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Ce document présente un mémoire de master sur le financement bancaire des entreprises par le crédit d'investissement, élaboré par des étudiants de l'Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou. Il aborde la relation entre les banques et les entreprises, les défis de financement pour les PME/PMI, et inclut une étude de cas pratique sur la Banque Nationale d'Algérie. Le mémoire examine également l'impact de la crise du COVID-19 sur le secteur bancaire et les mesures prises pour soutenir les entreprises.

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Ce document présente un mémoire de master sur le financement bancaire des entreprises par le crédit d'investissement, élaboré par des étudiants de l'Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou. Il aborde la relation entre les banques et les entreprises, les défis de financement pour les PME/PMI, et inclut une étude de cas pratique sur la Banque Nationale d'Algérie. Le mémoire examine également l'impact de la crise du COVID-19 sur le secteur bancaire et les mesures prises pour soutenir les entreprises.

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UNIVERSITE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES, COMMERCIALES


ET DES SCIENCES DE GESTION

DEPARTEMENT DE SCIENCE DE GESTION

MASTER En Sciences de Gestion

Option : MANAGEMENT BANCAIRE

Thème :

Financement bancaire des entreprises par le


Crédit d’investissement.

Elaboré par : Dirigé par:

Mr BOUARABA Smail Mme BELADEL Amina

Mr DEHMAS Yazid

Devant le Jury composé de:

Examinateur/ Président: Mme REMIDI Djoumana

Encadreur: Mme BELADEL Amina

Examinateur: Mme AKSIL Kayssa

Année universitaire : 2020/2021


Remerciements

Nos remerciements les plus chaleureux et notre gratitude la plus sincère


pour notre promotrice Mme BELADEL de nous avoir encadré, Nous tenons
également, à lui exprimer notre profonde reconnaissance pour sa disponibilité,
le temps précieux qu'elle nous a accordé ainsi, que ses encouragements.

Nous remercions également les membres du jury pour l'honneur qu'ils


nous ont font en acceptant de juger notre travail.

Nous somme très reconnaissant à l'ensemble du personnel de la banque


d'accueil "BNA DRE de Tizi Ouzou", particulièrement à Mme BOUALLECHE
qui nous a encadrée tout au long du stage pratique. Nos sincères sentiments vont
à tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribués à la réalisation de ce projet, en
particulier à nos chères familles, et à nos amis.
Dédicaces
Je dédie ce modeste travail ;

A mes parents, pour leur aide et leur soutien tout au long de mon cursus,
que je ne remercierai jamais assez,

A mes très chers frères

A ma chère sœur FADHILA,

A tous mes cousins et cousines,

A tous mes amis et mon binôme.

A tous mes enseignants et particulièrement mon encadreur qui m'a


beaucoup encouragé ;

Ainsi que toutes les personnes qui m'ont aidé, à vous tous je dédie ce
travail.

BOUARABA Smail
Dédicaces

Je dédie ce modeste travail ;

A la mémoire de mon défunt père, paix à son âme, qui me soutenait tout
au long de mes études, que je ne remercierai jamais assez.

A ma famille.

A mon binôme.

A tous mes enseignants et particulièrement mon encadreur qui m'a


beaucoup encouragé ;

Ainsi que toutes les personnes qui m'ont aidé, à vous tous je dédie ce
travail.

DEHMAS YAZID
Sommaire

Sommaire

Introduction général ……………………………………………………………01

Chapitre l : Relation banque entreprise…… ..…………………………………05

Section 1 : La banque…..………………………………………………………05

Section 2 : Les PME, PMI Algériennes……………………………………..….18

Section 3 : Analyse de la relation banque entreprise ……………………..……26

Conclusion …………………………………………………………..…………29

Chapitre II : Le crédit d’investissement et la gestion des risques ……………..30

Section 1 : Le crédit d’investissement destiné aux PME/PMI ………….…… .31

Section 2 : La gestion des risques liées aux crédits d’investissements………..42

Section 3 : Méthodologie d'analyse d'un crédit d’investissement...................... 48

Conclusion …………………………………………………………………..…61

Chapitre 3 : Etude de cas pratique : BNA Tizi Ouzou…………………………62

Section 1 : Présentation de la BNA ……………………………………………63

Section 2 : Etude d’un dossier de demande du crédit D’Investissement ……. .71

Section 3 : La BNA durant la crise du COVID-19………………………..……97

Conclusion …………………………………………………………………....101

Conclusion générale ……………………………………………………….....102


Introduction General
Introduction général

La banque assure un rôle prépondérant dans l’économie d’un pays, sa matière première est
incontestablement les capitaux, ou tout simplement l’argent, elle collecte des fonds des agents
économiques disposant d’un excédent, pour financer les besoins de l’économie. Le besoin de
financement est exprimé généralement par les entreprises qui représentent le noyau de l’activité
économique.
L’entreprise dans son cycle de vie a besoin de capitaux afin d’acquérir de nouveaux
moyens de production pour assurer, aussi bien sa création que sa pérennité, les capitaux requis
pour ces acquisitions sont si importants que, le plus souvent, les apports des actionnaires
(l’autofinancement) de l’entreprise sont insuffisants pour y faire face, ainsi, l’entreprise a besoin
de recourir à l’emprunt bancaire pour réaliser son projet. Par ailleurs, après certaines années
d’activités, compte tenu de l’usure de ses outils de production, l’entreprise aura également besoin
de capitaux stables pour renouveler ses moyens de production.
En outre, face à la rapidité et à la fréquence avec laquelle apparaissent les nouvelles
technologies, l’entreprise doit, aussi se procurer des capitaux de longue durée pour se moderniser
étant donné que l’utilisation des techniques de pointes est un impératif absolu dans les économies
pour la survie de l’entreprise tant sur le plan industriel que commercial. Ainsi, s’explique la nature
de la relation à long terme, qui existe entre l’entreprise et la banque.
Celle-ci consiste en le financement des investissements de l’entreprise qu’elle
remboursera, généralement, par les bénéfices annuels que générera son activité.
Toutefois, si l’activité de crédit est vitale pour le fonctionnement de l’économie, voire pour
la survie des entreprises, elle présente également des risques de non remboursement pour la
banque. Pour se prémunir de ces risques, la banque doit mettre en œuvre des techniques fines et
prendre des mesures de sauvegarde afin d’assurer le remboursement des crédits.
Pour ce faire, elle doit précéder au diagnostic financier du projet de l’entreprise, c’est ce
qui lui permettra de s’assurer et de bien connaitre la situation financière de l’entreprise.
Dans notre travail, nous allons illustrer un cas pratique de demande de crédit
d’investissement, auprès de la Banque National d’Algérie, et nous allons aborder l'ensemble des
mesures urgente prise par la banque pour faire face aux répercutions néfaste de la crise
économique suite a la pandémie du Covid-19, afin de garantir une continuité de l'activité bancaire
et celle des PME/PMI affectées par la [Link] ce en conformité avec les décisions des pouvoirs
publics.
I-Intérêt et choix du thème
La banque et l'entreprise jouant un rôle essentiel dans toute économie, c'est naturellement que
nous avons opté pour un thème qui va aborde la relation entre les deux entités.
Le choix du thème est motivé principalement par deux raisons :
-Le premier intérêt, est du fait qu’il permet d’offrir une illustration d’un sujet d’actualité celui de
la situation des PME/PMI affectés par la crise du COVID-19.

1
Introduction général

-Le second intérêt émane d’ordre personnel. En effet étant donné que nous somme déjà salarié
dans des entreprises économiques, il est primordial que ce sujet s’inscrit pleinement dans l’objet
central de notre formation, à savoir, l’étude, l’analyse et la compréhension des phénomènes
bancaires dans les contextes de crise mondiale majeur.
II- L’objectif du travail
L'objectif du présent mémoire est d'esquisser un panorama général sur ce mode de financement :
crédit d’investissement, où son choix n'est pas une simple décision mais il s'agit d'un choix d'une
stratégie de financement des projets d'entreprise.
Ainsi, ce travail permet de donner une vision global sur le crédit d'investissement destinée aux
différents lecteurs susceptibles d'aborder ce thème, quel que soit leur statu de l'étudiant au
professionnel cherchant à approfondir leurs connaissances dans le domaine.
III- Problématique
Dans un marché financier Algérien peu développé, l'obtention des sources de financement par
les entreprises est difficile, les lourdeurs administratives et l'absence de l'esprit entrepreneurial
chez la plupart des dirigeants des PME/PMI ont créer un contexte financier et économique fragile
face a des crises économiques majeur. De cette problématique découlent des sous questions que
nous allons aborder au cours de notre travail :
1. Comment la banque peut elle répondre aux besoins et aux demandes formulées par les
PME/PMI en termes de crédit d’investissement ?
2. Comment la banque apprécie les risques sur les crédits d’investissements ?
3. Comment les banques accordent elles des crédits d’investissement et contribuent a la relance
des PME/PMI affectées par la crise sanitaire du COVID-19 ?
Pour répondre à la problématique posée, nous avons opter pour une démarche méthodologique, a
la fois descriptive dont l’objectif est de décrire tout les aspects théoriques et analytiques qui
consistent a analyser de nombreuses données récoltés au sein de la BNA Agence 583 Tizi-Ouzou.
IV-Hypothèses
Ces questions nous ont amené à construire des hypothèses suivantes :
1-L'absence d'un politique entrepreneurial en Algérie à considérablement ralentie la demande en
crédit d'investissement.
2-Le manque de marketing de ce mode de financement est particulièrement la méfiance des
entrepreneurs nationaux vis a vis de cette formule de financement ont retardé son essor pendant
des années.
3-Face à l'ampleur de la crise sanitaire du Covid-19, les banque Algérienne ont régit en
ralentissant leurs activités d'épargnes et d’investissement, tout en appliquant les instructions des
pouvoirs publics.

2
Introduction général

V-Méthodologie de la recherche
La démarche du travail suivi dans ce mémoire est dans un premier temps la collecte d’information
relative aux aspects théoriques du financement bancaire par la consultation d’ouvrages, de revues,
de mémoires et de thèses …etc.
Dans un deuxième temps, nous avons effectué une enquête sur le terrain en effet nous nous
sommes adressés a la Banque National D’Algérie de Tizi-Ouzou afin de compléter notre études
théorique et pouvoir cerner notre échantillon d’entreprises qui ont exprimé le besoins en
financement bancaire notamment le financement des investissements,
Enfin nous avons procéder à l’analyse des données recueillies et à l’interprétation des résultats qui
constitue la dernière étape de notre recherche, ou nous avons adapté notre travail au contexte
actuel de crise économique sanitaire liés au Covid-19.
VI- Structure du Travail
Dans le cadre de notre recherche nous avons scindé notre travail en Trois chapitres principaux à
savoir :
Dans le premier chapitre dont le titre « Relation banque, entreprise » représenter par trois
sections qui sont la banque, en suite les PME/PMI Algérienne et enfin l'analyse de la relation
banque entreprise. Dans le deuxième chapitre intitulé « le crédit d'investissement et la gestion de
risque » subdivisé en trois sections nous allons aborder en premier lieu les différents crédits
d'investissements destinés aux entreprise ensuite la gestion des risques de crédit liés a ce type de
financement ainsi que méthodologie d'analyse d'un crédit d’investissement.
Et enfin, le troisième chapitre est consacré à l’étude d’un cas pratique auprès de la B N A
réseau d’exploitation Tizi-Ouzou, après la présentation de cet établissement bancaire public, nous
avons illustré et étudier une demande de crédit d'investissement auprès de la BNA, et afin de
contextualiser notre travail nous avons aborder la crise sanitaire du Covid-19 et la réaction et les
actions prise par la BNA durant la crise. La vie économique de tous les jours est dominée par deux
acteurs principaux qui sont incontournable, il s’agit d’un coté la banque et de l’autre coté
l’entreprise.

3
Chapitre I : relation banque entreprise

La vie économique de tous les jours est dominée par deux acteurs principaux qui sont
incontournable, il s’agit d’un coté la banque et de l’autre coté l’entreprise.
Cette dernière est définie comme étant : une structure économique et sociale qui regroupe
les moyens humaines, matériels, immatériels, service et financiers, qui sont combinés de manière
organisée pour fournir des biens ou des services à des clients dans un environnement concurrentiel
( le marché) ou non concurrentiel ( le monopole) avec un objectif de rentabilité. Une entreprise est
généralement une structure légale, une société anonyme, par action, à responsabilité limitée,
coopérative, etc.

A partir de cette définition, la banque elle-même est une entreprise. Toute fois, elle n’est
pas une entreprise comme les autres compte tenu du particularisme de son activité. En effet, la
banque est définie comme étant : une entreprise qui fait le commerce de l’argent, elle reçoit des
capitaux placés sur des comptes (d’épargne ou non), échange de la monnaie, prête de l’argent à
des taux et moyennant, des commissions variable, exécute pour le compte de tiers toutes
opérations de ce genre et se charge de tous services financiers. Entre ces deux acteurs majeurs de
la vie économique, la relation est basée sur une dépendance réciproque.

Dans ce premier chapitre, notre étude sera organiser en trois sections : en premier lieu la
banque que nous allons présenter cet entreprise qui est un établissement financier régit par des lois
et procédures , ensuite nous allons introduire le partenaire de la banque celui qui exprime de
besoins de financement celui-ci n'est autre que l'entreprise , qui est un maillon essentiel dans tout
pays pour la création de richesse , a la fin nous allons analyser la relation qui lie ses deux
partenaires Banque-Entreprise et les enjeux de développements de ce partenariat gagnant-gagnant.

4
Chapitre I : relation banque entreprise

Section 1 : La Banque
Dans le domaine financier, le secteur bancaire agit comme l'épine dorsale de l'entreprise
moderne. Le développement économique d'un pays dépend principalement de son système
bancaire, en effet les banques sont essentielle à notre économie.
Afin de cerner et comprendre l'optique du crédit bancaire , il est essentiel de présenter tout
d'abord cet acteur majeur du système finance qui n'est autre que la Banque qui reste un
établissement méconnu du grand public.
1 .Généralité sur les banques
1.1. Définition de la banque
1.1.1. Définition économique
Les banques sont des entreprises ou des établissements qui ont pour profession habituelle de
recevoir sous forme de dépôt, des fonds du public qu’elles emploient sur leurs propres comptes en
opérations ou en opération financières.
La banque est l’intermédiaire entre offreurs et demandeurs de capitaux et ceci a partir de deux
processus distinct :
En intercalant sont bilan entre offreurs et demandeurs de capitaux, c’est l’intermédiation
bancaire.
En mettant en relation direct offreurs et demandeurs de capitaux sur un marché de capitaux
(marché financier) notamment c’est le phénomène de désintermédiation1
1.1.2. Définition juridique
Aux termes des articles 66,67,68 et 69 de l’ordonnance N°03-11 du 26 Août 2003,publié dans
le journal officiel N°52 du 27 Août 2003 , complétant et modifiant la loi N°90-10 du 14 avril 1990
relatif à la monnaie et au crédit, sont considérées comme banque toute personne morale qui a pour
profession habituelle les opérations de banque qui sont :
-la collecte des fonds du public ;
-l’octroi des crédits ;
-la mise à disposition de la clientèle des moyens de paiements et la gestion de ceux-ci.
1.2. Rôle de la banque
Les banques sont des entreprises de services, produisant et vendant des produits financiers
variés.
Leurs succès dépend naturellement de leurs capacités a identifier les attentes de leurs clientèles et
à y répondre de façon efficientes à un prix compétitif.

1
Philipe Garsuault, « La banque : fonctionnement et stratégie », Edition ECONOMICA, Paris 1997,page20

5
Chapitre I : relation banque entreprise

1.2.1. Rôle économique de la banque


Le rôle économique de la banque est de mettre en rapport offreurs et demandeurs de capitaux et ce
rapport est représenté par le schéma suivant :
Schéma1 : Le circuit de fonctionnement de la banque

Banque

Emplois Ressources

Prêts Dépôts
Épargne

Demandeur de Offreurs de
capitaux Marches capitaux

Monétaire financier

Dérivés

Source : P Garsuault, « la banque : fonctionnement et stratégie »,ed : économica pais, 1997, page 35.

Le schéma précédent nous permet de dégager deux aspects distincts :


-L’intermédiation
- Les offreurs de capitaux confient leur dépôts et épargne ;
- Les demandeurs de capitaux sollicitent des financements.
-Marchés directs (désintermédiation)
- Les offreurs de capitaux investissent directement sur les marchés ;
- Les demandeurs de capitaux se financent auprès des marchés.
1.3. Fonctions de la banque
Les fonctions de la banque, dans toutes leurs formes sont relativement les mêmes et se
présentent comme suit :
-La collecte des ressources ;
-La distribution du crédit ;
6
Chapitre I : relation banque entreprise

-Les opérations financières ;


-Les opérations de trésorerie.
1.3.1. La collecte de ressources
Les ressources les plus essentiels sont les dépôts, comme les dépôts à vue qui ne sont pas
rémunérer. Ils constituent une ressource gratuite pour la banque, en effet, ce n’est pas tout à fait
gratuit par ce que la gestion de ces comptes coûte à la banque. Pour recueillir plus de dépôt, il faut
multiplier les guichets et le personnel, et la banque peut espérer accroitre la part de marché, mais
cela comporte aussi des coûts.
Pour alléger la charge des guichets, les banques poursuivent une automatisation de plus en plus
poussés, les opérations de retrait automatique notamment. Cette recherche de ressources gratuites
est à l’origine d’une concurrence très vive entre les banques.
Pour limiter la fuite de dépôts vers d’autres réseaux de collecte d’épargne (trésor, caisse
d’épargne...)
Les banque ont multiplié les instruments de placement offerts : (livrets, épargne logement).
Les banques ont émis des obligations pour collecter des ressources et ceci les à conduits à être très
présentes sur le marché obligataire.
1.3.2. La distribution des crédits
Loi N° 88-06 du 12 janvier 1988 modifiant et complétant la loi N° 86-12 du 19 août 1986
relative au régime des banques et du crédit publié au journal officiel N°2, définit le crédit comme
« tout acte par lequel un établissement habilité à ces effets met ou promet de mettre
temporairement et à titre onéreux des fonds à la disposition d’une personne morale ou physique au
contracte pour le compte de celle-ci un engament par signature ».
Elle accorde des crédits après avoir analysé la rentabilité de l’opération et son risque. La banque a
d’avantage à s’occuper pour avoir la part de marché la plus large. Mais elle ne peut s’engager
dans des opérations déficitaires ou trop risquées.
1.3.3. Les opérations financières
La banque intervient souvent pour conclure des opérations financières ; soit pour le
compte de ses clients moyennant une rémunération qui est matérialisée par des commissions sur
l’opération elle-même ;
-Soit pour son propre compte.
En général il est recensé les opérations financières suivantes :
-L’émission d’obligations et leurs négociations ;
-Les opérations de changes entre les différentes devises ;
-Les opérations de placements ;

7
Chapitre I : relation banque entreprise

-La gestion et le suivi d’un portefeuille de la valeur pour le compte de sa clientèle et/ou pour son
propre compte.
1.3.4. Les opérations de trésorerie
L’activité de la banque est basée sur la monnaie dont les mouvements sont de différents sens.
C’est pour ces raisons que la notion de trésorerie est fondamentale dans son activité et sa gestion.
Ainsi, elle se trouve solliciter par ses clients pour le recouvrement de valeur au niveau national et
international.
Matérialiser par des recettes, lorsqu’il s’agit d’opérations portant sur des valeurs négociables au
niveau de la même banque ou de compensation de recette, lorsqu’il s’agit d’opérations portant sur
les valeurs négociables entre différentes banque nationale et internationale.
Afin de prendre les opérations de trésorerie au sens large, il faut inclure les opérations effectuées
par la banque au niveau des marchés monétaires en tant qu’offreurs ou demandeurs de fonds.2
1.4. La clientèle de la banque
Parmi les clients de la banque ont peut distinguer :
-Les particuliers : ce sont les individus, hommes ou femmes, disposant de revenus qu’ils
emploient en consommation et en épargne.
-Les entreprises : ce sont des individus (personnes physique) ou des groupements d’individus
(personne morales) considérées dans l’exercice de leur activité, celle-ci consistant, soit à acheter
des produits pour les revendre dans le même état, le cas des commerçants détaillant, soit à les
revendre après transformation (artisanats et industriels) soit à vendre certains services (compagne
d’assurance, agence de voyage, etc …).
1.5. Les services proposés par la banque
Pour attirer et maintenir ses clients, la banque leur propose un certain nombre de services qui
répondent à leurs besoins.
En effet, c’est par ce que la banque apporte une solution à certains de leurs problèmes que des
personnes (particuliers ou entreprises) deviennent clients de la banque.
Les personnes cherchent d’abord la sécurité pour l’argent qu’elles possèdent (suppression des
risques de pertes ou de vol) et un moyen commode et sûre pour régler leurs dépenses et encaisser
leurs recettes, sans avoir à transporter des fonds.
Pour répondre à ce double besoins de sécurité et de commodité la banque propose un
service : le service de caisse.
En outre certaines d’entre elles cherchent à placer les sommes qu’elles ont épargnées afin
d’en tirer un revenu. Elles peuvent choisir parmi les diverses formule de placement que la banque
met à leur disposition.

2
Farouk BOUYAKOUB, « l’entreprise et le financement bancaire », Edition KASBAH, Alger 2000, page17.

8
Chapitre I : relation banque entreprise

D’autre, au contraire, ont besoins de capitaux pour réaliser leurs projets : à ces personnes,
la banque peut procurer du crédit c'est-à-dire la possibilité de disposer immédiatement qu’elles
devront rembourser dans un délai plus ou moins long.
2. Le système bancaire Algérien
Il est important de rappeler l’évolution du système bancaire algérien. Cela, pour avoir un
aperçu sur le contexte dans le quel a évolué l’entreprise bancaire depuis l’indépendance à nos jour
: « le système bancaire algérien est le produit d’un processus qui s’est réalisé en plusieurs étapes,
suivant deux systèmes différents : un système bancaire d’une économie administrée et un système
bancaire dans un contexte de transition vers l’économie de marché »3
2.1. Aperçu historique du système bancaire algérien
Le système bancaire algérien a traversé plusieurs étapes qui correspondent aux grandes
phases du développement économique et social du pays. La première phase correspond à l’étape
d’avant les réformes économiques, quant à la seconde phase, elle correspond au système bancaire
algérien après les réformes économiques.
2.1.1. Le système bancaire algérien avant les réformes économiques
C’est une période qui s’étale de 1963 jusqu’à 1988, qui concerne la décolonisation du
système bancaire et la récupération par l’État algérien de son droit de créer son propre institut
d’émission de monnaie.
[Link]. Le système bancaire algérien de l’indépendance à 1970
Dès le lendemain de l’indépendance, en vue d’édifier un système bancaire national, des
mesures ont été prises pour la récupération des attributs de la souveraineté monétaire, concrétisée
par la création d’un institut d’émission et l’instauration de l’unité monétaire nationale.
En premier lieu, il y a eu la création de la Banque Centrale d’Algérie, en 1962 afin de créer
les conditions favorables à un développement ordonné de l’économie nationale, il ya eu, ensuite,
la mise en place de nouveaux intermédiaires financiers, la création de la caisse algérienne de
développent (CAD) en mai 1963, et la Caisse Nationale d’Épargne et de Prévoyance (CNEP) en
août 1964.
Dans une seconde étape, à partir de 1966, l’édification du système bancaire national sera
complétée par la transformation des banques privées étrangères en banque nationales, à savoir :
La Banque Nationale d’Algérie (BNA), le Crédit Populaire d’Algérie (CPA) et la Banque
Extérieure d’Algérie (BEA).

3
Benhalima AMMOUR, le système bancaire algérien, textes et réalités, Edition Dahlab Alger, 2001, page.4-24

9
Chapitre I : relation banque entreprise

[Link]. Le système bancaire algérien de 1970 à 1987


À partir de 1970, les autorités politiques algériennes ont rencontré des contraintes qui les ont
poussées à confier aux banques primaires la gestion et le contrôle des opérations financières des
entreprises publiques.
En 1978, le système bancaire algérien affecte le financement des investissements au Trésor
Public. La charge du financement de l’économie supporté par les banques demeure faible, faisant
ainsi du Trésor le véritable intermédiaire financier du pays.
À partir de 1982, le développement de l’activité économique a multiplié les besoins
financiers, d’où la nécessité de la création de deux autres banques, à savoir :
- La Banque de l’Agriculture et du Développent Rural (BADR), a été créée en 1982 à partir des
structures de la BNA, chargée du financement de l’agriculture ;
- La Banque de Développent Local (BDL), a été chargée du financement des unités économiques
locales.
2.1.2. Le système bancaire algérien après les réformes économiques
À partir de 1988, des réformes dans l’organisation du secteur public économique sont
introduites sans pour autant modifier le mode de financement de l’économie. L’économie
algérienne va alors entrer dans une interminable phase de transition.

