Antituberculeux Et Autres Antbiotiques - Pharmaco.2023
Antituberculeux Et Autres Antbiotiques - Pharmaco.2023
Faculté de Pharmacie de
Monastir Département de
Pharmacologie
Module : CC3
I. 1. Antituberculeux
Introduction :
Historique :
Entre 1908 à 1920, CALMETTE et GUERIN préparent le B.C.G., la première vaccination
ayant lieu en 1921.
Médicaments antituberculeux
I) Antibiotiques
1) Aminosides
• Streptomycine : Streptomycine®
• Kanamycine : Kanamycine®, Kamycine®
2) Antibiotiques peptidiques
• Viomycine
• Cyclosérine
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➢ A l'intérieur des macrophages : Intracellulaire
➢ Extracellulaire : Souvent dans les cavités pulmonaires
➢ A l'intérieur des granulomes
Cible d’action des antituberculeux
Médicaments antituberculeux
I) Antibiotiques
1) Aminosides :
• Streptomycine STREPTOMYCINE®, le 1er découvert
Utilisable uniquement par voie injectable
• Kanamycine : KANAMYCINE®, KAMYCINE®
• Origine et structures :
Le 1er isolé est la Rifamycine B. Pas très actif, a été modifiée pour donner la Rifamycine SV.
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Les 2 sont des dérivés de la naphtoquinone.
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La Rifampicine (RIFADINE®, RIMACTAN®)
Caractéristiques de la Rifampicine :
- produit surtout éliminé par la bile. Passe aussi partiellement dans les urines : les
colore.
• Propriétés thérapeutiques :
• Mécanisme d’action :
- elle est spécifique de cette enzyme : n’interfère pas avec l’ADN polymérase ou l’ARN
polymérase des organismes supérieurs.
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• Rifabutine : ANSATIPINE®
Spectre : elle a une activité bactériostatique (aux doses thérapeutiques) sur les mycobactéries
typiques comme Mycobactérium tuberculosis, et atypiques comme Mycobactérium avium
complex qui infecte certains immunodéprimés.
PK et Métabolisme :
- Indications :
- ttt préventif des infections à Mycobactérium avium complex chez les sujets infectés
par le VIH (300 mg/jour)
Effets indésirables :
• Rifamycine :
• Rifapentine :
Utilisé dans certains pays dans le traitement de la tuberculose, en deux administrations par
semaine
DEXAMBUTOL®, MYAMBUTOL®
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1) Structure :
- Interfère avec l'ARN et donc sur synthèse protéique, il est actif en phase de
croissance
DEXAMBUTOL®, MYAMBUTOL®
3) Intérêt thérapeutique
Caractéristique de l’éthambutol
4) Effets indésirables
Troubles oculaires : diminution de l’acuité visuelle (réversible en quelques mois après l’arrêt
du traitement).
- un seul produit.
1) Structure
2) Propriétés
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a) Activité antibiotique :
-> on peut essayer de substituer le groupement NH2 par une groupement alkyle :
CH3
CH
CH3
isopropyl
c) métabolisme :
Il faut différencier les populations, car si on augmente la posologie des acétyleurs lents, il y a
stockage, et donc surdosage.
3) Intérêt thérapeutique
Effets indésirables :
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- neurotoxicité périphérique (moins de 0,2 %)
- gastralgies
6) Dérivés de l’isoniazide
b) Pyrazinamide : PIRILENE®
L’isoniazide en association :
Pyrazinamide : PIRILENE®
Comprimés (500 mg, sécable)
En réduisant l'excrétion d'acide urique, elle peut occasionnellement entraîner des crises de
goutte.
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• Isoniazide :
- intolérance digestive
- neuropathies distales,
- agitation, délires
• Rifampicine :
• Pyrazinamide :
- intolérance digestive
• Ethambutol :
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- La streptomycine est très active sur les bacilles extracellulaires qui se multiplient très
rapidement ;
Ces combinaisons ont pour but d’améliorer l’observance, de faciliter la prise régulière des
médicaments en diminuant le nombre de comprimés à ingérer et d’empêcher une
monothérapie génératrice de résistance bactérienne.
