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Cosmologie : La Terre dans l'Univers

Le document présente un cours de géologie générale sur la cosmologie et la place de la Terre dans l'Univers, abordant des concepts tels que l'Univers, la cosmologie, l'astronomie et le Big Bang. Il décrit également l'architecture de l'Univers, les méthodes de mesure des distances cosmiques, ainsi que la formation et l'évolution des galaxies. Enfin, il souligne l'importance des découvertes astronomiques récentes et les défis liés à la compréhension de l'Univers observable.

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Cosmologie : La Terre dans l'Univers

Le document présente un cours de géologie générale sur la cosmologie et la place de la Terre dans l'Univers, abordant des concepts tels que l'Univers, la cosmologie, l'astronomie et le Big Bang. Il décrit également l'architecture de l'Univers, les méthodes de mesure des distances cosmiques, ainsi que la formation et l'évolution des galaxies. Enfin, il souligne l'importance des découvertes astronomiques récentes et les défis liés à la compréhension de l'Univers observable.

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Université Cadi Ayyad Année universitaire 2020-2021
Faculté Polydisciplinaire-Safi
Département des Sciences de la Terre

FILIERE SVI/S1
Module de géologie générale

POLYCOPIE

Partie II : COSMOLOGIE : LA TERRE DANS


L’UNIVERS

Pr. Ayt Ougougdal Mohamed

1
Université Cadi Ayyad Année universitaire 2020-2021
Faculté Polydisciplinaire-Safi
Département des Sciences de la Terre

Module de Géologie Générale


SVI-STU, S1

Partie 2 : COSMOLOGIE : LA TERRE DANS L’UNIVERS

A- UNIVERS

I- Introduction

1. – Quelques définitions
L’Univers est l’ensemble de tout ce qui existe. On l'appelle également le Cosmos ou l'Espace
lorsqu'on parle du milieu extraterrestre.
* La Cosmologie est l’étude de la structure, de l’origine et de l’évolution de l’Univers.
* L’Astronomie est la science des corps célestes. (céleste est un mot qui est relatif au
ciel).
* L'Astrophysique est l'étude des propriétés physiques des corps célestes.

En Cosmologie, science qui étudie l’Univers (sa structure, sa formation et son évolution), la question
de ses origines est l'une des plus fondamentales que l'homme puisse se poser. Nous essaierons dans cette
partie de donner une idée sur l'Univers et son évolution, ainsi que ses composants (galaxies, étoiles, milieu
interstellaire, etc.).
L’étude de l’Univers suppose que celui-ci puisse être assimilé à un objet physique qui obéit à des lois
au même titre qu’une particule élémentaire. Cette hypothèse fondatrice de la Cosmologie est pourtant
hardie car on applique à l’Univers qui est le Tout (= à la fois l’espace, le temps et la matière : la trame même
des lois physiques) des lois de même nature que ses constituants.
Face à la complexité d’un Univers démesurément grand et définitivement inaccessible, les physiciens ont
posé un axiome simplificateur connu sous le nom de principe cosmologique qui dit : à grande échelle l’Univers
est homogène et isotrope.
A l’échelle de l’Univers, la physique est soumise au pouvoir absolu de la gravitation. Cette dynamique
permet de décrire l’évolution du « contenu » de l’Univers mais ne nous renseigne pas sur l’Univers lui- même.
Ceci puisque la mécanique classique renvoie l’image d’un espace et d’un temps statiques. Il fallut attendre
la théorie de la relativité générale pour que l’Univers accède au statut d’objet physique.
Armée du principe cosmologique et de la relativité générale, la cosmologie a pu enfin se lancer à la
découverte de l’histoire de l’Univers.
Avec les progrès technologiques actuel et futur, beaucoup de notions cosmologiques acquises vont
être précisées, d’autres vont être découvertes. Le satellite Planck par exemple, lancé en 2009, devrait
améliorer notre connaissance du sujet et aussi permettre de mieux déterminer les paramètres entrant en
jeu dans les modèles cosmologiques.
En utilisant des instruments du VLT (Very Large Telescope), une équipe d'astronomes britanniques
(dont l'astrophysicien Paul Crowther, de l'université de Sheffield) a découvert en 2010, l'étoile la plus
massive connue à ce jour. Baptisée R136a1, elle a une masse équivalente à environ 265 fois celle du soleil
et est également près de dix millions de fois plus lumineuse. Avec une masse à la naissance estimée à
320 fois la masse de notre soleil (diamètre estimé à 417 600 000 km contre 1 392 000 km), soit un
plus de deux fois les 150 masses solaires considérées actuellement comme la masse maximale pour une
étoile. Les astronomes s’interrogent sur les processus qui ont pu engendrer un tel monstre, car ils pensaient

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que les limites théoriques sont de 150 masses solaires.


La géante a été découverte au centre d'un amas d'étoiles de la nébuleuse de la Tarentule, elle-même
située dans le Grand nuage de Magellan, galaxie se trouvant à 165 000 années-lumière de notre Voie lactée.

Un zoom sur la nébuleuse de la Tarentule dans le visible aboutissant à l'amas RMC 136a vue dans l'infra-rouge proche,
ici en fausses couleurs. Crédit : ESO/P. Crowther/C.J. Evans. ( FUTURA SCIENCES)

2. - L’échelle des distances pour mesurer l’Univers

En 1920 Hubble arrive à mesurer la luminosité apparente des Céphéides (des étoiles avec une variation
périodique de la luminosité) en déduit la luminosité absolue et arrive à calculer ainsi leur éloignement
En astronomie plus on voit loin dans l’espace plus on voit loin dans le temps .
En on utilise généralement deux sortes d'échelles pour mesurer les distances:
a) - L’année lumière : c’est la distance parcourue en un an par la lumière. Elle est notée al et
elle vaut 9,46 .1015 m. (on rappelle que la vitesse de la lumière est d'environ 300.000 km/s).
b) - L’unité astronomique, notée UA, est la distance entre la Terre et le Soleil : 1 UA =
150.000.000 km environ.
c) – Le parsec, noté pc, correspond à la distance d’un astre (depuis le Soleil) dont la parallaxe
annuelle correspond à 1 seconde (explication en fig.).
1 parsec = 206.265 UA = 3,23 al = 3100 milliards de km
1Mpc = 1 mégaparsec = 1 million pc.

