NEGROPHOBIE A5b
NEGROPHOBIE A5b
87
Dodji Mahouignito Djehouty Olou
Comprendre la négrophobie et la
falsification de l’histoire africaine
d’hier et d’aujourd’hui d’un point
de vue économique et militaire
www.menaibuc.com
1
Du même auteur aux éditions Menaibuc
©-Menaibuc 2020
ISBN : 978-2-35349-287-9
2
Sommaire
Introduction ................................................................................... 5
Chapitre 1 - Pourquoi l’histoire de l’Afrique et notemment
de l’Egypte ancienne ont-t-elles été falsifiées ? ....................... 15
Chapitre 2 - Occidentalisations des noms authentiques
de l’Egypte et de ses souverains. ................................................ 39
Chapitre 3 - Falsifications de la tombe de Séti 1er................... 57
Chapitre 4 - Confirmations des représentations originales
de la tombe de Séti 1erdans la tombe de Ramsès III. .............. 67
Chapitre 5 - Le mirage d’une Egypte blanche au service
de l’impérialisme économique. .................................................. 83
Chapitre 6 - L’ADN au service de l’impérialisme
économique. ............................................................................... 123
Chapitre 7 - Autres preuves irréfutables de falsifications
et quelques originaux. ............................................................... 133
Chapitre 8 - Les religieux, les philosophes et les
scientifiquesau service de l’impérialisme économique
par l’idéologie de la haine et de la falsification. .................... 149
Chapitre 9 - Les zoos humains au service de
l’impérialisme économique. ..................................................... 185
Chapitre 10 - Le racisme colonial au service de
l’impérialisme économique. ..................................................... 191
Chapitre 11 - Pourquoi l’Afrique est-elle toujours victime
de négrophobie et son histoire est-elle toujours falsifiée ? .... 197
Chapitre 12 - Quelles solutions pour l’Afrique ? ................... 201
Conclusion ................................................................................. 203
Quelques références bibliographiques. ................................... 209
3
4
Introduction
5
avaient la terre et nous la Bible. »1. Le roi Léopold 2 de Belgique
dans son discours aux missionnaires en 1883 le reconnaît lui-
même : « Le but principal de votre mission au Congo n’est donc
point d’apprendre aux Nègres à connaître Dieu, car ils le
connaissent déjà. Ils parlent et se soumettent à UN MUNDI, UN
MUNGU, UN DIAKOMBA et que sais-je encore ; ils savent que
tuer, voler, coucher avec la femme d’autrui, calomnier et injurier
est mauvais. Ayons donc le courage de l’avouer. Vous n’irez donc
pas leur apprendre ce qu’ils savent déjà »2.
Cette déclaration du roi belge montre bien que les religions
dites révélées ne sont, en Afrique, que des outils de manipulations
des consciences individuelles et collectives. L’africain n’a pas
attendu ces prétendues révélations pour connaitre Dieu, les
sciences ; la civilisation. Bien au contraire, toutes les autres
civilisations du monde sont d’essence africaine puisque c’est
l’Afrique, (celle-ci étant le berceau de l’humanité, de l’homme et
de la femme moderne), qui a vu naître tous les aspects de la
civilisation (science, philosophie, spiritualité). Les anciens
intellectuels (Platon, Aristote, Diodore de Sicile, Plutarque, etc.)
de la Grèce antique le confirment également.
Le racisme, le sexisme et toutes les formes de
discrimination ne peuvent se comprendre véritablement que dans
une analyse économique, mais aussi militaire. Ce sont les rapports
de force économique et militaire qui définissent le degré d’égalité
ou d’inégalité entre les êtres humains. Plus une nation sera
économiquement et militairement forte plus elle sera crainte et
respectée.
Il y a donc un second élément qu’est la puissance militaire,
celle-ci étant est au service de la puissance économique. Les êtres
humains ne font la guerre que pour s’enrichir et devenir puissants.
1 https://citation-celebre.leparisien.fr/auteur/jomo-kenyatta
2 http://educanet.over-blog.com/2017/01/discours-prononce-par-leopold-ii-roi-
des-belges-en-1883-devant-les-missionnaires-se-rendant-en-afrique-sujet-d-
entrainement-au-texte
6
C’est la faim, la famine, la pauvreté qui mènent à l’agression.
C’est aussi le degré de puissance militaire d’une nation qui
détermine son degré de protection vis-à-vis des autres nations. Une
nation économiquement forte sans puissance militaire est bien plus
fragile qu’une nation puissante économiquement et militairement.
Nous en avons l’attestation avec les puissances économiques de
nos jours qui se vantent bien souvent de posséder l’arme nucléaire.
La puissance militaire d’une nation est si importante qu’à elle-
même seule, elle peut protéger une nation face aux invasions
même en l’absence de puissance économique. L’exemple de la
Corée du Nord est aujourd’hui très significatif.
C’est pourquoi la puissance militaire doit tout au moins être
égale à la puissance économique afin de protéger cette dernière de
toute agression extérieure. L’Egypte antique fut la première
puissance économique du monde, mais elle n’a pu se protéger car
sa puissance militaire n’a guère suffi pour repousser ses assaillants.
Si l’Egypte ancienne avaient été la plus grande puissance militaire
du monde, elle aurait gagné toutes ces batailles et aurait survécu
bien plus longtemps. Elle aurait échappé à la conquête arabe et
assyrienne. Ainsi, c’est le degré de puissance militaire qui
détermine non seulement le degré de protection des nations mais
aussi le degré de respect entre elles.
Lorsqu’une nation exploite économiquement une autre, elle
met tout en œuvre afin d’enrailler tout projet de révolte qui
pourrait mettre fin à cette exploitation. Cela passe d’abord par
l’aliénation spirituelle de la population car, comme le dit le grand
Madiba (Nelson Mandela), « l'arme la plus puissante entre les
mains de l'oppresseur est l'esprit de l'opprimé »3. Souvenons-nous :
lorsque les arabes ont envahi l’Égypte ancienne, leur première
mission a été d’interdire tout culte d’Isis et d’Osiris. Il en a été de
même pour l’Occident durant l’esclavage dont la stratégie a
d’abord été de christianiser les africains.
3 https://citation-celebre.leparisien.fr/liste-
citation?nationalite=afrique+du+sud&page=2
7
Cette aliénation spirituelle génère 3 autres formes
d’aliénations : l’aliénation culturelle, l’aliénation intellectuelle et
l’aliénation scientifique.
En effet, un peuple spirituellement aliéné modifie ses
attitudes et pratiques culturelles puisque, dans toute société, la
culture est mêlée à la spiritualité ou à la religion. Par exemple, une
société patriarcale est une société qui a une vision strictement
paternelle de Dieu ou de ses divinités. De même, une société
matriarcale est une société qui a une vision maternelle (parfois
maternelle et paternelle) de Dieu ou de ses divinités. Ce sont ces
différentes visions du père et de la mère, de l’homme et de la
femme qui vont naturellement façonner la structure des différentes
organisations qui vont charpenter ces sociétés. C’est donc un
élément capital. La meilleure manière de désorganiser les
structures d’une société, c’est donc d’abord de l’aliéner
spirituellement.
Le Judaïsme, le Christianisme et l'Islam sont des religions
qui défendent des principes sociaux radicalement différents des
principes de base des sociétés africaines traditionnelles. C'est le
cas, par exemple, de l'esclavage et de de la prédominance de
l'homme sur la femme (patriarcat). Certains diront, sans
démonstration, que la Bible et le Coran ne soutiennent pas
l'esclavage, mais ce n'est indiscutablement pas ce que disent les
textes. Plusieurs versets de la Bible et du Coran légifèrent et
autorisent l'esclavage de manière indiscutable.
Dans Éphésiens 6 : 5, l'esclavage est clairement soutenu par
la Bible en ces termes : « Esclaves, obéissez à vos maîtres selon la
chair, avec crainte et tremblement, dans la simplicité de votre
cœur, comme à Christ ». Dans 1 Timothée 6 : 1, il est écrit : « Que
tous ceux qui sont sous le joug de la servitude regardent leurs
maîtres comme dignes de tout honneur, afin que le nom de Dieu et
la doctrine ne soient pas blasphémés ». Dans Tite 2 : 9, on lit
aussi : « Exhorte les esclaves à être soumis à leurs maîtres, à leur
plaire en toutes choses, à n'être point contredisants ».
8
Dans l'Islam, c'est le cas du verset coranique XVI, 71. dans
lequel nous lisons clairement : « Allah a favorisé les uns d'entre
vous par rapport aux autres dans [la répartition] de ses dons. Ceux
qui ont été favorisés ne sont nullement disposés à donner leur
portion à ceux qu'ils possèdent de plein droit [esclaves] au point
qu'ils y deviennent égaux. Nieront-ils les bienfaits d'Allah ? ».
Dans le verset V, 43, il est écrit : « L'épouse n'a aucun droit de
s'opposer à son mari de posséder des esclaves femelles et d'avoir
des rapports [sexuels] avec elles [de les violer]. Et Allah sait
mieux. ». Certains diront dans le Coran l'esclave Bilal a été libéré.
Cependant, la libération d'un esclave dans le Coran ne fait pas de
ce livre un livre non-esclavagiste puisque ces textes l'autorisent.
Aucun verset biblique ou coranique ne dénonce l'esclavage. C'est
un fait.
Or, nous savons que toutes les sociétés traditionnelles
africaines qui sont matriarcales s'opposent de la plus radicale des
manières au principe même de l'esclavage. Il est donc évident,
sans l'ombre d'un doute, que le Judaïsme, le Christianisme et
l’Islam sont, pour toutes les sociétés traditionnelles africaines, des
armes de destruction et de déstabilisation massive non seulement
pour leur système de fonctionnement social et politique mais aussi
pour leur identité propre en tant que peuples dignes et libres.
Par exemple, dans la charte africaine du Manden de
l'empire du Mali de l’illustre Soundiata Keita, fondateur de
l’empire, il était écrit : « La faim n'est pas une bonne chose,
l'esclavage n'est pas non plus une bonne chose »4. Le message est
donc clair et sans ambiguïté.
La charte du Manden va encore plus loin et dénonce
clairement l'esclavage de l'Islam au Mali : « La guerre ne détruira
plus jamais de village pour y prélever des esclaves ; nul ne placera
désormais le mors dans la bouche de son semblable pour aller le
4 http://blakes.fr/charte-de-manden-declaration-droits-de-lhomme-africaine/
9
vendre ; personne ne sera non plus battu au Manden, a fortiori mis
à mort, parce qu’il est fils d’esclave »5.
