Elément
d’entrepreneuriat
Par Doctorante Ariane Aksanti Badesire
« L’objectif de l’homme d’affaires n’est pas simplement de consolider un avantage
industriel, mais de le faire dans des conditions qui lui donnent le contrôle de
grands secteurs ou qui lui apportent le plus grand revenu. Son but ultime est
d’accroître sa richesse, pas sa compétence industrielle. » T.B. Veblen, Théorie de
la Classe de Loisir (1899d/1978)
Plan
Chap. 1: Fondement de l’entrepreneuriat
Chap. 2: La créativité, innovation et entrepreneuriat
Chap. 3: Business modèle et l’analyse de la faisabilité
Chap. 4: Création d’entreprise
Objectifs
- Maîtriser les concepts d’entrepreneuriat
- Maîtriser le processus entrepreneurial depuis la conception jusqu'à la
concrétisation⇒montage d’un modèle d’affaires
- Réaliser le prototype d’un produit (bien et service) qui résout un problème dans le
mieu
- Monter un dossier du projet d’entreprise
Références
1) BIT, Les petites et moyennes entreprises et la création d’emplois décents et productifs, 104e session,
2015, Génève
2) Norman M. Scarborough and Jeffry R. Cornwall, Essentials of entrepreneurship and small business
management, 8th ed. , 2016, Pearson india education service.
3) Philippe Moati, Stephane Loire, Emmanuelle Maincent et Laurent Pouquet, Vision prospective de
l’évolution de l’entrepreneuriat, des formes diverses d’entrepreneuriat ou d’entreprise sur le territoire
français dans les 10 ou 20 ans, CREDOC, Juin 2000, Paris.
4) RDC, MINISTERE DES PME, CHARTE DES PME ET DE L’ARTISANAT EN RDC du 24 Août
2009
5) Fadoua Anairi, Saïd Radi, Sources De Financement Des Petites et
Moyennes Entreprises (PME) et Contraintes De Survie, European
Scientific Journal September 2017 edition Vol.13, No.25
6) HERNANDEZ. E.M., Le processus entrepreneurial : vers un
modèle stratégique d’entrepreneuriat, Harmattan, paris 1990
7) KOTLER et DUBOIS, Marketing management, 9è éd, Publi
Union, 1997
8) LELART M., Les modes de financement des PME, Paris, 1990
9) MEUR (DE) A. ET HONORE G., Création d’entreprise, N. Servais, 4è éd.
Bruxelles 1996
10) VERSTRATE T. et SAPORTA B., Création d’entreprise et entrepreneuriat, les
Editions de l’Agreg, col. de recherche en pédagogie, Paris 2006
11) RAPIN R., Stratégie pour la création d’entreprise, éd. Internationale ; DUNOD
2002
Chap 1:fondement de
l’entrepreneuriat
1. Origine de l’entrepreneuriat
2. Aperçu de l’entrepreneuriat dans le monde
3. Définition des concepts
4. Dimension de l’entrepreneuriat
5. Diversité culturelle de l’entrepreneuriat
6. Etude de cas
1.1 Origine de l’entrepreneuriat
a)Cantillon
● c’est un banquier qu'on qualifie de nos jours de prêteur de
capitaux de risque ⇒ la recherche d'occasions d'affaires,
préoccupé par une gestion astucieuse et économe, qui
optimise le rendement sur le capital investi.
● Le premier à avoir présenté les fonctions de l’entrepreneur.
1.1 Origine de l’entrepreneuriat
Richard Cantillon « père » de l’entrepreneuriat, celui
qui, dans “Essai sur la nature du commerce en
général”, a su définir l’entrepreneur comme cet
individu qui perçoit des « gages incertains », à
l’opposé des « gens à gages certains »
● Il fut le premier à présenter une conception claire
de l'ensemble de la fonction de l'entrepreneur.
Origine (suite)
b) JB Say
Développement économique⇒Création d’entreprise
Qualifié d’économiste parce que jusquà la moitié du XXème Siecle la
science de l’administation était inexistante.
Origine (suite)
c) Schumpeter
L’ entrepreneuriat est associé à l’innovation
d) Vérin (1982): montre l'origine et l'évolution du terme «
entrepreneur »
● On peut constater que le terme a acquis sa signification actuelle
au cours du XVIIe siècle.
● L'essence de l'entrepreneuriat se situe dans la perception et
l'exploitation de nouvelles opportunités dans le domaine de
l'entreprise.
Origine (suite)
e) Hoselitz (1952, 1968)
● Niveau de tolérance plus élevé à travailler dans des
conditions d'ambiguïté et d'incertitude chez les
entrepreneurs.
NB: Les économistes qui se sont intéressés à
l'entrepreneuriat sont demeurés la plupart du temps,
comme c'est le cas dans d'autres disciplines, des
marginaux
Origine (suite)
Baumol (1993) suggère deux catégories d'entrepreneur après
synthèse des différents courants de pensée économique:
● L'entrepreneur-organisateur d'entreprises et
● l'entrepreneur-innovateur.
La première catégorie représente l'entrepreneur classique
décrit par Say (1803), Knight (1921) et Kirzner (1983), tandis
que la seconde représente celui décrit par Schumpeter (1934)
Définition des concepts
1. Entrepreneuriat
2. Entrepreneur
1. Entrepreneuriat
a) Jeffry Timmons l’entrepreneuriat = création ou saisie d’une opportunité ayant
des ressources disponibles pour sa concrétisation.
Ce même auteur attache d’importance à ce qu’il appelle « opportunity recognition
», qui renvoie à une aptitude et à un comportement que tout entrepreneur
développe.
•Une opportunité ou occasion d’affaire:
- Se mesure, se construit et nécessite des ressources cristallisées en une
organisation pour être exploitée.
- Est constituée qu’une fois réalisée la joncture entre une idée et une réalité
économique et sociale.
❖ La poursuite incessante des opportunités a été rapidement
considérée dans la littérature américaine comme un trait
typique de la démarche entrepreneuriale, opposée à celle des
gestionnaires ou des administrateurs consistant plutôt à faire
le meilleur usage des ressources à leur disposition.
Fin des années 1990, l’entrepreneuriat est défini comme un processus de transformation
d’opportunités en démarrage d’affaires
❖ La discipline entrepreneuriale consiste à comprendre comment, par qui, et avec
quelles conséquences les opportunités de créer des biens et/ou des services qui
n’existaient pas encore, sont découvertes, concrétisées et exploitées.
