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Entomo Notes de Cours 2018

L'entomologie médicale est l'étude des insectes et arthropodes ayant une importance médicale, incluant leur classification, anatomie et rôle dans la transmission de maladies. Les arthropodes peuvent être pathogènes, vecteurs d'agents pathogènes ou hôtes intermédiaires, jouant un rôle crucial dans la santé publique. L'historique de l'entomologie médicale montre des avancées significatives dans la compréhension des maladies transmises par ces organismes, notamment au 19ème siècle.

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Entomo Notes de Cours 2018

L'entomologie médicale est l'étude des insectes et arthropodes ayant une importance médicale, incluant leur classification, anatomie et rôle dans la transmission de maladies. Les arthropodes peuvent être pathogènes, vecteurs d'agents pathogènes ou hôtes intermédiaires, jouant un rôle crucial dans la santé publique. L'historique de l'entomologie médicale montre des avancées significatives dans la compréhension des maladies transmises par ces organismes, notamment au 19ème siècle.

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ENTOMOLOGIE MEDICALE

Notes de cours
BOBANGA LT

2018
1 INTRODUCTION

1.1. DEFINITIONS

1.1.1 ENTOMOLOGIE MEDICALE

L’entomologie médicale est une science zoologique qui a pour but l’étude des insectes qui révèlent une
importance médicale (sens restrictif et étymologique)
Au sens large c’est l’étude de plusieurs classes d’arthropodes qui intéressent la médecine humaine
(arthropodologie) dont les arachnides, les myriapodes…

1.1.2. ARTHROPODES

Ce sont des animaux invertébrés vivants ou fossiles caractérisés par un squelette externe, au moins à l'état
adulte.
L’exosquelette, constitué de couches alternées de chitine (polysaccharides) et d'arthropodine (protéine
hydrosoluble), est rigide.
Au niveau des membranes articulaires une fine couche de chitine assure la mobilité des différents segments du
corps et des appendices. La croissance des arthropodes est discontinue et s'effectue par mues successives.
Les arthropodes ont un corps à symétrie bilatérale composé de plusieurs segments appelés somites ou
métamères placés bout à bout généralement différents les uns des autres et certains assemblés formants des
régions ou tagmata (tagma au singulier)
Ces régions possèdent une individualité et des dénominations propres à chaque classe
Ex: Insecte: Tête, thorax, abdomen
Arachnides: prosoma, opisthosoma

Du point de vue de leur anatomie interne les arthropodes présentent des caractéristiques suivantes :

• TUBE DIGESTIF

Il est formé de 3 régions :


Antérieure ou stomodéum
Postérieure ou proctodeum
Médiane ou mesenteron

La fonction excrétrice est assurée par des coeca qui débouchent à la limite du mésenteron et du proctodeum: les
tubes de Malpighi

• APPAREIL CIRCULATOIRE

Il est très réduit et n’est pas clos


Le sang ou hémolymphe n’a pas un rôle respiratoire mais nourricier, il est diffusé dans la cavité générale
(hémocoele) par un organe propulseur, le vaisseau dorsal (cœur), au niveau duquel s’ouvrent des orifices appelés
ostioles

• SYSTEME NERVEUX

Il est formé d’un « cerveau » dorsal, d’un anneau péri-oesophagien et de la double chaîne nerveuse située en
position, et qui comporte une paire de ganglions par segment.

• APPAREIL RESPIRATOIRE

Il varie selon les phylums :


- les arthropodes aquatiques respirent par les branchies
- les arthropodes terrestres respirent par ‘’de poumons’’ ou de trachées
Les muscles sont typiquement des muscles striés

1.1.3. NOTIONS DE TAXONOMIE

Un système hiérarchique permet de classer des catégories d'organismes suivant des notions de filiation
(phylogenèse). Elle repose essentiellement sur des caractères morphologiques mais pas exclusivement.
Un taxon est un groupe d’un rang donné qui est suffisamment distinct pour pouvoir être assigné à une catégorie
définie.
On distingue ainsi: Phylum (ou Embranchement), Classe. Ordre. Famille, Genre. Espèce.
La nomenclature zoologique est le système des noms scientifiques (latinisés) appliqués aux unités taxonomiques
ou taxa
Le nom d’une espèce consiste en 2 mots (nomenclature linnéenne binomiale) : le 1er nom est générique (genre)
et le 2ème est spécifique (espèce).

Ex : Anopheles gambiae, Tunga penetrans, Pulex irritans

Le nom d’un taxon supérieur à l’espèce consiste en un mot.


Pour les taxa supérieur à l’espèce, les noms comportent des désinences caractéristiques inae pour les sous
familles, idae pour les familles, oidae pour les super familles et ini pour les tribus

1.2. CLASSIFICATION

Les arthropodes qui constituent un embranchement sont subdivisés en classes, ordres et familles.
La classification est l’arrangement hiérarchisé des catégories taxonomiques en un ordre

On distingue ainsi: Phylum (ou Embranchement), Classe. Ordre. Famille, Genre. Espèce.

- Sous-Phylum des Chélicerates:

La région antérieure de la tête est munie d'une paire de chélicères à fonction préhensile.

Classe des Arachnides : arthropodes dépourvus d'antennes et leur corps est divisé en deux grandes régions: le
prosome ou céphalothorax et l' opistosome ou abdomen. Ces deux régions sont complètement soudées chez les
acariens.
Les Sous-Classes des Scorpions, des Araignées et des Acariens présentent un intérêt médical.

- Sous-Phylum des Mandibulates:

Arthropodes présentant des antennes, des mandibules et des mâchoires. On distingue:

 Classe des Crustacés: arthropodes essentiellement aquatiques, respiration branchiale, morphologie


variable.
 Classe des Myriapodes: le corps est formé de nombreux segments semblables. On s'intéressera plus
particulièrement aux Diplopodes (Iules) et aux Chilopodes (scolopendres).
 Classe des Insectes: le corps comprend trois parties (la tête, le thorax et l'abdomen). Les Insectes
sont des hexapodes. Ils portent souvent deux paires d'ailes (plus ou moins modifiées selon l'ordre).
 Classe des Pentastomes : Arthropodes dégénérés par la vie parasitaire, pas de pattes, pas d’ailes,
pas d’antennes

1.3. IDENTIFICATION

L’identification des arthropodes se fait essentiellement selon les caractères morphologiques externes pour les
espèces éloignées. Pour les espèces proches, un examen détaillé de l’armature génitale des mâles par exemple
permet de les différencier.
Ce sont des clés dichotomiques qui permettent d’identifier les espèces d’une région donnée.

Pour les espèces jumelles, on recourt à d’autres techniques (cytotaxonomie, biométrie, technique de biologie
moléculaire : PCR, isoenzymes, enzymes de restriction), pour leur identification car elles sont morphologiquement
identiques.

1.4. NOTION DE BIOGEOGRAPHIE

Les biologistes distinguent les ensembles géographiques caractérisés par une certaine homogénéité de leur faune
et de leur flore
Les frontières qui les séparent sont formées par des massifs montagneux, des déserts ou des océans qui
constituent des barrières écologiques s’opposant à la dissémination des organismes vivant.
Par rapport aux animaux on définit 6 régions zoogéographiques
Il faut noter qu’à l’intérieur de ces régions on peut observer des différences plus ou moins grandes qui emmènent
à des subdivisions.
Ainsi, la région afro tropicale se subdivise en sous –régions Malgache, Arabe, Sud africaine, Ouest africaine et Est
africaine

1.5. HISTORIQUE

Plusieurs écrits faisant état d'un rôle direct ou indirect des insectes en médecine nous viennent de l'Antiquité
comme des périodes plus récentes. Homère, Aristophane, Aristote, Platon, ont écrits sur la nuisance causée par
les moustiques, acariens, poux, punaises de lit .Dans l’ancien testament on relève le rôle des insectes dans la
maladie (Exode 8 :24).

Cependant l’étude de l’entomologie médicale moderne a commencé au 19 siècle lorsque l’on a démontré le rôle
de vecteurs de maladies des arthropodes hématophages.
En 1877, en Chine que Sir Patrick MANSON fut le premier à prouver la transmission par les arthropodes
hématophages des germes pathogènes. Ces premières observations furent sur l'évolution des larves de la filaire
de Wuchereria bancrofti chez le moustique Culex pipiens fatigans. Ces travaux attirèrent l'attention du monde
médical sur le rôle des insectes dans la propagation des maladies. Cette découverte fondamentale est rapidement
suivie par plusieurs autres, non moins importantes:
- 1881: le Cubain Carlos FINLAY incrimine le moustique Aedes aegypti comme vecteur de la fièvre jaune
- 1898: Ronald Ross découvre les oocystes de Plasmodium chez l'anophèle (Prix Nobel en 1902). La
transmission du paludisme humain par les anophèles sera définitivement établie par les italiens GRASSI,
BIGNAMI et BASTIANELLI en 1899, la même année Paul Simond démontre le rôle des puces dans la
transmission des bactéries de la peste
- 1903 : la transmission de la trypanosomiase africaine par la piqûre de Glossina palpalis est démontrée
par David BRUCE.
- 1906 : Howard Taylor Ricketts prouve que Dermacentor andersoni, une tique est le vecteur de Rickettsia
rickettsi
- 1907 : FP Mackie montre que les poux sont vecteurs de Borrelia recurrentis
- 1908 : Carlos Chagas démontre la transmission de l‘agent causal de la trypanosomiase américaine par
Panstrogylus megistus
- 1909: Charles NICOLLE montre, à Tunis, le rôle du pou dans la transmission du typhus exanthématique
(Prix Nobel en 1928).

Ces connaissances permettent d’organiser la lutte contre les arthropodes impliqués dans la transmission. De
nombreuses méthodes, sont mises au point. Cette lutte ne s'avère pas très efficace et, en tout cas, incapable, à
elle seule, d'arrêter la transmission. Ce n'est qu'avec la découverte des insecticides de contact que pourront se
développer des programmes de lutte de grande envergure.

En 1939, le chimiste suisse Paul MULLER découvre le rôle insecticide le DDT (Prix Nobel en 1948), produit qui
fut synthétisé en 1874 par Othmar Zeidler Les premières applications de cette substance sur le terrain, à
l'issue de la 2ème guerre mondiale, se révèlent prodigieusement efficace. Ce qui donna l’espoir d’éradication du
paludisme avant que la résistance à ce produit ne dissipe cet espoir.
1.6. ARTHROPODES ET LEUR IMPORTANCE

Bon nombre d'arthropodes sont indifférents aux activités humaines

Quelques espèces sont utiles pour l'homme (pollinisation, soie, miel et cire) d'autres sont nuisibles (impact
économique) en s'attaquant aux cultures, denrées stockées (entomologie agronomique), au bétail (entomologie
vétérinaire). La pullulation de certaines espèces (moustiques, mouches, éphémères, etc.) peut avoir des
conséquences néfastes lors de la mise en valeur de terres fertiles, lors de l'exploitation de sites touristiques
(nuisance).

1.6.1. ARTHROPODES PATHOGENES

Ils constituent les agents étiologiques des affections concernées ou sont directement à l’origine des états
pathologiques

Arthropodes parasites: les ectoparasites qui sont hématophages (poux, moustiques, puces..) et ceux qui
pénétrent dans la peau ou les organes plus profonds (myases, acariens agents des gales, la puce-chique (Tunqa
penetrans).

Arthropodes venimeux: l'envenimation par injection de leur venin au moyen d'un dard abdominal (guêpes,
frelons, abeilles, fourmis scorpion), par des pattes modifiées en crochet (Scolopendres), par des chélicères
(araignées).

Arthropodes urticants, vésicants, allergisants: l'envenimation se fait par contact chez certains arthropodes
(urticants: certaines chenilles, vésicants: certains coleoptères Paederus, Cantharides).

Des réactions allergiques peuvent survenir soit après injection de venin ou de salive (Abeilles, moustique…), soit
directement par contact (Acariens).

Dans ce groupe on peut aussi considérer l’entomophobie (peur excessive des insectes pouvant occasionner des
troubles mentaux évidents)

1.6.1. ARTHROPODES HOTES D'AGENTS PATHOGENES

Suivant le mode de transmission de ces agents pathogènes pour l'homme on distingue:


Arthropodes transporteurs: ils véhiculent de manière passive des agents pathogènes (mouches. blattes). Les
arthropodes hématophages responsables d'une transmission mécanique entrent dans cette catégorie.
Arthropodes hôtes intermédiaires: le cycle biologique de certains parasites passe nécessairement par
l'arthropode mais le rôle de l'arthropode est passif lors de la transmission à l'homme. C'est le cas de la filaire de
Médine (Dracunculus medinensis) qui évolue à l'état larvaire chez un Crustacé copépode (Cyclops). C'est en
ingérant l'eau contenant les copépodes infectés que l'hôte s'infecte.
Arthropodes vecteurs: Par leur comportement, ils assurent la transmission biologique active d'agents
pathogènes. Le maintien de l'agent pathogène est souvent assuré par un passage obligatoire chez l'arthropode.
Les maladies transmises par les vecteurs sont parmi les plus importantes en Santé Publique tant par la morbidité
que par la mortalité qu'elles entraînent (paludisme, typhus, maladies du sommeil, leishmanioses, fièvre jaune,
onchocercose etc.)

Des agents pathogènes de diverses natures peuvent être hôtes des arthropodes :

Helminthes : Nématodes, cestodes, trématodes


Protozoaires : les hématozoaires du genre Plasmodium, Les trypanosomes, leishmanies, les protozoaires du
tube digestifs (amibes, Giardia, Balantidium)
Rickettsiales : La plupart des agents entrant dans ce vaste groupe sont propagés grâce à des arthropodes
vecteurs. Les vecteurs sont, selon les cas, des poux, des acariens, des puces.
Bactéries : Entérobactéries (salmonelles, shigelles, Vibrion cholerae, Escherichia coli..), Yersin agent de la peste,
Bacillus anthracis, agent de l’anthrax ou charbon…)

Virus : De nombreux virus sont transmis par les arthropodes vecteurs (fièvre jaune. dengue. encéphalite
japonaise. fièvre de Vallée du Rift, encéphalites à tiques, fièvre hémorragique de Crimée-Congo, fièvre à tiques
du Colorado, etc.), d’autres sont disséminés mécaniquement (entérovirus, poxvirus, ..)
TRANSMISSION VECTORIELLE

Elle revêt quelques aspects fonctionnels

Mode d'infection du vecteur


C'est toujours à l'occasion d'un repas de sang sur un vertébré infectant que s'infecte le vecteur, qui prélèvera
alors l'agent pathogène présent au niveau du sang circulant ou de la peau (suc dermique interstitiel ou cellules
dermiques).

Transmission de l'agent pathogène à l’hôte vertébré


Elle peut se réaliser selon plusieurs modalités :

Transmission par injection de salive


C'est le mode le plus fréquent; il intervient lorsque, à l'issue de l'incubation extrinsèque, le parasite est présent, le
plus souvent en quantité considérable, au niveau de l'appareil salivaire de l'arthropode vecteur.

Transmission par régurgitation


Il s'agit d'un mode bien particulier de transmission, rencontré surtout dans le cas du bacille pesteux, et aussi,
assez souvent avec les leishmanies. Le mécanisme en est le suivant: l'amas des bactéries ou des parasites
résultant de leur intense multiplication «bloque» l'intestin antérieur (proventricule) de l'insecte qui, pour tenter
d'absorber du sang, doit alors déployer alternativement des efforts de succion et de régurgitation; ce dernier acte
aboutit au refoulement des agents infectieux dans la plaie de piqûre. Tout comme les repas interrompus dans le
cas des vecteurs mécaniques, ce phénomène est hautement favorable à la dissémination de l'agent pathogène à
de nombreux vertébrés.

Libération du parasite sur la peau de l’hôte


A l'occasion du repas de sang les larves infectantes de filaires, quelque en soit le vecteur (moustique, simulie,
tabanide...) présentes au niveau du proboscis, en sortent par effraction du tégument. Elles sont alors déposées
à la surface de la peau du vertébré; elles pénétreront dans l'organisme, généralement grâce à la plaie de
piqûre.

Transmission par les déjections


Il est fréquent que les déjections des ectoparasites soient déposées sur la peau de l'hôte vertébré, notamment
lors des repas de sang. En cas d'évolution d'un agent pathogène dans la lumière du tube digestif, ces déjections
s'avèrent infectantes: cas de trypanosomes évoluant chez les réduves, où des rickettsies se développant chez les
poux ou les puces.
Transmission par le liquide coxal
Il s'agit d'un liquide sécrété, chez les argasidés, par les glandes coxales et émis, par certaines espèces, à la
surface du tégument de l'hôte, lors du repas de sang ou après. Ce liquide contenant de nombreux spirochètes si
la tique est infectante, certaines fièvres récurrentes sont régulièrement contractées suivant cette modalité.

Transmission par écrasement


Ce mode de transmission, extrêmement curieux, n'est connu que dans le cas du développement de rickettsies
dans l'hémocoele du pou; les germes, prisonniers dans la cavité générale, ne peuvent s'en échapper qu'en cas
de traumatisme ou d'écrasement de l'insecte, ce qui permet à l'hémolymphe de se répandre sur la peau, et aux
rickettsies d'infecter l'homme le plus souvent à la faveur des lésions de grattage.

