Ancien
Ancien
Une banque est une institution financière ou une entreprise spécialisée dans des services tels
que la collecte d’épargne, l’octroi de prêts et la gestion des dépôts. Elle joue un rôle
fondamental dans l’économie en facilitant le financement de projets favorisant la croissance.
Cependant, ces activités comportent des risques, notamment celui de l’insolvabilité des
emprunteurs.
Parmi ces risques, le risque de crédit qui est l’un des principaux facteurs influençant la
volatilité des performances des banques et des institutions financières. Dans un contexte
économique et réglementaire en constante évolution, il est devenu un indicateur clé pour la
gestion bancaire. Ainsi, les banques cherchent à évaluer et maîtriser ce risque afin d’optimiser
la rentabilité de leurs prêts tout en préservant la stabilité de leur portefeuille. Cette étude a
pour objectif d’analyser les risques liés à l’octroi de financements aux entreprises et les
stratégies mises en place pour leur gestion. Plus précisément, elle vise à répondre à la question
suivante :
Notre projet sera structuré en trois chapitres distincts afin de répondre à cette problématique.
Le premier chapitre présentera l’organisme au sein duquel le stage a été réalisé. Le deuxième
chapitre traitera des crédits bancaires en détaillant les différents types de risques de crédit
ainsi que les méthodes d’évaluation associées. Enfin, le troisième chapitre sera consacré à
l’analyse d’un cas pratique illustrant le processus d’octroi de crédits aux entreprises.
En effet, Le stage à la Banque Nationale Agricole (BNA) offre une immersion précieuse dans
le secteur bancaire, en particulier dans le domaine du financement agricole. Tout au long du
stage, j’ai découvre les différentes opérations bancaires, telles que l’octroi de crédits, la
gestion des comptes et le conseil aux clients. Cette expérience me permet de développer des
compétences pratiques, d’améliorer la compréhension du fonctionnement d’une institution
financière et d’enrichir mon réseau professionnel. En outre, elle constitue une excellente
opportunité pour appliquer les connaissances théoriques acquises et renforcer son
employabilité dans le secteur bancaire.
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Chapitre 1 : Présentation du contexte général et particulier
de déroulement du stage
Introduction : Présentation du secteur bancaire
Au fil des années, le secteur bancaire tunisien a connu une évolution significative et compte
aujourd’hui 23 banques, parmi lesquelles la Banque Nationale Agricole (BNA), fondée en
1959.
La Banque Nationale Agricole (BNA) occupe une place essentielle dans le financement du
secteur agricole et du développement économique. En tant qu'institution bancaire dédiée, elle
joue un rôle clé dans l'accompagnement des agriculteurs, des entreprises agroalimentaires et
des investisseurs engagés dans ce domaine stratégique. Ce chapitre se propose de présenter la
BNA en mettant en lumière son histoire, ses missions, ses services et son impact sur
l'économie nationale.
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Dénomination sociale : Banque Nationale Agricole (BNA)
Forme juridique : Société anonyme avec conseil d'administration et
direction générale
Siège social : Rue Hedi Nouira, 1001 Tunis, Tunisie
Nationalité : Tunisienne
Objet social : Activités bancaires
Régime fiscal : Droit commun
Registre de commerce : B142431996 Tunis
Date de création : 1er juin 1959
2. Capital et Actionnariat
La Banque Nationale Agricole est une banque publique tunisienne avec un capital social de
320 000 000 dinars. Son actionnariat est principalement composé de :
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3. Mission et Positionnement
Avec 199 agences réparties sur tout le territoire, la BNA dispose du plus grand réseau
bancaire en Tunisie, consolidant ainsi sa position de leader sur le marché.