Opportunités d’affaires: l’asymétrie d’informations caractèrise le milieu
entrepreneurial⇒ inégalité des individus dans la détention d’information.
Situation courante aussi entre entrepreneur et investisseur
1. Entrepreneuriat (suite)
b) Entrepreneuriat comme phénomène organisationnel
❖ Phénomène complexe et avec un type particulier d’organisation impulsée par un
entrepreneur qui agit pour tenter de concrétiser, au sein de la structure dans laquelle il
baigne, la vision qu’il se fait de cette organisation. Il s’efforce de la rendre conforme à la
représentation qu’il s’en fait. Cette définition peut être reformulée sous la forme de
l’équation ci après :
Ph E= f[ (C*S*P) ϲ (E*O)]
❖ Les phénomènes entrepreneuriaux ne se résument pas à la seule création
d’entreprise ⇒ intrapreneuriat.
❖ Deux logiques caractérisent le phénomène entrepreneurial :
● Logique d’insertion économique: se caractérise par la volonté d’occuper une
position dans une filière donnée, grâce à un véritable projet, construit autour
d’une adéquation produit-marché, et la mise en place raisonnée de moyen
destiné à l’accomplissement du projet
● Logique d’insertion sociale, contrainte ou volontaire, ayant pour objectif
d’exercer pour son propre compte un savoir faire et d’en tirer un revenu
suffisant pour vivre et se faire une place dans la société
Quoiqu’il en soit, plus la création d’entreprise est banale et se borne à reproduire
l’existant, plus elle s’insère dans un tissu de concurrents en place décidés à ne pas se
laisser prendre des parts de marché par les nouveaux venus.
2. L’entrepreneur
❖ L’entrepreneur est celui qui réunit et combine des moyens de production (JB Say,
1803).
❖ Sa conception est assez proche de celle d’un auteur contemporain Mark Casson
(1991) pour qui l’entrepreneur assume une fonction de coordination
❖ C’est celui qui crée une nouvelle affaire ou entreprise face au risque et à l'
incertitude en identifiant des opportunités significatives et en rassemblant les
ressources nécessaires pour en tirer profit.
❖ un réalisateur de projet: dans la société il perçoit une
opportunité et imagine une façon de répondre à ce besoin
avant que d’autres ne le fassent. C’est une personne qui, face
à une situation problématique, développe un projet, une
vision qui transforme le problème en une occasion
d’affaires.
❖ Schumpeter: l’entrepreneur = +que créateur d’entreprise,
c’est un agent de changement dans la société. Le
processus de destruction créative dans lequel
l’entrepreneur crée des nouvelles idées et nouvelles
entreprises en mettant fin aux anciennes est un signe
vibrant de l’économie.
Ex: l’évolution du téléphone et de la machine à écrire
La raison du succès de l’économie américaine est la
rapidité avec laquelle les entrepreneurs créent des
entreprises, détruisant les anciennes en mettant en place
des industries avec leur créativité et intelligence.
❖ “Un entrepreneur est une personne imaginative ...” Il se fixe les buts qui
constituent un fil conducteur, une vision autour de laquelle l'entrepreneur organise
ses activités. Pour réaliser son but, il entre en action et développe les
caractéristiques de ténacité, d'internalité, de créativité, qu'on lui a souvent
attribuées dans la recherche.
⇒ Un entrepreneur est une personne qui imagine, développe et réalise des
visions (Filin, 1991b)
❖ Personne qui maintien 1 degré élevé en relation avec son environnement en vue d’y
déceler des opportunités d’affaires
❖ La recherche montre que l'entrepreneur c’est quelqu'un qui tend à prendre
des risques modérés, à minimiser l'incertitude dans son processus de prise
de décisions
NB: Quelqu'un qui a fait une invention sera considéré comme un inventeur toute
sa vie.
Un entrepreneur l’est aussi longtemps qu’il continue de jouer un rôle
entrepreneurial dans la société. On dira de quelqu'un qui a vendu son entreprise : il
était entrepreneur
Motivations à l’entrepreneuriat
Selon les études menées dans différents pays
❖ Autonomie financière
Profil d’un entrepreneur
Essayons d’analyser le profil d’un entrepreneur en se basant sur des études empiriques
:
➢ Désire de responsabilité ;
➢ Préfère le moindre risque : Le meilleur moyen d’éliminer le risque c’est un
business plan viable ;
➢ Autonome ;
➢ Confident à leur habilité de réussir (succès) :
➢ Optimiste ;
➢ Déterminé : avoir du courage et l’endurance ;
➢ Désir d’un feedback immédiat ;
➢ Niveau élevé d’énergie : des études montrent que 72% de petits entrepreneurs
travaillent plus de 40h par semaine et 37% travaillent plus qu’il y a 5 ans
(Etude de la Banque américaine) ;
➢ Orientation future c'est-à-dire focalisé sur le futur. Nous distinguons trois types
d’entrepreneurs à savoir:
❏ Entrepreneur d’opportunité : parce qu' il y a des opportunités sur le marché.
❏ Entrepreneur de nécessité : commence l’entrepreneuriat parce qu’il est difficile
de trouver du travail. (survie)
❏ Entrepreneur en série c’est celui qui commence une entreprise et arrivé au
stade de croissance soutenue il vend pour commencer une nouvelle.
➢ Connaissance en organisation : mettre les personnes qu’il faut à la place qu’il faut
pour transformer une vision en réalité ;
➢ Valeur de la réussite par rapport à l’argent
➢ Forte capacité de travail et résistance au stress
➢ Souhait d’indépendance
➢ Sens d’initiative, de responsabilité et d’intégrité
➢ Promptitude à décider et la capacité d’improvisation
➢ Internal locul of contrôle : souhait et sentiment que peut avoir un individu de
contrôler sa destinée
➢ Ouverture d’esprit et les capacités d’apprentissage
Autres caractéristiques de l’entrepreneur:
➢ Haut niveau d’engagement et de dévouement
➢ Tolérance à l'ambiguïté
➢ Créativité
➢ Flexibilité
➢ Ingénieux, habile, inventif, débrouillard
➢ Volonté de travailler dur
➢ Ténacité, persévérance : malgré les obstacles et contraintes il tient toujours à sa
vision
3. Dimension de l’entrepreneuriat
Trois dimensions à considérer: cognitive, structurale et praxéologique.
