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Physique 2

Ce document est un support de cours sur l'électricité et le magnétisme destiné aux étudiants en physique à l'Université Hassiba Benbouali de Chlef pour l'année universitaire 2023-2024. Il couvre des thèmes tels que l'électrostatique, l'électrocinétique et la magnétostatique, en fournissant des théories fondamentales et des exercices corrigés pour aider les étudiants à renforcer leur compréhension. Le polycopié vise à compléter les cours magistraux et ne remplace pas la présence en classe.

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Physique 2

Ce document est un support de cours sur l'électricité et le magnétisme destiné aux étudiants en physique à l'Université Hassiba Benbouali de Chlef pour l'année universitaire 2023-2024. Il couvre des thèmes tels que l'électrostatique, l'électrocinétique et la magnétostatique, en fournissant des théories fondamentales et des exercices corrigés pour aider les étudiants à renforcer leur compréhension. Le polycopié vise à compléter les cours magistraux et ne remplace pas la présence en classe.

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U NIVERSITÉ HASSIBA BENBOUALI DE CHLEF

FACULÉ DES SCIENCES EXACTES ET INFORMATIQUE


DÉPARTEMENT DE PHYSIQUE

PHYSIQUE 2
Cours et Exercices

Préparé par

[Link] CHAACHOUA SAMEUT

Anneé Univarsitaire : 2023-2024


Avant Propos

Ce polycopié représente un support de cours d éléctricité et magné-


tisme. Il est destiné aux étudiants qui préparent, dans le cadre de la
réforme L.M.D , une licence dans le domaine de Science de la Matière
(SM) . Il est conforme au programme officiel.

Le programme d’électricité,du S2 se compose de deux grandes par-


ties :
La première comporte les éléments de base de la théorie électrostatique
et l’électrcénétique que nous présentons aux chapitres 01 ,02 et 03 et
l’électromagnétisme qui fait lobjet du Chapitre 4 .
On souhaite que les étudiants trouveront dans ce support un bon ou-
til de travail qui leur permettra de combler les éventuelles lacunes qui
peuvent avoir lieu lors de la prise des notes pendant l’explication du
cours ou des travaux dirigés par leurs enseignants. Ce polycopié n’est
qu’un complément de cours. Il ne pourra, en aucune façon, dispenser
l’étudiant de sa présence en cours.

Electricité et Magnétisme 1 [Link] Chaachoua Sameut


Table des matières

1 Electrostatique 7
1.1 Electrostatique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.1.2 la Force éléctrique : La loi de coulomb . . . . 10
[Link] les caractéristiques de la Force éléc-
trique . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.1.3 Action d’une distribution de charges sur une
charge ponctuelle :Le principe de superposition 12
1.1.4 Relation entre le champ électrique et la force
de coulomb . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.1.5 Champ et potentiel . . . . . . . . . . . . . . 13
[Link] Cas d’une charge penctuelle . . . . 13
[Link] Cas d’un système de charges . . . . 14
a) Champ électrostatique crée
par un ensemble de charges :Prin-
cipe de superposition . . . 14
b) Potentiel electrostatique dû
a une distribution discon-
tonue de charges . . . . . 17
1.1.6 Distribution continue de charges . . . . . . . 17
2
[Link] Circulation du champ éléctrique . 18
[Link] Loi local et intégrale . . . . . . . 19
[Link] Énergie potentielle Électrostatique 20
1.1.7 Dipole électrostatique . . . . . . . . . . . . . 20
[Link] Définition . . . . . . . . . . . . . . 20
[Link] Moment dipolaire . . . . . . . . . . 21
[Link] Champ et potentiel créé par le dipôle
électrostatique actif . . . . . . . . . 21
1.1.8 Théoréme de Gauss . . . . . . . . . . . . . . 24
[Link] Elément de surface . . . . . . . . . 24
[Link] Vecteur normale . . . . . . . . . . 24
[Link] Notion de flux . . . . . . . . . . . 25
[Link] Définition du flux . . . . . . . . . . 26
[Link] Relation entre flux et angle solide . 26
[Link] Enoncé du théorème de Gauss . . . 26
1.1.9 Exercices corrigés . . . . . . . . . . . . . . . 28

2 Conducteurs en équilibre 49
2.1 Conducteurs en équilibre . . . . . . . . . . . . . . . 50
2.1.1 Conducteurs isolés . . . . . . . . . . . . . . 50
[Link] Notion d’équilibre électrostatique . 50
[Link] Quelques propriétés des conducteurs
en équilibre . . . . . . . . . . . . . 50
[Link] Influence de deux conducteurs char-
gés théorème de faraday . . . . . . 54
a) Influence partielle . . . . 54
b) Influence totale . . . . . . 55
[Link] Capacité d’un conducteur unique . 56
[Link] Système de n conducteurs en équilibre 57
[Link] Condensateurs . . . . . . . . . . . 59
a) Définition . . . . . . . . . 59

Electricité et Magnétisme 3 [Link] Chaachoua Sameut


b) Calculs de capacité . . . . 60
[Link] Association de condensateurs . . . 62
a) Association en série . . . 62
b) Association en parallèle . 63
2.1.2 énergie électrostatique . . . . . . . . . . . . . 64
[Link] énergie potentielle d’une charge ponc-
tuelle . . . . . . . . . . . . . . . . 64
[Link] énergie potentielle d’un système de
charge . . . . . . . . . . . . . . . . 65
a) Cas d’une distribution de charges
ponctuelles . . . . . . . . 65
b) Cas d’une distribution conti-
nue de charges . . . . . . 65
[Link] énergie électrostatique emmagasinée
dans les conducteurs chargés . . . . 65
a) énergie d’un conducteur unique 65
b) énergie d’un système à n
conducteurs . . . . . . . . 66
2.1.3 Exercices corrigés . . . . . . . . . . . . . . . 66

3 Electrocinétique 75
3.1 Electrocinétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
3.1.1 Le courant éléctrique . . . . . . . . . . . . . 76
[Link] La densité de courant électrique . . 76
[Link] L’intensité du courant électrique . . 77
[Link] Différentes formes de conducteurs . 77
[Link] Ordre de grandeur . . . . . . . . . 78
3.1.2 équation de continuité . . . . . . . . . . . . 79
3.1.3 Conductivité éléctrique :Loi D’ohm locale . . 82
[Link] La mobilité des porteurs . . . . . . 83

Electricité et Magnétisme 4 [Link] Chaachoua Sameut


3.1.4 Résistance d’un conducteur : loi d’Ohm ma-
croscopique . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
3.1.5 Effet Joule . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
3.1.6 Association de conducteurs ohmiques . . . . . 84
[Link] Association en série : montage divi-
seur de tension . . . . . . . . . . . 84
[Link] Association en en parallèle : mon-
tage diviseur de courant . . . . . . 85
3.1.7 Quelques notions relatives au circuit électrique 86
3.1.8 Puissance reçue, conventions générateur et ré-
cepteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87
3.1.9 Caractéristique d’un dipôle . . . . . . . . . . 88
3.1.10 Dipôle actif ou passif . . . . . . . . . . . . . 88
3.1.11 Rôle du génrateur :Force électromotrice . . . 88
3.1.12 Les lois de Kirchhoff . . . . . . . . . . . . . 90
3.1.13 Théorémes de Thévenin et de Norton . . . . . 91
[Link] Théorème de Thévenin . . . . . . . 91
[Link] Théorème de Norton . . . . . . . . 91
[Link] Equivalence entre représentations de
Thévenin et Norton . . . . . . . . . 92
3.1.14 Exercices corrigés . . . . . . . . . . . . . . . 92

4 Magnétostatique 98
4.1 Magnétostatique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99
4.1.1 Champ magnétique crée par une charge élec-
trique ponctuelle en mouvement . . . . . . . 99
4.1.2 Action d’un champs magnétique sur une charge
en mouvement : . . . . . . . . . . . . . . . . 100
[Link] Loi de laplace . . . . . . . . . . . . 100

Electricité et Magnétisme 5 [Link] Chaachoua Sameut


[Link] Force électromagnétique entre deux
charges ponctuelles en mouvement (Force
de Lorentz) . . . . . . . . . . . . . 101
4.1.3 Loi de Biot et Savart . . . . . . . . . . . . . 102
4.1.4 Application de la loi de Biot et Savard . . . . 103
[Link] le fil rectiligne infini . . . . . . . . 103
[Link] Champ d’induction magnétique pro-
duit par un courant circulaire . . . 104

Electricité et Magnétisme 6 [Link] Chaachoua Sameut


1
Electrostatique

7
1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

1.1 Electrostatique

1.1.1 Introduction
1. Définition de l’électrostatique :
L’électrostatique est la branche de la physique qui étudie les phé-
nomènes créés par des charges électriques statiques pour l’obser-
vateur

1. Principaux constituants de la matière :


(a) protons : charge électrique +e = +1, 610−19 coulomb
(b) neutrons : pas de charge ( neutre)
(c) électrons : −e

* Un atome a autant d’électrons que de protons : il est globalement


neutre.

* Un corps électrisé (+ ou -) est un corps qui n’est pas neutre

• Conducteurs et isolants électriques :Un conducteur métallique


possède des électrons libres.

* mouvement d’ensemble d’électrons libres = courant électrique


* l’électrocinétique est l’étude des courants électriques
* Un isolant ne possède pas d’électron libre.
* L’électrostatique est l’étude de l’électricité statique des corps
électrisés (conducteur ou isolant).

• Les Différents modes d’électrisation

1. Electrisation par frottement :


Certains corps frottés acquièrent la propriété d’attirer les corps

Electricité et Magnétisme 8 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

légers. On dit qu’ils sont électrisés par frottement. Dans cer-


tains matériaux, l’électrisation peut se répartir en tous leurs
points, ce sont les conducteurs, dans d’autres, elle ne se ma-
nifeste que sur la partie frottée, ce sont les isolants. Dans tous
les cas, l’électrisation représente un phénomène de transfert de
charges.
2. Electrisation par influence :
On utilise un pendule électrique, qui se compose par exemple,
d’une petite boule de moêlle de sureau suspendue par un fil de
soie à un support d’araldite .Quand on approche un corps élec-
trisé, la boule est attirée, car elle s’est électrisée par influence.
Ce phénomène d’influence est à l’origine de l’attraction des
petits morceaux de papier.

3. Electrisation par contact :


On prend une baguette électrisée A et on la met en contact avec
une autre baguette de verre non électrisée B, nous constatons,
après séparation, que cette dernière possède à son tour la pro-
priété d’attirer les corps légers. On dit qu’elle s’est électrisée
par contact.

• La charge électrique :
La charge électrique d’une particule est une grandeur scalaire qui
caractérise les actions électromagnétiques subies ou exercée par la
particule. La charge électrique joue dans l’interaction électrosta-
tique le même rôle que joue la masse dans l’interaction gravitation-
nelle. Les expériences d’électrisation montrent qu’il existe deux
Electricité et Magnétisme 9 [Link] Chaachoua Sameut
1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

classes de particules chargées : deux particules chargées d’une


même classe se repoussent alors que deux particules chargées ap-
partenant à des classes différentes s’attirent. Par convention, l’une
des classes sera dite chargée positivement, l’autre chargée négati-
vement.

• Quantification de la charge :
Le physicien américain Robert A. Millikan a montré en 1913, à
partir d’une expérience mettant en jeu des gouttes d’huile électri-
sées, le fait que toute charge électrique q est quantifiée, c’est à dire
qu’elle n’existe que sous forme de multiples d’une charge élémen-
taire indivisible e :
q = Ne
où :e = 1, 60210−19 coulomb

1.1.2 la Force éléctrique : La loi de coulomb


Coulomb a effectué, en 1785, une série de mesures, à l’aide d’une ba-
lance de torsion , qui lui ont permis de déterminer les caractéristiques
de la force d’interaction électrostatique entre deux charges ponctuelles
q1 et q2 séparées par une distance r.
Ces expériences ont mis en évidence une analogie avec la loi de la
gravitation universelle de Newton, Coulomb a alors proposé l’expres-
sion mathématique :

− ke q1 q2 −
F 12 = 2 → u 12 (1.1)
r12
−→
F12 designe la force éxrecée par la charge q1 sur la charge q2 .
et −
u→
12 un vecteur unitaire porté par la droite qui joint les deux charges
et orienté de q1 vers q2 figure(1.1).
1
ke une constante. Dans le système MKSA ke = 4π 0
= 9.109 N m2 C 2
avec 0 = 8, 854.10−12 N −1 m−2 C 2 est la permittivité électrique du
vide.
Electricité et Magnétisme 10 [Link] Chaachoua Sameut
1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

F IGURE 1.1 : la Force éléctrique

• La force électrostatique est répulsive si les charges sont de même


signe, et attractive si elles sont de signes opposés.

[Link] les caractéristiques de la Force éléctrique

1. Elle s’exerce sur des objets de même nature, ici des charges élec-
triques.
2. Elle agit suivant la droite qui joint les deux objets.
3. Elle est proportionnelle au produit des grandeurs liées aux objets
considérés : q1 et q2 .
4. Elle varie comme l’inverse du carré de la distance entre les deux
objets.
−→ −→
5. L’interaction entre deux charges est réciproque. :F12 = −F21
• Example :
Dans le modèle de Bohr de l’atome d’hydrogène, on suppose que
celui-ci est constitué d’un électron, de masse me et portant une

Electricité et Magnétisme 11 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

charge −e , qui tourne, sur une trajectoire circulaire de rayon r, au-


tour d’un noyau assimilé à un objet ponctuel. Le noyau de l’atome
d’hydrogène ne comporte qu’un proton. Calculer le rapport des
deux forces qui interviennent dans ce mouvement : La force élec-
trostatique FE et la force de gravitation FG, on donne : La charge
électrique du proton est +e et sa masse mp = 1, 67 × 10−27 kg ,
e = 1, 610−19 C , me = 9, 11 × 10−31 , r = 5, 3 × 10−11 m.
• Solution :
Calculons les modules des deux forces d’interaction qui interviennent
ici :
2 9
(1.610−19 )2
FE = Kre2e = 910(5.310 −11 )2 = 8.2 10−8 N .
−31 −27
FG = mpr2me = 9,11×10 1,67×10
(5,3×10−11 )2 = 3.6 10−47 N.
Le rapport de ces deux forces : FFEG = 0.23 1040 . est très grand.
Par conséquent dans tous les problèmes d’électricité les interac-
tions gravitationnelles seront négligées devant les forces d’origine
électromagnétique. Par contre à grande échelle, en astronomie, seules
les forces de gravitation interviennent. La matière comporte autant
de charges positives que de charges négatives et, à cette échelle, la
résultante des forces électrostatiques est nulle.