On voit clairement l’influence négative qu’ont eu ces
idéologies religieuses sur le bon fonctionnement des sociétés
traditionnelles africaines. L’existence de l’esclavage dans certaines
sociétés modernes africaines ne sont que la conséquence de la
christianisation et de l’islamisation du continent.
Certains pourront m’objecter que l’Égypte ancienne a
pratiqué l’esclavage sur les juifs. Encore une fois la science a parlé
car on ne fait pas de l’histoire des sciences avec des contes et des
légendes. L’histoire des sciences s’effectue par des preuves. Ainsi,
toutes les recherches archéologiques montrent de manière
incontestable que le peuple juif n'a jamais été esclave en Égypte.
C'est une supercherie biblique. Quand un peuple vit sur une terre,
il laisse toujours des traces. Or, aucune preuve archéologique ne
confirme ce récit biblique. Aussi, possède-t-on aujourd’hui les
fiches de paie d’autres supposés exclaves qui auraient construit les
pyramides. On sait donc qu’ils/elles furent des hommes et des
femmes libres. Un esclave n’est pas payé.
De plus, il n’existe aucun mot en égyptien ancien et dans
aucune autre langue d’Afrique noire pour dire esclave. Il n’existe
pas de réalité sans nom. Si l’équivalent du mot esclave n’existe pas
dans la langue de l’ancienne, on peut logiquement en conclure
qu’il n’y a pas eu d’esclavage en Afrique pharaonique.
Aussi paradoxal que cela soit, ceux et celles qui
soutiennent la thèse de l’esclavage en Égypte ancienne affirment
ceci : « Comme la plupart des sociétés antiques, l'Égypte a connu
l'esclavage mais cette civilisation en usa autrement qu'en Occident
comme les Gréco-romains. La particularité de l'esclavage en
Égypte antique est qu'il relève davantage d'une réinsertion sociale
des prisonniers de guerre et de droit commun (violeur, assassin)
alors qu'en Grèce et à Rome, l'esclavage est le fait de particuliers
5 Idem.
10
qui considèrent l'esclave comme un objet et qui en général était un
ancien berger ou agriculteur capturé et vendu sur les marchés
d'esclaves ».
Pourquoi est-ce paradoxal et contradictoire ? Un esclave,
par définition, est un objet, une personne qui n'est pas de condition
libre, qui est sous la puissance absolue d'un maître. Autrement dit,
un esclave n’est pas considéré comme un être humain puisque
c’est la liberté qui détermine fondamentalement l’humanité.
Il s’agit d’une affirmation paradoxale et contradictoire
puisque les défenseurs de cette thèse reconnaissent eux-mêmes que
la réalité de l’esclavage en Egypte ancienne n’est pas la même
qu’ailleurs. En Égypte ancienne, le soi-disant esclave n’est pas
déshumanisé. Il suit simplement un processus de réinsertion
sociale comme cela se fait aujourd’hui encore. Il est tout à fait
normal qu’un criminel soit puni puis réinséré dans la société. Ce
n’est pas pour autant qu’il devient un esclave. On ne peut pas
utiliser le mot esclave pour nommer deux réalités diamétralement
opposées. C’est un non-sens. On n’appelle pas chat un bois.
Précisons également, contrairement à ce qu’affirment les
défenseurs de cette thèse, qu’il n’existait pas de prison en Afrique
pharaonique tout comme en Afrique impériale6.
En fait, le récit biblique qui raconte le séjour des juifs en
Egypte est une déformation d’un texte de la spiritualité des anciens
égyptiens. Ce n’est pas ici le sujet, mais il faut savoir que les textes
des religions dites révélées sont des plagiats des textes spirituels
des anciens africains. J’y reviendrai un peu dans la suite de
l’ouvrage et notamment dans un autre ouvrage.
D’autres pourront aussi m’objecter que toutes les religions
parlent d’amour, de paix et d’égalité. Évidemment ! Cependant, les
conceptions que les peuples ont de ces valeurs humaines varient
d’une civilisation à une autre. Une chose est de parler d’amour,
une autre en d’en donner un sens. C’est sur ce point que les
6 http://www.lisapoyakama.org/les-africains-ont-ils-pratique-lesclavage/
11
civilisations divergent. Par exemple, lorsque la Bible parle
d’amour, elle ne donne pas le même sens à ce mot que la
spiritualité africaine traditionnelle. Lorsque la Bible parle d’amour,
elle explique, par exemple, le type de rapport qui doit exister entre
l’homme et la femme. Le type de rapport entre l’homme et la
femme préconisé par les religions dites révélées est un type de
rapport patriarcal. Or, nous savons que le type de rapport entre
l’homme et la femme préconisé dans les sociétés traditionnelles
africaines est un type de rapport matriarcal. Le mécanisme de
l’amour dans une société patriarcale (et ses principes) est
radicalement différent de son mécanisme dans une société
matriarcale. Il en est de même de l’esclavage. Les religions dites
révélées parlent d’amour et, en même temps, autorisent
l’esclavage. Or, vous ne trouverez aucun texte africain autorisant
cette pratique. Quand le chinois parle de Dieu ou
d’alimentation (de tout ce qu’on peut imaginer), il ne donne pas la
même valeur à ce qu'il dit que l’européen. Chaque culture a sa
manière propre de percevoir les valeurs.
Cette aliénation culturelle mène généralement à la
disparition des langues locales au profit des langues étrangères
(c’est ce que nous observons aujourd’hui dans plusieurs pays
d’Afrique où le français et l’anglais prédominent sur les langues
africaines). Non seulement les langues locales perdent de leur
ampleur, mais il s’en suit aussi une perte des noms locaux.
Aujourd’hui encore, dans plusieurs pays d’Afrique, donner un
prénom africain à son enfant peut être mal jugé, conséquence de
l’aliénation culturelle issue de l’esclavage et de la colonisation. Le
peuple africain demeure aujourd’hui encore le peuple le plus aliéné
culturellement. Aucun européen leucoderme ne peut s’appeler
Mamadou. Par contre, il existe une pléthore de Jean-Baptiste en
Afrique, notamment francophone.
Dès lors, si une société est spirituellement aliénée, il est
évident que ses membres ont perdu toute autonomie de réflexion et
d’analyse. Ils ne pourront plus réfléchir et analyser leurs
problèmes sociaux selon leur propre perspective, mais suivant
12
celle de l’oppresseur. La réflexion philosophique devient
extrêmement limitée et tout esprit critique est anéanti. C’est le
règne du suivisme et la monarchie de toute créativité scientifique.
Par exemple, lorsque des africains christianisés n'ont plus
que comme références des personnages judéo-chrétiens ou gréco-
romains, leur mécanisme de pensée devient occidentalisé et n'a
alors plus que comme fondement l'Occident et ses personnages.
L’image d’un Jésus occidentalisé influence considérablement les
chrétiens d’Afrique dans leur manière d’agir. Ils n’agissent plus
selon les principes de leur culture propre, mais selon ceux de la
culture judéo-chrétienne. De même, lorsque des africains islamisés
n'ont plus que comme références des personnages musulmans, leur
mécanisme de pensée devient arabisé et n'a alors plus que comme
fondement le monde arabe. Plus précisément, Allah ne parle et ne
comprend que l’arabe. C’est une obligation pour le musulman de
prier en arabe, et sa ville sainte est en Arabie. Le prophète
mythologique est un arabe. Le coran est révélé en langue arabe et
dans aucune autre langue. Rien que ces exemples démontrent un
nationalisme arabe spirituel. Ce qui pousse l’inconscient de
l’africain islamisé à obéir et à se soumettre à l’homme arabe
puisque son prophète ou son Dieu qu’il vénère ne comprend que
l’arabe. L’esprit du musulman africain est donc complétement
aliéné et affecté7.
Les africains christianisés et islamisés perdent ainsi toute
autonomie de pensée et toute spécificité, toute originalité. Leurs
capacités intellectuelles deviennent alors dépendantes d'un projet
civilisationnel étranger qui ne défendent pas leurs intérêts mais les
intérêts de ceux qui le portent originellement. Or, nous savons
qu'aucun peuple ne peut se développer avec le projet
civilisationnel d'un autre.
13
L’aliénation scientifique qui naît de l’aliénation
intellectuelle consolide le projet de domination de l’oppresseur qui
n’a plus qu’à falsifier l’histoire de l’oppressé pour parachever sa
domination. En falsifiant l’histoire de l’oppressé, l’oppresseur
annihile toute tentative de mémoire et de retour au passé de celui-
ci. L’oppressé doit oublier son glorieux passé et le potentiel de sa
civilisation. Le processus d’effacement de la mémoire et de
l’histoire de l’oppressé opéré par l’oppresseur doit mener
l’oppressé au mépris de lui-même, de ses propres valeurs, de son
histoire, de son physique, et donc de son identité propre.
L’oppressé qui n’a alors plus d’identité n’aura désormais d’identité
que par son maître. On se souvient qu’en période de l’esclavage
l’identité de l’esclavage se déterminait par son maître. L’esclave
n’a de valeur qu’en étant possédé par son maître, qu’au travers de
la valeur que lui accordait celui-ci. L’esclave ou l’oppressé n’a
plus de valeur propre car sa valeur, c’est l’autre. La falsification de
l’histoire de l’oppressé est une voie royale qui mène au mépris de
l’oppressé non seulement par l’oppresseur mais surtout par lui-
même. Lorsque l’oppressé en vient à se mépriser en tant que ce
qu’il est, il n’y a alors, pour lui, aucune possibilité de révolte et de
rébellion. A ce cette étape du processus d’aliénation, l’oppresseur
n’a plus qu’à se servir et à piller les sols de l’oppressé sans aucune
crainte d’éveil de l’oppressé. Ce dernier en vient même à
approuver cela et à considérer le colonisateur comme un
civilisateur. En d’autres termes, le colonisé devient malade
mentalement et est totalement dépossédé de lui-même.
C’est dans cet état d’esprit que je vais analyser la
négrophobie et la falsification de l’histoire africaine d’hier et
d’aujourd’hui. Compte tenu des multiples exemples de falsifi-
cation que nous pouvons évoquer sur l’Afrique, je ne prendrai
qu’un seul exemple : celle de l’Egypte ancienne, et dans une
centaine mesure, celle du Zimbabwe.