[Link]. La réforme du secteur public de 1988

À partir de 1988, une réforme de l’économie algérienne, axée principalement sur


l’autonomie de l’entreprise publique, est engagée et plusieurs lois promulguées à cet effet, Elles
concernent principalement :

- La création d’une nouvelle catégorie d’entreprises publiques qui est appelée à voir une plus
grande autonomie de gestion ;

- La création de nouvelles institutions financières chargées de la gestion des actions des


entreprises publiques économiques ;

- La mise en place d’un nouveau système de planification devant reposer sur une planification
stratégique basée sur l’élaboration de plans à moyen terme au niveau national, des collectivités
locales et des entreprises publiques.
[Link]. La loi relative à la monnaie et au crédit
La Loi relative à la Monnaie et au Crédit a été élaborée sur la base du principe de
l’indépendance de la Banque Centrale par rapport au pouvoir exécutif et ce, pour réhabiliter le
rôle de la Banque Centrale d’Algérie dans la gestion de la monnaie, du crédit et des charges.

10
Chapitre I : relation banque entreprise

Cette loi fixe également de nouvelles règles qui concernent la création des banques,
l’organisation et la gestion de l’intermédiation financière bancaire. Elle prévoit un instrument de
contrôle et de supervision du système bancaire.
Cette loi pose par ailleurs les principes devant permettre l’instauration de règles
prudentielles de gestion applicable aux banques et aux établissements financiers.
[Link]. Le système bancaire et l’ajustement structurel entre 1993-1998

En 1993, l’économie algérienne connait une grave crise des paiements extérieurs.
Ce qui plongera l’Algérie dans une situation d’extrême faiblesse.
L’Algérie va donc demander l’appui de la banque mondiale et du fonds monétaire
international avec lequel elle passera des accords (1994 et 1995). Et avec la mise en œuvre des
différents accords, l’Algérie va se tourner vers une économie de marché.
[Link]. Le système bancaire algérien entre 1999 et 2001
Le programme d’ajustement structurel a eu un effet dévastateur sur l’économie algérienne,
l’Algérie se retrouve dans un état de dégradation avancé.
C’est pour cette raison qu’elle a été appelée à relever un certain nombre de défis pour
s’engager durablement dans la croissance, lutter contre le chômage et améliorer les conditions de
vie de la population.

2.1.3. Le système bancaire algérien à la veille de l’introduction des banques étrangères


La réforme institutionnelle du système bancaire a été marquée par la promulgation de la loi
90-10 du 14 avril 1990 relative à la monnaie et au crédit, qui a été conçue pour adapter le système
financier à l’économie de marché.
L’Algérie s’est donc lancée dans de grandes réformes afin de mettre en place les
mécanismes d’une économie de marché par un processus de décentralisation, avec la création de
banques spécialisées et la progressive ouverture aux banques étrangères.

2.1.4. Implantation des banques étrangères en Algérie (loi 90-10 de 1990)


À partir de 1990, le paysage bancaire national n’est plus le même, suite à l’implantation
des banques étrangères. Ces dernières peuvent ouvrir des filiales et peuvent aussi créer des joint-
ventures avec les banques locales (exemple : El Baraka).
De profondes mutations ont affectées le système financier, notamment à travers
l’ouverture du secteur bancaire au privé étranger qui a abouti à la création de nouvelles
institutions financières et bancaires. Le champ de l’activité bancaire s’élargit et la concurrence est
devenue une réalité au quotidien.

11
Chapitre I : relation banque entreprise

L’objectif de la promulgation de la loi était de remédier aux défauts existants, de faire


progresser les méthodes de travail du système bancaire et d’ouvrir le champ au capital privé
étranger pour s’y impliquer sous forme de détention de la propriété entière du capital de la banque
privée, ou sous la forme mixte de partenariat.

2.1.5. L’ordonnance 03- 11 du 26/08/03 relative à la monnaie et au crédit


Notre pays a vécu dans le domaine financier : la crise des banques publiques et les faillites
successives des banques privées nationales, qui ont révélés et mis à jour des dérèglements et des
imperfections graves concernant les dispositifs de transparence des activités de certains
établissements financiers.

De telles dérives exigent une révision de la législation relative aux aspects institutionnels,
réglementaires et de procédures régissant le secteur financier, pour mieux les adapter aux réalités
nationales et internationales et renforcer la sécurité financière du pays.

Plusieurs textes législatifs et/ou réglementaires sont édictés par les autorités algériennes en
vue de donner une nouvelle impulsion au système bancaire.
Parmi ces textes on retrouve l’ordonnance 03-11 du 26/08/03 relative à la monnaie et au
crédit publié dans le journal officiel N°52 du 27 Août 2003, qui a abrogé la loi 90-10 du 14 avril
1990 relative à la monnaie et au crédit.

Les principes sur lesquels repose cette loi sont, à quelques nuances près, les mêmes qui ont
servis à l’élaboration de l’ancienne loi, sauf que cette fois-ci, l’objectif est précis : --l’innovation
et la modernisation du système bancaire algérien.

Ces principes peuvent être résumés comme suit :


- Mise en place des structures d’une intermédiation bancaire saine et concurrentielle;
- Élaboration des règlements visant la protection des épargnants;
- Construction d’un cadre juridique et économique favorable au partenariat, à la privatisation et à
l’investissement direct étranger;
- Ouverture du secteur à la concurrence et à la coopération financière;
- Installation des banques, des établissements financiers et des succursales de banques étrangères
en Algérie.

L’objectif des normes financières est de lever les obstacles au développement du secteur
privé et de permettre à ce dernier d’accéder, sans discrimination, aux ressources du marché.

Depuis la promulgation du règlement de septembre 2006 qui a fixé les conditions de


constitution de banques et d’établissement financiers et d’installation de succursales de banque et
d’établissements financiers étrangers, le Conseil de la Monnaie et du Crédit (CMC) a accordé des
autorisations conformément au nouveau cadre d’analyse et d’appréciation de toute demande

12
Chapitre I : relation banque entreprise

d’autorisation de constitution de banque. À cet égard et pour renforcer les conditions d’accès a la
profession bancaire et élargir le cadre de contrôle, le dit conseil a pris en considération les
capacités des banques étrangères à contribuer au développement harmonieux du système bancaire
algérien.
Dans le même ordre d’idées, le CMC base également son appréciation, avant d’autoriser
une banque, sur sa solidité financière, le groupe auquel elle appartient et le rating (notation) de la
maison mère ainsi que sur la place qu’elle occupe dans son pays d’origine, sa région et dans le
monde.
Par ailleurs, le règlement de 2006 a été complété par celui de décembre 2008 relatif au
capital minimum des banques et établissements financiers exerçant en Algérie.
3. Le rôle des banques dans le paysage économique Algérien
3.1. Le rôle de la banque centrale Algérienne
Dans le cadre de l’élaboration, de la mise en œuvre et du suivi du plan national du crédit définit à
l’article 26 de la loi 29 aout 1986, la Banque Centrale d’Algérie est chargée :
-De l’exercice du privilège de l’émission délègue par l’Etat ;
-De régler la circulation monétaire et de contrôler les moyens appropriés la distribution des crédits à
l’économie ;
-De contribue à l’étude, l’élaboration, l’exécution et le suivi du plan national de crédits ;
-La gestion et le placement des ressources de change ;
-D’apporter son concours au trésor ;
-D’effectuer à titre exclusif, toutes opération extérieures sur l’or, et autorise l’importation et l’exportation
des matières et métaux précieux non incorporés dans les produits industriels ;

-De réduire les conditions les plus favorable à la stabilité de la monnaie et au bon fonctionnement
du système bancaire ; La Banque Centrale D’Algérie, est aussi chargée de la mise en œuvre et de
la gestion des instruments de la politique monétaire, y compris la détermination des plafonds de
réescompte ouverts aux établissements de crédits.
- En qualité d’agent financiers de l’Etat, la BCA peut effectue pour le compte de celui-ci toutes
opérations de caisse, de banque de crédits.
La BCA participe également à l’élaboration de la législation et de la réglementation des
changes, comme elle peut être autoursier, par voit réglementaire à contracte des empreins à
l’étranger ou à consentie des prêt ou des crédits à des banques, ou des institutions financières
international ou étranger et ce dans le respect des dispositions législatifs et réglementaires en vue
de concrétiser les objectives déterminer par le plans national de crédit. Elle consiste à assurer la
liquidité des banques par des crédits à court terme liés essentiellement au financement de
l’exploitation des entreprises publique, et des crédits à moyen terme.4

4
BOUKHOUDMI Fedia, Contribution à l’étude de la réforme bancaire en Algérie », Mémoire de magister, en science juridiques et
administration, Département de droit, Université de Oran, 2009-2010,page 52.

13
Chapitre I : relation banque entreprise

La BCA était le seul organe qui assurait la couverture des besoins de trésorerie de Trésor
public, compte tenu du de rôle dévolue à se dernière par la planification dans le financement des
investissements à long terme des entreprises publique.
3.2 Le nouveau régime de la Banque Centrale d’Algérie
-La loi sur la monnaie et le crédit a doté la BCA d’un nouveau statut et d’une nouvelle structure.
La BCA est un établissement national doté de la personnalité civile et de l’autonomie financière.
- Selon l’article 13 de la présente loi, la Banque Centrale d’Algérie n’est plus une entreprise
publique économique. Elle n’est pas soumise aux dispositions de la loi 88-01, portant loi
d’orientation sur les entreprises publiques économie.
Selon l’article 15 de la loi relative à la monnaie et au crédit, le siège de la BCA est à Alger et elle
établit en Algérie des succursales ou des agences dans toutes les localités ou elle le juge utile.
-La Banque D’Algérie, dans sa mission, exerce le privilège d’émission de billets de banque et de
pièces de monnaie ayant cours légal sur le territoire national Elle est la banque des banque, l’agent
financière de l’Etat et gère les réserves de change. Elle est garante du bon fonctionnement du
système bancaire et financier, veille au bon fonctionnement du système des paiements et assure le
secrétaire général de la commission bancaire. Suivant l’article 35 de l’ordonnance relative à la
monnaie et au crédit, la BC a pour mission générale de veiller à la stabilité interne (prix) et
externe (taux de change) de la monnaie.
De plus, l’ordonnance n° 03-11 maintient la libération du secteur bancaire, renforce les
conditions d’installation et introduit de nouvelles prescription en matière de supervision des
banque et des établissements financiers. De son coté, la BA mise en place des mécanismes plus
affinés de surveillance, de veille et d’alerte.
En outre, la BA gère et organise trois centrales (des risques, des impayés et des bilans) au
niveau de sa direction générale du crédit et de règlementation bancaire (DGCRB), afin de
maintenir une bonne et prudente conduite des politiques de crédits par les banques et
établissement financiers relative à la monnaie et aux crédits
3.3. Les attributions de l’économie
Selon les dispositions de la loi 90-10 du 14 Avril 1990, relative à la monnaie et au crédit et
précisément l’article 55, la BCA a l’engagement de crée et de maintenir, dans le domaine de la
monnaie du crédit et des changes, les conditions les plus favorable à un développement ordonné
de l’économie national, tout en veillant à la stabilité interne et externe de la monnaie. A cette
effet, elle est chargée de :
-Régler la circulation monétaire ;
- Diriger et contrôler par tous les moyens appropriés, la distribution du crédit ;
-Veiller à la bonne gestion des engagements financiers à l’égard de l’étranger ;
- Rendre le marché des changes plus régulier ;
14
Chapitre I : relation banque entreprise

-La BCA, propre au gouvernement toute mesure, de nature à exerce une action favorable sur la
balance des paiements, le mouvement des prix, la situation des financier publiques et d’une façon
générale, le développement de l’économie.
3.3.1 Les attributions de l’Etat
Outre la responsabilité économique que lui attribue la loi à la monnaie et au crédit, qui la place
au service de l’état, la première contrariété que cette loi voulait traiter, était la dépendance de la
BCA au Trésor Public.
En effet, les dispositions prises par la loi relative à la monnaie et au crédit et précisément dans
son article 78, redéfinissent cette relation d’une manière plus sévère.

3.3.2 Les attributions des organismes bancaires et financiers


D’autres attributions font de la BCA qu’elle se situe au sommet du système bancaire, en tant
que banque des banques.
En effet, la loi 90-10 donne à la BCA des pouvoir exorbitant des banques commerciales en tant
qu’autorité suprême du système bancaire pour assurer la sécurité et la santé de celui-ci, Selon
l’article 129, c’est la banque centrale qui fixe les règles prudentielles du système bancaire. Dans
un premier lieu, la BC détermine toutes les normes que chaque banque doit respecter, notamment.

3.3.3. Les attributions du système bancaire


Un bon système bancaire, est un système dont la quasi-totalité des ses banques sont solvables et
susceptibles de le demeurer, car la solvabilité d’une banque détermine son patrimoine et en
contrepartie, assure la protection de ses client. Aussi, pour éviter d’aboutir à des situations
d’insolvabilité menaçant, et le secteur bancaire et l’Etat, la banque central fixe des normes
dénommée règle prudentielles que la banque primaire obligatoirement respect.

3.3.4 La BCA organise et gère plusieurs services


-Un service de centralisation des chèques impayés :
Cet organe centralise les informations de toutes personnes ayant occasionnés des incidents de
paiement et qui sont frappés d’une interdiction d’émettre des chèques, interdiction bancaires ou
judiciaire.
La liste confidentielle est diffusée par la Banque d’Algérie à toutes les banques pour la tenir
informée.
-Un service de centralisation des risques :
Ce service permet a la BCA de recueillir de chaque banque et établissement financier le nom
des bénéficiaire des crédits, la nature et le plafond des crédits accordés, le montant des
utilisations, ainsi que les qualités consentis pour chaque crédit, l’objectif de ce service est de
permettre aux banques de connaitre l’endettement total par catégorie de crédit par clientèle.
Elle assure aux organismes bancaires et financiers, les services d’intérêt général par la
centralisation et la rediffusion de certains renseignements intéressants le secteur bancaire.
-Un service de centralisation des bilans :

15
Chapitre I : relation banque entreprise

Dénomme, service centrale des bilans, sont objectifs est de regrouper les informations
comptable des entreprises (bilan+ tableau)
-Un service de compensation :
la BCA assure aussi le service de la compensation, en organisant et supervisant les chambre de
compensation et vriller au bon fonctionnement et à la sécurité des systèmes de paiement.
A cet effet chaque banque opérant en Algérie, doit entretenir avec elle un compte courant, car
en cas de difficultés passagères de trésorerie, la BCA intervient par la technique du refinancement
et leur fournit temporairement de la liquidité.
3.4. Le refinancement des banques par la banque centrale
Comme toutes les banques centrales à travers le monde, un des rôles de la Banque d’Algérie est
de refinancer les banques commerciales, c’est-à-dire de leur fournir des liquidités (de la monnaie
scripturale) lorsqu’elles en ont besoin et Fournir de la trésorerie aux banques commerciales leur
permettant de faire face à leurs engagements envers la Banque centrale (achat de devises pour le
compte de leurs clients) et les autres banques commerciales.
En outre, plus les banques disposent de liquidité bancaire (ou avoirs en compte courant à la
Banque centrale), plus elles disposent de ressources pour l’octroi de crédits.
Dans son dernier rapport, la Banque d’Algérie a mis en évidence une forte contraction des
liquidités, avec un volume de liquidité globale des banques, établi à 1 828 milliards de dinars à la
fin septembre 2015, contre 2730 milliards fin décembre 2014. Selon le rapport de la Banque
d’Algérie, dans le contexte actuel, « le rythme d’expansion des crédits à l’économie ne semble pas
être soutenable sans recours de certaines banques au refinancement auprès de la Banque
d’Algérie, les banques ont donc besoin d’argent.
De plus, les enjeux actuels du gouvernement pour réduire la dépendance de l’Algérie aux
exportations d’hydrocarbures par la diversification de son économie et par la production nationale
nécessitent un soutien important des banques aux financements des investissements.
3.5 L’intégration de la Banque Centrale dans un processus de développement
La loi relative à la monnaie et au crédit prévoit, que la Banque Centrale est autonome mais
cette autonomie ne devrait pas être synonyme de repli sur soit et pour l’efficacité de l’action de
l’Institution, elle suppose l’existence d’un cadre pour la consultation des partenaires directement
concernés par la politique monétaire.
La Banque Centrale et soumise à la gestion administrées de l’économie et aux directive de la
planification, la concertation avec le Trésor, les banques et les représentants des opérateurs
économiques.
Pour que l’autonome de la Banque Centrale soit crédible, il doit s’inscrire dans le respect du
cadre légal, relever que la Banque d’Algérie prend des libertés à l’égard non seulement des
dispositions légale, mais également des règlements qu’elle édicte à l’intention des banques et des
établissements financiers.

16
Chapitre I : relation banque entreprise

La Banque d’Algérie est dotée d’un capitale, mais les dispositions n’ont pas été prises pour la
constitution de ce capitale, cette disposition est important dans la mesure où la Banque d’Algérie
est chargée de veille à la stricte applicable, par les banques et les établissements financiers.
La Banque d’Algérie est tenue de faire un rapport annuel sur ses opérations ainsi qu’un
rapport sur l’évolution économique et monétaire du pays.
Les publications de la Banque d’Algérie ne sont pas à la mesure de l’attente des agents
économiques qui ont besoin d’un minimum de visibilité pour la conduite de leur opération.

3.6. Le rôle des banques commerciales


Les banques commerciales Algérienne jouent un rôle fondamental, elles collectent l'épargne
et font des crédits, en servant d'intermédiaire entre les agents disposant de capacité de financement
et ceux connaissant des besoins de financement.
Dans les pays en développement, une partie importante de l'épargne nationale échappe à
tout circuit d'allocation rationnel et efficace. La majorité de la population, non bancarisée, investit
dans des biens patrimoniaux ou thésaurise en liquide ses avoirs. Ce système est inefficace puisque
l'épargne n'est pas investie au bénéfice de la croissance, c'est-à-dire au service des projets des
individus et des entreprises.
Grâce à leur connaissance approfondie de leurs clients, ménages, professionnels, PME voire
grandes entreprises, les banques peuvent mieux appréhender le profil de l'emprunteur, donc
prendre raisonnablement en compte le risque de crédit.
Elles sont, par construction, un réducteur de l'asymétrie d'information qui régit la relation
entre l'emprunteur et le prêteur. Elles permettent ainsi à d'innombrables acteurs économiques de
financer leurs projets.
La deuxième fonction de la banque commerciale est d'assumer le risque - dit « de
transformation » - de taux d'intérêt et de liquidités. Ces risques découlent du fait que les ménages
comme les entreprises privilégient le plus souvent les placements à court terme et disponibles
alors que les emprunteurs souhaitent le plus souvent des financements de long terme, d'une durée
suffisante pour rentabiliser un investissement ou dégager une capacité d'épargne pour rembourser
un emprunt immobilier
3.6.1 Le rôle spécifique des banques dans le financement de l'économie
Le rôle des banques dans l'économie était clair et bien établi tant que les marchés financiers
étaient sous-développés, car elles étaient les seules à pouvoir fournir des services de liquidité et de
crédit aux entreprises et aux ménages.
Le développement sans précédent des marchés financiers, impulsé dès la fin des années 1970
dans les pays anglo-saxons, a amené certains économistes à s'interroger sur la spécificité du
financement bancaire par rapport au financement direct et sur la survie des banques
traditionnelles. Plusieurs arguments ont été avancé

17
Chapitre I : relation banque entreprise

Section 2 : Les PME PMI Algérienne


Après avoir vu la banque en tant qu’établissement et un intermédiaire financier
incontournable dans toutes les économies, nous allons nous pencher sur le deuxième maillon
essentiel de l’opération d’octroi de crédit d’investissement celui du demandeur et receveur de
crédit qui n’est autre que l’entreprise.
1. Généralité sur les PME Algérienne
Pendant longtemps, le développement économique des pays a été lié à la création de la grande
entreprise, mais à partir des années soixante-dix, ce tissu économique à connu une émergence de
nouvelle entité, qui est la petite et moyenne entreprise.
1.1. Définition de la PME
La diversité des définitions de la PME peut être justifiée par :
- Une diversité économique : diversité par la dimension d’abord, car sous cette appellation sont
regroupées des entreprises de tailles fortes différentes. Cette même diversité se retrouve au niveau
du marché et de produit, attribuées à la PME.
- Une diversité juridique : selon le statut juridique adopté par l’entreprise il existe une pareille
diversité. 1 Et pour définir la PME, il faut la subdiviser en deux approches distinctes selon les
critères de références utilisés : d’une part, les définitions utilisant des critères qualitatifs d’autre
part, celles utilisant des critères quantitatifs.
1.1.1. La définition qualitative de la PME
L’approche qualitative rejoint plus la réalité socio-économique par son caractère descriptif,
elle permet de mieux cerner la spécificité de la petite dimension, par rapport à la grande
dimension.
Les différentes définitions qualitatives de la PME mettent toutes l’accent, à des degrés divers,
sur les éléments distinctifs et caractéristiques d’une entreprise de petite ou moyenne dimension.
L’aspect humain lié à l’entreprise, constitue un élément fondamental qui revient avec
constance quoiqu’il y ait de variation. La PME est « une unité de production ou de distribution,
une unité de direction et de gestion, sous l’autorité d’un dirigeant entièrement responsable de
l’entreprise, dont il est souvent propriétaire et qui est directement lié à la vie de l’entreprise »5
- Le chef d’entreprise est omniprésent dans ces approches descriptives, son rôle est considéré
comme déterminant dans la PME, donc ce type d’entreprise est caractérisé par la personnalisation
de la gestion. Ainsi aux Etats-Unis, dès 1953, le « Small Business Act », indique que la définition
de la PME reposait sur : l’indépendance de gestion de l’entrepreneur, sa propriété du capital de
l’entreprise et le fait de ne pas avoir de position dominante sur le marché ;

5
[Link], avec collaboration de Jansen F, « La PME une Entreprise Humaine » ,DeBoeck Université,Paris 1998pag 34.

18
Chapitre I : relation banque entreprise

- Donc on peut retenir que cette définition de la PME s’appuie sur l’articulation de trois aspects,
qui sont, l’aspect de la gestion, l’aspect financier, et l’aspect économique représenté par le
marché.
En effet, en Grande Bretagne, parmi les résultats du rapport Bolton3, la définition donnée aux
PME, dont repose sur 3 critères :
- Le fait que l’entreprise soit dirigée par ses propriétaires d’une manière personnalisée :
Ce critère traite les éléments liés à la personnalité du dirigeant de PME. Ainsi selon cette
analyse, la PME est dirigée par ses propriétaires d’une manière personnalisée et non par le biais
d’une structure managériale formalisée.
- Une part de marché relativement restreinte :
Le rapport Bolton insistait sur le fait que la PME est une entreprise qui, en termes
économiques, ne possède qu’une part relativement petite d’un marché.
En d’autres termes, ces entreprises ont à faire face à de nombreux concurrents. Selon le
rapport, la plupart de ces entreprises n’ont pas une part suffisante de leur marché pour leur
permettre d’influencer de manière significative sur leur prix de vente.
Cette commission a été chargée d’analyser la problématique de la PME devant la diminution de la
population des PME constatée durant les golden sixties, et elle a été placée sous la présidence du
Professeur J.E BOLTON, où les résultats de cette analyse débouchèrent sur un rapport dénommé
du nom de son président Chapitre II la stratégie de la PME 50 en modifiant les quantités qu’elles
produisent.
Selon WTTERWULGHE1 , : « dans certains cas, une définition basée sur pareil concept est
clairement influencée par la théorie de la concurrence parfaite, et néglige toutes les PME qui
occupent une position de quasi-monopole sur les marchés particuliers, c'est-à-dire des niches ».
- L’indépendance de la société :
Il implique qu’une société de taille réduite, qui fait partie d’un groupe plus important, est exclue
de la classe des PME.
On remarque que cette définition, convient à celle donnée par le « Small Business Act », à deux
critères, et diffère dans le troisième critère, où celle de la « Small Business Act » s’appuie sur
l’autonomie financière, et pour le Bolton repose sur l’indépendance de décision. Ainsi, Djillali
LIABES, voyait que la définition qualitative de la PMI algérienne, est nécessaire, dans le temps
où la définition quantitative est non opérante, en effet, il recommandait que : « la définition doit
prendre en charge des aspects beaucoup plus complexes et qui sont relatifs (en gros) aux types de
machines et à l’organisation du travail qu’imposent ces machines , aux modes de gestion et de
prise de décision, à la structure des qualifications et aux relations entreprise/marché local du
travail, au marché de l’entreprise (les besoins que satisfait la PMI d’une façon générale) » .
Cette définition de la PMI algérienne, qui a été donnée pendant l’économie socialiste ne se
distinguait pas à ceux présentées ci-dessus, seulement, elle détaillait bien les critères de définition.

