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Thème :
Mr DEHMAS Yazid
A mes parents, pour leur aide et leur soutien tout au long de mon cursus,
que je ne remercierai jamais assez,
Ainsi que toutes les personnes qui m'ont aidé, à vous tous je dédie ce
travail.
BOUARABA Smail
Dédicaces
A la mémoire de mon défunt père, paix à son âme, qui me soutenait tout
au long de mes études, que je ne remercierai jamais assez.
A ma famille.
A mon binôme.
Ainsi que toutes les personnes qui m'ont aidé, à vous tous je dédie ce
travail.
DEHMAS YAZID
Sommaire
Sommaire
Section 1 : La banque…..………………………………………………………05
Conclusion …………………………………………………………..…………29
Conclusion …………………………………………………………………..…61
Conclusion …………………………………………………………………....101
La banque assure un rôle prépondérant dans l’économie d’un pays, sa matière première est
incontestablement les capitaux, ou tout simplement l’argent, elle collecte des fonds des agents
économiques disposant d’un excédent, pour financer les besoins de l’économie. Le besoin de
financement est exprimé généralement par les entreprises qui représentent le noyau de l’activité
économique.
L’entreprise dans son cycle de vie a besoin de capitaux afin d’acquérir de nouveaux
moyens de production pour assurer, aussi bien sa création que sa pérennité, les capitaux requis
pour ces acquisitions sont si importants que, le plus souvent, les apports des actionnaires
(l’autofinancement) de l’entreprise sont insuffisants pour y faire face, ainsi, l’entreprise a besoin
de recourir à l’emprunt bancaire pour réaliser son projet. Par ailleurs, après certaines années
d’activités, compte tenu de l’usure de ses outils de production, l’entreprise aura également besoin
de capitaux stables pour renouveler ses moyens de production.
En outre, face à la rapidité et à la fréquence avec laquelle apparaissent les nouvelles
technologies, l’entreprise doit, aussi se procurer des capitaux de longue durée pour se moderniser
étant donné que l’utilisation des techniques de pointes est un impératif absolu dans les économies
pour la survie de l’entreprise tant sur le plan industriel que commercial. Ainsi, s’explique la nature
de la relation à long terme, qui existe entre l’entreprise et la banque.
Celle-ci consiste en le financement des investissements de l’entreprise qu’elle
remboursera, généralement, par les bénéfices annuels que générera son activité.
Toutefois, si l’activité de crédit est vitale pour le fonctionnement de l’économie, voire pour
la survie des entreprises, elle présente également des risques de non remboursement pour la
banque. Pour se prémunir de ces risques, la banque doit mettre en œuvre des techniques fines et
prendre des mesures de sauvegarde afin d’assurer le remboursement des crédits.
Pour ce faire, elle doit précéder au diagnostic financier du projet de l’entreprise, c’est ce
qui lui permettra de s’assurer et de bien connaitre la situation financière de l’entreprise.
Dans notre travail, nous allons illustrer un cas pratique de demande de crédit
d’investissement, auprès de la Banque National d’Algérie, et nous allons aborder l'ensemble des
mesures urgente prise par la banque pour faire face aux répercutions néfaste de la crise
économique suite a la pandémie du Covid-19, afin de garantir une continuité de l'activité bancaire
et celle des PME/PMI affectées par la [Link] ce en conformité avec les décisions des pouvoirs
publics.
I-Intérêt et choix du thème
La banque et l'entreprise jouant un rôle essentiel dans toute économie, c'est naturellement que
nous avons opté pour un thème qui va aborde la relation entre les deux entités.
Le choix du thème est motivé principalement par deux raisons :
-Le premier intérêt, est du fait qu’il permet d’offrir une illustration d’un sujet d’actualité celui de
la situation des PME/PMI affectés par la crise du COVID-19.
1
Introduction général
-Le second intérêt émane d’ordre personnel. En effet étant donné que nous somme déjà salarié
dans des entreprises économiques, il est primordial que ce sujet s’inscrit pleinement dans l’objet
central de notre formation, à savoir, l’étude, l’analyse et la compréhension des phénomènes
bancaires dans les contextes de crise mondiale majeur.
II- L’objectif du travail
L'objectif du présent mémoire est d'esquisser un panorama général sur ce mode de financement :
crédit d’investissement, où son choix n'est pas une simple décision mais il s'agit d'un choix d'une
stratégie de financement des projets d'entreprise.
Ainsi, ce travail permet de donner une vision global sur le crédit d'investissement destinée aux
différents lecteurs susceptibles d'aborder ce thème, quel que soit leur statu de l'étudiant au
professionnel cherchant à approfondir leurs connaissances dans le domaine.
III- Problématique
Dans un marché financier Algérien peu développé, l'obtention des sources de financement par
les entreprises est difficile, les lourdeurs administratives et l'absence de l'esprit entrepreneurial
chez la plupart des dirigeants des PME/PMI ont créer un contexte financier et économique fragile
face a des crises économiques majeur. De cette problématique découlent des sous questions que
nous allons aborder au cours de notre travail :
1. Comment la banque peut elle répondre aux besoins et aux demandes formulées par les
PME/PMI en termes de crédit d’investissement ?
2. Comment la banque apprécie les risques sur les crédits d’investissements ?
3. Comment les banques accordent elles des crédits d’investissement et contribuent a la relance
des PME/PMI affectées par la crise sanitaire du COVID-19 ?
Pour répondre à la problématique posée, nous avons opter pour une démarche méthodologique, a
la fois descriptive dont l’objectif est de décrire tout les aspects théoriques et analytiques qui
consistent a analyser de nombreuses données récoltés au sein de la BNA Agence 583 Tizi-Ouzou.
IV-Hypothèses
Ces questions nous ont amené à construire des hypothèses suivantes :
1-L'absence d'un politique entrepreneurial en Algérie à considérablement ralentie la demande en
crédit d'investissement.
2-Le manque de marketing de ce mode de financement est particulièrement la méfiance des
entrepreneurs nationaux vis a vis de cette formule de financement ont retardé son essor pendant
des années.
3-Face à l'ampleur de la crise sanitaire du Covid-19, les banque Algérienne ont régit en
ralentissant leurs activités d'épargnes et d’investissement, tout en appliquant les instructions des
pouvoirs publics.
2
Introduction général
V-Méthodologie de la recherche
La démarche du travail suivi dans ce mémoire est dans un premier temps la collecte d’information
relative aux aspects théoriques du financement bancaire par la consultation d’ouvrages, de revues,
de mémoires et de thèses …etc.
Dans un deuxième temps, nous avons effectué une enquête sur le terrain en effet nous nous
sommes adressés a la Banque National D’Algérie de Tizi-Ouzou afin de compléter notre études
théorique et pouvoir cerner notre échantillon d’entreprises qui ont exprimé le besoins en
financement bancaire notamment le financement des investissements,
Enfin nous avons procéder à l’analyse des données recueillies et à l’interprétation des résultats qui
constitue la dernière étape de notre recherche, ou nous avons adapté notre travail au contexte
actuel de crise économique sanitaire liés au Covid-19.
VI- Structure du Travail
Dans le cadre de notre recherche nous avons scindé notre travail en Trois chapitres principaux à
savoir :
Dans le premier chapitre dont le titre « Relation banque, entreprise » représenter par trois
sections qui sont la banque, en suite les PME/PMI Algérienne et enfin l'analyse de la relation
banque entreprise. Dans le deuxième chapitre intitulé « le crédit d'investissement et la gestion de
risque » subdivisé en trois sections nous allons aborder en premier lieu les différents crédits
d'investissements destinés aux entreprise ensuite la gestion des risques de crédit liés a ce type de
financement ainsi que méthodologie d'analyse d'un crédit d’investissement.
Et enfin, le troisième chapitre est consacré à l’étude d’un cas pratique auprès de la B N A
réseau d’exploitation Tizi-Ouzou, après la présentation de cet établissement bancaire public, nous
avons illustré et étudier une demande de crédit d'investissement auprès de la BNA, et afin de
contextualiser notre travail nous avons aborder la crise sanitaire du Covid-19 et la réaction et les
actions prise par la BNA durant la crise. La vie économique de tous les jours est dominée par deux
acteurs principaux qui sont incontournable, il s’agit d’un coté la banque et de l’autre coté
l’entreprise.
3
Chapitre I : relation banque entreprise
La vie économique de tous les jours est dominée par deux acteurs principaux qui sont
incontournable, il s’agit d’un coté la banque et de l’autre coté l’entreprise.
Cette dernière est définie comme étant : une structure économique et sociale qui regroupe
les moyens humaines, matériels, immatériels, service et financiers, qui sont combinés de manière
organisée pour fournir des biens ou des services à des clients dans un environnement concurrentiel
( le marché) ou non concurrentiel ( le monopole) avec un objectif de rentabilité. Une entreprise est
généralement une structure légale, une société anonyme, par action, à responsabilité limitée,
coopérative, etc.
A partir de cette définition, la banque elle-même est une entreprise. Toute fois, elle n’est
pas une entreprise comme les autres compte tenu du particularisme de son activité. En effet, la
banque est définie comme étant : une entreprise qui fait le commerce de l’argent, elle reçoit des
capitaux placés sur des comptes (d’épargne ou non), échange de la monnaie, prête de l’argent à
des taux et moyennant, des commissions variable, exécute pour le compte de tiers toutes
opérations de ce genre et se charge de tous services financiers. Entre ces deux acteurs majeurs de
la vie économique, la relation est basée sur une dépendance réciproque.
Dans ce premier chapitre, notre étude sera organiser en trois sections : en premier lieu la
banque que nous allons présenter cet entreprise qui est un établissement financier régit par des lois
et procédures , ensuite nous allons introduire le partenaire de la banque celui qui exprime de
besoins de financement celui-ci n'est autre que l'entreprise , qui est un maillon essentiel dans tout
pays pour la création de richesse , a la fin nous allons analyser la relation qui lie ses deux
partenaires Banque-Entreprise et les enjeux de développements de ce partenariat gagnant-gagnant.
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Chapitre I : relation banque entreprise
Section 1 : La Banque
Dans le domaine financier, le secteur bancaire agit comme l'épine dorsale de l'entreprise
moderne. Le développement économique d'un pays dépend principalement de son système
bancaire, en effet les banques sont essentielle à notre économie.
Afin de cerner et comprendre l'optique du crédit bancaire , il est essentiel de présenter tout
d'abord cet acteur majeur du système finance qui n'est autre que la Banque qui reste un
établissement méconnu du grand public.
1 .Généralité sur les banques
1.1. Définition de la banque
1.1.1. Définition économique
Les banques sont des entreprises ou des établissements qui ont pour profession habituelle de
recevoir sous forme de dépôt, des fonds du public qu’elles emploient sur leurs propres comptes en
opérations ou en opération financières.
La banque est l’intermédiaire entre offreurs et demandeurs de capitaux et ceci a partir de deux
processus distinct :
En intercalant sont bilan entre offreurs et demandeurs de capitaux, c’est l’intermédiation
bancaire.