14
Chapitre 1 - Pourquoi l’histoire de l’Afrique
et notemment de l’Egypte ancienne
ont-t-elles été falsifiées ?
8 Daniel Power, The Central Middle Ages: Europe 950-1320, Oxford, Oxford
University Press, coll. « The Short Oxford History of Europe », 2006, p.304.
15
qui irait à l’encontre desprincipes religieux. Les enseignements
étaient principalement diffusés dans les Abbayes sous le contrôle
de la religion9.
Au Moyen âge tardif, la situation se dégrade encore plus.
Famine, peste noire et guerres disséminent la population
européenne. L’économie est à l’arrêt et l’église catholique est aux
abois. L’agriculture recule et les rendements sont faibles. Les
outils utilisés sont rudimentaires puisqu’ils labourent mal le sol.
Les engrais animaux font défaut à cause de la crise de l’élevage.
C’est dans le cadre des seigneuries que la production est faite.Le
surplus manquant, la population souffre de famine10.
Si l’Europe souffre, qu’en est-il de l’Afrique à cette même
période ?
Cette période est marquée, en Afrique, par la chute définitive
de l’empire égypto-nubien. L’Egypte et la Nubie sont depuis
longtemps agressées sur leurs sols par différents agresseurs : les
Hyksos, les grecs, les romains etc. Le plus grand empire du monde
a perdu de son éclat et la grande bibliothèque d’Alexandrie est
enflammée. La grande civilisation africaine ne domine plus le
monde. Le coup de grâce sera porté par les musulmans qui
attaquent l’Egypte en 639. Cette légendaire civilisation est alors
condamnée.
Cependant, si l’Europe ne s’est pas immédiatement relevée de
la chute de l’empire romain d’occident, cene sera pas le cas de
l’Afrique après la chute de l’empire égypto-nubien. Certes, après
sa chute, l’Egypte restera sous domination étrangère, mais partout
ailleurs, en Afrique, naissent de puissants royaumes et empires qui
deviendront incontournables dans le commerce planétaire. Je
n’évoquerai pas tous ces puissants empires, mais je pourrais, par
exemples, les grands empires du Ghana, Songhaï, les Ashantis,
16
Sossos, le puissant Monomotapa (Zimbabwe), et le richissime
empire du Mali.
Fondé au XIIIème siècle par l’illustre Soundiata Keita,
l’empire du Mali appelé aussi l’empire Mandingue atteint son
apogée au XIVème siècle. Ce fut un empire possédant un des
système politique faisant parti des plus aboutis de l’histoire. Nous
en avons, par exemple, l’attestation avec la charte du Manden,
charte du Mandé ou charte de Kouroukan Fouga écrit en langue
Malinké et qui est inscrit depuis 2009 par l'UNESCO sur la liste du
Patrimoine culturel immatériel de l'humanité11. Ce texte constitue
la plus ancienne déclarationofficielle des droits de l’homme et de
la femme. Il rejette catégoriquement toute forme d’esclavage
humain et de discrimination. La liberté y est une valeur essentielle.
Ce qui montre, une fois de plus, que l’Afrique n’a pas attendu
l’Occident pour connaitre et appliquer les plus grandes valeurs
humaines.
Cette charte fut proclamée à Kouroukan-Fouga (plaine située à
Kâaba à la frontière entre le Mali et la Guinée-Conakry) par
Soundiata Keita en 1236. Le préambule de la charte proclamée est
« à l'adresse des douze parties du Monde et au nom du Mandé tout
entier ». Il y est mentionné 7 paroles, qui sont autant d'entêtes
d'articles de la charte12 :
- « Une vie n'est pas plus ancienne ni plus respectable
qu'une autre vie, de même qu'une autre vie n'est pas
supérieure à une autre vie » ;
- « Que nul ne s'en prenne gratuitement à son voisin, que
nul ne cause du tort à son prochain, que nul ne martyrise
son semblable » ;
17
- « Le tort demande réparation » ;
- « Pratique l'entraide » ;
- « Veille sur la patrie » ;
- « Chacun est libre de ses actes, dans le respect des
interdits des lois de sa patrie ».
- « La faim n'est pas une bonne chose, l'esclavage n'est pas
non plus une bonne chose »;
- « La guerre ne détruira plus jamais de village pour y
prélever des esclaves ; c'est dire que nul ne placera
désormais le mors dans la bouche de son semblable pour
aller le vendre ; personne ne sera non plus battu au
Mandé, a fortiori mis à mort, parce qu'il est fils d'esclave
».
Cette carte devient le fondement de l’assemblée
constitutive de l’empire du Mali.
13https://afrolegends.com/2012/05/23/la-charte-du-mande-premiere-
declaration-de-droits-de-lhomme-au-monde/
18
qui ont construit étaient des employés payés. La découverte de leur
fiche de paie en est l’attestation14.
A l’époque de l’empire du Mali, c’est Soundiata Keita qui
abolit l’esclavage musulman. Avec cette charte, les notions de
respect de la vie humaine, de droit à la vie, les principes d'égalité
et de non-discrimination, de liberté individuelle, de justice,
d'équité et de solidarité prennent tout leur sens et sont
véritablement instituées. Reconnu par l’UNESCO, elle a une
valeur juridique de portée universelle15.
19
L’empire du Mali n’est pas seulement politiquement puissant
car il possède aussi une redoutable économie qui rayonne
mondialement. Basée sur ses ressources naturelles et notamment
sur l’or, il est, à cette époque, le plus riche du monde et son
souverain Kanga Moussa qui a dirigé l’empire de 1312 à 1337
demeure, aujourd’hui encore, l’homme le plus riche de tous les
temps. Dans un article de 2019 de la Revue LADEPECHE intitulé
« L'homme le plus riche de l'Histoire est un Africain », nous
lisons : « Le site Slate Afrique a trouvé quel était l'homme le plus
riche de l'Histoire : non, ce n'est pas Bill Gates ou un émir du
pétrole... c'est un Africain ! Il s'agit de Mansa Moussa Ier (ou
Kanga Moussa), roi de l'Empire du Mali au XIVe siècle. Slate
Afrique reprend ainsi le classement de Net Worth Celebrity, un
site californien sur les fortunes des célébrités dans le monde. Le 13
octobre dernier, le site s'est intéressé aux 25 plus grandes fortunes
de l'Histoire tout en prenant en compte l'inflation au cours des
siècles. Ainsi, le site montre que toute personne qui détenait un
patrimoine d'environ 100 millions de dollars, il y a 100 ans, serait
aujourd'hui à la tête d'une fortune d'environ 2,3 milliards de dollars
(soit 1,75 milliards d'euros). Loin devant les milliardaires
américains Warren Buffet (25e place avec 64 milliards de dollars),
et Bill Gates (12e place avec 136 milliards de dollars), Mansa
Moussa arrive en tête du classement, avec une fortune personnelle
de 400 milliards de dollars »17.
Le richissime empire du Mali était aussi vaste que toute
l’Europe de l’Ouest puisqu’il comprenait les actuels Mali, Burkina
Faso, Sénégal, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Mauritanie et une
partie de la Côte d'Ivoire. Sa richesse lui vient de ses mines d'or et
de cuivre, ainsi que du commerce du sel à travers le Sahara.A cette
époque, le Mali possédait les 2/3 de l’or connu et tous ces
souverains faisaient partie des personnes les plus riches du monde.
20
Le fleuve Niger constituait son poumon économique tout comme
le Nil le fut pourl’Egypte ancienne. Le Mali fut un don du Niger.
L’empire était si riche et économiquement si puissant qu’il
pouvait même distribuer gratuitement son or. Kanga Moussa
faisait ainsi preuve d’une générosité légendaire à tel point que cela
pouvait déstabiliser l’économie mondiale. C’est pourquoi, l’article
poursuit : « Mais cette trop grande générosité aurait ruiné
l'économie des régions dans lesquelles il a voyagé : l'afflux
soudain d'or aurait provoqué une dévaluation du métal. Du coup, le
prix des denrées aurait connu à l'époque une forte inflation, qui
durera pendant une dizaine d'années »18.
En 1325, c’est son voyage en Egypte devenue Ottomane qui
consacrera définitivement sa légende et fera sa grande réputation
de généreux légendaire. C’est ainsi qu’au XIVème siècle, la
réputation du richissime empire et de son souverain franchit la
méditerranée puisqu’on le retrouve présenté sur le célèbre Atlas
catalan au centre de l’Afrique. Le souverain malien y est peint
comme le roi des rois. C’est le roi d’Aragon qui offrit cette carte
au roi de France Charles V. A la fin du XIVème siècle, les 2/3 de
l’or européens provenaient du Mali. Cela montre que l’Europe
avait parfaitement connaissance des grandes organisations
politiques et économiques de l’Afrique, et que le racisme dont sera
plus tard victime l’Afrique n’est pas une conséquence de
l’ignorance des européens.
18 Idem.
21
3 - Illustration tirée de l’article
« L'homme le plus riche de l'Histoire est un Africain. Portrait. »19
Du XVème au XVIème siècle, la ville de Tombouctou au
Mali devient un haut lieu de savoir incontournable dans le monde
entier avec sa prestigieuse université. On y enseigne la religion, les
mathématiques, l’astronomie, etc.
19 Idem.
20 « Sciences et technologies : quand les meilleures universités étaient
africaines », https://www.jeuneafrique.com/mag/661053/societe/sciences-et-
technologie-quand-les-meilleures-universites-etaient-africaines/
22
5- Manuscrits d’astronomie et de mathématique
de Tombouctou21
Sur le plan architectural, l’empire est à l’origine du plus
grand édifice en terre cuite du monde : c’est le centre religieux de
Djenné. Considérée comme la réalisation majeure du style
architectural soudano-sahélien, cet édifice constitue l’un des
symboles les plus remarquables de l’Afrique subsaharienne. C’est
pourquoi, depuis 1998, elle est inscrite sur la liste du patrimoine
mondial de l’UNESCO tout comme la ville de Djenné elle-même.
21https://afrolegends.com/2012/05/23/la-charte-du-mande-premiere-
declaration-de-droits-de-lhomme-au-monde/
23
Sur le plan technologique, l’empire n’est pas en reste. Les
africains de la période impériale sont de grands navigateurs car
bien avant Christophe Colomb, les Maliens naviguaient vers les
Amériques en 1311.
