Code Pratique Ohada
Code Pratique Ohada
ern
ati
on
al.
sc
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lar
vo
x.c
om
:FU
PA
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6:1
14
.4.
.68
54
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33
36
88
5:8
69
93
73
:76
PA
:FU
om
x.c
vo
lar
ho
sc
al.
on
ati
ern
int
ISBN : 978-2-36893-238-4
OHADA
2
71
94
26
50
6:1
14
.4.
.68
54
0:1
33
36
88
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69
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73
:76
PA
:FU
om
x.c
vo
lar
ho
sc
al.
on
ati
et Règlements annotés
Corinne BOISMAIN
Maître de conférences à l’Université de Lorraine
2
juridiques du Barreau de Washington, D.C.
71
94
au titre de la jurisprudence de Common Law
26
50
6:1
et
14
.4.
.68
54
Harith AL-DABBAGH
Professeur adjoint à l’université de Montréal 0:1
33
36
Auteur du Mémento Francis Lefebvre Droit commercial et coauteur du Mémento Sociétés commerciales,
:FU
Prix Charles Aubert 2003) a dirigé les précédentes éditions du présent ouvrage.
x.c
vo
lar
ho
sc
al.
PREFACE
.........................................................
L’Afrique étant annoncée de toutes parts comme le continent du XXIe siècle, ses ressources
juridiques doivent être à l’unisson.
Elle ne pourra donc participer aux échanges économiques mondiaux et s’affirmer dans le
concert des Nations sans un droit lui offrant des moyens adéquats de sécuriser ses échanges
à la hauteur de ses besoins.
La législation OHADA, qui est progressivement mise à jour, tend à répondre à cette condi-
tion pour les dix-sept pays, majoritairement francophones, qui y ont adhéré. En l’état des
éléments dont disposent les acteurs et les juristes impliqués dans la vie des affaires des
pays concernés, elle est essentiellement servie par la présentation documentaire de la juris-
2
71
prudence des juridictions de ces pays et de la Cour commune de justice et d’arbitrage. Or,
94
26
un lien entre ces décisions et les textes auxquels elles se rapportent rendrait plus pratique
50
6:1
leur utilisation et éclairerait davantage la signification des dispositions qu’elles appliquent.
14
.4.
.68
Dès 2008, l’IDEF, convaincu de ce besoin, a entrepris d’y répondre en illustrant les textes
54
du Traité OHADA, des actes uniformes et des règlements de la Cour commune de justice 0:1
33
36
et d’arbitrage par des annotations rendant compte des décisions de justice qui ont fixé leur
88
5:8
sens effectif et aussi de celles venues d’ailleurs susceptibles de donner conscience de leur
69
place dans le concert des jurisprudences issues d’autres sources. Il a ainsi mis en ligne le
93
73
Depuis, sensible aux observations, entendues de-ci de-là, selon lesquelles dans les pays
om
x.c
L’accueil réservé à la première édition étant venu confirmer ces observations, nous sommes
on
ati
ern
heureux de vous présenter la mise à jour d’une nouvelle édition enrichie de plus de déci-
int
sions.
Nous remercions spécialement Jimmy KODO d’avoir pris en charge cette tâche, ainsi que
Corinne BOISMAIN qui s’est chargée de la jurisprudence américaine.
AVANT-PROPOS
.........................................................
« C’est la jurisprudence qui constitue la matière première sur laquelle doivent s’exercer nos recherches ;
le droit est tel qu’elle le comprend et l’aménage, les documents législatifs n’étant que des matériaux
dont l’assemblage et la mise en œuvre lui sont confiés »
(Louis Josserand, Cours de droit civil positif, 1re éd., 1930, préface, n° 1).
Il réunit, sous chacun des articles constituant les dispositions édictées par l’Organisation
2
71
pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires, désormais unanimement connue
94
26
par le sigle « OHADA », des annotations tirées de diverses décisions de justice faisant appli-
50
6:1
cation de ces textes ou susceptibles de les illustrer.
14
.4.
.68
Ces annotations ont été rédigées, sous la direction du secrétaire général de l’Institut, le
54
professeur Barthélemy Mercadal avec le concours de Jimmy Kodo, par : 0:1
33
36
pour l’Irak ;
69
93
Sous les textes, lorsqu’il y a lieu, figure une rubrique « Jurisprudence OHADA » rapportant
les décisions rendues par les juridictions des dix-sept pays liés par le traité de l’OHADA
et/ou une rubrique « Jurisprudence comparée », qui présentent des décisions originaires
des juridictions de divers pays, présentées dans un ordre alphabétique, en rapport avec le
texte de l’OHADA susceptible d’être concerné.
Ainsi conçu, le présent Code apporte à tout juriste ayant, que ce soit à titre de juge,
d’avocat, de professeur, de chercheur ou d’étudiant, à appliquer ou à utiliser la législation
OHADA, près de trois mille références l’ayant directement mise en œuvre, y compris par
les juridictions anglophones et de tradition de common law du Cameroun.
Il pourra aussi confronter ces décisions avec celles rendues par les juridictions de droit civil,
notamment celles rendues en Belgique, au Canada (spécialement Province de Québec), en
France, au Luxembourg et dans les pays du Maghreb et du Proche-Orient dont la législation
est la plus proche de celle de l’OHADA.
– des repères pour juger, trouver des arguments pour plaider, des informations pour
documenter ses cours, pour s’instruire ou pour alimenter ses recherches, soit autant
de ressources permettant la pratique d’un droit comparé par les jurisprudences compa-
rées ;
– le moyen d’apprécier la valeur théorique et pratique de la jurisprudence OHADA, dont
les applications comparables à celles d’autres pays attestent de sa concordance avec
les besoins actuels de la vie des affaires ;
– la preuve de l’émergence de cette jurisprudence dans le concert des échanges interna-
tionaux qui la fait affleurer devant les juridictions d’autres pays (pour un exemple,
Cass. 1re civ. 28 mars 2013 : n° 11-23.801 et 11-25.123 ; Rev. arb. 2013.411 note
C. Debourg) ;
– la mesure du parallélisme, en particulier, des solutions rendues aux Etats-Unis avec
celles issues des pays civilistes (voir C. Boismain, « Réponses aux critiques de Doing
2
Business : le juge français face au juge américain », Gazette du Palais des 26 et 27 juil-
71
94
let 2013, p. 17) ;
26
50
– le sentiment qu’il existe une réelle communauté juridique civiliste au sens où il est
6:1
14
habituel de le dire de la communauté juridique de common law (voir Horatia Muir
.4.
.68
Watt, « L’immunité souveraine et les fonds “vautour” », Revue critique de D.I.P.,
54
789 2012 04 28-03-2013, p. 789) ; les décisions des pays civilistes retiennent des 0:1
33
36
juges qui se réfèrent parfois les uns aux autres, allant jusqu’à se citer (voir sur l’attitude
69
93
çais, Recherche sur les travaux préparatoires des arrêts, sous la direction de P. Deumier,
PA
spécialement, p. 199) ;
:FU
om
ainsi constater par lui-même que « l’herbe n’est pas plus verte ailleurs », ce qui ne
lar
ho
Jimmy KODO
int
8
ABREVIATIONS ET SIGLES
.........................................................
A
Adm. Administrative
Al. Alinéa
Arr. Arrêt
Art. Article
ASECNA Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar
AU Acte uniforme
AUA Acte uniforme relatif à l’arbitrage
AUCTMR Acte uniforme relatif aux contrats de transport de marchandises par route
AUDCG Acte uniforme relatif au droit commercial général
AUHCE Acte uniforme portant organisation et harmonisation des comptabilités des entre-
2
71
94
prises
26
50
AUPCAP Acte uniforme portant organisation des procédures collectives d’apurement du passif
6:1
14
AUPSRVE Acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et
.4.
des voies d’exécution
.68
54
AUS Acte uniforme portant organisation des sûretés 33
0:1
AUSC Acte uniforme relatif au droit des sociétés coopératives
36
88
AUSCGIE Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt
5:8
69
économique
93
73
:76
PA
B
:FU
C
int
C. Cour
CA Cour d’appel
Cass. Cassation
Cass. féd. Cour de cassation fédérale
CCJA Cour commune de justice et d’arbitrage
Ch. Chambre
CE Conseil d’Etat
CEDEAO/ECOWAS Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest
CEMAC Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale
CFA Communauté financière d’Afrique (Franc FCA)
CIMA Conférence interafricaine des marchés d’assurance
Civ. Civil(e)
CJCE ou CJUE Cour de justice des communautés européennes ou de l’Union européenne
COCC Code des obligations civiles et commerciales
Com. Commerciale
Cons. const. Conseil constitutionnel
Corr. Correctionnel(le)
COO Code suisse des obligations
COOP-CA Société coopérative avec conseil d’administration
CPC Code de procédure civile
Code Annoté de l’OHADA 9
Crim. Criminel(le)
C. sup. Cour suprême
D
D. Recueil Dalloz
Déc. Décision
E
Ed. Edition
EPIC Etablissement public à caractère industriel
Epse Epouse
E.R.SU.MA. Ecole régionale supérieure de la magistrature
Esp. Espèce
Ets. Etablissement
2
71
94
26
F
50
6:1
FB, FS-PB, FS-P + B
14
.4.
=I Indiquent qu’un arrêt est publié au bulletin des arrêts de la Cour de cassation de France
.68
et peut être consulté, en interrogeant par le numéro de pourvoi, le site Légifrance.
54
FD 0:1
Indique qu’un arrêt n’est pas publié au bulletin des arrêts de la Cour de cassation de
33
36
France, mais peut être consulté en interrogeant par le numéro de pourvoi, le site
88
5:8
Légifrance
69
93
73
G
:76
PA
I
ho
sc
J
int
M
MDC Mémento Pratique Francis Lefebvre, Droit Commercial
O
Obs. Observation(s)
OHADA Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires
OHADATA Référence des publications sur le site www.ohada.com, suivi du numéro
OHADATA D Référence des articles de doctrine sur le site www.ohada.com, suivi du numéro
OHADATA J Référence des décisions sur le site www.ohada.com, suivie du numéro
10 Abreviations et sigles
Ord. Ordonnance
Ord. Réf. Ordonnance de référés
P
PDG Président directeur général
R
RCCM Registre du commerce et du crédit mobilier
RCS Registre du commerce et des sociétés
Rec. Recueil
Réf. Référé(s)
Règl. Arb. CCJA Règlement d’arbitrage de la Cour commune de justice et d’arbitrage
Règl. Proc. CCJA Règlement de procédure de la Cour commune de justice et d’arbitrage
Rev. dr. uniforme Revue de droit uniforme
2
71
94
RJDA Revue de jurisprudence de droit des affaires Francis Lefebvre
26
50
RJS Revue de jurisprudence sociale Francis Lefebvre
6:1
14
.4.
S
.68
54
SA Société anonyme
0:1
33
SAS Société par action simplifiée
36
88
Sect. Section
om
x.c
SP Société en participation
ho
sc
Sté Société
ati
ern
int
T
TA Tribunal administratif
TA Tribunal arbitral
T. com. Tribunal de commerce ou commercial selon les pays
TGI Tribunal de grande instance
TI Tribunal d’instance
TPI Tribunal de première instance
TR Tribunal régional
Transidit Revue de l’institut du droit international des transports
TRHC Tribunal régional hors classe
Trib. féd. Tribunal fédéral
TS Tribunal de section
U
UA Union africaine
UEMOA Union monétaire ouest-africaine
UNIDA Association pour l’unification du droit en Afrique
Z
ZACA Zone d’activité commerciale et administrative
11
PLAN GENERAL
.........................................................
2
71
94
Procédures collectives : Acte uniforme portant organisation des procédures collectives
26
d’apurement du passif (AUPCAP) ............................................................................................. p. 519
50
6:1
Recouvrement : Acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées
14
.4.
de recouvrement et des voies d’exécution (AUPSRVE) ............................................................... p. 705
.68
Sociétés commerciales : Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales
54
et du groupement d’intérêt économique (AUSCGIE) ................................................................. 0:1 p. 1051
33
36
Sociétés coopératives : Acte uniforme relatif au droit des sociétés coopératives (AUSC) ............ p. 1553
88
Sûretés : Acte uniforme portant organisation des sûretés (AUS) ................................................ p. 1629
5:8
69
• Partie I •
om
x.c
vo
.................................................
sc
al.
on
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int
int
ern
ati
on
al.
sc
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vo
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om
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PA
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.4.
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2
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6:1
14
.4.
.68
54
0:1
33
36
88
5:8
69
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73
:76
PA
:FU
Traité OHADA
om
x.c
vo
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.................................................................................
ern
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on
al.
sc
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vo
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om
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PA
:76
73
93
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5:8
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36
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0:1
54
.68
.4.
14
6:1
50
26
94
71
2
Traité OHADA Art. 1 17
• Titre I •
. . . . . . . . . . . . . . . .DISPOSITIONS
. . . . . . . . . . . . . GENERALES
..........................
Art. 1 Le présent traité a pour objet l’harmonisation du droit des affaires dans
les Etats-parties par l’élaboration et l’adoption de règles communes simples,
modernes et adaptées à la situation de leurs économies, par la mise en œuvre de
procédures judiciaires appropriées, et par l’encouragement au recours, à l’arbitrage
pour le règlement des différends contractuels.
Il a été jugé, par une juridiction du Cameroun anglo- Ltd (AZICCUL), Hight Court of Mezam Holden in
phone, que l’intention du législateur du Traité Bamenda, Suit no HCB/287M/2012 of 15 October
OHADA étant la création d’une stabilité écono- 2012).
mique, les tribunaux doivent en assurer l’application Obs. : cette décision rendue en application de
2
71
au risque d’entraîner une instabilité économique l’AUSC (sociétés coopératives) ne vise pas spécifi-
94
26
(Tangi Simon Tacho & Ors (Suing as Board of Direc- quement l’art. 1 du Traité OHADA. Mais elle traduit
50
tors (BOD) Members of Azire Cooperative Credit bien l’état d’esprit avec lequel les juridictions de
6:1
14
Union LTD AZICCUL) v. Bih Judith Tabifor (Sued as tout l’espace OHADA devraient mettre en œuvre
.4.
.68
President of Board of Directors (BOD) of Azire Cope- cette nouvelle législation. Et elle a le mérite de
54
rative Credit Union (Azire Cooperative Credit Union provenir d’une juridiction de Common Law.
33
36
0:1
88
Art. 2 Pour l’application du présent traité, entrent dans le domaine du droit des
5:8
69
affaires l’ensemble des règles relatives au droit des sociétés et au statut juridique
93
73
des commerçants, au recouvrement des créances, aux sûretés et aux voies d’exécu-
:76
PA
et des transports, et toute autre matière que le Conseil des Ministres déciderait, à
vo
lar
de l’article 8.
al.
on
ati
ern
int
Art. 3 [mod.] La réalisation des tâches prévues au présent Traité est assurée par
une organisation dénommée Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit
des Affaires (OHADA).
L’OHADA comprend la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement, le Conseil
des Ministres, la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage et le Secrétariat
Permanent.
Le siège de l’OHADA est fixé à Yaoundé en République du Cameroun. Il peut être
transféré en tout autre lieu sur décision de la Conférence des Chefs d’Etat et de
Gouvernement.
Art. 4 [mod.] Des règlements pour l’application du présent Traité et des déci-
sions seront pris, chaque fois que de besoin, par le Conseil des Ministres, à la majo-
rité absolue.
18 Art. 5 Traité OHADA
• Titre II •
. . . . . . . . . . . . . . . . . .LES
. . . ACTES
. . . . . . .UNIFORMES
...........................
Art. 5 Les actes pris pour l’adoption des règles communes prévues à l’article
premier du présent traité sont qualifiés « actes uniformes ».
Les actes uniformes peuvent inclure des dispositions d’incrimination pénale.
Les Etats-parties s’engagent à déterminer les sanctions pénales encourues.
Art. 6 Les Actes uniformes sont préparés par le Secrétariat Permanent en concer-
tation avec les gouvernements des Etats-parties. Ils sont délibérés et adoptés par le
Conseil des Ministres après avis de la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage.
2
71
Art. 7 [mod.] Les projets d’Actes uniformes sont communiqués par le Secrétariat
94
26
Permanent aux Gouvernements des Etats-parties, qui disposent d’un délai de quatre-
50
6:1
vingt-dix jours à compter de la date de la réception de cette communication pour
14
.4.
faire parvenir au Secrétariat Permanent leurs observations écrites.
.68
54
Toutefois, le délai prévu à l’alinéa premier peut être prorogé d’une durée équiva- 33
0:1
lente en fonction des circonstances et de la nature du texte à adopter, à la diligence
36
88
du Secrétariat Permanent.
5:8
69
mis pour avis par ce dernier à la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage. La Cour
:FU
donne son avis dans un délai de soixante jours à compter de la date de la réception
om
x.c
de la demande de consultation.
vo
lar
Art. 8 L’adoption des Actes uniformes par le Conseil des Ministres requiert l’una-
nimité des représentants des Etats-parties présents et votants.
L’adoption des Actes uniformes n’est valable que si les deux tiers au moins des
Etats-parties sont représentés.
L’abstention ne fait pas obstacle à l’adoption des Actes uniformes.
Art. 9 [mod.] Les Actes uniformes sont publiés au Journal officiel de l’OHADA
par le Secrétariat Permanent dans les soixante jours suivant leur adoption. Ils sont
applicables quatre-vingt-dix jours après cette publication, sauf modalités particu-
lières d’entrée en vigueur prévues par les Actes uniformes.
Ils sont également publiés dans les Etats-parties, au Journal officiel ou par tout
autre moyen approprié. Cette formalité n’a aucune incidence sur l’entrée en vigueur
des Actes uniformes.
I. Entrée en vigueur de l’AUDCG de l’AUDCG n’indique les actes de commerce
auxquels elle s’applique. Cependant, conformément
A. Application aux actes postérieurs aux principes généraux du droit, une loi nouvelle ne
à l’entrée en vigueur s’applique que pour l’avenir. Il s’en induit que les
Alors que l’AUSCGIE, l’AUS, l’AUPSRVE, l’AUPCAP dispositions de l’AUDCG ne peuvent s’appliquer
ne s’appliquent qu’aux actes et procédures interve- qu’aux actes et/ou contrats conclus après sa mise en
nus après leur entrée en vigueur, aucune disposition vigueur, c’est-à-dire à partir du 1er janvier 1998 (CA
Traité OHADA Art. 9 [mod.] 19
Cotonou, no 21/2000, 27-1-2000 : Sté S.C.O., Agent reconduction pour se muer en contrat à durée indéter-
judiciaire du Trésor c./ Sté Groupe MYC International minée, avant de lui appliquer les dispositions de
SARL, Ferdinand AHO et al ; OHADA : Jurisprudences l’AUDCG relatives à la contestation du congé et l’indem-
nationales. Ed. BENIN CONSULTING GROUP, Coto- nité d’éviction, voir : CCJA, no 041/2009, 30-6-2009 :
nou (Bénin) : 2004, p. 5, 1BJ3 ; Ohadata J-06-67). K. A. c./ A. B. née T. E. A., Recueil de Jurisprudence
Dans le même sens, retenant que : no 13, janvier-juin 2009, p. 109, Ohadata J-10-79, à
• l’AUPCAP est inapplicable à une procédure collec- propos d’un bail portant sur l’exploitation d’un pressing.
tive ouverte à une date antérieure à son entrée en Obs. : la présente décision de la CCJA rend
vigueur – le 19 mai 1998 – (CCJA, no 027/2007, caduc l’arrêt de la cour d’appel de Cotonou (CA
19-7-2007 : SCI DAKAR INVEST et SCI DAKAR Cotonou no 21/2000, 27-1-2000 précité).
CENTENAIRE c./ 1o/ Sté BERNABE SENEGAL, 2o/ I. N. L’application de l’AUPSRVE à une assignation datant
ès qualités de syndic de la liquidation de la Société du 16 juillet 2001 et relative à la vente judiciaire d’un
SENEMATEL, 3o/ Etat du SENEGAL, 4o/ C. T. N., immeuble résulte de l’article 9 du Traité institutif de
Recueil de Jurisprudence no 10, juil.-déc. 2007, l’OHADA et non d’un choix du juge d’appel. L’objet
p. 40, Ohadata J-08-246) ; du contentieux étant la vente de l’immeuble et non
2
• l’AUDCG n’est pas applicable à un contrat de bail une revendication de propriété, l’application de l’Acte
71
94
commercial signé en 1986 pour une durée de 15 ans uniforme rend superfétatoire la réponse à l’irrecevabi-
26
50
avec tacite reconduction. Il en résulte que son renou- lité fondée sur une disposition nationale (CCJA, Ass.
6:1
vellement n’obéit pas aux dispositions de l’article 92 plén., no 048, 23-4-2014 ; P no 047/2009/PC du
14
.4.
de l’AUDCG relatives au renouvellement et en cas du 30-4-2009 : BASSIROU IBO c/ YACOUBA KODAKO,
.68
54
non-respect du délai de préavis de six mois prévu au NAHOUM Chaïbou, Ohadata J-15-139).
0:1
contrat, le contrat est reconduit. L’AUDCG ne peut
33
H. S. c./ A. K. T., Ohadata J-10-165 ; CCJA, Il résulte de l’article 10 du Traité OHADA que les Actes
93
73
no 038/2007, 22-11-2007 : E. K., M. C. Chérif, K. A. C. uniformes sont, dès leur entrée en vigueur, appli-
:76
PA
c./ Société Union Africaine, Recueil de Jurisprudence cables aux affaires en cours. Dès lors, c’est à bon droit
:FU
no 10, juil.-déc. 2007, p. 8, Ohadata J-08-240) ; que la cour en fait application dans l’arrêt querellé
om
nal pris en vertu de l’article 51 de l’AUPSRVE a été TENDRON QUINCAILLERIE, F. AHO et al. ; OHADA :
lar
ho
rejetée relativement à une procédure antérieure à son Jurisprudences nationales. Ed. Benin Consulting
sc
al.
entrée en vigueur (CCJA, Ass. plén., no 085, 20-11- Group, Cotonou (Bénin) : 2004, p. 9, 1TD17).
on
ati
2013 ; P no 052/2010/PC du 2-6-2010 : SOCIETE Obs. : cette décision, qui a été rendue en applica-
ern
GENERALE TCHAD dite SGT SA c/ El HADJ SANY tion de l’article 10 du traité(voir ci-après), semble
int
OUSMANE, Recueil de jurisprudence no 20, Vol. 1, affirmer l’applicabilité directe des Actes uniformes
jan.-déc. 2013, p. 125-127, Ohadata J-15-23). aux affaires en cours, même si elles ont été intro-
Mais il a été jugé : duites avant cette entrée en vigueur. A titre de
– qu’un contrat de représentation conclu en 1994 comparaison, il a été jugé en France que les traités
pour une période d’un an renouvelable par tacite peuvent déroger au principe de la non-rétroacti-
reconduction est régi par l’AUDCG car, bien qu’ayant vité de la loi nouvelle (Cass. civ. 16-2-1965 : Clunet
été conclu avant l’entrée en vigueur de cet acte 1965.629, note Level) ; et concernant le droit
uniforme, son exécution s’est poursuivie quand ledit communautaire de l’Union européenne, un acte
Acte uniforme est entré en vigueur. Il en résulte que communautaire n’a en principe, pas d’effet avant
c’est l’article 18 de l’AUDCG qui est applicable en sa publication, lorsqu’il établit une règle de fond,
l’espèce pour déterminer les modalités de prescrip- sauf s’il ressort clairement de ses termes, finalités
tion de l’action (CA Lomé (Togo), no 070/09, 21-4- ou économie qu’un effet rétroactif doit lui être
2009 : Sté FAN MILK SA Laiterie internationale c./ attribué ; par contre, lorsqu’il pose une règle de
A. K., Ohadata J-10-223) ; procédure, il est applicable à tous les litiges
– que la résiliation judiciaire d’un bail signé le 26 pendants au moment ou il entre en vigueur (TPICE
février 1985 et l’expulsion subséquente sont régies 28-1-2004, aff. 180/01 : Rec. II-369).
par l’AUDCG, dès lors que la procédure de résiliation L’AUDCG est applicable à la rupture de baux
a été engagée après l’entrée en vigueur de l’AUDCG commerciaux (abritant des kiosques) conclus avant
(CA Lomé (Togo), ch. civ., no 016/10, 28-1-2010 : son entrée en vigueur, dès lors que la notification de
K. K. M. c./ A. E. A., Ohadata J-11-99). ladite rupture a été faite après l’entrée en vigueur. Il
Sur une décision de la CCJA qui a reconnu implicitement s’ensuit que c’est en application des dispositions
qu’un bail commercial signé le 31 décembre 1980, dudit Acte uniforme que la procédure de résiliation
d’une durée d’un an, avait été renouvelé par tacite doit être faite conformément à l’article 10 du Traité
20 Art. 10 Traité OHADA
OHADA (CCJA, 1re ch., no 40, 10-6-2010 : K c./ 1 – vigueur immédiate (CA du Centre (Cameroun),
Agence judiciaire de l’Etat de Guinée ; 2 – N ; 3 – K., no 333/Civ., 2-8-2002 : K. P. E. c./ H. M., Ohadata
Le Juris-Ohada, no 4/2010, oct.-déc., p. 28, Ohadata J-04-470).
J-11-84, J-12-37). Obs. : la cour d’appel a rendu cette décision sur
............................................. le fondement de l’applicabilité directe des Actes
II. Caractère inopérant uniformes en visant l’article 10 du Traité OHADA.
de la publication des Actes Cette jurisprudence a été confirmée par la
uniformes au J.O. d’un Etat-partie version révisée du Traité OHADA déjà en vigueur
sur leur entrée en vigueur et qui la reprend intégralement dans l’article 9
al.1.
La publication des Actes uniformes au journal officiel
d’un Etat-partie est sans influence sur leur entrée en
2
ou postérieure.
71
94
26
50
I. Effets de l’entrée en vigueur cette procédure était régie par les articles 153 à 172
6:1
des Actes uniformes de l’AUPSRVE, dès lors qu’à la date à laquelle la saisie-
14
.4.
attribution a été pratiquée, cet Acte uniforme était
.68
Caractère obligatoire. A compter de son entrée en
54
entré en vigueur, avait déjà intégré l’ordonnancement
vigueur, tout Acte uniforme de l’OHADA s’intègre 0:1
juridique de la République Togolaise, et était de ce
33
dans l’ordonnancement juridique interne des Etats
36
FTOUNI, 3) OMAÏS TOUFIC et 4) Sté CAFCACI, des dispositions légales de droit interne exigeant un
:FU
s’applique sur l’ensemble du territoire des Etats l’instance ayant été introduite depuis 1993, il est
on
ati
parties, sans distinction (CCJA, Ass. plén., Avis no 002, constant que le Traité OHADA, qui est entré en
ern
J-02-128, note anonyme ; confirmée par la CCJA, no 005, 30-1-2014 ; P no 109/2010/PC du 8-12-
no 002, 11-10-2001, Ohadata J-02-06). 2010 : Lambert Patrick Dominique Marcel c/ NGUELE
Voir l’art. 9 de l’AUPSRVE. Myrys Fleur, Ohadata J-15-96).
Il s’infère des dispositions combinées de ces deux De même :
textes, que la portée abrogatoire des Actes – c’est l’AUPSRVE lui-même qui, en son sein,
uniformes implique que les dispositions de droit comporte les limites relatives à l’injonction de payer,
national portant sur le même objet que lesdits Actes de délivrer ou de restituer, par la faculté ouverte en
uniformes, ou qui leur sont contraires, soient abro- ses articles 1er et 19. C’est donc à tort que la viola-
gées au profit des seules dispositions du droit tion, notamment d’une disposition du Code national
uniforme. C’est ainsi que par exemple, seul l’article de procédure civile, est invoquée pour critiquer l’ar-
30 de l’AUPSRVE est désormais applicable en rêt rendu en matière d’injonction (CCJA, Ass. plén.,
matière d’immunité d’exécution des entreprises no 052, 23-4-2014 ; P no 079/2011/PC du 19-9-
publiques, au détriment de dispositions nationales 2011 : Banque Sahélo-Saharienne pour l’Investisse-
contraires (CCJA, no 043/2005, 7-7-2005 : A. Y. c./ ment et le Commerce (BSIC) c/ 1) Société Robert
Sté TOGO TELECOM, recueil de Jurisprudence de la PINCHOU S.A, 2) Société HAWA Sarl, Ohadata J-15-
2
143) ;
71
CCJA, no 6, juin-décembre 2005, p. 25.- Le Juris-
94
Ohada no 1/2006, p. 8. Voir obs. Filiga Michel Sawa- – c’est en violation des articles 10 du traité OHADA
26
50
dogo, Ohadata D-07-16 ; Ohadata J-06-32). et 336 de l’AUPSRVE qu’un juge s’est basé sur une
6:1
14
Obs. : voir sous les art. 30 et 336 de l’AUPSRVE. disposition nationale (en l’espèce, les articles 47 et
.4.
48 du décret no 95/34 du 24-2-1995 portant statut
.68
Dans le même sens et jugeant que les Actes
54
uniformes étant directement applicables dès leur et organisation de la profession de notaire du Came-
0:1
roun) pour annuler une procédure de saisie immobi-
33
entrée en vigueur, il y a lieu d’écarter l’application
36
• en matière de délai d’ajournement au profit des définitivement intégré l’ordre juridique interne de
69
93
dispositions de l’AUPSRVE dont l’article 10 a prévu l’Etat concerné ; cassation de l’arrêt (CCJA, Ass.
73
payer (CA Zinder (Niger), no 27, 27-4-2006 : Sté 2-8-2007 : Banque Internationale du Cameroun
:FU
194) ;
sc
.............................................
al. 1 de l’AUA selon lequel cet Acte uniforme tient
lieu de loi relative à l’arbitrage dans les Etats-parties. III. Caractère supplétif
Ainsi, en se substituant aux lois préexistantes organi- des dispositions nationales
sant l’arbitrage en droit interne, l’AUA abroge toutes et de la coutume internationale
les lois générales relatives à l’arbitrage, ne laissant A. Dispositions nationales
subsister que les éventuelles normes d’organisation
Le droit communautaire occupe une place de plus en
de l’arbitrage institutionnel qui ne lui sont pas
plus importante parmi les normes applicables à l’inté-
contraires. Il en résulte qu’une disposition d’une loi
rieur des Etats. Cependant, lorsqu’une disposition
nationale sur l’arbitrage ne peut constituer un
nationale n’est pas contraire à une norme commu-
fondement juridique pertinent d’un recours en
nautaire, elle peut venir à son secours en lui apportant
annulation (CCJA, 3e ch., no 062/2012, 7-6-2012 ;
d’utiles compléments. Ainsi, lorsqu’il a été mentionné
P. no 104/2009/PC du 27-10-2009 : Sté Construc-
dans l’acte de signification d’une ordonnance d’in-
tions Métalliques Ivoiriennes dite CMI c./ Fraternité
jonction de payer que « l’opposition doit être formée
Saint Jean Eudes d’Abatta). dans un délai de 15 jours à compter de la date de
Obs. : depuis son entrée en vigueur le 5 mai signification », alors que l’article 10 de l’AUPSRVE dit
2
2014, la version révisée de l’AUSCGIE déroge à
71
qu’elle « doit être formée dans les 15 jours qui suivent
94
la règle de l’abrogation totale des dispositions
26
la signification de l’ordonnance », l’article 140 du
50
relatives à l‘arbitrage en prévoyant désormais que
6:1
code de procédure civile a été valablement appliqué
14
« l’arbitrage [en matière de sociétés commer- pour retenir que ce manquement de pure forme
.4.
ciales, dans le contexte de l’AUSCGIE] est réglé
.68
n’ayant causé aucun préjudice à l’appelant qui s’est
54
par application des dispositions de l’[AUA] ou de
0:1
défendu convenablement devant le premier juge,
33
tout autre système d’arbitrage convenu par les l’exploit de signification ne peut être annulé (CA
36
L’AUA s’est substitué aux lois préexistantes organi- 2009 : D. D. c./ B.O.A., Ohadata J-10-205).
69
93
B. Coutume internationale
:76
institutionnel qui ne lui sont pas contraires (CCJA, Sur le caractère supplétif de la coutume internationale
:FU
3e ch., no 062/2012, 7-6-2012 : Société CONSTRUC- en l’absence de tout texte : CCJA, Ass. plén., no 032,
om
x.c
FRATERNITE SAINT JEAN EUDES D’ABATTA, Ohadata DJOUMESSAP MOTSEBO Jacqueline Clarisse c/ Secré-
ho
Art. 12 [mod.] Les Actes uniformes peuvent être modifiés, à la demande de tout
Etat-partie ou du Secrétariat Permanent, après autorisation du Conseil des Ministres.
La modification intervient dans les conditions prévues par les articles 6 à 9 ci-
dessus.
Traité OHADA Art. 13 23
• Titre III •
LE CONTENTIEUX RELATIF A L’INTERPRETATION
. . . . . . . .ET
. . .A. L’APPLICATION
. . . . . . . . . . . . . . . DES
. . . . ACTES
. . . . . . .UNIFORMES
.................
Art. 13 Le contentieux relatif à l’application des actes uniformes est réglé en
première instance et en appel par les juridictions des Etats-parties.
2
71
solliciter l’avis consultatif de la Cour est reconnue aux juridictions nationales saisies
94
26
50
en application de l’article 13 ci-dessus.
6:1
Saisie par la voie du recours en cassation, la Cour se prononce sur les décisions
14
.4.
rendues par les juridictions d’Appel des Etats-parties dans toutes les affaires soule-
.68
54
vant des questions relatives à l’application des actes uniformes et des règlements 33
0:1
prévus au présent Traité à l’exception des décisions appliquant des sanctions
36
88
pénales.
5:8
69
Elle se prononce dans les mêmes conditions sur les décisions non susceptibles
93
73
d’appel rendues par toute juridiction des Etats-parties dans les mêmes contentieux.
:76
PA
A. Critère d’appréciation
ho
Il résulte de l’article 14 alinéa 3 du traité OHADA que mesure provisoire sur requête aux fins de sursis à
int
la compétence de la CCJA s’apprécie, non pas sur le exécution d’un arrêt rendu par la cour d’appel doit
fondement des moyens invoqués à l’appui du pourvoi être rejetée, dès lors que en l’espèce, la CCJA est
mais plutôt sur la nature de l’affaire qui a donné lieu saisie d’un recours relatif à une décision d’appel, elle-
à la décision attaquée en recherchant si l’affaire même rendue sur opposition à un jugement en
soulève des questions relatives à l’application des matière d’injonction de payer où seul l’AUPSRVE a
Actes uniformes ou des règlements prévus au Traité vocation à s’appliquer (CCJA, 2e ch., no 014/2013,
à l’exception des décisions appliquant des sanctions 7-3-2013 ; P no 053/2007/PC du 2-7-2007 : Sté
pénales. En l’espèce, la CCJA est compétente pour CHANAS ASSURANCES SA c/ 1) Polyclinique Joseph
une affaire relative à une procédure de saisie immobi- SACK SA, 2) AMBASSA Barthélémy, Recueil de juris-
lière introduite devant un tribunal en exécution de prudence no 20, Vol. 1, jan.-déc. 2013, p. 175-177).
décisions de justice devenues définitives (CCJA, 1e ch.,
no 003/2013, 7-3-2013 ; P no 116/2009/PC du 16-11- B. Compétence retenue par référence
2009 : Abdoulaye Diallo c/ LALLE Bi Ya Jacques, aux Actes uniformes applicables
Recueil de jurisprudence no 20, Vol. 1, jan.-déc. 2013, et non évoqués par les parties
pp. 40-44, Ohadata J-15-03 ; CCJA, Ass. plén., Il est de principe que le juge a l’obligation de tran-
no 143, 11-11-2014 ; P no 121/2013/PC du 30-9- cher les litiges qui lui sont soumis conformément aux
2013 : Henri Flavien LOE EYIKE c/ Banque Internatio- lois qui régissent la matière, alors même que l’appli-
nale du Cameroun pour l’Epargne et le Crédit dite cation de ces lois n’aurait pas été expressément
BICEC, Ohadata J-15-233). Dans le même sens, en requise par les parties. S’agissant d’une société
retenant que la CCJA est compétente pour une commerciale, son siège, les apports en nature
affaire relative aux incidents soulevés à la suite d’une (réalisés lors de la constitution), les cessions de
procédure de saisie immobilière régie par l’AUPSRVE créance de la société au profit de son fondateur, l’as-
(CCJA, 3e ch., no 026, 13-3-2014 ; P no 015/2010/PC semblée générale, le défaut d’harmonisation de ses
24 Art. 14 [mod.] Traité OHADA
statuts avec l’AUSCGIE et la mention du registre de des parties demande à la Cour de cassation de sanc-
commerce ne peuvent s’apprécier qu’au regard de tionner la non-conformité de la décision attaquée à
l’AUSCGIE et de l’AUDCG. Même s’ils n’y ont pas la loi. Par conséquent, l’exception d’incompétence
fait référence, c’est nécessairement par application de la CCJA soulevée par la défenderesse au pourvoi
des Actes uniformes énoncés ci-dessus que le doit être rejetée dès lors que le bordereau de pièces
premier juge comme la cour d’appel ont tranché le émanant d’elle ne liste pas de pourvoi formé par la
litige en concluant que la demanderesse au pourvoi demanderesse au pourvoi contre l’arrêt attaqué,
est une société fictive au service de son fondateur, devant la juridiction suprême nationale (CCJA,
les demandeurs s’étant eux-mêmes référés à l’ar- 2e ch., no 22, 8-4-2010 : CREDIT LYONNAIS CAME-
ticle 98 de l’AUSCGIE et le premier juge à l’ar- ROUN SA c./ Sté FREFOCAM SARL, Le Juris-Ohada,
ticle 865 du même Acte uniforme. Par conséquent, no 3/2010, juil.-sept., p. 15, Ohadata J-11-66,
la CCJA est bien compétente pour connaître du J-12-45).
recours en cassation en application de l’article 14
alinéa 3 du Traité OHADA (CCJA, 1e ch., no 18, 31- F. Décisions ayant retenu
3-2005 : Sté AFRICOF ; Z. c./ SGBCI, Le Juris-Ohada, la compétence de la CCJA
2
no 3/2005, p. 1, note B. Kouakou Mathurin, Recueil La CCJA est compétente pour statuer :
71
94
de jurisprudence de la CCJA, no 5, jan.-juin 2005, 1o) dès lors que l’arrêt attaqué comporte des ques-
26
50
volume I, p. 68 ; Ohadata J-05-370). tions relatives à l’application d’un Acte uniforme
6:1
Obs. : à titre de comparaison, il a été jugé que (CCJA, no 059/2005, 22-12-2005 : BIAO-CI c./ Sté
14
.4.
le juge doit trancher le litige conformément aux IPN, Recueil de jurisprudence de la CCJA, no 6, juin-
.68
54
règles de droit qui lui sont applicables (Cass. com. décembre 2005, p. 38, Ohadata J-06-36). Dans le
26-10-1993 : Bull. civ. IV p. 265) et il doit appli- 0:1
même sens et retenant que l’affaire faisant suite à
33
36
quer d’office la règle de droit dans la mesure où une saisie-attribution de créances pratiquée par la
88
5:8
elle est d’ordre public (Cass. civ. 4-12-1990 : Bull. requérante au pourvoi, « bien que les débats se
69
civ. I p. 193). L’AUSCGIE précise que ses disposi- soient limités aux problèmes de calcul », soulève une
93
73
tions sont d’ordre public sauf dans les cas qu’il question relative à l’existence d’un titre exécutoire
:76
PA
prévoit (art. 2). Par conséquent, la décision ci- constatant une créance liquide et exigible de nature
:FU
dessus de la CCJA est justifiée car elle confirme à justifier la saisie-attribution pratiquée en applica-
om
la primauté des Actes uniformes. tion de l’article 153 de l’AUPSRVE (CCJA, 2e ch.,
x.c
vo
Le litige ayant été soumis aux juges du fond maliens plén., no 081, 29-4-2015 ; P no 103/2013/PC du
int
le 4 mars 1999, soit postérieurement à l’entrée en 2-9-2013 : Armand Roland Pierre BEOUINDE c/
vigueur de l’AUDCG, intervenue le 1er janvier 1998, Société Générale de Banques au Burkina (SGBB),
ledit Acte uniforme ayant intégré l’ordre juridique Ohadata J-16-81).
interne de la République du Mali, à la date de la Les premiers juges ayant fait application d’Actes
saisine du Tribunal de Commerce de Bamako, les
uniformes, l’affaire soulève des questions relatives
conditions de compétence de la CCJA étaient
auxdits Actes justifiant la compétence de la CCJA,
réunies, c’est à tort que la Cour suprême du Mali
peu importe si, après cassation et évocation par la
s’est déclarée compétente et l’arrêt qu’elle a rendu
CCJA, il s’avère que l’Acte uniforme concerné avait
le 8 avril 2002 doit être déclaré nul et non avenu
été appliqué à tort à un litige antérieur à son entrée
(CCJA, no 055/2005, 15-12-2005 : SEMOS SA c./
en vigueur (CCJA, 2e ch., no 39, 8-12-2011 : El Hadj
BETRA, Recueil de jurisprudence de la CCJA, no 6,
S. S., es qualité de syndic liquidateur de SODEGA,
juin-déc. 2005, p. 32. Le Juris-Ohada, no 2/2006,
SA en liquidation c/ M. K., Juris-Ohada, 2012, no 3,
p. 13, Ohadata J-06-48).
juil.-sep., p. 20, Ohadata J-13-46).
