Physique 2
Physique 2
PHYSIQUE 2
Cours et Exercices
Préparé par
1 Electrostatique 7
1.1 Electrostatique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.1.2 la Force éléctrique : La loi de coulomb . . . . 10
[Link] les caractéristiques de la Force éléc-
trique . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.1.3 Action d’une distribution de charges sur une
charge ponctuelle :Le principe de superposition 12
1.1.4 Relation entre le champ électrique et la force
de coulomb . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.1.5 Champ et potentiel . . . . . . . . . . . . . . 13
[Link] Cas d’une charge penctuelle . . . . 13
[Link] Cas d’un système de charges . . . . 14
a) Champ électrostatique crée
par un ensemble de charges :Prin-
cipe de superposition . . . 14
b) Potentiel electrostatique dû
a une distribution discon-
tonue de charges . . . . . 17
1.1.6 Distribution continue de charges . . . . . . . 17
2
[Link] Circulation du champ éléctrique . 18
[Link] Loi local et intégrale . . . . . . . 19
[Link] Énergie potentielle Électrostatique 20
1.1.7 Dipole électrostatique . . . . . . . . . . . . . 20
[Link] Définition . . . . . . . . . . . . . . 20
[Link] Moment dipolaire . . . . . . . . . . 21
[Link] Champ et potentiel créé par le dipôle
électrostatique actif . . . . . . . . . 21
1.1.8 Théoréme de Gauss . . . . . . . . . . . . . . 24
[Link] Elément de surface . . . . . . . . . 24
[Link] Vecteur normale . . . . . . . . . . 24
[Link] Notion de flux . . . . . . . . . . . 25
[Link] Définition du flux . . . . . . . . . . 26
[Link] Relation entre flux et angle solide . 26
[Link] Enoncé du théorème de Gauss . . . 26
1.1.9 Exercices corrigés . . . . . . . . . . . . . . . 28
2 Conducteurs en équilibre 49
2.1 Conducteurs en équilibre . . . . . . . . . . . . . . . 50
2.1.1 Conducteurs isolés . . . . . . . . . . . . . . 50
[Link] Notion d’équilibre électrostatique . 50
[Link] Quelques propriétés des conducteurs
en équilibre . . . . . . . . . . . . . 50
[Link] Influence de deux conducteurs char-
gés théorème de faraday . . . . . . 54
a) Influence partielle . . . . 54
b) Influence totale . . . . . . 55
[Link] Capacité d’un conducteur unique . 56
[Link] Système de n conducteurs en équilibre 57
[Link] Condensateurs . . . . . . . . . . . 59
a) Définition . . . . . . . . . 59
3 Electrocinétique 75
3.1 Electrocinétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
3.1.1 Le courant éléctrique . . . . . . . . . . . . . 76
[Link] La densité de courant électrique . . 76
[Link] L’intensité du courant électrique . . 77
[Link] Différentes formes de conducteurs . 77
[Link] Ordre de grandeur . . . . . . . . . 78
3.1.2 équation de continuité . . . . . . . . . . . . 79
3.1.3 Conductivité éléctrique :Loi D’ohm locale . . 82
[Link] La mobilité des porteurs . . . . . . 83
4 Magnétostatique 98
4.1 Magnétostatique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99
4.1.1 Champ magnétique crée par une charge élec-
trique ponctuelle en mouvement . . . . . . . 99
4.1.2 Action d’un champs magnétique sur une charge
en mouvement : . . . . . . . . . . . . . . . . 100
[Link] Loi de laplace . . . . . . . . . . . . 100
7
1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE
1.1 Electrostatique
1.1.1 Introduction
1. Définition de l’électrostatique :
L’électrostatique est la branche de la physique qui étudie les phé-
nomènes créés par des charges électriques statiques pour l’obser-
vateur
• La charge électrique :
La charge électrique d’une particule est une grandeur scalaire qui
caractérise les actions électromagnétiques subies ou exercée par la
particule. La charge électrique joue dans l’interaction électrosta-
tique le même rôle que joue la masse dans l’interaction gravitation-
nelle. Les expériences d’électrisation montrent qu’il existe deux
Electricité et Magnétisme 9 [Link] Chaachoua Sameut
1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE
• Quantification de la charge :
Le physicien américain Robert A. Millikan a montré en 1913, à
partir d’une expérience mettant en jeu des gouttes d’huile électri-
sées, le fait que toute charge électrique q est quantifiée, c’est à dire
qu’elle n’existe que sous forme de multiples d’une charge élémen-
taire indivisible e :
q = Ne
où :e = 1, 60210−19 coulomb
1. Elle s’exerce sur des objets de même nature, ici des charges élec-
triques.
2. Elle agit suivant la droite qui joint les deux objets.
3. Elle est proportionnelle au produit des grandeurs liées aux objets
considérés : q1 et q2 .
4. Elle varie comme l’inverse du carré de la distance entre les deux
objets.
−→ −→
5. L’interaction entre deux charges est réciproque. :F12 = −F21
• Example :
Dans le modèle de Bohr de l’atome d’hydrogène, on suppose que
celui-ci est constitué d’un électron, de masse me et portant une
coulomb
Un corps chargé soumis à un champélectrostatique est l’objet d’une
→
− →
−
force électrostatique : F = q E
[F ] N
• Unité du champ électrostatique : [E] = [q] = C
Remarque :
l’énergie potentielle définie aussi à une constante près comme le poten-
tiel :
Ep = q V (M )
Surface equipotentielles
• Définition
Soit une distribution de charges localisées dans l’espace, créant
en un point M (x, y, z) un potentiel V (x, y, z). L’ensemble des
points pour lesquels le potentiel est constant constitue une surface
équipotentielle qui est caractérisée par l’équation V (x, y, z) =
[Link] équation représente l’ensemble des surfaces qui ont des
potentiels constants
→
− 1 R R σ(r) ds →
−
2. surfacique : E (M ) = 4 π 0 s r2 ur
→
− 1 R λ(r) dl →
−
3. linéique : E (M ) = 4 π 0 L r2 ur
1 R R σ(r) ds
2. surfacique :V (M ) = 4 π 0 s r +C
R λ(r) dl
3. linéique :V (M ) = 4 π1 0 L r +C
C étant une constante.