❖ La dimension cognitive fait allusion à la vision entrepreneuriale. Elle a 3
composantes:
● Pensée stratégique⇒ vision stratégique de l’entrepreneur. Elle se distingue de
l’action en ce sens qu’elle est davantage une réflexion globale sur l’organisation
qu’une réflexion centrée sur et dans l’action. C’est cette partie de la cognition que
l’individu mobilise lorsqu’il raisonne (raisonnement subissant l’influence de la
passion et des émotions).
● La réflexivité = la capacité de l’individu à interpréter l’action dans son cours, à
comprendre ce qu’il fait pendant qu’il le fait ⇒ apprendre dans l’action.
En effet, l’action guide la pensée et en retour cette pensée sert l’action.
Le créateur apprend dans l’action d’organiser et dans la structuration qu’il
entreprend. La capacité réflexive ne peut être coupée de l’apprentissage. Elle ne
peut pas non plus être coupée de la pensée stratégique, qu’elle alimente entre autres
par la confrontation au quotidien vécu par l’entrepreneur.
● L'apprentissage résulte de l’expérience passée et encours, des connaissances, des
prédispositions, des situations et subit l’influence des passions, des émotions, des
motivations, mais aussi des facultés d’apprentissage intrinsèque de l’individu.
Dans la création d'entreprise, cette dimension reste celle de l’entrepreneur.
❖ Dimension structurale: La structure constitue, à un moment donné un
agencement particulier permettant à un observateur d’y voir l’ordre et le désordre.
2 structures à distinguer: Objective et subjective.
● Structure objective se rapproche de la génése sociale ⇒ posotion occupée ou
convoitée par les individus dans la structure sociale et la distribution de type de
capital ( économique, culturel, social et symbolique)
La dimension objective de la structure oriente et contraint les pratiques et les
représentations des agents.
Toute position occupée par un individu dans un espace social est une opportunité
d’appréhension des conventions de cet espace et d’intériorisation des représentations
sociales relatives aux objets de cet espace.
● La structure subjective = produit de la subjectivité individuelle et/ou collective.
Lorsque la subjectivité est collective, elle devient objective.
❖ Dimension praxéologique: constitue l’essence de la matérialisation et de la
concrétisation du phénomène. Deux types d’action servent le phénomène
entrepreneurial: le positionnement et la mise en place d’une configuration.
❏ L’entrepreneur se positionne vis à vis de parties prenantes: actionnaires, clients,
fournisseurs,salariés, famille, etc.
❏ L’entrepreneur met en place une configuration qui peut être une opportunité ou une
contrainte
Ces deux composantes du phénomène entrepreneurial se retrouve aussi en gestion:
Le positionnement ⇒ activités de Marketing, analyse concurrentielle, politiques
fonctionnelles (politique salariale, politique financière, politique d’achat, etc
La configuration ⇒ Spécialisation et répartition des tâches, de responsabilité, de
régulation, de la production, de coordination etc. ; en fait ce que le gestionnaire place
sous le générique de design de l’organisation.
Stratégies d’entrée sur le marché
Pour se positionner sur le marché le candidat entrepreneur doit miser sur:
➢ Négociation
➢ Organisation
➢ Gestion
➢ Vente
➢ Innovation
Ce dernier devra être capable d’associer ces éléments pour pénétrer le marché sans
ignorer les bonnes pratiques marketing.
Les petites entreprises qui ont atteint un niveau de réussite sur le marché international
adoptent de stratégies ci après :
➢ Recherche approfondie sur le marché étranger
➢ Se focaliser sur un seul pays en premier lieu
➢ Utiliser les ressources gouvernementales habilitées à aider les entreprises
étrangères à s’installer dans le pays
➢ Formation des alliances avec les partenaires locaux
La diversité culturelle
Plusieurs types en se basant sur la structure de la population:
1) Jeune entrepreneur: entrepreneuriat comme carrière de choix. raisons:
● Possibilité de mettre en oeuvre leur connaissance et compétences
● Monter quelque chose pour son futur
● Être son propre chef
● Gagner plus d’argent
● Concrétiser leur vision
1) Entrepreneur féminin: solution d’emploi pour la femme dicriminée
3) Entrepreneur minoritaire: Le futur de cette génération d’entrepreneurs est
prometteur du fait qu’ils sont bien éduqués, ont un niveau d’expérience et sont bien
préparés pour le business que leur prédécesseurs.
Par exemple les américains d’origine africaine et asiatique ayant un revenu de 871
billion de $ par an et emploi plus de 5,9 millions de travailleurs.
4) Entrepreneur immigrant :
5) Entrepreneur à temps partiel ayant pour but de réduire le risque d’investir dans un
business qu’il ne maîtrise pas vraiment et la majorité est en phase de test du business.
6) Home based business est en croissance aujourd’hui. 52% des petites entreprises
sont basées à la maison et la moitié n’a qu’un travailleur. C’est une importante force
économique.
Facteurs explicatifs du Home based business:
● Coût initial et opérationnel faible
● Maintenir une vie et style de travail flexible
● Evolution technologique ⇒ expansion du e-commerce, marketing digital, etc
6) Entreprise familiale
7) Co preneur
Contraintes liées à l’entrepreneuriat
❖ Le revenu incertain
❖ Risque de perdre son investissement
❖ Beaucoup d’heures de travail (dur et pénible)
❖ Faible qualité de vie avant que l’entreprise soit bien établi
❖ Niveau élevé de stress
❖ Responsabilité complète
❖ Découragement
Chap 2. Créativité,
Innovation et
Entrepreneuriat
2.1 Créativité
2.2 Innovation
2.3 Entrepreneuriat
2.1 Créativité
1. Définition
2. Barrières à la créativité
3. Moyen d’amélioration de la créativité
4. Processus créatif
5. Techniques de promotion du processus créatif
6. Sources de l’idée
1. Définition
La créativité c’est une aptitude à développer des idées nouvelles pour découvrir des
nouvelles façons de voir les problèmes et opportunités.
L’obstacle majeur à la créativité est le manque de temps.
Peut-on apprendre la créativité ? Les recherches montrent que nous pouvons apprendre
à être créatif (Joyce Wycoff). Ce chercheur s’explique en subdivisant le cerveau en
deux hémisphères :
❖ La partie gauche est spécialisée et guidée par de raisonnement linéaire et verbal
(raisonnement logique)
❖ La partie droite : raisonnement latéral considérant les problèmes de tous les côtés et
le traite de différent point de vue. Il y a une considération émotionnelle, intuitive et
la fonction spatiale. Cette partie est non conventionnelle, non structurée et non
systémique. C’est cette partie qui est créative.