Compétence vectorielle

C’est l’aptitude d’une espèce à supporter le développement et à assurer la transmission d’un agent pathogène,
déterminée génétiquement, - susceptibilité à l’infection, -reproduction et développement du pathogène.
Indépendante de facteurs environnementaux

Capacité vectorielle

C’est l’aptitude d’un vecteur (génétiquement compétent ) à transmettre un pathogène en un lieu donné à une
période donnée. Elle fonction de la longévité du vecteur dans cet environnement, de la densité de la population
vectorielle (saison), des préférences trophiques et de l’efficacité de la transmission.
Dépendante de facteurs environnementaux
1.6.3. AUTRES ASPECTS DE L’ENTOMOLOGIE MEDICALE

Nuisances dues aux arthropodes

Les nuisances sont toujours en relation avec une grande abondance. Elles peuvent être localisées dans le
temps comme dans l’espace, les arthropodes concernés sont des plusieurs ordres. La pullulation des insectes,
surtout, mais pas seulement, s’ils sont piqueurs, peut être la cause d’une nuisance considérable.
La nuisance est considérée comme les effets que peuvent avoir les arthropodes sur l’homme ou les animaux, à
l’exclusion de la transmission ou du transport d’agents et des effets directs de piqûre ou morsure. Elle peut être
l’effet de moustique, de simulies, de mouches, de punaises, d’acariens,….
La spoliation sanguine due aux pullulations d’arthropodes hématophages n’est pas à négliger.
Des régions entières peuvent etre rendues inhabitables au ,oins durant certaines périodes de l’année

Faune des cadavres

Plusieurs vagues d’insectes nécrophages se succèdent sur les cadavres des vertébrés. Cette succession voire leur
chronologie peut varier suivant l’espèce animale, suivant que ce cadavre est exposé à la surface du sol, enterré
ou immergé.
On distingue habituellement huit vagues successives dans les cadavres humains exposés à l’air libre :
1ère vague (cadavre frais n’émettant pas d’odeur) : larves des diptères : calliphoridae, Musca , Muscinae
2ème vague (cadavre repérable par son odeur) : larves des diptères : sarcophaga, Lucilia , Cynomya
3ème vague (lorsque les graisses se décomposent en acides gras volatiles : 3è au 6è mois ) : coléoptères
Dermestidae, Lépidoptères, Pyralidae
4ème vague (fermentation caséique) : larves des diptères :Piophila casei, Eristalis, Fannia, Drosophiles
5ème vague (fermentation ammoniacale, desséchement du corps soit environ un an après la mort) larves des
diptères : Musidae,Ophira, Phoridae, Thyreophoridae et coleoptères Silphidae et Hysteridae
6ème vague (poursuite du desséchement) : acariens seulement
7ème vague (desséchement total ) : coléoptères Dermestidae, Lépidoptères Tineidae
8ème vague (3 ans et plus après la mort) : coléoptères Ptinidae et Tenebrionidae

L’étude de la faune des cadavres peut revetir une importance dans la détermination de la date de la mort

Contexte de la République Démocratique du Congo

En RDC, de nombreuses maladies sont transmises par des arthropodes vecteurs : le paludisme , les filarioses
lymphatiques, la fièvre jaune, la trypanosomiase, les fièvres récurrentes….
Il existe une possibilité de contrôler ces maladies en s'attaquant à l'agent causal de ces maladies et/ou par la
lutte vectorielle. La lutte vectorielle est fonction des espèces et des connaissances fondamentales de leur
biologie, de leur écologie, de leur comportement.

Objectifs du cours

A la fin du cours l’étudiant doit être capable de :


• reconnaître les espèces vectrices et leur relative importance en santé humaine
• fournir des informations concernant la biologie et l'écologie des arthropodes.
• définir les méthodes de lutte vectorielle.
2. SYSTEMATIQUE

2.1. BRANCHIATES

Sont des arthropodes dont la respiration se fait principalement par des branchies.

Classe des CRUSTACEA

Elle contient des arthropodes essentiellement aquatiques (crabes, écrevisses, crevettes, homard,
langouste, etc.), de forme variable, dont le corps est composé d’un céphalothorax et un abdomen. Il y
a deux paires d’antennes, une paire d’yeux pédonculés (ou un seul œil), plus de quatre paires de
pattes dont un certain nombre sont transformées en patte nageaoires. La carapace dorsale du thorax
recouvre partiellement les parties latérales et forme en quelque sorte, de chaque côté, une chambre
branchiale où sont logée les branchies (lamelles membraneuses). Cette classe compte plusieurs sous-
classe.
Celle des COPEPODES (sans carapace, sans yeux composés, un seul œil, sans appendices
abdominaux, six paires d’appendices thoraciques) comprend les CYCLOPS qui intéressent la Médecine
humaine.
Le Cyclops est un petit arthropode de 1 à 2 mm. De long, avec un céphalothorax volumineux portant
un œil unique, une paire d’antennules, une paire de longues antennes, et un abdomen grêle terminé
par une queue. Les femelles de Cyclops se reconnaissent par la présence de deux sacs ovigères sur
l’abdomen. Alors que le diaptomus a 1 seul sac ovigère

Femelle de cyclops Diaptomus femelle

IMPORTANCE MEDICALE

Le cyclops et le diaptomus jouent le rôle d’hôte intermédiaire du ténia « Bothriocéphale » ou


Diphyllobothrium latum en avalant l’embryon cilié, mobile, le coracidium, issu de l’œuf operculé du
taenia, rejette dans le milieu extérieur et entraîné dans l’eau douce avec les selles. Le coracidium s’y
transforme en larve procercoïde. Le Cyclops à son tour est avalé par un poisson et digéré. Les larves
procercoïde gagnent les tissus du poisson sous forme de larves plérorcercoïdes. C’est en ingérant l’un
de ces poissons infectés que l’homme ou divers mammifères se contaminent.
Le cyclops est aussi l’hôte intermédiaire de Dracunculus medinensis (Filaire de Médine ou ver
Guinée) agent causal de la dracunculose. Les embryons émis par les femelles émergeant les
malléoles gagnent l’eau où ils sont avalés par le Cyclops. Dans la cavité générale de celui-ci les
embryons deviennent de larves infectieuses en 2 à6 semaines. L’homme se contamine en buvant de
l’eau contenant des Cyclops infectés.

Différents crustacés décapodes constituent le second hôte intermédiaire de trématodes (douves) :


Paragonimus westermani, P. africanus, [Link] qui sont à l’origine des
distomatoses pulmonaires.
Il s’agit des crustacés d’eau douce : crabes (Potamonautes, Liberonautes), crevettes ou écrevisses
(Cambarus. Les crabes potomonautes peuvent aussi servir de support aux simulies ( Simulium
neavei )
2.2. TRACHEATES

Ce sont des arthropodes terrestres dont la respiration se fait par les trachées et/ou des sacs
pulmonaires
Les trachées sont des tubes ramifiés qui s’ouvrent à l’extérieur des ouvertures appelées stigmates par
lesquelles l’arthropode tire l’oxygène de l’air.

2.2.1. CLASSE DES MYRIAPODA

Les Myriapodes (Mille-pattes, Scolopendre, . . .) sont des arthropodes dont le corps est constitué
d’un grand nombre de segments semblables les uns des autres .Ils n’ont pas d’ailes.
Le premier segment (tête) légèrement différent des suivants porte une paire d’antennes, des pièces
buccales du type masticateur broyeur et des ocelli de chaque côté.

Les pattes du dernier segment sont plus longues que les autres et auraient un rôle tactile.
Il Y a un seul testicule chez les mâles et un seul ovaire chez les femelles. L’oviducte et le spermiducte
forment un cercle autour de l'intestin.

On distingue :

- DIPLOPODA ou Mille-pattes ou Iule: Geophilus ,Polydesmus ,etc.) ayant deux paires de pattes et
deux paires de stigmates à chaque segment. Ils comptent plus de 20 segments et les gonades
s'ouvrent après s la 2e paire de pattes.

Les mille-pattes sont végétariens et diurnes, à mouvement lent et en ligne droite. Ils ne possèdent
pas de glande à venin. Mais la plus grande partie de leur corps secrète une substance caustique
d’odeur acre rappelant le « brome ». Ce liquide peut produire une forte irritation, voire même de la
vésication, au contact de la peau. Le traitement consiste au lavage de l’endroit à l’eau ou à la
neutralisation du caustique à l’alcool.

- CHILOPODA ou Centipèdes (Scolopendre: Scolopendra heros ,Scutigera cleopatra = S. forceps,


Lithobius forficatus ,etc... )ont habituellement une paire de pattes et une paire de stigmates à chaque
segment postcé[Link] première paire de pattes est modifiée en " forficules " : sorte de pince
fortement développée et portant une glande à venin .

Les scolopendres sont carnassiers, avec des mœurs nocturnes (se nourrissant de petits arthropodes,
certaines espèces de grande taille peuvent se nourrir de souris, petits oiseaux, amphibiens ou
reptiles).
Ils exécutent des mouvements en zig-zag. Leur piqûre est généralement peu grave sauf si elle est
faite au niveau de la gorge où elle peut provoquer un œdème réactionnel pouvant causer de
l’asphyxie et la mort.

2.2.2. CLASSE DES PENTASTOMIDA

Les Pentastomidés appartenant aux familles des POROCEPHALIDAE et des LINGUATULIDAE sont des
arthropodes dégénérés par la vie parasitaire.
Ils sont blanchâtres et plus ou moins annelés .La bouche est ventrale et se situe près de l'extrémité
antérieure du corps .Elle est entourée de deux paires de petits crochets .L' orifice génital est situé en
avant, au milieu de la face ventrale du premier anneau.
Ils sont apodes et la nymphe ressemble à l'adulte.
Ils sont parasites à tous les stades de leur développement.
Deux espèces sont souvent incriminées :
Armillifer Armillatus : l'adulte femelle mesure 8 à 12 cm de long tandis que le mâle mesure 3 à 4
cm de l0ng. Le corps est vermiforme, plus ou moins cylindrique et annelé.1l vit dans les poumons et la
trachée des gros serpents (Python, Bitis).

Armillifer armillatus

Linguatula serrata : la femelle mesure 8 à 10 cm. de long et le mâle 1,8 à 2 cm. .11 est aplati,
lancéolé et présente de nombreux anneaux moins saillants que chez Armillifer. Il vit dans les fosses
nasales du chien, du chat, du loup et du renard.

Linguatula serrata

Rôle pathogène : l’homme s'infecte par ingestion d’œufs contenus dans l'eau ou les légumes souillés
par le mucus nasal, la bave ou les excréments des animaux parasités. Dans l'intestin l'embryon se
libère, traverse la paroi et tombe dans la cavité péritonéale où il va s'enkyster à la surface des
organes dont principalement le foie. Après plusieurs mues l'embryon se transforme en nymphe qui est
la forme infestante .Celle-ci ressemble déjà fortement à l'adulte sauf que la taille est plus petite .Elle
est enroulée à l'intérieur d'une membrane kystique,où elle ne continuera le développement que si elle
est avalée par l' hôte définitif.

Cette parasitose appelée pentastomose nymphale est parfaitement tolérée et le diagnostic est
difficile et souvent posé par hasard à l'occasion d'une radiographie ou d'une intervention chirurgicale
ou à l’autopsie. Les nymphes qui meurent dans les kystes peuvent se calcifier et devenir visibles aux
rayons X. Cependant l’accumulation d'énormes quantités de nymphes autour de l'intestin peut provoquer
une obstruction intestinale fatale.

2.2.3 ARACHNIDA

Cette classe comprend des arthropodes primitifs appartenant au sous-embranchement des


chélicérates.

Ils se présentent sous deux formes principales :

- Les Araignées et Scorpions sont constitués d'un céphalothorax ou prosoma (fusion de la


tête et du thorax) et d’un abdomen ou opisthosoma , séparés par un étranglement
prononcé sur le céphalothorax il y a les chélicères (sortes de griffes en crochets) parcourus
intérieurement d'un canal relié à une glande à venin ; des pattes mâchoires (pédipalpes)
parfois transformées en organes copulateurs du mâle; les yeux ; des pièces buccales
rudimentaires et quatre paires de pattes locomotrices terminées par des griffes.
- Les Acariens : Mites et Tiques sont formés d'un corps globuleux, « tout d’une pièce appelé
CEPHALO-THORACO-ABDOMEN ou IODOSOME. Ils portent quatre paires de pattes
locomotrices fixées sur la face ventrale. Les pièces buccales comprennent un HYPOSTOME
encadré par les chélicères et une paire de palpes à quatre articles (organes de sens)
l’ensemble s'appelle aussi "capitulum". Sur la face ventrale l'on trouve la plaque anale avec
l'orifice anal à l'extrémité postérieure ; l'orifice sexuel, généralement antérieur, et une paire
de stigmates respiratoires. Il n' y a pas de sacs pulmonaires, ni d'ailes, ni d'antennes.
Les pattes des arachnides portent une pièce supplémentaire appelé « patella » ou genou,
située entre le fémur et le tibia. Les tarses sont constitués d'un seul article et se termine par
des griffes et parfois par une ventouse

[Link] ORDRE DES SCORPIONS

Les Scorpions sont arachnides sclérotisés chez lesquels le prosoma est recouvert par une carapace.
L’episthosoma est divisé en mesosoma (ou pré abdomen), metasoma (post abdomen) et se
termine par un crochet venimeux
Cette partie distale peut se replier par dessus le corps et injecter du
venin dans la proie qui a été saisie par les pattes mâchoires et les
chélicères. Ils n’ont pas d'ailes ni d'antennes.

Scorpion, Androctonus australis

IMPORTANCE MEDICALE

Les scorpions peuvent injecter grâce à leur crochet venimeux.


Les venins sont généralement neurotoxiques ou parfois hémolytiques.
L’envenimation par piqûre de scorpions ou scorpionisme se manifeste par une douleur locale intense,
suivie d’un état, surtout chez l’enfant avec agitation, anxieté, délire, vomissement, oligurie, coma. La
mort survient plus souvent chez l’enfant.

Trois genres sont considérés dangereux : Centruroides, Androctonus, Leiurius

[Link]. ORDRE DES ARANEIDA

Arachnide avec prosoma rectangulaire et opisthosoma sacciforme mou et apparemment non


segmenté porte à la face ventrale: un orifice génital,deux orifices respiratoires pulmonaires situés de
chaque côté de l' orifice génital, un orifice respiratoire trachéen situé en arrière des orifices
pulmonaires ,et trois paires de filières devant l'anus tout à l' arrière, formant six petits cônes secrétant
un liquide visqueux qui, solidifié à l' air, donne la soie.
Un hépatopancréas occupe une bonne partie de l'abdomen

Femelle d’araignée

La piqûre de certaines araignées peut entraîner des douleurs, contractures musculaires, une
inflammation locale, délire, respiratoire

Parmi les différents genres qui peuvent être impliqués par les envenimations on cite :

Le genre Latrodectus : Latrodectus mactans (veuve noire d’Amazonie), L. pallidus, L. geometricus ;


Ils possèdent un venin neurotoxique
Le genre Lexosceles : Lexosceles reclusa, L. laeta : On observe des lésions localisées au site de
piqure avec réaction nécrotique pour certaines espèces et anémie héùolitytique et hématurie pour
d’autres
Le genre Athrax : A. robustus ; Il peut provoquer des douleurs au lieu de la piqûre, profuse
sweating, delire, choc respiratoire
[Link]. ORDRE DES ACARINA

Les Acarina ou Acariens comptent plusieurs familles englobant les TIQUES et les MITES.
Ils se distinguent aisément des autres : corps globuleux formé d'une seule pièce provenant de la
fusion du thorax et de l'abdomen ; pas de tête distincte mais une structure connue sous, le nom de
"capitulum " comprenant les pièces buccales et leur base ; les adultes et les nymphes portent 4 paires
de pattes ; les larves sont hexapodes ; la respiration est trachéenne excepté cl1ez certaines mites où
elle se fait par " osmose" à travers toute la surface de la cuticule.

[Link].1. LES TIQUES

On distingue les tiques dures ou ixodidae et les tiques molles ou argasidae

Morphologie générale des tiques.

Ce sont des Arachnides ne dépassant guère 20 mm de longueur. Ils portent une paire d'yeux simples
le long du bord marginal du corps ou peuvent être sans yeux .Les pièces buccales comprennent les
palpes maxillaires qui protègent le rostre, toujours très développé et formé d'un hypostome ventral
(muni à sa face ventrale de dents dirigées en arrière) et d'une paire de chélicères (tiges aplaties sur
lesquelles s’articulent des pièces à 2 branches armées de crochets.

Ventralement existent des plaques (prégénitale, médiane, anale et adanale), la fente génitale , l'orifice
anal et une paire de stigmates respiratoires située latéralement de chaque côté de l'abdomen ; les
yeux se trouvent dans les plis latéraux supracoxaux ; les pattes ne portent pas d" éperons ou de
ventouses.

BIOLOGIE

Parasites des vertébrés, spécialement des mammifères, les Tiques vivent sur le sol et se nourrissent
de sang, du liquide tissulaire et des débris cellulaires .La chaleur et l'odeur des mammifères les
attirent particulièrement. Elles peuvent cependant rester très longtemps sans reprendre de nourriture
(2,3 parfois 5 ans).
Le cycle de développement n'est pas identique chez toutes les espèces de tiques, cependant on leur
reconnaît 4 stades: oeuf, larve, nymphe et adulte (imago) qui s'accomplissent en 6 semaines à 3 ans.

Selon les espèces une femelle bien gorgée peut pondre sur le sol 100 à 18 .000 oeufs. La larve reste
hexapode jusqu'après la première mue. La nymphe acquiert 4 paires de pattes qu'elle garde jusqu'à
maturité.

Les tiques dures présentent un seul stade nymphal tandis que les tiques molles passent par plus de 5
mues nymphales

La copulation se fait après la dernière mue lorsque la femelle est bien gorgée de sang et le mâle
meurt après.
La longévité des tiques est très importante et peut atteindre 16 à 21 ans.
[Link].1.1. FAMILLE IXODIDAE.

Sont les Tiques dures, qui ne quittent leur hôte que pour muer ou pour pondre .On y compte plusieurs
genres :

Genre IXODES ,
Genre DERMACENTOR: se nourrissant sur les grands animaux dont les chevaux, le bétail, l'ours, les cerfs, les
loups de prairie, les mourons ;
Genre HAEMAPHYSALIS : petites tiques des oiseaux
Genre BOOPHILUS : C'est la tique du bétail.
Genre RHIPICEPHALUS: C’est la tique brune du chien.
Genre AMBLYOMMA : attaque l’homme, les oiseaux, les animaux domestiques et sauvages.
Genre ANOCENTOR : Attaque principalement les chevaux.

On compte aussi les genres RHIPICENTOR, MARGAROPUS et HYALOMMA qui sont de moindre importance en
pathologie humaine et vétérinaire.