19
Chapitre I : relation banque entreprise

Donc, à travers ces différentes définitions, on peut dire que la définition qualitative est une
définition qui repose sur les caractéristiques de la PME, de son dirigeant, et de son
environnement.
1.1.2. La définition quantitative de la PME
La définition quantitative permet de cerner plus rapidement et plus facilement ce que l’on
entend par « PME », ainsi cette définition permet de fixer des limites entre la petite, la moyenne et
la grande entreprise, afin de réaliser des études statistiques, fiscales, et même d’identifier les
entreprises qui bénéficient de certains programmes d’aide.
Des entreprises qui correspondent à ce critère de taille ne répondent pas nécessairement à la
spécificité de la PME, d’autre plus grandes peuvent à l’inverse s’inscrire dans le concept PME.
Cerner l’aspect dimension de l’entreprise, repose sur plusieurs critères, entre autres, nous
trouvons, soit à titre unique , soit combinés entre eux: le profit brut, la valeur ajoutée, le profit net
unitaire, le capital, le patrimoine net, la capacité de production, le nombre de personnes
employées, le chiffre d’affaires, la part de marché, les investissements, les surfaces occupées, les
bénéfices, le degré d’association entre propriété et pouvoir, le rayon d’activité géographique, la
production annuelle …etc.
Les critères les plus utilisés3 sont, le chiffre d’affaires et le nombre de travailleurs occupés.
- Le chiffre d’affaires : il est considéré, comme critère crédible, qui représente le niveau
d’activité de l’entreprise, et son avantage concurrentielle.
- L’effectif : c’est le critère le plus utilisé, pour déterminer la dimension de l’entreprise, en raison
de la facilité d’avoir les données correspondant à l’emploi dans les entreprises.
La définition quantitative, de la PME varie d’un Etat à un autre, et aussi dans le même Etat
d’une institution ou d’un programme à l’autre.
1 .[Link] courants d’analyse de PME
A partir du milieu des années 70, deux courants distincts, spécialisés dans l’analyse exclusive
des PME, se développent conjointement.
1.2.1. Le courant de la spécificité
Ce courant a pour projet de mettre en évidence les traits caractéristiques des entreprises de
petite taille et de proposer une théorie spécifique de l’organisation-PME.
La PME est alors considérée comme un objet de recherche. Or, cette pensée se nourrit des
différences établies comparativement aux grandes entreprises, et donc elle présente une faible
autonomie de recherche du fait des nécessaires comparaisons qui doivent être faites pour étayer la
preuve de sa spécificité.
1.2.2. Le courant de la diversité
Il cherche à établir des typologies dans le but d’ordonner et de classer l’hétérogénéité du monde
des PME, dans ce cas, la PME est considérée comme un champ de recherche.

20
Chapitre I : relation banque entreprise

En effet, ce courant présente une forte autonomie de recherche par rapport aux travaux sur la
grande entreprise, et en évaluant dans l’absolu, la diversité de ce monde particulier, or il est
difficile d’établir un cadre général, soit parce qu’il y en a plusieurs (approches typologique) soit
parce qu’il en a une infinité (approche contingente)6.
1.2.3. Le courant de la dénaturation
Ce courant ne considère pas la thèse de la spécificité comme un postulat mais comme une
simple hypothèse de recherche réfutable. Or, cette approche repose sur l’idée que la PME est
spécifique mais admet également qu’une entreprise de petite taille puisse ne plus correspondre à la
conception classique de la PME telle qu’elle est décrite par la littérature.
1.3. Les besoins et sources de financement des PME & PMI
En partant du fait que l’entreprise est une entité économique combinant des facteurs de
production (capital, travail, et matières premières.), dans le but de produire des biens et des
services destinés à être vendus sur un marché solvable, le financement peut être défini comme, le
moyen lui permettant de disposer des ressources qui lui sont nécessaires sur le plan pécuniaire, ce
financement conditionne la survie de l’entreprise. La politique financière de l'entreprise n'est pas
indépendante des univers industriels et financiers où elle gravite.
En outre, une description réaliste du fonctionnement des rouages financiers de l'entreprise ne
peut être effectuée en dehors d'une étude des relations existant entre la structure de financement,
l'environnement interne de la firme (souvent apprécié par ses structures de gouvernance), et les
marchés externes où se nouent les contrats avec les apporteurs de fonds.
Pour mieux cerner la problématique de financement des entreprises, nous proposons d'étudier
les besoins de financement, voir les déterminants de chaque élément avant de passer à l'analyse
des différents moyens de financement offerts aux entreprises.
1.3.1. Les besoins de financement
Le financement des entreprises revêt une grande importance suite aux besoins de plus en plus
importants qu'elles éprouvent (besoins d'investissement ou besoins d'exploitation).
[Link]. Les besoins de financement liés à l'investissement
À sa création, l’entreprise doit se procurer un ensemble de biens destinés à rester dans la firme
pour plusieurs années.
Tout au long de son existence, l’entreprise devant réaliser des investissements de nature variée
correspondant à des objectifs multiples en vue d’assurer sa survie (par le renouvellement et
l’adaptation de ses matériels) et son développement (par l’accroissement de ses installations).
« Investissement : est l’engagement d’un capital dans une opération de laquelle on attend des
gains futurs, étalés dans le temps » Il est également « le nerf » et « le muscle » en matière de

6
[Link] , « VINGT CINQ ANS DE RECHERCHE EN PME , UNE DISCIPLINE ENTRE COURANT ET CONTRE COURANT »
Edition ECONOMICA, Paris 1998,page65.

21
Chapitre I : relation banque entreprise

développement et de croissance de l'entreprise. Quelque soit sa taille, l'entreprise peut engager


quatre types d'actions donnant lieu à des investissements :
- Maintenir les capacités de production existantes en procédant à des investissements de
remplacement (remplacement d'un matériel ancien, amorti, usé ou obsolète par un matériel neuf).
Ces investissements sont très fréquents ;
- Améliorer la productivité et pousser à la modernisation et à l'innovation. Ce qu'on appelle les
investissements d'expansion ou de capacité. Ils ont pour but d'accroître la capacité de production
ou de commercialisation des produits existants et de vendre des produits nouveaux (l'installation
d'une capacité nouvelle ou additionnelle) ;
- Rationaliser la production : ce sont les investissements de rationalisation ou de productivité qui
visent la compression des coûts de fabrication ;
-Valoriser le capital humain, il s'agit des investissements humains et sociaux tels que les dépenses
de formation, dépenses pour l'amélioration des conditions de travail.
Donc, dans sa conception générale, l'investissement est considéré comme la transformation
des ressources financières en biens corporels ou incorporels, autrement dit, c'est un sacrifice de
ressources financières aujourd'hui dans l'espoir d'obtenir dans le futur des recettes supérieures aux
dépenses occasionnées par la réalisation de cet investissement
[Link]. Les besoins de financement liés à l'exploitation
Toute entreprise quelque soit son efficacité ou quelque soit sa structure financière, peut se
trouver confrontée à un problème de trésorerie de façon conjoncturelle ou structurelle.
Ce problème peut survenir car, à court terme, l'entreprise doit, de manière permanente, chercher
à assurer le financement de son actif circulant (stock, crédits accordés aux clients, créances
diverses, etc.).
À cet égard, l'entreprise recours à des crédits appelés « crédits de fonctionnement » permettant
l'équilibrage financier dans un cours délai.
Ces crédits de fonctionnement financent de manière générale les actifs circulants du bilan,
lorsque ces derniers ne sont pas intégralement financés par des délais de paiement que l'entreprise
obtient de ses fournisseurs et de ses créances diverses et lorsque cette insuffisance n'est pas
couverte par le fonds de roulement (FR).
Ainsi, on peut résumer les besoins de financement liés à l'exploitation comme suit :
- Les stocks : pour assurer son fonctionnement normal, toute entreprise doit avoir un stock pour
faire face soit à la demande de la clientèle (stock de produits finis), soit pour des fins de
production (matières premières). Mais la détention des stocks implique un coût pour l'entreprise.
Ce qui rend ainsi nécessaire une gestion efficace et rationnelle de ces stocks, afin de limiter les
coûts et donc minimiser les besoins de financement.
- Les besoins de trésorerie : l'entreprise doit faire face à des dépenses importantes tel que :

22
Chapitre I : relation banque entreprise

Les salaires, entretiens de matériels, impôts et taxes, frais divers de gestion,...etc.


Le paiement de ces charges peut troubler le fonctionnement normal de l'activité de l'entreprise. Il
s'avère donc que cette activité entraîne la naissance des besoins de trésorerie qui dépendent des
délais de paiement de décaissement des charges et d'encaissement des recettes
Enfin, sans ressources financières, l'entreprise ne produit pas, ne vend pas et donc ne
Peut survivre que si elle a réussit à mobiliser les ressources nécessaires au maintien de son cycle
d'exploitation et au financement de ses investissements7.
1.3.2. Les Sources de financement
Le financement interne se fait généralement par capitaux propres, alors que le financement
externe peut se faire par capitaux propres ou empruntés ou par capital mezzanine.
Le recours aux capitaux empruntés est souvent inévitable pour toutes les entreprises, afin de
compenser le manque de capitaux propres et de profiter d’un effet de levier

Les différents modes de financement

Financement
Financement externe
interne
Capitaux propres Capitaux propres Capital Capitaux empruntés
Fonds propres Marchés financiers Mezzanine Marchés financiers
Bénéfice Réserve Capital risque Établissement de crédit
Business Agnels Institution de micro finance
Aides publiques

Source : document interne de la BNA.

[Link]. Financement interne


Le financement interne ou d'autofinancement est lorsque l’entreprise peut satisfaire son
besoin de financement grâce aux ressources disponibles à l’intérieur de l’entreprise.
Dans le cadre du financement interne, les capitaux propres sont composés :
des fonds propres, c'est-à-dire les apports venant de l’entrepreneur ou des associés à savoir
principalement :

7
Rousselot P, « la gestion de la trésorerie, 2ème édition, Dunod 1999,page77.

23
Chapitre I : relation banque entreprise

-Le capital minimum défini par la forme juridique ou par les statuts ;
-Les apports supplémentaires (par ex. un apport personnel en numéraire ou en nature) ;
-Les bénéfices de l’entreprise (de l’exercice et des reports des années précédentes) ;
-Les réserves des années précédentes.
Bien qu’il s’agisse souvent du moyen de financement préféré par les entrepreneurs, les capitaux
propres restent limités pour les jeunes entreprises qui ne réalisent pas encore de bénéfices et de
réserves et pour lesquelles les entrepreneurs ont déjà mis à disposition leur capital personnel.
[Link]. Financement externe
On parle de financement externe lorsque l'entreprise fait appel aux apports de capitaux provenant
de tiers.
A) Capitaux propres
L'entreprise peut faire appel à des tiers pour obtenir des capitaux propres en recourant au:
-Marché financier : l'émission d'actions convient aux entreprises en phase de croissance ou de
développement mais n'est possible que pour une minorité d’entreprises et nécessite une assistance
professionnelle ;
-Capital-risque qui consiste en une prise de participation minoritaire et temporaire (court-terme)
par des investisseurs professionnels rémunérés par la plus-value réalisée entre le prix de vente et
le prix d’achat de leurs actions. En plus des fonds propres, le capital-risque permet à l'entreprise
de profiter de l'accès aux réseaux et aux connaissances des investisseurs professionnels. Ce moyen
de financement est adapté aux entreprises hautement innovantes à très forte rentabilité en phases
de création et de développement ;
-Business Angel, à savoir une personne ayant fait fortune dans un secteur particulier et désirant
faire profiter des tiers de son expérience et de ses connaissances. Contrairement au capital-risque,
il s’agit normalement d’une personne physique dont les objectifs de rendement sont à plus long-
terme.
Sa contribution se traduit souvent par une augmentation du capital et par une participation à la
prise de décision.
Il s’agit d’un moyen de financement beaucoup plus accessible que le capital risque pour toutes
entreprise sen phases d’amorçage ou de création.
Au Luxembourg, les entreprises peuvent faire appel au Luxembourg Business Angel Network.
B) Capitaux empruntes
Pour financer ses projets, l'entreprise peut emprunter des capitaux en faisant appel aux :
-Etablissements de crédit : l'emprunt bancaire est le type de financement le plus utilisé par
les petites et moyennes entreprises en Europe. Il existe différents types de crédits adaptés aux
besoins des entreprises et aux projets à financer. Les banques ne souhaitent généralement pas
participer à la gestion de l’entreprise mais demandent, en contrepartie, des garanties pour assurer
le remboursement de leurs créances ;
24
Chapitre I : relation banque entreprise

-Institution de micro finance : le recours aux institutions de micro finance est adapté pour toute
personne avec un projet de création et/ou développement d'entreprise qui n'a pas accès au
crédit bancaire;
- Marché Financier : l'émission d'obligations est limitée aux entreprises de grande taille ;
-Aides publiques : l’Etat luxembourgeois a mis en place toute une série d’aides publiques aux
jeunes entreprises et investisseurs pour le financement de projets. Ces aides peuvent varier en
fonction de l’activité et du projet et se traduire par des subventions en capital, des bonifications
d’intérêts, des exonérations fiscales.
La décision d’investissement en capital mezzanine ne doit en aucun cas de pendre
de l’obtention d’une aide publique. Le capital mezzanine est un moyen de financement
hybride qui se positionne entre les capitaux propres et les capitaux empruntes. il
convient notamment pour les entreprises en croissance ou pour financer le rachat d’une
entreprise.

25
Chapitre I : relation banque entreprise

Section 3: Analyse de la relation banque entreprise


La Banque et l’entreprise sont deux partenaires important dans toutes économies modernes,
la relation née de ce partenariat complexe de gagnant-gagnant est synonyme de performance
économique et de croissance durable.
1. Cadre de la naissance de la relation entre la banque et la PME/PMI
La relation banque entreprise prend naissance à l’ouverture du compte bancaire, l’entreprise
(PME /PMI) étant un agent économique exprimant le besoins de financement s’adresse a la
banque qui est un établissement financier ayant les capacités de le financer.
L’entreprise aura besoins de la banque afin de financer l’ensemble de ses opérations d’acquisition
et d’exploitation.
La banque elle aussi a besoins des entreprises afin de récolter des fonds des entreprises en
excédents de trésorerie et d’une part financer des entreprise en besoins de financement.
De ce fait, la naissance de la relation banque entreprise est une opération ou deux acteurs majeur
du paysage économique d’un pays ou d’une région s’allient dans un partenariat gagnant-gagnant.
2. Enjeux et défis du partenariat banque-entreprises
Les relations banque-entreprise font l’objet de multiples analyses, réactions et discours. Ces
relations revêtent une importance d’autant plus grande qu’elles mettent en présence deux
partenaires d’un poids économique non négligeable.
Dans les systèmes financiers les plus avancés, l’intermédiation bancaire et les marchés de
titres coexistent.
De plus, les banques ont un avantage comparatif lorsqu’il s’agit de procurer des liquidités
à bas coût, tandis que les marchés financiers fonctionnent mieux lorsqu’ils sont soutenus par un
système bancaire solide. Même si la désintermédiation en Occident va probablement se
poursuivre, les banques continueront à jouer un rôle important sur les marchés financiers, mais
sous une nouvelle forme.
Les banques restent des institutions de première importance pour drainer l’épargne. Elles
sont aussi des acteurs essentiels du système de paiement. Elles ont pour habitude d’effectuer des
analyses de crédit et sont la principale source d’information sur les PME. Les banques sont des
fournisseurs de liquidités, offrant des lignes de crédit de substitution aux acteurs des marchés
financiers.
La montée en puissance de la finance de marché, impulsée dès le début des années 1970, a
largement remodelé les traits caractéristiques du capitalisme contemporain.
Ce processus de financiarisation procède d’un double mouvement. Le premier est la
croissance de la liquidité et de la profondeur des marchés de capitaux, traduisant une
multiplication de la décomposition et des transferts de risques.

26
Chapitre I : relation banque entreprise

D’une façon générale les banques en Occident ont élargi le champ des activités bancaires
grâce à la technologie et à la déréglementation. Les banques ont participé à l’élaboration de
nouveaux produits, comme la création et la gestion d’actifs titrés et de produit dérivés et elles ont
amélioré leur efficacité dans la distribution des produits traditionnels.
Certaines banques sont en train de se spécialiser dans les domaines où elles ont un
avantage comparatif clair comme les services bancaires d’investissement, la gestion du
patrimoine, le conseil en fusions et acquisitions et le rôle de courtier pour les fonds spéculatifs.
Ainsi, globalement l’industrie bancaire a maintenu sa position dominante dans l’ensemble du
système financier, mais en créant des liens avec les marchés financiers.
De plus, lors des crises financières, les banques continueront à agir comme prêteur
intermédiaire de dernier recours, dernier rempart entre un effondrement financier systémique et
l’intervention des banques centrales.
A l’heure de la mondialisation des économies et des marchés de capitaux ; la banque
apparait comme le moteur de ce phénomène et doit, avant tous les autres acteurs ; savoir s’adapter
pour offrir des prestations répondant aux objectifs d’une économie de plus en plus mouvementée.
Au final, quelle que soit sa taille, toute entreprise à recours à un établissement de crédit,
que ce soit pour administrer les flux financiers qu’engendrent les transactions commerciales avec
ses partenaires, pour gérer les différents instruments de paiement nécessaires à tout échange ou
pour financer sa croissance.
L’Algérie s’est orientée vers l’économie de marché. En fait, le passage d’une économie
d’endettement, une économie où les entreprises sont financées essentiellement par le crédit, à une
économie de marché où le marché des capitaux joue un rôle principal dans la croissance, implique
une réforme globale du schéma de financement de l’économie nationale.
La restructuration du système bancaire est à situer dans un plan de réforme d’ensemble
qui intègrerait, outre le cadre dans lequel les banques évoluent, l’administration économique de
l’Etat, le trésor, la banque d’Algérie et le marché financier. En l’absence d’un véritable plan de
réforme d’ensemble coordonné, la restructuration du système bancaire risque d’être illusoire.
De même, la lente évolution de la sphère réelle, l’insuffisance de l’offre bancaire ont
fragilisé les relations banque-entreprise et n’ont pas favorisé leur synergie indispensable à la
croissance économique en Algérie. Notre réflexion dans ce cadre a trait aux défis que représentent
les relations entre la banque et l’entreprise en Algérie.

27
Chapitre I : relation banque entreprise

3. Le rôle de l’Etat dans la relation Banque-Entreprise


L’Etat joue un rôle primordial dans la relation Banque entreprise et cela par différent moyens :
-En instaurant un système législative qui protège la banque et l’entreprise dans toutes les
opérations qui les lient, ce système doit garantir la légalité des procédures et leur fiabilité, et
protéger les deux parties, toutes les transactions doivent être conforme aux lois en vigueur ;
- Le Ministère des finances , par le biais du gouverneur de la banque d’Algérie doit veiller a ce
que le système monétaire et bancaire suit les orientations du gouvernement en s’adaptant
rapidement aux contextes économiques en place , et éviter des dérapages des banques qui peuvent
entrainer leurs faillite et l’effondrement du système bancaire et monétaire mis en place , pouvant
créer une crise économique majeur ;
-L’Etat joue un rôle de levier économique par le biais de la banque d’Algérie, en jouant sur les
taux directeur, ce qui peut entrainer un dynamisme ou un ralentissement de l’activité bancaire ;
-L’Etat par le biais de ses administration et démembrement tel que les Administration fiscale et
douanières en appliquant les différentes mesures de plans de relance économique entrainent une
croissance des PME /PMI existante et la naissance de nouvelles, ce qui entrainent une progression
de la demande de crédits et une croissance des chiffres d’affaires des banques.
Au final nous pouvons résumer le rôle de l’Etat dans la relation Banque-Entreprise à celui
de protecteur et veilleur à ce que les deux parties créent une valeur ajouté , afin d’avoir une
économie solide , diversifié et en croissance continue, et un système financier capable de résister
aux différentes crises.

28
Chapitre I : relation banque entreprise

La relation banque entreprise, est une relation complexe, celle-ci revêt une importance
capital dans toutes les économies, leurs performance génère une valeur ajoutée et un dynamisme
économique, toutes crises affectant l’une des parties se répercutera inévitablement sur l’autre,
c’est pour cela que l’Etat joue un rôle de protecteur et veilleurs, et de gendarme afin que la
relation banque entreprise se déroule dans de meilleurs conditions.
Face a des enjeux économiques de plus en plus important et des économies ouvertes sur
l’extérieur, et aux bouleversements créer par les nouvelles technologies de l’information et de la
communication sur la banque et les l’entreprise , le contexte économique d’une globalisation
accru ont profondément changé les relations banques entreprises , les banque ne sont plus que des
intermédiaires financier , mais des acteur majeurs dans le développement économique ,
investissant dans les places boursières , et créant des produits financier de plus en plus complexe
avec des gains important , mais des risque énorme , bouleversant parfois les fondements même
des normes bancaire basé sur la transparence , la prudence et le respect des lois en vigueu

29
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

Après avoir vu précédemment la relation banque entreprise, nous allons aborder dans ce
chapitre un volet important de cette relation celle de l’octroi de crédit, et précisément l’octroi de
crédit d’investissement par les banques au profit des petites et moyennes entreprises.
Le financement des investissements fait, sans doute partie des décisions les plus
importantes à prendre par le banquier, il s’agit en effet de mettre à la disposition des clients des
montants élevés, ce qui augmente le risque inhérent à ce type de crédit.
Par conséquent le banquier est tenu de faire une étude très poussée de chaque demande crédit.
Cette étude doit permettre la couverture de tous les aspects se rapportant au projet
d’investissement qu’a son initiateur : aspect humain, comptables, financier, économique.

30
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

Section 1:Le crédit d'investissement destiné aux PME/PMI


Parmi les sources de financement les plus importante pour une PME/PMI qui ne peut
acquérir des investissements avec ses fonds propres et ceux des associés on trouve le crédit
d’investissement, qui a une importance capital pour toute PME/PMI a la recherche de financement
de ses immobilisations.
1. Définition du Crédit d’Investissement
Un crédit d’investissement est contracté pour financer des fonds de roulement ou des
investissements matériels, immatériels ou financiers. Il s’agit d’un crédit à moyen ou long terme
qui a une durée fixe et déterminée.
Le crédit est amorti selon un plan de remboursement préalablement convenu.
En outre, il existe une autre forme de crédit permettant à l’entreprise de louer des investissements,
ou même de les acquérir par la suite, c’est le crédit- bail ou le « leasing », que nous développerons
par la suite. Ainsi, le banquier doit distinguer :
- Le Crédit d’Investissement direct ;
- Les Crédits d’Investissement indirect.
2. Les caractéristiques d’un crédit d’investissement
Il existe quatre caractéristiques d’un crédit d’investissement :
- La confiance : C’est la base de toute opération d’octroi de crédit, la confiance que le préteur doit
avoir dans la solvabilité et l’honnêteté de l’emprunteur parce qu’il lui donne l’assurance qu’il sera
payé à l’échéance. Cette confiance repose sur une appréciation des besoins.
- La durée : la durée d’un crédit d’investissement varie selon l’objectif visé. Nous pouvons
distinguer :
-Un crédit d’une durée comprise entre 2 à 7 ans, qui est un crédit à moyen terme.
-Un Crédit d’une durée supérieur à 7 ans que on appelle un crédit à long terme.
-Le risque : la confiance n’a de sens que dans une situation de risque potentiel. Les risques sont
divers ; risque d’immobilisation des fonds avancés, le risque d’insolvabilité et risque de débiteur
-L’absence de spéculation : le crédit exclu normalement la spéculation. Le créancier doit
uniquement percevoir une rémunération correspondant au loyer de l’argent avancé.

3. les Objectifs d’un crédit d’investissement


Le crédit d’investissement peut servir à financer l’investissement en actifs fixes comme
des bâtiments, des machines, de l’équipement, etc. comment il peut aussi financer la reprise ou le
rachat des entreprises commerciales. Ce type de crédit sert souvent à reconstituer les fonds de
roulement afin de conférer à l’entreprise une structure financière saine.
Il existe plusieurs objectifs qui nous résumez comme suit :
31
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

3.1. La production
Le développement de l’activité de production et sa modernisation dépendent en grande
partie, de l’importance de l’innovation concernant les équipements ou leur renouvellement. Le
recours au crédit permet donc aux chefs d’entreprise d’acheter les outils de production adaptée.
Il ne faut pas perdre de vue, en effet, que la banque commerciale est une entreprise régie par les
règles de la commercialisation, qui achète, transforme et vend. Elle utilise de l’argent comme
matière première qu’elle transforme en produits, appelés crédit. Ces produits sont écoulés auprès
de sa clientèle à un prix lui permettant de réaliser un gain.
3.2. Le développement
En tant que cellule vitale économique, la banque au même titre que toute entreprise, se doit
de réaliser un profit. Au-delà, de la couverture des besoins de fonctionnement quotidien, cette
rentabilité des fonds bancaires est une nécessité pour assurer son développement.
Les effets d’un prêt pour l’achat d’un bien de production ne se manifestent pas, uniquement chez
l’agent économique bénéficiaire de l’opération, ils s’étendent directement à d’autre agents.
4. La relance du circuit financier
Les banques, en octroyant du crédit créent des flux monétaires ; elles utilisent les ressources
dont elles disposent sous forme de dépôt pour consentir des crédits à leurs client sans que cela
prive les déposants des possibilités d’utiliser leur dépôts8.
5. Les différents Types du Crédit d’Investissement
D’une manière générale, le financement bancaire d’investissement a été présenté par le schéma
suivant :

8
D’HOIR-LAUPRETRE : Droit du crédit , Edition Ellipses, Paris 2000 P83

32
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

Figure N°01: Types du Crédit d’Investissement

Crédit d’investissement

Crédits spéciaux Crédits classique

Les Crédits à l’emploi Crédits à moyen terme


de jeune

Crédits à long terme


Les micros crédits

Le Crédit bail

Source : figure élaboré par nos soins suite a nos différentes lectures.

