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Cours Teledetection

La télédétection est la mesure d'informations sur des objets ou phénomènes à distance, utilisant divers instruments sans contact direct. Elle se divise en télédétection passive, qui enregistre le rayonnement naturel, et active, qui utilise un rayonnement émis par l'opérateur. Les principes de la télédétection reposent sur la mesure des rayonnements électromagnétiques, leur interaction avec la matière, et des lois fondamentales de l'émission du rayonnement.

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La télédétection est la mesure d'informations sur des objets ou phénomènes à distance, utilisant divers instruments sans contact direct. Elle se divise en télédétection passive, qui enregistre le rayonnement naturel, et active, qui utilise un rayonnement émis par l'opérateur. Les principes de la télédétection reposent sur la mesure des rayonnements électromagnétiques, leur interaction avec la matière, et des lois fondamentales de l'émission du rayonnement.

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TELEDETECTION

Manipulation des images satellites ;

Définition

La télédétection (détection à distance, « remote sensing ») désigne, dans son acception la


plus large, la mesure ou l’acquisition d’informations sur un objet ou un phénomène, par
l’intermédiaire d’un instrument de mesure n’ayant pas de contact direct avec l’objet étudié.

C’est l’utilisation à distance (par exemple d’un avion, d’un engin spatial, des satellites ou
encore d’un bateau) de n’importe quel type d’instrument permettant l’acquisition
d’informations sur l’environnement. On fait souvent appel à des instruments tels qu’appareils
photographiques, laser, radar, sonar, sismographe ou gravimètre.

Rayonnement
réfléchi par le
corps
Rayonnement électromagnétique du
soleil
Transmission des
informations enregistrées
par voie Hertzienne

Station de réception

Computer Image satellite multispectrale

On distingue en général les moyens de télédétection (active et passive) :

- Télédétection passive : enregistrement du rayonnement naturel, fourni par la lumière


ou la chaleur, qu’il soit émis, réfléchi ou réfracté (exemple : photographie aérienne du
paysage éclairé par la lumière du soleil ainsi que certaines images satellitaires comme
SPOT, LANDSAT, IKONOS) ;
- Télédétection active : enregistrement du rayonnement que réfléchit l’objet ou le
paysage (illuminé par l’opérateur) ; exemple : image RADAR.
La télédétection spatiale dans le domaine astronautique, est l’ensemble des connaissances
et des techniques utilisées pour déterminer les caractéristiques de la surface et de l’atmosphère
de la terre ou d’une autre planète, par des mesures effectuées à partir d’un engin spatial
évoluant à distance convenable de cette dernière.

Principe

Ce type de méthode d’acquisition utilise normalement la mesure des rayonnements


électromagnétiques émis ou réfléchis des objets étudiés dans un certain domaine de fréquence
(infrarouge, visible, micro-onde). Ceci est rendu possible par le fait que les objets étudiés
(plantes, maisons, surface d’eau, masse d’air) émettent ou réfléchissent du rayonnement à
différentes longueurs d’ondes et intensités selon leur état.

Réflectance solaire

La réflectance solaire se définit comme le rapport entre l’énergie solaire réfléchie et


l’énergie solaire incidente sur une surface (énergie solaire réfléchie / énergie solaire
incidente). Par exemple, une réflectance de 100% signifie que la surface en question réfléchit
toute l’énergie solaire dans l’atmosphère et n’en absorbe aucune fraction.

Le rayonnement solaire atteint les objets (E).

Les objets peuvent en absorber une partie (A), en transmettre une autre (T), et en réfléchir
une autre (R).

Réflectance ρ= R/E

Absorptance α=A/E

Transmittance τ= T/E

Spectre de longueur d’onde ou spectre électromagnétique

Notion fondamentale de la télédétection (pdf à télécharger)

Le rayonnement électromagnétique, d’origine naturelle ou artificielle, existe pour une


gamme très étendue de fréquence ou de longueur d’onde (de 10 -9 à 105m), qui constitue le
spectre électromagnétique. Autre que 321 et 432 : FAUSSE COULEUR

321 ou 432 : couleur naturel, landsat inf à 7 3 2 1 ; landsat sup à 8 4 3 2.


RVB
Une partie très limitée de ce spectre, entre 0.390 μm à 0.7 μm, constitue la lumière visible
à laquelle est sensible l’œil humain. Une décomposition en fonction des longueurs d’ondes de
la lumière visible (lumière blanche) aboutit à distinguer les lumières colorées : (unité en nm)

- Violet : 390 à 350 ;


- Vert : 490 à 580 ;
- Jaune : 580 à 600 ;
- Orange : 600 à 620 ;
- Rouge : 620 à 700.