→
−
1. La circulation de E est indépendante du parcours choisi, puis-
qu’elle ne dépend que de la différence de potentiel entre A et B .
Le potentiel étant défini à une constante près, on voit que le choix
de cette constante n,intervient pas dans la différence de potentiel.
→
−
2. Par contre, la circulation de E dépend du sens de parcours choisi :
c’est ce sens qui fixe le signe de la différence de potentiel. Il faut
donc toujours orienter le parcours avant de calculer la circulation
→
−
de E .
− →
→ −
(b) ou encore (C) E . dl = 0 (C) contour fermé
H
→
−
peut permettre le calcul de E en un point.
EpB
Ep (M ) = qV (M ) + cste (1.3)
−−→ −→ −−→ −→
r
P M = (OM − OP )(OM − OP )
q
−−→ −→
P M = rOM 2 − 2 OM − OP + OP 2
2
P M = r2 − ra cos θ + a4
Comme a << r, on peut négliger les termes du 2nd ordre :
√
P M ' r2 − ra cos θ = r 1 − ar cos θ
q
1
(1 − x)− 2 = 1 + x2 .
d’où P1M = 1r √ 1a = 1r (1 + a cos θ
2r ).
1− cos θ r
De même pour N M :
1
NM = 1r (1 − a 2cosr θ ).
q a cos θ
[ P1M
− N1M ] = a cos θ
r2 ⇒ V (M ) = 4π 0 r2 .
−−→ →
− −−→ −
Comme qa cos θ = q N P . rr = q N P .→ ur .
V (M ) peut s’écrire :
→
−→− →
− → −
V (M ) = p r = p . ur
4 π 0 r3 4 π 0 r2
4. Equipotentielles :
Elles sont définies par l’équation
V (M ) = q4 aπ cos
0r
θ
2 = cte.
Soit
r2 = k cos θ.
5. Lignes de champ :
Elles sont définies par l’équation
→
− → − →
−
dl ∧ E = 0 .
Soit
r = r sin2 θ
.
→
−
Par définition, le flux dΦ du champ électrique E à travers l’élément de
surface considéré dS est égal au produit scalaire :
− −
→ →
dΦ = E .dS
On l’appelle flux élémentaire pour indiquer qu’il est relatif à un élé-
ment de surface.
Q Q
dΦ = 4 π 0 r2 dS cos θ = 4 π 0 dΩ
[*] Démonstration
L’unité d’angle solide est l’angle qui découpe sur une sphère de rayon
unité une surface unité. Comme la surface de la sphère de rayon unité
est 4 π R2 l’angle solide qui d’un point voit tout l’espace a pour valeur
En posant :
Φ = Q0i .
Le flux de E envoyé à travers une surface fermée est égal au quo-
tient par 0 de la somme des charges intérieures, quelles que soient
les charges extérieures.
Solution
On applique le principe de superposition pour le champ électrosta-
tique :
→
− →
− →
− →
− →
−
EO = E1 + E2 + E3 + E4
Electricité et Magnétisme 28 [Link] Chaachoua Sameut
1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE
→
− 1 2Q → − 1 2Q →
− →
−
E 1 = 4 π 0 a
2 u1 = 4 π a2 (− cos θ i + sin θ j )
→
− 1 2Q → − 1 2Q
0
→
− →
−
E 2 = 4 π 2 u2 = 4 π a2 (− cos θ i − sin θ j )
0 a
→
− 1 4Q → −
0
1 2Q →
− →
−
E 3 = − 4 π a2 u3 = 4 π a2 (cos θ i − sin θ j )
→
− 0
1 24 Q → −
0
1 2Q →
− →
−
E 4 = − 4 π 0 a
2 u4 = 4 π0 a2 (cos θ i + sin θ j)
Le champ électrostatique total au centre O est donc :
→
− 1 12 Q →
− π
E O = − 4 π 0 a
2 cos θ i où θ = 4
Finalement on obtient
√
:
→
− 1 3 2Q →
−
E O = − 2 π a2 i
0
→
− →
−
Application numérique : E O = −3.82 i V m−1
figure2
• Solution
1 2q
EA = 4π0 h22
q
EB = EC = 4π0 h22
√
π 3
D’après la figure α = 3 ⇒ sin α = 2
On sait que
a √
sin α = h2 ⇒ h2 = 23 a2
EG = EA + EB cos α + EC cos α
⇒ EG = EA + 2EB cos α
EG = EA + EB
EG = 4π9q0 a2 N/C
2. Le potentiel VG en point G
VG = VA + VB + VC
q q 2q
⇒ VG = 4π0 h2 + 4π0 h2 − 4π0 h2 = 0V olt
3. La force électrique FG en point G avec Q = 3q
→
− →
− →
− 27q 2
F = Q E G ⇒ k F k = Q = 4π9q0 a2 = 4π 0a
2N
• Exercice 03 :
Quatre charges ponctuelles sont placées aux sommets d’un carré
de côté a (Figure 3).
1. Calculer le champ et le potentiel électrique au centre O de
carré.