5.1. Les crédits classiques (directs)


Les crédits d'investissements classiques sont destinés à financer l'actif immobilisé du bilan,
ils peuvent être accordés à moyen ou à long terme, ainsi que le crédit-bail.
5.1.1. Les crédits à moyen terme (CMT)
Les crédits à moyen terme sont accordés en Algérie par les banques commerciales aux
entreprises afin de financer les investissements. Ils s'amortissent d'une durée allant de deux (02) à
sept (07) ans assorties d’un différé de paiement allant de six mois à trois ans. Il est important de
savoir que la durée de financement ne doit pas être supérieure à la durée d’amortissement du bien
à financer.
Ils permettent de financer différents types de biens relevant de la construction, de l'aménagement
de bâtiments professionnels, de matériels ou de véhicules utilitaires.
Il est également à signaler qu'un crédit à moyen terme n'est accordé qu'à un pourcentage ne
dépassant pas les 70% de l'investissement global.
Nous pouvons distinguer trois (03) types de crédit à moyen terme :
[Link]. Le crédit à moyen terme réescomptable
Le CMT est réescomptable auprès de la banque d’Algérie. Cette forme de CMT est la plus utilisée
par les banques algériennes en raison de la souplesse qu’elle offre à leur trésorerie. Elle permet de
récupérer la trésorerie engagée lors de la réalisation du crédit par le réescompte d’un billet à ordre
souscrit par l’investisseur.

33
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

[Link]. Le crédit à moyen terme mobilisable


Dans ce crédit la banque pourrait mobiliser sa créance sur le marché monétaire. En Algérie
cette possibilité n’existe pas, en raison de l’absence de marché financier.
[Link]. Le crédit à moyen terme non mobilisable
Ce CMT n’est pas refinançable auprès de la Banque d’Algérie. En effet, les billets à ordre
souscrits par le client ne sont qu’une reconnaissance de dette envers la banque et ne peuvent pas
faire l’objet d’un refinancement. Ce type de crédit va engendrer une gêne dans la trésorerie de la
banque. C’est pourquoi, sa rémunération est plus coûteuse9.
5..2. Les crédits à long terme (CLT)
Les crédits à long terme sont des crédits dont la durée est supérieure à sept (07) ans assorties
d’un différé d’amortissement de 02 à 04 ans. Ils sont destinés à financer les investissements lourds
des entreprises, particulièrement les constructions.
Les crédits à long terme nécessitent eux aussi des garanties comme l’hypothèque des
immobilisations ou le nantissement des équipements.
Il est à noter que ces concours sont accordés en général par la Banque Africaine de
Développement (BAD) et la Caisse Nationale d’Epargne et de Prévoyance (CNEP).
Vu l’importance des montants de ces crédits, ainsi que leur durée nécessitant pour la banque la
détention des ressources à long terme, ces concours sont le plus souvent accordés par des
organismes financiers spécialisés, cités ci-dessus10.
5..3. Le Crédit-bail (leasing)
Le crédit-bail (leasing) est un des modes de financement récemment introduit en Algérie. Le
cadre juridique régissant cette activité n'a été mis en place qu'en 1996 par l'Ordonnance 96/09 du
10 janvier 1996.
5..3.1. Définition du Crédit-bail (leasing)
Afin de mieux appréhender la notion de crédit-bail nous avons retenu la définition suivante :
« Sous l'angle économique, le crédit-bail est une opération financière qui permet à une entreprise
d'améliorer sa productivité par l'acquisition de nouveaux moyens de production (biens
d'équipement, matériel-outillage, fonds de commerce, immeuble…), sans épuiser sa trésorerie ni
accroître son degré d'endettement » .
De cette définition on retient que par une opération de crédit-bail une banque ou un
établissement financier spécialisé achète un bien meuble ou immeuble et le loue à un crédit
preneur qui aura la possibilité de racheter le bien à un terme fixé par le contrat pour une valeur
résiduelle très faible.

9
[Link],14/09/2021 à 13 :06
10
[Link]/credit-a-moyen-terme-mobilisable,14/09/2021 à 13:20

34
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

La durée irrévocable est déterminée sur la base de la durée économique du bien (de
l’équipement) afin de se prémunir du risque d’obsolescence. Il s’agit d’un contrat de location
assorti d’une option d’achat.
Pour l’entreprise, c’est un moyen de financement des investissements. Elle choisit un bien
que la société de leasing (ou la banque) lui loue. Au terme du contrat c'est-à-dire de la durée
irrévocable, elle peut soit acquérir le bien, renouveler la location, ou restituer le bien.

Le crédit- bail « leasing » peut être schématisé comme suit :

Figure N°02 : présentation de l’opération de leasing.

Source : figure élaboré par nos soins suite à nos différentes lectures.

35
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

5..3.2. Les Formes du Crédit-bail


Il existe deux formes de leasing selon que le bien à financer est mobilier ou immobilier.
Nous pouvons, donc, distinguer entre le crédit-bail mobilier et le crédit-bail immobilier.
• Le crédit-bail mobilier
Qui porte sur des biens d’équipement sans s’appliquer aux fonds de commerce et aux
logiciels informatiques. Ils ont une durée qui varie de trois à cinq ans selon la durée de vie
économique du bien financé.
• Le crédit-bail immobilier
« Le crédit-bail immobilier consiste en une opération de location d’un bien immobilier à
usage professionnel, acheté ou construit par une société de crédit-bail immobilier, qui en demeure
propriétaire »
5..3.3. Les Avantages du Crédit-bail
Les avantages du crédit-bail sont comme suit11 :
Pour l’établissement de crédit :
- Demeurer propriétaire du bien loué jusqu’à la réalisation d’une vente éventuelle ;
- Percevoir une rémunération incluse dans l’annuité payée par le locataire à titre de loyer.
Pour le locataire :
- Avantage fiscal : les loyers payés sont considérés comme des charges et viennent ainsi en
diminution du résultat et automatiquement de l’impôt sur le bénéfice.
- Renouvellement de l’équipement de production sans autofinancement;
- Jouir de la garantie d’utilisation du bien au moins pour la durée d’irrévocabilité.
- Acquérir à la fin de la période le bien loué à un prix équivalent à la valeur résiduelle assez faible
compte tenu des loyers perçus.
5..3.4. Les Inconvénients du Crédit-bail
Les inconvénients du crédit-bail sont comme suit :
Pour le banquier :
- Dans le cas où le locataire serait défaillant, la revente du bien loué ne lui assurera pas forcément
une couverture totale de la perte subie ;
- Les biens loués peuvent être difficiles à récupérer, surtout s’ils ont été détériorés ;
- Risque d’obsolescence. Ce cas est surtout fréquent dans le cas de biens informatiques.

11
Ordonnance 96-09 du 10/01/1996 relative au crédit bail, page 88.

36
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

Pour l’entreprise :
- Le coût du crédit-bail est souvent très élevé ;
- Ce type de financement est réservé aux biens standard ;
- Les biens financés ne peuvent pas être donnés en garantie.

6. Les différents dispositifs d’octroi de crédit initié par les banques publiques Algériennes
Il s’agit de crédits qui sont accordés dans le cadre d’une collaboration de contribution à la lutte
contre le chômage entre les pouvoir publics et les banques algériennes afin d’encourager
l’investissement destiné à la création des petites entreprises.
6.1. Les crédits relevant du cadre A.N.S.E.J
Ce sont des crédits accordés aux jeunes chômeurs âgés entre 19 et 35 ans pour le
financement de la création de micro entreprise, il s’agit d’un prêt participatif non rémunéré (taux
zéro) versé par l’ANSEJ aux jeunes en question qui vient en complément de la part de leur
autofinancement.
Le montant change en fonction du coût du projet 28% à 29%, le remboursement auprès de
l’ANSEJ s’effectue après le règlement de la dernière tranche du crédit bancaire.
L’apport personnel du jeune promoteur est sous forme de fond propre et obligatoire, en
numéraire ou en nature et entre 1% à 2% du montant total du projet.
L’apport de la banque va jusqu’à 70% au maximum et avec un taux d’intérêt bonifié.
Selon la circulaire BNA N°1986 du 05/05/2011 relative au dispositif ANSEJ, la durée de
remboursement est de cinq (05) avec un différé de paiement de trois (03) ans12.

6.2. Les crédits aux chômeurs promoteurs dispositifs CNAC


Il s’agit de crédits qui sont accordés aux chômeurs promoteurs âgées de 35 à 50 ans. Les
mesures entreprises par les pouvoirs publics dans les modifications des décrets exécutifs n°11-103
du 06 mars 2011, fixant les conditions et le niveau d’aide apportées aux jeunes promoteurs et
n°11-104 du 06 mars 2011, fixant les conditions et les niveaux des aides accordées aux chômeurs
promoteurs, sont plus axées sur le taux de bonification, et de la durée de remboursement du crédit
ainsi que la structure de financement.
- Taux de bonification
- 80% : Ce taux est appliqué aux secteurs de la pêche, l’agriculture, bâtiment, des travaux publics
et de l’hydraulique ainsi que l’industrie de transformation.
- 60 % : Ce taux est appliqué à tous les autres secteurs d’activités.

12
[Link] 14/09/2021 à 14 :10 .

37
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

- Dans le cas où l’investissement des promoteurs est réalisé dans les wilayas des hauts plateaux et
du sud, les bonifications sont accordées respectivement à 95% et à 80% du taux d’intérêt appliqué
par la banque.
-Durée de remboursement
La durée de remboursement des crédits est de huit (08) ans dont trois (03) ans de différé
-Structure de financement
On peut résumer la structure de financement de CNAC dans le tableau suivant :

Tableau n°01 : La structure de financement du CNAC

Champs d’applications Apport personnel 1% PNR % Crédit Bancaire %

Montant de l’investissement ≤ à 5 MDA 1 29 70

5 MDA ≤ Montant de l’investissement ≤ 10 2 28 70


MDA

Source : Site Web DISPOSITIF-CNAC Du 09/09/2021 à 20h

6.3. Le Microcrédit ANGEM


Le micro crédit est accordé au citoyens n’ayant pas de revenu ou dont le revenu est insuffisant
instable et irrégulier. Ce crédit vise à promouvoir l’intégration économique et sociale des citoyens
de cette catégorie en optant pour la création d’activités de productions de biens et services ainsi
que d’activités commerciales13.
Coût global du projet Le montant des investissements est monté de 400 000 à
1000 000 DA.

13
[Link] à 15 :15.

38
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

Taux de bonification
80 %du taux d’intérêt appliqué par la banque au titre des activités réalisées
95% du taux d’intérêt débiteur appliqué par la banque aux activités situées dans le sud et les
wilayas des hauts plateaux.
Durée du crédit bancaire La durée de remboursement du crédit est de huit (08) ans dont trois
(03) ans de différé.

Structure de financement Le montant global des investissements ne doit pas excéder un


million de dinars (1 000 000 DA)
Tableau n°02 : La structure de financement ANGEM

Champs d’application Apport personnel PNR Crédit Bancaire

Acquisition de petit 1% 29% 70%


matériels et matières
première de démarrage
de l’activité

Sources : Site Web Dispositif ANGEM du 09/09/2021 a 20h30

39
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

7. Les crédits d’investissements après l’entrée des banques étrangères en Algérie


Le paysage bancaire Algérien a connu l’entrée de différente banque étrangère et ce depuis les
années 90 et 2 000 présenté comme suit :
Désignation Pays Année Forme Nombre Lieux d'implantation
de la banque d'origine d'implantation d'implantation d'Agences
Al Baraka Arabie 1991 BCM 30 Alger, Blida, Tizi Ouzou, Tlemcen, Oran, Sidi Bel
Bank Saoudite Abbes, ,Mostaganem, Ghardaïa, Laghouat, El Oued,
Biskra, Chlef Sétif, Constantine, Batna,
Annaba, Bordj Bou Arreridj, Skikda, Bejaia, Ain Mila
Citibank États unis 1992 Succursale 4 Alger, Oran, Annaba, Ouargla
Arab Banking Bahreïn 1995 Filiale Alger, Annaba, Bejaia, Blida, Bouira, B.B. Arreridj,
Corporation 23 Chlef, Constantine, [Link], Mostaganem, Oran,
"ABC" Sétif,Sidi Bel Abbes, Skikda, Tizi Ouzou
Natixis France 2000 Filiale 28 Alger, Annaba, Batna, Bejaia, [Link], Constantine,
Sétif, Chlef,Mascara, Mostaganem, Oran, Relizane, Sidi
Bel Abbes, Tlemcen, Tizi Ouzou, Médéa, Blida
Calyon France 2007 01 Alger
Société France 2000 Filiale Alger, Annaba, Ain Temouchent, Batna, Béjaia,
Générale 91 Blida, B.B. Arreridj, Bouira, Boumerdes,
"SGA" Chlef,Constantine, Ghardaïa, Mascara,Médéa,
Mostaganem, Oran, Ouargla,Sétif, Sidi Bel Abbes,
Skikda, TiziOuzou, Tlemcen, Biskra, Khenchla,Jijel,
Souk Ahras, Tipaza
Arab Bank Jordanie 2001 Succursale 8 Alger, Annaba, Oran, Sétif Blida
"PLC"
BNP France 2002 Filiale Alger, Blida, Ain Temouchent, Oran,
Paribas El 73 Béjaia, Biskra, Annaba, B.B. Arreridj, Boumerdes,
Djazair Chlef, Constantine, Hassi Massaoud, Tipaza, Mascara,
Médéa,
Mostaganem, Sétif, Sidi Bel Abbes,Skikda, Tizi
Ouzou, Tlemcen
Trust Bank Jordanie 2002 Filiale 17 Alger, Tlemcen, Oran, Bejaia, [Link], Batna,
Sétif.
The Jordanie 2003 Filiale 7 Alger, Blida, Oran, Sétif, Bejaia, Constantine
Housing
Bank for
Trade and
Finance
Kuwait 2004 Filiale Alger, Bejaia, Sidi Bel Abbes,
Gulf Bank
55 Tlemcen, Oran, Mostaganem, Chlef, Blida, Sétif,
Alegria
Batna, Biskra,Constantine, Skikda, Annaba
"AGB"
Fransabank Liban 2006 Filiale 15 Alger, Oran, Constantine
El- Djazair
SPA
HSBC Bretagne 2008 Succursale 3 Alger, Oran
Al Salam Emirates 2008 Filiale 6 Alger, Oran, Sétif, Blida
Bank- Arab
Unis
Source : établit par nos soins à partir du guide des banques en Algérie.

40
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

Les banques étrangère ont contribué à améliorer l’offre de crédit d’investissement, tant en
quantité que en qualité, elles ont aussi participer à l’émergence de la finances islamique dans notre
pays.
Malgré l’interdiction des banques étrangères au financement des dispositifs
ANSEJ,ANGEM,ANDI,CNAC initié par l’Etat Algérien , et une demande de crédit
d’investissement qui n’a pas atteint des volumes important , vu que les grandes entreprises public
se financent historiquement auprès des banque public.
Beaucoup de multinationales implantées en Algérie ont sollicité les banques étrangères pour
financer leurs investissements notamment dans les télécommunication et hydrocarbures.
Néanmoins et vu les scandales financiers qu’a connu le pays à la fin des années 90 et début des
années 2000, la demande de crédit d’investissement a été orienter vers les banques public.
Ceci dit les banque étrangère ont apporter plus de transparence et un savoir faire assez
conséquent pour le financements des grands projets d’investissement, le fait que les grandes
banque étrangères implantées en Algérie ont des filiales un peu partout dans monde facilite
énormément les opération d’achats des investissement et donne plus de garantie a l’acheteur
(entreprise Algérienne ) et au vendeur (fournisseur étranger).

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Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

Section 2 : La gestion des risques liés aux crédits d’investissement


Toute opération d’octroi de crédit bancaire comporte des risques liés à des incertitudes
futurs, le banquier étant un manager prudent et prévoyant doit se prémunir contre tout risque
d’insolvabilité de son client.
1. Définitions des risques de crédits
Le risque de crédit c’est « le risque auquel s’expose un créancier dans le cas ou le débiteur se
relève incapable de respecter les engagements c'est-à-dire de rembourser sa dette ou de payer les
intérêts de cette dette »
2. Les différents risques liés aux crédits d’investissement
2.1. Le risque de non remboursement (l’insolvabilité)
Ce risque concerne la survie de la banque (la faillite de la banque), il apparait lorsque le
client n’est pas en mesure ou refuse le remboursement des crédits qui lui ont été octroyé.
Ce refus peut être dû à :
-La dégradation de la situation financière du débiteur ou par la mauvaise foi.
-L’utilisateur du crédit a d’autre fin ou a la mauvaise gestion de l’affaire.
2.2. Le risque de liquidité (trésorerie)
La liquidité est constituée de l’ensemble de dépôts, des capitaux propres nécessaires à son
fonctionnement. Ce risque s’analyse comme l’incapacité temporaire d’un établissement de crédit à
faire à ses engagements à court terme.
La matérialisation de risque provient :
-D’un retrait massif des dépôts de la clientèle.
-A l’occasion d’une crise de confiance du marché à l’égard de l’établissement concerné (la
banque).
-Une crise générale de liquidité du marché.
2.3. Risque de taux
Le taux d’intérêt est le prix par lequel la banque accorde un prêt, ces taux peuvent être fixe
ou variable.
Les gains et les prêts sont fréquemment fondés sur la manipulation de ces taux.
L’évolution divergente de rendement des emplois d’une banque avec les coûts de ses ressources
est aussi la cause de risque de taux.
2.4. Risque de change
Le risque de changes est le risque de perte pour les entreprises qui réalisent des transactions
avec l’étranger. Le risque de change provient de l’évolution des cours de la devise par rapport à la
monnaie nationale, une hausse de se cours corresponds a un profit et une baisse à une perte.

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Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

3. La gestion des risques de crédit d’investissement


Lorsque le banquier octroi des crédits, il fait en grande partie avec des fonds qui ne lui
appartient pas, il doit de ce fait être prudent dans la gestion des fonds qui lui sont confiés et
souvent conforter sa position de créancier prenant des garanties appelées souvent sûretés.
3.1. Définition de la garantie
Une garantie est la matérialisation d’une promesse de payer, faite au créancier par le débiteur
ou un tiers, sous la forme d’un engament effectuant à son profit ;
3.2. Type de garanties : il existe deux types de garanties, personnelle et réelle.
3.2.1. Les garanties personnelles
Une garantie personnelle est un engagement souscrit par un tiers, personne physique ou morale,
de couvrir le créancier si le débiteur est incapable de rembourser ses dettes dans la date prévue.
La garantie personnelle prend la forme de cautionnement ou d’aval.
3. 2.1.1. Le Cautionnement
Constitue la principale sureté personnelle. Dans le langage courant, le mot caution désigne
bien le tiers garant que l’engagement, matérialisé par un contrat.
Donc le cautionnement peut être défini comme un contrat émis par une 3ème personne qui garantie
l’exécution d’une obligation et qui s’engage envers le créancier à lui rembourser cette obligation
si le débiteur ne le satisfaisant pas.
On distingue le cautionnement simple et le cautionnement solidaire.
-Le Cautionnement simple
Dans le droit au bénéfice de discussion et à celui de division.
-Le bénéfice de discussion : c’est lorsque la caution peut exiger du créancier qu’il poursuit
d’abord le débiteur avant de faire jouer le cautionnement.
-Le bénéfice de division : c’est le cas ou il y aurai plusieurs cautions, chacune ne serait engager
que pour sa part.
-Le Cautionnement solidaire
La caution peut être actionnée en paiement en même temps que le débiteur principale, le
créancier choisissant dans ce cas celui qui lui parait le plus solvable ou les deux ensembles.
Lorsque plusieurs personnes sont caution solidaire elles garantissent ensemble le créancier et
chacune est engagé pour le tous.
Dans le cautionnement solidaire, on trouve ni le bénéfice de discussion ni le bénéfice de
division ce qui rend la banque en meilleur position puisqu’elle peut poursuivre le débiteur ou la
caution.

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Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

3. 2.1.2 L’aval
Est une garantie personnelle liée aux effets de commerce, peut être défini comme étant un
engament par une personne appelée avaliste en faveur d’une caution.
Le donneur d’aval s’engage par signature a payer l’effet de commerce, à la date prévu, si le
débiteur pour lequel l’aval a été donné déclare faillite. L’aval peut être donné sur l’effet ou par
acte séparé.
3. 2.2. Les garanties réelles
L’affectation d’un bien en garantie d’un crédit constitue une garantie réelle, il peut s’agir d’un
bien meuble ou d’un bien immeuble. On trouve essentiellement l’hypothèque et nantissement.
[Link].L’hypothèque
est l’acte par lequel le débiteur accorde au créancier un droit sur un immeuble, dans ce cas la
banque a le droit de faire saisir et vendre l’immeuble.
On distingue trois modalités : légale, conventionnelle, ou judiciaire.
-Hypothèque légale : La banque peut prendre comme garantie un bien ou plusieurs biens
immobiliers du débiteur en cas de non remboursement.
L’hypothèque légale est prévue par la loi14.
-Hypothèque conventionnelle : Elle est inscrite a la suite de la signature d’un contrat.
-Hypothèque judiciaire : Après poursuite judiciaire la banque qui a obtenue un jugement peut
prendre une inscription d’hypothèque du débiteur.
[Link]. Le Nantissement
Selon code civil Algérien :« le nantissement est un contrat par lequel une personne s’oblige,
pour la garantie de sa dette ou de celle d’un tiers, à remettre au créancier ou à une autre personne
choisie par les parties, un objet sur lequel elle constitue au profit du créancier un droit réel en
vertu duquel celui-ci peut retenir l’objet jusqu’au paiement de sa créance et peut se faire payer sur
le prix de cet objet en quelque main qu’il passe par préférence aux créanciers chirographiques et
aux créanciers inférieurs en rang»15.
Les biens pouvant faire l’objet d’un nantissement sont : les marchandises, les fonds de
commerce, les valeurs mobilières, les matériels et outillages, etc.
C’est aussi l’acte pour lequel le débiteur remet au créancier un bien en garantie de sa
créance, si le bien remis en garantie est meuble, on parle de gage, si il s’agit des revenus d’un
immeuble, on parle de l’antichrèse. Le nantissement peut avoir lieu avec ou sans dépossession.

14
Article 883 jusqu'à 893 du code civil page 145 & 146.
15
l’article 948 du Code civil Algérien.

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Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

-Nantissement avec dépossession : le débiteur est démuni du bien objet de la garantie et dans cette
catégorie il y a l’avance sur titre qui est consentie à un client détenant un portefeuille de titre et
qui a un besoins de liquidité. Afin de se prémunir contre une éventuelle chute de cours, la banque
s’assure une marge de sécurité.
-Nantissement sans dépossession : dans ce cas, le créancier reçoit un titre reconnaissant la garantie
du crédit consenti.

-Le gage véhicule


Le gage de véhicule est une opération particulière régit par le code civil. C’est une
procédure préfectorale qui s’effectue par une publicité du contrat de gage auprès de la wilaya,
pour s’opposer à tout changement éventuel de carte grise et à délivrer un reçu d’inscription du
gage qui permet de s’opposer à toute saisie du véhicule par d’autres créanciers et également aux
droits de préférence et de suite.
Remarque : Le gage de véhicule est un gage sans dépossession qui garantit les sommes ayant
permis l’acquisition du véhicule gagé.

3.2.3. Les garanties complémentaires et assimilées


La banque peut exigée également comme garantie une délégation d’assurance dont la mise
en jeu est liée à la réalisation du risque au sinistre éventuel.
Il s’agit de :
-Assurance incendie ;
-Assurance tous risques pour le matériel roulant
-Assurance multirisque professionnel pour les équipements, la marchandise, etc.
Toutes fois, le contrat d’assurance doit être accompagné d’un « avenant de la subrogation » au
profit de la banque.
4. Analyse des risques
C’est à partir d’informations émanant d’origine diverse que le banquier analyse le risque.
-Informations obtenus du client :
Afin que le banquier reçoive les informations concernant la situation économique et
financière du client, plusieurs documents doivent être présentés par ce dernier à savoir :
- Les documents financiers et comptable tel que : le bilan, comptes de résultat et le plan de
trésorerie qui renseigne sur les prévisions de dépenses et de recettes.
- Les documents fiscaux et parafiscaux qui renseignent sur la situation des affaires vis-à-vis des
créanciers privilégiés.