2. Barrières à la créativité
➢ Recherche d’une seule vraie réponse
➢ Focaliser à être logique
➢ Suivre aveuglément les règles
➢ Être constamment pratique
➢ Regarder le jeu comme frivole (exemple de la façon dont les enfants créent de
nouveau jeu avec leurs anciens joués)
➢ Devenir trop spécialiser : les pensées myope tuent la
créativité parce que nous devenons trop borné et limité par
le statu quo
➢ Éviter l’ambiguïté
➢ Crainte d’avoir l’air stupide : mes nouvelles idées naissent
rarement dans un environnement conforme
➢ Crainte des erreurs et échecs
➢ Croire qu’on n’est pas créatif
3. Moyen d’amélioration de la créativité
1) Créativité organisationnelle:
➢ Inclure la créativité dans les valeurs de la société et la considérer comme une
partie intégrante de la culture d’entreprise
➢ Embaucher pour la créativité
➢ Etablir une structure organisationnelle enrichie en créativité
➢ Embrasser la diversité
➢ Attendre de la créativité
➢ S’attendre aux échecs et apprendre d’eux
➢ Incorporer du plaisir dans l’environnement du travail
➢ Encourager la curiosité
➢ Concevoir un espace de travail qui stimule la créativité
➢ Voir les problèmes comme opportunités
➢ Proposer de formations créatives
➢ Éliminer des obstacles bureaucratiques (administratifs) et proposer de support
nécessaire à l’innovation
➢ Développer de procédure pour capturer les idées
➢ Parler avec les clients ou mieux encore interagir avec eux pour le développement
de l’entreprise
➢ Motiver à la créativité en offrant une prime
➢ Modèle de comportement créatif
➢ Don’t forget about business model innovation
2) Créativité individuelle
➢ Se doter d’une ressource fraîche chaque jour
➢ Ignorer quelque fois les règles
➢ Voyager et observer
➢ Observer les produits et services des autres entreprises spécialement ceux d’un
marché complètement différent de votre
➢ Reconnaître la puissance créative des erreurs et accidents
➢ Ecouter d’autres personnes
➢ Ecouter les clients
➢ Parler aux enfants
➢ Collaborer
➢ Lire de livres
➢ Prendre la pause
➢ Etre persévérant
➢ Allow yourself to be creative: accepte en toi que tu es créatif
➢ Take up a hobby (adopter de passe temps)
➢ Notice what is missing (noter tout ce qui manque)
➢ Look for ways to turn trash into treasure (moyen de transformer la corbeille en
trésor)
➢ Take note of your paint points (énumérer tous vos points faibles)
4. Processus créatif
Sept étapes sont prises en compte dans le processus créatif :
1. Préparation: inclut l’éducation formelle, stage, expérience professionnelle et
d’autres opportunités d’apprentissage. Comment?
❖ Voir toute situation rencontrée comme opportunité d’apprentissage
❖ Lire beaucoup et non pas seulement dans la filière de spécialisation
❖ Prendre le temps de discuter avec les autres et surtout les experts dans le
domaine
❖ Développer de connaissance compréhensive
2. Investigation ou enquête: comprehension du problème (observation de son
environnement afin de comprendre comment et le pourquoi?
3. Transformation : il y a deux types de pensée (divergente et convergente). Une pensée
divergente c’est une capacité de voir les données similaires alors que divergente permet
de détecter les différences
3. Transformation: similarité et différence entre information
collectée. Deux types de raisonnement: convergent (similarité et
connexion entre donnée et évènement) et divergent (différence
entre donnée et évènement
4. Incubation
5. Illumination
6. Vérification
7. Implémentation
Techniques pour promouvoir le
processus créatif
•Brainstorming : Son principe est de générer grâce à une tempête dans les
cerveaux, une production d’idées de nature à répondre à une question pouvant
concerner tout aspect de la vie, des affaires, etc. Les participants doivent être
incités à l’expression sans limite, interdire la censure, ne pas revenir sur une
idée préalablement énoncée.
•Mind mapping: Une mind map, encore appelée topogramme, schéma
heuristique ou carte mentale, constitue un outil extrêmement efficace
d'extraction et de mémorisation des informations
•Triz
6 Sources de l’idée
Une idée de création d’entreprise doit se conceptualiser, c'est-à-dire se construire à
partir d’une notion vague, elle doit s’intellectualiser pour devenir un objet plus
précis, mais en même temps rester suffisamment simple pour être à la fois
rapidement communiqué et tout aussi vite comprise par les parties prenantes.
Ainsi, plusieurs sources peuvent être considérées pour la création de l’idée :
•Une expérience antérieure
•Les clients
•Une passion,
•Une idée inattendue
•Une idée apparaissant lors de la résolution d’un problème
•Une idée rapportée d’un voyage à l’étranger
•Recherche délibérée d’une idée
2.2 Innovation
L’innovation c’est une aptitude d’appliquer des solutions créatives aux problèmes et
une opportunité d’améliorer ou enrichir la vie de gens.
SCHUMPETER distingue à l'origine cinq types d'innovations :
➢ la fabrication de biens nouveaux ;
➢ Les nouvelles méthodes de production ;
➢ Les nouveaux débouchés ;
➢ L’ utilisation de nouvelles matières premières ;
➢ Une nouvelle organisation du travail.
L’innovation doit répondre aux besoins du marché. Autrement dit aujourd’hui, les
quatre premiers types peuvent correspondre à l’élaboration :
➢ d’un produit nouveau qui n’existait pas auparavant ou qui présente des
caractéristiques nouvelles le rendant nettement plus performant, plus attrayant ou
plus original aux yeux des clients.
➢ d’un service nouveau fondé sur un savoir-faire spécifique.
➢ d’un procédé nouveau reposant sur la mise en œuvre de méthodes de production ou
de distribution nouvelles.
Quant au 5ème type d’innovations, une nouvelle organisation du travail, nous verrons
plus loin qu’elle fait appel également à la logique managériale.
2.3 Entrepreneuriat
L’entrepreneuriat quant à lui est le résultat d’un processus systématique et discipliné
d’appliquer la créativité et l’innovation aux besoins et opportunités sur le marché.
