Cours Analyse 4 Partie 11 23-24
Cours Analyse 4 Partie 11 23-24
i
Réseaux et Télécommunications
ou
Cours
lla
Analyse 4
lA
.E
.A
of
2023-2024
Table des matières
i
ou
0 Rappel sur les propriétés topologique de Rn 4
0.1 Normes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
lla
0.2 Ouverts, fermés et compacts de Rn . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1 Les distributions 7
1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
lA
1.2 Fonctionnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1.2.1 L’espace de fonctions tests D . . . . . . . . . . . . . .
1.2.2 Topologie de D . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1.3 L’espace D0 des distributions . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
8
8
11
11
.E
1.3.1 Exemples, distributions régulières et singulières . . . . . . . . . . . . 12
1.3.2 Support d’une distribution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.4 Opérations sur les distributions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
1.4.1 Translation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
.A
1.4.2 Transposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
1.4.3 Dilatation (homothétie ou changement d’unité) . . . . . . . . . . . . 16
1.4.4 Multiplication des distributions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
1.4.5 Dérivation des distributions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
of
1.6 Convolution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
1.6.1 Convolution des fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
1.6.2 Convolution des distributions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
1.6.3 Résultats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
1
2.1.1 Transformée de Fourier des fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
2.1.2 Transformée de Fourier des distributions . . . . . . . . . . . . . . . . 36
2.2 La transformation de Laplace . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
2.2.1 Transformée de Laplace des fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
2.2.2 Transformée de Laplace des distributions . . . . . . . . . . . . . . . . 49
2.3 Applications de la transformation de Laplace . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
2.3.1 Résolution des équations différentielles linéaires . . . . . . . . . . . . 50
i
ou
2.3.2 Résolution des équations intégrales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
2.3.3 Équations aux dérivées partielles linéaires . . . . . . . . . . . . . . . 52
lla
lA
.E
.A
of
Pr
2
La plupart des démonstrations non mentionnées dans ce cours sont effectuées en temps
réel pendant les séances en présentiel.
i
ou
lla
lA
.E
.A
of
Pr
3
Chapitre 0
i
ou
Rappel sur les propriétés topologique
de Rn
lla
Dans ce chapitre, on rappel quelques notions de base qui seront utilisées dans ce cours.
0.1 Normes
lA
Définition 1
.E
On appelle norme sur Rn toute application
k.k : Rn −→ R+
.A
telle que
1. kxk = 0 ⇔ x = 0
2. kλxk = |λ|kxk, ∀x ∈ Rn ∀λ ∈ R
3. kx + yk ≤ kxk + kyk, ∀x, y ∈ Rn (inégalité triangulaire)
of
La distance associée à une norme est définie par : d(x, y) = kx − yk. d est dite la
distance euclidienne.
Pr
4
3. kxk∞ = sup |xi |
1≤i≤n
i
– L’ensemble B(a, r) = {x ∈ Rn : kx − ak < r} s’appelle boule ouverte de centre
ou
a et de rayon r.
– L’ensemble B̄(a, r) = {x ∈ Rn kx − ak ≤ r} s’appelle boule fermée de centre a et
de rayon r.
lla
– Un sous-ensemble A ⊂ Rn est dit ouvert si ∀a ∈ A , ∃r > 0 tel que B(a, r) ⊂ A .
– B ⊂ Rn est dit fermé si son complémentaire B c = Rn \B est ouvert.
– Un ensemble V est un voisinage de x s’il contient une boule ouverte non vide de
centre x.
lA
Exemple 2 La représentation géométrique d’une boule dépend de la norme choisie dans Rn .
En effet, par exemple B(0, 1), la boule ouverte centrée en 0 et de rayon 1, de Rn admet
.E
différentes formes géométriques.
1. Sur R2 muni de la norme k · k1 , B(0, 1) s’exprime par {(x, y) ∈ R2 , |x| + |y| < 1}.
n √ o
2. Sur R2 muni de la norme k·k2 , B(0, 1) s’exprime par (x, y) ∈ R2 , x2 + y 2 < 1 . Dans
ce cas la boule B(0, 1) s’appelle disque ouvert centré en 0 et de rayon 1.
.A
3. Sur R2 muni de la norme k · k∞ , B(0, 1) s’exprime par {(x, y) ∈ R2 , sup(|x|, |y|) < 1}.
of
Pr
5
Définition 3
i
Si x0 est un point d’accumulation de A alors est adhérent à A. La réciproque est fausse ;
ou
il existe des points adhérents qui ne sont pas des points d’accumulation. Ce sont des points
isolés de A.
Définition 4
lla
– On appelle adhérence de A ⊂ Rn , l’ensemble des points adhérents à A, on le
désigne par Ā.
– On dit qu’une partie A de Rn est dense dans Rn si Ā = Rn i.e. l’adhérence de A
est Rn .
Proposition 1
lA
L’ensemble A est le le plus petit fermé contenant A.
.E
Définition 5
– Un ensemble E ⊂ Rn est dit borné s’il existe R > 0 tel que E ⊂ B̄(0, R) i.e.
kxk ≤ R pour tout x ∈ E.
.A
– Un ensemble E ⊂ Rn est dit compact si de toute famille d’ouverts (Ui )i∈I telle
que E ⊂ i∈I Ui on peut extraire une sous famille finie (U1 , . . . Um ) telle que E ⊂
S
(U1 ∪ . . . ∪ Um ) .
Théorème 1
of
Exemple 3 Les boules fermées et les pavés fermées [a1 ; b1 ] × . . . × [an ; bn ] de Rn sont des
ensembles compacts Rn .
6
Chapitre 1
i
ou
Les distributions
lla
1.1 Introduction
Les distributions peuvent être considérées comme une généralisation de la notion de fonc-
lA
tion. L’introduction des distributions est motivée par la difficulté de rendre compte rigoureu-
sement de certains phénomènes physiques à l’aide simplement de la notion de fonction.
Considérons l’exemple suivant : un choc élastique entre deux objets.
Considérons une partie de squash. On suppose que la balle arrive sur un mur (perpendicu-
.E
lairement à la surface pour simplifier) à la vitesse v0 et rebondit. La balle s’écrase quelque
peu ce qui fait que le choc dure un temps ∆t non nul, puis elle repart avec une vitesse −v0 .
Le graphe de la vitesse en fonction du temps est donc le suivant :
.A
of
Pr
7
i
ou
La force exercée devrait toujours être proportionnelle à la dérivée de cette fonction donc
lla
F devrait être nulle pour tout t 6= 0 et vérifier
1 Z +∞
F (t)dt = v(+∞) − v(−∞) = −2v0 ,
m −∞
lA
ce qui est absurde car l’intégrale d’une fonction presque partout nulle est nulle. Par consé-
quent, ni cette intégrale, ni la dérivée précédente ne peuvent être traitées au sens des fonc-
tions ; on a besoin d’objets plus généraux, i.e., les distributions.
.E
1.2 Fonctionnelle
Définition 6
.A
On dit que l’on a une fonctionnelle sur un ensemble de fonctions appelées fonctions
tests, si à chacune de ces fonctions on peut associer un nombre complexe. Autrement dit
une fonctionnelle T sur un espace de fonctions F est une application de F dans C. Le
nombre associé par T à ϕ ∈ F est noté hT, ϕi.
of
Une grande variété de fonctions tests peuvent être utilisées et plus les conditions de régu-
larité imposées aux fonctions tests sont sévères, plus les fonctionnelles définies sont générales.