2. Determiner l’énergie potentielle et la force électrique de la
charge (−q) situé au centre de carré.
3. Calculer le travail de la force électrique de la charge (−q) qui
se déplace du point O au point O0 ( le point O0 représente la
symétrie du point O par rapport au côté supérieur).
figure3
• Solution
Avec
1 q
EA = EB = 4π0 ( a2 )2
1 2q
EC = ED = 4π0 ( a2 )2
π
α= 4
Donc
1 q 1 2q
EOx = 2( 4π a 2 +
0 ( ) 4π0 ( a2 )2 ) cos α
2
√ 3q N
q
2 + E2 =
EOx = EOx Oy 2π0 a2 C
figure04
• Solution
→
−
• La force électrique F appliqué sur la charge q3
→
− →
− →
− →
− →
−
F = F 1 + F 2 , ( F 1 ⊥ F 2)
q
F = F12 + F22
r1 = AC
r2 = BC
1 q1 q2 3
F1 = 4π 2 = 1.8710 N
0 r1
1 q3 q2 3
F2 = 4π 2 = 3.610 N
0 r2
Donc F = 4.06103 N
F
F = q3 E ⇒ E = q3 = 2.03107 V /m
• Le potentiel VC en point C
1 q1
VC = V1 + V 2 V1 = 4π0 r1
1 q2
V2 = 4π0 r2
V = 2.25106 V
Energie potentielle Ep de la charge q3
Ep = q3 VC ⇒ Ep = 4.5102 J
• Solution
sin θ k ).
−→
Le champ éléctrostatique dE créé en M par la paire de charges
élémentaires (dq1 , dq2 ) a pour expression :
−→ −→ −→
dE = dE + dE = 1 2 λ dz (cos θ →
1 2 4 π 0 r2 +z 2
−u ) = dE →
r r
−u r
avec :
dEr = 2 π10 r2dz
+z 2 cos θ .
En appliquant le principe de superposition, le champ éléctrostatique
résultant au point M , s’obtient en intégrant cette expression de θ = 0
à θ = π2 .
Rπ
Er = 2 πλ0 02 r2dz
+z 2 cos θ .
r
r2
Comme :cos θ = r2 +z 2 .
r2
alors :r2 + z 2 = cos2 θ .
z rdθ
tan θ = r et dz = cos2 θ .
2 2
En substituant r + z et dz par leurs expressions respectives dans celle
Rπ π
de Er , on obtien : Er = 2 πλ0 r 02 cos θ dθ = 2 πλr [sin θ]02 = 2 πλ0 r .
→
−
D’où : E = Er → −u r = 2 πλ0 r →
−
u r (N/C)
Ce qui donne :
λ0 R
V (M ) = V = V (0, 0, z) = V (0, 0, −z).
1
2 0 (R +z 2 ) 2
2
• Solution
a) Calcul du champ éléctrostatique à partir du potentiel
Le potentiel dV (M ) créé en un point M (0, 0, z) par la charge
dq = σ dS entourant le point P est :
Electricité et Magnétisme 39 [Link] Chaachoua Sameut
1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE
→
−
le champ en un point M de l’axe est porté par k :
→
− →
− − →
→ −
E (M ) = E (0, 0, z) = E (z) k
−→
Un élément dE de charge dq = σ dS , centré en P , crée en un
point M de l’axe du disque un champ élémentaire donné par :
−→ −−→
dq PM →
dE = 4 π 0 − −
−→ 3 u .
kP M k
−−→ √ −−→
ds = rdr dθ,kP M k = r2 + z 2 and → −
u = − PM .
−→
kP M k
Le disque chargé présente une symétrie de révolution autour de son
axe, par exemple l’axe z’z, le champ est alors porté par cet axe. On
a:
−→ →
−
dE = 4 πσ0 rrdrθ
2 +z 2 u
→
− →
−
E = 4 πσ0 s (rrdrdθ √ z u
R R
2 +z 2 )
r2 +z 2 z
→
−
E = 4πσ z0 0R 2 rdr2 3 02 π dθ → −
uz
R R
(r +z ) 2
→
−
E = 2σ0 [ |z|
z
− √R2z+z 2 ]→
−
uz .
Soit
→
−
E (M ) = 2σ0 [ |z|
z
− √R2z+z 2 ]→
−
uz N/C
• Solution :
La distribution de charge est invariante par rotation autour du fil et
par translation parallèle au fil : le potentiel et le champ ne peuvent
donc dépendre des coordonnées cylindriques ϕ et z
→
− −−→ →
−
V = V (r), E = −gradV = − dV dr er
Le champ électrique est donc radial.
Pour calculer le champ en M , on peut alors choisir comme surface
fermée d’intégration (S) un cylindre de révolution autour du fil, de
rayon r et de hauteur h (surface de Gauss).
Le flux sortant par les bases de (S) étant nul, on a :
Electricité et Magnétisme 41 [Link] Chaachoua Sameut
1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE
− −
→ →
Φ= (s) E .dS = [Link] = E s dS = 2 π r h E.
H R R R R
S
P qi λh
0 = 0 .
Le théorème de Gauss s’écrit donc :
→
−
2 π r h E = λ0h ⇒ E = 2 πλ0 r →
−
er . Le potentiel en M se déduit de
→
−
E par :
→
− −−→
E = −gradV ⇒ dV = −[Link].
D’où
V = − [Link] = − 2 πλ0 ln r + cte
R
→
−
4 π r2 Eext = 34 π R0 ρ ⇒ E ext = ρ 3 R0 r2 →
−
e r = Kr2Q →
−
3 3
e r.
2) Champ à l’intérieur :OP ≤ R.
Soit (Ss ) la surface de Gauss passant par le point P intérieur (sphère
de rayon r).
