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Entraînement Concours

Le document présente un devoir surveillé de mathématiques pour l'année 2023/2024, comprenant quatre exercices indépendants sur des sujets tels que les fonctions, les matrices et les suites. Les candidats doivent respecter des consignes strictes concernant la présentation et l'utilisation de matériel, et chaque exercice aborde des concepts mathématiques variés, allant de l'étude de fonctions à la démonstration de propriétés de suites. Le corrigé de l'exercice 1 est également inclus, fournissant des solutions détaillées aux questions posées.

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Mathématiques – HK3BL 2023/2024

DS 2

La présentation, la lisibilité, l’orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements


entreront pour une part importante dans l’appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Aucun document n’est autorisé. L’utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique est
interdite. Seule l’utilisation d’une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il la signalera sur sa
copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il sera amené a prendre.
L’épreuve est constituée de 4 exercices indépendants.

Exercice 1. On considère la fonction f définie sur R par :


(
1 − e−x si x < 0
f : x 7−→
x ln(x + 1) si x ⩾ 0

1) Calculer les limites de f en −∞ et +∞.


2) Démontrer que f est continue sur R.
3) La fonction f est-elle dérivable en 0 ?
4) Étudier les variations de f ; compléter son tableau de variations avec les limites trouvées en 1).
5) Étudier le signe de la fonction g, définie sur [0, +∞[ par g(x) = f (x) − x.
6) On considère la suite (un )n∈N définie par :
(
u0 = 1
∀n ∈ N, un+1 = f (un )

(a) Démontrer que pour tout n ∈ N, un ⩾ 0.


(b) Démontrer que la suite (un ) est décroissante.
(c) En déduire que la suite (un ) est convergente et calculer sa limite.

Exercice 2.  
1 0
Dans M2 (R), on note 02 la matrice nulle et I2 la matrice identité : I2 = ; on considère les matrices
0 1
   
1 1 1 −1
A= et B = .
1 1 −1 1
On note alors, E , l’ensemble défini par :

E = M ∈ M2 (R) | ∃(a, b) ∈ R2 , M = aA + bB .


1) Montrer que 02 ∈ E et I2 ∈ E .
2) Donner un exemple de matrice de M2 (R) n’appartenant pas à E .
3) Montrer que pour toutes matrices M et N de E , M + N appartient à E .
4) Montrer que quelque soit λ ∈ R et quelque soit M ∈ E , la matrice λM appartient à E .
5) Démontrer que AB = BA et calculer A2 et B 2 .
6) En déduire que pour toutes matrices M et N de E , on a M N ∈ E puis que M N = N M .
7) Soit M = aA + bB une matrice de E , démontrer par récurrence que quelque soit n ∈ N∗ ,

M n = 2n−1 (an A + bn B) .

8) Donner une condition nécessaire et suffisante sur a et b pour que M = aA + bB soit inversible.
9) Dans le cas où M ∈ E est inversible, M −1 appartient-elle à E ?

1
Mathématiques – HK3BL 2023/2024

Exercice 3.
On considère la fonction f définie sur l’intervalle [0 ; 2π] par
1
f (x) = cos(x) + cos(2x) + 1.
2
1) Déterminer la fonction dérivée f ′ de la fonction f .
2) Montrer que, pour tout nombre réel x de l’intervalle [0 ; 2π],
f ′ (x) = − sin(x)[1 + 2 cos(x)].
3) Résoudre dans l’intervalle [0 ; 2π], l’équation produit : sin(x)[1 + 2 cos(x)] = 0.
4) (a) En s’appuyant sur la représentation graphique de la fonction dérivée f ′ donnée ci-dessous, dresser
le tableau de signes de f ′ (x) sur l’intervalle [0 ; 2π] (utiliser des valeurs exactes).
(b) Déduire des questions précédentes le tableau de variations de la fonction f sur l’intervalle [0 ; 2π].
Préciser les ordonnées des points dont l’abscisse x vérifie f ′ (x) = 0.
La courbe construite ci-dessous est la représentation graphique de la fonction dérivée f ′ sur l’intervalle [0 ; 2π].