Voici quelques distances repères :


Terre-lune = une seconde-lumière = 300 000 km
Terre-soleil = 8 mn-lumière = 144 000 000 km
Diamètre du soleil = 20 s-lumière = 6 000 000 km
Les objets les plus éloignés observés actuellement sont à 12 milliards d’années-lumière

II- Architecture de l’univers


Face à la complexité d’un Univers démesurément grand et définitivement inaccessible, les physiciens ont posé
un axiome simplificateur connu sous le nom de principe cosmologique qui dit : à grande échelle l’Univers est

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homogène et isotrope.
Les corps cosmiques que sont les étoiles représentent la plus forte concentration de la matière de par leur
abondance.
La masse de la matière de ces corps est très importante mais la densité de l’univers est très faible et ne
représente que 3.10-31 g/cm3 .
Le mouvement et la position de toutes ces particules dans l’espace sont gérés par la gravitation. Les étoiles
et toutes les autres formes de la matière se regroupent en systèmes :
Tous ces corps célestes font partie
d’une organisation ou une architecture
gouvernée par les lois de l’attraction l’Univers
universelle = l’Univers

Superamas de la Vierge Super amas

Amas local Amas

Voie Lactée Galaxies et Nébuleuses

(système solaire) Systèmes (complexes)

(Terre - Lune) Systèmes (simples) 6

le cas le plus simple étant la terre et son satellite la lune


puis d’un ordre plus grand le système solaire
puis plus grand la galaxies : voie lactée
amas local et le super amas de la vierge
Le centre du super amas est en général occupé par une galaxie très massive (centaines de fois la masse
d’une galaxie normale) autour de laquelle les autres galaxies gravitent.
Une constellation est un ensemble d’étoiles visibles à l’œil nu dont les projections sur la voûte céleste
sont suffisamment proches pour qu’on les relie par des lignes imaginaires, traçant ainsi une figure (animale,
personnage mythologique …) sur la voûte céleste. Les étoiles d’une constellation peuvent appartenir à
plusieurs systèmes célestes.

III- Modèle de formation de l’univers : « Big Bang »


Les observations d’Edwin Hubble du décalage vers le rouge des rayonnements électromagnétiques
en provenance d'autres galaxies suggèrent que celles-ci s'éloignent de notre galaxie.La vitesse
d'éloignement d'une galaxie est proportionnelle à son éloignement, ce qui est connu sous le nom de loi de
Hubble ; une telle loi correspond à un univers proche en expansion.
Bien que la constante de Hubble ait été révisée par le passé dans d'importantes proportions (dans un rapport
de 10 à 1), la loi de Hubble a été extrapolée aux galaxies éloignées, pour lesquelles la distance ne peut être
calculée au moyen de la parallaxe ; cette loi est ainsi utilisée pour déterminer la distance des galaxies les
plus lointaines.
En extrapolant l'expansion de l'Univers dans le passé, on arrive à une époque où celui-ci a dû être
beaucoup plus chaud et beaucoup plus dense qu'aujourd'hui. C'est le modèle du Big Bang qui est un ingrédient
essentiel du modèle standard de la cosmologie actuelle et possède aujourd'hui un grand nombre de
confirmations expérimentales.
Le Big Bang est le modèle cosmologique aujourd'hui adopté par la majorité des astrophysiciens. Ce
modèle ne prétend pas être la vérité absolue, mais sa précision dans sa description des phénomènes

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astronomiques et ses prédictions maintes fois validées font de lui un modèle de premier ordre.
Cette théorie de l’évolution de l’univers propose que celui-ci est le résultat d’une « explosion » originelle de
l’espace-temps, suivie d’une expansion. Cette rapide expansion eut lieu partout à la fois sur la totalité de
l’espace-temps.
Dans quel état se trouvait l’Univers avant le « Big Bang » ? La science ne peut répondre à cette question car
les conditions physiques qui régnaient alors ne peuvent être décrites par le moyen des théories actuelles.
Les modèles actuels « physique quantique » nous permettent de remonter le temps jusqu’aux tous
premiers instants du cosmos. Il y a cependant une limite dans cette remontée, car en deçà d’un certain
temps « ère de Planck », la physique n’a plus rien à dire. En effet, la théorie de la relativité et la théorie de
la physique quantique se contredisent en deçà de cet instant.
Le modèle privilégie l'existence d'une phase d'inflation cosmique très brève mais durant laquelle
l'univers aurait grandi de façon extrêmement rapide, les particules vont alors se repousser mutuellement,
ce qui a pour conséquence l'expansion de l'univers et donc un début de refroidissement. Dans les tout
premiers instants après le Big Bang, l'Univers était extrêmement chaud et dense. Lorsque l’Univers
commença à se refroidir, les conditions permirent aux constituants de base de la matière – les quarks et les
électrons, dont nous sommes tous constitués – de faire leur apparition. Quelques millionièmes de seconde
plus tard, les quarks se sont assemblés pour produire des protons et des neutrons, lesquels se sont regroupés
en quelques minutes pour constituer les noyaux des futurs atomes. Au fur et à mesure que l’Univers
poursuivait son expansion et son refroidissement, le rythme s’est ralenti. Il a ainsi fallu 380 000 ans pour
que les électrons soient capturés dans l'orbite des noyaux, donnant naissance aux premiers atomes. Il
s’agissait essentiellement d’hélium et d’hydrogène, qui sont encore aujourd’hui, et de loin, les éléments les
plus répandus dans l’Univers. Les observations actuelles suggèrent que les premières étoiles se sont formées
à partir de nuages de gaz environ 150-200 millions d'années après le Big Bang (et la lumière fut !!).
Désormais, des atomes plus lourds, tels que le carbone, l’oxygène et le fer, sont produits sans cesse au cœur
des étoiles et sont projetés dans tout l'Univers lors d'explosions stellaires spectaculaires appelées
supernovas.

Histoire de l'Univers

{
Ondes gravitationnelles

L'inflation
génère
deux types
d'ondes Les ondes créent des
Ondes de densité signatures polarisées

Les électrons libres Première


diffusent la lumière époque visible
Fluctuations
quantiques
Rayon de l'univers observable

Formation de l'hydrogène neutre


Début de la fusion nucléaire

Fond diffus cosmologique


Fin de la fusion nucléaire

Univers moderne
Protons formés
Inflation

Big
Bang

0 10⁻³² s 1 µs 0,01 s 3 min 380 000 ans 13,8 milliards d'années


Âge de l'Univers

IV- Taille de l’univers


La taille de l’univers = paradoxe !!!
Le Visible : implique que quel que soit les moyens, l'homme est capable d'apprécier cette partie de l'Univers.

