These128 22
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MOTS-CLÉS
Nodule thyroïdien - EU-TIRADS 5 - Echographie - Cytologie - Histologie
JURY
Mme.
P P N. EL ANSARI PRESIDENT
Professeur d’Endocrinologie
M. A. RAJI RAPPORTEUR
Professeur d’Oto-rhino-laryngologie
Mme.
P P H. RAIS
Professeur d’Anatomie Pathologique JUGE
Au moment d’être admis à devenir membre de la profession médicale,
Je m’engage solennellement à consacrer ma vie au service de l’humanité.
Je traiterai mes maîtres avec le respect et la reconnaissance qui leur sont dus.
Je pratiquerai ma profession avec conscience et dignité. La santé de mes malades
sera mon premier but.
Je ne trahirai pas les secrets qui me seront confiés.
Je maintiendrai par tous les moyens en mon pouvoir l’honneur et les nobles
traditions de la profession médicale.
Les médecins seront mes frères.
Aucune considération de religion, de nationalité, de race, aucune considération
politique et sociale, ne s’interposera entre mon devoir et mon patient.
Je maintiendrai strictement le respect de la vie humaine dés sa conception.
Même sous la menace, je n’userai pas mes connaissances médicales
d’une façon contraire aux lois de l’humanité.
Je m’y engage librement et sur mon honneur.
Professeurs Agrégés
Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité
Chirurgie Cardio- HAZMIRI Fatima Histologie-embryologie-
ABDOU Abdessamad
vasculaire Ezzahra cytogénétique
Stomatologie et
ABIR Badreddine JANAH Hicham Pneumo-phtisiologie
chirurgie maxillo faciale
Médecine communautaire
ADARMOUCH Latifa (médecine préventive, KADDOURI Said Médecine interne
santé publique et hygiène)
LAFFINTI Mahmoud
AIT BATAHAR Salma Pneumo-phtisiologie Psychiatrie
Amine
ALAOUI Hassan Anésthésie-réanimation LAHKIM Mohammed Chirurgie Générale
ALJALIL Abdelfattah Oto-rhino-laryngologie MARGAD Omar Traumato-orthopédie
Médecine physique et MESSAOUDI
ARABI Hafid Ophtalmologie
réadaptation fonctionnelleRedouane
MLIHA TOUATI
ARSALANE Adil Chirurgie thoracique Oto-rhino-laryngologie
Mohammed
ASSERRAJI Mohammed Néphrologie MOUHSINE Abdelilah Radiologie
BELBACHIR Anass Anatomie patologique NADER Youssef Traumato-orthopédie
NASSIM SABAH Chirurgie réparatrice et
BELHADJ Ayoub Anesthésie-réanimation
Taoufik plastique
BOUZERDA Abdelmajid Cardiologie RHARRASSI Issam Anatomie pathologique
CHRAA Mohamed Physiologie SALAMA Tarik Chirurgie pédiatrique
Chirurgie Cardio-
EL HAOUATI Rachid SEDDIKI Rachid Anésthésie-réanimation
vasculaire
EL KAMOUNI Youssef Microbiologie-virologie SERGHINI Issam Anésthésie-réanimation
EL MEZOUARI Chirurgie réparatrice et
Parasitologie-mycologie TOURABI Khalid
El Mostafa plastique
ESSADI Ismail Oncologie médicale ZARROUKI Youssef Anésthésie-réanimation
ZIDANE Moulay
GHAZI Mirieme Rhumatologie Chirurgie thoracique
Abdelfettah
HAMMOUNE Nabil Radiologie
Professeurs Assistants
Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité
Endocrinologie et maladies
AABBASSI Bouchra Psychiatrie EL JADI Hamza
métaboliques
ABALLA Najoua Chirurgie pédiatrique EL-QADIRY Rabiy Pédiatrie
Rééducation et
ABDELFETTAH FASSI FIHRI
réhabilitation Chirurgie Générale
Youness Mohamed jawad
fonctionnelle
Chimie de coordination bio-
ABOUDOURIB Maryem Dermatologie FDIL Naima
organique
ABOULMAKARIM SihamBiochimie FENANE Hicham Chirurgie thoracique
ACHKOUN AbdessalamAnatomie GEBRATI Lhoucine Chimie physique
AHBALA Tariq Chirurgie générale HAJHOUJI Farouk Neurochirurgie
AIT ERRAMI Adil Gastro-entérologie HAJJI Fouad Urologie
AKKA Rachid Gastro-entérologie HAMRI Asma Chirurgie Générale
AMINE Abdellah Cardiologie HAZIME Raja Immunologie
Chirurgie réparatrice et
ARROB Adil IDALENE Malika Maladies infectieuses
plastique
AZAMI Mohamed
Anatomie pathologiqueKHALLIKANE Said Anesthésie-réanimation
Amine
Stomatologie et chirurgie
AZIZ Zakaria LACHHAB Zineb Pharmacognosie
maxillo faciale
AZIZI Mounia Néphrologie LAHLIMI Fatima Ezzahra Hématologie Clinique
BAALLAL Hassan Neurochirurgie LAHMINI Widad Pédiatrie
BABA Hicham Chirurgie générale LAMRANI HANCHI AsmaeMicrobiologie- virologie
Microbiologie et toxicolgie
BELARBI Marouane Néphrologie LOQMAN Souad
environnementale
BELFQUIH Hatim Neurochirurgie JALLAL Hamid Cardiologie
BELGHMAIDI Sarah Ophtalmologie MAOUJOUD Omar Néphrologie
Endocrinologie et maladies
BELLASRI Salah Radiologie MEFTAH Azzelarab
métaboliques
BENAMEUR Yassir Médecine nucléaire MILOUDI Mouhcine Microbiologie-virologie
BENANTAR Lamia Neurochirurgie MOUGUI Ahmed Rhumatologie
BENCHAFAI Ilias Oto- rhino- laryngologieMOULINE Souhail Microbiologie-virologie
BENNAOUI Fatiha Pédiatrie NASSIH Houda Pédiatrie
Traumatologie- OUERIAGLI NABIH
BENYASS Youssef Psychiatrie
orthopédie Fadoua
BENZALIM Meriam Radiologie OUMERZOUK Jawad Neurologie
BOUHAMIDI Ahmed Dermatologie RAGGABI Amine Neurologie
BOUTAKIOUTE Badr Radiologie RAISSI Abderrahim Hématologie Clinique
CHAHBI Zakaria Maladies infectieuses REBAHI Houssam Anesthésie-réanimation
CHEGGOUR Mouna Biochimie RHEZALI Manal Anesthésie-réanimation
CHETOUI AbdelkhalekCardiologie ROUKHSI Redouane Radiologie
SAHRAOUI Houssam
CHETTATI Mariam Néphrologie Anesthésie-réanimation
Eddine
DAMI Abdallah Médecine légale SALLAHI Hicham Traumatologie- orthopédie
DARFAOUI Mouna Radiothérapie SAYAGH Sanae Hématologie
DOUIREK Fouzia Anesthésie réanimationSBAAI Mohammed Parasitologie-mycologie
DOULHOUSNE Hassan Radiologie SBAI Asma Informatique
Médecine Communautaire
EL-AKHIRI Oto- rhino-
SEBBANI Majda (Médecine préventive, santé
Mohammed laryngologie
publique et hygiène)
EL AMIRI Moulay Chimie de coordination Médecine d’urgence et
SIRBOU Rachid
Ahmed bio-organique de catastrophe
Chirurgie réparatrice et
ELATIQI Oumkeltoum SLIOUI Badr Radiologie
plastique
ELBAZ Meriem Pédiatrie WARDA Karima Microbiologie
EL FADLI Mohammed Oncologie médicale YAHYAOUI Hicham Hématologie
EL FAKIRI Karima Pédiatrie YANISSE Siham Pharmacie galénique
ZBITOU
EL GAMRANI Younes Gastro-entérologie Cardiologie
Mohamed Anas
Parasitologie-
EL HAKKOUNI Awatif ZIRAOUI Oualid Chimie thérapeutique
mycologie
ELJAMILI Mohammed Cardiologie ZOUITA Btissam Radiologie
EL KHASSOUI Amine Chirurgie pédiatrique ZOUIZRA Zahira Chirurgie Cardio- vasculaire
ELOUARDI Youssef Anésthésie-réanimation
Liste Arrêtée Le 03/03/2022
DÉDICACES
Ce moment est l'occasion d'adresser mes remerciements et
Louanges et remerciements
LAHOUCINE EL FRTASS
AICHA AHBRI
Je mets entre vos mains, le fruit de longues années d’études, de longs mois
d’apprentissage.
Chaque ligne de cette thèse chaque mot et chaque lettre vous exprime la
Que Dieu vous protège et assure une bonne santé et une heureuse vie.
A ma chère grand-mère RKOUCH
bénisse et les accueille dans son éternel paradis. Que ce modeste travail
A toute la famille
sincère.
prospérité.
nous avons passés ensemble, je vous dédie ma thèse et j’espère que vous y
plus chaleureuse.
A professeur BENHOOMMAD Othmane
sans réserve.
spontanéité.
A tous les patients, qui ont fait de moi le médecin que je suis.
respect.
faciale,
Au CHU MOHAMMED VI
C'est avec un grand plaisir que je me suis adressé à vous dans le but de
Merci pour m’avoir guidé tout au long de ce travail. Merci pour l’accueil
mission.
A NOTRE MAÎTRE ET JUGE DE THÈSE :
Au CHU MOHAMMED VI
Vous avez accepté très spontanément de faire partie de notre jury. Nous
à ce travail.
ADP : Adénopathies
ATCDs : Antécédents
B : Bethesda
CF : Carcinome folliculaire
CP : Carcinome papillaire
CT : Calcitonine
DIT : Diiodotyrosine
F : Femme
FDG-TEP : Tomographie par émission de positons au FDG (fluoro-désoxy-glucose)
H : Homme
HT : Hormone thyroïdien
MIT : Monoiodotyrosine
ND : Non diagnostique
NF : Néoplasme folliculaire
RE : Réticulum endoplasmique
RET : Réarrangé en transformation
Se : Sensibilité
Sp : Spécificité
T3 : Tri-iodothyronine
T4 : Tétraïodothyronine
Tg : Thyroglobuline
TL : Thyroïdite lymphocytaire
TP 53 : tumor protien 53
TPO : Thyroperoxydase
MATERIELS ET METHODES 3
I. Type de l’étude 4
II. Patients 4
1. Les critères d’inclusion 4
2. Les critères d’exclusion 4
III. Méthodes 5
IV. Analyse statistique 6
RESULTATS 7
I. Données épidémiologiques 8
1. Age 8
2. Le sexe 8
II. Données cliniques 9
1. Antécédents 9
2. Circonstances de découverte 9
3. Signes fonctionnels 10
4. Signes physiques 10
III. Données paracliniques 13
1. Echographie cervicale 13
2. La cytoponction à l’aiguille fine 18
3. L’étude anatomopathologique 20
DISCUSSION 21
I. Epidémiologie 22
1. La fréquence 22
2. L’âge 23
3. Le sexe 23
II. La clinique 24
1. Les antécédents 24
2. Les circonstances de découverte 27
3. Signes fonctionnels 27
4. Signes physiques 28
III. Paraclinique 31
1. L’échographie 31
2. la cytoponction à l'aiguille fine 49
3. L’examen extemporané 70
4. L’étude anatomopathologique 71
CONCLUSION 90
ANNEXES 92
RESUMES 107
BIBLIOGRAPHIE 111
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
INTRODUCTION
-1-
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
inférieure et antérieure du cou, mobile à la déglutition avec le reste du corps thyroïdien, solidaire
à l’axe laryngo-trachéal.
Les nodules thyroïdiens représentent par leur fréquence un véritable problème de santé
publique, ils sont généralement bénins mais il est important de les explorer car leur histologie
est très variable allant des formes bénignes (adénomes) à des formes extrêmement invasives
un éventail très large d’étiologies, parmi lesquelles les plus fréquentes sont les carcinomes
proposer la meilleure prise en charge aux patients. Chacun recherche donc, dans son domaine,
des arguments en faveur d’un carcinome. Pour le radiologue, il s’agit, entre autres, d’un nodule
hypoéchogène, de forme non ovale ; avec des microcalcifications et des contours irréguliers.