Avec une vision stratégique à long terme, la BNA est une banque qui dispose de tous
les atouts pour renforcer sa position de leader. Elle peut s'appuyer sur une histoire de
plus d'un demi-siècle et des racines solides dans l'histoire financière tunisienne. La
BNA est également engagée à écouter ses actionnaires, qui sont au nombre de plus de
3650. Elle leur réserve un espace pour favoriser les échanges et le dialogue, ainsi que
pour renforcer la relation de Confiance et de transparence avec eux. Devenir
actionnaire de la BNA, c'est ainsi participer à un projet ambitieux avec des acteurs
majeurs dans les domaines économiques et financiers. C'est également choisir
d'investir de la valeur pour une croissance durable, rentable et Responsable dans un
secteur financier actif. En tant qu'actionnaire, vous aurez la possibilité de Partager et
de participer à cette aventure avec une relation de qualité, de confiance et de
transparence.
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Structure de capital Nombre d’actions Valeur nominale % d’intérêts et des
CTAMA
Banque de Tunisie et des émirats 1372677 6863385 2,15 %
STAR 768145 3840725 1,20 %
Autres actionnaires à 789652 3948260 1,23 %
participation publique
Actionnaires personnes morales 8616531 43082655 13,46 %
privées
Actionnaires personnes 1471411 73570555 22,99 %
physiques
Actionnaires étrangers 3477588 17387940 5,44 %
Rachat actions propres 129299 646495 0,20 %
Total 64 000,000 320 000,000 100 %
1.2. Identification
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Depuis sa création, la Banque Nationale Agricole (BNA) joue un rôle central dans le
financement et le développement du secteur agricole en Tunisie. Au fil du temps, elle a
diversifié ses activités pour accompagner d'autres secteurs clés de l'économie, notamment
l'industrie, le commerce et les services.
Fidèle à sa mission d’inclusion financière, la BNA s’engage activement à soutenir les petites
et moyennes entreprises (PME) à travers des solutions adaptées à leurs besoins.
Aujourd’hui, elle se positionne comme l’une des principales banques tunisiennes, offrant
une large gamme de services financiers et répondant aux attentes de ses clients sur l’ensemble
du territoire.
1er juin 1959 : Le secteur bancaire est reconnu comme la principale source de
financement de l'économie tunisienne. C’est dans ce contexte que la Banque
Nationale Agricole (BNA) voit le jour, devenant ainsi la première banque tunisienne
spécialisée dans le financement du secteur agricole.
10 octobre 1959 : Considérant l’agriculture comme un secteur stratégique pour le
développement du pays, la BNA est officiellement inaugurée par l’ancien président de
la Tunisie afin d’unifier le crédit agricole et d’encourager la modernisation du secteur.
1969 : Devenue la colonne vertébrale du financement agricole et un acteur clé du
financement public, la BNA élargit progressivement son champ d’action à tous les
secteurs de l’économie tunisienne. Son expansion rapide et son orientation
internationale conduisent à un changement de nom, donnant naissance à la Banque
Nationale de Tunisie (BNT) .
24 juin 1989 : Une restructuration majeure est opérée avec la fusion de la Banque
Nationale de Tunisie (BNT) et de la Banque Nationale de Développement
Agricole (BNDA). Cette fusion vise à restaurer le nom d'origine de la banque et à
réunifier les structures de financement agricole sous l’enseigne Banque Nationale
Agricole (BNA).
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1990 : La BNA évolue dans un environnement marqué par la libéralisation de
l'économie et l'ouverture sur le marché international. Les réformes monétaires,
financières et bancaires mises en place par les autorités tunisiennes permettent à la
BNA de s’adapter à ces changements et de moderniser son fonctionnement.
À partir de 1996 : Afin d’améliorer la qualité de service et d’innover dans ses offres
financières, la BNA entreprend une modernisation de ses outils informatiques et de
ses méthodes de gestion. Cette transformation s’accélère avec le lancement du
Schéma Directeur Stratégique, visant à optimiser son système d’information et à
renforcer sa compétitivité sur le marché. Aujourd'hui, la BNA occupe une place
prépondérante dans le système bancaire tunisien en raison de l'importance et de
l'ampleur de son réseau d'agences, du volume de dépôts collectés et du volume de
crédits octroyés.