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Or la lumière existe depuis la création de l'Univers (ou presque). Nos instruments ne peuvent capter que la
partie de l'Univers qui se trouvait là à cet instant. Notre horizon visible est donc situé à 13,7 milliards
d'années-lumière (âge de l’univers). Les objets situés dans l'Univers au-delà de cette distance nous sont
invisibles.
Univers observable est un terme utilisé par les scientifiques pour désigner tout l'univers observable même
au-delà du temps de parcours de la lumière. Il mesure 46,5 milliards d'années-lumière de rayon (93 G.a.l en
diamètre). Seuls 13,7 G.a.l nous sont accessibles.
L'Univers étant en expansion et cela plus rapidement que la vitesse de la lumière, paradoxalement, une partie
de l'Univers observable se soustrait à notre vue. À chaque jour qui passe, une partie de l'Univers, sous
l'effet prépondérant de l'expansion, disparait de notre horizon de visibilité.
La limite entre la partie visible et le reste de l'Univers observable est appelé l'horizon cosmologique.

Remarque: soit un point P de l'univers observé à X années de lumière. Les photons ont mis ce temps pour nous parvenir. Pendant
ce temps ce point P de l'Univers s'est déplacé du fait de l'expansion de l'Univers. En fait, où est-il maintenant, au moment
où je l'observe? Il a fait du chemin

V- Composition actuelle de l’Univers

1) Les Galaxies

Une galaxie est un ensemble d'étoiles, de poussières et de gaz interstellaires dont la cohésion est
assurée par la gravitation. Les galaxies présentent une grande diversité de taille (entre 2.000 et 500.000
années-lumière de diamètre) et de forme.

La Voie Lactée, notre galaxie, contient plus d'une centaine de milliards d'étoiles (à l'échelle
universelle, elle se situe dans la moyenne des galaxies spirales. Les galaxies ne sont pas distribuées de façon
aléatoire dans l'Univers, elles ont tendance à se regrouper en groupes ou en amas eux-mêmes groupés en
superamas. La galaxie d’Andromède (galaxie voisine) est située à 2,3 millions d'années-lumière. Notre
galaxie possède toutefois deux petites galaxies satellites (le grand et le petit Nuages de Magellan) situées
respectivement à environ 150.000 et 200.000 années-lumière. Elles font toutes partie du Groupe Local
composé d'une majorité de galaxies elliptiques naines et irrégulières.
Edwin Hubble a montré que les galaxies semblaient s'éloigner de nous, à une vitesse d'autant plus grande
qu'elles sont lointaines. Cette propriété fondamentale qui implique que l'Univers est en expansion, est à
la base de la cosmologie moderne. Elle constitue l'un des trois arguments extrêmement forts en faveur du
modèle cosmologique standard, dit du Big Bang; les deux autres étant l'observation du fond diffus

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cosmologique et les abondances des éléments légers (hydrogène, hélium et lithium).


On connaît peu de choses sur la formation des galaxies, la gravitation a dû y jouer un grand rôle puisqu'elle
prédomine encore dans la hiérarchisation de l’univers.
Aux limites de l'Univers observable, la galaxie la plus lointaine observée à ce jour, découverte en
2004, n'est pas très spectaculaire, mais sa lumière a mis 13,2 milliards d'années à nous parvenir !
Dans une galaxie, toutes les étoiles tournent autour d'un axe. Il existe plusieurs types de galaxies
que l'on classe selon leur morphologie.
Edwin Hubble (1889 - 1953), astronome américain, a proposé en 1926 la classification morphologique des
galaxies suivante appelée : la séquence de Hubble.

* Les galaxies spirales : notre galaxie, la Voie Lactée, en fait partie. C'est une galaxie spirale
comme 25 % des galaxies de l'univers. Les bras des spirales sont issus de la compression de la matière à
cause de la rotation de la galaxie. Ils apparaissent comme des lieux privilégiés de formation stellaire. Le
bulbe, qui est le renflement central, contient des étoiles d'âges variés et enfin le halo galactique formé
de gaz et de poussières dans lequel on trouve des étoiles vieilles et des amas globulaires. Les
galaxies spirales barrées sont caractérisées par le fait que les bras spiraux s'étendent à partir
des extrémités d'une « barre » qui traverse le bulbe galactique.
* Les galaxies elliptiques (65 % des galaxies) : n'ont pas de structures évidentes, à part leur
symétrie elliptique ou sphérique. Elles sont composées en majorité d'étoiles âgées et sont le siège
d'émissions radios importantes, d'où leur nom de radiogalaxies.
* Les galaxies lenticulaires (S0 ou SB0) sont des galaxies à disque sans bras spiraux bien définis.
Elles représentent la transition entre une galaxie elliptique et une galaxie spirale dans la séquence de
Hubble
* Les galaxies irrégulières : qui n'entrent pas dans ces 2 types principaux, ne représentent que 10
% des galaxies, elles sont riches en matières interstellaires et pauvres en éléments lourds.
Plus les galaxies évoluent, plus la matière interstellaire est consommée par les étoiles qui rejettent à leur
mort des éléments lourds.

galaxie spirale (A : schéma)

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Dans l’espace il n’est pas rare que deux galaxies proches rentrent en collision. Lors de la rencontre de deux
galaxies, les effets de marée peuvent arracher des langues de matière. Les régions où la collision a déclenché
la formation d'étoiles sont visibles en bleu (étoiles jeunes et chaudes).

2) Les nébuleuses

Vaste nuage de matière interstellaire (composée de poussières et de gaz) où la densité est


nettement supérieure à celle de l'espace interstellaire. Le gaz est un mélange de molécules variées : en plus
de l'hydrogène moléculaire (H2) qui est majoritaire, on y trouve des alcools, de l'ammoniac, des aldéhydes
(proches des sucres) et de l'eau. Ces molécules sont issues de la rencontre et la combinaison des atomes
produits par l'étoile.
Cet amas de gaz peut provenir d'une explosion unique d'une nova ou d'une supernova, comme
pour la nébuleuse du Crabe.
La température des nuages interstellaires est suffisante pour que la pression contrebalance la
gravitation, le nuage est en équilibre. Mais sous l'effet de poussières et de molécules complexes, la
température baisse et le nuage tend alors à s'effondrer sous son propre poids. Ce phénomène peut être
également déclenché ou aidé par une explosion d'étoile voisine ou une collision avec un autre nuage qui
comprime la matière interstellaire et rompt l'équilibre entre pression et gravité.
Les étoiles se forment à l'intérieur de certaines nébuleuses comme celle, très connue, d'Orion ou
de la Rosette.

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3) Les étoiles

Une étoile, corps céleste le plus abondant dans l’univers, est un astre, formé de gaz accrété, à
l'intérieur duquel se produisent des réactions de fusion thermonucléaire. Ces réactions sont à l'origine du
rayonnement électromagnétique. La détection des étoiles est facilitée grâce à leur rayonnement. Ainsi,
plusieurs milliers d'étoiles sont visibles à l'œil nu. On estime à plusieurs centaines de milliards le nombre
d'étoiles figurant dans notre galaxie (la Voie Lactée) uniquement.