Le champ de l’entrepreneuriat recouvre deux logiques: de création ou de
développement d’activités.
❖ Logique A : la création d’entreprise
C’est la forme la plus “pure” de l’entrepreneuriat mais la reprise d’une entreprise
existante s’inscrit également dans cette démarche.
❖ Logique B : le développement de nouvelles activités au sein de son entreprise.
Cette logique entrepreneuriale est également désignée par le terme
“intrapreneuriat” (Gifford PINCHOT, homme politique Américain, 1865-
1946).
Face à l’élargissement du champ concurrentiel (local , national et mondial),
l’entreprise doit cultiver sa compétitivité.
Pour cela, elle doit s’appuyer sur de nouvelles stratégies issues de ses aptitudes à :
➢ localiser des changements significatifs dans son domaine.
➢ mobiliser ses ressources pour échafauder de nouveaux procédés et de nouveaux
processus.
➢ adapter sa structure, ses moyens de manière réactive.
On peut parler de nécessaire flexibilité.
La logique entrepreneuriale est adoptée, notamment par les grandes entreprises :
➢ lorsque les opportunités de développement se raréfient dans le secteur
traditionnel exploité.
➢ lorsque des changements technologiques s’imposent, rendant obsolètes des
produits ou activités de l’entreprise.
➢ selon les évolutions des comportements des consommateurs et les tendances de
consommation, goûts, modes.
Enfin, cette logique est parfois dictée par la réglementation, l’imposition de nouvelles
normes de sécurité ou au contraire la déréglementation qui affecte la concurrence ⇒
le contexte politique influence la logique entrepreneuriale.
Chap 3. Business Model et analyse de la faisabilité
Question +Idées+Travail=$
La logique entrepreneuriale répond à une série de questions concrètes que tout
entrepreneur est appelé à se poser lorsqu’il élabore son projet : comment
répondre aux opportunités offertes par l’environnement ? Quels choix
commerciaux retenir ? Comment évaluer et collecter les capitaux nécessaires ?
Quelle structure juridique adopter ? Quels modes organisationnels mettre en
œuvre ?
Idée Opportunité Modèle d’affaires Vision stratégique Plan stratégique
Le processus entrepreneurial suit le schéma ci après:
En ce qui concerne la logique de création ou de reprise d’entreprise, les étapes suivantes
sont à suivre :
Business ideas Conducting an ideas assessment Conducting a
feasibility analysis Developing a business model Crafting a
business plan Creating a strategic plan Launching the business
1. Idea assessment
C’est le processus d’examination du besoin du marché, développer une solution pour
ce besoin et déterminer l’habilité de l’entrepreneur à transformer cette idée en une
affaire à succès.
Ce processus aide l’entrepreneur à identifier efficacement et effectivement entre une
multitude d’idée de solution potentielle.
2. Analyse de faisabilité
❏ Cette analyse est encore appelée l’analyse de la viabilité d’une idée d’affaire.
❏ Elle est composée de quatre étapes :
➔ Industry and market feasibility analysis,
➔ Product and service feasibility analysis,
➔ Financial feasibility analysis et
➔ Entrepreneur feasibility analysis.
Faisabilité de l’industrie (Marché)
❏ C’est la faisabilité commerciale ou l’étude du marché
❏ L’étude du marché permet de connaître et de comprendre le milieu dans lequel vit
l’entreprise et de prévoir son évolution.
❏ Elle permet d’évaluer le potentiel du marché afin de valider la viabilité du
projet, puis d’adopter un positionnement concurrentiel pertinent.
❏ L’étape fondamentale dans l’analyse d’un projet procède par une analyse
quantitative et qualitative de l’offre et de la demande présente et future d’un
bien ou d’un service, sans ignorer sa stratégie marketing.
Elle va décrire les 6 forces de l’environnement macro du secteur pcq les opportunités
naissent du changement mis en place dans un secteur.
1) Facteur socioculturel: niveau d’étude, style de vie, religion et culture, loisirs,,
préoccupation sociales, distribution des revenus
2) Facteur technologique: innovations technologiques, les nouveaux brevets,
découvertes R&D, automatisation, coût d’énergie, transfert technologiques, taux
d’obsolescence
3) Démographique: espérance de vie, pyramide des âges , mobilité sociale
4) Economique (Global avec l’ouverture au monde): taux de croissance, chômage,
inflation, taux d’intérêt, pouvoir d’achat, taux de change, etc.
5) Politique et légal: stabilité gouvernementale, fiscalité, droit du travail,
réglementation, corruption, lobbying, organisation du commerce, subventions,
protection sociale, politique monétaire, lois sur les monopoles, normes de
sécurité, réglementation du marché, lois de contrat
6) Environnemental : météo, énergie renouvelables, lobbying vert, changement
climatique, lois protection de l’environnement, technologie propre,
consommation d’énergie, recyclage
Ces éléments seront analysés pour une stratégie efficace.
Cinq forces concurrentielles pour analyser
un secteur (Modèle de M. Porter)
Objectif: évaluer les forces en présence pour mener une analyse structurelle de secteurs.
1) La rivalité entre concurrents du secteur;
- Nombre d’acteurs en présence et leur taille: + nombreux, + la concurrence élevée. Firme de
taille importante exerce aussi une forte domination
- Des coûts fixes prépondérants ➔ vulnérabilité face à un ralentissement conjoncturel dû à
des charges de structure lourdes. Pour se substituer les entreprises vont se livrer de violentes
guerres de prix
- Des offres peu différenciées: rivalité sur les prix
- Des fortes barrières à la sortie: cas des outils de production fortement spécialisés ayant
nécessité des investissements considérable➔ défendre chèrement leur place
2) Les nouveaux entrants ➔ conséquence guerre des prix. Les concurrents vont
tenter d’ériger des barrières à l’entrée pour se prémunir de ces menaces.
3) Les produits de substitution ➔ conduire à l’élimination pure et simple de certains
intervenants. Système d’intelligence économique pour prévenir avant de subir et
d’investir en permane dans l’innovation
4) Les clients: la concentration des clients crée des situations de dépendance pesant
sur la rentabilité des entreprises. Ce qui octroie un pouvoir de négociation à ces
clients
5) Les fournisseurs: fournisseur avec une unicité d’une source d’approvisionnement
possède un fort pouvoir de domination sur ses clients. Incontournable et possède un
fort pouvoir de négociation
Analyse de la faisabilité technique
● Comprendre et déterminer le degré d’acceptation de son produit ou service sur
base des informations fournies par les clients potentiels, afin d’identifier les
ressources nécessaires pour la mise sur le marché.
