Entraînement Concours
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DS 2
Exercice 2.
1 0
Dans M2 (R), on note 02 la matrice nulle et I2 la matrice identité : I2 = ; on considère les matrices
0 1
1 1 1 −1
A= et B = .
1 1 −1 1
On note alors, E , l’ensemble défini par :
E = M ∈ M2 (R) | ∃(a, b) ∈ R2 , M = aA + bB .
1) Montrer que 02 ∈ E et I2 ∈ E .
2) Donner un exemple de matrice de M2 (R) n’appartenant pas à E .
3) Montrer que pour toutes matrices M et N de E , M + N appartient à E .
4) Montrer que quelque soit λ ∈ R et quelque soit M ∈ E , la matrice λM appartient à E .
5) Démontrer que AB = BA et calculer A2 et B 2 .
6) En déduire que pour toutes matrices M et N de E , on a M N ∈ E puis que M N = N M .
7) Soit M = aA + bB une matrice de E , démontrer par récurrence que quelque soit n ∈ N∗ ,
M n = 2n−1 (an A + bn B) .
8) Donner une condition nécessaire et suffisante sur a et b pour que M = aA + bB soit inversible.
9) Dans le cas où M ∈ E est inversible, M −1 appartient-elle à E ?
1
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Exercice 3.
On considère la fonction f définie sur l’intervalle [0 ; 2π] par
1
f (x) = cos(x) + cos(2x) + 1.
2
1) Déterminer la fonction dérivée f ′ de la fonction f .
2) Montrer que, pour tout nombre réel x de l’intervalle [0 ; 2π],
f ′ (x) = − sin(x)[1 + 2 cos(x)].
3) Résoudre dans l’intervalle [0 ; 2π], l’équation produit : sin(x)[1 + 2 cos(x)] = 0.
4) (a) En s’appuyant sur la représentation graphique de la fonction dérivée f ′ donnée ci-dessous, dresser
le tableau de signes de f ′ (x) sur l’intervalle [0 ; 2π] (utiliser des valeurs exactes).
(b) Déduire des questions précédentes le tableau de variations de la fonction f sur l’intervalle [0 ; 2π].
Préciser les ordonnées des points dont l’abscisse x vérifie f ′ (x) = 0.
La courbe construite ci-dessous est la représentation graphique de la fonction dérivée f ′ sur l’intervalle [0 ; 2π].
Cf ′
0
1
−1
−2
Exercice 4. √
nn ( n)
L’objet du problème est de montrer que, pour n très grand, n! est comparable à .
en
À cette fin on introduit la suite obtenue en faisant le quotient de ces deux quantités.
À l’aide de fonctions étudiées dans les parties I et III on montre d’abord que cette suite a une limite positive
ou nulle (partie II), puis que cette limite est strictement positive (partie IV).
Soit donc la suite (un ) définie pour n ⩾ 1 par :
n!en
un = √
nn ( n)
Partie I – Étude du signe d’une première fonction auxiliaire
Soit f la fonction définie sur ]1, +∞[ par :
1
f (x) = 1 + ln(x − 1) − ln(x)
x− 2
1
f ′ (x) =
1 2
4x(x − 1) x − 2
2
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1
vn − vn−1 = n− f (n) (1)
2
où f est la fonction étudiée dans la partie I.
(c) Étudier le sens de variation de la suite (vn ), puis le sens de variation de la suite (un ).
7) Montrer que la suite (un ) converge vers un réel positif ou nul, noté ℓ.
Partie III – Étude du signe d’une deuxième fonction auxiliaire
Soit g la fonction définie sur [2, +∞[ par
1
g(x) = f (x) +
5x2 x − 21
−7x2 + 16x − 4
g ′ (x) =
1 2
20x3 (x − 1) x − 2
9) Dresser le tableau de variations de g, calculer la limite de g(x) quand x tend vers +∞ et en déduire
que, pour tout x dans [2, +∞[, g(x) est strictement positif. (On ne demande pas de tracer la courbe
représentative de g.)
Partie IV
Cette dernière partie a pour but de montrer que la limite ℓ de la suite (un ) est un réel strictement positif.
10) Étude d’une suite auxiliaire.
n
X 1
Soit (wn ) la suite définie pour n ⩾ 2 par wn = .
k2
k=2
(a) Montrer que, pour tout entier k ⩾ 2, on a :
1 1
⩽
k2 k(k − 1)
(b) Montrer que, pour tout entier k ⩾ 2, on a :
1 1 1
= −
k(k − 1) k−1 k
(c) Déduire des deux questions précédentes l’inégalité, pour n entier supérieur ou égal à 2,
1
wn ⩽ 1 −
n
(d) Montrer que la suite (wn ) converge et que sa limite, notée w, vérifie 0 ⩽ w ⩽ 1.
