INTRODUCTION GENERALE
La situation du secteur de l’éducation physique et sportive en
République Centrafricaine(RCA) est alarmante. Le
gouvernement dans sa quête de solution, s’est accordé tout le
recul nécessaire pour prendre la mesure de l’ampleur des défis.
Avec cette démarche, il s’est engagé à mettre en œuvre des
programmes de formation des Maitres d’éducation physique et
sportive en accord avec les initiatives d’assistance mise en
place par la Conférence des Ministres de Jeunesse et des
Sports (CONFEJES) et d’autres partenaires au développement
etc. Il s’agit à travers, le Ministère de la Promotion de la
jeunesse et des sports et L’éducation civique d’élaborer un
programme global des formations des cadres dans le domaine
de L’éducation physique et sportive qui sera la feuille de route
et le cadre de référence des interventions des partenaires, et
créer les conditions nécessaires pour le développement sportif
du secteur de L’éducation physique et sportive dans le pays.
Les défis sont en effet énormes sur le terrain pour
développement éducatif et sportif en RCA. Le pays est enclavé,
immense et faiblement peuplé. Le sport Centrafricain a dans le
passé jouer un rôle important dans l’épanouissement moral,
physique de la jeunesse en milieu scolaire. Il a également
contribué au renforcement de la cohésion sociale, grâce aux
exploits réalisés dans certaines disciplines au plan international.
Malheureusement, compte tenu des difficultés structurelles
pour mobiliser les ressources et la dégradation des conditions
de sa pratique, le sport centrafricain n’est plus en mesure de
remplir sa mission. C’est dans ce cadre qu’il convient
cependant de relancer les activités sportives en milieu scolaire
et de doter le pays en ressources humaines, matérielles,
techniques, en vue de rendre les activités sportives
Centrafricain en milieu scolaire dans sa splendeur d’antan.
A l’issue du concours de recrutement des titulaires de
Baccalauréat ,toutes séries confondues, organisé par Institut
National de la Jeunesse et de Sports, en date des 21,22 et
23Février 2020 , des résultats proclamés , j’ai été retenu admis
parmi les cent(100) candidats déclarés admis à suivre pendant
deux (2)ans la formation des Maitres d’Education physique et
Sportive.
Ce programme de formation organisé par le ministère en
charge de la jeunesse et des sports permettra de développer
des activités éducatives et sportives en milieu scolaire suivant
une pédagogie particulière et une approche non directive selon
laquelle le jeune participe pleinement à son éducation.
Pour mieux cerner notre travail nous allons traiter dans le
premier chapitre, La présentation du cadre institutionnel, le
chapitre deux (2) sera porté sur notre thématique : «Le sport
scolaire : cas du lycée technique SAMBONGA de Bangui », le
chapitre trois (3) nous conduira au stage pratique dans notre
établissement publique.
CHAPITRE I : PRESENTATION DU CADRE
INSTITUTIONNEL
1-1 Historique de la mise en place de
l’Institut de Formation
L’activité physique et sportive a débuté en RCA à l’époque de
l’Oubangui Chari depuis la période de colonisation et enseignée
par les coopérants.
Dès l’accession a l’indépendance en Aout 1960, les autorités
politiques du pays de l’époque ont reconnu l’Importance des
activités des secteurs prioritaires pour le développement du
jeune Etat indépendant .L’éducation physique et sportive ne
saurait être isolée de toute action de développement de
l’activité susceptible de faire émerger ce nouveau pays de
l’Afrique Centrale.
Cette discipline a été instaurée pour la première fois au lycée
Barthélemy BOGANDA, au lycée Marie Jeanne Caron, au collège
des Rapides. Ensuite elle s’est confrontée à des difficultés
d’encadrement, car la majorité du corps enseignant était des
coopérants Français et Russes. A l’époque du pouvoir de
BOKASSA, rares sont des moniteurs d’éducation physique,
cadres nationaux formés à la hâte pour compléter le vide.
Après le départ des coopérants, le gouvernement en 1969 a
pris la décision de former les enseignants cadres nationaux
d’éducation physique et sportive en France, au Cameroun, en
Tunisie pour la formation des maitres et professeurs
d’éducation physique et sportive et un peu plus tard des
inspecteurs de la jeunesse et des sports.
