0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
176 vues7 pages

Sujets d&#039 Entrainement Janvier 2025

Le document présente quatre sujets d'entraînement littéraire, chacun explorant des thèmes variés tels que l'éducation, l'hospitalité, la liberté et la critique sociale. Rousseau valorise le voyage à pied comme une expérience enrichissante, tandis que Bougainville décrit une société hospitalière et joyeuse. Lahontan et La Boétie interrogent la nature de la liberté et la servitude, soulignant les contradictions des sociétés européennes face à la vie des peuples autochtones.

Transféré par

gabriel.foulani
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats ODT, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
176 vues7 pages

Sujets d&#039 Entrainement Janvier 2025

Le document présente quatre sujets d'entraînement littéraire, chacun explorant des thèmes variés tels que l'éducation, l'hospitalité, la liberté et la critique sociale. Rousseau valorise le voyage à pied comme une expérience enrichissante, tandis que Bougainville décrit une société hospitalière et joyeuse. Lahontan et La Boétie interrogent la nature de la liberté et la servitude, soulignant les contradictions des sociétés européennes face à la vie des peuples autochtones.

Transféré par

gabriel.foulani
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats ODT, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

SUJETS D’ENTRAINEMENT

COMMENTAIRE LITTÉRATURE D’IDÉES

SUJET 1 : Jean-Jacques Rousseau, Émile ou de l’éducation, Livre cinquième (1762).


Dans cette œuvre, l’auteur imagine le personnage d’Émile, un enfant qu’il aurait à élever. Il expose
ainsi les principes qui le guideraient pour lui faire découvrir la vie et le monde.
Je ne conçois qu’une manière de voyager plus agréable que d’aller à cheval ; c’est d’aller
à pied. On part à son moment, on s’arrête à sa volonté, on fait tant et si peu d’exercice
qu’on veut. On observe tout le pays ; on se détourne à droite, à gauche ; on examine tout
ce qui nous flatte ; on s’arrête à tous les points de vue. Aperçois-je une rivière, je la
côtoie ; un bois touffu, je vais sous son ombre ; une grotte, je la visite ; une carrière,
j’examine les minéraux. Partout où je me plais, j’y reste. À l’instant que je m’ennuie, je
m’en vais. Je ne dépends ni des chevaux ni du postillon1. Je n’ai pas besoin de choisir des
chemins tout faits, des routes commodes ; je passe partout où un homme peut passer ; je
vois tout ce qu’un homme peut voir ; et, ne dépendant que de moi-même, je jouis de toute
la liberté dont un homme peut jouir. Si le mauvais temps m’arrête et que l’ennui me gagne,
alors je prends des chevaux. Si je suis las... Mais Émile ne se lasse guère ; il est robuste ;
et pourquoi se lasserait-il ? Il n’est point pressé. S’il s’arrête, comment peut-il s’ennuyer ?
Il porte partout de quoi s’amuser. Il entre chez un maître, il travaille ; il exerce ses bras
pour reposer ses pieds.
Voyager à pied, c’est voyager comme Thalès, Platon et Pythagore 2. J’ai peine à
comprendre comment un philosophe peut se résoudre à voyager autrement, et s’arracher
à l’examen des richesses qu’il foule aux pieds et que la terre prodigue à sa vue. Qui est-ce
qui, aimant un peu l’agriculture, ne veut pas connaître les productions particulières au
climat des lieux qu’il traverse, et
la manière de les cultiver ? Qui est-ce qui, ayant un peu de goût pour l’histoire naturelle,
peut se résoudre à passer un terrain sans l’examiner, un rocher sans l’écorner, des
montagnes sans herboriser, des cailloux sans chercher des fossiles ? Vos philosophes de
ruelles3 étudient l’histoire naturelle dans des cabinets4 ; ils ont des colifichets5 ; ils savent
des noms, et n’ont aucune idée de la nature. Mais le cabinet d’Émile est plus riche que
ceux des rois ; ce cabinet est la terre entière.
Chaque chose y est à sa place : le naturaliste qui en prend soin a rangé le tout dans un
fort bel ordre : Daubenton6 ne ferait pas mieux. Combien de plaisirs différents on
rassemble par cette agréable manière de voyager ! Sans compter la santé qui s’affermit,
l’humeur qui s’égaye. J’ai toujours vu ceux qui voyageaient dans de bonnes voitures bien
douces, rêveurs, tristes, grondants ou souffrants ; et les piétons toujours gais, légers et
contents de tout. Combien le cœur rit quand on approche du gîte ! Combien un repas
grossier paraît savoureux ! Avec quel plaisir on se repose à table ! Quel bon sommeil on
fait dans un mauvais lit ! Quand on ne veut qu’arriver, on peut courir en chaise de poste 7 ;
mais quand on veut voyager, il faut aller à pied.
1 « postillon » : conducteur d’une voiture tirée par des chevaux.
2 Thalès, Platon et Pythagore sont trois philosophes et mathématiciens de la Grèce antique qui sont restés
célèbres pour leur description scientifique de la Terre.
3 « ruelle » : espace compris entre le lit et le mur de la chambre à coucher.
4 « cabinets » : ici, bureaux.
5 « colifichets »: objets décoratifs sans valeur réelle.
6 Daubenton : célèbre naturaliste, c’est-à-dire savant spécialiste de l’étude du vivant.
7 « chaise de poste » : véhicule léger, à deux roues, tiré par un cheval et conçu pour une personne.