Cf ′

0
1

−1

−2

Exercice 4. √
nn ( n)
L’objet du problème est de montrer que, pour n très grand, n! est comparable à .
en
À cette fin on introduit la suite obtenue en faisant le quotient de ces deux quantités.
À l’aide de fonctions étudiées dans les parties I et III on montre d’abord que cette suite a une limite positive
ou nulle (partie II), puis que cette limite est strictement positive (partie IV).
Soit donc la suite (un ) définie pour n ⩾ 1 par :

n!en
un = √
nn ( n)
Partie I – Étude du signe d’une première fonction auxiliaire
Soit f la fonction définie sur ]1, +∞[ par :

1
f (x) = 1 + ln(x − 1) − ln(x)
x− 2

1) Calculer la dérivée f ′ de f et vérifier que, pour tout x dans ]1, +∞[ on a :

1
f ′ (x) =
1 2

4x(x − 1) x − 2

2) Calculer la limite de f (x) quand x tend vers 1.


3) Montrer que la limite de f (x), quand x tend vers +∞, est égale à 0.
4) Dresser le tableau de variation de f sur ]1, +∞[. En déduire le signe de f (x) pour x dans ]1, +∞[.
5) Tracer la courbe représentative de f dans un repère orthonormal.

2
Mathématiques – HK3BL 2023/2024

Partie II – Étude de la convergence de la suite (un )


Soit (vn ) la suite définie pour n ⩾ 1 par vn = ln (un ).
Xn
6) (a) Montrer que ln(k) = ln(n!).
k=1
(b) Montrer que, pour tout entier n ⩾ 2, on a :

 
1
vn − vn−1 = n− f (n) (1)
2
où f est la fonction étudiée dans la partie I.
(c) Étudier le sens de variation de la suite (vn ), puis le sens de variation de la suite (un ).
7) Montrer que la suite (un ) converge vers un réel positif ou nul, noté ℓ.
Partie III – Étude du signe d’une deuxième fonction auxiliaire
Soit g la fonction définie sur [2, +∞[ par

1
g(x) = f (x) +
5x2 x − 21


où f est la fonction définie à la partie I.


8) Calculer la dérivée g ′ de g et vérifier que, pour tout x dans [2, +∞[

−7x2 + 16x − 4
g ′ (x) =
1 2

20x3 (x − 1) x − 2

9) Dresser le tableau de variations de g, calculer la limite de g(x) quand x tend vers +∞ et en déduire
que, pour tout x dans [2, +∞[, g(x) est strictement positif. (On ne demande pas de tracer la courbe
représentative de g.)
Partie IV
Cette dernière partie a pour but de montrer que la limite ℓ de la suite (un ) est un réel strictement positif.
10) Étude d’une suite auxiliaire.
n
X 1
Soit (wn ) la suite définie pour n ⩾ 2 par wn = .
k2
k=2
(a) Montrer que, pour tout entier k ⩾ 2, on a :
1 1

k2 k(k − 1)
(b) Montrer que, pour tout entier k ⩾ 2, on a :
1 1 1
= −
k(k − 1) k−1 k
(c) Déduire des deux questions précédentes l’inégalité, pour n entier supérieur ou égal à 2,
1
wn ⩽ 1 −
n
(d) Montrer que la suite (wn ) converge et que sa limite, notée w, vérifie 0 ⩽ w ⩽ 1.
11) (a) À l’aide de l’égalité (1) établie dans la partie II et en utilisant le signe de la fonction g étudiée dans
la partie III, montrer que, pour tout entier k ⩾ 2, on a :

1
vk − vk−1 ⩾ −
5k 2
(b) En déduire que, pour tout entier n ⩾ 2, on a :

1
vn ⩾ − wn + 1
5
4
(c) Montrer enfin que la limite ℓ de la suite (un ) est supérieure ou égale à e 5 et donc est strictement
positive.

3
Mathématiques – HK3BL 2023/2024

Corrigé ex. 1.
1) Par produit, lim f (x) = lim x ln(x + 1) = +∞.
x→+∞ x→+∞
Comme lim −x = +∞, on en déduit que lim e−x = +∞. Donc lim f (x) = lim 1 − e−x = −∞.
x→−∞ x→−∞ x→−∞ x→−∞
2) Comme somme de fonctions continues, f est continue sur ]−∞, 0[.
Comme produit de fonctions continues, f est continue sur [0, +∞[
De plus, lim− f (x) = lim− 1 − e−x = 1 − 1 = 0 = f (0). Ainsi f est continue en 0.
x→0 x→0
Par suite f est continue sur R.
3) On s’intéresse au taux d’accroissement de f en 0 : on a, pour tout x ̸= 0,