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Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

- Les documents juridiques comme un extrait du registre de commerce (preuve de l’existence


juridique et l’entreprise) et les statuts de l’entreprise qui nous renseignent sur les modalités de
fonctionnement de l’entreprise.
-Les discussions entre le chef de l’entreprise et le banquier permette à ce dernier de connaitre les
projets futurs de son client, ses espoirs, ses problèmes.
Par ailleurs, il s’informe la surfasse financière du client, sur sa situation vis-à-vis des créanciers
privilégiés ainsi sur les garanties qu’il peut assurer à sa banque.
-Informations obtenus de l’extérieur le banquier peut obtenir les informations auprès de
plusieurs organismes instaurés par la banque centrale.
- La centrale des risques : chargée de recueillir de chaque banque et établissement le nom de
bénéficiaire du crédit, la nature et le montant des crédits accordés ainsi que les garanties
consenties.
- la centrale des impayés : est obligée de communiquer tout incident de paiement survenu sur les
crédits octroyés ou sur les instruments de paiements mis à la disposition des clients.
- Des informations obtenues à d’autres administrations telles que l’administration fiscale et
parafiscale qui permet de savoir si l’entreprise a des dettes envers ces institutions et cela par la
délivrance d’un extrait de rôle.
Enfin le milieu professionnel dans lequel évolue le client peut fournir des informations qu’il faut
prendre avec toutes les réserves qui s’imposent, compte tenu l’aspect concurrentiel qui régit les
relations entre deux entreprises exerçant dans un même créneau.
5 .Les règles prudentielles en Algérie
Les règles prudentielles dictées par la banque D’Algérie en 1991 et actualisées en
1994, visent à rationaliser la gestion des banques, en vue de prévenir les effets inflationnistes
de la monnaie.
Dans ces perspectives, le règlement n° 91/09 du 14 Août 1991 de la BANQUE
D’ALGERIE à pour objet de fixer aux banques et établissements financiers, les règles de bonne
gestion en matière de division et de couverture des risques, de suivi et de classement de créances
par degré de risque encouru, de constitution de provisions et d’incorporation des intérêts courus
sur les créances impayés, dont le recouvrement n’est pas assuré.16
Les normes et les conditions d’application des règles prudentielles, selon les instructions de la
banque d’Algérie se résument comme suit17 :

16
Article 1 du règlement N°91-09 du 14/08/1991 De la Banque d’Algérie.
17
L’instruction N° 74/94 du 29/11/1994, abrogeant et remplaçant celle du 14 novembre 1991.

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Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

5.1. Ratio de division des risques


La règlementation prudentielle a instauré en matière de contrôle du risque des ratios afin
d’éviter la faillite aux banques et établissements financiers au cas ou un ou plusieurs clients
tomberaient en banqueroute.
-Le montant des risques encourus sur un même client ne doit pas dépasser 25% du montant des
fonds propres de l’établissement de crédit ;
-Le montant des risques encourus sur un groupe de clients dont les risques dépassent pour chacun
d’entre eux 15% des F.P.N ne doit pas excéder 10 fois les fonds propres nets de l’établissement de
crédit.
5.2. Ratio de couverture des risques
Les banques doivent définir les limites du risque par la fixation de la limite maximale
interprétée par le ratio de solvabilité appelé aussi le ratio « Cook ». Le ratio de solvabilité est
le ratio le plus important auquel doivent se conformer les banques et les établissements financiers.
Ce ratio est défini comme étant le rapport entre le montant des fonds propres nets des banques et
celui de l’ensemble de risques de crédit qu’elles encourent du fait de leurs opérations.
Ce ratio doit être au moins égal à 8%
L’ensemble des éléments de l’actif et hors bilan sont affectés d’un coefficient de pondération
variant selon le risque de crédit dont ils sont assortis. Plus précisément, la règlementation
distingue quatre catégories de risque :
-Risque estimé à 0% pour les concours accordés à l’État ;
-Risque estimé à 5%pour les concours accordés aux banques et établissements financiers installés
en Algérie ;
-Risque estimé à 20% pour les concours accordés aux banques et établissement financiers installés
à l’étranger ; Risque estimé à 100% pour les créances sur les clientèles.
Dans cette section nous avons présenté les différentes formes du crédit d’investissement. Ce
dernier est destiné à financer des équipements qui génèrent par leur fonctionnement les fonds
nécessaires au remboursement de l’emprunt.

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Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

Section 3 : Méthodologie d’analyse d’un crédit d’investissement


Le banquier pour se prémunir et se protéger contre le risque d’insolvabilité de la PME/PMI
doit étudier saignement la demande de crédit et procéder a l’analyse de sa situation technico-
commercial et financière et calculer différent ratios, afin que l’opération d’octroi de crédit soit la
plus sure possible, et gérante au plus value réel a la banque au futur.
1. Constitution du dossier de crédit d’investissement
Un dossier de crédit d’investissement se constitue de Quatre grandes parties qui sont :
1.1. Documents Juridiques et administratifs
- Demande écrite signée par le client incluant la nature des concours sollicités, leurs montants,
leurs durées, leurs objectifs et les modalités de leurs remboursements.
-Statut juridiques pour les personnes morales.
-Registre de commerce en précisant expressément l’activité de promotion immobilière pour ce
type d’activité.
-Procès Verbal de l’assemblé général des actionnaires conférant aux dirigeants de l’entreprise, les
pouvoirs de contracter des emprunts et de donner des garanties, si cette disposition n’est pas
prévue par les statuts.
- Copie du bulletin officiel des annonces légales (BOAL)
- Curriculum Vitae des dirigeants et copies des pièces d’identité.
- Qualification et expérience professionnelle du promoteur dans le domaine investi.
-Acte de propriété ou bail de location du local devant abriter l’activité et pour la promotion
immobilière l’acte de propriété du terrain d’assiette devant recevoir le projet immobilier ainsi que
le livret foncier.
- Certificat négatif d’hypothèque du terrain d’assiette du projet datant de moins d’un mois pour la
promotion immobilière.
- Rapport d’évaluation du local devant abriter l’activité réalisé par un professionnel (expert)
dûment agréé et ce en vue d’une éventuelle prise de garantie.
- Copie de la décision d’octroi des avantages délivrée par l’ANDI ou par le CNI.
-Agrément et ou tout autre document autorisant le promoteur à exercer l’activité projetée.
-Attestation d’inscription au tableau national des promoteurs immobiliers ouverts auprès du
Ministère de l’Habitat pour les projets de la promotion immobilière.
1.2. Documents Comptables et Financiers
-Etude technico-économique et financière du projet dûment signée et cachetée par un bureau
d’études.
-Bilan d’ouverture et bilans prévisionnels sur la durée du prêt.

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Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

-Facture pro forma et/ou contrat d’achat d’équipement récent (moins de 03 mois) chaque rubrique
reprise dans la structure d’investissement doit être préalablement justifiée par des factures et/ou
devis.
- Devis descriptif et estimatif des travaux de bâtiment et génie civil.
- Bilans fiscaux et annexes des trois derniers exercices clos, lorsqu’il s’agit d’une demande de
crédit d’extension.
- Justificatif du dépôt légal des comptes sociaux délivré par le Centre National du Registre de
Commerce (CNRC).
-Expertise et/ou documents justificatifs des travaux déjà réalisés et des travaux restant à réaliser.
-Plan de financement
Pour les dossiers de financement des opérations de promotion immobilière, les documents
spécifiques à réclamer sont :
-La liste des réservataires éventuels.
-Le budget prévisionnel du projet (nombre d’unités, prix de vente, prix de revient et marge).
-Le plan mensualisé du projet.
-Le rapport d’évaluation du terrain d’assiette du projet établi par l’expert conventionné par la
banque.
1.3. Documents Techniques
-Permis de construire relatif au projet en cours de validité.
-Autorisation de concession délivrée par l’autorité compétente.
-Planning de réalisation du projet.
Pour les dossiers de financement des opérations de promotion immobilières, les documents
spécifiques à réclamer sont :
- L’organisation, les compétences et les moyens matériels que compte mettre en œuvre le
promoteur pour la réalisation de son projet immobilier.
-Les références professionnelles du bureau d’architecte chargé de la réalisation des plans
d’architecture du projet immobilier.
-Un (01) jeu de plans du projet immobilier approuvés par la Direction de l’Urbanisme et de la
Construction territorialement compétente ainsi que par le Centre du Contrôle Technique de la
Construction (CCTC).
- Les copies des contrats de maîtrise d’œuvre (promoteur/bureau d’architecture) et de maîtrise
d’ouvrage (promoteur/entreprise de réalisation).
- Le certificat de qualification et de classification professionnelle de l’entreprise chargée de la
construction du projet immobilier.

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Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

-Les références professionnelles, les compétences et les moyens (humains et matériels) que
compte mobiliser l’entreprise chargée de la construction du projet.
-Le devis descriptif, quantitatif et estimatif du projet.
1.4. Documents fiscaux
- Attestations fiscale et parafiscale dûment apurées.
- Un calendrier de remboursement des dus antérieurs relatif à la dette fiscale ou sociale arrêté par
l’organisme concerné.
2. Etude et évaluation du dossier de crédit d’investissement
Après vérification de l’ensemble des documents fournis par le souscripteur, notamment leur
authenticité, fiabilité, et récents.
Une sélection du palier est inévitable pour la suite du dossier :
-Moins de 10 Millions de Dinars le dossier sera traité au niveau d’une agence.
-Entre 10 Millions et 50 Millions de Dinars le dossier sera traité au niveau de la Direction
régionale.
-Plus de 50 Millions de Dinars le dossier sera traité au niveau de la Direction générale.
Une fiche de décision est créer elle est composée de :
-Nature de la demande : 1ère ou 2ème demande ou plus.
-Coordonnées du demandeur : Nom, prénom, forme juridique, capital social , siège , principaux
dirigeants , date d’entrée en relation avec la banque …Etc
-la réponse de la demande de consultation de la centrale des risques.
-Classement actuel de la créance.
-les renseignements commerciaux : Chiffres d’affaires et son évolution, les fournisseurs, les
clients, les délais de rotation des stocks.
-Les incidents de paiement déjà enregistré, les incidents de paiements en cours.
-Situation actuelle du dossier, faits saillant du dossier, dernière décision de crédit.
-Appréciation global de la relation par la Direction de l’agence suivant
-La qualité de la relation avec la banque.
-La qualité de la relation avec les tiers (Impôts & CNAS).
-respect des engagements et réactivité.
-Tout point pouvant impacter le risque de crédit.

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Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

3.Étude de la rentabilité économique et financière du projet d’investissement


L’objectif de l’étude de la rentabilité est de s’assurer que le projet est rentable et qu’il est le
meilleur parmi les éventuelles opportunités de l’investissement (Placement bancaire, plusieurs
projets, spéculations…etc.) etquelesconditionsdecréditproposésn’affectentpaslarentabilitéduprojet
et donc, le remboursement de l’emprunt bancaire.
3.1. Définition de la rentabilité
La rentabilité d’un investissement permet à un agent économique d’apprécier si le capital investi
procure les ressources nécessaires à la rémunération et au remboursement du capital utilisé18.

3.2. Etude de la rentabilité du projet


Cette épuration des décisions d’investissement et de financement fait que, l’analyse financière
d’un projet s’établit en deux phases :
-Une étude avant financement
-Une étude après financement
3.2.1. L’étude avant financement
L’analyse des flux de trésorerie avant le financement sert à la détermination de la
rentabilité propre (intrinsèque) de l’investissement et cela indépendamment des conditions de
financement. L’appréciation de la rentabilité d’un projet se fait à partir des flux de trésoreries
générées par ce projet, c’est-à-dire des flux d’investissement, d’exploitation et des flux de dés
investissement.
Ces flux sont déterminés à partir du tableau emplois/ressources (encaissements /
décaissements), ce tableau étant lui-même établi sur la base d’un certain nombre d’éléments
notamment la C.A.F (la capacité d’autofinancement), I0 (la dépense initiale) et la variation du
B.F.R (Besoin en Fonds de Roulement)
[Link] Détermination de la capacité d’autofinancement
Le tableau des comptes de résultats prévisionnel permet de déterminer les soldes de
gestion prévisionnels et aussi la CAF ; Ce tableau ne doit pas comprendre les coûts de
financement.

CAF =Résultat net+Dotations aux amortissements

18
HOUDAYER « Projet d’investissement : Guide d’évaluation financière, Edition ECONOMICA Paris 2006; P136.

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Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

[Link] Détermination des valeurs résiduelles d’investissements


Cette démarche opte pour une situation pessimiste pour la détermination de la rentabilité
de l’investissement.
Ces valeurs résiduelles sont des valeurs comptables, elles représentent la valeur comptable
nette de l’investissement.

Tableau n°03: La valeur nette comptable de l’investissement

N Investissement Amortissement V.N.C


0 I0
1 I1
2 I2
3 I3
4 I4
5 I5
Source: document interne de la banque
Investissement initial I0
Amortissement = ---------------------------------------
n

[Link]. Le tableau emplois/ressources avant financement


Ce tableau comprend l’ensemble des ressources et des emplois de l’entreprise .Il permet
déterminer les flux de trésorerie avant financement.
Ce tableau se présente comme suit:

V.N.C=Investissement initial– dotations aux amortissements

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Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

Tableau°04: tableau des emplois/ressources avant le financement

Années
Rubriques
0 1 2 3 4 5 … N
• Ressources
Capacité d’autofinancement
Valeur Résiduelle des
immobilisations
Récupération du B.F.R
Total des ressources
(1)
• Emplois
Investissement initial
Variation du B.F.R
Total emplois(2)
Flux de trésorerie
(1-2)
Source: document interne de la banque

[Link]. Appréciation de la rentabilité


Les flux que nous avons appris à déterminer à partir du tableau emplois/ ressources doivent
être analysés pour déterminer la rentabilité propre du projet. Parmi les nombreux critères de
rentabilité, on peut mettre en exergue le délai de récupération (D.R), le délai de récupération
actualisé (D.R.A), la valeur actuelle nette(V.A.N), l’indice de rentabilité (I.R) et les taux de
rentabilité interne (T.R.I).

A. Le délai de récupération (D.R)


Le délai de récupération est le seul critère déterminé à partir des flux de trésorerie
actualisés. Par le choix du taux d’actualisation dépend des données économiques de
l’environnement mais aussi de l’agent économique qui le choisit.
Le taux d’actualisation élevé revient à déprécier les valeurs futures et le taux
d’actualisation faible revient à attribuer à l’avenir une grande valeur (les valeurs futures seront
plus importantes).

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Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

Le D.R est la durée nécessaire pour égaler le montant de l’investissement .Il est calculé
comme suit:

D.R = n tel que I0=∑nt=1Ft

I0=Investissement initial.
F=Flux nets de trésorerie générés par l’exploitation.
T=Année.

Dans le cas où le D.R dégagé par la formule précédente n’est pas un nombre entier, il y’a
lieu de faire l’interpolation linéaire. Supposons que les flux de trésorerie cumulés sont négatifs
pendant l’année en et positive en n+1.
D.R= n+ [Flux cumulés en n ×12(mois)] / [Flux cumulés en n+flux cumulés en n+1]
-Les avantages du D.R
Le D.R présente des avantages:
-Permet de sélectionner un seul projet entre deux concurrents et dont les durées de vie sont égale.
-Permet de rejeter tout projet qui se situerait au-delà d’une durée arrêtée au préalable.
-Les inconvénients du D.R
Le D.R est un critère qui détermine la rapidité de récupération des fonds investis. C’est un
critère qui a beaucoup plus de liquidité que de rentabilité.
Le banquier doit néanmoins être conscient de ses inconvénients :
-Le coût des capitaux n’est pas pris en considération (flux non actualisés);
-Il ignore tous les flux ultérieurs à la récupération des fonds investis.
-Le délai de récupération actualise (D.R.A)
Il est impossible de comparer entre les dépenses d’investissement présentes et les recettes
d’exploitation futures .D’où l’intérêt d’actualiser tous les flux .L’actualisation consiste à la
détermination des valeurs présentes que générera le projet. Ce taux correspond, pour le banquier
,au coût moyen des différentes ressources de financement qui sont :
-Les fonds propres : Le coût des fonds propres ou la rémunération des actionnaires peut
présenter la rémunération procurée par un placement augmentée d’une prime de risque.
-L’emprunt : Le coût de l’emprunt correspond au taux d’intérêt réel; déduction faite des
économies d’impôts.

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Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

Le D.R.A est le délai nécessaire aux flux de trésorerie actualisés pour assurer le recouvrement du
capital investi.

I0= ∑t=1nFt/(1+i)n

Où: n : Délai de récupération ;


i: Taux d’actualisation représentant le coût d’utilisation des fonds;
F: Flux de trésorerie;
N: Année.

L’avantage du D.R.A est comme le D.R, le D.R.A est un critère de sélection et de rejet.
L’inconvénient du D.R.A est qu’il ne prend pas en compte les flux postérieurs au recouvrement du
capital investi.

La valeur actuelle nette : (V.A.N)


La V.A.N correspond aux flux nets de trésorerie actualisés cumulés sur toute la durée de
vie de l’investissement.

V.A.N=∑ Flux nets de trésorerie actualisés

• Les avantages de la V.A.N


✓ La V.A.N est aussi un critère de rejet (tout projet qui affiche une V.A.N négative
est rejeté) et un critère de sélection (entre deux projets concurrents, on retiendra celui qui
possédera la V.A.N supérieure).
✓ La V.A.N prend en compte le coût des ressources et les flux sont pris en
Considération sur toute la durée de l’investissement

55
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

• L’inconvénient de la V.A.N
La V.A.N ne peut-être utilisée comme critère de choix entre des investissements concurrents
que si la taille (fonds initiaux) et la durée de vie des investissements à comparer sont identiques.
• Remarque :
Ici la V.A.N est dite économique parce qu’elle est calculée sans frais financiers (sans charges
d’intérêt sur emprunt), V.A.N par rapport aux fonds propres de l’entreprise.

L’indice de profitabilité (I.P)


L’indice de profitabilité est venu pallier l’une des insuffisances de la V.A.N qu’est
l’impossibilité de comparer entre deux projets de tailles différentes. L’I.P correspond à ce que
rapporte un dinar investi

I.P =Valeur actualisée de tous les flux/Investissement initial

-L’avantage de l’I.P
Un projet affichant un indice de profitabilité supérieur à un (01) est rentable. Entre deux
projets concurrents, le projet le plus rentable est celui qui affiche l’I.P le plus élevé.

-L’inconvénient de l’I.P
L’I.P ne résout pas réellement le problème de différence de taille car où le projet le plus
petit (dégage une V.A.N la plus faible) obtient l’I.P le plus élevé, le choisir suppose que le
capital différentiel entre les deux projets pourra être investi et procurera une V.A.N au moins
égale en valeur au différentiel de V.A.N.

56
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

B. Le taux de rentabilité interne (T.R.I)


Les flux de trésorerie faiblissent à mesure que le taux d’actualisation augmente. Par
conséquent, la V.A.N diminue au fur et à mesure que le taux d’actualisation croit jusqu’à
ce qu’elle s’annule ; c’est justement le taux de rentabilité interne (T.R.I). Donc, le T.R.I
est le taux d’actualisation qui annule la valeur de la V.A.N. La formule usuelle du taux de
rentabilité interne est la suivante:

∑n t-1 + Ft /(1+r)t= 0

I: Le total investissement
Ft : Le flux d’exploitation périodique généré par l’investissement
r : Le taux de rentabilité interne recherché
C’est le taux qui égalise le coût d’investissement et les recettes d’exploitation.
Apprécions cela sur un schéma :
VAN

Taux d’actualisation
TRI

57
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

Calcul du T.R.I
Le T.R.I est déterminé par itération successive. Il s’agirait de déterminer deux V.A.N dont les signes
sont différents et correspondant à des taux d’actualisation dont la différence n’excède pas deux(02)
points .Il conviendrait ensuite de faire une interpolation.

Avantages du T.R.I
Le T.R.I donne la rentabilité du projet en fonction de ses données intrinsèques. Il procure à ce
titre la possibilité de classer plusieurs projets concurrents et de pouvoir opter pour l’un des deux.

-Appréciation du T.R.I
Pour apprécier le T.R.I. on peut se référer à trois repères classés par ordre d’importance.
-Le taux d’actualisation : Le minimum pour un T.R.I c’est d’être supérieur au taux d’actualisation
pour pouvoir disposer d’une V.A.N positive.
-Le coût des capitaux: Le T.R.I doit être aussi supérieur au cout de l’argent pour espérer avoir des
gains appréciables.
-L’objectif de l’entreprise: L’entreprise peut avoir dans sa stratégie de ne pas investir dans des
projets dont le T.R.I est inférieur à un seuil fixé au préalable.
La V.A.N et le T.R.I sont les deux critères les plus utilisés pour apprécier la rentabilité d’un
projet. Cependant ils leurs arrivent de fournir des informations contradictoires.
Ces situations où la V.A.N et le T.R.I ne se rejoignent pas dans leurs conclusions sont assez
rares, mais si elle venait à exister il y’aurait lieu de corroborer les réponses fournies par les deux
critères par d’autres.

3.2.2.Étude après financement


L’étude après financement a pour objectif de déterminer l’impact du financement sur la
rentabilité du projet et de mettre en place les conditions de crédits les plus adéquates. Cette étude
intègre le plan de financement, notamment les frais financiers et les dotations aux amortissements
des charges d’intérêts sur emprunt.
L’étude est faite sur les flux de trésoreries déterminés à partir du tableau emplois / ressources
(encaissements / décaissements) après financement.

58
Chapitre II : Le crédit d’investissement et gestion de risque

[Link]. Tableau emplois/ressources après financement


Il permet de déterminer le total des emplois et les flux de la trésorerie.

Tableau n°05: tableau emplois/ressources après financement.

Rubriques Années
0 1 2 3 4 … N
Ressources
Capacité d’autofinancement
(CAF).
Valeur résiduelle de
l’investissement(VRI).
Récupération du B.F.R.
Emprunt.

Total des ressources(1)


Emplois
Investissement initial
Variation du B.F.R.
Remboursement du
principal.
Total emplois(2)
Flux de trésorerie (1-2)
Flux de trésorerie cumulés

Source : document interne de la BNA

Le tableau emplois/ressources ne doit présenter au niveau d’aucune année une trésorerie


cumulée négative. Auquel cas, cela voudra dire que des emplois risquent de ne pas être couverts et
peuvent constituer un risque sérieux pour la concrétisation de l’investissement.
Pour y remédier, il y a lieu de:
-Revoir à la hausse la période de remboursement;
-Revoir le schéma de financement.
[Link]. APPRECIATION de la rentabilité après financement
Il s’agit de comparer entre la V.A.N économique et la V.A.N globale pour pouvoir se décider
du mode de financement, donc dans cette appréciation on va intégrer les charges d’intérêts sur
emprunt.
D’où la comparaison entre la rentabilité économique et la rentabilité financière du projet.

59
Chapitre II : Le crédit d’investissement et la gestion de risque

- Principes
La rentabilité économique d’un investissement est évaluée à partir des Flux Nets de
trésorerie générés par l’investissement, hors financement.
La rentabilité financière d’un investissement inclut à la fois :
-Sa rentabilité économique;
-Le coût du financement envisagé (emprunt, crédit-bail par exemple).
-La Valeur Actuelle Nette globale est donc égale à la somme de:
La Valeur Actuelle Nette économique,
La Valeur Actuelle Nette du financement .Donc,

VAN globale=VAN économique+VAN financement

✓ Si on trouve une VAN de financement par emprunt négative, la VAN


économique aura diminuée, ça veut dire que l’emprunt n’est pas rentable, autrement dit, il
n’est pas intéressant par rapport à l’autofinancement, donc, il faudra renoncer à l’emprunt.
✓ Si on trouve une VAN de financement par emprunt positive, ça veut dire que
L’entreprise aura améliorée sa VAN économique, le projet aura été rentable et
l’emprunt intéressant.
Donc, si l’entreprise aura à choisir entre «S’autofinancer » et «Emprunter », elle emprunte.

60
Chapitre II : Le crédit d’investissement et la gestion de risque

Nous avons essayé à travers ce chapitre d’illustrer le différent mode de financement


des investissements qui sont généralement des crédits à moyen et long terme. La durée du
crédit diffère d’un projet à un autre, selon l’investissement à financer, soit léger, pour les
équipements de production, ou lourd pour les constructions. Ce dernier type de crédit est
moins pratiqué par nos banques commerciales en raison de l’absence de ressources
permanentes.
Le crédit d’investissement engendrent des risques importants pour le banquier du
moment que les prévisions sont d’autant plus difficiles que le terme éloigné.
En effet, lorsque le banquier accepte de financer un investissement, il s’associe
avec l’entreprise pour une longue durée, et dans ce cas là, les facteurs humains et
économiques revêtent une importance beaucoup plus grande que pour le crédit
d’exploitation.
Pour assurer une bonne issue de ce type de crédit, le banquier se doit de mener une
étude minutieuse et approfondie de la demande de crédit, tout en analysant les capacités de
l’entreprise à dégager des résultats permettent le remboursement du crédit à terme.

61
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

Apres avoir vu et présenter la PME et les contraintes d'accès au financement bancaire,


nous allons consacrer se dernier chapitre à l'étude d'un cas pratique pour illustrer et voir la
façon de traitement des dossiers de demande des crédits d'investissement.
Ainsi, nous allons suivre dans ce chapitre les projets soumis à l’étude, depuis le
dépôt du dossier, jusqu'à l'établissement final de la demande de crédit et la mise en place
de celui-ci, mais avant de traiter le dossier de crédit, nous présenterons l'institution auquel
a été soumise la demande d'octroi de crédit qui est la BNA.
Notre étude sera organisée en (3) sections.
Dans la première section nous allons présenter la Banque National d'Algérie
(BNA), la deuxième section portera sur étude d’un dossier de demande de crédit
d'investissement, et la troisième section est réservée à une étude de la BNA durant la crise
sanitaire covid19.