Les étoiles prennent naissance dans une nébuleuse primordiale, à partir des nuages de matières
interstellaires gigantesques (environ plusieurs centaines de millions de kilomètres et d'une masse allant de
1 à plusieurs millions de masses solaires) présents dans l'univers après le Big bang.
Après un événement déclencheur, la matière va à l'appel de sa propre gravité, se contracter et se
réchauffer. Le nuage se décompose alors en plusieurs nuages plus petits, mais plus denses, qui se
contractent à leur tour. Les premiers embryons stellaires apparaissent. Grâce aux mouvements des charges
électriques accélérées, ils émettent des rayonnements radios et infrarouges.
La contraction gravitationnelle du cœur et l’accrétion de la matière des zones externes sont les
seules sources d’énergie à ce stade. L’énergie rayonnée par la proto-étoile est donc d’origine purement
gravitationnelle.

a) La nucléosynthèse
On appelle nucléosynthèse l’ensemble des réactions nucléaires qui se sont produites soit lors de la
naissance de l’Univers observable (nucléosynthèse primordiale) riche en Hydrogène, ou qui se produisent
par transformation et synthèse des différents éléments chimiques à partir de l’hydrogène primordial à
l’intérieur des étoiles,
Les collisions se multiplient, des photons dont l'énergie est de plus en plus élevée apparaissent sans
cesse. D'infrarouge, la lumière émise passe au rouge, l'étoile devient "visible", selon sa masse elle virera au
jaune ou au bleu selon sa taille. La température centrale de l'étoile dépasse 1010 °C. A cette température,
la répulsion électrique des protons est vaincue, la force nucléaire entre en jeu : 2 noyaux d'hydrogène
(protons) se rencontrent, fusionnent et forment du Deutérium (hydrogène lourd). Ce Deutérium fusionne
ensuite avec un proton pour former de l'Hélium 3 (3He). Il faut ensuite 2 noyaux d'hélium 3 pour donner
l’hélium 4 (4He).
Cette nucléosynthèse, véritable fusion nucléaire, produit de l'énergie nucléaire sous la forme de
photons = lumière
Des résultats présentés le vendredi 23 septembre 2011 au cours d'un séminaire au CERN (Laboratoire Européen pour la Physique
des Particules) à Genève, ont détecté des particules, les neutrinos, filant plus vite que la lumière. L'écart relatif, bien que faible, est significatif
: quelque 0,002 % de plus. Un des piliers de la physique, le caractère indépassable de la vitesse de la lumière (près de 300 000 kilomètres
par seconde), serait donc ébranlé. Si ce résultat se confirme, cette relation d’Einstein (et d’autres notions de la Physique) est à revoir !

chaîne proton-proton à l'intérieur d'une étoile.

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Cette étape majeure, va se manifester par un changement de comportement de l’étoile: les réactions
thermonucléaires vont fournir l'énergie nécessaire pour contrecarrer l'action de la force de
gravitation. L'étoile n'a plus besoin de se contracter pour obtenir de l'énergie qui lui permet de briller et
de supporter son propre poids. Les contractions s'arrêtent alors.
Vue de l'extérieur, l'étoile ne se modifie plus, elle va donc garder son diamètre et sa couleur inchangés
pendant tout le temps que durera la fusion de l'hydrogène en hélium.
La nucléosynthèse primordiale n'a guère pu fabriquer que de l'hélium 4, et ce sont les étoiles, disposant de
densités beaucoup plus élevées et de beaucoup plus de temps qui synthétiseront les éléments plus lourds.

b) L’évolution des étoiles


Lorsque s'amorce la combustion de l'hydrogène, chaque étoile possède une luminosité à peu près
proportionnelle au cube de sa masse. Le temps que dure cette combustion dans le noyau représente la
phase la plus longue de sa vie. Dans le Soleil qui s'y trouve actuellement, elle durera au total quelque cinq
milliards d'années ! Durant cette phase, il nous semble qu'il n'y ait plus aucune évolution chez l'étoile.
b1) Les petites étoiles (1,5 fois la masse solaire) :
Quand il n'y aura plus d'H2 à transformer en He dans le coeur stellaire, la phase nucléaire se
terminera. La durée de cette phase dépend de la masse de l'étoile. En effet, plus une étoile est massive,
plus elle brille et donc plus elle épuise rapidement ses réserves en H2.
A ce moment-là, l'énergie produite par la nucléosynthèse s'épuisant (le cœur de l'étoile ne contient plus que
de l'hélium, trop stable pour fusionner), la température va baisser dans l'étoile. La force gravitationnelle
prédomine alors et l'étoile va se contracter, ce qui fait de nouveau augmenter la température. Cela va
permettre de pouvoir utiliser les molécules d'He se situant en dehors du coeur stellaire. La température
montera à 100.109 °C à l'intérieur de l'étoile. La rencontre de 3 noyaux d'He va donner un carbone et de
l’oxygène. Grâce à l'énergie dégagée par cette réaction, la contraction va se ralentir. Pendant ce temps, le
coeur va continuer à se contracter sous l'effet de la gravitation et transférer cette énergie à la surface de
l'étoile qui va amplifier son gonflement tout en se refroidissant. Le diamètre de l'étoile peut être multiplié
par un facteur 200, tandis que la baisse de température va se traduire par un décalage du rayonnement vers
le rouge : l'étoile devient ce que l'on appelle une géante rouge.
La dilatation de ses enveloppes externes aboutit à la dispersion des atomes dans l'espace. Les restes
éparpillés de ces enveloppes forment ce que l'on appelle une nébuleuse planétaire. Celle-ci va se disperser
dans le milieu interstellaire en quelques centaines de milliers d'années.
Le processus s'arrête lorsque tout l'hélium est épuisé et que la température n'est pas suffisante pour
amorcer la fusion du carbone : le cœur de l'étoile, constitué d'atomes de C principalement et d’oxygène, n'est
plus le siège de réactions thermonucléaires. L'étoile est alors une naine blanche ayant une densité très
élevée.
Les naines blanches gardent la rotation de l'étoile initiale tout en étant beaucoup plus petites. Elles ne
peuvent que rayonner leur chaleur résiduelle en se refroidissant cependant. Une fois leur température assez
basse, elles deviennent des astres morts ou des naines noires.
On peut suivre aisément cette évolution des étoiles grâce au diagramme HR (de Hertzprung- Russel) ci-
dessous.
Un corps, chauffé à une température déterminée, émet un rayonnement spécifique. Les étoiles en fonction de leur
température change de type spectrale du rouge au bleu,
Type spectrale Couleur Température moyenne de surface (°C)