1.1.3 Action d’une distribution de charges sur une charge


ponctuelle :Le principe de superposition
Soit une distribution de n charges ponctuelles réparties dans l’espace :q1 , q2 ..., qn
agissant sur une charge q 0 . Chaque charge qi exerce sur q 0 une force

−2

− 1 q 0 qi →
− →
− r
Fi = 4 π Relation
1.1.4 0 r
2 ui avec ui =lerichamp
entre i électrique et la force de
i

coulomb
Un corps chargé soumis à un champélectrostatique est l’objet d’une

− →

force électrostatique : F = q E
[F ] N
• Unité du champ électrostatique : [E] = [q] = C

Electricité et Magnétisme 12 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

1.1.5 Champ et potentiel


[Link] Cas d’une charge penctuelle

La présence d’une charge ponctuelle q au point M permet de définir


0
deux propriétés en un point M de l’espace environnant :

• une propriété vectorielle, le champ électrostatique :




E M 0 = rk2e qM0 →

u MM0
MM

• une propriété scalaire, le potentiel électrostatique (défini à une constante


prés.
V (M ) = Ke qr + cte

Electricité et Magnétisme 13 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

• Le potentiel s’exprime en Volt (V ), c’est à dire en J/C . On déduit


également l’unité usuelle du champ E qui est V /m.

Remarque :
l’énergie potentielle définie aussi à une constante près comme le poten-
tiel :
Ep = q V (M )

[Link] Cas d’un système de charges

a) Champ électrostatique crée par un ensemble de charges :Prin-


cipe de superposition

On considère maintenant n particules de charges électriques Qi , situées


en des points pi . On se propose de déterminer le champ électrostatique
créé par cet ensemble de charges en un point M distant de ri des points
Pi .D’aprés le principe de superposition le champ électrique résultant
est :

− 1 X Qi → −
E (M ) = 2
ui (1.2)
4π0 i (ri )

Electricité et Magnétisme 14 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

Lignes de champ Une ligne de champ est tangente en tous points


au champ. Pour tracer convenablement les lignes de champ, certaines
règles s’appliquent.

1. Les lignes de champ sont continues entre les charges positives et


négatives. Les lignes de champ sont produites par les charges po-
sitives et absorbées par les charges négatives.
2. Les lignes de champ doivent respecter la symétrie de la distribution
des charges.
3. Les lignes de champ ne doivent pas se croiser.

a. Lignes de champ crées par une charge ponctuelle

Electricité et Magnétisme 15 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

b. Lignes de champ crées par deux charges ponctuelles : On pré-


sente le cas de deux charges (−q) et (+q). Les lignes de champ créées
par ces deux charges partent de la charge positive et convergent vers
la charge négative. Une charge q0 en un point M de l’espace sera sou-

− →
− →

mise à une force F (M ) = q0 E (M ) avec E (M ) tangent à la ligne de
champ passant par M. Les lignes de champ sont symétriques par rap-
port au plan médiateur du segment séparant les 2 charges.

Electricité et Magnétisme 16 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

b) Potentiel electrostatique dû a une distribution discontonue de


charges

Considérons une distribution de n charges ponctuelles q1 , ..., qn . Cha-


cune des charges qi crée un potentiel Vi (M ) en un point M . Par appli-
cation du principe de superposition, le potentiel V (M ) dû à l’ensemble
des charges est :
1 Pn qi
V (M ) = ni=1 Vi (M ) = +C
P
4 π 0 i=1 ri

Surface equipotentielles

• Définition
Soit une distribution de charges localisées dans l’espace, créant
en un point M (x, y, z) un potentiel V (x, y, z). L’ensemble des
points pour lesquels le potentiel est constant constitue une surface
équipotentielle qui est caractérisée par l’équation V (x, y, z) =
[Link] équation représente l’ensemble des surfaces qui ont des
potentiels constants

1.1.6 Distribution continue de charges


hypothèse d’une charge macroscopique permettant de définir une charge
infinitésimale dq , à laquelle on peut appliquer les formules établies
dans le cas d’une charge ponctuelle, avant d’intégrer sur la distribu-
tion.
On définit ainsi les densités :
dq 3
1. volumique dans un volume :ρ = dτ [c/m ]
σ 2
2. surfacique sur une surface :σ = ds [c/m ]
3. linéique sur un fil :λ = dq
dl [c/m]
auxquelles correspondent respectivement les charges infinitésimales
λ dl, σ ds ,ρ dv

Electricité et Magnétisme 17 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

Champ électrostatique créé par une distribution continue de charges


Dans le cas où la distribution de charges est continue, volumique, sur-
facique ou linéique, le champ électrostatique créé par cette distribution
en un point M de l’espace s’écrit :

− 1 R R R ρ(r) dτ →

1. volumique : E (M ) = 4 π 0 v r2 ur


− 1 R R σ(r) ds →

2. surfacique : E (M ) = 4 π 0 s r2 ur


− 1 R λ(r) dl →

3. linéique : E (M ) = 4 π 0 L r2 ur

Potentiel electrostatique dû a une contribution continue de charges


Pour une distribution de charges continue, volumique, surfacique ou li-
néique, le potentiel électrostatique en un point M de l’espace
1 R R R ρ(r) dτ
1. volumique :V (M ) = 4 π 0 v r +C

1 R R σ(r) ds
2. surfacique :V (M ) = 4 π 0 s r +C

R λ(r) dl
3. linéique :V (M ) = 4 π1 0 L r +C
C étant une constante.

[Link] Circulation du champ éléctrique

Soit un parcours AB orienté de A vers B . La circulation du champ



− →

E (M ) sur un élément de parcours dl s’écrit :
− →
→ −
dϕ = E M . dl
−−→ →

dϕ = −grad VM . dl = −dMM
On en déduit les relations :
− →
→ −
AB E . dl = VA − VB .
R

Notez que la circulation du champ de A vers B est égale à la valeur

Electricité et Magnétisme 18 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

initiale moins la valeur finale du potentiel. Et en particulier, sur un par-


cours fermé :
− →
→ −
(C) E . dl = 0.
H



1. La circulation de E est indépendante du parcours choisi, puis-
qu’elle ne dépend que de la différence de potentiel entre A et B .
Le potentiel étant défini à une constante près, on voit que le choix
de cette constante n,intervient pas dans la différence de potentiel.


2. Par contre, la circulation de E dépend du sens de parcours choisi :
c’est ce sens qui fixe le signe de la différence de potentiel. Il faut
donc toujours orienter le parcours avant de calculer la circulation


de E .

[Link] Loi local et intégrale


1. Forme locale

− −−→ →

La loi E = −gradV permet de déterminer E en un point quel-
conque si V est est connu en ce point (ou l’inverse). Elle présente
un caractère général, libéré de toute considération de symétrie sus-
ceptible d’apparaître à l’échelle globale.
Cette loi peut s’écrire sous une autre forme,également locale : en
effet,sachant que
−→ −−→ →

rot(grad V ) ≡ O
on peut écrire :
−→→ − →

rot E = O .


Le champ électrique E est dit irrotationnel.
2. Forme intégrale
− →
→ −
(a) La loi AB E . dl = VA − VB
R

− →
→ −
(b) ou encore (C) E . dl = 0 (C) contour fermé
H



peut permettre le calcul de E en un point.

Electricité et Magnétisme 19 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

[Link] Énergie potentielle Électrostatique

Utilisons la relation entre le travail et l’énergie que nous connaissons


bien en mécanique. On se place dans le cas d’une charge électrique
ponctuelle qui se déplace dans un champ extérieur (créé par d’autres
charges qui ne nous intéressent pas).
−→
→ −
le travail de la force électrique de Coulomb dWAB = F dl =
−→
→ −
q E dl
−→
→ −
E dl = −dV dWAB = −qdV
WAB = AB −q dV = −q = AB dV = q(V (A) − V (B)) = EpA −
R R

EpB

• Ainsi, le travail de la force de Coulomb ne dépend pas du che-


min suivi, la force de Coulomb est conservative. Cette force dérive
d’une énergie potentielle :

Ep (M ) = qV (M ) + cste (1.3)

Ep (M ) Energie potentielle éxprimée en (J)

q Charge élèctrique èxprimèe en (coloumb)

V Polentiel éléctrique éxpriméé en V olt

cste Constante éxpriméé en J .fixée par définition de l’origine des éner-


gie potentielles.

1.1.7 Dipole électrostatique


[Link] Définition

Un dipôle électrostatique est un doublet composé de deux points por-


tant des charges opposées : le point P qui porte la charge +q et le
point N qui porte la charge −q . La distance N P est considérée petite
et constante.
Electricité et Magnétisme 20 [Link] Chaachoua Sameut
1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

[Link] Moment dipolaire

On associe une grandeuràce dipôle, appelée moment dipolaire et défi-


nie par :

− −−→
P = q NP .
La charge q s’exprime en Coulomb (C), la distance N P en mètre (m)
donc le moment dipolaire s’exprime en Coulomb mètre (C × m).

[Link] Champ et potentiel créé par le dipôle électrostatique actif

1. Approximation dipolaire Le dipôle électrostatique est actif lorsque


l’on se place suffisamment loin du dipôle, le point M où l’on ob-
serve le champ créé par le dipôle vérifie r = OM >> N P . Cette
relation définit l’approximation dipolaire : grâce à elle, on aura la
possibilité de négliger certains termes dans l’expression du champ
et du potentiel.

2. Calcul du potentiel créé par un dipôle dans l’approximation


dipolaire
Le potentiel en M est la somme des potentiels créés parN et P
V (M ) = Vp (M ) + VN (M )
1
V (M ) = 4π ( 1 − N1M )
0 PM
−−→ −−→ −→
P M = |P M | = |OM − OP |

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1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

−−→ −→ −−→ −→
r
P M = (OM − OP )(OM − OP )
q
−−→ −→
P M = rOM 2 − 2 OM − OP + OP 2
2
P M = r2 − ra cos θ + a4
Comme a << r, on peut négliger les termes du 2nd ordre :

P M ' r2 − ra cos θ = r 1 − ar cos θ
q

On effectue un développement limité au 1er ordre :

1
(1 − x)− 2 = 1 + x2 .
d’où P1M = 1r √ 1a = 1r (1 + a cos θ
2r ).
1− cos θ r
De même pour N M :
1
NM = 1r (1 − a 2cosr θ ).
q a cos θ
[ P1M
− N1M ] = a cos θ
r2 ⇒ V (M ) = 4π 0 r2 .
−−→ →
− −−→ −
Comme qa cos θ = q N P . rr = q N P .→ ur .
V (M ) peut s’écrire :

−→− →
− → −
V (M ) = p r = p . ur
4 π 0 r3 4 π 0 r2

3. Champ créé par un dipôle dans l’approximation dipolaire :


On déduit le champ électrique E(M ) créé au point M à partir de
l’expression du potentiel
−−−−→
E(M ) = − grad V
On travaille en coordonnées sphériques. Comme le problème a une
symétrie axiale, les grandeurs physique E et V ne dépendent pas
de ϕ mais seulement de r et θ.
−−→
E(r) = Er →−
ur + Eθ →

uθ .
Avec
qa cos θ
Er = − ∂∂ Vr = 2π 0 r3 .
Eθ = − 1r ∂∂ Vθ = 4qaπsin θ
0 r3
D’où


E = 4π p0 r3 [2 cos θ →

ur + sin θ →

uθ ].

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1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

• On peut encore réécrire l’expression du champ électrique en


fonction de →

p


P = P cos θ → −ur − P sin θ → −



P sin θ →

uθ = P cos θ → −
ur − P


En introduisant cette égalité dans l’expression de E il vient

− →

E (r, θ) = 4 π 10 r3 [3 P cos θ →

ur − P ].

− →
− − → →

E (r, θ) = 4 π 10 r3 [3 ( P − →ur ) −
ur − P ]

4. Equipotentielles :
Elles sont définies par l’équation
V (M ) = q4 aπ cos
0r
θ
2 = cte.

Soit
r2 = k cos θ.

5. Lignes de champ :
Elles sont définies par l’équation

− → − →

dl ∧ E = 0 .
Soit
r = r sin2 θ
.

• Les équations définissant les lignes de champ et les équipoten-


tielles ne sont valables que pourr >> a

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1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

1.1.8 Théoréme de Gauss


[Link] Elément de surface

En traçant deux réseaux de lignes sur une surface quelconque,S on la


décompose en surfaces plus petites, délimitées par ces lignes (voir la
figure).

Si les lignes sont très nombreuses et si elles sont distribuées réguliè-


rement, chacune de ces surfaces a une aire très petite. Soit un point,M
, de la surface (S). Si le nombre des lignes augmente indéfiniment, la
petite surface où se trouve le point, , diminue et tend à se rapprocher de
la portion de plan tangent en M , à la surface (S). A la limite, son aire,
, est infiniment petite et elle se confond avec une portion de plan. On
l’appelle élément de surface entourant le point M , . On peut ainsi consi-
dérer qu’une surface quelconque, S , est la juxtaposition d’un nombre
infini d’éléments de surface dS .

[Link] Vecteur normale

Considérons un élément de surface d’aire dS .

On associe à cet élément un vecteur appelé vecteur normale défini


de la manière suivante :
1. son origine est un point M de l’élément
2. sa direction est normale à la surface
Electricité et Magnétisme 24 [Link] Chaachoua Sameut
1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

3. son module estégal à l’aire dS




Le vecteur dS est donc infiniment petit. Son orientation est choisie ar-
bitrairement (vers l’extérieur pour les surfaces fermées).

[Link] Notion de flux

Désignons par le vecteur champ électrique au point M . Soit dS l’élé-




ment de surface entourant ce point et le vecteur dS correspondant.



Par définition, le flux dΦ du champ électrique E à travers l’élément de
surface considéré dS est égal au produit scalaire :
− −
→ →
dΦ = E .dS
On l’appelle flux élémentaire pour indiquer qu’il est relatif à un élé-
ment de surface.

Electricité et Magnétisme 25 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

[Link] Définition du flux

On considère les éléments de surface composant la surface (S). On cal-


− −
→ →
cule pour chacun d’eux le flux élémentaire dΦ = E .dS . On obtient le
flux du champ électrique à travers la surface (S) en faisant la somme
des flux élémentaires. On convient de désigner cette somme par la no-
tation :
− −
R R → →
Φ = S E .dS .


Pour faire ce calcul, les vecteurs dS associés aux éléments de surface
sont tous orientés du même cêté de la surface (S).