Les distributions seront définis comme fonctionnelles sur un certain espace, noté D, que nous
Pr
8
Définition 7
Soit f une fonction à valeurs complexes définie sur R. Le support de f , noté Supp(f ),
est l’adhérence des x ∈ R tels que f (x) 6= 0.
Rappel :
i
L’adhérence d’un ensemble non vide A, noté A est le plus petit fermé contenant cet en-
ou
semble. Dans le cas des fonctions d’une seule variable, l’adhérence est un intervalle compact
du type [a, b].
Le support de f est donc un ensemble fermé en dehors duquel f est nulle et en outre c’est
lla
le plus petit ensemble possédant cette propriété.
Définition 8
Remarque 1
lA
complexes définies sur R, indéfiniment dérivables et à support borné.
h i
avec a > 0. Elle est indéfiniment dérivable, son support est −1 , 1 et il est facile de vérifier
a a
que toutes ses dérivées son nulles en x = a1 et x = −1
a
. Voici le graphe de ξ2 :
Pr
9
i
ou
Une autre famille de fonctions de D est définie par
lla
ξ1 (kx)
γk (x) = R .
ξ1 (kx)dx
Ces fonctions permettent d’en construire beaucoup d’autres grâce au théorème suivant :
Rappel :
lA
– Une fonction f à valeurs réelles positives continue par morceaux sur un intervalle I est
dite intégrable (ou sommable) surZ I s’il existe un nombre réel positif M tel que, pour
tout segment J contenu dans I, f ≤ M . On pose alors
.E
J
Z Z
f = sup f.
I J J
– Une fonction f à valeurs réelles ou complexes continue par morceaux sur I est dite
.A
Z
ψ(x) = f (t)ϕ(x − t)dt
On démontre que si f est continue, alors cette suite converge uniformément vers f . D’où le
théorème suivant :
10
Théorème 3
i
1.2.2 Topologie de D
ou
Elle sera définie par un critère de convergence pour les suites.
Définition 9
lla
Une suite (ϕn )n>0 de fonctions de D converge vers une fonction ϕ lorsque n tend vers
l’infini si :
1. Il existe un ensemble borné B (indépendant de n ) de R tel que pour tout n > 0,
Supp (ϕn ) ⊂ B ;
vers ϕ(k) .
lA n
Soit T une distribution. Par définition, T est une fonctionnelle sur D donc T associe à
toute fonction ϕ ∈ D un complexe noté hT, ϕi (ou parfois T (ϕ) ).
of
2. Si (ϕk )k>0 converge dans D vers ϕ, alors la suite (hT, ϕk i)k>0 converge au sens usuel
vers hT, ϕi, i. e.,
11
L’ensemble des distributions est un espace vectoriel noté D0 .
La somme de deux distributions et le produit d’une distribution par un scalaire sont définis
comme suit :
1. hS + T, ϕi = hS, ϕi + hT, ϕi,
2. hλT, ϕi = λhT, ϕi.
i
1.3.1 Exemples, distributions régulières et singulières
ou
Définition 11
Une fonction f : R → C est dite localement sommable si elle est intégrable sur tout
lla
intervalle borné.
À toute fonction f localement sommable, on associe la distribution Tf définie par
Z Z +∞
∀ϕ ∈ D, hTf , ϕi = f (x)ϕ(x)dx := f (x)ϕ(x)dx.
lA −∞
Une telle distribution est dite régulière. Les autres (celles qui ne s’écrivent pas Tf pour
f localement sommable) sont dites singulières.
Proposition 2
.E
Deux fonctions localement sommables définissent la même distribution si et seulement
si elles sont égales presque partout.
Rappel :
.A
Définition 12
On dit qu’une partie A de R est négligeable si, pour tout ε > 0, il existe une suite
(In )n≥0 d’intervalles In =] an , bn [ telle que
of
[ X
A⊂ In , (bn − an ) ≤ ε.
n≥0 n≥0
Définition 13
Pr
Une propriété est dite vraie presque partout si l’ensemble des points où elle n’est pas
vérifiée est négligeable.
Z
ϕ(x) Z
ϕ(x) − ϕ(−x)
∀ϕ ∈ D, < vp 1 , ϕ >= lim+ dx = dx.
x →0 |x|> x R+ x
12
– Un second exemple est la distribution de Heaviside.
La fonction H de Heavside est définie par
1 pour x ≥ 0
H(x) =
0 pour x < 0
i
Z +∞
ou
∀ϕ ∈ D, < W, ϕ >= ϕ(x)dx.
0
lla
∀ϕ ∈ D, < δ, ϕ >= ϕ(0).
∀ϕ ∈ D, hδa , ϕi = ϕ(a).
.E
Exemple 5 L’application
Z b
T : ϕ 7−→ hT, ϕi = ϕ(x)dx
a
.A
où
of
1
si a ≤ x ≤ b
g(x) =
0 sinon
Pr
13
Définition 14
– On dit que deux distributions S et T sont égales si hS, ϕi = hT, ϕi quel que soit
ϕ ∈ D.
– On dit qu’elles sont égales sur un ouvert Ω ⊂ R si hS, ϕi = hT, ϕi quel que soit
ϕ ∈ D ayant son support dans Ω.
i
Exemple 6 Les distributions régulières T1 et W sont égales sur ]0, +∞[.
ou
Définition 15
Soit Ω ⊂ R, un ouvert. On dit qu’une distribution T est nulle sur Ω si l’on a hT, ϕi =
lla
0, pour toute fonction ϕ ∈ D, ayant son support dans Ω.
Définition 16
Considérons la réunion de tous les ouverts sur lesquels une distribution T est nulle. Cet
lA
ensemble est alors le plus grand ouvert sur lequel T est nulle (admis). Son complémentaire
(qui est un fermé) est appelé support de la distribution T ; on le note Supp(T ).
Définition 17
.E
0 0
L’espace D+ (resp. D− ) des distributions à support dans R+ (resp. R− ) est appelé
espace des distributions à support borné à gauche (resp. borné à droite).
Exemple 7 La distribution δ de Dirac est nulle sur tout ouvert ne contenant pas l’origine,
.A
Proposition 3
14
Preuve Posons F = supp(f ) et montrons que supp(Tf ) ⊂ F .
Soit ϕ ∈ D telle que : supp(ϕ) ⊂ F c .
Comme f = 0 sur supp(ϕ), alors hTf , ϕi = 0, c’est-à-dire Tf est nulle sur F c . Dès lors,
i
Soit x ∈ F = supp(f ) et montrons que x ∈ supp(Tf ). On va raisonner par l’absurde en
ou
supposant que x ∈ / supp(Tf ).
Dans ce cas, il existe un intervalle I =]x − ε, x + ε[ tel que : pour toute fonction ϕ ∈ D ayant
son support dans I,
lla
Z +∞
hTf , ϕi = f (t)ϕ(t)dt = 0,
−∞
1.4
lA
Opérations sur les distributions
.E
Dans cette section, on va définir un certain nombre d’opérations sur les distributions.
Pour ceci, on va étudier comment ces opérations sont définies pour une fonction localement
sommable, traduire ceci avec le langage des distributions sur la distribution régulière associée.
.A
1.4.1 Translation
Si f est localement sommable et si a ∈ R, alors la translatée fa de f est la fonction donnée
par fa (x) = f (x − a). La distribution régulière associée à fa vérifie donc
of
Z Z
∀ϕ ∈ D, hTfa , ϕi = f (x − a)ϕ(x)dx = f (y)ϕ(y + a)dy = hTf , ϕ−a i .
Pr
Définition 18
1
Exemple 10 La translatée de la valeur principale de Cauchy de x
est la valeur principale
1
de (x−a) .