L’anatomopathologiste, qui peut analyser le matériel issu d’une cytoponction sous échographie,
dispose d’une échelle (classification de Bethesda) qui lui permet de classer les lésions en 6
catégories de « non diagnostiqué » à « malin ». Il est également chargé d’examiner les pièces
Selon la classification EU-TIRADS, les nodules classés EU-TIRADS 5 ont une présomption
très forte de malignité. Afin d’affirmer la véracité de cette donnée, nous nous proposons de faire
une étude rétrospective de tous les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5 opérés au sein du service
d’ORL CHU Mohamed VI durant deux ans, en analysant la corrélation entre les données
-2-
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
MATERIELS
&
METHODES
-3-
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
I. Type de l’étude :
C’est une étude rétrospective étalée sur une période de deux ans, allant d’avril 2017 à
II. Patients :
Nous avons recensé dans cette étude une population de 42 patients, après les avoir
Nous avons inclus dans cette étude tous les patients présentant un (ou des) nodule(s)
Parmi les 42 nodules thyroïdiens, 23(54.8%) ont été diagnostiqués comme bénins à
thyroïdite de Hashimoto) et 19(45.2%) nodules ont été diagnostiqués comme étant malins à
Nous n’avons retenu que les dossiers qui contenaient les comptes rendus échographique,
Suite à la nécessité d’une cytoponction de contrôle pour les nodules thyroïdiens avec
cytologie non significative (Bethesda I), ces derniers ont été exclus.
-4-
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
III. Méthodes :
Pour la réalisation de notre travail, nous avons établi une fiche d’exploitation (annexe IV)
patient. Ces fiches ont été remplies en ayant recours aux dossiers des malades.
Pour l’ensemble des patients concernés, nous avons recueilli les données cliniques
L’échographie cervicale a été réalisée par des opérateurs différents d’expérience variables
dans des structures hospitalières différentes. Les nodules thyroïdiens de notre série de cas sont
classés EU-TIRADS 5 grâce au système TIRADS européen 2017 qui comporte un atlas lexical, un
conduite à tenir.
prélèvements cytologiques a reposé sur les principes de la terminologie Bethesda 2017 qui
Les résultats histologiques dont nous disposons sont uniquement ceux des thyroïdes
opérées.
Les variables qualitatives ont été décrites par leurs effectifs (N) et leurs pourcentages (%),
les variables quantitatives ont été décrites à l’aide du minimum, maximum et de la moyenne.
suspicion du score EU-TIRADS 5 et la cytoponction à aiguille fine, nous a permis de préciser les
-5-
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Les analyses statistiques ont été réalisées avec le logiciel SPSS 26.0 pour Windows. Nous
avons utilisé le test statistique (KHI2). Ce test étant significatif si p(probability value) est inférieur
à 0,05.
-6-
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
RESULTATS
-7-
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
I. Données épidémiologiques
1. Age
L’âge moyen de nos patients était de 46 ans avec des extrêmes : 19 - 84 ans.
L’âge moyen des patients ayant un nodule bénin était de (45,43 +/-11 ans), par contre
2. Le sexe
Notre série comprend 42 patients, dont 40 femmes soit 95.2% et 2 hommes soit 4.8%, Le
4,80%
femme
homme
95,20%
-8-
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
1. Antécédents :
- Six patients avaient des antécédents familiaux de goitre, dont trois cas étaient en
2. Circonstances de découverte :
fréquente à hauteur de 95.2% des cas suivie de la découverte fortuite à hauteur de 4.8% (figure
02).
4.8%
tumefaction cervicale
antériere
95.2% fortuite
-9-
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
3. Signes fonctionnels :
Nous avons noté que 39 soit 92.8% des cas étaient en euthyroïdie clinique, tandis que 2
patients soit 4.7% présentaient des signes cliniques d’hyperthyroïdie et un seul cas avait une
Histologie
Signes de dysthyroidie Total
Bénigne Maligne
Euthyroïdie 20 19 39
Hyperthyroïdie 2 0 2
Hypothyroïdie 1 0 1
Total 23 19 42
Cinq patients avaient des signes de compression locorégionale dont quatre avaient un
Signes de Histologie
Total
compression Bénigne Maligne
Dysphonie 0 2 2
Dyspnée 0 1 1
Dysphagie 1 1 2
4. Signes physiques :
a. Consistance :
La consistance des nodules était ferme chez 36 patients soit 85.7% des cas, dure dans 4
cas soit 9.5% et molle chez 2 patients soit 4.8% (figure 03) (P=0.37).
- 10 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
75%
80,00%
70,00% 58,30%
60,00% 50% 50%
50,00% 41,30%
40,00%
25%
30,00%
20,00%
10,00%
0,00%
ferme molle dure
bénin malin
b. Caractère douloureux :
Quarante-un patients avaient des nodules indolores à la palpation soit 97.6% des cas. Le
caractère douloureux n'a été retrouvé que dans un nodule qui a été malin.
Nous notons que 97.6% des nodules étaient mobiles, et un nodule était fixe et malin
2.4%
87.6%
mobile fixe
- 11 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Trente-neuf (92.9%) nodules avaient des limites nettes à l’examen clinique, et trois (7.1%)
étaient mal limités (figure 05) parmi eux un correspondait à un carcinome thyroïdien sans
7.1%
92.9%
Cinq patients avaient des adénopathies cervicales dont quatre étaient en rapport avec un
11.9%
88.09%
- 12 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Une parésie de la corde vocale droite associée à une bascule de l’aryténoïde homolatéral
a été notée chez un seul patient, un autre patient ayant présenté une dysphonie avait une
diminution de la mobilité d’une corde vocale. Le risque de cancer était de 100% (p=0.11).
1. Echographie cervicale :
L’échographie cervicale a été réalisée chez tous les patients a montré les résultats
suivants :
1.1. La localisation :
Vingt-un patients avaient un nodule aux dépens du lobe thyroïdien droit, dix-huit avaient
120,00%
100,00%
80,00%
60,00%
40,00%
20,00%
0,00%
droit gauche isthme
bénin malin
1.2. La taille :
La taille des nodules à l’échographie varie entre 7 et 70 mm avec une moyenne de 22.52
mm (+/- 15).
- 13 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
La taille moyenne des nodules bénins et des nodules malins était respectivement de
66,60%
70,00% 62,50%
54,50%
60,00% 50% 50%
45,40%
50,00% 37,50%
33,30%
40,00%
30,00%
20,00%
10,00%
0,00%
<10 ≥10 et <20 ≥20 et <40 ≥40
bénin malin
Les nodules étaient de forme ovalaire chez 31 patients soit 73.8%, alors qu’ils étaient
plus épais que longs /plus épais que larges chez 5 patients soit 11.9% et ronds chez 14.3 %
(Figure 09).
La forme plus épaisse que large/plus épaisse que longue des nodules à l’échographie
48,40%
40% 66,60%33,30%
80,00% 60%
51,60%
60,00%
40,00% malin
20,00% bénin
0,00%
ovale non ovale ronde
bénin malin
- 14 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Les nodules étaient mal limités dans 47.6% des cas, dont 60% étaient en rapport avec un
Tableau III : Corrélation entre le type histologie et les contours des nodules
Contours des nodules
Histologie Total
Réguliers Irréguliers
Bénigne 15 8 23
Maligne 7 12 19
Total 22 20 42
1.5. L’échogénicité :
L’échographie cervicale réalisée chez tous les patients a objectivé que (figure 10) :
76,90%
80,00%
70,00% 58,80%
60,00% 50% 50%
41,20%
50,00%
40,00% 23,10%
30,00%
20,00%
10,00%
0,00%
hypoéchogène hypoéchogène isoéchogène
marqué
bénin malin
La présence de microcalcifications a été notée chez 26 patients soit 61.9% des cas
- 15 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
53,80% 56,30%
60,00% 46,20% 43,80%
50,00%
40,00%
30,00%
20,00%
10,00%
0,00%
Bénin malin
Dans notre série l’étude de la vascularisation des nodules thyroïdiens au Doppler classait
les patients en trois groupes dont les résultats sont les suivants (figure 12) :
66,60%
75%
80,00% 62,50% 37,50%
25%
60,00%
33,30%
40,00% malin
20,00%
bénin
0,00%
périphérique intranodulaire absente
bénin malin
- 16 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
avaient des nodules malins à l’examen histologique (figure 13) sans relation statistique
significative (p=0.15).
63%
1.9. Les indices de validité des signes échographiques de suspicion selon le système EU-TIRADS :
- 17 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Les résultats de la cytoponction ont été classés selon la classification BETHESDA 2017 en
IV. Néoplasme folliculaire incluant la variété à cellules oncocytaires : 7 cas soit 16.6%
malin 2,40%
NF 16,60%
AUS/FLUS 30,90%
bénigne 30,90%
Pour les nodules du groupe « bénins » : ils étaient bénins dans 53.8%, contre 46.2%
malins.
- 18 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Pour les nodules du groupe « suspect de malignité » : ils étaient bénins dans 50% contre
50% malins.
120,00%
100,00%
80,00%
60,00%
40,00%
20,00%
0,00%
bénigne AUS/FLUS NF suspecte maligne
maligne bénigne
significative p=0.363.
• La sensibilité : Ss 47.3%
• La spécificité : Sp 69.5%
- 19 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
• La précision : 59.5%
3. L’étude anatomopathologique :
bénigne 54,80%
- 20 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
DISCUSSION
- 21 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
I. Epidémiologie :
1. La fréquence :
Les nodules thyroïdiens sont fréquents. Ils le sont plus chez les personnes âgées, les
femmes, les sujets provenant de zones géographiques déficientes en iode et les personnes ayant
Aux Etats-Unis la prévalence des nodules thyroïdiens palpables est estimée entre 4% et
7%. Dans une population sans signes en faveur d’une pathologie thyroïdienne, la prévalence des
raison de la détection plus précoce des nodules thyroïdiens grâce à l'amélioration des techniques
malignes chez l’homme [4]. Les cancers de la thyroïde ne sont donc pas si rares mais sont
les nodules classés EU-TIRADS 5 représentent 49.17 % des nodules étudiés [80].
Le risque de malignité d’un nodule EU-TIRADS 5 varie de 30.6% à 87.7% (tableau 05).
- 22 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
2. L’âge
La fréquence des nodules thyroïdiens augmente avec l’âge. Les âges extrêmes ont un
risque de malignité plus sévère dans la littérature [10 ; 11]. Dans la série de Belfiore et al [89],
19% des nodules cancéreux étaient attribués aux moins de 20 ans et 54% aux plus de 60 ans.
Selon les différentes études sur les nodules thyroïdiens (incluant tous les score EU-
TIRADS confondus), l’âge de découverte des carcinomes thyroïdiens se situe dans la 4 ème
Selon une étude menée par Rozenbaum et al [87] portante sur 114 patients présentant un
(ou des) nodule (s) EU-TIRADS 5, l’âge moyen de diagnostic était de 52.6 ans (+/_13.7).
3. Le sexe
répartition hommes/femmes était de 80.7%/19.3% selon Rozenbaum [87]. Ceci concorde avec
les résultats de notre étude qui a révélé une nette prédominance féminine (95.2% chez les
- 23 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Toutefois la majorité des auteurs s’accordent sur le risque de malignité plus élevé chez
l’homme [17,81] ; chose qui a été constatée dans notre série où le risque de malignité chez
l’homme (50%) était plus élevé que celui chez la femme (45%).
II. La clinique :
1. Les antécédents :
Parmi les principaux facteurs de risque invoqués dans les études épidémiologiques, le
seul qui semble avoir une responsabilité clairement établie dans l’apparition du cancer
Ceci a été mieux démontré après l’apparition des cas dramatiques ukrainiens et
Les sources de cette irradiation peuvent être résumés comme suit : [13, 14]
• La radiothérapie : le risque de cancer thyroïdien est multiplié par 8 avec une dose
- 24 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Une étude sur près de 10 000 sujets traités par l’iode 131 pour une hyperthyroïdie et une
étude de 35 000 sujets ayant reçu de l’iode 131 à visée diagnostique ont montré que
l’administration d’iode 131 chez l’adulte, à des doses de l’ordre de 100 Gy et de 0,5 Gy
papillaire (95% des cas), souvent associé à des métastases ganglionnaires cervicales (90% des
Concernant notre série de cas, aucun de nos malades n’avait d’antécédents d’irradiation
cervicale antérieure.