W bleue 35000-50000

O bleue-blanche 25000-35000

B bleue-blanche 10000-25000

A blanche 7500-10000

F jaunâtre 6000-7500

G jaune 5000-6000

K orange 3500-5.00

M rouge <3500

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Le rayonnement à 3°K, ou rayonnement fossile, est celui qui se répand dans une enceinte refroidie à cette température. On
le retrouve partout dans l'univers.
Dans le diagramme HR, toutes les étoiles peuvent être représentées par un point dans un plan dont l'axe
horizontal est gradué en température de surface (ou en couleur), donc en classe spectrale, tandis que les
luminosités (quantité totale d'énergie émise) figurent sur l'axe vertical. Ce diagramme permet donc de
classer les étoiles, c'est un outil indispensable pour décrire les propriétés et l'évolution d'une étoile. Ainsi
voyons-nous:
• une bande étroite traverse notamment en diagonale tout le diagramme. C'est la fameuse séquence
principale qui rassemble toutes les étoiles qui, quel que soit leur âge, brûlent encore de l'hydrogène dans leur
cœur;
• dans le coin supérieur gauche. se trouvent les étoiles de type O et B - les plus chaudes et les plus
bleues - et en bas à droite, les naines rouges de classe M. Il apparaît ainsi très clairement qu'une étoile
passe la plus grande partie de son existence à brûler son hydrogène. Son évolution ultérieure se traduira
par des déplacements, voire des aller-retours sur ce diagramme.
• les autres zones regroupent les étoiles évoluées qui ont épuisé leurs réserves d’hydrogène. Au-dessus
de la séquence principale dont elles se sont échappées, les géantes et les supergéantes rouges sont encore
des réacteurs thermo-nucléaires. Mais elles brûlent des éléments chimiques différents, tels que l'hélium,
le carbone ou l'oxygène.
• en dessous de la séquence principale, on trouve les étoiles mourantes, comme les naines blanches,
qui s'éteignent à petit feu.

Diagramme HR
b2) Les grosses étoiles (plus de 1,5 fois la masse solaire)
Le mécanisme de leur naissance est voisin de celui des petites étoiles mais il est beaucoup plus rapide (car
massives, elles ont des températures centrales beaucoup plus élevées; elles s'éteignent donc rapidement, après
trois ou quatre millions d'années). Les protons hydrogènes produisent de l'hélium par les réactions
thermonucléaires surtout.
Alors que la production d'une étoile peu massive s'arrête au carbone, une étoile massive est capable
d'engendrer en son cœur des températures et des pressions assez élevées pour amorcer toute une série de
réactions de "combustion" de plus en plus complexes, en commençant par la combustion du carbone en néon, sodium
et magnésium, puis la combustion du néon en oxygène et enfin celle de l'oxygène en silicium. Les "cendres" de chaque
réaction s'accumulent au centre de l'étoile pour servir ensuite de carburant à la combustion suivante. L'étoile
finit donc par avoir une structure en pelure d'oignon, avec au centre un cœur de fer, puis une couche de silicium,
une couche d'oxygène, une couche de carbone, un couche d'hélium pour finir par l'enveloppe d'hydrogène.

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Après une nouvelle contraction. La température atteint 35 109 °C !. Des noyaux de plus en plus lourds
se forment jusqu'au fer (Fe), nickel (Ni) et du cobalt (Co). Ces étapes sont de plus en plus courtes. Pendant
cette évolution, la taille de l'étoile s'agrandit pour devenir une géante bleue puis une supergéante rouge.
Ainsi, en quelques milliers d'années, une étoile engendre tour à tour des noyaux de masse de plus en
plus grande : du silicium au groupe des métaux. La combinaison des neutrons aux métaux permet ensuite
l'apparition de noyaux plus lourds (U 238).

structure dite en «pelure d'oignon» d'une super-géante juste avant l'effondrement du cœur de fer et l'explosion de la
supernova (les différentes couches concentriques correspondent à des réactions de fusion différentes).
Quand le cœur de l'étoile approche les 5 milliards de degrés, l'étoile va se contracter rapidement, puis
s'effondrer. Ceci va provoquer une formidable explosion : c'est une supernova. Les produits des phases de
fusion vont être expulsés dans l'espace, puis se refroidir, formant un nuage appelé rémanent de supernova.
Mais contrairement à la nébuleuse primordiale qui a donné naissance à l'étoile, cette fois, la nébuleuse
contient des éléments lourds et plus complexes produits par l’étoile. Tous les atomes qui composent notre
corps et notre planète sont issus de la nucléosynthèse stellaire.
Au moment de l'explosion, l'étoile n'est pas entièrement dispersée dans l'espace. Sa partie centrale se
replie sur elle-même. Sa densité augmente énormément. Le cœur de l'étoile devient un seul et gigantesque
noyau de neutrons: il en résulte une étoile à neutrons ou un pulsar.
Il semblerait, dans certains cas, que certains résidus de supernova puissent être encore plus denses qu'une
étoile à neutrons. Tellement denses, que la gravité empêcherait la lumière de s'en échapper. Un tel astre
est appelé trou noir. Cependant, puisque même les radiations électromagnétiques ne peuvent s'en extraire,
on ne peut les observer directement. On n'a donc pas la preuve de leur existence, même si certains
phénomènes observés suggèrent la présence d'un trou noir.

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évolution de deux types d'étoiles. La première semblable au soleil passe par le stade géante rouge avant de donner une naine blanche
qui se refroidira lentement. La seconde, étoile massive de plus de 1,5 fois la masse solaire, passe par le stade des supergéantes et
donne une supernova.

4) Novae et supernovae

Ces deux formations stellaires correspondent à la fin explosive de certaines étoiles. Phénomènes
exceptionnellement lumineux, les supernovae peuvent briller pendant quelques heures autant que toute les
étoiles d'une petite galaxie.

Lorsque la masse de l'étoile est très importante (supergéante), pour compenser la perte des neutrinos,
l'étoile se contracte de plus en plus, puis s'effondre. On arrive à une température de 5 109 °C. Les réactions
thermonucléaires ne sont plus suffisantes pour contrebalancer la gravitation. La contraction de l'étoile
mourante va conduire à une implosion de son cœur (100.106 fois le soleil). C'est une supernova. Après que
l'implosion ait eue lieu, une onde de choc en retour balaie toutes les couches et les disperse dans l'espace.
La matière stellaire, évacuée dans l'espace, se dilue et se refroidit. Mais, elle n'est pas perdue car elle
contient les noyaux lourds. Ils entreront dans la composition du nuage interstellaire et participeront à la
formation de nouvelles étoiles mais aussi de planètes. Au niveau du cœur de l'étoile, il reste un noyau dense
: l'étoile à neutrons.

e ff ondr ement brutal du cœ ur sur lui-même entraînant les couches e x ter nes de l' éto ile.