11) (a) À l’aide de l’égalité (1) établie dans la partie II et en utilisant le signe de la fonction g étudiée dans
la partie III, montrer que, pour tout entier k ⩾ 2, on a :
1
vk − vk−1 ⩾ −
5k 2
(b) En déduire que, pour tout entier n ⩾ 2, on a :
1
vn ⩾ − wn + 1
5
4
(c) Montrer enfin que la limite ℓ de la suite (un ) est supérieure ou égale à e 5 et donc est strictement
positive.
3
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Corrigé ex. 1.
1) Par produit, lim f (x) = lim x ln(x + 1) = +∞.
x→+∞ x→+∞
Comme lim −x = +∞, on en déduit que lim e−x = +∞. Donc lim f (x) = lim 1 − e−x = −∞.
x→−∞ x→−∞ x→−∞ x→−∞
2) Comme somme de fonctions continues, f est continue sur ]−∞, 0[.
Comme produit de fonctions continues, f est continue sur [0, +∞[
De plus, lim− f (x) = lim− 1 − e−x = 1 − 1 = 0 = f (0). Ainsi f est continue en 0.
x→0 x→0
Par suite f est continue sur R.
3) On s’intéresse au taux d’accroissement de f en 0 : on a, pour tout x ̸= 0,
1 − e−x
f (x) − f (0) f (x) si x < 0
= = x
x−0 x
ln(x + 1) si x > 0
x −∞ +∞
+∞
f (x)
−∞
Remarque : le graphe de f avec les deux demi-tangentes en 0 (et la droite y = x pour anticiper la
question suivante) :
3 Cf y=x
−4 −3 −2 −1 O 1 2 3 4
−1
−2
−3
4
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On a successivement :
ln(x + 1) − 1 ⩾ 0 ⇐⇒ ln(x + 1) ⩾ 1
⇐⇒ x + 1 ⩾ e
⇐⇒ x ⩾ e − 1.
x 0 e−1 +∞
f (x) − x 0 − 0 +
Corrigé ex. 2.
1) En choisissant les réels a = b = 0, on a 02 = 0 · A + 0 · B ∈ E .
De même, les choix a = b = 12 prouvent que I2 = 12 · A + 21 · B ∈ E .
2 1
2) On considère la matrice M = ; on suppose qu’il existe deux réels a et b tels que M = aA + bB.
1 3
On aurait alors, en regardant les coefficients diagonaux :
(
a+b=2
a+b=3
/ E.
Ce qui est impossible donc M ∈
3) Soient M et N deux matrices de E , il existe donc a, b, a′ et b′ quatre réels tels que M = aA + bB et
N = a′ A + b′ B. On a alors
4) La démonstration est la même que précédemment : soit M ∈ E , il existe a et b dans R tels que M =
aA + bB. Soit λ ∈ R, on a
5
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= NM
M n+1 = M × M n
= (aA + bB) × 2n−1 (an A + bn B) par def. de M et H.R
n−1 n+1 2 n n n+1 2
=2 a A + ab AB + ba BA + b B
n−1 n+1
A + 02 + 02 + 2an+1 B
=2 2a
= 2n an+1 A + bn+1 B .
Corrigé ex. 3.
1) f est dérivable sur R et f ′ (x) = − sin(x) − sin(2x).
2) Comme pour tout x de R, sin(2x) = 2 cos x sin x on factorise par − sin x pour trouver f ′ (x) = − sin(x)[1+
2 cos(x)].
3) On a sin(x)[1 + 2 cos(x)] = 0 si et seulement si sin(x) = 0 ou 1 + 2 cos(x) = 0.
2π 4π
C’est-à-dire si x ∈ {0; π; 2π} ou x ∈ ; .
3 3
2π 4π
Les solutions de l’équation dans [0; 2π] sont S = 0; ; π; ; 2π
3 3
4) (a) et (b)
2π 4π
x 0 3
π 3 2π
f ′ (x) 0 − 0 + 0 − 0 + 0
5 5
2 1 2
f (x) 2
1 1
4 4
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Corrigé ex. 4.