Deux méthodes peuvent être utilisées :
➢ La recherche primaire: les informations de première main. L’enquête sur base d’un
questionnaire, focus group, prototype, in home trial, windshield research, etc.
➢ La recherche secondaire : les informations peuvent être tirées de Journaux, des
sites officiels, des documents officiels, etc.
Financial feasibility analysis
Consiste à faire une estimation du capital nécessaire, revenu, temps nécessaire pour
rentabiliser les projet (cause majeure de la faillite) et ROI
➔ Evaluer le coût prévisionnel du projet ;
➔ Identifier les risques financiers du projet ;
➔ Elaborer son plan de financement ;
➔ Analyser son équilibre financier ;
➔ Evaluer sa rentabilité ;
➔ Identifier les sources de financement (internes et/ou externes): fonds propres,
emprunt bancaire, capital-risque (Business Angels,),
aides/subventions, crowdfunding, …
Coût prévisionnel (estimation), deux options:
1) Projet innovant dans l’entreprise: se baser sur les estimations de projet similaire
pour déterminer les coûts sans ignorer le coût lié à la maintenance.
2) Nouveau Projet: équipe de spécialistes travaille sur les estimations réalistes et qui
seront validées aux différents niveaux de prise de décision.
Posez vous de bonne question
- Quelle sera la durée totale du projet
- Charges d’exploitation (achat de biens, de matières premières)
- Achats de fournitures (électricité, eau,…)
- Fournitures d’entretien ( de papeterie, petites fournitures)
- Charges externes (loyers et charges locatives, loyers crédit bail, assurances, entretien,
ménage, …)
- Autres charges externes (Frais d’actes, honoraires, frais d’affranchissement, téléphone,
publicité, frais de transport et de déplacement, voyages, …
- Impôts et taxes (taxe professionnelle, autres impôts sauf IS, taxes,…)
- Frais de personnel (salaires et charges sur salaires, prestataires)
- Charges financières (intérêts débiteurs)
- Charges exceptionnelles (toute charge imprévue)
Faisabilité économique
★ Contexte économique du pays: type de système économique, situation
générale de l’économie, niveau d’inflation, niveau de chômage, balance
des paiements, niveau d’endettement de l’Etat, situation budgétaire de
l’Etat, politique fiscale, politique monétaire, niveau de taxation en
vigueur, mesures douanières en vigueur, code d’investissement en
vigueur, etc.
★ Contribution économique du projet
★ Impact social du projet
Le contexte social doit également être examiné, afin de s’assurer que le projet est
réalisable dans ce contexte. Posez-vous les questions suivantes :
• Quels sont les impacts sociaux prévisibles du projet ?
• Est-ce que le projet est en accord avec les valeurs dominantes de la société ?
• Est-ce que le projet favorisera certains groupes sociaux au détriment d’autres ? Ou
est-ce que le projet sera équitable ?
• Est-ce que le projet contribuera à corriger les inégalités sociales ?
• Est-ce que le projet est de nature à susciter ou à envenimer un conflit ? Ou au
contrainte de nature à pacifier une situation ?
Entrepreneur feasibility analysis
Pour commencer une affaire on doit se rassurer qu’on possède l'expérience nécessaire et
connaissance afin d’avoir toute la chance de réussite. Ces facteurs s’appellent
« entrepreneurial readness »
3. Business model
❖ Le business modèle ou modèle économique ou modèle d’affaire correspond aux
techniques mises en œuvre par l’entreprise pour générer les bénéfices.
❖ C’est une partie entière du business plan dans laquelle vous devez présenter la
stratégie globale de l’entreprise pour gagner de l’argent.
❖ Il doit répondre aux questions suivantes : comment ? par qui ? et comment ?
❖ Un Business model doit être réaliste, flexible (évolutif en fonction du
développement de l’entreprise), clair et précis dans son élaboration.
Un business modèle est un outil qui permet :
❖ De vérifier l’adéquation de votre offre ainsi que sa rentabilité économique
❖ De définir son marché et sa cible
❖ De prendre du recul: votre projet est il vraiment innovant par rapport à la
concurrence
❖ D’apprendre à vendre votre projet, à mettre en évidence ce qui le rend différent
Pour les investisseurs, business Angels, banquier, etc. ; l’entrepreneur doit élaborer
un business modèle attirant qui :
➢ Présente une vision synthétique des forces de votre projet
➢ Vérifie votre capacité à proposer des solutions innovantes pour générer des
profits
Le business modèle est une étape déterminante du business plan.
Business modèle canevas
Outil de formalisation d’un projet de création d’entreprise. Présenter, de façon
schématique, le modèle économique de votre entreprise. Il a 9 parties avec une
apparence d’un rectangle.
Cet outil permet:
- Définir le segment de client visé
- Présenter la solution proposée par votre entreprise pour répondre au besoin exprimé
par la cible
- Présenter votre stratégie de distribution
- Définir les différents canaux utilisés pour votre relation client
- Identifier la stratégie de pricing en place
- Lister les différents postes de votre modèle économique
- Identifier les activités qui contribuent à former des avantages concurrentiels
- Présenter les partenaires qui vont graviter autour de l’entreprise
- Répertorier les différents coûts que doit supporter votre entreprise
Voici les 9 éléments du canevas du business model:
✓ Segments de clientèle: les clients sont au cœur du projet. Il faut indiquer votre
cible en identifiant le groupe homogène de personnes ou entreprises qui ont les
même besoins et qui peuvent être servi via le même canal de distribution et sensible
à la même communication
✓ Proposition de valeur= votre offre et ce qui fait qu’un client achète votre produit
ou service plutôt que celui d’une autre entreprise.
✓ Canaux: comment faire connaitre la proposition de valeur
✓ Relation avec les clients
✓ Ressources clés: ressources indispensables au fonctionnement de votre activité.
✓ Activité clés: indispensable au fonctionnement de l’entreprise
✓ Partenaires clés: intervenants stratégiques
✓ Flux de revenus
✓ Structure des coûts
4. Business plan
Le Business plan c’est écrire sa vision pour convaincre, planifier et guider.