1 − e−x

f (x) − f (0) f (x)  si x < 0
= = x
x−0 x
ln(x + 1) si x > 0

On remarque déjà que


1 − e−x e−x − 1 e−x − 1
=− = .
x x −x
ex − 1 f (x) e−x − 1
Le taux d’accroissement usuel −→ 1 nous permet d’écrire, lim = lim = 1.
x x→0 x→0− x x→0 −x
Ainsi, f est dérivable à gauche de 0 et fg (0) = 1.
f (x)
On a lim+ = lim ln(x + 1) = ln(1) = 0. Ainsi, f est dérivable à droite de 0 et fd (0) = 0.
x→0 x x→0
On en déduit que f n’est pas dérivable en 0.
4) La fonction x 7→ −x est décroissante sur R, donc x 7→ 1 − e−x est croissante : f est croissante sur ]−∞, 0[.
La fonction f est dérivable sur R+ et f ′ (x) = 1 × ln(x + 1) + x × x+1
1
= ln(x + 1) + x+1x
. Comme x ⩾ 0,

on a x + 1 ⩾ 1 et ln(x + 1) ⩾ 0. Ainsi, par somme de fonctions positives, f (x) est positif sur R+ .
On en déduit le tableau :

x −∞ +∞

+∞
f (x)
−∞

Remarque : le graphe de f avec les deux demi-tangentes en 0 (et la droite y = x pour anticiper la
question suivante) :

3 Cf y=x

−4 −3 −2 −1 O 1 2 3 4

−1

−2

−3

5) Pour tout x ∈ [0, +∞[, on pose g(x) = f (x) − x :

g(x) = x ln(x + 1) − x = x (ln(x + 1) − 1)

4
Mathématiques – HK3BL 2023/2024

On a successivement :

ln(x + 1) − 1 ⩾ 0 ⇐⇒ ln(x + 1) ⩾ 1
⇐⇒ x + 1 ⩾ e
⇐⇒ x ⩾ e − 1.

On en déduit le tableau de signe :

x 0 e−1 +∞

f (x) − x 0 − 0 +

6) (a) Une récurrence immédiate.


(b) Nous allons prouver par récurrence que pour tout n ∈ N, un+1 ⩽ un .
On a u0 = 1 donc on calcule u1 = f (u0 ) = ln(2). Comme 2 < e, on en déduit que ln(2) ⩽ 1 et que
u1 ⩽ u0 .
Soit n ∈ N tel que un+1 ⩽ un .
Comme tous les termes de la suite (un ) sont positifs d’après la question précédente et que f est
croissante sur R+ d’après la question 4), on en déduit que

f (un+1 ) ⩽ f (un ) i.e. un+2 ⩽ un+1 .

Ainsi, pour tout n ∈ N, un+1 ⩽ un , la suite (un ) est décroissante.


Remarque : on pouvait aussi utiliser le fait que un+1 − un = f (un ) − un = g(un ). Il suffisait alors
de prouver (par récurrence comme à la question précédente) que un ⩽ e − 1 puis de conclure à l’aide
du signe de g.
(c) La suite (un ) est décroissante et minorée par 0 donc elle converge vers ℓ telle que 0 ⩽ ℓ ⩽ u0 = 1.
Comme f est continue sur R+ , elle est continue en ℓ donc lim f (un ) = f (lim un ) c’est-à-dire ℓ = f (ℓ).
Ainsi, g(ℓ) = 0 et le tableau obtenu à la question 5) nous permet d’affirmer que ℓ = 0 ou ℓ = e − 1.
Comme e > 2, on en déduit que e − 1 > 1 donc cette valeur est exclue comme limite de (un ). Ainsi
lim un = 0.

Corrigé ex. 2.
1) En choisissant les réels a = b = 0, on a 02 = 0 · A + 0 · B ∈ E .
De même, les choix a = b = 12 prouvent que I2 = 12 · A + 21 · B ∈ E .
 
2 1
2) On considère la matrice M = ; on suppose qu’il existe deux réels a et b tels que M = aA + bB.
1 3
On aurait alors, en regardant les coefficients diagonaux :
(
a+b=2
a+b=3

/ E.
Ce qui est impossible donc M ∈
3) Soient M et N deux matrices de E , il existe donc a, b, a′ et b′ quatre réels tels que M = aA + bB et
N = a′ A + b′ B. On a alors

M + N = (aA + bB) + (a′ A + b′ B) = (a + a′ )A + (b + b′ )B ∈ E .


| {z } | {z }
∈R ∈R

4) La démonstration est la même que précédemment : soit M ∈ E , il existe a et b dans R tels que M =
aA + bB. Soit λ ∈ R, on a

λM = λ (aA + bB) = (|{z} λb )B ∈ E .


