Rapport de stage en mathématiques appliquées
Rapport de stage en mathématiques appliquées
Licence Informatique
Parcours Double Licence Informatique et Mathématiques
Remerciements
1 Introduction 1
4 Conclusion 20
Chapitre 1
Introduction
1
part, une grande majorité des offres de stage disponibles étaient destinée
aux étudiants du niveau master pour des stages de fin d’études. De surcroit,
la durée des stages généralement proposés excédaient la période d’un mois.
En fin de compte, grâce à mon responsable de formation, j’ai pu décrocher un
stage de recherche mathématique dans le laboratoire LAGA de l’Université
Sorbonne Paris Nord.
En m’engageant dans ce stage de recherche, mon désir était d’approfondir
mes connaissances en mathématiques, notamment avec la découverte des
espaces dits de Hilbert et ainsi que le théorème de représentation de Reisz,
qui trouvent de nombreuses applications en Analyse fonctionnelle et théorie
de la mesure, avec notamment le théorème de Radon-Nikodym. L’objectif
sous-jacent du stage est donc de fournir une démonstration de ce théorème
en prenant appui sur des éléments d’analyse fonctionnelle.
En somme, je vois en ce stage une opportunité pour moi de m’instruire, d’ap-
profondir mes connaissances en mathématiques et de découvrir le domaine
de la recherche.
2
Chapitre 2
Présentation du laboratoire
LAGA
3
Chapitre 3
Espaces de Hilbert,
Théoreme de représentation
de Riesz et théorème de
Radon-Nikodym
4
Définition 2. (Norme induite)
p Pour un produit scalaire défini sur V , on
définie une norme ∥v∥ = ⟨v, v⟩ respectant les propriétés suivantes :
— Positivité : ∥v∥ ≥ 0 ∀v ∈ V
— Homogénéité : ∀v ∈ V et pour tout scalaire λ dans sa "base field",
∥λv∥ = |λ| ∥v∥, où |λ| représente la valeur absolue ou le module de λ
si λ est réel ou complexe.
— Inégalité triangulaire : pour tous vecteurs u, v ∈ V, ∥u+v∥ ≤ ∥u∥+∥v∥
Définition 3. (Espaces Vectoriels Normés) Un espace vectoriel V muni
d’une norme ∥ · ∥ : V → R est appelé espace vectoriel normé si la norme
vérifie ces propriétés, que la norme soit induite ou non d’un produit scalaire.
Pour un espace vectoriel normé V , l’inégalité triangulaire que la fonction
distance d(u, v) = ∥u − v∥ est une métrique. Cela implique que tout espace
vectoriel normé est aussi un espace métrique. Notons que l’inégalité trian-
gulaire inversé (∥u∥ − ∥v∥ ≤ ∥u − v∥) découle de l’inégalité triangulaie et
implique la continuité de la norme par rapport à la métrique qu’elle induit.
Définition 4. (Espaces de Banach, Espaces de Hilbert) Si V est un espace
métrique complet par rapport à une distance induite par sa propre norme,
on dit qe V est un Espace de Banach. Si la norme de V induit un espace
vectoriel complet qui découle lui-même d’un produit scalaire de V , on dit
que V est un espace de Hilbert. Notons que les espaces de Hilbert sont
des espaces de Banach, et que tous les espaces de Banach sont des espaces
vectoriels normés.
Nous allons montrer qu’un espace préhilbertien muni d’une norme découlant
de son produit scalaire satisfait les propriétés d’un espace vectoriel normé.
Pour cela, nous allons d’abord prouver une autre inégalité qui est elle-même
très importante.
Théorème 1. (Inégalité de Cauchy-Schwarz) Pour tous vecteurs u, v dans
un espace préhilbertien V , | ⟨u, v⟩ | ≤ ∥u∥∥v∥, avec égalité si et seulement si
u et v sont des scalaires colinéaires (ou si l’un d’entre eux est nul).
Avant d’entamer la preuve, il y a un lemme familier que nous allons intro-
duire . On dit que deux vecteurs u, v de V sont orthogonaux si ⟨u, v⟩ = 0.
Théorème 2. (Théoreme de Pytaghore pour les produits scalaires) Si u, v
sont orthogonaux, alors ∥u + v∥2 = ∥u∥2 + ∥v∥2 .
5
Nous pouvons à présent démontrer le théorème de Cauchy-Schwarz.
6
Démonstration.