La Banque Nationale Agricole (BNA) dispose d’une structure organisationnelle bien définie,
articulée autour de plusieurs niveaux de gestion :
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Grâce à cette organisation, la BNA optimise son efficacité et assure une gestion fluide de
ses activités à travers tout le pays.
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Gestion des transactions bancaires quotidiennes : Elle assure la bonne exécution
des opérations bancaires courantes, garantissant une gestion fluide des comptes
clients.
Conseil personnalisé : Les conseillers de l’agence jouent un rôle essentiel en offrant
des recommandations sur mesure, adaptées aux besoins et aux objectifs financiers de
chaque client.
Suivi et recouvrement des engagements financiers : L’agence est également
responsable du suivi des prêts et des engagements financiers contractés par les clients,
et veille à leur recouvrement dans les délais prévus.
Grâce à cette approche complète, l’agence s’efforce d’offrir un service de qualité, axé sur la
satisfaction client et la gestion rigoureuse des opérations bancaires.
directeur
d'agence
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2.3. Les principales fonctions des cadres de l'agence :
Voici les principales fonctions des cadres de l’agence et leurs responsabilités :
2-3-1-back office :
Chef d’agence :
Le responsable a pour mission d'inspirer et de motiver son équipe afin d'atteindre les
objectifs définis. Il est en charge de l'élaboration des plannings ainsi que de la mise en
place de stratégies marketing et de communication visant à promouvoir les services
bancaires auprès des entreprises et des professionnels. Il assure également la gestion
des portefeuilles clients, veille à leur rentabilité et effectue un suivi rigoureux de la
comptabilité interne. Enfin, il garantit la conformité de l'ensemble de ses activités avec
la réglementation bancaire en vigueur.
Chargé de Clientèle :
Ce conseiller financier guide ses clients dans le choix de solutions adaptées en matière
de financement, de placement et d’investissement. Il commercialise les produits
financiers de son entreprise tout en identifiant des opportunités pour élargir son
portefeuille client. Responsable du suivi des comptes, il peut accorder des
autorisations de découvert et veille à la bonne gestion de la situation financière de ses
clients.
Juriste Bancaire :
Chargé de garantir la conformité juridique des opérations bancaires, le juriste analyse
et valide divers contrats et transactions, qu'elles soient simples ou complexes. Il
intervient également dans la gestion des contentieux et des procédures de
recouvrement. En assurant une veille juridique permanente, il anticipe et intègre les
évolutions réglementaires afin de sécuriser les activités de l’établissement.
2-3-2-front office :
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Guichetier :
Le chargé d’accueil gère les opérations courantes de guichet, telles que les
retraits et les dépôts. Il répond aux demandes des clients en leur apportant des
informations pertinentes et adaptées à leurs besoins. Il a également pour
mission de présenter les produits et services de la banque et d’orienter les
clients vers les solutions les plus appropriées à leur profil.
Caissier :
Chargé du traitement et de l’enregistrement des transactions bancaires
quotidiennes, le caissier gère la réception des dépôts, les remboursements de
prêts, l’encaissement des chèques et l’émission des retraits d’épargne. Il réalise
également des opérations spécialisées, telles que la préparation de traites
bancaires et de traites du personnel, ainsi que la conversion de devises afin de
Au cours de notre stage, nous avons eu la chance de diversifier nos missions et d’acquérir une
expérience professionnelle dans plusieurs domaines :
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Service Marketing et Relation Client
Compétences Acquises
Conclusion :
La BNA propose une large variété de services et de produits visant à répondre aux besoins de
ses clients. Ce stage m’a permis de renforcer mes connaissances dans le domaine bancaire,
d’acquérir de nouvelles compétences et d’appliquer concrètement les méthodes et processus
utilisés au sein de la banque. Ce chapitre présente le cadre général du stage et les conditions
de son déroulement. Il met en lumière l'importance du secteur d'activité, les spécificités de
l'entreprise et les missions attribuées, offrant ainsi une base pour les chapitres suivants qui
détailleront les tâches réalisées et les compétences acquises.