22https://www.beeso.fr/read-blog/243_bien-avant-christophe-colomb-les-
maliens-naviguaient-vers-les-am%C3%A9riques-en-1311.html#
23 Idem.
24
8 - Rencontre entre explorateurs et amérindiens24
Aujourd’hui, de plus en plus de preuves archéologiques
viennent confirmer cela. On retrouve aujourd’hui en Amérique
d’innombrables preuves d’une présence africaine en Amérique
bien avant l’arrivée de Christophe Colomb. Par exemple, la
présence de têtes de pierres avec des « traits africains » de
l'ancienne civilisation olmèque d'Amérique du Sud, antérieure aux
Aztèques et aux Mayas, en est une preuve qui confirme cette thèse.
24 Idem.
25 Idem.
25
Une fois de plus, il est évident que l’Afrique n’a pas
attendu l’Europe pour découvrir le monde d’autant plus que bien
avant les exploreurs européens, l’Afrique avait déjà connaissance
du nouveau monde. Ce sont les marins, les explorateurs et les rois
africains qui ont ainsi relié l’Afrique et l’Amérique. Ce n’est donc
pas l’esclavage qui initia les relations entre l’Afrique et
l’Amérique.
On voit que l’Afrique n’avait, à tout point de vue, rien à
envié à l’Occident à l’époque du Moyen âge, époque qui a précédé
l’esclavage. Pendant que les populations européennes, asiatiques et
du Moyen Orient souffraient de famine et de maladie, les
populations africaines, elles, se portaient à merveille.Pendant que
l’Europe vit son Moyen âge, l’Afrique vit son second âge d’or
après celui de la civilisation égypto-nubienne. Que ce soit sur le
plan politique, économique, social, technologique ou intellectuel
l’Afrique avait une grande longueur d’avance sur l’Occident. Ce
montre que l’esclavage n’a, en rien, été positif pour le continent.
Par ailleurs, l’Afrique avait son tendon d’Achille : le
militaire. En effet, on verra que cette faiblesse lui sera fatale. Ce
qui montre, une fois de plus, l’importance de la puissance militaire
qui doit avoir pour but la protection de la puissance économique et
bien évidemment de tout le peuple. La puissance économique
d’une nation impose le respect des autres nations mais celle-ci
mêlée à la puissance militaire impose la crainte et donc la
protection. Une nation militairement faible est une nation
vunérable quand bien même sa puissance économique est
redoutable. La puissance militaire ne doit pas servir à une
quelconque aggression des autres, mais à la protection en cas
d’agression de ceux-ci.
L’Europe en détresse veut redresser le pente. Néanmoins,
un problème se pose. Le sol européen est pauvre en ressources
naturelles. Des voix s’élèvent de plus en plus alors en Europe
affirmant qu’il faurait s’enrrichir en faisant travailler des captifs
africains et piller ses ressources. La générosité de l’empire du Mali
26
a fait le tour du monde et le monde entier est au courant que
l’Afrique est immensement riche.
Les razzias des afrcains débute en 1441 par la déportation
de captifs africains vers la péninsule ibérique pendant plusieurs
décennies26. C’est dans la ville portugaise de Lagos que la
première vente de captifs noirs razziés des côtes atlantiques a eu
lieu en 144427.
L’église catholique soutien farouchement ce projet. C’est
pourquoi, le 8 janvier 1454, l’Église catholique et le Pape Nicolas
V instituèrent l’esclavage et la traite négrière : « L’Église
catholique a joué sur un triple registre négrier, en co-produisant
une idéologie de légitimation de la traite et de l’esclavage des
Africains et de leurs descendants ; en s’impliquant directement
dans le partage des prédations négrières ; enfin en étant
bénéficiaire économique et confessionnel de la traite négrière »28.
Voici un extrait de cette bulle : « Nous avions jadis, par de
précédentes lettres, concédé au Roi Alphonse du Portugal, entre
autres choses, la faculté pleine et entière d’attaquer, de conquérir,
de vaincre, de réduire et de soumettre tous les sarrasins (c’est-à-
dire les Africains), païens et autres ennemis du Christ où qu’ils
soient, avec leurs royaumes, duchés, principautés, domaines,
propriétés, meubles et immeubles, tous les biens par eux détenus et
possédés, de réduire leurs personnes en servitude perpétuelle, (...)
de s’attribuer et faire servir à usage et utilité ces dits royaumes,
duchés, contrés, principautés, propriétés, possessions et biens de
ces infidèles sarrasins (Africains) et païens...Beaucoup de
Guinéens et d’autres Noirs qui avaient été capturés, certains aussi
échangés contre des marchandises non prohibées ou achetées sous
quelque autre contrat de vente régulier, furent envoyés dans les
27
dits Royaumes »29. L’église catholique qui dirigeait alors les
affaires politique de l’Occident est claire : il faut soumettre et faire
travailler l’africain par la force, la violence et la contrainte ; le tuer
s’il le faut.
De plus, « l’Eglise catholique fut aussi l’institution qui
consacra, par l’intermédiaire de son représentant le pape
Alexandre VI, Rodrigo Borgia de son vrai nom, le partage du
monde entre le Portugal et l’Espagne en 1494 par le traité de
Tordesillas. Au Portugal, revenaient l’Afrique, l’Asie et le Brésil
alors que l’Espagne se voyait octroyée le reste de l’Amérique »30.
Parallelement, l’Europe décide alors d’explorer le reste du
monde afin de pouvoir s’enrrichir. C’est ainsi que l’Europe envoie
ces navigateurs decouvrir les richesses du monde. Ces navigateurs
et explorateurs sont, en réalité, des espions. C’est le cas du
portugais Fernand de Magellan et de l’italien Christophe Colomb.
En 1492, Christophe Colomb, croyant accosteraux Indes, se
retrouve en Amérique. Cette erreur de navigation est dûe au fait
que l’Europe vit le Moyen âge, période duranr laquelle les
connaissances en astronomie des européens, contrairement à ceux
des africains de la même époque, restent limitées à cause du poids
des dogmes réligieux.
Quoi qu’il en soit, Colomb y découvre des terres inconnues
peuplées d’inconnus. Les terres de ceux qui seront appelés les
amérindiens sont immensément riche. Les espagnolent ne perdent
pas de temps : ils les explotent immédiatement. Les autochtones
qui résitent pour défendre leurs terres sont menacés,
humiliés,tortués et tués. La population est décimée. Ceux qui
survivent sont réduits en esclavage. Le christiannisme est imposé.
Cependant, certaines voix espagnoles discordantes commencent à
s’éléver face à ces atrocités qui n’ont pas de limites.
29 Idem.
30 Idem.
28
En Août 1547, le tribunal de l’inquisition demande
l’organisation d’un débat : c’est la controverse de Valladolid qui
opposa le dominicain Bartolomé de Las Casas et le théologien
Juan Ginés de Sepúlveda en deux séances d'un mois chacune (l'une
en 1550 et l'autre en 1551) au collège San Gregorio de Valladolid.
Le théologien Juan Ginés de Sepúlveda qui défend
l’esclavage pense que les amérindiens pratiquent des cultes
sataniques et que les mettre en esclavage ne pose aucun problème
puisqu’ils ne sont pas des êtres humains. En s’appuyant sur
Aristote, il soutient qu’ils ne sont que des esclaves naturels
d’autant plus qu’ils ne rebellent pas face aux violences qu’ils
subissent. Il conclut ainsi que leur nature, c’est d’être des esclaves.
Leurs forme humaine n’est qu’une apparence. Ils n’ont pas
d’âme31.
S’opposant à ce dernier, le dominicain Bartolomé de Las
Casas affirme que les amérindiens sont des êtres humains à part
entière. C’est pour cela qu’il condamne les atrocités espagnoles en
Amérique. S’appuyant lui aussi sur Aristote, il soutient : « sont
esclaves uniquement ceux incapables de prudence, les civilisations
sans organisations communes et organisées, or les amérindiens
possèdent les notions de loyauté et de justice »32.
Le dominicain remporte le débat. Cependant, ce qui pencha
la balance en faveur des thèses du dominicain ne fut pas ses
arguments en faveur du caractère humain des amérindiens, mais
plutôt ceux en faveur du caractère non-humain des noirs africains.
En effet, lors du début, il a été démontré que les noirs d’Afrique
seraient plus forts et plus résistants que les amérindiens. Moins
malades que ces derniers, les africains seraient, par conséquant,
économiquement plus rentables. Certes, Bartholémé sauve les
amérindiens, mais il condamne les africains. C’est donc, une fois
de plus l’argument économique, qui l’emporte.
31https://www.youtube.com/watch?v=kQMCs37kR0I
32Idem.
29
Bartholémé qui ne soutiendra pas les noirs africains
considérés comme des sous-hommes rend le crime contre
l’humanité noireencore plus officielle : l’esclavage des noirs est
légitime et légal. Des captifs africains seront alors déportés vers les
Amérique car, bien qu’ayant libéré les amérindiens, l’Occident
n’est pas prêt à abandonné des terres aussi riches que celles des
amériques.
L’Europe fera fortune en déportant massivement les
africains dans les plantations en Amérique. Son économie renait
brillement et toute la société européenne en profite. Le pouvoir
religieux est malmené. L’Europe entame ainsi une nouvelle ère de
son histoire : c’est la renaissance économique du XVème siècle.
De cette renaissance économique découleront les renaissances
littéraires, philosophiques et scientifiques. C’est l’époque durant
laquelle grâce aux arabes, les européens redécouvrent le glorieux
passé de la Grèce antique33. Il faut dire que lorsqu’un peuple a
faim et est malde, il ne peut réfléchir et faire de la science. C’est
donc l’esclavage qui va permettre à l’Europe de vivre une grande
période de découvertes scientifiques qui va la mener à la
révolution industrielle du XIXème siècle.
Les armées africaines, bien que constituées de soldats
robustes et déterminés, capituleront malgré de féroces résistances
face aux agressions occidentales. La supériorité de la force
physique des africains n’aura pas suffit à repousser l’agresseur car
les armées européennes possédait une technologie militaire bien
plus avancée. C’est donc le dégré de puissance militaire des uns et
des autres qui scella le sort de l’Afrique. Cela montre, une fois de
plus, l’importance de la puissance militaire dans le maintien d’une
économie forte.