En mettant en relation direct offreurs et demandeurs de capitaux sur un marché de capitaux
(marché financier) notamment c’est le phénomène de désintermédiation1
1.1.2. Définition juridique
Aux termes des articles 66,67,68 et 69 de l’ordonnance N°03-11 du 26 Août 2003,publié dans
le journal officiel N°52 du 27 Août 2003 , complétant et modifiant la loi N°90-10 du 14 avril 1990
relatif à la monnaie et au crédit, sont considérées comme banque toute personne morale qui a pour
profession habituelle les opérations de banque qui sont :
-la collecte des fonds du public ;
-l’octroi des crédits ;
-la mise à disposition de la clientèle des moyens de paiements et la gestion de ceux-ci.
1.2. Rôle de la banque
Les banques sont des entreprises de services, produisant et vendant des produits financiers
variés.
Leurs succès dépend naturellement de leurs capacités a identifier les attentes de leurs clientèles et
à y répondre de façon efficientes à un prix compétitif.
1
Philipe Garsuault, « La banque : fonctionnement et stratégie », Edition ECONOMICA, Paris 1997,page20
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Chapitre I : relation banque entreprise
Banque
Emplois Ressources
Prêts Dépôts
Épargne
Demandeur de Offreurs de
capitaux Marches capitaux
Monétaire financier
Dérivés
Source : P Garsuault, « la banque : fonctionnement et stratégie »,ed : économica pais, 1997, page 35.
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Chapitre I : relation banque entreprise
-La gestion et le suivi d’un portefeuille de la valeur pour le compte de sa clientèle et/ou pour son
propre compte.
1.3.4. Les opérations de trésorerie
L’activité de la banque est basée sur la monnaie dont les mouvements sont de différents sens.
C’est pour ces raisons que la notion de trésorerie est fondamentale dans son activité et sa gestion.
Ainsi, elle se trouve solliciter par ses clients pour le recouvrement de valeur au niveau national et
international.
Matérialiser par des recettes, lorsqu’il s’agit d’opérations portant sur des valeurs négociables au
niveau de la même banque ou de compensation de recette, lorsqu’il s’agit d’opérations portant sur
les valeurs négociables entre différentes banque nationale et internationale.
Afin de prendre les opérations de trésorerie au sens large, il faut inclure les opérations effectuées
par la banque au niveau des marchés monétaires en tant qu’offreurs ou demandeurs de fonds.2
1.4. La clientèle de la banque
Parmi les clients de la banque ont peut distinguer :
-Les particuliers : ce sont les individus, hommes ou femmes, disposant de revenus qu’ils
emploient en consommation et en épargne.
-Les entreprises : ce sont des individus (personnes physique) ou des groupements d’individus
(personne morales) considérées dans l’exercice de leur activité, celle-ci consistant, soit à acheter
des produits pour les revendre dans le même état, le cas des commerçants détaillant, soit à les
revendre après transformation (artisanats et industriels) soit à vendre certains services (compagne
d’assurance, agence de voyage, etc …).
1.5. Les services proposés par la banque
Pour attirer et maintenir ses clients, la banque leur propose un certain nombre de services qui
répondent à leurs besoins.
En effet, c’est par ce que la banque apporte une solution à certains de leurs problèmes que des
personnes (particuliers ou entreprises) deviennent clients de la banque.
Les personnes cherchent d’abord la sécurité pour l’argent qu’elles possèdent (suppression des
risques de pertes ou de vol) et un moyen commode et sûre pour régler leurs dépenses et encaisser
leurs recettes, sans avoir à transporter des fonds.
Pour répondre à ce double besoins de sécurité et de commodité la banque propose un
service : le service de caisse.
En outre certaines d’entre elles cherchent à placer les sommes qu’elles ont épargnées afin
d’en tirer un revenu. Elles peuvent choisir parmi les diverses formule de placement que la banque
met à leur disposition.
2
Farouk BOUYAKOUB, « l’entreprise et le financement bancaire », Edition KASBAH, Alger 2000, page17.
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Chapitre I : relation banque entreprise
D’autre, au contraire, ont besoins de capitaux pour réaliser leurs projets : à ces personnes,
la banque peut procurer du crédit c'est-à-dire la possibilité de disposer immédiatement qu’elles
devront rembourser dans un délai plus ou moins long.
2. Le système bancaire Algérien
Il est important de rappeler l’évolution du système bancaire algérien. Cela, pour avoir un
aperçu sur le contexte dans le quel a évolué l’entreprise bancaire depuis l’indépendance à nos jour
: « le système bancaire algérien est le produit d’un processus qui s’est réalisé en plusieurs étapes,
suivant deux systèmes différents : un système bancaire d’une économie administrée et un système
bancaire dans un contexte de transition vers l’économie de marché »3
2.1. Aperçu historique du système bancaire algérien
Le système bancaire algérien a traversé plusieurs étapes qui correspondent aux grandes
phases du développement économique et social du pays. La première phase correspond à l’étape
d’avant les réformes économiques, quant à la seconde phase, elle correspond au système bancaire
algérien après les réformes économiques.
2.1.1. Le système bancaire algérien avant les réformes économiques
C’est une période qui s’étale de 1963 jusqu’à 1988, qui concerne la décolonisation du
système bancaire et la récupération par l’État algérien de son droit de créer son propre institut
d’émission de monnaie.
[Link]. Le système bancaire algérien de l’indépendance à 1970
Dès le lendemain de l’indépendance, en vue d’édifier un système bancaire national, des
mesures ont été prises pour la récupération des attributs de la souveraineté monétaire, concrétisée
par la création d’un institut d’émission et l’instauration de l’unité monétaire nationale.
En premier lieu, il y a eu la création de la Banque Centrale d’Algérie, en 1962 afin de créer
les conditions favorables à un développement ordonné de l’économie nationale, il ya eu, ensuite,
la mise en place de nouveaux intermédiaires financiers, la création de la caisse algérienne de
développent (CAD) en mai 1963, et la Caisse Nationale d’Épargne et de Prévoyance (CNEP) en
août 1964.
Dans une seconde étape, à partir de 1966, l’édification du système bancaire national sera
complétée par la transformation des banques privées étrangères en banque nationales, à savoir :
La Banque Nationale d’Algérie (BNA), le Crédit Populaire d’Algérie (CPA) et la Banque
Extérieure d’Algérie (BEA).
3
Benhalima AMMOUR, le système bancaire algérien, textes et réalités, Edition Dahlab Alger, 2001, page.4-24
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Chapitre I : relation banque entreprise
- La création d’une nouvelle catégorie d’entreprises publiques qui est appelée à voir une plus
grande autonomie de gestion ;
- La mise en place d’un nouveau système de planification devant reposer sur une planification
stratégique basée sur l’élaboration de plans à moyen terme au niveau national, des collectivités
locales et des entreprises publiques.
[Link]. La loi relative à la monnaie et au crédit
La Loi relative à la Monnaie et au Crédit a été élaborée sur la base du principe de
l’indépendance de la Banque Centrale par rapport au pouvoir exécutif et ce, pour réhabiliter le
rôle de la Banque Centrale d’Algérie dans la gestion de la monnaie, du crédit et des charges.
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Chapitre I : relation banque entreprise
Cette loi fixe également de nouvelles règles qui concernent la création des banques,
l’organisation et la gestion de l’intermédiation financière bancaire. Elle prévoit un instrument de
contrôle et de supervision du système bancaire.
Cette loi pose par ailleurs les principes devant permettre l’instauration de règles
prudentielles de gestion applicable aux banques et aux établissements financiers.
[Link]. Le système bancaire et l’ajustement structurel entre 1993-1998
En 1993, l’économie algérienne connait une grave crise des paiements extérieurs.
Ce qui plongera l’Algérie dans une situation d’extrême faiblesse.
L’Algérie va donc demander l’appui de la banque mondiale et du fonds monétaire
international avec lequel elle passera des accords (1994 et 1995). Et avec la mise en œuvre des
différents accords, l’Algérie va se tourner vers une économie de marché.
[Link]. Le système bancaire algérien entre 1999 et 2001
Le programme d’ajustement structurel a eu un effet dévastateur sur l’économie algérienne,
l’Algérie se retrouve dans un état de dégradation avancé.
C’est pour cette raison qu’elle a été appelée à relever un certain nombre de défis pour
s’engager durablement dans la croissance, lutter contre le chômage et améliorer les conditions de
vie de la population.
11
Chapitre I : relation banque entreprise
De telles dérives exigent une révision de la législation relative aux aspects institutionnels,
réglementaires et de procédures régissant le secteur financier, pour mieux les adapter aux réalités
nationales et internationales et renforcer la sécurité financière du pays.
Plusieurs textes législatifs et/ou réglementaires sont édictés par les autorités algériennes en
vue de donner une nouvelle impulsion au système bancaire.
Parmi ces textes on retrouve l’ordonnance 03-11 du 26/08/03 relative à la monnaie et au
crédit publié dans le journal officiel N°52 du 27 Août 2003, qui a abrogé la loi 90-10 du 14 avril
1990 relative à la monnaie et au crédit.
Les principes sur lesquels repose cette loi sont, à quelques nuances près, les mêmes qui ont
servis à l’élaboration de l’ancienne loi, sauf que cette fois-ci, l’objectif est précis : --l’innovation
et la modernisation du système bancaire algérien.
L’objectif des normes financières est de lever les obstacles au développement du secteur
privé et de permettre à ce dernier d’accéder, sans discrimination, aux ressources du marché.
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Chapitre I : relation banque entreprise
d’autorisation de constitution de banque. À cet égard et pour renforcer les conditions d’accès a la
profession bancaire et élargir le cadre de contrôle, le dit conseil a pris en considération les
capacités des banques étrangères à contribuer au développement harmonieux du système bancaire
algérien.
Dans le même ordre d’idées, le CMC base également son appréciation, avant d’autoriser
une banque, sur sa solidité financière, le groupe auquel elle appartient et le rating (notation) de la
maison mère ainsi que sur la place qu’elle occupe dans son pays d’origine, sa région et dans le
monde.
Par ailleurs, le règlement de 2006 a été complété par celui de décembre 2008 relatif au
capital minimum des banques et établissements financiers exerçant en Algérie.
3. Le rôle des banques dans le paysage économique Algérien
3.1. Le rôle de la banque centrale Algérienne
Dans le cadre de l’élaboration, de la mise en œuvre et du suivi du plan national du crédit définit à
l’article 26 de la loi 29 aout 1986, la Banque Centrale d’Algérie est chargée :
-De l’exercice du privilège de l’émission délègue par l’Etat ;
-De régler la circulation monétaire et de contrôler les moyens appropriés la distribution des crédits à
l’économie ;
-De contribue à l’étude, l’élaboration, l’exécution et le suivi du plan national de crédits ;
-La gestion et le placement des ressources de change ;
-D’apporter son concours au trésor ;
-D’effectuer à titre exclusif, toutes opération extérieures sur l’or, et autorise l’importation et l’exportation
des matières et métaux précieux non incorporés dans les produits industriels ;
-De réduire les conditions les plus favorable à la stabilité de la monnaie et au bon fonctionnement
du système bancaire ; La Banque Centrale D’Algérie, est aussi chargée de la mise en œuvre et de
la gestion des instruments de la politique monétaire, y compris la détermination des plafonds de
réescompte ouverts aux établissements de crédits.
