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Sécurité au travail : Prévention des risques

Le document traite de la sécurité au travail en mettant l'accent sur la santé des employés à travers une approche pluridisciplinaire. Il présente les trois niveaux de prévention des risques : primaire, secondaire et tertiaire, ainsi que l'importance de la traçabilité des expositions aux risques. Enfin, il aborde les risques physiques tels que le bruit et les vibrations, ainsi que les moyens de prévention associés.

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Sécurité au travail : Prévention des risques

Le document traite de la sécurité au travail en mettant l'accent sur la santé des employés à travers une approche pluridisciplinaire. Il présente les trois niveaux de prévention des risques : primaire, secondaire et tertiaire, ainsi que l'importance de la traçabilité des expositions aux risques. Enfin, il aborde les risques physiques tels que le bruit et les vibrations, ainsi que les moyens de prévention associés.

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SECURITE AU TRAVAIL La santé au travail

 Une démarche pluridisciplinaire, associant employés et


COMMENT PREVENIR LES employeurs, pour maintenir et promouvoir la santé et le bien-
être au travail.
RISQUES  3 grandes disciplines :
 L’hygiène industrielle : identifier, évaluer et maîtriser les risques
pour la santé des salariés dans le milieu de travail.
 L’ergonomie : adapter le travail, les outils et l’environnement aux
besoins de l’employé (et non l’inverse).
La santé au travail  La médecine du travail : soutenir et protéger la santé des
travailleurs dans le but de contrôler les accidents et les maladies en
réduisant les conditions de risques.

Dr LINGANI Introduction
1 2 2

1
Les différents modes DE PREVENTION DE LA SANTE
Trois attitudes face aux risques
On distingue trois niveaux de prévention de la santé, ou niveaux
d’intervention en hygiène industrielle :
Identification
La prévention primaire : C’est l’évaluation et le management des & Elimination
risques liés aux expositions au poste de travail.

La prévention Secondaire : C’est la détection précoce des Protection


pathologies et les activités de dépistage et de diagnostic. collective

Le traitement ou la Prévention tertiaire : Il consiste à soigner ou


atténuer les effets d’une pathologie ou à arrêter une épidémie. Les
entités s’attacheront à mettre en place ces trois modes de prévention Protection
individuelle
afin d’assurer à leurs travailleurs la préservation de leur santé.

Introduction Introduction
4
3 4

2
Les documents de référence
La traçabilité  Documents d’évaluation des risques
 est exigée par de nombreux textes réglementaires pour toutes
les données relatives aux expositions chroniques (risques  Documents d’analyse des situations de travail
physiques, chimiques, psychosociaux, biologiques…).  Plans d’actions
 Résultats des contrôles (métrologie, mesurage
les effets sur la santé suite à l’exposition à individuel)
certains facteurs de risques (bruit, vibration,  Relevés d’incidents ou d’expositions accidentelles
chimique…) se produisent, en général,  Tout autre document utile à la reconstitution des
longtemps après l’exposition. Il est impératif carrières et des expositions potentielles du personnel
(données collectives et individuelles)
d’assurer la traçabilité.
 Dossiers médicaux archivés dans le respect du secret
Introduction médical Introduction
5 5 6 6

3
 Virus
 Bactéries (légionelle)
 Champignons

 Hydrocarbures : benzène, toluène,


 Ac ides : HCl, HF, etc.
 Gaz : H2S, CO, NH3
 Fibres : amiante, f i bre céramiques…

 Manutention
 Gestes
 Postures

LES 5 FAMILLES DE RISQUES

 Bruits
 Vibrations
 Relations avec le public
 Rayonnements
 Situations de violence
 Exigences du trav ail  Températures
 Exigences émotionnelles

Introduction
8
7

4
Le bruit

LES RISQUES
PHYSIQUES

LA POMPE VOLUMETRIQUE
9 10

5
Le bruit Comment se propage le bruit ?
 Le bruit constitue une nuisance majeure dans le
milieu professionnel
 Le niveau de bruit se mesure en décibels (dB).  La propagation d’un bruit dans un site
. donné dépend des conditions du
milieu ambiant et notamment de
 Le décibel « physiologique » appelé « décibel A »
multiples paramètres.
mesure le niveau réellement perçu par l’oreille :

 Le bruit se propagedans toutes


les directions, dans l’air ou dans
la matière.
• 0 dB(A) = le bruit le plus faible perçu par l’oreille humaine