[Link] Relation entre flux et angle solide




soit un pointM appartenant à l’élément de surface dS . Le champ E
créé en M par la charge Q est porté parOM et dirigé de O vers M si


Q > 0 ; son module est : | E |= 4 πQ0 r2 avec r = OM .
Le flux élémentaire de ce champ électrique à travers l’élément de sur-
face dS entourant le point M est :


dΦ =| E | dS cos θ ; dΦ = 4 πQ0 r2 dS cos θ
or dS rcos
2
θ
est l’angle solide dΩ sous lequel le contour de dS est vu de O.

Q Q
dΦ = 4 π 0 r2 dS cos θ = 4 π 0 dΩ

[Link] Enoncé du théorème de Gauss

Le flux du champ électrique envoyé à travers une surface fermée Sg


quelconque vaut 10 fois la charge algébrique totale, contenue dans le
volume délimité par cette surface.
H →−− → Q
Φ = Sg E dS = intrieureS
0
g

[*] Démonstration

Electricité et Magnétisme 26 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

a) Cas de charges extérieures à une surface fermée


−→
Les éléments dS10 et dS20 sont vus sous le même angle dΩ en valeur
absolue.
→ −→
− → −→

Cependant, E1 et dS10 sont colinéaires alors que E2 et dS20 sont opposés.
−→ −→ → −→

flux dΦ = E1 .dS10 et dΦ = E2 .dS20 sont donc de signe opposé. Les flux
élémentaires s’annulant 2 à 2,le flux total du champ créé par la charge
extérieure à la surface fermée est nul.

b) Cas de charges interieures à une surface fermée.


La somme des flux élémentaires ne sera pas nulle car tous les vecteurs
élément de surface sont par exemple tous orientés de la surface vers
l’extérieur. Le flux total envoyé par à travers sera la somme des flux
élémentaires soit : Φ = 4 πQ0 dΩ.
R

L’unité d’angle solide est l’angle qui découpe sur une sphère de rayon
unité une surface unité. Comme la surface de la sphère de rayon unité
est 4 π R2 l’angle solide qui d’un point voit tout l’espace a pour valeur

Electricité et Magnétisme 27 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

4 π . La somme étant étendue à tout l’espace soit Φ = Q0 .


si il se trouve, àl’intérieur de S , n charges Q1 , Q2 , Q2 , Qn :
Φ = 10 ni=1 Qi .
P

En posant :
Φ = Q0i .
Le flux de E envoyé à travers une surface fermée est égal au quo-
tient par 0 de la somme des charges intérieures, quelles que soient
les charges extérieures.

1.1.9 Exercices corrigés


• Exercice 01 :
On dispose des charges ponctuelles q1 = q2 = q, et q3 = q3 =
−2q , aux sommets d’un carré de côté a.
Déterminer le champ électrique au centre O du carré.
Application numérique : q = 1, 6.10−9 c; a = 42m.

Solution
On applique le principe de superposition pour le champ électrosta-
tique :

− →
− →
− →
− →

EO = E1 + E2 + E3 + E4
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1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

Les champs électrostatiques s’écrivent respectivement :


− 1 2Q → − 1 2Q →
− →

E 1 = 4 π 0 a
2 u1 = 4 π a2 (− cos θ i + sin θ j )

− 1 2Q → − 1 2Q
0

− →

E 2 = 4 π 2 u2 = 4 π a2 (− cos θ i − sin θ j )
0 a

− 1 4Q → −
0
1 2Q →
− →

E 3 = − 4 π a2 u3 = 4 π a2 (cos θ i − sin θ j )

− 0
1 24 Q → −
0
1 2Q →
− →

E 4 = − 4 π 0 a
2 u4 = 4 π0 a2 (cos θ i + sin θ j)
Le champ électrostatique total au centre O est donc :

− 1 12 Q →
− π
E O = − 4 π 0 a
2 cos θ i où θ = 4

Finalement on obtient

:

− 1 3 2Q →

E O = − 2 π a2 i
0

− →

Application numérique : E O = −3.82 i V m−1

• Exercice 02 : Soit un ensemble de 3 charges (figure 2) électriques


ponctuelles −2q ,+q ,+q disposées aux sommets A,B et C d’un
triangle équilatéral de côté a
1. Déterminer le champ E et le potentiel V creé par cette distri-
bution de charges au centre de gravité G du triangle.
2. A quelle force F est soumise une charge Q = 3q placée en G
3. Calculer l’énergie potentielle de la charge Q en G

figure2

Electricité et Magnétisme 29 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

• Solution

1. Le champ électrique EG en point G



− →
− →
− →

EG = EA + EB + EC


Par projection E G sur X X́
EG = EA + EB cos α + EC cos α

1 2q
EA = 4π0 h22

q
EB = EC = 4π0 h22

π 3
D’après la figure α = 3 ⇒ sin α = 2
On sait que
a √
sin α = h2 ⇒ h2 = 23 a2

EG = EA + EB cos α + EC cos α
⇒ EG = EA + 2EB cos α
EG = EA + EB
EG = 4π9q0 a2 N/C

2. Le potentiel VG en point G
VG = VA + VB + VC
q q 2q
⇒ VG = 4π0 h2 + 4π0 h2 − 4π0 h2 = 0V olt
3. La force électrique FG en point G avec Q = 3q

− →
− →
− 27q 2
F = Q E G ⇒ k F k = Q = 4π9q0 a2 = 4π 0a
2N

Electricité et Magnétisme 30 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

• Exercice 03 :
Quatre charges ponctuelles sont placées aux sommets d’un carré
de côté a (Figure 3).
1. Calculer le champ et le potentiel électrique au centre O de
carré.
2. Determiner l’énergie potentielle et la force électrique de la
charge (−q) situé au centre de carré.
3. Calculer le travail de la force électrique de la charge (−q) qui
se déplace du point O au point O0 ( le point O0 représente la
symétrie du point O par rapport au côté supérieur).

figure3

Electricité et Magnétisme 31 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

• Solution

• Le champ éléctrique au point O :



− →
− →
− →
− →

EO = EA + EB + EC + ED


Par projection E O sur l’axe Oxy

Ox : EOx = EA cos α + EB cos α + EC cos α + ED cos α


Oy : EOy = EA sin α + EB sin α + EC sin α + ED sin α

Avec
1 q
EA = EB = 4π0 ( a2 )2

1 2q
EC = ED = 4π0 ( a2 )2

π
α= 4
Donc

Ox : EOx = 2(EA + EC ) cos α


Oy : EOy = 0

1 q 1 2q
EOx = 2( 4π a 2 +
0 ( ) 4π0 ( a2 )2 ) cos α
2

Electricité et Magnétisme 32 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

√ 3q N
q
2 + E2 =
EOx = EOx Oy 2π0 a2 C

• Le Ptentiel éléctrique VO en point O :


1 √ q 1 √ q 1 2q
VO = VA + VB + VC + VD = 4π 0 a 2
− 4π0 a 2 + √
4π0 a 2 −
1 2q
4π0 a 2 = 0V

• lénergie potentielle Ep de la charge −q en point O


Ep = −qVO ⇒ Ep = 0Joul
• La force électrique de la charge −q dans le point O

− →

F = −q E O ⇒ F = qE0
3q 2
Donc F = √2π a2
N item Le travail de la force éléctrique de la
O

charge −q pour la déplacéde point O a Ò


W = −q[VO − VÒ ]
Avec VO = 0 ,
1 q 1 q 1 2q 1 q
VÓ = 4π a − + √ − √ = 0V
0 √ 2
4π0 √a2 4π0 a√10 4π0 a√10
2 2
Donc W = 0J car la force éléctrique est perpondiculaire avec le
déplacement.

• Exercice 04 : Trois charges ponctuelles q1 , q2 , q3 occupent les


points A, B , C , comme indiqué sur la figure 4 avec :
q1 = 1.510−3 C , q2 = −0.510−3 C , q3 = 0.210−3 C et AC =
1.2m, BC = 0.5m.
1. Calculer la force appliquée sur la charge q3 .
2. Calculer le champ et le potentiel électrique produit par q1 et q2
au point C .
3. Calculer l’énergie potentielle de la charge q3

Electricité et Magnétisme 33 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

figure04

• Solution



• La force électrique F appliqué sur la charge q3

− →
− →
− →
− →

F = F 1 + F 2 , ( F 1 ⊥ F 2)
q
F = F12 + F22
r1 = AC
r2 = BC
1 q1 q2 3
F1 = 4π 2 = 1.8710 N
0 r1
1 q3 q2 3
F2 = 4π 2 = 3.610 N
0 r2

Donc F = 4.06103 N

• Le champ électrique E en point C



− →

D’aprés la loi de coulomb F = q3 E

F
F = q3 E ⇒ E = q3 = 2.03107 V /m
• Le potentiel VC en point C
1 q1
VC = V1 + V 2 V1 = 4π0 r1

Electricité et Magnétisme 34 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

1 q2
V2 = 4π0 r2

V = 2.25106 V
Energie potentielle Ep de la charge q3
Ep = q3 VC ⇒ Ep = 4.5102 J

• Exercice 05 : Champ électrique créé par un fil uniformément


chargé infiniment long

Un fil metallique infiniment long est charge uniformement avec la


densite de charges λ.
Déterminer le champ électrostatique en un point A situé sur la média-
trice du fil à une distance r de son milieu O.

Electricité et Magnétisme 35 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

• Solution

On se propose de trouver le champ éléctrostatique creé en un point


M par un filament rectiligne infiniment long, portant une charge λ
par unité de longueur.
Pour cela, on divise le filament en petits segments de longueur dz
portant chacun une charge dq = λ dz . On exprime le champ éléc-
−→
trostatique dE 1 créé par la charge élémentaire dq1 = λ z , située
−−→ −
en P 1, en un point M tel que OM = → r.
−→ dz →− →
− →

dE 1 = 4 π10 rλ2 +z 1 λ dz
2 u 1 = 4 π  r 2 +z 2 (cos θ u r + sin θ k )
−→0
Le champ éléctrostatique dE 2 créé en M par la charge éleméntaire
dq2 = λ z , situéé en P2 . symétrique de P 1 par rapport à O , s’ob-
−→ dz →− →

tient de la même façon : dE 2 = 4 π1 0 rλ2 +z 1 λ dz
2 u 2 = 4 π  r 2 +z 2 (cos θ u r +

− 0

sin θ k ).
−→
Le champ éléctrostatique dE créé en M par la paire de charges
élémentaires (dq1 , dq2 ) a pour expression :
−→ −→ −→
dE = dE + dE = 1 2 λ dz (cos θ →
1 2 4 π 0 r2 +z 2
−u ) = dE →
r r
−u r

Electricité et Magnétisme 36 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

avec :
dEr = 2 π10 r2dz
+z 2 cos θ .
En appliquant le principe de superposition, le champ éléctrostatique
résultant au point M , s’obtient en intégrant cette expression de θ = 0
à θ = π2 .

Er = 2 πλ0 02 r2dz
+z 2 cos θ .
r
r2
Comme :cos θ = r2 +z 2 .
r2
alors :r2 + z 2 = cos2 θ .
z rdθ
tan θ = r et dz = cos2 θ .
2 2
En substituant r + z et dz par leurs expressions respectives dans celle
Rπ π
de Er , on obtien : Er = 2 πλ0 r 02 cos θ dθ = 2 πλr [sin θ]02 = 2 πλ0 r .


D’où : E = Er → −u r = 2 πλ0 r →

u r (N/C)

Electricité et Magnétisme 37 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

• Exercice 06 : Boucle circulaire portant une charge linéique uni-


forme
Soit une boucle circulaire de centre O, de rayon R, uniformément
chargée avec une densité linéique λ0 = λ.


Calculer le champ E crée par cette distribution de charges, en un
−→
point M de l’axe z 0 z de la boucle :
a) A partir du potentiel électrostatique

• Solution a) Calcul du champ électrostatique à partir du potentiel


Le potentiel dV (M ) créé en un point M (0, 0, z) par la charge
dq = λ dl portée par un élément dl de la boucle entourant P est :
La charge dq = λ0 dl = λ0 Rdθ crée en M le potentiel V (M ) :
dq λ dl
dV (M ) = −−→ = 0
−−→
4 π 0 kP M k 4 π 0 kP M k
−−→ 1
avec dl = R dθ et kP M k = (R2 + z 2 ) 2
Le potentiel V (M ) est obtenu par intégration sur le contour C de la
boucle :
λ0 R R2π
V (M ) = C dV (M ) = dθ.
H
1 0
2 2
4 π 0 (R +z ) 2

Electricité et Magnétisme 38 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

Ce qui donne :
λ0 R
V (M ) = V = V (0, 0, z) = V (0, 0, −z).
1
2 0 (R +z 2 ) 2
2

Le champ est déduit du potentiel par dérivation :



− −−→ →
− λ0 R z →
− →

E (M ) = −gradV (M ) = − dV dz k = 2  (R2 +z 2 ) 23 k N/C = E (0, 0, z) =
0


− E (0, 0, −z)

• Exercice 07 Disque uniformément chargé avec la densité su-


perficielle uniforme
Soit un disque de centre O, de rayon R, uniformément chargé avec


une densité surfacique de charge σ > 0 . Calculer le champ E


créé par cette distribution de charges en un point M de l’axe zz 0
du disque :
a) A partir du potentiel éléctrostatique
b) directement

• Solution
a) Calcul du champ éléctrostatique à partir du potentiel
Le potentiel dV (M ) créé en un point M (0, 0, z) par la charge
dq = σ dS entourant le point P est :
Electricité et Magnétisme 39 [Link] Chaachoua Sameut
1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

La charge dq = σ dS créé en M le potentiel V (M ) s’écrit :


dq σ ds
dV (M ) = −−→ k = −−→
4 π 0 kP M 4 π 0 kP M k
−−→ 1
avec ds = rdrdθ et kP M k = (r2 + z 2 ) 2
Ce qui donne :
σ rdr dθ
dV (M ) = 4 π 0 (r2 +z 2 ) 13 .
Le potentiel V (M ) est obtenu par intégration sur la surface du
disque :
σ R 2 π R r=R rdrdθ σ 2 2 12 r=R
V (M ) = 4 π 0 0 r=0 1 = 2 0 [(r + z ) ]r=0 .
(r2 +z 2 ) 2
σ 2 2 12
V (M ) = 2 0 [(R + z ) − |z|]V = V (0, 0, z) = V (0, 0, −z).


