéoporotiques particulièrement sensibles à ce traitement.
PHYTOTHERAPIE - pourquoi pas non dangereuse
Traitements locaux intéressants dans un certain nombre de cas pour redonner une trophicité au tractus
génito-urinaire, ces produits agissant également sur la vessie.

8 - Traitement sexothérapiques
Notons que cette période de la vie peut entraîner des problèmes à ce niveau, liés à des facteurs multiples
auxquels vous allez être confrontés.
L'âge tout bêtement suit sur ce plan, une courbe qui irrémédiablement descendante de la puberté
jusqu'à la mort.
La lassitude des partenaires plus ou moins griffés par la vie
L'insuffisance hormonale progressive qui va chez les deux membres du couple accentuer les problèmes
précédents.
Une psychothérapie associée avec une hormonothérapie vous aidera à améliorer le mal être de vos
patients.

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ANNEXES

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Appareil de reproduction de la Femme

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Appareil de reproduction de l’Homme

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ARTICLE – EPIDEMIOLOGIE – Variole du singe

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La Bibliographie

TITRE AUTEUR CO-AUTEUR EDITION ANNEE


La sexualité féminine – Idées reçues Colson Marie Le Cavalier Bleu 2007
Hélène
La sexologie – Que sais je Brenot Philippe Presses 1994
universitaires de
France
Manuel de sexologie à l’usage des étudiants Gellman Robert Gellman Barroux Collection Cursus
Tome 1 Sexologiques Claire Editions EFS
Ouvrage collectif Gellman Robert Gellman Barroux Collection colloques
L’amour au fils des âges Claire
Aspects psychosomatiques de la consultation en gynécologie Lachowsky Winaver Diane Masson 2007
Michèle
La ménopause – Précis de gynécologie Obstétrique – 2e édition Drapier Faure E. Masson 2003
Le nouveau rapport Hite Shere Hite Robert Laffont 2000
L’expérience de la sexualité chez les jeunes adultes – entre Giami Alain Schiltz Marie Ange Inserm 2004
errance et conjugalité – Question en santé publique
Femmes, médecins et ménopauses – 2e édition – Ages Santé Ringa V. D. Hassoun Masson 2003
Société
L’enfant dans l’adulte Ferenczi Sandor Petite Bibliothèque 2006
Payot
Les 5 langages de l’amour Gary Chapman
La ménopause en pratique Brigitte Raccah- Geneviève Plu- Elsevier-Masson 2019
Tebeka Bureau
Ménopause – Tout peut changer Michel Mouly Robert Laffont 2022
La solutiondu Dr Mouly, gynécologue, chirurgien, et Versillia
cancérologue
La ménopause Pascale Bélot- Diane Winaver Eres 2012
Regards croisés entre gynécologue et psychanalystes Fourcade

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