On a encore :
2
(S2 ) Eint .dS = Eint (S1 ) dS = 4 π r Eint .
H H
P qint 4 r3
0 = 3 π 0 ρ
Le théorème de Gauss donne cette fois :
3
4 π r2 Eint = 34 π r0 ρ.
→
−
E int = 3ρr0 →−ur
D’où la variation de E en fonction de r représentée sur la figure.
→
− − →
→ −
3) Calcul du potentiel Le champ E étant radial, dV = − E .dr =
−[Link].A l’extérieur, on a :
3 R
ρ R3
Vext = − Eext dr = − ρ3R0 dr = 3 0 r + C 1
R
r 2
Lorsque r 7→ ∞, V 7→ 0 ⇒ C1 = 0.
A l’interieur :
2
Vint = − Eint dr = − 3ρ0 rdr = − ρ6 r0 + C2
R R
• Exercice 10
On dispose d’une sphère de centre O et de rayon R , chargée uni-
formément en volume, de densité volumique de charge charge ρ(r)
qui correspond à la distance r (la séparation entre le point étudié
et le centre O, tel que ρ(r) est donnée par la forme suivante :
2
ρ(r) = ρ0 (1 − α Rr 2 ) Où ρ0 et α sont des constantes
• Solution
2
q = ρdV ⇒ q = 0R ρ0 (1 − α Rr 2 )4πr2 dr
R R
⇒ q = 43 πR3 ρ0 (1 − 3α
5 )
2. Le champ électrique
r<R
2
q = ρ0 (1 − α Rr 2 )4πr2 dr
Rr
0
3
αr5
⇒ q = 4πρ0 ( r3 − 5R 2)
Emax ⇒ dEdrint = 0
ρ0 9αr2
q
dEint R 5
dr = 0 ⇒ 30 (1 − 5R2 ) = 0 ⇒ r 0 = 3 α Alors la valeur
de champ maximal Emax
2
Emax = Eint (r0 ) ⇒ Emax = ρ30 r00 (1 − 3αr
5R ) ⇒ Emax =
0
2
2ρ0 R
q
5
270 α
q
R 5 5
r0 < R ⇒ 3 α <R⇒α> 9
5. Le potentiel électrique
r>0
R R 3 ρ0 3α
Vext = − Eext dr = − 3 2 (1 − 5 )dr ⇒ Vext =
R
0r
R3 ρ0 3α
30 r (1 − 5 ) + C1
On calcul C1
Vext (∞) = 0 ⇒ C1 = 0 alors
Electricité et Magnétisme 46 [Link] Chaachoua Sameut
1.1. ELECTROSTATIQUE CHAPITRE 1. ELECTROSTATIQUE
R 3 ρ0 3α
Vext = 30 r (1 − 5 )
r<0
2
Vint = − Eint dr = − ρ300r (1 − 3αr 5R )dr ⇒ Vint =
R R
2
ρ0 r 2 3αr4
− 30 ( 2 − 20R2 ) + C2
On calcule C2
La continuité du potentiel en r = R
2 4
Vint (R) = Vext (R) ⇒ − 3ρ00 ( R2 − 3αR
20R ) + C2 = Vext =
2
R 3 ρ0 3α R 2 ρ0 α
3 R (1 − 5 ) ⇒ C2 = 20 (1 − 2 )
0
ρ0 r 2
3αr4 R 2 ρ0
Alors Vint = − 3 0
(2 − 20R2 ) + 20 (1 − α2 )
3
= 0 ⇒ 3ρ00 (r − 3αr
q
dVmin 5
dr 5R2 ) = 0 ⇒ (r1 = 0 r2 = R 3α )
2
r1 = 0 ⇒ Vmax = ρ3 0R
0
(1 − α2 )
2
⇒ Vmin = ρ30R
q
5
r2 = R 3α 0
(1 − α2 − 10α
5
)
q
5 5
r2 < R ⇒ R 3α <R⇒α> 3
49
2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE
* Définition :
l’équilibre électrostatique d’un conducteur est atteint lorsque au-
cune charge électrique ne se déplace plus à l’intérieur du conduc-
teur.
* Remarques :
1. Du point de vue de chaque charge élémentaire, cela signifie
que le champ électrostatique total auquel elle est soumise est
nul.
2. Si le conducteur est chargé, le champ électrostatique total est
(principe de superposition) la somme du champ extérieur et
du champ créé par la distribution de charges contenues dans
le conducteur. Cela signifie que les charges s’arrangent (se dé-
placent) de telle sorte que le champ qu’elles créent compense
exactement, en tout point du conducteur, le champ extérieur.
3. Comme le champ dérive d’un potentiel, cela implique qu’un
conducteur à l’équilibre électrostatique est équipotentiel.
→
−
puisque le champ E est nul partout. Cela signifie que ρ = 0 (au-
tant de charges + que de charges -) et donc, qu’à l’équilibre, aucune
charge non compensée ne peut se trouver dans le volume occupé par
le conducteur. Toutes les charges non compensées se trouvent donc ne-
cessairement localisées à la surface du conducteur.
→
−
le champ électrostatique E est normal à S . Considérons une petite
surface Sext parallèle à la surface S du conducteur. On peut ensuite
construire une surface fermée en y adjoignant une surface rentrant
P
H →− − → − −
→ → − −
→ → − −
→ →
Φ = P E .dS = SL E .dS + E .dS + E .dS =
R R R R R R
Sext Sext
[Link]
Φ = Qint
0
= 1 R R
0
σ SM
SM σ.dS = 0 .