D. Inexistence des décisions rendues Obs. : on retient de cet arrêt que prima facie, la
par les juridictions nationales CCJA est toujours compétente pour connaître
de cassation en violation d’un pourvoi lorsque les juridictions inférieures
de la compétence de la CCJA ont appliqué des textes de l’OHADA, peu importe
Voir note no 6 sous l’art. 18. si après cassation et évocation, il s’avérait qu’au-
cun texte de l’OHADA n’était applicable. En
E. Caractère inopérant d’une requête d’autres termes, dès lors que les premiers juges
en suspension d’exécution font application, même à tort, de textes OHADA,
La requête en suspension d’exécution ne peut être c’est la CCJA qui doit être saisie du pourvoi en
assimilée à un pourvoi en cassation par lequel l’une cassation et il lui appartient à elle seule de dire
Traité OHADA Art. 14 [mod.] 25
après examen au fond que les textes OHADA M., Le Juris-Ohada no 1/2010, jan.-mars, p. 32,
étaient inapplicables en l’espèce. Ohadata J-10-305) ;
2o) sur le pourvoi formé contre une ordonnance rela- 6o) lorsque : 1) en raison des dénégations et déclara-
tive à l’obtention d’un délai de grâce, dès lors que tions contradictoires de la défenderesse au pourvoi,
le délai de grâce est désormais régi dans les Etats- sur l’existence de relations d’affaires entre elle et la
parties de l’OHADA, par l’article 39, alinéa 2, de demanderesse, la Cour d’appel avait, lors de l’exa-
l’AUPSRVE et que le juge compétent pour connaître, men de la question, dû recourir aux modes de
même en appel, du contentieux de l’exécution preuve entre commerçants prévus par les articles 5,
forcée est déterminé en considération de l’article 49 15 et 16 de l’AUDCG et que 2) la demanderesse
de l’AUPSRVE (CCJA, 2e ch., no 1, 9-3-2006 : Sté avait invoqué l’article 5 du même Acte uniforme
ABIDJAN CATERING S.A. c./ L. M, Le Juris-Ohada, dans son acte d’appel valant premières conclusions
no 3/2006, p. 2 ; Ohadata J-07-08 ; CCJA, 2e ch. pour soutenir qu’en matière commerciale, c’est le
no 132, 12-11-2015 ; P. no 090/2013/PC du 12-7- principe de la liberté de la preuve qui prévaut ; rejet
2013 : Tatsinkou Jérémie c/ Les Etablissements Tale- de l’exception d’incompétence (CCJA, 1re ch., no 39,
zang, Ohadata J-16-125, pour une injonction de 10-6-2010 : WESTPORT S.A. en Liquidation c./
2
C.I.C., Le Juris-Ohada, no 4/2010, oct.-déc., p. 23,
71
payer) ;
94
Ohadata J-11-83, J-12-36) ;
26
3o) sur l’ordonnance ayant ordonné la suspension de
50
poursuites et affecté par conséquent la poursuite de 7o) lorsque le litige objet du pourvoi a été examiné
6:1
depuis les requêtes introductives d’instance, jusqu’à
14
mesures d’exécution forcée engagées par une
.4.
l’acte de pourvoi, au regard des dispositions d’un
.68
société créancière, cette ordonnance étant une déci-
54
sion à caractère juridictionnel (CCJA, 2e ch., no 1, Acte uniforme, même si, dans l’espèce, les articles
0:1
257 et 258 de l’AUPCAP disposent respectivement
33
9-3-2006, précité, Ohadata J-07-08) ;
36
Il en est de même pour le pourvoi contre une ordon- P no 029/2010/ PC du 16-3-2010 : Société F.J
nance non susceptible d’appel rendue par le Premier ELNSER Trading GMBH, Société STEEL RESSOURCES
Président de la Cour de cassation du Burkina Faso, c/ Société Industrielle de Tubes d’Acier dite SITACI,
en sa qualité de juge chargé de la juridiction des Société STEEL LINK, Société TRADESCA, Conseil de
référés instituée au sein de ladite Cour de cassation, l’Ordre des Avocats du Burkina Faso, Ohadata J-15-
à propos d’un litige relatif à une saisie-vente régie 155) ;
par l’AUPSRVE (CCJA, 2e ch., no 013, 27-3-2008 : Obs. : , dans le cas d’espèce, l’AUPCAP était
J. c./ ECOBANK BURKINA SA, Le Juris-Ohada no 3, inapplicable car les faits remontent à une période
juillet-septembre 2008, p. 29, Le recueil de jurispru- antérieure à son entrée en vigueur. Mais en dépit
dence de la CCJA, no 11, jan.-juin 2008, p. 110, de cette situation, les juridictions du fond ont visé
Ohadata J-09-44). l’article 159 de cet Acte uniforme de la procé-
5o) sur un pourvoi relatif à la question de savoir s’il dure. La CCJA rappelle, à juste titre, que ce
y a eu ou non un titre exécutoire, dès lors que le critère suffisait à emporter sa compétence.
premier jugement mentionne un « titre exécutoire » 8o) dès lors qu’à la date de l’exploit introductif d’ins-
alors que l’arrêt confirmatif attaqué retient un « titre tance, un Acte uniforme (AUDCG en l’espèce) était
exécutable ». La sémantique ainsi diversement usitée déjà entré en vigueur et était applicable (CCJA,
dans ces décisions illustre que ledit contentieux no 024/2007, 31-5-2007 : WAGUE BOCAR c./ SOCI-
soulève des questions relatives à la détermination du MAT-CI, Recueil de Jurisprudence no 9, jan.-juin
titre exécutoire, dont la liste limitative et les moda- 2007, p. 53, Ohadata J-08-225). Dans le même sens,
lités de constitution sont énoncées à l’article 33 de retenant que l’AUDCG est applicable à la rupture de
l’AUPSRVE. L’exception d’incompétence doit donc baux commerciaux (abritant des kiosques) conclus
être rejetée (CCJA, 2e ch., no 051, 26-11-2009 : Sté avant son entrée en vigueur de cet Acte uniforme,
SODICAM S.A. (anciennement SCORE S. A) c./ dès lors que la notification de ladite rupture a été
26 Art. 14 [mod.] Traité OHADA
faite après l’entrée en vigueur et que les différentes au pourvoi aux motifs que « devant la juridiction
parties au procès ont eu à invoquer différentes suprême nationale, la question débattue exclusive-
dispositions de cet Acte uniforme devant le TPI et la ment était celle de savoir si la [demanderesse au
Cour d’appel (CCJA, 1re ch., no 40, 10-6-2010 : pourvoi] avait qualité et intérêt à agir ; [que] les
M. K c./ 1 – Agence judiciaire de l’Etat de Guinée ; Actes uniformes ne visent pas cette législation dont
2 – N ; 3 – M. K., Le Juris-Ohada, no 4/2010, oct.- l’application revient et relève exclusivement de la
déc., p. 28, Ohadata J-11-84, J-12-37) ; CCJA, compétence des juridictions nationales » (CCJA,
3e ch., no 025, 9-4-2015 ; P no 110/2011/PC du 16- 1re ch., no 38, 17-7-2008 : SDV-CI c./ GETMA-CI, Le
11-2011 : Société Ivoirienne de Concept et de Juris-Ohada no 4/2008, p. 35, Ohadata J-09-77) ;
Gestion dite SICG c/ KOUADIO YAH Madeleine, 12o) car si le moyen unique de cassation ne soulève
Ohadata J-16-25, compétence pour la résiliation aucune question relative à un Acte uniforme, il n’en
d’un bail commercial ; dans le même sens, pour une demeure pas moins vrai que le litige qui oppose les
affaire relative à la location-gérance : CCJA, 2e ch., parties concerne une saisie-attribution de créance
no 181, 17-12-2015 ; P. no 079/2012/PC du 16-7- pratiquée le 3 avril 2002, en vertu de l’article 32 de
2012 : Corlay SA Côte d’Ivoire c/ AYAMEL Mousta- l’AUPSRVE pour le recouvrement de la créance
2
pha, Ohadata J-16-174 ; faisant suite à la condamnation prononcée dans ce
71
94
9o) sur le recours en tierce opposition formé contre sens par la Cour d’appel d’Abidjan le août 2001 ; et
26
50
un arrêt rendu par elle aux motifs que la requérante que le recouvrement des créances et les voies d’exé-
6:1
n’a pas été appelée à l’instance ayant abouti à cet cution est désormais régi, en Côte d’Ivoire, depuis le
14
.4.
arrêt et que celui-ci a préjudicié à ses droits, dès lors 10 juillet 1998 par l’AUPSRVE (CCJA, no 016/2008,
.68
54
que l’appréciation du préjudice excipé par la requé- 24-4-2008 : ECOBANK-CI S.A. c./ 1) Mlle M. C. C. K.,
rante incombe à la CCJA et non à la partie défende- 0:1
2) M. S. C. K., Recueil de jurisprudence de la CCJA,
33
36
resse (CCJA, no 026/2006, 16-11-2006 : A. A. E. née no 11, jan.-juin 2008, p. 123, Ohadata J-09-107) ;
88
5:8
A. C. c./ SGBCI, S. S., A. A. E., Recueil de Jurispru- 13o) dès lors que les moyens de cassation sont
69
dence no 8, 2006, p. 35, Le Juris-Ohada, no 2/2007, fondés sur la violation des articles 49, 33 et 153 de
93
73
p. 7, Ohadata J-08-98) ; l’AUPSRVE et qu’il n’est pas fait état, en tant que
:76
PA
10o) dès lors que les questions soulevées se rappor- grief, de la violation d’une disposition nationale
:FU
tent à la saisie immobilière et entrent bien dans le également invoquée, en l’espèce, l’article 307 alinéa
om
champ d’application de l’AUPSRVE (CCJA, 2e ch., 9 du titre IV du Régime fiscal et domanial nigérien
x.c
vo
no 008, 27-3-2008 : D. c./ B., Le Juris-Ohada no 3, (CCJA, 2e ch., no 025, 8-4-2010 : S.A.T.A. c./ Rece-
lar
ho
juillet-septembre 2008, p. 14, Le recueil de jurispru- veur des impôts de Zinder, Le Juris-Ohada, no 3, juil.-
sc
al.
dence de la CCJA, no 11, janvier-juin 2008, p. 86, sept., p. 25, Ohadata J-11-69, J-12-47). Voir aussi le
on
ati
Ohadata J-09-40) ; au sujet de la distraction d’un pourvoi formé contre des ordonnances rendues à la
ern
immeuble (CCJA, 2e ch. no 135, 12-11-2015 ; suite d’une procédure d’exécution forcée, notam-
int
dès lors que l’ordonnance rendue par le président de 5-2013 ; P no 010/2010/PC du 28-1-2010 : Société
la cour d’appel de Lomé a eu pour effet de suspendre Camerounaise de Raffinage Maya dite SCRM c/
l’exécution forcée entamée par la requérante, laquelle Société TOTAL Cameroun S.A, Recueil de jurispru-
a fait commandement à l’assureur, et que des saisies- dence no 20, Vol. 1, jan.-déc. 2013, p. 66-68,
attributions ont été pratiquées entre les mains de Ohadata J-15-41) ;
différentes banques. Il en est ainsi car ladite ordon- 17o) pour une situation dans laquelle l’exception
nance a eu une incidence sur l’exécution en cours d’incompétence de la CCJA soulevée interfère avec
(CCJA, Ass. plén., no 055, 23-4-2014 ; P no 090/ un moyen de cassation qui doit être joint au fond.
2011/PC du 14-10-2011 : Société TOGOCRUS Sarl c/ Voir sous l’art. 17 du Traité.
1) Procureur Général près la Cour d’appel de Lomé La CCJA est aussi compétente pour examiner un
(Etat Togolais), 2) Société Omnium Togolaise d’Assis- pourvoi, dès lors que, d’une part, la requête en
tance Maritime (OTAM), 3) Société Togolaise de cassation devant elle comporte un moyen relatif à la
Consignation Maritime (STCM), Ohadata J-15-146) ; prescription de l’action en réclamation de créances,
ou encore lorsque la décision attaquée tend à la sur le fondement de l’article 18 de l’AUDCG et que,
suspension de l’exécution d’un arrêt devenu définitif, d’autre part, la demande d’incompétence de la
2
exécution entreprise par application des règles édic- CCJA est relative à l’évocation, au cas où la Cour
71
94
tées par l’AUPSRVE, en l’espèce des saisies-attribu- reconnaîtrait le bien-fondé de la clause attributive de
26
50
tions de créances. La compétence de la Cour est compétence aux juridictions françaises (CCJA, 2e ch.,
6:1
acquise nonobstant la requête civile du Procureur no 180, 17-12-2015 ; P. no 188/2014/PC du 4-11-
14
.4.
général dont la décision est intervenue après que les 2014 : Société Holcibel S.A., Société Investissements
.68
54
opérations de saisie ont été déclenchées (CCJA, Ass. Cimentiers Internationaux S.A. dite ICI c/ Société
plén., no 061, 23-4-2014 ; P no 087/2012/PC du 0:1
HANN & Compagnie S.A., Ohadata J-16-173) ;
33
36
8-8-2012 : Société TOGOCRUS SARL c/ 1) Atara 18o) dès lors qu’outre sa saisine sur la base d’une
88
5:8
M’DAKENA, 2) UNION DES ASSURANCES DU TOGO demande de compensation, elle est aussi interpellée
69
– UAT, 3) Société Omnium Togolais d’Assistance sur l’interprétation ou l’application, entre autres, des
93
73
Maritime OTAM SARL, 4) Société Togolaise de Consi- dispositions de l’article 19 alinéa 2 du Traité relatif à
:76
PA
gnation Maritime STCM SA, Ohadata J-15-152) ; l’OHADA et de celles de l’article 49 de l’AUPSRVE
:FU
15o) sur un litige qui relève de l’interprétation des (CCJA, Ass. plén., no 057, 23-4-2014 ; P no 025/
om
l’AUSCGIE, le défendeur au pourvoi ne pouvant se Office Togolais des Phosphates (OTP), Ohadata J-15-
lar
ho
additionnelle et réplique devant le Tribunal de 19o) pour connaître du pourvoi relatif au contentieux
on
ati
travail, d’une part, d’un contrat de travail à durée de l’exécution forcée d’un titre exécutoire, matière
ern
indéterminée signé entre la Société demanderesse régie dans l’espace OHADA par l’AUPSRVE (CCJA,
int
et le défendeur en application des dispositions des Ass. plén., no 128, 11-11-2014 ; P no 071/2011/PC
articles 426 et 489 de l’AUSCGIE, et d’autre part, du 24-8-2011 : Union Gabonaise de Banque (UGB)
s’exonérer de l’application à son litige avec ladite c/ YALANZELE DANGOUALI Antoine, Ohadata J-15-
société de cet Acte uniforme ; dans ces conditions, 218, précisant que ladite compétence est exclusive),
la juridiction suprême nationale en se déclarant d’une action en cassation tendant à la condamna-
compétente, a procédé à une interprétation erronée tion d’une banque au paiement des causes d’une
et une fausse application des dispositions ci-dessus saisie-attribution pour déclarations inexactes (CCJA,
et son arrêt doit être réputé nul et non avenu, sans Ass. plén., no 143, 11-11-2014 ; P no 121/2013/PC
qu’il soit nécessaire de s’attarder sur le moyen du 30-9-2013 : Henri Flavien LOE EYIKE c/ Banque
du pourvoi (CCJA, 3e ch., no 013/2012, 8-3- Internationale du Cameroun pour l’Epargne et le
2012 ; P. no 043/2009/PC, du 29-4-2009 : Elton Oil Crédit dite BICEC, Ohadata J-15-233 ; CCJA, 2e ch.
Company c./ Papa Mactar Sarr) ; ou encore un litige no 133, 12-11-2015 ; P. no 020/2013/PC du 19-2-
qui concerne la validité d’une fusion-absorption et 2013 : Société Chanas Assurances c/ Ekobo Din
d’une cession d’actions intervenues entre deux Marianne, Penka Félix, Tiotsop Maurice, Nseke Oh
sociétés commerciales (CCJA, 1e ch., no 021, 11-3- Jean, Talachele Mekontso Oscar Blaise, Mabo, Dieu-
2014 ; P no 093/2010/PC du 13-10-2010 : Société donné, Ekwalla Alice épouse Edimo, Nji Henry Ndeh,
TOTAL GUINEE SA c/ COMPAGNIE PETROLIERE DE Ngashu et Sonkouat Charlotte, Ohadata J-16-126),
GUINEE (COPEG SA), L’Etat Guinéen, Ohadata J-15- ou d’un litige tranché en dernier ressort par un arrêt
112) ; relatif au contentieux de l’exécution d’une saisie-
16o) sur le pourvoi contre une décision rendue à la attribution de créances, matière régie par l’AUPSRVE
suite d’une demande de mainlevée d’une saisie (CCJA, 3e ch., no 030, 9-4-2015 ; P no 048/2012/PC
conservatoire, car un tel objet rentre bien dans l’ap- du 14-5-2012 : ECOBANK Guinée SA c/ Donald
plication de l’AUPSRVE (CCJA, 2e ch., no 041, 16- MOOR, Ohadata J-16-30 ; CCJA, 3e ch., no 031,
28 Art. 14 [mod.] Traité OHADA
2
Juris-Ohada, no 1/2007, p. 17, Ohadata J-08-91 ;
71
membres de l’OHADA à la date d’un exploit intro-
94
CCJA, 1e ch. no 127, 29-10-2015 ; P. no 218/
26
ductif d’instance, et ne pouvait de ce fait être appli-
50
2014/PC du 9-12-2014 : Société Holcibel S.A, cable au litige, aucun grief ni moyen relatif à
6:1
14
Société Investissements Cimentiers Internationaux l’application dudit Acte uniforme n’avait pu être
.4.
(ICI) SA c/ Société Hann SA et Compagnie et
.68
formulé et présenté devant les juges du fond si bien
54
Consorts Hann, Ohadata J-16-120). que la CCJA doit se déclarer incompétente (CCJA,
0:1
Il s’ensuit que la CCJA ne peut connaître, par la voie
33
2e ch., no 34, 16-2-2005 : Banque Africaine de Déve-
36
soulevant des questions relatives à l’application des dence de la CCJA, no 5, jan.-juin 2005, vol. 1, p. 48 ;
69
93
Actes uniformes et des Règlements prévus au Traité, Le Juris-Ohada, no 4/2005, juil.-sept. 2005, p. 5.,
73
Ohadata J-06-08) ;
PA
vigueur.
ati
Obs. : il s’agissait notamment l’article 5 de la loi appréciation souveraine des faits qui leur étaient
camerounaise no 92/008 du 14 août 1992 fixant soumis (CCJA, Ass. plén., no 138, 19-11-2015 ;
certaines dispositions relatives à l’exécution des P. no 034/2010/PC du 23-3-2010 : BIAO-Côte
décisions de justice et modifiée par l’Ordonnance d’Ivoire dite BIAO-CI c/ Allou TOGNAN Ernest,
no 97/018 du 7 août 1997, prévoyant la possibi- Ohadata J-16-131) ;
lité de faire suspendre l’exécution d’une décision 5o) lorsque l’Acte uniforme en question n’avait pas
attaquée par requête au Président de la Cour encore intégré l’ordre juridique des Etats-parties à
suprême du Cameroun. Voir aussi (CCJA, l’OHADA. Dans l’espèce, l’AUSCGIE adopté le 17-4-
no 052/2008, 20-11-2008 : EROH SARL c./ BIB 1997, est entré en vigueur en République de Guinée
S. A, Ohadata J-10-29, Ohadata J-09-261). le 21-11-2000, soit soixante jours après le dépôt de
Voir aussi CCJA, Ass. plén., no 079, 29-4-2015 ; l’instrument de l’adhésion le 22-9-2000 ; l’adhésion
P. no 058/2013/PC du 10-5-2013 : Rimon HAJJAR c/ elle-même ayant eu lieu le 5-5-2000. Ledit Acte
Société Nationale d’Assurances et de Réassurances, uniforme n’avait pas intégré l’ordre juridique de cet
Incendie, Accidents, Risques Divers dite SONAR-IARD Etat-partie le 28-7-1999, date de l’exploit introductif
SA, Ohadata J-16-191 ; CCJA, 2e ch., no 002, 21-1- d’instance, et ne pouvait de ce fait être applicable.
2
2016 ; P. no 171/2012/PC du 5-12-2012 : SAFIPAR
71
Dans ce contexte spécifique, aucun grief ni moyen
94
S.A., PALMAFRIQUE S.A., SAMBA COULIBALY c/
26
relatif à l’application de l’AUSCGIE n’avait pu être
50
POTTIER Guillaume, Etat DE Côte d’Ivoire, Tiemoko formulé et présenté aux juges du fond si bien que
6:1
KOFFI, Ohadata J-16-211.
14
les conditions de compétence de la CCJA en matière
.4.
4o) sur la contestation relative à la rupture abusive
.68
contentieuse, telles que précisées à l’article 14 du
54
d’un contrat de travail (CCJA, Ass. plén., no 058, Traité susvisé n’étant pas réunies, il y a lieu de se
23-4-2014 ; P no 026/2012/PC du 19-3-2012 : 0:1
33
déclarer incompétent (CCJA, 1re ch., no 31, 26-5-
36
J-16-141).
du Cameroun, Le Juris-Ohada, no 4/2008, p. 18,
int
Ohadata J-09-72), matières non encores régies par Dans le même sens :
un Acte uniforme, ne soulevant aucune question a. sur l’absence de grief ou de moyen relatif
relative à l’application d’Actes uniformes et Règle- à l’application ou l’interprétation d’un Acte
ments prévus par le Traité OHADA et relevant uniforme (CCJA, 1re ch., no 044/2012, 7-6-2012,
toujours du droit national. Il en est de même de l’ar- P. no 027/2009/PC du 13-3-2009 : Sté Merciel
rêt d’une juridiction nationale de cassation qui n’a Corporation West Africa c./ Agence Centrale des
pas eu pour objet d’arrêter une exécution mais de Techniques Maritimes (ACTM)) ;
statuer sur des pourvois formés contre des arrêts b. au sujet d’un gage constitué le 16 octobre 1984
rendus en matière sociale, cet arrêt n’ayant pu soule- en vertu d’une loi nationale, les parties étant
ver des questions relatives à l’application ou l’inter- renvoyées à mieux se pourvoir (CCJA, 2e ch.,
prétation d’un Acte uniforme ou d’un Règlement no 045, 15-7-2010 : C.R.A.B.E. c./ K., Le Juris-
(CCJA, 2e ch., no 030, 3-4-2014 ; P no 075/2009/PC Ohada no 1/2011, jan.-mar. 2011, p. 14, Ohadata
du 20-8-2009 : Jacques NZOGHE NDONG c/ Société J-12-93) ; voir aussi au sujet de sûretés consenties
d’Energie et d’Eau du Gabon dite SEEG, Ohadata avant l’entrée en vigueur de l’AUS (CCJA, Ass.
J-15-121). Il en est ainsi également pour un litige plén., no 042, 27-4-2015 ; P no 083/2010/PC du 13-
relatif au paiement d’une prime exceptionnelle 9-2010 : Société Ivoirienne de Banques dite SIB c/
et de salaires réclamé par un travailleur à son RAMBAUD Fernand, Ohadata J-16-42) ;
ancien employeur, devant les juridictions sociales, c. retenant qu’aucun grief ni moyen relatif à l’ap-
lesquelles ont statué en application du seul droit plication de l’AUSCGIE n’aurait dû être formulé et
national ; les dispositions de l’AUSCGIE invoquées présenté devant les juges de fond par le requérant
par la demanderesse aussi bien devant le juge d’ins- au sujet d’un litige relatif à une cession d’actions
tance que la cour d’appel, ayant été déclarées inap- à titre gratuit intervenue le 16 juillet 1971 (CCJA,
plicables dans le litige par les juges du fond, après 1re ch., no 043/2012, 7-6-2012 ; P. no 005/2009/PC
30 Art. 14 [mod.] Traité OHADA
du 27-1-2009 : Amadou Karim c./ Sté ASSURIM, ou application (CCJA, 1re ch., no 045/2012,
Serge Magnard) ; 7-6-2012 ; P. no 050/2009/PC, 14-5-2009 : AFRI-
d. retenant que l’acte de cession par lequel l’Etat CARS S.A. c./ Société Nationale du Port Auto-
congolais a vendu un hôtel à un commerçant nome de Dakar – S.N.P.A.D.) ;
constitue un contrat administratif puisque passé b. la seule invocation d’un Acte uniforme ne
suivant la procédure d’appel d’offres ; au demeu- peut la rendre applicable à un litige antérieur à
rant, cette convention renferme une clause exorbi- son entrée en vigueur (CCJA, 2e ch., no 047/
tante du droit commun en son article 8 qui 2012, 7-6-2012 ; P. no 030/2008/PC du 7-5-
reconnaît à l’Etat le droit de résiliation de plein 2008 : SAGA Sénégal S. A c./ 1) Gérard GORIOT ;
droit ; en définitive, le fait pour l’Etat de céder une 2) SIMAF ; 3) CGFE ; 4) SNAS devenue AGF
entreprise à un commerçant ne requiert point l’ap- Sénégal) ;
plication des articles 2 et 3 de l’AUDCG ; de ce c. la question soumise à l’appréciation de la
fait la CCJA n’a pas vocation à trancher le litige CCJA est relative, non pas aux modalités de la
qui lui est soumis et doit se déclarer incompétente prise de décisions et de leurs effets au sein d’une
(CCJA, 1re ch., no 042/2012, 7-6-2012 ; P. no 001/ société anonyme unipersonnelle régie par l’art.
2
2009/PC du 20-1-2009 : Etat Congolais c./ Succes- 558 de l’AUSCGIE visé au pourvoi, mais à la vali-
71
94
sion Charles Ebina composée des héritiers, Repré- dité d’un contrat de vente d’une parcelle de
26
50
sentés par JOSE Cyr Ebina) ; terrain ou à l’existence d’une libéralité portant
6:1
e. précisant que la seule référence à des disposi- sur le même objet dont se prévalent respective-
14
.4.
tions d’un Acte uniforme dans l’argumentaire ment les parties litigantes et qui sont des
.68
54
des parties au litige ne peut suffire à justifier la matières qui ne relèvent ni des Actes uniformes
compétence de la CCJA (CCJA, Ass. plén., 0:1
de l’OHADA, ni des Règlements prévus au Traité
33
36
no 113, 4-11-2014 ; P no 062/2009/PC du 25-6- OHADA, mais plutôt du droit interne Burkinabé,
88
5:8
2009 : Ayants Droit TCHINOU Philippe, TCHINOU la référence à l’AUSCGIE étant injustifiée (CCJA,
69
6o) lorsque aucun grief ni moyen tiré de la violation SA c./ Sté Nationale d’Aménagement des
:FU
d’un Acte uniforme ou règlement prévu au Traité de d. Voir aussi : CCJA, no 045/2005, 7-7-2005 : Ets
x.c
vo
l’OHADA n’a été invoqué ni devant le premier juge, SOULES & Cie c./ Sté N & D – CONTINENTAL
lar
ho
ni devant le juge d’appel, l’évocation par le requé- BANK BENIN (ex Crédit Lyonnais Bénin), Recueil
sc
al.
rant de dispositions d’un Acte uniforme dans l’argu- de jurisprudence de la CCJA, no 6, juin-décembre
on
ati
mentaire accompagnant l’exposé de son moyen de 2005, p. 5.- Le Juris-Ohada, no 1/2006, p. 13,
ern
cassation ne pouvant changer ni le sens, ni la moti- Ohadata, J-06-26 ; CCJA, no 016/2007, 26-4-
int
vation de l’arrêt attaqué. Par conséquent la CCJA 2007 : Sté CITTMA SA c./ FEZEU Paul, Recueil
doit renvoyer l’affaire devant la juridiction suprême de Jurisprudence no 9, Janvier-juin 2007, p. 14,
nationale pour qu’il y soit statué (CCJA, no 046/ Ohadata J-08-214 ; CCJA, 1re ch., no 19, 25-3-
2005, 7-7-2005 : Ets. SOULES & Cie c./ Sté NEGOCE 2010 : Société Générale France c./ El Hadj H., Le
& DISTRIBUTION dite N & D CONTINENTAL BANK Juris-Ohada, no 3/2010, juil.-sept., p. 8, Ohadata
BENIN (ex Crédit Lyonnais Bénin), Recueil de jurispru- J-11-63, J-12-19 (au sujet l’exequatur d’une déci-
dence de la CCJA, no 6, juin-déc. 2005, p. 8, Le Juris- sion étrangère qui relève exclusivement de la
Ohada no 1/2006, p. 16 ; Ohadata J-06-27). Dans le législation nationale du pays concerné) ; CCJA 2e
même sens retenant que : ch., no 35, 8-12-2011 : 1) M., 2) Sté Mandji
a. pour que la CCJA exerce sa compétence, il Immobilier c./ 1) Hoirs T. ; 2) D., Juris-Ohada,
faut que la cause mette ou soit susceptible de 2012, no 3, juil.-sept., p. 7, Ohadata J-13-42,
mettre en jeu l’application des Actes uniformes J-13-139.
et autres règlements du Traité ; la compétence de 7o) à propos de la liquidation d’une astreinte qui
ladite Cour n’est pas automatiquement retenue n’est pas une modalité de l’exécution forcée des
par le seul fait de l’évocation par une partie d’une jugements entrant dans le champ d’application des
disposition d’un Acte Uniforme comme ayant été articles 28 et suivants de l’AUPSRVE (CCJA, Ass.
violée ; il ne suffit pas à une partie de dire que plén., no 061, 27-4-2015 ; P no 112/2011/PC du 18-
des dispositions de tel Acte uniforme ont été 11-2011 : Banque Sahelo-Saharienne pour l’Investis-
violées pour que la CCJA retienne sa compé- sement et le Commerce, dite BSIC SA c/ Société
tence, encore faut-il que de l’examen de la cause, Robert Pinchou SA, Ohadata J-16-61 ; CCJA, 2e ch.,
il ressort que la décision attaquée a violé l’Acte no 182, 17-12-2015 ; P. no 086/2012/PC du 1-8-
uniforme évoqué en s’abstenant de l’appliquer 2012 : DAO Hamed Kader, YAO N’dri Pascal, BINI
ou en en faisant des mauvaises interprétation Krah Honoré c/ Société ALLIANZ – Côte d’Ivoire,
Traité OHADA Art. 14 [mod.] 31
Ohadata J-16-175), ne pouvait et n’a pu soulever 10o) sur une décision rendue en matière de défense
des questions relatives à l’application d’un Acte à exécution provisoire avant tout acte d’exécution
uniforme ou règlement prévu à l’art. 14 du Traité (CCJA, 3e ch., no 016/2012, 15-3-2012 ; P. no 053/
OHADA (CCJA, 1re ch., no 36, 2-6-2005 : Sté Chro- 2003/PC du 10-6-2003 : Salem Vall Ould Sidete c./
nopost Côte d’Ivoire c./ C. S., Recueil de jurispru- Choueib Ould Mohamed). Il en est de même pour
dence de la CCJA, no 5, janvier.-juin 2005, vol.2, une ordonnance relative à l’exécution provi-
p. 52 ; Le Juris-Ohada, no 4/2005, juil.-sept. 2005, soire d’un jugement, procédure ouverte par la loi
p. 14 ; Ohadata J-06-09) ; ou encore pour une nationale en cas d’appel interjeté contre une déci-
demande de dommages et intérêts en réparation sion assortie de l’exécution provisoire (CCJA, Ass.
de prétendus préjudices consécutifs à des saisies plén., no 042, 23-4-2014 ; P no 023/2008/PC du 21-
conservatoires (CCJA, no 047/2005, 7-7-2005 : Sté 4-2008 : Société Armement Sardinier Thonier Ivoi-
KINDY-MALI SARL c./ BIM SA, Recueil de jurispru- rien SARL c/ Société Togo-Port (Port Autonome de
dence de la CCJA, no 6, juin-déc. 2005, p. 12. – Le Lomé), Ohadata J-15-133, relevant d’office l’incom-
Juris-Ohada, no 1/2006, p. 19 ; Ohadata J-06-28) ; pétence de la CCJA).
8o) à propos de l’ordonnance nommant un adminis- L’AUPSRVE ne prévoit pas de procédure spécifique
2
contre les décisions assorties de l’exécution provi-
71
trateur provisoire pour une société et qui a été
94
soire qui doivent être traitées en même temps que
26
rendue à la suite d’une requête « afin de prendre
50
toutes mesures nécessaires à assurer la survie de la le fond du contentieux. C’est le droit processuel
6:1
national qui prévoit une telle procédure conduite
14
société NSS jusqu’à décision sur le fond de la
.4.
devant le juge des référés d’appel à l’exclusion de
.68
Chambre Judiciaire de la Cour Suprême, actuelle-
54
l’application de tout Acte uniforme. En l’espèce, la
ment saisie du litige entre les parties », dès lors que 0:1
cour d’appel saisie du fond ne s’étant pas encore
33
la requête énoncée ci-dessus et l’ordonnance qui en
36
Ohadata J-15-147).
on
Nouvelle Scierie Serve c./ V. P. L., Recueil de Jurispru- pas de questions relatives à l’application de
int
dence no 8/ 2006, p. 12, Le Juris-Ohada, no 2/2007, l’AUPSRVE (CCJA, no 051/2005, 21-7-2005 : Sté
p. 19, Ohadata J-08-92) ; TEXACO-CI c./ Sté GROUPE FREGATE, Recueil de
9o) sur une demande de sursis à l’exécution : jurisprudence de la CCJA, no 6, juin-déc. 2005,
a. d’une décision du Conseil d’administration de p. 15. – Le Juris-Ohada, no 1/2006, p. 29, Ohadata
l’ERSUMA par un de ses agents, aucune disposition J-06-29) ;
du Traité OHADA, du Règlement no 002/98/CM du 12o) sur le pourvoi relatif au bail souscrit par une
30 janvier 1998, ou du Règlement de procédure de personne morale portant sur des locaux à usage de
la CCJA, ne permettant à la CCJA d’ordonner bureaux pour les besoins de son activité, et qui n’est
le sursis à l’exécution d’une décision autre que pas un bail commercial, s’agissant d’un parti poli-
ses propres arrêts (CCJA, Ord. no 05/2005/CCJA, tique qui a vocation à n’exercer aucune activité
7-7-2005 : T. D. c./ Conseil d’Administration de l’ER- lucrative à caractère commercial, industriel, artisanal
SUMA, Ohadata J-06-50) ; ou professionnel. Par conséquent un tel bail ne peut
b. d’une décision rendue par une juridiction natio- être régi par les articles 69 et 71 de l’AUDCG (CCJA,
nale, aucune disposition du Traité OHADA ou du no 056/2005, 15-12-2005 : RDR c./ F.D.P.C.C.,
Règlement de procédure de la CCJA ne l’autorisant Recueil de jurisprudence de la CCJA, no 6, juin-déc.
(CCJA, 2e ch., no 031/2012, 22-3-2012 ; P. no 057/ 2005, p. 17. – Le Juris-Ohada, no 2/2006, p. 16,
2008/PC du 26-6-2008 : Banque Nationale d’Inves- Ohadata J-06-30) ;
tissement dite BNI c./ M. Tape Baroan), et une telle Obs. : dans le cas d’espèce, la CCJA a fait une
demande est irrecevable (CCJA, Ass. plén., no 120, application combinée de deux dispositions
11-11-2014 ; P no 036/2007/PC du 3-5-2007 : internes à la Côte d’ivoire : 1) l’article 1 alinéa 1,
Morelle Michelle, Société Mandji immobilier c/ Les de la loi no 93-668 du 9 août 1993 relative
Hoirs Tordjeman, Doly Tordjeman, Ohadata J-15- aux Partis et Groupements politiques en Côte
210). d’Ivoire, qui dispose que « le Parti politique est
32 Art. 14 [mod.] Traité OHADA
une association de personnes physiques qui ayant donné lieu à cette ordonnance ne soulève
adhèrent aux mêmes idéaux politiques, s’enga- aucune question relative à l’application des Actes
gent à les faire triompher par la mise en œuvre uniformes et des règlements prévus au Traité institu-
d’un programme, en vue de conquérir et d’exer- tif de l’OHADA. Contrairement à ce que prétend la
cer le pouvoir selon les principes démocratiques demanderesse au pourvoi, l’article 49 alinéa 1 de
définis dans la Constitution » ; et 2) l’article 1 de l’AUPSRVE n’est pas applicable en l’espèce, lorsque
la Loi no 60-315 du 21 septembre 1960, relative la procédure de sursis à exécution qui a abouti à
aux associations, disposant que « l’association est l’ordonnance attaquée n’a pas eu pour effet de
la convention par laquelle deux ou plusieurs suspendre une exécution forcée déjà engagée (la
personnes mettent en commun, d’une façon signification-commandement de payer ne pouvant
permanente, leurs connaissances ou leur activité, être considérée, en l’espèce, comme un acte d’exé-
dans un but autre que lucratif (…) ». Cette solu- cution) mais plutôt d’empêcher qu’une telle exécu-
tion est spécifique à la Côte d’Ivoire, mais par tion puisse être entreprise ; qu’il s’ensuit que la Cour
analogie, il est possible de tenir compte de dispo- de céans doit se déclarer incompétente pour statuer
sitions nationales (non contraires à l’AUDCG) sur le recours en annulation de l’ordonnance querel-
2
pour retenir le caractère commercial ou non lée (CCJA, no 047/2009, 12-11-2009 : UIBG c./ Ets.
71
94
commercial d’un bail comme l’a fait la CCJA dans Alpha Oumar BARRY, Recueil de jurisprudence de la
26
50
cette espèce. Cela pourrait être le cas notam- CCJA, no 14, juillet-décembre 2009, p. 39, Ohadata
6:1
ment pour des associations n’ayant pas un objet J-10-185). Dans le même sens, la CCJA ayant relevé
14
.4.
commercial. d’office l’irrecevabilité du pourvoi (CCJA, 2e ch.,
.68
54
13o) sur une décision ayant acquis l’autorité de la no 012, 18-2-2010 : Sté Hann et Compagnie c./
chose jugée, le pourvoi contre ladite décision étant 0:1
Sté Mamoudou et Frères, SARL, Le Juris-Ohada,
33
36
devenu sans objet. Il en est ainsi dès lors que la juri- no 2/2010, avril-juin 2010, p. 33, Ohadata J-11-56) ;
88
5:8
diction suprême nationale a rejeté un précédent 15o) sur l’action en revendication en matière de
69
recours formé contre l’arrêt attaqué et que sa déci- saisie immobilière, dès lors que l’appréciation de
93
73
sion a acquis l’autorité de la chose jugée irrévocable- la nature, de l’étendue et de la force probante des
:76
PA
ment. Il en résulte que dès son prononcé, cette droits réels et des titres y afférents excipés par l’ap-
:FU
décision s’est substituée au jugement initial ayant pelant sur l’immeuble litigieux relèvent nécessaire-
om
servi de titre exécutoire de la saisie-attribution ment des normes du droit foncier national et non
x.c
vo
litigieuse et que le recours en cassation devant la des dispositions de l’AUPSRVE, notamment celles
lar
ho
CCJA est devenu sans objet (CCJA, 1re ch., no 25, des articles 299 et 308 dudit Acte uniforme, sur
sc
al.
7-4-2005 : D. J. c./ BICICI et SHELL-CI, Le Juris- lesquelles les premiers juges ont fondé leur décision
on
ati
Ohada, no 3/2005, p. 25. – Rec. de jurisprudence de et qui sont manifestement inapplicables en la cause
ern
la CCJA, no 5, jan.-juin 2005, vol.1, p. 59 ; Ohadata pour trancher un litige portant principalement sur
int
sion. En effet, les prérogatives d’une juridiction de cassation nationale en vertu d’une loi interne, dès
suprême nationale et celles du Président de ladite lors qu’aucune exécution n’est entamée : CCJA,
juridiction ne sont pas interchangeables. La saisine, 3e ch., no 147, 19-11-2015 ; P. no 203/2014/PC du
par requête, de la Juridiction présidentielle du Prési- 27-11-2014 : First International Bank GUINEE dite
dent d’une juridiction suprême nationale, ne saurait FIBANK c/ Station service NEGUEYAH, THIAM Abou-
être confondue avec un pourvoi en cassation, de bacar, Ohadata J-16-140 ;
même que ne doivent pas l’être les prérogatives et 18o) pour un litige de droit maritime, en l’occur-
compétences respectives des deux ordres de juridic- rence, le transport par mer du sel iodé par un navire,
tion qui opèrent dans des contextes et sur des bases l’absence d’Acte uniforme relatif au contrat de trans-
juridiques et procédurales différentes, à savoir, les port de marchandises par mer ne permettant pas à
articles 15 du Traité et 51 du Règlement de Procé- la CCJA d’examiner cette affaire, qui relève des
dure de la CCJA pour la Juridiction nationale de dispositions nationales (CCJA, no 013/2009, 26-2-
cassation, et le droit interne pour la Juridiction prési- 2009 : Sté EKA Benya c./ D. L. D. A., Recueil de
dentielle du Président de la Cour Suprême nationale. Jurisprudence no 13, jan.-juin 2009, p. 30, Ohadata
Dans l’espèce, le droit national autorise le président J-10-57, Ohadata J-09-286) ; voir aussi (C. Sup. Côte
2
de la juridiction suprême nationale à statuer sur les d’Ivoire, ch. jud., no 029, 4-2-2010 : Sté EKA-BENYA
71
94
requêtes de sursis à exécution des arrêts d’appel, c/ D. L. D. A., Actualités Juridiques no 71/2011, pg
26
50
dans la mesure où ces requêtes et l’ordonnance 149, Ohadata J-13-186, retenant qu’il n’existe pas
6:1
présidentielle subséquente sont licites vis-à-vis des d’Acte unforme de l’OHADA en matière maritime) ;
14
.4.
principes et dispositions de l’AUPSRVE régissant 19o) sur l’ordonnance prise par le Président de la
.68
54
l’exécution des décisions judiciaires constitutives de Cour Suprême de Côte d’Ivoire et qui a ordonné
titres exécutoires ; le principe cardinal retenu étant 0:1
sous astreinte comminatoire la réintégration de la
33
36
que l’exécution entamée devant aboutir à son terme, requérante au pourvoi dans les lieux litigieux, à la
88
5:8
si celle-ci n’a ni été enclenchée ni a fortiori entamée, suite d’une décision de sursis à exécution d’un arrêt
69
des demandes de sursis à exécution visant précisé- frappé de pourvoi en application de l’article 221 du
93
73
ment à prévenir cette exécution pouvaient être légiti- nouveau Code ivoirien de procédure civile, car ladite
:76
PA
mement exercées, comme en l’espèce, et il entrait ordonnance n’avait pour but et pour effet que de
:FU
alors dans les compétences du Président de la juridic- faire respecter l’arrêt de sursis à exécution préalable-
om
tion suprême nationale d’y faire droit dès lors que le ment rendu au cours de l’instance en cassation
x.c
vo
requérant ne fait état d’aucune exécution ou début pendante devant ladite Cour Suprême et n’entre pas
lar
ho
d’exécution. Le requérant est donc mal fondé de dans le champ de l’AUPSRVE tel qu’il résulte de
sc
al.
demander et de conclure à l’annulation de l’ordon- l’analyse de l’article 49 dont la violation est invoquée
on
ati
nance attaquée prise en application des dispositions à l’appui du pourvoi. Il en est ainsi car les dispositions
ern
du droit interne, qui ne ressortissent pas à la compé- de l’AUPSRVE, notamment les articles 28 et suivants
int
tence de la CCJA en vertu de l’article 14 du Traité relatifs aux voies d’exécution, concernent exclusive-
OHADA (CCJA, no 026/2009, 30-4-2009 : M. M. c./ ment les procédures qui permettent à un créancier
Sté Restaurant Chinatown SARL, Recueil de Jurispru- de saisir et, au besoin, de faire vendre les biens et
dence no 13, janvier-juin 2009, p. 33, Ohadata J-10- droits de son débiteur, afin de se faire payer et celles
58). Dans le même sens, dès lors que, d’une part, qui ont pour but la délivrance ou la restitution
l’ordonnance dont le requérant au pourvoi demande d’un bien mobilier corporel (CCJA, 1re ch., no 29,
l’annulation, en application des articles 18 du Traité 3-7-2008 : SICOGI CI c./ SCI IRIS, Le Juris-Ohada
OHADA et 49 de l’AUPSRVE, n’a pas été rendue par no 4/2008, p. 5, Ohadata J-09-68) ;
une juridiction statuant en cassation (mais plutôt par 20o) sur le recours directement introduit devant la
le Président de la juridiction suprême nationale CCJA et qui n’est dirigé contre aucune décision judi-
statuant en référé) et, d’autre part, qu’elle n’a pas ciaire contentieuse lui faisant grief et ayant appliqué
statué sur une demande relative à une mesure d’exé- ou interprété l’article 29 de l’AUPSRVE (selon lequel
cution forcée ou à une saisie conservatoire, comme « l’Etat est tenu de prêter son concours à l’exécution
prévu à l’article 49 de l’AUPSRVE. Il en est ainsi, des décisions et des autres titres exécutoires »), dès
nonobstant l’incompétence du Président de la juri- lors qu’il ne ressort nulle part des prescriptions de
diction suprême nationale soulevée par le requérant l’AUPSRVE, qui contient aussi bien des règles de
lors de l’audience de référé qui a abouti à l’Ordon- procédure que des règles de fond relatives aux
nance dont l’annulation est requise (CCJA, no 020/ matières qu’il régit, que pour la mise en œuvre de
2010, 25-3-2010, P. no 017/2007/PC, 26-2-2007 : son article 29 il faille déroger aux conditions
Maître K.-O. c./ SOPIM, Rec. de Jurisprudence no 15, normales de saisine et de compétence de la CCJA
jan.-juin 2010, p. 26, Ohadata J-12-20). Dans le définies, en matière contentieuse, aux articles 13 et
même sens, pour le recours exercé contre une déci- 14, alinéa 3, du traité OHADA (CCJA, no 027/2008,
sion de sursis à exécution prononcée par une Cour 30-4-2008 : Sté APC c./ Etat du Cameroun, Recueil
34 Art. 14 [mod.] Traité OHADA
de jurisprudence de la CCJA, no 11, jan.-juin 2008, et de renvoyer les parties à mieux se pourvoir (CCJA,
p. 19, Ohadata J-09-105) ; 2e ch., no 180, 17-12-2015 ; P. no 188/2014/PC du
21o) pour le pourvoi formé contre une décision 4-11-2014 : Société Holcibel S.A., Société Investisse-
encore susceptible de voies de recours internes ments Cimentiers Internationaux S.A. dite ICI c/
(CCJA, no 00l/2009, 5-2-2009 : AFRILAND FIRST Société HANN & Compagnie S.A., Ohadata J-16-
BANK c./ CO-SYNDICS de la Liquidation SITAGRI SA, 173) ;
M. K. B., N. Y, Y. B., Recueil de Jurisprudence no 13, 24o) pour un litige relatif à la responsabilité délic-
jan.-juin 2009, p. 5, Ohadata J-10-48 ; voir notes tuelle (CCJA, 1re ch., no 007, 4-2-2010 : M. P. c./
sous l’AUPCAP, art. 216) ; dans le même sens : SDV-GABON SA, Le Juris-Ohada, no 2/2010, avr.-juin
CCJA, 2e ch., no 6, 2-2-2012 : Sté SSI c./ SANY, Juris- 2010, p. 18, Ohadata J-11-51, au sujet de la destruc-
Ohada, 2012, no 4, oct.-déc., p. 25, Ohadata J-13- tion d’un navire, l’arrêt attaqué ayant été rendu
60. De même, le pourvoi formé avant la décision exclusivement sur le fondement des dispositions des
d’une cour d’appel saisie de la décision du premier articles 1382 et suivants du Code civil, aucun moyen
niveau est irrecevable (CCJA, Ass. plén., no 134, 11- relatif à l’application ou à l’interprétation d’un Acte
11-2014 ; P no 023/2012/PC du 14-3-2012 : CABI- uniforme ou d’un règlement prévu par le Traité
2
NET AVOCAT-PLUS SEINA c/ Société Tchadienne des OHADA n’ayant été soulevé et discuté tant devant
71
94
Télécommunications (SOTEL TCHAD), Ohadata J-15- le premier juge que devant le juge d’appel ; voir
26
50
224) ; aussi CCJA, no 007/2010, 4-2-2010, P. no 033/2007/
6:1
22o) pour interpréter en cassation, une disposi- PC, 2-4-2007 : P. N. c./ SDV-GABON SA, Recueil de
14
.4.
tion strictement interne relevant du droit natio- Jurisprudence no 15, jan.-juin 2010, p. 20, Ohadata
.68
54
nal et se prononcer sur l’existence éventuelle et la J-12-18) ;
consistance des nullités édictées par celui-ci. Il en est 0:1
25o) pour un litige relatif à la responsabilité
33
36
ainsi lorsque le jugement d’adjudication attaqué contractuelle et le paiement effectué par un tiers,
88
5:8
n’est nullement critiqué dans l’application intrin- affaires ne soulevant pas de question d’application
69
sèque des règles de l’AUPSRVE relatives à la saisie d’un Acte uniforme (CCJA, 2e ch., no 17, 29-11-
93
73
immobilière, les requérants se bornant plutôt à 2011 : CAROIL SA CONGO c/ Sté Internationale
:76
PA
déplorer la déloyauté, à leur égard, de l’huissier CATERING SERVICES, Juris-Ohada, 2011, no 4, oct.-
:FU
instrumentaire dans la signification des actes prépa- déc., p. 23, Ohadata J-13-10, J-13-137).
om
ratoires ayant abouti audit jugement et à relever Obs. : en l’espèce, des dommages-intérêts
x.c
vo
subséquemment, la nullité de celui-ci sur la base de étaient demandés par une société. A contre une
lar
ho
dispositions du Code de procédure civile national société. B pour rupture abusive de relations
sc
al.