62
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

Section 1: Présentation de la Banque National d'Algérie (BNA)


Le paysage bancaire Algérien se compose d’une multitude de banque public et privés ,
parmi ces banques on retrouve la banque national d’Algérie qui est un acteur majeur du
système financier Algérien.
1.1. Historique de la BNA
La banque nationale d'Algérie a été la première banque commerciale créée suite à la
réorganisation du système bancaire par les pouvoirs publics.
Cette réorganisation a été rendu nécessaire compte tenu de la situation de notre pays à
l'indépendance.
A cette étape, on pouvait compter dans le pays pas moins d'une vingtaine de banques
contrôlées par des français, ces banques devaient se montrer réticentes quant à la
participation active dans le financement de l'activité économique, notamment dans une
économie socialiste.
La réorganisation du système bancaire algérien a commencé en 1966, avec la
nationalisation des banques étrangère et la création des banques qui viennent ainsi élargir
le secteur bancaire.
-La banque central d'Algérie (BCA) créé le 13/12/1962
-La caisse algérienne de développement (CAD) créé le 07/05/1963 et a prit l'appellation
de banque algérienne de développement (BAD) le 30/06/1971
La BNA a été créé juste après le 13/06/1966. Exerçait toutes les activités d'une
banque de dépôt. En outre, elle détenait le monopole du financement de l'agriculture,
jusqu'à mars 1982 date à laquelle les pouvoirs publics ont décide de l'opportunité de mettre
en place une institution bancaire spécialisée ayant pour vocation principale la prise en
charge du financement et la promotion du monde rural. Ainsi, a été créé la banque de
l'agriculture et du développement rural (BADR) à partir de la restructuration de la BNA.
Les différents reformes économiques, ont donné lieu à des changements importants
au sein de l'organisation et des missions des banques en général.
Au plan interne, ces reformes ont donné lieu à une série d'action multiformes, tant
sur le plan institutionnel et organisationnel (mise en places des organes statutaires et
réorganisation des structure de la banque), de la gestion des crédits (application des règles
prudentielles et assainissement du portefeuille) et de l'enrichissement subséquent des
instruments de gestion des ressources humaines.
Ces actions, soutenues, ainsi que la situation et les performances de l'institution, ont
fait que, par délibération du conseil a obtenu son agrément la monnaie et du crédit du
05/09/1995, la BNA a obtenue son agrément.
le capital social de la BNA a été augmenté le 28/10/2002 passant de 8 milliard de
DA à 14.6 milliard de DA et se situe à l'autorisation du CMC.

63
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

-Présentation de la Direction régional d’exploitation BNA 183 TIZI OUZOU


-L’organisation et le fonctionnement de la Direction Régionale d’Exploitation
La Direction régionale d’exploitation de Tizi-Ouzou, regroupe 11 agences sur 3 Wilaya du
centre.
Wilaya de Tizi-Ouzou
1- Agence AP Tizi-Ouzou 581 sise : Avenue Abane Ramdane 15 000.
2- Agence AP Tizi-Ouzou 583 sise : carrefour du 20 Avril Immeuble Kessi Nouvelle Ville
15007.
3- Agence LES OUADHIAS 582 sise : Cité des 104 logements Bâtiment A N°1 15016 Les
OUADHIAS.
4- Agence BOGHNI 577 sise : 03, rue des frères Mammeri 15003 BOGHNI.
5- Agence LARBAA-NATH-IRATHEN 578 sise : Avenue Abane Ramdane 15006 LARBAA-
NATH-IRATHEN.
6- Agence AZAZGA 462 sise : Boulevard Ahmed ZAIDAT 15001 AZAZGA.
7- Agence DRAA-BEN-KHEDDA 584 sise : rue Abane Ramdane 15004 DRAA-BEN-
KHEDDA.
Wilaya de Boumerdes :
8-Agence DELLYS 642 sise : Cité les Jardins 35004 DELLYS.
9-Agence BORDJ-MENAIEL 643 sise : Rue LARBI BOUALEM BORDJ MENAIEL
35001.

Wilaya de Bouira :
10-Agence LAKHDARIA 576 sise : Cité 210 Logements , LAKHDARIA.
11-Agence BOUIRA 460 sise : Rue GUETTAF SEDDIK 10 000 BOUIRA.
Source : Document interne de la Direction Régional d’Exploitation.

- Attribution de la Direction régionale d’exploitation en matière de crédit


Les agences principale, dispose d’un comité pouvant statuer sur la suite à donner aux
dossiers de demande de crédit qui lui sont remis dans la limite de la cote d’agence qui est
de 5000000,00 DA pour les crédits d’exploitation et de 2000000,00DA, pour les crédits
d’investissement.
Au delà de cette cote les dossiers de crédit sont transmis à la direction régionale
d’exploitation (DRE).

64
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

1.2. Missions et Objectifs de la BNA


A. Les missions de la BNA
Comme on l'a déjà cité, la BNA exerce toutes les activités d'une banque de dépôts : elle
assure notamment le service financier des groupements professionnels et des entreprises,
elle traite toutes les opérations de banque, de change et de crédit dans le cadre de la
législation et de la réglementation des banques et peut notamment :
- Recevoir du public des dépôts de fonds, en compte ou autrement, remboursable à vue, à
terme ou à échéance fixe, émettre des bons et des obligations : emprunts pour les besoins
de son activité.
- Effectuer et recevoir tout paiement en espèce, par chèque, virements, domiciliation, lettre
de crédits et autres activités de banques.
- Consentir sous toute forme de crédits, prêts ou avances avec ou sans garanties.
- Exécuter, en y attachant ou non sa garantie, toute opération de crédit pour le compte
d'autres institutions financières ou pour le compte de l'Etat, répartir toutes les subventions
sur fonds publics et en surveiller l'utilisation.
- Payer en lieu et place du débiteur toutes créances avec subrogation dans les droits et rang
du créancier.
- Souscrire, escompter, prendre en pension ou acheter tout effet de commerce : bons,
annuités et valeurs émis par le trésor public ou par les collectivités publiques ou semi-
publiques et en général tout engagement à échéance fixe transmissible à ordre résultant
d'opération faite par tout établissement et administration publique.
- Financer par tous modes les opérations de commerce extérieur.
- Recevoir en dépôts tous titres et valeurs.
- Recevoir ou effectuer tous paiements et tous recouvrements des lettres de change, billets
à ordre, chèques, warrants, coupons d'intérêts ou de dividendes, titres remboursables ou
amortis, factures et autres documents commerciaux ou financiers.
- Louer tous les coffres et compartiments de coffres.
- Servir d'intermédiaire pour l'achat, la souscription ou la vente de tous effets publics,
actions, obligations, plus généralement, de toutes les valeurs mobilières, ainsi que des
métaux précieux.
- Procéder ou participer à l'émission, à la prise ferme, à la garantie, au placement, ou à la
négociation de toutes valeurs mobilières, soumissionner tout emprunt public ou autres,
acquérir, aliéner ou nantir toutes valeurs mobilières, assurer les services financier de tout
titre.
- Traiter toutes les opérations de change, au comptant ou à terme, contracter tous
emprunts, prêts, nantissements, report de devises étrangères.

65
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

B. Les objectifs de la BNA


La réaction des fonctions bancaires ainsi que le mode de fonctionnement des
entreprises jouent un très grand rôle dans l'évolution de l'économie du pays.
En relation avec cette évolution, la banque nationale d'Algérie a pour objectifs de :
- s'adapter aux règles de la commercialité dans ses rapports avec sa clientèle commerciale
qui connaît déjà de profonds changements dans ses structures et son organisation.
- Améliorer sa rentabilité via un accroissement des ressources, contrepartie des crédits et
par la promotion des services qui directement ou indirectement peuvent encore augmenter
d'avantage cette rentabilité.
- La préservation de ses propres équilibres.
- Respecter les règles de gestion providentielle afin de créer de la monnaie, du crédit, des
changes et les conditions les plus favorables à un développement ordonné de l'économie
nationale.
1.3. Organisation de la BNA
1.3.1. A L’échelle nationale
L’agence bancaire constitue la cellule de base de l'institution, c'est au niveau de cette
dernière que se traite l'ensemble des opérations bancaire avec la clientèle.
de par son implantation décentrée, son organisation et les moyens humains et
matériels mis à disposition, l'agence est chargée par la direction générale de mener toute
action qui favorise l'accroissement des ressources de la banque et le développement du
portefeuille clientèle.

66
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

La BNA compte dans son organisation 5 divisions:


- Division international.
- Division des engagements.
- Division de l'exploitation et de l'action commerciale.
- Division gestion des moyens matériels et ressources humaines.
-Division organisation et systèmes d'information.
Chaque division comporte plusieurs directions générales;
Au plan régional, la BNA dispose de dix sept (19) réseaux d'exploitation régionaux:
1. Direction du réseau d'exploitation Alger (Zirout Youcef).
2. Direction du réseau d'exploitation Alger( ELBIAR)
3. Direction du réseau d'exploitation Alger EST I ( pins maritimes)
4. Direction du réseau d'exploitation Alger EST II (Rouiba)
5. Direction du réseau d'exploitation Annaba
6. Direction du réseau d'exploitation Bechar
7. Direction du réseau d'exploitation Blida
8. Direction du réseau d'exploitation Chelef
9. Direction du réseau d'exploitation Constantine
10. Direction du réseau d'exploitation Kolea
11. Direction du réseau d'exploitation Mostaganem
12. Direction du réseau d'exploitation Oran
13. Direction du réseau d'exploitation Ouargla
14. Direction du réseau d'exploitation Setif
15. Direction du réseau d'exploitation Tizi Ouzou
16. Direction du réseau d'exploitation Tlemcen
17. Direction de réseau d’exploitation Bejaia
18. Direction de réseau d’exploitation Sidi Bel Abass
19. Direction de réseau d’exploitation Tebessa

67
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

Schéma n°02: l'organigramme de la BNA S.C.I -104-

A- P.D.G D.E.J.C -130-


SYNDICAT
NATIONAL
D'ENTREPRISE D.G.R -119-

D.A.R -118-
SECRETARIAT
GENERAL I.G -110-

I.R BLIDA -141-

I.R EL BIAR -144-

I.R CONSTANTINE -142-

I.R ORAN -143-

D.E -106 D.O.S.I -108- [Link] -109- D.G.M.M.R.H -107- [Link] -111-

DGE 113 DC 120 DER 6163 DPRS 143 DRICE 133

DPME 177 DPO 173 DMC 137 DF 170 DMFE 100

DCPS 116 DI 121 DSERC 139 DPP 160 DOD 101

DRG 103 DIMPE 122 DMG 130


DMF 176 CGOS 132

DIRECTION RESEAUX D'EXPLOITATION

DIRECTION C

DPAC DC D CELLULE

AGENCE
SECRETARIAT
DIRECTION COMPARTIMENT ANIMATION
CAISSE/PORTEFEUILL
E DIRECTION ADJOINT
COMPARTIMENT ETUDE ET
COMEX ANALYSE DES RISQUES
68

Source : document interne de la banque


Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

1.3.2. A L’échelle locale


La Direction du réseau d’exploitation (DRE 183 Tizi-Ouzou).
La Direction du réseau d’exploitation de Tizi-Ouzou se compose de 5 départements qui
sont :
1-Le Département Promotion et animation commerciale.
2-Le Département Crédit.
3-Le Département Juridique et Contentieux.
4-Le Département Contrôle.
5-Le Département Gestion Administrative et Budget.
En plus des département nous avons le secrétariat et la cellule informatique rattaché
directement a la Direction.
Notre stage pratique s’est déroulé au niveau du Secteur Administratif et suivi des crédit
rattaché au département Crédit

1.4. Présentation du service crédit de la BNA


- Le service crédit
Le service crédit est chargé d’étudier les dossiers de crédit, évaluer les risques et
proposer des solutions de financement au comité de crédit.
A- Ses missions sont :
- Réunir tous les éléments nécessaires à l’étude et à l’appréciation de la demande de
Crédit du client.
- Mettre en place les crédits, les suivre et adresser des comptes rendus périodiques à la
direction générale, à la direction du contrôle et le suivi des engagements, Inspection
générale, D.E.G.
- Assurer le recouvrement des créances.

69
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

Schéma N°03 L’organigramme de la Direction du réseau d’exploitation se présente comme suit :


Secrétariat Directeur Cellule informatique

Département gestion
Département Département Département Département
administrative et
promotion et crédit juridique et contrôle
budget
animation contentieux
commerciale

Service ressources
Secteur Secteur études et Secteur Secteur humaines
Animation analyses des risque juridique et sédentaire
commerciale contentieux
Section recrutement,
Secteur formation et gestion
Secteur des carrières
Secteur suivi de administration et Secteur
itinérant
l’activité suivi des crédits recouvrement des
commerciale créations Section paie et
relation sociales
Secteur contrôle
comptable Service budget et
moyen matériels

Section
assurance et
gestion des biens

Section
équipement,
économat et
archivage
Liaison hiérarchique
Section budget et
Liaison fonctionnelle gestion comptable

Assistant de sécurité
Source : document de la banque
Ingénieur technique

70
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

Section2 : Etude d’un dossier de demande de crédit d’investissement


Afin de mettre en pratique les techniques d’étude et d’analyse développées
précédemment, une illustration par un cas pratique nous semble être le meilleur moyen. Pour ce
faire, nous allons montrer la procédure d’étude d’un dossier de crédit d’investissement traité au
niveau de la Direction d’exploitation de Tizi-Ouzou.
Cette section est donc consacrée à l’étude d’un dossier relevant de l’investissement et
dont la demande est introduite par une grande entreprise privée des soins médicaux. Durant tout
notre stage pratique, au sein de la banque, nous étions tenues au secret professionnel. Pour cette
raison, les dénominations sociales et les noms des promoteurs ont été supprimées.
2.1. Présentation du projet et du crédit sollicité
L’objectif et la motivation de l’investissement portent sur l’acquisition d’un matériel
d’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM), destiné aux besoins du laboratoire d’anatomie
pathologiques qui servira au renouvellement du matériel déjà existant.
Ce nouveau matériel permettra une amélioration du délai en matière d’analyses en
histopathologie ainsi que leur fiabilité.
Ces investissements s’inscrivent justement dans le cadre de la stratégie de la clinique
visant ainsi à s’équiper de l’ensembles des équipements nécessaires pour la prise en charge totale
des malades, sans pour autant solliciter les services externes (en dehors de la clinique).
La demande est introduite par un établissement sanitaire sous la forme individuelle, le projet est
entré en activité depuis 1999.
Les disciplines exercées au sein de cette clinique, sont:
- Gynécologie ;
- Chirurgie générale ;
- Coello chirurgie ;
- Orthopédie ;
- Traumatologie ;
- Urologie ;
- Néphrologie- Hémodialyse ;
- Chirurgie cardiaux - vasculaire ;
- Pédiatrie ;
- Vaccination / PMI ;
- Neurologie ;
- Chirurgie Maxilo - faciale ;
- Anesthésie,

71
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

- Réanimation ;
- Médecine interne ;
- Endoscopie digestive ;
- Rhumatologie ;
- Psychologie enfants- adultes.
Pour se faire, la clinique s’est dotée de plusieurs laboratoires fonctionnant 24/24, soit :
Un laboratoire d’analyses médicales ;
Un laboratoire de radiologie : Scanner, échographie, mammographie, radio panoramique
dentaire et radiographie générale ;
Un laboratoire d’anatomie pathologique et cytologique.
Une salle de rééducation bien équipée est aussi opérationnelle au sein de la clinique depuis sa
création.
La Nature et le type de la facilité est un crédit à moyen terme (CMT) (en cours) d’un
montant de 90 000 KDA (au 01/01/2015), est d’une durée de 60 mois dont 12 mois de différé,
pour l’acquisition d’un scanner. Parmi les garanties (recueillies) : le nantissement du matériel, et
le DPAMR + avenant de subrogation au profit de BNA. Pour une échéance du : 31/12/2019. Le
coût global du projet s’élève à 128 700 KDA.
2.2. Constitution du dossier
Le dossier de l’étude est constitué des pièces suivantes :
Demande de crédit (voir annexe n°1) ;
Une décision d’octroi d’avantage A.N.D.I ;
Étude technico-économique ;
Copie des statuts de la clinique ;
Facture pro forma des équipements ;
Copies des actes de propriété des terrains et des locaux ;
Devis quantitatif et estimatif des constructions et permis de construire y afférant ;
Bilan d’ouverture ;
Bilans et T.C.R prévisionnels.

2.3. Étude de la viabilité du projet


Elle consiste à analyser l’étude technico-économique du projet afin de mesurer les risques
et qui doit comporter les renseignements suivants :
L’étude technique ;
L’étude économique ;

72
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

L’étude financière.

I-Étude technique

Présentation des actionnaires et de l’activité

A) Objet de la transaction

Financement d’un investissement.

B) Destination des fonds prêtés et modalités de mise à disposition

Acquisition de divers matériels de laboratoire et une ligne Facilité de Caisse.


C) L’origine des fonds de remboursement

L’emprunteur rembourse son emprunt par les flux nets de trésorerie (F.N.T) générés par ce
projet, (Cash- flow).
D) Employés

L’effectif de la clinique est de 73 employés à titre permanents dont 07 spécialistes, 04


médecins généralistes, 03 radiologues, 06 laborantins, 22 techniciens polyvalents, 10 infirmiers
et infirmières, 10 administrateurs, 03 démarcheurs, 12 femmes de ménage, 04 chauffeurs et 02
gardiens.
La clinique fait appel à des intervenants externes dans certains cas d’urgences
chirurgicales, ou dans d’autres disciplines pour lesquels la clinique ne dispense pas d’emplois
permanents, des blocs sont loués par la même occasion à ces spécialistes (psychologues,
orthophonistes, ORL,… etc.).

Localisation du projet
Le siège de la clinique se trouve à la nouvelle ville de la wilaya de Tizi-Ouzou.
La bâtisse abritant son activité est érigée sur un lot de terrain d’une superficie totale de
1720 m² acquise auprès de l’OPGI de Tizi-Ouzou en 1994.
En 2001, M « xxx » a acquis une autre parcelle de terrain d’une superficie de 825 m²
mitoyenne à la première et servant aux besoins d’extension de la clinique.
La clinique est bâtie sur 7 niveaux avec une superficie de 800 m² par niveau. 5000 m² sont bâtis.

73
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

Structure de l’investissement
Le programme de l’investissement se résume comme suit :

-Les infrastructures
Les terrains et les bâtiments de production sont prêts pour recevoir les équipements. Ces derniers
ont fait l’objet d’une expertise.

-Moyens matériels

La clinique « xxx » est dotée d’équipements et de matériel nécessaire à l’exercice de son


activité dans les diverses disciplines énumérées supra.
La clinique est d’une capacité d’accueil de 90 lits dont 30 lits destinés à l’hospitalisation
et le reste pour le service d’hémodialyse. Elle est dotée d’une bâche à eau de 120 000 litres, des
extincteurs à chaque niveau, d’une chaufferie, d’un poste transformateur d’une capacité de 360
KVA et d’une morgue.
La clinique est aussi équipée d’un ascenseur et des issues de secours au niveau de chaque
étage. Une climatisation centralisée y est aussi installée.
Les salles d’attente et les chambres des malades sont équipées de toutes les commodités
garantissant un confort optimal à ces derniers.

-État des préparations


- Les travaux de génie civil ont été terminés ;
- Les terrains sont disponibles pour recevoir la machine ;
- La consultation des fournisseurs a eu lieu comme l’atteste des factures pro forma.
-Impact du projet
Participation à la résorption du chômage en créant des postes ;
Le patient pourra effectuer l’ensemble des examens médicaux et des radiographies sur
Place, ce qui lui fait gagner du temps et lui évite des déplacements en dehors de la
Clinique.
Répondre à une demande des clients, de plus en plus importante ;
L’activité ne présente pas de danger sur l’environnement.

74
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

- Avantages obtenus
Comme l’atteste la décision A.N.D.I, le projet bénéficie, au titre de la période de
réalisation et pour une période de 9 mois et 6 jours soit (280 jours), de :
Exemption du droit de mutation à titre onéreux, pour toutes les acquisitions immobilières
effectuées dans le cadre de l’investissement ;
Franchise de T.V.A pour les besoins et services, entrant directement dans la réalisation de
l’investissement, qu’ils soient importés ou acquis localement.
Application du taux réduit en matière de droit de douanes pour les biens importés, entrant
dans à la réalisation de l’investissement.
Au titre de l’exploitation et pour une période de cinq (05) ans, il bénéficie de :
- L’exonération de l’impôt sur les bénéfices des sociétés et de la taxe sur l’activité sur l’activité
professionnelle, pour une durée de 3 années.
II- L’étude économique
1. Étude de marché
La clinique « xxx » intervient dans diverses disciplines ayant trait à la santé et à la
psychologie de la famille. Étant la première clinique privée sur la place de Tizi-Ouzou, elle a pu
se faire une grande notoriété et qui dépasse les frontières de la région. Ainsi, elle s’est constituée
une importante clientèle privée et publique fidèle et de plus en plus importante dans les diverses
disciplines.
Son objectif est à ce que le patient puisse effectuer l’ensemble des examens médicaux et des
radiographies sur place ; ce qui lui fait gagner du temps et lui évite des déplacements en dehors
de la clinique. Ceci présente un atout capital pour la clinique afin de fidéliser sa clientèle et
veiller à leur satisfaction.
2. Étude commerciale
Clients : La clientèle de la clinique « xxx » est constituée principalement des patients de la
wilaya de Tizi-Ouzou, Boumèrdes, Bouira et des régions limitrophes.
Par ailleurs, la clinique signe des conventions, dans diverses disciplines, avec divers organismes
et établissement, notamment les Douanes, l’ENEL, l’Université et la maison d’arrêt de Tizi-
Ouzou.

75
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

3. L’étude financière du projet


3.1. Coût et financement du projet
Coût de l’investissement (en K DA)
- Frais de l’établissement…………………………….0
- Valeurs incorporelles………………………………38
- Terrain ………………………………………….2 374
- Bâtiments……………………………………….77309
- Équipements de production……………………144724
- Matériel de transport…………………………....11790
- Équipements de Bureau………………………….3478
- Agencements installations……………………...27952
- Agencements installations…………………………..0
- Cautionnements versés…………………………..1593
3.2. Structure de financement
- Apport des promoteurs…………………………..38 700 (30% du coût total)
- Emprunt bancaire………………………………..90 000 (70% du coût total)
Le financement de l’acquisition est souhaité sous forme de crédit externe en dollars, relayé par
un CMT dinars, remboursable sur 5 ans dont une année de différé de remboursement.

La demande de concours externe atteindra 70% du total de l’acquisition TTC :


ELEMENTS MONTANTS
CMT 90 000
APPORTS EN FONDS PROPRES 38 700
TOTAL 128 700
Source : Document interne de la banque
Conclusion de l’étude de la viabilité
L’étude de la viabilité du projet nous a fait relevée les remarques suivantes :
- Le projet s’inscrit dans un cadre général de développement ;
- Localisation favorable à l’activité projetée ;
- Impact favorable au développement de la santé ;
- Travaux de génie civil terminé ;
- Moyens de production moderne ;

76
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

- Un marché très porteur.


Selon les données ci-dessus, le projet ne rencontrera pas de difficultés, et une fois réalisé, le
projet sera viable.
3.3. Analyse de la rentabilité du projet avant frais financier
Les flux nets de trésorerie que nous allons déterminer à partir du tableau encaissement /
décaissements doivent être analysés pour déterminer la rentabilité propre de l’investissement.
Mais au préalable, il est nécessaire de maitriser la notion d’actualisation qui consiste à actualiser
tous les flux au présent pour pouvoir les comparer. Une dépense ou une recette enregistrée au
début de l’année 2015, n’est pas identique à une dépense ou une recette constatée en année 2019.
3.3.1. Chiffre d’affaires prévisionnel
L’activité de la clinique consiste en l’accomplissement d’actes chirurgicaux, mais chaque
intervention nécessite des préliminaires préopératoires et un suivi postopératoires.
Pour explorer par ses propres moyens les interventions du service de chirurgie et avoir
une indépendance vis-à-vis des prestataires externes, les dirigeants ont fait de l’acquisition de cet
équipement performant une priorité.
Le plan de charges du matériel serait saturé à 80% entre les besoins internes et externes
soit, un nombre d’actes standards journaliers 9 fois par jours à raison d’un prix moyen de
10000 dinars par acte. (10000 × 9 = 90000 dinars par jours).
Pour 280 jours ouvrables annuels et une recette moyenne journalière de 90000, l’équipement
générait un chiffre d’affaires annuel de 280 × 90 = 25 000 000 dinars, soit
25 000 KDA.
Les prévisions d’activité de l’établissement s’inspirent du volume actuel d’activité et de
l’augmentation du chiffre d’affaires induit par les services de ce matériel.
Pour la première année d’exploitation du nouvel équipement, il est prévu d’augmenter le chiffre
d’affaires de 10% par rapport au dernier exercice connu. La progression pour les quatre suivants
serait de l’ordre de 10%
- Le CA année 2014 = 222 000 KDA DA.
- Le CA année 2015 = 222 000 KDA Da X 1.1+25 000 DA = 269 200 arrondi à 270 000 KDA.
- Le CA année 2016 = 270 000 + (0.1X 270 000)
= 270 000 (1 + 0.1)
= 270 000 (1.1) = 297 000

77
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

Tableau N°06 : la réparation des chiffres d’affaires prévisionnel


KDA
ELEMENTS 2015 2016 2017 2018 2019
CHIFFRES 270 000 297 000 326 700 359 370 395 307
D’AFFAIRES
TOTAUX 270 000 297 000 326 700 359 370 395 307
Source : document interne BNA 183

Commentaires
On remarque que le chiffre d’affaires de cette entreprise augmente chaque année, ça
prouve que l’activité de l’entreprise est en croissance.
3.3.2- Calcul des flux nets de trésorerie avant financement (sans frais financiers)
(V.A.N économique)
Pour apprécier la rentabilité de ce projet il y a lieu de déterminer les flux de trésorerie
prévisionnels de cet investissement (tableau emploi/ressources). Pour la détermination des flux
de trésorerie annuel , il y a lieu de connaitre la capacité d’auto financement (CAF) du projet
entré en exploitation.