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Chapitre 2 : les méthodes d’évaluation de risque de
crédit aux entreprises
Les institutions financières tirent une part importante de leurs bénéfices de l’octroi de crédits
aux entreprises, bien que cela comporte des risques. Ce chapitre se structure en trois sections :
la première décrit le processus d’octroi de crédits par les banques, la deuxième présente les
différents types de risques bancaires, avec un focus particulier sur le risque de crédit, et la
Le crédit, de manière simple, désigne une somme d'argent prêtée par un créancier (souvent
une banque) à un emprunteur (le client). Avant de souscrire à un crédit, il est crucial d’évaluer
sa capacité de remboursement et de considérer la durée de l'engagement. Il s’agit d’un contrat
entre le prêteur et l’emprunteur, qui inclut le remboursement du montant emprunté, majoré
des intérêts. Il existe divers types de crédits, et les banques collaborent avec leurs clients pour
identifier la solution la plus adaptée à leurs besoins. On distingue généralement trois
catégories de crédit :
Les institutions financières attribuent fréquemment des crédits à court terme aux entreprises,
principalement pour répondre aux besoins de trésorerie et assurer la gestion des soldes. Ce
type de crédit permet également de compenser les retards de paiement des clients ou les
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retards de production, sans impacter les dépenses courantes de l’entreprise. En règle générale,
sa durée est inférieure à deux ans. Parmi les crédits à court terme les plus utilisés, on
retrouve :
1-1-1-escompte commercial :
Ce type de crédit à court terme est fréquemment utilisé par les entreprises sous forme
d'opération d'escompte. Il consiste en l'échange d'effets de commerce, tels que des lettres de
change ou des billets à ordre, qui sont réglés par des avances bancaires. Cela permet à
l'entreprise de recevoir un paiement avant la date d'échéance initiale, en contrepartie du
règlement d'une commission. Le coût de ce crédit dépend du volume des ventes à crédit
1-1-2-facilité de caisse :
Contrairement au découvert autorisé, qui est octroyé par une banque lors de l’ouverture d’un
compte, la facilité de caisse permet à un client d'avoir un compte bancaire débiteur. Le
montant de cette facilité peut varier, allant de 15 jours à un mois du chiffre d'affaires. Elle
permet à la banque de couvrir tous types de paiements, offrant ainsi une solution de crédit
pratique qui soulage les clients des difficultés liées aux paiements. Cette forme de crédit est
principalement utilisée pour faire face aux besoins de trésorerie.
Il s'agit d'un crédit à court terme visant à financer les stocks de marchandises d'une
entreprise. Ce type de financement est généralement accordé aux entreprises ayant des besoins
importants en stock. Toutefois, le montant du crédit est souvent plafonné à 75 ou 80 % de la
valeur des stocks.
1-1-4-crédit compagne :
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Ce type de crédit à court terme permet à une entreprise de répondre à ses besoins de liquidités
et de couvrir ses dépenses liées à l'activité en amont. En résumé, il est destiné à financer
l'acquisition de matières premières.
Ce crédit à court terme permet à une entreprise de couvrir ses besoins en liquidités et de
financer ses dépenses opérationnelles à l'avance. En somme, il est destiné à l'achat de matières
premières.
Cette forme de crédit permet aux entreprises de financer leurs engagements à moyen et long
terme. La principale différence entre les deux réside dans la durée : le crédit à moyen terme a
une durée maximale de sept ans, tandis que le crédit à long terme peut durer jusqu'à sept ans.