B. D. c./ SNR, Recueil de Jurisprudence no 13, jan.-juin juge, le remboursement de sommes qu’elles
ern
2009, p. 27, Ohadata J-10-56, Ohadata J-09-283) ; aurait payées à des créanciers de la société A sur
int
une vente aux enchères, a eu un comportement tents pour statuer, au regard de l’article 49 de
fautif qui pourrait ouvrir réparation à la demande- l’AUPSRVE, que lorsque le litige ou la demande est
resse (CCJA, 2e ch., no 102, 30-12-2013 ; P no 023/ relative à une mesure d’exécution forcée ou à une
2006/PC du 13-4-2006 : Société ETABLISSEMENTS saisie conservatoire, ce qui n’est pas le cas de l’es-
MOUSSA dit M.K.A c/ SUCAF Centrafrique, Recueil pèce qui ne rentre pas dans cette catégorie, la CCJA,
de jurisprudence no 20, Vol. 1, jan.-déc. 2013, p. 75- statuant en matière d’urgence, juge de l’exécution,
77, Ohadata J-15-49) ou si la demanderesse, liée par doit donc se déclarer incompétente sur ce point et
un contrat de fourniture de courant électrique à la renvoyer la cause et les parties à mieux se pourvoir
défenderesse, a eu un comportement fautif qui (CCJA, 2e ch., no 1, 2-2-2012 : COFIPA S.A c./
pouvait ouvrir réparation à son abonnée (CCJA, Ass. 1) M. T., 2) M. K., 3) I., 4) S.C.I. I.D Investissements,
plén., no 104, 4-11-2014 ; P no 071/2007/PC du 5) COFIPA Investissement Bank Congo SA, Juris-
13-8-2007 : AES SONEL c/ Société Anonyme Des Ohada, 2012, no 4, oct.-déc., p. 2., Ohadata J-13-
Poissonneries Menengue Du Cameroun (SAPMC) 55) ;
S.A., Ohadata J-15-195). L’incompétence de la CCJA Obs. : après cassation de l’arrêt qui lui était
doit être relevée d’office dans une affaire relative à soumis dans le présent litige, la CCJA s’est
2
une décision condamnant un mandataire indélicat à retrouvée, au moment de l’évocation du litige au
71
94
restituer les deniers à lui confiés par son mandant et fond, avec une casquette de juge de l’exécution
26
50
qui n’a soulevé, devant les juridictions du fond, au sens de l’art. 49 de l’AUPSRVE car il lui était
6:1
aucune question relative à l’application d’un texte demandé de rétracter les ordonnances mention-
14
.4.
relatif à l’OHADA, la seule référence à des disposi- nées ci-dessus. La haute juridiction saisit alors
.68
54
tions d’un Acte uniforme dans l’argumentaire des l’occasion de rappeler les limites de la compé-
parties au litige ne pouvant suffire à justifier la 0:1
tence ratione materiae du juge de l’art. 49 et se
33
36
compétence de la Cour (CCJA, 2e ch. no 136, 12-11- l’appliqua puisque dans cette circonstance, elle
88
5:8
2015 ; P. no 105/2014/PC du 12-6-2014 : El Hadj statuait en cette qualité. A propos du JEX, voir
69
Hassan MAINA c/ El Hadj Mahamed GIRGIRI les obs. sous l’art. 49 de l’AUPSRVE.
93
73
LAWAN, Ohadata J-16-129). Il en est de même pour 29o) pour un litige relatif à la validité d’un contrat
:76
PA
une action en responsabilité et en paiement de d’assurance, matière qui ne relève ni des Actes
:FU
sommes d’argent pour saisies abusives, pour uniformes de l’OHADA, ni des Règlements prévus au
om
laquelle les premiers juges se sont prononcés Traité, mais plutôt du droit des assurances réglé
x.c
vo
uniquement en application de dispositions natio- par le Code CIMA (Conférence Interafricaine des
lar
ho
nales (CCJA, 3e ch., no 143, 19-11-2015 ; P. no 028/ Marchés d’Assurances) – (CCJA, 3e ch., no 26, 6-12-
sc
al.
2013/PC du 14-3-2013 : Société ALIOS FINANCE 2011 : SOMAVIE c/ CNCE avant CECP. Juris-Ohada,
on
ati
GABON ex SOGACA c/ Entreprise NDONG MVE & 2012, no 1, janv.-mars, p. 47, Ohadata J-13-24, J-13-
ern
pourvoi relatif à la responsabilité civile en matière 30o) pour un jugement ayant statué sur la demande
de droit d’auteur (CCJA, 2e ch., no 177, 17-12- d’indemnisation à la suite d’une procédure
2015 ; P. no 169/2012/PC du 3-12-2012 : Société d’expropriation et qui n’a ni interprété, ni appliqué
OASIS SPRL c/ Blaise BULA MONGA, Ohadata J-16- un quelconque Acte uniforme ou Règlement prévu
170), qui ne soulèvent aucune question relative à au Traité, et qui n’a donné lieu à aucune exécution
l’application d’un texte de l’OHADA ; forcée au sens de l’AUPSRVE (CCJA, Ass. plén.,
27o) pour connaître du recours exercé contre une no 054, 23-4-2014 ; P no 089/2011/PC du 14-10-
procédure arbitrale qui s’est déroulée en 2011 : Association des Propriétaires Terriens Expro-
dehors de l’espace OHADA (à Londres en l’es- priés de Bado, dite APTEB c/ Société WACEM SA,
pèce), cette procédure n’étant pas soumise à l’AUA Société FORTIA Cement SA, PRASAD Montaparti
selon l’article 1 de cet Acte uniforme (CCJA, 3e ch., Siva Ramavara, Ohadata J-15-145) ;
no 20, 6-12-2011 : SAFIC ALCAN COMMODITIES c./ 31o) pour un litige relatif à des boutiques situées
COMPLEXE CHIMIQUE CAMEROUNAIS, Le Juris- dans un marché et relevant encore du domaine
Ohada no 2/2012 p. 32, Ohadata J-12-204) ; public, le statut de bail commercial ou professionnel
28o) en matière d’urgence, es qualité de juge de ne pouvant s’appliquer aux conventions ayant pour
l’exécution (JEX) de l’art. 49 de l’AUPSRVE, sur objet des biens dépendant du domaine public même
la demande de rétractation d’ordonnances suspen- lorsqu’elles sont conclues entre deux personnes de
dant le conseil d’administration d’une société et droit privé, en raison du principe de précarité et de
nommant un mandataire aux fins de convoquer, à révocabilité qui s’applique aux occupations de ce
brefs délais, une assemblée générale des action- domaine. En l’espèce, la défenderesse n’a pas la
naires, car le président de la juridiction statuant en qualité de propriétaire des biens immobiliers, objet
matière d’urgence et juge de l’exécution ainsi que la d’une telle occupation, qui n’est pas régie par
cour d’appel statuant après appel ne sont compé- l’AUDCG (CCJA, Ass. plén., no 078, 25-4-2014 ;
36 Art. 14 [mod.] Traité OHADA
P no 147/2012/PC du 23-10-2012 : La Amadou Issa les dispositions du droit interne, de l’article 144 de
c/ Société de Construction et de Gestion des l’AUPSRVE indiquant clairement qu’une telle action
Marchés dite SOCOGEM, Ohadata J-15-169 ; CCJA, en responsabilité est exercée dans les termes du
Ass. plén., no 075, 29-4-2015 ; P no 044/2010/PC du droit commun. Il en est ainsi en l’espèce, d’autant
7-4-2010 : Société de Gestion et d’Exploitation de plus que les premiers juges ne se sont prononcés sur
l’aéroport de Conakry-Gbessia dite SOGEAC c/ Sory ledit litige qu’en application stricte des dispositions
Doumbouya, Ohadata J-16-76) ; relevant du droit national (CCJA, 3e ch., no 092,
32o) pour un contentieux relatif à l’utilisation 23-7-2015 ; P no 038/2011/PC du 24-5-2011 :
d’un axe routier, les arrêts attaqués en l’espèce Société ZAMACOM SA c/ BROU ASSAOURE,
ayant seulement décidé d’un sursis à son exécution Ohadata J-16-91) ;
et ne s’étant fondés sur aucun Acte uniforme ou 37o) pour une action en contestation partielle et
Règlement prévu par le Traité relatif à l’harmonisa- en compensation de créances, qui ne soulève
tion du droit des affaires en Afrique (CCJA, Ass. aucune question relative à l’application d’un quel-
plén., no 129, 11-11-2014 ; P no 118/2011/PC du conque Acte uniforme ou règlement OHADA et pour
2-12-2011 : Société Matériaux de construction de laquelle les premiers juges se sont prononcés unique-
ment en application de dispositions nationales. Ladite
2
l’Estuaire – Bâtiment et Travaux Publics dite MCE-
71
94
BTP c/ Mboumba TRAORE, BONGOTHA Medard, incompétence peut être soulevée d’office (CCJA,
26
3e ch., no 142, 19-11-2015 ; P. no 084/2012/PC du
50
Ohadata J-15-219) ;
6:1
33o) pour un différend ne portant que sur l’exis- 23-7-2012 : Société HANN et Compagnie, S.A. c/
14
.4.
tence ou non d’une obligation, sur l’absence de Société HOLCIBEL, S.A, Société Investissements
.68
Cimentiers Internationaux (ICI), S.A., Société HOLCIM
54
cause ou sur l’inexécution d’une telle obligation
(CCJA, Ass. plén., no 142, 11-11-2014 ; P no 098/ 0:1
Trading, Maître Mamadou Alimou BAH, Ohadata
33
J-16-135) ;
36
le défaut de base légale. La requête qui se contente Location et d’Exploitation des Véhicules BOUARI dite
ern
qu’elle avait d’abord formé devant une juridiction B. Demande sans objet
nationale de cassation et d’opter pour la saisine Lorsque après la cassation d’un arrêt, rien ne reste à
directe de la CCJA conformément aux articles 14, juger, il n’a pas lieu d’évoquer (CCJA, 2e ch., no 017,
alinéa 3 du Traité OHADA et de l’article 28 du Règle- 27-2-2014 ; P no 072/2011/PC du 26-8-2011 : SORO
ment de procédure de ladite Cour, ne saurait être TCHOHONA et KOUAME KAN BLAISE c/ Collège IRIS
admise à transmettre à celle-ci un « mémoire II et ZOHE Raymonde, Ohadata J-15-108). Il en est
ampliatif et complétif » pris au soutien du recours de même en cas d’annulation d’une ordonnance
initial précité à l’occasion du renvoi légal et effectif
pour violation des règles de compétence édictées par
de celui-ci par la juridiction Suprême nationale à la
les dispositions de l’article 49 de l’AUPSRVE (CCJA,
CCJA dès lors que ledit mémoire recèle à la fois la
Ass. plén., no 109, 4-11-2014 ; P no 049/2008/PC
volonté évidente et réitérée de son auteur d’exercer
du 24-6-2008 : CHANAS Assurances SA c/ A.G.F.
contre le même arrêt non seulement un second ou
Cameroun SA devenue Allianz Assurances S.A, Atex
nouveau pourvoi en cassation mais aussi celle de
Comodities, Ohadata J-15-200 ; CCJA, 3e ch.,
remettre indirectement en cause, par ce biais, l’arrêt
no 027, 9-4-2015 ; P no 009/2012/PC du 24-1-2012 :
antérieur d’irrecevabilité susvisé rendu par la CCJA,
TAHA OMAR, KABALAN Albert, Société de Trans-
2
lequel a acquis l’autorité de la chose jugée dès le
71
port et de Distribution de Carburant, dite STDC c/
94
moment où il a été prononcé et est de ce fait devenu
26
Société SHELL Côte d’Ivoire, Ohadata J-16-27), ou
50
irrévocable (CCJA, 1re ch., no 16, 29-6-2006 : Sté
lorsque la CCJA n’a pas été saisie du fond de l’affaire
6:1
ANSARI TRADING COMPANY L TD c./ La SCB-CL.C
14
(CCJA, 3e ch., no 031, 9-4-2015 ; P no 154/2012/ PC
.4.
dénommée actuellement C.L.C., Le Juris-Ohada,
.68
du 5-11-2012 : M. KOUADIO KONAN c/ M. KACOU
no 4/2006, p. 25, note Brou Kouakou Mathurin,
54
APPIA Justin, AIMAN Christiane Laure épouse
Ohadata J-07-30 ; J-04-86). 0:1
33
KACOU, APPIA Justin, Ohadata J-16-31).
36
.............................................
69
93
avant de rendre sa décision. Lorsque la question a tient le civil en l’état » que si les deux actions sont
été traitée par un tribunal et est pendante devant concomitantes et relèvent d’un même fait généra-
une Cour d’appel, les conditions de l’article 56 ne teur. En présence d’une action publique basée sur
sont pas réunies et il n’y a pas lieu d’émettre un avis une plainte avec constitution de partie civile et d’une
(CCJA, Avis no 01/2006/JN, 17-10-2006 : Recueil de action civile, qui est la mainlevée, résultant d’une
jurisprudence no 11, jan.-juin 2008, p. 129, Ohadata saisie pratiquée, les deux conditions ne sont pas
J-10-12). réunies et le moyen visant la violation du principe
Voir, sous l’art. 56 du Règlement de procédure précité doit être rejeté (CCJA, 2e ch. no 133, 12-11-
de la CCJA. 2015 ; P. no 020/2013/PC du 19-2-2013 : Société
............................................. Chanas Assurances c/ Ekobo Din Marianne, Penka
V. Recours en interprétation Félix, Tiotsop Maurice, Nseke Oh Jean, Talachele
d’une décision rendue par la CCJA Mekontso Oscar Blaise, Mabo, Dieudonné, Ekwalla
Alice épouse Edimo, Nji Henry Ndeh, Ngashu et
Caractère non suspensif. Sur le caractère non
Sonkouat Charlotte, Ohadata J-16-126).
suspensif du recours en interprétation d’une décision
Il n’y a pas lieu de surseoir à statuer, dès lors que la
rendue par la CCJA, voir l’article 46 du Règlement procédure ayant donné lieu au jugement confirmé
de procédure de la CCJA.
............................................. par l’arrêt faisant l’objet du pourvoi est relative à une
VI. Evocation demande de validation d’une inscription hypothé-
caire provisoire ordonnée par la juridiction présiden-
A. Absence de cassation tielle, procédure distincte de toute autre procédure
Il n’y a pas lieu à évocation par la CCJA en l’absence intentée devant les juridictions répressives natio-
de cassation (CCJA, Ass. plén., no 080, 25-4-2014 ; nales. La cour d’appel qui, pour refuser la validation
P no 168/2012/PC du 29-11-2012 : IBIKUNLE Kara- d’une inscription hypothécaire provisoire, a énoncé
matou c/ Société CODA-BENIN, Ohadata J-15-171). que « l’hypothèque est une sûreté réservée au
38 Art. 15 Traité OHADA
créancier », « qu’il ne figure au dossier aucune resse, la défenderesse reste lui devoir la somme de
convention de prêt indiquant la hauteur des engage- 5.654.216.799 FCFA et de dire qu’il y a lieu à la
ments pris de part et d’autre » et « qu’au stade validation de l’inscription provisoire d’hypothèque
actuel, la certitude et l’exigibilité de la créance de la ordonnée par le président du tribunal (CCJA, Ass.
[demanderesse] ne sont pas prouvées », alors que, plén., no 038, 27-4-2015 ; P no 020/2007/PC du
suivant l’article 68 de l’AUHCE, « la comptabilité 12-3-2007 : Banque de l’Habitat du Mali (BHM SA)
régulièrement tenue peut être admise en justice c/ Société West African Investment (WAIC SA),
pour servir de preuve entre les entreprises pour faits Ohadata J-16-38).
de commerce ou autres… », a violé les dispositions B. Procédure pénale sans intérêt
de l’article susvisé et exposé sa décision à la cassa- pour la solution
tion. Sur l’évocation, l’inscription hypothécaire défi-
C’est à tort qu’il est reproché à un arrêt d’avoir
nitive prévue aux articles 136 [devenu 213] et statué sur des documents argués de faux, sans auto-
suivants de l’AUS suppose que le demandeur riser la preuve du faux, alors même qu’une procé-
établisse sa qualité de créancier certain à l’égard du dure était en cours devant le doyen des juges
débiteur. Pour les mêmes motifs que ceux déve- d’instruction, dès lors que le défaut d’intérêt de la
2
71
loppés lors de l’examen du moyen de cassation, tiré procédure pénale pour la solution a été suffisam-
94
26
de la méconnaissance de l’article 68 de l’AUHCE, il ment démontré (CCJA, 2e ch., no 173, 17-12-2015 ;
50
6:1
y a lieu d’infirmer le jugement rendu en toutes ses P. no 080/2012/PC du 18-7-2012 : Eglise De Jésus
14
dispositions et, statuant à nouveau, de constater
.4.
Christ Des Saints Des Derniers Jours c/ Société LAGI-
.68
que, des extraits de la comptabilité de la demande- COM-CI, SARL, Ohadata J-16-166).
54
0:1
33
36
Art. 15 Les pourvois en cassation prévus à l’article 4 sont portés devant la Cour
88
5:8
Commune de Justice et d’Arbitrage, soit directement par l’une des parties à l’ins-
69
93
tance, soit sur renvoi d’une juridiction nationale statuant en cassation saisie d’une
73
:76
Il résulte des articles 14 et 15 du Traité OHADA qu’il appartient aux parties deman-
om
peut elle-même saisir la CCJA lorsqu’elle estime que la cause à elle soumise relève
lar
ho
de la compétence de cette cour (C Sup. Niger, civ. Arrêt no 01-158/C, 16-8-2001 : SNAR
sc
al.
LEYMA c./ Groupe Hima Souley, F. AHO et al. ; OHADA : Jurisprudences nationales.
on
ati
Ed. BENIN CONSULTING GROUP, Cotonou (Bénin) : 2004, p 3, 1NE2, Ohadata J-02-28).
ern
int
2
• C. Sup. Cameroun, ch. jud., sect. com., no 01/ dessaisir immédiatement et transmettre l’ensemble
71
94
Com, 22-7-2010 : MAGMAT c./ S.C.T., Ohadata du dossier ainsi qu’une copie du présent arrêt de
26
50
J-12-61, litiges relatifs à l’AUSCGIE et l’AUPSRVE ; renvoi à la CCJA, en application de l’article 51 du
6:1
Règlement de procédure de la CCJA (C. Sup. Côte
14
• C. Sup. Cameroun, ch. jud. sect. civ., no 117/civ.,
.4.
28-4-2011 : Standard Chartered Bank c./ K. N. L., d’Ivoire, ch. jud. civ., no 052, 4-2-2010 : S.T.I.F. c./
.68
54
Ohadata J-12-62 ; C. Sup. Cameroun, ch. jud., M.-N, Le Juris-Ohada, no 1/2011, jan.-mar. 2011,
p. 29, Ohadata J-12-77, J-12-97).0:1
no 21/CIV, 15-7-2010 : M. Z. F. c./ O. K. et Sté
33
36
OMAIS SELECTA SARL, Ohadata J-12-242 ; Dans le même sens et renvoyant la cause et les
88
5:8
ayant statué sur la violation alléguée du Traité 4-6-2009 : BICICI c./ SICUS, Actualités Juridiques,
:76
PA
OHADA (C. Sup. Cameroun, ch. jud., sect. com., no 68-69, 2010, p. 59, Ohadata J-12-79 ;
:FU
no 02/Com, 22-7-2010 : SODECAO SA c./ Sté SHELL • C. Sup. Côte d’Ivoire, ch. jud. civ., no 284,
om
x.c
Cameroun S.A., Ohadata J-12-60). 8-4-2010 : C. c./ V., Le Juris-Ohada no 1/2011, jan.-
vo
Congo (Brazzaville) : toutes les procédures à l’ori- mar. 2011, p. 27, Ohadata J-12-90 ;
lar
ho
gine de l’arrêt attaqué étant fondées sur l’applica- • C. Sup. Côte d’Ivoire, ch. jud., civ. & com., no 262,
sc
al.
tion d’Actes uniformes de l’OHADA, la Cour 1-4-2010 : K. c./ SGBCI SA, Le Juris-Ohada
on
ati
suprême du Congo est incompétente pour se no 2/2011, avr.-juin 2011, p. 21, Ohadata J-12-141 ;
ern
prononcer sur le pourvoi formé, lequel peut cepen- • C. sup. Côte d’Ivoire, ch. jud., formation civ. &
int
dant relever de la compétence de la CCJA à laquelle com., no 585, 7-10-2010 : M, S, L c./ B. A. C. I., Juris
il convient de renvoyer la cause et les parties et ce, Ohada, 2012, no 3, juil-sept, p. 29, Ohadata J-13-
aux frais du demandeur au pourvoi (C. sup. Congo, 48 ;
ch. com., no 03/GCS.08, 21-3-2008 : G.C.A. SARL c/ • CCJA, 3e ch., no 092/2015, 23-7-2015 ; P no 038/
E.-P. née P. H., Ohadata J-13-85, rendu sur le visa 2011/PC du 24-5-2011 : Société ZAMACOM SA c/
de l’art. 14 du Traité) ; (C. Sup. Congo, ch. com., BROU ASSAOURE, Ohadata J-16-91 ; CCJA, 3e ch.,
no 07/GCS.07, 22-11-2007 : S.A.C. SARL c./ S.D.V no 095, 23-7-2015 ; P no 060/2012/PC du 6-6-2012 :
Congo SA, Ohadata J-13-122). KONE Lassina c/ AMON KOUASSI Richard, Ohadata
Le moyen qui invoque tantôt la violation d’une J-16-94).
disposition d’un Acte uniforme et tantôt la violation Guinée : sur le renvoi, par la Cour suprême de
de dispositions nationales (Code de procédure civile, Guinée Bissau, d’une affaire devant la CCJA, voir :
commerciale, administrative et financière en l’es- CCJA, no 035/CCJA, 2e ch., no 081/2015, 29-4-
pèce) échappe à la connaissance de la Cour suprême 2015 ; P no 052/2012/PC du 29-5-2012 : YOUSSEF
dès lors que, l’arrêt d’appel attaqué a fait lui-même Samir et Houssein HYZAZI c/ Héritiers El Hadj
application de dispositions d’Actes uniformes dont Mamady Koulibaly représenté par Moussa Koulibaly,
le contrôle de la bonne application est de la compé- Ohadata J-16-82.
tence de la CCJA. Ainsi, la Cour suprême du Congo Guinée Bissau : sur le renvoi, par la Cour suprême
est incompétente à connaître du pourvoi qui sera de Guinée Bissau, d’une affaire devant la CCJA,
dès lors renvoyé devant la CCJA aux frais du deman- voir : CCJA, no 035/2010, 3-6-2010 : C. D. G. c./
deur au pourvoi (C. Sup. Congo, ch. com., no 01/ BAO SA, Actualités Juridiques, Ed. économique
GCS.06, 23-2-2006 : Sté ERNEST et YOUNG c./ no 1/2011, p. 22, Ohadata J-13-195.
Syndic de liquidation de la C.S.A.R., Ohadata J-13- Mali : sur le renvoi, par la Cour de cassation du Mali,
121). Dans le même, retenant que la Cour suprême d’une affaire devant la CCJA, voir : CCJA, Ass. plén.,
40 Art. 15 Traité OHADA
no 060/2015, 27-4-2015 ; P no 087/2007/PC du 21- la cour d’appel ont tranché le litige en concluant
9-2007 : Entreprise LE GITE c/ NESCO CUBIERTAS le caractère fictif d’une société, ce qui emporte
SA, Ohadata J-16-60. la compétence de la CCJA (CCJA, 1re ch., no 18,
Niger : il a été jugé que le moyen fondé sur l’appli- 31-3-2005 : Sté AFRICOF ; Mr Z c./ SGBCI, Le
cation du droit OHADA ne peut être invoqué pour Juris-Ohada, no 3/2005, p. 1, note B. Kouakou
la première fois devant la juridiction nationale de Mathurin. – Recueil de jurisprudence de la CCJA,
cassation et doit être déclaré irrecevable (C. sup. no 5, jan.-juin 2005, volume I, p. 68 ; Ohadata
Niger, no 04-024, 22-1-2004 : Elh. B. K. L. et Etat du J-05-370 ; voir les obs. sous l’art. 14). Au final, la
Niger c./ BIA Niger, Ohadata J-10-275 Voir Ohadata juridiction suprême nationale a cassé l’arrêt d’ap-
J-10-287). pel et renvoyé les parties devant la Cour d’appel
Obs. : cette décision est contestable. En effet, de Niamey autrement composée. Si l’affaire avait
s’agissant d’un litige relatif à la variation des capi- été renvoyée devant la CCJA qui était compé-
taux propres d’une société commerciale et né en tente, cette dernière aurait fait, en cas de cassa-
2000, soit après l’entrée en vigueur de l’AUSC- tion, usage de son pouvoir d’évocation, ce qui
GIE, seules les dispositions de ce texte étaient aurait évité aux parties de retourner devant une
2
applicables, ce qui aurait justifié la compétence Cour d’appel et permis une bonne administration
71
94
d’office de la CCJA en dernier ressort. Cepen- de la justice.
26
50
dant, la Cour suprême du Niger a cru pouvoir La Cour suprême nationale saisie d’un pourvoi relatif
6:1
déclarer le pourvoi irrecevable au motif que « la à l’application d’un Acte uniforme doit se déclarer
14
.4.
question de l’application [de l’]OHADA (…) incompétente et renvoyer la cause à la CCJA (C. Sup.
.68
54
n’avait pas été soumise aux juges de fond ni Niger, no 04-30/C, 29-1-2004 : BINCI c./ A. B. B.,
soulevée par ces derniers dans la décision atta- 0:1
Ohadata J-10-276). Il en est de même lorsque le
33
36
quée ; que ce moyen ne saurait être invoqué pourvoi soulève trois moyens de cassation dont deux
88
5:8
pour la première fois en cassation ». Cette posi- sont relatifs à la violation des dispositions d’un Acte
69
tion appelle les observations suivantes : uniforme (C. Sup. Niger, no 05-181/C, 28-7-2005 :
93
73
1)- S’agissant d’un litige relatif à une société Société d’Aménagement et de Promotion Immobi-
:76
PA
commerciale, l’AUSCGIE était nécessairement lière c./ Me M. A. D., Huissier de Justice, Ohadata
:FU
dispositions appropriées de cet acte uniforme (en Sénégal : liste non exhaustive. (Cass. Sénégal, 2e ch
x.c
vo
l’occurrence les articles 664 et suivants) au civ. & com., no 37, 18-4-2007 : L. D. D. c./ Sté de
lar
ho
aurait sans doute permis à la juridiction suprême lais », Revue Sénégalaise de Droit des Affaires, Ed.
on
ati
de constater son incompétence en vertu de l’ar- 2011, p. 90, Ohadata J-12-107). Voir aussi : CCJA,
ern
2)- Bien que l’AUSCGIE ne fût pas invoqué, la 2007/PC du 22/03/2007 : MOUSTAPHA THIAM c/
juridiction suprême aurait dû, après avoir NSOA COLGATE PALMOLIVE, Ohadata J-16-65 ;
constaté qu’il s’agissait d’un litige régi par CCJA, Ass. plén., no 065/2015, 29-4-2015 ;
l’AUSCGIE, se dessaisir d’elle-même au profit de P no 035/2008/PC du 7-5-2008 : 1) Ibrahima DIALLO
la CCJA, l’article 15 du traité OHADA disposant c/ Ibrahima SORY DIALLO, Ohadata J-16-68 ; CCJA,
que « Les pourvois en cassation prévus à l’article Ass. plén., no 071/2015, 29-4-2015 ; P no 125/
[14] sont portés devant la [CCJA] (…), soit sur 2009/PC du 3-12-2009 : YOUCEF AOUADENE c/
renvoi d’une juridiction nationale statuant ABDEL AZIZ MOUZAIA, Ohadata J-16-71.
.............................................
en cassation saisie d’une affaire soulevant
des questions relatives à l’application des II. Impossibilité pour les juridictions
actes uniformes » – nous avons souligné. Il suprêmes nationales d’ordonner
n’est pas exigé par ce texte que les Actes des sursis
uniformes applicables soient indiqués dans les Il ressort de l’article 15 du Traité OHADA que les
moyens au pourvoi pour que la juridiction Cours de cassation des Etats-parties à l’OHADA ne
suprême nationale se dessaisisse ; il faut seule- peuvent à la limite que servir de courroie de trans-
ment qu’il s’agisse « d’une affaire soulevant des mission des dossiers de pourvoi à la CCJA. Elles ne
questions relatives à l’application des actes sont compétentes ni pour statuer sur les mérites de
uniformes ». Autrement dit, il suffit qu’un ou ces pourvois ni pour accorder des sursis à l’exécution
plusieurs Actes uniformes soient applicables. des décisions frappées de pourvoi. C’est donc en
D’ailleurs la CCJA a jugé à ce sujet que s’agissant violation des dispositions de l’article 15 précité qu’un
d’une société commerciale, même s’ils n’y ont sursis a été sollicité et obtenu du Président de la
pas fait référence, c’est nécessairement par appli- Cour suprême contre l’ordonnance rendue par le
cation de l’AUSCGIE que le premier juge comme président d’une Cour d’appel dans une matière rele-
Traité OHADA Art. 16 41
vant du droit OHADA (CA Lomé (Togo), no 39/09, – le renvoi d’un pourvoi par une juridiction natio-
10-3-2009 : Sté TOGO et SHELL c./ A. K., A. F. K. nale de cassation à la CCJA dispense des formalités
K., A. Y., Ohadata J-10-227). prévues par une disposition nationale relative aux
............................................. pourvois en cassation (CCJA, 2e ch., no 013, 27-2-
III. Recevabilité d’un dossier 2014 ; P no 008/2011/PC du 13-1-2011 : SOCIETE
transmis par une juridiction suprême MEDITERRANEAN SHIPPING COMPAGNY SENEGAL
nationale dite MSC Sénégal c/ SOCIETE SOCOMAF SA,
Il ne peut être reproché à un pourvoi d’avoir été Ohadata J-15-104), la question de la recevabilité du
adressé en dehors du délai de deux mois imparti par recours formé devant la CCJA n’ayant plus à être
l’article 28 du Règlement de procédure de la CCJA, débattue dans ce cas (CCJA, 3e ch., no 193, 23-12-
dès lors que c’est en application de l’article 15 du 2015 ; P no 150/2012/PC du 30-10-2012 : Société
Traité OHADA que la juridiction suprême nationale Générale de Banques de la Cote d’Ivoire SGBCI c/
saisie du pourvoi a transmis le dossier objet du pour- Maître Gniple SERY, Ohadata J-16-186) ;
voi à la CCJA ; la fin de non-recevoir soulevée par la – l’arrêt d’incompétence de la juridiction suprême
défenderesse au pourvoi n’est pas fondée et doit nationale saisie amène la reprise de la procédure
2
71
être rejetée (CCJA, 2e ch., no 35, 3-6-2010 : G c./ devant la CCJA, devant laquelle seul le Règlement
94
de procédure est applicable. Il s’ensuit que les
26
B.A.O. SA., Le Juris-Ohada, no 4/2010, oct.-déc.,
50
p. 9, Ohadata J-11-79, J-13-195). mémoires antérieurs sont recevables (CCJA, 2e ch.,
6:1
14
Voir sous l’art. 28 du Règlement de procédure de no 015, 27-2-2014 ; P no 012/2011/PC du 13-1-
.4.
.68
la CCJA. 2011 : Ousmane KHOUMA c/ Société Nationale « LA
54
De même : POSTE », Ohadata J-15-106).
0:1
33
36
88
cassation engagée devant une juridiction nationale (CCJA, 2e ch., no 084, 22-5-2014 ; P no 081/2011/PC
contre la décision attaquée, et que ladite juridiction du 23-9-2011, no 095/2011/PC du 28-10-2011,
nationale ne peut reprendre l’examen de la procé- no 096/2011/PC du 31-10-2011 : 1) Banque Atlan-
dure que lorsque la CCJA se sera déclarée incompé- tique Côte d’Ivoire dite BACI, 2) Banque Nationale
tente pour connaître de l’affaire. Lorsque les d’Investissement dite B.N.I, 3) Banque pour le Finan-
requérants au pourvoi ont d’abord introduit devant cement de l’Agriculture dite B.F.A c/ 1) KONAN YAO
la CCJA un pourvoi en cassation le 2 juin 2006, Augustin, 2) ECOBANK Côte d’Ivoire, Ohadata J-15-
avant de saisir la Cour suprême nationale d’un 175). Ainsi, par exemple, l’arrêt attaqué ayant été
second pourvoi le 8 juin 2006, il incombait à la Cour signifié le 19 décembre 2011, le pourvoi formé
Suprême nationale de suspendre l’examen du pour- devant la CCJA le 17 février 2012 est régulier
voi en cassation engagé devant elle jusqu’à ce que nonobstant la saisine aux mêmes fins dans la même
la CCJA se prononce sur le présent recours. Ne affaire d’une autre juridiction nationale de cassation
l’ayant pas fait, l’arrêt de rejet du pourvoi rendu par qui, en application de l’article 16 du Traité OHADA,
la Cour suprême nationale ne lie pas la CCJA et le doit suspendre la procédure engagée devant elle
pourvoi formé devant la CCJA est recevable dès lors (CCJA, 3e ch., no 093, 23-7-2015 ; P no 013/2012/PC
que les conditions de l’article 28 du Règlement de du 17-2-2012 : Banque Nationale d’Investissement
Procédure sont remplies (CCJA, no 039/2009, 30-6- dite BNI c/ Eholie Malan, Ohadata J-16-92).
2009 : 1o) D. B. J., 2o) S.I.N.I., 3o) CAMAC-CI c./
Banque OMNIFINANCE SA, Recueil de Jurisprudence A. Sursis ordonné par des juridictions
no 13, janvier-juin 2009, p. 100, Ohadata J-10-77 ; suprêmes nationales
CCJA, 1e ch., no 008, 30-3-2015 ; P no 068/2009/PC Congo (Brazzaville) : selon l’article 16 du traité
du 23-7-2009 : Afriland First Bank (ex CCEI BANK) OHADA, en dehors des procédures d’exécution, la
SA c/ 1) Compagnie Africaine pour le Commerce saisine de la CCJA suspend toute procédure de
42 Art. 16 Traité OHADA
cassation engagée devant une juridiction nationale voir sous l’art. 20 (CCJA, Ass. plén., no 067, 29-4-
contre la décision attaquée, une telle procédure ne 2015 ; P no 064/2007/PC du 16-7-2007 : 1) Société
pouvant reprendre qu’après le prononcé de l’arrêt Générale de Banques en Guinée dite S.G.B.G,
de la CCJA se déclarant incompétente pour 2) Société Générale France, 3) Société Bayerische
connaître de l’affaire. La Cour suprême et la CCJA Hypo Und Vereinsbank AG c/ 1) El Hadj Boubacar
étant saisies chacune d’un pourvoi en cassation Hann, 2) Société Hann et Compagnie, Ohadata
contre le même arrêt de la cour d’appel Pointe- J-16-67).
Noire, il doit être sursis à l’examen du pourvoi formé .............................................
devant la Cour suprême jusqu’au prononcé de l’arrêt II. Poursuite des procédures civiles
de la CCJA (C. Sup. Congo, ch. com., no 07/GCS.07, d’exécution malgré la saisine
22-11-2007 : S.A.C. SARL c./ S.D.V Congo SA, de la CCJA
Ohadata J-13-122 ; voir aussi C. Sup. Congo, ch. L’article 16 du Traité OHADA prévoit deux imputa-
com., no 01/GCS.06, 23-2-2006 : Sté ERNEST et tions : d’abord, celle où la saisine de la CCJA suspend
YOUNG c./ Syndic de liquidation de la C.S.A.R., celle, également faite, d’une juridiction nationale de
Ohadata J-13-121). cassation, ce qui explique que cette précédente
2
Sénégal : sur un arrêt qui, après avoir déclaré l’in-
71
procédure ne puisse reprendre devant cette dernière
94
compétence de la juridiction suprême nationale, a
26
qu’après survenance d’un arrêt d’incompétence de la
50
renvoyé l’affaire devant la CCJA pour les questions CCJA ; ensuite, celle concernant le sort des procé-
6:1
relevant de l’OHADA et ordonné le sursis à statuer
14
dures civiles d’exécution qui, elles, peuvent être exer-
.4.
pour les moyens relevant du droit national, voir
.68
cées malgré la saisine de ladite CCJA. Ainsi, lorsqu’un
54
(Cass. Sénégal, 2e ch civ. & com., no 37, 18-4-2007 : pourvoi a été exercé devant la juridiction suprême
L. D. D. c./ Sté de Promotion et de Financement « Le 0:1
33
nationale contre l’arrêt d’une Cour d’appel, et qu’au-
36
nationale, conformément à l’article 16 du Traité induire, comme celui-ci, les mêmes conséquences et
vo
lar
institutif de l’OHADA, il y a lieu de rejeter l’exception effets sur les procédures d’exécution dont parle l’ar-
ho
le recours contient des règles de droit interne. Il en requérant (CCJA, no 026/2009, 30-4-2009 : M. M. c./
est ainsi dès lors que le contentieux concerne la Sté Restaurant Chinatown SARL, Recueil de Jurispru-
nullité d’une convention réglementée et prévue par dence no 13, jan.-juin 2009, p. 33, Ohadata J-10-58).
l’AUSCGIE (CCJA, 2e ch., no 004, 30-1-2014 ; Il a été aussi jugé que la saisine de la CCJA n’affecte
P no 067/2010/PC du 21/07/2010 : ECOBANK pas les procédures d’exécution. Il s’ensuit que c’est
CENTRAFRIQUE SA c/ Société SOCA-CONSTRUCTA à tort que le tiers saisi prend argument de la saisine
SARL, Ohadata J-15-95). de la CCJA pour s’opposer à l’exécution d’un arrêt
L’exception de litispendance soulevée en raison de ayant condamné le tiers saisi à payer les causes
la saisine simultanée d’une juridiction nationale d’une saisie-attribution. Sa condamnation étant, en
suprême et de la CCJA d’un même pourvoi doit être l’état, acquise, toute mesure, même conservatoire,
rejetée en application de l’article 16 du Traité ayant pour effet d’empêcher le créancier de recou-
OHADA (CCJA, Ass. plén., no 137, 11-11-2014 ; vrer le montant de cette condamnation, porte mani-
P no 114/2012/PC du 10-9-2012 : NILEDUTCH S.A c/ festement atteinte aux droits de ce dernier. La
SATRAM S.A., Ohadata J-15-227). décision entreprise doit être confirmée (CA Abidjan
(Côte d’Ivoire), 5e ch. civ. & com., D, no 850, 11-7-
C. Effets de la suspension 2006 : FENACOOPEC-CI c./ P. F., Ohadata J-11-31).
de la procédure devant la juridiction En disposant que « cette règle n’affecte pas les
nationale procédures d’exécution », l’article 16 du Traité
Sur l’impossibilité d’une décision rendue au mépris énonce le principe que le pourvoi devant la CCJA
de l’article 16 du Traité relatif à l’OHADA d’être n’est pas suspensif d’exécution de l’arrêt attaqué. La
exécutée sur le territoire d’un Etat partie, et par voie procédure de la requête spéciale aux fins de sursis à
de conséquence, d’avoir l’autorité de la chose jugée, exécution prévue par le droit national et qui suppose
en raison de la suspension de la procédure devant la un pourvoi formé devant la Cour suprême du Congo
juridiction nationale opérée par la saisine de la CCJA, que l’intimée n’a pas formé est inapplicable dans le
Traité OHADA Art. 17 [mod.] 43
cadre d’un pourvoi formé devant la CCJA. Aucune sursis à exécution de l’arrêt attaqué devant la CCJA,
disposition du Traité OHADA et du Règlement de une telle demande doit être rejetée (CA Pointe-Noire
procédure devant la CCJA n’ayant prévu la possibilité (Congo), no 144, 30-7-2004 : B. J. A. c./ Sté ABB
de solliciter devant une Cour suprême nationale le LUMMUS GLOBAL SPA, Ohadata J-13-125).
2
71
soulevée par toute partie au litige in limine litis de la CCJA interférant
94
26
(CCJA, Ass. plén., no 050, 23-4-2014 ; P no 050/ avec un moyen de cassation
50
6:1
2010/PC du 1-6-2010 : ADAMAH-FOLLY Foligan
14
Une exception d’incompétence de la CCJA interfé-
.4.
Bruno c/ SODJI Ahlin, Ohadata J-15-141). rant avec un moyen de cassation doit être jointe au
.68
.............................................
54
fond. Il en est ainsi par exemple lorsque dans ses
II. Irrecevabilité de l’exception 0:1
mémoires, l’un des défendeurs a soulevé l’incompé-
33
36
d’incompétence fondée sur l’art. 17 tence de la CCJA aux motifs qu’en l’espèce, le prési-
88
5:8
L’article 14 du traité relatif à l’OHADA pose le prin- dent de la cour d’appel n’avait été saisi que de la
69
« dans toutes les affaires soulevant des questions rétractation devant le même président (CCJA, Ass.
x.c
dispositions de droit interne. Il s’ensuit que l’excep- Général près la Cour d’appel de Lomé (Etat Togo-
al.
on
tion d’incompétence soulevée sur le fondement de lais), 2) Société Omnium Togolaise d’Assistance
ati
ern
l’article 17 du traité est irrecevable (CCJA, Ass. plén., Maritime (OTAM), 3) Société Togolaise de Consigna-
int
Art. 18 Toute partie qui, après avoir soulevé l’incompétence d’une juridiction
nationale statuant en cassation estime que cette juridiction a, dans un litige la
concernant, méconnu la compétence de la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage
peut saisir cette dernière dans un délai de deux mois à compter de la notification de
la décision contestée.
La Cour se prononce sur sa compétence par arrêt qu’elle notifie tant aux parties
qu’à la juridiction en cause.
Si la Cour décide que cette juridiction s’est déclarée compétente à tort, la décision
rendue par cette juridiction est réputée nulle et non avenue.
I. Notion de juridiction nationale du Président de ladite juridiction ne sont pas inter-
statuant en cassation changeables. La saisine, par requête, de la Juridiction
présidentielle du Président d’une juridiction suprême
L’ordonnance par laquelle le Président d’une juridic- nationale ne saurait être confondue avec un pourvoi
tion nationale de cassation a ordonné le sursis à en cassation, de même que ne doivent pas l’être les
exécution d’une décision n’entre pas dans le champ prérogatives et compétences respectives des deux
d’application de l’article 18 du Traité OHADA, ce qui ordres de juridiction qui opèrent dans des contextes
entraîne l’incompétence de la CCJA sur l’action en et sur des bases juridiques et procédurales diffé-
annulation de ladite ordonnance. En effet, les préro- rentes, à savoir, les articles 15 du Traité et 51 du
gatives d’une juridiction suprême nationale et celles Règlement de Procédure de la CCJA pour la Juridic-
44 Art. 18 Traité OHADA
tion nationale de cassation, et le droit interne pour Obs. : voir ci-après sur l’annulation de l’arrêt de
la Juridiction présidentielle du Président de la Cour la Cour suprême nationale.
Suprême nationale (CCJA, no 026/2009, 30-4-2009 :
M. M. c./ Sté Restaurant Chinatown SARL, Recueil
A. Exception d’incompétence préalable
de Jurisprudence no 13, jan.-juin 2009, p. 33, Faute par la requérante de justifier qu’elle avait soulevé
Ohadata J-10-58). l’incompétence de la juridiction suprême nationale,
Dans le même sens, retenant que l’ordonnance son recours est irrecevable comme n’étant pas
rendue par le Président d’une juridiction nationale de conforme aux exigences de l’article 18 précité (CCJA,
cassation statuant en référé n’a pas été rendue par no 008/2009, 26-2-2009 : Sté IFC SA c./ Y. M. F.,
une juridiction statuant en cassation et ne peut, de ce Recueil de Jurisprudence no 13, jan.-juin 2009, p. 8,
fait, être déférée à la censure de la CCJA sur la base Ohadata J-10-49, Ohadata J-09-281 ; Actualités Juri-
de l’article 18 du Traité OHADA (CCJA, no 020/2010, diques no 64-65/2009, p. 269, Ohadata J-10-20).
25-3-2010, P. no 017/2007/PC, 26-2-2007 : Maître Obs. : cette décision permet à la CCJA de clarifier
K.-O. c./ SOPIM, Recueil de Jurisprudence no 15, jan.- une question précédemment posée, à savoir s’il
juin 2010, p. 26, Ohadata J-12-20). est impératif de soulever l’incompétence de la
.............................................