Des études de type cas-témoins ont montré que le risque de cancer de la thyroïde
augmente avec la durée de résidence en zone d’endémie goitreuse, mais les risques relatifs sont
en général inférieurs à 2 pour des durées de résidence supérieure à 20 ans et souvent non
significative [94].
protecteur de la consommation de poissons (trois fois par semaine ou plus) a été démontré dans
La présence d’un goitre ou de nodules thyroïdiens est très fortement associée au risque
de cancer thyroïdien dans de nombreuses études de type cas-témoins (avec des risques relatifs
Le cancer papillaire est le plus souvent sporadique, mais des formes familiales ont
également été décrites. Ces formes concerneraient 3 à 5 % des patients atteints d'un cancer
papillaire de la thyroïde [97] touchant souvent les femmes de moins de 35 ans et présentant des
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
thyroïde. Par exemple, le syndrome de Gardner ou polypose colique qui multiplie le risque de
CPT par 5 à 10 par rapport à la population normale [99], de même, les sujets atteints de maladie
Les formes familiales de cancers sont bien décrites pour les rares formes médullaires du
[101].
Parmi les taux d’incidence les plus élevés, sept concernaient des populations vivant dans
Les Philippins vivants aux États-Unis mais nés aux Philippines ont un taux de cancer
thyroïdien trois fois plus élevé que celui des mêmes sujets nés aux États-Unis. Pour les migrants
L’hérédité familiale de cancer thyroïdien différencié est particulièrement élevée chez les
facteurs hormonaux sont soupçonnés de jouer un rôle dans le cancer de la thyroïde. Ces facteurs
sont étudiés chez les femmes polynésiennes. Le nombre de grossesses parait jouer un rôle, car
le risque de cancer pourrait augmenter après la 4ème grossesse). L’allaitement pourrait aussi
avoir un rôle dans l’augmentation transitoire du risque de cancer thyroïdien. Le rôle de facteurs
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
L’étude de KITAHARA regroupe cinq études prospectives (413 979 femmes et 434 953
hommes) avec un suivi moyen de 10,3 ans. Parmi la cohorte, 768 femmes et 388 hommes ont
présenté un cancer thyroïdien. Le risque augmente avec l’indice de masse corporelle (IMC) par 5
kg/m2 [106].
Deux études cas-témoins en Nouvelle Calédonie et Polynésie Française sur 554 cancers
thyroïdiens versus 778 témoins montrent aussi un lien entre la surface corporelle et cancer
thyroïdien [107].
thyroïdien, sous forme de nodule qui est un trouble focal de la croissance thyroïdienne et peut
être perçu à la palpation. Par ailleurs, les nodules postérieurs, multiples ou sur goitre sont plus
Ceci concorde avec nos résultats, car dans notre série de cas, la tuméfaction cervicale
antérieure était le motif de consultation le plus fréquent, retrouvé chez 95.2% des cas. Par
ailleurs, la découverte fortuite des nodules n’a concerné que 4.8% des cas.
3. Signes fonctionnels :
Dans la grande majorité des cas, les patients étant initialement évalués pour pathologie
dosage de la TSH permet de la déceler. Par ailleurs, la découverte d’une hypothyroïdie doit faire
Hashimoto [108].
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Dans notre série de cas, 92.8% des malades (39 malades) étaient en euthyroïdie clinique,
4.8% des malades (2 malades) en hyperthyroïdie et seulement 2.4% des cas qui étaient en
hypothyroïdie (1 malade). Nos résultats concordent avec les données de la littérature suscitées.
Plusieurs études suggèrent que la présence des signes compressifs de type d’une
dysphonie, d’une dysphagie et/ou d’une dyspnée serait en rapport avec la malignité par
plus d’un envahissement néoplasique que d’une simple compression et sont de ce fait forts
évocateurs de malignité. Il en est de même pour Hugues [110] qui rapporte que le risque de
Concernant notre série de cas, 12% des malades (5 malades) ont présenté des signes
compressifs dont :
Cette association n’a pas été retrouvée dans notre étude. Les signes de compression
n’avaient pas une relation statistique significative avec le risque de malignité (p=0.89).
4. Signes physiques :
est fondamental de connaitre l’anatomie du cou (annexe I) qui aidera l’examinateur à bien
repérer la lésion.
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
éclairage, le patient étant assis en position verticale, le cou droit ou légèrement allongé. Dans
La palpation de la thyroïde doit être douce et peut se faire selon deux méthodes .La
première consiste à se placer derrière le patient et examiner la thyroïde en utilisant les deux
mains (les deuxième, troisième et quatrième doigts), la deuxième se fait en se plaçant à côté du
patient assis et en mettant le pouce sur un lobe et les deuxième, troisième, et quatrième doigts
Après avoir examiné la glande thyroïde il faut compléter par l’examen des aires
ganglionnaires cervicales.
a. Consistance :
Un nodule de consistance dure est très fortement suspect [11], avec un taux de malignité
Dans notre série, le risque de malignité dans les nodules de consistance dure était de 75%.
b. Caractère douloureux :
Les lésions douloureuses sont rares et sont en rapport notamment avec les saignements
Notre étude confirme, à l’instar d’autres études que la sensibilité d’un nodule est une
entité subjective et ne constitue pas un bon facteur pronostique [20]. La relation sensibilité d'un
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
La fixité du nodule oriente fortement vers leur caractère malin [10, 18, 21].
Dans notre série de cas, un seul nodule était fixe qui correspondait à un carcinome
Un nodule mal limité est fortement suspect de malignité avec un risque variant de 55% à
Dans notre série de cas, un seul nodule était mal limité qui correspondait à un carcinome
Selon différentes études évaluant les facteurs prédictifs de malignité dans les nodules
thyroïdiens, l’association de ces derniers à des adénopathies cervicales oriente fortement vers un
cancer [18,19 ,20] avec un taux de malignité de 87.5 % dans l’étude de TAOUTI, 71,4 % selon
Mighri.
Dans notre série 80% des patients avec adénopathies cervicales avaient des nodules
malins, ce qui concorde avec les donner cité ci-dessus. La relation statistique était significative
(p=0 .03).
malignité [19,113].
Dans notre série, les anomalies de mobilité des cordes vocales ont été constatées chez
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
III. Paraclinique :
1. L’échographie :
cancer de la thyroïde ; car elle est largement disponible et très sensible pour la détection et
l’identification des caractéristiques suspectes des nodules au sein de la glande thyroïde quel que
soit leurs diamètres, ceci étant dépendant de la qualité de la sonde utilisée et de l’expérience de
dans le compte-rendu. Tous les consensus parus aux États-Unis, en Europe et en France sont en
accord sur la nécessité d’un contenu minimum et d’une standardisation des examens.
L’aboutissement logique de cette réflexion internationale est la mise en œuvre du système TI-
RADS (Thyroid Imaging Report And Data System), développé initialement par E. Horwath [11] par
comparaison avec le Système BI-RADS pour le sein et perfectionné en France par Russ [38].
sur la standardisation des termes et des comptes rendus et destiné à stratifier le risque de
avec une légère hyperextension du cou. Si possible, un oreiller sous les épaules peut être utilisé
haute fréquence (de 10-14 MHz et plus) [23] pour mieux apprécier la glande dans sa totalité,un
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
transducteur séquentiel à faible rayon et de fréquence suffisante (8 MHz) est nécessaire pour
étudier la pathologie plongeante et peut être utilisé pour l’échoguidage des cytoponctions, un
se fait dans le plan axial et sagittal avec la recherche systématique des nodules en les
doppler pulsé permet d’objectiver les vitesses au sein des artères thyroïdiennes. Les aires
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
des nodules et leurs sièges sont rapportés sur un schéma cartographique tridimensionnel établi par
Tramalloni et al [32], ce schéma est indispensable permettant une surveillance individuelle de chaque
Les nodules sont repérés dans les trois dimensions de l’espace. Chaque nodule est
reporté sur une vue de face et une autre de profil. Sur cette cartographie sont précisés : le siège,
le nombre et l’échogénicité.
Chaque nodule porte un numéro, ce numéro ne doit être jamais changé. Ce même
numéro est repris lors des examens ultérieurs. Si un nodule disparaît, son numéro n’est pas
Figure 18 : Exemple de schéma de repérage nodulaire : chaque nodule est reporté à la fois sur la
vue de face et sur une des vues de profil, permettant un repérage dans les trois dimensions de
l’espace. Les nodules sont identifiés par un simple numéro, ce qui est suffisant. En représentant
l’aspect échographique de chaque nodule sur le schéma. Ainsi les nodules 3, 5, 7 et 8 sont
anéchogènes à l’échographie et représentés en noir sur le schéma ; le nodule 1 est
hypoéchogène, le 6 isoéchogène. [11]
Pour la majorité des auteurs, la localisation des nodules n’est pas un critère prédictif de
malignité [19,114]. Ce qui concorde avec les résultats de notre série (p=0.59) donc pas de
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
b. La taille :
La mesure de la taille du nodule est parmi les éléments les plus importants à préciser. Il
faut mesurer le plus grand diamètre ou les trois dimensions : la longueur, la largeur et
Dans l’étude de Rozenbaum [90] portant sur la surveillance des nodules thyroidiens eu-
de malignité dans 15/16. Selon l’étude de Schenke et al [7], ce risque dans les nodules EU-
Dans notre série, le risque de malignité dans les nodules infra-centimétriques était plus
élevé que celui dans les nodules supra-centimétriques (tableau 09), ce qui concorde avec les
risque de malignité dans les nodules supra-centimétriques était plus élevé que dans les nodules
infra-centimétriques.
Le plan de croissance naturel d’un nodule bénin est parallèle aux plans des tissus
normaux. Une croissance opposée à ce plan (lorsque le diamètre antéro-postérieur d’un nodule
est plus long que son diamètre transversal ou longitudinal) est très suggestive d’une lésion
Dans notre série, la forme plus épaisse que large /plus épaisse que longue n’a été
objectivée que chez 11.9% des cas, avec un risque de malignité à 40%. Nos résultats semblent
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Tableau X : Le risque de malignité dans les nodules plus épais que large.
Auteurs Risque de malignité
Shen et al [5] 42.9%
Kovatcheva et al [6] 51.5%
Xuet al [81] 81.5%
Bas et al [88] 27.3%
Seifert et al [115] 33.3%
Notre série 40%
Figure19 : a)nodule de forme ovalaire b) nodule plus épais que large [27]
d. Les contours :
L’analyse de l’aspect des contours des nodules est importante. Les contours irréguliers
sont définis par la présence d’une ou de plusieurs spéculations ou d’un ou plusieurs micro-
lobules [30]. Les lésions malignes ont tendance à avoir des contours mal limités [27] (figure20).
circonférence. Les contours flous et/ou irréguliers sont jugés significativement malins dans
plusieurs études comme celle de Shen et al [5] où la relation statistique était significative dans la
prédiction du cancer (p<0 .01) ainsi que (p<0.001) pour Bas et al [88] et (p<0.001) pour
Kovatcheva et al [6]. Nos résultats s’accordent avec la littérature et concluent que le caractère
irrégulier des contours des nodules avait une relation statistiquement significative dans la
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Selon les différents auteurs, le risque de malignité dans les nodules thyroïdiens EU-
TIRADS 5 présentant des contours irréguliers varie entre 50.7% et 83.75% (tableau 11). Nos
résultats s’accordent avec la littérature où le risque de malignité dans notre série était de 60%.
e. L’échogénicité :
thyroïdien, ce dernier a une échogénicité grise moyenne par rapport aux structures musculaires
adjacentes du cou [25 ,33]. Elle concerne les nodules solides et mixtes et s’apprécie par rapport
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Dans notre série, aucun nodule n’a présenté le caractère hyperéchogène à l’échographie.
Les nodules isoéchogènes sont des formations de même échogénicité que le reste du
parenchyme (figure 21). Dans notre série ,28.5% des nodules étaient isoéchogène.