L’accroissement annuel du nombre d’établissements
secondaires ainsi que l’augmentation des élèves dépassaient
vrai semblablement la capacité pédagogique. Ainsi donc le
gouvernement a décidé de la création du Centre National
d’Education physique et sportive par décret n°71/239 du 15 juin
1971 pour la rentrée d’octobre 1971 à Berberati. Par manque
de structures adéquates la première promotion a été
suspendue, pour être ramenée à Bangui en octobre 1974.
L’appellation du Centre National d’Education Physique et
Sportive est devenue Centre National de Jeunesse et Sports en
1989. C’est par décret n°09-04 du 13 février 2009 que
l’Institut National de la Jeunesse et des Sports est crée.
1-2 Situation Géographique/Localisation
L’Institut National de la Jeunesse et des sports (INJS) a pour
siège Bangui, situé dans le première Arrondissement de la ville
de Bangui sur l’avenue des Martyrs en face de l’hôpital
communautaire, à côté de l’Institut Universitaire de Gestion et
des Entreprises et l’Inspection Générale de l’Education
Nationale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
Scientifique et à-côté de camp Beal.
1-3 La Mission de l’Institut
L’Institut National de la Jeunesse et des sports, a pour mission
la formation initiale continue des cadres et le développement
de la recherche dans le domaine de la jeunesse et de sport. Il
assure dans le cadre de ses activités annexes, le
perfectionnement des cadres techniques fédéraux ainsi que des
sportifs de haut niveau.
1-4 Organisation Administrative de l’Institut
L’Institut National de la Jeunesse et des Sports est placée
sous tutelle du Ministère de la Promotion de la Jeunesse,
des Sports et de l’éducation civique il est dirigé par un
Directeur assisté d’un Directeur des études, de deux chefs
de Département, d’un Secrétaire principal, d’une
Secrétaire particulière, d’une Intendante, d’un
bibliothécaire d’un Surveillant général et de deux
veilleurs.
1-5 Le Directeur de l’INJS
Il a pour mission de :
Coordonner, superviser les activités de l’institut ;
Représenter l’Institut dans toutes instances nationales
qu’Internationales ayant les mêmes buts ;
Préparer et exécuter le budget en sa qualité d’ordonnateur
principal, en cas d’absence temporaire le Directeur des
Etudes assure son intérim.
1-6 Le Directeur des Etudes
Il est chargé de :
Préparer la rentrée académique ;
Superviser l’action pédagogique des départements,
Planifier et soumettre à l’appréciation du directeur le
recrutement des enseignants permanents ou non
permanents.
1-7 Les chefs des Départements
Ils sont chargés de :
Coordonner les activités des enseignants de leur
département ;
Elaborer les emplois du temps ;
Résoudre les problèmes pédagogiques de leur
département
Organiser les stages et les examens ;
Contrôler l’effectivité des cours, le respect des heures et
les cahiers de texte ;
Vérifier en conformité et l’exactitude des heures de
vacation.
1-8 Secrétaire principal
Est chargé de :
Réceptionner et enregistrer les courriers arrivés et
départs ;
Assurer la distribution des courriers conformément aux
annotations du Directeur de l’institut ;
Saisir et mettre en forme la correspondance de la
direction ;
Tenir et classer les registres et la documentation de la
direction générale ;
Assurer la transmission des courriers de la direction aux
destinataires respectifs ;
Programmer des audiences du Directeur
1-9 L’intendante
Elle a pour mission de :
Préparer le budget de l’institut ;
Soumettre les comptes à vérification au contrôleur
financier ;
Tenir à jour la comptabilité ;
Gérer les bourses de étudiants la vacation des professeurs
et les salaires du personnel d’appui ;
Gérer les dons et les legs ;
Suivre et gérer les recettes de l’institut ;
Vérifier les infrastructures et équipements
Elaborer et mettre en œuvre les stratégies de mobilisation
des recettes propres à l’Institut ;
Contresigner les documents financiers et les opérations
bancaires avec Directeur
1-10 Le Bibliothécaire
Il a pour mission de :
Proposer une politique de collecte des ouvrages ;
Acquérir et gérer les ouvrages, les manuelles et les
documents pédagogiques ;
Veiller à la protection des documents ;
Centraliser et gérer les publications ;
Tenir à jours les stratégies de fréquentation et les fiches
de prêt des ouvrages.