⟨u, u⟩+⟨u, v⟩+⟨v, u⟩+⟨v, v⟩+⟨u, u⟩+⟨u, −v⟩+⟨−v, u⟩+⟨v, v⟩ = 2∥u∥2 +2∥v∥2
Démonstration. Soient q1 , q2 ... une suite de vecteurs dans U dont les dis-
tances par rapport à p tendent vers l’infimum. Montrons que cette suite est
de Cauchy. En appliquant l’inégalité du parallélogramme aux paires (p − qn )
et (p − qm ), on a :
∥qn −qm ∥2 = ∥(p−qm )−(p−qn )∥2 = 2∥p−qm ∥2 +∥p−qn ∥2 −∥2p−(qm +qn )∥2
qm +qn
En factorisant par 2 à droite, on 2 qui est aussi un élément de U par
convexité, on obtient donc :
7
Cauchy. La limite q des qi est un élément de U puique U est un sous espace
fermé donc complet. La continuité de la norme nous permet de conclure que
∥p − q∥ = dist(p, U ).
Pour montrer que q est unique, procédons par l’absurde en considérant deux
tels vecteurs q et q ′ . On obtient comme démontré précédemment :
∥v − vU ∥2 ≤ ∥v − vU ∥2 + t2 | ⟨v − vU , u⟩ |2 ∥u∥2 − 2t∥ ⟨v − vu , u⟩ ∥2 =⇒
2t∥ ⟨v − vu , u⟩ ∥2 ≤ t2 | ⟨v − vU , u⟩ |2 ∥u∥2
pour tout réel t > 0 . Donc ⟨v − vU , u⟩ = 0, ce qui compléte la preuve.
8
Par la continuité du produit scalaire, nous avons que U ⊥ est un sous-espace
⊥
fermé de V et que U ⊥ = U , où ici la barre désigne une fermeture métrique.
Il est facile de vérifier que U ⊂ (U ⊥ )⊥ , et donc U ⊂ (U ⊥ )⊥ = (U ⊥ )⊥ . Nous
avons également que U est en effet un sous-espace fermé de V lorsque U est
un sous-espace. Nous allons à présent prouver l’inclusion inverse (U ⊥ )⊥ ⊃ U
lorsque U est un sous-espace de V :
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— L’homogénéité découle de l’équation |λϕ(v)| = |λ||ϕ(v)| appliquée
aux vecteurs unitaires de V , et du fait que sup(|λ|S) = |λ| sup(S)
pour tous les ensembles de réels S.
— L’inégalité triangulaire découle en considérant deux formes linéaires
ϕ1 et ϕ2 restreintes aux vecteurs unitaires, et du fait que le supremum
de la somme de deux fonctions est inférieur ou égal aux suprema des
deux fonctions ajoutées ensemble.
ϕ′ n’est pas linéaire, mais linéaire conjugué. La raison en est une convention
dont la commodité deviendra claire sous peu.
Prenons maintenant V = Rn ou Cn , et {ei } comme étant la base standard
de V . Avec le produit scalaire canonique, nous avons ϕ(v) = ⟨ϕ′ , v⟩. Cela
peut être vu en distribuant ce produit scalaire dans une somme de produits
scalaires de vecteurs de base : ⟨ ϕi ei , vj ej ⟩ = ϕi vj ⟨ei , ej ⟩. Notant
P P PP
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Théorème 7. (Théoreme de Représentation de Riesz) Pour une forme li-
néaire continue ϕ sur un espace de Hilbert V , il existe un unique u ∈ V tel
que ϕ(v) = ⟨u, v⟩ pour tous v ∈ V . De plus, ∥u∥ = ∥ϕ∥.
ϕ(v)
⟨u, v⟩ = 0 + ⟨u, u⟩ = ϕ(v).
∥u∥2
prouvant que u = u′ .
L’inégalité/égalité de Cauchy-Schwarz garantit que ∥ϕ∥ = ∥u∥.
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Définition 11. (Ensembles partiellement ordonnés) Nous disons qu’un en-
semble S avec une relation ≤, qui tient pour un sous-ensemble de paires
ordonnées d’éléments de S, est partiellement ordonné si ≤ est :
— Réflexive : pour tout a ∈ S, a ≤ a.
— Antisymétrique : si a ≤ b et b ≤ a, alors a = b.
— Transitive : si a ≤ b et b ≤ c, alors a ≤ c.
Définition 12. (Autre définitions) Si a ≤ b, nous disons que a précède b.