Les nodules hypoéchogènes sont fréquents et plus suspects dans la littérature. Selon le
TIRADS européen, la présence d’une hypoéchogènicité marquée classe les nodules à haut risque
de malignité [30].
Dans notre série 40.47 % des nodules avaient une hypoéchogènicité marquée, le taux de
malignité était à 58.8%, ce qui concorde avec les résultats des différentes séries (tableau 12).
Tableau XII : Présence du caractère très hypoéchogène dans les nodules malins
Auteurs Taux des nodules malins très hypoéchogènes
Shen et al [5] 71.4%
Kovatcheva et al [6 40.8%
Bas et al [88] 84.4%
Seifert et al [115] 53.1%
Notre série 58.8%
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
f. Les calcifications :
cancer par 2,5 et qui pourrait atteindre 75% pour les nodules solitaires [116], ainsi leur
de calcosphérites dans les formes papillaires et médullaires, mais leur présence n’est pas
pathognomonique de cancer [118]. Leur intérêt dans le dépistage des cancers thyroïdiens est
Dans notre série, les microcalcifications ont été retrouvées dans 61.9% des cas avec un
risque de malignité à 46.2%. Ce qui concorde avec les études de Seifert et al [115] et Kovatcheva
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
g. Vascularisation :
Elle est considérée comme caractéristique non spécifique de malignité même si la présence de
effet, différentes études ont montré des données controversées sur la vascularisation
dépend peut-être du fait qu'il n'y a pas assez de technologie pour la détecter. Cependant, ce
point reste un sujet de débat entre les spécialistes du monde entier [119].
À cet égard, par exemple, l'American Thyroïd Association (ATA) et EUTIRADS n’inclut pas
la vascularisation dans ses directives échographiques [46,30]. Par contre AACE/ACE/AME, elle
Très récemment, la société (Toshiba Médical System) a développé une nouvelle technique
Doppler (Superb Microvascular Imaging (SMI)) visant à améliorer la visualisation des vaisseaux
À ce jour, seuls quelques rapports ont été publiés sur le SMI dans les maladies
thyroïdiennes, en particulier, Flemming et ses collègues ont montré que le SMI peut représenter
la micro vascularisation des nodules thyroïdiens périphérique et centrale plus détaillée par
rapport à la Doppler couleur et la Power Doppler [120]. Ces données ont été confirmées par
Machado et al [121] deux ans plus tard. De plus, Kong et al. Ont démontré avec succès que la
vascularisation intranodulaire sur SMI était utile pour détecter le cancer de la thyroïde dans une
léger.
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Type III : flux vasculaire intranodulaire marqué et d'un flux périnodulaire léger.
plus grande quantité de vaisseaux dans le nodule que dans le parenchyme non nodulaire. Elle
Concernant notre série de cas, la vascularisation était de type I (absente) dans 38.1%, de
type II (vascularisation périphérique associée ou non à un flux vasculaire intra nodulaire léger)
dans 19.1% et de type III (flux vasculaire intranodulaire marqué et d'un flux périnodulaire léger)
dans 42.8%.
Dans notre série, la vascularisation type III avait une relation statistiquement significative
L’échographie est la technique d’imagerie la plus sensible pour mettre en évidence les
ganglions cervicaux. C’est aussi une des méthodes les plus spécifiques pour distinguer le
ganglion normal de l’adénopathie métastatique. L’étude des chaînes lymphatiques cervicales doit
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
− Les microcalcifications ;
− La zone kystique ;
Le ganglion normal est fusiforme, structuré (avec un hile central visible), révèle une
vascularisation centrale. Dans certains cas, c’est la découverte d’une adénopathie qui commande
Plusieurs études ont conclu que l’association d’adénopathies à l’échographie aux nodules
Dans notre série, les nodules EU-TIRADS 5 malins étaient associés à des adénopathies
d'experts internationaux pour établir des lignes directrices européennes sur la stratification des
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
thyroïdienne, destiné en premier lieu à évaluer le risque de malignité d’un nodule thyroïdien
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Figure 25 : Exemple de dessin pour localiser et numéroter les nodules thyroïdiens [30].
nodule thyroïdien.
entièrement spongiformes (figure 26 et 27). Cette catégorie est qualifiée d’être bénigne avec un
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
ou hyperéchogène, sans aucune caractéristique de risque élevé (figure28 et 29) .Cette catégorie
est qualifiée d’être à faible risque de malignité allant de 2 à 4%. L’examen cytologique est
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Figure 29 : Aspect échographique EU-TIRADS 3 : nodule hyperéchogène, ovale avec des contours
réguliers en coupe longitudinale (gauche) et transversale(droite)[30]
légèrement hypoéchogène, sans aucune caractéristique de risque élevé (figure 30). Cette
catégorie est qualifiée d’être à risque de malignité intermédiaire allant de 6 à 17%. L’examen
caractéristiques à haut risque suivantes : forme non ovale, marges irrégulières, micro-
calcifications et hypoéchogénicité marquée. Cette catégorie est qualifiée d’être à haut risque de
malignité allant de 26 à 87%. L’examen cytologique est indiqué lorsque le nodule mesure plus
que 10 mm.
Les nodules de taille inférieure à 10mm et classés EU-TIRADS 5 peuvent être soit
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Figure 31 : Aspect échographique EUTIRADS 5 : Nodule a haut risque avec une forme non ovale,
des marges spéculées, Microcalcifications et hypoéchogènicité marquée. Coupe longitudinale
(gauche) et coupe transversale (droite)[30]
En plus des signes cardinaux de malignité (forme non ovale, marges irrégulières, micro-
- L’extension extracapsulaire.
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Le défi devant un nodule thyroïdien est d’exclure un cancer qui présente une prévalence
allant du 5% à15%.
L’échographie est le premier examen paraclinique d’imagerie qui permet une exploration
Pour vérifier la fiabilité des différents scores TIRADS y compris le score EU-TIRADS,
plusieurs études ont été faites et elles ont montrés que la performance diagnostique de la
catégorie EU-TIRADS 5 (par rapport aux autres catégories) a une sensibilité allant de 83.2% à
97.4% et une valeur prédictive négative allant de 85.4% à 96% (tableau 14).
Dans notre étude, nous n’avons pas pu vérifier cette donnée, vu que notre série n’a inclus
que les nodules thyroïdiens classés EU-TIRADS 5. En revanche, les critères échographiques
décrits par Russ et al [38] comme faisant évoquer la malignité avaient présentés une spécificité
A travers les données des différentes séries, nous avons pu déterminer la sensibilité et la
spécificité des critères à haut risque de malignité. Selon Shen et al [5], Kovatcheva et al [6] et bas
et al [88], les contours irréguliers et l'hypoéchogénicité marquée prédisent la malignité avec une
spécificité meilleure que la sensibilité, ce qui concorde avec nos résultats. La forme non ovale
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
des nodules présentait une sensibilité supérieure à la spécificité dans l'étude de kovatcheva et al
[6] et celle de bas et al [88], contrairement au Shen et al [5] où la spécificité est supérieure à la
sensibilité ce qui est en cohérence avec nos résultats mais avec une sensibilité médiocre. Tandis
que la présence des microcalcifications dans notre série avait une sensibilité et une spécificité
La cytoponction à l'aiguille fine est un élément essentiel dans l’évaluation initiale des
nodules thyroïdiens [39]. Cet examen peu invasif était initialement réalisé sous guidage
palpatoire, mais aujourd'hui, la grande majorité de ces procédures sont réalisées sous guidage
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
L’évaluation des nodules thyroïdiens a fait passer le pourcentage de thyroïdectomies pour des
nodules malins de 14% à plus de 50% [40]. Cet examen facile à réaliser, peu invasif, peu coûteux
l’échoguidage), le médecin préleveur doit être expérimenté : ses performances dans le choix du
nodule à ponctionner et dans l’obtention d’un matériel cytologique adéquat doivent être évaluées.
transducteur tenu avec la main non dominante et orienté dans une position qui facilitera le trajet
le plus court et le plus sûr de l'aiguille jusqu'au nodule, en évitant les lésions vasculaires.
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
L'aiguille est tenue entre le pouce et l'index de la main dominante et le biseau de l'aiguille est
axe long (figure 33). Lorsque la pointe de l'aiguille atteint la lésion, il faut déplacer rapidement
l'aiguille d'avant en arrière comme une machine à coudre pendant 3 à 5 secondes avec une
fréquence d'oscillation de 3 par seconde. Le bord de l'aiguille coupe des minuscules noyaux de
L’échantillon doit être étalé à l’aide une lame de façon douce et rapide afin de ne pas écraser
les cellules. Les lames doivent être au nombre de 6 au moins pour chaque nodule (puisque 2 à 5
ponctions sont effectuées au niveau de chaque nodule) (figure 34). Il faut Transférer immédiatement
l'échantillon de tissu sur la lame avant qu’il ne se ne coagule ou ne se dessèche. Il est préférable
Figure 33 : Positionnement parallèle de l'aiguille fine pour la biopsie du nodule thyroïdien [44]
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Figure 34 : Etalement d’un échantillon de tissu thyroïdien ponctionné à l’aide d’aiguille fine [44]
2.3. Indications :
Selon l’ETA 2017 : Les recommandations ont été récemment mises à jour en 2017 par
RUSS et son équipe qui repose sur le système de stratification EU-TIRADS (tableau 16).
Tout nodule associé à des signes compressifs cliniques doit bénéficier d’une
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Selon l’ATA 2015 [1] : les indications de la cytoponction dépendent de la taille du nodule
faible risque de malignité et sur un nodule de 2 cm ou plus à très faible risque de malignité.
Dans les GMNH, les nodules de 1 cm ou plus présentent un risque de cancer indépendant et
Selon la Société Française d’Endocrinologie [45] : la cytoponction est indiquée devant les
aiguë. La rupture des tissus est un événement peu fréquent après une cytoponction à aiguille
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
L'incidence rapportée de l'infarctus varie de 1,4 à 10 % et est souvent observée dans les
l'aiguille avec des cellules tumorales, en particulier dans les cas de carcinome papillaire, est
Les résultats doivent être rapportés par le cytologiste selon les critères ayant fait le sujet
d’une conférence de consensus ayant eu lieu à Bethesda dans le Maryland aux Etats-Unis en
2007, d’où la classification dite « de Bethesda » [34] publier en 2010 révisée en 2017 (Tableau
18). Elle permet l’appréciation du risque de cancer par catégorie lésionnelle et donc une attitude
thérapeutique adaptée, permettant ainsi une possibilité de prise en charge standardisée des
Corréler chaque catégorie lésionnelle avec le risque potentiel de cancer afin d’aboutir
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
En 2017 la classification BETHESDA a été mise à jour : Les six catégories d'origine restent
sont elles-mêmes divisées en sous catégories qui doivent également être précisées.
Dans cette catégorie les cellules thyroïdiennes n’étaient pas suffisantes pour poser un
diagnostic. Un échantillon est défini comme non diagnostique (ND) au TBSRTC s'il ne répond pas
aux critères d'adéquation (c’est à dire au moins 6 groupes comportant chacun au moins 10
Cela peut se produire lorsqu'un kyste est aspiré ou lorsque l'échantillon est presque
entièrement composé de sang. Elle représente 10 % des biopsies, même dans les mains les plus
expérimentées. En général, une nouvelle biopsie est nécessaire plusieurs semaines après la première.
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
qualifier le nodule de bénin. Les résultats bénins sont encore sous-classés en nodules
folliculaires bénins (figure 35), thyroïdites (figure 36,37), ou autres entités moins courantes.