Les principaux types de crédits sont les suivants :
Ce type de crédit est destiné aux entreprises qui souhaitent acheter ou renouveler leur
équipement, ou financer des projets de création d'entreprise. Selon que l'achat concerne du
matériel standard ou des équipements lourds, la durée du prêt variera entre moyen et long
terme. Les principales caractéristiques de ce crédit sont les suivantes :
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Ce crédit est destiné aux entreprises ayant besoin de financer des investissements
professionnels. Son objectif est de permettre la réalisation d'investissements essentiels au
Ce crédit est destiné à financer l'achat de nouveaux véhicules, comme des voitures de
location, des véhicules d'auto-école ou des taxis. Il peut couvrir jusqu'à 80 % du prix d'achat
du véhicule, et sa durée ne doit pas excéder la durée de vie du véhicule, avec un maximum de
cinq ans.
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1-Introduction :
La gestion du risque de crédit est une priorité essentielle pour une banque, car elle lui permet
d’améliorer sa compréhension des clients tout en optimisant l’équilibre entre rendement et
risque des crédits accordés. Autrement dit, elle regroupe l’ensemble des actions visant à
identifier, évaluer et maîtriser les risques. Parmi les principales techniques de gestion des
risques, on retrouve :
la diversification
la prise des garanties
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1. Les règles prudentielles :
La banque centrale définit des règles et des normes prudentielles que les banques et autres
établissements financiers doivent suivre. Parmi celles-ci, le ratio de Cooke est la principale
règle de prudence en matière de crédit. Ce ratio de solvabilité, recommandé par le Comité de
Bâle, vise à assurer un niveau minimum de fonds propres. Il se calcule en divisant les fonds
propres réglementaires par la somme des risques pondérés, qui représentent l'ensemble des
engagements de la banque envers ses contreparties. Les pondérations appliquées à chaque
engagement dépendent de la solvabilité de ces contreparties, étant plus faibles pour celles
considérées comme plus solides. Le ratio de Cooke doit être d’au moins 8%. Ce ratio indique
Un autre ratio de solvabilité, appelé ratio McDonough, a également été introduit. Ce ratio ne
se limite pas seulement au risque de crédit et au risque de marché, mais prend également en
compte le risque opérationnel. Il doit également être d’au moins 8%. Il est calculé de la
manière suivante :
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Risque de crédit : Pour déterminer les pondérations applicables à chaque contrepartie, il est
conseillé de se baser sur les notes attribuées par les agences de notation. En effet, les
pondérations varient selon la notation de chaque contrepartie.
Risque de marché : Le risque de marché désigne la possibilité de subir une perte financière en
raison des fluctuations des taux d’intérêt, des taux de change ou des prix des matières
premières.
Risque opérationnel : Ce risque concerne les pertes potentielles dues à des défaillances ou des
lacunes dans les procédures internes de l'établissement, dans la gestion du personnel, dans les
2. Diversification :
La diversification est une stratégie utilisée par les banques pour diminuer le risque de
défaillance en répartissant l'exposition sur plusieurs contreparties. Cette approche consiste à
investir dans différentes classes d'actifs ayant des corrélations faibles entre elles. Ainsi, si un
actif subit une perte, celle-ci peut être compensée par les gains réalisés sur les autres actifs, ce
qui permet de limiter l'impact global des pertes.
Les garanties sont des mécanismes destinés à protéger le prêteur contre les pertes
financières en cas de défaut de paiement de l'emprunteur. Elles fonctionnent comme une
forme d'assurance pour les institutions financières, en permettant de couvrir une portion
du risque de perte en cas de non-remboursement du prêt par l'emprunteur.
L’octroi de crédit à la BNA repose sur des principes fondamentaux visant à garantir une
allocation efficace et sécurisée des fonds. Ces principes incluent :
L’évaluation de la solvabilité des emprunteurs : Analyse des capacités financières des clients
Afin de minimiser les risques liés au crédit, la BNA applique des procédures strictes à
différentes étapes du cycle du crédit :
Répartition des financements sur plusieurs secteurs et types de clients pour limiter
l’exposition aux risques sectoriels.
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Mise en place de plafonds de crédit afin d’éviter une concentration excessive des prêts sur
quelques bénéficiaires.