✓ Fluoroquinolone (Moxifloxacine)
✓ Oxazolidinone Linezolide
✓ Aminosides Capreomycine
✓ Cyclosérine
✓ Ethionamide
Traitement curatif
Traitement préventif
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Il repose sur :
(1) la vaccination B.C.G. (souche de [Link] ayant perdu sa virulence par repiquages
successifs) qui donne 80 % de protection
Le traitement doit aussi être suffisamment long pour éradiquer les bacilles à croissance
fortement ralentie pour éviter les rechutes à l’arrêt du traitement.
Du fait, du long temps de doublement (20 h) du bacille tuberculeux, une prise unique
quotidienne est suffisante.
Le risque de sélection est d’autant plus élevé que la quantité de bacille est abondante dans
la lésion comme c’est le cas dans la caverne tuberculeuse.
✓ isoniazide,
✓ rifampicine,
✓ pyrazinamide
✓ et éthambutol
✓ isoniazide
✓ et rifampicine.
La rifampicine, antibiotique à spectre plus large, est actif sur les bactéries à Gram positif, elle
inhibe la transcription de l’ADN.
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I.2. Les Antilepreux
Résorbés lentement
Il s'agit d'un colorant phénazinique doué d'une grande capacité d'accumulation dans les
cellules (demi-vie de 2 mois en raison de sa libération lente depuis le milieu intracellulaire).
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II. Pharmacologie des Sulfamides, Diaminopyridines et Phénicolés
1. Structure chimique
Les sulfamidés sont des dérivés de l’acide para-aminobenzène (PABA) sulfonique :
De par leur structure voisine de celle de l’acide dihydrofolique (dihydrofolate), ce sont des
inhibiteurs compétitifs de la dihydrofolate réductase.
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La sélectivité d’action des sulfamidés provient du fait que les bactéries doivent synthétiser
leur acide folique par cette voie métabolique, alors que les eucaryotes assimilent directement
l’acide folique apporté par l’alimentation.
10. Resistance
Sulfamidés :
➢ mutation chromosomique conduit à la résistance par hyperproduction d’acide para-
aminobenzoïque ou par modification de la structure de la dihydroptéroate synthétase.
➢ acquisition d’un plasmide permet : diminution de l’affinité de la dihydroptéroate synthase
pour le sulfamidé ou réduction de la perméabilité bactérienne aux sulfamidés.
Diaminopyrimidines :
Une surproduction de dihydrofolate réductase survient rapidement au cours d’un traitement
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6. Effets indésirables
Surtout pour les dérivés à longue demi-vie ou lors d’un ttt prolongé.
Les sulfamidés :
➢ Le plus redoutable est l’induction de réactions toxiallergiques (rash cutané,
oedème de Quincke, atteinte respiratoire, arthralgie, état confusionnel).
➢ Occasionnellement, ils peuvent aussi induire :
- des troubles hématologiques (neutro- ou thrombopénie)
- des cristalluries (si éliminés sont forme de métabolites peu solubles)
- des troubles digestifs (nausées, vomisements, diarrhées)
- des troubles neurologiques (asthénie, céphalée)
- une hémolyse, chez les patients déficients en glucose-6P-déshydrogénase.
Les diaminopyridines :
➢ anémie mégaloblastique par carence en acide folique, surtout avec d’autres inhibiteurs de
la synthèse d’acide folique (anticancéreux) ; évité par la coadministration d’acide
folinique.
7. Indications
Les sulfamidés associés aux diaminopyridines sont efficaces dans :
➢ ttt d’infections non compliquées des voies urinaires, des voies respiratoires
hautes, ou encore, des voies digestives.
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La sulfasalazine associée à un salicylé (AINS), dans le tube digestif → une action anti-
inflammatoire et une activité antibiotique :
➢ A ce titre, elle est utilisée dans le ttt de la maladie de Crohn
➢ ou d’autres maladies intestinales inflammatoires.
Les associations sulfamidés – diaminopyridines sont parfois employées comme
antiparasitaires (pneumonies à Pneumocystis carinii ou toxoplasmose).
8. Interactions médicamenteuses
Les sulfamidés ↑ l’activité des coumariniques, des hypoglycémiants oraux et du méthotrexate
en les déplaçant de leur LPP.