Une chaîne est un sous-ensemble C des éléments de S tel que pour deux
éléments a, b de C, soit a ≤ b, soit b ≤ a. Nous pouvons imaginer C comme
une sorte de séquence, dont les membres "augmentent" en ordre tel que les
premiers termes précèdent les termes ultérieurs. Une borne supérieure d’un
sous-ensemble Q d’un ensemble partiellement ordonné S est un élément
u ∈ S tel que q ≤ u pour tout q ∈ Q. Si un des membres de Q précède tous
les autres éléments de Q, nous disons qu’il s’agit d’un élément maximal de
Q.
Lemme 1. (Lemme de Zorn) Si S est un ensemble partiellement ordonné
tel que chaque chaîne dans S contient une borne supérieure dans S, alors S
contient au moins un élément maximal.
Il n’y a pas de preuve du lemme de Zorn utilisant les autres axiomes de la
théorie des ensembles, et nous devons le prendre comme un axiome pour
faire de l’analyse fonctionnelle intéressante. Nous allons maintenant prouver
l’existence d’une base pour chaque espace vectoriel en utilisant le lemme de
Zorn. La définition d’une base que nous connaissons du cas de dimension
finie (un ensemble de vecteurs linéairement indépendants tel que chaque
vecteur est une combinaison linéaire finie de ces vecteurs) est appelée une
base algébrique ou base de Hamel.
Théorème 8. Tout espace vectoriel est muni d’une base de Hamel.
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de V qui n’est contenu dans aucun autre sous-ensemble linéairement indé-
pendant de V . Puisque nous ne pouvons pas ajouter un autre vecteur à H
sans créer une dépendance linéaire, nous avons que chaque vecteur de V est
une combinaison linéaire finie d’éléments de H. Donc H est une base de
Hamel.
thonormé des vecteurs avec un 1 dans une entrée et 0 dans toutes les autres
est maximal dans S, mais il ne couvre pas tout l’espace (considérez ai = 21i ).
Cependant, nous savons qu’aucun vecteur n’est orthogonal à tous les élé-
ments de M (sinon nous pourrions normaliser un tel vecteur et l’ajouter
à M , rendant M non maximal). Nous avons également qu’un sous-espace
d’un espace de Hilbert dont le complément orthogonal est trivial doit être
dense. Ainsi, la fermeture métrique de l’enveloppe des vecteurs de M sera
tout V . Nous appelons un tel ensemble M une base orthonormée de V , et
nous avons V = span(M ). L’avantage d’utiliser une base orthonormée au
lieu d’une base de Hamel est que nous pouvons construire des bases ortho-
normées et que nous pouvons utiliser toute la machinerie que nous avons
développée au cours des sections précédentes. L’inconvénient est qu’au lieu
de travailler avec des combinaisons linéaires finies, nous devons traiter des
séquences approximatives de combinaisons linéaires finies. Heureusement,
dans un espace de Hilbert, il existe une correspondance bien définie entre
ces séquences et des "combinaisons linéaires infinies" formelles, que nous
allons maintenant développer.
La première question technique que nous devons aborder est celle de la
définition d’une somme infinie de manière à ne pas dépendre de l’ordre des
termes. Cela signifie que toutes les séquences possibles de sommes partielles
(c’est-à-dire toutes les séquences de sous-ensembles finis imbriqués) doivent
toujours converger vers la même valeur.
Définition 13 ("Sommes non-ordonée"). Pour un espace de Banach V , nous
disons que la somme non ordonnée d’un ensemble de vecteurs vΨ ⊂ V (où vΨ
est un ensemble de vecteurs de V indexé par un ensemble Ψ) est L si, pour
tout ϵ > 0, il existe un sous-ensemble fini Ω de Ψ tel que ∥L − k∈Ω′ vk ∥ < ϵ
P
13
P
sup( k∈Ω vk ) pour les sous-ensembles finis Ω de Ψ. Nous disons qu’un en-
semble de vecteurs converge s’ils ont une telle somme non ordonnée.
Deux questions naturelles à poser sont de savoir si un ensemble de vecteurs
avec des normes convergentes a une somme non ordonnée, et si tout en-
semble convergent de vecteurs a des normes avec une somme non ordonnée.
La réponse à la première question est oui, et la réponse à la seconde est
non. Il se trouve que les conditions de la première affirmation sont en fait
un peu plus fortes que nécessaire, et celles de la seconde trop faibles. Une
preuve de la première affirmation dans un espace de Banach reposera sur
l’inégalité triangulaire, mais pour quantifier réellement la taille des sommes
de vecteurs, nous devrons considérer le problème dans un espace de Hilbert,
où des égalités remarquablement agréables se présenteront.
