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Systeme Hydroique

Un circuit hydraulique industriel est composé de trois zones : une source d'énergie, un récepteur hydraulique et une liaison entre les deux. La centrale hydraulique, qui génère le débit, est essentielle et comprend un réservoir, une pompe et un système de filtration. Les organes de commande, de protection et de régulation sont également cruciaux pour le fonctionnement efficace du circuit.

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Systeme Hydroique

Un circuit hydraulique industriel est composé de trois zones : une source d'énergie, un récepteur hydraulique et une liaison entre les deux. La centrale hydraulique, qui génère le débit, est essentielle et comprend un réservoir, une pompe et un système de filtration. Les organes de commande, de protection et de régulation sont également cruciaux pour le fonctionnement efficace du circuit.

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Description générale d’un circuit hydraulique

1-Structure générale
Un circuit hydraulique industriel est constitué de 3 zones :
- 1ere zone : Source d’énergie : c’est un générateur de débit (centrale hydraulique) ;
- 2ème zone : Récepteur hydraulique : transforme l’énergie hydraulique en énergie mécanique (vérin,
moteur hydraulique) ;
- 3ème zone : liaison entre les deux zones précédentes.

On peut trouver dans cette zone :


- des éléments de distribution (distributeur),
- des éléments de liaison (tuyaux),
- des accessoires (appareils de mesure, de protection, de stockage d’énergie et de régulation).

2 Composition d’un circuit hydraulique


Un circuit hydraulique industriel est représenté schématiquement par des symboles conventionnels
normalisés. Un schéma hydraulique représente l’équipement toujours en position de repos ou initiale.

1- Fig.1 : Installation hydraulique


3 Structure schématique des systèmes hydrauliques :
La centrale hydraulique

1 Définition d’une centrale hydraulique


La centrale hydraulique (appelée aussi groupe hydraulique ou groupe motopompe) est un générateur de débit et
pas de pression. La pression augmente lorsqu’il y a résistance à l’écoulement.
Elle est constituée essentiellement d’un réservoir d’huile, d’un moteur, d’une pompe et d’un système de
filtration.

Figure 2.1 : centrale hydraulique

Réservoir : il permet le stockage de l’huile, son refroidissement, la protection contre des éléments qui
peuvent la polluer.
Système de filtration : il est utilisé pour éliminer les impuretés et les particules solides du fluide.
Les polluants présents dans un circuit occasionnent des dommages et/ou une usure prématurée des composants.
Ces polluants peuvent être de deux types :
- solides : les particules d’usure venant des composants et les particules venant de l’extérieur ;
- solubles (non solides) : eau, gommes, boues…
Une centrale hydraulique doit contenir aussi d’autres composants (filtre, limiteur de pression, manomètre, …).

2 Le réservoir
a- Constitution
Le réservoir est utilisé pour le stockage des fluides. Il est constitué de :
- Une cuve en acier séparée en deux chambres par une cloison de stabilisation : une chambre d’aspiration (où se
trouve le filtre d’aspiration) et une chambre de retour (pour isoler les polluants).
- Un couvercle assurant l’étanchéité et supportant l’ensemble motopompe.
- Un bouchon de vidange et éventuellement un autre de remplissage.
- Une porte de visite utilisée pour le changement du filtre, la réparation et le nettoyage.
- Deux voyants pour indiquer le niveau de fluide.
- Un filtre monté sur la tuyauterie d’aspiration.