SUJET 2 Bougainville, Voyage autour du monde, chapitre 9, 1771


Au vol près, tout se passait de la manière la plus aimable. Chaque jour nos gens se
promenaient dans le pays sans armes, seuls ou par petites bandes. On les invitait à entrer
dans les maisons, on leur y donnait à manger; mais ce n'est pas à une collation légère
que se borne ici la civilité des maîtres de maisons; ils leur offraient des jeunes filles; la
case se remplissait à l'instant d'une foule curieuse d'hommes et de femmes qui faisaient
un cercle autour de l'hôte et de la jeune victime du devoir hospitalier; la terre se jonchait
de feuillage et de fleurs, et des musiciens chantaient aux accords de la flûte un hymne de
jouissance. Vénus est ici la déesse de l'hospitalité, son culte n'y admet point de mystères,
et chaque jouissance est une fête pour la nation. Ils étaient surpris de l'embarras qu'on
témoignait; nos mœurs ont proscrit cette publicité. Toutefois je ne garantirais pas qu'aucun
n'ait vaincu sa répugnance et ne se soit conformé aux usages du pays.
J'ai plusieurs fois été, moi second ou troisième, me promener dans l'intérieur. Je me
croyais transporté dans le jardin d’Eden : nous parcourions une plaine de gazon, couverte
de beaux arbres fruitiers et coupée de petites rivières qui entretiennent une fraîcheur
délicieuse, sans aucun des inconvénients qu'entraîne l'humidité. Un peuple nombreux y
jouit des trésors que la nature verse à pleines mains sur lui. Nous trouvions des troupes
d'hommes et de femmes assises à l'ombre des vergers; tous nous saluaient avec amitié;
ceux que nous rencontrions dans les chemins se rangeaient à côté pour nous laisser
passer; partout nous voyions régner l'hospitalité, le repos, une joie douce et toutes les
apparences du bonheur.
Je fis présent au chef du canton où nous étions d'un couple de dindes et de canards
mâles et femelles; c'était le denier de la veuve. Je lui proposai aussi de faire un jardin à
notre manière et d'y semer différentes graines, proposition qui fut reçue avec joie. En peu
de temps Ereti1 fit préparer et entourer de palissades le terrain qu'avaient choisi nos
jardiniers. Je le fis bêcher; ils admiraient nos outils de jardinage. Ils ont bien aussi autour
de leurs maisons des espèces de potagers garnis de giraumons, de patates, d'ignames et
d'autres racines.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
SUJET 3 : Louis-Armand de Lom d'Arce, baron de Lahontan, Dialogue entre le baron de
Lahontan et un sauvage d'Amérique(nommé Adario) 1703 « Des Lois: Deuxième
entretien »
ADARIO –[...] Quel genre d'hommes sont les Européens ! Quelle sorte de créatures qui
font le bien par force et n'évitent à faire le mal que par la crainte des châtiments ?
Si je te demandais ce que c'est qu'un homme, tu me répondrais que c'est un Français, et
moi je te prouverai que c'est plutôt un castor. Car un homme n'est pas homme à cause