• 50 dB(A) = niveau habituel de conversation

• 80 dB(A) = seuil de mise en place de moyens de prévention

• 120 dB(A) = sensation douloureuse Les risques physiques Les risques physiques
11 12

6
Les facteurs intervenant Les effets du bruit sur la santé
dans la propagation du bruit  Le bruit est nocif pour l’audition,même à des niveaux très
 L’effet de sol inférieursau seuil de la douleur.
La nature du sol intervient dans la propagation du son en l’absorbant ou en
le renvoyant (ex : une dalle de béton sur laquelle un compresseur est  Le seuil de danger au delà duquel des dommages peuvent
survenir est estimé à 85 dB(A).
déposé directement transmet la vibration sonore à l’ensemble de la 140 dB
dB
130

structure).  L’atteinte de l’auditionpeut être de 2 natures : Douleur 120 dB

 L’effet d’obstacle • Effet aigu à court terme = traumatisme sonore accidentel du à


110 dB
100 dB

Lorsqu’un obstacle matériel opaque se trouve entre la source et le récepteur, un bruit impulsionnel, c’est-à-dire fort et ponctuel. 90 dB

celui-ci va bénéficier d’une « zone d’ombre » dans laquelle l’énergie • Effet cumulatif à long terme = la durée d’exposition, autre
Nocivité 80 dB

70 dB
acoustique est atténuée par rapport à celle qui serait perçue à la même facteur prépondérant dans l’apparition de dommages auditifs. 60 dB

distance de la source, en l’absence de l’obstacle. Confort 50 dB

Les effets du bruit sur l’organisme :



40 dB
L’effet de la distance
Fatigue,gêne et inconfort 30 dB

Un doublement de la distance par rapport à la source correspond à Perturbations psychologiques


20 dB

une diminution de 3 dB(A) au niveau du récepteur. Perturbations sur le sommeil


10 dB

Seuil

 D’autres facteurs comme la température, le vent, les écrans végétaux,


d’audibilité
Effets sur la performance…
Les risques physiques
influent sur la propagation du son. Les risques physiques
13 14

7
Les autres facteurs d’atteinte auditive Comment diagnostiquer une exposition à risque ?
 L’exposition à certains produits chimiques ou la prise de
certains médicaments rendent l’oreille plus vulnérable au  Si vous ne vous faites pas entendre de votre interlocuteur placé
bruit. Pour les produits chimiques, il peut s’agir de : à 1 mètre de vous, le risque est certain et il faut mettre en
œuvre des moyens de protection collective sinon des mesures
• Toluène, xylènes, styrène
de protections individuelles efficaces et obligatoires.
• Monoxyde de carbone, acide cyanhydrique
 Parmi les médicaments, on note :  Si vous vous faites entendre sans aucun effort, il n’y a pas de
• Les antibiotiques aminosides risque.
• Les anti inflammatoires dont l’aspirine
• Certains diurétiques
• Certains anti-tumoraux
Les risques physiques
Les risques physiques
15 16

8
Réduction à la source
La réduction du bruit à la source La
seule solution efficace à court et Politiques d’achat d’équipements plus silencieux

long terme Entretien préventif

Modification de la machine ou d’une partie de la


machine ou de l’environnement
 Près de la source (capotage, amortissement)
 Entre la source et l’opérateur (écran, éloignement)
 Plus loin (insonorisation des locaux)

17 18

9
La genèse de l’exposition au bruit

Canetto, 2006 Canetto, 2006


19 20

10
Le bruit se propage dans l’air et dans tous Transmission solidienne plancher, murs et plafond
les corps physiques

Canetto, 2006
21 22

11
Les moyens de prévention Les moyens de prévention
Prévention primaire : les facteurs de risque
Actions sur le milieu de travail  Prévention secondaire : la surveillance de la santé
Repérer les situations à risque : cartes de bruit, dosimétries • Evaluation de l’état de santé des travailleurs :
Supprimer ou réduire l’intensité des sources sonores dépister précocement une perte auditive par
Protections collectives (traitements acoustiques, isolation audiométrie.
sources bruit, etc.)
• Modification de l’organisation du travail  Prévention tertiaire : minimiser les conséquences
-Diminution du temps d’exposition au bruit des atteintes à la santé du fait du travail
• Reclassement, mutation…
• Actions sur le facteur humain
-Information, formation sur les risques liés au bruit
et les moyens de prévention/protection
-Protection individuelle Les risques physiques Les risques physiques
23 24