L’écriture d’un plan d’affaire ne doit pas être envisagée comme une contrainte, mais
comme une occasion de préciser sa vision stratégique.
Le business plan a deux fonctions :
✔Fournir des instruments nécessaires à l’entrepreneur pour justifier sa mission, son
but, son objectif, son budget, ses prévisions financières, son quotas du marché
(target) et sa stratégie d’entrée avant de se lancer dans le business.
✔Attirer les investisseurs et les prêteurs. La logique est que pour avoir le financement
l’entrepreneur doit passer trois test avec les prêteurs et investisseurs :
▪ Reality test démontrant que le marché existe réellement
▪ Competitive test évaluant la position de l’entreprise par rapport à ses concurrents ;
▪ Value test prouvant un haut niveau de profitabilité du remboursement ou un ROR
(taux de rendement) attractif
Eléments du Business Plan
Le business plan a au maximum 40 pages hors mis les annexes et comprend: le
titre et table de matière, executive summary, mission et vision, description du
produit ou service, profil d’affaire et de l’industrie, analyse concurrentielle,
stratégie d’entrée , stratégie marketing, résumé de l’entrepreneur et
managers, plan opérationnel, les états financiers en pro format, proposition
d’investissement ou emprunt.
Les investisseurs et les prêteurs se basent sur cinq critères pour l’octroi
d’un financement ou crédit :
• Capital
• Capacité
• Collateral (garantie)
• Character (nature)
• Conditions
La différence entre vision et objectif est que la vision est générale et l’objectif est spécifique. La
vision aide l’entreprise de 4 façons:
⮚ Elle montre la direction à suivre
⮚ Détermine la décision
⮚ Inspire les individus
⮚ La vision permet d’être persévérant face à l’adversité
Tandis que l’objectif est caractérisé par:
⮚ La spécificité
⮚ Mesurabilité
⮚ Action –obligation
⮚ Attribuable
⮚ Réaliste mais difficile
⮚ Déterminé dans le temps
⮚ Écrit
5. Plan stratégique
La stratégie est la feuille de route de l’action qu’un entrepreneur met en avant pour
accomplir la mission, le but et l’objectif de l’entreprise. La connaissance guide
l’entrepreneur dans le choix du plan stratégique.
La connaissance n’est pas seulement un facteur de production mais un facteur critique de
production (Alvin Toffer).
Le capital intellectuel est devenu une source d’avantage compétitif sur le marché. Il
comprend :
• Capital humain : talent, créativité, connaissance et habilité de la force du travail
• Capital structurel : accumulation de connaissance et expérience
• Customer capital
L’avantage compétitif se défini sur base de 5 aspects : produit offert, service fourni, prix
offert, moyen de vente et la valeur à laquelle on est engagée.
Le processus de gestion stratégique consiste à :
➢ Développer une vision claire et le traduire en une mission significative
➢ Présenter les forces et faiblesses de la société
➢ Scanner les opportunités et menaces environnementales confrontées par
l’entreprise
➢ Identifier les facteurs clés de réussite du business
➢ Analyser la concurrence
➢ Créer l’objectif et le but de l’entreprise
➢ Formuler des options stratégiques et sélectionner des stratégies appropriées
➢ Traduire le plan stratégique en action
➢ Établir un juste contrôle
L’importance de la vision dans une entreprise est :
➔ De fournir la direction
➔ De déterminer la décision
➔ D’inspirer les gens
Trois stratégie sont à considérées : cost leadership, différentiation et focus
Target Market Avantages concurrentiels
Uniqueness Low cost position
perceived by the
customer
Industrie Differentiation Cost leadership
Niche Differentiation Cost focus
focus
Chapitre 4 Création d’entreprise
David J. Storey (1982) a beaucoup étudié les conditions qui expliquent la création et le
développement des entreprises. Il suggère l'équation suivante :
• E = f (π, BE, GR, C)
• Soit, E = entrée, π = profits (+), BE = barrières à l'entrée (-), GR = croissance
(growth) (+), C = concentration (-).
4.1 Contextes et milieux de création d’entreprise
Trois cercles concentriques entourent le candidat à la création
d’entreprise :
● Le premier et le plus rapproché nous invite à prendre
connaissance de son passé et à privilégier le contexte familial
pour expliquer en profondeur, les modalités de son parcours.
● Le deuxième cercle, plus élargi, renvoie aux différents types de
milieux qui suscitent et favorisent l’acte de création, avec parfois
une visée directement instrumentale, comme dans le cas des
dispositifs spécifiques d’appuis aux créateurs.
● Enfin, le troisième niveau, situe ce qui précède dans un cadre encore plus
global, décrivant l’ensemble des valeurs admises dans une société donnée,
et dont on ne peut plus nier aujourd’hui l’influence sur le nombre et les
caractéristiques des initiatives qui y voient le jour.
4.1.1 Famille et socialisation entrepreneuriale
● La socialisation entrepreneuriale définie par Philippe Pailot
comme un processus historique d’apprentissage, d’intégration et
de positionnement social par lequel un individu se prépare à
remplir les rôles entrepreneuriaux c'est-à-dire des rôles liés à
l’imagination, le développement et la réalisation de visions
créatrices de valeurs et d’activité. On est renvoyé à toute
l’histoire, depuis l’enfance de l’individu, d’où l'intérêt de la
méthode « biographique », ou des « récits de vie », pour y
accéder.
● Le milieu familial constitue certes une instance socialisante de premier
plan, et l’intérêt entrepreneurial qu’éprouve une personne aujourd'hui est
souvent l’expression actualisée de dispositions psycho sociologiques
inscrites dans le temps.
● Ce modèle familial n’est pas automatique, le sujet peut ou non s’approprier
et faire vivre cet héritage, et même dans le cas où se confirme cette
transmission, cela peut se reproduire dans une configuration de routine,
avec parfois une volonté de se démarquer du modèle parental.
● L’aboutissement du processus transforme en fin de parcours la socialisation
entrepreneuriale en un cas particulier de socialisation professionnelle qui est le fruit
d’une double transaction, à la fois biographique et relationnelle. Dans la première, le
candidat à la création met en scène les compétences acquises au sein de ses instances
antérieures de socialisation , dans la seconde, il cherche à obtenir la confiance des
parties prenantes envers sa capacité à mener à bien son projet de création.
4.1.2 Milieux entrepreneuriaux et dispositifs d’appui
à la création d’entreprise
L’environnement géographique a une influence sur la décision de création d’entreprise.