15
1.4.2 Transposition
Soit f une fonction localement sommable et cherchons la distribution associée à la fonction
˜
f qui à x associe f (−x). On a
D E Z Z
∀ϕ ∈ D, Tf˜, ϕ = f (−x)ϕ(x)dx = f (x)ϕ(−x)dx = hTf , ϕ̃i .
i
Définition 19
ou
La transposée d’une distribution T , notée T̃ est la distribution définie par :
lla
1.4.3 Dilatation (homothétie ou changement d’unité)
D
∀ϕ ∈ D, ”Tf (ax) ”, ϕ =
E Z
lA
Si f est localement sommable et si a ∈ R∗ , alors la dilatée de la fonction f est définie
par x 7→ f (ax). Sa distribution régulière associée vérifie
f (ax)ϕ(x)dx =
Z
f (y)ϕ
y dy
a |a|
=
1
|a|
< Tf , ”ϕ
x
a
”>.
.E
Définition 20
1 x
.A
1
Exemple 11 ”δ(ax)” = |a|
δ.
of
Conclusion :
Translation :
Pr
Homothétie :
1 x
hT (ax), Φ(x)i = T (x), Φ
|a| a
hT (−x), Φ(x)i = hT (x), Φ(−x)i
16
1.4.4 Multiplication des distributions
Il n’existe pas de moyen de multiplier entre elles deux distributions quelconques. En
outre, si f et g sont deux fonctions localement sommables, alors leur produit ne l’est pas
√
nécessairement (f (x) = g(x) = 1/ x) (f (x)g(x) = x1 n’est pas intégrable en 0. Elle n’est
donc pas localement intégrable.
Cependant si ψ est une fonction indéfiniment dérivable, alors le produit par ψ d’une
i
fonction test de D est encore dans D. Soit f une fonction localement sommable et ψ une
ou
fonction indéfiniment dérivable. On a alors
Z Z
∀ϕ ∈ D, hTψf , ϕi = (ψ(x)f (x))ϕ(x)dx = f (x)(ψ(x)ϕ(x))dx = hTf , ψϕi .
lla
Définition 21
lA
ψ est la distribution définie par :
À partir de cette définition, on peut définir le produit d’une distribution quelconque T par
.E
une distribution régulière Tψ associée à une fonction indéfiniment dérivable ψ de la manière
suivante :
Lemme 1
ψδ = ψ(0)δ
of
Preuve
Pr
d’où le résultat.
En particulier, xδ = 0.
L’équation xT = 0, de distribution inconnue T , a pour solutions les multiples de la distribu-
tion de Dirac.
17
Exemple 12 Pour tout x ∈ R, on a
1
x · vp =1
x
i
x x 0 x
Z +∞ Z +∞
ou
= (ϕ(x) + ϕ(−x))dx = 1 · ϕ(x)dx
0 −∞
= h1, ϕi
lla
où 1 désigne la distribution régulière associée à la fonction constante x 7−→ 1.
vérifie :
Z
lA
Soit f une fonction localement sommable que nous supposons de plus dérivable et f 0 est
continue sur R. Dans ce cas, f 0 est localement sommable et sa distribution régulière associée
Z
.E
∀ϕ ∈ D, hTf 0 , ϕi = f 0 (x)ϕ(x)dx = − f (x)ϕ0 (x)dx = − hTf , ϕ0 i .
Notons que ceci s’obtient par intégration par partie en utilisant le fait que ϕ est à support
borné(comme la fonction ϕ est nulle en dehors d’un ensemble borné, les problèmes de bords
.A
peuvent être ignorés). C’est la raison principale du choix restrictif des fonctions tests, i.e., de
l’espace D.
Définition 22
∀ϕ ∈ D, hT 0 , ϕi = − hT, ϕ0 i .
Pr
Exemple 13 W 0 = δ. En effet
Z +∞
0 0
∀ϕ ∈ D, hW , ϕi = − < W, ϕ >= − ϕ0 (x)dx = −[ϕ(x)]+∞
0 = ϕ(0) =< δ, ϕ > .
0
18
Lemme 2
(T ψ)0 = T 0 ψ + T ψ 0 .
i
Preuve
ou
1.4.6 Dérivation d’une fonction discontinue
Rappel :
lla
Définition 23
de la valeur f (x). lA
plus supposé que l’une (au moins) de ces limites est distincte, soit de l’autre limite, soit
discontinuité en un point.
On s’intéresse ici à une discontinuité de première espèce.
of
Pr
19
On veut calculer la dérivée (Tf )0 de Tf :
D E
(Tf )0 , ϕ = − hTf , ϕ0 i
D E Z a Z R
0 0
(Tf ) , ϕ = − f (t)ϕ (t)dt − f (t)ϕ0 (t)dt
−R a
i
ϕ(−R) = ϕ(+R) = 0 valeurs extrêmes en dehors du support
ou
ϕ a+ = ϕ a− = ϕ(a) continuité à l’intérieur du support
Il vient :
lla
D E Z +R
0
(Tf ) , ϕ = σa ϕ(a) + f 0 (t)ϕ(t)dt
−R
D E
0
(Tf ) , ϕ = σa hδa , ϕi + hTf 0 , ϕi
On a donc :
D
lA E
(Tf )0 , ϕ = hσa δa + Tf 0 , ϕi
(Tf )0 = Tf 0 + σa δa
.E
Dans le cas d’une fonction continue (saut de valeur nulle) :
(Tf )0 = Tf 0
.A
f en ai .
n
(Tf )0 = Tf 0 + σa(0)
X
δai
Pr
i
i=1
Théorème 4
Soit f une fonction de classe C 1 par morceaux. Avec les notations précédentes, on a
alors
(Tf )0 = Tf 0 +
X (0)
σi δai .
i
20
On notera plus simplement
(Tf )0 = Tf 0 + σ (0) δ
De même, soit f une fonction C ∞ par morceaux. Si l’on note σ (j) les sauts de discontinuité
de f (j) , on a
(Tf )(m) = Tf (m) + σ (m−1) δ + σ (m−2) δ 0 + · · · + σ (0) δ (m−1)
i
Exemple 14 La dérivée au sens des distributions de la fonction H de Heaviside :
ou
Soit W la distribution de Heaviside. C’est la distribution régulière associée à la fonction de
Heaviside H, définie pour x 6= 0 par
1, si x > 0
lla
H(x) =
0, si x < 0
la définition. lA
nulle pour x > 0 et pour x < 0. Alors W 0 = δ, ce que nous avons déjà trouvée en appliquant
{sgn(t)}0 = 2δ
Exemple 16 Soit f la fonction périodique de période a définie sur (0, a) par f (x) = x/a.
of
La fonction f est continument dérivable excepté aux points {na, n ∈ Z} où elle présente une
discontinuité de première espèce. Le saut au point na est donné par σ(na) = −1, n ∈ Z. On
en déduit que
Pr
(Tf )0 = Tf 0 −
X
δna
n∈Z
1 X
(Tf )0 = − δna
a n∈Z
21
1.4.7 Convergence (faible) dans l’espace D0 des distributions
Théorème 5
(Théorème et Définition) Soit (Tn )n∈N une suite de distributions. On dit que (Tn )n∈N
converge dans D0 si, pour tout ϕ ∈ D, la suite hTn , ϕi converge au sens ordinaire.