Ils ↓ (à l’exception du sulfisoxazole) le métabolisme de phénytoïne.
En revanche, ils accélèrent la biotransformation de la ciclosporine, mais accroissent le risque
de toxicité rénale.
9. Contre-indications
✓ Les associations sulfamidés-diaminopyridines doivent être évitées, chez les patients
souffrant : d’insuffisance rénale ou hépatique, ou de troubles hématologiques.
✓ grossesse
✓ allaitement.
10. Posologie (voir tableaux ↑) La posologie des sulfamidés dépend de façon critique
de leur demi-vie.
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II. 2. Les Phénicolés
Les phénicolés sont potentiellement utiles en raison de leur large spectre et de leur bonne
pénétration dans le système nerveux central, mais dont l'usage est actuellement limité par leur
toxicité médullaire.
Chloramphénicol Thiamphénicol
1. Structure Chimique
Sont des dérivés de l'acide dichloroacétique, porteurs d'un phényle substitué. Le groupement
dichloroacétamide est important pour l'activité antibiotique.
Deux molécules sont utilisées en clinique : chloramphénicol, réservé à l'usage topique en
raison de sa toxicité, et thiamphénicol.
2. Mode d'action
Comme les macrolides et les lincosamides, les phénicolés se fixent à la sous-unité 50S des
ribosomes bactériens. Ils inhibent la synthèse des protéines.
L'action du chloramphénicol n'est pas tout à fait spécifique, elle peut s'exercer dans les
cellules de mammifères, et plus spécialement, les cellules souches des cellules sanguines.
3. Resistance bactérienne
La résistance est due à l'inactivation enzymatique du chloramphénicol par une acétyl-
transférase.
Le choramphénicol est également substrat de très nombreuses pompes à efflux, surtout chez
les bactéries à Gram-négatif.
4. Spectre d'activité
Chloramphénicol et thiamphénicol , spectre similaire. le 1er se caractérise par des CMI
légèrement inférieures. Ce spectre couvre :
- les coques à Gram (+) ou (-),
- les bacilles à Gram (+),
- certains bacilles à Gram (-) dont les entérobactéries,
- les anaérobies,
- les spirochètes,
- certains germes particuliers comme les Rickettsia, Chlamydia et Mycoplasma.
5. Pharmacocinetique
Absorption: Les phénicolés sont généralement administrés sous forme de prodrogues esters.
La prodrogue inactive régénère la molécule libre, hydrophobe et donc diffusible dans les
tissus, grâce à l'action d'estérases.
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Distribution: Les phénicolés diffusent dans les tissus grâce à leur lipophilie, y compris dans le
LCR.
L'élimination est rapide (t½ = 2 - 4 heures) et se fait par voie rénale. Dans le cas du
chloramphénicol, elle est précédée par une étape de glucuronoconjugaison dans le foie.
7. Contre-indications :
✓ antécédents d'insuffisance médullaire,
✓ enfants et femmes enceintes. (chez prématurés et jeune enfant, défaut métabolique
hépatique → taux sériques excessifs peuvent entraîner des effets graves ("gray baby
syndrome")
8. Indications
Malgré leur large spectre d'action, l'usage de ces antibiotiques est exceptionnel dans les pays
industrialisés en raison de leur toxicité (par contre il sont fréquemment utilisés dans les pays
en voie de développement, notamment pour le traitement des méningites bactériennes à cause
du faible coût !!). On les réservera dans ces pays au traitement d’infections graves, à savoir:
- Méningites (usage exceptionnel, lorsque d'autres antibiotiques actifs pénétrant dans le LCR
ne peuvent être utilisés).
- abcès cérébral
- fièvre thyphoïde (Salmonella thyphi) non sensible à d'autres antibiotiques
On l’utilise encore en applications topiques (auriculaires ou oculaires), pour lesquelles le
risque de toxicité n'est cependant pas nul.
9. Interactions médicamenteuses
❖ Par son effet inhibiteur sur les enzymes hépatiques, le Chloramphénicol peut
augmenter la demi-vie de médicaments métabolisés par le foie, tels que /
➢ le tolbutamide (hypoglycémiant oral),
➢ la phénytoïne (antiépileptique)
➢ ou les coumariniques (anticoagulants oraux).