CAF= Résultat Net+datations aux amortissements


BFR= 10% du Chiffres d’Affaires
FNT=Encaissements-Décaissements

Ressources (Encaissement)
A- La capacité d’autofinancement (CAF) avant financement :
La capacité d’autofinancement (CAF) désigne l’ensemble des ressources générées par
l’activité de l’entreprise.
Elle se calcule à partir du résultat Net (RN) généré par l’entreprise , mais aussi à partir des
dotations aux amortissements.
A-1- Résultat Net :
A-1-1-Calcul de l’excédent brut d’exploitation :

78
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

Tableau N°07 : l’excédent brut d’exploitation


Année
2015 2016 2017 2018 2019
Désignation
Chiffres d’affaires 270 000 297 000 326 700 359 370 395 307
Production vendue - - - - -
Prestation fournie 270 000 297 000 326 700 359370 395 307
Autres produit d’exploitation - - - - -
Produit d’exploitation 270 000 297 000 326 700 359 370 395 307
Achats 148 500 163 350 179 685 197 654 217 419
Variation de stocks matériels, - - - - -
Marchandise.
Marge brut 121 500 133 650 147 015 161 716 177 888
Autre charge externe (Hors crédit 1 750 1 950 2 150 2 350 2 550
bail).
Variation provision d’exploitation, - - - - -
transfert charge de production
Valeur ajoutée corrigée 119 750 131 700 144 865 159 366 175 338
Frais du personnel 52 188 57 163 61 625 67 813 73 250
Impôts et taxes 5 550 6 100 6 704 7 367 8 106
Frais divers 7 070 780 840 900 960
Transfert de charges d’exploitation - - - - -
EBE 54 942 67 657 75 696 83 286 93 022
Source : documentation BNA 183

Commentaires
On remarque que l’entreprise dégage un excédent brut d’exploitation (EBE) Progressif
d’année en année, et malgré que ses charges d’exploitation (frais du personnel, impôts et taxes)
ne cessent d’augmenter, durant la durée de vie du projet, la valeur ajoutée est restée positive.
Calcul des dotations aux amortissements
Pour calculer les dotations aux amortissements, nous avons un amortissement linéaire
pendant toute la durée de l’investissement, c’est-à-dire des 5 années :
– Dotations aux amortissements = ୐investisement initial = 128700 =25 740 KDA
'
durée de vie de l’investissement 5

79
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

– Commentaires
L’amortissement est constant, consistant à répartir le montant de l’investissement de manière
égale à travers les 5 ans «25 740 KDA».

Calcul du résultat net (RN)

RN=Résultat brut avant impôt– IBS

Résultat Brut avant impôt=Résultat d’exploitation –Frais financiers

Résultat d’exploitation=EBE –Dotations aux amortissements

Tableau N°08: Le calcul du Résultat Net (RN) du projet avant financement (En KDA)

Dotations Résultat
Résultat Frais
aux Brut Résultat
Années I0 EBE d’Exploitati financiers IBS(26%)
amortisse (avant Net
on
ments impôt)
0 (début 128 700
de
l’année)
2015 54 942 25 740 29 202 _ 29 202 7 592,52 21609,48
2016 67 657 25 740 41 917 _ 41 917 10898,42 31018,58
2017 75 696 25 740 49 956 _ 49 956 12988,56 36967,44
2018 83 286 25 740 57 546 _ 57 546 14961,96 42584,04
2019 93 022 25 740 67 282 _ 67 282 17493.32 49788,68

Source : document interne de la banque


Commentaires
Les résultats dégagés par l’entreprise sont positifs durant toutes les5 années. Ça signifie que
l’entreprise est bien positionnée financièrement .Et dégage des bénéfices chaque année.

A.1. Le calcul de la capacité d’autofinancement (caf) avant financement


La capacité d’autofinancement est l’autofinancement maximal dont peut disposer une
entreprise .À partir du Résultat net on peut déterminer la CAF comme suit :

CAF=Résultat Net+Dotations aux amortissements

80
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

Tableau N°09 : la capacité d’autofinancement (caf) avant financement


N Dotations aux
Résultat CAF
amortissements
Net
2015
21609,48 25 740 47349.48
2016
31018,58 25 740 56758.58
2017
36967,44 25 740 62707.44
2018
42584,04 25 740 68324.04
2019
49788,68 25 740 75528.68
Source : document interne de l’entreprise
– Commentaires
La capacité d’autofinancement de cette entreprise est croissante, elle augmente d’année en année, ça
prouve que l’entreprise est bien située économiquement et financièrement parlant. Et elle a des
capacités pour pouvoir couvrir ses dépenses à venir.
La récupération du besoin en fonds de roulement
Le besoin en fonds de roulement est récupéré intégralement vers la fin de l’année de
l’investissement .De la somme de (-39530.7KDA).

Le calcul de la valeur résiduelle de l’investissement


Les valeurs résiduelles sont des valeurs comptables, elles représentent la valeur comptable
nette de l’investissement (VNC).
Tableau n°10 : le calcul de la valeur résiduelle de l’investissement(EN KDA)

N Investissement Amortissement VNC

1 128 700 25 740 102 960

2 102 960 25 740 77 220

3 77 220 25 740 51 480

4 51 480 25 740 25 740

5 25 740 25 740 0

Source : document interne de l’entreprise

81
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

-Commentaires
Ces valeurs résiduelles sont des valeurs comptables. Elles représentent la valeur nette
comptable de l’investissement (VNC). Ici, l’entreprise se met donc dans une situation pessimiste
pour la détermination de la rentabilité propre de l’investissement
Emplois (décaissements)
L’investissement
Il représente les charges initiales de l’entreprise destinées pour l’achat de l’équipement (I.R.M)
à l’année 0 qui est de128700 KDA de ses propres fonds.
A) La variation du besoin en fonds de roulement
Le Besoin en fonds de roulement(B.F.R), il représente 10% du Chiffre d’affaires.

Tableau n°11 : le calcul de la variation de besoin en fonds de roulement de


l’investissement(EN KDA)

Année 0 2015 2016 2017 2018 2019

CA - 270 000 297 000 326 700 359 370 395 307

BFR:10%CA - 27 000 29 700 32 670 35 937 39 530.7


Variation du
27 000 2700 2970 3267 3 593.7 -39530.7
B.F.R

Source : document interne de la banque

• Commentaires
Les montants du besoin en fonds de roulement augmentent d’une année à une autre, ce
qui dépend de l’activité de l’entreprise. Plus son activité du (chiffre d’affaires)est importante
et plus son besoin en fonds de roulement est important.

[Link]. Les F.N.T avant financement

FNT=Encaissement-décaissements

82
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

Tableau N°12: Le calcul des FNT de l’investissement avant financement(En KDA)

Désignations 0 1 2 3 4 5

Encaissement
C.A.F
47349.48 56758.58 62707.44 68324.04 75528.68
Récupération BFR
39530.7
Valeur résiduelle
0

56758.58 62707.44
Total (1) - 47349.48 68324.04 115059.38
Décaissement
Investissement 128 700
Variation en B.F.R 27 000 2700 2970 3267 3 593,7

Total (2) 155 700 2700 2970 3267 3 593,7 0

F.N.T(1) –(2) -155700 44649.48 53788.58 59440.44 64730.34 115059.38


Source : Documents interne a la banque
Commentaire
Analyse des flux de trésorerie avant schéma de financement : elle sert à la détermination de la
rentabilité propre de l’investissement. (Indépendamment des conditions de financement). Donc, ici,
on voit que le projet est rentable, parce que la trésorerie de l’entreprise est restée positive.

Calcul de la VAN économique

VAN économique =∑F.N.T (1+i)-n

Tableau N°13:Le calcul de la VAN économique de l’investissement(En KDA)

N FNT actualisés à 5% Total


0 -155 700 (1.05)-0 -155700
1 +44 649.48 (1.05)-1 +42 523.3
2 +53788.58 (1.05)-2 +48 787.8
3 +59 440.44 (1.05)-3 +51 346.9
4 +64 730.34 (1.05)-4 +53 253.8
5 +115 059.38 (1.05)-5 +90 152.03
VAN économique 130 363.83
Source : document interne de la banque

83
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

- Commentaires
La VAN>0, cette VAN est strictement positive signifie que le projet proposé a une rentabilité
supérieure à 5%.
Cette VAN approuvée sera appelée VAN économique par ce qu’elle est calculée hors

2.1.1. L’indice de rentabilité


L’indice de rentabilité (IR) nous permet de dire si le projet est rentable ou non, dans ce cas-là,
il doit-être supérieur à 1.

I.R=Valeur actualisée de tous les flux/ Investissement initial

-155 700+ 42 523,3+ 48 787,8+ 51 346,9+ 53 253,8+ 90 152,03


IR = = 1.02 DA
128 700
Commentaires
✓ IR>1 donc le projet est bien rentable, et dans ce cas sa V.A.N est bien positive.
✓ Pour une unité monétaire investie on obtient (1.02– 1) = 0.02DA.

2.1.1. Le délai de récupération de la mise initiale


Le délai de récupération d’un capital investi est le temps au bout duquel le montant cumulé
des cash-flows actualisés est égal au capital investi. L’actualisation est faite aux taux de rentabilité
minimum exigé par l’entreprise.

Tableau n°14 : le calcul du délai de récupération de la mise initiale de l’investissement


avant financement (EN KDA)

FNT actualisés cumulés


N FNT actualisés
(Cash-flows)
0 -155 700 -155 700
1 42 523.3 -113 176.7
2 48 787.8 -64 388.9
3 51 346.9 -13 042
4 53 253.8 40 211.8
5 90 152.03 130 363.83
Source : document interne de la banque

84
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

Commentaires
Le délai de récupération de la mise initiale (128700KDA) du projet, avant financement ,est
compris entre la quatrième et la cinquième année.
Le DR actualisés = 4ans+Période(P)


La période P= 128700 - 40211,8 =0.98 année
90152,03
✓ DR=4 ans+0.98 =4.98 années.

N= 11.76mois
✓ 1 An 12 mois
0.98 Ans N mois

Également:

1mois 30jours

0.76Mois
i =23 jours
i jours

✓ Donc, le DR actualisé égale à:


DR= 4 ans+ 11 mois+ 23jours

L’entreprise commence à récupérer sa mise initiale avant financement le:23/11/2019

85
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

2.4. Analyse de la rentabilité du projet après financement


Comparativement au tableau emplois / ressources avant schéma de financement et que nous avant vu
préalablement à l’occasion de la rentabilité propre du projet, le tableau après schéma de financement
intègre en plus :
✓ AU NIVEAU DES RESSOURCES
– L’emprunt bancaire
✓ AU NIVEAU DES EMPLOIS
– Le remboursement de l’emprunt bancaire.
Calcul des flux nets de trésorerie après frais financiers (V.A.N du mode de financement
par emprunt)
Comme on l’a vu précédemment, Pour la détermination des flux nets de trésorerie annuels, il
y a lieu de connaitre la capacité d’autofinancement du projet entré en exploitation Il se calcule
comme suit :

CAF=Résultat Net+Dotations aux amortissements


B.F.R = 10 % du Chiffre d’Affaires (CA)

FNT=Encaissements-Décaissements

Ressources (encaissements)
A) La capacité d’autofinancement (C.A.F) après financement
La capacité d’autofinancement est l’autofinancement maximal dont peut disposer une
entreprise. À partir du Résultat net on peut déterminer la CAF comme suit :

CAF=Résultat Net+ Dotations aux amortissements

A.1 Résultat net


A.1.1 Calcul de l’excèdent Brut d’Exploitation
L’Excédent brut d’exploitation a été calculé précédemment, il s’agit du même excédent avec
celui calculé sans frais financiers

86
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

Calcul des dotations aux amortissements de l’investissement


Dotations aux amortissements de l’investissement

= Investissement initiale = 128700 = 25740

La durée de vie de l’investissement 5

A.A.1. Les dotations aux amortissements de l’emprunt


Le montant de l’emprunt est de 90 000 kda, il est remboursable par un amortissement constant,
pendant les 5 années, il est calculé comme suit :
Dotations aux amortissements de l’emprunt
= Investissement initiale = 90000 ୐୐୐୐=18000 KDA
5
La durée de vie de l’investissement

Remarque
▪ Lorsqu’on a un emprunt, nous avons l’annuité qui est composée de deux rubriques
suivantes :
▪ La rubrique des taux d’intérêts qui va être intégrer dans le calcul de la CAF,compte
661(Charges d’intérêts financières) ;
▪ La rubrique des amortissements qui va être intégrer dans le calcul des flux nets de trésorerie
(FNT), compte 164 que l’on va débiter.

Annuité= Charges d’intérêt sur emprunt+ Amortissements

Remarque:
-À ne pas confondre l’amortissement d’emprunt et la dépréciation d’éléments d’actifs:
-Lorsqu’on parle d’amortissement, il s’agit de l’amortissement de l’emprunt (remboursement de
l’emprunt);
-Lorsqu’on parle de l’amortissement en général, il s’agit de la dépréciation de l’investissement.
A.A.1. Les charges d’intérêts sur emprunt frais financiers
Le taux d’intérêt applicable est de 5,5 % l’an, conformément à la note N°986 MF/DGT du
06/06/2011. L’emprunteur paiera à la banque un taux d’intérêt de 3,5 % appelé "taux bonifié ″et le
trésor public prendra en charge les intérêts à hauteur de 2%. Les intérêts seront payables
annuellement. L’intérêt se calcule toujours sur le capital restant due.

87
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

Tableau n°15: le calcul des frais financiers a partir du tableau d’amortissement d’emprunt
(EN KDA)
Capital restant
N Intérêt (3.5 %) Amortissements Annuités
Due
2015 90 000 1 260 18 000 19 260

72 000 2 520 18 000 20 520


2016
54 000 1 890 18 000 19 890
2017
36 000 3 150 18 000 19 260
2018
18 000
2019 630 18 000 18 630

2020 0

Source : document interne de la banque

A.A.2. Le calcul du résultat net (RN) après financement

RN=Résultat brut avant impôt– IBS

Résultat Brut avant impôt=Résultat d’exploitation-Frais financiers


Résultat d’exploitation = EBE –Dotations aux amortissements

Tableau N°16: Le calcul du Résultat Net du projet après financement(En KDA)

Résultat
Dotation
Frais Brut Résultat
Années I0 EBE s aux Résultat IBS (26%)
amortiss d’Exploitation financiers (avant Net
ements
impôt)
0 (début de 128 700
l’année)
2015 54942 25 740 29 202 3150 26 052 - 26 052
2016 67657 25 740 41 917 2520 39 397 - 39 397
2017 75696 25 740 49 956 1890 48 066 - 48 066
2018 83286 25 740 57 546 1260 56 286 14634.36 41651.64
2019 93022 25 740 67 282 630 66 652 17329.52 49322.48
Source : document interne de la banque

88
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

Commentaires
Même si l’entreprise a eu des charges d’intérêts sur emprunt, les résultats de ses exercices
restent positifs durant toutes les 5 années
Le calcul de la capacité d’autofinancement du projet après financement (C.A.F)
Le calcul de la capacité d’autofinancement nous permet de déterminer le montant de la trésorerie
potentielle qui est généré par l’entreprise dans le cadre de son activité. Avec les rubriques
précédentes et à partir du Résultat Net(RN), on peut déterminer la CAF comme suit :

CAF = Résultat Net + Dotations aux amortissements

Tableau n°17 : le calcul de la capacité d’autofinancement (CAF) après financement (EN KDA)

N Résultat Net Dotations aux CAF


Amortissements
2015 26 052 25 740 51 792
2016 39 397 25 740 65 137
2017 48 066 25 740 73 806
2018 41651.64 25 740 67391.64
2019 49322.48 25 740 75062.48

Source : document interne de la banque

Commentaires
▪ La CAF qu’on vient de calculer est appelée : la CAF globale avec financement par
emprunt.

Le besoin en fonds de roulement est récupéré entièrement vers la fin de l’année de


l’investissement .De la somme de (-39 530.7KDA).

La valeur résiduelle de l’investissement


La valeur résiduelle de l’investissement est la même avec celle calculée précédemment sans frais
financiers.
Emprunt
✓ Apport des promoteurs… ..................................... 38700 (30% du coût total)
✓ Emprunt bancaire ................................................. 90000 (70% du coût total)
89
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

✓ Total du cout du projet estde128 700KDA

Emplois (décaissements)
L’investissement (apports des promoteurs)
Il représente les 30% des charges initiales de l’entreprise destinées pour l’achat de
l’équipement (I.R.M) à l’année 0 qui est de 128 700 KDA de ses propres fonds.
128700 ×30%=38700 KDA
La variation du BFR
Elle a déjà été calculée précédemment.

Remboursement de l’emprunt
Elle a déjà été calculée précédemment, pour le tableau de l’amortissement de l’emprunt.

[Link]. Calcul des FNT après financement


La présentation distincte des flux de trésorerie liés aux opérations de financement permet
d'identifier les sources de financement (augmentations de capital, nouveaux emprunts, subventions
d'investissement,...) et les décaissements y afférents (distribution de dividendes, remboursements
d'emprunts, etc.).
Ce qui a changé par rapport au tableau des FNT précédent, y a eu simplement les deux
rubriques :
▪ Encaissements(Emprunt):
À l’époque zéro, l’entreprise reçoit les 90 000K DA de la part de la BNA;

▪ Décaissements (L’amortissement de l’emprunt):


Il s’agit du remboursement de l’emprunt, qui est de 18 000 KDA pour chaque année, Compte 164
que l’on va débiter.

FNT=Encaissement-décaissements

90
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

Tableau n°18:le calcul des flux nets de trésorerie (FNT) après financement (EN KDA)

Désignations 0 1 2 3 4 5
Ressources
C.A.F 51 792 65 137 73 806 67391.64 75062.48
Récupération BFR 39530.7
Valeur résiduelle 0
Emprunt 90 000
Total 90 000 51 792 65 137 73 806 67391.64 114593.2
Emplois
Investissement 38 700
Variation en B.F.R 27 000 2700 2970 3267 3 593.5
Remboursement de 18 000 18 000 18 000 18 000 0
l’emprunt
Total 65 700 20 700 20 970 21 267 21 593.5 114593.2
F.N.T 24 300 31 092 44 167 52 539 45798.14 114593.2
FNT actualisés 24 300 29 611.4 40 060.8 45 385.2 37 678.2 89 786.8

Source : document interne de la banque


Commentaires
– Analyse des flux de trésorerie après schéma de financement : elle sert à la détermination de
la rentabilité propre de l’investissement avec des conditions de financement.
– On relève que la trésorerie induite par le projet reste positive, même si l’entreprise a eu
d’autres charges, telles que les charges d’intérêts sur emprunt et ce pratiquement sur toute la durée de
vie du projet. Cette situation est considérée comme étant satisfaisante pour la banque.
2.4.2. Le calcul de la V.A.N globale

VA.N Global =∑ F.N.T(1+i)-n

91
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

Tableau N°19 : la VAN globale (En KDA)


N FNT actualisés à 5 % Total
0 24300(1.05)-0 24 300
1 +31 092(1.05)-1 +29 611.4
2 +44 167(1.05)-2 +40 060.8
3 +52 539(1.05)-3 +45 385.2
4 +45 798.14 (1.05)-4 +37 678.2
5 +114 593.2 (1.05)-5 +89 786.8
VAN globale = 266 822.4
Source : document interne de la banque

▪ Commentaires
- La VAN >0 est positive, ça signifie que le projet est rentable.
- Cette VAN est appelée VAN globale parce qu’elle est calculée avec les frais financiers.

Comparaison entre la VAN économique et la van globale


Est-ce que la VAN globale est supérieur à la VAN économique calculée précédemment?
VAN économique = 130 363.83KDA
VAN globale = 266 822.4KDA
La réponse est «Oui», ça veut dire concrètement, que l’emprunt est intéressant.
– Entre «Autofinancer» et «Emprunter», il vaut mieux emprunter,
Donc:

VAN globale= VAN économique + VAN du financement par emprunt

La V.A.N du financement par emprunt

VAN du financement par emprunt=VAN globale –VAN économique

92
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

Tableau N°20: Le calcul de la V.A.N du financement par emprunt(En KDA)

VAN du financement par


VAN globale VAN économique
Emprunt

266 822.4 130 363.83 136 458.57

Source : document interne de la banque

Commentaires
✓ Comme la VAN du financement par emprunt est positif, ça veut dire que
l’entreprise « la clinique » a amélioré sa VAN économique, donc, si elle aura à choisir entre
«autofinancement» et «emprunt», elle va emprunter.

✓ On constate que la VAN globale> à la VAN économique, alors le mode de


Financement par emprunt est meilleur. Au lieu de s’autofinancer.

2.4.3. Le délai de récupération de la mise initiale du projet


Le D.R est la durée nécessaire pour égaler le montant de l’investissement.

Il est calculé comme suit :

D.R= n tel que I0=∑nt=1Ft

93
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

Tableau n°21: le délai de récupération de la mise initiale du projet après financement


(EN KDA)
FNT actualisés FNT actualisés cumulés
N
(Cash-flows) (Cash-flows)

0 24 300 24 300

1 29611.4 53 911.4

2 40 060.8 93 972.2

3 45 385.2 139357.4

4 37 678.2 177035.6

5 89 786.8 266822.4

Source : document interne de la banque

–Commentaires
Le délai de récupération de la mise initiale (128700KDA) du projet, après financement, est
compris entre la deuxième et la troisième année.

✓ Le DR actualisés=3ans+Période(P)
✓ ଵ 128700 – 93972,2 =0.76 années
La période P=
45385,2
✓ DR=2 ans+0.76 =2.76 années.
✓ 1 An 12 mois
0.76 Ans N mois N=9.12mois

Également:

1mois 30jours

0.12Mois
i= 4 jours
i jours

✓ Donc, le DR actualisé égale à:


DR= 2 ans + 9 mois + 4jours

L’entreprise commence à récupérer sa mise initiale après financement le:04/09/2017

94
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

Remarque
• L’objectif de toute entreprise est de rechercher une liquidité maximale dans les délais les
plus courts ;
• Dans le cas de cette clinique, le DR de la mise initiale de l’investissement après
financement est très court par rapport au DR avant financement, ce qui signifie que l’entreprise
récupère sa mise initiale dans un délai court ; donc, elle supporte moins de risques en effectuant
l’emprunt bancaire.

• Commentaires
L’emprunteur commence à récupérer sa mise initiale à partir de la deuxième année, avec les
frais financiers, donc le projet avec les frais financiers, génère des revenus positifs dès la deuxième
année, il sera choisi parce qu’il maximise les revenus, et c’est le plus rentable.

2.4.4. Calcul de la VAN du mode de financement

VAN du mode de financement=VAN globale –VAN économique

Tableau N°22: Le calcul de la VAN du mode de financement (En KDA)

VAN globale VAN économique VAN de financement par emprunt


276 019.63 15 019 261 000.63
Source : document interne de la banque

• Commentaires
Quand la VAN globale finance la VAN économique signifie que le meilleur mode de
financement pour cette entreprise est celui du financement par quasi-fonds propres, donc, le BNA
Banque sous forme du Crédit à Moyen Terme
• Conclusion et avis de la banque :
Le projet est viable, il présente une rentabilité quasi-certaine.
L’affaire ne recèle pas de risques particuliers. Les risques qu’elle présente sont communs avec
n’importe quel projet et sa rentabilité mérite que ces risques soient pris.
La banque BNA, a émis un avis favorable pour le financement du projet par un
C.M.T d’un montant de 90000KDA devant relayer un CREDOC de 128700KDA pour le
financement partiel d’un équipement IRM, et cela pour une durée de 5ans.
95
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

❖ CONDITIONS
- Actualisation des attestations fiscales et parafiscales;
- Maintien d’aumoins50% des résultats sur les exercices à venir en réserves.
❖ GARANTIES
Le nantissement du matériel, et le DPAMR+avenant de subrogation au profit de BNA.

• Synthèse de l’étude :
L’évaluation de la rentabilité financière des investissements tient compte du moyen de
financement utilisé (autofinancement, emprunt, crédit-bail; etc.)

Il existe deux méthodes d’évaluation de la rentabilité financière:

1. Méthode de la valeur actuelle nette des flux de trésorerie générés par l’investissement et
son financement (charges d’amortissement, charges d’intérêts, remboursements, redevances; etc.).
Objectif : Choisir le projet le plus rentable

2. Méthode de la valeur actuelle nette des décaissements liés au financement ou coût net de
financement actualisé (charges d’intérêts dues au financement, dotations aux amortissements,
économies d’impôt dues à la déductibilité des charges).