Surveillance continue des comptes des emprunteurs pour détecter tout signe de difficultés
financières.
Renforcement des mesures de recouvrement en cas de retard ou de non-paiement des
échéances.
Constitution de provisions pour risques en fonction des créances douteuses identifiées.
La BNA s’appuie sur plusieurs outils et mécanismes pour assurer une gestion efficace du
risque de crédit :
Systèmes de scoring et de notation des risques pour évaluer le profil des emprunteurs.
Comités de crédit chargés d’analyser et d’approuver les demandes de financement.
Utilisation de garanties réelles et personnelles pour sécuriser les prêts.
Collaboration avec les assurances et fonds de garantie pour couvrir certains risques
spécifiques.
Conclusion
En mettant en place ces règles et mécanismes, la Banque Nationale Agricole vise à concilier
son rôle de soutien au secteur agricole avec une gestion prudente des risques financiers. La
rigueur dans l’octroi des crédits et le suivi permanent des engagements permettent à la BNA
d’assurer sa pérennité tout en contribuant au développement économique du pays.
21
Les méthodes d’évaluation de risque de crédit :
Grâce à ces stratégies, les banques, y compris la Banque Nationale Agricole, parviennent à
concilier leur mission de financement avec une gestion prudente des risques, garantissant ainsi
la stabilité et la pérennité de leurs opérations.
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Analyse financière :
L’état des résultats : Il récapitule les revenus et les charges de l’entreprise sur une
période donnée, mettant en évidence son résultat net, qu’il soit bénéficiaire ou
déficitaire.
Le bilan : De nature patrimoniale, il offre une vue d’ensemble de la situation
financière de l’entreprise à un moment précis en détaillant ses actifs (ressources) et ses
passifs (engagements).
Ces informations sont essentielles pour apprécier les risques liés à l’octroi d’un crédit et
orienter la prise de décision des établissements bancaires.
Pour analyser cette stabilité, deux approches peuvent être utilisées : le bilan fonctionnel et le
bilan financier. Ces outils permettent d’évaluer la structure financière de l’entreprise et
d’identifier d’éventuels déséquilibres.
Trois indicateurs clés sont généralement pris en compte pour mesurer cet équilibre :
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Le besoin en fonds de roulement (BFR) : Il traduit le décalage entre les
encaissements et les décaissements liés à l’activité de l’entreprise et indique les
ressources nécessaires pour financer ce cycle.
La trésorerie nette (TN) : Elle correspond à la différence entre le fonds de roulement
et le besoin en fonds de roulement, reflétant ainsi la liquidité disponible à court terme.
Le fonds de roulement (FR) correspond à la différence entre les capitaux permanents et les
emplois stables. Il représente l’excédent des capitaux permanents sur l’actif immobilisé,
permettant ainsi de financer tout ou partie des éléments cycliques, qu’ils soient liés à
l’exploitation ou hors exploitation.
Ou bien :
o Si FR > 0 : Les capitaux permanents financent largement les actifs non courants,
générant ainsi un excédent appelé fonds de roulement. Cet excédent permet de couvrir
tout ou partie des besoins liés au cycle d’exploitation, garantissant ainsi un équilibre
financier stable.
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o Si FR = 0 : Les capitaux permanents couvrent exactement les emplois permanents.
Cela signifie que l’entreprise respecte un équilibre financier minimal, mais sans marge
de sécurité.
o Si FR < 0 : Les capitaux permanents ne suffisent pas à financer l’ensemble des actifs
non courants, créant un besoin de financement à long terme. Cette situation met en
péril l’équilibre financier et peut entraîner des problèmes de solvabilité. L’entreprise
doit alors redresser sa structure financière pour éviter des difficultés futures.
Un fonds de roulement positif est donc un indicateur de stabilité, tandis qu’un fonds de
roulement négatif nécessite des ajustements stratégiques pour assurer la pérennité de
l’entreprise.