12
Les axes d’amélioration à retenir Les axes d’amélioration à retenir
 La règle des 3 dB  Efficacité du port d’EPI
• Les niveaux de bruit en décibels ne s’ajoutent pas • Pour être efficaces, les protecteurs individuels contre le bruit
linéairement. Ils sont combinés en ajoutant l’énergie de doivent être portés de façon ininterrompue dans les
chacun. Quand l’énergie acoustique est doublée, le environnements où les niveaux de bruit sont nocifs. Si les porteurs
les enlèvent, même pendant une courte période, la protection et
niveau de bruit augmente de 3 dB.
l’affaiblissement effectifs sont considérablement réduits.
Si le niveau de bruit est accru de 3 dB, la dose de bruit – 10 % d’exposition sans port de protection réduit d’
reste inchangée si la durée d’exposition est réduite de environ 50 % l’efficacité du protecteur (selon la norme
moitié. Européenne EN 458:2004)
• Le type de protection auditive doit être adapté aux conditions de
 Exposition aux bruits très intenses travail et à l’individu (bouchons jetables ou moulés avec ou sans
• Une seule exposition à un niveau de bruit de 112 dB(A) filtre, coquilles).
pendant 1 minute est équivalente à une exposition de 85
dB(A) pendant 8 heures. Les risques physiques
25
Les risques physiques
26

13
Coquilles

Bouchons Les vibrations


malléables

STATOR
BOBINAGE
VENTILATEUR
Autres types
de bouchons
Peltor H7A
Atténuation selon fabricant:
27 dB
E-A-R Classic
Atténuation selon
fabricant: 29 dB Bouchons Ultrafit
Atténuation selon
fabricant: 25 dB

CARCASSE
ROTOR
LE MOTEUR
27

14
Les vibrations Types de machines vibrantes
 Conduire un engin de chantier, de transport ou de
manutention, manipuler un marteau-piqueur ou une
meuleuse génère des vibrations qui se propagent à la main et
au bras ou à l’ensemble du corps.
Véhicules de transport routier
Chariots élévateurs et
 2 modes d’exposition aux vibrations : transpalettes

• les vibrations transmises à l’ensemble du corps


• les vibrations transmises au système main-bras

Véhicules de chantier Véhicules miniers


Les risques physiques
29 30

15
Focus sur les vibrations du corps entier Focus sur les vibrations « mains-bras »
Sources
 Sources
• Utilisation des outils de percussion rotatifs.
• Conduite de chariots élévateurs. • Marteaux pneumatiques et électriques.
• Conduite de véhicules de transport. • Outils mécaniques de jardinage.
• Travail sur plateformes vibrantes. Effets
• Lésions musculo-squelettiques (muscles, tendons, os, etc.).
 Effets • Effets sur le système nerveux.
• Lésions musculo-squelettiques. • Syndrome de Raynaud(l’arrêt brutal mais transitoire de la circulation artérielle digitale)
• Effets sur le système nerveux central (nausée,
fatigue, mal de tête, insomnie, etc.).

Les risques physiques


31
Les risques physiques 32

16
La prévention en action Les moyens de la prévention
Prévention primaire : les facteurs de risque Prévention primaire : les facteurs de risque
Actions sur le milieu de travail
• Actions organisationnelles
Réduire les situations à risquepar :
-Réduction du temps d’exposition aux vibrations.
– Mesurage
– Estimation (dossier technique, information du fabricant, base de • Actions sur le facteur humain
données, etc.) -Réduire l’effet de transmission des vibrations en optimisant la
Réduire les vibrations à la source : posture des conducteurs ou des opérateurs.
– En choisissant l’engin en fonction de la tâche et de la nature du sol
-Utilisation de gants antivibratoires (pas suffisamment efficaces
– En améliorant les surfaces de roulement et en contrôlant les vitesses de face aux vibrations de basse fréquence, mais protègent contre froid
déplacement (cofacteur de risque important).
– En incluant, lors de l’achat des nouveaux équipements, des critères de -Information, formation sur les risques liés aux vibrations et les
sélection basés sur les niveaux d’émission de vibrations
moyens de prévention/protection.
– En assurant un bon entretien des équipements
Diminuer la transmission des vibrations au salarié en intercalant des  Prévention secondaire : la surveillance de la santé
dispositifs de suspension/absorption adaptés entre l’opérateur et la • Evaluation de l’état de santé des travailleurs.
source de vibrations. Les risques physiques Les risques physiques
33 34

