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Corrigé Physique I : Tir de Projectile

Le document traite des mouvements de projectiles, en considérant d'abord le cas sans frottements, où les équations horaires et la trajectoire parabolique sont établies. Ensuite, il aborde le tir avec frottements, en introduisant des équations différentielles pour modéliser le mouvement, et en analysant les régimes de comportement en fonction du temps. Enfin, il examine la portée maximale d'un tir avec frottement en étudiant la fonction associée.

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Thèmes abordés

  • intégrale elliptique,
  • force de frottement,
  • équations horaires,
  • trajectoire rectiligne,
  • croûte de lave,
  • chaleur de fusion,
  • accélération gravitationnelle,
  • graphique de mouvement,
  • oscillation,
  • mouvement rectiligne
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Corrigé Physique I : Tir de Projectile

Le document traite des mouvements de projectiles, en considérant d'abord le cas sans frottements, où les équations horaires et la trajectoire parabolique sont établies. Ensuite, il aborde le tir avec frottements, en introduisant des équations différentielles pour modéliser le mouvement, et en analysant les régimes de comportement en fonction du temps. Enfin, il examine la portée maximale d'un tir avec frottement en étudiant la fonction associée.

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  • accélération gravitationnelle,
  • graphique de mouvement,
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Mines-Ponts – MP – 2023 – Physique I – Corrigé

Fonctions spéciales.
I La fonction de W de Lambert
I.1 Tir d’un projectile sans frottements
❏ – 1. Un référentiel est l’ensemble constitué :
— d’un solide par rapport auquel on décrit le mouvement. On y fixe un point O, origine d’un repère
cartésien ;
— d’une horloge paramétrant le temps.
Il est galiléen s’il vérifie le principe d’inertie : un point matériel soumis à aucune action mécanique
est soit au repos, soit animé d’un mouvement de translation rectiligne uniforme.
Le référentiel terrestre peut être considéré comme galiléen si la durée du mouvement est très
inférieure à 24 h.
❏ – 2. On étudie le mouvement du projectile dans le référentiel terrestre, on utilise les notations et le repère
défini dans l’énoncé. Les frottements étant négligés, le projectile n’est soumis qu’à son poids :

P = m #»g
D’après la deuxième loi de Newton :

m #»
a = P = m #»
g
Donc #»
a = #»
g = −g u# »z . On projette cette égalité vectorielle :

ẍ(t) = 0

ÿ(t) = 0

z̈(t) = −g

On en déduit la vitesse par intégration :



ẋ(t) = K1

ẏ(t) = K2

ż(t) = −gt + K3

Donc ẋ(0) = K1 , ẏ(0) = K2 et ż(0) = K3 . Or :



v (0) = v#»0 = v0 cos (θ0 ) u# »y + v0 sin (θ0 ) u# »z
Ainsi ẋ(0) = 0, ẏ(0) = v0 cos (θ0 ) et ż(0) = v0 sin (θ0 ). On identifie donc K1 = 0, K2 = v0 cos (θ0 ) et
K3 = v0 sin (θ0 ). Finalement : 
ẋ(t) = 0

ẏ(t) = v0 cos (θ0 )

ż(t) = −gt + v0 sin (θ0 )

D’où les lois horaires du mouvement en intégrant une seconde fois :



 x(t) = C1


y(t) = v0 cos (θ0 ) t + C2
 z(t) = − 1 gt2 + v sin (θ ) t + C


0 0 3
2
Donc x(0) = C1 , y(0) = C2 et z(0) = C3 . Par définition de l’origine proposée dans l’énoncé x(0) = y(0) =
z(0) = 0, ainsi on identifie C1 = C2 = C3 = 0. Les équations horaires du mouvement sont donc :

x(t) = 0


y(t) = v0 cos (θ0 ) t
 z(t) = − 1 gt2 + v sin (θ ) t


0 0
2
x(t) = 0 donc le mouvement reste dans le plan (Oyz).