Le besoin en fonds de roulement (BFR) est un indicateur essentiel pour tout créateur
d'entreprise. Il correspond à l'argent dont l'entreprise a besoin en permanence pour
exploitation
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o BFR<0 donc-il y'a un excèdent de financement des éléments cyclique
La trésorerie nette (TN) représente la différence entre le fonds de roulement (FR) et le besoin
en fonds de roulement (BFR). Elle reflète la liquidité disponible à court terme de l’entreprise
et indique sa capacité à faire face à ses engagements immédiats.
Formule :
TN=FR−BFR
Ou bien
TN = FR - BFR
Les soldes intermédiaires de gestion sont des indicateurs représentant chaque étape de la
formation du résultat, qui permettent de comprendre comment celui-ci est obtenu. Ils sont
également utiles pour évaluer la création de richesse générée par l'activité de l'entreprise et
pour analyser la répartition de cette richesse. Voici leur représentation
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Chiffre d’affaire :
Le chiffre d'affaires désigne le total des ventes réalisées par une entreprise sur une
période spécifique, généralement sur une année. Il représente les revenus générés par
la vente de produits ou services, sans inclure les coûts de production, les charges
d'exploitation, les impôts et autres dépenses. En tant qu'indicateur clé, le chiffre
d'affaires permet d'évaluer la performance, la taille et la croissance de l'entreprise, et il
est couramment utilisé pour mesurer sa rentabilité et son développement économique.
Résultat net :
Il s’agit du résultat final dégagé au cours de l’exercice compte tenue des effets des
modifications comptables.
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La capacité d'autofinancement (CAF) représente la ressource interne générée par l'activité
courante de l'entreprise. Elle mesure le potentiel de financement de l'entreprise, c'est-à-dire
l'excédent de trésorerie généré durant l'exercice. La CAF permet ainsi d’évaluer la capacité de
l’entreprise à financer ses investissements, rembourser ses dettes ou distribuer des dividendes.
1. Méthode additive :
Cette méthode consiste à ajouter au résultat net les charges non décaissées (comme les
amortissements et provisions) et à soustraire les reprises.
2. Méthode soustractive :
CAF = EBE +autres produit ordinaires – autres charges ordinaires + produits financier –
charges financières + gains extraordinaires – pertes extraordinaires – impôts
Cette méthode part du résultat d'exploitation et retire les charges fiscales, tout en
ajoutant les amortissements pour obtenir la CAF.
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Analyse financière par les ratios :
L'analyse des ratios financiers permet d’évaluer et de suivre l’évolution des performances
d’une entreprise, d’analyser l’impact des décisions d’investissement et de financement, ainsi
que d’examiner sa situation financière.
Ces indicateurs sont essentiels pour une prise de décision éclairée et une bonne gestion
financière.
Les ratios de structure permettent d’analyser la répartition des ressources financières d’une
entreprise entre capitaux propres et dettes. Ils aident à évaluer la solidité financière et le
niveau de dépendance aux financements externes.
1. Le ratio d’endettement
dettes totales
o RATIO D’ENDETTEMENT ¿
totale capitaux propre et passif
o Indique la proportion des dettes par rapport aux capitaux propres.
o Un ratio trop élevé peut signaler une dépendance excessive aux financements
externes.
30
2. Le ratio d’autonomie financière
capitaux propre
o Ratio d’autonomie financière ¿
totale caitaux propre et passif
o Mesure la part des capitaux propres dans l’ensemble des ressources financières.
o Plus ce ratio est élevé, plus l’entreprise est indépendante des créanciers.
Capitaux propres
Ratio de financement des actifs ¿ '
total de l actif
Indique dans quelle mesure les actifs sont financés par les capitaux propres.
Ces ratios sont essentiels pour évaluer la structure financière d’une entreprise et déterminer sa
capacité à faire face à ses obligations financières à long terme.