λa )A + (|{z}
∈R ∈R

5) Un calcul direct montre que AB = 02 et BA = 02 donc AB = BA.


   
2 2 2 2 2 −2
On trouve ensuite A = = 2A et B = = 2B.
2 2 −2 2

5
Mathématiques – HK3BL 2023/2024

6) Soient M et N deux matrices de E , il existe donc a, b, a′ et b′ quatre réels tels que M = aA + bB et


N = a′ A + b′ B. On a alors :

M N = (aA + bB) × (a′ A + b′ B)


= aa′ A2 + ab′ AB + ba′ BA + bb′ B 2
= 2aa′ A + ab′ 02 + ba′ 02 + 2bb′ B
= 2aa′ A + 2bb′ B
| {z }
∈E
= 2a aA + 2b′ bB

= NM

Ainsi, M N = N M et le produit de deux matrices de E est dans E .


7) Soit M = aA + bB une matrice de E , on raisonne par récurrence sur n ∈ N∗ .

On a M 1 = aA + bB et pour n = 1, 2n−1 (an A + bn B) = 20 a1 A + b1 B = aB + bB ; ainsi, la formule
est vraie pour n = 1.
Soit n ∈ N∗ tel que M n = 2n−1 (an A + bn B). On a alors :

M n+1 = M × M n
= (aA + bB) × 2n−1 (an A + bn B) par def. de M et H.R
n−1 n+1 2 n n n+1 2

=2 a A + ab AB + ba BA + b B
n−1 n+1
A + 02 + 02 + 2an+1 B

=2 2a
= 2n an+1 A + bn+1 B .


Ainsi, pour tout n ∈ N∗ , on a M n = 2n−1 (an A + bn B) .


Remarque : la formule reste vraie pour n = 0 car M 0 = I2 = 21 A + 12 B.
8) Une matrice 2 × 2 est inversible si et seulement si son déterminant est non nul ; la matrice M = aA + bB
s’écrit :  
a+b a−b
M= .
a−b a+b
Ainsi, son déterminant est det(M ) = (a + b)2 − (a − b)2 = (a + b + a − b)(a + b − (a − b)) = 4ab.
Donc M = aB + bB est inversible si et seulement si a ̸= 0 et b ̸= 0.
1 1 1
9) Si a et b sont non nuls, la matrice N = 4ab (bA + aB) = 4a A + 4b B vérifie M N = N M = I2 donc
N = M −1 ∈ E .

Corrigé ex. 3.
1) f est dérivable sur R et f ′ (x) = − sin(x) − sin(2x).
2) Comme pour tout x de R, sin(2x) = 2 cos x sin x on factorise par − sin x pour trouver f ′ (x) = − sin(x)[1+
2 cos(x)].
3) On a sin(x)[1 + 2 cos(x)] = 0 si et seulement si sin(x) = 0 ou 1 + 2 cos(x) = 0.
 
2π 4π
C’est-à-dire si x ∈ {0; π; 2π} ou x ∈ ; .
3 3
 
2π 4π
Les solutions de l’équation dans [0; 2π] sont S = 0; ; π; ; 2π
3 3
4) (a) et (b)
2π 4π
x 0 3
π 3 2π

f ′ (x) 0 − 0 + 0 − 0 + 0
5 5
2 1 2
f (x) 2
1 1
4 4

6
Mathématiques – HK3BL 2023/2024

Corrigé ex. 4.
1) La fonction f est dérivable sur ]1, +∞[ comme somme de fonctions dérivables sur cet intervalle et

1 1 1
f ′ (x) = − + −
1 2 x−1 x

x− 2
1 x x−1
=− + −
1 2 x(x − 1) x(x − 1)

x− 2
1 x − (x − 1)
=− +
1 2 x(x − 1)

x− 2
1 1
=− +
1 2
x(x − 1)

x− 2
2
−x(x − 1) + x − 21
= 2
x(x − 1) x − 21
1
−x2 + x + x2 − x + 4
= 2
x(x − 1) x − 12
1
= 2
4x(x − 1) x − 21

Ainsi, pour tout x > 1, f ′ (x) = 1


2
4x(x−1)(x− 12 )
1
2) On a lim = 2, lim+ ln(x − 1) = lim+ ln(X) = −∞ et lim − ln(x) = ln(1) = 0.
x→1x − 12 x→1 X→0 x→1

Finalement, par somme, lim+ f (x) = −∞.


x→1
1
3) On a déjà : lim = 0.
x→+∞ x − 1
2
x−1 1
 
De plus, pour tout x > 1, on peut écrire : ln(x − 1) − ln(x) = ln x = ln 1 − x .
 