- En qualité d’agent financiers de l’Etat, la BCA peut effectue pour le compte de celui-ci toutes
opérations de caisse, de banque de crédits.
La BCA participe également à l’élaboration de la législation et de la réglementation des
changes, comme elle peut être autoursier, par voit réglementaire à contracte des empreins à
l’étranger ou à consentie des prêt ou des crédits à des banques, ou des institutions financières
international ou étranger et ce dans le respect des dispositions législatifs et réglementaires en vue
de concrétiser les objectives déterminer par le plans national de crédit. Elle consiste à assurer la
liquidité des banques par des crédits à court terme liés essentiellement au financement de
l’exploitation des entreprises publique, et des crédits à moyen terme.4
4
BOUKHOUDMI Fedia, Contribution à l’étude de la réforme bancaire en Algérie », Mémoire de magister, en science juridiques et
administration, Département de droit, Université de Oran, 2009-2010,page 52.
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Chapitre I : relation banque entreprise
La BCA était le seul organe qui assurait la couverture des besoins de trésorerie de Trésor
public, compte tenu du de rôle dévolue à se dernière par la planification dans le financement des
investissements à long terme des entreprises publique.
3.2 Le nouveau régime de la Banque Centrale d’Algérie
-La loi sur la monnaie et le crédit a doté la BCA d’un nouveau statut et d’une nouvelle structure.
La BCA est un établissement national doté de la personnalité civile et de l’autonomie financière.
- Selon l’article 13 de la présente loi, la Banque Centrale d’Algérie n’est plus une entreprise
publique économique. Elle n’est pas soumise aux dispositions de la loi 88-01, portant loi
d’orientation sur les entreprises publiques économie.
Selon l’article 15 de la loi relative à la monnaie et au crédit, le siège de la BCA est à Alger et elle
établit en Algérie des succursales ou des agences dans toutes les localités ou elle le juge utile.
-La Banque D’Algérie, dans sa mission, exerce le privilège d’émission de billets de banque et de
pièces de monnaie ayant cours légal sur le territoire national Elle est la banque des banque, l’agent
financière de l’Etat et gère les réserves de change. Elle est garante du bon fonctionnement du
système bancaire et financier, veille au bon fonctionnement du système des paiements et assure le
secrétaire général de la commission bancaire. Suivant l’article 35 de l’ordonnance relative à la
monnaie et au crédit, la BC a pour mission générale de veiller à la stabilité interne (prix) et
externe (taux de change) de la monnaie.
De plus, l’ordonnance n° 03-11 maintient la libération du secteur bancaire, renforce les
conditions d’installation et introduit de nouvelles prescription en matière de supervision des
banque et des établissements financiers. De son coté, la BA mise en place des mécanismes plus
affinés de surveillance, de veille et d’alerte.
En outre, la BA gère et organise trois centrales (des risques, des impayés et des bilans) au
niveau de sa direction générale du crédit et de règlementation bancaire (DGCRB), afin de
maintenir une bonne et prudente conduite des politiques de crédits par les banques et
établissement financiers relative à la monnaie et aux crédits
3.3. Les attributions de l’économie
Selon les dispositions de la loi 90-10 du 14 Avril 1990, relative à la monnaie et au crédit et
précisément l’article 55, la BCA a l’engagement de crée et de maintenir, dans le domaine de la
monnaie du crédit et des changes, les conditions les plus favorable à un développement ordonné
de l’économie national, tout en veillant à la stabilité interne et externe de la monnaie. A cette
effet, elle est chargée de :
-Régler la circulation monétaire ;
- Diriger et contrôler par tous les moyens appropriés, la distribution du crédit ;
-Veiller à la bonne gestion des engagements financiers à l’égard de l’étranger ;
- Rendre le marché des changes plus régulier ;
14
Chapitre I : relation banque entreprise
-La BCA, propre au gouvernement toute mesure, de nature à exerce une action favorable sur la
balance des paiements, le mouvement des prix, la situation des financier publiques et d’une façon
générale, le développement de l’économie.
3.3.1 Les attributions de l’Etat
Outre la responsabilité économique que lui attribue la loi à la monnaie et au crédit, qui la place
au service de l’état, la première contrariété que cette loi voulait traiter, était la dépendance de la
BCA au Trésor Public.
En effet, les dispositions prises par la loi relative à la monnaie et au crédit et précisément dans
son article 78, redéfinissent cette relation d’une manière plus sévère.
15
Chapitre I : relation banque entreprise
Dénomme, service centrale des bilans, sont objectifs est de regrouper les informations
comptable des entreprises (bilan+ tableau)
-Un service de compensation :
la BCA assure aussi le service de la compensation, en organisant et supervisant les chambre de
compensation et vriller au bon fonctionnement et à la sécurité des systèmes de paiement.
A cet effet chaque banque opérant en Algérie, doit entretenir avec elle un compte courant, car
en cas de difficultés passagères de trésorerie, la BCA intervient par la technique du refinancement
et leur fournit temporairement de la liquidité.
3.4. Le refinancement des banques par la banque centrale
Comme toutes les banques centrales à travers le monde, un des rôles de la Banque d’Algérie est
de refinancer les banques commerciales, c’est-à-dire de leur fournir des liquidités (de la monnaie
scripturale) lorsqu’elles en ont besoin et Fournir de la trésorerie aux banques commerciales leur
permettant de faire face à leurs engagements envers la Banque centrale (achat de devises pour le
compte de leurs clients) et les autres banques commerciales.
En outre, plus les banques disposent de liquidité bancaire (ou avoirs en compte courant à la
Banque centrale), plus elles disposent de ressources pour l’octroi de crédits.
Dans son dernier rapport, la Banque d’Algérie a mis en évidence une forte contraction des
liquidités, avec un volume de liquidité globale des banques, établi à 1 828 milliards de dinars à la
fin septembre 2015, contre 2730 milliards fin décembre 2014. Selon le rapport de la Banque
d’Algérie, dans le contexte actuel, « le rythme d’expansion des crédits à l’économie ne semble pas
être soutenable sans recours de certaines banques au refinancement auprès de la Banque
d’Algérie, les banques ont donc besoin d’argent.
De plus, les enjeux actuels du gouvernement pour réduire la dépendance de l’Algérie aux
exportations d’hydrocarbures par la diversification de son économie et par la production nationale
nécessitent un soutien important des banques aux financements des investissements.
3.5 L’intégration de la Banque Centrale dans un processus de développement
La loi relative à la monnaie et au crédit prévoit, que la Banque Centrale est autonome mais
cette autonomie ne devrait pas être synonyme de repli sur soit et pour l’efficacité de l’action de
l’Institution, elle suppose l’existence d’un cadre pour la consultation des partenaires directement
concernés par la politique monétaire.
La Banque Centrale et soumise à la gestion administrées de l’économie et aux directive de la
planification, la concertation avec le Trésor, les banques et les représentants des opérateurs
économiques.
Pour que l’autonome de la Banque Centrale soit crédible, il doit s’inscrire dans le respect du
cadre légal, relever que la Banque d’Algérie prend des libertés à l’égard non seulement des
dispositions légale, mais également des règlements qu’elle édicte à l’intention des banques et des
établissements financiers.
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Chapitre I : relation banque entreprise
La Banque d’Algérie est dotée d’un capitale, mais les dispositions n’ont pas été prises pour la
constitution de ce capitale, cette disposition est important dans la mesure où la Banque d’Algérie
est chargée de veille à la stricte applicable, par les banques et les établissements financiers.
La Banque d’Algérie est tenue de faire un rapport annuel sur ses opérations ainsi qu’un
rapport sur l’évolution économique et monétaire du pays.
Les publications de la Banque d’Algérie ne sont pas à la mesure de l’attente des agents
économiques qui ont besoin d’un minimum de visibilité pour la conduite de leur opération.
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Chapitre I : relation banque entreprise
5
[Link], avec collaboration de Jansen F, « La PME une Entreprise Humaine » ,DeBoeck Université,Paris 1998pag 34.
18
Chapitre I : relation banque entreprise
- Donc on peut retenir que cette définition de la PME s’appuie sur l’articulation de trois aspects,
qui sont, l’aspect de la gestion, l’aspect financier, et l’aspect économique représenté par le
marché.
En effet, en Grande Bretagne, parmi les résultats du rapport Bolton3, la définition donnée aux
PME, dont repose sur 3 critères :
- Le fait que l’entreprise soit dirigée par ses propriétaires d’une manière personnalisée :
Ce critère traite les éléments liés à la personnalité du dirigeant de PME. Ainsi selon cette
analyse, la PME est dirigée par ses propriétaires d’une manière personnalisée et non par le biais
d’une structure managériale formalisée.
- Une part de marché relativement restreinte :
Le rapport Bolton insistait sur le fait que la PME est une entreprise qui, en termes
économiques, ne possède qu’une part relativement petite d’un marché.
En d’autres termes, ces entreprises ont à faire face à de nombreux concurrents. Selon le
rapport, la plupart de ces entreprises n’ont pas une part suffisante de leur marché pour leur
permettre d’influencer de manière significative sur leur prix de vente.
Cette commission a été chargée d’analyser la problématique de la PME devant la diminution de la
population des PME constatée durant les golden sixties, et elle a été placée sous la présidence du
Professeur J.E BOLTON, où les résultats de cette analyse débouchèrent sur un rapport dénommé
du nom de son président Chapitre II la stratégie de la PME 50 en modifiant les quantités qu’elles
produisent.
Selon WTTERWULGHE1 , : « dans certains cas, une définition basée sur pareil concept est
clairement influencée par la théorie de la concurrence parfaite, et néglige toutes les PME qui
occupent une position de quasi-monopole sur les marchés particuliers, c'est-à-dire des niches ».
- L’indépendance de la société :
Il implique qu’une société de taille réduite, qui fait partie d’un groupe plus important, est exclue
de la classe des PME.
On remarque que cette définition, convient à celle donnée par le « Small Business Act », à deux
critères, et diffère dans le troisième critère, où celle de la « Small Business Act » s’appuie sur
l’autonomie financière, et pour le Bolton repose sur l’indépendance de décision. Ainsi, Djillali
LIABES, voyait que la définition qualitative de la PMI algérienne, est nécessaire, dans le temps
où la définition quantitative est non opérante, en effet, il recommandait que : « la définition doit
prendre en charge des aspects beaucoup plus complexes et qui sont relatifs (en gros) aux types de
machines et à l’organisation du travail qu’imposent ces machines , aux modes de gestion et de
prise de décision, à la structure des qualifications et aux relations entreprise/marché local du
travail, au marché de l’entreprise (les besoins que satisfait la PMI d’une façon générale) » .
Cette définition de la PMI algérienne, qui a été donnée pendant l’économie socialiste ne se
distinguait pas à ceux présentées ci-dessus, seulement, elle détaillait bien les critères de définition.
19
Chapitre I : relation banque entreprise
Donc, à travers ces différentes définitions, on peut dire que la définition qualitative est une
définition qui repose sur les caractéristiques de la PME, de son dirigeant, et de son
environnement.