Si on appelle hT, ϕi = lim hTn , ϕi cette limite, alors l’application ϕ 7→ hT, ϕi est une
n
distribution.
i
ou
Exemple 17 Montrons que : δn −→ 0. En effet, on a
lla
et puisque ϕ est à support compact, alors
Théorème 6 lA
lim hδn , ϕi = lim ϕ(n) = 0
n→+∞ n→+∞
Soit (Tn )n∈N une suite de distributions. Si (Tn )n∈N converge dans D0 vers une distri-
converge dans D0
.E
bution T , alors, pour tout m ∈ N, la suite de distributions Tn(m)
n∈N
vers T (m) .
Convergence vers δ :
Si la suite de fonctions localement sommables (fk )k vérifie :
.A
Un exemple de suite de fonctions de Dirac est la suite (gn )n des gaussiennes définies par
gn (x) = √nπ exp (−n2 x2 ).
22
support borné. Par exemple, la distribution régulière associée à une fonction f : Rn → C
localement sommable est définie par :
Z Z
n
∀ϕ ∈ D (R ) , < Tf , ϕ >= ··· f (x1 , . . . , xn ) ϕ (x1 , . . . , xn ) dx1 . . . dxn
1.6 Convolution
i
ou
1.6.1 Convolution des fonctions
Définition 24
lla
Z Z
(ϕ ∗ ψ)(x) = ϕ(y)ψ(x − y)dy = ϕ(x − y)ψ(y)dy. (1.1)
lA
La fonction (ϕ ∗ ψ) ainsi définie est de classe C ∞ à support compact vérifiant :
Z Z Z
|ϕ ∗ ψ(x)|dx ≤ |ϕ(x)|dx · |ψ(x)|dx
Néanmoins, ce n’est pas cette extension que nous utiliserons le plus fréquemment, mais plutôt
celle décrite dans les définitions suivantes.
of
Définition 25
23
définit sur R une fonction T ∗ ϕ de classe C ∞ . Cette fonction vérifie en outre :
(T ∗ ϕ)0 = T 0 ∗ ϕ = T ∗ ϕ0 (1.3)
i
ou
La convolution est à l’origine du très utile procédé de régularisation, que nous décri-
vons maintenant,
Définition 26
lla
Soit ϕ ∈ D (R), positive ou nulle d’intégrale égale à 1, et soit > 0; on pose ϕ (x) =
1 x
ϕ = nϕ(nx) ( pour n = 1/). Alors, si T ∈ D0 (R), la formule de fonctions C ∞ ,
T = T ∗ ϕ converge vers T lorsque tend vers 0, au sens où :
∀ψ ∈ D, lA Z
T (x)ψ(x)dx −→ hT, ψi (1.5)
L’intérêt de ce procédé d’approximation par des fonctions régulières est que le mode de
convergence de T vers T est essentiellement décrit par la régularité de T .
.E
Pour définir la convolution de deux distributions, on constate d’abord que, si T ∈ D0 (R) , ϕ, ψ ∈
D (R),
Z
T ∗ ϕ(x)ψ(x)dx = hT, ϕ̃ ∗ ψi
.A
où ϕ̃ est la transposée de ϕ.
On pose, pour T ∈ D0 (R) , S ∈ D0 (R) a support compact et ϕ ∈ D (R),
hT ∗ S, ϕi = hT, S̃ ∗ ϕi.
of
On définit ainsi une distribution T ∗ S sur R, qui vérifie encore 1.3 et 1.4.
Pr
24
et on a
On a donc :
hδ ∗ T, ϕi = hT, ϕi .
i
ou
Ainsi
δ∗T =T
lla
Convolution par δ(x − a) (la translatée de δ(x)) :
Dans les mêmes conditions :
On a donc :
lA
hδ(x − a) ∗ T (x), ϕ(x)i = hT (x), ϕ(a + x)i = hT (x − a), ϕ(x)i,
δ(x − a) ∗ T (x) = T (x − a)
(T (x − a) := Ta )
.E
En conclusion, pour translater une distribution, il suffit de la convoluer par la translatée
δ(x − a) de la distribution de Dirac.
En utilisant cette propriété, on peut en déduire que, si T = R ∗ S :
.A
hδ 0 ∗ T, ϕi = − hT (y), ϕ0 (y)i = hT 0 , ϕi
D’où le résultat généralisé :
Pr
δ0 ∗ T = T 0 ⇒ δ (m) ∗ T = T (m)
Ainsi, pour dériver m fois une distribution, il suffit de la convoluer par la dérivée d’ordre m
de la distribution de Dirac. En utilisant cette propriété, on peut en déduire que :
T =R∗S ⇒ T 0 = R0 ∗ S = R ∗ S 0
25
1.6.3 Résultats
Proposition 4
T ∗S =S∗T
i
Proposition 5
ou
(Distribution par rapport à l’addition) Soit T, S1 , S2 ∈ D0 (Ω).Si T ∗ S1 et T ∗ S2
existent, alors
T ∗ (S1 + S2 ) = T ∗ S1 + T ∗ S2 .
lla
Proposition 6
lA
(T ∗ S) ∗ R = T ∗ (S ∗ R)
si deux au moins de ces distributions sont à supports compacts ou si toutes ces distribu-
tions ont leurs supports compacts d’un même côté.
.E
Proposition 7
(T ∗ S)0 = T 0 ∗ S = T ∗ S 0
Proposition 8
Remarque 3
26
Chapitre 2
i
ou
Transformations intégrales : Fourier et
Laplace
lla
2.1
2.1.1
lA
La Transformation de Fourier
On écrira symboliquement
Notons que la transformée de Fourier de f existe s’il existe au moins un ν ∈ R tel que la
fonction x 7−→ f (x) exp(−2iπνx) soit intégrable sur R.
La transformée de Fourier n’existe pas toujours, par exemple la fonction x 7→ x2 n’admet
Pr
27
Théorème 7
Toute fonction intégrable possède une transformée de Fourier qui est une fonction
continue, bornée et tendant vers 0 lorsque |ν| tend vers l’infini.
i
1
si ≤x≤
2 2
ou
f (t) = Π(t) =
0
sinon
Sa TF s’écrit : Z ∞
fˆ(ν) = Π(t)e−2iπνt dt
lla
−∞
1
Z
2 1 h −2iπνt i 12
= e−2iπνt dt = − e
− 12 2iπν − 21
sin(πν)
lA=
πν
.E
.A
2. Loi de Laplace :
Soit la fonction f (t) = e−|t| . C’est une fonction connue sous le nom de loi de laplace
dans le domaine des probabilités. Sa TF s’écrit :
Pr
Z ∞
fˆ(ν) = e−|t| e−2iπνt dt
−∞
Z 0 Z ∞
= et−2iπνt dt + e−t−2iπνt
−∞ 0
1 1
= +
1 + 2iπν 1 − 2iπν
2
=
1 + 4π 2 ν 2
28
i
ou
Figure 2.2 – f (à gauche) et sa transformée de Fourier (à droite)
lla
Transformée de Fourier inverse
Soit f une fonction intégrable admettant une transformée de Fourier fˆ elle-même inté-
grable.
lA
Alors, en tout point x où f est continue, on a :
f (x) =
Z +∞
−∞
fˆ(ν)e2iπνx dν
partout.