Pour la première fois de l’histoire du monde, l’Afrique va
perdre le monopole de l’initiative économique. Pour la première
fois de l’histoire, l’Europe va économiquement dominer le monde
33http://www.planete-traduction.fr/tolede-la-capitale/
30
sans rivales africaines de poids. Il faut dire que du début de
l’humanité en Afrique jusqu’au XVIIème siècle, l’Afrique a
toujours eu l’initiative économique. Tout au moins, certains de ces
empires ont toujours été des pôles économiques de premier plan
même à l’apogée de la Grèce et de la Rome antique. Au déclin de
l’Egypte ancienne vont immédiatement succéder de puissants
empires tels la Nubie, le Ghana ou encore le Mali. L’esclavage
mettra fin à cette hégémonie économique.
Cependant, en cette période d’exploitation criminelle de la
poputation noire et de redécouverte des savants grecs grâce aux
arabes, l’Europe découvre que tous les textes grecs affirment que
ce sont les noirs africains d’Egypte et d’Ethiopie qui ont inventé la
civilisation, les sciences et les arts et quiles ont transmis à la
Grèce. C’est le cas, par exemple, du philosophe grec Aristote, qui
affirment que les mathématiques (géométrie, arithmétique,
astronomie ; et même la médecine moderne) sont nées en Afrique
et précisément à Tamery, en Egypte. Il écrit : « Aussi l’Egypte a-t-
elle été le berceau des art mathématiques »34.
«
»35.
Platon avant lui faisait déjà remonter l’origine spéculative
du calcul, de la géométrie, de l’astronomie, du trictrac et les dés,
mais aussi l’écriture aux africains de l’ère pharaonique36. Le
néoplatonicien Proclus écrira au 5ème siècle de notre ère : « Nous
dirons que, suivant la tradition générale, ce sont les égyptiens qui
ont les premiers inventé la géométrie. (…). Thalès, le premier,
ayant été en Egypte, en rapporta cette théorie dans l’Hellade. »37.
31
Les affirmations des grecs anciens sur la couleur de peau
des anciens égyptiens, témoins oculaires de ces derniers, posent
également problème. Que ce soit Hérodote, Diodore de Sicile,
Strabon et beaucoup d’autres, la référence à la couleur noire des
anciens égyptiens fait l’unanimité. Tous les savants grecs qui ont
visité l’Egypte étaient persuadés que les égyptiens d’origine
étaient des noirs du Sud qui sont venus s’installer sur les rives du
Nil. Hérodote voulant prouver que les Colchidiens sont une
colonie égyptienne qui s’est égarée près de la Mer Noire écrira :
« Quoi qu'il en soit, il paraît que les Colchidiens sont
Égyptiens d'origine, et je l'avais présumé avant que d'en avoir
entendu parler par d’autres ; mais, comme j'étais curieux de m'en
instruire, j'interrogeai ces deux peuples : les Colchidiens se
ressouvenaient beaucoup mieux des Égyptiens que ceux-ci ne se
ressouvenaient des Colchidiens. Les Égyptiens pensent que ces
peuples sont des descendants d'une partie des troupes de Sésostris.
Je le conjecturai aussi sur deux indices : le premier, c'est qu'ils sont
noirs, et qu'ils ont les cheveux crépus, preuve assez équivoque,
puisqu'ils ont cela de commun avec d'autres peuples ; le second, et
le principal, c'est que les Colchidiens, les Égyptiens et les
Éthiopiens sont les seuls hommes qui se fassent circoncire de
temps immémorial.
Les Phéniciens et les Syriens de la Palestine conviennent
eux-mêmes qu'ils ont appris la circoncision des Égyptiens ; mais
les Syriens qui habitent sur les bords du Thermodon et du
Parthénius, et les Macrons, leurs voisins, avouent qu'ils la tiennent
depuis peu des Colchidiens. Or, ce sont là les seuls peuples qui
pratiquent la circoncision, et encore paraît-il qu'en cela ils ne font
qu'imiter les Égyptiens. Comme la circoncision paraît, chez le
Égyptiens et les Éthiopiens, remonter à la plus haute antiquité, je
ne saurais dire laquelle de ces deux nations la tient de l'autre. A
l'égard des autres peuples, ils l'ont prise des Égyptiens, par le
commerce qu'ils ont eu avec eux. Je me fonde sur ce que tous les
32
Phéniciens qui fréquentent les Grecs ont perdu la coutume, qu'ils
tenaient des Égyptiens, de circoncire les enfants nouveau-nés. »38.
Texte en grec : « Φαίνονται μὲν γὰρ ἐόντες οἱ Κόλχοι
Αἰγύπτιοι, νοήσας δὲ πρότερον αὐτὸς ἢ ἀκούσας ἄλλων λέγω. Ὡς
δέ μοι ἐν φροντίδι ἐγένετο, εἰρόμην ἀμφοτέρους, καὶ μᾶλλον οἱ
Κόλχοι ἐμεμνέατο τῶν Αἰγυπτίων ἢ οἱ Αἰγύπτιοι τῶν Κόλχων·
Νομίζειν δ᾽ ἔφασαν οἱ Αἰγύπτιοι τῆς Σεσώστριος στρατιῆς εἶναι
τοὺς Κόλχους. Αὐτὸς δὲ εἴκασα τῇδε, καὶ ὅτι μελάγχροες εἰσὶ καὶ
οὐλότριχες. Καὶ τοῦτο μὲν ἐς οὐδὲν ἀνήκει· εἰσὶ γὰρ καὶ ἕτεροι
τοιοῦτοι· ἀλλὰ τοῖσιδε καὶ μᾶλλον, ὅτι μοῦνοι πάντων ἀνθρώπων
Κόλχοι καὶ Αἰγύπτιοι καὶ Αἰθίοπες περιτάμνονται ἀπ᾽ ἀρχῆς τὰ
αἰδοῖα. Φοίνικες δὲ καὶ Σύροι οἱ ἐν τῇ Παλαιστίνῃ καὶ αὐτοὶ
ὁμολογέουσι παρ᾽ Αἰγυπτίων μεμαθηκέναι, Σύριοι δὲ οἱ περὶ
Θερμώδοντα καὶ Παρθένιον ποταμὸν καὶ Μάκρωνες οἱ τούτοισι
ἀστυγείτονες ἐόντες ἀπὸ Κόλχων φασὶ νεωστὶ μεμαθηκέναι. Οὗτοι
γὰρ εἰσὶ οἱ περιταμνόμενοι ἀνθρώπων μοῦνοι, καὶ οὗτοι
Αἰγυπτίοισι φαίνονται ποιεῦντες κατὰ ταὐτά. Αὐτῶν δὲ Αἰγυπτίων
καὶ Αἰθιόπων οὐκ ἔχω εἰπεῖν ὁκότεροι παρὰ τῶν ἑτέρων ἐξέμαθον·
ἀρχαῖον γὰρ δή τι φαίνεται ἐόν. Ὡς δὲ ἐπιμισγόμενοι Αἰγύπτῳ
ἐξέμαθον, μέγα μοι καὶ τόδε τεκμήριον γίνεται· Φοινίκων ὁκόσοι
τῇ Ἑλλάδι ἐπιμίσγονται, οὐκέτι Αἰγυπτίους μιμέονται [κατὰ τὰ
αἰδοῖα]. Ἀλλὰ τῶν ἐπιγινομένων οὐ περιτάμνουσι τὰ αἰδοῖα »39.
Diodore de Sicile (90 – 20 av JC) va comparer les
égyptiens au charbon40. Plutarque ou Xénophane témoignent que
la couleur des dieux égyptiens41 était noire parce qu’ils sont eux-
38 Hérodote, Histoire, livre 2, Trad. du grec par Larcher ; avec des notes de
Bochard, Wesseling, Scaliger. [et al.], Charpentier, Paris, 1850,
http://remacle.org/bloodwolf/historiens/herodote/euterpe.htm, pour le texte
grec : ed. A. D. Godley. Cambridge 1920, paragraphe 104.
39 Idem.
40 Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, Livre III,
https://www.mediterranees.net/geographie/diodore/livre3.html
41Kemet n’était pas polythéiste. Kemet pratiquait un monothéisme
polymorphique. Autrement dit, c’est le Dieu unique qui se démultiplie dans les
33
mêmes Noirs42. Quant à Aristote (384 – 322 av J.C.), il dira que «
Ceux qui sont excessivement noirs sont couards. Ce sont les
Égyptiens et les Éthiopiens »43.
En grec ancien, il y a 4 mots pour dire noir, sombre, brun
ou ténébreux : kêlainos, eremnos, aithôn et melas. Melas désigne
le noir le plus total, le noir charbon, le noir physique. C’est
l’origine du mot mélanine définissant le pigment des peaux
noires44. « Phaios » indiquait le brun. Pour désigner les éthiopiens
et les égyptiens, Aristote a utilisé le mot melas. Il précise même «
excessivement noir » (agan melanes en grec)45. On ne peut douter
du témoignage d’Aristote dans son livre Physionomie, observateur
le plus rigoureux de l’Antiquité et concepteur de la classification
des espèces46.
Cette vision authentique de l’histoire va perdurer pendant
plus d’un millénaire jusqu’à l’avènement des conquêtes
esclavagistes basées sur des thèses fantasmagoriques et
dévalorisantes vis-à-vis des civilisations africaines. Afin de
justifier la traite, on a forgé un imaginaire populaire manipulé par
une pseudoscience. Afin de justifier l’esclavage, les maitres de ce
crime contre l’humanité vont falsifier les histoires des grandes
34
civilisations africaines, (Egypte, Soudan, Zimbabwe, Ghana, etc),
en les détachant du monde africain même si ces civilisations se
situent géographiquement et culturellement en Terre africaine. On
a mis l’histoire des sciences au service d’un mécanisme
idéologique, mécanisme qui sera plus tard utilisé en Europe par
le Nazisme d’Hitler. En effet, il serait incohérent et injustifiable
moralement de mettre en esclavage des noirs africains et en même
temps de les considérer comme les pères des sciences et de la
civilisation. On ne peut pas soutenir que les noirs africains sont des
sous-hommes qu’ils faut économiquement exploter et, en même
temps, les considérer commes les inventeurs de la civilisation.