1.1.2. La définition quantitative de la PME
La définition quantitative permet de cerner plus rapidement et plus facilement ce que l’on
entend par « PME », ainsi cette définition permet de fixer des limites entre la petite, la moyenne et
la grande entreprise, afin de réaliser des études statistiques, fiscales, et même d’identifier les
entreprises qui bénéficient de certains programmes d’aide.
Des entreprises qui correspondent à ce critère de taille ne répondent pas nécessairement à la
spécificité de la PME, d’autre plus grandes peuvent à l’inverse s’inscrire dans le concept PME.
Cerner l’aspect dimension de l’entreprise, repose sur plusieurs critères, entre autres, nous
trouvons, soit à titre unique , soit combinés entre eux: le profit brut, la valeur ajoutée, le profit net
unitaire, le capital, le patrimoine net, la capacité de production, le nombre de personnes
employées, le chiffre d’affaires, la part de marché, les investissements, les surfaces occupées, les
bénéfices, le degré d’association entre propriété et pouvoir, le rayon d’activité géographique, la
production annuelle …etc.
Les critères les plus utilisés3 sont, le chiffre d’affaires et le nombre de travailleurs occupés.
- Le chiffre d’affaires : il est considéré, comme critère crédible, qui représente le niveau
d’activité de l’entreprise, et son avantage concurrentielle.
- L’effectif : c’est le critère le plus utilisé, pour déterminer la dimension de l’entreprise, en raison
de la facilité d’avoir les données correspondant à l’emploi dans les entreprises.
La définition quantitative, de la PME varie d’un Etat à un autre, et aussi dans le même Etat
d’une institution ou d’un programme à l’autre.
1 .[Link] courants d’analyse de PME
A partir du milieu des années 70, deux courants distincts, spécialisés dans l’analyse exclusive
des PME, se développent conjointement.
1.2.1. Le courant de la spécificité
Ce courant a pour projet de mettre en évidence les traits caractéristiques des entreprises de
petite taille et de proposer une théorie spécifique de l’organisation-PME.
La PME est alors considérée comme un objet de recherche. Or, cette pensée se nourrit des
différences établies comparativement aux grandes entreprises, et donc elle présente une faible
autonomie de recherche du fait des nécessaires comparaisons qui doivent être faites pour étayer la
preuve de sa spécificité.
1.2.2. Le courant de la diversité
Il cherche à établir des typologies dans le but d’ordonner et de classer l’hétérogénéité du monde
des PME, dans ce cas, la PME est considérée comme un champ de recherche.
20
Chapitre I : relation banque entreprise
En effet, ce courant présente une forte autonomie de recherche par rapport aux travaux sur la
grande entreprise, et en évaluant dans l’absolu, la diversité de ce monde particulier, or il est
difficile d’établir un cadre général, soit parce qu’il y en a plusieurs (approches typologique) soit
parce qu’il en a une infinité (approche contingente)6.
1.2.3. Le courant de la dénaturation
Ce courant ne considère pas la thèse de la spécificité comme un postulat mais comme une
simple hypothèse de recherche réfutable. Or, cette approche repose sur l’idée que la PME est
spécifique mais admet également qu’une entreprise de petite taille puisse ne plus correspondre à la
conception classique de la PME telle qu’elle est décrite par la littérature.
1.3. Les besoins et sources de financement des PME & PMI
En partant du fait que l’entreprise est une entité économique combinant des facteurs de
production (capital, travail, et matières premières.), dans le but de produire des biens et des
services destinés à être vendus sur un marché solvable, le financement peut être défini comme, le
moyen lui permettant de disposer des ressources qui lui sont nécessaires sur le plan pécuniaire, ce
financement conditionne la survie de l’entreprise. La politique financière de l'entreprise n'est pas
indépendante des univers industriels et financiers où elle gravite.
En outre, une description réaliste du fonctionnement des rouages financiers de l'entreprise ne
peut être effectuée en dehors d'une étude des relations existant entre la structure de financement,
l'environnement interne de la firme (souvent apprécié par ses structures de gouvernance), et les
marchés externes où se nouent les contrats avec les apporteurs de fonds.
Pour mieux cerner la problématique de financement des entreprises, nous proposons d'étudier
les besoins de financement, voir les déterminants de chaque élément avant de passer à l'analyse
des différents moyens de financement offerts aux entreprises.
1.3.1. Les besoins de financement
Le financement des entreprises revêt une grande importance suite aux besoins de plus en plus
importants qu'elles éprouvent (besoins d'investissement ou besoins d'exploitation).
[Link]. Les besoins de financement liés à l'investissement
À sa création, l’entreprise doit se procurer un ensemble de biens destinés à rester dans la firme
pour plusieurs années.
Tout au long de son existence, l’entreprise devant réaliser des investissements de nature variée
correspondant à des objectifs multiples en vue d’assurer sa survie (par le renouvellement et
l’adaptation de ses matériels) et son développement (par l’accroissement de ses installations).
« Investissement : est l’engagement d’un capital dans une opération de laquelle on attend des
gains futurs, étalés dans le temps » Il est également « le nerf » et « le muscle » en matière de
6
[Link] , « VINGT CINQ ANS DE RECHERCHE EN PME , UNE DISCIPLINE ENTRE COURANT ET CONTRE COURANT »
Edition ECONOMICA, Paris 1998,page65.
21
Chapitre I : relation banque entreprise
22
Chapitre I : relation banque entreprise
Financement
Financement externe
interne
Capitaux propres Capitaux propres Capital Capitaux empruntés
Fonds propres Marchés financiers Mezzanine Marchés financiers
Bénéfice Réserve Capital risque Établissement de crédit
Business Agnels Institution de micro finance
Aides publiques
7
Rousselot P, « la gestion de la trésorerie, 2ème édition, Dunod 1999,page77.
23
Chapitre I : relation banque entreprise
-Le capital minimum défini par la forme juridique ou par les statuts ;
-Les apports supplémentaires (par ex. un apport personnel en numéraire ou en nature) ;
-Les bénéfices de l’entreprise (de l’exercice et des reports des années précédentes) ;
-Les réserves des années précédentes.
Bien qu’il s’agisse souvent du moyen de financement préféré par les entrepreneurs, les capitaux
propres restent limités pour les jeunes entreprises qui ne réalisent pas encore de bénéfices et de
réserves et pour lesquelles les entrepreneurs ont déjà mis à disposition leur capital personnel.
[Link]. Financement externe
On parle de financement externe lorsque l'entreprise fait appel aux apports de capitaux provenant
de tiers.
A) Capitaux propres
L'entreprise peut faire appel à des tiers pour obtenir des capitaux propres en recourant au:
-Marché financier : l'émission d'actions convient aux entreprises en phase de croissance ou de
développement mais n'est possible que pour une minorité d’entreprises et nécessite une assistance
professionnelle ;
-Capital-risque qui consiste en une prise de participation minoritaire et temporaire (court-terme)
par des investisseurs professionnels rémunérés par la plus-value réalisée entre le prix de vente et
le prix d’achat de leurs actions. En plus des fonds propres, le capital-risque permet à l'entreprise
de profiter de l'accès aux réseaux et aux connaissances des investisseurs professionnels. Ce moyen
de financement est adapté aux entreprises hautement innovantes à très forte rentabilité en phases
de création et de développement ;
-Business Angel, à savoir une personne ayant fait fortune dans un secteur particulier et désirant
faire profiter des tiers de son expérience et de ses connaissances. Contrairement au capital-risque,
il s’agit normalement d’une personne physique dont les objectifs de rendement sont à plus long-
terme.
Sa contribution se traduit souvent par une augmentation du capital et par une participation à la
prise de décision.
Il s’agit d’un moyen de financement beaucoup plus accessible que le capital risque pour toutes
entreprise sen phases d’amorçage ou de création.
Au Luxembourg, les entreprises peuvent faire appel au Luxembourg Business Angel Network.
B) Capitaux empruntes
Pour financer ses projets, l'entreprise peut emprunter des capitaux en faisant appel aux :
-Etablissements de crédit : l'emprunt bancaire est le type de financement le plus utilisé par
les petites et moyennes entreprises en Europe. Il existe différents types de crédits adaptés aux
besoins des entreprises et aux projets à financer. Les banques ne souhaitent généralement pas
participer à la gestion de l’entreprise mais demandent, en contrepartie, des garanties pour assurer
le remboursement de leurs créances ;
24
Chapitre I : relation banque entreprise
-Institution de micro finance : le recours aux institutions de micro finance est adapté pour toute
personne avec un projet de création et/ou développement d'entreprise qui n'a pas accès au
crédit bancaire;
- Marché Financier : l'émission d'obligations est limitée aux entreprises de grande taille ;
-Aides publiques : l’Etat luxembourgeois a mis en place toute une série d’aides publiques aux
jeunes entreprises et investisseurs pour le financement de projets. Ces aides peuvent varier en
fonction de l’activité et du projet et se traduire par des subventions en capital, des bonifications
d’intérêts, des exonérations fiscales.
La décision d’investissement en capital mezzanine ne doit en aucun cas de pendre
de l’obtention d’une aide publique. Le capital mezzanine est un moyen de financement
hybride qui se positionne entre les capitaux propres et les capitaux empruntes. il
convient notamment pour les entreprises en croissance ou pour financer le rachat d’une
entreprise.
25
Chapitre I : relation banque entreprise
26
Chapitre I : relation banque entreprise
D’une façon générale les banques en Occident ont élargi le champ des activités bancaires
grâce à la technologie et à la déréglementation. Les banques ont participé à l’élaboration de
nouveaux produits, comme la création et la gestion d’actifs titrés et de produit dérivés et elles ont
amélioré leur efficacité dans la distribution des produits traditionnels.
Certaines banques sont en train de se spécialiser dans les domaines où elles ont un
avantage comparatif clair comme les services bancaires d’investissement, la gestion du
patrimoine, le conseil en fusions et acquisitions et le rôle de courtier pour les fonds spéculatifs.
Ainsi, globalement l’industrie bancaire a maintenu sa position dominante dans l’ensemble du
système financier, mais en créant des liens avec les marchés financiers.
De plus, lors des crises financières, les banques continueront à agir comme prêteur
intermédiaire de dernier recours, dernier rempart entre un effondrement financier systémique et
l’intervention des banques centrales.
A l’heure de la mondialisation des économies et des marchés de capitaux ; la banque
apparait comme le moteur de ce phénomène et doit, avant tous les autres acteurs ; savoir s’adapter
pour offrir des prestations répondant aux objectifs d’une économie de plus en plus mouvementée.
Au final, quelle que soit sa taille, toute entreprise à recours à un établissement de crédit,
que ce soit pour administrer les flux financiers qu’engendrent les transactions commerciales avec
ses partenaires, pour gérer les différents instruments de paiement nécessaires à tout échange ou
pour financer sa croissance.
L’Algérie s’est orientée vers l’économie de marché. En fait, le passage d’une économie
d’endettement, une économie où les entreprises sont financées essentiellement par le crédit, à une
économie de marché où le marché des capitaux joue un rôle principal dans la croissance, implique
une réforme globale du schéma de financement de l’économie nationale.
La restructuration du système bancaire est à situer dans un plan de réforme d’ensemble
qui intègrerait, outre le cadre dans lequel les banques évoluent, l’administration économique de
l’Etat, le trésor, la banque d’Algérie et le marché financier. En l’absence d’un véritable plan de
réforme d’ensemble coordonné, la restructuration du système bancaire risque d’être illusoire.