Si f n’est pas continue en x, on a plus généralement :
Z +∞
1 +
fˆ(ν) exp(2iπνx)dν = f x + f x−
−∞ 2
of
Soit f une fonction de la variable réelle à valeurs réelles ou complexes. Il est connu que f
Pr
avec
1 1
p(x) = (f (x) + f (−x)), q(x) = (f (x) − f (−x))
2 2
29
On a alors Z +∞
fˆ(ν) = (p(x) + q(x))(cos(2πνx) − i sin(2πνx))dx
−∞
d’où Z +∞ Z +∞
fˆ(ν) = 2 p(x) cos(2πνx)dx − 2i q(x) sin(2πνx)dx
0 0
On écrit alors
F[f (x)](ν) = Fcos [p(x)] − iFsin [q(x)]
i
ou
où Fcos et Fsin sont les transformées de Fourier respectivement en cosinus et sinus définies
par :
Z +∞ Z +∞
Fcos [f (x)](ν) = 2 Fsin [f (x)](ν) = 2
lla
f (x) cos(2πνx)dx, f (x) sin(2πνx)dx
0 0
lA
f (x) = partie réelle paire + imag. paire + réelle imp. + imag. imp.
fˆ(ν) = partie réelle paire + imag. paire + réelle imp. + imag.imp.
.E
On obtient le tableau suivant :
f (x) −→ fˆ(ν)
paire −→ paire
impaire −→ impaire
.A
Propriétés
Linéarité :
Z
F[λf (x) + µg(x)](ν) = (λf (x) + µg(x)) exp(−2iπνx)dx
Z Z
=λ f (x) exp(−2iπνx)dx + µ g(x) exp(−2iπνx)dx
30
Transposition : Z
F[f (−x)](ν) = f (−x) exp(−2iπνx)dx
Z
= f (y) exp(2iπνy)dy
= fˆ(−ν)
Conjugaison : Z
F[f (x)](ν) = f (x) exp(−2iπνx)dx
i
ou
Z
= f (x) exp(2iπνx)dx
= fˆ(−ν)
Changement d’échelle :
lla
Z
F[f (ax)](ν) = f (ax) exp(−2iπνx)dx
−2iπνy 1
Z
Translation :
lA = f (y) exp
=
1 ˆ ν
|a|
f
a
a |a|
dy
.E
Z
F[f (x − a)](ν) = f (x − a) exp(−2iπνx)dx
Z
= f (y) exp(−2iπν(y + a))dy
Z
= exp(−2iπνa) f (y) exp(−2iπνy)dy
.A
= exp(−2iπνa)fˆ(ν)
En d’autres termes, une translation dans le monde réel correspond à un déphasage (propor-
tionnel à la fréquence ν ) dans le monde de Fourier.
Modulation :
of
Z
F [exp (2iπν0 x) f (x)] (ν) = exp (2iπν0 x) f (x) exp(−2iπνx)dx
Z
Pr
= fˆ (ν − ν0 )
31
Dérivation
Par rapport à x :
Supposons f sommable, dérivable et à dérivée sommable. Par intégration par partie (sachant
que lim f (x) = 0)), il vient alors
x→±∞
Z
F [f 0 (x)] = f 0 (x) exp(−2iπνx)dx
i
Z
[f (x) exp(−2iπνx)]+∞
ou
= −∞ + 2iπν f (x) exp(−2iπνx)dx
= 2iπν fˆ(ν)
lla
h i
F f (m) (x) = (2iπν)m fˆ(ν)
lA
De cette formule on tire (en prenant les modules)
|2πν| |fˆ(ν)| ≤
m
Z
f (m) (x) dx,
et on conclut que plus f est dérivable, à dérivées sommables, plus fˆ décroît rapidement à
.E
l’infini. En effet, si f est m fois dérivable et à dérivée m-ième sommable, fˆ décroît au moins
en 1/ν m .
Par rapport à ν :
.A
∂ ˆ Z
∂
f (ν) = f (x) exp(−2iπνx)dx
∂ν Z ∂ν
= (−2iπx)f (x) exp(−2iπνx)dx
= F[(−2iπx)f (x)](ν)
of
et donc : plus f décroit à l’infini, plus fˆ est dérivable (avec ses dérivées bornées). En effet, si f
décroît en 1/xm à l’infini, alors, fˆ est m fois dérivable (car |2πx|m |f (x)| est alors sommable)
32
et sa dérivée m-ième est bornée.
i
ou
La TF de h s’écrit
Z ∞
ĥ(ν) = h(t)e−2iπνt dt
t=−∞
Z ∞ Z ∞
f (t0 ) g (t − t0 ) dt0 e−2iπνt dt
lla
=
t=−∞ t0 =−∞
= ĝ(ν)
lA
Z ∞
t0 =−∞
= ĝ(ν) · fˆ(ν)
|
t=−∞
{z
TF de g(t−t0 )
Z ∞
F[f (t) · g(t)] = f (t)g(t)e−2iπνt dt
t=−∞
Z ∞ Z ∞
0
= ĝ (ν 0 ) f (t)e−2iπ(ν−ν )t dtdν 0
ν 0 =−∞ t=−∞
Z ∞
= ĝ (ν 0 ) fˆ (ν − ν 0 ) dν 0
Pr
ν 0 =−∞
= [ĝ ∗ fˆ](ν)
F
f (t) · g(t) −→ [fˆ ∗ ĝ](ν)
F
[f ∗ g](t) −→ fˆ(ν) · ĝ(ν)
33
Exemple 19 On se propose de calculer la transformée de Fourier de la fonction Λ définie
par :
1+x pour −1 ≤ x ≤ 0
Λ(x) = 1 − x pour 0≤x≤1
0 pour |x| ≥ 1
i
!2
sin(πν)
ou
2
F[Λ(x)] = (F[Π(x)]) =
πν
Formule de Parseval-Plancherel
lla
La relation suivante a été établie par Parseval et généralisée par Plancherel aux transfor-
mées de Fourier :
Théorème 8
lA
Soient f et g deux fonctions de carré sommable. On a alors :
Z
f (x)g(x)dx =
Z
fˆ(ν)ĝ(ν)dν
.E
Un cas particulier important est le cas f = g c’est-à-dire
Z Z
2
|f (x)| dx = |fˆ(ν)|2 dν. (2.1)
.A
Preuve On a
Z Z Z
f (x)g(x)dx = F[f ḡ]|ν=0 = [fˆ(ν) ∗ ĝ(−ν)]|ν=0 = fˆ(t)ĝ(t − ν)dt = fˆ(t)ĝ(t)dt
|ν=0
of
En physique, si f est une onde ou une vibration et si la variable x est temporelle (x = t), alors
|f (x)|2 dx peut représenter la puissance (ou l’énergie) totale dans le domaine temporel et
R
34
i
ou
Figure 2.3 – représentations temporelle (a) et fréquentielle (b)
lla
Certaines intégrales sont plus simples à calculer en utilisant l’identité de Parseval.
Par exemple soit la fonction f (t) = Π(t)
sin(πν)
Sa TF est fˆ(ν) = sinc(πν) = .
(πν)
Z ∞
−∞
Z ∞
lA
On peut alors calculer l’intégrale suivante, en application de l’équation (2.1)
2
sinc(πν) dν =
Z ∞
−∞
Π(t)2 dt = 1
Deux fonctions intégrables, ayant même transformée de Fourier sont égales presque par-
tout.
of
Soit à résoudre l’équation différentielle linéaire du second ordre, avec un second membre f (
supposée dans L1 (R))
1
− 2 g 00 + g = f
ω
Formellement, si on applique la transformée de Fourier aux deux membres de cette équation,
on obtient ( cf . transformée de Fourier et dérivation)
1
− (2iπt)2 gb(t) + gb(t) = fb(t)
ω2
35
soit encore " #
4π 2 t2
gb(t) 1 + = fb(t)
ω2
h i
4π 2 t2
Comme la fonction 1 + ω2
n’a pas de zéro réel, on en déduit
1
gb(t) = 4π 2 t2
fb(t)
1+ ω2
i
ou
On peut vérifier que
1 1
4π 2 t2
= h(t)
b avec h(x) = ωe−ω|x|
1+ ω2
2
Finalement, on peut écrire
lla
gb(t) = h(t)
b fb(t)
ou encore
lA g =h∗f p.p.