qu'il est planté droit sur ses deux pieds, qu'il sait lire et écrire, et qu'il a mille autres
industries.
J'appelle un homme celui qui a un penchant naturel à faire le bien et qui ne songe jamais
à faire du mal. Tu vois bien que nous n'avons point des juges; pourquoi? parce que nous
n'avons point de querelles ni de procès.
Mais pourquoi n'avons-nous pas de procès? C'est parce que nous ne voulons point
recevoir ni connaître l'argent. Pourquoi est-ce que nous ne voulons pas admettre cet
argent?
C'est parce que nous ne voulons pas de lois, et que depuis que le monde est monde nos
pères ont vécu sans cela. Au reste, il est faux, comme je l'ai déjà dit, que le mot de lois
signifie parmi vous les choses justes et raisonnables, puisque les riches s'en moquent et
qu'il n'y a que les malheureux qui les suivent.
Venons donc à ces lois ou choses raisonnables. Il y a cinquante ans que les gouverneurs
du Canada prétendent que nous soyons sous les lois de leur grand capitaine. Nous nous
contentons de nier notre dépendance de tout autre que du grand Esprit; nous sommes
nés libres et frères unis, aussi grands maîtres les uns que les autres; au lieu que vous
1 Et 2
Peuples indiens du continent américain, originaires du Canada.
êtes tous des esclaves d'un seul homme.
Si nous ne répondons pas que nous prétendons que tous les Français dépendent de
nous, c'est que nous voulons éviter des querelles. Car sur quel droit et sur quelle autorité
fondent-ils cette prétention? Est-ce que nous nous sommes vendus à ce grand capitaine?
Avons-nous été en France vous chercher? C'est vous qui êtes venus ici nous trouver.
Qui vous a donné tous les pays que vous habitez? De quel droit les possédez-vous?
Ils appartiennent aux Algonkins1depuis toujours. Ma foi, mon cher frère, je te plains dans
l'âme. Crois-moi, fais-toi Huron2. Car je vois la différence de ma condition à la tienne. Je
suis maître de mon corps, je dispose de moi-même, je fais ce que je veux, je suis le
premier et le dernier de ma nation ; je ne crains personne et ne dépends uniquement que
du grand Esprit. Au lieu que ton corps et ta vie dépendent de ton grand capitaine ; son
vice-roi dispose de toi, tu ne fais pas ce que tu veux, tu crains voleurs, faux témoins,
assassins, etc.
Tu dépends de mille gens que les emplois ont mis au-dessus de toi. Est-il vrai ou non ?
Sont-ce des choses improbables et invisibles ?
Ha ! mon cher frère, tu vois bien que j'ai raison; cependant, tu aimes encore mieux être
esclave français, que libre Huron. Ah! le bel homme qu'un Français avec ses belles lois,
qui croyant être bien sage est assurément bien fou! puisqu'il demeure dans l'esclavage et
dans la dépendance, pendant que les animaux eux-mêmes jouissant de cette adorable
liberté, ne craignent, comme nous, que des ennemis étrangers.

SUJET 4 : « Le Discours de la servitude volontaire » a été écrit par Etienne de La


Boétie(1530-1563) alors que celui-ci n'avait que 18 ans (1574). Le texte fut édité à titre
posthume.