1-11 Le Surveillant Général
Il a pour tâche de :
Contrôler la présence et l’absence des étudiants et les
professeurs ;
Ressortir par mois les données des présences et
d’absences des étudiants et des professeurs ;
Veiller a la propriété des salles de classes et le nettoyage
de la devanture ;
Veiller sur les matériels sportifs avant les cours ;
Veiller au respect des heures de cours pour tout
malentendu, chevauchement entre les enseignants ;
Rendre la salle des professeurs disponibles.
1-12 Effectif des étudiants
Au début de l’année académique 2020-2021 ; l’effectif était de
cen 150 étudiants dont 100 étudiants en Education physique et
50 en Jeunesse et Animation.
En deuxième année 2020-2021 Jeunesse et Animation 35
étudiants et les Maitres d’Education Physique et Sportive sont
repartis en trois sections
Première section (M2A)=41 étudiants
Deuxième section (M2B)=42 étudiants
Troisième section (M2C)=41 étudiants
Cette troisième promotion compte en définitive 159 étudiants.
1-2-1 Démographie de la Zone
Selon le RGPH2003(1), le 1er Arrondissement compte 7789
habitants soient 1 ,9% de population totale de la ville de
Bangui. Il occupe ainsi le dernier rang sur le plan
démographique par rapport à tous les arrondissements de la
ville de Bangui.
1-2-2 Evolution de la Population
L’évolution de la population du 1 er Arrondissement est lente. En
2003 la population était de 7789 habitants et est estimée en
2006 à 12,565 habitants selon le rapport du bulletin Annuel
d’information sanitaire de la région n°7 pour l’année 2006. En
trois ans la population a augmenté de 732 personnes ce qui est
faible par rapport aux arrondissements de la capitale. Cela est
dû au faible taux d’indice de fécondité des habitants de cet
arrondissement qui ont atteint un niveau aisé, de ne pas faire
beaucoup d’enfants.
1-2-3 Indice de Fécondité
Les informations concernant le taux de natalité dans
l’arrondissement n’étant pas disponible nous avons utilisé
l’indice de fécondité pour expliquer l’accroissement
démographique dans l’arrondissement. Selon le RGPH03, le
niveau de fécondité des femmes âgées de 49ans est l’indice
synthétique de fécondité définissant le nombre moyen d’enfant
à 3,7 enfants par femme dans le 1 erarrondissement. C’est le
taux le plus bas de Bangui. Cela s’explique par le fait que la
grande majorité des habitants sont des intellectuels et ces
catégories de citoyens ne fait pas beaucoup d’enfants pour
mieux les encadrer.
1-2-4 Mortalité
L’information disponible sur la mortalité se limite à l’infantile
(c’est-à-dire enfant de, moins d’un an), juvénile (enfant de 1à 4
ans révolus) evinto-juvénile (enfant du moins de 5ans.)
1-2-5 Végétation et faune
La ville de Bangui en général et le 1 er arrondissement en
particulier était une zone essentiellement forestière. Mais avec
l’explosion démographique de l’espèce animale et la végétation
ont complètement disparu. Les plantes et animaux domestiques
sont presque remplacés les espèces naturelles. Aujourd’hui la
faune et le jardin zoologique ont disparu dans l’arrondissement.
1-2-6 Superficie
Le 1er arrondissement couvre une superficie totale de 8,08 km2.
Situé en pleine vielle, il ne dispose ni de pâturage ni de carrière.
Seul l’élevage domestique, l’agriculture de case se pratiquent
de maniéré rudimentaire et dans un espace restreint.
Le 1er arrondissement est composé de la partie centre-ville et
des anciens quartiers comme le quartier sénégalais, (l’actuel
camp des fonctionnaires), l’école centre-ville, le Relais SICA et
Mavoungou l’actuel zone du Administratif.