Le champ E est déduit du potentiel par dérivation :

− −−→ →

E (M ) = −gradV (M ) = − dV dz k
Ainsi

− →
− →
− →

E (M ) = 2σ0 [ |z|
z
− √R2z+z 2 ] k N/C = E (0, 0, z) = E (0, 0, −z).


b) Calcul direct du champ E en un point M (0, 0, z)
Examinons d’abord la symétrie du problème : la distribution pré-
−→
sente une symétrie de révolution autour de zz 0 . Tout plan conte-


nant l’axe zz 0 est un plan de symétrie paire de la distribution. Donc

Electricité et Magnétisme 40 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE



le champ en un point M de l’axe est porté par k :

− →
− − →
→ −
E (M ) = E (0, 0, z) = E (z) k
−→
Un élément dE de charge dq = σ dS , centré en P , crée en un
point M de l’axe du disque un champ élémentaire donné par :
−→ −−→
dq PM →
dE = 4 π 0 − −
−→ 3 u .
kP M k
−−→ √ −−→
ds = rdr dθ,kP M k = r2 + z 2 and → −
u = − PM .
−→
kP M k
Le disque chargé présente une symétrie de révolution autour de son
axe, par exemple l’axe z’z, le champ est alors porté par cet axe. On
a:
−→ →

dE = 4 πσ0 rrdrθ
2 +z 2 u

− →

E = 4 πσ0 s (rrdrdθ √ z u
R R
2 +z 2 )
r2 +z 2 z


E = 4πσ z0 0R 2 rdr2 3 02 π dθ → −
uz
R R
(r +z ) 2



E = 2σ0 [ |z|
z
− √R2z+z 2 ]→

uz .
Soit


E (M ) = 2σ0 [ |z|
z
− √R2z+z 2 ]→

uz N/C

• Exercice 08 Champ créé par un fil rectiligne infini chargéé


d’une densité linéïque

• Solution :
La distribution de charge est invariante par rotation autour du fil et
par translation parallèle au fil : le potentiel et le champ ne peuvent
donc dépendre des coordonnées cylindriques ϕ et z

− −−→ →

V = V (r), E = −gradV = − dV dr er
Le champ électrique est donc radial.
Pour calculer le champ en M , on peut alors choisir comme surface
fermée d’intégration (S) un cylindre de révolution autour du fil, de
rayon r et de hauteur h (surface de Gauss).
Le flux sortant par les bases de (S) étant nul, on a :
Electricité et Magnétisme 41 [Link] Chaachoua Sameut
1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

− −
→ →
Φ= (s) E .dS = [Link] = E s dS = 2 π r h E.
H R R R R
S
P qi λh
0 = 0 .
Le théorème de Gauss s’écrit donc :


2 π r h E = λ0h ⇒ E = 2 πλ0 r →

er . Le potentiel en M se déduit de


E par :


− −−→
E = −gradV ⇒ dV = −[Link].
D’où
V = − [Link] = − 2 πλ0 ln r + cte
R

• Exercice 09 Champ créé par une sphere chargée d’une densité


volumique ρ uniforme
• Solution :
la symétrie est sphérique, on peut considérer que V = V (r) et par

− −−→ →

et par conséquent que E = −gradV = − dV dr er est radial d’une
part, et ne dépend que de r d’autre part.
1) Champ à l’extérieur : OM ≥ R.
Soit (S1 ) la surface de Gauss passant par le point M extérieur
(sphère de rayon r).
On a :
P qint 4 R3
0 = 3 π 0 ρ
Le théorème de Gauss donne donc :
Electricité et Magnétisme 42 [Link] Chaachoua Sameut
1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE



4 π r2 Eext = 34 π R0 ρ ⇒ E ext = ρ 3 R0 r2 →

e r = Kr2Q →

3 3
e r.
2) Champ à l’intérieur :OP ≤ R.
Soit (Ss ) la surface de Gauss passant par le point P intérieur (sphère
de rayon r).
On a encore :
2
(S2 ) Eint .dS = Eint (S1 ) dS = 4 π r Eint .
H H

P qint 4 r3
0 = 3 π 0 ρ
Le théorème de Gauss donne cette fois :
3
4 π r2 Eint = 34 π r0 ρ.


E int = 3ρr0 →−ur
D’où la variation de E en fonction de r représentée sur la figure.


− − →
→ −
3) Calcul du potentiel Le champ E étant radial, dV = − E .dr =

Electricité et Magnétisme 43 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

−[Link].A l’extérieur, on a :
3 R
ρ R3
Vext = − Eext dr = − ρ3R0 dr = 3 0 r + C 1
R
r 2

Lorsque r 7→ ∞, V 7→ 0 ⇒ C1 = 0.
A l’interieur :
2
Vint = − Eint dr = − 3ρ0 rdr = − ρ6 r0 + C2
R R

La continuité de V à la surface de la sphère donne :


ρ R3 ρ R2 ρ R2
3 0 R = − 6 0 + C 2 ⇒ C 2 = 2 0 .
Finalement :
2
r
Vint = ρ 2R0 [1 − 3 R 2 ].

• Exercice 10
On dispose d’une sphère de centre O et de rayon R , chargée uni-
formément en volume, de densité volumique de charge charge ρ(r)
qui correspond à la distance r (la séparation entre le point étudié
et le centre O, tel que ρ(r) est donnée par la forme suivante :
2
ρ(r) = ρ0 (1 − α Rr 2 ) Où ρ0 et α sont des constantes

1. Calculer la charge totale de la sphère.


2. Trouver l’intensité du champ électrique à l’intérieure et l’exté-
rieure de la sphère.
3. Déterminer la valeur de r pour le champ électrique maximal
Emax à l’intérieure de la sphère et déduire Emax .
4. Quelle est la condition qui doit être obtenue par α pour que le
Electricité et Magnétisme 44 [Link] Chaachoua Sameut
1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

champ électrique atteigne une valeur maximale à l’intérieur de


la sphère.
5. Calculer le potentiel électrique à l intérieure et l’extérieure de
la sphère.
6. Trouver les deux valeurs de r pour les deux potentiels minimal
et maximal (Vmin , Vmax ) à l’intérieure de la sphère et déduire
Vmin ,Vmax
7. Quelle est la condition qui doit être obtenue par α pour que le
potentiel électrique atteigne une valeur minimale à l’intérieur
de la sphère
8. Tracer graphiquement E(r) et V (r).

• Solution

1. La charge électrique totale

2
q = ρdV ⇒ q = 0R ρ0 (1 − α Rr 2 )4πr2 dr
R R

⇒ q = 43 πR3 ρ0 (1 − 3α
5 )

2. Le champ électrique

r<R
2
q = ρ0 (1 − α Rr 2 )4πr2 dr
Rr
0
3
αr5
⇒ q = 4πρ0 ( r3 − 5R 2)

Electricité et Magnétisme 45 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

D’aprés le théoréme de Gauss


3 5
ES = q0 ⇒ E4πr2 = 4πρ 0 r αr
0 ( 3 − 5R2 )
2
E = ρ300r (1 − 3αr
5R2 ). r > R la charge total
3
ES = q0 ⇒ E4πr2 = 4πR ρ0 3α
30 (1 − 5 )
R 3 ρ0 3α
E = 3 2 (1 − 5 ).
0r

3. La valeur de r pour un champ électrique maximal

Emax ⇒ dEdrint = 0
ρ0 9αr2
q
dEint R 5
dr = 0 ⇒ 30 (1 − 5R2 ) = 0 ⇒ r 0 = 3 α Alors la valeur
de champ maximal Emax
2
Emax = Eint (r0 ) ⇒ Emax = ρ30 r00 (1 − 3αr
5R ) ⇒ Emax =
0
2
2ρ0 R
q
5
270 α

4. La valeur α pour le champ Emax l0 inteieur

q
R 5 5
r0 < R ⇒ 3 α <R⇒α> 9

5. Le potentiel électrique

r>0
R R 3 ρ0 3α
Vext = − Eext dr = − 3 2 (1 − 5 )dr ⇒ Vext =
R
0r
R3 ρ0 3α
30 r (1 − 5 ) + C1
On calcul C1
Vext (∞) = 0 ⇒ C1 = 0 alors
Electricité et Magnétisme 46 [Link] Chaachoua Sameut
1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

R 3 ρ0 3α
Vext = 30 r (1 − 5 )

r<0
2
Vint = − Eint dr = − ρ300r (1 − 3αr 5R )dr ⇒ Vint =
R R
2
ρ0 r 2 3αr4
− 30 ( 2 − 20R2 ) + C2
On calcule C2
La continuité du potentiel en r = R
2 4
Vint (R) = Vext (R) ⇒ − 3ρ00 ( R2 − 3αR
20R ) + C2 = Vext =
2
R 3 ρ0 3α R 2 ρ0 α
3 R (1 − 5 ) ⇒ C2 = 20 (1 − 2 )
0
ρ0 r 2
3αr4 R 2 ρ0
Alors Vint = − 3 0
(2 − 20R2 ) + 20 (1 − α2 )

6. Les deux valeurs de r pour Vmin et Vmax

3
= 0 ⇒ 3ρ00 (r − 3αr
q
dVmin 5
dr 5R2 ) = 0 ⇒ (r1 = 0 r2 = R 3α )
2
r1 = 0 ⇒ Vmax = ρ3 0R
0
(1 − α2 )
2
⇒ Vmin = ρ30R
q
5
r2 = R 3α 0
(1 − α2 − 10α
5
)

7. la condition pour que Vint soit minimal

q
5 5
r2 < R ⇒ R 3α <R⇒α> 3

8. Présentation graphique de E(r)

Electricité et Magnétisme 47 [Link] Chaachoua Sameut


1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE

9. Présentation graphique de V (r)

Electricité et Magnétisme 48 [Link] Chaachoua Sameut


2
Conducteurs en équilibre

49
2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE

2.1 Conducteurs en équilibre

2.1.1 Conducteurs isolés


[Link] Notion d’équilibre électrostatique

* Définition :
l’équilibre électrostatique d’un conducteur est atteint lorsque au-
cune charge électrique ne se déplace plus à l’intérieur du conduc-
teur.
* Remarques :
1. Du point de vue de chaque charge élémentaire, cela signifie
que le champ électrostatique total auquel elle est soumise est
nul.
2. Si le conducteur est chargé, le champ électrostatique total est
(principe de superposition) la somme du champ extérieur et
du champ créé par la distribution de charges contenues dans
le conducteur. Cela signifie que les charges s’arrangent (se dé-
placent) de telle sorte que le champ qu’elles créent compense
exactement, en tout point du conducteur, le champ extérieur.
3. Comme le champ dérive d’un potentiel, cela implique qu’un
conducteur à l’équilibre électrostatique est équipotentiel.

[Link] Quelques propriétés des conducteurs en équilibre

(a) Lignes de champ :


À l’intérieur d’un conducteur (chargé ou non) le champ électrostatique
total est nul. Mais ce n’est pas forcément le cas à l’extérieur, en particu-
lier si le conducteur est chargé. Puisqu’un conducteur à l’équilibre est
équipotentiel, cela entraîne alors que, sa surface étant au même poten-
tiel, le champ électrostatique est normal à la surface d’un conducteur.
Par ailleurs, aucune ligne de champ ne peut revenir vers le conducteur.
Electricité et Magnétisme 50 [Link] Chaachoua Sameut
2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE

En effet, la circulation du champ le long de cette ligne impose


R →− → −
V (A) − V (B) = AB E . dl .
Si les points A et B appartiennent au même conducteur, alors la circu-
lation doit être nulle, ce qui est impossible le long d’une ligne de champ

− →

(où, par définition E est parallèle à dl ).

(b) Distribution des charges :


Si un conducteur est charge, ou se trouvent les charges non compen-
sees ? Supposons qu’elles soient distribuees avec une distribution vo-
lumique ρ. Prenons un volume quelconque V situé À l’interieur d’un
conducteur à l’équilibre électrostatique. En vertu du théoreme de Gauss,
on a
H →−→− R R R ρ
S E ds = V 0 dV .



puisque le champ E est nul partout. Cela signifie que ρ = 0 (au-
tant de charges + que de charges -) et donc, qu’à l’équilibre, aucune
charge non compensée ne peut se trouver dans le volume occupé par
le conducteur. Toutes les charges non compensées se trouvent donc ne-
cessairement localisées à la surface du conducteur.

(c) Théorème de Coulomb :


En un point M infiniment voisin de la surface S d’un conducteur,
Electricité et Magnétisme 51 [Link] Chaachoua Sameut
2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE



le champ électrostatique E est normal à S . Considérons une petite
surface Sext parallèle à la surface S du conducteur. On peut ensuite
construire une surface fermée en y adjoignant une surface rentrant
P

à l’interieur du conducteur Sint ainsi qu’une surface laterale SL . En


appliquant le théoreme de Gauss sur cette surface fermée, on obtient

H →− − → − −
→ → − −
→ → − −
→ →
Φ = P E .dS = SL E .dS + E .dS + E .dS =
R R R R R R
Sext Sext
[Link]
Φ = Qint
0
= 1 R R
 0
σ SM
SM σ.dS = 0 .

où SM est la surface dessinée par le tube de flux passant par Sext ,


donc SM = Sext
Théoreme : le champ électrostatique à proximité immediate d’un
conducteur de densité surfacique σ vaut


E = σ0 →−
n.
où →−
n est un vecteur unitaire normal au conducteur et dirigé vers l’éx-
térieur.
(d) Pression éléctrostatique :
Soient deux points M 0 et M infiniment proches de la surface d’un
conducteur de densité surfacique σ ,M situé à l’éxtérieur tandis que M 0
est situé à l’intérieur. Considérons maintenant une surface élementaire
dS située entre ces deux points. Soit E1 le champ créé en M par les
charges situees sur dS et E2 le champ créé en M par toutes les autres
charges situées à la surface du conducteur. Soient E10 et E20 les champs
respectifs en M 0 .
Electricité et Magnétisme 52 [Link] Chaachoua Sameut
2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE

On à alors les trois propriétés suivantes :


− →

1. E 2 (M ) = E 2 (M 0 ) car M et M 0 sont infiniment proches.

→ −

2. E 0 2 = −E 0 1 car le champ éléctrostatique à l’intérieur du conduc-
teur est nul.

− →

3. E 1 (M ) = − E 1 (M 0 ) car E1 est symétrique par rapport à dS ,
considérée comme un plan puisque M et M 0 peuvent être infini-
ment rapprochés.

− →

Grâce à ces trois propriétés, on en déduit que E 1 = E 2 , c’est à
dire que la contribution de l’ensemble du conducteur est égale à celle
de la charge située à proximité immédiate. Comme le champ total vaut

− →
− →

E = E +E = σ →
1 2
−n (théorème de Coulomb), on en déduit que
2 0
le champ créé par l’ensemble du conducteur (à l’exclusion des charges


situées en dS ) au voisinage du point M est E 2 = 2σ0 →

n Autrement dit,
−→
la force éléctrostatique dF subie par cette charge dq = σdS de la part
de l’ensemble des autres charges du conducteur vaut
−→ →

dF = dq E 2 = σ dS 2σ0 → −
n = 2σ0 →−
2
n dS Quel que soit le signe de
σ , la force est normale et toujours dirigée vers l’extérieur du conduc-
teur. Cette propriété est caractéristique d’une pression, force par unité
de surface. Ainsi, la pression éléctrostatique subie en tout point d’un
conducteur vaut

Electricité et Magnétisme 53 [Link] Chaachoua Sameut


2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE

σ2
P = 2 0 .