[Link].1..2. Famille ARGASIDAE.

Ce sont les Tiques molles qui ne restent pas longtemps sur leurs hôtes .Il yen a environ 85 espèces
regroupées en 4 genres:

Genre ORNITHODORUS :

Ornithodorus moubata sensu lato est reconnu par ses habitudes de se nourrir principalement la nuit,
se gorgeant rapidement. Les oeufs sont déposés en paquets de 35 à 340 atteignant parfois un total
de 1 .217 oeufs par femelle .Les larves muent en quelques heures .Elles atteignent le stade adulte en
environ 5 mues et 5 repas.
Plusieurs membres du complexe occupent des espaces bien limités en Afrique
D’autres espèces sont rencontrées en Europe,en Asie centrale, en Amérique du sud et aux Etats-Unis

Dorsal ventral profil


Ornithodorus moubata ou KIMPUTU

Genre ARGAS.

Ces tiques sont très aplaties même lorsqu'elles sont pleinement gorgées .Finement ridé sur les plis le
dorsum est souvent parsemé de petits boutons ronds portant chacun une fossette centrée d'un poil ;
yeux absents; sexes similaires.
Argas persicus : est la tique cosmopolite des oiseaux de basse cour et l'une des plus importante
parasite du volaille.

Argas reflexus : communément appelée tique du pigeon diffère de la précédente par le corps souvent
plus étroit au bout antérieur.

On cite encore les genres OTOBIUS et ANTRICOLA


ROLE PATHOGENE

Les tiques sont les vecteurs d’un nombre important d’agents pathogènes pour l’homme et les
animaux domestiques.
Leur rôle ne se limite pas par une simple transmission d’agents pathogènes d’un vertébré à
l’autre. Dans plusieurs cas les agents pathogènes acquis par la femelle peuvent être transmis à sa
progéniture par le système reproducteur : c’est la transmission transovarienne ou héréditaire. Par
ailleurs, contrairement aux insectes holométaboles, les larves et les nymphes des tiques se nourrissent
sur un hôte à chaque mue peuvent transmettre les agents pathogènes à un autre hôte après la
prochaine mue lors du repas sanguin ; c’est la transmission transstadiale. Ces conditions
accroissent le pouvoir vectoriel potentiel des tiques et les rendent redoutables.

Parmi les maladies transmises par les tiques on peut citer :

Les arboviroses

De nombreux virus sont transmis par les tiques dont la fièvre hémorragique de Crimée Congo, le virus
Dugbe transmise par Hyalomma marginatum.

Les rickettsioses

- Fièvre pourprée des montagnes rocheuses due à Reckesttia rickettisi transmise par
Dermancetor andersoni et D. variabilis
- Typhus Sibérien à Tiques du à Rickettsia siberica et transmis par Rhicephalus sanguineus et
Hyalomma asiaticum
- Typhus épidémique ou exanthématique dû à Rickettsia prowazeki dont les vecteurs sont
Amblyomma varigatum et Hyalomma marginatum
- la fièvre boutonneuse du littoral méditerranéen, le typhus à tiques de Queensland, la fièvre Q
sont également transmis par des tiques.
Les rickettsies se rencontrent dans tous les tissus des tiques et chez les femelles. Elles passent des
œufs aux larves, des larves aux nymphes et l’infection peut se maintenir ainsi sur plusieurs
générations.

Les borrélioses

Les spirochètes du genre Borrelia, agents étiologiques des fièvres récurrentes sont transmises par les
Agarsidés essentielement : O. moubata qui transmet Borrelia Duttoni agent causal de la fièvre
récurrente régionale. Certains peuvent être cependant des vecteurs secondaires de Borrelia (
Boophilus , Rhipicephalus)

La tularémie

Maladie bactérienne due à Pasteurella tularensis est transmise par des tiques

Les protozooses

Babesia et Théleria, parasites animaux transmis par des tiques peuvent dans certaines conditions
parasiter l’homme.

ROLE PATHOGENE TOXIQUE

Paralysie ascendante à tiques

Elle est caractérisée par une atteinte des membres inférieurs, une ataxie, et une perte de la force
musculaire, ce qui fait penser à la poliomyélite. L’évolution de la maladie est très rapide. La mort peut
survenir par paralysie des muscles respiratoires. Elle est fréquente chez les enfants de moins de 2ans.
Cette paralysie est due à une toxine contenue dans la salive de la tique femelle.
Le traitement consiste à éliminer le capitulum entier de la tique.
Espèces impliquées : Dermancetor andersoni et D. variabilis en Amérique du nord et Ixodes
holocyclus en Australie

[Link].2. LES MITES

Les Mites se rencontrent un peu partout dans la nature.


La respiration est trachéale comme chez les Tiques sauf chez celles qui absorbent l'oxygène à
travers la surface de leur cuticule.
Le cycle de développement requiert 4 semaines et passe généralement par les stades: oeuf,
larve, nymphe et adulte. Certaines femelles sont ovovivipares.

Il y a des familles qui ont une importance médicale :

2 .[Link].1. FAMILLE DES ACARIDAE


Mites d’environ 0,5 mm. de long .La plupart se nourrissent sur les graines, la farine, le
plancher,la viande sèche,le jambon, les fruits s secs, les collections d' insectes ,etc.. . . :Ils se
multiplient très rapidement et causent des dermatites 'chez les personnes manipulant les
produits constituant leur habitat.
Acarus siro provoque la dermatite des boulangers, Glycyphagus domesticus la dermatite des
épiciers et Tyrophagus longior peut provoquer une "Acariase " pulmonaire, urinaire et intestinale
chez l’homme.

2 .[Link].2. Famille SARCOPTIDAE :

Ce sont des acariens à peine visible à l'oeil nu, ce sont des parasites de la peau des animaux à sang
chaud.
Sarcoptes scabiei est une espèce capable de s’adapter à plusieurs hôtes dont l’homme

Sarcoptes scabiei var hominis : cosmopolite, mesure 330 à 450 microns de long sur 250 à 350
microns de large. .Corps globuleux, pattes ventrales terminées par des crochets, des ventouses pédi-
culées et des longs poils (pattes postérieures) .La cuticule est fine ment striée, et la face dorsale porte
des épines et des écailles.
Sarcoptes scabiei var hominis est l'agent causal de la gale vraie ou scabiose ou gale
sarcoptique chez l' homme . La femelle fécondée creuse une galerie à l’intérieur de l'épiderme
.Cette galerie est très superficielle (ne dépasse pas la couche cornée) et transparente, relativement
longue et sinueuse .La galerie contient les oeufs pondus par la femelle pendant qu'elle progresse, les
déjections noirâtres de celle-ci, les larves qui éclosent 5 jours plus tard et sortent de la galerie en
perçant la voûte,se transformant en nymphes et enfin en adultes. La durée totale du cycle est de 15
jours à 3 semaines et la"femelle peut vivre 1 à 2 mois dans la peau.
La présence des femelles dans les galeries produit un prurit intense, souvent nocturne
(accroissement des activités des femelles). Les galeries sont localisées aux endroits où la peau est
mince et légèrement plissée: espaces interdigitaux, poignet, creux axillaire, chevilles, orteils, pénis,
scrotum, seins, etc. Chez les enfants dont la peau est fine tout le corps (même la tête) peut être
envahi.
L'affection se contracte principalement par contact direct

Sarcoptes scabiei
Galerie sous dermique

Sarcoptes scabiei var hominis femelle


2.4. INSECTA HEXAPODA

2.4.0. MORPHOLOGIE – PHYSIOLOGIE

Les insectes sont des arthropodes dont le corps est divisé en trois parties bien différenciées : la tete,
le tronc et le thorax

TETE

Yeux composés (yeux à facettes = ommatidies: cornée, cristallin, cellules rètiniennes) ocelles( yeux
simples), antennes, pièces buccales, vertex, front, clypeus, gena (joues).

pièces buccales: type broyeur (ou masticateur) type suceur (piqueur moustique lécheur papillon)
stylets: labre (lèvre supérieure), hypopharynx, mandibules, maxilles protégés dans certains groupe;
par la lèvre inférieure: le labium formant la gaine de la trompe (=le proboscis).

- Chémorécepteurs: palpes buccaux, antennes, tarses importance du C02 chez les insectes
hématophages
- Thermorécepteurs: infra–rouge

THORAX

Il est formé de 3 segments:


- Prothorax
- Mésothorax
- Métathorax
avec chacun 4 sclérites 1 sternite, 1 tergite et 2 pleuron

Les ailes sont absentes chez des insectes primitifs


Les ailes si présentes sont insérées sur le mésothorax (paire antérieure) et métathorax(paire
postérieure)
Les ailes sont des expansions membraneuses résultant de la coalescence de feuillets soutenus par des
tubes chitinisés appelés nervures
On distingue : une base, un sommet, un bord antérieur et un bord postérieur

Nervation des ailes: Costale, sous-Costale, Radiale, Médiane, Cubitale, Anale.


ABDOMEN

Insecte primitif: Il segments séparés par des segments intersegmentaires souples

Segment: sclérite dorsal ou tergite ventral ou sternite latéral ou pleure

Organes génitaux; orifices génitaux renforcés par de petites pièces sclérifiées: les genitalias= rôle
dans la copulation

Le TEGUMENT

Le tégument des Insectes se compose d'une unique couche de cellules, ou épiderme surmonté d'une
cuticule non cellulaire. La cuticule est constituée de trois couches principales:

L'endocuticule : une couche épaisse, composée de chitine, incolore et flexible, d'arthropodine et de


diverses protéines dont la sclérotonine.
L'exocuticule: partie de l'endocuticule sclérifiée. L'exocuticule reste mince aux endroits d'articulations.
L'épicuticule: fine couche extérieure (1 à 4 u) imprégnée de cire, joue un rôle essentiel dans la
perméabilité à l'eau.

SYSTEME NERVEUX

Ganglions fusionnés: cerveau collier périoesophagien, ganglions thoraciques, abdominaux système


ventral

SYSTEME CIRCULATOIRE

L'hémolymphe circule dans la cavité générale ou hémocoele


Il a un rôle dans l’immunité (intervention des hémocytes) et le transport des substances nutritives et
déchets du métabolisme
La circulation est ouverte et assurée par un tube pulsatile ou coeur localisé dorsalement dans
l'abdomen pulsation de l'arrière vers l'avant (tête)

SYSTEME RESPIRATOIRE

Le transport d’02 et de C02 est assuré en phase gazeuse par les trachées d'origine ectodermique. Ils
s'enfoncent dans le corps et se ramifient jusqu'à former de fines trachéoles qui atteignent les organes.
Certaines larves, pupes aquatiques disposent des trachéobranchies

SYSTEME DE REPRODUCTION

Les insectes mâles disposent de 2 testicules, canaux déférents, vésicules séminales genitalia, tandisue
les femelles de 2 ovaires (ovarioles), oviductes confluents en un vagin muni latéralement de
spermathèque(s) (fécondation au moment de la ponte)

SYSTEME DIGESTIF

- intestin antérieur (d’origine ectodermique) pharynx (avec pompe pharyngiale aspirante),


œsophage, pro ventricule (structure cuticulaire, servant de meule chez les insectes broyeurs –
ou muni de valves (puces)
- glandes salivaires : déversent leur salive dans l’hypopharynx empêche la coagulation,
anesthésiant, allergisant) localisées dans le thorax, parfois prolongation jusque dans
l’abdomen (glossines)
- intestin moyen ou estomac : sécrète les enzymes digestifs d’origine endodermique
- intestin postérieur (d’origine ectodermique) : intestin, rectum (résorption d’eau), anus

La membrane péri trophique : membrane chitinisée à l’intérieur de la membrane digestive, qui


entoure le repas ingéré (par exemple le sang chez des insectes hématophages).

Rôle : protection de la paroi stomacale, membrane filtrante (enzymes, échanges digestifs).


Il existe deux types :
Membrane de sécrétion : sécrétée par un anneau de cellules proventriculaires ; formation continue
et régulièrement éliminée par les déjection (membrane tubulaire)
Glossines, stomoxes, mouche domestique, toutes les larves de diptères
Importance dans la transmission : les parasites passent de l’espace endotrophique à ectopéritrophique
(entre l’épithélium et la membrane).
Membrane de délamination : leur formation commence immédiatement après chaque repas
sanguin, à partir des cellules épithéliales elles-mêmes et constitue, en quelques heures, un sac fermé
entourant le sang ingéré, à l'intérieur de l'estomac. De telles membranes sont retrouvées chez tous les
Diptères Nématocères adultes , chez les brachycères orthorrhaphes. Elles sont considérées comme
constituant un obstacle à l'évolution des parasites ingérés dans la mesure où beaucoup s'y trouvent
emprisonnés.

Parmi les arthropodes hématophages on distingue les arthropodes à :


- trompes courtes: destinées à lacérer et dissocier les tissus et les parois vasculaires, absorption
du sang accumulé dans le rnicrohématome ainsi formé. Arthropodes dit "telmophages" (pool-
feeding): taons, simulies, cératopogonides, phlébotomes, tiques. Seul processus qui permet
de prélever des agents infectieux localisés dans le derme (microfilaire d'onchocerca par ex.)
- trompes longues: fonctionnent comme une seringue, perforation des capillaires (arthropodes
solénophages; "capillary-feeding"): mécanisme permettant le prélèvement d'agents infectieux
dans le sang (moustiques, glossines, etc).

ORGANES SENSORIELS

Photorécepteurs: yeux composés ocelles


Mécanorécepteurs: certaines soies ("poils") mouvements des soies perçus par une cellule sensible =
antennes
2ième article des antennes: Organe de Johnson orientation de l'insecte par vibrations des soies de
l'antenne (moustiques)

CROISSANCE ET METAMORPHOSES

Elles sont sous contrôle hormonal.


On distingue deux types de développement chez les insectes :
Le développement hémimétabole qui est celui des insectes chez lesquels la larve issue de l’œuf a
une morphologie semblable à celle de l adulte, et, souvent, le même mode de vie. Les différences
entre adultes et larves consistent alors en des différences de taille, de longueur des ailes (pour ceux
qui pourvus des ailes. et de maturité sexuelle ; c’est le cas, par exemple,des blattes,des poux,des
punaises,etc
Le développement holométable, qui est celui des insectes chez lesquels la larve issue de l’œuf a
une forme très différente de celle de l’adulte, et également un mode de vie différent (moustique,
mouche, puces, papillons, coléoptère, fourmis etc. La profonde transformation morphologique qui
mène la larve à l’adulte s’effectue au cours du stade nymphal. Alors que la larve, la plupart du temps,
un aspect plutôt vermiforme, l’adulte est ailé (sauteur chez les puces).
Le nombre des stades larvaires varie beaucoup selon les groupes.
Exemples ; 3 stades larvaires chez les mouches et autres diptères cyclorrhaphes, ainsi que chez les
poux et les puces, 4 stades chez les moustiques, les phlébotomes, 5 stades chez les punaises, de 6à 8
chez les simulies,7 et plus chez les taons,etc.

Simulie
Œuf et larve Larves Nymphe Imago

On distingue 3 grands types larvaires chez les holométaboles.

1. larves polypodes : les appendices locomoteurs sont nombreux :3 au niveau thoracique et des
pseudopodes abdominaux : cas des lépidoptères,,hyménoptéres symphytes.
2. larves oligopodes : les appendices locomoteurs sont réduits aux 3 seuls appendices thoraciques,
plus ou moins variés selon les groupes : cas de certains névroptéres et coléoptéres aquatiques
3. larves apodes : les appendices locomoteurs n’existent plus : cas de tous les diptères, des
siphonaptères, de certains coléoptères et hyménoptères.
on subdivise ce type en trois sections selon le développement de la capsule céphalique :
larves eucéphales : capsules céphalique complète ou presque,bien visible,avec pièces buccales
complètes et broyeuses.
Larves hémicéphale : capsule céphalique incomplète, ventralement rétractée dans le thorax,pièces
buccales réduites à deux crochets mandibulo-maxillaires.
Larves acéphales (asticots) : plus de capsule céphalique mais un endosquelette céphalique
formant une armature bucco pharyngienne ; deux crochets.

2.4.1. ORDRE DES DICTYOPTERA

Ces insectes, dont la taille est habituellement comprise entre 5 et 15mm, ont un corps plus ou moins
aplati dorso-ventralement. Le tégument, souple, présente une coloration variant du brun clair au noir.
Les antennes, longues et fines, comportent un grand nombre d’articles ; les pièces buccales sont
broyeuses. Les blattes se déplacent très rapidement en courant sur le substrat mais certains peuvent
aussi effectuer des vols plus ou moins importants grâce à leur paires d’ailes : ailes antérieures étroites
et rigides, ailes postérieures membraneuses.
Une trentaine d’espèces est commensale à l’homme

Blatella germanica nymphe et adulte male

Le cycle de développement comporte des métamorphoses incomplètes. Les œufs (20à50) sont
généralement groupés dans une oothèque qui sera portée par la femelle durant quelques jours avant
d’être abandonnée. Une femelle peut ainsi produire, selon les espèces, de 4à90 oothèques. Après une
incubation de 1 à3 mois, naissent des larves aptères dont la morphologie rappelle celle des adultes.
Les mues séparant les stades jeunes sont en nombre variable en fonction des conditions climatiques
(habituellement de six à une quinzaine) et le cycle complet demande de 3 mois à un an. La longévité
de l’imago serait de l’ordre de 100 à 600 jours.

Les blattes sont, à tous les stades ; des insectes omnivores, s’attaquant, pour ce qui est des espèces
commensales de l’homme, aux substances sucrées, au pain, et à la plupart des denrées alimentaires,
aux grains, aux papiers, aux cadavres de leurs congénères, au sang frais ou séché et même, dans
certains circonstances, à des êtres vivants (personnes endormies, cachectiques ou comateuses). Elles
souillent, en outre, l’environnement par leurs déjections. La plupart des espèces ont une activité
nocturne, se cachant durant la journée dans les fentes des murs ou du sol et, plus généralement,
dans tous les interstices abrités, humides et obscurs. Dans certains établissements (restaurants,
hôpitaux, entrepôts…), le nombre des blattes peut être considérables, mais, en raison de leurs mœurs
nocturnes, il est généralement très sous-estimé ; leur transport passif d’un lieu à un autre s’effectue
souvent par l’intermédiaire de cartons de nourriture, de colis expédiés, etc… donc par les réseaux de
distribution des produits entre grossistes, commerçants détaillants et particuliers ; leur dissémination
peut également activé, de proche en proche.