1
❏ – 3. Pour établir l’équation de la trajectoire, on identifie :
y
t=
v0 cos (θ0 )
ainsi :
1 y2 y
z(y) = − g 2 2
+ v0 sin (θ0 )
2 v0 cos (θ0 ) v0 cos (θ0 )
g
z(y) = − y 2 + tan (θ0 ) y
2v02 cos2 (θ0 )
La trajectoire est une parabole. Elle est symétrique par rapport à l’axe vertical passant par le sommet de
la trajectoire.
❏ – 4. Au sommet, ż (tS ) = 0 ainsi :
v0 sin (θ0 )
−gtS + v0 sin (θ0 ) = 0 soit tS =
g

À ce moment, x (tS ) = 0,
v0 sin (θ0 ) v 2 sin (2θ0 )
y (tS ) = v0 cos (θ0 ) = 0
g 2g
1 v 2 sin2 (θ0 ) v0 sin (θ0 ) v 2 sin2 (θ0 )
z (tS ) = − g 0 2 + v0 sin (θ0 ) = 0
2 g g 2g
Les coordonnées du sommet sont :

v 2 sin (2θ0 ) v 2 sin2 (θ0 )


 
S = xS = 0 ; yS = 0 ; zS = 0
2g 2g

La portée du tir est le moment ℓ ̸= 0 où z (ℓ) = 0. Soit :


g sin (θ0 )
− ℓ2 + ℓ=0
2v02 cos2 (θ0 ) cos (θ0 )

2v02 v2
ℓ= cos (θ0 ) sin (θ0 ) = 0 sin (2θ0 )
g g
La portée est maximale si sin (2θ0 ) = 1, soit 2θ0 = π/2 ou encore :

π
θ0 =
4

I.2 Tir d’un projectile avec frottements


❏ – 5. D’une part : h #»i
f = [m] × [ #»
a ] = M · L · T−2
Ainsi : h #»i
f M · L · T−2
[α] = #» = = M · T−1
[v] L · T−1

La dimension de α est M · T−1


m
On peut définir un temps caractéristique τ = α
Il n’y a pas de frottements en x (car pas de vitesse en x) donc pas de mouvement en x : le mouvement
reste dans le plan (Oyz) comme nous allons le montrer ci-dessous.
❏ – 6. On reprend l’étude de la question 2, en prenant en compte la force de frottement :

f = −α #»
v = −αẋu# » #» #»
x − αẏ uy − αż uz

D’après la deuxième loi de Newton :


#» #»
m #»
a =P+f
On projette cette égalité vectorielle : 
mẍ(t) = −αẋ

mÿ(t) = −αẏ

mz̈(t) = −αż − mg

2
On introduit τ = m/α, vx = ẋ, vy = ẏ et vz = ż :

dvx 1


 + vx = 0


 dt τ
dvy 1

+ vy = 0

 dt τ
 dvz + 1 v = −g



z
dt τ
On résout ces équations différentielles :
  
t
 v
 x
 (t) = A 1 exp −


 τ
  
 t
vy (t) = A2 exp −

 τ
  
t


 vz (t) = A3 exp − − gτ


τ
où A1 , A2 et A3 sont trois constantes d’intégration.
  
vx (0) = A1
 vx (0) = 0
  A1 = 0

vy (0) = A2 or vy (0) = v0 cos (θ0 ) donc A2 = v0 cos (θ0 )
  
vz (0) = A3 − gτ vz (0) = v0 sin (θ0 ) A3 = v0 sin (θ0 ) + gτ
  

Finalement : 

 vx (t) = 0
  

 t
vy (t) = v0 cos (θ0 ) exp −

τ
  
t


 vz (t) = (v0 sin (θ0 ) + gτ ) exp − − gτ


τ
On intègre une seconde fois pour obtenir les équations horaires du mouvement :

x(t) = B1

  

 t
y(t) = −v0 τ cos (θ0 ) exp − + B2

τ
  
t


2

 z(t) = − v0 τ sin (θ0 ) + gτ exp − − gτ t + B3


τ
où B1 , B2 et B3 sont trois constantes d’intégration.
  
x(0) = B1
 x(0) = 0
 B 1 = 0

y(0) = −v0 τ cos (θ0 ) + B2 or y(0) = 0 donc B2 = v0 τ cos (θ0 )
 2
 
B3 = v0 τ sin (θ0 ) + gτ 2

z(0) = − v0 τ sin (θ0 ) + gτ + B3 z(0) = 0
  

Finalement, les équations horaires du mouvement sont :




x(t) = 0
   

 t
y(t) = v0 τ cos (θ0 ) 1 − exp −

τ
   
t


 z(t) = v0 τ sin (θ0 ) + gτ 2 1 − exp −

− gτ t


τ

On a bien montré que x(t) = 0 : le mouvement est plan.