Pauvres gens misérables, peuples insensés, nations opiniâtres à votre mal et aveugles à
votre bien ! Vous vous laissez enlever sous vos yeux le plus beau et le plus clair de votre
revenu, vous laissez piller vos champs, voler et dépouiller vos maisons des vieux meubles
de vos ancêtres ! Vous vivez de telle sorte que rien n’est plus à vous. Il semble que vous
regarderiez désormais comme un grand bonheur qu’on vous laissât seulement la moitié
de vos biens, de vos familles, de vos vies. Et tous ces dégâts, ces malheurs, cette ruine,
ne vous viennent pas des ennemis, mais certes bien de l’ennemi, de celui-là même que
vous avez fait ce qu’il est, de celui pour qui vous allez si courageusement à la guerre, et
pour la grandeur duquel vous ne refusez pas de vous offrir vous-mêmes à la mort. Ce
maître n’a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n’a le
dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu’il a de plus, ce sont les moyens
que vous lui fournissez pour vous détruire. D’où tire-t-il tous ces yeux qui vous épient, si
ce n’est de vous ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne vous les
emprunte ? Les pieds dont il foule vos cités ne sont-ils pas aussi les vôtres ? A-t-il pouvoir
sur vous, qui ne soit de vous-mêmes ? Comment oserait-il vous assaillir, s’il n’était
d’intelligence avec vous ? Quel mal pourrait-il vous faire, si vous n’étiez les receleurs du
larron qui vous pille, les complices du meurtrier qui vous tue et les traîtres de vous-
mêmes ? Vous semez vos champs pour qu’il les dévaste, vous meublez et remplissez vos
maisons pour fournir ses pilleries, vous élevez vos filles afin qu’il puisse assouvir sa
luxure, vous nourrissez vos enfants pour qu’il en fasse des soldats dans le meilleur des
cas, pour qu’il les mène à la guerre, à la boucherie, qu’il les rende ministres de ses
convoitises et exécuteurs de ses vengeances. Vous vous usez à la peine afin qu’il puisse
se mignarder dans ses délices et se vautrer dans ses sales plaisirs. Vous vous
affaiblissez afin qu’il soit plus fort, et qu’il vous tienne plus rudement la bride plus courte.
Et de tant d’indignités que les bêtes elles-mêmes ne supporteraient pas si elles les
sentaient, vous pourriez vous délivrer si vous essayiez, même pas de vous délivrer,
seulement de le vouloir.
Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. Je ne vous demande pas de le
pousser, de l’ébranler, mais seulement de ne plus le soutenir, et vous le verrez, tel un
grand colosse dont on a brisé la base, fondre sous son poids et se rompre.

COMMENTAIRE POÉSIE

SUJET 1 : Valéry LARBAUD, Les Poésies de A.O. Barnabooth, 1913.


Poète et voyageur du début du XXème siècle, Valéry Larbaud (1881-1957) invente le personnage
d’Archibald Olson Barnabooth, qui partage avec lui le goût des voyages. Larbaud se présente
seulement comme l’éditeur de cet original Américain cosmopolite.

L’ancienne gare de Cahors


Voyageuse ! ô cosmopolite1 ! à présent
Désaffectée, rangée, retirée des affaires.
Un peu en retrait de la voie,
Vieille et rose au milieu des miracles du matin,
Avec ta marquise2 inutile
Tu étends au soleil des collines ton quai vide
(Ce quai qu'autrefois balayait
La robe d'air tourbillonnant des grands express)
Ton quai silencieux au bord d'une prairie,
Avec les portes toujours fermées de tes salles d'attente,
Dont la chaleur de l'été craquèle les volets...
Ô gare qui as vu tant d'adieux,
Tant de départs et tant de retours,
Gare, ô double porte ouverte sur l'immensité charmante
De la Terre, où quelque part doit se trouver la joie de Dieu
Comme une chose inattendue, éblouissante;
Désormais tu reposes et tu goûtes les saisons
Qui reviennent portant la brise ou le soleil, et tes pierres
Connaissent l'éclair froid des lézards; et le chatouillement
Des doigts légers du vent dans l'herbe où sont les rails
Rouges et rugueux de rouille,
Est ton seul visiteur.
L'ébranlement des trains ne te caresse plus :
Ils passent loin de toi sans s'arrêter sur ta pelouse,
Et te laissent à ta paix bucolique3, ô gare enfin tranquille
Au cœur frais de la France.
___________________________________
1
Personne qui voyage à travers le monde sans se fixer, par goût ou par nécessité. 2 Auvent vitré placé
au-dessus de la porte d’entrée, du perron d’un bâtiment, ou au-dessus d’un quai de gare, et qui sert
d’abri.
3
Qui a rapport avec la campagne, la vie simple et paisible des gardiens de troupeaux.