❖ Inversément, les inducteurs du métabolisme hépatique (barbituriques, phénytoïnes)
augmentent le métabolisme du chloramphénicol et réduisent donc sa demi-vie.
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III. Oxazolidines (linezolid)
1. Introduction :
La classe des oxazolidines est la première classe nouvelle d'antibiotiques qui soit apparue au
cours de ces 30 dernières années.
1987 : Slee et al décrivent pour la première fois des composés appartenant à la classe des
oxazolidinones,
2. Structure :
Le linezolid (Zyvox™) est actuellement la seule molécule utilisée en clinique.
3. Spectre d’activité :
Le linezolid est généralement bactériostatique.
Il recouvre les bactéries aérobies à Gram positif, notamment :
– les staphylocoques méti-R et de sensibilité diminuée aux glycopeptides,
– les pneumocoques péni-R,
– les entérocoques vanco-R.
Les germes habituellement sensibles sont :
➢ S. aureus,
➢ le pneumocoque, les entérocoques, les streptocoques b-hémolytiques du
groupe A,
➢ Bacillus cereus, Bacteroides fragilis, clostridium difficile,
➢ mais aussi Pasteurella multocida, les Legionelles, les Fusobacterium,
Haemophilus influenzae, Moraxella catarrhalis...
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4. Mécanisme d’action :
Inhibition de la synthèse protéique, très en amont des autres AB
5. Pharmacocinetique du linézolide
• Absorption : Biodisponibilité proche de 100 % → relais oral après voie IV.
• Métabolisme et élimination :
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6. Posologie et mode d’administration
• La posologie usuelle chez l’adulte est de 600 mg, deux fois par jour, par voie IV (perfusion
de 30 à 120 minutes) ou par voie orale pendant ou en dehors des repas.
– Pneumonies nosocomiales
• Un traitement par le linézolide devra être débuté uniquement en milieu hospitalier après avis
d’un référent en antibiothérapie.
8. Effets indésirables
• Dominés par la myélotoxicité (thrombopénie, anémie, pancytopénie), plus fréquente en cas
d’antécédent d’anémie, de granulopénie, de thrombopénie ou en cas d’insuffisance rénale –
surveiller une fois par semaine la NFS
9. Précautions d’emploi
• La durée de traitement recommandée est de 10 à 14 jours
[Link] médicamenteuses
• Le linézolide est un inhibiteur réversible de la mono-aminoxidase.
• De ce fait, il ne doit pas être associé avec les IMAO antidépresseurs et être utilisé avec
précaution avec des amines vasopressives (dopamine, dobutamine).
Conclusions
• Nouvel antibiotique
• Actif sur les germes multirésistants
• Respecter les indications
• Toxicité +++
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IV. Les Polypeptides
Introduction :
Ils agissent sur la membrane cytoplasmique en provoquant une désorganisation des
membranes, augmentation de la perméabilité membranaire induisant une fuite des
constituants cellulaires et donc la mort cellulaire : action bactéricide
Toxicité surtout rénale et nerveuse limitant leur administration par voie générale. Certains le
sont = polymyxines et les autres trop toxiques sont utilisés par voie locale.
❖ Antibiotiques bactéricides de spectre Gram – ou Gram + doués d’une forte toxicité lors de
leur administration par voie générale
Classification :
1. Les Polypeptides utilisables par voie
- Tensio-actifs
générale ou locale : les polymyxines
❖ Colistine (polymyxine E)
- Polymyxine E = Colistine
❖ Polymyxine B (usage local)
- Polymyxine B
- Non tensio-actifs
❖ Bacitracine (usage local) 2. Les Polypeptides utilisables seulement
❖ Tyrothricine (usage local) par voie locale : Bacitracine
❖ Thiostrepton (usage local)
1. Origine et structure
Antibiotique produit par Bacillus colistinus constitué d'un mélange de plusieurs décapeptides
cycliques basiques voisins.
2. Mode d’action
Par leur caractère amphipathique, elles s'insèrent parmi les lipides et détruisent ainsi la
membrane bactérienne.