(e) Pouvoir des pointes


Cette expression décrit le fait expérimental que, à proximité d’une pointe,
le champ éléctrostatique est toujours très intense. En vertu du théo-
rème de Coulomb, cela signifie que la densité surfacique de charges
est, au voisinage d’une pointe, très élevée. On peut aborder ce phéno-

mène avec deux sphères chargées de rayons différents, reliées par un


fil conducteur et placées loin l’une de l’autre. On peut donc considérer
que chaque sphère est isolée mais qu’elle partage le même potentiel V .
Cela implique alors
σ1 R1 1 R R σ2 R2 σ1 R1 σ2 R2
V1 = V2 ⇒ 4 π10 S1 = ⇒ =
R R
R1 4 π 0 S2 R2 0 0
⇒ σσ12 = R2
R1
Donc, plus l’une des sphères aura un rayon petit et plus sa densité de
charges sera élevée.
[Link] Influence de deux conducteurs chargés théorème de fara-
day
a) Influence partielle

Soit deux conducteurs (C1 ) et (C2 ). On suppose que, initialement (C1 )


est charge avec une densité σ1 > 0, et C2 est neutre.
Dès que l’on approche (C1 ) de (C2 ), il apparaît sur la surface de
(C2 ) :ne densité de charge σ20 < 0 sur la partie faisant face a (C1 ) et

Electricité et Magnétisme 54 [Link] Chaachoua Sameut


2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE

une densité σ20 > 0 sur la partie opposée. Les densités sont de signes
contraires pour assurer la neutralité de (C2 ). Les lignes de champ ont
l’allure indiquée sur la figure : elles partent de (C1 ) perpendiculaires à
la surface et aboutissent à (C2 ) également perpendiculaires à la surface.
On considère le tube de champ de section dS1 sur (C1 ) : il va délimiter
sur (C2 ) une section dS2 . Le flux sortant de ce tube est nul, car aucun


flux ne sort de la paroi latérale ( E tangent à la paroi) ni des calottes


dS1 , dS2 ( E nul àl’intérieur des conducteurs).

Le théorème de Gauss appliqué à ce tube donne :


− −
→ → P
qint
(tube) E .dS = 0 = 0 .
H

soit :
qint = σ1 dS1 + σ2 dS2 = 0.
P

Les charges σ1 dS1 et σ2 dS2 qui se font face sur deux éléments de sur-
face correspondants sont égales et opposées (théorème de Faraday).
L’influence est dite partielle car seule une partie des lignes de champ
issues de (C1 ) aboutit à (C2 ).

b) Influence totale

Si l’un des deux corps (C2 par exemple) entoure totalement l’autre, il y
a correspondance totale entre les charges de la
surface (S1 ) de (C1 ) et la surface interne (S2 ) de (C2 ). On peut
alors écrire : Si l’un des deux corps (C2 par exemple) entoure totale-
ment l’autre, il y a correspondance totale entre les charges de la surface
Electricité et Magnétisme 55 [Link] Chaachoua Sameut
2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE

(S1 ) de (C1 ) et la surface interne (S2 ) de (C2 ). On peut alors écrire :


Q1 = S1 σ1 dS1 = − S2 σ2 dS2 .
R R

Les charges globales portées par les deux surfaces en regard sont égales
et opposées. On peut donc rèsumer la situation de la manière suivante :


− →

- dans la partie massive de (C1 ) : E 1 = 0 ,


- sur la surface de (C1) : charge Q1 > 0 créant E 2 ,
- sur la surface interne de (C2 ) : charge −Q1 ,

− → −
- dans la partie massive de (C2 ) : E = 0 ,
- sur la surface externe de (C2 ) : apparition de la charge +Q1 pour
assurer la neutralitéde (C2 ) (si l’on suppose (C2 ) neutre au départ),


- à l’éxtérieur des deux conducteurs : le champ E ext est celui créé par
la seule charge Q1 portée par la surface externe de (C2 ).

[Link] Capacité d’un conducteur unique

Soit un conducteur porté au potentiel V . Il apparaît alors sur sa surface,


une charge q définie par :
q = (S) σ dS
H

Si le potentiel devient V1 , puis V2 , puis V3 , la charge devient q1, q2, q3.


Les relations charge potentiel étant liné[Link] peut écrire

Electricité et Magnétisme 56 [Link] Chaachoua Sameut


2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE

q
V = Vq11 = Vq22 = Vq33 = C .Le coefficient de proportionnalité C , indé-
pendant de q et de V , est appeléla capacité du corps conducteur. Il se
mesure en farad (F ), si q est en coulomb et V en volt.

[Link] Système de n conducteurs en équilibre

Pour simplifier, on se limite à un système de trois conducteurs. Il s’agit


de trouver les relations entre les charges et les potentiels des différents
conducteurs. Pour cela, on définit trois états d’équilibre auxquels on
applique ensuite le principe de superposition.

1. 1er état : conducteur n◦ 1 au potentiel V1 > 0 par exemple, les


autres au potentiel 0.

2. 2e état : conducteur n◦ 2 au potentiel V2 , les autres au potentiel 0.

3. 3e état : conducteur n◦ 3 au potentiel V3 , les autres au potentiel 0.


Electricité et Magnétisme 57 [Link] Chaachoua Sameut
2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE

1er état :Q11, Q21, Q31 étant les charges portées respectivement par
les conducteurs 1, 2, 3, on a :
Q11 = C11 V1 C11 > 0.
Q21 = C21 V1 C21 < 0 car charge Q21 < 0.
Q31 = C31 V1 C31 < 0. car charge Q31 < 0

avec |C21 + C31 | ≤ C11 (ifluence partielle)


2e état :
Q12 = C12 V2
Q22 = C22 V2
Q32 = C32 V2
3e état :
Q13 = C13 V3
Q23 = C23 V3
Q33 = C33 V3
Superposition des potentiels :
V1 + 0 + 0 = V1
V2 + 0 + 0 = V2
V3 + 0 + 0 = V3

Superposition des charges :


Q1 = C11 V1 + C12 V2 + C13 V3
Q2 = C21 V1 + C22 V2 + C23 V3
Q3 = C31 V1 + C32 V2 + C33 V3
La relation entre charges et potentiels est une relation matricielle. La
 C ainsi définie,soit :
matrice
 C11 C12 C13 
C=
 
 C21 C22 C23 

 
C31 C32 C33
constitue la matrice des coefficients d’influence du système des trois
conducteurs. On peut généraliser la relation entre charges et potentiels

Electricité et Magnétisme 58 [Link] Chaachoua Sameut


2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE

à un système de n conducteurs. Sous forme matricielle, cette relation


s’écrit :
[Qi ] = [Cij ][Vj ]
où les indices i et j varient entre 1 et n. Cette écriture signifie que, pour
chaque valeur de i, il faut sommer cette expression sur j .
Propriétés de la matrice C :
- elle est symétrique : Cij = Cji (identité de Gauss),
- les termes diagonaux sont positifs :Cii > 0, ils constituent les co-
efficients de capacité,
- les termes non diagonaux sont néégatifs : Cij < 0, ce sont les
coefficients d’influence.

[Link] Condensateurs

a) Définition

On appelle condensateur un système de 2 conducteurs, dont l’un est


creux et entoure complètement l’autre.
l’espace séparant les 2 armatures peut être vide ou rempli d’un isolant.
les faces en regard portes des charges opposées.
On pose Q1 = C(V1 − V2 ) où C est la capacité du condensateur en
Farad (F).

Electricité et Magnétisme 59 [Link] Chaachoua Sameut


2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE

b) Calculs de capacité

• Condensateur sphérique :


Les symétries et les invariances donnent : E = E(r)→

e r . Le théo-
rème de Gauss appliqué à une sphère de centre O, de rayon r
conduit à :


E = 4 πQ10 r2 →

e r.

La méthode est alors générale : on fait circuler le champ d’une


armature à l’autre.D’où :

− −−→
E = −gradV ⇒ Er = − ∂ V∂ r(r) = − dV dr
Q1 R b dr Q1 1 1
⇒ V1 − V2 = 4 π 0 a r2 = 4 π 0 ( a − b )V olt.

• Condensateur cylindrique :
On considère 2 cylindres illimités et coaxiaux. on cherche la ca-
pacité d’un tronçon de hauteur h. les symétries et les invariances
nous donnent :


E = E(r)→ −
e r (r = distance à l’axe)

Electricité et Magnétisme 60 [Link] Chaachoua Sameut


2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE

On applique le théoreme de Gauss à un cylindre de rayon r (a ≤


r ≤ b) et de hauteur h, en remarquant que le flux à travers les sur-

− −→ −−
→ →
faces de base sera nul E ⊥ dS et que sur la surface latérale, E dS


sont colinéaires ;enfin, on servira du fait que le module de E est
constant sur cette même surface latérale, ce qui conduit à :
− −
→ → RR qint Q1
cyl E .dS = [Link] E(r)dS = E(r)2 π rh = 0 = 0
H



⇒ E = 2 πQ01 hr →
− e r.
Circulation entre les 2 armateures :
V1 − V2 = 2 πQ10 h ab drr = 2 πQ10 h ln( ab )
R

⇒ C = 2 lnπ 0 h
b .
a

• Condensateur plan :

On considère que : e  S En néglige les effets de bord, les inva-
riances et les symétries permettent d’écrire :


E = E(x)→ −ex

− −−→
E = −gradV ⇒ Ex = − dV dx = cte ;
on détermine la constante sachant que le champ à la surface des arma-
teures vaut :
E = σ0 = Q 0S
.
la circulation du champ permet d’obtenir :
V1 − V2 = E.e = Q.e 0 S
0 S ⇒ C = e .

Electricité et Magnétisme 61 [Link] Chaachoua Sameut


2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE

[Link] Association de condensateurs

a) Association en série

La charge Q se conserve : toutes les armatures de rang impair portent


la même charge +Q, toutes les armatures de rang pair la même charge
−Q : Q = C1 V12 = C2 V23 = C3 V34
Les d.d.p. s’ajoutent pour donner V :
V12 + V23 + V34 = V
On en déduit :
Q Q Q Q
C1 + C2 + C3 = V = C
La capacité équivalente est donc donnée par :
1 1 1 1
C = C1 = C2 = C3

Electricité et Magnétisme 62 [Link] Chaachoua Sameut


2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE

b) Association en parallèle

La d.d.p. se conserve ; elle est commune à tous les condensateurs :


Q1 = C1 V
Q2 = C2 V
Q3 = C3 V
Les charges se répartissent différemment, l’ensemble donnant la charge
Q = CV
On en déduit :
C1 V + C2 V + C3 V
D’où la capacité équivalente :
C = C1 + C2 + C3 .

Electricité et Magnétisme 63 [Link] Chaachoua Sameut


2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE

2.1.2 énergie électrostatique


[Link] énergie potentielle d’une charge ponctuelle

Dans le cas de deux charges q et q 0 en interaction, l’énergie potentielle


s’exprime par :
0
Ep = K rq q
où q et q 0 sont des valeurs algébriques et r est la distance séparant les
deux charges.

Supposons maintenant que la charge q se trouve en un point M0




dans le champ E (M0 ) créé par une distribution de charge quelconque.
Pour exprimer son énergie potentielle,on peut calculer le travail que
l’expérimentateur doit effectuer pour amener cette charge q de l’infini
au point M0 .

La force que l’expérimentateur doit exercer en un point M quelconque


est l’opposée de la force électrostatique, soit :

− →
− →

F exp = − F e = −q E (M ).
On a donc :
RM −−→ RM → − −−→ RM
Ep (M0 ) = ∞ 0
Fexp .dM = −q ∞ 0
E .dM = q ∞ 0
dV = q V (M0 )

en supposant le potentiel nul à l’infini.

Electricité et Magnétisme 64 [Link] Chaachoua Sameut


2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE

[Link] énergie potentielle d’un système de charge

a) Cas d’une distribution de charges ponctuelles

Soit un système de charges q1 , q2 , q3 placées respectivement aux points


A1, A2, A3. l’énergie potentielle d’un tel système est donner par :
Ep = 21 (q1 V1 + q2 V2 + q3 V3 ).
soit, en généralisant au cas de n charges
Ep = 21 ni=1 qi Vi
P

b) Cas d’une distribution continue de charges

On peut étendre la sommation discontinue précédente à une sommation


intégrale. En désignant par dq la charge élémentaire et par V le poten-
tiel auquel est soumis cette charge, on obtient :
1R
Ep = 2 espacecharg V dq

1R
1. distribution linéaire dq = λ dl Ep = 2 LλV dl
1R
2. distribution superficielle dq = σ ds Ep = 2 S σ V dS
1R
3. distribution volumique dq = ρ dr Ep = 2 r ρ V dr

[Link] énergie électrostatique emmagasinée dans les conducteurs


chargés

a) énergie d’un conducteur unique

Pour un conducteur de capacité C portant la charge q ,


L’énergie emmagasinée s’écrit donc, compte tenu que q = CV :
1 q2
Ep = 21 q V = 12 C V 2 = 2C.

Electricité et Magnétisme 65 [Link] Chaachoua Sameut


2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE

b) énergie d’un système à n conducteurs

On a alors :
Ep = 21 q1 V1 + 12 q2 V2 + ..... + 12 qn Vn .
Ep = 12 i qi Vi
P

où qi est la charge portèe par le conducteur i et Vi son potentiel.

• Exemple. énergie d’une sphère conductrice chargée :


Si la sphère est conductrice et en équilibre, elle ne peut être chargée
qu’en surface. Soit Q la charge portée par cette sphère, et C sa
2
capacité. Son énergie est donnée par : Ep = 12 QC
Et comme C = 4 π 0 R où R est le rayon de la sphère, on a :
2
Ep = 12 4 πQ0 R

2.1.3 Exercices corrigés


• Exercice 01 :
Soient deux conducteurs sphériques, (A1) et (A2), de rayons R1
et R2 portant une charge Q1 et Q2 , situés àune distance d l’un de
l’autre. A quels potentiels se trouvent ces deux conducteurs ?