SUJET 2 : René Daumal, « Les dernières paroles du poète », extrait final, Le Contre-ciel,
1936

Et le poète, dans sa prison, se frappait la tête aux murs. Le bruit de tambour étouffé, le
tam-tam funèbre de sa tête contre le mur fut son avant-dernière chanson.
Toute la nuit il essaya de s'arracher du cœur le mot imprononçable. Mais le mot grossissait
dans sa poitrine et l'étouffait et lui montait dans la gorge et tournait toujours dans sa tête
comme un lion en cage.
Il se répétait :
« De toute façon je serai pendu à l'aube. »
Et il recommençait le tam-tam sourd de sa tête contre le mur. Puis il essayait encore :
« Il n'y aurait qu'un mot à dire. Mais ce serait trop simple. Ils diraient :
– Nous savons déjà. Pendez, pendez ce radoteur. »
Ou bien ils diraient :
– Il veut nous arracher à la paix de nos cœurs, à notre seul refuge en ces temps de
malheur. Il veut mettre le doute déchirant dans nos têtes, alors que le fouet de
l'envahisseur nous déchire déjà la peau. Ce ne sont pas des paroles de paix, ce ne sont
pas des paroles faciles à entendre. Pendez, pendez ce malfaiteur !
Et de toute façon je serai pendu.
Que leur dirai-je ?
On entendit des bruits de baïonnettes et d'éperons. Le délai accordé prenait fin. Sur son
cou le poète sentit le chatouillement du chanvre et au creux de l'estomac la patte griffue
de la mort. Et alors, au dernier moment, la parole éclata par sa bouche vociférant :
« Aux armes ! À vos fourches, à vos couteaux,
à vos cailloux, à vos marteaux
vous êtes mille, vous êtes forts,
délivrez-vous, délivrez-moi !
je veux vivre, vivez avec moi !
tuez à coups de faux, tuez à coups de pierre !
Faites que je vive et moi, je vous ferai retrouver la parole ! »
Mais ce fut son premier et dernier poème.

Le peuple était déjà bien trop terrorisé.


Et pour avoir trop balancé pendant sa vie, le poète se balance encore après sa mort.
Sous ses pieds les petits mangeurs de pourriture guettent cette charogne qui mûrit à la
branche. Au-dessus de sa tête tourne son dernier cri, qui n'a personne où se poser.
(Car c'est souvent le sort – ou le tort – des poètes de parler trop tard ou trop tôt.)

DISSERTATION LITTÉRATURE D’IDÉES

Olympe de Gouges, la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne

SUJET 1 : Après la lecture de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne


d'Olympe de Gouges, pensez-vous que littérature et politique fassent bon ménage, qu'une
oeuvre peut être utile pour défendre une thèse ou dénoncer des inégalités ?

SUJET 2 : Après la lecture de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne


d'Olympe de Gouges, selon vous, de quelles ressources dispose la littérature pour mener un
combat contre les inégalités ?
SUJET 3 : « La femme a le droit de monter sur l'échafaud ; elle doit avoir également celui de
monter à la tribune », déclare Olympe de Gouges dans l'article X de la Déclaration des droits
de la femme et de la citoyenne. Selon vous, la littérature est-elle une tribune efficace pour
dénoncer les inégalités ?