96
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

Section 3: La BNA durant la crise du COVID-19


Les Crises sont des situations où des événements imprévus surviennent, causant des
dérèglements et dysfonctionnement d’un système, causant dans la plupart des cas
l’effondrement des structures et organisations, la survenue de crise économique engendre des
répercutions grave sur toutes les sociétés.
1. Le contexte de la crise du COVID-19
La crise économique liée à la pandémie de Covid-19 ou crise économique de 2020,
parfois appelée Grand Confinement, est une crise économique mondiale, provoquée par
la pandémie de Covid-19 et le confinement sanitaire décrété dans un grand nombre de pays.
Le terme « Grand Confinement » a été inventé le 14 avril 2020 par Gita Gopinath,
économiste au FMI, pour qualifier cette crise de façon similaire à la Grande Dépression des
années 1930 et de la Grande Récession des années 2010.
À la suite des mesures prises pour lutter contre la pandémie de Covid-19, la crise
économique débute par le krach boursier de 2020 et se propage dans le monde.
La pandémie de Covid-19 a un très fort impact sur l'économie mondiale. En effet, les
mesures prises comme le confinement entraînent une baisse drastique de la consommation et
de la production. Ceci explique en partie l'arrêt économique et le krach boursier de 2020.
Les restrictions légales aux déplacements et aux rassemblements ont aussi précipité
plusieurs secteurs (transport, restauration, hébergement, tourisme, culture, production
cinématographique, spectacles vivants, rencontres sportives) vers un arrêt de leurs activités et
se répercutent sur les domaines industriels (aéronautique, automobile, équipementiers, etc.) et
leurs sous-traitants.
« La crise économique due à l’épidémie est unique en son genre, s’il fallait tenter de
la comparer à quelque chose, ce serait à une catastrophe naturelle. Un tremblement de terre,
un ouragan, un tsunami… mais à l’échelle planétaire ».
L’Algérie comme l’ensemble des pays de la planète a elle aussi était impacté par la crise du
COVDI-19 , les mesures urgente prise par l’état Algérien au mois de Mars 2020 ont créer un
vent de panique et un ralentissement de l’activité économique , et une quasi paralysie de
certaine activités.
2. Les mesures d’allégement et de prise en charge des dossiers de crédit
d’investissement
L’ensemble du réseaux d’agence BNA à l’échelle national ont reçus la circulaire
N°12-206 du 13 Avril 2020, qui a pour objet de définir le mode opératoire relatif aux
mesures de prise en charge et d’accompagnement des entreprises et des particuliers en
difficultés financière suite à la crise sanitaire prévalant dans le pays suivant et en application
des disposition de l’instruction N°05-2020 du 6 Avril 2020 de la banque d’Algérie portant
mesures exceptionnelle d’allégement de certains dispositions prudentielles applicable aux
banques et établissements financiers.
97
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

Le mode opératoire pour la mise en œuvres des mesures prises par les banques et
établissements financiers en faveur des entreprises et des particuliers, a été validé par la
Direction générale du trésor (DGT) à l’issue de son approbation par l’association
professionnelle des banques et établissements financiers (A.B.E.F).
2.1. Champs d’Applications
Ce dispositif concerne les entités de droits Algérien ayant été impacté par la
conjoncture induite par la pandémie COVID-19 ;
Elle consiste en une série de mesures visant à redynamiser leurs activités a cours
terme, a maintenir l’outil de production et à préserver l’emploi.
Sont exclus du champ d’application du présent dispositif :
-Les Clients dont les créances sont compromises antérieurement à la survenance de la
situation exceptionnelle générale par pandémie « Covid-19 »
-Les clients qui font objet de poursuite judiciaire pour des faits de corruption ou de
blanchiment d’argent.
-Les dossiers en recouvrement judiciaire.
2.2. Conditions d’éligibilité
Sont éligible au présent dispositif :
-les entreprises jugées viables et présentant un potentielle d’évolution établie.
-Les particuliers qui ont été impactés par la situation sanitaire Covid-19 (perte et ou
diminution des revenus).
-Les entreprises et les particuliers ayant connus des difficultés financières et de
fonctionnement durant la période allant du 1er Mars au 30 septembre 2020 tel que définie par
l’instruction Banque d’Algérie sus citée.
2.3. Modalité de traitement des dossiers
Les demandes de la clientèle introduites dans le cadre de ce dispositif sont traitées en
conformité avec les règles et critères d’octroi et d’utilisation des crédits prévus par les textes
organiques de la banque.
L’examen des dossiers est effectué, dans le respect des pouvoirs d’octroi de crédit, selon les
conditions d’éligibilité et les modalités décrites ci-dessous.
2.3.1. Pour les entreprises
-Cas des échéances des crédits arrivés au 1er Mars 2020 et postérieurement
-Pour les crédits d’investissements
Les échéances des crédits d’investissements sont reportées jusqu’au 3O septembre
2020.
La clientèle concernée doit fournir un dossier comportant les pièces suivantes :
98
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

-Demande de report d’échéances dûment motivée ;


-Demande de maintien de la bonification du trésor pour les entreprises qui seraient en
dépassement du délai contractuel ;
-Dossier justificatif de la demande du report :
-Pour les projets en cours de réalisation : Un état d’avancement des travaux.
-Pour les projets mis en exploitation : les états financiers, le rapport des commissaires aux
comptes, les attestations fiscales et parafiscale, le businesse plan étalé sur la période du report,
état des stocks…
- Cas des impayées non traités pendant la même période : du 1er Mars 2020
jusqu’au 30 septembre 2020.
- Cas des pénalités de retards sur les crédits arrivés à échéance au 1 er Mars 2020 ou
postérieurement
-L’annulation de la pénalité de retard concerne uniquement les dossiers traités et jugés éligible
au dispositif « Covid-19 ».
-La pénalité de retard sur les impayés comptabilisés sur la période allant du 1er Mars 2020 et
ceux comptabilisé au 30 septembre 2020 est à annuler ;
-Actualisation des garanties (Hypothèque, nantissement, caution …etc).
Nonobstant des difficultés signalées de publication et l’enregistrement des garanties auprès
des administrations compétentes, l’agence doit faire preuve de diligence lors de l’actualisation
des garanties.
Elle tenue de :
*Faire signer au client les actes de garanties exigés ;
*Recueillir l’engagement écrit du client et de procéder à leurs enregistrements une fois la
situation rétablis.
-Cas de report des échéances
-Le report des échéances est assimilé a une suspension temporaire du remboursement des
échéances d’une durée de 7 mois, pour les tombées prévues à compter du mois de Mars 2020
et postérieurement et ce, jusqu’au mois de septembre 2020.
Ce report est matérialisé par la mise en place d’une durée supplémentaire de 7 mois
ayant pour effet une prorogation de la durée de remboursement existante, avec un glissement
des échéances du tableau d’amortissement pour la même durée.
-la clientèle concernée doit fournir un dossier comportant les pièces suivantes :
-Demande de motif du client ;

99
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

- Police d’assurance décès couvrant la période du risque décès pour période de


dépassement du délai contractuel (y compris le dépassement de l’âge limite dans le cas des
crédits immobiliers).
On notera que lors de notre passage durant le 1er trimestre 2021, les mesures dictée par la
note d’orientation étaient toujours en vigueur et ont été reconduite à plusieurs reprises.
3. Les mesures d’encouragement et de relance de la demande de crédit
d’investissement
L’Etat a prit des mesures urgente pour relancer la demande de crédit d’investissement :
-En baissant le taux directeur de la banque centrale afin de redynamiser le système bancaire (a
confirmer) ;
-La banque centrale a adressé différentient notes et instructions aux banque commerciale afin
d’alléger les mesures prudentielle en vigueur ;
-Les entreprise en proie à des difficultés de remboursement de leur crédit se sont vu accorder
des rééchelonnements de crédit ;
-Afin d’encourager la consommation l’Etat a accorder des aides aux catégorie de la société
impacté négativement par la crise du Covid-19, notamment le secteur du transport privée
paralysé pendant plusieurs mois ;
-l’Etat a élaborer un plan de relance économiques multisectoriel afin de relancer l’activité
économique ayant connue une stagnation , et ce en encouragent l’investissement productif
dans les domaine hors hydrocarbure , et d’atténuer la dépendance du pays à la rente pétrolière,
le Plan d’action envisage la consolidation des leviers de la relance économique à travers la
modernisation du système bancaire et financier, la réforme du Secteur Public Marchand
(SPM) et de la gouvernance des entreprises publiques et l’amélioration de l’attractivité du
climat d’investissement ;
-la promotion du cadre de développement de l’entreprise et de l’entreprenariat, le
renforcement de l’intégration du secteur informel dans le circuit légal, le développement du
foncier économique et l’optimisation de son exploitation, le renforcement de l’économie de la
connaissance, de la R&D et de l’innovation et l’accélération de la transition numérique et le
développement des start-up ;
-L’autre axe de la relance économique inscrit au Plan d’action est la promotion de l’emploi et
la lutte contre le chômage par une approche économique, à travers le soutien au
développement des Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (TPME), le développement
des compétences et l’adéquation formation-emploi et la promotion de l’emploi et le soutien à
la création d’activité.
Dans ce dernier chapitre, nous avons présenté la Banque BNA Agence de Tizi-Ouzou
d’une manière générale, nous avons également présenté l’organisation, mission et activités de
cette dernières.

100
Chapitre III : Etude de cas pratique BNA Tizi Ouzou

À l’issue de cette présentation, nous pouvons constater que l’importance des missions
qui lui sont confiées, le service crédit peut-être définie comme étant le centre névralgique de
toute agence classique, il constitue la source première de profit de la banque en général.
À cet effet, la banque doit faire une analyse profonde du projet avant d’octroyer un
crédit, nous avons constaté que la banque fait d’abord l’analyse de la viabilité du projet puis
l’analyse de la rentabilité du projet.
Puisque l’octroi d’un crédit est risqué la banque exige des garanties auprès de ses clients
pour assurer sa protection.

101
Conclusion général

Au terme de ce présent mémoire, sanctionnant un stage pratique auprès de la BNA


Direction des réseaux d’exploitation de Tizi-Ouzou, nous avons essayé de présenter les
produits et services présentés par cette banque en matière de crédit d’investissement et les
principaux paramètres conditionnant son octroi.
En sa qualité de bailleur de fonds, le banquier doit connaitre parfaitement son client,
l’étudier et l’analyser a travers une analyse subjective et objective, et doit s’entourer d’un
maximum de précaution afin d’assurer le remboursement de ses fonds prêtés et de minimiser
les risques à encourir. Toute fois cette notion de risque qui constitue le mettre mot des
dirigeant de la banque, reste inséparable de la fonction crédit.
L’octroi de crédit est un acte de gestion d’une portée considérable, eu égard aux enjeux
économique et financier qu’il génère, tant sur le plan de création de richesse et d’emploi que
sur le plan du développement économique. C’est ainsi que les banques doivent faire objet
d’un savoir faire et d’une maitrise globale des processus de gestion bancaire adoptés aux
normes internationale.
Face aux mutations profondes et rapides qui s’opèrent dans le monde la structure et le
fonctionnement des banques se trouve profondément modifié.
L’Algérie en marge de cette nouvelle conception néanmoins son insertion dans cette
dynamique de mondialisation de l’économie et de densification des échanges commerciaux
nécessite des adaptations.
Dans cette optique, les système bancaire Algérien doit s’imposer et introduire une
nouvelle politique pour être a la hauteur du rôle moteur qu’il doit assurer. La complexité
croissante de l’activité bancaire est financière a mis en rude épreuve les systèmes de gestion
archaïque hérités des les gestions administrée des entreprises nationales.
Aussi, nous avons abordé l’aspect lié à l’adaptation des banques algérienne notamment
la BNA a la crise économique planétaire découlant de la crise sanitaire du Covid-19.
Enfin, malgré une volonté politique clairement affichée de relancer l’économique et
d’industrie en Algérie, l’offre reste toujours en dessous des attentes des entreprises
Algérienne.

102
Bibliographie
Bibliographie

1. Ouvrage :
 Philipe Garsuault « La banque : fonctionnement et stratégie » Edition ECONOMICA
Paris 1997.
 Farouk BOUYAKOUB, « l’entreprise et le financement bancaire », Edition CASBAH,
Alger 2000.
 Benhalima AMMOUR, le système bancaire algérien ; textes et réalités, Edition Dahlab
Alger, 2001.
 [Link] , « VINGT CINQ ANS DE RECHERCHE EN PME : UNE DISCIPLINE
ENTRE COURANT ET CONTRE COURANT » Edition ECONOMICA Paris 1998.
 [Link], avec collaboration de Jansen F « La PME une Entreprise
Humaine » DeBoeck Université , Paris 1998.
 Rousselot P « la gestion de la trésorerie, 2ème édition Dunod 1999.
 D’HOIR-LAUPRETRE : Droit du crédit , Edition Ellipses, Paris 2000.
 Luc BERNET-ROLLANDE , Principes de Technique Banacire 25ème , Edition
DUNOD Paris 2018.
 HOUDAYER « Projet d’investissement : Guide d’évaluation financière, Edition
ECONOMICA Paris 2006

2-Texte réglementaire : loi, ordonnance, décrets, arrêtés, séculaires,


instruction, règlements
 Code du commerce Algérien.
 Code Civil Algérien.
 Loi 90-10 relative à la monnaie et au crédit du 14/04/1990.
 Ordonnance 96-09 du 10/01/1996 relative au crédit bail.
 Ordonnance 03-11 du 26/08/2003 relative a la monnaie et au crédit.
 Circulaire N°12.206 du 13 Avril 2020 relative aux mesures de prises en charges des
entreprises en difficulté financière suite au COVID-19
 Documentations interne de la Banque Nationale d’Algérie.

3-Mémoires et thèses et Autres :


 BOUKHOUDMI Fedia, Contribution à l’étude de la réforme bancaire en Algérie »
mémoire de magister, en science juridiques et administration, département de droit,
université de Oran, 2009-2010.
 [Link]
 [Link]
 [Link]
 [Link]
Liste des illustrations
Liste des illustrations

Liste des illustrations


Désignations Titres pages
Figures
Figure N° 01 Type du crédit d’investissement 33
Figure N° 02 Présentation de l’opération de leasing 35
Schémas
Schéma N°01 Le circuit de fonctionnement de la banque 06
Schéma N°02 L’organisation de la BNA 68
Schéma N°03 L’organisation de la direction de réseau d’exploitation 70
Tableaux

Tableau N°01 La structure de financement du CNAC 38

Tableau N°02 La structure de financement ANGEM 39

Tableau N°03 La valeur nette comptable de l’investissement 52

Tableau N°04 Tableau des emplois ressources avant le financement 53

Tableau N°05 Tableau emplois ressources après financement 59

Tableau N°06 La répartition de chiffre d’affaire prévisionnel 78

Tableau N°07 L’excédent brut d’exploitation 79

Tableau N°08 Calcule du résultat net du projet avant financement 80

Tableau N°09 La capacité d’autofinancement (caf) avant financement 81

Tableau N°10 Le calcule de la valeur résiduelle de l’investissement 81

Tableau N°11 La variation du besoin en fond de roulement de l’investissement 82

Tableau N°12 FNT de l’investissement avant financement 83

Tableau N°13 VAN économique de l’investissement 83

Tableau N°14 Délai de récupération de la mise initiale de l’investissement avant financement 84

Tableau N°15 Frais financières à partir du tableau d’amortissement d’emprunt 88

Tableau N°16 Résultat net du projet après financement 88

Tableau N°17 La capacité d’autofinancement (caf) après financement 89

Tableau N°18 Flux nets de trésorerie FNT après financement 91

Tableau N°19 La VAN global 92


Liste des illustrations

Tableau N°20 La VAN du financement par emprunt 93

Tableau N°21 Récupération de mise initiale après financement 94

Tableau N°22 La VAN du mode de financement 95


Liste des abréviations
Liste des abréviations
Abréviation Signification
ANDI Agence Nationale de Développement de l’investissement.
ANGEM Agence Nationale de gestion du Microcrédit.
ANSEJ Agence National de soutien a l’emploi des jeunes.
APSI Agence de promotion et de soutien à l’investissement
ATD Avis à tiers détenteur
BA Banque d’Algérie
BFR Besoin en fonds de roulement
CA Chiffre d’affaires CAF : Capacité d’autofinancement
CAF Capacité d’auto Financement.
CASNOS Caisse d’assurance des non salariés
CN Crédit national
CNCE Caisse nationale des caisses d’épargne
CNAS Caisse nationale d’assurance de chômage
CV Curriculum vitae
DA Dinar Algérien
DCT Dettes à court terme
DMLT Dettes à moyen et long terme
DR Délai de récupération
DRA Délai de récupération actualisé
DRE Délai de récupération de l’emprunt
EBE Excèdent brut d’exploitation
FR Fonds de roulement.
HT Hors taxes IP : Indice de profitabilité
IBS Impôt sur les bénéfices des sociétés
IRM Imagerie par résonance magnétique
KDA Kilo dinars; (1000 DA)
LCAC Lettre de cession d’antériorité des créances
MB Marge brute PDG : Président directeur général
PME/PMI Petites et moyennes entreprises/ petites et moyennes industries
RBE Résultat brut d’exploitation.
RCAI Résultat courant avant impôt
RE Rentabilité économique
RF Rentabilité financière
RN Résultat Net.
SG Société Générale
SPA Société Par Actions
TCR Tableau de comptes de résultats
TRI Taux de rentabilité interne
TTC Toutes taxes comprises
VA Valeur ajoutée
VAN Valeur actuelle nette
VANG Valeur actuelle nette globale
VE Valeur d’exploitation.
VRE Valeur résiduelle de l’investissement
DPAMR Délégation sur police d’assurance multirisque
Annexe
Table des matières

Introduction général …………………………………………………………....01

Chapitre l : relation banque entreprise………………………………………....04

Introduction………………………………………………………………….…04

Section 1 : la banque…………………………………………………………...05

1. généralité sur les banques…………………………………………………....05

1.1 définition de la banque…………………………………………………... ..05


1.2 rôle de la banque…………………………………………………………....05
1.3 fonction de la banque…………………………………………………….....06
1.4 la clientèle de la banque…………………………………………………....08
1.5 les services proposés par la banque ………………………………………..08

2. Le système bancaire algérien………………………………………………..09

2.1 La loi relative à la monnaie et au crédit…………………………………....10

3. Le rôle des banques dans le paysage économique algérien………………… 13

3.1 Le rôle de la banque centrale Algérienne ………………………… ………13

3.2 Le nouveau régime de la banque centrale d’Algérie……………………….14

3.3 Les attributions de l’économie……………………………………………..14

3.4 Le refinancement des banques par la banque centrale……………………..16

3.5 L’intégration de la banque centrale dans un processus de développement...16

3.6 Le rôle des banques commerciales …………………………………… ..…17

Section 2 : Les PME, PMI Algériennes……………………………………….. 18

1. Généralité sur les PME algériennes…………………………..…….. ….18

1.1Definition de la PME ………… ………………………………………...18

1.2. Les courants d’analyse des PME…………………...………………......20

1.3. Les besoins et sources de financement des PME/PMI……….…..….....21

1.3.1Les besoins de financement………………...........................………….21


1.3.2Les sources de financement……….……….…...………………………....23
Table des matières

Section 3 : Analyse de la relation banque entreprise …………………………..26

1. Cadre de la naissance de la relation entre la banque et la PME/PMI……27


2. Enjeux et défis du partenariat banque entreprise ……………………….27
3. Le rôle de l’Etat dans la relation banque entreprise……………………..28

Conclusion ……………………………………………………………………..29

Chapitre II : le crédit d’investissement et la gestion des risques ………………31

Introduction ……………………………………………………………………31

Section 1 : le crédit d’investissement destiné aux PME/PMI …………………31

1. Définition du crédit d’investissement……………………………..31


2. Les caractéristiques d’un crédit d’investissement…………………31
3. Les objectifs d’un crédit d’investissement ………………………. 31
[Link] relance du circuit………………………………………………..32
financier ………………………………….............................................
[Link] différents types du crédit d’investissement…………………...32

6. Les différents dispositifs d’octroi de crédit initié par les banques


public algériens……………………….………………………………..….. 37

[Link] crédits relevant du cadre ANSEJ………………………………. … 37

[Link] crédits aux chalumeurs promoteurs dispositif CNAC……………...37

7. Les crédits d’investissement après l’entré des banques étrangères en


Algérie……………………………………………………………….…..40

Section 2 : La gestion des risques liés au crédit d’investissement………….....42

2.1. Définition des risques de crédits…………………………………………...42

2.2. Les différents risques liés au crédit d’investissement……………………..42

3. La gestion des risques de crédit d’investissement ……………….………….43

3.1 Les garanties personnelles et réelles…………………………………43


3.2 Les garanties complémentaires et assimilées ……………………….45
Table des matières

3.3. Analyse des risques ………………………………………………. .45


3.4. Les règles prudentielles en Algérie ………………………………...46
Section 3 : Méthodologie d’analyse d’un crédit d’investissement………48

Conclusion …………………………………………………………………….62

Chapitre 3 : Etude de cas pratique : BNA Tizi Ouzou…………………………63

Introduction…………………………………………………………………….63

Section 1 : présentation de la BNA ……………………………………………63

1.1. Historique de la BNA…………………………………………….63


1.2. Missions et objectifs de la BNA………………………………….65
1.3. Organisation de la BNA ……………………………………….…66

Section 2 : Etude d’un dossier de demande du crédit d’investissement … ......71

2.1. Présentation de projet et du crédit d’investissement …………….71


2.2. Etude et évaluation du dossier du crédit d’investissement ………72
2.3. Étude de la rentabilité économique et financière du projet
d’investissement ………… ……………………………………..72

Section 3 : la BNA durant la crise du COVID-19……………………………...97

3.1Le contexte de la crise du COVID-19………...…………….….…97

3.2Les mesures d’allégement et de prise en charge des dossiers de


crédit d’investissement …………………………………………...….97
3.3Les mesures d’encouragement et de relance de la demande de crédit
d’investissement ……………………………………………………100

Conclusion ……………………………….……………………………….…101

Conclusion générale ………………………………………………………....102

Bibliographie

Liste des illustrations

Liste des abréviations

Table des matières


Résumé :
La Banque ,L’entreprise ,et l’investissement sont un trio indissociable dans une économie
moderne , La Banque en tant qu’un intermédiaire financier entre des agents économique a
capacité de financement et des agents économique a besoins de financement , les banques
Algérienne ont été le fer de lance de tout les initiatives de développement économique a
l’échelle local et national à l’ère de la mondialisation le système bancaire Algérien a lui aussi
vu plusieurs réforme structurelle et législative afin de s’adapter aux changements mondiaux
découlant de l’impact du capitalisme sur l’ensemble des économies mondiale quel que soit
son poids et son volume.
L’entreprise pour son développement aura besoins du concours de la banque pour financer
son exploitation et l’acquisition d’investissement, c’est dans ce contexte la que le crédit
d’investissement prends naissance, ce type de crédit est un produit et service proposé par les
banque, comme le crédit d’exploitation, crédit immobilier, crédit a la consommation …etc.
Le Crédit d’investissement diffère d’une banque à l’autre , et dépend aussi du besoin
spécifique de chaque entreprise , l’Etat Algérien dans le cadre des plans de développement
lançaient pour endiguer le chômage des jeunes et relancer l’économie a initié plusieurs
formules et dispositif d’aide a la création d’entreprise et le financement des investissement par
le biais des banques public et les agences d’aide dédier a ces dispositifs.
Les crédits d’investissements comme tous les crédits comportent des risques, le banquier
dans le processus d’octroi de crédit doit se conformer aux normes et règles prudentielles du
législateur, et de la banque après avoir étudier minutieusement l’aspect technico-économique
du projet.
Durant l’année 2020 marquée par la pandémie et une crise mondiale sans précédent, plus
grave et plus généraliser que celle de 2008 , le système financier mondiale a été touché de
pleins fouet , l’économie mondiale a connue un ralentissement , l’économie national n’a pas
été épargné , nous avons vu comme les banque Algérienne notamment la Banque National
d’Algérie s’est adaptée à la crise en mettant en mettant en place des mesures d’allégement et
de prise en charge des dossiers de crédit d’investissement et d’encouragement des
entrepreneur et des société a investir malgré la crise.
L’octroi de crédit reste un acte de gestion d’une portée considérable pour la banque et
l’entreprise, eu égard aux enjeux économique et financier qu’il génère, tant sur le plan de
création de richesse et d’emploi que sur le plan du développement économique. C’est ainsi
que les banques doivent faire objet d’un savoir faire et d’une maitrise globale des processus
de gestion bancaire adoptés aux normes internationale.
Summary:
The Bank, the Company, and the investment are an inseparable trio in a modern economy,
The Bank as a financial intermediary between economic agents with financing capacity and
economic agents with financing needs, Algerian banks have been the spearhead of all
economic development initiatives at the local and national level in the era of globalization the
Algerian banking system has also seen several structural and legislative reforms in order to
adapt to the global changes resulting from the impact of capitalism on all world economies
regardless of its weight and volume.
The company for its development will need the assistance of the bank to finance its
operation and the acquisition of investment; it is in this context that the investment credit
originates, this type of credit is a product and service offered by banks, such as operating
credit, real estate credit, consumer credit, etc.
The investment credit differs from one bank to another, and also depends on the specific
need of each company, the Algerian State as part of the development plans launched to stem
youth unemployment and revive the economy initiated several formulas and support system
for business creation and investment financing through public banks and aid agencies
dedicated to these systems.
Investment loans, like all loans, involve risks, the banker in the process of granting credit
must comply with the prudential standards and rules of the legislator, and of the bank after
having carefully studied the technical and economic aspect of the project. .

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