De même, la lente évolution de la sphère réelle, l’insuffisance de l’offre bancaire ont
fragilisé les relations banque-entreprise et n’ont pas favorisé leur synergie indispensable à la
croissance économique en Algérie. Notre réflexion dans ce cadre a trait aux défis que représentent
les relations entre la banque et l’entreprise en Algérie.
27
Chapitre I : relation banque entreprise
28
Chapitre I : relation banque entreprise
La relation banque entreprise, est une relation complexe, celle-ci revêt une importance
capital dans toutes les économies, leurs performance génère une valeur ajoutée et un dynamisme
économique, toutes crises affectant l’une des parties se répercutera inévitablement sur l’autre,
c’est pour cela que l’Etat joue un rôle de protecteur et veilleurs, et de gendarme afin que la
relation banque entreprise se déroule dans de meilleurs conditions.
Face a des enjeux économiques de plus en plus important et des économies ouvertes sur
l’extérieur, et aux bouleversements créer par les nouvelles technologies de l’information et de la
communication sur la banque et les l’entreprise , le contexte économique d’une globalisation
accru ont profondément changé les relations banques entreprises , les banque ne sont plus que des
intermédiaires financier , mais des acteur majeurs dans le développement économique ,
investissant dans les places boursières , et créant des produits financier de plus en plus complexe
avec des gains important , mais des risque énorme , bouleversant parfois les fondements même
des normes bancaire basé sur la transparence , la prudence et le respect des lois en vigueu
29
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
Après avoir vu précédemment la relation banque entreprise, nous allons aborder dans ce
chapitre un volet important de cette relation celle de l’octroi de crédit, et précisément l’octroi de
crédit d’investissement par les banques au profit des petites et moyennes entreprises.
Le financement des investissements fait, sans doute partie des décisions les plus
importantes à prendre par le banquier, il s’agit en effet de mettre à la disposition des clients des
montants élevés, ce qui augmente le risque inhérent à ce type de crédit.
Par conséquent le banquier est tenu de faire une étude très poussée de chaque demande crédit.
Cette étude doit permettre la couverture de tous les aspects se rapportant au projet
d’investissement qu’a son initiateur : aspect humain, comptables, financier, économique.
30
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
3.1. La production
Le développement de l’activité de production et sa modernisation dépendent en grande
partie, de l’importance de l’innovation concernant les équipements ou leur renouvellement. Le
recours au crédit permet donc aux chefs d’entreprise d’acheter les outils de production adaptée.
Il ne faut pas perdre de vue, en effet, que la banque commerciale est une entreprise régie par les
règles de la commercialisation, qui achète, transforme et vend. Elle utilise de l’argent comme
matière première qu’elle transforme en produits, appelés crédit. Ces produits sont écoulés auprès
de sa clientèle à un prix lui permettant de réaliser un gain.
3.2. Le développement
En tant que cellule vitale économique, la banque au même titre que toute entreprise, se doit
de réaliser un profit. Au-delà, de la couverture des besoins de fonctionnement quotidien, cette
rentabilité des fonds bancaires est une nécessité pour assurer son développement.
Les effets d’un prêt pour l’achat d’un bien de production ne se manifestent pas, uniquement chez
l’agent économique bénéficiaire de l’opération, ils s’étendent directement à d’autre agents.
4. La relance du circuit financier
Les banques, en octroyant du crédit créent des flux monétaires ; elles utilisent les ressources
dont elles disposent sous forme de dépôt pour consentir des crédits à leurs client sans que cela
prive les déposants des possibilités d’utiliser leur dépôts8.
5. Les différents Types du Crédit d’Investissement
D’une manière générale, le financement bancaire d’investissement a été présenté par le schéma
suivant :
8
D’HOIR-LAUPRETRE : Droit du crédit , Edition Ellipses, Paris 2000 P83
32
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
Crédit d’investissement
Le Crédit bail
Source : figure élaboré par nos soins suite a nos différentes lectures.
33
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
9
[Link],14/09/2021 à 13 :06
10
[Link]/credit-a-moyen-terme-mobilisable,14/09/2021 à 13:20
34
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
La durée irrévocable est déterminée sur la base de la durée économique du bien (de
l’équipement) afin de se prémunir du risque d’obsolescence. Il s’agit d’un contrat de location
assorti d’une option d’achat.
Pour l’entreprise, c’est un moyen de financement des investissements. Elle choisit un bien
que la société de leasing (ou la banque) lui loue. Au terme du contrat c'est-à-dire de la durée
irrévocable, elle peut soit acquérir le bien, renouveler la location, ou restituer le bien.
Source : figure élaboré par nos soins suite à nos différentes lectures.
35
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
11
Ordonnance 96-09 du 10/01/1996 relative au crédit bail, page 88.
36
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
Pour l’entreprise :
- Le coût du crédit-bail est souvent très élevé ;
- Ce type de financement est réservé aux biens standard ;
- Les biens financés ne peuvent pas être donnés en garantie.
6. Les différents dispositifs d’octroi de crédit initié par les banques publiques Algériennes
Il s’agit de crédits qui sont accordés dans le cadre d’une collaboration de contribution à la lutte
contre le chômage entre les pouvoir publics et les banques algériennes afin d’encourager
l’investissement destiné à la création des petites entreprises.
6.1. Les crédits relevant du cadre A.N.S.E.J
Ce sont des crédits accordés aux jeunes chômeurs âgés entre 19 et 35 ans pour le
financement de la création de micro entreprise, il s’agit d’un prêt participatif non rémunéré (taux
zéro) versé par l’ANSEJ aux jeunes en question qui vient en complément de la part de leur
autofinancement.
Le montant change en fonction du coût du projet 28% à 29%, le remboursement auprès de
l’ANSEJ s’effectue après le règlement de la dernière tranche du crédit bancaire.
L’apport personnel du jeune promoteur est sous forme de fond propre et obligatoire, en
numéraire ou en nature et entre 1% à 2% du montant total du projet.
L’apport de la banque va jusqu’à 70% au maximum et avec un taux d’intérêt bonifié.
Selon la circulaire BNA N°1986 du 05/05/2011 relative au dispositif ANSEJ, la durée de
remboursement est de cinq (05) avec un différé de paiement de trois (03) ans12.
12
[Link] 14/09/2021 à 14 :10 .
37
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
- Dans le cas où l’investissement des promoteurs est réalisé dans les wilayas des hauts plateaux et
du sud, les bonifications sont accordées respectivement à 95% et à 80% du taux d’intérêt appliqué
par la banque.
-Durée de remboursement
La durée de remboursement des crédits est de huit (08) ans dont trois (03) ans de différé
-Structure de financement
On peut résumer la structure de financement de CNAC dans le tableau suivant :
13
[Link] à 15 :15.
38
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
Taux de bonification
80 %du taux d’intérêt appliqué par la banque au titre des activités réalisées
95% du taux d’intérêt débiteur appliqué par la banque aux activités situées dans le sud et les
wilayas des hauts plateaux.
Durée du crédit bancaire La durée de remboursement du crédit est de huit (08) ans dont trois
(03) ans de différé.
39
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
40
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
Les banques étrangère ont contribué à améliorer l’offre de crédit d’investissement, tant en
quantité que en qualité, elles ont aussi participer à l’émergence de la finances islamique dans notre
pays.
Malgré l’interdiction des banques étrangères au financement des dispositifs
ANSEJ,ANGEM,ANDI,CNAC initié par l’Etat Algérien , et une demande de crédit
d’investissement qui n’a pas atteint des volumes important , vu que les grandes entreprises public
se financent historiquement auprès des banque public.
Beaucoup de multinationales implantées en Algérie ont sollicité les banques étrangères pour
financer leurs investissements notamment dans les télécommunication et hydrocarbures.
Néanmoins et vu les scandales financiers qu’a connu le pays à la fin des années 90 et début des
années 2000, la demande de crédit d’investissement a été orienter vers les banques public.
Ceci dit les banque étrangère ont apporter plus de transparence et un savoir faire assez
conséquent pour le financements des grands projets d’investissement, le fait que les grandes
banque étrangères implantées en Algérie ont des filiales un peu partout dans monde facilite
énormément les opération d’achats des investissement et donne plus de garantie a l’acheteur
(entreprise Algérienne ) et au vendeur (fournisseur étranger).
41
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
42
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
43
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
3. 2.1.2 L’aval
Est une garantie personnelle liée aux effets de commerce, peut être défini comme étant un
engament par une personne appelée avaliste en faveur d’une caution.
Le donneur d’aval s’engage par signature a payer l’effet de commerce, à la date prévu, si le
débiteur pour lequel l’aval a été donné déclare faillite. L’aval peut être donné sur l’effet ou par
acte séparé.
3. 2.2. Les garanties réelles
L’affectation d’un bien en garantie d’un crédit constitue une garantie réelle, il peut s’agir d’un
bien meuble ou d’un bien immeuble. On trouve essentiellement l’hypothèque et nantissement.
[Link].L’hypothèque
est l’acte par lequel le débiteur accorde au créancier un droit sur un immeuble, dans ce cas la
banque a le droit de faire saisir et vendre l’immeuble.
On distingue trois modalités : légale, conventionnelle, ou judiciaire.
-Hypothèque légale : La banque peut prendre comme garantie un bien ou plusieurs biens
immobiliers du débiteur en cas de non remboursement.
L’hypothèque légale est prévue par la loi14.
-Hypothèque conventionnelle : Elle est inscrite a la suite de la signature d’un contrat.
-Hypothèque judiciaire : Après poursuite judiciaire la banque qui a obtenue un jugement peut
prendre une inscription d’hypothèque du débiteur.
[Link]. Le Nantissement
Selon code civil Algérien :« le nantissement est un contrat par lequel une personne s’oblige,
pour la garantie de sa dette ou de celle d’un tiers, à remettre au créancier ou à une autre personne
choisie par les parties, un objet sur lequel elle constitue au profit du créancier un droit réel en
vertu duquel celui-ci peut retenir l’objet jusqu’au paiement de sa créance et peut se faire payer sur
le prix de cet objet en quelque main qu’il passe par préférence aux créanciers chirographiques et
aux créanciers inférieurs en rang»15.
Les biens pouvant faire l’objet d’un nantissement sont : les marchandises, les fonds de
commerce, les valeurs mobilières, les matériels et outillages, etc.
C’est aussi l’acte pour lequel le débiteur remet au créancier un bien en garantie de sa
créance, si le bien remis en garantie est meuble, on parle de gage, si il s’agit des revenus d’un
immeuble, on parle de l’antichrèse. Le nantissement peut avoir lieu avec ou sans dépossession.
14
Article 883 jusqu'à 893 du code civil page 145 & 146.
15
l’article 948 du Code civil Algérien.
44
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
-Nantissement avec dépossession : le débiteur est démuni du bien objet de la garantie et dans cette
catégorie il y a l’avance sur titre qui est consentie à un client détenant un portefeuille de titre et
qui a un besoins de liquidité. Afin de se prémunir contre une éventuelle chute de cours, la banque
s’assure une marge de sécurité.