SUJET 4 : « Si dans mes réflexions il n'y a point d'énergie, mon sexe m'en justifie ; si mon
style est décousu et diffus, mon trouble est mon excuse », affirme Olympe de Gouges
lorsqu'elle rédige sa Lettre au peuple en 1788. Ce propos vous semble-t-il convaincant pour
qualifier la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne ?
DISSERTATION POÉSIE :

SUJET 1 Dans quelle mesure le jeune Rimbaud qui, dans le recueil de poèmes « Cahiers
de Douai » en 1870, se révolte à travers critiques, satires et prise de libertés poétiques,
reste-t-il attaché à des traditions littéraires ?

Dans quelle mesure Rimbaud en quête de nouveauté qui critique et réinvente a travers les
cahiers de Douai reste-t-il attaché aux traditions littéraires qu’il semble vouloir dépasser ?

INTRO :

En 1870, Arthur Rimbaud écrit « Les cahiers de Douai » qui sont composés de 22
poèmes de l’auteur. Il a vécu une enfance difficile avec un père absent et une mère
exigente ce qui le pousser a se réfugier dans la fugue. Dans ses 22 poèmes, il y exprime
notamment la fugue, l’amour, la religion, la révolte et d’autres thèmes. Les cahiers de
Douai marquent une date importante dans l’histoire de la poésie. En effet, ils sont le
renouveau de la poésie avec une inspiration de la tradition poétique avec de la poésie
moderne de l’auteur.

Nous pouvons donc nous poser comme question : Dans quelle mesure Rimbaud en
quête de nouveauté qui critique et réinvente a travers les cahiers de Douai reste-t-il
attaché aux traditions littéraires qu’il semble vouloir dépasser ?

Nous verrons dans un premier temps comment l’auteur critique la poésie, nous verrons
ensuite comment il réinvente les règles de la poésie, nous terminerons avec comment il
reste tout de même attaché aux traditions littéraires de son époque.

I. Rimbaud critique
a) A Inégalités sociales entre riches / pauvres.

Les effarés pour la critique d’une société inégalitaire. Dans ce poème il met en avant des
enfants vulnérables, les enfants sont soumis a la pauvreté et peuvent rien n’y faire.
Contraste les riches qui sont au chaud et qui gagne de l’argent et les pauvres qui sont
dehors a regarder les riches et qui sont au froid.

I b)

Rimbaud remet également en cause l’ordre religieux et s’inspire de Tartuffe de Molière


pour écrire son sonnet en alexandrin : « Le châtiment de Tartufe ».
Au vers 1 et 2, nous voyons l’hypocrisie de Tartufe entre « tisonnant » et « cœur
amoureux », Tartufe est représenté par une robe noire, symbole de chasteté.
Au vers 3 : « effroyablement doux » une antithèse montre l’étrangeté de Tartufe

I.
Vous répondrez dans un développement organisé, en vous appuyant sur le recueil de
Rimbaud, sur les textes étudiés en classe dans le cadre du parcours associé et sur votre
culture personnelle.

SUJET 2 : Arthur Rimbaud écrit à son professeur Paul Demeny en 1870 «Demandons aux
poètes du nouveau, idées et formes ». Pensez-vous qu’il applique totalement cette
proposition dans le recueil des cahiers de Douai en 1870 ?
Vous répondrez dans un développement organisé, en vous appuyant sur le recueil de
Rimbaud, sur les textes étudiés en classe dans le cadre du parcours associé et sur votre
culture personnelle

SUJET 3 : les poètes souvent s’inspirent de leurs propres expériences pour nourrir leur
écriture. Cela se vérifie-t-il totalement pour Rimbaud, dans les cahiers de Douai en 1870 ?

Vous répondrez dans un développement organisé, en vous appuyant sur le recueil de


Rimbaud, sur les textes étudiés en classe dans le cadre du parcours associé et sur votre
culture personnelle

Vous aimerez peut-être aussi