2
juridiction suprême nationale saisie à tort avant
71
II. Conditions
94
de saisir la CCJA. Désormais la réponse est claire-
26
50
La recevabilité du recours en annulation exige la ment affirmative. On peut relever au passage que
6:1
dans le cas d’espèces, c’est la requérante qui a
14
réunion cumulative de deux conditions, celle d’avoir
.4.
préalablement soulevé l’incompétence de la juridic- elle-même saisi la juridiction suprême nationale
.68
54
tion nationale de cassation devant cette dernière et le incompétente, avant de saisir la CCJA – peut-être
0:1
après s’être avisée. Il convient de relever que
33
fait pour celle-ci de s’être prononcée dans une
36
matière relevant de la compétence de la CCJA. En l’es- plusieurs juridictions suprêmes nationales se sont
88
5:8
pèce, le recours en annulation est irrecevable dès lors dessaisies d’office au profit de la CCJA, sur le
69
elle ; il ne résulte ni de l’arrêt attaqué, ni du mémoire Cependant, la condition a été tenue pour remplie
:FU
ampliatif que cette question a été soulevée et discu- lorsque, bien que l’arrêt attaqué n’ait pas fait état de
om
doirie, est datée du 12 mars 2009, date à laquelle au pourvoi, celui-ci avait, dans son mémoire en
lar
ho
l’arrêt attaqué a été vidé ; aucune des pièces du réplique à l’exploit du pourvoi en cassation de la
sc
al.
dossier n’atteste que la Chambre judiciaire de la Cour défenderesse, soulevé l’incompétence manifeste de
on
ati
suprême a été saisie dans les délais de cette exception, la juridiction suprême nationale pour connaître du
ern
ni qu’elle ait été débattue contradictoirement devant litige (CCJA, 1re ch., no 017, 25-3-2010 : S. c./ Côte
int
elle. En conséquence, le recours est irrecevable pour d’Ivoire Telecom SA, Le Juris-Ohada, no 3/2010, juil.-
ne pas avoir été introduit dans les conditions édictées sept., p. 4, Ohadata J-11-61, J-12-54).
par l’article 18 du Traité OHADA (CCJA, Ass. plén., Il résulte de l’article 18 du traité relatif à l’OHADA
no 114, 4-11-2014 ; P no 078/2009/PC du 25-8-2009 : qu’un arrêt d’une juridiction nationale de cassation
Jacqueline Casalegno, La Société Chanas Assurances ne peut être annulé que si celle-ci a méconnu la
SA, La Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) c/ compétence de la CCJA, bien que son incompétence
Denis Gillot, Louis Laugier, Ohadata J-15-205). ait été soulevée par une partie, conformément à la
Seules deux conditions sont posées à l’article 18 du procédure suivie devant cette juridiction nationale.
traité OHADA, à savoir, d’une part, que l’incompé- Le recours en annulation de la décision de la juridic-
tence ait été soulevée avant la décision de la juridic- tion nationale de cassation doit être rejeté, dès lors
tion nationale, d’autre part, que la CCJA ait été que l’exception d’incompétence n’a pas été soulevée
saisie dans le délai de deux mois à compter de la en temps utile par un conseil régulièrement consti-
notification de la décision. Lorsque le demandeur au tué. S’agissant du recours en annulation de l’arrêt
pourvoi a, par écrit non contesté du 16 avril 2007, rendu par une juridiction nationale de cassation en
régulièrement soulevé l’incompétence de la Cour violation de la compétence de la CCJA, l’exception
suprême nationale, que la décision contestée a été d’irrecevabilité soulevée devant la CCJA au motif
rendue le 10 juillet 2007 et que la CCJA a été saisie que le déclinatoire de compétence n’a pas été
dans le délai prescrit, les conditions de l’art. 18 sont déposé de manière recevable devant la juridiction
remplies (CCJA, no 029/2011, 6-12-2011 (Pourvoi nationale de cassation est irrecevable, dès lors que
no 080/2008/PC du 21-8-2008) : K. K. c./ K. A. J., le recours en annulation initié devant la CCJA a été
Recueil de Jurisprudence no 17, juil.-déc. 2011, fait dans le délai de deux mois prévus à l’article 18
p. 157 ; Juris-Ohada, 2012, no 1, jan.-mars, p. 42, du Traité de l’OHADA (CCJA, 2e ch. no 137, 12-11-
Ohadata J-13-172). 2015 ; P. no 150/2014/PC du 3-9-2014 : Etablisse-
Traité OHADA Art. 18 45
ments GUY-NES et les GALERIES c/ Société TOTAL part que l’incompétence ait été soulevée avant la
CAMEROUN S.A., Ohadata J-16-130). décision de la juridiction nationale, d’autre part que
Le pourvoi exercé sur le fondement de l’article 18 du la CCJA ait été saisie dans le délai de deux mois à
Traité en l’absence de preuve que le demandeur a compter de la notification de la décision. L’incompé-
soulevé au préalable l’incompétence de la juridiction tence de la juridiction suprême nationale soulevée
nationale de cassation au cours de l’instance ayant par un écrit non contesté est régulière. La CCJA
abouti à l’arrêt contesté est irrecevable. Au demeu- ayant été saisie dans le délai prescrit, la juridiction
rant, aucune disposition du Traité OHADA ne permet suprême nationale s’est déclarée compétente à tort
d’anéantir, après coup, une décision d’une haute juri- dès lors que le litige concernait une procédure régie
diction nationale par laquelle celle-ci refuse de par l’AUPSRVE (en l’espèce l’injonction de payer) et
rabattre une décision antérieure par elle prise et où le l’arrêt attaqué doit être annulé (CCJA, 3e ch., no 29,
problème de son incompétence ne s’était pas posé et 6-12-2011 : K K c./ K A, Juris-Ohada, 2012, no 1,
ainsi atteindre cette dernière décision pour l’annuler jan.-mars, p. 42, Ohadata J-13-21).
(CCJA, 1e ch., no 073, 14-11-2013 ; P no 046/2010/PC B. Délai d’ordre public
du 12-5-2010 : Abdoulaye DIENG c/ Société TRANS-
Le délai prescrit par l’article 18 du Traité relatif à
2
SENE, Recueil de jurisprudence no 20, Vol. 1, jan.-déc.
71
l’OHADA est d’ordre public et aucune norme de
94
2013, p. 29-31, Ohadata J-15-73) ; voir aussi (CCJA,
26
droit interne ne peut avoir pour effet d’y déroger. Il
50
Ass. plén., no 072, 29-4-2015 ; P no 021/2010/ PC du
6:1
s’ensuit que le recours exercé plus de deux mois
5-3-2010 : Société Bernabé Sénégal Sa c/ Société
14
après la notification de l’arrêt attaqué est irrecevable
.4.
civile immobilière Dakar Invest dite SCI DAKAR
.68
(CCJA, Ass. plén., no 076, 29-4-2015 ; P no 047/
54
INVEST, Société civile immobilière Dakar centenaire 2010/PC du 12-5-2010 : Abdoulaye DIENG c/
dite SCI DAKAR CENTENAIRE, Ohadata J-16-73, 0:1
33
Société Transsene, Ohadata J-16-77).
36
remplies en l’espèce dès lors qu’il ressort de l’arrêt III. Champ d’application de l’article 18
69
statuer, arguant de la saisine de la CCJA d’une nationale a statué au mépris d’un déclinatoire de
:FU
demande en interprétation de son arrêt no 027/2007 compétence. Ce texte est sans influence dès lors
om
du 19-7-2007).
x.c
en invitant cette dernière à saisir la CCJA du dossier, qu’aux termes de l’article 16 dudit Traité, « la saisine
on
ati
que la juridiction suprême nationale s’est néanmoins de la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage
ern
déclarée compétente et a rejeté le pourvoi sans suspend toute procédure de cassation engagée
int
répondre à l’exception d’incompétence soulevée, les devant une juridiction nationale contre la décision
conditions exigées par l’article 18 du traité OHADA attaquée » (CCJA, 2e ch., no 07, 30-3-2006 : Sté
pour saisir la CCJA recours en annulation sont Civile de Grand-Lahou dite SCGL c./ American Ivoi-
remplies et l’exception d’irrecevabilité doit être rejetée rian Investment Corporation dite A21C, Le Juris-
(CCJA, no 015/2008, 24-4-2008 : K. A. J. et autres Ohada, no 3/2006, p. 23, Ohadata J-07-14).
ayants droit de feu K. V. c./ 1) SGBCI, 2) C. D., 3) S’il est vrai que la CCJA peut être saisie, aux termes de
BICICI, Recueil de jurisprudence de la CCJA, no 11, l’article 18 du Traité OHADA, d’un recours si sa compé-
jan.-juin 2008, p. 114, Ohadata J-09-106). S’agissant tence, préalablement soulevée par une partie, a été
du recours en annulation de l’arrêt rendu par une méconnue par une juridiction nationale de cassation, il
juridiction nationale de cassation en violation de la n’en demeure pas moins vrai qu’un pourvoi, régulière-
compétence de la CCJA, l’exception d’irrecevabilité ment formé devant la CCJA, contre le même arrêt
soulevée devant la CCJA au motif que le déclinatoire attaqué, est recevable (CCJA, 3e ch., no 094, 1-8-2014 ;
de compétence n’a pas été déposé de manière rece- P no 031/2011/PC du 29-3-2011 : Société Générale de
vable devant la juridiction nationale de cassation est Banques en Côte d’Ivoire dite SGBCI c/ KY Dieudonné
irrecevable, dès lors que le recours en annulation initié Alexandre, Ohadata J-15-185).
.............................................
devant la CCJA a été fait dans le délai de deux mois IV. Décisions ayant annulé l’arrêt
prévus à l’article 18 du Traité de l’OHADA (CCJA,
d’une juridiction nationale
3e ch., no 141, 19-11-2015 ; P. no 067/2012/PC du
12-6-2012 : Société BOURBON Offshore SURF, S.A.S
de cassation
c/ TATY Jean Claude, Ohadata J-16-134). A. Compétence exclusive de la CCJA,
Validité de l’exception d’incompétence soule- même pour les pourvois mixtes
vée par écrit non contesté. Seules deux conditions L’article 14 du Traité OHADA pose le principe de la
sont posées à l’article 18 du Traité, à savoir, d’une compétence exclusive de la CCJA pour connaître du
46 Art. 18 Traité OHADA
recours en cassation contre les décisions rendues par articles 123 et 130 anciens de l’AUS. En vertu de la
les juridictions d’appel nationales « dans toutes les supranationalité des Actes uniformes édictée par l’ar-
affaires soulevant des questions relatives à l’application ticle 10 du Traité OHADA et de ses prérogatives
des Actes uniformes… ». Il s’ensuit qu’en retenant que d’évocation, la CCJA est bien compétente pour
« si l’article 14 al. 1 du Traité OHADA dispose que la connaître de la présente procédure (CCJA, Ass. plén.,
CCJA assure dans les Etats-parties l’interprétation et no 059, 23-4-2014 ; P no 027/2012/PC du 23-3-
l’application dudit Traité, des Règlements pris pour son 2012 : Banque Atlantique TOGO SA c/ Etablissements
application et des Actes uniformes, il en est autrement AKAMA et Fils, ASSANI-BENTHO Mounirou, Ohadata
lorsque la juridiction nationale de cassation est saisie J-15-150).
d’un pourvoi soulevant à la fois des questions relatives Obs. : par ces arrêts, la CCJA semble avoir
à l’application d’un Acte uniforme et d’un texte de confirmé sa compétence exclusive même pour les
droit interne ; qu’en l’espèce, le demandeur au pourvoi pourvois mixtes. Il s’ensuit que la jurisprudence
ayant invoqué la violation de l’article 49 al. 1 de antérieure de certaines juridictions nationales de
l’AUPSRVE] et de l’article 3 du Code de Procédure cassation qui prônaient une compétence partagée
Civile, Commerciale et Administrative Ivoirien comme avec la CCJA doit être désormais tenue pour
caduque. Voir dans les éditions antérieures du
2
moyens de cassation, la Chambre Judiciaire doit retenir
71
94
sa compétence », alors que les poursuites engagées présent ouvrage (C Sup. Niger, civ. Arrêt no 01-
26
50
contre la requérante au pourvoi, tiers saisi, l’ont été sur 158/C, 16-8-2001 : SNAR LEYMA c./ Groupe Hima
6:1
la base des dispositions de l’article 38 de l’AUPSRVE, la Souley, Ferdinand AHO et al. ; OHADA : Jurispru-
14
.4.
Cour Suprême de Côte d’Ivoire a méconnu la compé- dences nationales. Ed. Bénin Consulting Group,
.68
Cotonou (Bénin) : 2004, p. 3, 1NE2, Ohadata J-02-
54
tence de la CCJA, violant ainsi les dispositions de l’ar-
ticle 18 du Traité OHADA. Son arrêt est nul et non 0:1
28 ; Cass. com. (Burkina Faso), no 22, 14-12-
33
36
avenu (CCJA, 1re ch., no 38, 17-7-2008 : SDV-CI c./ 2006 : Sté LAFCHAL SARL c./ C. K. S., Ohadata
88
J-09-01).
5:8
Il est constant, selon la jurisprudence de la CCJA, que s’est fondée sur sa jurisprudence selon laquelle « la
:76
de l’article 14 du Traité relatif à l’OHADA, pour assu- présence de moyens mixtes, c’est-à-dire lorsque le
om
rer l’interprétation et l’application uniformes du Traité pourvoi soulève, en plus des griefs relatifs à l’applica-
x.c
vo
ainsi que des Règlements pris pour son application, tion des textes supranationaux, des moyens relatifs
lar
en application de l’article 16 dudit Traité, s’imposent sive de la CCJA pour connaître du recours en cassa-
int
nationale, en décidant que le moyen unique de diction suprême nationale, puis a demandé à
cassation invoqué par le demandeur au pourvoi tiré cette dernière de se dessaisir et de renvoyer l’af-
de la contrariété de décisions ne soulève aucune faire devant la CCJA. La chambre judiciaire de la
question se rapportant à l’interprétation et à l’appli- Cour suprême de Côte d’Ivoire a rejeté le pourvoi
cation d’Actes uniformes, alors que l’arrêt attaqué a après s’être déclarée compétente.
décidé entre autres qu’il n’y a pas lieu de surseoir à • CCJA, 3e ch., no 013/2012, 8-3-2012 ; P. no 043/
la vente de l’immeuble saisi et a ordonné au tribunal 2009/PC, du 29-4-2009 : Elton Oil Company c./ Papa
de fixer conformément à la loi, une nouvelle date Mactar Sarr ; CCJA, 3e ch., no 29, 6-12-2011 : K K
pour la vente dudit immeuble, a méconnu les dispo- c./ K A, Juris Ohada, 2012, no 1, jan.-mars, p. 42,
sitions de l’article 18 du traité OHADA en se décla- Ohadata J-13-21 ; CCJA, no 029/2011, 6-12-2011
rant à tort compétente. Sa décision est nulle et non (Pourvoi no 080/2008/PC du 21-8-2008) : K. K. c./
avenue (CCJA, 1e ch., no 003/2013, 7-3-2013 ; K. A. J., Recueil de Jurisprudence no 17, juil.-déc.
P no 116/2009/PC du 16-11-2009 : Abdoulaye Diallo 2011, p. 157, Ohadata J-13-172, condamnant la
c/ LALLE Bi Ya Jacques, Recueil de jurisprudence défenderesse aux dépens ; CCJA, 2e ch., no 015,
no 20, Vol. 1, jan.-déc. 2013, pp. 40-44, Ohadata 2-4-2015 ; P no 077/2011/PC du 14-9-2011 : Société
2
J-15-03). Nigérienne de Banque (SONIBANK) c/ Succession
71
94
L’affaire sur laquelle le TPI et la cour d’appel se sont TAHIROU Illou représentée par Hamadou TAHIROU,
26
50
respectivement prononcés étant relative à l’annula- Ohadata J-16-15.
6:1
tion de la vente aux enchères publiques d’un
14
C. Injonction de payer
.4.
immeuble, à l’audience des criées du 10 mai 1999
.68
Sur une décision déclarant nulle et non avenue la
54
du TPI d’Abidjan, cette procédure est régie, depuis le
10 juillet 1998, par l’AUPSRVE et donc relève désor- 0:1
décision d’une juridiction suprême nationale qui a
33
suprême nationale s’étant par conséquent déclarée CCJA, Ass. Plén., no 007, 4-2-2014 ; P no 077/
93
73
réputée nulle et non avenue en application de l’ar- & Cie, Société Camerounais de Raffinage MAYA et
om
ticle 18 du Traité OHADA (CCJA, no 015/2008, 24-4- Compagnie SA, Société PLASTICS and Co. Sarl,
x.c
soulevé l’incompétence de la juridiction nationale, Le fait de saisir la Cour suprême nationale d’un pour-
qui s’est déclarée compétente à tort, exposant ainsi voi en cassation assorti d’une requête en surséance
son arrêt à l’annulation. L’arrêt attaqué doit être contre l’arrêt d’une cour d’appel ayant rejeté la
déclaré nul et non avenu (CCJA, 2e ch., no 181, 17- défense à exécution d’une sentence arbitrale consti-
12-2015 ; P. no 079/2012/PC du 16-7-2012 : Corlay tue une procédure dilatoire et illégale en ce
SA Côte d’Ivoire c/ AYAMEL Moustapha, Ohadata qu’elle n’a été prévue par aucun texte (T. com.
J-16-174). Pointe-Noire (Congo), no 001, 9-1-2008 : ENI-
E. Rétention sur la provision CONGO S.A. c./ Ets. MIC VIDEO, Ohadata J-13-71).
d’un compte bancaire Obs. : la « surséance » équivaut au « sursis »,
terme davantage utilisé. L’art. 18 du traité
La rétention exercée sur la provision des comptes
OHADA n’a pas été expressément visé, mais la
d’une personne en République de Guinée (Etat
solution est transposable, car il était question de
membre de l’OHADA), après l’entrée en vigueur de
la compétence exclusive de la CCJA conformé-
l’AUS, relève désormais, en cassation, de la compé-
ment aux art. 25 et 32 de l’AUA.
tence de la CCJA par application de l’article 14 al. 3
du Traité institutif de l’OHADA. C’est donc à tort – Pour un litige en matière de sociétés commerciales
2
71
et au sujet duquel les parties ont sollicité en vain
94
que la Cour Suprême de Guinée s’est déclarée
26
compétente pour connaître du pourvoi en cassation de la juridiction nationale de cassation une décision
50
6:1
exercé par les arrêts intervenus dans cette procédu- d’incompétence ou de sursis à statuer : CCJA, Ass.
14
plén., no 068, 29-4-2015 ; P. no 096/2008/PC du
.4.
re ; sa décision est réputée nulle et non avenue en
.68
application des dispositions sus/énoncées de l’ar- 08/10/2008 : Société Générale France dite S.G,
54
ticle 18 du Traité précité (CCJA, no 047/2009, 12- 0:1
Société Bayerische Hypo Und Vereinsbank AG, c/ El
33
Hadji Boubacar HANN, La Société Hann et Compa-
36
.............................................
69
retenue par la cour d’appel d’Abidjan (voir ci- A. Décision non rendue
x.c
vo
l’art. 49 de l’AUPSRVE.
al.
de la législation OHADA
on
ati
F. Hypothèque judiciaire
ern
La CCJA est compétente pour un litige relatif à l’hy- donnance dont le requérant demande l’annulation,
pothèque autorisée par le président d’un TGI et vali- en application de l’article 18 du Traité OHADA, n’a
dée par une cour d’appel ayant décidé le maintien de pas été rendue par une juridiction statuant en cassa-
l’intégralité et de la conversion en hypothèque judi- tion et n’a pas statué sur une demande relative à
ciaire définitive qui sous-tend la condamnation pécu- une mesure d’exécution forcée ou à une saisie
niaire. Dans ces conditions, le contrôle de la régularité conservatoire comme prévu à l’article 49 de
procédurale dont se prévaut la Cour Suprême natio- l’AUPSRVE. Il en est ainsi même si le requérant a
nale pour retenir sa compétence ne saurait primer sur soulevé l’incompétence du Président de la juridiction
son obligation de s’assurer au préalable de sa compé- suprême nationale lors de l’audience de référé qui a
tence rationae materiae. C’est donc à tort qu’elle s’est abouti à l’Ordonnance dont l’annulation est deman-
déclarée compétente pour examiner le pourvoi en dée (CCJA, 1re ch., no 20, 25-3-2010 : Me K.-O. c./
cassation ; sa décision attaquée est réputée nulle et S.O.P.I.M., Le Juris-Ohada, no 3/2010, juil.-sept.,
non avenue en application des dispositions de l’ar-
p. 13, Ohadata J-11-64).
ticle 18 du Traité OHADA (CCJA, 1e ch., no 168, 17-
Il n’y a pas lieu d’annuler l’arrêt rendu par une juri-
12-2015 ; P no 033/2014/PC du 4-3-2014 : SOCIETE
diction suprême nationale dès lors qu’il a tranché un
ELCO CONSTRUCTION c/ SOCIETE MAISONS SANS
litige relatif à la propriété d’un immeuble conformé-
FRONTIERES CONGO SARL dite MSF, Ohadata J-16-
ment au droit national et que le problème juridique
161).
fondamental ayant été ainsi résolu, il ne se pose plus
G. Autres exemples de question relative à l’application d’un Acte
– Pour une saisie-attribution de créance (CCJA, Ass. uniforme (CCJA, Ass. Plén., no 008, 4-2-2014 ;
plén., no 069, 25-4-2014 ; P no 004/2012/PC du 11- P no 094/2011/ PC du 28-10-2011 12 : Société Afri-
1-2012 : ECOBANK-BURKINA c/ KOUTOU SOMLA- caine de Promotion Immobilière dite SAPI SCI c/
WINDE DAOUDA, Ohadata J-15-160). Société ARNO SARL, Ohadata J-15-99).
Traité OHADA Art. 19 49
2
des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), Recueil de
71
94
jurisprudence no 20, Vol. 1, jan.-déc. 2013, p. 78- de la juridiction nationale de cassation ne peut
26
avoir l’autorité de chose jugée en raison de la
50
80, Ohadata J-15-79).
6:1
............................................. suspension de la procédure imposée par l’art. 18
14
VI. Autorité de chose jugée
.4.
du Traité. Sur ce point, voir sous les art. 16
.68
d’un arrêt rendu par une juridiction
54
et 20 : CCJA, Ass. plén., no 067, 29-4-2015 ;
nationale de cassation en violation 0:1
P no 064/2007/PC du 16-7-2007 : 1) Société
33
36
La cour d’appel qui a clairement spécifié que la ques- Hann, 2) Société Hann et Compagnie, Ohadata
PA
par un Règlement adopté par le Conseil des Ministres dans les conditions prévues à
ho
sc
al.
Cette procédure est contradictoire. Le ministère d’un avocat est obligatoire. L’au-
dience est publique.
.............................................
Vereinsbank AG c/ 1) El Hadj Boubacar Hann,
II. Impossibilité d’exécuter un arrêt 2) Société Hann et Compagnie, Ohadata J-16-67).
rendu en violation de la compétence .............................................
de la CCJA dans l’espage III. Irrecevabilité d’un nouveau
géographique de l’OHADA pourvoi contre un arrêt déjà examiné
Une décision rendue au mépris de l’article 16 du Aux termes des articles 20 du Traité de l’OHADA et
Traité relatif à l’OHADA ne pouvant faire l’objet 41 du Règlement de procédure de la CCJA, les arrêts
de la Cour ont l’autorité de la chose jugée, la force
d’une exécution forcée sur le territoire d’un Etat
exécutoire et la force obligatoire à compter du jour
partie, conformément à l’article 20 dudit traité, l’ar-
de leur prononcé. Il s’ensuit que le recours en cassa-
rêt rendu par une juridiction suprême nationale au
tion formé par une personne, agissant par le même
mépris de la compétence de la CCJA alors que cette
représentant légal et assistée du même Conseil,
dernière était déjà saisie n’a pu avoir l’autorité de la contre un arrêt qui a déjà donné lieu à un arrêt
chose jugée, en raison de la suspension de la procé- rendu par une chambre de la CCJA est irrecevable
dure devant la juridiction nationale opérée par la (CCJA, 1e ch. no 124, 29-10-2015 ; P no 089/
saisine de la CCJA. Il s’ensuit que le pourvoi est
2
2010/PC du 30-9-2010 : Société Total Guinée SA c/
71
94
recevable (CCJA, Ass. plén., no 067, 29-4-2015 ; 1) Société Pétrolière de Guinée (COPEG) SA, 2) Etat
26
50
P no 064/2007/PC du 16-7-2007 : 1) Société Géné- de Guinée représenté par l’Agent Judiciaire de l’Etat,
6:1
rale de Banques en Guinée dite S.G.B.G, 2) Société Ohadata J-16-117).
14
.4.
Générale France, 3) Société Bayerische Hypo Und Obs. : voir sous l’art. 41 du Règl. de procédure.
.68
54
0:1
33
36
88
5:8
69
93
73
:76
PA
:FU
om
x.c
vo
lar
ho
sc
al.
on
ati
ern
int
Traité OHADA Art. 21 51
• Titre IV •
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .L’ARBITRAGE
.................................
Art. 21 En application d’une clause compromissoire ou d’un compromis d’arbi-
trage, toute partie à un contrat soit que l’une des parties ait son domicile ou sa
résidence habituelle dans un des Etats-parties soit que le contrat soit exécuté ou à
exécuter en tout ou partie sur le territoire d’un ou plusieurs Etats-parties, peut
soumettre un différend d’ordre contractuel à la procédure d’arbitrage prévue par le
présent article.
Obs. : l’arbitrage institutionnel de la CCJA prévu Voir sous l’art. 1 de l’AUA et l’art. 10 du Règle-
par les articles 21 et suivants du traité doit être ment d’arbitrage de la CCJA.
distingué de l’arbitrage ad hoc régi par l’AUA.
4
81
94
26
50
Art. 22 Le différend peut être tranché par un arbitre unique ou par trois arbitres.
6:1
14
Dans les articles suivants, l’expression « l’arbitre » vise indifféremment le ou les
.4.
.68
arbitres.
54
0:1
Lorsque les parties sont convenues que le différend sera tranché par un arbitre
33
36
unique, elles peuvent le désigner d’un commun accord pour confirmation par la
88
5:8
Cour. Faute d’entente entre les parties dans un délai de trente jours à partir de la
69
93
Cour.
PA
:FU
Lorsque trois arbitres ont été prévus, chacune des parties, dans la demande d’arbi-
om
x.c
par la Cour. Si l’une des parties s’abstient, la nomination est faite par la Cour. Le
ho
sc
troisième arbitre qui assume la présidence du tribunal arbitral est nommé par la
al.
on
Cour, à moins que les parties n’aient prévu que les arbitres qu’elles ont désignés
ati
ern
Art. 23 Tout tribunal d’un Etat-partie saisi d’un litige que les parties étaient
convenues de soumettre à l’arbitrage se déclarera incompétent si l’une des parties
le demande, et renverra le cas échéant à la procédure d’arbitrage prévue au présent
traité.
I. Incompétence de la juridiction la validité ou de l’exécution de la convention ; ainsi,
étatique en retenant sa compétence pour confirmer le juge-
ment entrepris en toutes ses dispositions, au motif
Il ressort de l’article 23 du traité OHADA et de l’ar-
que « le litige porte ici sur la validité et donc l’exis-
ticle 4 de l’AUA, que celles-ci posent deux principes,
tence même de la convention et non sur son applica-
à savoir le principe de l’incompétence de toute juri- tion ; dans ces conditions, la clause compromissoire,
diction étatique saisie d’un litige que les parties sont qui ne joue que dans l’exécution de la convention,
convenues de soumettre à une procédure d’arbi- ne peut trouver application en l’espèce ; c’est donc
trage (Traité OHADA, art. 23), et le principe de l’au- à juste titre que le premier juge a retenu sa compé-
tonomie de la convention d’arbitrage par rapport au tence », la Cour d’appel a fait une mauvaise applica-
4
contrat principal auquel elle se rapporte (AUA, art.
81
tion des articles 23 du Traité OHADA et 4 de l’AUA
94
4). Dans le premier cas, toute juridiction d’un Etat-
26
précités et son arrêt encourt la cassation. Sur évoca-
50
partie saisie d’un tel litige doit se déclarer incompé- tion, la CCJA doit infirmer le jugement entrepris, se
6:1
tente lorsque l’une des parties en fait la demande ;
14
déclarer incompétent en raison de la clause d’arbi-
.4.
dans le second cas et en vertu de ce principe de
.68
trage, et renvoyer la cause et les parties à la procé-
54
l’indépendance de la convention d’arbitrage par dure d’arbitrage prévue dans leur convention (CCJA,
rapport au contrat principal, la validité de celle-là 0:1
33
1re ch., no 020, 24-4-2008 : S. c./ 1) I, 2) K, Le Juris-
36
validité est appréhendée d’après la commune prudence de la CCJA, no 11, jan.-juin 2008, p. 97,
69
ment dans leur convention que « les parties s’enga- d’une clause compromissoire par référence,
:FU
.............................................
x.c
arbitres, tous les litiges, sauf ceux qu’elles auraient société aux actionnaires, leurs héritiers ou représen-
ern
de sentence ne figure pas au nombre des cas d’ouver- ayant été accomplie par le tribunal arbitral le
ture de contestation de validité des sentences tels que 21 septembre 2006, le moyen ne peut être accueilli
prévus aux articles 25 et 30 du Traité et du Règlement (CCJA, ass. plén., no 45, 17-7-2008 : SONAPRA c./ SHB,
d’arbitrage susvisés. Dans l’espèce, ladite formalité Le Juris-Ohada, no 4/2008, p. 60, Ohadata J-09-83).
4
81
94
expirée ;
26
50
2. Si l’arbitre a statué sans se conformer à la mission qui lui avait été conférée ;
6:1
14
3. Lorsque le principe de la procédure contradictoire n’a pas été respecté ;
.4.
.68
4. Si la sentence est contraire à l’ordre public international.
54
0:1
I. Autorité et force de chose jugée traité OHADA qui fait référence à une « autorité
33
36
sentence dans la convention d’arbitrage, les termes blique de Guinée équatoriale et la Communauté
lar
sentences rendues sous l’égide de la CCJA sont revê- remettre en cause la présente analyse.
int
.............................................
d’arbitrage susvisé (CCJA, Ass. plén., no 102, 15-10-
IV. Rejet de motifs de contestation 2015 ; Req. no 059/2014/PC du 27-3-2014 : Léopold
de validité non prévus EKWA NGALLE, Hélène NJANJO NGALLE, Société
La violation de la loi et la contrariété des motifs de Anonyme LEN HOLDING, Société International Busi-
la sentence n’entrent pas dans les cas d’ouverture ness Corporation SA c/ Société Nationale d’Hydro-
du recours en contestation de validité des sentences carbures (SNH), Personnel SNH, Ohadata J-16-95).
prévus aux articles 25 du Traité et 30 du règlement regl arb., art. 4, 10, 15, 24, 29 30 ; traité, art. 25.
4
81
94
26
50
6:1
14
.4.
.68
54
0:1
33
36
88
5:8
69
93
73
:76
PA
:FU
om
x.c
vo
lar
ho
sc
al.
on
ati
ern
int
Traité OHADA Art. 27 [mod.] 55
• Titre V •
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .LES
. . . .INSTITUTIONS
...............................
Art. 27 [mod.] 1. La Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement est compo-
sée des Chefs d’Etat et de Gouvernement des Etats-parties. Elle est présidée par le
Chef de l’Etat ou de Gouvernement dont le pays assure la présidence du Conseil des
Ministres.
Elle se réunit en tant que de besoin, sur convocation de son Président, à son
initiative ou à celle du tiers des Etats-parties.
Elle statue sur toute question relative au Traité.
La Conférence ne délibère valablement que si les deux tiers des Etats-parties sont
représentés.
4
81
Les décisions de la Conférence sont prises par consensus ou, à défaut, à la majorité
94
26
absolue des Etats présents.
50
6:1
2. Le Conseil des Ministres est composé des ministres chargés de la Justice et des
14
.4.
Finances des Etats-parties.
.68
54
La présidence du Conseil des Ministres est exercée à tour de rôle et par ordre
0:1
alphabétique, pour une durée d’un an, par chaque Etat-partie.
33
36
Les Etats adhérents assurent pour la première fois la présidence du Conseil des
69
93
Ministres dans l’ordre de leur adhésion, après le tour des pays signataires du Traité.
73
:76
l’année où elle lui revient, le Conseil désigne, pour exercer cette présidence, l’Etat
om
Art. 28 Le Conseil des Ministres se réunit au moins une fois par an sur convoca-
tion de son Président, à l’initiative de celui-ci, ou du tiers des Etats-parties. Il ne peut
valablement délibérer que si les deux tiers au moins des Etats-parties sont repré-
sentés.
Art. 30 Les décisions du Conseil des Ministres autres que celles prévues à l’ar-
ticle 8 sont prises à la majorité absolue des Etats-parties présents et votants. Chacun
des Etats dispose d’une voix.
1o) les magistrats ayant acquis une expérience professionnelle d’au moins quinze
années et réunissant les conditions requises pour l’exercice dans leurs pays respec-
tifs de hautes fonctions judiciaires ;
2o) les avocats inscrits au Barreau de l’un des Etats-parties, ayant au moins quinze
années d’expérience professionnelle ;
3o) les professeurs de droit ayant au moins quinze années d’expérience profession-
nelle.
Un tiers des membres de la Cour doit appartenir aux catégories visées aux points
2 et 3 de l’alinéa précédent.
La Cour ne peut comprendre plus d’un ressortissant du même Etat.
Les modalités d’application du présent article seront précisées par le règlement
prévu à l’article 19 ci-dessus.
4
Art. 32 Les membres de la Cour sont élus au scrutin secret par le Conseil des
81
94
Ministres sur une liste de personne présentée à cet effet par les Etats-parties.
26
50
6:1
Chaque Etat-partie peut présenter deux candidats au plus.
14
.4.
.68
Art. 33 Le Secrétaire Permanent invite les Etats-parties à procéder, dans un délai
54
0:1
d’au moins quatre mois, avant les élections, à la présentation des candidats à la
33
36
Cour.
88
5:8
Art. 34 Après leur élection, les membres de la Cour font la déclaration solennelle
om
x.c
de la date du décès.
int
En cas de démission d’un membre de la Cour ou si, de l’avis unanime des autres
membres de la Cour, un membre a cessé de remplir ses fonctions pour toute autre
cause qu’une absence de caractère temporaire, ou n’est plus en mesure de les
remplir, le Président de la Cour, après avoir invité l’intéressé à présenter à la Cour
ses observations orales, en informe le Secrétaire Permanent, qui déclare alors le
siège vacant.
Dans chacun des cas prévus ci-dessus, le conseil des Ministres procède, dans les
conditions prévues aux articles 32 et 33, au remplacement du membre dont le siège
est devenu vacant, pour la fraction du mandat restant à courir, sauf si cette fraction
est inférieure à six mois.
Irrecevabilité d’une demande plaidoirie que sa demande ne repose sur aucun
de récusation de l’ensemble fondement juridique, ne rapporte, à l’appui de sa
de la Cour requête, aucune preuve des faits qu’elle allègue et
n’offre de le faire (CCJA, Ass. plén., Arr. ADD
La demande de récusation de tous les juges compo-
sant la CCJA est irrecevable, dès lors qu’il ne résulte no 084, 18-6-2015 ; P nos 093/2014/PC du 21-5-
ni du Traité constitutif de l’OHADA, ni du Règlement 2014, 094/2014/PC du 21-5-2014, 099/2014/PC
de procédure de la CCJA, la possibilité de récusation du 30-5-2014, 100/2014/PC du 30-5-2014 : Etat
d’un juge, a fortiori de tous les juges composant du Bénin c/ Société Bénin Control SA, Société
ladite juridiction communautaire et que la demande- Commune de Participation dite SCP-SA, Patrice
resse, qui a elle-même reconnu à l’occasion de sa TALON, Ohadata J-16-220).
Traité OHADA Art. 36 57
Art. 37 La Cour élit en son sein, pour une durée de trois ans et demi non renouve-
lable, son Président et ses deux Vice-Présidents. Les membres de la Cour dont le
mandat restant à courir à la date de l’élection est inférieur à cette durée peuvent
être élus pour exercer ces fonctions jusqu’à l’expiration dudit mandat. Ils peuvent
être renouvelés dans ces fonctions s’ils sont élus par le Conseil des Ministres pour
exercer un nouveau mandat de membre de la Cour.
Aucun membre de la Cour ne peut exercer des fonctions politiques ou administra-
tives.
L’exercice de toute activité rémunérée doit être autorisé par la Cour.
4
81
94
26
Art. 38 La durée du mandat des sept juges nommés simultanément pour la
50
6:1
constitution initiale de la Cour sera respectivement de trois ans, quatre ans, cinq
14
.4.
ans, six ans, sept ans, huit ans et neuf ans. Elle sera déterminée pour chacun d’eux
.68
54
par tirage au sort effectué en Conseil des Ministres par le Président du Conseil. Le
0:1
premier renouvellement de la Cour aura lieu trois ans après la constitution initiale
33
36
de celle-ci.
88
5:8
69
93
73
nomme le Greffier en chef de la Cour après avis de celle-ci, parmi les greffiers en
PA
:FU
chef ayant exercé leurs fonctions pendant au moins quinze ans et présentés par les
om
x.c
Etats-parties.
vo
lar
4
81
le français, l’espagnol et le portugais, une langue de http://revue.ersuma.org/no-1-juin-2012/ jurispru-
94
26
travail de l’OHADA (CCJA, 3e ch., no 31, 6-12-2011 : dence/article/breves-sur-la-jurisprudence-de-la.
50
6:1
14
.4.
.68
54
0:1
33
36
88
5:8
69
93
73
:76
PA
:FU
om
x.c
vo
lar
ho
sc
al.
on
ati
ern
int
Traité OHADA Art. 43 [mod.] 59
• Titre VI •
. . . . . . . . . . . . . . . DISPOSITIONS
. . . . . . . . . . . . . .FINANCIERES
..........................
Art. 43 [mod.] Les ressources de l’OHADA sont composées notamment :
a) des contributions annuelles des Etats-parties dont les modalités sont définies
par un règlement du Conseil des Ministres ;
b) des concours prévus par les conventions conclues par l’OHADA avec des Etats
ou des organisations internationales ;
c) de dons et legs.
Les contributions annuelles des Etats-parties sont arrêtées par le Conseil des
Ministres.
Le Conseil des Ministres approuve les conventions prévues au paragraphe b et
4
81
accepte les dons et legs prévus au paragraphe c.
94
26
50
6:1
Art. 44 Le barème des tarifs de la procédure d’arbitrage instituée par le présent
14
.4.
traité ainsi que la répartition des recettes correspondantes sont approuvés par le
.68
54
Conseil des Ministres.
0:1
33
36
88
Art. 45 [mod.] Le budget annuel de l’OHADA est adopté par le Conseil des
5:8
69
Ministres.
93
73
Les comptes de l’exercice clos sont certifiés par des commissaires aux comptes
:76
PA
désignés par le Conseil des Ministres. Ils sont approuvés par le Conseil des Ministres.
:FU
om
x.c
vo
lar
ho
sc
al.
on
ati
ern
int
60 Art. 46 Traité OHADA
• Titre VII •
. . . . . . . . . . . .STATUT,
. . . . . . . .IMMUNITES
. . . . . . . . . . .ET
. . .PRIVILEGES
.....................
Art. 46 L’OHADA a la pleine personnalité juridique internationale. Elle a en parti-
culier capacité :
a. de contracter ;
b. d’acquérir des biens meubles et immeubles et d’en disposer ;
c. d’ester en justice.
Art. 47 Afin de pouvoir remplir ses fonctions, l’OHADA jouit sur le territoire de
chaque Etat-partie des immunités et privilèges prévus au présent titre.
4
81
Art. 48 L’OHADA, ses biens et ses avoirs ne peuvent faire l’objet d’aucune action
94
26
judiciaire, sauf si elle renonce à cette immunité.
50
6:1
14
.4.
Art. 49 [mod.] Dans les conditions déterminées par un Règlement, les fonction-
.68
54
naires et employés de l’OHADA, les juges de la Cour commune de justice et d’arbi- 33
0:1
trage ainsi que les arbitres nommés ou confirmés par cette dernière jouissent dans
36
88
Les immunités et privilèges mentionnés ci-dessus peuvent être, selon les circons-
93
73
En outre, les juges ne peuvent être poursuivis pour des actes accomplis en dehors
:FU
Art. 51 L’OHADA, ses avoirs, ses biens et ses revenus ainsi que les opérations
autorisées par le présent traité sont exonérés de tous impôts, taxes et droits de
douane. L’OHADA est également exempte de toute obligation relative au recouvre-
ment ou au paiement d’impôts, de taxes ou de droits de douane.
Traité OHADA Art. 52 61
• Titre VIII •
. . . . . . . . . . . . . . . .CLAUSES
. . . . . . . . .PROTOCOLAIRES
..............................
Art. 52 Le présent traité est soumis à la ratification des Etats signataires confor-
mément à leurs procédures constitutionnelles.
Le présent traité entrera en vigueur soixante jours après la date du dépôt du
septième instrument de ratification. Toutefois, si la date de dépôt du septième instru-
ment de ratification est antérieure au cent quatre-vingtième jour qui suit le jour de
la signature du traité, le traité entrera en vigueur le deux cent quarantième jour
suivant la date de sa signature.
A l’égard de tout Etat signataire déposant ultérieurement son instrument de ratifi-
cation, le traité et les actes uniformes adoptés avant la ratification entreront en
4
81
vigueur soixante jours après la date dudit dépôt.
94
26
50
6:1
Art. 53 Le présent traité est, dès son entrée en vigueur, ouvert à l’adhésion de
14
.4.
tout Etat membre de l’OUA et non signataire du traité. Il est également ouvert à
.68
54
l’adhésion de tout autre Etat non-membre de l’OUA invité à y adhérer du commun
0:1
33
accord de tous les Etats-parties.
36
88
A l’égard de tout Etat adhérent, le présent traité et les actes uniformes adoptés
5:8
avant l’adhésion entreront en vigueur soixante jours après la date du dépôt de l’ins-
69
93
73
trument d’adhésion.
:76
PA
de l’AUSCGIE en Guinée ayant eu lieu le 5-5-2000 (CCJA, 1re ch., no 31, 26-
x.c
L’AUSCGIE adopté le 17-4-1997, est entré en Juris-Ohada, no 3/2005 p. 45, Rec. de jurisprudence
ho
sc
Art. 55 Dès l’entrée en vigueur du traité, les institutions communes prévues aux
articles 27 à 41 seront mises en place. Les Etats signataires du traité ne l’ayant pas
encore ratifié pourront en outre siéger au Conseil des Ministres en qualité d’observa-
teurs sans droit de vote.
Art. 56 Tout différend qui pourrait surgir entre les Etats-parties quant à l’inter-
prétation ou l’application du présent traité et qui ne serait pas résolu à l’amiable
peut être porté par un Etat-partie devant la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage.
Si la Cour compte sur le siège un juge de la nationalité d’une des parties, toute
autre partie peut désigner un juge ad hoc pour siéger dans l’affaire. Ce dernier devra
remplir les conditions fixées à l’article 31.
Art. 60 Le Gouvernement dépositaire avisera sans délai tous les Etats signataires
ou adhérents :
4
81
a. des dates de signature ;
94
26
b. des dates d’enregistrement du traité ;
50
6:1
c. des dates de dépôt des instruments de ratification et d’adhésion ;
14
.4.
d. de la date d’entrée en vigueur du traité.
.68
54
0:1
33
36
88
5:8
69
93
73
:76
PA
:FU
om
x.c
vo
lar
ho
sc
al.
on
ati
ern
int
Traité OHADA Art. 61 [mod.] 63
• Titre IX •
. . . . . . . . . . . . . . .REVISION
. . . . . . . . .ET
. . .DENONCIATION
............................
Art. 61 [mod.] Le Traité peut être amendé ou révisé si un Etat-partie envoie, à
cet effet, une demande écrite au Secrétariat Permanent de l’OHADA qui en saisit le
Conseil des Ministres.
Le Conseil des Ministres apprécie l’objet de la demande et l’étendue de la modifi-
cation.
L’amendement ou la révision doit être adopté dans les mêmes formes que le Traité
à la diligence du Conseil des Ministres.
Art. 62 Le présent traité a une durée illimitée. Il ne peut, en tout état de cause,
4
81
être dénoncé avant dix années à partir de la date de son entrée en vigueur.
94
26
Toute dénonciation du présent traité doit être notifiée au Gouvernement déposi-
50
6:1
taire et ne produira d’effet qu’une année après la date de cette notification.
14
.4.
.68
54
Art. 63 [mod.] Le Traité, rédigé en deux exemplaires en langues française, 33
0:1
anglaise, espagnole et portugaise, sera déposé dans les archives du Gouvernement
36
88
de la République du Sénégal qui remettra une copie certifiée conforme à chacun des
5:8
69
Etats-parties.
93
73
:76
PA
Article second [du traité signé à Québec – nouv.] Le présent Traité entrera en
:FU
vigueur soixante (60) jours après la date du dépôt du huitième instrument de ratifi-
om
x.c
cation.
vo
lar
et d’Arbitrage
lar
.................................................................................
ho
sc
al.
4
81
neuf motifs de cassation dont la plupart avaient déjà été retenus par la Cour elle-
94
26
même dans sa jurisprudence antérieure (art. 28 bis). Pour approfondir, voir Jérémie
50
6:1
Wambo, « Bref aperçu du Règlement de procédure de la CCJA de l’OHADA tel que
14
.4.
modifié le 30 janvier 2014 à Ouagadougou » (http://www.ohada.com/actualite/2106/
.68
54
bref-apercu-du-reglement-de-procedure-de-la-cour-commune-de-justice-et-d- 33
0:1
arbitrage-de-l-ohada-tel-que-modifie-le-30-janvier-2014-a-ouagadougou.html).
36
88
• Titre I •
. . . . . . . . . . . . .DE
. . .L’ORGANISATION
. . . . . . . . . . . . . . . . DE
. . . LA
. . . COUR
.................
• Chapitre I •
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .DES
. . . . MEMBRES
. . . . . . . . . . . .DE
. . . .LA
. . .COUR
...........................
Art. 1 [mod.] 1 – La Cour Commune de Justice et d’Arbitrage est composée de
neuf Juges. Toutefois, le Conseil des Ministres peut, sur rapport circonstancié et
approfondi du Secrétaire Permanent, saisi à cet effet, soit par le Président de la Cour,
soit par un Etat partie, et compte tenu aussi bien des nécessités de service que des
possibilités financières de l’Organisation, fixer un nombre impair de Juges supérieur
à neuf.
4
81
2 – Le mandat des membres de la Cour commence à courir le 1er janvier de l’année
94
26
suivant leur élection. Le mandat d’un Juge élu en remplacement d’un autre Juge,
50
6:1
conformément à l’article 35 du Traité, commence à compter de la déclaration solen-
14
.4.
nelle prévue par l’article 34 du même Traité.
.68
54
3 – Conformément à l’article 31 du Traité, les Juges sont élus pour un mandat de
0:1
33
sept ans non renouvelable.
36
88
Art. 2 [mod.] 1 – Dans l’exercice de leurs fonctions, les membres de la Cour sont
:FU
fonctions.
vo
lar
membres de la Cour prennent rang selon la date à laquelle ils sont entrés en fonction
al.
on
3 – Les membres de la Cour entrés en fonction à la même date prennent rang entre
int
Art. 3 [mod.] Lors de son entrée en fonction, tout membre de la Cour doit faire
devant celle-ci, en audience publique, la déclaration suivante : « Je déclare solennelle-
ment que j’exercerai bien et fidèlement mes fonctions de Juge en tout honneur et en
toute impartialité, et que j’observerai scrupuleusement le secret des délibérations ».
Art. 4 1 – La démission d’un membre de la Cour est adressée par écrit au Prési-
dent de la Cour qui en informe le Secrétaire Permanent de l’OHADA. Ce dernier
déclare le siège vacant et le Conseil procède au remplacement conformément à l’ar-
ticle 35 du traité.
2 – Si le membre de la Cour qui démissionne est le Président, il fait connaître sa
décision à la Cour. Le premier Vice-Président en informe le Secrétaire permanent.
Pour le surplus, la procédure prévue au paragraphe 1er du présent article est appli-
cable.
remplir lesdites fonctions et si, par suite, l’application de l’article 35 du traité est
envisagée, le membre de la Cour intéressé en est informé par le Président, dans une
communication écrite qui expose les raisons pour lesquelles la procédure est enga-
gée et indique tous les éléments de preuve s’y rapportant. La possibilité lui est
ensuite offerte à une séance privée de la Cour de présenter ses observations. A une
séance privée ultérieure tenue hors la présence du membre de la Cour intéressé, la
question est discutée ; chaque membre de la Cour donne son avis et, si la demande
en est faite, il est procédé à un vote.