❏ – 7. Si t ≪ τ , alors :    
t t t t
exp − ≈1− ainsi 1 − exp − ≈
τ τ τ τ
D’où : 
x(t) = 0

y(t) = v0 cos (θ0 ) t

z(t) = v0 sin (θ0 ) t

C’est le régime ballistique où l’inertie de départ domine. La trajectoire est rectiligne dans l’axe de v#»0 :

3
z

v#»0
θ0
y
0
❏ – 8. Si t ≫ τ , alors :  
t
exp − ≈0
τ
D’où :

x(t) = 0

y(t) = v0 τ cos (θ0 )

z(t) = v0 τ sin (θ0 ) + gτ 2 − gτ t

Le mouvement est rectiligne uniforme à la vitesse v# ∞


» = −gτ u# ». Le projectile retombe à l’abscisse v τ cos θ .
z 0 0
❏ – 9. Graphique :
z

t∼τ

t≫τ
t≪τ #»
v ≈ v# ∞
»

v ≈ v#»0
y
0
❏ – 10. Graphique :
z

y
0

I.3 La portée maximale d’un tir avec frottement


❏ – 11. On étudie la fonction T définie et dérivable sur R. On a :

lim T (χ) = 0 et lim T (χ) = +∞


χ→−∞ χ→+∞

Ensuite :
T ′ (χ) = eχ + χeχ = (1 + χ) eχ
T ′ s’annule si et seulement si χ = −1. En χ = −1 :

T (χ = −1) = −e−1

C’est un minimum (T est décroissante pour χ < −1 et croissante pour χ > −1). Le tableau de variation
est :
x −∞ −1 +∞
T ′ (x) − 0 +
0 +∞

T (x)

−e−1

4
On a :
β = −e−1 ≈ 0,368
On restreint le graphique de T à [−1 ; +∞[ (en rouge). On trace la droite d’équation y = x (remarquons
que c’est la tangente à la courbe en 0). W est la symétrique de T par rapport à cette droite.
y T (χ) y=χ
2

1
W (χ)

0 χ
−1 1 2

−1
❏ – 12. On a T (0) = 0 donc W (0) = 0
Ensuite :
1
W (χ + h) = W (χ) + hW ′ (χ) avec W ′ (χ) =
χ + exp [W (χ)]
Programmation de la méthode d’Euler et affichage du graphique :
import numpy as np
import matplotlib . pyplot as plt

tmax =2.5
h =0.0001
n =25000
t =[]
W =[]

Wi =0

for i in range ( n ) :
ti = i * h
Wi = Wi + h /( ti + np . exp ( Wi ) )
t . append ( ti )
W . append ( Wi )

plt . figure (1)


plt . plot (t , W )
plt . show ()
❏ – 13. Le projectile touche le sol si z (t∗ ) = 0 ou encore :
 ∗
t
v0 τ sin (θ0 ) + gτ 2 − v0 τ sin (θ0 ) + gτ 2 exp − − gτ t∗ = 0

τ
Notons :
1
b = v0 τ sin (θ0 ) + gτ 2 c = − v0 τ sin (θ0 ) + gτ 2

a = −gτ d=−
τ

Ainsi at∗ + b + cedt = 0. D’après l’énoncé, la solution est :
v0 τ sin (θ0 ) + gτ 2
  
v0 sin (θ0 ) + gτ v0 sin (θ0 ) + gτ
t∗ = + τW − exp −
gτ gτ gτ
      
v0 sin (θ0 ) v0 sin (θ0 ) v0 sin (θ0 )
=τ 1+ +W − 1+ exp − 1 +
gτ gτ gτ

t∗ = τ × (−u + W (ueu ))

5
❏ – 14. La portée est la grandeur l = y (t∗ ).

y (t∗ ) = v0 τ cos (θ0 ) (1 − exp (u − W (ueu )))


eu
 
= v0 τ cos (θ0 ) 1 −
exp (W (ueu ))
W (ueu ) eu
 
= v0 τ cos (θ0 ) 1 −
W (ueu ) exp (W (ueu ))
D’après la définition rappelée dans l’énoncé :

W (ueu ) eu W (ueu )
   
y (t∗ ) = v0 τ cos (θ0 ) 1 − donc ℓ = v0 τ cos (θ0 ) 1 −
ueu u

❏ – 15. On calcule γ = v0 /(gτ ) ≈ 2,5 soit :

γ2 − 1 6,25 − 1
≈ ≈2
e 2,7
On identifie graphiquement W (2) ≈ 0,86 ainsi :
 