1) La fonction f est dérivable sur ]1, +∞[ comme somme de fonctions dérivables sur cet intervalle et
1 1 1
f ′ (x) = − + −
1 2 x−1 x
x− 2
1 x x−1
=− + −
1 2 x(x − 1) x(x − 1)
x− 2
1 x − (x − 1)
=− +
1 2 x(x − 1)
x− 2
1 1
=− +
1 2
x(x − 1)
x− 2
2
−x(x − 1) + x − 21
= 2
x(x − 1) x − 21
1
−x2 + x + x2 − x + 4
= 2
x(x − 1) x − 12
1
= 2
4x(x − 1) x − 21
x 1 +∞
f ′ (x) +
0
f (x)
−∞
Par stricte croissance de f , on en déduit que pour tout x > 1, f (x) < 0.
5) On obtient :
Cf
O 1 2 3 4 5
−1
−2
−3
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1
X
6) (a) On raisonne par récurrence : pour n = 1, on a ln(n!) = ln(1) = 0 et ln(k) = ln(1) = 0. Donc la
k=1
formule est vérifiée pour n = 1.
n
X
Soit n ∈ N∗ tel que ln(k) = ln(n!).
k=1
On a alors :
n
X n+1
X
ln((n + 1)!) = ln((n + 1) × n!) = ln(n + 1) + ln(n!) = ln(n + 1) + ln(k) = ln(k).
def de n! prop. de ln H.R.
k=1 k=1
n
X
Ainsi, pour tout n ⩾ 1, ln(k) = ln(n!).
k=1
(b) Soit n ⩾ 2, on a
1 1
= ln(n!) + n − n ln n − ln n − ln ((n − 1)!) − (n − 1) + (n − 1) ln(n − 1) + ln(n − 1)
2 2
1 1
= ln(n!) + n − n ln n − ln n − ln ((n − 1)!) − (n − 1) + (n − 1) ln(n − 1) + ln(n − 1)
2 2
1 1
= ln n + 1 − + n ln n + n − ln(n − 1)
2 2
1 1
=1+ n− ln(n − 1) − n − ln n
2 2
1 1
= n− + ln(n − 1) − ln n
2 n − 12
1
= n− f (n)
2
(c) D’après la question 4), pour tout x > 0, f (x) < 0 donc pour tout n ∈ N∗ , on a f (n) < 0 et
n − 21 > 0 ; ainsi, pour tout n ⩾ 2, vn − vn−1 < 0. On en déduit que la suite (vn )n⩾1 est décroissante.
Comme par définition, vn = ln(un ) ; on a, pour tout n ⩾ 1, un = evn . Comme la fonction exponen-
tielle est croissante, (un ) est de même variation que (vn ) donc la suite (un ) est décroissante.
7) Comme pour tout n ⩾ 1, un = evn , on a un ⩾ 0 donc la suite (un ) est décroissante et minorée par 0, elle
converge donc vers ℓ ⩾ 0.
8) Pour tout x ⩾ 2, 5x2 x − 12 > 0 donc la fonction g est dérivable comme somme de fonctions dérivables
et :
10x x − 12 + 5x2
g ′ (x) = f ′ (x) − 2
5x2 x − 12
10x x − 21 + 5x2
1
= 2 − 2 d’après 1)
4x(x − 1) x − 12 5x2 x − 12
2x x − 12 + x2
1
= 2 − 2 simplif. par 5
4x(x − 1) x − 12 5 x2 x − 21
1 3x − 1
= −
1 2
2 dev. puis simpl. par x
4x(x − 1) x − 2 5x x − 21
3
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9) Le signe du dénominateur de g ′ est clairement positif sur [2, +∞[ ; on étudie le signe du numérateur. Pour
cela, on remarque que c’est un polynôme du second degré, on calcule donc son discriminant :
x 2 +∞
g ′ (x) 0 −
g(2)
g(x)
0
Ainsi pour tout x dans [2, +∞[, g(x) est strictement positif.
10) (a) Soit k ⩾ 2, on a successivement :
k ⩾k−1
k 2 ⩾ k(k − 1) car k > 0
1 1
2
⩽ inverses de nb. positifs
k k(k − 1)
(b) Soit k ⩾ 2, on a
1 1 k k−1 k − (k − 1) 1
− = − = =
k−1 k k(k − 1) k(k − 1) k(k − 1) k(k − 1)
n n
X 1 X 1 1
wn = 2
⩽ =1− .
k k(k − 1) n
k=2 k=2
1
(d) Soit n ⩾ 2, on a wn+1 − wn = (n+1) 2 ⩾ 0 donc la suite (wn ) est croissante. D’après la question
précédente, pour tout n ⩾ 2, on a wn ⩽ 1− n1 ⩽ 1 donc la suite (wn ) est majorée par 1. Elle converge
vers w et 0 ⩽ w ⩽ 1 (car la suite (wn ) est positive).
9
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