Corrigé Physique I : Tir de Projectile
Thèmes abordés
Corrigé Physique I : Tir de Projectile
Thèmes abordés
Fonctions spéciales.
I La fonction de W de Lambert
I.1 Tir d’un projectile sans frottements
❏ – 1. Un référentiel est l’ensemble constitué :
— d’un solide par rapport auquel on décrit le mouvement. On y fixe un point O, origine d’un repère
cartésien ;
— d’une horloge paramétrant le temps.
Il est galiléen s’il vérifie le principe d’inertie : un point matériel soumis à aucune action mécanique
est soit au repos, soit animé d’un mouvement de translation rectiligne uniforme.
Le référentiel terrestre peut être considéré comme galiléen si la durée du mouvement est très
inférieure à 24 h.
❏ – 2. On étudie le mouvement du projectile dans le référentiel terrestre, on utilise les notations et le repère
défini dans l’énoncé. Les frottements étant négligés, le projectile n’est soumis qu’à son poids :
#»
P = m #»g
D’après la deuxième loi de Newton :
#»
m #»
a = P = m #»
g
Donc #»
a = #»
g = −g u# »z . On projette cette égalité vectorielle :
ẍ(t) = 0
ÿ(t) = 0
z̈(t) = −g
1
❏ – 3. Pour établir l’équation de la trajectoire, on identifie :
y
t=
v0 cos (θ0 )
ainsi :
1 y2 y
z(y) = − g 2 2
+ v0 sin (θ0 )
2 v0 cos (θ0 ) v0 cos (θ0 )
g
z(y) = − y 2 + tan (θ0 ) y
2v02 cos2 (θ0 )
La trajectoire est une parabole. Elle est symétrique par rapport à l’axe vertical passant par le sommet de
la trajectoire.
❏ – 4. Au sommet, ż (tS ) = 0 ainsi :
v0 sin (θ0 )
−gtS + v0 sin (θ0 ) = 0 soit tS =
g
À ce moment, x (tS ) = 0,
v0 sin (θ0 ) v 2 sin (2θ0 )
y (tS ) = v0 cos (θ0 ) = 0
g 2g
1 v 2 sin2 (θ0 ) v0 sin (θ0 ) v 2 sin2 (θ0 )
z (tS ) = − g 0 2 + v0 sin (θ0 ) = 0
2 g g 2g
Les coordonnées du sommet sont :
2v02 v2
ℓ= cos (θ0 ) sin (θ0 ) = 0 sin (2θ0 )
g g
La portée est maximale si sin (2θ0 ) = 1, soit 2θ0 = π/2 ou encore :
π
θ0 =
4
2
On introduit τ = m/α, vx = ẋ, vy = ẏ et vz = ż :
dvx 1
+ vx = 0
dt τ
dvy 1
+ vy = 0
dt τ
dvz + 1 v = −g
z
dt τ
On résout ces équations différentielles :
t
v
x
(t) = A 1 exp −
τ
t
vy (t) = A2 exp −
τ
t
vz (t) = A3 exp − − gτ
τ
où A1 , A2 et A3 sont trois constantes d’intégration.
vx (0) = A1
vx (0) = 0
A1 = 0
vy (0) = A2 or vy (0) = v0 cos (θ0 ) donc A2 = v0 cos (θ0 )
vz (0) = A3 − gτ vz (0) = v0 sin (θ0 ) A3 = v0 sin (θ0 ) + gτ
Finalement :
vx (t) = 0
t
vy (t) = v0 cos (θ0 ) exp −
τ
t
vz (t) = (v0 sin (θ0 ) + gτ ) exp − − gτ
τ
On intègre une seconde fois pour obtenir les équations horaires du mouvement :
x(t) = B1
t
y(t) = −v0 τ cos (θ0 ) exp − + B2
τ
t
2
z(t) = − v0 τ sin (θ0 ) + gτ exp − − gτ t + B3
τ
où B1 , B2 et B3 sont trois constantes d’intégration.