1
Donc lim ln(x − 1) − ln(x) = lim ln 1 − = ln(1) = 0.
x→+∞ x→+∞ x
Enfin, par somme, lim f (x) = 0.
x→+∞
4) Comme, pour tout x > 1, x > 0 et (x−1) > 0 ; on déduit de la question 1) que pour tout x > 1, f ′ (x) > 0.
Ainsi on obtient le tableau :

x 1 +∞

f ′ (x) +

0
f (x)
−∞

Par stricte croissance de f , on en déduit que pour tout x > 1, f (x) < 0.
5) On obtient :

Cf
O 1 2 3 4 5

−1

−2

−3

7
Mathématiques – HK3BL 2023/2024

1
X
6) (a) On raisonne par récurrence : pour n = 1, on a ln(n!) = ln(1) = 0 et ln(k) = ln(1) = 0. Donc la
k=1
formule est vérifiée pour n = 1.
n
X
Soit n ∈ N∗ tel que ln(k) = ln(n!).
k=1
On a alors :
n
X n+1
X
ln((n + 1)!) = ln((n + 1) × n!) = ln(n + 1) + ln(n!) = ln(n + 1) + ln(k) = ln(k).
def de n! prop. de ln H.R.
k=1 k=1

n
X
Ainsi, pour tout n ⩾ 1, ln(k) = ln(n!).
k=1
(b) Soit n ⩾ 2, on a

vn − vn−1 = ln(un ) − ln(un−1 )


n!en (n − 1)!en−1
   
= ln √ − ln √
nn n (n − 1)n−1 n − 1
√  √
= ln (n!e ) − ln n n − ln (n − 1)!en−1 + ln (n − 1)n−1 n − 1
n n
 

1 1
= ln(n!) + n − n ln n − ln n − ln ((n − 1)!) − (n − 1) + (n − 1) ln(n − 1) + ln(n − 1)
2 2
1 1
= ln(n!) + n − n ln n − ln n − ln ((n − 1)!) − (n − 1) + (n − 1) ln(n − 1) + ln(n − 1)
  2   2
1 1
= ln n + 1 − + n ln n + n − ln(n − 1)
2 2
   
1 1
=1+ n− ln(n − 1) − n − ln n
2 2
  
1 1
= n− + ln(n − 1) − ln n
2 n − 12
 
1
= n− f (n)
2

(c) D’après la question 4), pour tout x > 0, f (x) < 0 donc pour tout n ∈ N∗ , on a f (n) < 0 et
n − 21 > 0 ; ainsi, pour tout n ⩾ 2, vn − vn−1 < 0. On en déduit que la suite (vn )n⩾1 est décroissante.
Comme par définition, vn = ln(un ) ; on a, pour tout n ⩾ 1, un = evn . Comme la fonction exponen-
tielle est croissante, (un ) est de même variation que (vn ) donc la suite (un ) est décroissante.
7) Comme pour tout n ⩾ 1, un = evn , on a un ⩾ 0 donc la suite (un ) est décroissante et minorée par 0, elle
converge donc vers ℓ ⩾ 0.
8) Pour tout x ⩾ 2, 5x2 x − 12 > 0 donc la fonction g est dérivable comme somme de fonctions dérivables


et :
10x x − 12 + 5x2

g ′ (x) = f ′ (x) − 2
5x2 x − 12
10x x − 21 + 5x2

1
= 2 − 2 d’après 1)
4x(x − 1) x − 12 5x2 x − 12
2x x − 12 + x2

1
= 2 − 2 simplif. par 5
4x(x − 1) x − 12 5 x2 x − 21
1 3x − 1
=  −
1 2
2 dev. puis simpl. par x
4x(x − 1) x − 2 5x x − 21
3

5x2 4(3x − 1)(x − 1)


=  −
1 2 1 2
 même dénom.
20x3 (x − 1) x − 2 20x3 (x − 1) x − 2
5x2 − 4(3x2 − 4x + 1)
= 2 dev.
20x3 (x − 1) x − 12
−7x2 + 16x − 4
=
1 2

20x3 (x − 1) x − 2

8
Mathématiques – HK3BL 2023/2024

9) Le signe du dénominateur de g ′ est clairement positif sur [2, +∞[ ; on étudie le signe du numérateur. Pour
cela, on remarque que c’est un polynôme du second degré, on calcule donc son discriminant :

∆ = (16)2 − 4 × 4 × 7 = 16 (16 − 7) = 16 × 9 = 4 × 4 × 3 × 3 = 122 .