La commune de Bangui et plus particulièrement le 1 er
arrondissement regorge le quasi-totalité des activités du
secteur moderne telles que l’administration centrale et tous les
services qui y sont liés, les individus, les commerces, les
grandes infrastructures scolaires et les équipements publics et
privés. Mais avec les crises à répétition des années 1996 à nos
jours, l’arrondissement a perdu de plus en plus de ses
capacités-sociales et économiques.
1-2-7 Les différentes couches sociales et
leur mode de vie
Avant l’arrivée des Européens, le site de Bangui et sa périphérie
étaient occupés par trois ethnies
1. Les Ngbaka Modjobo de long de la rivière Oubangui est la
base Mpoko ce sont les agriculteurs qui faisaient aussi la
pêche sur les rivières ;
2. Les Ali (sous-groupe des Gbayas), sur la ferme entre les
rivières Mbali et Mpoko ;
3. Les Ndris (sous-groupes des Bandas), plus à l’est à
l’intérieur des vallées entres les collines.
L’arrondissement ne dispose pas d’une majorité ethnique. En
fait tous les groupes ethniques se retrouvent dans le
1erarrondissement qui renferme la majorité des personnes
aisées et des expatriés. Les groupes ethniques les plus
importants dans l’arrondissement étaient les Ngbaka, Yakoma,
Banziri et Sango.
1-2-8 Appartenance Religieuse
Des grandes religions chrétiennes prédominent la vie spirituelle
de la population du 1er arrondissement. Il s’agit des groupes
Catholiques (49,2%) et Protestantes (38%). A cela s’ajoute une
minorité des musulmans (1,8%), autres religions (7,8%) et
l’animisme (3,2%)
CHAPITRE II : LE SPORT SCOLAIRE : CAS DU
LYCEE TECHNIQUE SAMBONGA DE BANGUI
2-1 Historiques du sport scolaire
Si l’on sait peu de choses sur le sport des populations
primitives, celles des peuples de Mésopotamie et du Bassin
méditerranéen apparaissent sous deux formes souvent très
liées : l’entrainement militaire et les cultures sacrées la danse
et l’acrobatie caractérisent ce second domaine.
Au repos les guerriers d’Archelle lancent des disques, les
javelots, des tirs à l’arc, cet aspect ludique est caractérisé avec
l’apparition des jeux Olympiques vers 776 avant Jésus Christ.
La pratique sportive organisée est introduite en Gaule par les
Romains qui érigèrent les arénés, stades et hippodromes. Cette
période est marquée par la course des chars, sport Roi de
l’Antique, et les grands spectacles avec les combats des
gladiateurs, et les fauves. La Rome du 2 esiecle prône aussi
l’intérêt de l’activité physique pour le maintien de la santé.
Parmi les sports pratiqués avant la révolution, citons les barres :
fixes et parallèles, la lutte, le tir à l’arc, l’escrime, le pugilat,
course des taureaux, jeu de paume, a l’origine du tennis est
aussi le sport Roi du XIIe au siècle joué d’abord à mains nues,
le battoir a inventé au XIIe siècle la raquette avec cordage
apparue en 1505 devient courante dès 1510.
Au cours de 1561 l’Angleterre l’un des plus grands pays du
monde a marqué l’évènement du sport dans le cadre du
football, du volleyball et le Rugby. Ainsi les Etats Unis
d’Amérique n’étaient pas restés bras croisés avec l’invention
de Basketball. Alors la France était avant tout un pays de
tradition gymnique, d’escrime et plus tard le cyclisme. Le
Handball au Danemark était aussi à cette époque.
2-2 La Fédération Centrafricaine des Sports
Scolaires et Universitaires
Il est créé en République Centrafricaine une Fédération Sportive
dénommée : Fédération Centrafricaine de Sport Scolaire et
Universitaire qui a pour but de :
- Identifier (détecter) les jeunes talents en milieux scolaire
et universitaire ;
- développer et promouvoir les sports dans établissements
scolaires et universitaires ;
- préparer et encadrer les athlètes retenus pour toutes les
compétitions sportives ;
- rapprocher les scolaires et les étudiants et renforcer
l’Unité nationale par l’organisation de fréquentes
rencontres sportives ;
- consolider la paix nationale par la vulgarisation des idéaux
olympiques.