Les longueurs d’ondes inférieur à 390nm (ou les fréquences supérieures à celle du violet)
ne sont pas perçues par l’œil humain. Il s’agit du rayonnement ultraviolet. De même, les
longueurs d’ondes supérieures à 700nm (fréquences inférieures à celle du rouge), également
non perçues par l’œil humain, constitue le domaine infrarouge.
Longueur d’onde Fréquence
300 000 km 1 Hz
30 000 km 10 Hz

3 000 km 100 Hz
AUDIO
300 km 1 kHz
30 km 10 kHz
Onde
courte 3 km 100 kHz
300 m 1 MHz ONDE RADIO
30 m 10 MHz
3m 100 MHz

30 cm 1GHz HYPER
3 cm 10 GHz FREQUENCE
0.3 cm 100 GHz

Infrarouge lointain
300 μm 1012 Hz
30 μm 1013 Hz INFRAROUGE Infrarouge thermique
3 μm 1014 Hz
Infrarouge moyenne
Proche infrarouge
0.3 μm 1015 VISIBLE
ULTRAVIOLET
300 a 1016
30 a 1017Hz RAYON X
3a 1018 Hz
0.3 a 1019 Hz RAYON GAMMA
0.03 a 1020 Hz

Le rayonnement ultraviolet, visible, ou infrarouge est émis par les corps, objets ou surface en
fonction de leur température : rayonnement solaire (ultraviolet, visible et proche infrarouge),
rayonnement terrestre (infrarouge thermique).
Les rayonnements de très courte longueur d’onde (rayon gamma, rayon X) sont produits par
les restructurations des noyaux des atomes (radioactivité), les rayonnements visibles,
infrarouges ou micro-ondes peuvent être produits artificiellement par vibration ou rotation des
molécules (fluorescence, laser, four à micro-onde).

Les rayonnements de grande longueur d’onde sont produits par des oscillations électroniques
(antennes).

Mesure de rayonnement

La mesure de rayonnement se fait essentiellement à partir de l’énergie transportée par ce


rayonnement. Les grandeurs radiométriques sont donc des flux d’énergie ou flux radiatifs,
c’est-à-dire des quantités d’énergies (mesurées en Joules) émises, transportées ou reçues par
unité de temps. L’unité de flux radiatif est le Watt (W)

En télédétection, les capteurs les plus fréquemment utilisés sont des radiomètres qui
enregistrent ou mesurent donc un flux d’énergie en provenance de la surface de la terre, qu’il
ait été émis ou qu’il ait été réfléchi par celle-ci. L’intensité de ce flux d’énergie dépend de :

- L’étendue de la surface terrestre qui émet ou réfléchit (unité de surface m2) ;


- L’ouverture du champ de vision du capteur par rapport à l’émission ou à la réflexion
de la surface qui s’effectue dans toutes les directions ; cette ouverture fait un angle
solide (dans l’espace) dont l’unité de mesure est le stéradian (sr) ;
- L’étendue de la gamme de longueur d’onde à laquelle est sensible le capteur (bande
spectrale), qui se mesure en micron (μm) ;

L’intensité du flux radiatif émis ou réfléchi par une portion de la surface de la terre telle
qu’elle est mesurée par un capteur, est une luminance qui se mesure en Watt.m-2 .sr-1.μm-1.

Rayonnement et la matière

Les interactions entre la matière et le rayonnement

La propagation de l’énergie associée aux rayonnements ne se fait de façon intégrale (sans


perte) que dans le vide. Soumise à un rayonnement émis par une source extérieure, la matière
(solide, liquide, gazeuse) absorbe une partie de ce rayonnement qui est transformé en chaleur
(conversion de l’énergie radiative en énergie thermique). Le reste est soit réfléchi, soit
transmis à travers le corps (avec éventuellement un changement de direction de la propagation
qui est une réfraction). Un corps quelconque se caractérise donc par un coefficient
d’absorption α, un coefficient de réflectivité ρ et un coefficient de transmissivité τ, qui
exprime la part de l’énergie radiative absorbée, réfléchie ou transmise. Selon les principes de
conservation de l’énergie, la somme des coefficients est égale à 1.