2 – Si le membre de la Cour concerné par le paragraphe 1er est le Président, celui-ci
en est informé par le premier Vice-Président qui applique ensuite la procédure
prévue audit paragraphe 1er.
Récusation
Sur l’irrecevabilité de la demande de récusation
4
81
de tous les juges composant la CCJA, voir sous
94
26
l’art. 35 du traité.
50
6:1
14
.4.
.68
• Chapitre II •
54
0:1
33
DE LA PRESIDENCE
36
.........................................................................
88
5:8
69
Art. 6 [mod.] 1 – La Cour élit son Président pour une durée de trois ans et six
93
73
mois, sans que cette durée puisse excéder celle du mandat de l’intéressé en tant que
:76
PA
membre de la Cour.
:FU
avant le terme normal de celles-ci, il est procédé à son remplacement pour la période
vo
lar
restant à courir.
ho
sc
al.
3 – Le Président n’est pas rééligible. Il peut toutefois être réélu une fois au terme
on
ati
de son premier mandat si ce dernier lui a été conféré pour une durée inférieure à
ern
int
trois ans et six mois, la durée du mandat de Président ne pouvant, en tout état de
cause, avoir pour conséquence d’allonger son mandat de Juge au-delà de sept ans.
4 – L’élection du Président se déroule sous la direction du Président sortant. Si
celui-ci a cessé d’être membre de la Cour ou est empêché, l’élection se déroule sous
la direction du membre de la Cour exerçant la présidence, conformément à l’article 8
du présent Règlement.
5 – Le vote a lieu en assemblée plénière, au scrutin secret, après que le membre
de la Cour exerçant 1a présidence eut rappelé le nombre de voix requis pour être
élu. Seuls les membres de la Cour présents participent au vote.
6 – Le membre de la Cour qui obtient la majorité absolue des voix des membres
de 1’assemblée plénière de la Cour est déclaré élu. A partir du troisième tour de
scrutin, la majorité relative suffit.
7 – L’élection des premier et deuxième vice-présidents se déroule sous la direction
du Président nouvellement élu. Les paragraphes 1, 2, 3, 4, et 6 du présent article
s’appliquent à cette élection. Les dispositions du paragraphe 3 n’interdisent pas à la
Cour d’élire comme Président l’un de ses vice-Présidents.
• Chapitre III •
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .DES
. . . . .CHAMBRES
.......................................
Art. 9 [mod.] 1 – La Cour siège en formation plénière. Elle peut toutefois consti-
tuer des chambres de trois ou cinq Juges.
2 – Les chambres sont présidées par le Président de la Cour ou par l’un des vice-
Présidents.
3 – Les chambres sont constituées par ordonnance du Président de la Cour.
4
81
94
26
• Chapitre IV •
50
6:1
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . DU
. . . . GREFFE
14
......................................
.4.
.68
54
Art. 10 [mod.] 1 – Le Président de la Cour nomme le Greffier en chef de la Cour 33
0:1
après avis de celle-ci, dans les conditions fixées par le premier alinéa de l’article 39
36
88
du Traité. Le Greffier en chef est nommé pour une période de quatre ans renouve-
5:8
69
des Etats-parties, soit dès l’ouverture de la vacance, soit, si la vacance doit résulter
:FU
de la fin du contrat du Greffier en chef, six mois au moins avant cette expiration. Le
om
x.c
Président fixe une date pour la clôture de la liste des candidats de telle façon que
vo
lar
les propositions et renseignements les concernant puissent être reçus en temps utile.
ho
sc
les candidats et indiquer notamment leur âge, leur nationalité, les fonctions qu’ils
ati
ern
4
81
4 – Les modalités selon lesquelles le registre est tenu sont déterminées par les
94
26
instructions prévues à l’article 15 du présent Règlement.
50
6:1
5 – Tout intéressé peut consulter le registre au Greffe et en obtenir des copies ou
14
.4.
des extraits suivant le tarif du Greffe établi par la Cour sur proposition du Greffier
.68
54
en chef.
0:1
33
6 – Un avis est publié au Journal officiel de l’OHADA indiquant la date de l’inscrip-
36
88
tion de la requête introductive d’instance, les noms et domiciles des Parties et l’objet
5:8
69
du litige.
93
73
Toute Partie à l’instance peut en outre obtenir, suivant le tarif du Greffe, des copies
:76
PA
des actes de procédure, ainsi que des expéditions des ordonnances et des arrêts.
:FU
om
x.c
Art. 14 La Cour peut décider qu’un ou plusieurs Greffiers adjoints seront chargés
vo
lar
d’assister le Greffier en chef et de le remplacer dans les limites fixées par les instruc-
ho
sc
Art. 15 Des instructions pour le Greffe sont préparées par le Greffier en chef et
approuvées par le Président, après avis de la Cour.
Art. 16 1 – Le Greffier en chef ne peut être relevé de ses fonctions que s’il n’est
pas en mesure de les exercer ou s’il a manqué aux obligations qui lui incombent.
2 – Avant qu’une décision soit prise en application du présent article, le Greffier
en chef est informé par le Président de la mesure envisagée dans une communication
écrite qui en expose les raisons et indique tous les éléments de preuve s’y rappor-
tant. La possibilité lui est ensuite offerte de présenter ses observations à une séance
privée de la Cour.
3 – La décision est prise par le Président, après avis donné par la Cour.
Art. 17 Si le Greffier en chef cesse ses fonctions avant l’expiration de son mandat,
son successeur est nommé pour une période de sept années.
Art. 18 1 – Le plan d’organisation des services du Greffe est établi par le Prési-
dent sur proposition du Greffier en chef.
2 – Les agents du Greffe sont soumis au Règlement du personnel de l’OHADA en
toute matière qui n’est pas incompatible avec l’indépendance de la Cour.
Règlement de Procédure de la CCJA Art. 19 71
• Chapitre V •
. . . . . . . . . . . . . . . . . .DU
. . . .FONCTIONNEMENT
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . DE
. . . .LA
. . . .COUR
......................
Art. 19 Le siège de la Cour est fixé à Abidjan. La Cour peut toutefois, si elle le
juge utile, se réunir en d’autres lieux, sur le territoire d’un Etat-partie, avec l’accord
préalable de cet Etat qui ne peut, en aucun cas, être impliqué financièrement.
Art. 20 Les dates et heures des séances de la Cour sont fixées par ordonnance
du Président.
Art. 21 [mod.] Une chambre est composée de trois Juges. Ce nombre est porté
à sept Juges lorsque la Cour siège en formation plénière.
4
81
94
Art. 22 [mod.] 1 – La Cour délibère en chambre du Conseil. Ses délibérations
26
50
sont et restent secrètes.
6:1
2 – Seuls les Juges prennent part aux délibérations.
14
.4.
.68
3 – Il n’est tenu aucun procès-verbal des délibérations de la Cour en matière judi-
54
ciaire. 33
0:1
4 – Les décisions de la Cour sont prises à la majorité des Juges présents. Les votes
36
88
sont émis dans l’ordre inverse de celui établi à l’article 2. En cas de partage des voix,
5:8
69
• Titre II •
. . . . . . . . . . . . DE
. . . LA
. . . PROCEDURE
. . . . . . . . . . . .CONTENTIEUSE
.........................
• Chapitre I •
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .GENERALITES
...........................................
Art. 23 [mod.] 1 – Le ministère d’Avocat est obligatoire devant la Cour. Est admis
à exercer ce ministère toute personne pouvant se présenter en qualité d’Avocat
devant une juridiction de l’un des Etats parties au Traité. Il appartient à toute
personne se prévalant de cette qualité d’en apporter la preuve à la Cour. Elle devra
en outre produire un mandat spécial de la partie qu’elle représente.
2 – L’Avocat dont le comportement devant la Cour est incompatible avec la dignité
4
81
de celle-ci ou qui use des droits qu’il tient de ses fonctions à des fins autres que
94
26
celles pour lesquelles ces droits lui ont été reconnus peut, après avoir été entendu,
50
6:1
être exclu à tout moment de la procédure par ordonnance du Président de la Cour.
14
.4.
Cette ordonnance est immédiatement exécutoire.
.68
54
Lorsqu’un Avocat se trouve exclu de la procédure, celle-ci est suspendue jusqu’à 33
0:1
l’expiration d’un délai fixé par le Président pour permettre à la partie intéressée de
36
88
I. Irrecevabilité d’un recours formé seule la copie certifiée conforme de sa carte d’iden-
om
par une personne ne justifiant tité professionnelle, cette prescription n’étant assor-
x.c
vo
pas de la qualité d’avocat tie d’aucune sanction (CCJA, Ass. plén., no 086,
lar
Est irrecevable le recours formé par une partie dont UNION GABONAISE DE BANQUE c/ PANOURGIAS
al.
on
a été donné, que l’avocat mandaté, étant omis du Obs. : il semble résulter de cet arrêt que toute
tableau de l’Ordre des Avocats, ne répond plus aux personne pouvant se prévaloir de la qualité
conditions de l’article 28.1 du Règlement de procé- d’avocat dans au moins un des Etats parties à
dure de la CCJA doit être rejetée, dès lors que la l’OHADA, même sur le fondement d’un accord
requête a été introduite avant l’omission de l’avocat de réciprocité judiciaire, pourrait, en principe,
concerné du tableau de l’ordre et que le mémoire se présenter devant la CCJA en cette qualité.
ampliatif a été signé par une suppléante, conformé- Mais cela appelle deux observations impor-
ment à la loi nationale réglementant la profession tantes : 1) bien qu’il ne puisse, en principe, y
d’avocat ; le pourvoi est donc recevable (CCJA, avoir de désuétude des conventions de récipro-
2e ch., no 088, 8-7-2015 ; P no 002/2011/PC du cité, même si les circonstances en vue desquelles
10-1-2011 : Etat du Burkina Faso c/ Société Générale elles ont été faites disparaissent (Cass. req.
de Banque au Burkina (SGBB), Ohadata J-16-87). 4-4-1887 : S. 1889.1.317 ; Cass. crim. 8-11-
Qualité d’avocat non contestée par les défen- 1918 : S. 1920.1.317, note Delpech, au sujet des
deurs. Est recevable, le pourvoi formé par une lois mais transposable aux traités qui ont aussi
personne dont les défendeurs eux-mêmes reconnais- force de lois), que des usages contraires ont été
4
sent la qualité d’ancien bâtonnier de l’ordre des tolérés ou que lesdites conventions n’ont pas été
81
94
avocats du Cameroun et qui a produit sa carte appliquées pendant longtemps (CA Rouen
26
50
professionnelle ainsi que le mandat spécial exigé par 8-6-1971 : GP 1971.2.729), nous suggérons à
6:1
tout avocat souhaitant se prévaloir d’un tel
14
l’article 23 du Règlement de procédure de la CCJA.
.4.
Sa constitution étant valable, la CCJA se doit de rete- accord de réciprocité de s’assurer de l’effectivité
.68
54
nir son mémoire et déclarer cette exception d’irrece- de la réciprocité en vérifiant les accords entre son
0:1
pays ou son barreau d’origine avec l’un des Etats
vabilité non fondée (CCJA, Ass. Plén., no 007,
33
36
PLASTICS and Co. Sarl, Société Forestière HAZIM Traites/Accords Traites.php. A défaut, il pourrait
:FU
SCIERIE et Compagnie Sa dite SFHS, Société Fores- se retrouver dans l’incapacité de prouver son droit
om
port Camerounais Sa dite TRANSAC, Société 23-1 du règlement de procédure. Cette remarque
lar
ho
Forestière Industrielle du Wouri Sa dite SFIW, Société est valable pour tout autre pays que la France
sc
al.
Industrielle du Bois du Cameroun Sarl dite IBCAM, ayant un accord de réciprocité judiciaire avec l’un
on
ati
Sieur HAZIM CHEHADE HAZIM, Ohadata J-15-98). des Etats parties à l’OHADA. 2) Le caractère non
ern
devant la CCJA doit justifier d’un domicile pro- 2014 ; P no 025/2012/PC du 19-3-2012 : Maître
fessionnel situé dans l’un des Etats-parties à Galolo SOEDJEDE c/ Office Togolais des Phosphates
l’OHADA. (OTP), Ohadata J-15-148).
.............................................
III. Mandat spécial D. Mandat spécial inexistant
ou irrégulier
A. Forme du mandat spécial
1o Décisions ayant retenu
L’article 23.1 du Règlement de procédure devant la
CCJA n’impose aucune forme particulière au
l’irrecevabilité
mandat spécial et l’on ne saurait exiger ce que la loi a. Absence de mandat spécial
elle-même n’exige pas (CCJA, 1re ch., no 30, 29-4- Est irrecevable, le mémoire déposé par un avocat
2010 : THALES SECURITY SYSTEMS SAS c./ Maître sans mandat spécial et non régularisé nonobstant la
O. K., Le Juris-Ohada, no 3/2010, juil.-sept., p. 47, demande écrite du greffe adressée à cet effet au
Ohadata J-11-74, J-12-50). domicile élu du mémorant (CCJA, Ass. plén., no 074,
29-4-2015 ; P no 031/2010/PC du 19-3-2010 : Les
B. Portée du mandat spécial Héritiers de feu El Hadj Mamadou Oury Diallo et
4
81
Le mandat délivré à un avocat à l’effet de représenter Veuve Bilkhissa Cherif c/ El Hadj Mamadou Dem,
94
26
une société « …auprès de la Cour Commune de Diallo Mohamed et Diallo née Hadja Mbalou Kaba,
50
6:1
Justice et d’Arbitrage d’Abidjan pour le recours en Ohadata J-16-75), la non production du mandat
14
cassation contre l’arrêt no109/C du 1er août 2008 de spécial de représentation ne permettant pas à la
.4.
.68
la cour d’Appel du Littoral dans l’affaire l’opposant à Cour de s’assurer que l’avocat signataire de la
54
[X.] » et le pouvoir donné au même avocat d’« …ac- 0:1
requête introductive a bien qualité pour agir au nom
33
complir toutes les formalités, requérir tous extraits, et pour le compte des demandeurs (CCJA, 1re ch.,
36
88
conclure, plaider et de façon générale, faire le néces- no 154, 26-11-2015 ; P. no 131/2012/PC du 26-9-
5:8
69
saire pour parvenir à la cassation de l’arrêt sus 2012 : MFONKEU Ousmane, NFOUNDIKOU Salama-
93
ment l’arrêt avant dire droit simplement préparatoire pour le Crédit et l’Epargne (BICEC), Ohadata J-16-
PA
:FU
land First Bank (ex CCEI BANK) SA c/ 1) Compagnie d’un représentant non qualifié de la société
lar
ho
Africaine pour le Commerce International du Came- Le mandat spécial prévu par les articles 23-1 et 28-4
sc
roun (CACIC) SA, 2) Ayants droits de GARBA [devenu 28-5] du Règlement de procédure de la
al.
on
Est irrecevable le pourvoi formé par une société dont Le mémoire déposé par un avocat sans mandat
il n’est pas démontré que la personne ayant donné spécial est irrecevable. Il en est ainsi lorsque la
le mandat spécial est habilitée à le faire. Il en est correspondance du greffe de la Cour impartissant un
ainsi lorsque la société a versé au dossier de la procé- délai à l’avocat pour la production dudit mandat est
dure ses statuts et le procès-verbal d’une Assemblée retournée avec la mention « non réclamé » (CCJA,
Générale Extraordinaire du 7 novembre 2005, reçu Ass. plén., no 124, 11-11-2014 ; P no070/2008/PC
le 10 novembre 2005 par un notaire, indiquant que du 30-7-2008 : Société Gabonaise de Transport et
X. est le Président-Directeur Général, qu’un mandat d’équipement (SGTEM) c/ Zephirin RAYITA, Ohadata
spécial établi le 23 janvier 2007 a été délivré à l’avo- J-15-214).
cat par Y., agissant également en qualité de Prési- Pour une décision ayant ordonné la radiation
dent Directeur Général, et que la société n’a pas d’un pourvoi formé le 7 mai 2007 par un avocat
répondu à la correspondance du greffe de la Cour et qui n’a jamais été régularisé par la production
lui notifiant le mémoire soulevant l’irrecevabilité tirée du mandat spécial justifiant sa désignation par un
du défaut de qualité du représentant de la société représentant des sociétés demanderesses ayant
qualité à cet effet, voir sous l’art. 44 bis (CCJA,
demanderesse, au motif que le mandat dont se
Ass. plén., no o121/2014 du 11 novembre 2014 ;
4
81
prévaut son avocat est irrégulier faute de qualité du
94
P no037/2007/ PC du 07/05/ 2007 : Société Sunly
mandant (CCJA, Ass. plén., no 040, 27-4-2015 ;
26
SARL, Société BSO Industries SA c/ La liquidation
50
P no 005/2008/PC du 18-2-2008 : Banque de l’Habi-
6:1
Placages de l’Ogoue, Ohadata J-15-211).
14
tat du Mali dite BHM-SA c/ Mamadou KEITA,
.4.
d. Pouvoir d’agir en justice non daté
.68
Ohadata J-16-40).
équivalant à un défaut de mandat spécial
54
c. Mémoire rédigé par un avocat non muni 0:1
Il s’induit de l’article 25.1 du Règlement de procé-
33
du pouvoir spécial
36
Lorsque, d’une part, les mémoires en réponse et en substantiel pour apprécier de la validité d’un acte de
5:8
69
réplique reçus à la CCJA ne portent pas la signature procédure. En conséquence, le « Pouvoir » non daté
93
tion par les défendeurs au pourvoi, avocat à l’étran- déclaré non valide, équivalant à un défaut de « man-
PA
:FU
ger (Conakry), mais uniquement celle de l’avocat dat spécial » requis à peine de nullité par l’article
om
établi à Abidjan, titulaire du cabinet dans lequel 23.1 in fine dudit Règlement de procédure. La
x.c
l’avocat étranger des défendeurs a élu domicile demanderesse et ses conseils n’ayant pas observé les
vo
lar
procédure de la CCJA ; et que, d’autre part, l’avocat recours encourt l’irrecevabilité (CCJA, Ass. plén.,
al.
on
prévaut d’un mandat spécial établi après la date du 2013 : Société Omnium Gabonais D’assurances et
int
dépôt du mémoire en réponse, il y a lieu de considé- de Réassurances dite OGAR c/ Société MAGASIN
rer que le mémoire en réponse a été présenté par GRAND VILLAGE AVENUE SARL, Ohadata J-15-231).
un avocat non muni d’un pouvoir spécial exigé par e. Mandat spécial signé par un avocat
l’article 23 du Règlement de procédure de la CCJA. domiciliataire et ne comportant aucune
Il en résulte que ce mémoire en réponse ainsi que le mention d’identification de l’avocat
mémoire en duplique subséquent sont irrecevables constitué
et ne saisissent pas la CCJA de l’exception d’incom- Le mémoire en réplique produit au nom d’une société,
pétence et des fins de non-recevoir qui y sont qui n’a été signé que par l’avocat domiciliataire de la
invoqués (CCJA, 1re ch., no 30, 26-5-2005 : Sté requérante, mais ne porte ni l’en-tête, ni la signature
et encore moins un cachet des avocats régulièrement
SATOYA GUINEE SA c./ Maîtres A. C. et B. T. S., Le
constitués pour la défense de cette société doit être
Juris-Ohada, no 3/2005, p. 43, Recueil de jurispru-
écarté d’office des débats, en application des articles
dence de la CCJA, no 5, jan.-juin 2005, volume I,
23 nouveau et 28 nouveau du Règlement de procé-
p. 18 ; Ohadata J-05-382 ; CCJA, 2e ch., no 08, 25-8-
dure de la CCJA (CCJA, Ass. plén., no 055, 27-4-
2011 : ECOBANK-MALI c./ HOTEL KEMPINSKI F.,
2015 ; P no 082/2012/PC du 20-7-2012 : ECOBANK
Juris Ohada, 2011, no 4, oct.-déc., p. 3, Ohadata SENEGAL SA c/ Banque Sahelo Saharienne pour l’In-
J-13-05, J-13-160). vestissement et le Commerce BSIC SENEGAL, Ohadata
Dans le même sens et déclarant irrecevable le J-16-55).
pourvoi : CCJA, 3e ch., no 058/2012, 7-6-2012 ;
P. no 054/2009/PC du 5-6-2009 : DOUCOURE 2o Décisions n’ayant pas retenu
Bouyagui c./Edoukou Aka, Epse KOUAME ; CCJA, l’irrecevabilité
3e ch., no 054/2012, 7-6-2012 ; P. no 006/2003/PC a. Dossier en l’état d’être jugé
du 6-2-2003 : BONI Joseph Henri c./ La « Faillite » Pour une décision ayant examiné un recours
de la Société RICOCI. malgré l’absence d’un mandat spécial délivré à
76 Art. 23 [mod.] Règlement de Procédure de la CCJA
l’avocat, la CCJA ayant retenu que le dossier était E. Mandat spéciaux valides
en l’état en dépit de ladite omission, voir : CCJA,
1. Mandat donné par le dirigeant
2e ch., no 023, 8-4-2010 : M. F. c./ M. K., Le Juris-
Ohada, no 3/2010, juil.-sept., p. 19, Ohadata
d’une société
J-11-67, J-12-29. Le mandat d’agir en justice délivré par le directeur
b. Mandat spécial donné après dépôt général d’une société anonyme est valide (CCJA, Ass.
de la requête plén., no 067, 25-4-2014 ; P no 084/2011/PC du 3-10-
Le mandat spécial de représentation donné à un 2011 : SOU SIE Sylvain c/ Société de Construction et de
cabinet d’avocat cinq jours après le dépôt de la Gestion Immobilière du Burkina (SOCOGIB), Ohadata
J-15-158).
requête en cassation par la société demanderesse au
pourvoi ne fait pas obstacle à la recevabilité du 2. Mandat donné par un directeur
recours qui ne s’apprécie pas au jour du dépôt dudit par intérim habilité
recours puisque l’article 28.5 dudit Règlement
permet au greffier en chef d’inviter le requérant à Le mandat spécial d’agir en justice donné par le
directeur dénéral par intérim d’une société en vertu
4
régulariser son recours dans un délai raisonnable au
81
de la décision l’y habilitant est valable, la défende-
94
cas où le recours n’est pas conforme aux conditions
26
resse au pourvoi ne rapportant pas la preuve de ses
50
fixées par les textes (CCJA, 2e ch., no 034/2012,
6:1
allégations sur la caducité de la décision sus indi-
22-3-2012 ; P. no 033/2009/PC du 3-4-2009 : Sté
14
.4.
quée. Il en est ainsi d’autant plus qu’il résulte de
Thales Security Systems c./ Olivier KATTIE).
.68
l’extrait du registre du commerce versé au dossier
54
c. Erreur de référence 0:1
que le directeur général adjoint peut engager la
33
36
la requête du pourvoi et par l’indication précise des ment et le Commerce dite BSIC, 4) Union Régionale
om
noms des parties audit procès permettant de lever des Caisses Populaires du Plateau Central dite
x.c
.............................................
Jurisprudence no 15, jan.-juin 2010, p. 17, Ohadata
IV. Mémoire rédigé par un avocat J-12-17).
Absence de mémoire rédigé
par un avocat 2o Décision n’ayant pas retenu
l’irrecevabilité
1o Décision ayant retenu
l’irrecevabilité Continuation de la procédure à défaut
d’avocat désigné par la partie malgré
Défaut de signature par un avocat sa mise en garde
Le ministère d’avocat étant obligatoire devant la Lorsqu’une des parties au pourvoi, qui a été infor-
CCJA, le mémoire d’une partie qui ne comporte pas
mée que le ministère d’avocat était obligatoire
la signature d’un avocat, malgré le délai imparti à
devant la CCJA, s’est abstenue de recourir à un
cette dernière pour régulariser ledit mémoire, est irre-
avocat, malgré le délai d’un mois qui lui a été imparti
cevable (CCJA, no 8/2002, 21-3-2002 : Sté PALMA-
à cet effet, la procédure doit suivre son cours et le
FRIQUE c./ E. K. B. K., Le Juris-Ohada, no 4/2002, oct.-
recours examiné (CCJA, 2e ch., no 16, 24-2-2005 :
déc. 2002, p. 19, note anonyme, Ohadata J-02-163),
1) S. A., M. M. R., S. A., & S. A. A. c./ G. née
l’article 23-1 du Règlement de procédure ayant rendu
4
81
K. TASSABEDO, Sté CGC, Le Juris-Ohada, no 2/2005,
obligatoire le ministère d’avocat devant la Cour
94
p. 22 ; Recueil de jurisprudence de la CCJA, no 5,
26
(CCJA, 2e ch. no 131, 12-11-2015 ; P. no 016/2013/PC
50
jan.-juin 2005, vol. 2, p. 34 ; Ohadata J-05-361),
6:1
du 5-2-2013 : Société Alpha Shipping Agency And
14
Trading Sa, et Talom Moïse c/ Compagnie Financière seules devant être exposées et examinées les écri-
.4.
.68
de L’Estuaire (COFINEST) Sa, Ohadata J-16-124). Dans tures de la partie ayant constitué ministère d’avocat
54
(CCJA, no 032/2009, 30-6-2009 : E. N. G. c./ E. D.,
le même sens, retenant que le greffier en chef de 0:1
33
la CCJA, tenu de vérifier toutes les écritures et les Recueil de Jurisprudence no 13, jan.-juin 2009, p. 91,
36
88
documents régulièrement déposés par les parties, a Ohadata J-10-74). De même, il y a lieu de statuer
5:8
sur le défaut de signature de l’avocat et que ce que le défendeur qui a reçu la notification du recours
73
:76
dernier n’a pas donné suite à la lettre du greffier par le greffe, n’a ni conclu, ni été représenté à la
PA
J-11-76) et condamnant le requérant aux dépens Financière de la Communauté Chrétienne dite CFCC
vo
lar
(CCJA, no 032/2010, 3-6-2010, P. no 017/2006/PC, c/ Caisse Ivoirienne de Crédit et d’Epargne dite CICE,
ho
sc
Art. 23 bis [nouv.] Les Avocats qui se présentent devant la Cour en vertu du
int
mandat spécial visé ci-dessus, jouissent de l’immunité pour les paroles prononcées
et les écrits produits relatifs à la cause ou aux parties.
Art. 24 [mod.] Les significations prévues au présent Règlement sont faites soit
par envoi postal recommandé avec demande d’avis de réception, messagerie
expresse, courrier électronique, télécopieur ou tout autre moyen technique de
communication laissant trace, d’une copie de l’acte à signifier, soit par remise de
cette copie contre reçu. Les copies sont dressées et certifiées conformes par le Gref-
fier en chef.
Obs. : ce texte appelle deux observations : 1) il 2) En vertu du principe selon lequel le législateur
définit la « signification » au sens de l’ensemble ne parle pas pour ne rien dire, autrement dit toute
du Règlement en prenant le soin d’énumérer les disposition doit avoir un effet utile, on pourrait
actes assimilables à la signification. Bien que la penser que l’expression « la signification ou la
signification par voie d’huissier n’ait pas été notification de la décision » qui se trouve à l’art.
expressément énumérée, elle doit être tenue 28 al. 1 révisé ci-après introduit une distinction
pour valable au sens de l’article 24 et de l’en- entre ces deux modalités d’information. Il ne pour-
semble du Règlement dans la mesure où elle se rait en être ainsi, au sens du présent règlement
fait par remise d’une copie de l’acte à signifier qu’autant que celui-ci aurait posé dans une de ses
contre signature et qu’elle répond à la finalité du dispositions une définition spécifique de la « noti-
texte, en apportant la meilleure garantie que l’in- fication », à l’image de l’art. 24 pour la « significa-
téressé sera dûment averti. tion ». Or, à notre connaissance, il n’en est rien.
78 Art. 25 Règlement de Procédure de la CCJA
Aussi bien la conjonction « ou » figurant dans 19-2-2009 : Abraham Guidimti c./ Financial Bank ;
l’art. 28 al. 1 révisé ne peut avoir qu’un sens « copu- CA Littoral (Cameroun), no 104/REF, 26-5-2008 : La
latif » unissant les deux formules dans une significa- SGBC c./ Succession Y. M. Rep. par Y. A. & S. D.,
tion d’équivalence de formes désignant une même Ohadata J-09-145).
chose. Cette interprétation est d’ailleurs justifiée Le pourvoi est recevable, lorsque la décision atta-
par la jurisprudence OHADA qui a déjà reconnu à la quée a, comme en l’espèce, été notifiée par le
« notification » d’un jugement le même effet greffier en chef, la signification et la notification
pratique que celui attribué par l’art. 24 à la « signifi- emportant les mêmes effets en l’espèce (CCJA,
cation », à savoir celui de porter la décision rendue 2e ch., no 104, 30-12-2013 ; P no 098/2008/PC du
à la connaissance d’une partie au procès afin de 21-10-2008 : ABAKAR GAZAMBLE c/ ABAKAR IBI
faire courir les délais de voies de recours (CCJA, OUMAR, Recueil de jurisprudence no 20, Vol. 1,
3e ch., no 026, 15-3-2012, P. no 018/2009/PC du jan.-déc. 2013, p. 5-6, Ohadata J-15-51).
4
81
de l’acte, de l’événement, de la décision ou de la signification qui fait courir ce délai.
94
26
Le jour au cours duquel survient cet acte, cet événement, cette décision ou cette
50
6:1
signification n’est pas compris dans le délai.
14
.4.
2 – Lorsqu’un délai est exprimé en mois ou en année, ce délai expire le jour du
.68
54
dernier mois ou de la dernière année qui porte le même quantième que le jour de 33
0:1
l’acte, de l’événement, de la décision ou de la signification qui fait courir le délai.
36
88
3 – Les délais comprennent les jours fériés légaux, les samedis et les dimanches.
93
73
4 – Tout délai expire le dernier jour à 24 heures. Le délai qui expirerait normale-
:76
PA
formalité doit être accompli est prorogé jusqu’au premier jour ouvrable suivant. La
om
x.c
liste de ces jours fériés sera dressée par la Cour et sera publiée au Journal officiel
vo
lar
de l’OHADA.
ho
sc
5 – Les délais de procédure, en raison de la distance, sont établis par une décision
al.
on
.............................................
int
ayant été signifié le 9 novembre 2011, la computa- mémoire en réponse le 5-3-2004 se trouve largement
tion du délai, conformément à l’article 25.1 du dans les délais légaux et ledit mémoire doit être
Règlement de procédure de la CCJA, a commencé à déclaré recevable (CCJA, no 057/2005, 22-12-2005 :
courir à partir du 10 novembre 2011 pour prendre SGBC c./ E. G., Recueil de jurisprudence de la CCJA,
fin le 31 janvier 2012, dès lors que le recourant a sa no 6, juin-déc. 2005, p. 83 ; Le Juris-Ohada,
résidence habituelle au Tchad en Afrique centrale et no 2/2006, p. 19 ; Ohadata J-06-44 ; J-08-69).
qu’il y a lieu d’appliquer un délai de distance. En Le demandeur au pourvoi étant domicilié à Conakry
conséquence, le recours formé le 16 janvier 2012 a (Guinée), il y a lieu d’ajouter au délai de deux mois,
été fait dans les délais requis et est recevable (CCJA, celui de distance qui est de 14 jours, en application
Ass. plén., no 130, 11-11-2014 ; P no 005/2012/PC de la décision no 002/99/CCJA du 4 février 1999
du 16-1-2012 : Commercial Bank Tchad c/ Ateib augmentant les délais de procédure en raison de la
Ahmed Belgheit Bouari, Ohadata J-15-220). distance. Ainsi, le demandeur dispose d’un délai de
............................................. deux mois et 14 jours pour former pourvoi, soit
III. Prorogation du délai jusqu’au 20 septembre 2004 ; il s’ensuit que le pour-
Refus de la prorogation du délai pour un motif non voi formé le 14 septembre 2004 l’a été dans le délai
4
prévu. Une débitrice qui fait opposition à une ordon- (CCJA, no 061/2008, 30-12-2008 : El Hadj M. A. B.
81
94
nance d’injonction de payer rendue dans les condi- c./ 1) El Hadj M. L. D., 2) COGEST S. A, Recueil de
26
50
tions de l’article 11 de l’AUPSRVE ne peut, pour Jurisprudence no 12, juil.-déc. 2008, p. 95, Ohadata
6:1
J-10-35 ; J-09-270).
14
échapper à la déchéance dont il résulte de ses
.4.
propres assertions qu’elle était encourue à la date L’arrêt attaqué ayant été signifié le 27 juillet 2005, le
.68
54
du 17 juin 2002, se contenter d’alléguer, sans le délai de deux mois dans l’intervalle duquel le pourvoi
0:1
prouver, que ce terme du délai légal « ne correspond pouvait être régulièrement formé courait du 28 juil-
33
36
pas à une date utile des audiences civiles » alors let au 28 septembre 2005 ; le pourvoi formé le
88
5:8
même qu’elle ne peut pas justifier être dans les seuls 28 septembre 2005 l’a été dans le délai légal et doit
69
procédure de la CCJA qui dispose que « (…) le délai 3o / S2PO SARL, Recueil de Jurisprudence no 10, juil.-
:FU
qui expirerait normalement un samedi, un dimanche déc. 2007, p. 27, Ohadata J-08-244).
om
x.c
ou un jour férié est prorogé jusqu’au premier jour Pour d’autres exemples d’application du délai de
vo
ouvrable suivant (…) » (CCJA, 2e ch., no 30, distance, le demandeur au pourvoi étant domicilié :
lar
ho
3-7-2008 : ATCI CI c./ Sté ECA SARL, Le Juris-Ohada • à Libreville (Gabon) en Afrique centrale, voir (CCJA,
sc
al.
no 4/2008, p. 7, Ohadata J-09-69). 1re ch., no 29, 29-4-2010 : A c./ B.I.C.I.G., Le Juris-
on
.............................................
ati
IV. Délai de distance J-12-49 ; CCJA, 1re ch., no 006, 4-2-2010 : Clinique
int
Partie domiciliée en dehors de la Côte d’Ivoire : rési- Pédiatrique « Fondation Jean François ONDO » c./
dence en Afrique Centrale. En vertu des articles 25.5 ACG-ASCOMA, Le Juris-Ohada, no 2/2010, avr.-juin
du Règlement de procédure de la CCJA, et 1 de la 2010, p. 15, Ohadata J-11-50, J-12-42) ;
Décision no 002/99/CCJA du 4-2-1999 de la même • à N’Djamena (Tchad), pour une signification reçue
Cour, les délais de distance sont augmentés de vingt par l’avocat de la société défenderesse, pour
et un jours pour une partie ayant sa résidence en le compte de cette dernière (CCJA, 2e ch.,
Afrique Centrale. Dès lors, l’intimé résident en no 037/2012, 3-5-2012 ; P. n° 046/2005/PC du
Afrique centrale, qui a reçu signification du recours 30-9-2005 : Sté ESSO Exploration and Production
en cassation le 27-11-2003 et a déposé à la CCJA son Chad Inc c./ Ressourcium International SARL).
est adressée au Président de la CCJA au nom de celle- Juris-Ohada, no 4/2008, p. 46, Ohadata J-09-81). Voir
ci et non au nom de sa juridiction présidentielle. Il en aussi (CCJA, 2e ch., no 38, 8-12-2011 : S. épse A. c./
est ainsi lorsque dans le texte dudit recours, le requé- M. A., Juris Ohada 2012, no 3, juil.-sept., p. 18,
rant s’adresse plutôt à la Cour et non à la juridiction Ohadata J-13-45, J-13-157).
présidentielle de celle-ci ; qu’il conclut notamment Il résulte sans équivoque des termes employés dans
l’exposé des faits et des procédures antérieures par la une requête, notamment de l’emploi de la formule
formule « que tel est l’arrêt soumis à l’appréciation et « C’est pourquoi la société requérante sollicite qu’il
à la censure de la Haute Cour » et termine le dévelop- plaise à la Cour Commune de Justice et d’Arbi-
pement de l’unique moyen de cassation par la trage » que les demandes sont adressées à la Cour
formule « qu’il s’ensuit qu’elle a violé le texte visé au et non à son président lui-même (CCJA, 1e ch.,
moyen et son arrêt encourt la sanction de la Haute no 008, 30-3-2015 ; P no 068/2009/PC du 23-7-
Cour de céans ». De ce qui précède, il y a lieu de 2009 : Afriland First Bank (ex CCEI BANK) SA c/
déclarer que le recours en cassation est bien adressé 1) Compagnie Africaine pour le Commerce Interna-
à la CCJA et non à son Président ; rejet du moyen tional du Cameroun (CACIC) SA, 2) Ayants droits de
(CCJA, 1e ch., no 43, 17-7-2008 : D. c./ MATCA. Le GARBA Aoudou, Ohadata J-16-08).
4
81
94
26
• Chapitre II •
50
6:1
14
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .DE
. . . .LA
. . .PROCEDURE
. . . . . . . . . . . . . . ECRITE
.4.
.............................
.68
54
Art. 27 [mod.] 1 – L’original de tout acte de procédure doit être signé par l’Avo- 0:1
33
36
cat de la partie. Cet acte, accompagné de toutes les annexes qui y sont mentionnées,
88
5:8
est présenté avec une copie pour la Cour, et autant de copies qu’il y a de parties en
69
93
cause. Ces copies sont certifiées conformes par la partie qui les dépose.
73
:76
2 – Tout acte de procédure est daté. Au regard des délais de procédure, seule la
PA
3 – A tout acte de procédure est annexé un dossier, contenant les pièces et docu-
x.c
4 – Si, en raison du volume d’une pièce ou d’un document, il n’en est annexé à
sc
al.
l’acte que des extraits, la pièce ou le document entier ou une copie complète est
on
ati
déposé au greffe.
ern
int
.............................................
que l’exception d’irrecevabilité soulevée au motif
qu’aucun bordereau contenant la liste des pièces et II. Date des actes de procédure
documents sur lesquels le recours est fondé n’est C’est la date du dépôt au greffe de la CCJA qui est
annexé au pourvoi ne peut être accueillie (CCJA, 2e ch., prise en considération (CCJA, 2e ch., no 038, 10-4-
no 180, 17-12-2015 ; P. no 188/2014/PC du 4-11- 2014 ; P no 080/2010/PC du 3-9-2010 : Afriland First
2014 : Société Holcibel S.A., Société Investissements Bank (Ex CCEI Bank) c/ Société Camerounaise des
Cimentiers Internationaux S.A. dite ICI c/ Société Produits Manufacturiers (SCPM Sarl), Ohadata J-15-
HANN & Compagnie S.A., Ohadata J-16-173). 129).
• Chapitre II Bis •
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . DU
. . . . REGIME
. . . . . . . . . LINGUISTIQUE
.....................................
Art. 27 bis [nouv.] 1 – Les langues de travail de la Cour sont celles de I’OHADA,
4
conformément à l’article 42 du Traité révisé.
81
94
2 – La langue de procédure est choisie par le requérant, sous réserve des disposi-
26
50
tions ci-après :
6:1
14
a) Si le défendeur est un Etat partie, la langue de procédure est la langue officielle
.4.
.68
de cet Etat ;
54
b) Dans le cas où il existe plusieurs langues officielles, le requérant a la faculté de 0:1
33
36
ries des parties, y compris les pièces et documents annexes, ainsi que les procès-
73
:76
rédigés dans une autre langue sont accompagnés d’une traduction dans la langue de
:FU
om
procédure.
x.c
vo
traductions en extraits peuvent être présentées. A tout moment, la Cour peut exiger
sc
al.
une traduction plus complète ou intégrale, soit d’office, soit à la demande d’une des
on
ati
parties.
ern
int
Art. 27 quater [nouv.] Les textes rédigés dans l’une des langues de travail de
l’OHADA font foi.
Art. 28 [mod.] 1 – Lorsque la Cour est saisie par l’une des parties à l’instance par
la voie du recours en cassation prévu au troisième ou quatrième alinéa de l’article
14 du Traité, le recours est présenté au greffe dans les deux mois de la signification
ou de la notification de la décision attaquée par l’Avocat du requérant dans les condi-
tions fixées à l’article 23 du présent Règlement. Le recours contient :
a) les nom et domicile du requérant ;
b) les noms et domiciles des autres parties à la procédure devant la juridiction
nationale et de leur Avocat ;
c) les conclusions du requérant et les moyens invoqués à l’appui de ces conclu-
sions.
82 Art. 28 [mod.] Règlement de Procédure de la CCJA
Le recours indique les Actes uniformes ou les Règlements prévus par le Traité
dont l’application dans l’affaire justifie la saisine de la Cour.
2 – La décision de la juridiction nationale qui fait l’objet du recours doit être
annexée à ce dernier. Mention doit être faite de la date à laquelle la décision attaquée
a été signifiée au requérant.
3 – Aux fins de la procédure, l’élection de domicile au lieu où la Cour a son siège
n’est pas obligatoire. L’élection de domicile indique, le cas échéant, le nom de la
personne qui est autorisée et qui a consenti à recevoir toutes significations.
4 – La requête peut indiquer que l’Avocat, ayant son domicile professionnel dans
un Etat-partie au Traité, consent à ce que des significations lui soient adressées par
courrier électronique, télécopieur ou tout autre moyen technique de communication
laissant trace.
5 – Si le requérant est une personne morale, il joint à sa requête :
4
– ses statuts ou un extrait récent du registre du commerce et du crédit mobilier,
81
94
ou toute autre preuve de son existence juridique ;
26
50
– la preuve que le mandat donne à l’Avocat a été régulièrement établi par un repré-
6:1
14
sentant qualifié à cet effet.
.4.
.68
6 – Si le recours n’est pas conforme aux conditions fixées au présent article, le
54
Juge rapporteur fixe au requérant un délai aux fins de régularisation du recours ou 0:1
33
36
recours.
73
:76
PA
A. Equivalence de la notification
vo
Le pourvoi est recevable, lorsque la décision atta- ments disposant du pouvoir de la représenter à
on
ati
quée a, comme en l’espèce, été notifiée par le l’égard des tiers (telle qu’une banque), voir sous
ern
4
81
tion devant la CCJA est régie par le Règlement de Grand-Lahou dite SCGL c./ American Ivoirian Invest-
94
26
procédure de ladite Cour (CCJA, 2e ch., no 084, ment Corporation dite A21C, Le Juris-Ohada,
50
no 3/2006, p. 23, Ohadata J-07-14).
6:1
22-5-2014 ; P no 081/2011/PC du 23-9-2011,
14
.4.
no 095/2011/PC du 28-10-2011, no 096/2011/PC du C. Saisine sur renvoi en application
.68
31-10-2011 : 1) Banque Atlantique Côte d’Ivoire dite de l’article 15 du Traité OHADA
54
BACI, 2) Banque Nationale d’Investissement dite 0:1
Les conditions de recevabilité d’un recours devant la
33
36
B.N.I, 3) Banque pour le Financement de l’Agriculture CCJA, saisie sur renvoi en application de l’article 15
88
5:8
dite B.F.A c/ 1) KONAN YAO Augustin, 2) ECOBANK du Traité OHADA, sont déterminées par l’article 28
69
conformément aux dispositions de l’article28 dudit fication de l’arrêt attaqué n’est pas une condition de
:76
PA
Règlement, à l’exclusion de toute autre disposition de recevabilité du recours mais est plutôt le point de
:FU
droit interne (CCJA, Ass. plén., no 073, 25-4-2014 ; départ de la computation du délai dans lequel doit
om
ATTIN c/ BANQUE OF AFRICA (BOA-Bénin), Ohadata signification n’a aucune incidence sur la recevabilité
lar
ho
J-15-164). Il s’ensuit que les dispositions des articles du pourvoi (CCJA, 1e ch., no 071, 14-11-2013 ;
sc
al.
l’article 66 du Code de procédure civile et commer- La Société FINANCO S.A, Recueil de jurisprudence
ern
diction nationale (CCJA, 2e ch., P no 084, 22-5-2014 ; tion de toute saisine d’une juridiction nationale de
no 081/2011/PC du 23-9-2011, no 095/2011/PC du cassation. Il suffit que le recours porté devant la
28-10-2011, no 096/2011/PC du 31-10-2011 : CCJA soit exercé dans le délai de deux mois imparti
1) Banque Atlantique Côte d’Ivoire dite BACI, par l’article 28 du Règlement de Procédure de la
2) Banque Nationale d’Investissement dite B.N.I, Cour ; le recours étant conforme aux conditions
3) Banque pour le Financement de l’Agriculture dite posées par l’article 23 de ce texte, la saisine anté-
B.F.A c/ 1) KONAN YAO Augustin, 2) ECOBANK Côte rieure de la Cour suprême du Mali est sans influence
d’Ivoire, Ohadata J-15-175). sur la recevabilité dudit recours devant la CCJA. Il
s’ensuit qu’il convient de rejeter l’exception d’irrece-
2o Pourvoi incident vabilité du recours soulevée comme non pertinente,
Le pourvoi incident formé par une partie, en réponse d’autant que la signification n’était pas encore inter-
au pourvoi de la partie adverse, obéit aux mêmes venue au moment du pourvoi en cassation devant la
règles qui gouvernent le pourvoi principal à savoir, CCJA (CCJA, 2e ch., no 008, 27-3-2008 : D. c./ B.,
la précision du cas d’ouverture allégué, les moyens Le Juris-Ohada no 3, juil.-sept. 2008, p. 14, Le recueil
de cassation invoqués, la partie de la décision atta- de jurisprudence de la CCJA, no 11, jan.-juin 2008,
quée et ce en quoi celle-ci encourt le reproche
4
p. 86, Ohadata J-09-40).