L’académicien français Constantin François de Volney
(1757 – 1820) soulevait déjà, à cette époque, ce problème quand il
écrit:
« Les Coptes sont donc proprement les représentants des
Egyptiens et il est un fait singulier qui rend cette acception encore
plus probable. En considérant le visage de beaucoup d'individus de
cette race, je lui ai trouvé un caractère particulier qui a fixé mon
attention : tous ont un ton de peau jaunâtre et fumeux, qui n'est ni
grec, ni arabe ; tous ont le visage bouffi, l'œil gonflé, le nez écrasé,
la lèvre grosse ; en un mot, une vraie figure de Mulâtre.
J'étais tenté de l'attribuer au climat, lorsqu'ayant visité le
Sphinx, son aspect me donna le mot de l'énigme. En voyant cette
tête caractérisée de nègre dans tous ses traits, je me rappelais ce
passage remarquable d'Hérodote, où il dit « Pour moi, j'estime que
les Colches sont une colonie des Egyptiens, parce que, comme
eux, ils ont la peau noire et les cheveux crépus », c'est à dire
que les anciens Egyptiens étaient de vrais nègres de l'espèce de
tous les naturels de l'Afrique…Mais en revenant à l'Egypte, le fait
qu'elle rend à l'histoire offre bien des réflexions à la philosophie.
Quel sujet de médiation, de voir la barbarie et l'ignorance actuelles
des Coptes (métis issus des Grecs et des Egyptiens), issues de
l'alliance du génie profond des Egyptiens et de l'esprit brillant des
Grecs ; de penser que cette race d'hommes noirs, aujourd'hui notre
35
esclave et l'objet de nos mépris, est celle-là même à qui nous
devons nos arts, nos sciences et jusqu'à l'usage de la parole.
D'imaginer enfin que c'est au milieu des peuples qui se disent les
plus amis de la liberté et de l'humanité que l'on a sanctionné le plus
barbare des esclavages et mis en problème si les hommes noirs ont
une intelligence de l'espèce des hommes blancs ! »47.
L’Europe, face à ce problème, prend une décision radicale :
elle décide de falsifier et d’effacer toute documentation prouvant
que l’Afrique est le berceau des sciences. Toutes les grandes
civilisations africaines vont etre occidentalisée et être considérées
comme des accidents géographiques sur le continent. L’homme
noir et la femme noire, étant des êtres inférieurs, ne peuvent en être
à l’origine. C’est alors que des idéologies aussi racistes
qu’irrationnelles, aussi absurde qu’infondées, aussi illogiques
qu’abbérentes vont naître en Europe.
C’est ainsi que Champollion Figeac (frère de Champollion
dit « Le Jeune » le déchiffreur des hiéroglyphes) voulant attaquer
au XIXe siècle la couleur noire des Egyptiens antiques que
soutient son frère, affirmera : « L’opinion selon laquelle l’ancienne
population égyptienne appartenait à la race nègre d’Afrique est une
erreur qui a longtemps été adoptée comme une vérité. […] La peau
noire et les cheveux crépus ne suffisent pas à caractériser la race
nègre. »48. On comprend aisément dans la première phrase que
jusqu’à une période récente l’origine africaine et noire des
égyptiens faisait consensus tant dans la communauté scientifique
que dans la mémoire collective. « L’aberration de la seconde
proposition («la peau noire et les cheveux crépus ne suffisent pas à
caractériser la race nègre ») est, curieusement, le point de départ
d’une argumentation de la non négritude des Egyptiens antiques et
qui jusqu'en ce jour, malgré son aberration, fait autorité dans
36
l'imaginaire collective et même auprès des scientifiques. »49. Nul
besoin d’expliquer le non-sens absolu de cette déclaration.
L’Occident cachote, dans cette perspective, tous les textes
anciens valorisant les noirs africains et entame un processus de
falsification de l’Egypte ancienne. Les fresques et les statuettees
égyptiennes caractéristiques des noirs vont être soit détruites soit
modifiées. Les noms authentiques de l’Egypte et de ses
souverainsainsi que leurs véritables significations, (noms que nous
allons , à présent évoquer dans le prochain chapitre ), vont être
rejetés ou cachés au profit des noms grecs donnés par les anciens
grecs eux-mêmes. Il faut, à tout prix, occidentaliser les grandes
civilisations africaines et notemment l’Egypte ancienne.
49https://herodote.net/outils/reactions/gestion_reactions.php?article=/histoire/sy
nthese.php?ID=155&valide=1
37
38
Chapitre 2 - Occidentalisations des noms
authentiques de l’Egypte et de ses souverains.
50Dans un hymne à la gloire de Sésostris III, le mot Kemet est employé pour
désigner les habitants.
51 J.Ph. Omotunde, « Kemet Ou L'Egypte Ancienne », dans l'Emission « Vérités
Et Mensonges ».
52http://agano.over-blog.com/article-ta-meri-dans-la-confusion-par-iterou-
ogowe-119642026.html
53 J.Ph. Omotunde, « Kemet Ou L'Egypte Ancienne », dans l'Emission « Vérités
Et Mensonges ».
39
semble prouver que toute l'Egypte est un ouvrage du fleuve »54.
Mais quelle est l’origine de ce mot Egypte ?
Le mot Egypte n’est pas un mot africain. Lorsque Narmer,
le pharaon soudanais, unification de la haute et de la basse Egypte
vers 3200 avant notre ère,55 est parti de Nekhen, Hiérakonpolis
selon les Grecs56, pour l’unification des clans de la vallée, il a
installé sa capitale dans le nord à Men-Nefer qui est devenu
Menphis pour les grecs57. A Menphis, le temple de Dieu était
appelé Hout-ka58-Ptah, le temple de l’âme de dieu, le temple de
l’âme de Ptah, (c’était déjà la religion monothéiste à l’époque
vouée au culte de Path, dieu des artisans et des architectes). C’est
"Hwt Ka Ptah " qui donnera "Kémèt"59.
A l’arrivée des grecs en Egypte aux environs du XVIIIème
siècle avant notre ère, ceux-ci vont tenter de comprendre cette
appellation d’Hout-ka-Ptah (Hwt Ka Ptah). Ils vont traduire "Hwt
Ka Ptah " en "Aigyptos", ce qui donnera bien évidemment
l’appellation : "Égypte"60. Théophile Obenga explique aussi que le
nom Egypte « est la forme grécisée du nom égyptien de Memphis
40
capitale et port de l'Egypte ancienne : Het-ka-Ptah = « Sanctuaire
du Ka de Ptah »61.
Le mot « Egypte » ne fait donc pas référence à l’intégralité
du territoire mais seulement à la partie où habitaient les grecs62.
On sait qu’avec Alexandre le grand, ils vont fonder la ville
d’Alexandrie en 331 av. J.-C.63. Quand on parle de la civilisation
égypto-nubienne, on évoque l’ensemble du territoire formé par le
Nord et Sud qu’est la Nubie ; la Nubie étant le Sud de l’Egypte et
le Nord du Soudan actuel.
Mais que signifie « Kémet » ?
La plupart des ouvrages, explique l’historien Omotunde,
traduisent ce mot par « la terre noire » en français ou par « black
land » en anglais. Dans le dictionnaire d’Adolf Erman et Hermann
Grapow nous lisons, par exemple, la traduction suivante : « Le
Pays de la terre noire »64.
Pourquoi s’est-on focalisé, à ce point, sur une référence à la
terre se demande-t-il ? La simple explication qui est donnée est
qu’Hérodote a insisté sur le fait qu’en raison de la crue du Nil, il y
avait un dépôt de terre noire appelée alluvions qui recouvrait
entièrement le sol et le rendait fertile65. De plus, Hérodote aurait
dit que « l’Egypte est un don du Nil. ». Pour comprendre, il faut se
fier à une étude scientifique des faits66.
41
Pour commencer, Hérodote a-t-il vraiment dit que
« l’Egypte est un don du Nil » ? Dans sa déclaration, ne s’est-il pas
seulement limité à la partie du pays habitée par les grecs (le nord,
la bordure de la méditerranée, le delta) ou faisait-il référence à tout
le territoire ?67 Pour le savoir, il suffit simplement de lire sa
déclaration dans son livre II : « La partie de l’Egypte où abordent
les vaisseaux des grecs est une terre d’alluvions, un don du fleuve,
de même que les régions qui s’étendent à trois jours de navigation
en amont du lac »68.
Texte entier du paragraphe 4 en grec : « Καὶ εὖ μοι ἐδόκεον
λέγειν περὶ τῆς χώρης· δῆλα γὰρ δὴ καὶ μὴ προακούσαντι ἰδόντι
δέ, ὅστις γε σύνεσιν ἔχει, ὅτι Αἴγυπτος, ἐς τὴν Ἕλληνες
ναυτίλλονται, ἐστὶ Αἰγυπτίοισι ἐπίκτητός τε γῆ καὶ δῶρον τοῦ
ποταμοῦ, καὶ τὰ κατύπερθε ἔτι τῆς λίμνης ταύτης μέχρι τριῶν
ἡμερέων πλόου, τῆς πέρι ἐκεῖνοι οὐδὲν ἔτι τοιόνδε ἔλεγον, ἔστι δὲ
ἕτερον τοιόνδε. Αἰγύπτου γὰρ φύσις ἐστὶ τῆς χώρης τοιήδε. Πρῶτα
μὲν προσπλέων ἔτι καὶ ἡμέρης δρόμον ἀπέχων ἀπὸ γῆς, κατεὶς
καταπειρητηρίην πηλόν τε ἀνοίσεις καὶ ἐν ἕνδεκα ὀργυιῇσι ἔσεαι.
Τοῦτο μὲν ἐπὶ τοσοῦτο δηλοῖ πρόχυσιν τῆς γῆς ἐοῦσαν. »69.
On comprend aisément qu’Hérodote ne fait référence qu’à
une partie du pays70. Il disait surtout que le delta, cette partie de
l’Egypte, est un don du fleuve « de même que les régions qui
s’étendent à trois jours de navigation en amont du lac ». Il ne
parlait donc pas de toute l’Egypte. L’affirmation « l’Egypte est un
don du Nil » n’a jamais été prononcée par Hérodote. Il poursuit :
« Autrefois les Égyptiens n’avaient point de pays. On sait en effet
67 Idem.
68 Hérodote, L’enquête, Livre II, collection la Pléiade, Paris, 1964, paragraphe
5.