IMPORTANCE MEDICALE

Elle résulte de leur rôle de transporteurs d’agents pathogènes, ou d’hôtes intermédiaires pour
certains parasites. Leur mode de vie, en particulier le fait que les blattes puissent fréquenter
successivement des milieux contaminés (matières fécales par exemple) et de la nourriture explique
que ces insectes soient fréquemment trouvés porteurs de nombreux organismes pathogènes :

- Bactériennes : (shigelles et salmonelles, Escherichia coli, klebsielles, Serratia, staphylocoques,


clostridies, bacilles lépreux et pesteux
- Helminthes : schistosomes, ascaris ; taenias, ankylostomes, trichiurus,
- Champignons : 2 espèces d’Aspergillus
- Protozoaires pathogènes: Balantidium coli, Entamoeba histolytica, Giardia intestinalis ,
Trichomonas, Toxoplasma gondii,
- Virus : coxsackie ,poliomyelitiques, hépatite.

De plus, certaines blattes peuvent être les hôtes intermédiaires naturels d’helminthes.

Les trois principales espèces de blattes impliquées sont les suivantes :

Blattella germanica : c’est probablement l’espèce la plus fréquente puisque pratiquement cosmopolite ; longue
de 12 à 16mm, d’un brun jaunâtre, elle est ailée dans les deux sexes et abonde dans les cuisines, les restaurants,
sur les bateaux, etc. mais apparaît très facilement adaptable à des environnements très variés.

Blatta orientalis : elle prédomine dans les régions tempérées ; c’est une blatte plus grande (22 à 27mm) et de
couleur plus sombre que la précédente, aux ailes réduites chez la femelle, que l’on rencontre aussi bien à
l’extérieur que dans les habitations. Son développement est aussi plus lent : le cycle dure un à deux ans.

Periplaneta americana : longue de 30 à 40 mm, de couleur brune ; les deux sexes sont ailés. C’est une espèce
cosmo tropicale, mais répandue aussi dans certaines régions subtropicales et même tempérées : elle fréquente
surtout les maisons, les restaurants, les entrepôts, les boulangeries, les égouts ainsi que les navires.

Parmi les autres espèces importantes, Periplaneta australasiae, Supella longipalpa, Pycnoscelus
surinamensis, Leucophaea maderae.

2.4.2. ORDRE HEMYPTERA

Les punaises appartiennent à l'ordre des Hémiptères. Un grand nombre sont suceurs de sève de
végétaux (comme les pucerons) ou prédateurs d'insectes. Deux familles présentent un intérêt
médical: les Cimicidae ou les punaises de lit et les Reduviidae. La métamorphose est graduelle au
cours du développement comportant généralement cinq stades larvaires (hémimétabole). Au repos
l'appareil buccal, ou rostre, est rabattu ventralement.

[Link]. FAMILLE DES CIMICIDAE

Espèces
Seules deux des 91 espèces connues vivent en contact étroit avec l'homme:
- Cimex lectularius: espèce cosmopolite.
- Cimex hemipterus (syn: [Link]): distribution limitéé aux régions tropicales.

MORPHOLOGIE

Les punaises de lit sont de petite taille (4 à 6mm), munies de petites ailes non fonctionnelles réduites
à de petites écailles Couleur: brunâtre.
Cimex lectularius

Ce sont des ectoparasites temporaires et obligatoires de mammifères et d'oiseaux


sans spécificité trophique stricte. Les larves et les adultes sont hématophages. Les
espèces domestiques se réfugient dans les matelas, les fissures de murs, et du
mobilier, sous le papier peint. Les oeufs sont pondus dans ces endroits de repos. Les
oeufs n'éclosent plus en dessous de l4°C. De nuit ou dans l'obscurité les adultes et
les larves sortent pour piquer leur hôte; elles se nourrissent une fois par semaine lorsque les
conditions (températures élevée et hôtes présents) sont optimales. Le repas dure entre 3 à 15
minutes. Chaque mue est nécessairement précédée d'un repas. Leur durée de vie est de 9 à 18 mois.

IMPORTANCE MEDICALE

Les punaises de lit constituent une nuisance considérable. Leurs piqûres entraînent des réactions
allergiques graves chez des personnes sensibles pouvant être à l'origine de réels désordres nerveux
ou digestifs. Leur rôle dans la transmission d'agents pathogènes n'a pas pu être confirmé. Les
maisons où elles abondent ont une odeur caractéristique.

[Link]. FAMILLE DES REDUVIIDAE

Seule la sous-famille des Triatominae comprend des espèces hématophages. (Vinchuca, Kissing
bug).

MORPHOLOGIE

Ce sont des punaises de grandes tailles de couleur brunâtre ou noir souvent avec une ornementation
rouge, jaune ou orange.

Espèces :

La plupart des espèces sont américaines. On distingue trois genres importants:

- Panstronqylus:(de grande taille) [Link] au Brésil vivent dans un


biotope selvatique, péri-domestique, associé avec des trous d'arbres et des
mammifères nichant au sol.
- Rhodnius : (petite taille). [Link] est à l'origine associé aux mammifères et oiseaux nichant
dans les palmiers.
L'infestation des maisons est assurée par l'usage des feuilles de palmiers à la construction des
toits. Il s'agit du vecteur principal de Trypanosoma cruzi au Venezuela, Colombie et certaine
partie d'Amérique Centrale. Une espèce proche de [Link], [Link], sévit au Sud de
l'Amazonie (Brésil).
- Triatoma: [Link] connait une large distribution: Argentine, Chili, Péru, Uruguay,
Paraguay, Brésil, Bolivie. On peut la retrouver en haute altitude (jusqu'à 3600m). Il s'agit d'un
vecteur redoutable de Trypanosoma cruzi. [Link] est un important vecteur en Amérique
Centrale.

BIOLOGIE

Les œufs sont pondus isolément dans les lieux de repos (10 à 20 par jour). Une femelle pond entre
100 et 600 œufs au cours de sa vie adulte (3 à 12 mois)
L'embryogenèse des œufs dure 10 jours à 2 mois (conditions défavorables). Le premier stade larvaire
ne mesure pas plus de 3mm; les ébauches d'ailes deviennent visibles aux 4° et 5° stades.
Les larves prennent un repas sanguin égale à environ neuf fois leur poids corporel, les adultes 2 à 4
fois leur poids. Un repas sanguin complet suffit à induire la mue, mais comme ce repas peut prendre
20 à 30 minutes et qu'il sera fréquemment dérangé par les mouvements de l'hôte, de multiples repas
seront nécessaires avant la mue. Une défécation à lieu après la prise du repas pour éliminer le surplus
de liquide. Un bon vecteur défèque sur son hôte au moment de la piqûre. Ces excréments contiennent
également une phéromone volatile qui attire leurs congénères. Les larves et les adultes vivent dans
les crevasses des habitations vétustes. C'est essentiellement de nuit qu'ils quittent leur abri pour
piquer l'homme ou les animaux. Les punaises peuvent résister au jeûne durant plusieurs mois. Les
adultes ailés peuvent rechercher de nouveaux abris ou hôtes. Une migration passive (transport,
migration) joue un rôle important dans la dissémination des espèces.
Les triatomes vivent longtemps et leur taux de reproduction est relativement lent comparativement à
d'autres insectes. Il y a deux générations par an, avec une densité élevée d'adultes en été. Leur
densité dépend du nombre d'hôtes vertébrés présents dans leur environnement et non de la taille
d'une habitation par exemple. Une population de triatome en déclin voit son état nutritionnel amélioré
(diminution de la compétition pour un hôte moins perturbé, et donc des repas plus complets), ce qui
permet un taux d'accroissement de la population (dynamique de population).

IMPORTANCE MEDICALE

Les triatomes sont vecteurs de Trypanosoma cruzi, agent pathogène de la maladie de Chagas.
L'évolution du parasite est postérograde chez l'insecte: les trypanosomes sont absorbés au cours d'un
repas sanguin sur un hôte vertébré, les formes métacycliques infectantes se retrouvent dans les
excréments 15 à 30 jours après le repas infectant. Il n'existe pas de membrane péritrophique
chez les triatomes. Un bon vecteur défèque sur son hôte au moment de la piqûre. Les fèces restent
infectantes après dessiccations.

2.4.3. ORDRE DES ANOPLURA

FAMILLE DES PEDICULIDAE

Elle regroupe à elle seule les ectoparasites permanents des primates et donc de l'homme. Il s'agit
d'insectes hemimétaboles.
Ce sont des insectes aplatis dorso-ventralement la tête porte des antennes recourbées. Les pièces
buccales sont piqueuses
Le thorax est d’une seule pièce Chez l'homme on rencontre deux genres:

- le genre Pediculus avec ces deux formes [Link] humanus (poux du corps) et [Link] capitis
(poux de la tête).
- le genre Phthirus avec une seule espèce Phthirus pubis ou le morpion (papillon d'amour, crab lice).
MORPHOLOGIE

Pediculus humanus

Adultes: [Link] humanus est légèrement plus grand que [Link] (en moyenne mâle 3,25 mm,
femelle 3,8 mm et 2,8 et 3.2 respectivement). La différence principale réside dans leur localisation: le
poux de la tête vie dans les cheveux, le poux du corps vie essentiellement sur les sous-vêtement
proche de la peau.
La segmentation du thorax est peu prononcée. Les pattes sont munies d'une pince formée par une
griffe mobile sur le tarse unique et un éperon sur la face interne du tibia. Les mâles présentent des
bandes transversales sombres sur la face dorsale de l'abdomen, l'extrémité de l'abdomen est
légèrement arrondie.
Les femelles sont plus claires, l'extrémité de l'abdomen est munie de deux lobes latéraux.

Oeuf: Plus ou moins ovalaire (0,8mm), l'oeuf ou la lente est fixé à sa base et latéralement d’un
cheveu par un cément. Le pôle supérieur présente un opercule à tubercules munis de 2 pores
permettant la respiration de l'embryon.

Larve: la morphologie est similaire à celle de l'adulte.

Pediculus humanus

Phtirus pubis:

Il mesure 1,5 à 2. mm. Il est caractéristique par son large thorax et les griffes fortement développer
sur les paires de pattes 2 et 3. Son abdomen est court. On le rencontre sur les poils du pubis.

BIOLOGIE

Les poux sont des ectoparasites obligatoires et permanents. Les trois espèces
mentionnées sont strictement inféodées à l'homme. Ces parasites sont
cosmopolites. Les adultes, mâles et femelles ainsi que les larves sont
hématophages. Les stylets des pièces buccales sont rétractiles et sont invisible
au repos. Ces stylets blessent les capillaires sanguins, et après injection de la
salive. Les poux absorbent la sang par la bouche et non par les stylets. Ils sont
très sensibles au jeûne et se nourrissent en moyenne 2 à 3 fois par jour. Il n'y a donc pas de cycle
gonotrophique chez la femelle.
La femelle pond habituellement 200 à 300 oeufs au cours de sa vie.
Les lentes sont fixées à la base des cheveux ([Link]), aux poils ou aux fibres des vêtements
([Link]). L'incubation de l'oeuf est d'environ une semaine à 35°C. Trois stades larvaires se
succèdent (8 à 12 jours). La vie adulte est estimée de 30 à 40 jours.

Phthirus pubis pond une trentaine oeufs durant sa durée de vie adulte (1mois).
La température et l'humidité relative doivent être stable pour assurer le bon déroulement du cycle
biologique. Privés de leurs hôtes, ils ne survivent que quelques jours. La contamination se fait par
contacts étroits (écoles. camps de réfugiés, promiscuité etc.), par contacts sexuels dans le cas de
Phthirus pubis.

IMPORTANCE MEDICALE

La pédiculose

La pédiculose de la tête est fréquente chez les enfants en âge scolaire même dans des conditions
d'hygiène stricte. On les retrouve généralement derrière les oreilles, sur la nuque, plus rarement sur
corps (infestation grave). Le prurit ainsi causé entraîne des lésions de grattage, des surinfections, de
l'impétigo, de l'adénopathie cervicale.
La pédiculose du corps est liée à une diminution des conditions d'hygiène. Les poux sont localisés au
niveau des emmanchures, encolure, ceinture, sous-vêtements. Ils sont en contact avec la peau
essentiellement au moment des repas. L'impétigo est fréquents et en cas d'infestation persistante des
taches brunes apparaissent sur tout le corps ("mélanodermie du vagabond")

La phtiriase

Le prurit est surtout nocturne provoquant de l’eczéma. Les morpions sont localisés dans la région
pubienne, plus rarement au niveau des cils, de la barbe, aux niveaux des aisselles. Ils ne sont jamais
très nombreux.

Le typhus à poux ou typhus exanthématique dont l'agent pathogène est Rickettsia prowazeki. Le pou
ingère les rickettsies sur un homme infecté, généralement durant les dix premiers jours de la maladie.
Une autre rickettsiose, la fièvre des tranchées (Rochalimaea quintana) est transmise de manière
similaire au typhus exanthématique par les poux.

2.4.4. ORDRE DES DIPTERES

Cet ordre est de loin le plus important au plan de la médecine humaine et vétérinaire.
il s'agit d'insectes holométaboles. Les adultes n'ont qu’une paire d'ailes (antérieures). La deuxième
paire d'ailes est transformée en balanciers (ou haltères) et sert d'organe d'équilibre pendant le vol.
Les larves sont toutes apodes, certaines larves possèdent des pseudopodes.

[Link]. SOUS-ORDRE DES NEMATOCERES

Antennes de plus de 8 articles. Parmi les nématocères hématophages, seules les femelles se
nourrissent de sang. Les larves sont eucéphales (capsule céphalique bien développée).
les nymphes ont un céphalothorax et un abdomen; l'adulte quitte l'exuvie par une fente rectiligne
situé sur la région dorsale du céphalothorax (orthorrhaphes).
Quatre familles sont importantes au point de vue médical: les Culicidae, les Simuliidae, les
Ceratopogonidae et les Phlebotomidae

[Link].1. FAMILLE DES CULICIDAE

Les moustiques constituent le groupe de vecteurs le plus important en Médecine humaine. Ils
transmettent le paludisme, des filarioses lymphatiques, des arboviroses (Arthropod Borne virus) tels
que la fièvre jaune, la dengue, de nombreuses encéphalites arbovirales). De nombreuses espèces,
n'intervenant pas dans la transmission d'agents pathogènes, constituent également une nuisance
considérable.

On distingue 4 stades larvaires aquatiques successifs, séparés par des mues. La dernière mue
transforme la larve du 4ème stade en nymphe mobile. L'insecte subit alors de profondes
transformations morphologiques et physiologiques permettant une adaptation à un environnement
aérien. L'émergence de l'adulte dure environ 15 minutes (phase critique: prédateurs)

MORPHOLOGIE
1. ADULTES ou IMAGOS

Morphologie générale d’un moustique

Grandeur : 4 à 6 mm de long parfois plus petit (2 à 3 mm) ou


plus grand (10 mm).
Tête: yeux composés, absence d'ocelles. Les antennes (15 à 16
segments). Chez les femelles, les antennes sont munies de soies
courtes, les soies sont longues (plumeuses) chez les mâles, à
l'exception de quelques espèces ne présentant pas d'intérêt
médical.
Proboscis : 6 stylets vulnérants: 2 mandibules dentées, 2 maxilles
dentées, l'hypopharynx contenant le canal salivaire et le labre,
acéré en biseau à l'extrémité. Cette dernière pièce en forme de
gouttière forme le canal alimentaire. Ces pièces sont enveloppées
au repos dans la lèvre inférieure ou labium muni à son extrémité
de labelles. Au moment de la prise du repas sanguin les labelles
sont en contact avec la peau, les stylets pénètrent dans le tégument, et le labium se courbe vers
l'arrière.

Thorax: le mesothorax est très grand, avec un, prolongement dorsal, le scutellum. Le mesothorax est
muni d'une paire d'ailes et d’une paire de stigmates. Le métathorax porte une paire de stigmates et
une paire de balanciers.

Abdomen : 10 segments dont 8 visibles, genitalia

Anophelinae Culicinae

Imago

Trompe et palpes

Oeufs

Larves

Nymphes
Anopheles Aedes Culex Mansonia

2. STADES PRElMAGINAUX

les oeufs: sont pondus isolément (Anophèles Aèdes) ou par amas, (Culex, Mansonia) à la surface de
l'eau ou fixés à un support (Mansonia). 100 à 400 oeufs par ponte.

les larves:encephales aquatiques; respiration métapneumtique (une paire de stigmates à l'extrémité


de l'abdomen) à la surface de l'eau. Certaines espèces appartenant au genres Mansonia, Ficalbiél,
puisent l'oxygène par un siphon modifié dans les racines ou tiges de certaines plantes (Pistia, Salvinia
...) Les pièces buccales sont broyeuses. La nourriture (plancton) est amenée à la bouche par un
brassage continu des brosses buccales. Certaines espèces sont carnivores (Toxorynchites, Culex
tiqripes) .
les nymphes: elles ont la forme de grosses virgules.
Propneustiques (respiration par les stigmates du thorax): deux trompettes respiratoires sont en
contact avec la surface de l'eau. Ici aussi les nymphes de Mansonia, Aedomyia et Ficalbia sont fixées
par les trompettes aux plantes aquatiques.

Les nymphes sont mobiles mais ne se nourrissent plus (elles sont moins sensibles aux insecticides)

BIOLOGIE

Les mâles ne sont pas hématophages et se nourrissent de sucs d'origine végétale. Leur longévité est
relativement faible. Les femelles, une fois fécondées, conservent les spermatozoïdes dans leur(s)
spermathèque(s).