Remarque : La
capacité utile du réservoir est supérieure à trois fois la variation possible de volume du circuit

b- Symboles :

3 La pompe hydraulique :
a- Rôle de la pompe dans un système hydraulique
La pompe est destinée à transformer une énergie mécanique fournie par un moteur, en énergie hydraulique. Son
rôle se limite à aspirer l’huile de réservoir et de la refouler.
La pompe fournit un débit. C’est donc un générateur de débit.
b- Caractéristiques générales d’une pompe
Une pompe se caractérise par :
- son débit
- sa cylindrée
- son rendement
- son sens de rotation
- sa vitesse de rotation

Débit :
C’est le volume d’huile que la pompe peut fournir pendant l’unité de temps pour une vitesse de rotation établie.
Q : débit, en litres /minute (l/min)

Cylindrée :
Elle correspond au volume d’huile théorique débitée par tour en cm3 ou en litre. Donc le débit Q correspond à
la cylindrée par la vitesse de rotation.
Q= Cyl . N Avec Q : débit, en litres /minute (l/min) ;
Cyl : Cylindrée, en litres (l/tr) ou en cm3/tr ;
N : vitesse de rotation, en tours /minute (tr/min).
Rendements :
- La puissance hydraulique à la sortie d’une pompe, traitant le débit volumique Q est :
PH= ΔP.Q avec Q : débit, en m3/s
Δ P= Ps-Pe : La différence de pression entre
l’entrée et la sortie de la pompe et Pe et Ps en Pascal (Pa).
- La puissance donnée à la pompe par le moteur dont l’axe tourne à la vitesse ω et transmet un couple C,
s’écrit :
Pa= C.ω
C : moment du couple appliqué à l’arbre d’entraînement de la pompe (N.m),
ω : La vitesse angulaire de l’arbre d’entraînement de la pompe (rad/s),
Pa : La puissance absorbée par la pompe (W).
Ces deux relations permettent d’exprimer le rendement global d’une pompe :

Pour affiner notre connaissance d’une pompe volumétrique, on peut définir le rendement volumétrique :
rapport du débit réel au débit théorique (qui permettra de connaître les fuites) ;

Q th : C’est le débit théorique, Q th =Cyl.N .


N : C’est la vitesse de rotation
Le rendement mécanique ; rapport du couple théorique au couple réel (qui permettra de connaître les pertes
mécaniques : Frottement).
Le produit de ces deux rendements est évidemment le rendement global :

Vitesse de rotation :
La vitesse de rotation maximale en fonctionnement continu (dite vitesse nominale) est principalement limitée
par la capacité de la pompe d’aspirer le fluide dans certaines conditions spécifiques. En d’autres termes, on fixe
la valeur de la vitesse nominale de telle sorte que tout risque de cavitation soit écarté.

c- Symboles :
Le trait interrompu court représente le drain (drainage externe). C’est une canalisation qui récupère le débit de
fuite, inévitable à cause des jeux fonctionnels, et qui l’envoie au réservoir.
d- Classification des pompes
On classe les pompes en deux grandes familles :
- Les pompes non volumétriques ; dans lesquelles la chambre d’admission et la chambre de refoulement où le
fluide est expulsé ne sont pas séparées l’une de l’autre par des pièces mécaniques rigides.
- Les pompes hydrodynamiques (volumétriques), dans lesquelles la chambre d’admission est séparée par des
pièces mécaniques rigides de la chambre de refoulement, ce qui assure l’étanchéité entre ces deux chambres.
e- Les pompes volumétriques

Principe
- Une pompe volumétrique se compose d'un corps de pompe parfaitement clos (stator) à l'intérieur duquel se
déplace un élément mobile rigoureusement ajusté participant à la circulation du fluide à l’intérieur de la pompe.
Ce déplacement est cyclique. D’autres éléments mobiles destinés à mettre en mouvement les éléments
précédents.
- Pendant un cycle, un volume de liquide pénètre dans un compartiment avant d'être refoulé.

Description
- Un volume de fluide V0 (équivalent à la cylindrée) est emprisonné dans un espace donné et contraint à se
déplacer, de l’entrée vers la sortie de la pompe à chaque cycle. Le volume V0 est prélevé sur le fluide contenu
dans la conduite d’aspiration, d’où une dépression qui fait avancer le fluide vers la pompe, assurant ainsi son
amorçage (autoamorçage).
- Remarque : La pression ne doit pas s’abaisser en dessous de la pression de vapeur saturante duliquide, pour
éviter son ébullition et l’apparition du phénomène de cavitation.
Les pompes volumétriques rotatives sont les pompes les plus utilisées.