81
94
allégué. Il en est de même d’une demande recon-
26
ventionnelle de la défenderesse au pourvoi, qui n’est 2o Computation du délai
50
6:1
rien d’autre qu’un pourvoi incident (CCJA, 2e ch., Point de départ. Le délai de deux mois pour se pour-
14
.4.
no 032/2012, 22-3-2012 ; P. no 073/2008/PC du voir en cassation court à compter de la date de signifi-
.68
11-8-2008 : Sté Générale de Banques en Côte
54
cation en bonne et due forme (CCJA, 1e ch., no 158,
d’Ivoire dite SGBCI c./ Ets. Sylla et Frères dits ESF 0:1
17-12-2015 ; P. no 131/2009/PC du 31-12-2009 :
33
36
Le pourvoi devant la CCJA se formant à son greffe, Juris-Ohada no 1/2011, jan-mars 2011, p. 20, Ohadata
lar
ho
c’est à tort que la requérante a exercé son recours J-12-95 ; CCJA, Ass. plén., no 130, 11-11-2014 ;
sc
al.
décision attaquée, enfreignant ainsi les dispositions Tchad c/ Ateib Ahmed Belgheit Bouari, Ohadata J-15-
ern
de l’article 28 alinéa 1 du Règlement de procédure 220), comme il est précisé sous l’article 25 du présent
int
communication d’un extrait de l’arrêt attaqué à 2005 : Sté SATOYA GUINEE SA c./ Maîtres A. C. et
une partie dans une autre procédure; voir signifi- B. T. S., Le Juris-Ohada, no 3/2005, p. 43. – Recueil
cations non admises ci-dessus). de jurisprudence de la CCJA, no 5, jan.-juin 2005,
Obs. : en rejetant l’exception d’irrecevabilité, la volume I, p. 18 ; Ohadata J-05-382).
CCJA indique dans le cas d’espèce que le pourvoi Obs. : le principe dégagé par cet arrêt pour les
est recevable. Cet arrêt n’est pas caduc en ce significations est valable également pour les noti-
qu’il a refusé la validité de la notification par fications.
courrier électronique, car en l’espèce, la notifica- Le pourvoi formé le 19 avril 2010, jour ouvré, contre
tion a été partielle, réalisée dans une autre procé- un arrêt signifié le 16 février 2010 est recevable, en
dure et le courrier électronique a été contesté. raison de la prorogation du délai au 19 avril, qui était
Désormais, toute notification effectuée par cour- le premier jour ouvré après le 17 (CCJA, 2e ch.,
rier électronique dans le respect de l’article 24 no 086, 8-7-2015 ; P no 039/2010/PC du 19-4-2010 :
nouveau du présent Règlement de procédure est Ayants-Droit DE FEU COFFIE Benjamin Barthelemy c/
valable, à condition cependant que l’intégralité KOFFI N’DRI Beatrice Epse MIAN KOFFI, Ohadata
de la décision attaquée (et non pas un extrait, J-16-85).
4
comme ce fut le cas en l’espèce) ait été signifiée Compte tenu de l’article 335 de l’AUPSRVE, la
81
94
ou notifiée. computation des délais exclut le 9 novembre 2012
26
50
Lorsqu’aucun acte de signification formelle des et le 10 janvier 2013, si bien que le recours déposé
6:1
arrêts entrepris n’a été produit aux débats, au sens le 11 janvier 2013 contre une décision signifiée le
14
.4.
de l’article 28 alinéa 1 du Règlement de procédure, 9 novembre 2012 a été déposé dans le délai requis
.68
54
la simple connaissance que la demanderesse a pu qui d’ailleurs peut être augmenté de quatorze jours
avoir des arrêts attaqués ne saurait suppléer à cette 0:1
suivant la décision no002 CCJA du 04 février 1999
33
36
carence et faire courir le délai du recours (CCJA, (CCJA, 2e ch., no 004, 21-1-2016 ; P. no 004/2013/PC
88
5:8
23-7-2009 : Afriland First Bank (ex CCEI BANK) SA Fallou MBODJI, Ohadata J-16-213).
93
73
• faute de signification du jugement attaqué, le délai de la CCJA en dehors du délai de deux mois imparti
lar
ho
n’avait pas couru à l’encontre des requérants (CCJA, par les articles 25-2 et 28 du Règlement de procé-
sc
al.
2e ch., no 2, 9-3-2006 : L. E. SOCATRAF c./ CCEI- dure est irrecevable (CCJA, 2e ch., no 17, 24-2-
on
ati
Bank S.A. devenue Afriland First Bank S.A., Le Juris- 2005 : GIE SENEPRESCO c./ CBAO, Le Juris-Ohada,
ern
de la production aux débats de la preuve d’un acte CCJA, no 5, jan.-juin 2005, vol. 1, p. 11, Ohadata
établissant la signification en bonne et due forme, J-05-362).
telle que prévue par l’article 28 du Règlement de Dans le même sens :
procédure, de l’ordonnance frappée de pourvoi, les – CCJA, no 052/2009, 26-11-2009 : Cabinet ERNST
délais de recours n’ont pas commencé à courir et il & YOUNG c./ Syndic de Liquidation de la C.S.A.R.,
convient de passer outre l’exception soulevée par le Recueil de jurisprudence CCJA, no 14, juil.-déc.
défendeur (CCJA, Ass. plén., no 079, 29-4-2015 ; 2009, p. 5, Ohadata J-10-179 ;
P. no 058/2013/PC du 10-5-2013: Rimon HAJJAR c/ – CCJA, no 029/2009, 30-4-2009, Ohadata J-10-53,
Société Nationale d’Assurances et de Réassurances, précité ; CCJA, no 051/2008, 20-11-2008 : BICICI c./
Incendie, Accidents, Risques Divers dite SONAR-IARD SONAREST Sarl, Recueil de Jurisprudence no 12, juil.-
SA, Ohadata J-16-191) ; déc. 2008, p. 16, Ohadata J-10-27 ;
• en présence de deux exploits d’huissier portant – CCJA, no 047/2008, 20-11-2008 : SCP AZUR c./
signification du même arrêt attaqué à des dates SDV-CI S.A., Recueil de Jurisprudence no 12, juil.-
différentes, et en vertu des règles générales de déc. 2008, p. 13, Ohadata J-10-26, Ohadata J-09-
procédure selon lesquelles la mention de la date de 256 ;
signification d’un acte dressé par un huissier de – CCJA, 1re ch., no 43, 17-7-2008 : D. c./ MATCA.
justice fait foi jusqu’à inscription de faux, la première Le Juris-Ohada, no 4/2008, p. 46, Ohadata J-09-81,
date de signification doit être retenue si aucune à propos du « mémoire complétif et en réplique »
procédure de faux n’a été inscrite contre le premier reçu à la CCJA plus de sept mois après la significa-
exploit ; et le délai pour se pourvoir court à partir de tion de l’arrêt attaqué ;
la date retenue. Dès lors qu’à partir de la date rete- – CCJA, 1re ch., no 051, 20-11-2008 : BICICI c./
nue, le délai de deux mois prévu a expiré, le pourvoi SONAREST Sarl., Juris Ohada no 1/2009, jan.-mars,
doit être déclaré irrecevable (CCJA, 1re ch., no 30, 26-5- p. 12, Ohadata J-09-260, pourvoi formé deux ans
86 Art. 28 [mod.] Règlement de Procédure de la CCJA
4
81
objet du pourvoi a été rendu est manifestement irre-
TION. Juris Ohada no 2/2012, p. 27, Ohadata J-12-
94
cevable (CCJA, Ord. no 007/2009/CCJA, 16-4-2009 :
26
202, J-13-31 et J-13-144, au sujet d’un pourvoi
50
A. D., Alizés Voyages c./ GAV-AOC, Recueil de Juris-
6:1
exercé le 29 janvier 2007 au lieu du 24 janvier 2007 ;
14
prudence no 13, jan.-juin 2009, p. 181, Ohadata
.4.
– CCJA, 2e ch., no 07, 25-8-2011 : L. c./ 1) W 2) G
J-10-98, obs. J. Issa-Sayegh).
.68
3) C, Juris Ohada, 2011, no 4, oct.-déc., p. 2,
54
Obs. : il est possible que dans le cas d’espèce, la
Ohadata J-13-04, J-13-141 ; CCJA, 2e ch., no 038, 0:1
33
CCJA ait sanctionné le fait pour le requérant,
36
10-4-2014 ; P no 080/2010/PC du 3-9-2010 : Afri- d’avoir formé son pourvoi avant que le conseil de
88
5:8
land First Bank (Ex CCEI Bank) c/ Société Camerou- la partie adverse dont la demande a prospéré en
69
Ohadata J-15-129 ; CCJA, Ass. plén., no 079, 25-4- la saisine de la CCJA ne peut valablement interve-
:76
PA
2014 ; P no 163/2012/PC du 20-11-2012 : British nir qu’après signification de l’arrêt d’appel (voir
:FU
29-3-2011 : AGBIA N’GAMAN Lucien et KONGOUE J-07-09, jugeant que faute de signification du
sc
al.
MODJE Grâce épouse AGBIA c/ BIAO-Côte d’Ivoire jugement attaqué, le délai n’avait pas couru à
on
ati
dite BIAO-CI, Ohadata J-15-235 ; CCJA, 2e ch., l’encontre des requérants, et CCJA, no 029/2009,
ern
la notification est suffisante (CCJA, Ass. plén., Le défaut de signification préalable de l’arrêt attaqué
no 047, 27-4-2015 ; P no 029/2011/PC du 24-3- n’est pas une cause d’irrecevabilité du pourvoi (CCJA,
2011 : Liquidation société CIM SAHEL ENER- 1e ch., no 155, 26-11-2015 ; P. no 156/2012/PC du
GIE S.A c/ Société « les Ciments du Sahel dite 8-11-2012 : Société Hôtelière du Cameroun dite SHC
CDS S.A., Ohadata J-16-47). S.A c/ Afriland First Bank S.A dite First Bank, Ohadata
Obs. : en conséquence, le pourvoi est recevable J-16-148).
s’il y a eu notification de l’arrêt attaqué. Dans le même sens, sur la conséquence de l’absence
Voir sous l’art. 24 pour un arrêt de la CCJA qui de signification de la décision attaquée : CCJA, 2e ch.,
a retenu la notion de « notification » d’une déci- no 2, 2-2-2012 : Sté SSI c./ SANY, Juris Ohada, 2012,
sion attaquée avant la réforme de l’art. 28 no 4, oct.-déc., p. 7, Ohadata J-13-56 ; CCJA, 1e ch.,
nouveau al. 1 du Règlement (CCJA, 3e ch., no 036, 2-5-2013 ; P no 102/2009/ PC du 26-10-
no 026, 15-3-2012, précité). 2009 : 1) SIMO DE BAHAM, 2) SIMO DE BAHAM née
Mais la signification d’un arrêt n’est pas la condition CARON Marie Christiane Léontine Amandine Antoi-
du recours contre celui-ci comme l’est le fait d’en nette c/ Société La PLAZA SARL, Recueil de jurispru-
avoir connaissance par tout moyen mais marque dence no 20, Vol. 2, jan.-déc. 2013, p. 122-125,
4
Ohadata J-15-36, précisant que l’absence d’une copie
81
plutôt le point de départ de la computation du délai
94
de cette signification n’a point d’incidence sur la
26
dans lequel le recours doit être exercé ; les disposi-
50
tions du Règlement de procédure de la CCJA n’inter- recevabilité du pourvoi. Voir aussi, sur l’absence de
6:1
signification : CCJA, 1e ch., no 071, 14-11-2013 ;
14
disent pas le recours fait avant toute signification [ou
.4.
P no 031/2008/PC du 7-5-2008 : Adnan ATTIEH c/
.68
notification] de la décision attaquée. Il s’ensuit,
54
Société FINANCO S.A, Recueil de jurisprudence no 20,
qu’en l’espèce, l’exception d’irrecevabilité du recours 0:1
Vol. 1, jan.-déc. 2013, p. 19-23, Ohadata J-15-71.
33
soulevée par l’un des défendeurs au pourvoi n’est
36
2011, p. 20, Ohadata J-12-95 ; laquelle, par ailleurs, n’est pas une condition de rece-
int
– CCJA, 3e ch., no 026, 15-3-2012, P. no 018/ vabilité du pourvoi au sens de l’article 28 alinéa 1 du
2009/PC du 19-2-2009 : Abraham Guidimti c./ Règlement de procédure de la Cour mais marque
Financial Bank. plutôt le point de départ de la computation du délai
Lorsque la défenderesse au pourvoi ne rapporte pas de deux mois dans lequel le recours doit être exercé
la preuve qu’elle a signifié l’arrêt attaqué à la (CCJA, 3e ch. no 121, 22-10-2015 ; P. no 047/2012/PC
demanderesse, et qu’il n’est versé au dossier qu’un du 11-5-2012 : Société MAERSK CAMEROUN SA c/
commandement de payer la somme de 189 924 682 MODI KOKO BEBEY et NJOUONANG YOUMBI,
F CFA en principal, droit de recette, TVA sur le droit Ohadata J-16-114).
de recette 18 % et le coût de l’acte, il ne peut être
reproché à la demanderesse de n’avoir pas indiqué
E. Contenu de l’acte de saisine
la date de la signification qui elle-même n’a pas eu 1o Décisions ayant retenu
lieu. En tout état de cause, la signification de l’arrêt l’irrecevabilité
attaqué n’étant pas une condition de recevabilité du a. Pourvoi incomplet
recours mais marquant plutôt le point de départ de Le défaut de production de certaines pièces
la computation du délai dans lequel doit être exercé (notamment les statuts ou un extrait récent du
ledit recours, l’absence de ladite signification n’a, registre du commerce ou toute autre preuve de
dès lors, aucune incidence sur la recevabilité du l’existence juridique de la société requérante), la
pourvoi. Il y a lieu, en conséquence, de déclarer non non-indication de la date à laquelle l’arrêt attaqué a
fondée l’exception d’irrecevabilité soulevée par la été signifié ainsi que des Actes uniformes ou règle-
défenderesse au pourvoi (CCJA, 2e ch., no 037/2012, ments prévus par le Traité et dont l’application dans
3-5-2012 ; P. n° 046/2005/PC du 30-9-2005 : Sté l’affaire justifie la saisine de la CCJA ne permettent
ESSO Exploration and Production Chad Inc c./ pas de déterminer si cette dernière est régulièrement
Ressourcium International SARL). saisie ou si la requérante a la qualité juridique pour
88 Art. 28 [mod.] Règlement de Procédure de la CCJA
la saisir. Ainsi le recours exercé au mépris des pres- – CCJA, 2e ch., no 022, 30-4-2008 : VALMAR S.A.
criptions de l’article 28 du Règlement de procédure c./ N., Le Juris-Ohada no 2, avr.-juin 2008, p. 26,
de la CCJA doit être déclaré irrecevable (CCJA, Recueil de jurisprudence de la CCJA, no 11, jan.-juin
2e ch., no 23, 31-3-2005 : WESTPORT – CI S.A. c./ 2008, p. 15, Ohadata J-09-34 ;
Le Mans Assurances Internationales, Le Juris-Ohada, – CCJA, 1re ch., no 014, 24-4-2008 : – FIRST SECU-
no 3/2005, p. 21. – Recueil de jurisprudence de la RITY BANK, NATIONAL ASSOCIATION ELECTRA
CCJA no 5, jan.-juin 2005, volume I, p. 16 ; Ohadata AIRLINES c./ MUSGROVE & WATSON VOYAGES, Le
J-05-375. Juris-Ohada no 2, avr.-juin 2008, p. 19. Recueil de
Est irrecevable, le recours qui ne comporte pas des jurisprudence de la CCJA, no 11, jan.-juin 2008, p. 8,
éléments requis par l’article 28 du Règlement de Ohadata J-09-31 ;
procédure de la CCJA et qui n’a pas été régularisé – à propos du seul défaut d’indication des Actes
malgré la demande expresse de la Cour (CCJA, uniformes ou des Règlements prévus par le Traité
2e ch., no 019/2013, 7-3-2013 ; P no 101/2010/PC dont l’application dans l’affaire justifie la saisine de
du 5-11-2010 : Sté INDIGO PUBLICITE GUINEE SARL la Cour ; en ne mettant pas à la disposition de la
c/ Sté DHL International Guinée SARL, Recueil de CCJA cet élément essentiel d’appréciation sans
4
81
jurisprudence no 20, Vol. 1, jan.-déc. 2013, p. 9-20, lequel il pourrait être porté atteinte à la sécurité des
94
26
Ohadata J-15-19 ; CCJA, 2e ch. no 107, 22-10-2015 ; situations juridiques, le recours ne permet pas à la
50
P. no 102/2007/PC du 19-11-2007 : Société BARISSE, CCJA d’exercer son contrôle (CCJA, no 033/2009,
6:1
14
SA c/ Société Anonyme des Poissonneries Populaires 30-6-2009 : SOREIAC c./ SCABTP, Recueil de Juris-
.4.
.68
du Cameroun (SAPPC), Ohadata J-16-100) et le délai prudence no 13, jan.-juin 2009, p. 24, Ohadata J-10-
54
supplémentaire qui ont été impartis au requérant à 55 ; voir aussi CCJA, 3e ch., no 30, 6-12-2011 : BACI
33
0:1
cet effet (CCJA, Ass. plén., no 075, 25-4-2014 ; c./ Ets. K. et Frères dit EKF, Juris Ohada, 2012, no 1,
36
88
Niger c/ Société Générale des Travaux Publics (SGTP – pour un défaut de production de l’adresse
69
93
SA), Ohadata J-15-166), dès lors que le défaut de complète du défendeur au pourvoi, des 9 exem-
73
:76
diligence du demandeur met la Cour dans l’impossi- plaires du pourvoi et du mandat de représentation
PA
cas de cassation et d’évocation de l’affaire, la Cour O. N. P., A. M. J.-P., N. N. F. c./ L. L. J.-P., Recueil
x.c
serait amenée à procéder à l’examen des pièces de Jurisprudence no 13, jan.-juin 2009, p. 15,
vo
lar
réclamées, qui apparaissent ainsi indispensables au Ohadata J-10-52 ; CCJA, No 025/2009, 30-4-2009 :
ho
sc
jugement du pourvoi (CCJA, 1e ch. no 123, 29-10- K. S. D. M. G. c./ SGBCI, A. B., Recueil de Jurispru-
al.
on
2015 ; P. no 019/2010/PC du 3-2-2010 : Port Auto- dence no 13, jan.-juin 2009, p. 13, Ohadata J-10-
ati
ern
TOURE, Ohadata J-16-116 ; CCJA, 1e ch. no 125, – pour un défaut de production du mandat de
29-10-2015 ; P. no 016/2011/PC du 20-1-2011 : représentation donné à l’avocat et de la preuve
Société de Recouvrement des Créances du Came- de l’existence juridique de la société demande-
roun (SRC) c/ Société d’Etudes et de Représentation resse dans le délai raisonnable d’un mois fixé à cet
en Afrique Centrale (SERAC) SARL, Ohadata J-16- effet, car les dispositions des articles 28-4 et 28-5
118). [devenus respectivement 28-5 et 28-6] du Règlement
Dans le même sens : de procédure de la CCJA sont d’ordre public (CCJA,
– CCJA, 1re ch., no 22, 31-3-2005 : TOTAL TCHAD 1re ch., no 16, 29-11-2011 : South Africa Airways c./
c./ Tchari Soumaine, Le Juris-Ohada, no 3/2005, Sté Shanny Consulting, Juris Ohada, 2011, oct.-
p. 20. – Recueil de jurisprudence de la CCJA, no 5, déc., p. 20, Ohadata J-13-09, J-13-143 ; CCJA,
jan.-juin, volume I, p. 14 ; Ohadata J-05-374 ; no 024/2011, 6-12-2011 (Pourvoi no 059/2007/PC du
– CCJA, no 009/2009, 26-2-2009 : Sté Air Company 10-7-2007) : Sté IPROBAT c./ B. M., Recueil de Juris-
Ltd TIRAMAVIA c./ Sté D. INTERNATIONAL CONGO, prudence no 17, juil.-déc. 2011, p. 34 ; Juris Ohada,
Recueil de Jurisprudence no 13, jan.-juin 2009, p. 10, 2012, no 1, janv.-mars, p. 51, Ohadata J-13-145) ;
Ohadata J-10-50 ; J-09-282 ; – rejetant le courrier adressé à la CCJA – plus de
– CCJA, no 31/2007, 22-11-2007 : Sté TRANS- cinq ans après la demande de régularisation du
IVOIRE c./ Port Autonome d’Abidjan, Recueil de pourvoi – et par lequel le conseil demandait la
Jurisprudence no 10, juil.-déc. 2007, p. 5, Ohadata disjonction de la procédure au motif que les deux
J-08-239 ; sociétés requérantes ne seraient pas solidaires, alors
– CCJA, no 021/2006, 26-10-2006 : Clinique Pédia- qu’il ressort de l’arrêt d’appel qu’elles ont bien été
trique de Batterie IV c./ La Compagnie AXA-Assu- condamnées solidairement (CCJA, 2e ch., no 021,
rances, S.A., Recueil de Jurisprudence no 8 / 2006, 30-4-2008 : Sté OTTO IMPORT SPA, Sté TTCI c./
p. 5, Le Juris-Ohada, 2/2007, p. 4, Ohadata J-08-90 ; M. S., Le Juris-Ohada no 3, juil.-sept. 2008, p. 39,
Règlement de Procédure de la CCJA Art. 28 [mod.] 89
4
J-12-152 ;
81
faite par le greffe, expédié par télécopie à la Cour
94
– CCJA, 2e ch., no 052/2012, 7-6-2012 ; P. no 048/
26
une photocopie non certifiée conforme de l’expédi-
50
2009/PC du 13-5-2009 : Sté Alan Dick & Co Came-
6:1
tion de ladite ordonnance, sans indication de la date
roun c./ Ets. Sogetra Telkom ;
14
de sa signification à la requérante ;
.4.
– CCJA, 2e ch., no 7, 2-2-2012 : SCIPAV S.A c./ Sté
.68
– au sujet d’un requérant invité à régulariser son
54
BALTON SNES, Juris Ohada, 2012, no 4, oct.-déc.,
dossier et qui n’a fourni que des expéditions incom- 0:1
p. 27, Ohadata J-13-61) ;
33
(ETISALAT) c/ PLANOR Afrique, Ohadata J-15-136). Vol. 1, jan.-déc. 2013, p. 157-159, Ohadata J-15-
:76
PA
Lorsqu’un acte d’appel ne contient aucun des 2011/PC du 13-1-2011 : Ousmane KHOUMA c/
om
x.c
moyens du pourvoi invoqués devant la CCJA, qui Société Nationale « LA POSTE », Ohadata J-15-106 ;
vo
n’ont jamais été soumis, ni expressément ni implici- CCJA, 2e ch. no 106, 22-10-2015 ; P. no 050/
lar
ho
tement aux juges du fond ; et que l’appelant n’a pas 2007/PC du 20-6-2007 : Marcel Patrice FINA
sc
al.
conclu en appel, lesdits moyens mélangés de fait et Matchiona Malela c/ Dandy Makaya et consorts,
on
ati
de droit doivent être déclarés irrecevables et le pour- Ohadata J-16-99 ; CCJA, 2e ch. no 117, 22-10-2015 ;
ern
Ohadata J-10-60 ; J-09-276, Juris Ohada no 2/2009, – d’un moyen qui ne critique en rien l’arrêt de
avr.-juin, p. 7) ; déchéance qui est une décision sur la forme. Il en
– du moyen qui se borne à déplorer l’absence dans est de même du moyen selon lequel le demandeur
le commandement signifié au requérant, de la en cassation aurait été l’objet d’une maladie
« quasi-totalité » des mentions prescrites à peine de mentale, car c’est un moyen de fait (CCJA, Ass.
nullité par l’article 219 de l’AUPSRVE, sans spécifier plén., no 083, 20-11-2013 ; P no 023/2010/PC du
ni caractériser aucune desdites mentions, alors 11-3-2010 : OGANDAGA Cyriaque c/ KINGBO
même qu’elle en avait le devoir (CCJA, 2e ch., Sophie, Recueil de jurisprudence no 20, Vol. 2, jan.-
no 011, 27-3-2008 : Sté TECRAM TRANSIT c./ M, Le déc. 2013, p. 116-118, Ohadata J-15-22). Voir
Juris-Ohada no 3, juil.-sept. 2008, p. 23, Recueil de aussi : CCJA, Ass. plén., no 088, 20-11-2013 ;
jurisprudence de la CCJA, no 11, jan.-juin 2008, P no 049/2011/PC du 31-5-2011 : Jacques NZOGHE
p. 43, Ohadata J-09-42) ; NDONG c/ Société d’Energie et d’Eau du Gabon SA
– du moyen qui fait grief à l’arrêt attaqué d’avoir dite SEEG-SA, Société ROUGIER GABON-SA, Recueil
violé l’article 2 de l’AUSCGIE en ce qu’une société de jurisprudence no 20, Vol. 2, jan.-déc. 2013,
qui serait créée selon les statuts en 1998 n’aurait été p. 131-133, Ohadata J-15-40, rejetant le moyen car
4
l’article 50 de l’AUPSRVE qui y est visé traite des
81
régularisée qu’en 2001, soit plus de deux (2) ans
94
biens saisissables, alors que l’arrêt querellé n’a pas
26
après l’entrée en vigueur de l’AUSCGIE (CCJA,
50
1e ch., no 001, 4-2-2010 : M. B c./ 1o / INTERTRANS statué sur le fond, mais a déclaré l’appel irrecevable ;
6:1
– d’un moyen qui reproche à une cour d’appel la
14
TRADING LIMITED GABON SARL ; 2o / INTERTRANS
.4.
violation de l’article 164 de l’AUPSRVE en ce que la
.68
TRADING LIMITED NIGER SARL ; 3o / S.A.T.A. SARL,
54
banque tierce saisie par lettre du 23 juin 2010 a
Le Juris-Ohada, no 2/10, avr.-juin 2010, p. 1, 0:1
affirmé qu’elle détenait dans ses livres six comptes
33
Ohadata J-11-45, J-12-21, J-13-196) ;
36
Succession et non son représentant. En outre, le l’exécution des décisions de justice pour n’avoir pas
int
terme « chauffeur » n’est pas une indication, et un exécuté le commandement de payer, violant ainsi
nom d’individu n’indique pas la qualité de cet indivi- l’article 38 de l’AUPSRVE ; qu’il soutient que la
du » ; 2) et selon lequel la cour, en raisonnant banque tierce saisie a déclaré opérer uniquement en
comme rapporté ci-dessus, a fait une motivation négatif dans les comptes ouverts dans ses livres au
floue et erronée équivalant à un défaut de motifs, profit de la débitrice, et cela, jusqu’à un milliard cinq
d’où il suit que son arrêt doit être cassé (CCJA, cents millions de francs CFA par compte, ce qui
1re ch., no 15, 29-11-2011 : SOCCA SA c./ Succes- donne pour les six comptes une disponibilité finan-
sion H., Juris-Ohada, 2011, no 4, oct.-déc., p. 15, cière de neuf milliards de francs CFA par mois ; que
Ohadata J-13-08, J-13-149) ; CCJA, 1e ch., no 145, pour briser cette résistance à l’exécution des
22-12-2014 ; P no 102/2011/PC du 11-11-2011 : décisions de justice, il demande de condamner la
Francis DESCLERCS c/ Banque Internationale pour le banque à une astreinte journalière et définitive de
Commerce et l’Industrie de la Côte d’Ivoire dite dix millions (CCJA, 2e ch., no 111, 30-12-2013 ;
BICICI, Ohadata J-15-236) ; P no 048/2011/PC du 31-5-2011 : Jacques NZOGHE
– d’un moyen qui ne dit pas en quoi, l’autorité de NDONG c/ Banque Internationale Pour le Commerce
la chose jugée retenue pour déclarer la deuxième et l’Industrie du Gabon dite BICIG-SA, Banque
requête en mainlevée irrecevable, est en contradic- Centrale des Etats de l’Afrique Centrale, dite BEAC,
tion avec les dispositions relatives à la compétence Recueil de jurisprudence no 20, Vol. 1, jan.-
de la CCJA (CCJA, 2e ch., no 041, 16-5-2013 ; déc. 2013, p. 137-140, Ohadata J-15-84) ;
P no 010/2010/PC du 28-1-2010 : Société Camerou- – d’un moyen relatif à la fausseté d’un acte d’huis-
naise de Raffinage Maya et compagnie dite SCRM c/ sier pour laquelle une procédure spéciale est prévue
Société TOTAL Cameroun S.A, Recueil de jurispru- et qui ne critique en rien l’arrêt attaqué (CCJA,
dence no 20, Vol. 1, jan.-déc. 2013, p. 66-68, 2e ch., no 103, 30-12-2013 ; P no 054/2007/PC du
Ohadata J-15-41). 4-7-2007 : KOFFI KONAN Noël c/ Banque Internatio-
Règlement de Procédure de la CCJA Art. 28 [mod.] 91
nale pour l’Afrique Occidentale en Côte d’Ivoire dite d’Ivoire dite SMCI c/ La Société VIPR, Ohadata
BIAO-CI, Recueil de jurisprudence no 20, Vol. 1, jan.- J-15-186) ; moyen faisant grief à un arrêt attaqué
déc. 2013, p. 75-77 Ohadata J-15-50) ; d’avoir violé les dispositions des articles 157-3,
– de conclusions qui développent un argumentaire 159, 160 et 335 de l’AUPSRVE en ce qu’il n’a pas
sur la fraude sans précision, car elles sont inopé- annulé la saisie-attribution pratiquée le 2 mars
rantes (CCJA, 3e ch., no 024, 13-3-2014 ; P no 022/ 2012 et dénoncée le 6 mars suivant alors que,
2008/PC du 21-4-2008 : KOUTOUATI A. AKAKPO si l’huissier a fait ressortir le décompte distinct
Danwodinac/ Société TOGO-PORT dite Port Auto- des sommes réclamées, il a omis de les majorer
nome de Lomé, Ohadata J-15-115) ; d’une provision pour les intérêts à échoir dans
– du grief fait à un arrêt attaqué d’avoir violé les le délai d’un mois prévu pour élever la contesta-
articles 256 et suivants de l’AUDCG en ce sens qu’en tion (CCJA, Ass. plén., no 138, 11-11-2014 ;
ordonnant la restitution du connaissement au P no 157/2012/PC du 9-11-2012 : BGFI Bank S.A
vendeur, la cour d’appel a procédé à la résolution c/ Gabonaise d’Edition et de Communication
du contrat de vente (CCJA, Ass. plén., no 052, (GEC), Ohadata J-15-228) ; moyens relatifs à la
23-4-2014 ; P no 079/2011/PC du 19-9-2011 : validité de l’exploit de signification d’une ordon-
4
Banque Sahélo-Saharienne pour l’Investissement et nance d’injonction de payer et qui ne critiquent
81
94
le Commerce (BSIC) c/ 1) Société Robert PINCHOU en rien l’arrêt attaqué, qui n’a statué que sur la
26
50
S.A, 2) Société HAWA Sarl, Ohadata J-15-143) ; recevabilité de l’opposition formée, notamment
6:1
– du moyen qui cite plusieurs articles d’Actes en confirmant la décision ayant déclaré le débi-
14
.4.
uniformes et ne dit pas en quoi les articles énumérés teur déchu de son opposition (CCJA, 1e ch.,
.68
54
ont été violés, car il est inopérant (CCJA, Ass. plén., no 152, 26-11-2015 ; P. no 027/2011/PC du
0:1
15-3-2011 : Coopérative Financière de la
no 100, 4-11-2014 ; P no 003/2007/PC du 19-1-
33
36
2007 : Société Générale de Banque au Cameroun Communauté Chrétienne dite CFCC c/ Caisse
88
5:8
dite SGBC c/ Société Camerounaise de Bananeraie Ivoirienne de Crédit et d’Epargne dite CICE,
69
qu’un moyen qui ne critique aucunement l’arrêt – du moyen qui se borne à démontrer les insuffi-
:76
PA
attaqué est sans intérêt et donc infondé) ; sances du jugement rendu par le premier juge sans
:FU
Pour d’autres exemples de moyens inopérants : critiquer l’arrêt attaqué (CCJA, Ass. plén., no 101,
om
Cameroun dite SHC S.A c/ Afriland First Bank S.A (FIDEX) c/ Société AUVERGNE Auto, Ohadata J-15-
sc
al.
critiquant en rien l’arrêt attaqué ; CCJA, Ass. – du moyen qui reproche à une cour d’appel d’avoir
ern
plén., no 077, 25-4-2014 ; P no 146/2012/PC du fait une fausse application de l’article 2 du Traité
int
23-10-2012 : Société de Patrimoine des Eaux du OHADA en ce que l’astreinte relève du domaine du
Niger (SPEN) c/ Banque Atlantique du Niger dite droit des affaires de l’OHADA et que la procédure
BAN, Ohadata J-15-168, retenant qu’est irrece- permettant de la liquider n’est pas non plus organi-
vable, car inopérant, le moyen qui fait grief à l’ar- sée par l’AUPSRVE, l’observation faite sur l’article 2
rêt querellé d’avoir violé les dispositions de du Traité OHADA sur le domaine du droit des
l’AUPSRVE au motif que la cour d’appel, bien que affaires et l’article 49 sus indiqué sur la procédure
saisie d’une procédure d’injonction de payer, de liquidation de l’astreinte ne critiquant nullement
s’est permise d’annuler l’acte de cautionnement l’arrêt attaqué (CCJA, Ass. plén., no 111, 4-11-
alors même qu’une autre procédure était 2014 ; P no 009/2009/PC du 4-2-2009 : Banque
pendante devant le tribunal sur cette question et Internationale du Cameroun pour l’Epargne et le
dont la jonction avec celle-ci a été formellement Crédit dite BICEC c/ Maître TONYE Arlette, Ohadata
rejetée ; le grief qui porte sur des motifs étran- J-15-202) ;
gers à l’arrêt attaqué. Il en est ainsi par exemple – du moyen selon lequel, aux termes de l’article 10
lorsqu’il est reproché à une cour d’appel d’avoir du Traité OHADA, l’application de l’AUDCG est obli-
retenu que les décomptes journaliers n’ont pas gatoire alors qu’en l’espèce la cour d’appel en a fait
été adressés à la défenderesse par la demande- fi pour parvenir à la décision entreprise (CCJA, Ass.
resse alors que ladite cour a retenu « qu’il résulte plén., no 126, 11-11-2014 ; P no 071/2010/PC du
cependant des pièces du dossier que les pannes 4-8-2010 : FOKUI MEUDJE Jean c/ SIKAM Clément,
alléguées par la [demanderesse] et les factures de Ohadata J-15-216) ;
réparations n’ont pas été portées à la connais- – du moyen qui fait grief à l’arrêt attaqué d’avoir
sance de la [défenderesse]… » (CCJA, 3e ch., violé la loi tchadienne no009/98 du 17 Août 1998
no 095, 1-8-2014 ; P no 041/2011/PC du 24-5- créant la SOTEL TCHAD et l’OTRT (Office Tchadien
2011 : Société Sciages et Moulures de Côte de Régulation des Télécommunications), au motif
92 Art. 28 [mod.] Règlement de Procédure de la CCJA
que SOTEL TCHAD est allée se faire enregistrer au l’arrêt attaqué que la demanderesse au pourvoi, qui
registre du commerce et du crédit mobilier pour n’a ni comparu, ni été représentée à l’instance d’ap-
devenir SA, une entité privée, alors que la loi précitée pel et n’y a présenté aucun moyen de défense, n’a
n’a pas encore été rapportée ; que cette constitution pu y présenter les conclusions prétendument éludées
étant irrégulière rend la société « GROUPE SOTEL (CCJA, 1e ch., no 002, 12-2-2015 ; P no 014/2009/PC
TCHAD SA » incompétente pour ester en justice. Il du 16-2-2009 : Société Habitat Bellecour Côte
en est ainsi car ce moyen ne détermine ni en quoi d’Ivoire dite HBCI Sarl c/ KOUOTO SOUASSOU
la nouvelle constitution est irrégulière, ni en quoi la Bruno, Ohadata J-16-02) ; voir aussi : CCJA, Ass.
société anonyme n’aurait pas la qualité pour ester plén., no 041, 27-4-2015 ; P no 068/2010/PC du
en justice (CCJA, Ass. plén., no 133, 11-11-2014 ; 22-7-2010 : Etablissements Jean AZAR c/ Banque
P no 022/2012/PC du 14-3-2012 : Cabinet Avocat- Commerciale du Sahel dite BCS SA, Ohadata J-16-
Plus Seina c/ Groupe SOTEL-TCHAD S.A, Ohadata 41.
J-15-223) ; d. Moyen nouveau
– du moyen ne précisant pas en quoi l’arrêt attaqué L’irrecevabilité du pourvoi pour moyen nouveau a
qui, après avoir constaté le préavis donné aux loca- été prononcée pour :
4
taires pour la fin du bail, a ordonné, d’une part, la
81
1 – une demande de dommage-intérêts présen-
94
restitution des clés de l’immeuble, et, d’autre part, tée pour la première fois en appel et qui ne se
26
50
le reversement des montants perçus à titre d’avance rattache pas au litige originel (CCJA, no 052/2005,
6:1
sur les loyers, a pu violer les dispositions de l’article
14
15-12-2005 : B. K. E. c./ K. K. J., Recueil de jurispru-
.4.
78 [devenu 110] de l’AUDCG relatif à la transmission dence de la CCJA, no 6, juin-déc. 2005, p. 72. – Le
.68
54
des obligations du bailleur d’un immeuble vendu au Juris-Ohada, no 2/2006, p. 2 ; Ohadata J-06-42).
nouvel acquéreur (CCJA, 2e ch., no 082, 29-4-2015 ; 0:1
33
Mais les demandes de condamnations à des
36
Houssein HYZAZI c/ Héritiers de feu El Hadj Mamady par les demandeurs au pourvoi ne peuvent être
69
– du moyen qui ne précise pas en quoi une cour fond ; ces demandes, n’ayant aucune incidence
:FU
d’appel qui a seulement statué sur la validité d’un sur la compétence de la CCJA à se prononcer sur
om
l’AUPSRVE et le pourvoi doit être rejeté (CCJA, exception d’incompétence soulevée par l’un des
lar
ho
2e ch., no 090, 8-7-2015 ; P no 050/2012/PC du défendeurs au pourvoi doit être rejetée comme
sc
al.
22-5-2012 : DIAWARA Mariame c/ BERNARD non fondée (CCJA, 1re ch., no 40, 10-6-2010 : K
on
ati
4
prudence no 12, juil.-déc. 2008, p. 95, Ohadata J-10- Issouf c/ TOTAL Côte d’Ivoire, Ohadata J-15-181 ;
81
94
35 ; CCJA, 1e ch., no 001, 14-1-2015 ; P no 119/
26
50
3 – le moyen invoqué pour la première fois 2013/PC du 19-9-2013 : Commissions Import
6:1
devant la CCJA, car il est mélangé de fait et de Export dite COMMISIMPEX c/ Caisse Nationale de
14
.4.
droit (CCJA, no 050/2008, 20-11-2008 : C. épse Sécurité Sociale dite CNSS, Ohadata J-16-01,
.68
54
A. E. c./ SAFCA S.A., Recueil de Jurisprudence no 12, CCJA, 3e ch., no 193, 23-12-2015 ; P. no 150/
juil.-déc. 2008, p. 79, Ohadata J-10-32 ; CCJA, 0:1
2012/PC du 30-10-2012 : Société Générale de
33
36
no 046/2008, 20-11-2008 : J. c./ K. née K. M., Banques de la Cote d’Ivoire SGBCI c/ Maître
88
5:8
Recueil de Jurisprudence no 12, juil.-déc. 2008, Gniple SERY, Ohadata J-16-186, sur le mélange
69
K. M.-L. c./ SOPROCIM SARL, Recueil de Jurispru- et d’une demande de réparation d’un préjudice
:FU
dence no 9, jan.-juin 2007, p. 44, Ohadata J-08- commercial (CCJA, 2e ch., no 031/2012, 22-3-
om
– CCJA, 1re ch., no 050, 20-11-2008 : C. épse A. Nationale d’Investissement dite BNI c./ Mr Tape
lar
ho
– CCJA, 1re ch., no 046, 20-11-2008 : M c./ K sommes versées dans le cadre d’une saisie ulté-
ern
née K., Juris-Ohada no 1/2009, jan.-mars 2009, rieurement annulée (CCJA, 2e ch., no 037/2012,
int
jurisprudence no 20, Vol. 2, jan.-déc. 2013, – au sujet d’un moyen qui reproche à l’arrêt
p. 122-125, Ohadata J-15-36) ; entrepris d’avoir été rendu par une cour d’appel
– au sujet d’un moyen unique fondé sur l’ar- présidée par le même juge qui a également
ticle 159 de l’AUSCGIE (régissant les rapports présidé la composition ayant rendu l’arrêt correc-
entres associés d’une même société et portant tionnel, objet de l’exécution, en violation du prin-
sur l’expertise de gestion) et différent de celui cipe général de droit et de la jurisprudence
exposé devant les juges du fond ayant pour constante selon lesquels un même juge ne peut
objet la nomination d’un administrateur judi- connaître d’un recours afférent à une décision
ciaire (CCJA, 1e ch., no 037, 2-5-2013 ; qu’il a précédemment rendue (CCJA, 3e ch.,
P no 012/2010/PC du 16-2-2010 : 1) Dénis Daniel no 141, 19-11-2015 ; P. no 067/2012/PC du
François ROZAND, 2) Latré Kayi Tassito LAWSON- 12-6-2012 : Société BOURBON Offshore SURF,
HELOU c/ 1) Société FULLCAT AFRIQUE DE S.A.S c/ TATY Jean Claude, Ohadata J-16-134).
L’OUEST (FAO) SARL, 2) Société BOKAMION 4 – des pièces qui n’ont pas été soumises au juge
SARL, Recueil de jurisprudence no 20, Vol. 1, jan.- du fond, seule la solution légale donnée et les
déc. 2013, p. 47-49, Ohadata J-15-37) ; moyens débattus devant les premiers juges devant
4
81
– au sujet d’une demande en perfection de être produits en cassation (CCJA, no 057/2008,
94
26
vente sous astreinte de 50 000 000 de francs 11-12-2008 : A. Y. T. c./ Ayants-droits de B. F.,
50
CFA par jour de retard, présentée pour la Recueil de Jurisprudence no 12, juil.-déc. 2008,
6:1
14
première fois en cassation (CCJA, 1e ch., no 071, p. 19, Ohadata J-10-28) ;
.4.
.68
14-11-2013 ; P no 031/2008/PC du 7-5-2008 : 5 – un moyen fondé essentiellement sur l’inexacti-
54
Adnan ATTIEH c/ La Société FINANCO S.A, tude du calcul des intérêts de droit mentionnés
33
0:1
Recueil de jurisprudence no 20, Vol. 1, jan.- dans l’acte de signification d’une Ordonnance d’in-
36
88
déc. 2013, p. 19-23, Ohadata J-15-71) ; jonction de payer et la prétendue nullité pour ce seul
5:8
– au sujet de l’omission de statuer sur une motif dudit acte à la suite duquel a été ouverte l’ins-
69
93
demande qui n’a pas été soutenue devant la cour tance d’opposition ayant abouti à un jugement, au
73
:76
d’appel (CCJA, 1e ch., no 077, 14-11-2013 ; demeurant rendu en faveur des requérantes (CCJA,
PA
ACCESS BANK anciennement Banque OMNIFI- VERT c./ BIAO-CI, Le Juris-Ohada, no 3/2010, juil.-
x.c
NANCE c/ KAKOU Lydie Patricia, Société WARID sept., p. 32, Ohadata J-11-70, J-12-30).
vo
lar
TELECOM Côte d’Ivoire, Recueil de jurisprudence Il en est de même lorsque, contrairement à ce que
ho
sc
no 20, Vol. 2, jan.-déc. 2013, p. 44-47, Ohadata soutiennent les demandeurs au pourvoi, il ne ressort
al.
on
J-15-77) ou encore d’un moyen qui n’a pas été ni des pièces du dossier de la procédure ni de l’arrêt
ati
ern
invoqué devant le premier juge (CCJA, Ass. attaqué qu’ils avaient demandé à la cour d’appel
int
En soulevant, pour la première, fois, en cassation, raine des faits par les juges du fond : CCJA,
devant la CCJA, l’incompétence de celle-ci fondée Ass. plén., no 037, 27-4-2015 ; P no 011/2007/PC
sur une clause d’arbitrage, alors même qu’il est du 31-1-2007 : SOMACOF, BANQUE DE DEVE-
généralement admis en matière d’arbitrage que, dans LOPPEMENT DU MALI dite BDM c/ BANQUE DE
un litige devant être soumis à un tribunal arbitral en L’HABITAT DU MALI, dite BHM, Ohadata J-16-37.
vertu d’une convention d’arbitrage, si le demandeur Le moyen reprochait à une cour d’appel d’avoir
saisit un tribunal étatique malgré cette convention et violé l’article 25 de l’AUS (non révisé) portant
que le défendeur ne soulève pas l’incompétence de organisation des sûretés, en condamnant la
cette juridiction, c’est que les parties ont renoncé à demanderesse à payer à la défenderesse la somme
voir leur litige dénoué par une juridiction arbitrale, de 113 461 916 FCFA à titre de reliquat de
ladite exception d’incompétence est un moyen l’avance de démarrage garantie par elle, sans tenir
nouveau qui, en cette qualité, doit être déclaré irrece- compte de la somme de 70 000 000 FCFA qui
vable (CCJA, 2e ch., no 047, 16-7-2010 : SNG S.A c./ avait fait l’objet d’une mainlevée partielle de la
SAFRICOM S.A., Le Juris-Ohada no 1/2011, jan.-mars part de la défenderesse au profit de la demande-
2011, p. 20, Ohadata J-12-95). resse, en raison de l’exécution des travaux, alors
4
6 – un moyen de fait. Tel est le cas du moyen selon qu’aux termes du texte susvisé, « l’extinction
81
94
lequel le demandeur en cassation aurait été l’objet partielle ou totale de l’obligation principale
26
50
d’une maladie mentale (CCJA, Ass. plén., no 083, entraine dans la même mesure celle de l’engage-
6:1
20-11-2013 ; P no 023/2010/PC du 11-3-2010 : ment de la caution ; et invoquait la violation de
14
.4.