Figure 35 : Nodule folliculaire bénin/nodule colloïde : colloïde aqueux. (a) La colloïde aqueuse est vert
clair ou rose dans les préparations fixées à l'alcool et colorées par Papanicolaou. (b) La colloïde se
colore en bleu-violet dans les préparations séchées à l'air et colorées par Giemsa[49]
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Figure 37 : Thyroïdite de Hashimoto. (a) Il existe une population mixte de cellules de Hürthle
(oncocytes) et de lymphocytes polymorphes (coloration Diff-Quik). (b) Les cellules de Hürthle ont
un cytoplasme granuleux abondant, de gros noyaux et des nucléoles proéminents. Il y a une
légère anisonucléose (coloration de Papanicolaou). [49]
Cette catégorie est réservée aux spécimens qui contiennent des signes d’atypie
architecturale et/ou nucléaire qui ne sont pas suffisantes pour être classées comme suspectes de
malignité et qui ne permettent pas d’assurer le caractère bénin du nodule. Cette catégorie est
des microvésicules dans une ponction cellulaire mais en nombre insuffisant pour NF
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Figure 38 : Atypies de signification indéterminée avec atypies cytologiques. (a) La plupart des
cellules folliculaires sont disposées en fragments macrofolliculaires d'apparence bénigne. (b) De
rares cellules ont un noyau pâle et des membranes nucléaires légèrement irrégulières. Lorsque
ces cellules sont très peu nombreuses, une interprétation atypique est plus appropriée que
"suspect de malignité" coloration de Papanicolaou) [50]
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
nucléaires, tels qu'une augmentation de la taille des noyaux, une irrégularité des contours
nucléaires et/ou un éclaircissement de la chromatine. Elles peuvent être classées comme NF tant
que les vraies papilles et les pseudo-inclusions intranucléaires sont absentes (figure 41); une
note indiquant que certaines caractéristiques nucléaires soulèvent la possibilité d'une variante
avec des caractéristiques nucléaires de type papillaire (NIFTP), plus indolent, peut être incluse.
de cellules de Hürthle (figure 42) ; de taille variable disposés en cellules isolées et en groupes
serrés avec absence de colloïde, on parle du néoplasme folliculaire type cellules oncocytaires qui
- Cytoplasme abondant et finement granuleux (bleu ou rose gris avec les colorations
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
- Nucléolus proéminent
petites cellules).
Figure 42: Néoplasme folliculaire, type cellule de Hürthle (oncocytaire) .Le prélèvement est très
cellulaire et présente des oncocytes (cellules de Hürthle) de taille variable disposés en cellules
isolées et en groupes serrés ; la colloïde est absente. Une dysplasie est présente dans les
grandes cellules(coloration Diff-Quik).[51]
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Les nodules de cette catégorie sont très suspects de malignité parce qu’ils présentent des
cellules avec des anomalies cytonucléaires mais les résultats ne sont pas suffisants pour un
diagnostic concluant. Cette catégorie inclut les différents types de cancers de la thyroïde qui
peut s’agir d’un carcinome papillaire, d’un carcinome médullaire, d’un lymphome, d’un
catégorie précédente.
f. Catégorie « maligne » :
Cette catégorie est utilisée chaque fois que les caractéristiques cyto-morphologiques
sont concluantes pour la malignité. Les commentaires descriptifs qui suivent servent à sous-
classer la malignité :
thyroïde qui présente une architecture papillaire et des altérations nucléaires caractéristiques
(figure 43) :
- Architecture papillaire
- Nucléole petit mais distinct, généralement solitaire mais pouvant être multiple
- 61 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
spécifique, mais celles-ci peuvent être rencontrées dans d'autres tumeurs ainsi que dans des
cytologiques différentes de celles des CPT conventionnels (classiques). Par définition, les
Figure 43 : Caractéristiques nucléaires du carcinome papillaire. (a, b) Les noyaux augmentées de taille et
la chromatine pâle sont appréciables même à faible puissance (MGG et ThinPrep). (c) A plus forte
puissance, la pâleur de la chromatine et les irrégularités de la membrane nucléaire sont prononcées. Des
nucléoles uniques, petits, mais proéminents sont fréquemment observés (Thin Prep). (d) Une autre
manifestation des irrégularités de la membrane nucléaire est la présence de rainures nucléaires, une
découverte très sensible dans le carcinome papillaire (Pap coloration)[55]
Le CMT est une tumeur neuroendocrinienne se développe aux dépens des cellules C
- 62 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
- 63 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Le carcinome peu différencié prend naissance dans les cellules folliculaires de la thyroïde.
Critères diagnostiques :
- Richesse cellulaire ;
que les noyaux des cellules vésiculaires normales mais ronds, à contours réguliers,
microvésiculaires ;
D'un point de vue cytologique, les PDTC sont difficiles à reconnaître car ils sont rares ;
Le CIT est une tumeur maligne de haut grade, pléomorphe, dérivée de l'épithélium et
taille variable.
- Les cellules sont de forme épithélioïde (ronde à polygonale) et/ou fusiforme et leur
intranucléaires,
- 64 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
observée.
- Des cellules géantes de type ostéoclaste (non néoplasiques) sont visibles dans
certains cas.
Les métastases provenant d'organes distants et l'extension directe de tumeurs dans des
organes adjacents sont rares mais importantes à reconnaître dans les prélèvements par
aspiration à l'aiguille fine (FNA) des nodules thyroïdiens. Dans de rares cas, une métastase de la
thyroïde peut même être la présentation initiale d'une tumeur maligne à distance. Les tumeurs
des structures voisines qui peuvent impliquer la thyroïde sont celles du pharynx, du larynx, de
l'œsophage, du médiastin et des ganglions lymphatiques régionaux. Les tumeurs les plus
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
courantes qui se présentent cliniquement comme des métastases à la thyroïde sont les cancers
Les lymphomes malins sont des tumeurs malignes primaires de la thyroïde, mais ils
peuvent également toucher la glande thyroïde de façon secondaire en tant que manifestation
d'une maladie systémique. La plupart des lymphomes thyroïdiens primaires sont de la lignée des
cellules B.
associés à la thyroïdite de Hashimoto [8]. En tant que tumeurs primaires de la thyroïde, les
Beaucoup d’auteurs ont étudiés la corrélation entre les catégories Bethesda et le score
EU-TIRADS.
Selon une étude menée par Rozenbaum et al [90] (2021) portant sur 80 nodules classés
et celle bénigne à 8.3%. Selon l’étude menée en 2020, la distribution des résultats cytologiques
Par contre, les résultats des études menées par A.M Koc et al [28], OUSEHAL [82] et
Popova et al [31] sur les nodules EU-TIRADS 5 ponctionnés ont attribué respectivement les taux
de 18.9% ; 18% et 27.7% aux catégories B V et B VI, ce qui concorde avec les résultats de notre
La catégorie B II (bénigne) était la plus décrite dans l’étude d’A.M Koc et al [28], Seminati
et al [111] et l’étude de Popova et al [31], ce qui discorde avec les résultats d’OUSEHAL [82] où la
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
malignité.
Concernant le risque de malignité dans les nodules classés B II, nous notons un taux
important dans notre étude (tableau 21). Ce taux diffère de celui attendu d’après les chiffres
donnés par la classification Bethesda. En effet, le risque de malignité attendu est compris entre
0% et 3%.
Dans notre série, 33.3% des nodules malins avec cytologie B II avaient une taille infra-
centimétrique.
Malheureusement, aucune étude n’a été trouvée sur la corrélation cyto-histologique dans
- 67 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
pour distinguer les nodules thyroïdiens malins des nodules bénins. Il s'agit d'une méthode peu
invasive et sûre, qui peut être réalisée sur des patients hospitalisés ou en ambulatoire.
palpables, permettant ainsi la certitude d’avoir bien prélevé dans la lésion cible.
Selon une étude réalisée par Y. Thewjitcharoen, et al. [61] en 2020 portant sur 2735 PAF,
sa sensibilité et sa spécificité sont respectivement de 96.6% et 88.5%. De plus, dans une étude
rétrospective portant sur 646 cas faite par A. Bakiarathana et al [62], la sensibilité de la PAF était
de 72.4% et sa spécificité de 94.3%. Selon V. Fiorentino et al [63], à travers les résultats d’une
étude portant sur 475 PAF, sa sensibilité et sa spécificité étaient de 94.76% et de 99.35%
respectivement. Dans la série de Maoxin Wu [64] portant sur 346 patients, la sensibilité et la
spécificité étaient respectivement de 100% et de 93%. Pour Supeng Huang [65], la sensibilité et la
Selon une revue des données publiées récemment concernant la détection du cancer de la
Seule la spécificité était proche aux données des études citées si dessus.
Les progrès rapides dans la connaissance des anomalies moléculaires impliquées dans
L'analyse moléculaire des échantillons des PAF s'est imposée aux États-Unis comme une
indéterminés. [86]
- 68 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
La fréquence des anomalies moléculaires, leur implication dans la genèse d’un type
histologique tumoral mais aussi dans son degré de dédifférenciation sont autant de paramètres
programmes tel que le projet TCGA (The Cancer Genome Atlas Research) en est la meilleure
carcinomes différenciés en altérant les séquences ADN codant pour des récepteurs de tyrosine
(Ras, B-Raf). Les réarrangements des gènes RET/PTC sont en cause dans les cancers papillaires
uniquement mais les mutations NTRK et B-Raf sont plus communes tandis que des mutations du
proto-oncogène Ras ou des réarrangements PAX-8- PPARγ seront retrouvés dans les carcinomes
vésiculaires [85].
Les mutations se produisent principalement dans les gènes codant pour les protéines du
différenciation cellulaires. Une mutation dans le gène BRAF (V600E) est trouvée dans environ 40
% des cancers papillaires de la thyroïde, ainsi que dans certains cancers peu différenciés (33%) et
Des mutations dans la famille de gènes RAS sont trouvées dans certains cancers papillaires (13
des adénomes folliculaires bénins (20%-40%), ainsi que dans le NIFTP (30%).[86]
Des mutations dans les gènes suppresseurs de tumeurs TERT (télomérase reverse
transcriptase) et TP53 ont également été observés dans certains cancers de la thyroïde. En
particulier, TERT a été signalé dans moins de 10 % des cancers papillaires de la thyroïde et dans
plus de 70 % des cancers anaplasiques de la thyroïde, TP53, dans moins de 1 % des cancers
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
3. L’examen extemporané :
Avant que les PAF préopératoires ne deviennent courantes, l’examen extemporané était
souvent utilisée pour guider la gestion opératoire des patients présentant des nodules
thyroïdiens. S’il est positif, il permet d’éviter d’attendre l’histologie définitive et donc une reprise
Ces intérêts sont tout d’abord de confirmer le diagnostic de malignité donné par la
indéterminée. Enfin, cet apport de tissu frais congelé peut être utile pour des études ultérieures
de la pièce.
Une équipe brésilienne a recensé 45 parutions entre 1986 et 2007 évaluant la fiabilité de
l’examen extemporané sur des cohortes de 36 à 2470 patients. La sensibilité varie entre 17 et
100% et la spécificité 87 à 100%. Selon les auteurs, la fiabilité est évaluée entre 78 et 100% [79].
- 70 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Selon une équipe française, elle affirme la contribution de l’examen extemporané soit
faible, mais elle permet d’optimiser la chirurgie dans certains cas. Sa mise en œuvre
systématique peut être économiquement justifiée, en particulier dans les lésions folliculaires
diagnostiquées par PAF, améliorant ainsi l'interprétation d'un test difficile et opérateur-
dépendant [77].
indéterminés et suspects, ou unilatéraux quel que soit leur cytologie, pour rechercher des
arguments justifiant une totalisation. Cela se discute en cas de cytoponction maligne en fonction
de l’expérience du chirurgien. Cependant, son manque de sensibilité, surtout pour les lésions
Dans notre série de cas, l’examen extemporané n’était réalisé que chez 9 patients parmi
42 cas ; la nature maligne a été objectivée chez deux patients (carcinome papillaire et carcinome
folliculaire).
4. L’étude anatomopathologique :
pour but d’affirmer avec certitude la malignité ou la bénignité des lésions et mettre en évidence
La nouvelle classification OMS 2022(5 ème édition) a réparti les tumeurs thyroïdiennes en
plusieurs catégories (tableau 22) qui permettent une meilleure compréhension de la cellule
- 71 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
dérivés des cellules folliculaires en trois catégories : les néoplasmes bénins, les néoplasmes à
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
La 4 ème édition de la classification OMS des tumeurs endocrines comprenait une seule
lésion bénigne : adénome folliculaire. Dans la nouvelle édition 2022, les variantes importantes
sont décrites.