1 Z −ω|x−t|
.E
g(x) = ω e f (t)dt p.p.t. x ∈ R
2 R
Dans cette partie, on commence par définir la transformée de Fourier pour les distributions
régulières. Soit f une fonction intégrable qui définit une distribution régulière Tf et intéressons
nous à la distribution régulière associée à fˆ.
On a Z Z Z
∀ϕ ∈ D, < Tfˆ, ϕ >= fˆ(t)ϕ(t)dt = f (x) exp(−2iπxt)dx ϕ(t)dt
of
Z Z Z
∀ϕ ∈ D, < Tfˆ, ϕ >= f (x) exp(−2iπxt)ϕ(t)dt dx = f (x)ϕ̂(x)dx =< Tf , ϕ̂ > .
Le problème ici est que si ϕ appartient à D, il n’y a aucune raison pour que sa transformée
de Fourier ϕ̂ appartienne à D et donc hTf , ϕ̂i n’a en général pas de sens. Pour obtenir une
définition satisfaisante de la transformée de Fourier des distributions, on doit donc se placer
sur un espace plus grand que D.
36
Transformée de Fourier sur l’espace S
Une fonction est dite à décroissance rapide si pour tout k dans N, lim xk f (x) = 0.
x→±∞
1
Une telle fonction décroit plus vite que toutes puissance de |x| à l’infini.
On note S l’ensemble des fonctions de R dans R ou C qui sont indéfiniment dérivables
i
et à décroissance rapide ainsi que toutes leurs dérivées.
ou
Exemple 22 – D ⊂ S.
−x2 2
– e ∈ S et pourtant e−x ∈/ D.
lla
– e−|x| ∈
/ S.
Intéressons nous maintenant à la transformée de Fourier de telles fonctions. Soit ϕ une fonc-
tion de S. On a :
lA
∀m ∈ N, ϕ̂(m) (ν) =
Z
(−2iπx)m exp(−2iπνx)ϕ(x)dx
et on en déduit que ϕ̂ ainsi que toutes ses dérivées sont aussi à décroissances rapides. D’une
.E
manière générale, on a le résultat suivant :
Théorème 10
Définition 29
of
37
Exemple 24 La distribution de Dirac en a ∈ R, notée δa , est définie par :
hδa , ϕi = ϕ(a).
Exemple 25 La fonction x1 ne définit pas une distribution tempérée comme dans l’exemple
24, mais on définit la distribution valeur principale de x1 , notée vp x1 ∈ S 0 , par :
i
1 ϕ(x)
Z
vp , ϕ = lim+ dx
ou
x ε→0 |x|>ε x
lla
Pour qu’une fonctionnelle linéaire continue T sur S soit tempérée, il faut et il suffit
qu’il existe A > 0 et p ∈ N+ tels que, pour tout ϕ ∈ S, on ait :
où lAkϕkp =
Z
p
|ϕ(t)| dt
1/p
.
.E
Théorème 12 (Théorème et Définition)
Exemple 26 La transformée de δa :
Par définition, pour toute fonction φ de l’espace S, on a
of
D E D E Z
δˆa , φ = δa , φ̂ = φ̂(a) = e−2iπax φ(x)dx
R
Pr
Cela montre que δˆa est la distribution régulière définie par la fonction x 7→ e−2iπax . C’est à
dire, si on note g(x) = e−2iπax , δˆa = Tg .
En particulier, δ̂ est définie par la fonction constante égale à 1. Donc
δ̂ = T1 et δˆa = Tg .
38
Exemple 27 – F [T1 ] = δ
D E Z +∞
T̂1 , ϕ = hT1 , ϕ̂i = ϕ̂(ν)dν = ϕ(0) = hδ, ϕi,
−∞
h i
– F Texp(2iπax) = δa ,
h i
– F Tcos(2πax) = 21 (δa + δ−a ),
h i
1
– F Tsin(2πax) = (δa − δ−a ).
i
2i
ou
Transformée de Fourier inverse des distributions
On peut définir une transformée de Fourier inverse comme pour les fonctions : on a
lla
∀ϕ ∈ S, < F −1 F[T ], ϕ >=< F[T ], F −1 [ϕ] >=< T, FF −1 [ϕ] >=< T, ϕ >
Propriétés :
2. (Dérivation)
.A
(m) = (2iπν)m T
Td b, ∀m ∈ N∗ .
3. (Translation)
F[T (x − a)] = e−2πiνa Tb , ∀a ∈ R.
of
4. (Translation)
h i
Tb (ν − a) = F e2πixa T , ∀a ∈ R.
Pr
5. (Dilatation)
1 b ν
F[T (ax)] = T , ∀a ∈ R∗ .
|a| a
6. (Transposition)
Tb = Te .
e b
Preuve
39
Théorème 14
i
ou
La transformation de Laplace est une sorte de généralisation de la transformation de
Fourier qui permet parfois d’éviter d’utiliser les distributions lorsqu’une fonction n’admet
pas de transformée de Fourier.
lla
2.2.1 Transformée de Laplace des fonctions
Définition 30
lA
Soit f une fonction définie pour tout t ∈ R+ et à valeurs réelles ou complexes. La
transformée de Laplace de f notée L[f (t)] ou L(s) est alors donnée, lorsqu’elle existe,
par la fonction de la variable complexe s ∈ C définie par :
Z +∞
.E
L[f (t)] = L(s) = f (t)e−st dt
0
Notons que si on ne fait aucune hypothèse sur f , alors l’intégrale 0+∞ f (t)e−st dt n’existe
R
2
pas forcément. Par exemple, la fonction t 7→ et n’admet pas de transformée de Laplace. Nous
.A
Soit f une fonction continue par morceaux sur tout intervalle de la forme [a, b] avec
a, b ∈ R∗+ et vérifiant de plus
of
∀t ≥ 0, |f (t)| ≤ M eγt
Pr
pour certaines constantes réelles M > 0 et γ (dans ce cas, f est dite une fonction
d’order exponentielle). Alors la transformée de Laplace de f existe pour tout s =
x + iω ∈ C avec x > γ.
Remarque 4
40
la fonction t 7−→ √1t ne vérifie pas les conditions du théorème mais admet une transformée
de Laplace qui est définie par
!
1 π
r
L √ = .
t s
1
Exemple 28 – L (eat ) (p) = p−a .
i
iωt 1 p+iω
– L (e ) (p) = p−iω = p2 +ω2 = L(cos ωt)(p) + iL(sin ωt)(p).
ou
En identifiant partie réelle et partie imaginaire, on a :
p ω
L(cos ωt)(p) = et L(sin ωt)(p) =
p2 + ω2 p2 + ω2
lla
Soit f une fonction vérifiant les conditions du théorème précédent et soit s = x + iω ∈ C.
Alors, la fonction t 7→ f (t)e−st est intégrable si et seulement si la fonction t 7→ f (t)e−xt est
intégrable.
lA
.E
.A
of
Pr
41
Définition 31
i
x = Re(s) > α où α est l’abscisse de sommabilité de f . Dans certains cas, L est aussi définie
ou
pour x = α.
lla
Z +∞ Z +∞
1
H(t)e−xt dt = e−xt dt = − [e−xt ]+∞
0
0 0 x
L’abscisse de sommabilité de H est donc α = 0 et L[H(t)] est définie pour tout complexe s
lA
ayant une partie réelle strictement positive : on a alors L[H(t)] = 1s .