α+ρ+ τ=1

Inversement, tous les corps dont la température est différente du 0 absolue, émettent un
rayonnement en fonction de leur température et de l’état de leur surface.

Un corps noir est un corps théorique, à la fois opaque et non réfléchissant, qui a la propriété
d’absorber la totalité des rayonnements qu’il reçoit.

α=1 ; ρ= τ =0

En pratique, les caractéristiques théoriques du corps noir peuvent être reproduites par une
cavité percée d’un petit orifice : le rayonnement entrant dans la cavité est piégé (totalement
absorbée) ; le rayonnement émis par la cavité répond à la loi fondamentale de l’émission de
rayonnement appelée loi du corps noir.

On désigne parfois comme corps blanc, un corps qui réfléchit totalement l’énergie qu’il reçoit.

α=0 et ρ=1 ; les corps naturelles sont des corps gris 0 <α< 1 ; 0 <ρ <1.

Les lois fondamentales de l’émission du rayonnement

1. La loi de Kirchhoff

Un corps quelconque en équilibre thermique (température constante) réémet, en fonction du


principe de conservation de l’énergie, l’énergie qu’il absorbe. Un corps noir, un corps
complètement absorbant ; il est donc aussi parfaitement émissif. Pour un corps quelconque,
constitué de matière, on définit donc une émissivité ε avec ε= α= 1- (ρ+ τ).

Un corps noir est donc un corps d’émissivité égale à 1. Les lois physiques concernant
l’émission du rayonnement par le corps sont donc définies pour un corps noir. Elles
permettent de calculer l’émittance et la luminance émise par les corps noirs.
Pour un corps quelconque, corps gris, l’émissivité se définit donc comme le rapport de
l’émittance du corps à la température T à l’émittance du corps noir à la même température.
Connaissant l’émissivité d’un corps non noir, il est possible de calculer son émittance ou sa
luminance à partir de celle du corps noir.

2. Loi de Stefan Boltzmann

Le flux énergétique total (à toutes les longueurs d’ondes) émis par unité de surface (émittance
totale) pour un corps noir est une fonction de sa température thermodynamique

E=σ.T4

E : émittance exprimée en W.m-2

T : température absolue en °K (T en °C+273.16)

σ : constante de Stefan Boltzmann =5.67.10-8 W.m-2

Pour une surface quelconque, la loi devient donc

E= ε σ.T4

Où ε est l’émissivité totale de la surface.

3. Loi de Planck (1900)

Cette loi fondamentale de la physique des rayonnements (établi en 1900 par le physicien
allemand Max Planck) permet de connaitre la répartition par longueur d’onde de l’énergie
émise par un corps noir. L’émittance et la luminance spectrale d’un corps noir, pour la
longueur d’onde λ et la température T sont données par :

C1 1
E (λ,T)= λ 5 . c2
λT
e −1

C1, C2 : constante en fonction de la constante de Plank

h, c : vitesse de la lumière

2
2hc 1
L (λ,T)= λ 5 . hc
λkT −1
e

K : constante de Boltzman
4. Loi de Wien (1896)

Cette loi, découverte avant la loi de Plank dont elle est une simplification valable pour les
courtes longueurs d’ondes et les faibles énergies, définit, en fonction de sa température, la
longueur d’onde pour laquelle l’émission des corps noirs est maximale.

2897
λmax = T

Quelques valeurs particulières

Le soleil peut être comparé à un corps noir, dont la température de surface est environ
5900°K : le rayonnement solaire s’effectue dans les longueurs s’ondes comprises entre 0.2 et
4 μm, de l’ultraviolet à l’infrarouge moyen avec un maximum correspondant à la longueur
d’onde λ=0.5 μm. Le spectre du rayonnement solaire déborde donc largement le domaine de
la perception par l’œil humain, qui n’est sensible qu’aux longueurs d’ondes comprises entre
0.39 et 0.7 μm environ ; l’œil humain perçoit cependant la partie du spectre du rayonnement
solaire qui présente le maximum d’intensité, autour de 0.5 μm, qui correspond à la lumière
jaune.

La surface terrestre, avec une température moyenne d’environ 290°K, rayonne


principalement dans l’infrarouge, entre 3 et 50 μm, avec un maximum correspondant à la
longueur d’onde égale à λ=2897/290≈10 μm. Ces longueurs d’ondes correspondent au
rayonnement terrestre ou infrarouge thermique.

Image à traiter : de préférence Landsat 9 (qualité supérieure)

Adhésion à l’USGS : earthexplorer.gov

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