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la supernova 1987A est la première que les télescopes actuels ont eu la chance d'observer. Vue ic i à traver s l'objec tif du
télescope spatial Hubble, on voit bien l' anneau de matièr e s tellaire éj ectée de l' étoile lor s de son e xplos ion.

5) Etoiles à neutrons, Pulsars, Trous noirs et Quasars

Autres que les galaxies, notre cosmos est peuplé d'objets d'une puissance extrême, parmi ceux- ci, les
étoiles à neutrons, les pulsars, les trous noirs et les Quasars.
a) L'étoile à neutrons : après l'explosion de la supernova, seul subsiste le noyau,
car les couches externes ont été expulsées dans l'espace interstellaire. C'est donc le coeur d'une supernova
composé uniquement de neutrons, d'où cette dénomination d’étoile à neutrons. En raison d’une forte densité
régnant au centre de l'étoile, les protons se sont transformés en neutrons.
Dans la soupe ardente de neutrons, des neutrinos sont créés spontanément. Ils quittent l'étoile et évacuent
toute sa chaleur interne, l'étoile à neutrons refroidit.
Quand la masse de l'étoile est supérieure à 1,8 masse solaire, le refroidissement a des conséquences
catastrophiques : les neutrons ne peuvent résister à la gravitation et sont littéralement écrasés sous leur
propre poids. L'étoile est condamnée à devenir un trou noir.
Au contraire, si la masse est inférieure à 1,8 masse solaire, elle peut trouver un équilibre paisible et se
refroidir complètement.
b) Les pulsars : sont des étoiles à neutrons qui, à l'observation, s'allument et
s'éteignent plusieurs fois par seconde, selon le principe des phares. En effet, seule une fraction de leur
surface émet de la lumière. Les périodes de pulsations de pulsars sont très variables et dépendent de la
vitesse de rotation de l'étoile à neutrons. Ces périodes vont de 1,5 ms à 8,5 secondes. Cette pulsation tend
cependant à se fatiguer au fil des années, à mesure que l'énergie de rotation décroît. Si le pulsar tourne
trop vite il se désintégrera sous la force centrifuge provoquée par sa rotation.
Les pulsars possèdent un champ magnétique très intense et émettent des rayonnements radios à partir de
leurs pôles magnétiques. Les scientifiques estiment qu'un pulsar naît tous les 60-330 ans dans notre galaxie,
alors que le taux de formation de supernovae est d'un à tous les 50 ans environ.
Les pulsars ont souvent une étoile compagne qui est à l'origine de leur rotation rapide. Ce peut être une
naine blanche ou une géante rouge.
Les étoiles doubles sont en fait assez courantes. Ce sont deux étoiles très proches qui sont en révolution
autour de leur compagne. On ne peut distinguer les deux astres que par analyse de leurs raies spectrales.

étoile double ou système binaire

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c) Les trous noirs


Les trous noirs n’existent qu’en théorie qui prédit que des étoiles massives (de plus de 30 masses solaires
environ), s'effondrent sur elles-mêmes sans que rien ne puisse stopper le processus, la gravité est
énorme, elle est si importante que même la lumière (composée de particules, les photons) ne peut s'en
échapper. C'est pourquoi il est si difficile de détecter des trous noirs.

la galaxie M51 sous l'oeil du télescope spatial Hubble. La croix au centre de cette galaxie signalerait la présence d'un
trou noir en son centre.
d) Les quasars
Les QUASARs (découverts pour la première fois en 1963) sont des objets se situant aux limites de
notre univers visible. Les quasars se retrouvent au sein de galaxies hôtes dans lesquelles ils constituent le
noyau central. La plupart de ces quasars ont une apparence stellaire, d'où leur nom Quasi Stellar objects.
Les quasars peuvent résider dans tout type de galaxies.
Les astronomes étaient très surpris de pouvoir apercevoir des objets aussi lointains. Cette grande
distance implique que les Quasars produisent une énergie phénoménale pour être détectés par nos
télescopes terrestres. Les luminosités de ces objets sont de l'ordre de 1045 à 1048erg / s. En effet, les
quasars sont les plus puissants émetteurs de rayonnements. La source de ce rayonnement est concentrée dans
une région minuscule au centre de la galaxie.
L'origine de ce rayonnement pourrait s'expliquer par la présence d'un trou noir de plusieurs millions
de masses solaires qui attirerait et dévorerait tout ce qui se trouve prés de lui : nuages interstellaires,
planètes, étoiles entières, vaisseaux spatiaux,... Ces corps, violemment accélérés, tombent sur lui à une
vitesse prodigieuse, bousculés par leur chute, ils se réchauffent et brillent puissamment.
Certains de ces quasars sont vieux de 12 milliards d'années.

deux quasars (dont un en haut à gauche) qui illuminent le ciel de leurs rayonnements ultraviolets et de leurs émissions
radio (donc invisible à l'oeil)

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Résumé des phases d'évolution stellaire en fonction de la masse initiale de l'étoile.

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B- LE SYSTEME SOLAIRE

Le Système solaire est le système planétaire auquel appartient la Terre. Il fait partie de la galaxie
appelée Voie lactée, situé à environ 8 kpc (∼26 100 a.l.) de son centre il effectue une révolution en 225 à
250 millions d'années. L'héliopause, limite magnétique du Système solaire, est définie par l'arrêt des vents
solaires face au vent galactique. Bien au-delà se trouve le nuage d'Oort, sphère d’objets épars. La limite
gravitationnelle du Système solaire se situe bien plus loin encore, jusqu'à 1 ou 2 années-lumière du Soleil.

Schéma montrant les emplacements respectifs du Système solaire, de la ceinture de Kuiper (au-delà de
l'orbite de Neptune) et du nuage de Oort (entre 0,6 et 1,6 années-lumière du Soleil).

1) Formation

La Voie Lactée contient de nombreux nuages interstellaires, issus de nébuleuses. Lorsque le nuage
originel du système solaire commence à se comprimer, plusieurs étoiles naissent, certaines se transforment
rapidement en supernova. L'explosion qui en est liée favorise l'agglomération des poussières en éléments
plus gros.
Le nuage s'aplatit en disque épais du fait de la rotation qui entraîne la concentration des poussières
et des agrégats près de son centre, autour de l'axe de rotation. Le disque s'amincit et s'élargit. Les
agrégats formés suivent une orbite circulaire.