Organisation de la FECASSU
Les organes de décision de la FECASSU sont :
- l’Assemblée Générale ;
- le Bureau fédéral ;
- les Commissions Fédérales ;
- les Secteurs ;
- les Zones de Développement Sportif ;
- les Associations Sportives.
Fonctionnement de la FECASSU
Pour ce travail nous allons nous appesantir sur les délégués qui
sont les animateurs et responsables des secteurs bien
déterminés à savoir :
- le secteur fondamental 1 ;
- le secteur fondamental 2 ;
- le secteur universitaire.
Les secteurs fondamental 1, fondamental 2 et universitaire sont
structurés en zones de développement sportif correspondant au
découpage des localités soit par Arrondissement, soit par
Inspection Scolaire.
Le délégué du secteur coordonne toutes les activités sportives
des zones de développement sportif de sa juridiction.
En collaboration avec les délégués des zones, il établit le
calendrier du championnat du secteur, en assure le suivi et en
informe régulièrement le Bureau fédéral par le biais de la
direction technique.
Les programmes des secteurs doivent recevoir d’abord la
caution du Bureau fédéral avant leur mise en œuvre.
Les zones sont des structures de développement sportif
regroupant plusieurs établissements scolaires d’une juridiction
donnée.
Les zones sont placées sous la responsabilité des délégués de
zones :
- Sous l’autorité du délégué de secteur, le Délégué de zone
organise et anime les sports dans sa juridiction ;
- Il établit le calendrier du championnat scolaire de la zone,
en assure le suivi et en informe régulièrement le délégué
du secteur ;
Les calendriers des zones doivent s’intégrer dans le calendrier
général.
Les secteurs et les zones sont animés par les Educateurs
(Instituteurs) et Instructeurs sportifs (Maitre d’Education
Physique et Sportive, Professeur d’Education Physique et
Sportive, Conseillers Sportifs, etc.…)
2-2-1 Qu’est-ce-que le sport ?
Pierre PARLEBASE(2), définit le sport comme : « une activité
motrice d’effrontément codifiée par des instances sociales et
dont les formes compétitives sont institutionnalisées.»
Le concept de sport est généralement utilisé de maniéré
globalisante pour désigner toute forme physique. Or, il est
utilisé par les spécialistes dans un sens étroit lié au milieu
fédéral et la compétition.
2-2-3 Les activités physiques
C’est l’ensemble des moyens (jeux, disciplines sportives) que
l’éducateur ou une personne utilise pour exercer son influence
sur le corps agissant.
2-2-4 Qu’est-ce-que l’éduction physique ?
Pour la confédération des éducatrices et éducateurs physiques
du Québec(CEEPQ P12)(3) « l’EPS est un champ d’étude et une
profession qui participe au développement de la personne par
la mise en œuvre de pratiques corporelles et de connaissances
s’y rattachant, dans le but de contribuer à son éducation, à sa
santé et à sa qualité de vie dans tous les milieux et pour toute
la vie »
2-3-1 Participation du lycée Technique
SAMBONGA de Bangui au sport scolaire
Compte tenu de la destruction et du vandalisme effectué au
lycée Technique précisément au bureau du sport pendant les
crises militaro-politique de 2012 à 2013 nous ne sommes pas
rentrés en contact avec les archives et les documents traitant
du Sport Scolaire dans les années antérieures.
Mais néanmoins nous avons pu nous entretenir avec les anciens
élèves de cet établissement des années [Link]-ci nous ont
dit que à cette époque leur établissement à participer
activement au Sport Scolaire et comme exemple ils ont
cités l’élève AGUIGO qui a battu le record national des 200m
plat en athlétisme avec 20secondes l’élève TCHETCHOU
Jean Marie qui avait battu le record scolaire de 800m.
En sport collectif le lycée Technique était sorti champion en
Handball avec le meilleur joueur : l’élève KOYAMBOUNOU
Chantal jean Edouard.
Tels sont quelques témoignages nous avons recueilli auprès
des anciens élèves aux des années 1970.