OGANDAGA Cyriaque c/ KINGBO Sophie, Recueil de dispositions nationales portant portant régime
.68
54
jurisprudence no 20, Vol. 2, jan.-déc. 2013, p. 116- général des obligations, en ce que l’arrêt a
118, Ohadata J-15-22). 0:1
confirmé le jugement entrepris en toutes ses
33
36
Voir aussi, au sujet d’un moyen relevant de l’ap- dispositions, alors que le tribunal de commerce de
88
5:8
préciation souveraine des faits par le juge du fond Bamako, bien qu’ayant reconnu la responsabilité
69
contrôle (CCJA, 2e ch., no 090, 23-7-2014 ; rupture abusive du contrat, n’a alloué à la deman-
:76
PA
Issouf c/ TOTAL Côte d’Ivoire, Ohadata J-15-181, réparation du préjudice subi du fait de ladite
om
moyen faisant grief à l’arrêt déféré d’avoir fixé les rupture, sans se prononcer sur les dommages-
x.c
vo
dommages-intérêts à 10 000 000 Francs sans se intérêts, et alors qu’aux termes du texte susvisé,
lar
ho
dans une deuxième branche d’avoir déclaré injus- préjudice et les dommages-intérêts doivent
on
ati
tifiées les prétentions du locataire-gérant concer- être fixés de telle sorte qu’ils soient pour la victime
ern
remboursement des frais financiers, alors, selon le prétexte de dénaturation (CCJA, Ass. plén.,
recourant, que nulle part dans le contrat et ses no 041, 27-4-2015 ; P no 068/2010/PC du 22-7-
annexes ne sont prévus des prélèvements au titre 2010 : Etablissements Jean AZAR c/ Banque
de commissions devant rémunérer les prestations Commerciale du Sahel dite BCS SA, Ohadata
fournies par la défenderesse et si des prélève- J-16-41 ; CCJA, 1e ch., no 164, 17-12-2015 ;
ments sur le prix [de] cession revendeur étaient P. no 071/2012/PC du 14-6-2012 : Société des
prévus à l’annexe 2 du contrat au titre des frais Transports Abidjanais dite SOTRA SA c/ Société de
financiers liés au crédit d’avance de fonds de Transformation d’Hévéas dite SOTHEV SA,
roulement, le locataire-gérant avait toujours nié la Ohadata J-16-157, au sujet de l’appréciation des
réalité du crédit qui aurait justifié leur acquisition conditions d’une injonction de payer.
au bailleur. Voir aussi, CCJA, 3e ch., no 192, Voir aussi, pour un moyen qui ne contient
23-12-2015 ; P. no 148/2012/PC du 25-10-2012 l’énoncé d’aucun moyen de cassation au sens des
et 064/2014/PC du 27-3-2014 : EKRA VICTOR dispositions de l’article 28 du Règlement de
CHARLES c/ THIAM ABDEL AZIZ, Ohadata J-16- procédure de la CCJA : CCJA, Ass. plén., no 070,
185) ou encore d’un moyen qui conduit à l’ap- 29-4-2015 ; P. no 079/2009/PC du 25-8-2009 :
préciation des faits, qui relève de la compétence Ibrahima Khalil TOURE c/ Mohamed KETOURE,
souveraine des juges du fond, et est irrece- Fatoumata KETOURE, Ohadata J-16-190.
vable (CCJA, Ass. plén., no 125, 11-11-2014 ; 7 – un moyen reformulé. C’est à tort qu’il est
P no 059/2010/PC du 29-6-2010 : MONSI NESTOR reproché à un arrêt d’avoir violé l’article 11 en ce qu’il
c/ Société Générale de Banques au Cameroun S.A a jugé que les opposants ont respecté le délai d’un
(SGBC SA), Ohadata J-15-215). Il en est de même mois alors d’une part, que les opposants n’ont
du moyen qui, de par son libellé, tend à apporté aucune preuve du « réaménagement du
remettre en discussion l’appréciation souve- calendrier du tribunal de Ziguinchor » et que d’autre
96 Art. 28 [mod.] Règlement de Procédure de la CCJA
part, l’avenir servi par eux pour l’audience du Société Groupe TOMOTA S.A., Ohadata J-16-33),
25 septembre 2005, ne l’a été qu’au seul greffier en rend le pourvoi recevable (CCJA, Ass. plén., no 073,
chef et non point au créancier. Il en est ainsi, car le 29-4-2015 ; P no 028/2010/ PC du 12-3-2010 :
constat fait relativement au calendrier relève de Société du Terminal à Conteneurs de Conakry
l’appréciation du juge du fond et, contrairement (STCC), Yves Marie DULIOUST, Directeur Général de
aux énonciations du moyen, dans les écritures en la STCC, Abdel Aziz THIAM, Président du Conseil
cause d’appel, c’est plutôt l’assignation du greffier d’Administration de la STCC c/ GAMAL CHALLOUB,
qui aurait été omise ; par cette reformulation, le Ohadata J-16-74) et l’exception d’irrecevabilité
moyen devient nouveau et en conséquence irre- sans objet (CCJA, 3e ch., no 025, 9-4-2015 ;
cevable (CCJA, Ass. plén., no 044, 27-4-2015 ; P no 110/2011/PC du 16-11-2011 : Société Ivoirienne
P no 094/2010/PC du 14-10-2010 : Maître Sandem- de Concept et de Gestion dite SICG c/ KOUADIO
bou DIOP c/ ATEPA TECHNOLOGIES, Ohadata J-16- YAH Madeleine, Ohadata J-16-25, régularisation par
44). production du mandat donné à l’avocat). Il en est
e. Pourvoi formé par erreur contre un autre ainsi, car l’article 28 in fine dudit Règlement de
arrêt procédure de la CCJA permet la régularisation de la
4
Le moyen unique tiré de la violation de l’article 10 production d’un recours par la production de pièces
81
94
de l’AUPSRVE est irrecevable et le pourvoi doit être manquantes (CCJA, Ass. plén., no 073, 25-4-2014 ;
26
50
rejeté, lorsque que l’arrêt attaqué ne s’est à aucun P no 111/2012/PC du 10-9-2012 : Mandonou
6:1
Oswald ATTIN c/ BANQUE OF AFRICA (BOA-Bénin),
14
moment prononcé sur la recevabilité de l’opposition
.4.
formée par le débiteur et que l’Arrêt qui s’est Ohadata J-15-164) ; voir aussi : CCJA, 2e ch., no 088,
.68
54
prononcé sur ladite opposition n’a pas fait, en l’état, 8-7-2015 ; P no 002/2011/PC du 10-1-2011 : Etat
0:1
du Burkina Faso c/ Société Générale de Banque au
l’objet d’un pourvoi en cassation (CCJA, 1re ch.,
33
36
no 018, 25-3-2010 : C.I. TELCOM SA c./ M. S., Le Burkina (SGBB), Ohadata J-16-87, admettant le
88
5:8
Juris-Ohada, no 3/2010, juil.-sept., p. 6, Ohadata pourvoi, les frais de consignation ayant été payés à
69
J-11-62, J-12-28).
73
Obs. : dans l’espèce, il y a eu une succession de permis de remettre l’affaire au rôle de la cour.
:76
PA
pas été formé contre l’arrêt qui s’est prononcé En l’absence dans le dossier d’une demande de
om
x.c
sur la décision rendue sur opposition à une régularisation prévue à l’article 28-5 [devenu 28-6]
vo
l’irrecevabilité
ati
a. Liberté de forme du pourvoi d’autant plus que les pièces dont s’agit ont été
int
Boureima, Kabore Aimé c/ La Société CORI sarl, a été rendu à la suite de cet exploit et dont les
Maître Yacoba Ouattara, Souleymane Sere, Henry mentions indiquent qu’il l’a été « contradictoire-
Deckers, Ohadata J-16-80). ment », ne saurait être déclaré nul et encore moins
c. Identification des parties être qualifié d’arrêt de défaut (CCJA, no 33, 26-5-
Identification satisfaisante. La fin de non-recevoir 2005 : K. B. c./ F. O. A., Rec. de jurisprudence de la
basée sur une violation de l’article 28-1 a n’est pas CCJA, no 5, janv.-juin 2005, vol. 2, p. 9 ; Le Juris-
fondée dès lors que le recours contient le nom de la Ohada, no 4/2005, juil.-sept. 2005, p. 2 ; Ohadata
société requérante ainsi que son domicile qui est son J-06-13).
siège social (CCJA, 1re ch., no 27, 7-4-2005 : SONAR e. Moyen nouveau de pur droit
c./ PAPME, Le Juris-Ohada, no 3/2005, p. 32, Recueil Un moyen de pur droit peut être soulevé pour la
de jurisprudence de la CCJA, no 5, jan.-juin 2005, première fois en cassation ; il en est ainsi par exem-
volume I, p. 78, Ohadata J-05-379). ple du moyen relatif à la violation de l’article 1 de
Aucune violation de l’article 28 al. 1 ne peut être l’AUA (CCJA, 3e ch., no 20, 6-12-2011 : SAFIC
reprochée à l’arrêt qui s’est contenté de mentionner ALCAN COMMODITEIS c./ COMPLEXE CHIMIQUE
l’Etat de Côte d’Ivoire uniquement au niveau des CAMEROUNAIS, Juris-Ohada no 2/2012 p. 32,
4
81
qualités sans en référer dans les motifs et dispositif Ohadata J-12-204, au sujet du siège d’un arbitrage
94
et n’a tiré aucune conséquence relativement à la
26
situé en dehors de l’espace OHADA).
50
décision à l’égard de l’Etat de Côte d’Ivoire, lequel Obs. : c’est sans doute aussi parce que c’est un
6:1
14
ne peut en conséquence être considéré comme moyen d’ordre public puisque touchant à la
.4.
partie à la procédure (CCJA, 2e ch., no 034/2012,
.68
compétence d’attribution des juridictions.
54
22-3-2012 ; P. no 033/2009/PC du 3-4-2009 : Sté .............................................
0:1
III. Election de domicile au siège
33
Thales Security Systems c./ M. Olivier KATTIE).
36
A. Caractère facultatif
93
d’indiquer dans le recours ou dans le mémoire Depuis l’entrée en vigueur du nouveau Règlement de
:76
PA
ampliatif, le nom de la personne physique représen- procédure de la CCJA, l’élection de domicile dans le
:FU
tant le recourant au pourvoi (CCJA, 3e ch. no 121, ressort du siège de la CCJA n’est plus qu’une
om
Société MAERSK CAMEROUN SA c/ MODI KOKO absence d’élection de domicile n’est recevable (CCJA,
lar
ho
de la CCJA, no 6, juin-déc. 2005, p. 38, Ohadata de l’autorité qui l’a certifiée et qu’aucune page n’est
J-06-36). ni paraphée ni signée alors que le requérant,
personne morale de droit privé, doit joindre à sa
C. Poursuite de la procédure malgré
requête ses statuts ou un extrait récent du registre
l’absence d’élection de domicile
de commerce ou toute autre preuve de son exis-
Pour un cas dans lequel la CCJA a décidé d’exa- tence juridique » est irrecevable (CCJA, 2e ch.,
miner un recours, en dépit de l’absence l’élection no 034/2012, 22-3-2012 ; P. no 033/2009/PC du
de domicile à Abidjan, siège de la CCJA, avec 3-4-2009 : Sté Thales Security Systems c./ Olivier
l’indication du nom de la personne qui est autori- KATTIE).
sée et qui a consenti à recevoir toutes significa- Sur la validité de l’extrait Kbis délivré par le gref-
tions, malgré les deux correspondances adressées fier du tribunal de commerce du domicile d’une
au requérant par le greffier de la CCJA et qui ne société demanderesse au pourvoi et domiciliée
sont pas parvenues au destinataire, la Cour ayant en France, voir (CCJA, 1re ch., no 30, 29-4-2010 :
considéré que toutes les diligences prescrites par THALES SECURITY SYSTEMS SAS c./ Maître O. K.,
son Règlement de procédure ont été accomplies, Le Juris-Ohada, no 3/2010, juil.-sept., p. 47,
voir : CCJA, 1e ch., no 028, 29-4-2010 : Main
4
Ohadata J-11-74, J-12-50).
81
94
d’Afrique Construction SARL c./ D., Le Juris- Recevabilité de l’action d’une société dont les
26
Ohada, no 3/2010, juil.-sept., p. 39, Ohadata
50
statuts ont été mis en harmonie après le délai
6:1
J-11-72, J-12-31. prévu. Le fait que les statuts d’une société aient été
14
.4.
Obs. : il est à noter que la CCJA n’observe pas modifiés longtemps après le délai prescrit par l’article
.68
un formalisme excessif et favorise le cours de la
54
915 de l’AUSCGIE n’a aucune incidence sur la rece-
justice. En admettant la recevabilité d’un tel 0:1
vabilité du pourvoi, d’autant plus qu’en l’espèce les
33
36
recours, la CCJA a également pris une position statuts régularisés ont été produits. Il s’ensuit que le
88
nouveau du Règlement qui n’exige plus d’élec- plén., no 103, 4-11-2014 ; P no 067/2007/PC du
93
73
.............................................
PA
B. Qualité à agir
al.
dique :
ern
int
• dès lors que les renseignements relatifs à l’exis- Nul ne peut se prévaloir du défaut d’accomplisse-
tence juridique de la société ressortent de l’extrait de ment d’une formalité de publicité ne portant ni sur
registre de commerce produit par elle, et que le la constitution de la société ni sur la modification des
poste de directeur général adjoint a été créé par le statuts sans avoir accompli aucune des possibilités
conseil d’administration et confié à la personne supplétives que lui offre l’article 259 de l’AUSCGIE,
ayant délivré le mandat spécial à l’avocat de l’espèce qui n’édicte par ailleurs aucune sanction. En l’es-
(CCJA, 1e ch., no 27, 7-4-2005 : SONAR c./ PAPME, pèce, le défendeur à un pourvoi ne peut ne se préva-
Le Juris-Ohada, no 3/2005, p. 32, Recueil de jurispru- loir du défaut d’inscription du nouveau Directeur
dence de la CCJA, no 5, janv.-juin 2005, vol. 1, Général de la société demanderesse au Registre du
p. 78., Ohadata J-05-379) ; commerce et du Crédit mobilier et conclure au
• lorsqu’elle a joint à la requête ses statuts ou un défaut de qualité de celui-ci pour agir au nom de
extrait récent du registre de commerce ou toute ladite société (CCJA, 2e ch., no 025, 8-4-2010 :
autre preuve de son existence juridique ; elle n’est S.A.T.A. c./ Receveur des impôts de Zinder, Le Juris-
pas tenue de produire à l’appui de sa requête, des Ohada, no 3, juil.-sept., p. 25, Ohadata J-11-69,
« statuts harmonisés » (CCJA, no 058/2005, 22-12- J-12-47).
2005 : Sté UNITED PLASTIC SERVICES dite UPS S.A. L’argument suivant lequel le mandat de représenta-
c./ STPC SARL, Recueil de jurisprudence de la CCJA, tion de la société demanderesse n’a pas été délivré
no 6, juin-déc. 2005, p. 87, Le Juris-Ohada, par une personne habilitée à la représenter confor-
no 2/2006, p. 23, Ohadata J-06-45). mément à l’article 28-4 du Règlement n’est pas
L’article 28, alinéa 4 du Règlement de procédure de fondé dans la mesure où il ressort des pièces du
la CCJA ne prescrit aucune exigence sur la présenta- dossier que le signataire dudit mandat a dûment été
tion des statuts. Le moyen selon lequel « seule la habilité à cet effet par le représentant légal de la
première page des statuts produits par la société société demanderesse (CCJA, 3e ch., no 31, 6-12-
demanderesse est certifiée conforme sans précision 2011 : Sté TRIGON ENERGY LTD c./ BU SAHEL (BCS
Règlement de Procédure de la CCJA Art. 28 [mod.] 99
4
30-8-2013 : Rodéo Developpement Ltd SARL c/
81
d’appel de se pourvoir en cassation
94
Société Unitrans Cameroun, Challenger Air Sea,
26
Une caution solidaire, qui n’a pas été partie devant
50
Ohadata J-16-149).
6:1
la cour d’appel ne saurait se pourvoir en cassation
14
2. Action exercée par un ministère
.4.
contre la décision querellée (CCJA, 2e ch. no 131,
.68
au nom d’un Etat 12-11-2015 ; P. no 016/2013/PC du 5-2-2013 :
54
0:1
Société Alpha Shipping Agency And Trading Sa, et
En ce qui concerne le défaut de qualité du ministère
33
C. Entreprise individuelle
93
matière de recouvrement de créances administra- le pouvoir spécial donné par le promoteur de ladite
:FU
ester en justice au nom de l’Etat par le truchement entreprise individuelle se confond avec la personne
vo
du principe de spécialité ne peut pas prospérer ; il Ohadata J-12-91). Une entreprise individuelle, qui n’a
ern
l’espèce, le grief du défaut de mention du nom de 19-9-2013 : Commissions Import Export dite
l’avocat de la demanderesse a été comblé dans le COMMISIMPEX c/ Caisse Nationale de Sécurité
mémoire en réplique déposé par la société (CCJA, Sociale dite CNSS, Ohadata J-16-01).
1e ch., no 001, 14-1-2015 ; P no 119/2013/PC du
4
81
94
– le fait de statuer sur une chose non demandée ou d’attribuer une chose au-delà
26
50
de ce qui a été demandé.
6:1
14
.4.
Obs. : par une construction jurisprudentielle lesdites prescriptions. Il suit que la requête en paie-
.68
souvent fondée sur les « principes généraux du ment du complément d’indemnité d’intérim adres-
54
droit », la CCJA avait déjà établi plusieurs des cas 0:1
sée au Président de la CCJA est fondée. En
33
36
d’ouverture de cassation figurant à l’article 28 bis conséquence, ladite décision implicite de rejet du
88
présentons ci-après ces décisions sous les cas de doit être condamnée à payer au requérant la somme
93
73
cassation auxquels ils correspondent. En entérinant due dont le calcul correct au regard du Règlement
:76
presque toutes les décisions de cette réforme impli- précité est annexé à la fin de l’arrêt (CCJA,
PA
:FU
citement initiée par la CCJA dans sa jurisprudence, no 48/2009, 26-11-2009 : A. A. c./ Cour Commune
om
joue pleinement son rôle et que les juges de droit jurisprudence de la CCJA, no 14, p. 32, Ohadata
lar
ho
civil ne sont pas enfermés dans les règles écrites car J-10-184).
sc
homologues de Common law. (A ce propos, voir La cour d’appel qui a retenu que « l’expertise de
int
Jimmy KODO, « Les systèmes de droit civil des Pays gestion porte sur les actes de gestion qui ont été
du Sud – Afrique sub-saharienne : L’autonomie du désapprouvés par l’assemblée générale… qu’ainsi en
juge dans l’application de l’OHADA à travers la l’absence de preuve de mauvaise gestion, la [deman-
jurisprudence », communication présentée durant deresse] ne peut valablement solliciter l’experti-
le 33e congrès de l’Institut International de Droit se… », pour confirmer l’ordonnance qui a débouté
d’Expression et d’Inspiration Françaises – IDEF, 16- la demanderesse de sa requête en expertise de
17 mai 2013 à l’Université de Montréal (Canada), gestion a ajouté à l’article 159 de l’AUSCGIE des
publié dans la Revue de l’ERSUMA, No spécial IDEF, conditions qu’il ne pose pas et exposé son arrêt à la
mars 2014 : http://revue.ersuma.org/no-special- cassation pour fausse application de la loi. Il est ainsi
idef-mars-2014/les-systemes-de-droit-civil-des/ dès lors qu’aux termes de cette disposition l’exper-
article/les-systemes-de-droit-civil-des). tise de gestion peut être relative à toute opération
de gestion si la condition relative au capital est
I. Violation de la loi remplie (CCJA, 2e ch., no 042/2013, 16-5-2013 ;
A. Existence justifiant la cassation p. no 022/2007/PC, du 19-3-2007 : Sté EURA-
PHARMA c/ 1) Sté LABOREX COTE D’IVOIRE dite
1o Recours contre une décision
LABOREX – CI, 2) Sté PHARMAFINANCE 3) YAO
implicite de rejet du Président KOFFI Joseph, Ohadata J-15-42, rendu en applica-
de la CCJA dans un litige impliquant tion de l’ancien art. 159 de l’AUSCGIE qui prévoyait
la CCJA et l’un de ses agents 5 % du capital, mais transposable à la nouvelle
En fixant le montant de l’indemnité d’intérim allouée version). De même :
à son ancien greffier sans observer les prescrip- – la cour d’appel qui a refusé à un compte bancaire
tions de l’article 26 b), le Président de la CCJA a le caractère professionnel au motif que seul le
violé, par mauvaise interprétation et application, compte spécial visé à l’article 80 bénéficie du régime
Règlement de Procédure de la CCJA Art. 28 bis [nouv.] 101
0
le fondement de la créance en son principe, était Abdel Aziz THIAM, Président du Conseil d’Adminis-
00
95
exigé (CCJA, Ass. plén., no 108, 4-11-2014 ; tration de la STCC c/ GAMAL CHALLOUB, Ohadata
26
50
P no 045/2008/PC du 3-6-2008 : ONGOLO-Entrepre- J-16-74).
6:1
neur-Prestataire de services c/ Société Africaine pour Pour un exemple en matière de saisie immobilière,
14
.4.
l’Industrie et le Commerce au Cameroun dite SAFRIC le juge d’appel ayant fait une distinction entre des
.68
54
S.A., Ohadata J-15-199) ; décisions rendues en audience éventuelle et d’adju-
– la cour d’appel qui a retenu qu’« [un] arrêt ne 0:1
dication et celles rendues en annulation : CCJA,
33
36
est un professionnel de la banque n’ignorait pas qu’il 11-1-2013 : CBAO-Groupe Attijariwafa Bank c/
69
ne s’agissait pas du «titre exécutoire constatant une Fallou MBODJI, Ohadata J-16-213.
93
73
droit que le premier juge a estimé qu’elle avait failli par un texte national
om
35, 156, alinéa 1 et 164, alinéa 1 de l’AUPSRVE en rendu par elle et non soumis à son appréciation, a,
lar
ho
y ajoutant une obligation de précaution supplémen- par un nouvel arrêt rendu entre les mêmes parties,
sc
al.
taire qu’elles ne renferment pas, exposant ainsi son ordonné la restitution par l’une d’elles de la somme
on
ati
arrêt à la cassation (CCJA, 3e ch., no 024, 9-4-2015 ; réclamée sous astreinte, a violé l’autorité de la chose
ern
P no 085/2011/PC du 7-10-2011 : BIAO-CI c/ jugée (édictée par l’article 376 du Code de procé-
int
1) KOUASSI Bertin, propriétaire de l’entreprise indivi- dure civile du Gabon) et exposé son arrêt à la cassa-
duelle dénommée Recherche et Réalisation Indus- tion. Sur l’évocation, le juge de l’exécution qui a
trielle dite RRI, 2) KOUA KOMENAN Bilé, Ohadata accueilli l’exception d’irrecevabilité d’une demande
J-16-24) ; sur le fondement de l’autorité de la chose jugée
– viole la loi, en y ajoutant ce qu’elle ne dit pas, acquise par l’ordonnance dont la rétractation lui
la cour d’appel qui confirme la décision d’un juge a été demandée sans examiner le fond de l’af-
estimant la convocation d’un conseil d’administra- faire a bien motivé sa décision ; confirmation de
tion irrégulière du fait de la seule inobservation des l’ordonnance initiale (CCJA, Ass. plén., no 128,
formalités de la transmission des documents relatifs 11-11-2014 ; P no 071/2011/PC du 24-8-2011 :
aux questions inscrites à l’ordre du jour. Il en est ainsi L’Union Gabonaise de Banque (UGB) c/ YALANZELE
dès lors que, d’une part, les statuts de la société DANGOUALI Antoine, Ohadata J-15-218).
concernée ne sanctionnent pas de nullité la non Obs. : solution transposable à tous les cas
production des documents relatifs aux questions concernant l’autorité de la chose jugée.
inscrites à l’ordre du jour et autorisent la convoca- C’est à tort qu’une cour d’appel s’est servie d’un
tion même verbale du conseil d’administration et la moyen soulevé d’office et non soumis aux débats,
fixation de l’ordre du jour, même lors de la réunion, pour infirmer le jugement querellé, violant ainsi l’ar-
si la moitié au moins des administrateurs en exercice ticle 52 alinéa 4 du Code de procédure civile de Côte
sont présents ; et que, d’autre part, le défendeur ne d’Ivoire et exposant son arrêt à la cassation (CCJA,
conteste pas avoir reçu, par voie d’huissier de justice, 2e ch., no 020, 2-4-2015 ; P no 033/2012/PC du 6-4-
la lettre de convocation de la réunion du conseil 2012 : Banque Internationale pour le Commerce et
d’administration, mais n’invoque que la non produc- l’Industrie de la Côte d’Ivoire (BICICI) c/ 1) Donwahi
tion des documents relatifs à ce conseil pour deman- Alain Richard Ahipaud, 2) Donwahi épouse Koffi Illa
der l’annulation de ses délibérations. Il convient Ginette, Ohadata J-16-20).
102 Art. 28 bis [nouv.] Règlement de Procédure de la CCJA
La cour d’appel qui, statuant en matière de conten- DIAKITE c/ Salifou BENGALY, Société d’Ingénierie en
tieux de l’exécution a refusé d’infirmer l’ordonnance Energie dite SINERGIE SA, Ohadata J-16-57).
entreprise ayant fait remonter les effets de la saisie
des salaires sur plusieurs arrérages antérieurs, esti- 4o Violation d’une disposition
mant « Qu’en ordonnant le paiement de la cause nationale relative au principe
de la saisie à compter de février 2008, alors que la du contradictoire
créancière lui avait demandé de le faire à compter C’est en violation de la loi nationale l’interdisant
de juillet de la même année, le premier juge a violé qu’une cour d’appel a reçu une pièce versée au
le principe de l’interdiction de statuer ultra petita ; dossier par lettre en cours de délibéré et qui n’a pas
qu’en conséquence la voie de recours ouverte est la été communiquée à la partie adverse, exposant ainsi
requête civile et non l’appel », a violé les dispositions son arrêt à la cassation. Sur l’évocation, il y a lieu de
des articles 10 du Traité relatif à l’OHADA qui se référer à l’arrêt précédemment rendu par la CCJA
consacre la prééminence du droit OHADA sur le et évoquant la même affaire (CCJA, 2e ch. no 112,
droit interne, celles de l’article 49 de l’AUPSRVE qui 22-10-2015 ; P. no 058/2011/PC du 6-7-2011 : Bank
règlent les modalités de l’appel des décisions Of Africa Côte d’Ivoire dite BOA-CI c/ Compagnie
0
rendues par le juge du contentieux de l’exécution
00
Africaine de Transit dite CATRANS, Banque Interna-
95
qui priment sur les dispositions du droit interne et
26
tionale pour l’Afrique de l’Ouest dite BIAO-CI,
50
qui se suffisent à elles mêmes. En refusant de tirer Société Générale de Banques en Côte d’Ivoire dite
6:1
les conséquences de la violation de l’article 213
14
SGBCI, Ohadata J-16-105 ; voir aussi (CCJA, 2e ch.,
.4.
dudit Acte uniforme, qu’elle a pourtant constatée,
.68
no 180, 17-12-2015 ; P. no 188/2014/PC du 4-11-
54
elle a exposé son arrêt à la cassation (CCJA, 3e ch., 2014 : Société Holcibel S.A., Société Investissements
no 023, 9-4-2015 ; P no 053/2011/PC du 9-6-2011 : 0:1
33
Cimentiers Internationaux S.A. dite ICI c/ Société
36
la justice de dire n’y avoir lieu à référé et de renvoyer CCJA, 3e ch., no 195, 23-12-2015 ; P. no 024/
ern
Obs. : l’article 28 n’a pas été expressément visé, Règlement de procédure de la CCJA, la demande de
mais est applicable en l’espèce. dommages intérêts de ce chef doit être rejetée).
Dans le même sens : N’a pas violé l’article 441 du Code de procédure
– relevant d’office l’irrecevabilité du pourvoi (CCJA, civile du Gabon par fausse interprétation, le juge
2e ch., no 012, 18-2-2010 : Sté Hann et Compagnie d’appel qui a retenu que l’examen des faits de l’es-
c./ Sté Mamoudou et Frères, SARL, Le Juris-Ohada, pèce et des pièces produites ne laissent apparaître
no 2/2010, avr.-juin 2010, p. 33, Ohadata J-11-56), aucune circonstance nouvelle intervenue en la cause,
les parties s’étant bornées à énoncer des griefs depuis le rendu de la décision déférée pour justifier
fondés sur la violation du droit interne, alors que le la rétractation sollicitée (CCJA, 3e ch., no 007, 26-2-
contentieux soulevait des questions relatives à 2015 ; P no 078/2012/PC du 16-7-2012 : Résidence
l’application d’un Acte uniforme, notamment MAÏSHA SA c/ Société Garantie Voyage Gabon,
l’AUPSRVE (CCJA, no 012/2010, 18-2-2010, pourvoi Ohadata J-16-07).
no 048/2005/PC, 30-9-2005 : Sté HANN et Compa- La cour d’appel qui, appréciant souverainement les
gnie, Sté MAMOUDOU et Frères, SARL c./ SGP SA, faits, a retenu que c’est le nantissement d’un dépôt
Recueil de Jurisprudence no 15, jan.-juin 2010, p. 8, à terme qui constituait la condition suspensive de la
0
Ohadata J-12-14) ; voir aussi : CCJA, Ass. plén., mise en place d’un crédit, n’a pas violé l’article 100
00
95
no 082, 20-11-2013 ; P no 004/2010/PC du 13-1- du Code des obligations civiles et commerciales du
26
50
2010 : Société SOGIMPEX c/ Société ARLIT PEIN- Sénégal (CCJA, Ass. plén., no 055, 27-4-2015 ;
6:1
TURE, Recueil de jurisprudence no 20, Vol. 2, jan.- P no 082/2012/PC du 20-7-2012 : ECOBANK SENE-
14
.4.
déc. 2013, p. 116-118, Ohadata J-15-21, jugeant GAL SA c/ Banque Sahelo Saharienne pour l’Investis-
.68
54
que c’est à juste titre qu’une cour d’appel a retenu sement et le Commerce BSIC SENEGAL, Ohadata
que « … le litige qui oppose [les parties] résulte de J-16-55). 0:1
33
36
la mauvaise interprétation du Protocole d’accord par Toutefois, lorsque les demandeurs au pourvoi n’éta-
88
5:8
les parties signataires… », les articles 161 et 162 de blissent pas l’existence de circonstances particulières
69
l’AUSCGIE invoqués ne trouvant aucune application. ayant fait dégénérer en abus le recours des défende-
93
73
– retenant que les moyens qui ne critiquent intrinsè- resses, leur demande de dommages-intérêts doit
:76
PA
quement l’application ou l’interprétation d’aucune être rejetée (CCJA, 1re ch., no 27, 29-4-2010 : Sté
:FU
disposition d’un Acte uniforme, alors que l’examen CONNEXION MARKETING & B c./ Sté SYNERGIE
om
des éléments de preuve ainsi que l’évaluation et la GABON et O., Le Juris-Ohada, no 3/2010, juil.-sept.,
x.c
vo
réparation du préjudice qu’ils invoquent relèvent de p. 35, Ohadata J-11-71, J-12-48 ; CCJA, 1re ch.,
lar
ho
l’appréciation souveraine des juges du fond sont des no 37, 10-6-2010 : A. A. Mining Compagny of
sc
al.
moyens de fait et irrecevables de ce fait. Il en est Guinea SARL c./ 1o) M. C. ; 2o) X-TRON Incorporated
on
ati
ainsi notamment lorsque lesdits moyens soutiennent Limited, Le Juris-Ohada no 4/2010, oct.-déc., p. 14,
ern
essentiellement que ce sont des règles et des prin- Ohadata J-11-81 ; J-12-35).
int
cipes généraux du droit civil et de la procédure civile Obs. : en s’abstenant d’affirmer dans le présent
gouvernant l’administration de la preuve et la répa- arrêt, que la demande relative aux dommages
ration du préjudice qui ont été violés par l’arrêt intérêts n’est pas prévue par le Règlement, la
attaqué (CCJA, no 050/2009, 26-11-2009 : Sté CCJA semble indiquer implicitement qu’un
CAMIF c./ Sté A.N.I., Actualités Juridiques no 70, demandeur de dommages intérêts qui prouve
2011, p. 54, Ohadata J-12-80) ; avoir subi un préjudice (peut-être du fait d’un
– retenant qu’un enrichissement sans cause, à pourvoi abusif) pourrait se voir allouer une répa-
supposer qu’il existe, ne peut constituer un cas ration. Il est de principe général du droit que tout
d’ouverture de cassation, car il permet plutôt à abus, comme tout acte d’estoppel, peut donner
celui qui s’en prévaut d’engager contre le bénéfi- lieu à réparation.
ciaire dudit enrichissement une « action en répéti- Voir aussi : CCJA, 1e ch., no 071, 14-11-2013 ;
tion de l’indû ». rejet du moyen de cassation (CCJA, P no 031/2008/PC du 7-5-2008 : Adnan ATTIEH c/
1re ch., no 37, 10-6-2010 : A. A. Mining Compagny Société FINANCO S.A, Recueil de jurisprudence
of Guinea SARL c./ 1o) M. C. ; 2o) X-TRON Incorpora- no 20, Vol. 1, jan.-déc. 2013, p. 19-23, Ohadata
ted Limited, Le Juris-Ohada no 4/2010, oct.-déc., J-15-71, jugeant qu’une demande de paiement de
p. 14, Ohadata J-11-81, J-12-35) ; dommages intérêts qui n’est pas justifiée doit
– au sujet d’une demande non prévue par le être rejetée et transposable sur le principe de l’ad-
Règlement de procédure de la CCJA (CCJA, mission d’une demande justifiée. Egalement, reje-
2e ch., no 051, 26-11-2009 : Sté SODICAM S.A. tant une telle demande pour absence de preuve
(anciennement SCORE S.A) c./ M., Le Juris-Ohada d’un préjudice : CCJA, 1e ch., no 021, 11-3-2014 ;
no 1/2010, jan.-mars, page 32, Ohadata J-10-305, P no 093/2010/PC du 13-10-2010 : Société TOTAL
retenant que la demande relative au caractère GUINEE SA c/ COMPAGNIE PETROLIERE DE GUINEE
vexatoire et abusif n’ayant pas été prévue par le (COPEG SA), Etat Guinéen, Ohadata J-15-112, ou
104 Art. 28 bis [nouv.] Règlement de Procédure de la CCJA
d’abus du droit d’agir en justice (CCJA, Ass. plén., notification de l’arrêt ordonnant le sursis, ne peut
no 043, 23-4-2014 ; P no 024/2008/PC du 21-4- prospérer en l’absence de preuve de cette assertion
2008 : Succession Edouard Assiba JOHNSON, (CCJA, 3e ch., no 026, 13-3-2014 ; P no 015/2010/PC
Couadjo JOHNSON c/ Ayayi Koudahin ANENOU, du 22-2-2010 : Société West Africa Investement
Entreprise Transit NETADI, Banque Togolaise de Company dite WAIC-SA c/ Banque de l’Habitat du
Développement (BTD), Maître Galolo SOEDJEDE, Mali dite BHM – SA, Ohadata J-15-117).
Ohadata J-15-134 ; CCJA, Ass. plén., no 060, 23-4-
2014 ; P no 037/2012/PC du 23-4-2012 : 1) MENSAH 4o Moyen mal fondé
Tètè, 2) MENSAH Adjoko c/ 1) ASSIOBO K. Tissogan, Dans l’AUDCG, de 1997, le bail commercial, le fonds
2) TUNKARA Aboubacar, Ohadata J-15-151) ; et sur de commerce et la vente commerciale étant traités
le refus d’une telle demande présentée à titre recon- sous des titres différents ne renvoyant pas les uns
ventionnel (CCJA, Ass. plén., no 105, 4-11-2014 ; aux autres, le grief selon lequel l’arrêt querellé aurait
P no 097/2007 PC du 5-11-2007 : AES SONEL SA c/ violé les articles 71, 101, 106 et 256 dudit Acte
Henri NGALLE MONONO, Georges EYOMBO uniforme, en ce que les relations des parties
ANGANDZIE, BALENG MAAH Célestin, Ohadata renvoyaient tantôt au bail commercial, tantôt à la
0
J-15-196) ; (CCJA, Ass. plén., no 067, 29-4-2015 ; vente commerciale mais que le juge d’appel a ignoré
00
95
P no 064/2007/PC du 16-7-2007 : 1) Société Géné- cette interaction notamment quant à la résiliation du
26
50
rale de Banques en Guinée dite S.G.B.G, 2) Société bail et à l’expulsion du locataire est mal fondé
6:1
Générale France, 3) Société Bayerische Hypo Und (CCJA, 2e ch., no 090, 23-7-2014 ; P no 041/2012/PC
14
.4.
Vereinsbank AG c/ 1) El Hadj Boubacar Hann, du 2-5-2012 : OUATTARA Issouf c/ TOTAL Côte
.68
54
2) Société Hann et Compagnie, Ohadata J-16-67, d’Ivoire, Ohadata J-15-181).
0:1
rejetant les réclamations en dommages-intérêts
33
5o Autorité de chose jugée d’un arrêt
36
Nationale d’Investissement dite BNI c/ AKOBE L’arrêt rendu par la cour d’appel qui a clairement
vo
le refus de délivrer un certificat de travail par une alinéa 2 de l’AUDCG avait déjà été tranchée par la
sc
al.
société à son ancien directeur général cause à ce juridiction nationale de cassation dans un précédent
on
ati
dernier un préjudice certain résultant, notam- arrêt qui n’a pas été déféré devant la CCJA, pour
ern
0
00
7o Enregistrement de décisions, saisissante, de sorte que cette dernière est fondée à
95
26
régie par la loi nationale obtenir réparation.. », a démontré l’existence d’une
50
6:1
faute, d’un dommage et d’un lieu de causalité ; elle
14
Les actions tendant à la mise en cause du tiers saisi, n’encourt donc pas le grief de violation ou d’erreur
.4.
qu’elles soient fondées sur l’article 156 ou sur l’ar-
.68
d’application de la loi (CCJA, 1e ch., no 163, 17-12-
54
ticle 168 de l’AUPSRVE, relèvent toutes de la procé- 2015 ; P. no 059/2012/PC du 6-6-2012 : Société
0:1
dure de l’article 49 du même Acte uniforme et à ce
33
Générale de Banques en Côte d’Ivoire dite SGBCI
36
pas des décisions contenant des dispositions défini- SOCIMAT, Ohadata J-16-156).
69
93
manière superfétatoire qu’une cour d’appel a fait la C’est à tort qu’il est reproché à un arrêt attaqué
:FU
distinction. L’enregistrement des décisions de justice d’avoir violé l’article 8 de l’AUPSRVE en ce qu’il a
om
x.c
étant du domaine exclusif de la loi nationale, il ne déclaré valable l’acte de signification d’une ordon-
vo
articles 336 de l’AUPSRVE et 10 du Traité (CCJA, d’huissier et les frais bancaires réclamés par la pour-
sc
al.
30-9-2013 : Henri Flavien Loe EYIKE c/ Caisse Auto- figurent pas dans l’ordonnance d’injonction de
ern
.............................................
no 174, 17-12-2015 ; P. no 081/2012/PC du 18-7-
2012 : Eglise De Jésus Christ Des Saints Des Derniers III. Défaut, insuffisance
Jours c/ Sékou Madeye Eugénie Epouse GUEU, ou contrariété des motifs
Ohadata J-16-167 ; CCJA, 2e ch., no 178, 17-12- A. Insuffisance de motifs
2015 ; P. no 172/2012/PC du 7-12-2012 : Eglise De 1o Existence
Jésus Christ Des Saints Des Derniers Jours c/ La
La cour d’appel qui, pour infirmer le jugement entre-
Société STMCI, Ohadata J-16-171, voir aussi J-16-
pris, s’est limité à énoncer qu’« il résulte des
166).
éléments non contestés du dossier de la procédure,
Voir aussi : notamment de l’état foncier versé aux débats, que
– (CCJA, 3e ch., no 185, 23-12-2015 ; P. no 108/ l’immeuble objet du titre foncier no 21.905 a été
2012/PC du 5-9-2012 : Banque Internationale pour transféré après la vente intervenue entre les époux
le Commerce et l’Industrie de la Côte d’Ivoire dite [K. et N. B.] depuis le 10 octobre 1996, c’est-à-dire
BICICI c/ Société Nationale de Transports Terrestres bien avant que la [demanderesse] n’obtienne les
dite SONATT, Ohadata J-16-178, absence de viola- décisions lui donnant une garantie de rembourse-
tion des art. 92 et 100 de l’AUPSRVE) ; ment de sa créance… », sans préciser lesdits « élé-
0
00
ments non contestés » et l’état foncier sur lesquels
95
– (CCJA, 3e ch., no 187, 23-12-2015 ; P. no 124/
26
elle s’est basée pour parvenir à une telle assertion,
50
2012/PC du 18-9-2012 : Agence d’Etudes et de
6:1
Promotion de l’Emploi (AGEPE) c/ Kouadio Suzanne alors même qu’il appert que ladite vente n’a pas été
14
.4.
Rovia Adjoua, Ohadata J-16-180, violation de l’art. 1 publiée dès sa conclusion, a insuffisamment motivé
.68
sa décision et ne permet donc pas à la CCJA d’exer-
54
de l’AUPSRVE alléguée à tort, la demanderesse
0:1
cer son contrôle. L’arrêt doit être cassé (CCJA, 2e ch.,
n’ayant pas contesté le caractère de certitude, de
33
J-16-210).
93
la créance remplissait les conditions d’une injonction L’arrêt qui, pour parvenir à la mise en jeu de la
73
:76
.............................................
:FU
étant celle de l’ajournement est celle qui est indi- Il n’y a aucune contradiction entre le fait qu’une
quée dans l’acte de l’opposition du 18 septembre décision ait déclaré un appel recevable en la forme
(ajourné au 15 octobre 2008) ou si cette date est et celui de déclarer le même appel irrecevable au
plutôt celle contenue dans l’avenir d’audience du fond. Lorsque, comme en l’espèce l’arrêt attaqué a
23 octobre (ajourné au 29 octobre). Il en est ainsi car déclaré l’appel recevable en la forme parce qu’il a
la requérante ne produit aucune pièce relativement estimé que ledit appel a été relevé dans les forme et
à la date du 15 octobre 2008 tendant à prouver que délai prévus par la loi mais a estimé que « l’action
l’enrôlement qui a été impossible à cette date n’a pu en contestation initiée par Mademoiselle M ne peut
se faire que le 29 octobre 2008. La cour d’appel, en plus être recevable » au motif que la « décision
faisant le décompte entre le 18 septembre 2008, [qu’elle a attaquée] a acquis autorité de la chose
date de l’opposition et le 29 octobre 2008, seule jugée », et que nulle part l’arrêt attaqué n’a
date de comparution vérifiée, a légalement justifié mentionné que la décision est rendue « par réputé
sa décision qui ne souffre ni de contrariété ni contradictoire à l’égard de [l’une des parties] » et ce,
d’obscurité (CCJA, 2e ch., no 175, 17-12-2015 ; ni au niveau des qualités ni du dispositif, le moyen
P. no 107/2012/PC du 4-9-2012 : Poste de Côte visant la contradiction est non fondé et doit être
0
d’Ivoire c/ Security and Cleaning SARL, Ohadata rejeté (CCJA, 2e ch., no 05, 25-8-2011 : M. c./
00
95
J-16-168). 1) M. S., 2) Cabinet d’Audit et d’Expertise Comp-
26
50
table, Le Juris-Ohada no 3/2011, juil.-sept. 2011,
6:1
B. Contradiction des branches p. 8, Ohadata J-12-152).
14
du moyen au pourvoi
.4.
Autres exemples d’absence de contradiction de
.68
Le moyen au pourvoi dont les deux branches sont
54
motifs, la CCJA ayant retenu :
contradictoires, la première reprochant à l’arrêt une 0:1
– qu’une cour d’appel a donné une base légale à sa
33
36
insuffisance de motif et la seconde une absence de décision ne contrariant pas ses motifs, voir (CCJA,
88
5:8
motifs, est irrecevable (CCJA, no 029/2006, 28-12- 2e ch., no 40, 8-12-2011 : BINCI S.A c./ Etat du Niger,
69
2006 : CCTE LE RALLYE c./ S.C. MARCUS, Recueil Juris-Ohada, 2012, no 3, juil.-sept., p. 24, Ohadata
93
73
C. Contradiction de motifs pas les faits relevés par les juges du fond, mais les
om
1. Absence
vo
S’il est de principe que la contradiction de motifs – motifs n’est pas fondée et doit être rejetée (CCJA,
sc
al.
qui équivaut à un défaut de motif, en ce que les 1re ch., no 15, 29-11-2011 : SOCCA SA c./ Succes-
on
ati
motifs contradictoires s’annulent – est susceptible sion H., Juris-Ohada, 2011, no 4, oct.-déc., p. 15,
ern
leur fondement, il n’en demeure pas moins vrai que – qu’il ne peut être reproché à un arrêt d’avoir violé
s’agissant d’une contradiction entre les qualités de des dispositions du Code national de procédure
l’arrêt attaqué et son dispositif, celles-là retenant civile dès lors qu’en l’espèce, l’arrêt avant dire droit
que l’audience publique ordinaire est tenue en du 18 février 2011 qui a statué sur la recevabilité
matière civile, tandis que celui-ci énonçant que la des appels n’a pas été frappé de pourvoi, que l’arrêt
Cour a statué en matière commerciale ; ladite déféré n’a fait que constater cet arrêt avant dire
contradiction procède d’une erreur matérielle droit et que, contrairement aux énonciations du
pouvant être rectifiée à tout moment. Il ne s’agit moyen, il n’y a aucune contrariété entre le 8e rôle qui
donc pas de contradiction de motifs et le moyen tiré a constaté le trop-perçu et le 9e rôle qui a consacré
du défaut de motifs n’est pas fondé et doit être la condamnation des sociétés appelantes. Enfin, la
rejeté (CCJA, no 040/2009, 30-6-2009 : BETRA c./ production du dossier d’instance étant une consé-
SEMOS SA, Recueil de Jurisprudence no 13, jan.-juin quence de l’appel, la réponse à telle conclusion est
2009, p. 104, Ohadata J-10-78). superfétatoire (CCJA, 2e ch., no 031, 3-4-2014 ;
Mais la contradiction des motifs ne peut concer- P no 006/2012/PC du 17-1-2012 : Société OK PLAST
ner que ceux de la décision attaquée et non celle CAM SARL c/ LONKEU NJOUBOUSSI Bienvenu,
entre les motifs de celui-ci et ceux d’une autre Ohadata J-15-122).
décision (en l’espèce, décision d’un juge commis- C’est à tort qu’il est reproché à un arrêt d’avoir, par
saire dans le cade d’une procédure collective). Il adoption de motifs, repris la contradiction des motifs
s’ensuit que le moyen est inopérant et ne peut du premier juge qui a retenu qu’il résulte des pièces
être accueilli (CCJA, 2e ch., no 009, 18-2-2010 : produites qu’une contrainte rendue exécutoire par
S.C.B. SA c./ SITAGRI En Liquidation, Le Juris- arrêté ministériel a été signifiée aux défendeurs,
Ohada, no 2/2010, avr.-juin, 2010, p. 24, d’avoir lui-même énoncé qu’« il est constant comme
Ohadata J-11-53, J-12-23). résultant des pièces de la procédure, que la créance
108 Art. 28 bis [nouv.] Règlement de Procédure de la CCJA
dont le paiement est poursuivi par contrainte en D. Contradiction entre les motifs
date du 25 janvier 1995 rendue exécutoire par arrêté et le dispositif
ministériel du 24 juin 1992 résulte de la garantie [de
1. Suprématie des motifs
X.]… » et d’avoir malgré tout dénié le caractère de
titre exécutoire à la contrainte. Il en est ainsi car Il est de principe qu’en cas de contrariété entre le
même si la contrainte a été rendue exécutoire par dispositif et les motifs, ce sont ces derniers qui
arrêté ministériel, elle devait néanmoins être signi- priment (CCJA, 2e ch., no 6, 9-3-2006 : Sté INDUS-
fiée ; dès lors son état de titre exécutoire au sens de CHIMIE c./ M.R.P., Le Juris-Ohada, no 3/2006, p. 20,
l’article 33 de l’AUPSRVE est utilement contesté ; Ohadata J-07-13).