→
− →
−
1. E 2 (M ) = E 2 (M 0 ) car M et M 0 sont infiniment proches.
−
→ −
→
2. E 0 2 = −E 0 1 car le champ éléctrostatique à l’intérieur du conduc-
teur est nul.
→
− →
−
3. E 1 (M ) = − E 1 (M 0 ) car E1 est symétrique par rapport à dS ,
considérée comme un plan puisque M et M 0 peuvent être infini-
ment rapprochés.
→
− →
−
Grâce à ces trois propriétés, on en déduit que E 1 = E 2 , c’est à
dire que la contribution de l’ensemble du conducteur est égale à celle
de la charge située à proximité immédiate. Comme le champ total vaut
→
− →
− →
−
E = E +E = σ →
1 2
−n (théorème de Coulomb), on en déduit que
2 0
le champ créé par l’ensemble du conducteur (à l’exclusion des charges
→
−
situées en dS ) au voisinage du point M est E 2 = 2σ0 →
−
n Autrement dit,
−→
la force éléctrostatique dF subie par cette charge dq = σdS de la part
de l’ensemble des autres charges du conducteur vaut
−→ →
−
dF = dq E 2 = σ dS 2σ0 → −
n = 2σ0 →−
2
n dS Quel que soit le signe de
σ , la force est normale et toujours dirigée vers l’extérieur du conduc-
teur. Cette propriété est caractéristique d’une pression, force par unité
de surface. Ainsi, la pression éléctrostatique subie en tout point d’un
conducteur vaut
σ2
P = 2 0 .
une densité σ20 > 0 sur la partie opposée. Les densités sont de signes
contraires pour assurer la neutralité de (C2 ). Les lignes de champ ont
l’allure indiquée sur la figure : elles partent de (C1 ) perpendiculaires à
la surface et aboutissent à (C2 ) également perpendiculaires à la surface.
On considère le tube de champ de section dS1 sur (C1 ) : il va délimiter
sur (C2 ) une section dS2 . Le flux sortant de ce tube est nul, car aucun
→
−
flux ne sort de la paroi latérale ( E tangent à la paroi) ni des calottes
→
−
dS1 , dS2 ( E nul àl’intérieur des conducteurs).
soit :
qint = σ1 dS1 + σ2 dS2 = 0.
P
Les charges σ1 dS1 et σ2 dS2 qui se font face sur deux éléments de sur-
face correspondants sont égales et opposées (théorème de Faraday).
L’influence est dite partielle car seule une partie des lignes de champ
issues de (C1 ) aboutit à (C2 ).
b) Influence totale
Si l’un des deux corps (C2 par exemple) entoure totalement l’autre, il y
a correspondance totale entre les charges de la
surface (S1 ) de (C1 ) et la surface interne (S2 ) de (C2 ). On peut
alors écrire : Si l’un des deux corps (C2 par exemple) entoure totale-
ment l’autre, il y a correspondance totale entre les charges de la surface
Electricité et Magnétisme 55 [Link] Chaachoua Sameut
2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE
Les charges globales portées par les deux surfaces en regard sont égales
et opposées. On peut donc rèsumer la situation de la manière suivante :
→
− →
−
- dans la partie massive de (C1 ) : E 1 = 0 ,
→
−
- sur la surface de (C1) : charge Q1 > 0 créant E 2 ,
- sur la surface interne de (C2 ) : charge −Q1 ,
→
− → −
- dans la partie massive de (C2 ) : E = 0 ,
- sur la surface externe de (C2 ) : apparition de la charge +Q1 pour
assurer la neutralitéde (C2 ) (si l’on suppose (C2 ) neutre au départ),
→
−
- à l’éxtérieur des deux conducteurs : le champ E ext est celui créé par
la seule charge Q1 portée par la surface externe de (C2 ).
q
V = Vq11 = Vq22 = Vq33 = C .Le coefficient de proportionnalité C , indé-
pendant de q et de V , est appeléla capacité du corps conducteur. Il se
mesure en farad (F ), si q est en coulomb et V en volt.
1er état :Q11, Q21, Q31 étant les charges portées respectivement par
les conducteurs 1, 2, 3, on a :
Q11 = C11 V1 C11 > 0.
Q21 = C21 V1 C21 < 0 car charge Q21 < 0.
Q31 = C31 V1 C31 < 0. car charge Q31 < 0
[Link] Condensateurs
a) Définition
b) Calculs de capacité
• Condensateur sphérique :
→
−
Les symétries et les invariances donnent : E = E(r)→
−
e r . Le théo-
rème de Gauss appliqué à une sphère de centre O, de rayon r
conduit à :
→
−
E = 4 πQ10 r2 →
−
e r.
• Condensateur cylindrique :
On considère 2 cylindres illimités et coaxiaux. on cherche la ca-
pacité d’un tronçon de hauteur h. les symétries et les invariances
nous donnent :
→
−
E = E(r)→ −
e r (r = distance à l’axe)
→
−
⇒ E = 2 πQ01 hr →
− e r.
Circulation entre les 2 armateures :
V1 − V2 = 2 πQ10 h ab drr = 2 πQ10 h ln( ab )
R
⇒ C = 2 lnπ 0 h
b .
a
• Condensateur plan :
√
On considère que : e S En néglige les effets de bord, les inva-
riances et les symétries permettent d’écrire :
→
−
E = E(x)→ −ex
→
− −−→
E = −gradV ⇒ Ex = − dV dx = cte ;
on détermine la constante sachant que le champ à la surface des arma-
teures vaut :
E = σ0 = Q 0S
.
la circulation du champ permet d’obtenir :
V1 − V2 = E.e = Q.e 0 S
0 S ⇒ C = e .
a) Association en série
b) Association en parallèle
1R
1. distribution linéaire dq = λ dl Ep = 2 LλV dl
1R
2. distribution superficielle dq = σ ds Ep = 2 S σ V dS
1R
3. distribution volumique dq = ρ dr Ep = 2 r ρ V dr
On a alors :
Ep = 21 q1 V1 + 12 q2 V2 + ..... + 12 qn Vn .