Comportement trophique

Elles se nourrissent essentiellement de sang (à l'exception des Toxorhynchites) principalement pour


assurer la maturation des oeufs. En général, chaque prise de .repas sanguin est suivie d'une ponte
dans les 2 à 3 jours qui suivent (cycle qonotrophique).
Après chaque ponte le moustique retrouvera un nouvel hôte, soit le jour même (cycle de 2 jours), soit
le lendemain (cycle de 3jours). Il peut y avoir dissociation qonotrophique au début de la vie
imaginale (2 repas sanguins nécessaires avant là première ponte) ou durant des saisons moins
favorables à la reproduction (saison sèche, hiver). Les femelles sont attirées par différents stimuli
dégagés par l'hôte: C02, sueur. La taille de l'hôte joue également un rôle. Ainsi on a observé que les
Anopheles piquaient trois fois moins un enfant qu'un adulte.

Les préférences trophiques varient suivant les espèces de moustiques et la disponibilité d'hôtes. Les
moustiques zoophiles se nourrissent exclusivement sur des animaux et les moustiques
anthropophiles se nourrissant sur homme, mais pas exclusivement. Suivant le lieu de la prise du
repas sanguin on peut distinguer des moustiques endophage (piquant à l'intérieur des habitations)
et des moustiques exophaqes (piquant à l'extérieur des habitations). L'étude du comportement
trophique permet d'estimer le contact homme vecteur.
Comportement au repos

Suivant le lieu de repos après la prise du repas sanguin on distingue des moustiques endophiles,
ceux qui une fois gorgés restent à l'intérieur des habitations (faune résiduelle), et des individus
exophiles ceux qui se reposent à l'extérieur des habitations. On tiendra compte du comportement au
repos des moustiques adultes lors d'une planification de lutte antivectorielle (pulvérisations intra
domiciliaires: moustiques endophiles; pulvérisations à l'extérieur: moustique exophiles).

Ces comportements peuvent être déterminés génétiquement, du moins partiellement, au sein d'une
même espèce ou même au sein d'une population d'espèce. D'autre part le type d'habitation module le
comportement au repos et le degré d'anthropophilie est modulé par la présence d'hôtes alternatifs.

Longévité

La longévité des femelles est très variable. Le taux de survie d'une population sera essentiellement
fonction des saisons, de la disponibilité en gîtes larvaires. Quelques individus peuvent survivre
plusieurs mois à l'état quiescent durant les saisons moins favorables à leur développement (hiver,
saison sèche).
La longévité déterminera le nombre de repas sanguins, et donc le risque de pouvoir transmettre un
agent pathogène.

Dispersion

La dispersion active des moustiques adultes est réduite (moins de 2Km) et généralement ils ne
s'éloignent pas trop de leur lieu de reproduction (max. 2km). Une dispersion passive est assurée par
vents et moyens de transport

Rythme d'activité
L'activité des moustiques est avant tout conditionnée par des facteurs climatiques. Dans les régions
équatoriales avec faibles fluctuations saisonniéres, l'activité sera continue. Dans les régions à climat
tropical, l'activité sera généralement plus intense en saison des pluies. Il existe cependant des espèces
qui prédominent en saison sèche. Dans les régions à climat tempéré l'activité est réduite, voir arrêté
en hiver.
La survie de l'espèce durant la saison climatologiquement défavorable est effectuée différemment
suivant les espèces.
Le rythme d'agressivité quotidien varie suivant les espèces avec des pics nocturnes, crépusculaires
etc. Les anophèles piquent généralement la nuit, alors que les Aedes sont diurnes.

A) Sous-famille des Culicinae

Les adultes: abdomen recouvert d'écailles, palpes courts chez les femelles, longs chez les mâles (sauf
chez Heamoqoqus), non renflés au bout: scutellum trilobé; 1 ou 3 spermathèques. Position au repos:
parallèle au support.
Les larves: siphon respiratoire présent.
Les Culicinae comportent 29 genres, les principaux sont: Aèdes, Mansonia, Culex, Heamagooogus,

1. Genre Culex
Genre cosmopolite, environ 800 espèces dont certaines sont vecteurs de la filaire de Bancroft, et des
virus à encéphalite-... Moustiques généralement de couleur terne, brunâtres, sans dessin ou tâches
particulières.
Les oeufs: ponte formant un radeau flottant à la surface de l'eau.
Gîtes larvaires: variés: mares permanentes ou temporaires, terrains inondés, plus rarement les creux
d'arbres ou les axiles de feuilles engainantes. Siphon des larves généralement mince et long.

Culex du groupe pipiens: Gîtes domestiques (récipients d'eau, pneus), particulièrement abondant en
milieu urbain, dans polluées (puisards d'eaux usées, fosses d'aisance).

Moustlques à comportement nocturne, très endophile, et anthropophile.

[Link] en région tropical (vecteur de la filariose de Bancroft).

[Link], [Link], [Link], etc. sont vecteurs d'arboviroses.

2. Genre Mansonia

Moustiques de taille moyenne souvent de teinte jaunâtre ou fauve. Les ailes sont recouvertes de
larges écailles.
Moustiques souvent d'aspect finement tacheté ou moucheté. Les femelles sont agressives de jour
comme de nuit, essentiellement exophiles, mais l'endophilie n'est pas rare. Les piqûres sont très
prurigineuses.
Les larves et les nymphes vivent dans les mares, étangs, marécages encombrés de végétation
aquatique. Elles respirent l'air qui se trouve dans les plantes aquatiques (Pistia) à l'aide de leur siphon
(larve) et trompettes (nymphes). Les stades pré imaginaux ne remontent donc pas à la surface de
l'eau.

Ils sont Vecteurs d'arboviroses et de filaires ([Link], [Link]).

3. Genre Aedes

Adultes: généralement sombres, noirâtres avec des écailles blanc argentées. Diurnes, généralement
activité crépusculaire, et exophile. Les oeufs pondus isolément résistent à la dessiccation. Biologie
variable suivant les espèces:
Aedes aeqypti: présence sur le mésonotum d'un dessin argenté en forme de lyre. Espèce domestique
(pneus, récipients de stockage d'eau, boîte à conserve), très anthropophile. Il existe également des
formes selvatiques. Distribution: pantropicale.

En Afrique:
Aedes vittatus: larves se développent dans des creux de rochers (climat chaud et sec), il est rencontré
à Kinshasa dans les rochers à Kinsuka sur le fleuve Congo
Aedes simpsoni: larves: aisselles de feuilles engainantes (bananiers). Anthropophile en Afrique de l'Est
et Afrique Centrale, zoophile en Afrique de l'Ouest.
Aedes africanus: larves: creux des arbres. Adulte: canopée en milieu forestier. .
Aedes lutéocephalus: Galeries forestières en savanes.

Aedes albopictus, moustique originaire d’Asie est aujourd’hui largement retrouvé en RDC et d’autres
pays africains
Les Aedes sont d'excellents vecteurs d'arboviroses ainsi que des vecteurs de filariose lymphatique
dans certaines régions.

En rapport avec la transmission de la fièvre jaune, il existe 3 cycles de transmissions de la fièvre jaune
par Aedes en fonction du biotope :
Un cycle selvatique assuré par [Link] et [Link] (transmission de singe à singe dans la canopée)
Un cycle rural par [Link] (transmission de singe à homme dans les plantations
Un cycle urbain par A. aegypti, qui assure la transmission d’homme à homme dans les villes
Les aedes peuvent assurer efficacement la transmission du virus amaril (fièvre jaune), du vius de la
dengue et du virus zika

Aedes aegypti, Ae. albopictus et Ae. vittatus sont decrits à Kinshasa

4 . Genre Toxorynchites

Imaqo: trompe longue et recourbée vers le bas; palpes courts chez les femelles; moustiques de
grande taille aux couleurs souvent métalliques, avec des touffes d'écailles de couleur orange ou rouge
sur certains segments abdominaux.
Larve: siphon présent dépourvu de peigne, de couleur rouge foncé.

Bio-écologie: la ponte est effectuée par la femelle en vol, qui projette ses oeufs un à un dans le gîte
larvaire: creux d'arbre, tige de bambou, gaine de plantes. Les larves prédatrices se nourrissent le plus
souvent de larves d'autres moustiques
Elles dévorent en moyenne 10 à 20 larves par jour. Elles constituent des agents potentiels de lutte
biologique contre les larves de moustiques (facilité d'élevage). Les adultes ne sont pas hématophages.

B) Sous-famille des Anophelinae

Un seul genre: Anopheles.


Les adultes: se distinguent des Culicinae par les palpes aussi long que le proboscis chez la femelles.
Le scutellum est simple. Les ailes présentent de nombreuses aires d'écailles claires et sombres dont
l'arrangement, sur le rebord costal et sur les autres nervures, est très utilisé en systématique. La
position au repos: oblique par rapport au support (à l’exception de [Link]).
L'accouplement est précédé par la formation d'essaim de mâles au crépuscule. La copulation à lieu en
vol. L'oviposition a généralement lieu la nuit. Les anophèles sont surtout agressives durant la nuit.

Les oeufs sont pondus un à un. Ils flottent à la surface de l'eau à l'aide de flotteurs latéraux. Ils sont
peu résistants à la dessiccation, à la chaleur, ou au froid. L'éclosion a lieu après 2 ou 3 jours. Les
oeufs de certaines espèces peuvent rester à l'état quiescent (16 jours ou plus) lorsqu'ils sont pondus
sur boue humide.
Les larves, au repos, sont parallèles à la surface de l'eau, elles adhèrent à la surface de l'eau par des
soies palmées
Situées sur la face ventrale de l'abdomen. La respiration se fait par deux stigmates situés à l'extrémité
postérieure de l'abdomen(8 ième segment; absence de siphon). La larve se nourrit de micro-
organismes à la surface de l'eau, la tête effectuant une rotation de 180.

Les gîtes larvaires sont presque toujours dans des collections d'eau calme (les larves sans siphon se
noient. dans les eaux agitées): mares permanentes ou temporaires, anses de rivières, bords de lacs,
empreintes de pas. Les réseaux d'irrigation constituent souvent des gîtes favorables. Quelques rares
espèces colonisent de petits gîtes comme des creux d'arbre (An. plumbeus en Europe) ou des
récipients de stockage d'eau à usage domestique (An. stephensi en Inde).

Divers facteurs écologiques plus ou moins interdépendants influencent l'oviposition et le


développement larvaire dont la végétation, la faune prédatrice et les parasites, turbulence de l'eau,
ensoleillement et ombre, la température, la tension de surface, le PH, la salinité,la pollution, les
éléments nutritifs:
Les anophèles sont des vecteurs des filariose lymphatiques ( [Link] ), des viroses mais surtout du
paludisme dans plusieurs parties du monde

En Rdc on compte plusieurs 60 espèces d’anophèles dont les plus importants comme vecteurs sont :
Anopheles gambiae sl, [Link], [Link], [Link], [Link]. [Link], A. pharoensis….
Anopheles gambiae s.l est un moustique très performant dans la transmission du paludisme par sa
longévité, ses habitudes (endophagie,endophilie et anthropophilie), son choix varié des gîtes de
reproduction et il est très répandu en RDC. En RDC, trois membres de ce complexe ont été identifiés
à savoir An. gambiae ss, [Link] et [Link]. [Link] est retrouvvé exclusivement dans les eaux
saumatres de la côte Atlantique
A Kinshasa, on décrit A. gambiae ss, An colluzzi, An funestus ss, An nili,

La répartiiton des espèces anophéliennes est différente selon les régions du monde. Ainsi dans chaque
région il existe une populaion anophélienne plus ou moins spécifique. Certaines espèces ont même
une localisation très limitée.

Une espèce les plus connue au monde est An gambiae sl qui est un complexe d’espèces africaines.
Ce complexe compte en son sein 9 espèces connues : dont gambiae ss, colluzzii, arabiensis, melas,
amharicus, quadrannalutus.
[Link] et An coluzzi sont considérés comme les vectuers les plus performants du paludsime dans
le monde.
Dans la région africaine An funestus est connu comme un bon vecteur du paludsime

[Link].2. FAMILLE DES PHLEBOTOMES

Les phlébotomes sont vecteurs des leishmanioses, de la bartonellose. Ils interviennent également
dans la transmission d'arboviroses.

Morphologie

Adulte: taille petite (1 à 4 mm), couleur pâle jaunâtre, grisâtre, brunâtre), aspect bossu, fragile. Corps
et ailes densément velus, couverts d'écailles. Antennes semblables dans les deux sexes, formées de
16 articles, les segments 3 à 15 portant des épines géniculées (ascoïdes). Les pièces buccales forment
un proboscis court.
L’armature interne du pharynx (cibarium) est utilisée en systématique. Les pattes sont longues et
grêles. Les ailes sont de formes ogivales et relevées au repos. Les organes génitaux sont très
développés chez les mâles (coxites et styles).

Œuf : taille : 300 à 400 mm, ornementé de fines granulations irrégulières délimitant des polygones.
Larve: vermiforme, eucéphale, pièces buccales broyeuses, dépourvues de yeux. Le 4e stade mesure
environ 8 mm, la larve au premier stade possède 2 soies caudales, et 4 soies aux stades suivants. La
larve ressemble à une petite chenille, clic est dépourvue d' yeux.
Nymphes: comprend un céphalothorax, puis un abdomen cachés partiellement dans la dépouille de la
larve servant de support, ce qui permet à la nymphe de se redresser.

Imago

Œuf

Larve

Nymphe

BIOLOGIE

Les œufs sont pondus isolément par les femelles. Une température et un degré d'humidité appropriés
sont nécessaires à la survie et au développement des oeufs. L'incubation est de l'ordre de 4 à 17
jours.

La larve est terricole sédentaire, saprophage, phytophage, lucifuge, hygrophile. Les gîtes larvaires
sont variables suivant les espèces: terriers de petits mammifères, termitières, fissures dans les murs,
au sol des habitations ou étables, nids d'oiseaux, creux d'arbres, etc. Tous ces gîtes ont en commun
un micro habitat à l’abri des courants d'air et de la lumière, où l'humidité est constante et élevée. Les
larves ne sont pas aquatiques mais sont capable de résister à l'immersion durant quelques jours. Il
existe 4 stades larvaires

La nymphe, est redressée par son extrémité postérieure facilitant ainsi l'émergescence de l'adulte. Elle
ne se nourrit plus. La durée du développement pré imaginale sera variable suivant les conditions
climatologiques (repos hivernal en pays tempéré): 20 à 75 jours dont 6 à 15 jours pour le seul stade
nymphale .
Les stades pré imaginaux sont difficiles à observer dans la nature.
Les adultes s'éloignent guère de leur gîte larvaire et de leurs hôtes (dispersion: rarement plus d'un l
km). Les deux sexes se nourrissent de sucs "végétaux, seules les femelles sont hématophages (pool-
feeders). L'activité des phlébotomes est crépusculaire ou nocturne. Dans la forêt ils peuvent piquer de
jour. La prise d'un repas sanguin est suivie d'une ponte (concordance gonotrophique: 3 à 10 jours).
L'autogenèse (développement des oeufs en absence en repas sanguin) est cependant possible auprès
de quelques rares espèces.
Préférence trophique: rarement stricte. Il faut faire la distinction entre espèces (péri domestiques
vivant à proximité des habitations humaines et les espèces sauvages se nourrissant sur vertébrés
selvatiques (animaux sauvages). Certaines espèces sont endophages (Lutzomya longipalpalis en
Amérique latine, phlebotomus papatasi dans le bassin méditerranéen), la majorité est exophage.

IMPORTANCE MEDICALE

1. LEISHMANIOSES:

Cycles: Les parasites ingérés, sous forme amastigote, arrivent dans l'intestin moyen où ils
transforment en promastigote flagellés et se multiplient. Ils regagnent ensuite l'oesophage et
pharynx et finalement les pièces buccales lors de la piqûre.
La durée du cycle chez le vecteur varie entre 4 et 10 jours selon la température. Les phlébotomes
infectés ont des difficultés à prendre leur repas sanguin ce qui peut être un facteur de multiplication
des piqûres et donc un facteur de majoration de la transmission. La capacité de transmission d'un
phlébotome dépendra de l'espèce, de son degré d'anthropophilie, de son espérance de vie.
Vecteurs: deux genres sont importants (ancien monde phlebotomus, nouveau monde Lutzomyia
- Principaux vecteurs: [Link], L. intermedia, [Link]
- Réservoirs: paresseux, opossum et une variété de rongeurs.
- Contrôle: éloigner les paresseux et les opossums des régions habités.
Traitements intra domiciliaires si l'espèce vectrice est endophage

B) La BARTONELLOSE ou maladie de Carrion


Agent pathogène : Bartonella bacilliiformis
Répartition : vallée sèches d’altitude (500 à 3000m) du versant des Andes ( Perou, Equateur,
Colombie). Principal vecteur : Lu. Verrucarum

C) Les Arboviroses :
-fièvre à papatasi, virus de Naples et Sicile

[Link].3. Famille des SIMULIIDAE (Simulies, blackflies)

Les simulies sont des diptères nématocères appartenant à la famille des simuliidae.

MORPHOLOGIE

Adultes : ils ressemblent à des moucherons ( 1 à 6 mm), d’aspect trapu et bossu

Les yeux sont gros, séparés par un front chez la femelle, contigus chez le male. Les antennes
comportent 9 à 12 articles.
Femelle Male

Les pièces buccales sont courtes et perforantes chez la femelle. Le thorax est très développé. Les ailes
sont larges avec une nervation très caractéristique.

Œufs
De petites tailles (0,1 à 0,5 mm) plus ou moins triangulaires, ils sont pondus en amas gélatineux.

Larves

Elles sont cylindriques et renflées en massue dans la partie postérieure. La capsule céphalique est
bien différenciée (larve eucéphale), les pièces buccales broyeuses, sont entourées de deux brosses
prémandibulaires capable de se déplier et de se replier en éventail. Le thorax porte un pseudopode
muni de crochets et situé ventralement. L’extrémité postérieure de la larve est garnie de couronne de
petits crochets permettant la fixation de la larve.
Nymphes : elles sont fixées dans un cocon de soie qui a généralement la forme d’une babouche.
Immobiles, elles respirent à l’aide d’une paire de branchies filamenteuses.