Les poussières, lors de leur agglomération dans un domaine proche du soleil, perdent les matières volatiles (H2,
He... ). Au-delà de 750 millions de km du soleil, par contre, les poussières et les matières volatiles coexistent.

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2) Organisation du système solaire

Le Système Solaire est l'ensemble des objets gouvernés par l'attraction gravitationnelle du soleil. Il s’agit
de huit planètes. Contrairement aux étoiles, les planètes n’émettent pas de lumière ; elles sont éclairées par
le Soleil et renvoient sa lumière

a) Les planètes telluriques (ou planètes internes): ces planètes sont petites, peu
massives et denses et à atmosphère réduite. L'archétype de cette classe est la planète Terre qui en est
d'ailleurs le plus gros représentant. Il s'agit de : Mercure, Venus, Terre, Mars

b) Les planètes géantes (ou planètes externes): On parle aussi de planètes gazeuses
ou de planètes joviennes (semblable à Jupiter). Ces planètes possèdent toutefois des satellites de type
tellurique. L'atmosphère de ces planètes est proche de la composition de la nébuleuse primitive. Toutes
possèdent des anneaux constitués d'une myriade de blocs de glace, de roches et de poussières. Ce sont les
restes des particules et agrégats du bombardement d'accrétion, prisonniers de l'attraction des planètes.
Il s'agit de : Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune.

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c) Et le reste...
• Des planètes naines comme Cérès ou Pluton (pluton n’étant plus considéré comme planète depuis
2006),
Des astéroïdes (environ 300000 en 2006) formant une ceinture située entre Mars et Jupiter, dont certains
sont assez imposants (33 ont plus de 200 km de diamètre). Ces astéroïdes sont les étoiles filantes
(météores) et météorites, qui frappent la Terre lorsqu'ils quittent leur orbite et rencontre notre planète.
Le dégazage de ces météorites donne une atmosphère voisine de celle qui se retrouve dans les émissions
gazeuses volcaniques de la Terre : c'est l'atmosphère de base des planètes telluriques.
• Des comètes (environ 1000), noyaux de glaces de poussières minérales. La queue des comètes
provient des radiations solaires qui subliment les glaces et arrachent les poussières.
• Les petits corps du système solaire externe (environ 1000 en 2006) : les Centaures et les objets
transneptuniens,
• Mais aussi : poussières interplanétaires, plasma, ....

La ceinture d'astéroïdes située entre Mars et Jupiter.


d) Propriétés faisant l’unité du système solaire :
§ Les planètes et la plupart des astéroïdes tournent autour du Soleil sur des orbites elliptiques
presque circulaires situés dans le même plan «écliptique» perpendiculaire à l’axe de rotation du soleil.

Orbites des planètes

Remarque : Pluton n'est pas dans le plan de l'écliptique (argument ajouté par les astrophysiciens à celui de sa taille, entre d’autres,
pour ne plus le considérer depuis 2006 comme une vraie planète de notre système solaire, mais comme une planète naine).

§ La période de révolution des planètes dépend de leur distance par rapport au soleil, les plus éloignées
tournent le plus lentement, et ces révolutions se font toutes dans le même sens que la rotation du soleil :
La période ("année") au carré est proportionnelle au cube de la distance moyenne au Soleil (3ème loi de
Kepler (Loi harmonique) ) P2 = D3

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§ Leur distance par rapport au soleil obéit à une loi simple (loi de bode découverte en 1772) : chaque
planète est presque deux fois plus éloignée du soleil que sa voisine intérieure :
D= (0,4 + 0,3 x 2n )UA.
Avec n = - infini pour Mercure, 0 pour Venus, 1 pour Terre, 2 pour Mars, 3 pour la ceinture d’astéroïdes, 4 pour Jupiter etc….
§ La rotation des planètes sur elles même se fait selon un axe sub-perpendiculaire au plan de
l’écliptique et dans le même sens que leur révolution (sauf pour vénus et Uranus qui tournent en sens inverse)

§
§
§
M V T M AS J S U N P

La distance approximative entre les planètes et le Soleil ainsi que d'autres informations statistiques sur
ces planètes sont résumées dans le tableau ci-après

Tableau regroupant les propriétés physiques des différents planètes du système solaire

Ces propriétés montrent que le Système Solaire qui s'est formé à partir d'un même nuage de gaz et de
poussière qui s'est aplati au fur et à mesure de sa contraction (voir modèle plus haut).
La composition globale des planètes telluriques est rocheuse, c'est à dire constituée de silicates, de fer et
de nickel. Ce qui donne une densité d'environ 5 g/cm3.
Les planètes telluriques se sont formées par accrétion de planétésimaux. En conséquence, durant cette
phase d'accrétion initiale, les planètes sont restées
o chaudes
o homogènes
o liquides
Ensuite, à cause de la gravitation, on assiste à la chute des matériaux les plus lourds (fer, nickel) vers le
centre: c'est le phénomène de la différenciation qui conduit à la formation d'un noyau plus dense. Le
manteau est constitué de silicates. Le refroidissement de la surface donne ensuite lieu à la formation de la
croûte solide. Pour la Terre, La densité décroît du noyau (12 g/cm3) jusqu'à la croûte (3 g/cm3) en passant
par le manteau (5 g/cm3)

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L'activité géologique d'une planète dépend de sa structure interne (manteau liquide, épaisseur de la
croûte,...) et sa structure interne dépend de sa température interne. Nous allons voir ci-après comment la
chaleur est emmagasinée à l'intérieur de la planète, et comment cette chaleur s'échappe vers l'extérieur.

Comment l'intérieur de la planète est-il chauffé?


Trois principales sources de chaleur contribuent à chauffer l'intérieur d'une planète: l'accrétion,
la différenciation, et la radioactivité. Une quatrième source appelée effet de marée, n'est pas important
pour les planètes telluriques mais joue un rôle majeur pour les satellites galiléens, en particulier Io.

• L'accrétion est la première source d'énergie interne pour les planètes telluriques. L'accrétion est le
phénomène par lequel un embryon planétaire grossit en agglomérant les planétésimaux alentours par collision.
L'énergie cinétique des impacteurs (mv2/2) est transformée en énergie thermique qui s'ajoute à l'énergie
interne de la planète. Les multiples
impacts violents qui ont prévalu dans les premiers temps de la formation des planètes ont déposé une telle
quantité d'énergie que la planète entière était en fusion (état liquide).

accrétion d’une planète.

• Cet état liquide généralisé a permis au processus de la différenciation d'entrer en jeu. Sous l'effet
de la gravitation, les matériaux les plus denses (les métaux) coulent dans le noyau de la planète alors que
les roches les plus légères restent à la surface. La différentiation produit de la chaleur en transformant
l'énergie gravitationnelle en énergie thermique.

différenciation de la Terre.