Ainsi, il a été constaté que trois facteurs influencent la décision de création
d’entreprise :
⮚ La proximité qui a récemment servi à mieux cerner ce qui fait la véritable
originalité de l’univers des Petites Entreprises, et peut nous aider à bien comprendre
celui de la création. Même dans le cas où l’espace de marché de l’entrepreneur
devient très tôt international son espace de fonctionnement où il puise ses ressources
pour démarrer et se développer reste local.
⮚ Plus généralement on constate que même dans les territoires vastes et à forte
mobilité géographique comme les USA, les créateurs d’entreprise ont tendance à
s’installer non loin de l’endroit où ils ont passé leur enfance ou leur adolescence, et
où se situe l’entreprise dans laquelle ils ont déjà travaillé si tel est le cas. Ainsi, on
considère le milieu incubateur et l’organisation incubatrice.
Le milieu incubateur illustre le fait que c’est dans le milieu où les créateurs ont
leur racines que sont essentiellement puisées les informations sur les
occasions d’affaires et les ressources disponibles pour les exploiter. C’est
également ce milieu qui fournit, sur le plans de la culture, de l’éducation et
des loisirs le cadre de vie agréable requis par les créateurs d’entreprises à
standing relativement élevé.
L’organisation incubatrice est considérée si les créateurs ont déjà une
expérience professionnelle conséquente dans une filière donnée.
⮚Les milieux innovateurs c'est-à-dire dotés d’une vocation stimulante. En général un
milieu innovateur comprend un certain nombre des composantes parmi lesquelles un
espace géographique, une culture technique, un ensemble d’acteurs régis par des
logiques communes d’organisation et d’apprentissage. Parmi,les variables
structurantes d’un tel écosystème, l’échange et le partage d’information jouent un
rôle très important en permettant au nouvel arrivant de transformer, parfois dans un
temps records son idée innovante en une véritable occasion d’affaire
Les dispositifs à la création d’entreprise
Chaque pays possède son propre système d’appui à la création
d’entreprise. Les caractéristiques de ces dispositifs sont :
● La richesse et variété du dispositif : trois grands axes sont
considérés : l’appui financier, le développement de réseaux des
conseils et de formation ; et le soutiens logistiques dont les
pépinières et plus récemment les incubateurs sont le figures de
proue ;
● Spécialisation croissante du dispositif par type de création (ex :
incubateurs universitaires) ;
● Forte implantation régionale ou légale du dispositif
Normes socio culturelle, culture entrepreneuriale et
diffusion de l’esprit d’entreprise
TP : Quels sont les dispositifs à l’appui à la création d’entreprise en RDC ?
● Les normes socioculturelles et la culture en générale renvoient à l’ensemble de
système de valeurs partagées par les membres d’une communauté, qui s’en servent
dans leur interaction.
Paul Fortin, apôtre chaleureux de la culture entrepreneuriale dans son pays dit que « la
nature nous fournit moult exemples d’une relation semblable entre la mer et le poisson
qui y habite, la terre et les récoltes qu’on en obtiennent ; pourquoi en serait il autrement
lorsqu’il s’agit des entrepreneurs et de la société qui le suscite ?
● La figure ci après présente l’effet d'entraînement de l’activité entrepreneuriale par
les normes socioculturelles.
Effet d'entraînement de l’activité entrepreneuriale
par les normes socioculturelle
Existence des
normes
socioculturelles Prédominance ou
dominantes non d’une culture
dans une société entrepreneuriale
donnée
Accroissement et
maintien à un Diffusion de
l’esprit
niveau élevé de
d’entreprise dans
taux d’activité
entrepreneuriale
toutes les couches
de la société
4.2 Processus de création d’entreprise
Le modèle de Shapero, plus ancien, mais qui garde toujours son actualité, sera
montré ici à titre d’illustration. Ce modèle est connu pour l’accent qui avait
été mis par cet auteur américain, dès le début des années 1980, sur
l’importance des situations de déplacement à l’origine des décisions de
créations d’entreprises. Il est en réalité plus global et a connu plusieurs
versions successives parfois avec des contributions ajoutées par divers
auteurs. La variable opportunité ou occasion d’affaire absente dans le
modèle initial a été ajouté par un auteur québécois d’où l’appellation
« Modèle de Shapero-Belly ».
4.2 Processus de création d’entreprise
Imitation
Propension Facteurs de
à l’action crédibilité
Imitation
Encouragement
Entrepreneur opportunité Création
potentiel
Initiation d’entreprise
Discontinuité
Facteur de
faisabilité
● La propension à l’action est clairement psychologique et se manifeste par
le désir d’agir et les motivations des individus entreprenants.
● La crédibilité est mesurée par tout ce qui rassure le candidat entrepreneur
sur le caractère valorisant et conforme aux normes sociales de son intention
de créer. Elle appartient au domaine sociologique car lié au milieu et
groupe de référence de l’intéressé.
● La présence d'opportunités d’affaires ainsi que les facteurs qui influencent
favorablement la faisabilité perçue de l’acte de création, notamment l’accès
aux ressources financières, sont plutôt du ressort de l'économie.
● La discontinuité du modèle est une variable de situation qui va précipiter
le candidat entrepreneur dans l’action, et joue essentiellement un rôle de
déclenchement, mais à condition que les autres variables du modèle soient
suffisamment agissantes.
Comme on peut le voir sur le schéma, le point de départ de ce modèle explicatif de la
création d’entreprise consiste en la présence sur un territoire donné, d’un nombre
suffisant d’individu possédant des caractéristiques psychologiques le prédisposant à
entreprendre, et qui se trouvent dans une situation de déplacement dans leur vie
professionnelle ou familiale.
Ils choisissent alors de créer une entreprise plutôt que de se diriger vers un emploi
salarié, à condition d’avoir identifié une occasion d’affaires et dans la mesure où ils
ont perçu que l’acte de création est crédible et désirable dans le milieu et qu’ils en
perçoivent la faisabilité.
Ethique et responsabilité sociale
❖ Hors mis un bon modèle d’affaire, l’éthique joue un rôle important dans la réussite
entrepreneuriale.
❖ Un entrepreneur malhonnête n’en vaut pas un.
❖ Le climat des affaires est fondé sur la confiance mutuelle
❖ Voir le cours d’éthique et déontologie des affaire