17
Les moyens de la prévention Les axes d’amélioration à retenir

Certaines situations de travail exposantes aux vibrations lors de la conduite de


véhicules sont susceptibles d’augmenter les risques de lombalgies :
• Circulation sur un terrain irrégulier ou sur une surface dégradée, à une vitesse
inadaptée
• Exposition régulière et de longue durée
• Postures contraignantes fréquentes et/ou maintenues dues au manque de
visibilité, à l’inaccessibilité des commandes, au type de tâches à réaliser…
• Manque d’entretien de l’engin, mauvais état du siège, mauvais réglage du siège

Les risques physiques 36 Les risques physiques


35 36

18
Les axes d’amélioration à retenir
Les dangers thermiques
Le syndrome de Raynaud est un trouble de la circulation
sanguine au niveau des doigts et des orteils qui est
aggravé par le froid. Parmi les nombreuses causes,
certaines sont liées à l'exposition professionnelle, et en
particulier dans le cas d’exposition aux vibrations mains-
bras (marteaux piqueurs, meuleuses, tronçonneuses,
etc.).

37
Les risques physiques
CHANTIER AU CHAUD

19
Les dangers thermiques
Les dangers thermiques
De nombreux salariésévoluent :
• Fatigue, sueurs, nausées, maux de tête,
 dans des environnements marqués par des températures élevées (à vertiges, crampes
proximité de chaudières, fours ou en extérieur, en été, lors d’épisodes • Déshydratation
caniculaires). • Coup de chaleur
 Au-delà de 30 °C pour une activité sédentaire, et 28 °C pour un travail
nécessitant une activité physique, une évaluation des risques s’avère
nécessaire.

 En milieu froid (naturel ou artificiel) • Inconfort

 En dessous de 5 °C, une évaluation des risques est nécessaire. Effets de • Fatigue accrue

l’exposition aux • Perte de dextérité


• Gelures
basses • Hypothermie
températures • Risques de troubles musculo-
squelettiques
Les risques physiques
39
39 Les risques physiques

20
La prévention en action (Les dangers thermiques) La prévention en action (Les dangers thermiques)

Prévention primaire : les facteurs de risque


 Prévention primaire : les facteurs de risque
• Actions sur le milieu de travail
Repérer les situations à risque : zones d’exposition au froid ou à la • Actions sur le milieu de travail
chaleur. Aménagement des locaux (zones de repos climatisées /
Modification de l’organisation du travail : chauffées, ventilation), les matériels et les équipements.
– Augmentation de la fréquence des pauses, limitation du travail physique en
cas d’exposition à la chaleur, rotation des tâches afin de limiter l’exposition à • Actions sur le facteur humain
la chaleur et/ou le froid. Information et sensibilisation du personnel sur les risques :
– Protection vestimentaire adéquate
– Pour le travail en extérieur en période de canicule, des mesures préventives
– Alimentation adaptée
simples et efficaces permettent de remédier aux effets de la chaleur (travail
durant les heures les moins chaudes, mise à disposition d’eau fraîche à – Hydratation fréquente
proximité des postes de travail, aménagement de zones d’ombre…).

41 Les risques physiq4u1es 42 Les risques physiques


42

21
La prévention en action (Les dangers thermiques) A retenir sur les dangers thermiques
 Températureréellement ressentie
 Prévention secondaire : la surveillance de la santé Si je travaille dans un environnement avec une température de l’air de 0 °C
• Evaluation de l’état de santé des travailleurs : et une vitesse du vent de 30 Km/h, la température réellement ressentie est
de -7 °C.
dépister des facteurs de risque individuels.  A température équivalente une ambiance humide est plus contraignante
qu’une ambiance sèche.
 La déshydratation augmente la sensation de fatigue.
 Prévention tertiaire : minimiser les conséquences  Indicateur d’hydratation (les urines qui deviennent foncées peuvent être
des atteintes à la santé du fait du travail un indicateur de déshydratation).
 Il faut boire avant d’avoir soif.
• Reclassement/mutation.  Pour se protéger du froid, il est préférable de se couvrir avec plusieurs
couchesde vêtements.
 L’acclimatation à la chaleur et au froid est un facteur primordial de
prévention.

Les risques physiques Les risques physiques


43 44

22

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