• Solution :
En vertu du principe de superposition, le potentiel de (A1), pris en
son centre O est
V1 (O) = 4 π10 S1 σP11dSO1 + 4 π10 S2 σP22dSO2 .
R R R R

ou le premier terme est dû aux charges Q1 et le second à celles


situées sur (A2). Lorsque la distance d est beaucoup plus grande
Electricité et Magnétisme 66 [Link] Chaachoua Sameut
2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE

que les rayons, on peut assimiler P2 O ≈ O0 O = d pour tout point


P2 de la surface de (A2) et l’on obtient.
Q1 Q2 Q1 Q2
V1 (O) = 4 π 0 R1 + 4 π 0 d = C1 + Cd .

où l’on reconnaît en C1 la capacité d’une sphère isolée et en Cd un


coefficient qui dépend à la fois de la géométrie des deux conduc-
teurs et de leur distance. En faisant de même pour (A2), on obtient
V2 (O) = 4 πQ02R2 + 4 πQ10 d = Q Q1
C2 + Cd .
2

• Exercice 02 :
Une sphère métallique (S1 ) de rayon R1 = 9cm porte la charge
positive Q1 = 10−8 .
1) Quels sont la capacité C1 et le potentiel V1 de (S1 ) ?
2) On relie (S1 ) à une autre sphère métallique (S2) de rayon R2 =
1cm, par un fil conducteur long et fin. (S2 ) est suffisamment éloi-
gné de (S1 ) pour négliger l’influence mutuelle de (S1 ) et (S2 ). Les
charges superficielles sur le fil fin sont supposées négligeables.
Calculer, à l’équilibre, les charges Q01 et Q02 portées par les deux
sphères et la valeur du champ électrique au voisinage de chaque
sphère.

• Solution :
1) On a successivement :
C 0 = 4 π 0 R1 = RK1 .et V1 = Q Q1
C 1 = K R1 .
1

A.N. :C1 = 10−11 F = 10pF et V1 = 103 V = 1KV .

2) La charge Q1 va se répartir sur les deux sphères de façon qu’à


l’équilibre le potentiel soit le même sur les deux sphères.
On a donc :
0
Q02 Q01 +Q02
V10 = V20 ⇒ Q R1
1
= R2 = R1 +R2 .
avec la condition de conservation de la charge :

Electricité et Magnétisme 67 [Link] Chaachoua Sameut


2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE

Q1 = Q01 + Q02 .
Par conséquent :
Q01 = R1R+R
1
2
Q1 et Q02 = R2
R1 +R2 Q1

• Exercice 03 :
1) Quelle est la charge Q1 d’une sphère métallique (A) de rayon
R1 = 6cm lorsqu’elle est portée au potentiel V 0 = 45000 volts ?
Dans tout le problème on supposera cette sphère isolée.
2) On entoure la sphère (A) par une autre sphère métallique creuse
(B) concentrique, de rayons R2 = 12cm et R3 = 15cm , initiale-
ment neutre et isolée. a) Quelles sont les charges portées par (B) ?
b) En déduire les potentiels VA et VB des deux sphères. c) Déter-
miner et représenter graphiquement le potentiel V (r) et la norme


du champ E (r) en tout point M de l’espace, tel que OM = r . 3)
La sphère (B) est reliée à la terre (VB = 0). Quel est le nouveau
potentiel VA0 de (A) ?.

• Solution
1)Capacité de la sphère A :
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2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE

C1 = 4 π 0 R1 = 6.67.10−12 F .
Q1 = C1 V0 = 0.3µC .
2)
a)Par influence totale entre (A) et (B) la surface interne de (B)
prend la charge −Q1 et la surface externe la charge +Q1 .
b) On a :
VA = KQR1 −
1 K Q1
R2 + KQ1
R3 = 40.5kV .

c) 0 < r < R1 :
V (r) = VA = 40.5kV

Electricité et Magnétisme 69 [Link] Chaachoua Sameut


2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE


− →

E = 0.
R1 < r < R2 :Le théorème de Gauss s’écrit :


4 π r2 E = Q01 ⇒ E r = KrQ2 1 er .
V (r) = K rQ1 + C1
d’où
La continuité de V pour r = R1 s’écrit :
V (R1 ) = VA et KRQ1 1 + C = VA ⇒ CA − V0 = −4.5kV .
V (r) = K rQ1 − 4.5kV .
R2 < r < R3 : Le conducteur est équipotentiel,soit :

− →

V (r) = V (R2 ) = V (R3 ) = VB = 18kV = E (r) = 0 .
r > R3 : On obtient de même par le théoreme de Gauss :


E (r) = KrQ2 1 →
−e r.
V (r) = KrQ2 1 avec V (∞) = 0.


Discontinuuité de E au passage des surfaces des conducteurs :

- Surface r = R1 :
E(r < R1 ) = 0
K Q1
E(r = R1 ) = R12 = 750kV.m−1
- Surface r = R2 :
E(r < R2 ) = KRQ2 1 = K Q 1 R1 2
R12 ( R2 ) = 187.5kV.m−1 .
2
E(r = R2 ) = 0.
- Surface r = R3 :
E(r < R3 ) = 0
E(r = R3 ) = KRQ2 1 = K Q 1 R1 2
R12 ( R3 ) = 187.5kV.m−1
3

Représentations graphiques :
3) La sphère (B) étant reliée à la terre, elle perd sa charge exté-
rieure +Q1 ; le potentiel de la sphère A devient :
VA0 = KRQ1 1 − KRQ2 1 = V0 ( 1−R
R2 ).
1

VA0 = 22.5kV .

Electricité et Magnétisme 70 [Link] Chaachoua Sameut


2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE

• Exercice 04 :
Soit le groupement de condensateurs suivant :
1) La capacité C1 étant donnée, quelle doit être la capacité C2 pour
qu’il y ait entre A et B une capacité équivalente Ce telle que Ce =
C2
2 ?
A.N. : C1 = 8µF .
2) Une tension uAB = 500 V est appliquée entre les points A et
B . Calculer les tensions aux bornes de chaque condensateur ainsi
que les charges qu’ils portent.

• Solution :
1)La capacité C10 équivalente à l’association série (C1 , C2 ) entre A
et D est donnée par :

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2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE

1
C10= C11 + C12 = CC11+C
C2 .
2

La capacité C20 équivalente à l’association parallèle (C1 , C2 ) entre


D et B est égale à :
C20 = C1 + C2
On obtient donc le circuit équivalent :

1 1 1 C1 +C2
avec Ce = C10 + C20 = C1 C2
C1 C2 (C1 +C2 )
Ce = (C1 +C2 )2 +C1 C2 .
C1 étant donnée, C2 doit vérifier la condition :Ce = C22 .
1 C1 C2 (C1 +C2 )
2 = (C1 +C2 )2 +C1 C2 .
soit
(C1 + C2 )2 + C1 C2 = 2C1 (C1 + C2 )
Après simplication, on obtient l’équation du second degré :
C22 + C1 C2 − C12 = 0.
qui a pour discriminant :
∆ = C12 + 4C12 = 5C12 .
Seule la racine positive est [Link] trouve :

−C1 +C1 5
C2 = 2
C2 = 4.94 µ F

Electricité et Magnétisme 72 [Link] Chaachoua Sameut


2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE

2) Soit uAB = VA − VB la tension appliquée entre les points A et


B . On a alors la répartition des charges représentée sur la figure
ci-dessous :
avec



 uAB = uAF + uF D + uDB ;

 Q= Q1 + Q2 .

D’après la première question, dans le montage équivalent, on aura :


Ce
avec Ce = 2 donc la charge Q portée par C1 et C2 est égale à :

Q = Ce uAB = C22 uAB .


On obtient alors
uAF = CQ1 = 2CC21 uAB . uF D = CQ2 = uAB
2 .
uAD = uAF + uF D = (1 + CC21 uAB 2 )
uDB = uAB − uAD = (2 − (1 + CC21 )) uAB2
C2 uAB C1 −C2
Soit : uDB = (1 − C1 ) 2 = 2 C1 uAB
On en déduit :
Q1 = C1 uDB = C1 −C 2 uAB
2

Electricité et Magnétisme 73 [Link] Chaachoua Sameut


2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE

Q2 = C2 uDB = C2 (C2C1 −C 1
2)
uAB
A.N. :
C2 uAB
uAF = 2C 1
uAB = 154.5V uF D = 2 = 250V
uDB = C21 −CC1 uAB = 95.5V
2

Q = C22 uAB = 1.23 µ C


Q1 = C1 −C
2 uAB = 0.76 µ C
2

Q2 = C2 (C2 1C−C
1
2)
uAB = 0.47 µ C

Electricité et Magnétisme 74 [Link] Chaachoua Sameut


3
Electrocinétique

75
3.1. ELECTROCINÉTIQUE CHAPITRE 3. ELECTROCINÉTIQUE

3.1 Electrocinétique
Effets des charges électriques qui sont en mouvement, sans prendre en
considération les champs magnétiques créés.
3.1.1 Le courant éléctrique
Nous avons vu qu’il était possible d’électriser un matériau conduc-
teur, par exemple par frottements. Si l’on met ensuite ce conducteur
en contact avec un autre, le deuxième devient à son tour électrisé, c’est
à dire qu’il a acquis une certaine charge Q. Cela signifie que lors du
contact des charges se sont déplacées de l’un vers l’autre. On définit
alors le courant par
dQ
I= dt

[Link] La densité de courant électrique

On peut se limiter, pour le moment, a un seul type de porteurs, les




electrons par exemple. Sous l’action d’un champ éléctrique E , chaque
éelectron acquiert une vitesse. En designant par →

v , la vitesse moyenne
de l’ensemble desélectrons (on dit aussi vitesse d’entrainement ou de
derive), et par ρ la charge volumique du milieu, on definit le vecteur de
courant en tout point du milieu par :


j = ρ→−v
ou encore, puisque ρ = −ne ou n est le nombre d’électrons par unite
de volume et e la valeur absolue de la charge de l’électron :



j = −n e→

v

Electricité et Magnétisme 76 [Link] Chaachoua Sameut


3.1. ELECTROCINÉTIQUE CHAPITRE 3. ELECTROCINÉTIQUE

[Link] L’intensité du courant électrique




Soit Φ le flux de j à travers une surface (S) orientée (s’appuyant sur
un contour (C) orienté).
−−
R → →
On a : Φ = S j dS
Le flux élémentaire
−−
→ → −→
j dS = ρ →−v dS

représente la charge contenue dans le volume du cylindre de longueur v


s’appuyant sur dS ; c’est aussi la charge qui traverse dS pendant l’unité
de temps. On peut donc écrire :
−−
→ → dQ
(S) j dS = dt = I
R

définissant ainsi l’intensité du courant qui traverse (S), laquelle s’ex-


prime en ampère (A) : 1A = 1Cs−1 .
[Link] Différentes formes de conducteurs

a Conducteurs filiformes Si la section S d’un conducteur est constante


et très petite devant sa longueur, on admet que le vecteur densité

Electricité et Magnétisme 77 [Link] Chaachoua Sameut


3.1. ELECTROCINÉTIQUE CHAPITRE 3. ELECTROCINÉTIQUE

de courant est uniforme :


j= I
S s’exprime en A m−2 .
b Conducteurs massifs cylindriques On a :
− −
→ →
I = (S) j .dS
R



Si j est uniforme, on a encore :
j = SI s’exprime en A m−2
c Nappe de courant C’est le cas d’un ruban mince ou d’une couche
mince. On définit alors une densité surfacique de courant (expri-
mée en A m−1 .) donnée par :


j = σ→
s
−v

ou σ est la charge libre surfacique. En introduisant la ligne AB ,




perpendiculaire en tout point à js l’intensite du courant le long de la
nappe est :
− →
→ −
I = AB js . N .dl = AB js dl
R R



Si js est uniforme, on a :
I
js = AB

[Link] Ordre de grandeur

La vitesse de dérive des électrons due au champ appliqué E →


− est très
inférieure àla vitesse des électrons due à l’agitation thermique :

- Vitesse d’agitation thermique


Dans ce mouvement tout à fait aléatoire, l’énergie moyenne d’un
Electricité et Magnétisme 78 [Link] Chaachoua Sameut
3.1. ELECTROCINÉTIQUE CHAPITRE 3. ELECTROCINÉTIQUE

électron est de l’ordre de quelques eV . Si on identifie une énergie


de 1eV à l’énergie cinétique de l’électron, on trouve :
q
ε = 12r
mv02 ⇒ v0 = 2mε
−19
v0 = 2×9,11,61010
−31 = 0, 6 106 m s−1
À cette vitesse ne correspond aucun courant électrique : l’agitation
thermique étant désordonnée, la vitesse moyenne vectorielle cor-
respondante est nulle.
- Vitesse de dérive
Soit un fil de cuivre parcouru par un courant de densité 10A/mm2 .
Pour le cuivre, on a :

 masse atomique

M = 63.6g ;
 masse volumique µ = 8, 8 103 Kg m−3 .

En admettant que chaque atome libère en moyenne un électron libre,


on peut trouver le nombre n d’électrons libres par m3 , soit :
n = µMN
où N est le nombre d’[Avogadro.
On trouve
3
×6.02 1023
n = 8,8 10
63,6 10−3 = 0, 83 1010 C m−3
On en déduit :
|ρ| = n e = 0, 83 × 1029 × 1, 6 10−19 = 1, 33 1010 C m−3 .
10 106
v = ρj = 1,33 −4
1010 = 7, 5 10 m s .
−1

La vitesse de dérive des électrons est très faible devant la vitesse d’agi-
tation thermique.

3.1.2 équation de continuité


Soit S une surface fermée entourant un volume τ d’un conducteur. Sup-
posons que la charge volumique ρ soit une fonction de temps. Pendant
un intervalle de temps dt, la variation de charge qui en resulte dans un
volume élémentaire d τ , s’écrit :

Electricité et Magnétisme 79 [Link] Chaachoua Sameut


3.1. ELECTROCINÉTIQUE CHAPITRE 3. ELECTROCINÉTIQUE

dq = ∂∂ ρt dt dτ
d’où la variation de charge pour le volume τ :
q = (τ ) ∂∂ ρt dt dτ
R

Par ailleurs, l’intensité du courant traversant un élément de surface




dS est :
−−
→ → → −→−− →
dI = j dS = j N dS


où N est le vecteur unitaire de la normale sortante. La charge totale
transférée pendant le même intervalle de temps est donc :
−→
→ −
q 0 = dt (S) j N dS
R

ce qui s’écrit, d’après le théorème d’Ostrograsky :




q 0 = dt (τ ) div j dτ
R

La loi de conservation de la charge pour un système isolé entraîne que :


q + q0 = 0


Soit (τ ) ∂∂ ρt dτ + (τ ) div j dτ = 0
R R

Cela étant vrai pour tout volume (τ ), on en déduit que :




div j + ∂∂ ρt = 0
Cette équation constitue l’équation de continuité, qui régit tout phéno-
mène de transfert de charges. Elle traduit l’idée que dans un circuit,
il ne peut y avoir d’accumulation de charges, ni de courant : c’est la
formulation locale de la loi de conservation de la charge électrique.