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Incapables de diffuser à travers le peptidoglycan très épais des Gram (+) mais se lient
facilement aux lipides de la membrane externe des Gram (-) puis rejoignent via des canaux la
membrane cytosolique de ces derniers.
3. Activité antibactérienne
Spectre limité à certains B.G(–) (Pseudomonas aeruginosa, Enterobactéries).
Activité bactéricide importante
4. Emplois
• Leur faible absorption et leur néphrotoxicité →→ ces antibiotiques ont longtemps été
principalement réservés à l'usage topique (cutané, ophtalmique ou ORL; dans ce
dernier cas, l'administration sur tympan perforé peut causer une toxicité vestibulaire et
cochléaire irréversible) ou par aérosol.
• Aujourd’hui un regain d’intérêt, pour le ttt d’infections nosocomiales à germes multi-
résistants, car ils restent actifs sur les souches ayant développé une résistance aux
classes d’antibiotiques conventionnels :
➢ Par voie parentérale, ttt des infections à bacilles gram – en particulier des
infections rénales et urogénitales
(à la posologie A, E : 50 000 UI/Kg/jr et N : 50 000 à 100 000 UI/Kg/jr en 2 ou 3 injections)
➢ Par voie intrarachidienne : ttt des méningites à germes sensibles
➢ Par voie orale : ttt des infections intestinales à entérobactéries
(à la posologie de A : 150 000 UI/Kg/j et E : 250 000 UI/Kg/j en 3 ou 4 prises 7 jrs max)
➢ Par voie locale : collyres, solutions auriculaires seule ou en association
(Bacicoline)
➢ Myasthénie
6. Interactions médicamenteuses
➢ Curarisants
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1.2. Polymyxine B
2. Emplois
Voie locale en association avec autres antibiotiques, corticoïdes sous forme de poudre,
gouttes auriculaires
Antibiotulle,
Auricularum,
Maxidrol,
Panotile,
Polymyxine B Sulfate en association Locale
Polydexa,
Polygynax,
Primycine,
Sterimycine
1. Origine et structure :
Antibiotique produit par Bacillus colistinus constitué d'un mélange de plusieurs décapeptides
cycliques basiques voisins.
2. Activité antibactérienne
Inhibition de la synthèse de la paroi bactérienne par formation d'un complexe tertiaire avec
l'undécaprénol pyrophosphate
3. Emplois
Indication
Infections urinaires:
✓ Nitrofurantoine
✓ Hydroxyméthylnitrofurantoine
Infections intestiales:
✓ Furazolidone ,
✓ Nifuroxazide
Spectre
Bacilles à Gram - .
Mode d’action :
Agissent directement sur l’ADN provoquant diverses lésions (coupures et substitution de
bases)
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I. Fosfomycine, Imidazolés et Acide fucidique
VII. 1. Fosfomycine
La fosfomycine (encore appelée fosfonomycine, phosphomycine) est un antibiotique
bactéricide produit par différentes espèces du genre Streptomyces et par Pseudomonas
syringae.
Mode d’action :
La fosfomycine inhibe la synthèse de la paroi bactérienne. Elle se comporte comme un
analogue du phosphoénolpyruvate et inhibe l’enzyme pyruvyl-transférase (ou pyruvate-UDP-
N-acétylglucosamine-transférase), ce qui a pour conséquence de bloquer la formation d’acide
N-acétylmuraminique, l’un des constituant essentiels du peptidoglycane de la paroi
bactérienne.
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D’autres antibiotiques agissent en perturbant la synthèse du peptidoglycane : citons la
bacitracine, la cyclosérine et les glycopeptides.
La fosfomycine étant assez mal absorbée au niveau digestif elle est le plus souvent
administrée par voie parentérale.
Pharmacocinétique :
La fosfomycine étant assez mal absorbée au niveau digestif elle est le plus souvent
administrée par voie parentérale.
De par son faible poids moléculaire (138 Da) présente une bonne diffusion tissulaire (ce qui la
rend indiquée dans le traitement des infections de localisation cérébro-méningée ou ostéo-
articulaire), se lie peu aux protéines plasmatiques (10 % seulement) et n’est pas métabolisé.
