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DL N°2 Reduction

Le document est un devoir surveillé de mathématiques pour les étudiants en MP, comprenant trois exercices et un problème sur des concepts avancés tels que la diagonalisabilité des matrices, les endomorphismes et les polynômes caractéristiques. Chaque exercice aborde des théorèmes et des propriétés liés aux matrices et à l'algèbre linéaire, demandant aux candidats de démontrer des résultats et de résoudre des équations. Les instructions soulignent l'importance de la clarté et de la précision dans les réponses.

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Le document est un devoir surveillé de mathématiques pour les étudiants en MP, comprenant trois exercices et un problème sur des concepts avancés tels que la diagonalisabilité des matrices, les endomorphismes et les polynômes caractéristiques. Chaque exercice aborde des théorèmes et des propriétés liés aux matrices et à l'algèbre linéaire, demandant aux candidats de démontrer des résultats et de résoudre des équations. Les instructions soulignent l'importance de la clarté et de la précision dans les réponses.

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Mathématiques MP

Devoir surveillé 4
Durée 4 heures
Aucun document autorisé
Calculatrices et téléphones portables interdits

Ce devoir est composé de trois exercices et d’un problème.


L’énoncé comporte 4 pages.
Le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction
ainsi qu’à la présentation de la copie.

Exercice 1
 
2 3 −2
Soit A = −1 −2 2  et f l’endomorphisme de R3 canoniquement associé à A.
1 3 −4
1. Montrer que A est diagonalisable et trouver une matrice P inversible et une matrice ∆ dia-
gonale telle que A = P ∆P −1 .
2. Soit g un endomorphisme de R3 qui commute avec f et x un vecteur propre de f .
Montrer que x est un vecteur propre de g.
En déduire que toute base de vecteurs propres de f est une base de vecteurs propres de g.
3. Soit l’équation (E) M 2 − 6M = A.
Montrer que si M est solution de (E), il existe une matrice D diagonale telle que M =
P DP −1 . Résoudre (E).

Exercice 2
Dans M2 (R), on note B = (E11 , E12 , E21 , E22 ) la base canonique.
 
a b
Soit A = une matrice non colinéaire à I2 . On note ΦA l’endomorphisme de M2 (R) défini
c d
par ΦA (M ) = AM − M A.
On suppose que ΦA est diagonalisable.

1. Déterminer la matrice de ΦA en base B et en déduire la trace de ΦA .


2. Calculer ΦA (I2 ) et Φ2 (A). Que peut-on en déduire sur Ker(ΦA ) ?
3. Montrer qu’il existe un réel β tel que le polynôme caractéristique de ΦA soit de la forme
X 2 (X 2 + β).
4. Montrer qu’il existe un réel λ > 0 tel que β = −λ2 .
5. Montrer qu’il existe une matrice B non nulle tel que ΦA (B) = λB. Etablir que TrB = 0.
6. Montrer que det B = 0. (On pourra raisonner par l’absurde et calculer B −1 AB − A).
 
0 e
7. Que vaut le polynôme caractéristique de B ? En déduire que B est semblable à où e
0 0
un réel non nul.
8. Etablir que A est semblable à une matrice triangulaire puis montrer que A est diagonalisable.

1
Exercice 3

On note A une matrice carrée d’ordre n > 0 à coefficients complexes, In est la matrice identité
carrée d’ordre n > 0 ayant des 1 sur la diagonale et des zéros ailleurs.
Le noyau et l’image d’une matrice désignent respectivement le noyau et l’image de l’application
linéaire canoniquement associée à cette matrice.
On considère la matrice MA carrée d’ordre 2n à coefficients complexes définie par blocs de la façon
suivante :  
0 In
MA = .
A 0
 
n X
1. Soit φ l’application qui à tout vecteur X de C associe le vecteur de C2n .
0
a. Montrer que φ est une application linéaire.
b. Montrer que φ est bijective du noyau de la matrice A vers le noyau de la matrice MA .
Quelle relation en déduit-on entre les dimensions de ker(MA ) et de ker(A) ?
c. En déduire le rang de la matrice MA en fonction du rang de la matrice A. Citer le
théorème utilisé.
2. On suppose, dans cette question, que la matrice A est diagonalisable et inversible.
a. Exprimer la matrice MA2 en fonction de A.
b. Démontrer que la matrice MA2 est diagonalisable.
c. Montrer que la matrice MA2 est inversible.
d. En déduire, en citant le théorème du cours utilisé, que la matrice MA est diagonalisable.
(Bien penser à toutes les CNS de diagonalisations que vous connaissez !)
3. On suppose, dans cette question, que la matrice MA est diagonalisable.
a. Démontrer que rg(MA ) = rg(MA2 ).
b. En déduire ker(MA ) = ker(MA2 ).
 A est inversible (indication : pour X ∈ ker A, on pourra montrer
c. Montrer que lamatrice
0
que le vecteur est dans ker(MA2 )).
X
d. Démontrer que la matrice A est diagonalisable.
4. Que peut-on déduire des questions 2) et 3) ?