-Nantissement sans dépossession : dans ce cas, le créancier reçoit un titre reconnaissant la garantie
du crédit consenti.
45
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
16
Article 1 du règlement N°91-09 du 14/08/1991 De la Banque d’Algérie.
17
L’instruction N° 74/94 du 29/11/1994, abrogeant et remplaçant celle du 14 novembre 1991.
46
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
47
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
48
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
-Facture pro forma et/ou contrat d’achat d’équipement récent (moins de 03 mois) chaque rubrique
reprise dans la structure d’investissement doit être préalablement justifiée par des factures et/ou
devis.
- Devis descriptif et estimatif des travaux de bâtiment et génie civil.
- Bilans fiscaux et annexes des trois derniers exercices clos, lorsqu’il s’agit d’une demande de
crédit d’extension.
- Justificatif du dépôt légal des comptes sociaux délivré par le Centre National du Registre de
Commerce (CNRC).
-Expertise et/ou documents justificatifs des travaux déjà réalisés et des travaux restant à réaliser.
-Plan de financement
Pour les dossiers de financement des opérations de promotion immobilière, les documents
spécifiques à réclamer sont :
-La liste des réservataires éventuels.
-Le budget prévisionnel du projet (nombre d’unités, prix de vente, prix de revient et marge).
-Le plan mensualisé du projet.
-Le rapport d’évaluation du terrain d’assiette du projet établi par l’expert conventionné par la
banque.
1.3. Documents Techniques
-Permis de construire relatif au projet en cours de validité.
-Autorisation de concession délivrée par l’autorité compétente.
-Planning de réalisation du projet.
Pour les dossiers de financement des opérations de promotion immobilières, les documents
spécifiques à réclamer sont :
- L’organisation, les compétences et les moyens matériels que compte mettre en œuvre le
promoteur pour la réalisation de son projet immobilier.
-Les références professionnelles du bureau d’architecte chargé de la réalisation des plans
d’architecture du projet immobilier.
-Un (01) jeu de plans du projet immobilier approuvés par la Direction de l’Urbanisme et de la
Construction territorialement compétente ainsi que par le Centre du Contrôle Technique de la
Construction (CCTC).
- Les copies des contrats de maîtrise d’œuvre (promoteur/bureau d’architecture) et de maîtrise
d’ouvrage (promoteur/entreprise de réalisation).
- Le certificat de qualification et de classification professionnelle de l’entreprise chargée de la
construction du projet immobilier.
49
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
-Les références professionnelles, les compétences et les moyens (humains et matériels) que
compte mobiliser l’entreprise chargée de la construction du projet.
-Le devis descriptif, quantitatif et estimatif du projet.
1.4. Documents fiscaux
- Attestations fiscale et parafiscale dûment apurées.
- Un calendrier de remboursement des dus antérieurs relatif à la dette fiscale ou sociale arrêté par
l’organisme concerné.
2. Etude et évaluation du dossier de crédit d’investissement
Après vérification de l’ensemble des documents fournis par le souscripteur, notamment leur
authenticité, fiabilité, et récents.
Une sélection du palier est inévitable pour la suite du dossier :
-Moins de 10 Millions de Dinars le dossier sera traité au niveau d’une agence.
-Entre 10 Millions et 50 Millions de Dinars le dossier sera traité au niveau de la Direction
régionale.
-Plus de 50 Millions de Dinars le dossier sera traité au niveau de la Direction générale.
Une fiche de décision est créer elle est composée de :
-Nature de la demande : 1ère ou 2ème demande ou plus.
-Coordonnées du demandeur : Nom, prénom, forme juridique, capital social , siège , principaux
dirigeants , date d’entrée en relation avec la banque …Etc
-la réponse de la demande de consultation de la centrale des risques.
-Classement actuel de la créance.
-les renseignements commerciaux : Chiffres d’affaires et son évolution, les fournisseurs, les
clients, les délais de rotation des stocks.
-Les incidents de paiement déjà enregistré, les incidents de paiements en cours.
-Situation actuelle du dossier, faits saillant du dossier, dernière décision de crédit.
-Appréciation global de la relation par la Direction de l’agence suivant
-La qualité de la relation avec la banque.
-La qualité de la relation avec les tiers (Impôts & CNAS).
-respect des engagements et réactivité.
-Tout point pouvant impacter le risque de crédit.
50
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
18
HOUDAYER « Projet d’investissement : Guide d’évaluation financière, Edition ECONOMICA Paris 2006; P136.
51
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
52
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
Années
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Capacité d’autofinancement
Valeur Résiduelle des
immobilisations
Récupération du B.F.R
Total des ressources
(1)
• Emplois
Investissement initial
Variation du B.F.R
Total emplois(2)
Flux de trésorerie
(1-2)
Source: document interne de la banque
53
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
Le D.R est la durée nécessaire pour égaler le montant de l’investissement .Il est calculé
comme suit:
I0=Investissement initial.
F=Flux nets de trésorerie générés par l’exploitation.
T=Année.
Dans le cas où le D.R dégagé par la formule précédente n’est pas un nombre entier, il y’a
lieu de faire l’interpolation linéaire. Supposons que les flux de trésorerie cumulés sont négatifs
pendant l’année en et positive en n+1.
D.R= n+ [Flux cumulés en n ×12(mois)] / [Flux cumulés en n+flux cumulés en n+1]
-Les avantages du D.R
Le D.R présente des avantages:
-Permet de sélectionner un seul projet entre deux concurrents et dont les durées de vie sont égale.
-Permet de rejeter tout projet qui se situerait au-delà d’une durée arrêtée au préalable.
-Les inconvénients du D.R
Le D.R est un critère qui détermine la rapidité de récupération des fonds investis. C’est un
critère qui a beaucoup plus de liquidité que de rentabilité.
Le banquier doit néanmoins être conscient de ses inconvénients :
-Le coût des capitaux n’est pas pris en considération (flux non actualisés);
-Il ignore tous les flux ultérieurs à la récupération des fonds investis.
-Le délai de récupération actualise (D.R.A)
Il est impossible de comparer entre les dépenses d’investissement présentes et les recettes
d’exploitation futures .D’où l’intérêt d’actualiser tous les flux .L’actualisation consiste à la
détermination des valeurs présentes que générera le projet. Ce taux correspond, pour le banquier
,au coût moyen des différentes ressources de financement qui sont :
-Les fonds propres : Le coût des fonds propres ou la rémunération des actionnaires peut
présenter la rémunération procurée par un placement augmentée d’une prime de risque.
-L’emprunt : Le coût de l’emprunt correspond au taux d’intérêt réel; déduction faite des
économies d’impôts.
54
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
Le D.R.A est le délai nécessaire aux flux de trésorerie actualisés pour assurer le recouvrement du
capital investi.
I0= ∑t=1nFt/(1+i)n
L’avantage du D.R.A est comme le D.R, le D.R.A est un critère de sélection et de rejet.
L’inconvénient du D.R.A est qu’il ne prend pas en compte les flux postérieurs au recouvrement du
capital investi.
55
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
• L’inconvénient de la V.A.N
La V.A.N ne peut-être utilisée comme critère de choix entre des investissements concurrents
que si la taille (fonds initiaux) et la durée de vie des investissements à comparer sont identiques.
• Remarque :
Ici la V.A.N est dite économique parce qu’elle est calculée sans frais financiers (sans charges
d’intérêt sur emprunt), V.A.N par rapport aux fonds propres de l’entreprise.
-L’avantage de l’I.P
Un projet affichant un indice de profitabilité supérieur à un (01) est rentable. Entre deux
projets concurrents, le projet le plus rentable est celui qui affiche l’I.P le plus élevé.
-L’inconvénient de l’I.P
L’I.P ne résout pas réellement le problème de différence de taille car où le projet le plus
petit (dégage une V.A.N la plus faible) obtient l’I.P le plus élevé, le choisir suppose que le
capital différentiel entre les deux projets pourra être investi et procurera une V.A.N au moins
égale en valeur au différentiel de V.A.N.
56
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
∑n t-1 + Ft /(1+r)t= 0
I: Le total investissement
Ft : Le flux d’exploitation périodique généré par l’investissement
r : Le taux de rentabilité interne recherché
C’est le taux qui égalise le coût d’investissement et les recettes d’exploitation.
Apprécions cela sur un schéma :
VAN
Taux d’actualisation
TRI
57
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
Calcul du T.R.I
Le T.R.I est déterminé par itération successive. Il s’agirait de déterminer deux V.A.N dont les signes
sont différents et correspondant à des taux d’actualisation dont la différence n’excède pas deux(02)
points .Il conviendrait ensuite de faire une interpolation.
Avantages du T.R.I
Le T.R.I donne la rentabilité du projet en fonction de ses données intrinsèques. Il procure à ce
titre la possibilité de classer plusieurs projets concurrents et de pouvoir opter pour l’un des deux.
-Appréciation du T.R.I
Pour apprécier le T.R.I. on peut se référer à trois repères classés par ordre d’importance.
-Le taux d’actualisation : Le minimum pour un T.R.I c’est d’être supérieur au taux d’actualisation
pour pouvoir disposer d’une V.A.N positive.
-Le coût des capitaux: Le T.R.I doit être aussi supérieur au cout de l’argent pour espérer avoir des
gains appréciables.
-L’objectif de l’entreprise: L’entreprise peut avoir dans sa stratégie de ne pas investir dans des
projets dont le T.R.I est inférieur à un seuil fixé au préalable.
La V.A.N et le T.R.I sont les deux critères les plus utilisés pour apprécier la rentabilité d’un
projet. Cependant ils leurs arrivent de fournir des informations contradictoires.
Ces situations où la V.A.N et le T.R.I ne se rejoignent pas dans leurs conclusions sont assez
rares, mais si elle venait à exister il y’aurait lieu de corroborer les réponses fournies par les deux
critères par d’autres.
58
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque
Rubriques Années
0 1 2 3 4 … N
Ressources
Capacité d’autofinancement
(CAF).
Valeur résiduelle de
l’investissement(VRI).
Récupération du B.F.R.
Emprunt.
59
Chapitre II : Le crédit d’investissement et la gestion de risque
- Principes
La rentabilité économique d’un investissement est évaluée à partir des Flux Nets de
trésorerie générés par l’investissement, hors financement.
La rentabilité financière d’un investissement inclut à la fois :
-Sa rentabilité économique;
-Le coût du financement envisagé (emprunt, crédit-bail par exemple).
-La Valeur Actuelle Nette globale est donc égale à la somme de:
La Valeur Actuelle Nette économique,
La Valeur Actuelle Nette du financement .Donc,
60
Chapitre II : Le crédit d’investissement et la gestion de risque
61
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
62
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
63
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
Wilaya de Bouira :
10-Agence LAKHDARIA 576 sise : Cité 210 Logements , LAKHDARIA.
11-Agence BOUIRA 460 sise : Rue GUETTAF SEDDIK 10 000 BOUIRA.
Source : Document interne de la Direction Régional d’Exploitation.