Ainsi, il est éliminé à plus de 80 % en 12 heures par voie urinaire et constitue donc un
antibiotique de choix dans le traitement d’infections urinaire (cystite aiguë) à bactéries Gram
(+) (staphylocoque doré) ou Gram (-) (Proteus, Pseudomonas, Serratia…).
Enfin, il faut tenir compte de l’apport sodé lors d’administration de fosfomycine (14.4 mEq
Na+ (0,33g) par gramme de fosfomycine), pouvant entraîner une hypernatrémie.
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VII.2. Imidazolés
Introduction
Les 5-Nitro-imidazoles sont des dérivés hémi-synthétiques provenant de la
modification d'un 2-nitro-imidazole, l'azomycine, produite par Streptomyces.
Mode d’action :
Après pénétration dans la bactérie (simple diffusion) l'antibiotique est activé par
réduction de son groupement -nitro (-NO2) en position 5.
Cette réduction n'a lieu que chez les bactéries anaérobies,en absence d'oxygène (mais
également chez quelques rares espèces microaérophiles: Helicobacter pylori, Campylobacter,
Gardnerella vaginalis) grâce à une enzyme bactérienne pyruvate-ferrédoxine
oxydoréductase indispensable à cette réduction.
Des radicaux libres et produits intermédiaires produits sont très réactifs et suceptibles
de causer directement des dommages à l'ADN bactérien.
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Spectre d’activité :
- Bactéries anaérobies, ainsi qu’à quelques espèces microaérophiles ( Helicobacter
pylori, Campylobacter, Gardnerella vaginalis)
- certains protozoaires anaérobies d'importance médicale (Trichomonas vaginalis,
Entamoeba histolytica, Gardia lamblia).
- Il faudra donc toujours les utiliser en association lorsque l'on suspecte la présence
concomitante de bactéries aérobies.
Les nitro-imidazolés peuvent être bactéricides à CC° suffisante (CMB = 10 X CMI).
Ils présentent tous le même spectre; certains sont toutefois actifs à des concentrations plus
faibles que d'autres :
CMI tinidazole < CMI ornidazole < CMI métronidazole
Pharmacocinétique :
-Résorption digestive : elle est rapide et importante (VO, aussi rectale ou vaginale)
- LPP : faible
Effets indésirables :
• Troubles digestifs : nausées, goût métallique, vomissements, diarrhées
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- abcès cérébraux et abdominaux
Intéractions Médicamenteuses :
"Effet antabuse": en cas d'ingestion simultanée d'alcool, ils empêchent la métabolisation
complète de celui-ci.
Un monitoring thérapeutique s'impose donc chez les patients sous traitement coumarinique.
Contre-indications :
Les nitroimidazoles passent la barrière placentaire et dans le lait maternel :
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VII. 3. L'acide Fusidique
Il est aussi isolé à partir de Mucor ramannianus (un champignon Zygomycète) et de Isaria
kogana (un champignon Deuteromycète).
La structure générale de l'acide fusidique est très voisine de celle des hormones stéroïdes.
Toutefois, cet antibiotique est complètement dépourvu d'effet hormonal.
Dans les années 1960-1970, un composé issu de la fermentation du champignon Fusidium
coccineum (un champignon Deuteromycète) s'avéra actif envers les staphylocoques, et fut
appelé acide fusidique.
Il est aussi isolé à partir de Mucor ramannianus (un champignon Zygomycète) et de Isaria
kogana (un champignon Deuteromycète).
La structure générale de l'acide fusidique est très voisine de celle des hormones stéroïdes.
Toutefois, cet antibiotique est complètement dépourvu d'effet hormonal.
Spectre d’activité :
Bactériostatique à faibles doses et bactéricide à des doses plus élevées.
Spectre ne couvre que les Gram + en particulier Staphylococcus aureus, en association avec
un aminoside ou une β-lactamine, relèvent du traitement des infections à staphylocoques
multirésistants.
Mécanisme d’action :
Il agit en inhibant la synthèse protéique, en se fixant au facteur EF-G d'élongation de la
traduction, ce qui empêche la fixation des amino-acyl-ARNt.
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