x(0) = B1
x(0) = 0
B 1 = 0
y(0) = −v0 τ cos (θ0 ) + B2 or y(0) = 0 donc B2 = v0 τ cos (θ0 )
2
B3 = v0 τ sin (θ0 ) + gτ 2
z(0) = − v0 τ sin (θ0 ) + gτ + B3 z(0) = 0
C’est le régime ballistique où l’inertie de départ domine. La trajectoire est rectiligne dans l’axe de v#»0 :
3
z
v#»0
θ0
y
0
❏ – 8. Si t ≫ τ , alors :
t
exp − ≈0
τ
D’où :
x(t) = 0
y(t) = v0 τ cos (θ0 )
z(t) = v0 τ sin (θ0 ) + gτ 2 − gτ t
t∼τ
t≫τ
t≪τ #»
v ≈ v# ∞
»
#»
v ≈ v#»0
y
0
❏ – 10. Graphique :
z
y
0
Ensuite :
T ′ (χ) = eχ + χeχ = (1 + χ) eχ
T ′ s’annule si et seulement si χ = −1. En χ = −1 :
T (χ = −1) = −e−1
C’est un minimum (T est décroissante pour χ < −1 et croissante pour χ > −1). Le tableau de variation
est :
x −∞ −1 +∞
T ′ (x) − 0 +
0 +∞
T (x)
−e−1
4
On a :
β = −e−1 ≈ 0,368
On restreint le graphique de T à [−1 ; +∞[ (en rouge). On trace la droite d’équation y = x (remarquons
que c’est la tangente à la courbe en 0). W est la symétrique de T par rapport à cette droite.
y T (χ) y=χ
2
1
W (χ)
0 χ
−1 1 2
−1
❏ – 12. On a T (0) = 0 donc W (0) = 0
Ensuite :
1
W (χ + h) = W (χ) + hW ′ (χ) avec W ′ (χ) =
χ + exp [W (χ)]
Programmation de la méthode d’Euler et affichage du graphique :
import numpy as np
import matplotlib . pyplot as plt
tmax =2.5
h =0.0001
n =25000
t =[]
W =[]
Wi =0
for i in range ( n ) :
ti = i * h
Wi = Wi + h /( ti + np . exp ( Wi ) )
t . append ( ti )
W . append ( Wi )
t∗ = τ × (−u + W (ueu ))
5
❏ – 14. La portée est la grandeur l = y (t∗ ).
W (ueu ) eu W (ueu )
y (t∗ ) = v0 τ cos (θ0 ) 1 − donc ℓ = v0 τ cos (θ0 ) 1 −
ueu u
γ2 − 1 6,25 − 1
≈ ≈2
e 2,7
On identifie graphiquement W (2) ≈ 0,86 ainsi :
γ 2 −1
γW e
θmax = arcsin ≈ arcsin (0,5) = 30◦
γ 2 −1
γ2 −1−W e
On identifie l’équation différentielle de l’oscilllateur harmonique avec ω02 = g/ℓ de sorte que θ̈ + ω02 θ = 0. La
période des oscillations est :
s
2π ℓ
T0 = = 2π
ω0 g
La période des oscillations ne dépend pas de l’angle initial θ0 : il y a isochronisme des oscillations.
❏ – 18. On multiplie l’équation du mouvement question 16 par θ̇ :
g
θ̇θ̈ + θ̇ sin θ = 0
ℓ
On intègre :
1 2 g
θ̇ − cos θ = K
2 ℓ
6
K est une constante. Déterminons-la à l’aide des conditions initiales. θ̇(0) = 0 et θ(0) = θ0 ainsi :
r
g 2g
0 − cos θ0 = K donc θ̇ = (cos θ − cos θ0 ) si θ̇ > 0
ℓ ℓ
..
.
√
1 + 1,5
√
1 + 0,5
χ
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
On ajoute les aires de chacun des rectangles :
9−1
X
I= 1 × f (i + 0,5)
i=0
S =0.