Théorème 9. Un ensemble convergent de vecteurs orthogonaux a une somme
convergente de normes au carré
rème de Pythagore. Supposons donc que nous ayons une somme de vecteurs
P
mutuellement orthogonaux k∈Ψ vk qui est convergente, avec une limite L.
Cela signifie que pour tout ϵ > 0, il existe un sous-ensemble fini Ω ⊂ Ψ tel
que pour tous les sous-ensembles finis Ω′ ⊃ Ω, nous avons :
X X
∥L − vk ∥ < ϵ ⇒ ∥L∥ − ϵ < ∥ vk ∥ <
k∈Ω′ k∈Ω′
sX
∥L∥ + ϵ ⇒ ∥L∥ − ϵ < ∥vk ∥2 < ∥L∥ + ϵ,
k∈Ω′
∥ k∈Ψ vk ∥2 .
P
Ce "théorème de Pythagore infini" n’est pas tout à fait aussi fort que nous
l’aurions souhaité. Nous avons seulement que les normes au carré d’un en-
semble de vecteurs - et non les normes - convergent lorsque les vecteurs ont
une somme non ordonnée. Considérez la série harmonique, qui a une somme
divergente de termes mais une somme convergente de termes au carré.
Mais cela suggère que nous pourrions être capables de relâcher les conditions
sur l’énoncé inverse : est-il vrai que tout ensemble orthogonal de vecteurs
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avec une somme convergente de normes au carré convergera, même si la
somme de leurs normes ne le fait pas ?
Théorème 10. Un ensemble orthogonal de vecteurs avec une somme conver-
gente de normes au carré est convergent
fini Ωm ∈ Ψ tel que pour tous les sous-ensembles finis Ω′ ⊃ Ωm , nous avons
2 1
k∈Ω′ \Ωm ∥vk ∥ < m2 . Nous pouvons choisir les Ωm de telle sorte qu’ils
P
r
X X 1 X 1 1
∥g− vk ∥ ≤ ∥g−gm ∥+∥gm − vk ∥ ≤ +∥ vk ∥ < + < ϵ,
k∈Ω′ k∈Ω′
m k∈Ω′ \Ω
m m2
m
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Démonstration. Pour tous les sous-ensembles finis Ω de Ψ, nous avons v =
( k∈Ω ⟨ek , v⟩ek ) + (v − k∈Ω ⟨ek , v⟩ek ). Puisque nous avons supposé les ek
P P
orthonormés, nous avons que les deux termes entre parenthèses ci-dessus
sont orthogonaux. En appliquant le théorème de Pythagore, nous avons
X X X X
∥v∥2 = ∥ ⟨ek , v⟩ek ∥2 +∥v− ⟨ek , v⟩ek ∥2 ≥ ∥ ⟨ek , v⟩ek ∥2 = |⟨ek , v⟩|2 .
k∈Ω k∈Ω k∈Ω k∈Ω
Puisque cette inégalité tient pour tous les sous-ensembles finis Ω, l’inégalité
désirée découle de la définition d’une somme non ordonnée.
∞.
nous avons :
X X X s X
∥ αk ek − αk e k ∥ = ∥ αk ek ∥ = |αk |2 < ϵ.
k∈Ψ k∈Ω k∈Ψ\Ω k∈Ψ\Ω
P
Ainsi, il existe un vecteur k∈Ω αk ek dans l’enveloppe des ek avec une dis-
P
tance inférieure à ϵ de k∈Ψ αk ek .
Pour prouver le sens inverse, soit v ∈ span(eΨ ), et soit u = k∈Ψ ⟨ek , v⟩ek .
P
La somme à droite converge par l’inégalité de Bessel, donc nous savons que
u est bien défini. Comme précédemment montré, cette convergence implique
que u ∈ span(eΨ ), et donc u − v ∈ span(eΨ ). De plus, la continuité du
produit scalaire implique que ⟨u, ej ⟩ = ⟨v, ej ⟩ pour chaque ej .
Comme ⟨u−v, ej ⟩ = 0 pour tous les ej , nous avons que u−v ∈ (span(eΨ ))⊥ =
⊥
span(eΨ ) . Puisque u − v est à la fois dans span(eΨ ) et son complémentaire
⊥
orthogonal span(eΨ ) , nous avons que u = v, prouvant ainsi que v prend
bien la forme k∈Ψ αk ek , avec k∈Ψ |αk |2 < ∞. En effet, v = k∈Ψ ⟨ek , v⟩ek .