69 Hérodote, Histoire, livre 2, Trad. du grec par Larcher ; avec des notes de
Bochard, Wesseling, Scaliger. [et al.], Charpentier, Paris, 1850,
http://remacle.org/bloodwolf/historiens/herodote/euterpe.htm, pour le texte
grec : ed. A. D. Godley. Cambridge 1920, paragraphe 5
70 J.Ph. Omotunde, « Kemet Ou L'Egypte Ancienne », dans l'Emission « Vérités
Et Mensonges ».
42
que leur Delta, ils le disent eux-mêmes et c’est mon sentiment, est
une terre d’alluvion, une terre, peut-on dire, nouvellement apparue.
Jadis d’ailleurs, on appelait Égypte la Thébaïde, dont le pourtour
est de six mille cent vingt stades ». Il est donc certain que lorsque
Hérodote faisait allusion au don du Nil, il ne faisait pas référence à
l’intégralité du territoire mais au delta71.
71 Idem.
72 « Egyptologie, histoire de l'Afrique et sciences exactes Egyptology, Africa
History and Sciences »,
http://www.ankhonline.com/nubie_egypte/egypte_pharaonique.htm
43
Les recherches scientifiques modernes confirment de
manière irréfutable les affirmations de l’historien grec. C’est
pourquoi, Jacques Labeyrie, ancien directeur du Centre des faibles
radioactivités du CEA-CNRS, à Gif-sur-Yvette, soutient :
« Bien que ces documents écrits soient peu nombreux au début,
limités à quelques empreintes de sceaux royaux, ils nous éclairent
cependant sur les premiers temps de l'histoire de l'Égypte, un peu
avant que ne débute la première dynastie. C'était alors l'époque
nagadienne. Des rois se succédaient depuis longtemps déjà dans
l'Égypte du Sud, que l'on appelle aussi haute Égypte, c'est-à-dire
tout au long de la vallée du Nil située plus au sud que la position
actuelle du Caire. D'autres rois existaient aussi dans l'Égypte du
Nord, c'est-à-dire la région constituée par le delta du Nil, mais ces
rois du delta ne s'étaient pas installés depuis longtemps, tout au
plus depuis deux ou trois siècles : nous savons maintenant que c'est
parce qu'auparavant le delta était encore immergé (…) Le lien
entre l'abaissement du niveau de la mer et le développement de la
civilisation égyptienne est clair : il existe, en effet, comme nous
allons le voir maintenant, une très bonne concordance entre les
dates « Carbone 14 » égyptiennes et celles de la sortie du Delta de
la mer vers - 4700 … On data ainsi une quantité de restes
attribuables à l'activité humaine, dans le Delta, la vallée du Nil et
aussi dans les régions qui entourent cette vallée. Cela a permis de
savoir qu'à tel moment du passé l'homme occupait – ou n'occupait
pas – ces lieux. Et de cette manière l'on a fait une constatation très
curieuse. Dans toute l'étendue du royaume du Sud, c'est-à-dire
dans la haute vallée du Nil à partir du sud du Caire, ainsi que dans
ses prolongements dans le Soudan actuel, on trouve des artefacts
humains jusque bien au-delà de - 20000 … On trouve aussi de
nombreux vestiges très anciens dans ce qui est aujourd’hui la
Palestine et la Jordanie, ainsi que sur le territoire de la Libye. Bref,
toute cette région du Proche-Orient s'est révélée, grâce au carbone
14, très anciennement peuplée, dès le paléolithique supérieur.
Toute la région, sauf le delta du Nil. Pour celui-ci, les dates
Carbone 14 ne commencent en effet que vers - 4200, soit 3000 av.
44
J.C. Mais à partir de ce moment, très vite, elles deviennent très
nombreuses. Tout se passe en fait comme si l'implantation
humaine n'avait eu lieu dans le Delta qu'à partir de cette date, alors
que partout ailleurs, comme on vient de le dire, elle existait depuis
longtemps. »73.
45
en Nubie »75. Souvenons-nous de celui de Diodore de Sicile
quand il écrit :
« Les Éthiopiens (Nubiens) disent que les Égyptiens sont
une de leurs colonies qui a été apportée en Egypte par Osiris.
Ils prétendent qu’au début du monde, l’Egypte était
simplement une Mer mais que le Nil, en emportant de vastes
quantités de Limon d’Éthiopie (Région des grands Lacs) dans ses
eaux d’inondation, l’a enfin rempli pour en faire une partie du
Continent, je ne crois pas seulement ces Gens qui m’ont donné ce
récit de l’Égypte, mais c’est que mes propres conclusions appuient
fortement ce qu’ils ont dit.
Maintenant, je crois que l’Egypte, était à l’origine un bras
de Mer. J’ai observé moi-même que l’Egypte à son delta du Nil
plongeait dans la mer au-delà de la côte de part et d’autre, j’ai vu
aussi des coquillages sur les collines et j’ai remarqué que le sel
jaillissait du sol à tel point que cela se produisait à même les
Pyramides.
J’ai remarqué aussi que la seule Colline, où il y avait du
Sable, était la Colline au-dessus de Mn-fr (Memphis), et que le Sol
d’Égypte ne ressemblait pas du tout au Sol du pays voisin de
l’Arabie, de la Libye ou même de la Syrie, mais qu’il était Noir
comme on pouvait s’y attendre d’un sol Alluvial
Les Égyptiens sont des colons envoyés par les Éthiopiens et
Osiris avait été le Chef de cette colonie, il avait Rassemblé une
grande armée, avec l’intention de visiter toutes les terres habitées
et d’enseigner à la race des Hommes comment cultiver car il
supposait qu’en faisant cela que certaines Personnes
abandonneraient la sauvagerie pour adopter leur douceur de vie et
qu’il recevrait ainsi des honneurs Immortels.
Les Egyptiens disent que les Ethiopiens ont été les premiers
et que les preuves de cela sont claires, ils disent qu’ils ne sont pas
75 Idem
46
là en statut d’immigrés mais qu’ils sont les indigènes de ce pays,
où à juste titre, ils sont appelés authochthonous, aussi que cela est
presque universellement accepté, et que ceux qui vivent dans le
Sud du pays soient susceptible d’avoir été les premiers à être
engendrés sur cette Terre, est évident pour Tous.
Ils écrivent encore que c’était parmi les Ethiopiens que l’on
avait d’abord enseigné à honorer les Neteru et à leur offrir des
sacrifices mais aussi à organiser des processions et des fêtes ou à
accomplir tant d’autres choses par lesquelles les Gens honorent
maintenant le Divin.
C’est pour cette raison que leur piété est célèbre parmi tous
les Hommes et que les sacerdoces parmi les Aithiopiens sont
toujours considérés comme particulièrement agréables au Divin
»76.
Les fouilles archéologiques menées par l'archéologue
américain Fred Wendorf confirment également l’antériorité du Sud
sur le Delta : « Abou Simbel — Une mission archéologique mixte
égypto-américaine a mis au jour une ville archéologique
préhistorique dans la région d'El-Nabta à l'ouest d'Abou Simbel.
L'histoire de cette ville remonte à neuf mille ans et démontre que
le désert occidental au Sud de l'Égypte fut le berceau de la
civilisation égyptienne. Dirigée par le Dr. Fred Wendorf,
professeur d'anthropologie à l'Université de Dallas, cette équipe
scientifique poursuit ses travaux de fouilles depuis sept ans avec la
collaboration de quelques archéologues et géologues. Le géologue
égyptien, le Dr. Mohamed Elbahy, a déclaré que les résultats
enregistrés par la mission font probablement d'El-Nabta la plus
vieille ville habitée par les anciens Égyptiens. Furent également
47
découverts des bâtiments gigantesques en pierre qui seraient sans
doute les restes d'un temple. »77.
Ce qu’il faut aussi signaler selon le professeur Omotunde,
c’est que cette fameuse terre noire n’est pas la terre d’Egypte, mais
la terre qui provient du Sud profond (l’Ethiopie, l’Ouganda, le
Rwanda, la Nubie). C’est cette terre fertile qui va recouvrir le sol
de Kemet et le fertiliser. Il y avait clairement une certaine
dépendance vis-à-vis de cette partie du Sud, contrairement au
regard colonialiste porté sur le sud, apparu depuis à l’époque de
l’esclavagisme et de la colonisation78. Hérodote confirmait cela en
ces termes : « Je n'ai donc pas de peine à croire ce qu'on m'a dit de
l'Égypte ; et moi-même je pense que les choses sont certainement
de la sorte, en voyant qu'elle gagne sur les terres adjacentes, qu'on
y trouve des coquillages sur les montagnes, qu'il en sort une
vapeur salée qui ronge même les pyramides, et que cette
montagne, qui s'étend au-dessus de Memphis, est le seul endroit de
ce pays où il y ait du sable. Ajoutez que l'Égypte ne ressemble en
rien ni à l'Arabie, qui lui est contiguë, ni à la Libye, ni même à la
Syrie ; car il y a des Syriens qui habitent les côtes maritimes de
l'Arabie. Le sol de l'Égypte est une terre noire, crevassée et friable,
comme ayant été formée du limon que le Nil y a apporté
d'Éthiopie, et qu'il y a accumulé par ses débordements ; au lieu
qu'on sait que la terre de Libye est plus rougeâtre et plus
sablonneuse, et que celle de l'Arabie et de la Syrie est plus
argileuse et plus pierreuse. »79.
48
Texte en grec : « Τὰ περὶ Αἴγυπτον ὦν καὶ τοῖσι λέγουσι αὐτὰ
πείθομαι καὶ αὐτὸς οὕτω κάρτα δοκέω εἶναι, ἰδών τε τὴν Αἴγυπτον
προκειμένην τῆς ἐχομένης γῆς κογχύλιά τε φαινόμενα ἐπὶ τοῖσι
ὄρεσι καὶ ἅλμην ἐπανθέουσαν, ὥστε καὶ τὰς πυραμίδας δηλέεσθαι,
καὶ ψάμμον μοῦνον Αἰγύπτου ὄρος τοῦτο τὸ ὑπὲρ Μέμφιος ἔχον,
Πρὸς δὲ τῇ χώρῃ οὔτε τῇ Ἀραβίῃ προσούρῳ ἐούσῃ τὴν Αἴγυπτον
προσεικέλην οὔτε τῇ Λιβύῃ, οὐ μὲν οὐδὲ τῇ Συρίῃ (τῆς γὰρ
Ἀραβίης τὰ παρὰ θάλασσαν Σύροι νέμονται), ἀλλὰ μελάγγαιόν τε
καὶ καταρρηγνυμένην, ὥστε ἐοῦσαν ἰλύν τε καὶ πρόχυσιν ἐξ
Αἰθιοπίης κατενηνειγμένην ὑπὸ τοῦ ποταμοῦ. Τὴν δὲ Λιβύην ἴδμεν
ἐρυθροτέρην τε γῆν καὶ ὑποψαμμοτέρην, τὴν δὲ Ἀραβίην τε καὶ
Συρίην ἀργιλωδεστέρην τε καὶ ὑπόπετρον ἐοῦσαν »80.