Obs. : sur la contradiction entre le motif et le
que du fait de la différence entre « contrainte
dispositif d’une décision en droit français, voir
rendue exécutoire » et un titre exécutoire il n’y a
(Cass. com, 27-3-1990 : JCP 1990, IV, 203).
aucune contrariété de motifs et le moyen doit être
écarté (CCJA, Ass. plén., no 045, 27-4-2015 ; 2. Absence
P no 005/2011/PC du 13-1-2011 : Société Nationale C’est à tort qu’il est reproché à l’arrêt attaqué une
de Recouvrement dite SNR c/ Héritiers de Feu Matar contrariété entre les motifs d’une part et entre le
0
00
NDIAYE, Ohadata J-16-45). dispositif et les motifs d’autre part, en ce qu’après
95
26
L’arrêt qui a refusé d’accueillir, sur le fondement de avoir rejeté l’exception de déchéance, l’arrêt a
50
l’article 32 de l’AUPSRVE une action en condamna-
6:1
confirmé la décision querellée pour la même
14
tion en l’absence de toute procédure d’exécution déchéance. Il en est ainsi dès lors que, contrairement
.4.
.68
forcée l’arrêt ne se contredit en rien (CCJA, Ass. aux énonciations du moyen, la cour n’a pas rejeté
54
plén., no 052, 27-4-2015 ; P no 008/2012/PC du 0:1
la déchéance mais l’exception tendant à déclarer la
33
19-1-2012 : Société Nationale de Recouvrement SNR déchéance irrecevable ; qu’elle a alors constaté la
36
88
DAMETAL, 5) Caoutchouc & Plastiques, Ohadata motifs et le dispositif (CCJA, 2e ch., no 014, 27-2-
73
:76
Ohadata J-15-105).
x.c
Il y a lieu de relever d’office la contradiction entre En constatant dans le dispositif la non libération des
vo
lar
les motifs en ce qu’un arrêt querellé, après avoir actions par certains actionnaires et en leur reconnais-
ho
sc
exposé que « l’ordonnance d’injonction de payer sant par la suite la qualité d’actionnaire, la cour d’ap-
al.
on
(…) qui n’a pu être signifiée dans les trois mois de pel qui a, dans sa motivation, sur le fondement des
ati
ern
sa date est, comme disposé à l’article 7 alinéa 2 du articles 75 et suivants, 244 et 389 de l’AUSCGIE,
int
même Acte uniforme, non avenue et caduque », retenu que le retard dans la libération de sa part ou
motive cependant une condamnation par rapport à la faute de n’avoir pas libéré ladite part n’enlève pas
l’opposition de la même ordonnance : « que [X.] est à l’actionnaire retardataire ou défaillant sa qualité de
bien créancière de [Y.] de la somme en principal de membre de la société et en a déduit que l’on
59 742 584 francs … ». En statuant ainsi, le juge acquiert la qualité d’associé par le seul fait de
d’appel a manifestement retenu deux motivations souscrire des actions ne s’est pas contredite (CCJA,
qui ont entrainé une contrariété dans le dispositif, Ass. plén., no 080, 25-4-2014 ; P no 168/2012/PC du
exposant ainsi son arrêt à la cassation (CCJA, Ass. 29-11-2012 : IBIKUNLE Karamatou c/ Société CODA-
BENIN, Ohadata J-15-171).
plén., no 074, 25-4-2014 ; P no 116/2012/PC du
La contrariété alléguée entre le motif et le dispositif
11-9-2012 : ETICAP NIGER c/ BATIMAT, Ohadata
de l’arrêt attaqué n’est pas établie, lorsque le juge
J-15-165).
a, dans son dispositif, confirmé le jugement querellé
L’arrêt qui a retenu dans la même motivation le
dans toutes ses dispositions (CCJA, 3e ch., no 141,
caractère incertain d’une créance et l’irrecevabilité
19-11-2015 ; P. no 067/2012/PC du 12-6-2012 :
de l’action a manifestement usé de motifs contraires
Société BOURBON Offshore SURF, S.A.S c/ TATY
équivalant à une absence de motifs et doit être Jean Claude, Ohadata J-16-134).
cassé. Il en est ainsi lorsque l’arrêt a affirmé que « la
créance poursuivie (…) n’est pas certaine (...) qu’il 3. Existence
y a lieu d’infirmer le jugement rendu et statuant à La cour d’appel qui a retenu que « (…) les relevés
nouveau de déclarer irrecevable la (…) demande de de comptes bancaires sur lesquels se fonde la
recouvrement (…) » (CCJA, 2e ch., no 003, 21-1- [demanderesse] ne sauraient, en l’absence de tout
2016 ; P. no 002/2013/PC du 8-1-2013 : BICICI S.A arrêt de compte établi contradictoirement entre les
c/ Maître Foldah KOUASSI Yolande, Ohadata J-16- parties, suffire à justifier la réalité ou la certitude de
212). la créance de 581 384 473 FCFA qu’elle réclame à
Règlement de Procédure de la CCJA Art. 28 bis [nouv.] 109
la [défenderesse] … » pour rendre l’arrêt confirmatif jouit d’une personnalité juridique lui permettant
déféré, a exposé son arrêt à la cassation, car cette d’ester en justice et, d’autre part, d’apprécier si M.
motivation allant dans le sens du non fondement de peut la représenter es-qualité de gérante au regard
la créance est en nette contrariété avec la décision de sa forme juridique. Par conséquent, la requête
d’irrecevabilité violant du coup les articles 12 et 14 doit être déclarée irrecevable en violation de l’article
de l’AUPSRVE (CCJA, 2e ch., no 016, 27-2-2014 ; 4 de l’AUPSRVE et l’ordonnance d’injonction de
P no 017/2011/PC du 24-1-2011 : Banque Internatio- payer rendue sur cette base doit être annulée (CCJA,
nale pour le Commerce et l’Industrie de la Côte 1re ch., no 19, 31-3-2005 : B.I.G. c./ C.C.M, Le Juris-
d’ivoire dite BICICI c/ Société EBURNEA, Ohadata Ohada, no 3/2005, p. 8, Recueil de jurisprudence de
J-15-107). la CCJA, no 5, jan.-juin 2005, vol. 2, p. 38 ; Ohadata
J-05-371).
E. Contrariété de décisions
De même, le jugement dont il ressort que les juges
Une juridiction nationale a estimé que la « con- n’ont pas statué sur des chefs de demande recon-
trariété de décisions » résidait notamment dans ventionnelles doit être réformé (CCJA, 2e ch., no 5,
le fait pour un tribunal de ne pas respecter sa 2-2-2012 : SCI Lumière c./ IPM, Juris-Ohada, 2012,
propre jurisprudence sur une question spécifique
0
no 4, oct.-déc. 2012, p. 19, Ohadata J-13-59).
00
95
(CA Ouagadougou, ch. Civ. & com., no 53, 6-7- Obs. : décision antérieure à l’entrée en vigueur
26
2001 : EROF c./ SGBB, Ohadata J-09-08).
50
de l’art. 28-bis nouveau du Règlement mais
6:1
Il n’y a ni contrariété de jugement ni violation de transposable par analogie. La CCJA a d’abord
14
.4.
l’autorité de la chose jugée, dès lors que la cour cassé la décision attaquée (arrêt d’appel) et, en
.68
d’appel a rétracté son arrêt causant la contrariété et
54
évoquant l’affaire au fond, a réformé le premier
que l’ordonnance initiale est devenue un titre exé- 0:1
jugement (comme aurait dû le faire la cour
33
36
Gabonaise d’Edition et de Communication (GEC), sur l’objet du litige a entraîné un défaut de réponse
93
73
.............................................
PA
Le juge saisi d’une demande a l’obligation de pale et pas simplement appelée à l’audience pour
lar
ho
répondre à cette demande en motivant sa réponse faire des observations (CCJA, Ass. plen., no 091,
sc
al.
P. no 088/2010/PC du 30-9-2010 : Banque Interna- United Bank for Africa dite UBA Cameroun c/ Maître
ern
tionale pour le Commerce et l’Industrie de la Côte NDONGMO TAPET Thérèse, Recueil de jurisprudence
int
d’Ivoire dite BICICI S.A c/ Josiane KOFFI BREDOU, no 20, Vol. 2, jan.-déc. 2013, p. 52-54, Ohadata
Ohadata J-16-111). J-15-45).
Nécessité de motiver, même en l’absence de
A. Défaut de réponse à conclusions
l’appelant. Le seul défaut de l’appelant ne peut
1o Existence justifier la confirmation de la décision attaquée en
Il est de principe que les décisions de justice doivent l’absence d’une motivation inhérente à l’affaire elle-
être motivées à peine de nullité ; le défaut de même. La cour d’appel, qui a retenu que « la
réponse à conclusions constitue un défaut de motifs, [demanderesse au pourvoi] n’a pas déposé de
et les arrêts qui ne contiennent pas de motifs encou- conclusions ni de pièces pour soutenir son action
rent l’annulation. Lorsqu’il a été demandé à une malgré plusieurs renvois à cet effet ; (…) qu’en
cour d’appel de déclarer irrecevable une requête revanche, [le défendeur au pourvoi] a sollicité la
d’injonction de payer pour violation de l’article 4 de confirmation de celui-ci ; qu’il y a lieu de faire droit
l’AUPSRVE, pour défaut d’indication de la forme à cette demande », pour confirmer le jugement
morale de la société créancière ; qu’après avoir entrepris et faire droit aux prétentions du défendeur
relevé cette exception d’irrecevabilité la cour d’appel alors qu’aucune motivation inhérente à l’affaire elle-
n’a à aucun moment répondu à ce moyen et a même n’est relevée, a exposé son arrêt à la cassation
immédiatement axé la motivation de sa décision sur (CCJA, 2e ch., no 108, 30-12-2013 ; P no 007/2011/
le bien fondé de la confirmation du jugement PC du 13-1-2011 : Banque Islamique du Sénégal dite
querellé, sa décision encourt la cassation pour défaut BIS c/ Meïssa NDIAYE, Recueil de jurisprudence
de réponses à conclusion. Sur évocation, l’absence no 20, Vol. 2, jan.-déc. 2013, p. 73-75, Ohadata
de la mention de la forme sociale de la société créan- J-15-81).
cière (dans une requête d’injonction de payer) ne La requête du demandeur aux fins d’être autorisé à
permet pas, d’une part, d’apprécier si ladite société assigner en contestation étant fondée en sus de la
110 Art. 28 bis [nouv.] Règlement de Procédure de la CCJA
caducité de la saisie-attribution, sur la nullité des Ohada, 2011, no 4, oct.-déc., p. 15, Ohadata J-13-
exploits de saisie-attribution et de dénonciation tirée 08, J-13-149.
de la violation de l’article 246 du code de procédure La cour d’appel qui a retenu, pour confirmer l’ordon-
civile de Côte d’ivoire, la cour d’appel qui n’a nance entreprise, que « le juge des référés est
examiné que le grief sur la caducité de la saisie et compétent si l’urgence est rapportée, pour statuer
omis ainsi de statuer sur la demande en nullité des sur tous les litiges dont le fond relève du tribunal de
exploits de saisie et de dénonciation, alors qu’il est grande instance, qu’il est sans conteste que le tribu-
de principe en droit processuel que le juge statue sur nal de grande instance hors classe de Niamey est au
tout ce qui lui a été demandé, a exposé son arrêt à fond compétent pour connaître de la restitution du
la cassation (CCJA, 3e ch., no 028, 13-3-2014 ; connaissement, que, parce qu’il urge de mettre fin
P no 055/2011/PC du 27-6-2011 : PORT AUTONOME à la rétention périlleuse et sans cause légitime par
d’ABIDJAN dit PAA c/ 1) Banque Atlantique de Cote la [demanderesse] de ce connaissement, le juge des
d’Ivoire dite BACI, 2) Maître ABOA Alain Cyrille, référés est compétent en la cause », a suffisamment
Ohadata J-15-119). motivé sa décision relativement à l’urgence (CCJA,
Lorsqu’il résulte de l’examen des conclusions et de Ass. plén., no 052, 23-4-2014 ; P no 079/2011/PC du
0
19-9-2011 : Banque Sahélo-Saharienne pour l’Inves-
00
l’arrêt querellé lui-même, que la demanderesse a
95
tissement et le Commerce (BSIC) c/ 1) Société Robert
26
sollicité de la cour d’appel la nullité d’un exploit de
50
dénonciation du 17 novembre 2010, que nulle part PINCHOU S.A, 2) Société HAWA Sarl, Ohadata J-15-
6:1
143).
14
dans l’arrêt on ne trouve la réponse à ce chef de
.4.
C’est à tort qu’il est reproché à une cour d’appel
.68
demande, il y a omission ou refus de réponse justi-
54
fiant la cassation sans qu’il soit besoin d’examiner les d’avoir violé les articles 1 à 3 de l’AUPSRVE, en ce
0:1
qu’il a estimé que la demanderesse n’a pas apporté
33
autres moyens (CCJA, 2e ch., no 171, 17-12-2015 ;
36
lors qu’à la suite de cette argumentation la cour a 13-1-2011 : Société AL MAKARU AL ASMA S.A c/
conclu « … que le juge des référés, juge de l’évi- Société REMACO Ltd, Ohadata J-15-105).
dence et du constat, n’a fait que jouer son rôle ». Il Aucune violation de l’article 274 de l’AUPSRVE ne
en est ainsi car il y a eu une adoption de motifs ayant peut être reprochée à une cour d’appel qui a adopté
conduit à la confirmation de l’ordonnance querellée les motifs du premier juge qui lui, a caractérisé les
(CCJA, 2e ch., no 013, 27-2-2014 ; P no 008/2011/PC agissements frauduleux découverts à l’occasion
du 13-1-2011 : SOCIETE MEDITERRANEAN SHIPPING d’une procédure pénale. L’application de l’ar-
COMPAGNY SENEGAL dite MSC Sénégal c/ SOCIETE ticle 274 ayant été liée à celle de l’article 275, le
SOCOMAF SA, Ohadata J-15-104). moyen doit être rejeté (CCJA, 2e ch., no 031,
Il ne peut être valablement reproché à un arrêt d’ap- 3-4-2014 ; P no 006/2012/PC du 17-1-2012 : Société
pel de ne pas avoir répondu aux conclusions relatives OK PLAST CAM SARL c/ LONKEU NJOUBOUSSI Bien-
à la première saisie et à la consignation des sommes venu, Ohadata J-15-122).
entre les mains du greffier en chef, se contentant Manque en fait et doit être rejeté, le moyen intitulé
d’évoquer le motif du premier juge, alors qu’il ne « omission de statuer » et reprochant à l’arrêt déféré
saurait y avoir deux saisies pour les mêmes causes, de ne pas avoir statué sur une demande relative à la
0
nature d’un contrat litigieux, alors que la question
00
dès lors que la cour d’appel a précisé « que de tout
95
soulevée était déterminante de l’application ou non
26
ce qui précède et pour des motivations non
50
contraires à celles du premier juge, la cour ne peut des articles 1 et 2 de l’AUPSRVE, dès lors qu’il résulte
6:1
des mentions de l’arrêt attaqué que la demanderesse
14
que confirmer l’ordonnance querellée en toutes ses
.4.
au pourvoi, qui n’a ni comparu, ni été représentée à
.68
dispositions ». Il apparaît clairement de cette motiva-
54
tion que la cour a procédé par adoption de motifs l’instance d’appel et n’y a présenté aucun moyen de
0:1
défense, n’a pu y présenter les conclusions préten-
33
pour confirmer l’ordonnance querellée ; rejet du
36
Ohadata J-16-41).
lar
tion explicite dans la première décision (CCJA, 2e ch. général des Impôts en ce qu’il réglemente la présen-
int
no 133, 12-11-2015 ; P. no 020/2013/PC du 19-2- tation des titres de perception et les interruptions de
2013 : Société Chanas Assurances c/ Ekobo Din leur prescription et qu’à ces conclusions la cour a
Marianne, Penka Félix, Tiotsop Maurice, Nseke Oh répondu en motivant qu’à compter du 24 janvier
Jean, Talachele Mekontso Oscar Blaise, Mabo, Dieu- 1995 « un nouveau délai quinquennal commence à
donné, Ekwalla Alice épouse Edimo, Nji Henry Ndeh, courir et devait arriver à expiration le 27 janvier
Ngashu et Sonkouat Charlotte, Ohadata J-16-126). 2000 » (CCJA, Ass. plén., no 045, 27-4-2015 ;
C’est à tort qu’il est reproché à un arrêt de n’avoir P no 005/2011/PC du 13-1-2011 : Société Nationale
pas répondu au moyen tiré du rejet de l’exception de Recouvrement dite SNR c/ Héritiers de Feu Matar
de déchéance, dès lors que l’arrêt confirmatif a jugé NDIAYE, Ohadata J-16-45).
que « …l’opposition à l’ordonnance portant injonc- Le moyen faisant grief à un arrêt d’avoir violé les
tion de payer a été signifiée à la [défenderesse] le articles 15-4 alinéa 2 du contrat d’ouverture de
1er mars 2006 avec assignation à comparaître à l’au- crédit, 123 de l’AUS et 270 de l’AUPSRVE au motif
dience du 20 avril 2006 ; qu’entre la date de l’oppo- que la cour n’a pas répondu au moyen tiré de l’ab-
sition et celle de l’assignation il y a un délai sence d’hypothèque valable et a prêté des pouvoirs
d’ajournement supérieur à celui prévu par l’ar- à l’article 270 sus indiqué alors, selon le moyen, que
ticle 11 ; qu’il y a lieu dès lors de confirmer le juge- les effets de la sûreté cessent si l’inscription n’a pas
ment entrepris en ce qu’il a déclaré la société été renouvelée, ne peut être accueilli, dès lors qu’il
appelante déchue de son opposition ... ». En confir- ressort de l’arrêt attaqué que les juges d’appel ont
mant le jugement d’instance et en déclarant la examiné le moyen tiré du renouvellement de l’hypo-
société appelante déchue de son opposition, l’arrêt thèque et ont conclu à son rejet aux motifs que les
querellé a répondu aux conclusions relativement à dires ne peuvent être soulevés, à peine de
l’exception de déchéance ; rejet du moyen (CCJA, déchéance, que jusqu’à cinq jours avant l’audience
2e ch., no 014, 27-2-2014 ; P no 011/2011/PC du éventuelle (CCJA, Ass. plén., no 078, 29-4-2015 ;
112 Art. 28 bis [nouv.] Règlement de Procédure de la CCJA
P no 081/2010/ PC du 8-9-2010 : Société NETSURE, la décision avant-dire-droit, d’autre part. Dès lors, si
Sabo dite Ndèye DIAGNE épouse DIOP c/ Banque une cour d’appel doit nécessairement examiner tous
Sahélo-Saharienne pour l’Investissement et le les moyens des parties dirigés contre les deux déci-
Commerce dite BSIC, Ohadata J-16-79). sions ainsi simultanément attaquées, il est évident,
Défaut de motivation non caractérisé : appré- comme résultant du simple jeu des principes géné-
ciation souveraine des juges du fond. Le moyen raux du droit sus-rappelés, que la décision par
tiré du défaut de motifs ne peut non plus prospérer laquelle elle confirme celle du premier juge concerne
à cause des raisons ci-dessus décrites tirées de l’ap- principalement le jugement au fond d’avec lequel
préciation souveraine et suffisante faites par les fait corps celui avant-dire-droit, lequel en subit
juges du fond des éléments de preuve soumis à leur nécessairement et accessoirement le sort, sans que
appréciation (CCJA, 3e ch., no 141, 19-11-2015 ; la juridiction d’appel ne soit alors obligée d’apporter
P. no 067/2012/PC du 12-6-2012 : Société BOUR- cette précision dans son arrêt ; le moyen manque
BON Offshore SURF, S.A.S c/ TATY Jean Claude, alors de pertinence en droit. En l’espèce, le premier
Ohadata J-16-134). juge a bien relevé que l’appel a été formé contre les
deux ordonnances et, après avoir répondu à chacun
B. Omission de statuer
0
des moyens sur lesquels l’appelante a fondé les
00
95
Existence. Doit être cassé, l’arrêt qui omet de deux appels, a conclu sa motivation en indiquant
26
50
statuer sur une demande importante. Il en est ainsi : « qu’il y lieu de confirmer les deux ordonnances
6:1
– par exemple lorsque par conclusions d’appel une entreprises par application des dispositions de l’ar-
14
.4.
partie a exposé « que les actes de saisie-attribution ticle 50 du code de procédure civile et commerciale
.68
54
de créances pratiquée le 24 août 2010 et de dénon- et de condamner l’appelante aux dépens ». Il résulte
ciation du 31 août 2010 sur lesquels se fonde l’appe- 0:1
ainsi des motifs de l’arrêt déféré que la confirma-
33
36
lant pour déclarer une déclaration inexacte et tion concerne les deux ordonnances attaquées ;
88
5:8
incomplète (…) ont été déclarés nuls par la première dès lors, l’emploi du singulier dans le dispositif
69
chambre de la cour… », car la conséquence logique dudit arrêt, qui relève manifestement d’une simple
93
73
de cette demande est le débouté du fait de l’inexis- erreur matérielle, ne peut entrainer l’infirmation de
:76
PA
tence des saisies à la date du 28 juillet 2011 à ladite décision (CCJA, 1e ch. no 126, 29-10-2015 ;
:FU
laquelle l’arrêt a été rendu (CCJA, 2e ch., no 084, P. no 120/2011/PC du 2-12-2011 : Société Douala
om
31/10/2011 : 1) Banque Atlantique Côte d’Ivoire dite L’arrêt qui a retenu l’application de l’article 1998 du
sc
al.
BACI, 2) Banque Nationale d’Investissement dite Code civil et a écarté ipso facto l’article 1384 visé au
on
culture dite B.F.A c/ 1) KONAN YAO Augustin, conclusion ; il n’a donc pas omis de statuer (CCJA,
int
27-4-2015 ; P no 087/2007/PC du 21-9-2007 : Entre- des prix est un usage commun et régulièrement
prise LE GITE c/ NECSO CUBIERTAS SA, Ohadata observé entre les parties (CCJA, 2e ch., no 031,
J-16-60) ; 3-4-2014 ; P no 006/2012/PC du 17-1-2012 : Société
– pour confirmer le débouté du demandeur, a OK PLAST CAM SARL c/ LONKEU NJOUBOUSSI Bien-
soutenu « qu’en outre, il convient de relever que la venu, Ohadata J-15-122).
saisie immobilière est dirigée contre l’appelant en Appréciation souveraine des juges du fond.
tant que tiers détenteur car l’immeuble objet de la C’est par une appréciation souveraine de plusieurs
poursuite, est grevé au profit de l’intimé, qu’exer- faits qu’une cour d’appel a indiqué que « les
çant son droit de suite, l’intimé créancier hypothé- bureaux ne peuvent être valablement retenus pour
caire, a le droit de saisir cet immeuble quand bien la détermination de la compétence territoriale,
même celui-ci serait entre les mains d’une autre n’étant ni un siège social ni un lieu d’habitation »,
personne que le débiteur.. », alors que de l’examen pour retenir que le siège social de la société en cause
des pièces de la procédure, il n’apparaît nulle part était situé à Dakar et que le demandeur a préalable-
une hypothèque au profit du défendeur, exposant ment au dépôt de sa requête aux fins d’injonction
ainsi son arrêt à la cassation (CCJA, 2e ch. no 135, de payer, le 4 juillet 2005, par acte faisant égale-
0
12-11-2015 ; P. no 069/2014/PC du 11-4-2014 :
00
ment foi pour le recouvrement de la même créance,
95
DJIBO Seydou Amadou c/ SEYNI Adamou, Ohadata servi une mise en demeure à la société défenderesse
26
50
J-16-128) ; et à une autre personne à Dakar à l’adresse
6:1
14
– a qualifié une cession de bail de sous-location, suivante : « Boulevard Martin Luther King … ». Il n’y
.4.
alors que les termes clairs et sans équivoque de l’acte
.68
a donc ni dénaturation des faits, ni violation du
54
ne donnent lieu à aucune interprétation, exposant statut des huissiers ; rejet du moyen (CCJA, Ass.
0:1
ainsi son arrêt à la cassation (CCJA, 1e ch., no 167,
33
plén., no 044, 27-4-2015 ; P no 094/2010/PC du
36
Côte d’Ivoire, en abrégé BIAO-CI c/ Alexander Il n’y a pas de dénaturation des faits dès lors que le
73
0
Saisie-attribution. Doit être cassé pour manque de
00
acquitter ; », sans démontrer au préalable en quoi la
95
base légale :
26
correspondance du 21 juillet 2000 a pu rendre la Sté
50
– et insuffisance de motifs, l’arrêt de la cour d’appel
6:1
B débitrice des époux X., alors que ce fait a été
qui condamne le tiers saisi aux causes de la saisie-
14
contesté par la Sté A tout au long de la procédure,
.4.
attribution pour manquement à son obligation de
.68
n’a pas donné de base légale à sa décision, qui
54
déclaration sans rechercher si les prescriptions
encourt la cassation (CCJA, 2e ch., no 018/2013,
0:1
légales spécifiées par l’article 156 de l’AUPSRVE pour
33
7-3-2013 ; P no 130/2009/PC du 23-12-2009 :
36
n’est pas exigé pour une saisie-attribution de pour effet de restituer à C. son droit de propriété
ern
contesté les travaux réalisés. Sur évocation, est condamnés à payer la somme de 2.500.000 francs au
certaine la créance fondée sur la production d’un gérant de la société, ès qualités, alors que le paiement
bon de commande, d’une facture et de la de cette somme aurait dû être prononcé en faveur de
commande signée du débiteur qui ne conteste ni la la société elle-même (CCJA, no 024/2006, 16-11-
relation contractuelle les liant, ni même la réalisation 2006 : S. D. M. – A. M. c./ H. A. dit « CRISE », Recueil
des réparations objet de ladite facture (CCJA, 1e ch., de Jurisprudence no 8 / 2006, p. 32. – Le Juris-Ohada
no 031, 2-5-2013 ; P no 097/2006/PC du 8-12-2006 : no 1/2007, p. 23, Ohadata J-08-97).
SOCIETE COMPAGNIE FRANCAISE DE L’AFRIQUE DE Obs. : pour d’autres cas d’irrecevabilité pour
L’OUEST dite CFAO-C c/ SOCIETE SCIERIE DU moyen imprécis, voir sous l’art. 28.
BANDAMA, Recueil de jurisprudence no 20, Vol. 1,
jan.-déc. 2013, p. 178-181, Ohadata J-15-31). 1o Signification par lettre
Décisions fondée sur une simple déduction. La recommandée
cour d’appel qui, en matière d’injonction de payer, Il n’y a pas de défaut de base légale, dès lors que
a statué par simple déduction de l’attitude d’un l’article 251 (du Code de procédure civile de Côte
supposé débiteur, alors qu’il y a une contradiction d’Ivoire) qui concerne effectivement la signification à
0
manifeste entre les factures supposées être contresi-
00
mairie dans son alinéa premier, vise in fine « la lettre
95
gnées par le capitaine du navire et le document de
26
recommandée avec demande d’avis de réception… »
50
livraison visé par l’administration des douanes, jetant
6:1
qui, aux termes de l’arrêt querellé, est le premier acte
14
de ce fait un doute sérieux sur la nature des produits signifié à la débitrice en l’espèce (CCJA, 2e ch.,
.4.
livrés et leur valeur, n’a pas donné de base légale à
.68
no 011/2013, 7-3-2013 ; P no 007/2007/PC du 25-1-
54
sa décision qui encourt la cassation. Il en est ainsi
0:1
2007 : Sté Tropical Rubber CI dit TRCI c/ Cabinet
notamment lorsque, pour caractériser le caractère
33
d’Etude et de Recouvrement en Côte d’Ivoire dite
36
.............................................
12-3-2012 : SGBCI c/ Gabris Elaham, Gabris Laura
épouse Zorkot, Ohadata J-16-28). VII. Statuer sur une chose non
Pour d’autres exemple, voir : CCJA, 3e ch., no 145, demandée ou attribuer une chose
19-11-2015 ; P. no 113/2013/PC du 2-9-2013 : Papa au-delà de ce qui a été demandé
THIOUNE c/ Stéphane Cheikh NICOLAS dit Luc A. Définition
NICOLAÏ, Ohadata J-16-138, au sujet de la distinc- Ultra petita signifie « au delà de ce qui a été
tion entre la contestation et l’action en nullité d’un demandé », par exemple lorsqu’une juridiction
congé en matière de bail commercial. accorde plus qu’il n’a été demandé. Extra petita
a le même sens mais concerne spécifiquement les
3o Appréciation souveraine cas où le juge statue sur une question qui ne lui a
des juges du fond pas été soumise (voir Gérard Cornu, Vocabulaire
juridique, Association Henri Capitant/Presses
C’est à tort qu’il est reproché à un arrêt de manquer Universitaires de France, 3e éd. 2002).
de base légale, alors que, d’une part, la cour d’appel
a fondé souverainement sa décision sur des éléments B. Décision rendue extra petita
0
00
de fait caractérisant le défaut de preuves de la Existence : radiation abusive d’un commande-
95
ment de saisie immobilière. Le tribunal qui a
26
qualité de tiers-saisi défendeur et, d’autre part, en
50
constaté le droit de propriété du créancier poursui-
6:1
soutenant par ce moyen unique et vague, que « la
14
cour d’appel a violé la loi » sans préciser les disposi- vant sur un titre foncier et ordonné la radiation du
.4.
commandement aux fins de saisie immobilière, a
.68
tions légales qui auraient été ainsi violées, il y a lieu
54
statué « extra petita », puisque l’objet de sa saisine
de retenir que la cour d’appel en statuant comme 0:1
33
n’était pas de faire ordonner la radiation du
elle l’a fait, a fait une saine interprétation des dispo-
36
26-11-2015 ; P. no 014/2012/PC du 22-2-2012 : afin d’y insérer ses dires et observations. La cour
:76
portant sur l’appréciation souveraine des faits par c./ B., Le Juris-Ohada no 3, juil.-sept. 2008, p. 14, Le
lar
ho
les juges du fond échappe au contrôle du juge de recueil de jurisprudence de la CCJA, no 11, jan.-juin
sc
al.
P. no 124/2012/PC du 18-9-2012 : Agence d’Etudes Obs. : il était fait application de l’art. 269 de
ern
l’AUPSRVE.
int
la réformation, voire l’annulation de ladite ordon- tionnels, dès lors qu’aussi bien le tribunal que la cour
nance. La suppression de l’astreinte ordonnée étant d’appel ne se sont pas prononcés sur les demandes
bel et bien une réformation de l’ordonnance criti- initiales du Collectif des travailleurs, mais se sont
quée, la cour d’appel n’a ni statué ultra petita, ni violé plutôt saisis d’office en raison des informations four-
les articles visés aux moyens ; il s’ensuit que les nies par le Collectif des travailleurs pour statuer
moyens ne sont pas fondés et doivent être rejetés comme ils l’ont fait (CCJA, 3e ch., no 32, 8-12-2011 :
(CCJA, no 016/2009, 16-4-2009 : M. S. M. D. c./ SOCALIB c./ Collectif des travailleurs de la SOCALIB,
SOGACA, Recueil de Jurisprudence no 13, jan.-juin Juris-Ohada, 2012, no 2, 2012, avr.-juin, p. 29,
2009, p. 60, Ohadata J-10-65). Ohadata J-13-34, J-13-153).
c. Faculté de choix ouverte au tribunal e. Arbitrage
par les conclusions Pour une illustration de l’absence de décision ultra
Sur un autre arrêt ayant retenu qu’il n’a pas été petita en matière d’arbitrage, voir sous l’art. 30 du
statué ultra petita (au-delà de ce qui a été demandé), Règlement d’arbitrage de la CCJA (Ohadata J-13-
voir : CCJA, 2e ch., no 6, 9-3-2006 : Sté INDUS- 06), qui a retenu qu’il est de jurisprudence que
CHIMIE c./ M.R.P., Le Juris-Ohada, no 3/2006, p. 20, la mission des arbitres, définie par la convention
0
Ohadata J-07-13, rendu sur le fondement de l’article
00
d’arbitrage, est délimitée principalement par l’ob-
95
38 de l’AUPSRVE. jet du litige, tel qu’il est déterminé par les préten-
26
50
Obs. : il a été retenu en l’espèce, que « si le tions des parties sans s’attacher uniquement à
6:1
14
dispositif de l’exploit d’assignation en paiement l’énoncé des questions posées par l’acte de
.4.
en date du 22 janvier 2002 indique que [X.] mission. Ainsi, le tribunal arbitral, en relevant, par
.68
54
demandait au tribunal de « condamner en outre une interprétation exclusive de toute dénaturation
0:1
33
la Société INDUS-CHIMIE au paiement des causes des faits de la cause, que la responsabilité délic-
36
de la saisie, soit la somme de 25 259 383 francs tuelle de l’Etat du Mali « constamment invoquée
88
5:8
CFA en principal et à une somme non précisée par l’Etat du Mali » est dans le débat, s’est légale-
69
93
représentant les frais ; condamner la Société ment autorisé, dans le respect de sa mission et
73
INDUS-CHIMIE à payer la somme 20 000 000 de sans violer le principe du contradictoire, à retenir
:76
PA
francs CFA, à titre de dommages-intérêts, confor- la responsabilité délictuelle de l’Etat du Mali. Par
:FU
mément à l’article 38 de l’AUPSRVE, il ressort ailleurs, le tribunal arbitral qui a retenu la respon-
om
x.c
cependant des motifs du même exploit d’assi- sabilité délictuelle et subséquemment la répara-
vo
gnation que [X.] demandait plutôt « qu’il plaise tion du préjudice par équivalent, sous forme de
lar
ho
INDUS-CHIMIE à payer la somme de 27 514 313 123 de la loi malienne portant Régime Général
on
ati
FCFA représentant le principal et frais ; en outre, des Obligations, a pris en compte tous les
ern
sollicite la condamnation de la société INDUS- lesquels le coût d’acquisition des bus concernés en
CHIMIE à verser la somme de 20 000 000 CFA à l’espèce et n’a pas statué ultra petita).
titre de dommages et intérêts » ; que le dispositif f. Procédure collective
de l’exploit d’assignation en paiement, loin de Le fait, pour une banque, de s’approprier une
contredire les motifs, dit plutôt la même chose, somme se trouvant dans le compte d’un client en
l’huissier instrumentaire ayant seulement omis de dehors de la procédure de redressement en cours
préciser le montant des frais dans le dispositif ; contre ce client est tout à fait abusif ; c’est à juste
qu’en tout état de cause, il est de principe qu’en titre et sans avoir statué ultra petita que le tribunal
cas de contrariété entre le dispositif et les motifs, saisi a appliqué une mesure d’astreinte prévue par le
ce sont ces derniers qui priment ». Code de procédure civile et condamné la banque à
d. Liquidation d’une société prononcée des dommages-intérêts (CCJA, 2e ch., no 010/2013,
par un juge sur saisine d’office 7-3-2013 ; P no 075/2006/PC du 20-9-2006 :
Il ne peut être reproché à une cour d’appel d’avoir Banque Gabonaise et Française Internationale dite
statué ultra petita en prononçant la liquidation d’une BGFIBANK c/ Société de la Haute MONDAH dite
société alors que les demandeurs n’ont saisi le tribu- SHM, représentée par EDO Rufin Dubernard, syndic,
nal que pour le paiement, sous huitaine, de leurs Recueil de jurisprudence no 20, Vol. 2, jan.-
droits, arriérés de salaires et autres droits conven- déc. 2013, p. 26-28, Ohadata J-15-10).
0
00
Il s’ensuit que les moyens de cassation fondés sur
95
P no 014/2010/PC du 16-2-2010 : SOCIETE GENE-
26
RALE DE BANQUES EN CÔTE D’IVOIRE-SA (SGBCI) c/ la violation des articles 29 et 46 du Règlement de
50
6:1
1) Société EIVMEL, SARL, 2) SIBI Moussa, Recueil de procédure de la CCJA ne sauraient prospérer (CCJA,
14
Ass. plen., no 088, 20-11-2013 ; P no 049/2011/PC
.4.
jurisprudence no 20, Vol. 1, jan.-déc. 2013, p. 51-
.68
53, Ohadata J-15-60). du 31-5-2011 : Jacques NZOGHE NDONG c/ Société
54
Obs. : arrêt rendu en application de la version 0:1
d’Energie et d’Eau du Gabon SA dite SEEG-SA,
33
Société ROUGIER GABON-SA, Recueil de jurispru-
36
B. Recours n’indiquant pas au moins Ohadata J-15-40 ; CCJA, Ass. plén., no 089, 20-11-
69
93
à l’art. 28 bis
:76
Le recours qui n’indique ni les Actes uniformes, ni Gabon SA dite SEEG-SA, Recueil de jurisprudence
:FU
om
les Règlements prévus par le Traité de l’OHADA dont no 20, Vol. 2, jan.-déc. 2013, p. 134-136, Ohadata
x.c
Art. 29 Le recours est signifié par la Cour à toutes les parties à la procédure
on
ati
dent, la signification est faite dès la régularisation ou dès que la Cour aura admis la
recevabilité, eu égard aux conditions de forme énumérées audit article.
I. Inapplication de l’article 29 dissoute, partie à la procédure devant lesdites juri-
à une procédure nationale dictions nationales et défenderesse dans le présent
pourvoi ; il s’ensuit que la fin de non-recevoir tirée
L’article 29 du Règlement de procédure de la CCJA a
de la violation du texte visé au moyen n’est pas
pour champ d’application la procédure devant cette
fondée et le pourvoi est recevable (CCJA, 1re ch.,
juridiction et est inapplicable à la procédure d’assi-
no 044, 1-7-2010 : Sté A.P.C. c./ 1) CHEVRON
gnation devant le juge de l’urgence, qui demeure
TEXACO CAMEROUN SA, anciennement SHELL
régie par les dispositions nationales (CCJA, 2e ch.,
CAMEROUN SA, 2) TEXACO CAMEROUN SA,
no 111, 30-12-2013 ; P no 048/2011/PC du 31-5-
3) CHEVRON TEXACO AFRICA HOLDINGS LIMITED,
2011 : Jacques NZOGHE NDONG c/ Banque Interna-
4) CHEVRON MIDDLE EAST HOLDINGS LIMITED,
tionale pour le Commerce et l’Industrie du Gabon
Le Juris-Ohada no 1/2011, jan.-mar. 2011, p. 8,
dite BICIG-SA, Banque Centrale des Etats de
Ohadata J-12-92).
l’Afrique Centrale, dite BEAC, Recueil de jurispru- .............................................
dence no 20, Vol. 1, jan.-déc. 2013, p. 137-140,
III. Signification du recours
Ohadata J-15-84).
............................................. A. Diligences suffisantes du greffe
II. Parties à la procédure Le principe du contradictoire a été respecté et le
Si les autres sociétés nées de la dissolution de la recours doit être examiné, dès lors que le greffe de
société défenderesse peuvent être considérées la CCJA a tenté de joindre par lettre l’autre partie au
comme étrangères à la procédure devant les juridic- litige, en l’espèce le syndic d’une société, afin de lui
tions nationales, tel n’est pas le cas de la société notifier le recours en cassation et que cette corres-
Règlement de Procédure de la CCJA Art. 30 119
pondance est demeurée sans suite (CCJA, 2e ch., B. Validité de la signification faite
no 010/2013, 7-3-2013 ; P no 075/2006/PC du 20-9- au siège d’une société
2006 : Banque Gabonaise et Française Internationale
La signification faite à une société à son siège social
dite BGFIBANK c/ Société de la Haute MONDAH dite
est valable (CCJA, 1e ch., no 004, 12-2-2015 ;
SHM, représentée par EDO Rufin Dubernard, syndic,
P no 109/2012/PC du 6-9-2012 : Société Générale
Recueil de jurisprudence no 20, Vol. 2, jan.-
de Banque en Côte d’Ivoire dite SGBCI c/ SARL
déc. 2013, p. 26-28, Ohadata J-15-10) ; (CCJA,
IVOIRE, EL MOUTAMER Fatiha épouse BOURDIER,
1e ch., no 167, 17-12-2015 ; P. no 138/2013/PC du
Société Civile Immobilière IVOIRE dite SCI IVOIRE,
21-10-2013 : Banque Internationale pour l’Afrique Ohadata J-16-04).
de l’Ouest de Côte d’Ivoire, en abrégé BIAO-CI c/
Alexander ODIKA c/ Oumarou ALI, Ohadata J-16-
160).
0
00
cation du recours.
95
26
2 – Le mémoire en réponse contient :
50
6:1
a) les nom et domicile de la partie qui le produit ;
14
.4.
b) la date à laquelle le pourvoi lui a été signifié ;
.68
54
c) les conclusions présentées et les moyens invoqués. 33
0:1
3 – Les paragraphes 3, 4 et 5 de l’article 28 et l’article 29 sont applicables.
36
88
5:8
I. Mémoire déposé hors délai no 030/2009, 30-4-2009 : Docteur A. C. c./ Sté DPCI,
69
93
285).
déposé par la CCJA dans un litige l’opposant à l’un
vo
.............................................
2010/PC du 4-3-2010 : Société Nouvelle Scierie
II. Recevabilité du mémoire déposé
d’Agnibilékro (NSDA SARL) c/ FLUTEC BOIS EN
après une prorogation du délai LIQUIDATION SARL, Recueil de jurisprudence de la
Est recevable, le mémoire en réponse déposé par CCJA no 20, Vol. 1, jan.-déc. 2013, pp. 152-154,
une partie qui a pris le soin d’obtenir la prorogation Ohadata J-15-04) ;
préalable du délai de distance auprès du président – toutes les parties n’ont pas produit de mémoire
de la CCJA. Mais est irrecevable le mémoire déposé en réponse nonobstant le courrier du greffier en
hors délai par une partie qui prétend avoir bénéficié chef reçu par leur(s) conseil(s) (CCJA, 2e ch., no 024,
de la même prorogation par le président sans en 18-4-2013 ; P no 065/2008/PC du 28-7-2008 :
rapporter la preuve écrite (CCJA, Ass. plén., no 043, Société Tropicale des Allumettes dite SOTROPAL c/
23-4-2014 ; P no 024/2008/PC du 21-4-2008 : 1) Banque Internationale pour le Commerce et l’In-
Succession Edouard Assiba JOHNSON, Couadjo dustrie de la Côte d’Ivoire dite BICICI, 2) DRAMA
JOHNSON c/ Ayayi Koudahin ANENOU, Entreprise KOFFI Jean Pierre, Recueil de jurisprudence no 20,
Transit NETADI, Banque Togolaise de Développe- Vol. 1, jan.-déc. 2013, p. 11-14, Ohadata J-15-24).
ment (BTD), Maître Galolo SOEDJEDE, Ohadata J-15- Sur la suspension des délais en raison de la
134). situation en Côte d’Ivoire en 2011, voir sous
............................................. l’art. 28.1.
III. Absence de mémoire .............................................
Lorsque le défendeur au pourvoi n’a pas produit de
IV. Irrecevabilité du mémoire
mémoire en réponse dans le délai de trois mois produit par une personne
imparti, malgré le courrier du greffier en chef de la qui n’est pas partie au litige
CCJA, il y a lieu de passer outre cette défection et Les mémoires déposés par un avocat pour « [X.]
de dire le dossier en état d’être jugé (CCJA, épouse [Y.], propriétaire [d’une] entreprise individuelle
120 Art. 31 Règlement de Procédure de la CCJA
0
non autorisées par le président du demandeur au pourvoi qui a été classé au dossier
00
95
sans aucune autorisation en violation de l’article 31
26
Le mémoire qui n’a pas fait l’objet d’une autorisation
50
du Règlement de procédure de la CCJA est irrece-
6:1
préalable du Président de la CCJA doit être écarté
14
des débats, même s’il ne fait que reprendre pour vable (CCJA, Ass. plén., no 085, 20-11-2013 ;
.4.
.68
l’essentiel les arguments développés dans le recours P no 052/2010/PC du 2-6-2010 : SOCIETE GENERALE
54
TCHAD dite SGT SA c/ El HADJ SANY OUSMANE,
(CCJA, Ass. plén., no 11, 29-11-2011 : Etat du Mali 0:1
33
c./ Sté ABS International Corporate LTD, Juris- Recueil de jurisprudence no 20, Vol. 1, jan.-
36
88
Ohada, 2011, no 4, oct.-déc. 2001, p. 7, Ohadata déc. 2013, p. 125-127, Ohadata J-15-23).
5:8
69
93