L’entité clinique connue sous le nom "goitre multinodulaire " a été utilisée pour le
diagnostic histologique, mais cela est inapproprié, car de nombreuses lésions ; y compris la
thyroïdite, les hyperplasies et les néoplasmes ; peuvent donner lieu à une glande thyroïde
cliniquement hypertrophiée et multinodulaire avec des aspects histologiques très variables. Ces
lésions ont été appelées "nodule colloide", mais le plus souvent, elles sont décrites comme
"nodule hyperplasique", "nodule adénomateux" et "nodule adénomatoide", ce qui reflète que ces
lésions peuvent imiter morphologiquement les adénomes. Pour éviter de définir une lésion
architecture papillaire. Il s'agit d'une tumeur bénigne non invasive dérivée de cellules folliculaires
plus organisée que celle du carcinome papillaire de la thyroïde (CPT), dépourvue des
autonome. Contrairement aux adénomes folliculaires qui hébergent des mutations RAS, ces
tumeurs sont souvent associées à des mutations activatrices de TSHR (jusqu'à 70 % des cas) ou à
des mutations GNAS (dans un petit sous-ensemble) et/ou à des mutations EZH1. Ces altérations
dans PRKAR1A qui provoquent également une activation constitutive de la voie AMPc-protéine
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Figure 46 : adénome papillaire : néoplasme encapsulé non invasif caractérisé par une
architecture papillaire dépourvu des caractéristiques nucléaires du CTP [68]
c'est pourquoi les adénomes folliculaires oncocytaires occupent une place à part dans la
classification. Le terme "cellule de Hürthle" est déconseillé ; il s'agit en fait d'un terme erroné
puisque Hürthle a décrit les cellules C de la glande thyroïde. Ces tumeurs présentent des
ou dans le gène apparenté GRIM19 (NDUFA13), et plus d'un tiers d'entre elles présentent des
variations du nombre de copies. Il est bien connu que les adénomes folliculaires peuvent
présenter des cellules oncocytaire focale ; la définition de >75% de cytologie oncocytaire est
utilisée dans cette classification, mais cela reste à prouver comme un critère valide [68].
Les tumeurs à bas risque sont des tumeurs borderlines qui sont morphologiquement et
cliniquement intermédiaires entre les tumeurs bénignes et malignes. Ces néoplasmes ont le
potentiel de développer des métastases, mais l'incidence des métastases est extrêmement
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
de type papillaire (NIFTP) (figure 47) : L'étude originale du groupe de consensus NIFTP n'incluait
pas les tumeurs de taille ≤ 1 cm et les tumeurs oncocytaires répondant aux critères
histologiques du NIFTP. Par conséquent, ces tumeurs ont été diagnostiquées comme des sous-
types de CPT plutôt que de NIFTP. Cependant, ces tumeurs sont considérées comme des sous-
types de NIFTP dans la classification OMS 2022 car il a été démontré qu'elles se comportent
Les NIFTP oncocytaires sont composés d'au moins 75 % de cellules oncocytaires. Bien que le
terme « NIFTP subcentimétrique » puisse être appliqué à toute tumeur < 1 cm, le diagnostic est
généralement inaccessible dans les tumeurs ≤ 2 mm car il est difficile d'être sûr que la tumeur
est non invasive et a < 1 % de vraies papilles ; cependant, même les tumeurs invasives de cette
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Les tumeurs thyroïdiennes à potentiel malin incertain (TTPMI) : Les tumeurs thyroïdiennes
à PMI sont divisées en deux sous-types en fonction de leurs altérations nucléaires : tumeur
CPT (score nucléaire de 0 à 1) et tumeur bien différenciée à potentiel malin incertain (TBD-PMI)
qui présente des caractéristiques nucléaires plus ou moins prononcées de CPT (scores nucléaires
de 2 à 3). Certaines de ces tumeurs peuvent avoir des caractéristiques oncocytaires et peuvent
afficher des cellules claires ou des caractéristiques gloméruloïdes et des modifications du stroma
mucineux. Les tumeurs à PMI se distinguent de l'adénome folliculaire et du NIFTP par la présence
Et les tumeurs trabéculaires hyalinisantes (TTH) : sont des nodules bien délimités avec
des modifications nucléaires de type PTC, une architecture trabéculaire et un matériau hyalin
intratrabéculaire proéminent particulier non observé dans d'autres néoplasmes thyroïdiens qui
s'est accumulé à la suite de la sécrétion d'une protéine de type membrane basale active (figure
48). Les TTH sont dépourvus de mutations BRAF et RAS. Les deux types de réarrangement les
plus courants sont PAX8 :: GLIS3 (le type le plus fréquent) et PAX8 :: GLIS1.
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Figure 48 : Tumeur trabéculaire hyalinisante (TTH). La TTH est solide et bien délimitée par
rapport au tissu thyroïdien environnant (A). Les cellules tumorales sont disposées en architecture
trabéculaire. Les cellules sont allongées ou polygonales et orientées perpendiculairement à l'axe
des trabécules. Le cytoplasme est abondant et éosinophile avec du matériel hyalin (B). Le site
immunomarquage du MIB1 (C) [68].
avec la variante folliculaire du CPT. La distinction entre le FVPTC encapsulé et le CFT repose
entièrement sur la morphologie nucléaire. La définition de CFT inclut la déclaration selon laquelle il
manque des caractéristiques nucléaires de CPT. Cependant, il est bien connu que le diagnostic des
caractéristiques nucléaires du CPT souffre d'une énorme variabilité interobservateur. Lorsque l'atypie
nucléaire subtile due à la convolution des membranes nucléaires est incluse, pratiquement tous les
CFT ont une atypie nucléaire, ce qui rend la distinction presque académique.
- 77 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
changements oncocytaires et des cellules claires ; cependant, ceux-ci ne sont pas cliniquement
pertinents et ne sont donc pas classés comme sous-types dans la nouvelle classification de
l'OMS. Les CFT et les FVPTC composés de > 75 % de cellules oncocytaires sans caractéristiques
Le FVPTC a deux variantes distinctes dont les formes infiltrante et encapsulée avec
envahissement des vaisseaux sanguins ou de la capsule tumorale. Le premier sous-type est une
tumeur maligne infiltrante avec toutes les caractéristiques du CPT classique à l'exception des
papilles. Il présente une atypie nucléaire floride, des corps de psammome et un stroma fibreux et
souvent une invasion périneurale et lymphatique est présente. En revanche, la forme encapsulée
avec une bordure bien définie qui peut ou non déclencher une réaction fibreuse pour créer une
capsule tumorale ; il envahit alors localement la capsule ou les tissus adjacents (s'il n'y a pas de
capsule), et lorsqu'il y a atteinte des vaisseaux, ce sont souvent les vaisseaux sanguins de la capsule
tumorale plutôt que les vaisseaux lymphatiques. Des études moléculaires ont montré que le FVPTC
infiltrant est une tumeur BRAF-like, membre de la famille des CPT, alors que le FVPTC encapsulé est
une tumeur RAS-like ; le plaçant plus près du carcinome folliculaire de la thyroïde (CFT) que du
CPT. La catégorie FVPTC infiltrant ne doit être utilisée qu'en l'absence de vraies papilles, et il y a
encore un débat entre experts pour savoir si le FVPTC infiltrant avec une mutation BRAF V600E peut
représenter un CPT classique avec une croissance folliculaire prédominante et des papilles subtiles
dérivation des cellules folliculaires dans les populations adultes et pédiatriques. Il se présente
généralement sous forme sporadique ; cependant, les formes familiales sont de plus en plus
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
appréciées. Selon la classification OMS des tumeurs thyroïdiennes 2017, le CPT était
classification OMS des tumeurs thyroïdiennes. Des études moléculaires ont montré que les
lésions encapsulées de type purement folliculaire sont RAS-like et ressemblent davantage aux
invasives ne sont pas classées dans le même groupe que le CPT qui est une famille de tumeurs
malignes BRAF-like.
Dans la nouvelle classification OMS des tumeurs thyroïdiennes, le terme « variante » a été
remplacé par « sous-type » pour permettre une cohérence avec les autres schémas de
classification des tumeurs de l'OMS et éviter toute confusion avec le terme de diagnostic
Classiquement, les CPT mesurant ≤ 1,0 cm ont été appelés microcarcinome papillaire,
microtumeur papillaire, CPT sclérosant occulte ou accidentel. Il est bien documenté dans la
littérature que la plupart des cas de ces petits CPT, lorsqu'ils sont identifiés comme des
découvertes fortuites, ont un excellent pronostic. Cependant, il existe un groupe de ces tumeurs
compris des métastases régionales et à distance et une récidive structurelle après chirurgie.
ne pas considérer le « microcarcinome CPT » comme un sous-type distinct. Ceci est également
conforme aux directives de gestion clinique qui reposent sur de multiples caractéristiques
pathologiques plutôt qu’uniquement sur la taille pour développer des protocoles de stratification
Le CPT classique est le paradigme pour tous les sous-types de CPT ; il est défini par des
papilles (figure 50) bien formées tapissées de cellules tumorales dont les noyaux présentent un
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
CPT est la cause d'un taux élevé de métastases ganglionnaires régionales. L'invasion vasculaire
est moins fréquente. Le sous-type encapsulé est complètement enveloppé par une capsule
fibreuse épaisse qui peut être soit intacte, soit infiltrée partiellement ou dans toute son
épaisseur par la tumeur. La CPT classique encapsulée dépourvue de caractéristiques invasives est
Figure 50 : un CPT montrant un modèle de croissance papillaire complexe (A) bordé par des
cellules présentant les caractéristiques nucléaires du carcinome thyroïdien papillaire [68]
Figure 51 : les noyaux caractéristiques se chevauchant, ils sont ovales en verre dépoli ou
hypochromatique et présentant des pseudo-inclusions nucléaires [69]
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Le sous-type folliculaire infiltrant CPT est une lésion de type BRAF qui a croissance infiltrante
mais sans papilles proéminentes ; il a une architecture folliculaire prédominante mais avec une atypie
nucléaire floride, des corps de psammome proéminents et une fibrose stromale, et un examen
attentif identifie généralement (mais pas toujours) de petites structures papillaires focales.
Parmi les sous-types de CPT, les sous-types à cellules hautes (CH) (figure 52), à cellules
cylindriques (CC) (figure 53) et à clous (HN) ont une importance clinique indiscutable en raison
de leurs caractéristiques clinico-pathologiques agressives par rapport aux CPT classiques. Les
sous-types histologiques agressifs de CPT peuvent également être entièrement encapsulés et/ou
Figure 52 : le CPT à grandes cellules présentant des follicules et des papilles serrés (A), des
cellules tumorales d'une hauteur d'au moins 3 fois la largeur, un cytoplasme éosinophile et des
caractéristiques nucléaires facilement identifiables du CPT (B)[68].
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Figure 53 : CPT à cellules cylindriques comportant des cellules colonnaires avec un cytoplasme
pâle à éosinophile et une pseudostratification proéminente [68].
La sclérosante diffuse (DS)-PTC qui est caractérisée par une atteinte unilatérale ou
bilatérale diffuse de la glande thyroïde avec une infiltration lymphatique étendue, une sclérose
emboîté qui peut imiter un carcinome peu différencié mais qui est dépourvu de nécrose et de
mitoses proéminentes.
D'autres sous-types sans impact connu sur le pronostic incluent les suivants : le CPT
oncocytaire classique avec des papilles bien développées et des cellules tumorales avec un
cytoplasme oncocytaire (> 75 %) et des noyaux CPT; le CPT de type Warthin essentiellement un
CPT oncocytaire avec une croissance papillaire et un infiltrat lymphoplasmocytaire lourd dans
son stroma qui présente des similitudes morphologiques avec la tumeur Warthin des glandes
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
OMS des néoplasmes thyroïdiens comprennent les CPT à cellules fusiformes et les CPT
thyroïde » est utilisé dans la nouvelle classification OMS pour désigner les néoplasmes malins
invasifs à cellules folliculaires composés d'au moins 75% de cellules oncocytaires dans lesquels
les caractéristiques nucléaires du CPT et les caractéristiques de haut grade sont absentes. Ce
terme remplace le carcinome à cellules de Hürthle, une appellation inappropriée étant donné que
Hürthle décrivait en fait les cellules C parafolliculaires. Les cellules oncocytaires ont un
contrepartie maligne de l'adénome oncocytaire. Bien qu'il n'y ait pas de changements
substantiels majeurs dans la description de ces tumeurs dans l'OMS 2022, il est utile d'examiner
capsulaire et/ou vasculaire et au moins 75 % de cellules oncocytaires (Figure 54). Les COT sont
glande). Lors de l'évaluation de l'COT, il est important non seulement de documenter l'étendue
peu différencié ; ainsi, toutes les tumeurs doivent être évaluées pour une activité mitotique
- 83 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
tumorale. L'COT peut métastaser aux ganglions lymphatiques ; cependant, certains auteurs ont
montré que la plupart des métastases dites ganglionnaires de l'COT représentent des bouchons
tumoraux dans les veines du cou et non pas dans les ganglions lymphatiques. L'COT (comme le
carcinome folliculaire de la thyroïde) se propage généralement à des sites distants via les
des patients atteints d'COT et dans jusqu'à 40 % des tumeurs présentant une invasion vasculaire
étendue.