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Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
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Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
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Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
67
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
D.A.R -118-
SECRETARIAT
GENERAL I.G -110-
D.E -106 D.O.S.I -108- [Link] -109- D.G.M.M.R.H -107- [Link] -111-
DIRECTION C
DPAC DC D CELLULE
AGENCE
SECRETARIAT
DIRECTION COMPARTIMENT ANIMATION
CAISSE/PORTEFEUILL
E DIRECTION ADJOINT
COMPARTIMENT ETUDE ET
COMEX ANALYSE DES RISQUES
68
69
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
Département gestion
Département Département Département Département
administrative et
promotion et crédit juridique et contrôle
budget
animation contentieux
commerciale
Service ressources
Secteur Secteur études et Secteur Secteur humaines
Animation analyses des risque juridique et sédentaire
commerciale contentieux
Section recrutement,
Secteur formation et gestion
Secteur des carrières
Secteur suivi de administration et Secteur
itinérant
l’activité suivi des crédits recouvrement des
commerciale créations Section paie et
relation sociales
Secteur contrôle
comptable Service budget et
moyen matériels
Section
assurance et
gestion des biens
Section
équipement,
économat et
archivage
Liaison hiérarchique
Section budget et
Liaison fonctionnelle gestion comptable
Assistant de sécurité
Source : document de la banque
Ingénieur technique
70
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
71
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
- Réanimation ;
- Médecine interne ;
- Endoscopie digestive ;
- Rhumatologie ;
- Psychologie enfants- adultes.
Pour se faire, la clinique s’est dotée de plusieurs laboratoires fonctionnant 24/24, soit :
Un laboratoire d’analyses médicales ;
Un laboratoire de radiologie : Scanner, échographie, mammographie, radio panoramique
dentaire et radiographie générale ;
Un laboratoire d’anatomie pathologique et cytologique.
Une salle de rééducation bien équipée est aussi opérationnelle au sein de la clinique depuis sa
création.
La Nature et le type de la facilité est un crédit à moyen terme (CMT) (en cours) d’un
montant de 90 000 KDA (au 01/01/2015), est d’une durée de 60 mois dont 12 mois de différé,
pour l’acquisition d’un scanner. Parmi les garanties (recueillies) : le nantissement du matériel, et
le DPAMR + avenant de subrogation au profit de BNA. Pour une échéance du : 31/12/2019. Le
coût global du projet s’élève à 128 700 KDA.
2.2. Constitution du dossier
Le dossier de l’étude est constitué des pièces suivantes :
Demande de crédit (voir annexe n°1) ;
Une décision d’octroi d’avantage A.N.D.I ;
Étude technico-économique ;
Copie des statuts de la clinique ;
Facture pro forma des équipements ;
Copies des actes de propriété des terrains et des locaux ;
Devis quantitatif et estimatif des constructions et permis de construire y afférant ;
Bilan d’ouverture ;
Bilans et T.C.R prévisionnels.
72
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
L’étude financière.
I-Étude technique
A) Objet de la transaction
L’emprunteur rembourse son emprunt par les flux nets de trésorerie (F.N.T) générés par ce
projet, (Cash- flow).
D) Employés
Localisation du projet
Le siège de la clinique se trouve à la nouvelle ville de la wilaya de Tizi-Ouzou.
La bâtisse abritant son activité est érigée sur un lot de terrain d’une superficie totale de
1720 m² acquise auprès de l’OPGI de Tizi-Ouzou en 1994.
En 2001, M « xxx » a acquis une autre parcelle de terrain d’une superficie de 825 m²
mitoyenne à la première et servant aux besoins d’extension de la clinique.
La clinique est bâtie sur 7 niveaux avec une superficie de 800 m² par niveau. 5000 m² sont bâtis.
73
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
Structure de l’investissement
Le programme de l’investissement se résume comme suit :
-Les infrastructures
Les terrains et les bâtiments de production sont prêts pour recevoir les équipements. Ces derniers
ont fait l’objet d’une expertise.
-Moyens matériels
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Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
- Avantages obtenus
Comme l’atteste la décision A.N.D.I, le projet bénéficie, au titre de la période de
réalisation et pour une période de 9 mois et 6 jours soit (280 jours), de :
Exemption du droit de mutation à titre onéreux, pour toutes les acquisitions immobilières
effectuées dans le cadre de l’investissement ;
Franchise de T.V.A pour les besoins et services, entrant directement dans la réalisation de
l’investissement, qu’ils soient importés ou acquis localement.
Application du taux réduit en matière de droit de douanes pour les biens importés, entrant
dans à la réalisation de l’investissement.
Au titre de l’exploitation et pour une période de cinq (05) ans, il bénéficie de :
- L’exonération de l’impôt sur les bénéfices des sociétés et de la taxe sur l’activité sur l’activité
professionnelle, pour une durée de 3 années.
II- L’étude économique
1. Étude de marché
La clinique « xxx » intervient dans diverses disciplines ayant trait à la santé et à la
psychologie de la famille. Étant la première clinique privée sur la place de Tizi-Ouzou, elle a pu
se faire une grande notoriété et qui dépasse les frontières de la région. Ainsi, elle s’est constituée
une importante clientèle privée et publique fidèle et de plus en plus importante dans les diverses
disciplines.
Son objectif est à ce que le patient puisse effectuer l’ensemble des examens médicaux et des
radiographies sur place ; ce qui lui fait gagner du temps et lui évite des déplacements en dehors
de la clinique. Ceci présente un atout capital pour la clinique afin de fidéliser sa clientèle et
veiller à leur satisfaction.
2. Étude commerciale
Clients : La clientèle de la clinique « xxx » est constituée principalement des patients de la
wilaya de Tizi-Ouzou, Boumèrdes, Bouira et des régions limitrophes.
Par ailleurs, la clinique signe des conventions, dans diverses disciplines, avec divers organismes
et établissement, notamment les Douanes, l’ENEL, l’Université et la maison d’arrêt de Tizi-
Ouzou.
75
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
76
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
77
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
Commentaires
On remarque que le chiffre d’affaires de cette entreprise augmente chaque année, ça
prouve que l’activité de l’entreprise est en croissance.
3.3.2- Calcul des flux nets de trésorerie avant financement (sans frais financiers)
(V.A.N économique)
Pour apprécier la rentabilité de ce projet il y a lieu de déterminer les flux de trésorerie
prévisionnels de cet investissement (tableau emploi/ressources). Pour la détermination des flux
de trésorerie annuel , il y a lieu de connaitre la capacité d’auto financement (CAF) du projet
entré en exploitation.
Ressources (Encaissement)
A- La capacité d’autofinancement (CAF) avant financement :
La capacité d’autofinancement (CAF) désigne l’ensemble des ressources générées par
l’activité de l’entreprise.
Elle se calcule à partir du résultat Net (RN) généré par l’entreprise , mais aussi à partir des
dotations aux amortissements.
A-1- Résultat Net :
A-1-1-Calcul de l’excédent brut d’exploitation :
78
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
Commentaires
On remarque que l’entreprise dégage un excédent brut d’exploitation (EBE) Progressif
d’année en année, et malgré que ses charges d’exploitation (frais du personnel, impôts et taxes)
ne cessent d’augmenter, durant la durée de vie du projet, la valeur ajoutée est restée positive.
Calcul des dotations aux amortissements
Pour calculer les dotations aux amortissements, nous avons un amortissement linéaire
pendant toute la durée de l’investissement, c’est-à-dire des 5 années :
– Dotations aux amortissements = investisement initial = 128700 =25 740 KDA
'
durée de vie de l’investissement 5
79
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
– Commentaires
L’amortissement est constant, consistant à répartir le montant de l’investissement de manière
égale à travers les 5 ans «25 740 KDA».
Tableau N°08: Le calcul du Résultat Net (RN) du projet avant financement (En KDA)
Dotations Résultat
Résultat Frais
aux Brut Résultat
Années I0 EBE d’Exploitati financiers IBS(26%)
amortisse (avant Net
on
ments impôt)
0 (début 128 700
de
l’année)
2015 54 942 25 740 29 202 _ 29 202 7 592,52 21609,48
2016 67 657 25 740 41 917 _ 41 917 10898,42 31018,58
2017 75 696 25 740 49 956 _ 49 956 12988,56 36967,44
2018 83 286 25 740 57 546 _ 57 546 14961,96 42584,04
2019 93 022 25 740 67 282 _ 67 282 17493.32 49788,68
80
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
5 25 740 25 740 0
81
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
-Commentaires
Ces valeurs résiduelles sont des valeurs comptables. Elles représentent la valeur nette
comptable de l’investissement (VNC). Ici, l’entreprise se met donc dans une situation pessimiste
pour la détermination de la rentabilité propre de l’investissement
Emplois (décaissements)
L’investissement
Il représente les charges initiales de l’entreprise destinées pour l’achat de l’équipement (I.R.M)
à l’année 0 qui est de128700 KDA de ses propres fonds.
A) La variation du besoin en fonds de roulement
Le Besoin en fonds de roulement(B.F.R), il représente 10% du Chiffre d’affaires.
CA - 270 000 297 000 326 700 359 370 395 307
• Commentaires
Les montants du besoin en fonds de roulement augmentent d’une année à une autre, ce
qui dépend de l’activité de l’entreprise. Plus son activité du (chiffre d’affaires)est importante
et plus son besoin en fonds de roulement est important.
FNT=Encaissement-décaissements
82
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
Désignations 0 1 2 3 4 5
Encaissement
C.A.F
47349.48 56758.58 62707.44 68324.04 75528.68
Récupération BFR
39530.7
Valeur résiduelle
0
56758.58 62707.44
Total (1) - 47349.48 68324.04 115059.38
Décaissement
Investissement 128 700
Variation en B.F.R 27 000 2700 2970 3267 3 593,7
83
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
- Commentaires
La VAN>0, cette VAN est strictement positive signifie que le projet proposé a une rentabilité
supérieure à 5%.
Cette VAN approuvée sera appelée VAN économique par ce qu’elle est calculée hors
84
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
Commentaires
Le délai de récupération de la mise initiale (128700KDA) du projet, avant financement ,est
compris entre la quatrième et la cinquième année.
Le DR actualisés = 4ans+Période(P)
✓
La période P= 128700 - 40211,8 =0.98 année
90152,03
✓ DR=4 ans+0.98 =4.98 années.
N= 11.76mois
✓ 1 An 12 mois
0.98 Ans N mois
Également:
1mois 30jours
✓
0.76Mois
i =23 jours
i jours
85
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
FNT=Encaissements-Décaissements
Ressources (encaissements)
A) La capacité d’autofinancement (C.A.F) après financement
La capacité d’autofinancement est l’autofinancement maximal dont peut disposer une
entreprise. À partir du Résultat net on peut déterminer la CAF comme suit :
86
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
Remarque
▪ Lorsqu’on a un emprunt, nous avons l’annuité qui est composée de deux rubriques
suivantes :
▪ La rubrique des taux d’intérêts qui va être intégrer dans le calcul de la CAF,compte
661(Charges d’intérêts financières) ;
▪ La rubrique des amortissements qui va être intégrer dans le calcul des flux nets de trésorerie
(FNT), compte 164 que l’on va débiter.