P P P
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Cette correspondance signifie que nous pouvons identifier tout élément d’un
espace de Hilbert avec un ensemble de scalaires sommables au carré in-
dexé par une base orthonormée (dont la fermeture de l’enveloppe égale tout
l’espace). Maintenant que nous avons cette classification des vecteurs d’un
espace de Hilbert en termes de leurs produits scalaires avec une base ortho-
normée, nous pouvons revisiter le théorème de représentation de Riesz avec
une preuve légèrement plus constructive.
Théorème 13. (Encore le théorème de représentation de Riesz) Si ϕ est
une forme linéaire bornée sur un espace de Hilbert V , alors le vecteur u =
k∈Ψ ϕ(ek )ek a la propriété que ϕ(v) = ⟨u, v⟩ pour tous les v ∈ V et toute
P
q
base orthonormée {eΨ } de V . De plus, ∥ϕ∥ = ∥u∥ = 2
k∈Ψ |ϕ(ek )| .
P
X X X sX
2
|ϕ(ek )| = ϕ( ϕ(ek )ek ) ≤ ∥ϕ∥∥ ϕ(ek )ek ∥ = ∥ϕ∥ |ϕ(ek )|2 ,
k∈Ω k∈Ω k∈Ω k∈Ω
qP
2
par la bornitude de ϕ et le théorème de Pythagore. En divisant par k∈Ω |ϕ(ek )| ,
qP
2 2 2
k∈Ω |ϕ(ek )| ≤ ∥ϕ∥ et k∈Ω |ϕ(ek )| ≤ ∥ϕ∥ pour tous les
P
nous avons
sous-ensembles finis Ω de Ψ. Cela signifie que les coefficients au carré des ek
convergent, et que la somme définissant u converge.
La continuité du produit scalaire implique que ⟨u, ek ⟩ = ϕ(ek ) pour tous les
ek . Ainsi, pour tout v ∈ V , on a :
X X X
ϕ(v) = ϕ( ⟨ek , v⟩ ek ) = ⟨ek , v⟩ ϕ(ek ) = ⟨ek , v⟩ ⟨u, ek ⟩
k∈Ψ k∈Ψ k∈Ψ
par continuité du produit scalaire. Donc ϕ(v) = ⟨u, v⟩. La preuve précedente
du théorème de représentation
qP de Riesz comfirme le fait que u soit unique
et que ∥ϕ∥ = ∥u∥ = 2
k∈Ψ |ϕ(ek ) |.
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3.5 Théorème de Radon-Nikodym
Note : Cette section recquiert quelques éléments de théorie
de la mesure, dont nous admettrons qu’elles sont connues par le
lecteur.
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En prenant f comme la fonction indicatrice de l’ensemble où g prend des
valeurs supérieures ou égales à 1, les deux côtés de cette équation doivent
être égaux à 0. Il en est de même lorsque f est la fonction indicatrice de
l’ensemble où g prend des valeurs inférieures à 0. Donc 0 ≤ g < 1 µ-presque
partout. Étant donné que les ensembles nuls pour µ sont nécessairement
aussi nuls pour ν, nous avons également que 0 ≤ g < 1 ν-presque partout.
1
En remplaçant f = 1−g dans cette équation ci-dessus, nous obtenons l’égalité
souhaitée : intégrer la fonction constante 1 sur un domaine par rapport à ν
(c’est-à-dire, en prenant la mesure ν du domaine) serait égal à intégrer la
g
fonction 1−g (qui serait notre h désirée) dans ce domaine par rapport à µ.
1
Mais 1−g peut ne pas être dans L2 (X, σ). Donc, nous devons utiliser cette
équation pour obtenir une suite d’égalités, chacune utilisant une fonction
d’approximation dans L2 (X, σ), et appliquer le théoreme de convergence
monotone. Ces fonctions d’approximations peuvent ne pas converger au sens
de L2 , mais nous en avons pas besoin pour construire h.
1 1
Soit fk = 1−g lorsque 0 < 1−g < k et 0 sinon. Cette fonction est bornée et
2
donc appartient à L (X, σ), donc
Z Z
fk (1 − g) dν = fk g dµ
A A
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Chapitre 4
Conclusion
20
Bibliographie
21