N =100
a =0.
b = m . pi /2.
pas =( b - a ) / N
theta_0 = m . pi /3.
x = m . sin ( theta_0 /2) **2
for i in range ( N ) :
phi = pas /2+ i * pas
S = S + f (x , phi )
print ( pas * S )
❏ – 21. On lit graphiquement pour θ0 = 50◦ :
T
= 1,05 soit T = 1,05 s
T0
On s’attend à ce qu’une heure représente 3600 battements, soit 3600 × 1,05 = 3780 secondes. le décalage est
de 3 minutes.
❏ – 22. C’est la trajectoire suivie par la valve d’une roue de vélo dans le référentiel de la route par exemple
(mouvement de rotation de rayon R et de vitesse angulaire ω autour d’un axe en translation à la vitesse
Rω).
7
III La fonction d’erreur de Gauss : erf
III.1 Introduction au problème de Stefan
❏ – 23. On ne peut pas raisonner en supposant un simple refroidissement : il faut prendre en compte un terme
de source volumique résultant de la production de chaleur causée par la désintégration des noyaux radioactifs
du manteau terrestre.
❏ – 24. Le vecteur densité de flux thermique est défini par son flux à travers une surface S orientée selon la
normale #»
n :
#»
δϕQ = jQ · #»
n dSdt
jQ s’exprime donc en W · m−2 , sa dimension est [P] · L−2 = M · T−3 . La loi de Fourier est :
#» # »
jQ = −κ gradT
La loi de Fourier est valable proche de l’équilibre thermodynamique (gradients de températures assez
faibles) et d’isotropie du milieu. La dimension de κ est :
[P] · L−2
[κ] = = [P] · L−1 · Θ−1 = M · L · T−3 · Θ−1
Θ · L−1
κ s’exprime en W · m−1 · K−1 .
❏ – 25. Pendant dt, la tranche reçoit jQ (y)Sdt du haut et perd jQ (y + dy)Sdt par le bas (u# »y est dirigé vers le
bas) ainsi :
∂jQ
δQ = jQ (y)Sdt − jQ (y + dy)Sdt = − Sdydt
∂y
À l’échelle mésoscopique, il y a assez d’atomes pour définir les paramètres d’état, et ainsi appliquer les lois
de la thermodynamique, mais l’échelle est assez petite pour supposer ceux-ci homogènes.
On a :
∂T
dU = CdT = mcdT = ρcSdydT = ρcSdydt
∂t
Il n’y a pas de travaux donc dU = δQ d’où :
∂T
δQ = ρcSdydt
∂t
La loi de Fourier donne jQ = −κ ∂T
∂y ainsi :
∂2T ∂T κ ∂2T ∂T
κ Sdydt = ρcSdydt donc =
∂y 2 ∂t ρc ∂y 2 ∂t
On identifie :
κ ∂2T ∂T
D= de sorte que D 2
=
ρc ∂y ∂t
8
❏ – 27. On a :
∂θ y 1 ∂θ η ∂θ
= √ − √ (η) = − (η)
∂t 2 D 2t t ∂η 2t ∂η
∂θ 1 ∂θ
= √ (η)
∂y 2 Dt ∂η
∂2θ 1 ∂2θ
= √ 2 ∂η 2 (η)
∂y 2
2 Dt
Donc :
1 ∂2θ η ∂θ
D 2
(η) = − (η)
4Dt ∂η 2t ∂η
∂2θ ∂θ
(η) + 2η (η) = 0
∂η 2 ∂η
❏ – 28. On a immédiatement :
∂φ
+ 2ηφ = 0
∂η
La solution de cette équation différentielle est :
φ(η) = A exp −η 2
Or : √
Z +∞
2
π
A exp −η dη = A
0 2
√
Donc A = −2/ π d’où :
2
φ(η) = − √ exp −η 2