Figure 54 : carcinome oncocytaire de la thyroïde. Une croissance invasive à travers la capsule est
évidente à faible puissance (A). A haute puissance, les cellules ont un cytoplasme granuleux
abondant et des nucléoles proéminents (B) [68]
Le carcinome thyroïdien peu différencié (PDTC) (figure 55,56) : Ce sont des carcinomes
invasifs de haut grade dérivés de cellules folliculaires qui sont histologiquement peu différenciés
de ceux-ci).
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Figure 56 : Carcinome thyroïdien peu différencié montrant des nids solides, absence de
caractéristiques nucléaires du carcinome papillaire et nécrose tumorale [68].
Le carcinome thyroïdien différencié de haut grade (DHGTC) (figure 57) : ce sont des
carcinomes folliculaires invasifs de haut grade qui sont encore différenciés car ils conservent les
différenciés, tels que les caractéristiques nucléaires et/ou l’architecture du carcinome papillaire
- 85 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Figure 57 : illustration de la nécrose dans le carcinome thyroïdien papillaire de haut grade [68].
avec un aspect homogène et/ou panaché. En coupe, les CAT sont généralement légèrement
bronzés et charnus, avec des zones d'hémorragie, de nécrose et une invasion fréquente des
- 86 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
tissus mous adjacents et des structures anatomiques adjacentes telles que le larynx, la trachée,
Sur le plan microscopique, les aspects microscopiques sont très variables du CAT classés
en trois catégories qui peuvent se présenter seuls ou en combinaison (figure 58) : sarcomatoïde,
dans sarcome pléomorphe de haut grade. La forme à cellules géantes est composée de cellules
malignes hautement pléomorphes, dont certaines contiennent des noyaux multiples. La forme
épithéliale présente des nids tumoraux cohésifs squameux avec un cytoplasme éosinophile
abondant. Les trois formes ont en commun la présence de nécrose, un taux élevé de mitose [68].
Figure 58 : carcinome anaplasique avec des cellules fusiformes aux noyaux pléomorphes,
imitant le sarcome. [69]
composante de carcinome différencié) était considéré comme une entité distincte du carcinome
anaplasique de la thyroïde.
Plusieurs éléments de preuve indiquent que cette tumeur est un modèle morphologique
- 87 -
Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
présentait des mutations BRAF V600E dans 87 % des cas et avait une évolution similaire au
respectivement PAX8 et TTF1 dans 91 % et 38 % des cas, confirmant leur origine cellulaire
folliculaire. Ils hébergent un carcinome thyroïdien différencié dans les trois quarts des cas
(presque tous étant des carcinomes papillaires). De plus, le carcinome épidermoïde pur sans
2017 de l'OMS du carcinome épidermoïde) porte des mutations BRAF V600E dans 60 % des cas et
a le même pronostic que le carcinome anaplasique en général Pour les raisons ci-dessus, le
Le cancer médullaire de la thyroïde (CMT) est un cancer rare qui se développe aux dépens
bien que les petites tumeurs (moins de 7 mm) soient plus souvent infiltrées. Rarement, il est
est plus souvent située dans le tiers moyen du lobe latéral, région où la densité des cellules C est
la plus élevée. Une hémorragie et une nécrose centrale peuvent être observées dans les tumeurs
arrondis ou ovalaires uniformes avec chromatine granulaire lui donnant un aspect poivre et sel,
typique des tumeurs endocrines. Le stroma est abondant avec des dépôts amyloïdes de la
ème édition OMS [68] est l’introduction du système de classification du grade. Ce système est
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
La nécrose tumorale.
Le nombre de mitose.
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
CONCLUSION
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Les nodules thyroïdiens sont fréquents dans la population mondiale. Ils préoccupent les
praticiens du fait de leur origine maligne probable. Une analyse rigoureuse des données
cliniques et paracliniques s’avère donc nécessaire afin de pouvoir sélectionner les nodules
suspects.
L’échographie thyroïdienne est une étape clé du processus de prise en charge des
nodules. En effet, elle permet l’analyse des différents paramètres échographiques, ainsi que
l’identification des nodules présentant un risque accru de malignité, permettant ainsi de les
La cytoponction vient affiner de plus en plus la prise en charge. C’est un examen simple
et peu invasif qui permet grâce à l’analyse du matériel cytologique de dépister les nodules
Bethesda.
Nous pouvons estimer selon nos résultats que le score EU-TIRADS 5 prédit la malignité
avec des indices de validité des signes de suspicion comparables avec les données de la
littérature. En revanche, le risque de malignité par la catégorie Bethesda II dans notre série
diffère de celui énoncé par Cibas et Ali. Malheureusement, aucune étude n’a été trouvée sur la
Enfin, il ne faut pas oublier les efforts fournis dans le cadre des recherches scientifiques,
l’immunohistochimie et l’élastographie.
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
ANNEXES
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Annexe I
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Apex : L'apex est dirigé vers le haut et légèrement latéralement. Il s'étend jusqu'à la ligne
oblique du cartilage thyroïdien où il est limité en haut par l'attache du muscle sternothyroïdien. Il
est pris en sandwich entre le muscle constricteur inférieur médialement et le muscle
sternothyroïdien latéralement.
Base : La base s'étend jusqu'au 5ème ou 6ème anneau trachéal. Elle est en rapport avec
l'artère thyroïdienne inférieure et le nerf laryngé récurrent.
La face postéro-latérale est liée à la gaine carotidienne et son contenu (artère carotide
commune, veine jugulaire interne et nerf vague).
Le bord antérieur est mince et sépare la face superficielle et la face médiane. Il est lié à la
branche antérieure de l'artère thyroïdienne supérieure.
Le bord postérieur est épais et arrondi. Il sépare les surfaces médiane et postérieure. Il
est en rapport avec :
• L’anastomose artérielle longitudinale entre les artères thyroïdiennes supérieure et
inférieure
• Les glandes parathyroïdes.
L'isthme est horizontal et présente deux faces : antérieure et postérieure et deux bords :
supérieur et inférieure.
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
III. La vascularisation :
1. La vascularisation artérielle :
La glande est très vascularisée et est alimentée par artères suivantes :
L’artère thyroïdienne supérieure est la plus volumineuse, il s’agit de la première
collatérale de la carotide externe. Elle chemine vers le bas pour rejoindre le pôle supérieur du
lobe thyroïdien au contact duquel elle se trifurque en branches interne, postérieure et
supérieure. La branche interne s’anastomose avec son homologue controlatéral tandis que la
branche postérieure s’anastomose avec une branche de l’artère thyroïdienne inférieure
ipsilatérale.
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
2. La vascularisation veineuse :
Le retour veineux de la glande thyroïde est assuré par trois ensembles de veines à savoir :
1. La veine thyroïdienne supérieure : Elle émerge au niveau du pôle supérieur du lobe
thyroïdien, s'étend vers le haut et latéralement, et s'écoule dans la veine jugulaire interne.
2. La veine thyroïdienne moyenne : Ce canal veineux court et large émerge au milieu du
lobe pour se jeter dans la veine jugulaire interne.
3. La ou les veines thyroïdiennes inférieures : Elles émergent au niveau du bord inférieur
de l'isthme, forment un plexus en avant de la trachée puis descendent vers le bas
pour se jeter dans la veine brachio-céphalique gauche.
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
4. Parfois, une quatrième veine, la veine thyroïdienne (de Kocher) émerge entre les
veines thyroïdiennes moyenne et inférieure pour se jeter dans la veine jugulaire
interne.
3. La vascularisation lymphatique :
Le drainage lymphatique est important à connaître notamment pour la prise en charge
chirurgicale des cancers thyroïdiens. En effet, 70 % des cancers papillaires, très lymphophiles,
s’accompagnent d’une atteinte ganglionnaire. Les vaisseaux lymphatiques sont satellites des
veines thyroïdiennes.
4. Innervation :
La glande thyroïde est alimentée par des fibres nerveuses à la fois sympathiques et
parasympathique :
1. L'alimentation parasympathique est dérivée du nerf vague et du nerf laryngé récurrent.
2.L'alimentation sympathique est dérivée des ganglions sympathiques cervicaux
supérieur, moyen et inférieur, mais surtout du ganglion moyen.
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Annexe II
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Annexe III
Les cellules folliculaires assurent la production des hormones thyroïdiennes sous forme
de tri-iodothyronine (T3) et tétra-iodothyronine (T4 ou thyroxine). Ce sont des molécules
iodées, dérivées de la tyrosine ou plus précisément de la thyronine, qui correspond à la
condensation de deux molécules de tyrosine entre elles.
Les hormones thyroïdiennes agissent sur les cellules de presque tout le corps. Elles
pénètrent dans la cellule cible et se fixent à des récepteurs situés dans le noyau déclenchant la
transcription de l’ARNm qui servira à la synthèse des protéines.
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Annexe IV
Fiche d’exploitation :
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Annexe V
Pour mesurer la performance/ validité d’un « test » pour une maladie donnée il y a :
Des critères intrinsèques : Sensibilité, spécificité, RV+, RV-
Des critères extrinsèques : VPP, VPN
1.1. La sensibilité :
Elle désigne la probabilité d'obtenir un test positif sur un individu porteur de la maladie.
Elle est calculée selon la formule Les vrais positifs / les malades. Plus elle se rapproche du 1 plus
le test est sensible et il donne peu de faux négatifs.
1.2. La spécificité :
Elle mesure la capacité d'un test à donner un résultat négatif lorsque l'hypothèse n'est
pas vérifiée. Elle est calculée selon la formule : Les vrais négatifs/ les sujets sains. Un test
spécifique donne peu faux positifs.
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2. Critères extrinsèques :
Ils dépondent des caractéristiques intrinsèques + contexte utilisation.
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RESUMES
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Résumé
La découverte d’un nodule thyroïdien pose d’emblée la question sur sa nature bénigne ou
maligne. Devant cette problématique et dans le but de ne pas passer à côté d’un cancer, le
L’objectif de notre étude est de corréler entre les éléments échographiques, cytologiques et
histologiques dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5, d’évaluer la fiabilité des signes
Le pourcentage de cancer était de 45.2%. L’âge moyen de nos patients était de 46 ans
avec une nette prédominance féminine (sex-ratio 0.05), le risque de malignité chez l’homme
A l’échographie, les nodules malins avaient une taille moyenne de 41.93mm, ils avaient
dans 52.6% des cas un aspect très hypoéchogène, des contours flous dans 63.1% des cas, une
vascularisation intra-nodulaire prédominante dans 63.1 % des cas, des microcalcifications dans
63.1% d’entre eux. La sensibilité et la spécificité des signes échographiques à haut risque de
BETHESDA était de46.1% pour BETHESDA II, 30.07% pour BETHESDA III, 57.1% pour BETHESDA IV,
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
Abstrat
The discovery of a thyroid nodule immediately raises the question of its benign or
malignant nature. Faced with this problem and in order not to miss a cancer, the practitioner
disposed the clinical data, the ultrasound with the EU-TIRADS score and the cytopunction. The
objective of our study is to correlate the ultrasound, cytological and histological elements in EU-
TIRADS 5 thyroid nodules, to evaluate the reliability of echographic suspicious features and the
BETHESDA classification and to compare our results with those of the world literature.
the department of otorhinolaryngology (ENT) and cervicofacial surgery (CCF) CHU MOHAMED VI
The percentage of cancer was 45.2%. The average age of our patients was 46 years with a
clear female predominance (sex ratio 0.05), the risk of malignancy in men was higher than in
women.