Nymphes de simulies

BIOLOGIE

Les stades pré imaginaux se rencontrent dans les eaux courantes (insectes rhéophiles) généralement
bien oxygénées. La rapidité du courant, la charge en matière organique déterminera la présence d’une
espèce plutôt qu’une autre. La nature des gîtes peut être naturelle (accidents de terrain : cascade,
rétrécissement du lit,etc) ou artificielle ( au niveau des radiers, ruines de ponts, ponts, barrages, etc)

Les œufs sont pondus en amas gélatineux sur un support partiellement immergé. Les larves vivent,
généralement. Les larves vivent, généralement en grand nombre, fixées sur différents supports
immergés (feuilles, rochers, branches, [Link] sur crabes etc).
La fixation est assurée par les crochets postérieurs et des fils de soies secrétés par les glandes
séricigènes.

La larve se déplace sur son support en s’agrippant tour à tour avec ses crochets postérieurs et son
pseudopode ventral, sa démarche ressemble à celle d’une chenille arpenteuse. En cas d’un
décrochage accidentel, elle reste amarrée à son support initial par un fil de soie. Elle peut ainsi
remonter le courant à se tirant le long du fil.
Le développement larvaire est de 4 à 12 jours sous les tropiques et comporte 6 à 8 stades successifs
suivant les espèces. A l’aide de leurs soies prémandibulaires elles filtrent les particules, le plancton
charrié par le courant.

A la fin de son développement la larve se transforme en prénymphe. Celle-ci tissera un cocon à laide
de ses glandes séricigènes. A ce stade elle ne se nourrit plus. L’ouverture du cocon, d’où sorte les
filaments respiratoires, elle est dirigée vers l’aval. Après 2 à 10 jours, l’imago est propulsé à la surface
par une bulle d’air. L’éclosion a lieu ce jour.
Mâles et femelles se nourrissent de nectar de fleurs pour satisfaire leur besoin en glucides. Seules les
femelles sont hématophages. Certaines espèces sont exclusivement zoophiles (oiseaux, mammifères),
d’autres sont anthropophiles mais jamais exclusivement. Elles répèrent leur hôte à la vue, piquent de
jour (diurne) toujours à l’extérieur des habitations (exophages). La piqûre des simulies est particulière
( telmophage ou poolfeeder) : avec leur courtes pièces buccales vulnérantes elles dilacèrent les tissus
sous cutanés et les capillaires créant ainsi un microhématome, dans lequel elles injectent leur salive
avant de sucer le sang. Le lieu de la prise de repas sanguin peut être fort éloigné du gîte larvaire.
Dans de bonnes conditions, chaque repas est suivi d’une ponte (cycle gonotrophique).
Les lieux de repos après le repas sont mal connus, mais sont toujours à l’extérieur des habitations
(exophiles). Ces insectes sont capables d’effectuer de très longs déplacements soit activement soit
passivement par les vents dominants.

IMPORTANCE MEDICALE

Vecteurs de l’onchocercose

L’Onchocerca volvulus est un ver responsable de la cécité des rivières.


En Afrique, l’aire d’endémicité se situe entre le 15è parallèle Nord et le 14è parallèle Sud . les foyers
les plus importants et les plus graves se situent dans la zone soudano-guinéenne de l’Afrique de
l’Ouest. Des foyers importants sont également identifiés au Nigeria , Cameroun , Tchad. Les foyers au
Sud de l’équateur sont de tailles plus réduites mais néanmoins importantes par la gravité des cas. En
Afrique les espèces vectrices appartiennent au complexe Simulium damnosum comportant 28
cytotypes différents connus. En Afrique centrale et de l’Est [Link] et [Link] sont
localement des vecteurs efficaces.
En RDC, il existe plusieurs foyers importants dans le Kongo Central (Inga, Kimpese), Sankuru (
Lusambo) Kasai, Equateur, Nord Ubangi, Tshuapa, Tshopo,Uelé, Ituri,

En Amérique latine, les principaux vecteurs sont [Link], S. metallicum, S. exiguum dans les
foyers bien délimités et de tailles réduites : Mexique, Colombie ; Venezuela, Nord du Brésil.

Le cycle : la simulie s’infecte par une personne présentant des microfilaires dans le derme. Au
moment de la piqûre le jus dermique et donc les microfilaires se mélangent au sang. Les microfilaires
ingérées avec le sang vont en grande partie être digérées (phénomène de limitation). Seules les
microfilaires ayant échappé à l’emprisonnement par la membrane péritrophique continueront leur
développement. Ces dernières traversent la paroi stomacale et iront rejoindre les muscles thoraciques.
Après 2 mues les larves deviendront infectantes, elles gagnent de préférence les pièces buccales
qu’elles quitteront par effraction au moment de la piqûre. La durée du cycle est en moyenne de 7
jours. Tenant compte du cycle gonotrophique (3 à 5 jours), une simulie ne pourra transmettre le
parasite qu’après le second repas suivant le repas infecté.

Nuisance et allergie

La pullulation des simulies peut considérablement affecter les communautés humaines et les animaux
domestiques. La nuisance due à ces insectes est considérable dans certaines régions du monde et
d’Afrique (RDC : Inga). La salive toxique des simulies peut entraîner des réactions de type allergique
(œdème) parfois dangereuses pour l’homme mais le plus souvent pour le bétail qui n’a pas l’occasion
de fuir.

[Link]. SOUS-ORDRE BRACHYCERES ORTHORRHAPHES

MORPHOLOGIE GENERALE

Ce sont des mouches diptères dont l’adulte porte des Antennes courtes moins longue que le thorax,
généralement composées de 3 articles, le 3ème peut présenter des traces de segmentation. Les larves
sont hémicéphales (capsule céphalique peu développée); les nymphes sont généralement libres. Ils
sont orthorrhaphes.

Seule la famille des Tabanidae a une Importance médicale:

[Link].1 FAMILLE DES TABANIDAE


Les taons sont des diptères brachycères orthorraphes.

Morphologie

Adultes: 5 à 25mm. Yeux volumineux, jointifs chez les mâles, séparés chez les femelles. Antennes
caractéristiques: trois articles dont le dernier est annelé.
Larve: vermiforme, hémicèphale (tête peu individualisée).
Nymphe: aspect de chrysalide (pupe de papillon) avec un céphalothorax.

Chrysops
BIOLOGIE

Les oeufs sont pondus au sol dans un endroit humide. La vie larvaire est lente avec 7 â 10 stades
larvaires. En zone tempérée la croissance est lente (2 à 3 ans), en zone tropicale elle dure environ l
an. Le dernier stade larvaire se transforme en nymphe qui ne se nourrit plus. Seules les femelles
adultes sont hématophages. Elles piquent â l'extérieur des habitations (exophiles), bien que certaines
espèces puissent piquer occasionnellement à l'intérieur des habitations (Chrysops silacea). Elles sont
généralement actives de jour (diurne). Elles sont thelmophages (pool-feeders). Les repas sont
volumineux et souvent interrompus. La détection de l'hôte est visuelle et olfactive (C02).

IMPORTANCE MEDICALE

Les femelles du genre Chrysops sont vectrices de la filaire Loa-loa dans l'aire de la grande forêt
pluviale d'Afrique Centrale et Occidentale. Les microfilaires de Loa-loa sont sanguicoles à périodicité
diurne. Le développement (3 stades larvaires) dans les taons est dépendant de la température: â
30°C 6 à 7 jours à 20°C 30 à 40 jours. La durée de vie du vecteur est estimée à deux mois. Les larves
infectantes de loa sortent par effraction du labium du taon au moment de la piqûre.

La filaire adulte peut vivre 15 ans chez l'homme. La loase est une maladie cumulative (signes cliniques
apparaissent après plusieurs piqûres infectantes).
Deux espèces sont importantes: Chrysops silacea et [Link].
Les lieux de repos sont situés dans la canopée, elle descend de la canopée attirer par l'activité
humaine et surtout la fumée de bois. Elles piquent dans des endroits ombragés, mais également
souillé d'urine, de fèces, mais seulement dans des endroits ombragés et pas trop humide. Ponte
occasionnelle sur le linge exposé en plein air, jamais sur l'hôte. Les larves émergent après 1 à 3 jours
et peuvent survivre sans nourriture durant 9 jours (parfois 15 jours).
Les importants foyers sont situés dans les régions forestières situées au sud-ouest du Cameroun, la
forêt du Mayombe (Congo,), région forestière de l'Uélé au nord de la RDC, le nord-ouest de l'Angola,
Cabinda, Gabon, RCA, Nigeria.

Nuisance et anémie : les tabanidés femelles piquent et sucent beaucoup de sang. Ils peuvent
constituer un sérieux problème pour les éleveurs et le bétail.

Anthrax (Charbon) : l’agent causal est le Bacillus Anthracis. Il peut être transmise avec les fèces de
Tabanus striatus.

Tularémie : maladie causée par le bacille Francisella tulerensis et transmise par le piqûre de Chrysops
discalis sur les parties découvertes du corps : nuque, face, bras et jambes.
Trypanosomiases animales : SURRA : due au Trypanosoma evansi est une « Trypanozoonose » fatale
pour les chevaux dans certaines régions du Globe, le chiens et est très sérieuse pour les chameaux.
Plusieurs animaux domestques et sauvages constituent le réservoir de parasites. La transmission est
mécanique et le transfert du parasite doit s’effectuer dans les 15 minutes qui suivent le repas
infestant : les Trypanosomes ne pouvant survivre plus de 30 heures dans le tractus digestif de
l’insecte.

[Link]. SOUS ORDRE des BRACHYCERES CYCLORRHAPHES

Ce sont des mouches dont les antennes sont courtes formées de 3 segments: l et 2 sont courts, 3 est
élargi et porte dorsalement une soie (arista). Les deux sexes sont soit suceurs, soit piqueurs-suceurs.
Les larves sont acéphales et le stade nymphal, immobile, est toujours enclos dans un puparium
(pupe). L'éclosion de l'adulte se fait à l'aide d'un organe spécial situé sur la tête: le ptilinium qui
soulève la calotte circulaire de la pupe. Le ptilinium se rétracte après l'éclosion.

[Link].1. FAMILLES DES SYRPHIDAE

Certaines larves des syrphidae peuvent provoquer des myases et pseudomyases intestinales ou
rectale lorsqu’elles sont avalées avec l’eau de [Link] s’agit de Erastlis tenax

[Link].2. FAMILLES DE DROSOPHILIDAE


Ce sont de mouches de petite taille qui sont attirées par des produits en fermentation

[Link]..3. FAMILLE DES CALLIPHORIDAE

Les mouches de la famille des Calliphoridae se développent surtout dans les dépôts d'ordures
ménagères et dans la viande ou les cadavres d'animaux. La plupart des adultes sont parés de couleurs
métalliques, bleu ou vert généralement. Leur cycle biologique est rapide: les œufs éclosent en moins
de 48 heures, les asticots se développent en 3 à 9 jours, l'adulte est obtenu une vingtaine de jours
après la ponte de l'œuf; la durée de vie imaginale est d'environ 35 jours. Certaines de ces mouches
pénètrent à l'occasion dans les maisons. Quelques Calliphoridae sont des agents de myiases diverses
notamment des plaies (Lucilia, Cochliomyia, Cordylobia); d'autres sont d'actifs transporteurs d'agents
pathogènes. Les principales espèces appartiennent aux genres Calliphora, Lucilia, Phormia, Phaenicia,
Chrysomyia, Pollenia.

Cordylobia anthropophaqa (ver de Cayor, Tumbu-fly), Distribution: Afrique tropicale.


Les oeufs sont pondus, par paquet de 200 à: 500, sur le sol, de préférence souillé d’urine, de fèces,
mais seulement dans des endroits ombragés et pas trop humide. Ponte occasionnelle sur le linge
exposé en plein air, jamais sur l’hôte. Cordylobia rodhaini décrit en RDC peut provoquer des myases
chez l’homme
Auchmeromia luteola (ver des cases, Congo floor maggot") Distribution : Afrique tropicale.
Les femelles pondent leurs oeufs au sol dans les habitations. Les larves vivent dans les crevasses du
sol des habitations ou sous les nattes. La nuit elles quittent leur abri pour se gorger de sang sur les
dormeurs couchés au sol. Après le repas elles s'enfouissent à nouveau dans le sol.
Prévention : utilisation des lits.

[Link].4. FAMILLE SARCOPHAGIDAE

Leur biologie est voisine de ceIle desCalliphoridae, bien qu'eIles soient généralement larvipares et que
les larves de beaucoup d'entre eIles parasitent des invertébrés (insectes, mollusques...). Deux genres
sont importants: Sarcophaga et Wohlfahrtia.

[Link].4. FAMILLE DES OESTRIDAE

Ce sont de mouches velues et trapues provoquant des myases


Dermatobia hominis (ver macaque Human Bot-Fly) dont les larves provoquent des myases pseudo
furonculeuses.
Hypoderma bovis (Varron Warble-fly) : myases cutanées rampantes
Les genres Oestrus et Gastrophilus provoquent raeement des myases chez l’homme

[Link].4. FAMILLE DES MUSCIDAE

Cette famille comprend des mouches de taille variée et de couleur généralement terne.

On les regroupe en : Muscidae suceurs et Muscidae piqueurs

Muscidae suceurs

Le genre Musca est, de loin, le plus important à considérer.


L'espèce principale, cosmopolite, est la mouche domestique, Musca domestica... Le cycle de
développement dure 10 jours à 30°C à 30 jours à 16°C; la vie de l'imago est d'environ trois semaines.
Le caractère prolifique de cet insecte est bien connu: la descendance théorique d'une femelle (au
moins 6 pontes de 120 à 150 œufs chacune) serait, quatre mois plus tard, de 191 x 1018 individus.
Les larves se développent habituellement dans des déjections de mammifères (chevaux, bovidés,
porcs, homme éventuellement) ou des volailles; elles se trouvent encore dans les latrines, le fumier,
les litières et les auges des animaux domestiques, des collections d'eaux usées, ou encore dans les
cadavres, les matières végétales ou animales en décomposition ou dans les dépôts d'ordures
ménagères. La distance de vol des mouches domestiques peut être considérable mais leur dispersion
est généralement de 1 à 3 km. Quant à la longévité des adultes, elle est de l'ordre de 2 semaines à 2
mois. La nourriture des imagos est surtout constituée par des substances humides ou des liquides
riches en sucres et en protéines (jus sucrés, lait, viandes, excréments...) Avec les espèces du
complexe sorbens, M. domestica figure parmi les mouches les plus étroitement liées à l'environnement
humain.

IMPORTANCE MEDICALE

De nombreux micro-organismes pathogènes peuvent être ingérés puis secondairement déposés avec
les régurgitations ou les déjections de ces mouches ou simplement transportés au niveau des pièces
buccales et des pattes. Ainsi peuvent être transportés mécaniquement des virus (poliomyélite,
coxsackie...) des Chlamydiae (trachome), des bactéries (entérobactéries: salmonelles, shigelles,
vibrions..., streptocoques, staphylocoques, bacilles de la tuberculose, de la lèpre, de la peste...), des
protozoaires (kystes d'amibes...) ou des helminthes (œufs d'oxyures, d'ascaris, de trichocephales,
d'ankylostomes, de ténias).
D'autres espèces du genre Musca doivent être mentionnées:
. Musca sorbens, très répandue en Afrique notamment, n'entre pas dans les maisons, mais est
attirée par l'homme et se pose en très grand nombre autour des yeux surtout, mais aussi des narines,
de la bouche, ou sur les plaies. Elle serait responsable de la grande fréquence, parmi les populations
rurales, des conjonctivites, des blépharites, d'ulcères cornéens, ainsi que, peut-être, des lésions
pianiques. Cette espèce fut trouvée porteuse de l'agent du trachome, ainsi que de nombreuses
bactéries, de protozoaires et d'helminthes.
Il y a également [Link]

Les Muscinae comportent également d'autres genres dont certaines espèces peuvent avoir une
importance médicale tels que :
- genre Muscina: en particulier M. stabulans cosmopolite;
- genre Hydrotaea: surtout H. meteorica et H. irritans, attirés par les sécrétions nasales et oculaires;
- genre Atherigona: A. orientalis peut véhiculer des germes intestinaux;

Des espèces du genre Fannia (s-fam: Fanniinae), en particulier Fannia canicularis et F. scalaris,
cosmopolites, fréquentent, à l'état adulte, l'habitation de l'homme; les œufs sont déposés sur des
excréments d'animaux ou des matières végétales en décomposition; les larves, reconnaissables à leurs
épines latérales frangées, se développent dans les mêmes milieux; le cycle complet demande de 15 à
30 jours. Ces espèces, ainsi que d'autres comme peuvent être porteuses de bactéries pathogènes ou
de nématodes
Muscidae piqueurs suceurs

Stomoxys calcitrans
Ressemble à M. domestica à première vue. Elle a une trompe piqueuse

Les stomoxys sont appelées mouches d’étables. Elles piquent principalement les animaux mais
peuvent pénétrer dans les habitations et piquer l’homme. Leur activité est diurne

Importance médicale
Elles peuvent transmettre mécaniquement le Bacillus anthracis agent de l’anthrax ou le charbon et la
trypanosomiase animale.

[Link].5 FAMILLE DES GLOSSINDAE

Les glossines ou mouches tsé-tsé sont des Diptères brachycères orthorraphes


Elles sont exclusivement africaine è l'exception de quelques rares espèces au Yémen. Elles sont
absentes è Madagascar.

Morphologie

Adultes: La taille varie entre 6 et 16mm, trompe non comprise; les femelles sont plus grandes que les
mâles. Elles sont de couleur ternes (brunâtre, gris noirâtre, parfois jaune). Les mâles coïtes les
femelles disposent d'une trompe piqueuse présentant un bulbe è la base. Les antennes et la formule
alaire sont caractéristiques de la famille. Au repos, les ailes se recouvrent complètement l'une sur
l'autre.