π
Ensuite : Z η
θ(η) = θ0 + φ(z)dz
0
Enfin
y
T (y, t) = T1 + (T0 − T1 ) θ(y, t) = T1 + (T0 − T1 ) θ √
2 Dt
y
" #
Z √
2 2 Dt
exp −z 2 dz
T (y, t) = T1 + (T0 − T1 ) 1 − √
π 0
y
√
2 (T1 − T0 )
Z
2 Dt
exp −z 2 dz
T (y, t) = T0 + √
π 0
limites :
— T (λ) = Tf donc θ(λ) = 1 ;
— θ(0) = θ(y = 0, t > 0) = TTf0 −T
−T0 = 0
0
9
Or, en intégrant φ, on obtient :
Z η √
′ 2
′ π
θ(η) = θ(0) + A exp −z dz = θ(0) + A erf(η)
0 2
Ainsi : √
π θ(λ) − θ(0) 1
A′ = =
2 erf(λ) erf(λ)
D’où :
erf(η)
θ(η) =
erf(λ)
❏ – 30. On suppose la transformation monobare, lors du passage de l’état liquide à l’état solide, le transfert
thermique reçu par le fluide est :
dH = m∆hliq→sol (Tf )
Le transfert thermique cédé est donc :
Or m = ρSdyS donc :
δQ = ρSdyS ∆hsol→liq (Tf )
❏ – 31. L’énergie cédée par la tranche vers le haut par diffusion thermique est :
−jQ (y = yS ) Sdt
❏ – 32. On a :
∂T ∂θ 1 ∂θ
= (Tf − T0 ) = (Tf − T0 ) √
∂y y=yS ∂y 2 Dt ∂η
or :
∂θ 1 2 2
= √ e−η
∂η erf(λ) π
Donc : 2
Tf − T0 e−λ
∂T
=√ √
∂y y=yS π Dt erf(λ)
√
Et, comme yS (t) = 2λ Dt : √ √
∂yS D D
= 2λ √ = λ √
∂t 2 t t
Ainsi, on injecte dans l’équation question 31 :
√ 2
D Tf − T0 e−λ
ρλ √ ∆hsol→liq (Tf ) = −κ √ √
t π Dt erf(λ)
√ 2
ρD π e−λ
∆hsol→liq (Tf ) =
κ Tf − T0 λerf(λ)
Or D = κ/(ρc) donc ρD/κ = 1/c d’où :
√ 2
π e−λ
∆hsol→liq (Tf ) =
c (Tf − T0 ) λerf(λ)
10
❏ – 33. La grandeur : √
π
X= ∆hsol→liq (Tf )
c (Tf − T0 )
2
e−λ
est une constante numérique. Il s’agit de trouver à quel moment la fonction F : λ 7→ λerf(λ) atteint cette
constante. On peut procéder par dichotomie. Le principe est le suivante.
1. on considère deux points de départ λd et λf tels que F (λi ) > X et F (λf ) < X.
λ +λ
2. On évalue F i 2 f
λ +λ
— si la valeur obtenue est plus petite que X, alors la solution est entre λi et i 2 f . On remplace λf par
λi +λf
2 .
λ +λ
— si la valeur obtenue est plus grande que X, alors la solution est entre i 2 f et λf . On remplace λi
λ +λ
par i 2 f .
3. On renouvelle l’opération jusqu’à ce que l’intervalle λf − λi soit assez petit.
On peut aussi utiliser la méthode des tangentes de Newton qui converge plus rapidement.
❏ – 34. On a : √
π
∆hsol→liq (Tf ) = 0,708
c (Tf − T0 )
−λ2
e
L’antécédant de 0,708 par λ 7→ λerf(λ) est environ égal à λ = 0,8 d’après la représentation graphique.
Pour estimer l’épaisseur de la croûte, on calcule :
√ p
ys = 2λ Dt = 2 × 0,8 × 7 · 10−7 × 180 × 24 × 3600 ≈ 5,3 m
Graphiquement, on lit un résultat du même ordre (qui concorde surtout avec Makaopuhi).
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