Soit f une fonction causale, c’est-à-dire telle que f (t) = 0 pour tout t < 0, et supposons
.E
que f admette une transformée de Fourier fˆ. On a alors
Z +∞ Z +∞
ω
ω
−2iπ ( 2π )t
L(iω) = f (t)e−iωt
dt = f (t)e dt = fˆ
−∞ −∞ 2π
.A
Z +∞
L(x + 2iπν) = H(t)f (t)e−xt e−2iπνt dt
−∞
Pr
D’où
L(x + 2iπν) = F[H(t)f (t)e−xt ](ν)
42
Notons que pour pouvoir appliquer la transformée de Fourier inverse, on peut supposer que
F est intégrable. Ceci entraîne alors
Z +∞
H(t)f (t) = L(x + 2iπν)ext e2iπνt dν
−∞
On obtient donc
1 Z
H(t)f (t) = L(s)est ds
i
2iπ Dx
ou
où s = x + 2iπν et Dx = {x + iω; ω ∈ R} est appelé contour de Bromwich.
Théorème 16 (Inversion de la transformée de Laplace)
lla
mée de Laplace que l’on suppose intégrable. Si l’on note α l’abscisse de sommabilité de
f , on a la formule d’inversion suivante (valable en tout point de continuité de Hf ) :
1 Z x0 +i∞
Si la transformée de Laplace d’une fonction existe, alors elle est unique. En ce qui concerne
.E
la transformée de Laplace inverse, nous avons le résultat suivant :
Proposition 9
Soient f et g deux fonctions qui vérifient les conditions du théorème 2.2.1 Si L[f (t)] =
L[g(t)], alors f (t) = g(t) en tout point t où f et g sont continues. En particulier, si deux
.A
fonctions continues sur R+ ont la même transformée de Laplace, alors elles sont identiques.
Définition 32
Pour une fonction f : [0, +∞[→ R dont sa transformée de Laplace existe et est notée
of
Z
f (t) = L(s)est ds, t≥0
R+
43
Propriétés
Nous allons citer ci-dessous quelques propriétés élémentaires sur les transformées de La-
place.
Proposition 10 (Linéarité)
La transformée de Laplace est une application linéaire. Plus précisément, Pour tout
α, β ∈ C, pour toutes fonctions f, g, d’abscisses de sommabilité respectives σ0 , ρ0 , alors
i
ou
L{αf (x) + βg(x)}(s) = αL{f (x)}(s) + βL{g(x)}(s) = αF (s) + βG(s),
lla
Preuve En effet, si les fonctions f et g admettent des transformées de Laplace :
Z ∞ Z ∞
alors
L{f (x)}(s) = F (s) =
0
lA
L{αf (x) + βg(x)}(s) =
f (x)e−sx dx,
Z ∞
0
Z ∞
L{g(x)}(s) = G(s) =
Proposition 11 (Translation)
Preuve Posons
f (x − c) si x > c
g(x) =
0 si x < c
44
On a Z ∞
L{g(x)}(s) = g(x)e−sx dx
0
Z c Z ∞
−sx
= g(x)e dx + g(x)e−sx dx
0 c
Z ∞
= f (x − c)e−sx dx
c
Z ∞
−sc
=e f (t)e−st dt, t=x−c
0
i
= e−sc F (s)
ou
ce qui achève la démonstration.
Proposition 12
lla
Si L{f (x)}(s) = F (s), alors
n o
L f (x)e−αx (s) = F (s + α), Re(s) > σ0 − Re(α).
Preuve On a évidemment
n
L f (x)e
lA
−αx
o
(s) =
Z ∞
f (x)e−(α+s)x dx = F (s + α)
.E
0
d’où le résultat.
1 s
L{f (cx)}(s) = F , Re(s) > cσ0 .
c c
of
Preuve On a
Z ∞
1Z ∞ 1 s
s
−sx
f (t)e− c t dt = F
Pr
45
Proposition 14 (Conjugaison complexe)
Preuve On a
i
Z ∞ Z ∞
ou
L{f¯(x)}(s) = f¯(x)e−sx dx = f (x)e−s̄x dx = F̄ (s̄)
0 0
et la démonstration s’achève.
lla
Proposition 15
Rappel :
F (n)
(s) =
0
lA
Z ∞
(−x)n f (x)e−sx dx = (−1)n L {xn f (x)} (s)
.E
Définition 33
Soit f une fonction définie au voisinage d’un point z0 de C. On dit que f est C-
f (z) − f (z0 )
différentiable en z0 si z→z
lim existe.
0
z6=z0
z − z0
.A
f (z) − f (z0 )
On pose alors f 0 (z0 ) = lim .
z→z0 z − z0
Le nombre f 0 (z0 ) est appelé dérivée de f en z0 .
Définition 34
of
Soit D un ouvert de C. On dit qu’une fonction est holomorphe sur D si elle est
C-différentiable en tout point de D.
Pr
46
Explicitement, on a
1 n o 2 n!
L{x}(s) = , L x2 (s) = , , L {xn } (s) =
s2 s3 sn+1
Le résultat suivant joue un rôle important dans la résolution des équations intégrales.
Proposition 16
i
Si L{f (x)}(s) = F (s) et L{g(x)}(s) = G(s), alors
ou
L{(f ∗ g)(x)}(s) = F (s)G(s), Re(s) > max {σ0 , ρ0 }
lla
Le résultat suivant est très utile en pratique dans la résolution des équations différentielles.
Proposition 17
lA
Soit f une fonction localement sommable. On suppose que pour tout x > 0, f est
continue, sa dérivée f 0 existe et est continue par morceaux. S’ il existe des constantes
M > 0 et σ0 telles que : |f (x)| ≤ M eσ0 x , pour tout x ≥ 0, alors
L {f 0 (x)} (s) = sL{f (x)}(s) − f 0+ = sF (s) − f 0+ ,
.E
Re(s) > σ0
De manière générale
n o n
n
(n)
sk−1 f (n−k) 0+
X
L f (x) (s) = s F (s) −
.A
k=1
Corollaire 1
Z x
F (s)
L f (t)dt (s) = , Re (s) > max (0, σ0 )
0 s
Pr
Z x
Preuve Posons g(x) = f (t)dt. D’après la proposition précédente, on a
0
car g(0) = 0.
Or g 0 (x) = f (x), d’où L {g 0 (x)} (s) = L{f (x)}(s).
47
On en déduit que sL{g(x)}(s) = L{f (x)}(s), c’est-à-dire
L{f (x)}(s)
Z x
F (s)
L f (t)dt (s) = =
0 s s
i
y(0) = −1
ou
Soit f la solution de l’équation ci-dessus, on note F (s) = L {f (t)} alors, d’après la formule
donnant la transformée de Laplace d’une dérivée, on a
lla
L {f 0 (t)} = sF (s) − f 0+ = sF (s) + 1
L {f 0 (t)} = L
n
lA o
f (t) + tet = L {f (t)} + L tet = F (s) + L tet .
1
Or L {t} = 2 donc L tet =
s
n o 1
(s − 1)2
. Il s’ensuit
n o n o
.E
1
L {f 0 (t)} = F (s) + .
(s − 1)2
On obtient donc
1
sF (s) + 1 = F (s) +
.A
(s − 1)2
i.e.
1
(s − 1)F (s) = −1
(s − 1)2
puis
of
1 1
F (s) = − .
(s − 1)3 s − 1
1
On sait que s−1 = L {et }.