On ultrasonography, the malignant nodules had a mean size of 41.93 mm, in 52.6% of
cases they had a very hypoechoic appearance, blurred contours in 63.1% of cases, predominant
sensitivity and specificity of the ultrasound signs at high risk of malignancy were comparable to
On cytology, the risk of malignancy calculated for each category of the BETHESDA
classification was 46.1% for BETHESDA II, 30.07% for BETHESDA III, 57.1% for BETHESDA IV, 50%
for BETHESDA V and 100% for BETHESDA VI. The sensitivity and specificity of the BETHESDA
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Corrélations échographique, cytologique et histologique dans les nodules thyroïdiens EU-TIRADS 5
ﻣﻠﺧﺹ
ﻓﻭﺭ ﺍﻛﺗﺷﺎﻑ ﺍﻟﻌﻘﻳﺩﺓ ﺍﻟﺩﺭﻗﻳﺔ ،ﻳﺗﻡ ﻁﺭﺡ ﺍﻟﺗﺳﺎﺅﻝ ﻋﻥ ﻁﺑﻳﻌﺗﻬﺎ ﺍﻟﺣﻣﻳﺩﺓ ﺃﻭ ﺍﻟﺧﺑﻳﺛﺔ.ﻟﻺﺟﺎﺑﺔ ﻋﻥ ﻫﺫﺍ ﺍﻟﺗﺳﺎﺅﻝ
ﻭﺍﻟﺘﺄﻛﻴﺪ ﻋﻠﻰ ﺳﺭﻁﻧﻳﺗﻬﺎ ،ﻓﺈﻥ ﺍﻟﻣﻣﺎﺭﺱ ﻳﺳﺗﻧﺩ ﺇﻟﻰ ﺍﻟﻣﻌﻁﻳﺎﺕ ﺍﻟﺳﺭﻳﺭﻳﺔ ،ﻭﺍﻟﻣﻭﺟﺎﺕ ﻓﻭﻕ ﺍﻟﺻﻭﺗﻳﺔ ﻣﻊ ﻣﻘﻳﺎﺱ
ﺃﻭﺗﺎﻳﺭﺩﺱ ﻭﺍﻟﻭﺧﺯ ﺍﻟﺧﻠﻭﻱ .ﺍﻟﻬﺩﻑ ﻣﻥ ﺩﺭﺍﺳﺗﻧﺎ ﻫﻭ ﺭﺑﻁ ﻋﻧﺎﺻﺭ ﺍﻟﻣﻭﺟﺎﺕ ﻓﻭﻕ ﺍﻟﺻﻭﺗﻳﺔ ﻭﺍﻟﻌﻧﺎﺻﺭ ﺍﻟﺧﻠﻭﻳﺔ
ﻭﺍﻟﻧﺳﻳﺟﻳﺔ ﻓﻲ ﺍﻟﻌﻘﻳﺩﺍﺕ ﺍﻟﺩﺭﻗﻳﺔ ﺃﻭﺗﺎﻳﺭﺩﺱ ،٥ﻟﺗﻘﻳﻳﻡ ﻣﻭﺛﻭﻗﻳﺗﻪ ﻭﻣﻘﺎﺭﻧﺔ ﻧﺗﺎﺋﺞ ﺩﺭﺍﺳﺗﻧﺎ ﻣﻊ ﺑﺎﻗﻲ ﺍﻟﺩﺭﺍﺳﺎﺕ ﻭﺍﻷﺑﺣﺎﺙ
ﻳﺘﻌﻠﻖ ﺍﻻﻣﺮ ﺑﺪﺭﺍﺳﺔ ﺑﺎﺳﺘﺮﺟﺎﻋﻴﺔ ﻟـ 42ﺣﺎﻟﺔ ﻣﻦ ﺍﻟﻌﻘﻴﺪﺍﺕ ﺍﻟﺪﺭﻗﻴﺔ ﺃﻭﺗﺎﻳﺮﺩﺱ ٥ﺍﺳﺘﻔﺎﺩﻭﺍ ﻣﻦ ﺍﺳﺘﺌﺼﺎﻝ ﺍﻟﻐﺪﺓ
ﻓﻲ ﻗﺴﻢ ﻁﺐ ﺍﻷﻧﻒ ﻭﺍﻷﺫﻥ ﻭﺍﻟﺤﻨﺠﺮﺓ ﻭﺟﺮﺍﺣﺔ ﺍﻟﺮﺃﺱ ﻭﺍﻟﺮﻗﺒﺔ ﻓﻲ ﻣﺮﻛﺰ ﻣﺤﻤﺪ ﺍﻟﺴﺎﺩﺱ ﺍﻟﻄﺒﻲ ﻓﻲ ﻣﺮﺍﻛﺶ ﺑﻴﻦ
ﻋﺎﻣﻲ 2017ﻭ.2019
ﺑﻠﻐﺕ ﻧﺳﺑﺔ ﺍﻹﺻﺎﺑﺔ ﺑﺎﻟﺳﺭﻁﺎﻥ .٪45.2ﻛﺎﻥ ﻣﺗﻭﺳﻁ ﻋﻣﺭ ﻣﺭﺿﺎﻧﺎ 46ﻋﺎﻣًﺎ ﻣﻊ ﻏﻠﺑﺔ ﻭﺍﺿﺣﺔ ﻟﻺﻧﺎﺙ
)ﻧﺳﺑﺔ ﺍﻟﺟﻧﺱ ،(0.05ﻭﻛﺎﻥ ﺧﻁﺭ ﺍﻹﺻﺎﺑﺔ ﺑﺎﻷﻭﺭﺍﻡ ﺍﻟﺧﺑﻳﺛﺔ ﻋﻧﺩ ﺍﻟﺭﺟﺎﻝ ﺃﻋﻠﻰ ﻣﻥ ﺍﻟﻧﺳﺎء.
ﻓﻲ ﺍﻟﻣﻭﺟﺎﺕ ﻓﻭﻕ ﺍﻟﺻﻭﺗﻳﺔ ،ﻛﺎﻥ ﻣﺗﻭﺳﻁ ﺣﺟﻡ ﺍﻟﻌﻘﻳﺩﺍﺕ ﺍﻟﺧﺑﻳﺛﺔ 41.93ﻣﻡ ،ﻭﻛﺎﻥ ﻣﻅﻬﺭﻫﺎ ﻧﺎﻗﺹ ﺍﻟﺻﺩﻯ
ﻟﻠﻐﺎﻳﺔ ﻓﻲ ٪52.6ﻣﻥ ﺍﻟﺣﺎﻻﺕ ،ﻭﺣﺩﻭﺩ ﻏﻳﺭ ﻭﺍﺿﺣﺔ ﻓﻲ ٪63.1ﻣﻥ ﺍﻟﺣﺎﻻﺕ ،ﻭﺳﺎﺩ ﺍﻷﻭﻋﻳﺔ ﺍﻟﺩﻣﻭﻳﺔ ﺩﺍﺧﻝ
ﺍﻟﻌﻘﻳﺩﺍﺕ ﻓﻲ ٪63.1ﻣﻥ ﺍﻟﺣﺎﻻﺕ ،ﻭﺍﻟﺗﻛﻠﺳﺎﺕ ﺍﻟﺩﻗﻳﻘﺔ ﻓﻲ ٪63.1ﻣﻥ ﺍﻟﺣﺎﻻﺕ .ﻫﻡ .ﻛﺎﻧﺕ ﺣﺳﺎﺳﻳﺔ ﻭﻧﻭﻋﻳﺔ
ﻋﻼﻣﺎﺕ ﺍﻟﻣﻭﺟﺎﺕ ﻓﻭﻕ ﺍﻟﺻﻭﺗﻳﺔ ﺍﻟﻣﻌﺭﺿﺔ ﻟﺧﻁﺭ ﺍﻹﺻﺎﺑﺔ ﺑﺎﻷﻭﺭﺍﻡ ﺍﻟﺧﺑﻳﺛﺔ ﻣﻣﺎﺛﻠﺔ ﻟﺗﻠﻙ ﺍﻟﻣﻭﺟﻭﺩﺓ ﻓﻲ ﺍﻟﺩﺭﺍﺳﺎﺕ
ﺍﻟﻌﺎﻟﻣﻳﺔ.
ﻓﻲ ﻋﻠﻡ ﺍﻟﺧﻼﻳﺎ ،ﻛﺎﻥ ﺧﻁﺭ ﺍﻹﺻﺎﺑﺔ ﺑﺎﻷﻭﺭﺍﻡ ﺍﻟﺧﺑﻳﺛﺔ ﺍﻟﻣﺣﺳﻭﺑﺔ ﻟﻛﻝ ﻓﺋﺔ ﻣﻥ ﺗﺻﻧﻳﻑ ﺑﻳﺗﺳﺩﺍ ﻫﻭ ٪46.1ﻟـ
ﺑﻳﺗﺳﺩﺍ ،IIﻭ ٪30.07ﻟـ ﺑﻳﺗﺳﺩﺍ ،IIIﻭ ٪57.1ﻟـ ﺑﻳﺗﺳﺩﺍ ،IVﻭ ٪50ﻟـ ﺑﻳﺗﺳﺩﺍ Vﻭ ٪100ﻟـ ﺭ .VIﻛﺎﻧﺕ
ﺍﻟﺩﺭﻗﻳﺔ ﺍﻟﻌﻘﻳﺩﻳﺔ.
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ﺃ ْﻗﺳِ ﻡ ہﺎﻠﻟ َ
ﺍﻟﻌﻅِ ﻳﻡ
ﺃﺭﺍﻗﺏ ﷲ ﻓﻲ ِﻣ ْﻬ َﻧﺗِﻲ.
َ ﺃﻥ
ﺻﻭﻥَ ﺣﻳﺎﺓ ﺍﻹﻧﺳﺎﻥ ﻓﻲ ﻛﺂ ّﻓ ِﺔ َ
ﺃﻁﻭﺍﺭﻫَﺎ ﻓﻲ ﻛﻝ ﺍﻟﻅﺭﻭﻑ ﻭﺃﻥ ﺃ ُ
ﺽ
ﻭﺍﻟﻣﺭ ِ
َ ﻭﺳﻌِﻲ ﻓﻲ ﺍﻥﻗﺎﺫﻫﺎ ﻣِﻥ ﺍﻟ َﻬﻼﻙِ
ﻭﺍﻷﺣﻭﺍﻝ ﺑﺎﺫﻟﺔ ْ
َ
ﺍﻟﺑﺭ ﻭﺍﻟﺗﻘﻭﻯ.
ﺗﻌﺎﻭﻧِﻳﻥَ َﻋﻠﻰ ﱢ ﱢ
ﺍﻟﻁ ﱢﺑ َﻳﺔ ُﻣ َ
ِﺻ َﺩﺍﻕ ﺇﻳ َﻣﺎﻧﻲ ﻓﻲ ﺳِ ّﺭﻱ َﻭ َﻋﻼﻧ َﻳﺗﻲ،
ﻭﺃﻥ ﺗﻛﻭﻥ ﺣﻳﺎﺗﻲ ﻣ ْ
ﺍﻟﻠﺠﻨﺔ
ﺍﻟﺭﺋﻳﺱ ﻥ .ﺍﻷﻧﺻﺎﺭﻱ ﺍﻟﺳﻳﺩﺓ
ﺃﺳﺗﺎﺫﺓ ﻓﻲ ﺃﻣﺭﺍﺽ ﺍﻟﻐﺩﺩ
ﺍﻟﻣﺷﺭﻑ ﻉ .ﺭﺍﺟﻲ ﺍﻟﺳﻳﺩ
ﺃﺳﺗﺎﺫ ﻓﻲ ﺃﻣﺭﺍﺽ ﺍﻷﺫﻥ ﻭ ﺍﻷﻧﻑ ﻭ ﺍﻟﺣﻧﺟﺭﺓ
ﺍﻟﺣﻛﻡ ﺡ .ﺍﻟﺭﺍﻳﺱ ﺍﻟﺳﻳﺩﺓ
ﺃﺳﺗﺎﺫﺓ ﻓﻲ ﻋﻠﻡ ﺍﻟﺗﺷﺭﻳﺢ ﺍﻟﻣﺭﺿﻲ