Electricité et Magnétisme 80 [Link] Chaachoua Sameut


3.1. ELECTROCINÉTIQUE CHAPITRE 3. ELECTROCINÉTIQUE

• Cas particulier d’un régime stationnaire

Un régime est dit stationnaire (ou permanent) si la distribution des


charges et des courants est indépendante du temps. Par conséquent :
∂ρ
∂t = 0
Autrement dit, la charge contenue dans le volume dτ est renouvelée par
le passage du courant, sans aucune variation de la charge volumique.
C’est le cas du courant continu.
L’équation de continuité se réduit alors à :


div j = 0
−→
R → −
Il en résulte que : S j N dS = 0
Cette équation exprime que le flux de j est conservatif. En d’autres
termes :

- l’intensité du courant se conserve à travers un tube de courant.


(S1 ) et (S2 ) étant deux sections différentes du tube, on a :
I(S1 ) = I(S2 )

- À un noeud de circuit, la somme des courants algébriques (par exemple


positifs s’ils arrivent, négatifs s’ils partent) est nulle :
K IK = 0 (loidesnoeuds)
P

Electricité et Magnétisme 81 [Link] Chaachoua Sameut


3.1. ELECTROCINÉTIQUE CHAPITRE 3. ELECTROCINÉTIQUE

3.1.3 Conductivité éléctrique :Loi D’ohm locale




Il s’agit d’exprimer la densité de courant j dans un conducteur, en


fonction du champ appliqué E ,en partant tout simplement du principe
fondamental de la dynamique appliqué à une particule de charge q et
de masse m.


On suppose la variation de E au cours du temps nulle ou faible en
chaque point du conducteur (régime stationnaire ou quasi stationnaire).

− →
− →
− →
− →

dV
m dt = q E ⇒ V = mq E t + V 0


Visiblement, cette vitesse (et par conséquent j ) tend vers l’infini au
cours du temps, ce qui ne peut être satisfaisant. La solution consiste à
envisager les chocs multiples que subit la charge q dans son mouve-
ment, notamment sur les atomes du réseau cristallin.


Tout d’abord, la vitesse initiale V 0 étant aleatoire, sa valeur moyenne


v est nulle. En désignant par τ le temps moyen separant deux chocs
0
successifs, la vitesse de derive s’écrit :



− →
− qE
v =hvi= τ
m
On en déduit :

− 2 →

j = ρ→−v = nqm τ E .
puisque ρ = nq où n est le nombre de charges par unité de volume.
La relation cherchée s’écrit :

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3.1. ELECTROCINÉTIQUE CHAPITRE 3. ELECTROCINÉTIQUE


− →

j = σE
2
où : σ = nqm τ
σ est la conductivité électrique du matériau, elle s’exprime en siemens
par mètre (s∆m1 ).

− →

La loi j = σ E constitue la loi d’Ohm dans sa forme locale, valable
en tout point du conducteur.

[Link] La mobilité des porteurs

La mobilité µ est définit par la relation



− →

v = µE


et comme →−v = q mτ E
on a : µ = qτ
m = nq
σ

La mobilité définie ainsi est une grandeur algébrique, qui a le méme


signe de la charge q . Elle s’exprime en m2 ∆V −1 ∆s−1

3.1.4 Résistance d’un conducteur : loi d’Ohm macro-


scopique
Un conducteur ohmique est un dipô̂le dont la caractéristique est une
droite passant par l’origine. Il répond donc à la loi d’Ohm qui s’écrit :
U = RI
Avec U , la tension en Volt(V), I , l’intensité en ampère (A) et R la
résistance du conducteur ohmique exprimée en Ohm Ω

3.1.5 Effet Joule


On appelle effet Joule la dissipation de l’énergie électrique reçue par
énergie thermique dans un dipôle.
Le conducteur ohmique dissipe sous forme de chaleur la puissance :
P = RI 2

Electricité et Magnétisme 83 [Link] Chaachoua Sameut


3.1. ELECTROCINÉTIQUE CHAPITRE 3. ELECTROCINÉTIQUE

3.1.6 Association de conducteurs ohmiques


[Link] Association en série : montage diviseur de tension

Lorsque l’on associe plusieurs conducteurs ohmiques en série, leurs ré-


sistances s’ajoutent : La résistance globale est appelée "résistance équi-
valente"

- Pour la situation ci-contre, on a :


Req = R1 + R2 + R3

Dans cette association en série de conducteurs, on peut utiliser la pro-


priété "diviseur de tension". Elle consiste à exprimer la tension aux
bornes d’un conducteur en fonction de sa résistance, de la résistance
équivalente et de la tension aux bornes de l’ensemble.

R1 R1
UR1 = R1 +R2 E = Req E

R2 R2
UR2 = R1 +R2 E = Req E

Electricité et Magnétisme 84 [Link] Chaachoua Sameut


3.1. ELECTROCINÉTIQUE CHAPITRE 3. ELECTROCINÉTIQUE

UR1 et UR2 ne sont qu’une fraction de la tension E , le montage s’ap-


pelle un diviseur de tension.

[Link] Association en en parallèle : montage diviseur de courant

Lorsque l’on associe plusieurs conducteurs ohmiques en parallèle, leurs


conductances définies par G = R1 s’ajoutent : Dans cette configuration
en parallèle, on peut utiliser le diviseur de courant :

- Pour la situation ci-contre, on a :

1 1 1 1
Req = R1 + R2 + R3

Geq = G1 + G2 + G3

Electricité et Magnétisme 85 [Link] Chaachoua Sameut


3.1. ELECTROCINÉTIQUE CHAPITRE 3. ELECTROCINÉTIQUE

- Pour la situation ci-contre, on a :

G1 G1 R2
I1 = G1 +G2 I = Geq I = R1 +R2 I

En effet, pour deux résistances en parallèle,on a


Req = G1eq = RR11+R R2
2
, donc :
I1 = GGeq1 I = R11 RR11+R
R2
2
= R1R+R
2
2
I

I1 n’est qu’une fraction de l’intensité I , le montage s’appelle un divi-


seur de courant.

3.1.7 Quelques notions relatives au circuit électrique


• Un circuit électrique est constitué d’un ensemble de dispositifs ap-
pelés dipôles, reliés entre eux par un fil conducteur et formant ainsi
une structure fermée.

• Une branche est constituée d’une association en série d’un ou plu-


sieurs dipôles (fils, résistance, bobine, ...) : dans le circuit ci-contre,
AB est une branche, BC également,..

• Un noeud est un point du circuit où se retrouvent plusieurs branches :


le noeud B réunit les branches AB, BC et BE.
Electricité et Magnétisme 86 [Link] Chaachoua Sameut
3.1. ELECTROCINÉTIQUE CHAPITRE 3. ELECTROCINÉTIQUE

• Une maille est une série de branches qui part d’un noeud pour
revenir au même noeud : on définit la maille ABCD ou BEFC ou
AEFD

3.1.8 Puissance reçue, conventions générateur et ré-


cepteur
Soit un dipô̂le dans la configuration ci-contre. La puissance reçue par
ce dipô̂le est définie par :
P =UI
Cette puissance est positive dans le cas d’un dipôle récepteur.

Ainsi, la configuration présentée ci-contre est appelée convention


récepteur : les sens de I et U sont opposés.

Alors, si la puissance reçue est négative, c’est que le dipôle fournit de


l’énergie. C’est un générateur et on utilisera la convention générateur :
I et U sont dans le même sens.
Electricité et Magnétisme 87 [Link] Chaachoua Sameut
3.1. ELECTROCINÉTIQUE CHAPITRE 3. ELECTROCINÉTIQUE

3.1.9 Caractéristique d’un dipôle


Lorsque l’on souhaite tracer la caractéristique d’un dipôle, on s’inté-
resse à la fonction u = f (i) (caractéristique tension-courant). Si cette
fonction est une droite, on parle de dipôle linéaire.

3.1.10 Dipôle actif ou passif


• Un dipôle passif est un dipôle qui convertit toute l’énergie élec-
trique qu’il reçoit en énergie thermique (conducteur ohmique, diode,....).
Sa caractéristique passera forcément par l’origine.

• Un dipôle actif fournit à l’extérieur de l’énergie thermique et une


autre forme d’énergie :

– Un générateur fournira de l’énergie thermique et de l’énergie


électrique ;
– Un récepteur comme un moteur fournit de l’énergie thermique
et de l’énergie mécanique à partir d’énergie électrique.

La caractéristique de ces dipôles ne passe pas par l’origine.

3.1.11 Rôle du génrateur :Force électromotrice


Soit un générateur (G), appliquant une d.d.p. V A−V B > 0 aux bornes
d’un conducteur AB. En régime stationnaire ou quasi stationnaire, on


a div j = 0 en tous les points du circuit, y compris dans le générateur,
et les lignes de champ sont des courbes fermées.
Electricité et Magnétisme 88 [Link] Chaachoua Sameut
3.1. ELECTROCINÉTIQUE CHAPITRE 3. ELECTROCINÉTIQUE

Si le conducteur était fermé sur lui-même, on aurait :


− →
H → − →
− →
− −−→
E . dl = 0 puisque E = −gradV
Soit
− :−

H j → →
− →

σ . dl = 0 ce qui entrainerait j = 0 Par conséquent, si le géné-


rateur établit un champ E entre A et B dans le conducteur, c’est qu’il


est lui-même le siège d’un champ E m dit champ électromoteur (non
électrostatique), qui transporte les charges (supposées positives pour
simplifier) de VB à VA > VB , leur faisant ainsi remonter le potentiel,


alors que le champ électrostatique E les transporte de VA et VB dans


le conducteur. C’est la circulation de ce champ E m dans le générateur
qui assure la [Link] − VB Cette circulation est appelée force élec-
tromotrice e du générateur (f..m.), bien qu’elle ait les dimensions d’un
potentiel. On a :

− →
→ −
e = AB d E m . dl = VA − VB
R



Le champ E m peut avoir des origines chimiques (piles et accumula-
teurs) ou magnétiques (f.é.m. induite).

• Tronçon de circuit comportant un générateur


VA − VB = r I − e

Electricité et Magnétisme 89 [Link] Chaachoua Sameut


3.1. ELECTROCINÉTIQUE CHAPITRE 3. ELECTROCINÉTIQUE

• Cas d’un récepteur


Alors que pour un générateur, le courant sort du pôle positif et
rentre par le pôle négatif, pour un récepteur, le courant suit le che-
min inverse : il sort par le pôle négatif. Dans ce cas, la f.é.m. qui
est toujours positive, est appelée force contre-électromotrice.
Dans un circuit complexe, comprenant des générateurs et des ré-
cepteurs, il peut arriver que le courant d’un générateur sorte par
le pôle négatif. Dans ce cas, ce générateur se comporte comme un
récepteur : il se charge.

• Tronçon de circuit comportant un générateur


VA − VB = r I + e 0

3.1.12 Les lois de Kirchhoff


• Première loi
En un noeud d’un circuit, la somme algébrique des courants est
nulle.
K Ik = 0 (loi des noeuds)
P

Electricité et Magnétisme 90 [Link] Chaachoua Sameut


3.1. ELECTROCINÉTIQUE CHAPITRE 3. ELECTROCINÉTIQUE

• Deuxième loi
Pour une maille d’un circuit, la somme algébrique des f.é.m. est
égale à la somme algébrique des produits RI .
k ek − k Rk Ik = 0 (loi des mailles)
P P

• Convention adoptée :on choisit un sens positif de courant a priori.


Les courants qui vont dans ce sens sont pris positifs, les autres sont
pris négatifs. Les f.é.m. sont considérées comme positives lorsque
le courant sort par la borne (+) et négatives dans le cas contraire.

3.1.13 Théorémes de Thévenin et de Norton


[Link] Théorème de Thévenin

Un réseau linéaire, ne comprenant que des sources indépendantes de


tension, de courant et des résistances, pris entre deux bornes se com-
porte comme un générateur de tension E0 en série avec une résistance
R0 .La f.e.m.E0 du générateur équivalent est égale à la tension existant
entre les deux bornes considérées lorsque le réseau est en circuit ou-
[Link] résistance R0 est celle du circuit vu des deux bornes lorsque
toutes les sources sont éteintes.

[Link] Théorème de Norton

De même on peut remplacer tout réseau linéaire, ne comportant pas


de sources commandées, pris entre deux de ses bornes par une source
Electricité et Magnétisme 91 [Link] Chaachoua Sameut
3.1. ELECTROCINÉTIQUE CHAPITRE 3. ELECTROCINÉTIQUE

de courant I0 en parallèle avec une résistance R0 . L’intensité I0 est


égale au courant de court-circuit, les deux bornes étant reliées par un
conducteur parfait. La résistance R0 est celle du circuit vu des deux
bornes lorsque toutes les sources sont éteintes.

[Link] Equivalence entre représentations de Thévenin et Norton

L’application respective des théorèmes de Thévenin et Norton permet


de montrer l’équivalence de deux circuits suivants :

avec :E0 = R0 I0

3.1.14 Exercices corrigés


• Exercice 01 :
Soit un fil de cuivre de diamètre (d = 1.2mm) parcouru par une
quantité de charge (∆Q = 1800C ) pendant une heure.

1. Calculer l’intensité du courant électrique j(r).


2. Déduire la vitesse de déplacement des électrons à l’intérieur
du cuivre (sachant que le nombre d’électrons libres par m3 et
égal à n = 1.2 ∗ 1029 e/m3 .
3. Calculer la mobilité électronique (sachant que la résistivité élec-
trique ρ = 1.6 ∗ 10−8 Ω.m tel que v = µ.E )
4. Déduire l’intensité du champ électrique.

