Module III : Étude d’un roman à thèse : Le Dernier Jour d’un Condamné,
Victor Hugo, 1829
I- La biographie de l’auteur
Victor Hugo est un poète, dramaturge, prosateur et dessinateur romantique français, né le 26
février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris. Il est considéré comme l’un des
écrivains les plus importants de la langue française. Il est aussi une personnalité politique
et un intellectuel engagé, jouant un rôle majeur dans l’histoire du XIXᵉ siècle.
Parmi ses œuvres :
✔ Les Misérables (1862)
✔ Les Châtiments (1853)
✔ Les Contemplations (1856)
✔ Notre-Dame de Paris (1831)
II- Genre : Roman à thèse
Le roman à thèse est une forme d’engagement où l’histoire n’est qu’un prétexte pour
transmettre des enseignements, des messages sociaux, politiques ou idéologiques. Ce genre
exprime la lutte que mène l’auteur pour défendre sa thèse.
Dans Le Dernier Jour d’un Condamné, Victor Hugo plaide pour l’abolition de la peine de
mort, donnant ainsi une portée universelle à son œuvre.
III- Type de littérature : La littérature engagée
La littérature engagée renvoie généralement à la démarche d’un auteur (poète, romancier,
dramaturge…) qui défend une cause éthique, politique, sociale ou religieuse, à travers ses
œuvres.
Ainsi, l’œuvre présente certaines opinions ou prises de position de son auteur sur un sujet
donné. Par le biais de son texte, un écrivain peut :
• Critiquer certains aspects de la société.
• Dénoncer une situation qui le dérange.
• Défendre une cause qui lui tient à cœur.
IV- Thème et contexte de l’œuvre
Victor Hugo rencontrait plusieurs fois le spectacle de la guillotine et s’indignait de ce que la société
acceptait ce rituel sanglant sans se poser de questions.
Ce qu’il reproche, c’est que l’accusé ait été condamné sans véritable justice.
C’est après avoir assisté à une scène où le bourreau graissait la guillotine avant une exécution, que
Victor Hugo décide d’écrire Le Dernier Jour d’un Condamné, qu’il achève très rapidement.
V- Résumé
L’œuvre est un journal de souffrances, écrit par un condamné à mort durant les 24 dernières heures
de son existence. Il relate ce qu’il a vécu depuis le début de son procès jusqu’au moment de son
exécution, soit environ six semaines.
Ce récit est un long monologue interne, coupé de réflexions angoissées et de souvenirs de sa vie
passée.
C’est aussi un témoignage brut des conditions de vie des prisonniers au XIXᵉ siècle.
VI- Personnages
Le condamné: on ne sait pas quel crime a-t-il commis. Il est jeune, sain, fort et éduqué. Il aime
sa fille Marie et s'occupe pour son avenir.
Les représentants de la société: Juges, magistrats, directeur de la prison représentent la société.
Pour eux, une exécution est une chose banale qui doit se dérouler dans les formes.
Le prêtre il ne parle pas avec son cœur, il répète son discours froid et placide, il semble
indifférent.
Les geôliers: Quelques-uns sont gentils avec lui, d'autres ne le sont pas. Il y en a ceux qui
parlent avec lui et d'autres qui le traitent comme un animal.
Sa femme et sa mère: Elles ne sont pas décrites, mais elles sont citées en référence à la , à la
peine indirecte que l'on fait subir aux membres de la famille du condamné à mort.
souffrance Marie: Fille du condamné, elle a trois ans, son père lui voue un amour absolu, mais
elle ne le reconnaît pas. Elle est persuadée que son père est mort.
La foule: compatissante et cruelle à la fois, elle assiste à une exécution capitale comme à un
spectacle. Elle semble assoiffée de sang.
L'huissier: Un homme insensible qui vient annoncer au condamné le rejet de son pourvoi en
cassation. Il ne s'intéresse qu'à son tabac et aux nouvelles politiques sans importance. La mort
ne l'émeut pas.
Le directeur: est gentil, mais cette gentillesse est intolérable quand il informe le condamné que
c'est "pour aujourd'hui.