−16−12 −16+12 2
Ainsi on calcule x1 = −14 = 2 et x2 = −14 = 7 et on en déduit la forme factorisée du numérateur :
 
2
−7x2 + 16x − 4 = −7(x − 2) x +
7
1
On a limx→+∞ f (x) = 0 et limx→+∞ 5x2 (x− 12 )
= 0 donc limx→+∞ g(x) = 0.
Ainsi on en déduit le tableau :

x 2 +∞

g ′ (x) 0 −

g(2)
g(x)
0

Ainsi pour tout x dans [2, +∞[, g(x) est strictement positif.
10) (a) Soit k ⩾ 2, on a successivement :

k ⩾k−1
k 2 ⩾ k(k − 1) car k > 0
1 1
2
⩽ inverses de nb. positifs
k k(k − 1)

(b) Soit k ⩾ 2, on a

1 1 k k−1 k − (k − 1) 1
− = − = =
k−1 k k(k − 1) k(k − 1) k(k − 1) k(k − 1)

(c) On calcule dans un premier temps


n n
X 1 X 1 1
= −
k(k − 1) k−1 k
k=2 k=2
n n
X 1 X1
= −
k−1 k
k=2 k=2
n−1 n
X 1 X 1
= −
j=1
j k
k=2
1
=1− .
n
Or pour tout n ⩾ 2, on a :

n n
X 1 X 1 1
wn = 2
⩽ =1− .
k k(k − 1) n
k=2 k=2

1
(d) Soit n ⩾ 2, on a wn+1 − wn = (n+1) 2 ⩾ 0 donc la suite (wn ) est croissante. D’après la question

précédente, pour tout n ⩾ 2, on a wn ⩽ 1− n1 ⩽ 1 donc la suite (wn ) est majorée par 1. Elle converge
vers w et 0 ⩽ w ⩽ 1 (car la suite (wn ) est positive).

9
Mathématiques – HK3BL 2023/2024

11) (a) Soit k ⩾ 2, on a :


 
1
vk − vk−1 = k− f (k) d’après 6)b)
2
  !
1 1
= k− g(k) − d’après la def. de g
5k 2 k − 12

2
 
1 1
= k− g(k) −
2 5k 2
1 1
⩾− car g(k) ⩾ 0 et k − ⩾0
5k 2 2
1×e
(b) On remarque dans un premier temps que u1 = √
1 1
donc v1 = 1.
Ainsi, par télescopage :
n
X n
X n
X n
X n−1
X
vk − vk−1 = vk − vk−1 = vk − vj = v n − v1 = vn − 1
k=2 k=2 k=2 k=2 j=1

Dans un second temps, on a :


n n
X −1 1X 1 1
= − = − wn .
5k 2 5 k2 5
k=2 k=2

Finalement, comme pour tout k ⩾ 2,


1
vk − vk−1 ⩾ −
5k 2
n n
X X 1
on somme vk − vk−1 ⩾ − 2
5k
k=2 k=2
1
d’après les remarques : vn − 1 ⩾ − wn
5
1
enfin : vn ⩾ − wn + 1
5
4 1
(c) On a déjà : lim wn = w avec 0 ⩽ w ⩽ 1 donc e 5 ⩽ e− 5 w+1 ⩽ e
1 4
De la question précédente, on déduit ℓ = lim un = lim evn vérifie : ℓ ⩾ e− 5 w+1 ⩾ e 5 .
Ainsi ℓ est strictement positive.
Remarque : le résultat prouvé dans cet exercice est dû à Abraham de Moivre (1667–1754) √ ; il a été affiné par
Stirling (1692–1770) qui a calculé la valeur exacte de la limite. Cette limite est ℓ = 2π ≈ 2,506 628 275 (et
4
nous avons trouvé que ℓ ⩾ e 5 ≈ 2,225 540 928).
On pourra lire la page wikipedia pour plus de renseignements : [Link]

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