Ep = 12 i qi Vi
P
• Solution :
En vertu du principe de superposition, le potentiel de (A1), pris en
son centre O est
V1 (O) = 4 π10 S1 σP11dSO1 + 4 π10 S2 σP22dSO2 .
R R R R
• Exercice 02 :
Une sphère métallique (S1 ) de rayon R1 = 9cm porte la charge
positive Q1 = 10−8 .
1) Quels sont la capacité C1 et le potentiel V1 de (S1 ) ?
2) On relie (S1 ) à une autre sphère métallique (S2) de rayon R2 =
1cm, par un fil conducteur long et fin. (S2 ) est suffisamment éloi-
gné de (S1 ) pour négliger l’influence mutuelle de (S1 ) et (S2 ). Les
charges superficielles sur le fil fin sont supposées négligeables.
Calculer, à l’équilibre, les charges Q01 et Q02 portées par les deux
sphères et la valeur du champ électrique au voisinage de chaque
sphère.
• Solution :
1) On a successivement :
C 0 = 4 π 0 R1 = RK1 .et V1 = Q Q1
C 1 = K R1 .
1
Q1 = Q01 + Q02 .
Par conséquent :
Q01 = R1R+R
1
2
Q1 et Q02 = R2
R1 +R2 Q1
• Exercice 03 :
1) Quelle est la charge Q1 d’une sphère métallique (A) de rayon
R1 = 6cm lorsqu’elle est portée au potentiel V 0 = 45000 volts ?
Dans tout le problème on supposera cette sphère isolée.
2) On entoure la sphère (A) par une autre sphère métallique creuse
(B) concentrique, de rayons R2 = 12cm et R3 = 15cm , initiale-
ment neutre et isolée. a) Quelles sont les charges portées par (B) ?
b) En déduire les potentiels VA et VB des deux sphères. c) Déter-
miner et représenter graphiquement le potentiel V (r) et la norme
→
−
du champ E (r) en tout point M de l’espace, tel que OM = r . 3)
La sphère (B) est reliée à la terre (VB = 0). Quel est le nouveau
potentiel VA0 de (A) ?.
• Solution
1)Capacité de la sphère A :
Electricité et Magnétisme 68 [Link] Chaachoua Sameut
2.1. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE CHAPITRE 2. CONDUCTEURS EN ÉQUILIBRE
C1 = 4 π 0 R1 = 6.67.10−12 F .
Q1 = C1 V0 = 0.3µC .
2)
a)Par influence totale entre (A) et (B) la surface interne de (B)
prend la charge −Q1 et la surface externe la charge +Q1 .
b) On a :
VA = KQR1 −
1 K Q1
R2 + KQ1
R3 = 40.5kV .
c) 0 < r < R1 :
V (r) = VA = 40.5kV
→
− →
−
E = 0.
R1 < r < R2 :Le théorème de Gauss s’écrit :
→
−
4 π r2 E = Q01 ⇒ E r = KrQ2 1 er .
V (r) = K rQ1 + C1
d’où
La continuité de V pour r = R1 s’écrit :
V (R1 ) = VA et KRQ1 1 + C = VA ⇒ CA − V0 = −4.5kV .
V (r) = K rQ1 − 4.5kV .
R2 < r < R3 : Le conducteur est équipotentiel,soit :
→
− →
−
V (r) = V (R2 ) = V (R3 ) = VB = 18kV = E (r) = 0 .
r > R3 : On obtient de même par le théoreme de Gauss :
→
−
E (r) = KrQ2 1 →
−e r.
V (r) = KrQ2 1 avec V (∞) = 0.
→
−
Discontinuuité de E au passage des surfaces des conducteurs :
- Surface r = R1 :
E(r < R1 ) = 0
K Q1
E(r = R1 ) = R12 = 750kV.m−1
- Surface r = R2 :
E(r < R2 ) = KRQ2 1 = K Q 1 R1 2
R12 ( R2 ) = 187.5kV.m−1 .
2
E(r = R2 ) = 0.
- Surface r = R3 :
E(r < R3 ) = 0
E(r = R3 ) = KRQ2 1 = K Q 1 R1 2
R12 ( R3 ) = 187.5kV.m−1
3
Représentations graphiques :
3) La sphère (B) étant reliée à la terre, elle perd sa charge exté-
rieure +Q1 ; le potentiel de la sphère A devient :
VA0 = KRQ1 1 − KRQ2 1 = V0 ( 1−R
R2 ).
1
VA0 = 22.5kV .
• Exercice 04 :
Soit le groupement de condensateurs suivant :
1) La capacité C1 étant donnée, quelle doit être la capacité C2 pour
qu’il y ait entre A et B une capacité équivalente Ce telle que Ce =
C2
2 ?
A.N. : C1 = 8µF .
2) Une tension uAB = 500 V est appliquée entre les points A et
B . Calculer les tensions aux bornes de chaque condensateur ainsi
que les charges qu’ils portent.
• Solution :
1)La capacité C10 équivalente à l’association série (C1 , C2 ) entre A
et D est donnée par :
1
C10= C11 + C12 = CC11+C
C2 .
2
1 1 1 C1 +C2
avec Ce = C10 + C20 = C1 C2
C1 C2 (C1 +C2 )
Ce = (C1 +C2 )2 +C1 C2 .