2
Problème

E désigne un C espace vectoriel de dimension finie n ≥ 2.


Si f est un endomorphisme de E, Pf désigne son polynôme caractéristique et πf son polynôme
minimal.
On dira que f est cyclique s’il existe un vecteur x0 de E tel que (x0 , f (x0 ), . . . , f n−1 (x0 )) soit une
base de E.

Partie I
Le cas des endomorphismes nilpotent d’indice n

Soit u un endomorphisme de E tel que un = 0L(E) et un−1 6= 0L(E) .


Montrer que u est cyclique.
Soit x0 un vecteur tel que Bx0 = (x0 , u( x0 ), . . . , u(n−1) (x0 )) soit une base de E.
Donner la matrice de u dans la base Bx0 .

Partie II
Etude de la diagonalisation des endomorphismes cycliques

n−1
X
n
Soit f un endomorphisme cyclique. On suppose que Pf = X − pk X k .
k=0

Soit x0 un vecteur tel que Bx0 = (x0 , f( x0 ), . . . , f (n−1) (x0 )) soit une base de E.

1. Exprimer f n (x0 ) en fonction des vecteurs de la base Bx0 .


2. Montrer que (IdE , f, . . . , f n−1 ) est libre. Que vaut πf ?
3. Ecrire la matrice de f dans la base Bx0 .
4. Soit λ une valeur propre de f . Déterminer à l’aide de la matrice précédente la dimension du
sous espace propre associé à λ.
5. En déduire que f est diagonalisable si et seulement si f possède n valeurs distinctes.

Partie III
Une caractérisation des endomorphismes cycliques

Soit f un endomorphisme de E tel que πf soit de degré n. On veut montrer que f est cyclique.
p
Y
On suppose donc que πf = Pf = (X − λj )mj où (λj )1≤j≤p sont les p valeurs propres distinctes
j=1
de f de multiplicité mj dans le polynôme caractéristique.

3
Pour tout entier k compris entre 1 et p, on note :

Pk = (X − λk )mk Ek = Ker((f − λk IdE )mk ) nk = dimEk


p
1. Prouver que E = ⊕ Ej , et que pour tout entier k compris entre 1 et p, Ek est stable par f .
j=1
On note alors fk l’endomorphisme induit par f sur Ek et gk = fk − λk IdEk .
2. Soit k un entier compris entre 1 et p.
a. Montrer que gkmk = 0L(Ek ) .
b. On note Qk le quotient de Pf par (X − λk )mk . Ainsi Pf = (X − λk )mk Qk .
Montrer que pour tout x de E, Qk (f )(x) appartient à Ek .
c. Soit R = (X − λk )mk −1 Qk .
Etablir qu’il existe un vecteur x1 de E tel que R(f )(x1 ) 6= 0E .
d. Déduire des questions précédentes que gkmk −1 6= 0L(Ek ) .
3. Soit k est un entier compris entre 1 et p.
a. A l’aide de la question précédente, déterminer πfk .
b. Que vaut Pfk ? Comparer mk et nk .
c. Etablir que pour tout entier j compris entre 1 et p, mj = nj .
Bk de Ek telle que la ma-
d. En déduire - en utilisant par exemple gk - qu’il existe une base 
λk 0 · · · · · · 0
.. .. 
 1 λk . .

. . . . . ... 
 
trice de fk en base Bk soit la matrice Ak de Mmk (C) avec Ak =  0 .. .. 
. . . .
 .. .. .. .. 0 

0 ··· 0 1 λk
4. Montrer qu’il existe une base B de E dans laquelle la matrice de f soit égale à :

A1 0 ··· 0
 
.. .. 

0 A2 . . 
M =

.. .. .. 
 . . . 0
0 ··· 0 Ap

5. Montrer que f est cyclique.


n−1
X
n
On pourra écrire Pf = X − pk X k et considérer l’endomorphisme g dont la matrice dans
 k=0 
0 0 · · · · · · p0
.. .. 
1 0 . . 

 .
une base de E est 0 . . . .. . .. .. 
 . 

. . . . .
. . . . .

. . . . . 
0 ··· 0 1 pn−1

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