INTRODUCTION
Les baoulés habitent le centre de la Cote d’Ivoire
précisément dans la région du Gbêkê. Les baoulés sont situés
au centre de la Cote D’ivoire en région de savane. Ils font
parties du groupe ethnique Akan et sont venue du Ghana au
XVIIIe siècle.
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I. Présentation du peuple Baoulé
1. Origine historique
Les Baoulé sont issus d’une migration
menée par la reine Pokou au XVIIIe siècle
depuis le Ghana. Ils se sont installés dans le
centre de la Côte d’Ivoire. Leur nom vient
du mot « Baouli », qui signifie « le fils est
mort », en référence au sacrifice fait par la
reine pour sauver son peuple.
2. Structure sociale
La société baoulé est organisée autour de
clans et de familles. Le respect des aînés et
des traditions est une valeur essentielle.
3. Langue et croyances
Les Baoulé parlent une langue du groupe
Akan. Leur religion est basée sur
l’animisme, avec une grande importance
donnée aux esprits, aux ancêtres et aux
forces naturelles.
II- LES DIFFERENTS TYPES DE MUSIQUE
La musique joue un rôle très important dans la vie du baoulé.
Elle est utilisée dans toutes les manifestations (réjouissances,
funérailles, travail …
1- La musique vocale
La musique baoulé occupe une place important dans les
manifestations artistiques et se caractérise par sa polyphonie
vocale. La technique des tierces parallèles et le style
responsorial (appel – réponse)
2- La musique instrumentale
A côté de la musique vocale Baoulé populaire et quotidienne, il
existe une musique instrumental réservée aux grandes
occasions tel que :
Funérailles d’un chef, intronisation d’un roi, ou est jouée par un
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ensemble de tambour dont le plus important et le tambour
jumelé Attougban ou Klin kpli et le Goli qui est dans la danse
sacré des Baoulés qui est exécuté par les hommes uniquement.
3- Le musicien professionnels et semi professionnels
On remarque aussi la présence de musicien professionnels ou
semi professionnels ambulants. Ils pratiquent une musique à
caractère lucratif et sont à la fois instrumentiste et chanteurs.
La musique sacré se manifeste a travers des masques tels
que : le Goli et le Glaou… et on subit une légère transformation
de la harpe autrefois devenu les guitares à trois cordes.
II- LES INTRUMENTS UTILISES
Les instruments utilisés sont divers dont on
peut citer : Le klin-kpli
Le tambour jumelé ou
attoungblan L’arc musical
Le djomolo
1- Le klin-kpl
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Les grands tambours sont des tambours sacrés et vénérés qui
ne sortent en public que dans
de rares occasions. Leur qualificatif de « grand tambour » est
lié à leurs très grandes dimensions et
à la puissance des symboles qu’ils incarnent. Le grand tambour
est le symbole de l’Etat et de la
Nation. Chez les Baoulé, le roi lui-même, dans une cérémonie
publique avant de s’asseoir sur son
trône, va saluer et embrasser le grand tambour. En période de
conflit armé, le grand tambour est
aussi protégé que la personne du roi.
il y a celle d'annoncer le décès du chef. Cette annonce se fait
par les termes suivants :
« Kpli ala, ala nou Metou mébla, métou mébla. »
Signification : « Un grand chef est décédé; courez, venez
danser le klinkpli ». L'enseignement à travers le klinkpli repose
aussi sur les proverbes qui sont la traduction
De la grande sagesse africaine. Une illustration :
« Métia kong kong, médjou; Métia gla gla, médjou;
Srèfouè diman kogondja
».
Signification :« Doucement, doucement, on arrive; vite, vite,
on arrive. Mais quand on a peur, on n’arrive jamais !
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2- Le tambour jumele ou attoungblan
L’attoungblan est le tambour parleur par excellence. Il
comprend un élément mâle et un élément femelle. C’est un
tambour d’information ; c'est le livre de sagesse et de
connaissance des Akan. Son contenu est donc plus important
que celui des autres tambours. Au niveau des sons émis, on
distingue les tambours mâles, aux sons graves, des tambours
femelles, aux sons aigus. Le son grave du tambour mâle est dû
au fait que la paroi de la caisse de résonance est mince et la
cavité intérieure plus grande. La caisse de résonance du
tambour femelle est, au contraire, plus épaisse et la cavité
intérieure plus petite. Les éléments constitutifs du tambour
membranophone sont : la caisse de résonance, la membrane,
les tendeurs, l’ourlet, les coins, les supports et les crochets à
tambouriner. Le bois qui sert à fabriquer le tambour est un bois
spécial qui ne gauchit pas c’est-à-dire qui ne se déforme pas
quel que soit le milieu ambiant où il est conservé
L’arc musical
L’arc musical est un instrument de musique idiot orde ancien. Il
est dérivé de l'arc, arme de guerre. La différence entre les deux
n'est pas visuelle, mais structurelle et fonctionnelle car l'arc
musical n'étant pas tenu de tirer des flèches, n'a pas besoin de
pouvoir plier davantage que sa tension normale.
le djomolo
Le djomolo est un instrument de musique de la famille des
idiophones. Issu du peuple baoulé, il est joué en canon et
ressemble à peu près au balafon .
III-La culture baoulé
4. L’art et la sculpture
Les Baoulé sont renommés pour leurs sculptures, notamment
leurs masques et leurs figurines en bois. Ces objets sont utilisés
dans des contextes spirituels ou décoratifs. Les masques Goli,
par exemple, ont une forte valeur symbolique.
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5. Les pratiques spirituelles
La spiritualité baoulé repose sur le culte des ancêtres et des
génies protecteurs. Les cérémonies incluent des offrandes, des
danses et des chants pour honorer les esprits.
6. L’habillement et les textiles
Les Baoulé sont également célèbres pour leurs tissus
traditionnels, notamment le pagne tissé appelé kita, porté lors
des grandes occasions.
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CONCLUSION
Notre thème objet d'étude, nous a conduits vers l’organisation
culturelle du peuple baoulé. Notre étude nous a permis de faire
plus connaissance avec ce peuple qui bien qu'il ait connu
plusieurs influences traditionnel demeure non négligeable.
La musique Baoulé apprendre la fois, la tolérance et la
solidarité à travers ses paroles, la musique invite l’ensemble
des membres du village et alleur a savoir vivre et connaitre ses
tradition.
La musique et la culture Baoulé constituent une richesse
inestimable du patrimoine ivoirien. En reliant les générations et
en transmettant des savoirs ancestraux, elles témoignent de
l’ingéniosité et de la profondeur de ce peuple. Face aux défis
contemporains, il est essentiel de protéger et de promouvoir cet
héritage pour préserver son unicité et son universalité.