Remarque:
-À ne pas confondre l’amortissement d’emprunt et la dépréciation d’éléments d’actifs:
-Lorsqu’on parle d’amortissement, il s’agit de l’amortissement de l’emprunt (remboursement de
l’emprunt);
-Lorsqu’on parle de l’amortissement en général, il s’agit de la dépréciation de l’investissement.
A.A.1. Les charges d’intérêts sur emprunt frais financiers
Le taux d’intérêt applicable est de 5,5 % l’an, conformément à la note N°986 MF/DGT du
06/06/2011. L’emprunteur paiera à la banque un taux d’intérêt de 3,5 % appelé "taux bonifié ″et le
trésor public prendra en charge les intérêts à hauteur de 2%. Les intérêts seront payables
annuellement. L’intérêt se calcule toujours sur le capital restant due.
87
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
Tableau n°15: le calcul des frais financiers a partir du tableau d’amortissement d’emprunt
(EN KDA)
Capital restant
N Intérêt (3.5 %) Amortissements Annuités
Due
2015 90 000 1 260 18 000 19 260
2020 0
Résultat
Dotation
Frais Brut Résultat
Années I0 EBE s aux Résultat IBS (26%)
amortiss d’Exploitation financiers (avant Net
ements
impôt)
0 (début de 128 700
l’année)
2015 54942 25 740 29 202 3150 26 052 - 26 052
2016 67657 25 740 41 917 2520 39 397 - 39 397
2017 75696 25 740 49 956 1890 48 066 - 48 066
2018 83286 25 740 57 546 1260 56 286 14634.36 41651.64
2019 93022 25 740 67 282 630 66 652 17329.52 49322.48
Source : document interne de la banque
88
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
Commentaires
Même si l’entreprise a eu des charges d’intérêts sur emprunt, les résultats de ses exercices
restent positifs durant toutes les 5 années
Le calcul de la capacité d’autofinancement du projet après financement (C.A.F)
Le calcul de la capacité d’autofinancement nous permet de déterminer le montant de la trésorerie
potentielle qui est généré par l’entreprise dans le cadre de son activité. Avec les rubriques
précédentes et à partir du Résultat Net(RN), on peut déterminer la CAF comme suit :
Tableau n°17 : le calcul de la capacité d’autofinancement (CAF) après financement (EN KDA)
Commentaires
▪ La CAF qu’on vient de calculer est appelée : la CAF globale avec financement par
emprunt.
Emplois (décaissements)
L’investissement (apports des promoteurs)
Il représente les 30% des charges initiales de l’entreprise destinées pour l’achat de
l’équipement (I.R.M) à l’année 0 qui est de 128 700 KDA de ses propres fonds.
128700 ×30%=38700 KDA
La variation du BFR
Elle a déjà été calculée précédemment.
Remboursement de l’emprunt
Elle a déjà été calculée précédemment, pour le tableau de l’amortissement de l’emprunt.
FNT=Encaissement-décaissements
90
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
Tableau n°18:le calcul des flux nets de trésorerie (FNT) après financement (EN KDA)
Désignations 0 1 2 3 4 5
Ressources
C.A.F 51 792 65 137 73 806 67391.64 75062.48
Récupération BFR 39530.7
Valeur résiduelle 0
Emprunt 90 000
Total 90 000 51 792 65 137 73 806 67391.64 114593.2
Emplois
Investissement 38 700
Variation en B.F.R 27 000 2700 2970 3267 3 593.5
Remboursement de 18 000 18 000 18 000 18 000 0
l’emprunt
Total 65 700 20 700 20 970 21 267 21 593.5 114593.2
F.N.T 24 300 31 092 44 167 52 539 45798.14 114593.2
FNT actualisés 24 300 29 611.4 40 060.8 45 385.2 37 678.2 89 786.8
91
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
▪ Commentaires
- La VAN >0 est positive, ça signifie que le projet est rentable.
- Cette VAN est appelée VAN globale parce qu’elle est calculée avec les frais financiers.
92
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
Commentaires
✓ Comme la VAN du financement par emprunt est positif, ça veut dire que
l’entreprise « la clinique » a amélioré sa VAN économique, donc, si elle aura à choisir entre
«autofinancement» et «emprunt», elle va emprunter.
93
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
0 24 300 24 300
1 29611.4 53 911.4
2 40 060.8 93 972.2
3 45 385.2 139357.4
4 37 678.2 177035.6
5 89 786.8 266822.4
–Commentaires
Le délai de récupération de la mise initiale (128700KDA) du projet, après financement, est
compris entre la deuxième et la troisième année.
✓ Le DR actualisés=3ans+Période(P)
✓ ଵ 128700 – 93972,2 =0.76 années
La période P=
45385,2
✓ DR=2 ans+0.76 =2.76 années.
✓ 1 An 12 mois
0.76 Ans N mois N=9.12mois
Également:
1mois 30jours
✓
0.12Mois
i= 4 jours
i jours
94
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
Remarque
• L’objectif de toute entreprise est de rechercher une liquidité maximale dans les délais les
plus courts ;
• Dans le cas de cette clinique, le DR de la mise initiale de l’investissement après
financement est très court par rapport au DR avant financement, ce qui signifie que l’entreprise
récupère sa mise initiale dans un délai court ; donc, elle supporte moins de risques en effectuant
l’emprunt bancaire.
• Commentaires
L’emprunteur commence à récupérer sa mise initiale à partir de la deuxième année, avec les
frais financiers, donc le projet avec les frais financiers, génère des revenus positifs dès la deuxième
année, il sera choisi parce qu’il maximise les revenus, et c’est le plus rentable.
• Commentaires
Quand la VAN globale finance la VAN économique signifie que le meilleur mode de
financement pour cette entreprise est celui du financement par quasi-fonds propres, donc, le BNA
Banque sous forme du Crédit à Moyen Terme
• Conclusion et avis de la banque :
Le projet est viable, il présente une rentabilité quasi-certaine.
L’affaire ne recèle pas de risques particuliers. Les risques qu’elle présente sont communs avec
n’importe quel projet et sa rentabilité mérite que ces risques soient pris.
La banque BNA, a émis un avis favorable pour le financement du projet par un
C.M.T d’un montant de 90000KDA devant relayer un CREDOC de 128700KDA pour le
financement partiel d’un équipement IRM, et cela pour une durée de 5ans.
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Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
❖ CONDITIONS
- Actualisation des attestations fiscales et parafiscales;
- Maintien d’aumoins50% des résultats sur les exercices à venir en réserves.
❖ GARANTIES
Le nantissement du matériel, et le DPAMR+avenant de subrogation au profit de BNA.
• Synthèse de l’étude :
L’évaluation de la rentabilité financière des investissements tient compte du moyen de
financement utilisé (autofinancement, emprunt, crédit-bail; etc.)
1. Méthode de la valeur actuelle nette des flux de trésorerie générés par l’investissement et
son financement (charges d’amortissement, charges d’intérêts, remboursements, redevances; etc.).
Objectif : Choisir le projet le plus rentable
2. Méthode de la valeur actuelle nette des décaissements liés au financement ou coût net de
financement actualisé (charges d’intérêts dues au financement, dotations aux amortissements,
économies d’impôt dues à la déductibilité des charges).
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Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou
Le mode opératoire pour la mise en œuvres des mesures prises par les banques et
établissements financiers en faveur des entreprises et des particuliers, a été validé par la
Direction générale du trésor (DGT) à l’issue de son approbation par l’association
professionnelle des banques et établissements financiers (A.B.E.F).
2.1. Champs d’Applications
Ce dispositif concerne les entités de droits Algérien ayant été impacté par la
conjoncture induite par la pandémie COVID-19 ;
Elle consiste en une série de mesures visant à redynamiser leurs activités a cours
terme, a maintenir l’outil de production et à préserver l’emploi.
Sont exclus du champ d’application du présent dispositif :
-Les Clients dont les créances sont compromises antérieurement à la survenance de la
situation exceptionnelle générale par pandémie « Covid-19 »
-Les clients qui font objet de poursuite judiciaire pour des faits de corruption ou de
blanchiment d’argent.
-Les dossiers en recouvrement judiciaire.
2.2. Conditions d’éligibilité
Sont éligible au présent dispositif :
-les entreprises jugées viables et présentant un potentielle d’évolution établie.
-Les particuliers qui ont été impactés par la situation sanitaire Covid-19 (perte et ou
diminution des revenus).
-Les entreprises et les particuliers ayant connus des difficultés financières et de
fonctionnement durant la période allant du 1er Mars au 30 septembre 2020 tel que définie par
l’instruction Banque d’Algérie sus citée.
2.3. Modalité de traitement des dossiers
Les demandes de la clientèle introduites dans le cadre de ce dispositif sont traitées en
conformité avec les règles et critères d’octroi et d’utilisation des crédits prévus par les textes
organiques de la banque.
L’examen des dossiers est effectué, dans le respect des pouvoirs d’octroi de crédit, selon les
conditions d’éligibilité et les modalités décrites ci-dessous.
2.3.1. Pour les entreprises
-Cas des échéances des crédits arrivés au 1er Mars 2020 et postérieurement
-Pour les crédits d’investissements
Les échéances des crédits d’investissements sont reportées jusqu’au 3O septembre
2020.
La clientèle concernée doit fournir un dossier comportant les pièces suivantes :
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À l’issue de cette présentation, nous pouvons constater que l’importance des missions
qui lui sont confiées, le service crédit peut-être définie comme étant le centre névralgique de
toute agence classique, il constitue la source première de profit de la banque en général.
À cet effet, la banque doit faire une analyse profonde du projet avant d’octroyer un
crédit, nous avons constaté que la banque fait d’abord l’analyse de la viabilité du projet puis
l’analyse de la rentabilité du projet.
Puisque l’octroi d’un crédit est risqué la banque exige des garanties auprès de ses clients
pour assurer sa protection.
101
Conclusion général
102
Bibliographie
Bibliographie
1. Ouvrage :
Philipe Garsuault « La banque : fonctionnement et stratégie » Edition ECONOMICA
Paris 1997.
Farouk BOUYAKOUB, « l’entreprise et le financement bancaire », Edition CASBAH,
Alger 2000.
Benhalima AMMOUR, le système bancaire algérien ; textes et réalités, Edition Dahlab
Alger, 2001.
[Link] , « VINGT CINQ ANS DE RECHERCHE EN PME : UNE DISCIPLINE
ENTRE COURANT ET CONTRE COURANT » Edition ECONOMICA Paris 1998.
[Link], avec collaboration de Jansen F « La PME une Entreprise
Humaine » DeBoeck Université , Paris 1998.
Rousselot P « la gestion de la trésorerie, 2ème édition Dunod 1999.
D’HOIR-LAUPRETRE : Droit du crédit , Edition Ellipses, Paris 2000.
Luc BERNET-ROLLANDE , Principes de Technique Banacire 25ème , Edition
DUNOD Paris 2018.
HOUDAYER « Projet d’investissement : Guide d’évaluation financière, Edition
ECONOMICA Paris 2006
Introduction………………………………………………………………….…04
Section 1 : la banque…………………………………………………………...05
Conclusion ……………………………………………………………………..29
Introduction ……………………………………………………………………31
Conclusion …………………………………………………………………….62
Introduction…………………………………………………………………….63
Conclusion ……………………………….……………………………….…101
Bibliographie