C1 étant donnée, C2 doit vérifier la condition :Ce = C22 .
1 C1 C2 (C1 +C2 )
2 = (C1 +C2 )2 +C1 C2 .
soit
(C1 + C2 )2 + C1 C2 = 2C1 (C1 + C2 )
Après simplication, on obtient l’équation du second degré :
C22 + C1 C2 − C12 = 0.
qui a pour discriminant :
∆ = C12 + 4C12 = 5C12 .
Seule la racine positive est [Link] trouve :
√
−C1 +C1 5
C2 = 2
C2 = 4.94 µ F
uAB = uAF + uF D + uDB ;
Q= Q1 + Q2 .
Q2 = C2 uDB = C2 (C2C1 −C 1
2)
uAB
A.N. :
C2 uAB
uAF = 2C 1
uAB = 154.5V uF D = 2 = 250V
uDB = C21 −CC1 uAB = 95.5V
2
Q2 = C2 (C2 1C−C
1
2)
uAB = 0.47 µ C
75
3.1. ELECTROCINÉTIQUE CHAPITRE 3. ELECTROCINÉTIQUE
3.1 Electrocinétique
Effets des charges électriques qui sont en mouvement, sans prendre en
considération les champs magnétiques créés.
3.1.1 Le courant éléctrique
Nous avons vu qu’il était possible d’électriser un matériau conduc-
teur, par exemple par frottements. Si l’on met ensuite ce conducteur
en contact avec un autre, le deuxième devient à son tour électrisé, c’est
à dire qu’il a acquis une certaine charge Q. Cela signifie que lors du
contact des charges se sont déplacées de l’un vers l’autre. On définit
alors le courant par
dQ
I= dt
→
−
j = −n e→
−
v
→
−
Si j est uniforme, on a encore :
j = SI s’exprime en A m−2
c Nappe de courant C’est le cas d’un ruban mince ou d’une couche
mince. On définit alors une densité surfacique de courant (expri-
mée en A m−1 .) donnée par :
→
−
j = σ→
s
−v
→
−
Si js est uniforme, on a :
I
js = AB
La vitesse de dérive des électrons est très faible devant la vitesse d’agi-
tation thermique.
dq = ∂∂ ρt dt dτ
d’où la variation de charge pour le volume τ :
q = (τ ) ∂∂ ρt dt dτ
R
→
− →
−
j = σE
2
où : σ = nqm τ
σ est la conductivité électrique du matériau, elle s’exprime en siemens
par mètre (s∆m1 ).
→
− →
−
La loi j = σ E constitue la loi d’Ohm dans sa forme locale, valable
en tout point du conducteur.
R1 R1
UR1 = R1 +R2 E = Req E
R2 R2
UR2 = R1 +R2 E = Req E
1 1 1 1
Req = R1 + R2 + R3
Geq = G1 + G2 + G3
G1 G1 R2
I1 = G1 +G2 I = Geq I = R1 +R2 I
• Une maille est une série de branches qui part d’un noeud pour
revenir au même noeud : on définit la maille ABCD ou BEFC ou
AEFD
− →
→ −
e = AB d E m . dl = VA − VB
R
→
−
Le champ E m peut avoir des origines chimiques (piles et accumula-
teurs) ou magnétiques (f.é.m. induite).
• Deuxième loi
Pour une maille d’un circuit, la somme algébrique des f.é.m. est
égale à la somme algébrique des produits RI .
k ek − k Rk Ik = 0 (loi des mailles)
P P
avec :E0 = R0 I0
• Solution :
3. La mobilité électronique
1
µ = nqρ
4. Le champ électrique
v = µE ⇒ E = µv
• Exercice 02 :
La figure suivante montre un circuit mixte composé de résistances
branchées à une source de tension U
Calculer :
• Solution :
1. La résistance équivalente
f rac1Rx = R12 + R13 ⇒ Rx = 2.7Ω
Ry = R1 + Rx = 8.7Ω
1 1 1
Rz = Ry + R4 ⇒ Rz = 4.8Ω
Req = Rz + R5 + r = 10.3Ω
2. Le courant fourni par la source
E
I= Req = 0.87A
3. Le courant et la tension dans chacune des résistances
Les courants
I = REeq = 0.87A
I = I1 + I2
On
Vy = V4 ( Ry et R4 En parallèle)
Vy = V4 ⇒ Ry I = R4 I2 ⇒ I2 = R y
R4 I1
I = I1 + R R4 I1 ⇒ I1 = 0.46A
4
I2 = I − I1 ⇒ I2 = 0.41A
I1 = I3 + I4
On
V2 = V3 (R2 et R3 En paralléle)
R2
V2 = V3 ⇒ R2 I3 = R3 I4 ⇒ I4 = R 3
I3
R2
I1 = I3 (1 + R3 ) ⇒ I3 = 0.306A
I4 = I1 − I3 ⇒ I4 = 0.154A.