31
Les ratios de gestion :
'
Ratio de chiffres d affaires hors taxe /total actif
rotation des
actifs
Ratio de '
chiffres d affaires hors taxe /actifsimmobilisés
rotation de
l’immobilisatio
n
Ratio de '
chiffres d affaires hors taxe /capitaux propres
rotation des
capitaux
propres
Ratio de stock cout de productiondes produits finis vendues /stock moyen des produits finis
des produits
finis
Ratio de '
chiffre d affaires à crédit TTC /créance client
rotation de
crédit client
Ratio de Achatsà crédit TTC/dettes fournisseurs
rotation des
dettes
fournisseurs
Les ratios de rentabilité mesurent la capacité d’une entreprise à générer des bénéfices à partir
de son activité et de ses ressources financières. Ils permettent d’évaluer la performance
économique et financière de l’entreprise.
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L'évaluation du risque de crédit est cruciale pour déterminer la solvabilité d'un emprunteur et
la probabilité de remboursement d'un crédit. Le scoring de crédit est une méthode
quantitative couramment utilisée pour évaluer ce risque. Voici les principales méthodes
d’évaluation du risque de crédit, notamment via le scoring :
Le scoring de crédit repose sur des modèles statistiques qui analysent des données historiques
et comportementales des emprunteurs pour prédire leur capacité de remboursement. Parmi les
modèles les plus utilisés, on retrouve :
Modèle logistique : Utilise une régression logistique pour estimer la probabilité de défaut de
paiement. Ce modèle classe les emprunteurs selon un score qui varie typiquement entre 300
et 850, plus le score est élevé, plus l'emprunteur est considéré comme solvable.
Modèle de régression : Utilise une relation linéaire pour estimer la probabilité de
remboursement d'un crédit.
Modèle des arbres de décision (ou Random Forest) : Cette méthode permet de segmenter
les emprunteurs en plusieurs groupes selon des critères (âge, historique de crédit, revenus,
etc.) et d'évaluer la probabilité de défaut de manière plus dynamique.
Les prêteurs analysent plusieurs variables pour évaluer la solvabilité d’un emprunteur :
Ces informations sont intégrées dans un modèle de scoring qui donne une note. Ce processus
peut être effectué manuellement (pour les petites entreprises ou les particuliers) ou via des
outils automatisés pour les grandes institutions financières.
33
3. Le modèle de scoring FICO (Fair Isaac Corporation)
Le scoring FICO est l'un des modèles de scoring de crédit les plus utilisés à l’échelle
mondiale, notamment aux États-Unis. Ce modèle attribue un score en fonction de plusieurs
critères pondérés :
Historique de paiement (35 %) : La ponctualité dans les paiements est un facteur clé.
Montant dû (30 %) : Le total des dettes et l'utilisation des crédits disponibles.
Ancienneté du crédit (15 %) : Plus l’historique est long, plus il est favorable.
Types de crédit utilisés (10 %) : La diversité des types de crédits (cartes, prêts personnels,
hypothèques).
Nouveaux crédits (10 %) : Le nombre de nouvelles demandes de crédit et leur impact sur le
score.
Les banques et institutions financières utilisent plusieurs ratios pour évaluer la solvabilité d'un
emprunteur :
Le ratio d'endettement : Rapport entre les dettes totales et les capitaux propres. Un ratio
trop élevé peut signaler un risque accru.
Le ratio de liquidité : Permet de vérifier la capacité de l'emprunteur à faire face à ses
obligations à court terme.
Le ratio de rentabilité : Évalue la capacité de l’emprunteur à générer des bénéfices suffisants
pour rembourser ses dettes.
Avec l'essor des technologies, de plus en plus d'institutions financières se tournent vers
l'intelligence artificielle (IA) et l'apprentissage automatique (machine learning) pour affiner
les modèles de scoring. Ces méthodes permettent d’intégrer un plus grand nombre de données
(comportement d'achat, interactions sur les réseaux sociaux, etc.) et d'améliorer la prédiction
du risque de défaut de manière continue.
34
6. L’analyse du comportement de crédit (Behavioral Scoring)
Conclusion
35