γ 2 −1
 
γW e
θmax = arcsin     ≈ arcsin (0,5) = 30◦
γ 2 −1
γ2 −1−W e

II L’intégrale elliptique de première espèce


❏ – 16. On étudie le mouvement de la masse ponctuelle m reliée par la tige rigide au centre de rotation dans
le référentiel terrestre galiléen. On utilise le repère et les notations de l’énoncé. Sur la masse s’applique, en
l’absence de frottements, son poids :

P = mg u# » #» #»
x = mg cos θ ur − mg sin θ uθ

et la force exercée par la tige rigide :



T = −T u#»r
Le mouvement est circulaire donc :

a = −ℓθ̇2 u#»r + ℓθ̈ u#»θ
#» #»
D’après le principe fondamental de la dynamique m #»
a = P + T . On projette :
(
−mℓθ̇2 = −T + mg cos θ
mℓθ̈ = −mg sin θ

La seconde équation est l’équation du mouvement :


g
θ̈ + sin θ = 0

❏ – 17. Si θ ≪ 1, alors sin θ ≈ θ si bien que l’équation du mouvement devient :


g
θ̈ + θ = 0

On identifie l’équation différentielle de l’oscilllateur harmonique avec ω02 = g/ℓ de sorte que θ̈ + ω02 θ = 0. La
période des oscillations est :
s
2π ℓ
T0 = = 2π
ω0 g

La période des oscillations ne dépend pas de l’angle initial θ0 : il y a isochronisme des oscillations.
❏ – 18. On multiplie l’équation du mouvement question 16 par θ̇ :
g
θ̇θ̈ + θ̇ sin θ = 0

On intègre :
1 2 g
θ̇ − cos θ = K
2 ℓ

6
K est une constante. Déterminons-la à l’aide des conditions initiales. θ̇(0) = 0 et θ(0) = θ0 ainsi :
r
g 2g
0 − cos θ0 = K donc θ̇ = (cos θ − cos θ0 ) si θ̇ > 0
ℓ ℓ

Ainsi, à la condition que θ̇ > 0, on peut écrire :


r
2g
dθ = dt (cos θ − cos θ0 )

Lorsque θ passe de 0 à θ0 , un quart de période s’écoule (entre 3T /4 et T ).
Z θ0 Z T r r
dθ g gT
p = dt =
0 2 (cos θ − cos θ0 ) 3T /4 ℓ ℓ4
p
or g/ℓ = 2π/T0 ainsi :
Z θ0 Z T r
2T0 θ0
Z
dθ g 2π T dθ
p = dt = donc T = p
0 2 (cos θ − cos θ0 ) 3T /4 ℓ T 0 4 π 0 2 (cos θ − cos θ0 )

❏ – 19. Méthode des rectangles médians :



y y =1+ χ

..
.

1 + 1,5

1 + 0,5

χ
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
On ajoute les aires de chacun des rectangles :
9−1
X
I= 1 × f (i + 0,5)
i=0

Si on divise le pas de 2, l’erreur est diminuée de 22 = 4.


❏ – 20. Code :
import math as m
def f (x , phi ) :
return 1/( m . sqrt (1 - x * m . sin ( phi ) **2) )

S =0.
N =100
a =0.
b = m . pi /2.
pas =( b - a ) / N
theta_0 = m . pi /3.
x = m . sin ( theta_0 /2) **2
for i in range ( N ) :
phi = pas /2+ i * pas
S = S + f (x , phi )

print ( pas * S )
❏ – 21. On lit graphiquement pour θ0 = 50◦ :
T
= 1,05 soit T = 1,05 s
T0
On s’attend à ce qu’une heure représente 3600 battements, soit 3600 × 1,05 = 3780 secondes. le décalage est
de 3 minutes.
❏ – 22. C’est la trajectoire suivie par la valve d’une roue de vélo dans le référentiel de la route par exemple
(mouvement de rotation de rayon R et de vitesse angulaire ω autour d’un axe en translation à la vitesse
Rω).