Le lycée Technique SAMBONGA de Bangui pour l’année scolaire
2020-2021 a participé au sport scolaire organisé par la
FECASSU (Fédération Centrafricaine de Sport Scolaire et
Universitaire) ; et a aligné deux 2 disciplines à savoir :
l’Athlétisme et le Football.
En Athlétisme, nous avons engagé des athlètes ci-après :
- En 100m fille : une représentante
- En 200m fille : une représentante
- En 100m garçon : trois représentants
- En 200m garçon : deux représentants
En saut en hauteur le lycée Technique est représenté par une
fille et trois garçons.
Au Lancer de poids le lycée était représenté par deux filles et
quatre garçons.
En sport collectif le lycée Technique a participé seulement au
Football dans la catégorie masculine.
2-3-2 Des performances
Résultats et performances 2020-2021
Noms et prénoms Disciplines Performances Rang
Filles
BAGOUMA Abigaël 100M 14’’24 5eme
BAGOUMA Abigaël 200M 29’’93 3eme
BAYAKOM Anislas Saut en 1,45m 4eme
Hauteur
GRENGBO Lancer de 7,50m 1ere
Christelle Poids
KOUTOU Déborah Lancer de 6,50m 2eme
Poids
Noms et prénoms Disciplines Performances Rang
garçons
NGANAPARA 100M 11’’50 1ere
Maick
ELIAN Nataniel 100M 12’’25 7eme
ZAOUZAOU Éloge 100M 12’25 6eme
ELIAN Nataniel 200M 24’’41 4eme
ZAOUZAOU Éloge 200M 27’’47 9eme
MBOTO-MOUSSA Saut en 1,85m 1ere
Daniel Hauteur
ANGUEZE Saut en 1,65m 5e
Ézéchiel Hauteur
NAMBOKINA Lancer de 12,50m 2eme
Christ poids
GBANDI Destin Lancer de 12,00m 3eme
poids
MAMENEABOLA Lancer de 11,00m 10eme
Kennedy poids
BOMA Dieu-béni Lancer de 10,00 13eme
poids
2-3-3 Difficultés rencontrées
Le lycée Technique SAMBONGA de Bangui avait tous les
matériels qu’il fallait pour participer au sport scolaire, mais
malheureusement il dispose des athlètes peu performants.
Une démotivation de la part des élèves aux séances
d’entraînement et au cours d’EPS;
La majorité des athlètes sont en classe d’examens
La journée de Mercredi dans l’après-midi est utilisée pour
les autres disciplines.
CHAPITRE III : STAGE PRATIQUE
3-1 Stage au lycée Technique SAMBONGA
de Bangui
La deuxième année de formation à l’Institut National de la
Jeunesse et des Sports au titre de l’année 2020-2021 a
commencé par l’affectation de tous les étudiants dans les
lycées publics de Bangui suite à une note de service
N°09/ MJS/DIR/CAB/[Link]/SP.21
Nous sommes au nombre de dix(10) stagiaires affectés au lycée
tectonique SAMBONGA de Bangui, qui se trouve dans le
1erarrondissement.
Nous avons été reçus au bureau du sport par Madame DJALA
Nathalie la coordinatrice et son équipe, ensuite nous étions
présentés au personnels administratifs, à savoir : le Proviseur,
les Censeurs, les surveillants généraux.
Après notre Inspecteur pédagogique, monsieur MBESSA
THIEZAS Achille qui est chargé de notre encadrement sur le
terrain en pédagogie pratique a fait la répartition des classes
entre les stagiaires, pour le une période de trois mois. Selon sa
position à côté du terrain, il observe la conduite d’une leçon
d’EPS de chaque étudiant stagiaire, tout en soulignant les
erreurs relevés après les cours, il contrôle les fiches de
préparation qui comportent quarte parties : la prise en main, la
mise train, partie principale et le retour au calme.)
3-2 L’Organisation et les Différentes
Activités lors du Stage
Le lycée Technique SAMBONGA de Bangui est situé dans le
premier arrondissement et dispose des bâtiments agréables
avec clôture.
Le bureau du sport se trouve derrière la salle de la maçonnerie,
ou se trouve également les installations sportives mais la piste
d’athlétisme n’atteint pas les 400m de dimension.