Pr
n 2o n 2
o
De plus, on a s23 = L {t2 } donc 1
s3
=L t
2
puis 1
(s−1)3
= L et t2 . On a donc finalement
!
2
tt t
f (t) = e −e
2
2
i.e. la solution du problème est la fonction f donnée par f (t) = et t2 − et .
48
2.2.2 Transformée de Laplace des distributions
Définition 35
0
Soit T une distribution de D+ (c’est-à-dire à support borné à gauche). Supposons qu’il
existe σ0 ∈ R tel que pour σ > σ0 , la distribution e−σt T soit tempérée, i.e., e−σt T ∈ S 0 .
Alors, la transformée de Laplace de T est la fonction de C dans C définie par
i
D E
LT (s) = T, e−st , Re (s) = σ > σ0
ou
Comme pour les fonctions, ici aussi la borne inférieure des σ0 s’appelle abscisse de som-
mabilité.
lla
Remarque 5
1. la transformée de Laplace d’une distribution n’est pas une distribution mais une
fonction qui à un complexe s associe le complexe hT, e−st i.
ment linéaire.
Remarque 6
lA
2. Comme pour les fonctions, la transformée de Laplace des distributions est évidem-
.E
Lorsque T est associée à une fonction localement sommable f de R+ dans R (ou C ),
on aura Z ∞
D E
−sx
L{f (x)} = f (x), e = f (x)e−sx dx.
0
D E
L δ (n) = δ (n) , e−sx
−sx (n)
n
= (−1) δ, e
D E
= (−1)n δ, (−s)n e−sx
= (−1)n (−s)n
= sn .
49
Proposition 18
0
Soient T, S ∈ D+ et possédant des transformées de Laplace LT et LS. Alors
i
l’exemple 32 En effet, on a dans ce cas
ou
L(T ∗ δ) = (LT )(Lδ)
lla
Proposition 19
0
Si T ∈ D+ et admet une transformée de Laplace LT , alors
lA
L T (n) = sn (LT )
50
1. Appliquer la transformation de Laplace des deux membres de l’équation :
n o
L an y (n) + an−1 y (n−1) + . . . + a1 y 0 + a0 y (s) = L{g(t)}(s) := G(s)
i
ou
sachant que :
n o k
k
(k)
si−1 f (k−i) 0+ .
X
L f (t) (s) = s F (s) −
i=1
lla
2. En utilisant des techniques algébriques pour obtenir la solution Y (s)
3. Retrouve y(t) en utilisant la transformation inverse sur Y (s).
Transformées de Laplace de quelques fonctions usuelles :
−at
e , a≥0
tn
f
lA
Sa transformé de laplace L{f (t)}(s)
s
n!
n+1
1
.E
s+a
s
cos(ωt)
s + ω2
2
ω
sin(ωt)
s + ω2
2
n!
tn e−at
.A
(s + a)n+1
g(t)e−at F (s + a)
y 00 (t) + y(t) = t
Pr
y(0) = 1
avec des conditions aux limites suivantes :
y 0 (0) = −2
1. Nous appliquons la transformation de Laplace aux deux membres de l’équation :
51
Si L{y(t)}(s) = Y (s) on a
1
s2 Y (s) − y 0 (0) − sy(0) + Y (s) =
s2
12 s
Y (s) = + 2 −
s2 (s2 s2
i
+ 1) +1 s +1
1 1 2 s
ou
= 2− 2 − 2 + 2
s s +1 s +1 s +1
1 3 s
= 2− 2 + 2
s s +1 s +1
lla
3. Nous appliquons la transformation inverse de Laplace aux deux membres de l’équation :
1 3 s
−1 −1
L {Y (s)}(t) = y(t) = L 2
(t) − L−1 2 (t) + L−1 2 (t)
s s +1 s +1
2.3.2
lA
y(t) = t − 3 sin t + cos t
L’équation différentielle partielle (EDP) est une équation différentielle ordinaire (EDO)
pour la fonction de plusieurs variables. Nous la trouvons principalement dans toutes les équa-
tions de la physique. Par exemple : Les équations de Maxwell en électromagnétisme, l’équation
de Schrödinger en mécanique quantique, les équations de Navier-Stokes en hydrodynamique,
l’équation de la chaleur en thermodynamique, ...etc
La transformée de Laplace est également utile pour résoudre diverses équations aux déri-
vées partielles sous réserve de conditions limites.
52
Exemple 38 (Équation de la chaleur) Déterminons la solution u(x, t) de l’équation aux
dérivées partielles :
∂u ∂ 2u
=
∂t ∂x2
satisfaisant aux conditions :
u(x, 0) = sin x, 0 < x < π.
i
u(0, t) = u(π, t) = 0, t > 0.
ou
1. Si U (x, s) = L{u(x, t)}. On a
( ) ( )
∂u ∂ 2u
L =L
lla
∂t ∂x2
Or ( ) Z +∞
∂u ∂u −st
L = e dt
∂t
lA 0
= lim
= lim
∂t
Z h
h→+∞ 0 ∂t
h→+∞
∂u −st
e dt
u(x, t)e−st
h
0
+s
Z h
0
!
u(x, t)e−st dt
.E
Z +∞
=s u(x, t)e−st dt − u(x, 0)
0
= sU (x, s) − u(x, 0)
∂
On pose : v(x, t) = u(x, t), on obtient :
.A
∂x
( ) ( )
∂ 2u ∂v
L =L
∂x2 ∂x
Z +∞
∂v −st
= e dt
0 ∂x
of
d Z +∞
= v(x, t)e−st dt
dx 0
d Z +∞ ∂u −st
= e dt
Pr
dx 0 ∂x
d2 Z +∞
= 2 u(x, t)e−st dt
dx 0
d2
= 2 U (x, s)
dx
donc
d2
sU (x, s) − u(x, 0) = U (x, s)
dx2
53
c-à-d
d2
U (x, s) − sU (x, s) = − sin x
dx2
2. La solution de cette équation est :
i
Ug (x, s) : solution générale de l’équation homogène.
√ √
ou
Ug (x, s) = K1 e sx + K2 e− sx , K1 , K2 sont des constantes.
Up (x, s) : solution particulière de l’équation non homogène.
1
Up (x, s) = C sin x, C=
lla
s+1
c-à-d
sin x
Up (x, s) = .
Alors
On a
lA
U (x, s) = K1 e
√
sx
s+1
+ K2 e−
√
sx
+
sin x
s+1
.E
U (0, s) = K1 + K2
√ √
U (π, s) = K1 e sπ
+ K2 e− sπ
Par hypothèse, Z +∞
U (0, s) = L{u(0, t)} = u(0, t)e−st dt = 0
.A
0
Z +∞
U (π, s) = L{u(π, t)} = u(π, t)e−st dt = 0
0
donc
K 1
+ K2 = 0, sin x
of
√ √ ⇒ K1 = K2 = 0 ⇒ U (x, s) =
K1 e sπ
+ K2 e − sπ
=0 s+1
Pr
sin x 1
u(x, t) = L−1 {U (x, s)} = L−1 = sin x L−1 = e−t sin x
s+1 s+1
54
Exercice 1 Résoudre l’équation aux dérivées partielles suivantes :
2
∂ u ∂ 2u
−
4 + u = 16x + sin(x),
∂t2 ∂x2
u(0, t) = 0,
u(π, t) = 16π,
∂
ut (x, 0) = u(x, t)|t=0 = 0,
i
∂t
ou
u(x, 0) = 16x + 12 sin(2x) − 8 sin(3x).
lla
lA
.E
.A
of
Pr
55