7
III La fonction d’erreur de Gauss : erf
III.1 Introduction au problème de Stefan
❏ – 23. On ne peut pas raisonner en supposant un simple refroidissement : il faut prendre en compte un terme
de source volumique résultant de la production de chaleur causée par la désintégration des noyaux radioactifs
du manteau terrestre.
❏ – 24. Le vecteur densité de flux thermique est défini par son flux à travers une surface S orientée selon la
normale #»
n :

δϕQ = jQ · #»
n dSdt
jQ s’exprime donc en W · m−2 , sa dimension est [P] · L−2 = M · T−3 . La loi de Fourier est :
#» # »
jQ = −κ gradT

La loi de Fourier est valable proche de l’équilibre thermodynamique (gradients de températures assez
faibles) et d’isotropie du milieu. La dimension de κ est :
[P] · L−2
[κ] = = [P] · L−1 · Θ−1 = M · L · T−3 · Θ−1
Θ · L−1
κ s’exprime en W · m−1 · K−1 .
❏ – 25. Pendant dt, la tranche reçoit jQ (y)Sdt du haut et perd jQ (y + dy)Sdt par le bas (u# »y est dirigé vers le
bas) ainsi :
∂jQ
δQ = jQ (y)Sdt − jQ (y + dy)Sdt = − Sdydt
∂y
À l’échelle mésoscopique, il y a assez d’atomes pour définir les paramètres d’état, et ainsi appliquer les lois
de la thermodynamique, mais l’échelle est assez petite pour supposer ceux-ci homogènes.
On a :
∂T
dU = CdT = mcdT = ρcSdydT = ρcSdydt
∂t
Il n’y a pas de travaux donc dU = δQ d’où :
∂T
δQ = ρcSdydt
∂t
La loi de Fourier donne jQ = −κ ∂T
∂y ainsi :

∂2T ∂T κ ∂2T ∂T
κ Sdydt = ρcSdydt donc =
∂y 2 ∂t ρc ∂y 2 ∂t
On identifie :
κ ∂2T ∂T
D= de sorte que D 2
=
ρc ∂y ∂t

La formule est homogène donc la dimension de D est L2 · T−1


On écrit :
∂2T T ∂T T
∼ 2 et ∼
∂y 2 L ∂t t
Ainsi :
DT T √
2
= donc L = Dt
L t
❏ – 26. On a :
∂θ 1 ∂T ∂2θ 1 ∂2T
= et 2
=
∂t T0 − T1 ∂t ∂y T0 − T1 ∂y 2
Ainsi :
∂2θ ∂θ
D 2 =
∂y ∂t
Les conditions aux limites sont :
T (y > 0, t = 0) − T1 T1 − T1
θ (y > 0, t = 0) = = θ (y > 0, t = 0) = 0
T0 − T1 T0 − T1
T (y = 0, t > 0) − T1 T0 − T1
θ (y = 0, t > 0) = = θ (y = 0, t > 0) = 1
T0 − T1 T0 − T1
T (y → ∞, t > 0) − T1 T1 − T1
θ (y → ∞, t > 0) = = θ (y → ∞, t > 0) = 0
T0 − T1 T0 − T1

8
❏ – 27. On a :  
∂θ y 1 ∂θ η ∂θ
= √ − √ (η) = − (η)
∂t 2 D 2t t ∂η 2t ∂η
∂θ 1 ∂θ
= √ (η)
∂y 2 Dt ∂η
∂2θ 1 ∂2θ
= √ 2 ∂η 2 (η)
∂y 2
 
2 Dt

Donc :
1 ∂2θ η ∂θ
D 2
(η) = − (η)
4Dt ∂η 2t ∂η

∂2θ ∂θ
(η) + 2η (η) = 0
∂η 2 ∂η

❏ – 28. On a immédiatement :
∂φ
+ 2ηφ = 0
∂η
La solution de cette équation différentielle est :

φ(η) = A exp −η 2


Pour trouver la valeur de A, considérons :


Z +∞
+∞
φ(η)dη = [θ(η)]0 = θ (y → ∞, t > 0) − θ (y = 0, t > 0) = −1
0

Or : √
Z +∞
2
 π
A exp −η dη = A
0 2

Donc A = −2/ π d’où :
2
φ(η) = − √ exp −η 2

π
Ensuite : Z η
θ(η) = θ0 + φ(z)dz
0

Or θ(0) = θ (y = 0, t > 0) = 1 donc :


Z η
2
exp −z 2 dz

θ(η) = 1 − √
π 0

Enfin  
y
T (y, t) = T1 + (T0 − T1 ) θ(y, t) = T1 + (T0 − T1 ) θ √
2 Dt
y
" #
Z √
2 2 Dt
exp −z 2 dz