On m’a confié la classe de 2 nd AB33 avec un effectif de cent
cinq(105) élèves nous avons travaillé chaque Vendredi de 7h à
9h, notre première séance était axée sur le PPG (Préparation
Physique et Généralisé). Après la PPG, notre premier est la
Course de Vitesse, après la leçon enseignée aux élèves, nous
avons procéder à l’évaluation pour se rendre compte si les
apprenants ont bien compris la leçon.
Le mois d’Avril 2021 a connu de perturbations à savoir la
suspension des cours d’EPS dans les établissements y compris
les cours à l’INJS.
Tous les stagiaires étaient sollicités pour les épreuves
physiques et sportives au CAP et BAC Blanc.
Des leçons apprises
- Les élèves étaient disciplinés pendant les cours ;
- nous étions assistés de temps en temps par les
surveillants qui mettaient la discipline
- ce petit temps de stage nous a permis de vaincre le
stress ;
- de combler nos lacunes, en maniant le chronométré, a
tracer l’aire de lancer de poids et d’approfondir notre
connaissance sur le plan administratif et sur la conduite
d’une leçon d’EPS.
Le stage pratique a pris fin au mois de Septembre et nous
avons repris les cours théoriques au niveau de l’Institut National
de la Jeunesse et des Sports(INJS)
3-2-1 Les difficultés rencontrées
Pendant notre stage pratique au lycée Technique SAMBONGA
de Bangui, nous avions confrontés aux problèmes des matériels
tels que : les poids, par rapport à l’effectif des élèves très élevé.
Le lycée, devait disposer d’un nombre suffisant des matériels
pour éviter le chevauchement sur le terrain lors d’une
programmation cyclique.
Nous avons constaté une démotivation de la part des élèves
aux cours d’EPS, cela est dû au comportement néfaste de
certains enseignants des cours théoriques qui ont l’habitude de
sous-estimer l’enseignement d’EPS. Or le rôle de l’enseignant
est de créer des conditions pour que les élèves soient
réellement actifs.
L’établissement n’a pas de l’espace pour construire la piste
d’athlétisme, due à la construction des nouvelles sections de
salles des classes.
L’établissement ne dispose que :
- Deux bacs à saut ;
- Un portique de grimper ;
- Un terrain de Football ;
- Un terrain de Basketball ;
- Un terrain de Volleyball ;
- Un terrain de Handball ;
- Deux engins de poids.
L’enseignement d’Education Physique et Sportive se fait dans
une condition favorable mais de nos jours, on déplore la
condition du travail dans les établissements pour des raisons
suivantes :
Manque des documents pédagogiques sportifs dans la
bibliothèque d’établissement ;
Manque de mini infirmerie scolaire pour les premiers
soins ;
Absence de matériels didactiques (javelot, ballons,
mousse, chronométré, disques, haies, stortings block,
témoins, double décamètre, corde de grimper, sifflet) ;
Non-respect de la libération des Mercredi après-midi pour
sport scolaire ;
Faible participation des élevés au cours d’EPS.
3-2-2 Pour l’INJS
Quand on n’est pas mort, le taux ne quitte pas la gorge. C’est
pour dire que malgré les progrès, les difficultés ne manquent
jamais. C’est pour cela que pendant notre formation depuis la
première année jusqu’à présent le problème de la bourse se
pose avec acquitté. Aussi nous sommes confrontés au manque
d’eau constamment, ce qui nous ennuie énormément après les
cours pratiques.
L’INJS manque énormément des matériels didactiques pour
nous permettre d’apprendre d’avantage :
Pas de livre dans la bibliothèque pour nous facilites les
recherches ;
Manque des matériels Didactiques ;
Manque de restauration à l’INJS ;
Manque de la pharmacie qui est le nerf de la formation ;
Les salles de classes ne sont pas suffisantes ;
Inondation des salles de classe pendant de saison des
pluies.
3-3-1 Des Suggestions
Doter l’établissement en matériel didactique par
l’utilisation effective des 500f d’une part, et d’autre par
l’allocation des subventions d’Etat et des collectivités
territoriales ;
Réserver la journée de Mercredi après-midi pour les
activités culturelles et sportives, afin que chaque élève en
fonction de ses compétences et ses aspirations, pratique
du sport, du théâtre, de la danse, de la chorégraphie et de
la musique.