Les tensions
Résistance r :Vr = rl = 0.437V
Résistance R5 :V5 = R5 l = 4.35V
RésistanceR1 :V1 = R1 l = 2.7V
• Exercice 03 :
A partir des lois de Kirchhoff, calculer le courant électrique pour
chaque branche. A.N : R1 = R2 = R3 = R5 = 2Ω, R4 = 4Ω,
R6 = 10Ω, E1 = 6V , E2 = 30V , E3 = E4 = 10V , E5 = 36V
• Solution :
Le courant électrique pour chaque branche a partir des de Kirchoff
1er loi :
Noeud A
I5 = I1 + I3 (3.1)
Noeud B
I3 = I4 + I2 ⇒ I4 = I3 − I2 (3.2)
Electricité et Magnétisme 95 [Link] Chaachoua Sameut
3.1. ELECTROCINÉTIQUE CHAPITRE 3. ELECTROCINÉTIQUE
Noeud C
I6 = I1 + I2 (3.3)
2emme loi
Maille 1
R1 I1 + R5 I5 + R6 I6 = E1 + E5 , (3.4)
Maille 2
−R2 I2 − R6 I6 + R4 I4 = E4 − E2 , (3.5)
Maille 3
En remplace les Eqs (3.1) ,(3.2) et (3.3) dans les Eqs. (3.4) ,(3.5) et
(3.6)
(1) ⇒ 14I1 + 4I2 + 2I3 = 42
(2) ⇒ −10I1 − 16I2 + 4I3 = −20
(3) ⇒ −2I1 + 4I2 − 8I3 = −56
(4) ⇒ (R1 + R5 + R6 )I1 + R6 I2 + R5 I3 = E1 + E5
(5) ⇒ −R6 I1 − (R2 + R6 + R4 )I2 + R4 I3 = E4 − E2
(6) ⇒ −R5 I1 + R4 I2 − (R3 + R4 + R5 )I3 = −E3 − E4 − E5 On
calculant le déterminant
14 10 2
∆ = −10 −16 4 , (3.7)
−2 4 −8
Electricité et Magnétisme 96 [Link] Chaachoua Sameut
3.1. ELECTROCINÉTIQUE CHAPITRE 3. ELECTROCINÉTIQUE
42 10 2
∆1 = −20 −16 4 , (3.8)
−56 4 −8
∆1
I1 = ∆ = −2A
14 42 2
∆2 = −10 −20 4 , (3.9)
−2 −56 −8
∆2
I2 = ∆ = 5A
14 4 42
∆3 = −10 −16 −20 , (3.10)
−2 4 −56
I3 = ∆∆3 = 10A
I5 = I3 + I1 = 8A
I4 = I3 − I2 = 5A
I6 = I1 + I2 = 3A
98
4.1. MAGNÉTOSTATIQUE CHAPITRE 4. MAGNÉTOSTATIQUE
4.1 Magnétostatique
La magnétostatique est l’étude des champs magnétiques stationnaires.
C’est le deuxième phénomène de base de lélectromagnétisme. Autre-
fois, on pensait que l’électricité et le magnétisme étaient deux phéno-
mènes indépendants. Cependant, on sait maintenant qu’ils sont reliés.
On peut résumer les cas oùsont produits les champs électriques et ma-
gnétiques :
→
− →
→
−
B (r) = µ0 V ∧−
r
4π q r3
• où µ0 = 1.2610−6 H/m
µ0 −7
4π = 10 (S.I)
→
− →
− →
− −
• Le module de B est k B k = µ0 qV sin α
4π r2 avec α = ( V , →
r)
Electricité et Magnétisme 99 [Link] Chaachoua Sameut
4.1. MAGNÉTOSTATIQUE CHAPITRE 4. MAGNÉTOSTATIQUE
→
− →
− → −
F = qV ∧ B
→
− 1 r→
−
E1 = 4π0 q1 r3
→
− →
→
−
B1 = µ0 V 1 ∧−
r
4π q1 r3
Elle exerce alors sur une autre charge q2 en mouvement avec une vitesse
→
−
V2:
→
−
• Une force magnétique(de Laplace,q2 est en mouvement dans B 1 )
→
− →
− →
− →
− → −
µ0 → − q1 V 1 ∧ r 12
F 12M = q2 V 2 ∧ B 1 = 4π q2 V 2 ∧ 3
r12
Cette force est nulle si :
→
− →
− →
− →
−
F 12 = q2 ( E 1 + V 2 ∧ B 1 )
Comme remarque :
Electricité et Magnétisme 101 [Link] Chaachoua Sameut
4.1. MAGNÉTOSTATIQUE CHAPITRE 4. MAGNÉTOSTATIQUE
−→ →
− → −
I dl ∧ u
dB(M ) = k r2
oùk est une constante, → −
u le vecteur unitaire joignant lélément de cou-
−→
rant à M, et r, la distance entre M et la portion de [Link] faut voir dB
comme un intermédiare de calcul,seule la somme de toutes les contri-
butions a un sens [Link] champ magnétique résultant s’obtient
donc en intégrant l’expression précdente, le point P parcourant tout le
circuit :
→
− H −
→ →
− → −
I dl ∧ u
B (M ) = dB = k circuit k r2
H
H
le symbole signifiant que l’intégration s’effectue le long du circuit
fermé. Notations utilisées dans la loi de Biot et Savart
µ0 Idl cos ϕ
dB = 4π P M 2
avec ϕ l’angle que fait la droite (PM) avec le plan médiateur passant
par [Link] la variable ϕ comme variable d’inté[Link]
que P M = r
cos ϕ et l = r tan ϕ (d’où l’on tire dl = r cosdϕϕ2 ) on obtient
µ0 I cos ϕ
dB = 4π r dϕ
π
µ0 I R 2 µ0 I
B(M ) = 4πr − 2
π cos ϕdϕ = 2πr
→
− µ0 I →
−
B (r, θ, z) = 2πr u θ
→
− →
−→
dB = µ0 I dl ∧−
u
4π r2
µ0 IdI
dBz = 4π r2 sin θ
µ0 sin θ R 2πR
B= 4π r2 I 0 dl
µ0 sin θ
avec B = 2 r2 IR
R
R étant le rayon de la spire et sachant que sin θ = r
2 2
B = µ20 Rr3 I donc B = µ20 2R 2 3 I
2(R +z ) 2
µ0
Au centre de la spire, le champ a pour valeur B = 2R I
106