Femelle en ponte

Pupe

Adulte au repos

Pupe: la pupe ressemble è un petit tonnelet munit de deux petites protubérances (lobes
polypneustiques)

Biologie

Mâle et femelle sont hématophages. La femelle est en principe fécondée une seule fois, généralement
peu de temps après l'éclosion et avant la prise du premier repas sanguin. Les spermatozoïdes sont
stockés dans les deux spermathèques de la femelle. La glossine est vivipare. Elle pond un seul oeuf à
la fois dans l'utérus. Après éclosion la larve accomplit son développement complet dans l'utérus où
elle se nourrit par des glandes lactéscentes. La gestation de la larve dure environ 8 à 12 jours. La
larviposition à lieu au sol, le plus souvent la femelle laisse tomber la larve d'une branche ou autre
support qui lui sert de lieux de repos (endroits ombragés). La larve pénètre dans le sol (2 à 8 cm de
profondeur), parfois simplement en dessous des feuilles mortes. La larve à ce stade dispose de deux
lobes respiratoires, qui seront maintenus lors de la transformation en pupe. La durée de ce stade
pupale varie entre 20 et 80 jours, selon la température, l'espèce, et le sexe.
La femelle dispose de deux ovarioles par ovaires. Le temps entre deux ovulations est d'environ 10
jours. Le premier oeuf est pondu à l'âge de 8 jours. Il faudra donc attendre en moyenne 20 jours
après l'éclosion d'une femelle avant d'observer la première larviposition, ensuite elle pourra produire
environ tous les 10 jours une seule larve. Dans la nature les avortements sont fréquents,
particulièrement durant la saison sèche. Les femelles vivent en moyenne 2 à 3 mois, mais une durée
de vie de 6 mois n’est exceptionnelle.

Les glossines sont agressives de jour, plus rarement de nuit (Austenia). Ils se dirigent sur leur hôte
par la vue (couleur et mouvement) et par l'odeur (C0 2, urine). Les adultes en moyenne tous les 4
jours.

Les femelles vivent en moyenne 2 à 3 mois, mais une durée de vie de 6 mois n'est exceptionnelle.
A l'intérieur de leur habitat, les glossines n'ont pas une distribution uniforme. Elles sont concentrées
sur les surfaces où la végétation offre les conditions microclimatiques favorables aussi bien à l'adulte
qu'aux pupes et où les hôtes sont nombreux. Il s'agit généralement d'écotones (effet de lisière), c'est
à dire une zone où deux biotopes se touchent.

Les lieux de repos sont différents de jour et de nuit. La température, l'humidité relative, et l'ombre
sont déterminants dans le choix de l'endroit. De nuit elles se reposent sur les feuilles, de jour elles se
reposent plus près du sol sur des branches.
Leur terrain de chasse, et par conséquent leurs déplacements, est limité. Une dispersion plus grande
peut se produire particulièrement durant la saison sèche. Une dispersion passive (homme) peut jouer
un rôle non négligeable dans l'extension des foyers de trypanosomiase humaine ou animale.

Systématique

On distingue trois sous genres ou groupes d'espèces :

Sous genre Nemorhina - groupe PALPALIS

Sous genre Glossine ou groupe MORSITANS

Sous genre Austeina ou groupe FUSCA

Sous genre Nemorhina - groupe PALPALIS

Espèces riveraines, ou de forêts ombrophiles. Ce sont des mouches hygrophiles


Ils sont très flexible dans le choix de leur hôte et trouvent dans des habitats colonisés par l'homme.
Leur importance médicale est par conséquent considérable.

- G. palpalis : est une espèce riveraine vivant dans des îlots forestiers, galeries forestières. (Afrique de
l'Ouest, et plus au Sud en Afrique Centrale longeant les côtes de l'Atlantique)

- G. fuscipes: cuvette de la RDC

Ces deux espèces ainsi que leurs sous-espèces occupent des aires de répartition différentes.
- [Link]: espèce riveraine des zones de savane ou de (Afrique de l'Ouest à l'Ethiopie)
- [Link] : zone à forêt ombrophile, pistes forestières.

Sous genre Glossine ou groupe MORSITANS

Espèces de savane, forêt dégradée. Elles recherchent des lieux suffisamment arborés qui leur
procurent de repos. Elles se nourrissent préférentiellement sur sauvages et le bétai1 Leur importance
vétérinaire considérable.

[Link] vit dans des régions plus humides, elle est a végétation de transition dans les savanes
guinéennes. et le, règnerent après l'abandon des cultures. Afrique de l'Ouest (Sénégal, Nigeria), petits
foyers au nord ouest de la RDC, Cameroun.

[Link] proche de [Link] en Afrique de l'Est.

[Link]: espèce de savane en Afrique de l'Est dans la Victoria.

[Link] : espèce associée aux fourrés secondaires ou b~ fermes abandonnées en Afrique de l'Est
(Somalie all Mozambique)

Sous genre Austeina ou groupe FUSCA

Espèces de forêts denses, îlots forestiers. Elles vivent dans les régions exploitées par l'homme.

IMPORTANCE MEDICALE

La trypanosomiase humaine africaine (THA)

Il existe deux types de THA:

- le type gambien sévit en Afrique de l'Ouest et en Afrique Centrale avec Trypanosoma brucei
qambiense. Le réservoir est essentiellement humain, mais certains animaux domestiques comme le
porc peuvent être contaminés. Les vecteurs sont du groupe palpalis ([Link], [Link],
[Link])

- le type rhodésien avec [Link] présent en Afrique de l'Est. Les grands mammifères
(antilopes) constituent le réservoir et l’homme s'infecte par intrusion dans le cycle enzootique.
L'infection évolue chez l'homme de manière fulgurante. Les vecteurs appartiennent au groupe
morsitans ([Link], [Link], [Link]).
Le cycle: les trypanosomes sont ingérés avec le sang pour arriver dans le jabot. Le sang contaminé
pénètre dans l'estomac, tapissé par la membrane peritrophique, sac chitineux sécrété par le
proventricule. Les trypanosomes une fois ingérés par la mouche perdent leur surface d'antigènes
variables (= forme procyclique). On les retrouve ensuite dans l'espace ectopéritrophique (entre la
paroi stomacale et la membrane peritrophique) où ils se multiplient puis dans les glandes salivaires où
les formes épimastigotes fixées se divisent à nouveau. Finalement apparaissent les formes
métacycliques infectantes munies de leurs antigènes variables.

Capacité vectorielle intrinsèque des mouches.


La capacité pour une mouche de développer une infection au niveau de l'estomac est indépendante
de sa capacité à transformer les trypanosomes de l’espace ectopéritrophique en métacycliques au
niveau des glandes salivaires. On peut ainsi avoir un lot de mouches présentant de fortes infections
stomacales sans jamais observer une infection au niveau des glandes salivaires, inversement de rares
infections stomacales dans un lot peuvent toutes évoluées vers une infection des glandes salivaires.

Des lectines peuvent inhibées la colonisation de l'estomac. A leur tour ces lectines peuvent être
inhibées par le D-glucosamine dans des conditions expérimentales ou par les résidus résultant de
l'hydrolyse de la chitine par des rickettsies, symbiontes des mouches. D'autre part certaines lectines
de l'hémolymphe stimulent la différentiation des trypanosomes de l'estomac en formes métacycliques
au niveau des glandes salivaires. Il semble également que ce deuxième processus de différentiation
soit sous dépendance génétique.

2.4.5. ORDRE SIPHONAPTERA Puces Fleas

Ce sont des ectoparasites obligatoires généralement intermittents appartenant à l'ordre des


Siphonaptères.
Seules les Tunqa sont des endoparasites. Ce sont des insectes holométaboles

Morphologie

Ce sont des insectes généralement comprimés latéralement et de taille réduite (0,8 à 6,5mm). Ils sont
dépourvus d'ailes mais ont une grande aptitude au saut grâce aux pattes postérieures.

Puce adulte

Biologie

L'alimentation des adultes (mâles et femelles) est obligatoirement hématophage, intermittente et à


répétitions fréquentes sur des animaux à sang chaud. Les puces ont rarement une spécificité
trophique stricte.
On parlera plutôt de spécificité écologique qui déterminera le choix des hôtes vivant dans un même
biotope. Ainsi les puces du chien (Ctenocephalides canis) peuvent se retrouver sur un chat ou piquer
l'homme. D'autre part certaines puces de rongeurs peuvent être transportées par des carnivores ou
des oiseaux de proies. En absence d'hôte préférentiel, les puces de rongeurs peuvent s'attaquer à
l'homme, certaines espèces avec grande facilité (Xenopsylla cheopis) d'autres plus difficilement
(Nosopsyllus fasciatus).

La reproduction est permanente et fonction de l'alimentation, mais il n'existe pas de cycle


gonotrophique.
Les oeufs sont pondus isolément au sol ou occasionnellement dans le pelage mais sans y être fixés. La
puce du chat peut pondre jusqu'à 25 oeufs par jour, 500 à 1000 oeufs dans sa vie, Tunga penetrans
plusieurs centaines de milliers. L'embryogénèse dure moins d'une semaine.

Il Y a trois stades larvaires. Les larves fuient la lumière et sont détriphages (squames, poils, déjections
de puces constituées de sang partiellement digéré). La larve du stade trois tissent un cocon et s'y
transforment en nymphe, stade immobile. Ce stade nymphal dure 1 à 2 semaines. Les puces du chien
quittent leur cocon que lorsqu'ils détectent la présence d'un hôte par les vibrations au sol, ceci jusqu'à
un an après la nymphose.

La vitesse de développement, l'activité des puces et leur fécondité sont étroitement lié à une
température et un degré d'hygrométrie, qui doivent être optimales (généralement 22° à 24°, et 80%
HR). Ces conditions sont généralement réunies sur leur hôte, et dans des terriers où les écarts de
températures et d'humidité sont minimales. D'autre part elles sont capables à tous les stades de leur
développement de rentrer dans un état de quiescence ce qui entraîne une grande variabilité du cycle
biologique dont la durée peut varier de 20 jours à 15 mois chez Pulex irritans, de 20 à 500 jours pour
Ctenocephalides canis.
La masse de sang ingérée est considérable, le sang frais se mélange au sang partiellement digéré.
Des émissions annales de sang permettent à certaines espèces de nourrir les larves ([Link]). Les
puces peuvent survivre à une période de jeûne si les conditions de température et d'humidité sont
favorables, par exemple au niveau d'un terrier (4 mois pour Pulex irritans, 2 mois pour
Ctenocephalides canis, l mois pour Xenopsylla cheopis ) .

Les puces d’intérêt médical peuvent être regroupées comme suit

[Link]. LA FAMILLE DES TUNGIDAE

Tunqa penetrans: (puce-chique, Ang. Sand flea, Chigoe f1ea) Originaire d'Amérique latine elle a été
introduite en Afrique à partir du 17 ième siècle, mais surtout au 19 et 20ième scièc1e.
La femelle fécondée pénètre dans le derme, habituellement au niveau du pied à des endroits où la
peau est fine. De taille réduite (lmm), elle grossit rapidement. La puce est entièrement enveloppée
par le derme et seule une petite ouverture lui permet d'assurer l'excrétion et la ponte. Les ulcérations
sont fréquentes en cas d'infections multiples pouvant conduire au tétanos et la gangrène. Parasite de
l'homme et du porc, on la retrouve également sur des rongeurs, chats et chiens.
Sa présence se manifeste par une démangeaison plus ou moins douloureuse.
Elle ouvre la voie à des infections pyogènes( stapylocoques, streptocoques…).

Tunga penetrans

[Link]. FAMILLE DES PULICIDAE

Pulex irritans: cette espèce domestique s'attaque à une grande variété d'hôtes: porcs, chèvres, chiens,
chats, renards, coyottes, rongeurs. Cette espèce est la mieux adaptée à l'homme. Cette puce
humaine, autrefois absente en Afrique Centrale a pris une place prépondérante. Son rôle vecteur de
peste a été mis en doute, mais il pourrait agir comme vecteur mécanique.

Pulex irritans

Femelle Male

Xenopsvlla cheopis: principal vecteur de la peste et du typhus murin. Il est probablement originaire
d'Egypte où ses hôtes habituelles sont des rongeurs sauvages (Arvicanthis – grass rats, et gerbilles).
Sa dissémination à l'échelle planétaire s'est essentiellement déroulée durant la deuxième moitié du
19ième siècle par le transport maritime. Cette puce a pour hôte principal le Rattus rattus (rat noir, rat
des villes, roof rat), qu'elle quitte facilement pour s'attaquer à l'homme.

Xenopsylla brasiliensis: originaire d'Afrique tropicale on la retrouve au Brésil et en Inde. Parasite des
rongeurs, c'est une excellent vecteur de peste en milieu rural.

Xenopsvlla astia: moins domestique et moins bon vecteur que [Link], on la retrouve en Arabie et
en Iran jusqu'en Inde et l'Asie du Sud Est.
Ctenocephalides canis et [Link]: sont les puces du chien et du chat qui peuvent aisément s'attaquer à
l'homme.

[Link]. FAMILLE DES CERATOPPHYLLIDAE

Nosopsyllus fasciatus: ectoparasite des rongeurs, il est surtout présent dans les régions tempérées
d'Europe et d'Amérique du Nord.

Diamanus montanus vecteur de la peste en Californie

LA TRANSMISSION DE LA PESTE PAR LES PUCES.

Les bacilles pesteux (Yersina pestis), absorbés au cours d'un repas infectant se multiplient activement
dans le sang ingéré et forme au bout de quelques jours une masse visqueuse qui obstrue le
proventricule. Ce proventricule est muni de spicules qui empêchent le reflux du sang. La puce affamée
effectue alors plusieurs tentatives pour dégager le bouchon en dégurgitant la masse bacillaire au
moment de la piqûre contaminant ainsi leur hôte. Une seule piqûre inocule entre 10 à 30.000 germes.
La période d'incubation varie de 5 à 45 jours.

Le mécanisme physiologique de ce blocage est enzymatique.


Le bacille produit deux enzymes: une coagulasse et une fibrolysine. La coagulasse du bacille et une
enzyme protéolytique sécrété par muqueuse digestive de la puce provoque la coagulation du sang
ingéré. Cette masse fibreuse se fixera au niveau du proventricule. La fibrolysine sécrétée par les
bacilles vont dissoudre les blocs bactériens en fonction de la température, faiblement à 23°C,
intensément à 27°C.

La fréquence du blocage varie suivant les espèces: 0% chez les Ctenocephalides, 32% chez Pullex
irritans, 60% chez Xenopsvlla cheopis. Le pouvoir vectoriel d'une espèce dépend de sa capacité de
blocage, par contre la survie des puces bloquées est fortement diminuée selon leur capacité à résister
au jeûne et selon les conditions climatiques.

Par opposition à la transmission biologique par blocage, la transmission mécanique par les pièces
buccales souillées n'est pas exclue en cas d'épidémie. Une densité élevée de P. irritans associée à une
forte intensité d'infection par suite de repas septicémiques seraient responsable d'une transmission en
masse et inter-humaine durant les grandes épidémies historiques en Europe, il en fût de même au
Maroc et en Inde.
Les foyers

De nombreux foyers résiduels persistent: Inde, Chine, Birmanie, Vietnam, Madagascar, le Nord Est de
la RDC (Province Orientale : Ituri), Tanzanie, Soudan, Angola, Brésil, Bolivie, Etats Unies, etc.

LE TYPHUS MURIN

Le puces transmettent également le typhus murin Rickettsia mooseri, maladie des rongeurs
domestiques pouvant également affectée l'homme. La contamination se fait par les excréments de
puces via de petites excoriations de la peau. La poussière de maison, des graines contenant des
excréments est infectante par inhalation.

2.4.6. ORDRE DES COLEOPTERA

Plusieurs coléoptères peuvent hébergent des larves des cestodes du genre


Hymenolepis. C’est par ingestion de l’hôte intermédiaire que l’homme se
contamine.
Plusieurs autres peuvent etre des arthropodes pathogènes :
- Paederus sabaeus produit la pédérine, substance qui produit au contact de
la peau une violente irritation cutanée pouvant évoluer en quelques heures
à la vésication.

- Coloptera dermestidae dont les larves contiennent une toxine qui au contact des parties
découvertes provoque des irritations

2.4.7. ORDRE DES LEPIDOPTERA

Chez certains lépidoptères les adultes ont l’habitude d’absorber les sécrétions lacrymales. Ces
arthropodes peuvent transporter d’un individu à un autre des agents pathogènes tels que ceux des
kérato-conjonctivites infectieuse (Moraxella bovis)
Plusieurs larves de lépidoptères peuvent être allergisants, vésicants ou urticants.

2.4.8. ORDRE DES HYMENOPTERA

La piqûre de certains hyménoptères : abeilles, guêpes, ou frelons, fourmis sont parfois dangereuses.
Elle entraîne une réaction locale, douloureuse et oedémateuse. Lorsqu’elles sont nombreuses les
piqûres, on peut observer des phénomènes généraux. Le siège des piqures peut les rendre
dangereux ( face, muqueuses pharyngo-laryngées).
NOTION DE MALACOLOGIE MEDICALE

1. Introduction

1.1 Définitions

1.1.1. Malacologie médicale

La malacologie médicale comprend l'étude des mollusques soient marins, d'eau douce, ou terrestres
pouvant intervenir dans la transmission des maladies.

1.1.2. Mollusque

Les mollusques sont des métazoaires à symétrie bilatérale. Leur tégument est mou et contient de
nombreuses glandes. Bien que les mollusques ne soient généralement pas métamérisés, certaines
espèces présentent des traces de métamérisation.

Leur corps se subdivise en quatre parties

 la tête qui contient les organes sensoriels et la bouche. Elle est absente chez les bivalves.
 le pied est un organe musculeux, typique des mollusques, destiné à la locomotion. Il revêt des
formes très diverses suivant les espèces.
 la masse viscérale, comme son nom l’indique, contient les viscères. Elle est contenue dans
une mince tunique qu’on appelle le manteau. C’est le manteau qui sécrète la coquille des
mollusques, qui leur sert de protection et/ou de squelette
 le bourrelet palléal constitue une cavité qui protège les organes respiratoires et où
débouchent les métanéphridies (organes excréteurs), l’intestin et les conduits génitaux.