Affecter des crédits d’entretien et d’équipement sportif au
bureau du sport de l’établissement secondaire général et
technique ;
L’administration de l’établissement se charge pour
construire des nouvelles aires de jeu ou réfectionner des
installations sportives adaptées y compris les matériels ;
Avoir une piste d’athlétique ;
Avoir des potiches de grimper par rapport au nombre de
section ;
Créer une infirmerie scolaire pour secourir les élèves, lors
d’un accident pendant Le cour d’EPS.
3-3-1 Pour L’INJS
La bourse doit être versée chaque trois 3 mois ;
L’INJS doit avoir des livres à la portée des étudiants dans la
Bibliothèque ;
La douche doit être mis à l’état normal ;
L’INJS doit avoir tous les matériaux pour les cours
pratiques ;
Nous souhaiterons que L’INJS ait sa pharmacie ;
L’INJS doit avoir aussi une restauration pour permettre aux
étudiants de récupérer après les cours pratiques ;
Nous souhaiterons que l’administration de l’INJS fonctionne
dans l’attente pour la bonne marche et l’épanouissement
de l’Institut.
CONCLUSION GÉNÉRALE
L’enseignement de l’éducation physique et sportive dans les
Etablissements primaires, secondaires et Techniques est un
acquis fondamental pour les acteurs qui le pratiquent. Car la
jeunesse constitue l’espoir des nations et des peuples
considérés comme socle du développement d’un pays, c’est
pour cette raison que nous devons assurer sa formation et son
éducation sur tout le plan intellectuel, moral et physique.
Privilégier certaines disciplines au détriment d’autres en
particulier l’EPS, constituerait un handicap, une formation
incomplète surtout pour les jeunes scolarisés.
Selon notre constat, dans certaines écoles, collèges et lycée, le
sport scolaire est la seule discipline à être marginalisée. Alors
que le sport scolaire joue un rôle très important dans la
formation complète de l’individu, tant sur le plan santé et
intellectuel. Négliger la santé physique est dangereuse pour
l’individu, encore moins pour les enfants. Cette négligence
entrainera des conséquences néfastes dans la formation de
l’individu. Toute personne est appelée à se servir de son corps
pour être utile dans la vie, parmi les besoins qui l’attendent, la
grande partie nécessite les aptitudes physiques.
Dans plus part des cas vécus, les vieillissements précoces
proviennent de le non pratique des activités physiques. Si dans
nos pays la pratique de sport scolaire est suivie d’une maniéré
rigoureuse, un grand nombre de la population sera apte à
assurer les fonctions qui concourent au développement de ce
pays. L’organisme est une machine aux mécanismes très
délicats et à l’équilibre très menacé. Il est nécessaire que son
entretien se fasse d’une manière régulière pour lui permettre
de préserver son équilibre.
Ainsi pour que l’éducation lui soit bénéfique, l’enfant doit se
sentir équilibré physiquement et mentalement. Car l’enfant a
besoin de la volonté, de loisir, de détente, de l’amour, de l’effort
pour pouvoir s’adapter facilement dans l’amélioration et une
bonne qualité de l’enseignement de l’EPS au sein du système
éducatif Centrafricain.
Le sport scolaire négligé de nos jours ne permet pas aux
centrafricains de se faire découvrir leur jeune âge, c’est à
travers les compétitions scolaires et universitaires que
s’acquièrent les différentes vertus sportives pour former les
principes de base de l’éducation qui contribuera à l’éclatement
d’homme équilibré pour la société de demain.
ANNEXES
Façade de l’Institut National de la Jeunesse et des Sports
Bâtiment Administratif
Salle de classe
Les installations sportives de l’INJS
Terrain de Handball Terrain de Basketball
Terrain de volleyball Terrain de Football
Piste d’athlétisme
Les installations Sportive de Lycée Technique
SAMBONGA de Bangui
Le Lycée Technique
Bureau du Sport
Terrain de Handball Terrain de Basketball
Sautoir Terrain de Football