T (y, t) = T1 + (T0 − T1 ) 1 − √
π 0

y

2 (T1 − T0 )
Z
2 Dt
exp −z 2 dz

T (y, t) = T0 + √
π 0

III.2 Formation d’une croûte de lave solide


❏ – 29. On repart de φ(η) = A′ exp −η 2 . Pour trouver la valeur de A′ , on utilise les nouvelles conditions aux


limites :
— T (λ) = Tf donc θ(λ) = 1 ;
— θ(0) = θ(y = 0, t > 0) = TTf0 −T
−T0 = 0
0

9
Or, en intégrant φ, on obtient :
Z η √
′ 2
 ′ π
θ(η) = θ(0) + A exp −z dz = θ(0) + A erf(η)
0 2

Ainsi : √
π θ(λ) − θ(0) 1
A′ = =
2 erf(λ) erf(λ)
D’où :
erf(η)
θ(η) =
erf(λ)

❏ – 30. On suppose la transformation monobare, lors du passage de l’état liquide à l’état solide, le transfert
thermique reçu par le fluide est :
dH = m∆hliq→sol (Tf )
Le transfert thermique cédé est donc :

δQ = −dH = −m∆hliq→sol (Tf ) = m∆hsol→liq (Tf )

Or m = ρSdyS donc :
δQ = ρSdyS ∆hsol→liq (Tf )

❏ – 31. L’énergie cédée par la tranche vers le haut par diffusion thermique est :

−jQ (y = yS ) Sdt

D’après la loi de Fourier :  


∂T
jQ (y = yS ) = −κ
∂y y=yS

L’énergie libérée par la solidification s’échappe par diffusion thermique :


 
∂T
ρSdyS ∆hsol→liq (Tf ) = κ Sdt
∂y y=yS
 
dyS ∂T
ρ∆hsol→liq (Tf ) =κ
dt ∂y y=yS

❏ – 32. On a :  
∂T ∂θ 1 ∂θ
= (Tf − T0 ) = (Tf − T0 ) √
∂y y=yS ∂y 2 Dt ∂η
or :
∂θ 1 2 2
= √ e−η
∂η erf(λ) π
Donc : 2
Tf − T0 e−λ
 
∂T
=√ √
∂y y=yS π Dt erf(λ)

Et, comme yS (t) = 2λ Dt : √ √
∂yS D D
= 2λ √ = λ √
∂t 2 t t
Ainsi, on injecte dans l’équation question 31 :
√ 2
D Tf − T0 e−λ
ρλ √ ∆hsol→liq (Tf ) = −κ √ √
t π Dt erf(λ)
√ 2
ρD π e−λ
∆hsol→liq (Tf ) =
κ Tf − T0 λerf(λ)
Or D = κ/(ρc) donc ρD/κ = 1/c d’où :
√ 2
π e−λ
∆hsol→liq (Tf ) =
c (Tf − T0 ) λerf(λ)

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❏ – 33. La grandeur : √
π
X= ∆hsol→liq (Tf )
c (Tf − T0 )
2
e−λ
est une constante numérique. Il s’agit de trouver à quel moment la fonction F : λ 7→ λerf(λ) atteint cette
constante. On peut procéder par dichotomie. Le principe est le suivante.
1. on considère deux points de départ λd et λf tels que F (λi ) > X et F (λf ) < X.
 
λ +λ
2. On évalue F i 2 f
λ +λ
— si la valeur obtenue est plus petite que X, alors la solution est entre λi et i 2 f . On remplace λf par
λi +λf
2 .
λ +λ
— si la valeur obtenue est plus grande que X, alors la solution est entre i 2 f et λf . On remplace λi
λ +λ
par i 2 f .
3. On renouvelle l’opération jusqu’à ce que l’intervalle λf − λi soit assez petit.
On peut aussi utiliser la méthode des tangentes de Newton qui converge plus rapidement.
❏ – 34. On a : √
π
∆hsol→liq (Tf ) = 0,708
c (Tf − T0 )
−λ2
e
L’antécédant de 0,708 par λ 7→ λerf(λ) est environ égal à λ = 0,8 d’après la représentation graphique.
Pour estimer l’épaisseur de la croûte, on calcule :
√ p
ys = 2λ Dt = 2 × 0,8 × 7 · 10−7 × 180 × 24 × 3600 ≈ 5,3 m

Graphiquement, on lit un résultat du même ordre (qui concorde surtout avec Makaopuhi).

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