3- Les organes de liaison


3-1/ Organes de commande (distributeurs)
a/- Rôle
Les distributeurs sont utilisés pour commuter et contrôler le débit du fluide sous pression, à la réception d’un
signal de commande qui peut être mécanique, électrique ou hydraulique, afin de commander l’organe récepteur
(vérin ou moteur).

b/- Symbolisation

Figure 3.3 :
symbole normalisé du distributeur :

* Désignation : Nombre d’orifices / Nombre de positions, nature du centre du distributeur si Nombre de


positions est 3, type de commande.
* Orifices : Les différents orifices d’un distributeur sont :
- P : orifice en connexion avec la pompe.
- R : orifice d’échappement.
- A : orifice en connexion avec l’orifice A de l’organe récepteur.
- B : orifice en connexion avec l’orifice B de l’organe récepteur.

* Types de centres :
* Types de
commandes :

* Exemples
- Distributeur 4/3 à centre ouvert à commande électrique avec ressorts de rappel
3-2/ Organes de protection et de régulation :
a/- Organes de réglage du débit : limiteur de débit, régulateur de débit
Le rôle de ces composants est de faire varier la section dans laquelle le fluide circule.
En effet la vitesse d’un récepteur hydraulique (vérin ou moteur) est fonction du débit. Le réglage de ce débit est
obtenu par un étranglement de section.
* Limiteur de débit
Destiné à agir sur le débit pour contrôler la vitesse d’un récepteur (vérin, moteur) mais n’assure pas la stabilité
de débit au cours des variations de la pression.

Figure 3.4 :
limiteur de débit

NB : le limiteur de débit ne permet pas le contrôle du débit lorsque la charge est variable.
* Régulateur de débit
Conçu comme le limiteur de débit mais une variation de la pression permet de plus ou moins ouvrir
l’étranglement du passage du fluide.

Figure 3.5:
Régulateur de débit

Son principe de fonctionnement est basé sur :


- un tiroir qui a pour fonction de composer toute variation de charge du récepteur et permet de maintenir une
différence de pression p constante de part et d’autre de l’étranglement ;
- un étranglement qui permet d’ajuster le débit en fonction de la vitesse.
b/- Organes de réglage de pression
* Limiteur de pression (soupape de sûreté)
Monté en amont du circuit, en dérivation avec la pompe et relié au réservoir, il permet de protéger le circuit
contre les surpressions.
Fonction:
Réduire la pression du réseau principal et la maintenir constante dans une partie du circuit. La nécessité de
limiter la pression maximale du fluide hydraulique est évidente : afin de protéger les différents éléments
(pompe, actionneurs, etc.) constituant le circuit.

Figure 3.6:
Limiteur de pression

* Régulateur de pression
Monté en amont de la branche secondaire du circuit, il permet de limiter la pression dans une branche du circuit
à une valeur constante et inférieure à la pression de service.

Figure 3.7: régulateur de pression

* Valve de séquence
La valve de séquence ne permet la circulation de l’huile vers une portion du circuit (alimenter le circuit
secondaire) que si la pression dans la ligne principale (circuit primaire) a atteint la valeur de sa pression de
pilotage

Figure 3.8 : valve de séquence

c/-Amortissement de fin de course des vérins


Cet amortissement est indispensable aux vitesses ou cadences élevées et sous fortes charges.
Si des blocs en élastomère suffisent lorsque l’énergie à amortir est modérée, les dispositifs avec tampons
amortisseurs sont recommandés aux plus hautes énergies. Dès que le tampon entre dans son alésage, le fluide à
l’échappement est obligé de passer par l’orifice B plus petit, au lieu de l’orifice créant l’amortissement

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