Electricité et Magnétisme 92 [Link] Chaachoua Sameut


3.1. ELECTROCINÉTIQUE CHAPITRE 3. ELECTROCINÉTIQUE

• Solution :

1. L’ntensité du courant électrique j(r)


On a r = d2 (Le Rayon)
s = πr2 (La Section)
∆Q
I= ∆t

2. Ia vitesse de déplacement desélectrons


j
i = nqv ⇒ v = nq

3. La mobilité électronique
1
µ = nqρ
4. Le champ électrique
v = µE ⇒ E = µv

• Exercice 02 :
La figure suivante montre un circuit mixte composé de résistances
branchées à une source de tension U
Calculer :

1. La valeur de la résistance équivalente.


2. Le courant fourni par la source.
3. Le courant et la chute de tension dans chacune des résistances.

Electricité et Magnétisme 93 [Link] Chaachoua Sameut


3.1. ELECTROCINÉTIQUE CHAPITRE 3. ELECTROCINÉTIQUE

4. La puissance de chacune des résistances.

• Solution :

1. La résistance équivalente
f rac1Rx = R12 + R13 ⇒ Rx = 2.7Ω
Ry = R1 + Rx = 8.7Ω
1 1 1
Rz = Ry + R4 ⇒ Rz = 4.8Ω
Req = Rz + R5 + r = 10.3Ω
2. Le courant fourni par la source
E
I= Req = 0.87A
3. Le courant et la tension dans chacune des résistances
Les courants
I = REeq = 0.87A
I = I1 + I2
On
Vy = V4 ( Ry et R4 En parallèle)
Vy = V4 ⇒ Ry I = R4 I2 ⇒ I2 = R y
R4 I1
I = I1 + R R4 I1 ⇒ I1 = 0.46A
4

I2 = I − I1 ⇒ I2 = 0.41A
I1 = I3 + I4
On
V2 = V3 (R2 et R3 En paralléle)
R2
V2 = V3 ⇒ R2 I3 = R3 I4 ⇒ I4 = R 3
I3
R2
I1 = I3 (1 + R3 ) ⇒ I3 = 0.306A
I4 = I1 − I3 ⇒ I4 = 0.154A.
Les tensions
Résistance r :Vr = rl = 0.437V
Résistance R5 :V5 = R5 l = 4.35V
RésistanceR1 :V1 = R1 l = 2.7V

Electricité et Magnétisme 94 [Link] Chaachoua Sameut


3.1. ELECTROCINÉTIQUE CHAPITRE 3. ELECTROCINÉTIQUE

Résistance R4 :V4 = R4 l = 4.1V


Résistance R2 :V2 = R2 l = 1.22V
Résistance R3 :V3 = R3 l = 1.23V

4. La puissance de chacune des résistances


P = RI 2 = V I

• Exercice 03 :
A partir des lois de Kirchhoff, calculer le courant électrique pour
chaque branche. A.N : R1 = R2 = R3 = R5 = 2Ω, R4 = 4Ω,
R6 = 10Ω, E1 = 6V , E2 = 30V , E3 = E4 = 10V , E5 = 36V

• Solution :
Le courant électrique pour chaque branche a partir des de Kirchoff
1er loi :
Noeud A

I5 = I1 + I3 (3.1)

Noeud B

I3 = I4 + I2 ⇒ I4 = I3 − I2 (3.2)
Electricité et Magnétisme 95 [Link] Chaachoua Sameut
3.1. ELECTROCINÉTIQUE CHAPITRE 3. ELECTROCINÉTIQUE

Noeud C

I6 = I1 + I2 (3.3)

2emme loi
Maille 1

R1 I1 + R5 I5 + R6 I6 = E1 + E5 , (3.4)

Maille 2

−R2 I2 − R6 I6 + R4 I4 = E4 − E2 , (3.5)

Maille 3

−R3 I3 − R4 I4 − R5 I5 = −E3 − E4 − E5 , (3.6)

En remplace les Eqs (3.1) ,(3.2) et (3.3) dans les Eqs. (3.4) ,(3.5) et
(3.6)
(1) ⇒ 14I1 + 4I2 + 2I3 = 42
(2) ⇒ −10I1 − 16I2 + 4I3 = −20
(3) ⇒ −2I1 + 4I2 − 8I3 = −56
(4) ⇒ (R1 + R5 + R6 )I1 + R6 I2 + R5 I3 = E1 + E5
(5) ⇒ −R6 I1 − (R2 + R6 + R4 )I2 + R4 I3 = E4 − E2
(6) ⇒ −R5 I1 + R4 I2 − (R3 + R4 + R5 )I3 = −E3 − E4 − E5 On
calculant le déterminant

14 10 2
∆ = −10 −16 4 , (3.7)
−2 4 −8
Electricité et Magnétisme 96 [Link] Chaachoua Sameut
3.1. ELECTROCINÉTIQUE CHAPITRE 3. ELECTROCINÉTIQUE

Calcule des courants :

42 10 2
∆1 = −20 −16 4 , (3.8)
−56 4 −8
∆1
I1 = ∆ = −2A

14 42 2
∆2 = −10 −20 4 , (3.9)
−2 −56 −8
∆2
I2 = ∆ = 5A

14 4 42
∆3 = −10 −16 −20 , (3.10)
−2 4 −56

I3 = ∆∆3 = 10A
I5 = I3 + I1 = 8A
I4 = I3 − I2 = 5A
I6 = I1 + I2 = 3A

Electricité et Magnétisme 97 [Link] Chaachoua Sameut


4
Magnétostatique

98
4.1. MAGNÉTOSTATIQUE CHAPITRE 4. MAGNÉTOSTATIQUE

4.1 Magnétostatique
La magnétostatique est l’étude des champs magnétiques stationnaires.
C’est le deuxième phénomène de base de lélectromagnétisme. Autre-
fois, on pensait que l’électricité et le magnétisme étaient deux phéno-
mènes indépendants. Cependant, on sait maintenant qu’ils sont reliés.
On peut résumer les cas oùsont produits les champs électriques et ma-
gnétiques :

• Charge stationnaire :une charge stationnaire ne produit qu’un



− →

champ électrique. Donc, →

u = 0, E 6= 0 et B = 0

• Charge en mouvement :Une charge en mouvement produit un


champ éléctrique , un champ magné[Link] ce cas-ci, → −
u 6=

− →

0, E 6= 0, B 6= 0 . La vitesse de mouvement est constante.

• Charge en accélération :Une charge en mouvement produit un


champ éléctrique, un champ magnétique, et un champ électroma-

− →

gnétique [Link] ce cas ci,→

u 6= 0, E 6= 0, B 6= 0 .

4.1.1 Champ magnétique crée par une charge électrique


ponctuelle en mouvement


L’expérience montre qu’une charge q animée d’une vitesse V crée en
tout point M (r) de l’espace un champ magnétique :


− →


B (r) = µ0 V ∧−
r
4π q r3

• où µ0 = 1.2610−6 H/m
µ0 −7
4π = 10 (S.I)

− →
− →
− −
• Le module de B est k B k = µ0 qV sin α
4π r2 avec α = ( V , →
r)
Electricité et Magnétisme 99 [Link] Chaachoua Sameut
4.1. MAGNÉTOSTATIQUE CHAPITRE 4. MAGNÉTOSTATIQUE

• L’unité de B en (S.I) est Tesla (T).Dans le système CGS c’est le


Gauss(G) 1G = 10−4 T

− → − −
• son sens est tel que ( B , V , →
r ) forment un trièdre direct :

4.1.2 Action d’un champs magnétique sur une charge


en mouvement :
[Link] Loi de laplace


Une charge ponctuelle q en mouvement avec une vitesse V dans un


champ magnétique B est soumise entre autre à une force magnétique :


− →
− → −
F = qV ∧ B

Electricité et Magnétisme 100 [Link] Chaachoua Sameut


4.1. MAGNÉTOSTATIQUE CHAPITRE 4. MAGNÉTOSTATIQUE

[Link] Force électromagnétique entre deux charges ponctuelles


en mouvement (Force de Lorentz)

Une charge électrique q1 en mouvement crée en tout point de l’espace



− → −
un champ électromagnétique ( E 1 , B 1 ) :


− 1 r→

E1 = 4π0 q1 r3


− →


B1 = µ0 V 1 ∧−
r
4π q1 r3

Elle exerce alors sur une autre charge q2 en mouvement avec une vitesse


V2:

• Une force électrostatique (q2 supposef ixe)



− →
− −

1 q1 q2 r12
F 12E = q2 E 1 = 4π0 r122



• Une force magnétique(de Laplace,q2 est en mouvement dans B 1 )


− →
− →
− →
− → −
µ0 → − q1 V 1 ∧ r 12
F 12M = q2 V 2 ∧ B 1 = 4π q2 V 2 ∧ 3
r12
Cette force est nulle si :

– q2 est fixe alors V2 = 0


– q1 est fixe alors V1 = 0 ⇒ B1 = 0.

− →
− →
− →

– V 2 // B 1 ⇒ V 2 ∧ B 1

D’aprés le principe de superposition,la force globale que q1 exerce sur


q2 (Force de Lorentz)est :


− →
− →
− →

F 12 = q2 ( E 1 + V 2 ∧ B 1 )

Comme remarque :
Electricité et Magnétisme 101 [Link] Chaachoua Sameut
4.1. MAGNÉTOSTATIQUE CHAPITRE 4. MAGNÉTOSTATIQUE

• les forces magnétiques n’obéissent pas au principe de l’action et



− →

réaction, sauf dans le cas ou V 1 = V 2


• De manière générale, si une particule q de vitesse V est soumise

− → −
à un champ électromagnétique ( E 1 , B 1 ), quelque soit sa source,
alors cette particule est soumise à la force de Lorentz

− →
− → − → −
F = q[ E + V ∧ B ].

4.1.3 Loi de Biot et Savart


L’étude quantitative des interactions entre aimants et courants fut réa-
lisée par les physiciens Biot et Savart (1820). Ils mesurèrent la durée
des oscillations d’une aiguille aimantée en fonction de sa distance à un
courant rectiligne. Ils trouvèrent que la force agissant sur un pôle est di-
rigée perpendiculairement à la direction reliant ce pôle au conducteur
et qu’elle varie en raison inverse de la distance. De ces expériences,
Laplace déduisit ce qu’on appelle aujourd’hui la loi de Biot et Savart.
Le champ magnétique que produit une distribution filiforme de cou-
rant peut s’obtenir en décomposant la distribution en petits éléments
de courant. On considère que chaque élément de courant de longueur


dl traversé par un courant d’intensité I produit un champ magnetique
élementaire en M :

−→ →
− → −
I dl ∧ u
dB(M ) = k r2
oùk est une constante, → −
u le vecteur unitaire joignant lélément de cou-
−→
rant à M, et r, la distance entre M et la portion de [Link] faut voir dB
comme un intermédiare de calcul,seule la somme de toutes les contri-
butions a un sens [Link] champ magnétique résultant s’obtient
donc en intégrant l’expression précdente, le point P parcourant tout le
circuit :

Electricité et Magnétisme 102 [Link] Chaachoua Sameut


4.1. MAGNÉTOSTATIQUE CHAPITRE 4. MAGNÉTOSTATIQUE


− H −
→ →
− → −
I dl ∧ u
B (M ) = dB = k circuit k r2
H

H
le symbole signifiant que l’intégration s’effectue le long du circuit
fermé. Notations utilisées dans la loi de Biot et Savart

Dans le Système international d’unités, on pose


µ0
k = 4π avec µ0 ' 4π.10−7 SI.
µ0 est appelé perméabilité magnétique du vide.

4.1.4 Application de la loi de Biot et Savard


[Link] le fil rectiligne infini

Considerons un fil infini d’axe Oz , parcouru par un courant constant


d’intensitéI et cherchons le champ magnétique produit a la distance r
du fil. A l’aide de la formule de Biot et Savart, on peut exprimer le
−→
champ magnétique dB produit par la portion de longueur dl :

µ0 Idl cos ϕ
dB = 4π P M 2

avec ϕ l’angle que fait la droite (PM) avec le plan médiateur passant
par [Link] la variable ϕ comme variable d’inté[Link]
que P M = r
cos ϕ et l = r tan ϕ (d’où l’on tire dl = r cosdϕϕ2 ) on obtient

Electricité et Magnétisme 103 [Link] Chaachoua Sameut


4.1. MAGNÉTOSTATIQUE CHAPITRE 4. MAGNÉTOSTATIQUE

µ0 I cos ϕ
dB = 4π r dϕ

Vu que tous les champs élémentaires sont colinéaires et dirigés suivant


le vecteur orthoradial →

u , on peut ajouter les intensités des champs pour
θ
avoir le champ magnétique total

π
µ0 I R 2 µ0 I
B(M ) = 4πr − 2
π cos ϕdϕ = 2πr

Finalement, il règne dans l’espace un champ magnétique


− µ0 I →

B (r, θ, z) = 2πr u θ

[Link] Champ d’induction magnétique produit par un courant


circulaire

dans cette exemple on veut étudier l’evolution du champ magnetique le


long de l’axe Oz de la spire.

Electricité et Magnétisme 104 [Link] Chaachoua Sameut


4.1. MAGNÉTOSTATIQUE CHAPITRE 4. MAGNÉTOSTATIQUE

Tout d’abord, appelons θ le demi-angle au sommet du cone forme


par la spire et un point M de l’axe. D’après la loi de Biot et Savart


− →
−→
dB = µ0 I dl ∧−
u
4π r2

En raison de la symétrie du problème, toutes les composantes per-


pendiculaire a l’axe s’éliminent, et les composantes suivant Oz

µ0 IdI
dBz = 4π r2 sin θ

Le champ résultant est portépar l’axe de spire s’ecrit :

µ0 sin θ R 2πR
B= 4π r2 I 0 dl
µ0 sin θ
avec B = 2 r2 IR

R
R étant le rayon de la spire et sachant que sin θ = r
2 2
B = µ20 Rr3 I donc B = µ20 2R 2 3 I
2(R +z ) 2
µ0
Au centre de la spire, le champ a pour valeur B = 2R I

Electricité et Magnétisme 105 [Link] Chaachoua Sameut


Bibliographie

- Cours d’électromagnétisme Jimmy Roussel, professeur agrégé à


l’école Nationale Supérieure de Chimie de Rennes.
- Cours et TD d’éléctricité II [Link] département
de physique Laboratoire de Physique de la matière Condensée
([Link].C.)Maroc.
- Cours d’électrostatique-Electrocinétique,Jonathan Ferreira uni-
versité Joseph Fourier DEUG SMa.
- Cours d’électrocinétique EC1-Lois en régime quasi-stationnaire.
- ELecrtonique de base rappels d’électrocinétique,Sylvain TISSE-
RANT Université de la Méditerranée
-Thabet-Khireddine ; Conducteurs En Equilibre Electrostatique ;
Ecole Nationale Polytechnique De Constantine (Enpc) ; 2016-2017
- Cours et exercices corrigés électrostatique etélectrocinétique,
ÉMILE AMZALLAG - JOSEPH CIPRIANI - JOCELYNE BEN
AÏM - NORBERT PICCIOLI Maîtres de conférences à l’université
Pierre et Marie Curie (Paris 6).

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