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• La troisième source d'énergie provient de la décroissance radioactive d'éléments comme l'uranium,


le potassium, etc... Quand les noyaux radioactifs se désintègrent, des particules sub- atomiques sont éjectés
à très grande vitesse, frappent les atomes voisins les chauffant ainsi. La radioactivité transfère ainsi une
partie de la masse-énergie (E= mc2) de l'élément radioactif en énergie thermique pour l'intérieur de la
planète.

Comment l'intérieur de la planète se refroidit ?


La chaleur emmagasinée dans la planète s'échappe continuellement de l'intérieur. Cette évacuation se
fait de l'intérieur chaud vers la surface plus froide au travers de quatre processus principaux: la
conduction, la convection, le volcanisme et la tectonique des plaques :
• La convection (dans une cellule convective du manteau liquide, de la roche chaude monte tandis
que de la roche plus froide redescend).
• La conduction (qui transporte la chaleur dans la croûte rigide).
• Le volcanisme (qui amène la lave en fusion à la surface).
• Le dernier processus est la tectonique des plaques (voir module de Géologie 2).

Température d'équilibre
Le Soleil est la source d'énergie principale reçue par les planètes. La température d'équilibre à la
surface des planètes va dépendre de leur distance au Soleil. Plus on est près du Soleil plus il fera chaud
(Mercure) et plus on est loin plus il fera froid (Mars). Le mécanisme physique qui permet ce chauffage est
l'absorption par la surface du rayonnement solaire émis dans le domaine Ultra-Violet (UV) et visible. En
fonction des propriétés de la surface (composition, relief, océans, calotte polaire, ...) et de la latitude, on
absorbera plus ou moins bien ce rayonnement, tandis que l'énergie solaire non absorbée sera réfléchie par
la surface vers l'espace. Ce coefficient de réflexion est appelé albédo, il dépend aussi de la couverture
nuageuse.

Effet de serre
Tout d'abord, rappelons que la surface absorbe l'énergie solaire dans le domaine UV-visible, puis
elle se refroidit en émettant un rayonnement Infrarouge (IR). Ce rayonnement IR se dirige vers l'espace en
passant par l'atmosphère de la planète, avec laquelle il peut interagir. Les gaz à effet de serre tels que
l'eau (H2O), le dioxyde de carbone ou gaz carbonique (CO2), et le méthane (CH4) présents dans une
atmosphère absorbent le rayonnement IR et le re-émettent dans toutes les directions, et notamment
vers la surface, favorisant ainsi une accumulation de l'énergie thermique, et par conséquent une
augmentation de la chaleur. Ainsi, la température moyenne à la surface peut être supérieure à la
température d'équilibre de la planète (Vénus et Terre). L'effet de serre est notablement présent lorsque
l'on a une atmosphère relativement transparente dans le domaine UV-visible et opaque dans l'infrarouge.
On notera que la présence de nuages peut aussi augmenter l'effet de serre (par exemple les nuages d'acide
sulfurique sur Vénus). L'effet de serre augmente la température à la surface de Vénus, de la Terre et de
Mars respectivement de 500, 35 et 5°C.

Quelque données sur notre étoile : Le Soleil


1. - Structure
Le Soleil est une sphère de rayon d’environ 696.000 km. Sa température de surface est de 5.800°K;
elle augmente jusqu'à 15.000.000 °K au centre. Il accomplit une rotation complète en 25 jours à l'équateur
et 36 jours aux pôles. Ce phénomène, appelé "rotation différentielle" est dû au fait que le Soleil n'est pas
un corps solide comme la Terre. Par contre, le noyau du Soleil tourne comme un corps solide.
Le Soleil est actuellement constitué de 75% d'hydrogène et 25% d'hélium en masse. Le reste
("métaux") compte pour environ 0.1%. Cette composition change lentement alors que le Soleil transforme
l'hydrogène en hélium à l'intérieur de son noyau.

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Le Soleil émet des ondes radio, des rayons X, des particules énergétiques, une quantité importante
de neutrinos, en plus de la lumière visible. La production d'énergie du Soleil (386 milliards de milliards de
mégawatts) est produite par la fusion nucléaire.
L'étoile Soleil est constituée de plusieurs couches de gaz ayant chacune des propriétés
thermodynamiques particulières (fig.4). De l'intérieur vers l'extérieur on distingue :
Ö Le noyau ou cœur (15 millions de °C), théâtre des réactions de fusions nucléaires
Ö La zone radiative
Ö La zone convective, cercles de chaleur qui remontent l'énergie à la surface
Ö La photosphère (surface du Soleil, environ 5 500°C)
Ö La chromosphère (basse atmosphère du Soleil, non marquée sur l'image de la structure en coupe
du Soleil)
Ö La couronne solaire (haute atmosphère du Soleil, 1 à 2 millions de °C)

Organisation du Soleil
2– L'activité solaire
2.1. - Le champ magnétique solaire
Le Soleil est caractérisé par un champ magnétique très puissant (en comparaison au standard
terrestre) et très complexe; il lié aux courant convectifs à l'intérieur de cette étoile. La région de l'espace
dans laquelle le champ magnétique solaire est dominant est appelée héliosphère. Bien que le vent solaire
s'échappe en direction radiale du Soleil, la rotation du Soleil donne au champ magnétique une forme de
spirale.
Tous les 11 ans, les pôles magnétiques du Soleil s'inversent : On parle donc de cycle solaire qui dure
en fait 22 ans. Au moment du maximum d'activité solaire, tous les 11 ans, on observe un grand nombre de
taches, regroupées dans des régions actives qui sont le siège d'éruptions.
2.2. - Les protubérances
Les protubérances appartiennent aussi à la photosphère. Elles correspondent à des jets de matière le long
de lignes de champ magnétique entre deux taches solaires en formant une arche. Ce jet s'accompagne
d'émissions des rayons X, des ondes radioélectriques et des rayons gamma. Les protubérances éruptives
sont les plus violentes et peuvent atteindre la vitesse de 600 000 km/h et elles peuvent s'élever jusqu'à
plus d'un million de km.
2.3. - Les éruptions solaires
Les éruptions solaires (qu'il ne faut pas confondre avec les protubérances), sont également présentes sur
la photosphère. Il s'agit d'un ouragan de particules atomiques qui souffle à 3 millions de km/h qu'on appelle
le vent solaire, qui monte toujours en spirale du champ magnétique pour atteindre l’orbite de la Terre. Ces
jets de matière rayonnant dans les rayons X et UV.

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