Anatomie d’un mollusque


Au niveau de la tête se trouve la bouche, elle contient
une langue sur laquelle on trouve plusieurs rangées de
petites dents : la radula. Cette langue est un peu
comparable à une râpe, et elle sert à prélever la
nourriture en l’arrachant. L’alimentation varie suivant
les Mollusques: une grande partie est herbivore, et on
rencontre aussi des carnivores, des charognards et des
Mollusques filtreurs de plancton. Les Mollusques
possèdent un système digestif complet débouchant sur
un anus.
Le système respiratoire est composé de une à plusieurs
branchies. Les espèces terrestres possèdent un
poumon unique.
La circulation sanguine est assurée par un, voire chez
certaines espèces, deux coeurs; mais généralement un
seul. Le sang circule dans des veines, mais également
dans des cavités, sortes de sinus provoqués par des
manques dans l’organisme des Mollusques. Le sang
des Mollusques peut transporter beaucoup plus
d’oxygène que le sang des vertébrés.
La reproduction est uniquement sexuée. Généralement les sexes sont séparés mais il existe de
nombreux cas d’hermaphrodisme. Certaines espèces changent de sexe en vieillissant. La fécondation
est généralement externe, sauf chez les Céphalopodes et chez les espèces terrestres.
Les Mollusques possèdent tous un système nerveux. Chez certains, il est très sophistiqué comme chez
les poulpes.

Classification

Il y a actuellement 8 classes de Mollusques :

 Les Solénogastres
 Les Caudofovéates
 Les Polyplacophores
 Les Monoplacophores
 Les Gastéropodes
 Les Céphalopodes
 Les Bivalves
 Les Scaphopodes

1. Gastéropodes

1.1. Généralités

Les Gastéropodes ou Gastropodes forment le groupe de mollusques le plus important ayant un intérêt
médical. La majorité des Gastéropodes sont des espèces marines, qui vivent de la zone de
balancement des marées jusqu'aux grands fonds. On les trouve dans toutes les mers y compris les
mers polaires. D'autres gastéropodes vivent dans les lacs, les rivières, et même dans les eaux
souterraines.
Le groupe de gastéropodes ayant un intérêt médical vivent essentiellement dans les eaux douces

1.2. Organisation interne

La tête est bien distincte, elle porte une ou deux paires de


tentacules, et deux yeux situés à la base ou à l'extrémité
des tentacules.
Le pied sur lequel se prolonge la tête sert au déplacement
par reptation.
Une grande majorité de gastéropodes possède une
coquille. Le pied peut entièrement s'y rétracter, la tête en
premier. Un opercule situé sur la queue peut obstruer
l'entrée de la coquille, interdisant l'accès aux prédateurs.
La masse viscérale est enroulée et la cavité branchiale est
située à l'avant. Il nous faut remonter au stade larvaire des
Gastéropodes pour comprendre la spécificité de cet
enroulement. Au cours de son développement, la larve de
gastéropode va subitement subir une torsion à 180 degrés,
ramenant vers l'avant les organes respiratoires, plaçant à gauche les organes droits et à droite les
organes de gauche. Initialement en forme de U, les viscères s'enrouleront.

1.3. Classification

Les Gastéropodes sont divisés en trois sous-classes:


Les Prosobranches, Ce groupe regroupe tous les gastéropodes marins à coquille. Ils respirent à
l’aide de branchies situées à l’avant du cœur.
Les Opistobranches, Tous marins, ils possèdent généralement une seule branchie située à l’arrière
du cœur. Cette disposition des branchies intervient suite à une détorsion que subissent les
Opistobranches lors de leur développement. On distinguera deux ordres différenciés par la présence
ou non de coquille.
Les Pulmonés : Ils perdent leurs branchies au cours du développement pour acquérir un poumon
unique. Un premier ordre réunit les Pulmonés primitifs qui possèdent des yeux à la base des
tentacules. Ce sont souvent des Pulmonés qui sont retournés vivre dans l’eau. On les rencontre
essentiellement en eau douce. Un deuxième ordre réunit les plus évolués qui possèdent les yeux au
bout des tentacules. On trouvera nos escargots terrestres ainsi que les limaces. C’est dans ce groupe
que l’on retrouve les gastéropodes d’intérêt médical

1.4. Importance médicale

Les gastéropodes seront des hôtes intermédiaires des helminthes

Plusieurs genres sont concernés :

1. Hôtes intermédiaires de schistosomes

1. Genre Bulinus (Bulins), les bulins sont des mollusques à coquille


globuleuse, à ouverture senestre sans opercule. Bulinus truncatus,
Bulinus africanus, B globosus, B physopsis en Afrique. Ils sont hôtes
intermédiaires de Schistosoma haematobium et S. intercalatum

2. Genre Biomphalaria ( planorbe) Les planorbes présentent une coquille


discoïde, aplatie sans opercule. Ils sont de taille variable, B. pfeifferi et
de B. sudanica en afrique, Biomphalaria glabrata en Amérique du Sud
sont des hotes intermediaires de [Link]

Les gîtes de Bulinus et Biomphalaria se trouvent toujours dans des eaux peu profondes, stagnantes ou
faiblement courantes, riches en matières organiques et comportant une végétation aquatique qui sert
de support et de nourriture aux mollusques. La température de l'eau doit être comprise entre 25° et
30 °C ; par contre, le pH et la salinité peuvent varier dans de larges proportions ; les mollusques
préfèrent les eaux ombragées, ils vivent en général à 20 ou 30 cm de profondeur sur les tiges des
plantes, les feuilles mortes ou dans la boue du fond. Les Biomphalaria, très sensibles à la dessiccation,
ne vivent que dans des gîtes à eau permanente et souillée ; certaines espèces de bulins, très
résistantes à la sécheresse, peuvent vivre dans des mares temporaires et être transportées à grande
distance par les boues séchées, les sabots d'animaux, les oiseaux. En saison sèche, les densités de
mollusques sont élevées dans les gîtes permanents.

3. Genre Neotricula, ce sont des mollusques aquatiques comme les


genres Bulinus et Biomphalaria

Ils sont des hôtes intermédiaires de Schistosoma mekongi

4. Genre Oncomelania ce sont des mollusques operculés, semi terrestres, Ils


sont très résistants à l'anhydrobiose et vivent sur les berges des fossés,
des rizières, s'enfonçant dans le sol lors des sécheresses (O. nosophora),
hôtes intermédiaires de [Link]
Chez les mollusques hôtes intermédiaires, les schistosomes subissent des transformations.
Les œufs en tombant dans l’eau libèrent les miracidiums qui vont pénétrer activement dans les tissus
du mollusque. Dans les tissus de ce dernier les miracidiums se transforment en sporocystes puis en
rédies, enfin les rédies vont devenir des cercaires avant de quitter le corps du mollusque et nager
librement dans l’eau.

2. Hôtes intermédiaires de douves

Les Genres Lymnaea et Potamoda sont des hôtes intermédiaires de Paragonimus


ou douve

Mollusque Lymnaea

En Afrique on trouve Potadoma sanctipauli , P freshlii, qui sont des hotes intermédiaires de
Paragonimus africanus et P uterobilateralis
Mollusque Potadoma

2. Céphalopodes

2.1. Généralités

Les Céphalopodes sont des animaux exclusivement marins. Ils ont une répartition mondiale, mais sont
absents de la Mer Noire par manque de salinité. Ce sont les plus évolués des Mollusques et ils sont
connus pour leur intelligence, de nombreuses expériences en aquarium sur des poulpes ont démontré
leur capacité d'apprentissage élevée. Ce sont également de redoutables prédateurs. Ils se nourrissent
de mollusques, crustacés ou poissons qu'ils capturent à l'aide de leurs tentacules.
Les céphalopodes nagent par réaction, en expulsant l'eau contenue dans leur cavité palléale par un
orifice orientable, un siphon en forme d'entonnoir. Lorsqu'ils se sentent menacés, ils protègent leur
fuite en émettant un nuage d'encre.

De nombreux Céphalopodes ont la capacité de changer de couleur et d'adapter leur livrée à


l'environnement. Les sexes sont séparés et la fécondation est interne, le mâle dépose ses
spermatozoïdes à l'aide d'un tentacule spécialisé (l'hectocotyle) dans la cavité palléale de la femelle.
Les femelles pondent des oeufs qui sont accrochés sur différents supports, algues, éponges,
gorgones. Les petits ne passent pas par des stades larvaires et ressemblent à leur naissance aux
adultes en miniature.

2.2. Anatomie d'un Céphalopode

Le pied des Céphalopodes est modifié en de multiples tentacules


préhensibles qui entourent la tête.
L'oeil est très évolué, doté d'un iris et d'un cristallin, et il permet
une excellente vision.
La coquille peut être externe (nautile), interne (seiche, calmar)
ou absente (poulpes, pieuvres, argonautes).
Le manteau a la forme d'un sac et recouvre tout le corps à
l'exception de la tête et des tentacules.
La bouche se trouve au centre des tentacules, elle est munie
d'un puissant bec.
La cavité palléale se trouve en face ventrale, et s'ouvre vers
l'avant. Elle est obstruée dans sa partie médiane par l'entonnoir.
La poche d'encre communique dans le rectum, l'encre relâchée dans la cavité palléale est expulsée
avec le jet de propulsion.
Le système nerveux est développé, le cerveau est protégé par une capsule cartilagineuse équivalente
à un crâne.
Le système circulatoire, contrairement aux autres mollusques est complètement clos.

2.3. Importance

Certaines espèces peuvent être impliquées dans les envenimations.


ANNEXE

ENVENIMATIONS PAR LES SERPENTS

Généralités

Les serpents constituent avec les lézards et les amphisbènes l’ordre des squamates. Ils
appartiennent à la classe des reptiles. Ces derniers sont des vertébrés ectothermes, dont la
température dépend de celle de l’environnement.
Leur peau est recouverte d’écailles. L’épiderme a la propriété de se décoller d’une pièce pour
constituer une mue.

La respiration est assurée par des poumons qui permettent l’oxygénation du sang.
Le corps des serpents est allongé, dépourvu de membres individualisés. Certaines familles possèdent
des vestiges de ceinture pelvienne voire de membres inférieurs.

Anatomie d’un serpent

1. Poumon trachéen 2. Trachée 3. Œsophage 4. Cœur 5.


Poumon droit 6. Foie 7. Estomac
8. Vésicule biliaire 9. Pancréas 10. Rate 11. Intestin grêle 12.
Testicules 13. Gros intestin 14. Reins
15. Uretère 16. Canal déférent 17. Rectum 18. Cloaque

L’identification des serpents fait appel autant que possible aux caractères externes, directement
accessibles au naturaliste.

Fonction venimeuse

Elle est à l’origine de l’une des principales causes d’intérêt et de certains à l’égard des serpents. Il
s’agit d’abord d’un moyen d’immobiliser et de digérer les proies. Le premier objectif exige une
paralysie ou une mort rapide de la proie. Le second une destruction des tissus.
Cela explique les principales propriétés biochimiques des venins.
Accessoirement, le venin peut servir à se défendre.
Les venins sont un mélange complexe de substances de nature essentiellement protéique, élaborées
par une glande spécifique et destinées à être inoculées par un appareil vulnérant spécialisé.

1. Muscle de la mâchoire 2. Muscle compresseur


3. Fossette sensorielle 4. Maxillaire 5. Canal à venin 6. Crochet
(en coupe) 7. Gaine du crochet
8. Glande à venin

Chez les serpents, l’appareil inoculateur est constitué de dent


modifiées permettant l’injection sous pression et en profondeur
du venin.

Propriété des venins

Il est admis que les propriétés du venin suivent une évolution parallèle à celle de l’appareil venimeux.
La diversité des venins s’accompagne d’une variabilité de leur toxicité.
L’envenimation est la conséquence de la pénétration dans l’organisme de substances
pharmacologiquement actives.
Il se décompose en deux phases : l’action pharmacologique des substances et la réaction de
m’organisme.
Fabriqués par des glandes séro-muqueuses, les venins de serpent sont constitués d’un mélange
complexe de protéines. On peut, schématiquement et pour les commodités de la présentation, diviser
les substances présentes dans les venins en deux groupes : les toxines et les enzymes.
Les toxines
Ce sont des protéines de poids moléculaire variable, généralement assez faible, et qui ont la propriété
de se fixer sur un récepteur spécifique, le plus souvent membranaire. Le tropisme des toxines peut
être neurologique, cardio-vasculaire, musculaire ou indifférencié selon la distribution des récepteurs
reconnus. Les venins d’Elapidae sont riches en toxines. Les plus connues sont les neurotoxines des
cobras.
Elles se fixent sur le récepteur cholinergique de la plaque neuro-musculaire et entraînent un blocage
de la transmission de l’influx nerveux se traduisant par une paralysie musculaire comparable à celle du
curare.
Les enzymes
Ce sont des protéines de poids moléculaire généralement plus important que les toxines et possédant
des propriétés catalytiques.
Les enzymes des venins de serpents sont de spécificité variable. Les plus connus agissent sur la
coagulation sanguine, le plus souvent en se substituant aux enzymes physiologiques et en activant la
coagulation sanguine.
Après une phase transitoire d’hypercoagulabilité généralement courte, les facteurs de la coagulation
sont consommés et le sang devient incoagulable.
La variabilité des venins est soupçonnée depuis l’antiquité sur des considérations cliniques. Une
substances, ou un geste, antagoniste du venin (ou antidote) vise à s’opposer à l’action du venin il a
été proposé des actions physiques (aspiration, chaleur, réfrigération, choc électrique, garrot,
amputation) ou chimiques ( eau de javel, savons, détergeant, acides ou bases) qui sont supposées
extraire le venin ralentir sa diffusion ou le détruire in situ.
Accidents fréquents, les morsures de serpents sont généralement gérées dans la plus grande
confusion. De nombreuses morsures ne sont pas suivies d’envenimations fatales et il importe de
rassurer la victime. En outre, le délai entre l’injection du venin et le décès, si celui-ci survient est
compris entre 3 et 8 heures pour les envenimations cobraiques et 12 heures à 6 jours pour les
vipérines. Quant aux traitements historiques.

Symptomatologie des envenimations

Il est classique d’opposer les envenimations cobraiques, essentiellement neurotoxiques et les


envenimations vipérines, dominées. Par les nécroses et les syndromes hémorragiques en pratique.
Cette distinction doit être nuancée.

Envenimation par Elapidae

Les Elapidae ont en commun un venin riche en toxines neurotropes se fixant sélectivement sur les
récepteurs cholinergiques de la membrane post-synaptique. Les neurotoxines, de faible poids
moléculaire, atteignent rapidement leur cible et bloquent ainsi l’influx nerveux, provoquant la paralysie
des muscles squelettiques concernés. Les cytotoxines ont la propriété de dépolariser les membranes
cytoplasmiques : la lyse cellulaire est à l’origine des nécroses locales fréquemment observées.
L’envenimation cobraique est d’invasion rapide. Elle est d’emblée largement dominée par une
symptomatologie neurologique. L’inoculation du venin est le plus souvent indolore, quoique les
morsures de mamba et de certains cobras soient réputées douloureuses.
Des les premières minutes un ensemble de signes paresthésiques sont décrits par la victime :
picotements ou fourmillements autour du point de morsure, parfois anesthésie locale, qui vont
rapidement irradier le long du membre atteint. L’angoisse domine nettement le tableau clinique,
associées à une douleur épigastrique une sensation de soif et de sécheresse des muqueuses, des
nausées, des acouphènes (bourdonnements d’oreille le plus souvent) et des phosphènes (éclairs ou
point lumineux mobiles).
En quinze à trente minutes s’installent des signes physiques hautement évocateurs. L’hypotension, qui
évolue parfois vers un état de choc, est nette. Les vomissements et la somnolence confirment le
neurotropisme du venin. Larmoiement, photophobie, hypersalivation, hypersudation et diarrhée sont
présents dans toutes les envenimations cobraiques, mais sont particulièrement intenses après une
morsure de mamba dont les effets muscariniques sont caractéristiques

La projection de venin dans les yeux est responsable de conjonctivites douloureuses, sans gravité si
l’on prend soin de rincer l’œil abondamment à l’eau ou au sérum physiologique. Un traitement
symptomatique local est largement suffisant, les séquelles décrites étant exceptionnelles.

Envenimation par Viperidae

Les venins des Viperdae africains sont hémorragipares et nécrosants. La nécrose peut aisement
s’expliquer par l’arsenal enzymatique, protéases notamment, contenu dans les venins des Viperidae.
Deux phénomènes sont à distinguer dans un premier temps, les hémorragines provoquent des lésions
des parois vasculaires qui se traduisent par des saignements diffus ou localisés. Ensuite, d’autres
facteurs interviennent sur la coagulation, principalement les enzymes thrombine naturelle pour
hydrolyse le fibrinogène.

Prise en charge

Gestes de premier secours

Le traitement devrait se concevoir au double plan des pronostics vital et fonctionnel.


Le nettoyage soigneux de la plaie et l’organisation de l’évacuation doivent être entrepris aussitôt
l’arrivée de la victime. Un bandage serré avec une bande de crêpe et l’immobilisation du membre sont
souhaitables. En présence de troubles neurotoxiques (paresthésies, fasciculation), l’injection de
corticoïdes et, en présence de signes locaux important, l’administration d’un antalgique associé à un
anti-inflammatoire peuvent se concevoir, à condition de ne pas retarder davantage l’évacuation.

Traitement médical de l’envenimation.

a. Immunothérapie

Elle demeure l’unique thérapeutique spécifique de l’envenimation. Son utilisation est conditionnée par
des signes patents d’envenimation
Le sérum doit être injecté en IV et en quantité suffisante

b. Traitement symptomatique et réanimation.

Une ventilation assistée peut être nécessaire en cas de paralysie respiratoire. La néostigmine ou
l’atropine peuvent s’avérer efficace dans certains cas.
Le syndrome hémorragique peut être jugulé avec l’apport de sang frais

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