Selon l’historien Jean-Philippe Omotunde, il faut opérer
une analyse scientifique, une analyse de la graphie. :
« L’expression attestée T3 n Kmt (Ta n kémèt) n’aurait aucun sens
étymologiquement car il faudrait la traduire « La terre de la Terre
noire ». T3 n Kmt, le domaine du pays des noirs81. Par ailleurs, le
mot « ta » signifie terre.
80 Hérodote, Histoire, livre 2, Trad. du grec par Larcher ; avec des notes de
Bochard, Wesseling, Scaliger. [et al.], Charpentier, Paris, 1850,
http://remacle.org/bloodwolf/historiens/herodote/euterpe.htm, pour le texte
grec : ed. A. D. Godley. Cambridge 1920, paragraphe 12.
81 Th. OBENGA, La philosophie africaine de la période pharaonique 2780-330
avant notre ère, L’Harmattan, Paris, 1990, p.80-86, Rainer Hanning, Grobes
Handwörterbuch Ägyptisch-Deutsch, Philipp vob Zaben, 1995, p.883.
49
12 - « Ta », terre
50
en égyptien : Chmia. Or, le contexte de ce chapitre privilégie le
caractère osirien, c’est à dire le caractère nègre des hommes du
Pays d’Osiris, de leur culture et de leur Patrie84.
13 - Caractère osirien
14 - Kammiou
(Kmmiw, kémmiou, Kammiou) désigne aussi le pays que nous
appelons aujourd’hui « Egypte ». Cette graphie a été construite à
partir du verbe « kmm » (kamm, kemm) qui veut dire tout comme
le verbe « km » (kèm, kam) « être noir » : verbe Kmm, être noir,
verbe Km, être noir.
51
être traduite par « Terre noire » (Il y a aussi incompatibilité en
nombre, le participe Kémmiou est un pluriel)85.
Les Pays étrangers pour les Egyptiens : Desheret.
La Noire (les nationaux, Kémèt) s’oppose à la Rouge
(l’ensemble des pays étrangers, Desheret). Le Pays des Noirs
civilisés (Kémèt) s’oppose aux Noirs non civilisés (Desret, les
mauvais fils de Kouch, les vauriens). Les Asiatiques et les Libyens
blancs étaient désignés par les qualificatifs les plus injurieux, par
exemple : « ceux qui marchent à quatre pattes comme les
animaux », « lépreux » probablement à cause de leur teint clair,
« pestiférés », « maudits », « pillards », « voleurs »,
86 87
« Asiatiques ignobles » » .
La traduction « terre noire » et plus précisément « terre de
la terre noire » est donc insensée. D’ailleurs aujourd’hui, quand on
parle d’Afrique noire, on ne fait bien évidemment pas allusion à la
couleur de la terre africaine mais à la population africaine. On sait
que le terme Kèm voulait dire « être noir ». On sait que les anciens
égyptiens utilisaient cette graphie pour se désigner eux-mêmes (ils
se disaient être les Kamits). Or dans n’importe quel dictionnaire
aujourd’hui ce terme est traduit par « les égyptiens ». On
comprend là que la traduction est erronée puisque la bonne
traduction est : « la population noire », puisqu’il y a un recours à
l’adjectif kèm.
52
Pour finir, voici88d’autres termes qu’utilisaient les anciens
égyptiens pour désigner des parties de leur territoire qui s'étendait
« sur plus de 1000 kilomètres, le long du fleuve Nil,
approximativement entre Assouan au sud et la côte
méditerranéenne au nord »89 :
88http://www.ankhonline.com/nubie_egypte/egypte_pharaonique.htm
89« Histoire de l’Egypte pharaonique »,
http://www.ankhonline.com/nubie_egypte/egypte_pharaonique.htm
53
- L’innondation : Hapy (@apy) : la crue du Nil, le Nil,
(TA mry) :
- Nome : Sepat (spA.t) : division administrative territoriale,
15 - Pharaon en hiéroglyphe
54
En effet, c'est Ptolémée II qui, au cours du 3ème siècle
avant J-C, l'utilise pour la première fois pour demander aux érudits
juifs vivants à Alexandrie de recopier la Bible en grec, dans son
intégralité. Il utilisa donc le mot pharao (pharaw), pour traduire le
mot "égyptien". Ce nouveau terme remplace petit-à-petit le terme
"per-aa" »90.
Per-aa signifie en égyptien ancien le grand (aa) palais
(per)., le palais royal. Ce teme s’élargit au Nouvel Empire
puisqu’il désigne aussi désormais le souverain lui-meme :
« Aujourd’hui encore, ce type d’amalgame existe: «l’Elysée a
décidé…»; «c’est une décision du Quai d’Orsay»; «Buckingham a
donné son accord»…Même de nos jours, on ne s’adresse pas au
ministre ou au chef d’Etat en utilisant le nom du lieu. A titre
d’exemple, un journaliste dira «M. le Président», «Votre majesté»
ou encore «M. le ministre . Personne n’interpellera la reine
d’Angleterre en disant «Buckingham»! Il en allait de même en
Egypte.Per-aa ne faisait pas partie des titres des rois du Nouvel
Empire. Le roi était appelé Horus ou Nézout (ou Nésou selon
certains). Ce dernier terme se traduit par roi. Il pouvait être
accompagné d’épithètes. Souvent, un roi était qualifié de «roi de
Haute et de Basse Egypte».
A partir du règne de Taharqa (vers - 609 à -664), avant
dernier roi de la XXVe dynastie, le terme per-aa fut inséré dans un
cartouche. Il devint donc un titre royal. Cette pratique se généralisa
au début de l’époque romaine. Elle s’arrêta assez tôt, après le
règne de Néron, en 68 de l'ère chrétienne. C'est lors de l’arrivée
massive de mercenaires et marchands grecs durant la XXVIe
dynastie (-672 à -525) que naquit le terme pharaon. Mais, même
les Ptolémées, ces rois macédoniens qui régnèrent sur l’Egypte de
-305 à -30 et qui parlaient grec, employèrent relativement peu le
titre per-aa. Ainsi seuls les empereurs romains Auguste, Tibère,
55
Caligula, Claude et Néron firent graver de nombreux cartouches
contenant le terme «Grand Palais». Chéops, Mykérinos,
Touthmosis, Hatchepsout, Amenhotep III, Akhénaton ou Ramsès
II ne furent donc pas des «pharaons». Jamais ils ne furent nommés
de la sorte ! Même si de nombreux auteurs et écrivains désignent
les rois d’Egypte comme des pharaons, il s’agit très souvent
d’anachronismes. Le vocabulaire égyptologique est souvent
complexe et il faut le manier avec prudence. Outre pharaon, le
substantif vizir est lui aussi d’origine étrangère. Cette fois, il s’agit
d’un nom d’origine turque. En égyptien (africain ancien), le mot
Vizir se lisait Taïty zab tjaty »91.
56
Chapitre 3 - Falsifications de la tombe
de Séti 1er
57
Tous ces aspects du teint noir étaient présents chez les
kamites tout comme ces teints sont encore visibles dans la
population noire actuelle. Cependant, le teint le plus dominant
chez les populations noires est le teint brun sombre. Le noir
charbon est bien plus rare puisqu’on ne le retrouve surtout que
chez les soudanais actuels. Si l’on en croit Aristote, ce fut aussi le
teint courant des kamites puisqu’il utilise l’expression « agan
melanes » (excessivement noir) en grec pour les décrire dans
Physionomie. Cela parait cohérent puisque nous savons que les
égyptiens de l’Antiquité sont d’origine nubienne et éthiopienne.
Le tombeau original de Séti 1ernous donne l’image que les
anciens égyptiens se faisaient d’eux-mêmes et des autres
peuples.Les égyptiens et les nubiens sont peints en noirs,
contrairement aux sémites et aux indoeuropéens. En partant de la
gauche vers les droites les égyptiens sont en première position,
ensuite on a les indoeuropéens, puis les nubiens et enfin les
sémites.
58
Séti premier est un pharaon de Kemet (Egypte ancienne) de
la XIXe dynastie. Il règna de -1294 à -1279). C’est le fils du
pharaon Ramsès 1eret le père du pharaon Ramsès II. Ce relevé date
de 1817, année de la découverte de cette tombe par Giovanni
Basttista Belzoni (pionnier de l’égyptologie) et le médecin
Alessandro Ricci. Le texte hiéroglyphique qui s’y trouve nous
apprend que seuls les égyptiens et les nubiens sont protégés par
Horus (fils d’Isis et d’Osiris). De plus, Horus y affirme que les
égyptiens sont les seuls à frapper pour lui les Amou (sémites) et
les Téméhou (indo-européens). On y lit aussi que Sekhmet, déesse
lionne et divinité guerrièrre semant la terreur entre les ennemis des
kamites (dans le monde des vivants et des morts) ; accoure pour
chatier les âmes des Amou (Sémites) et des Temehou (indo-
européens)95.
18 - La Déesse Sekhmet96
95http://www.africamaat.fr/histoire.php?rubrique=antiquite&id=804&page=5
#modelecture
96 « Sekhmet », http://www.shenoc.com/sekhmet.htm
59
Les Noirs de l'Egypte ancienne ou Kémèt sont appelés les
Remetou (« hommes par excellence ». A ce propos, Cheikh Anta
Diop écrit : « En réalité les Égyptiens, étant des nègres, se sont
désignés, comme tels, dans leur propre langue : l’expression =
Remtou Kemit, par laquelle ils se désignaient, signifie mot à mot
hommes noirs, race noire, et avec le déterminatif indiquant le pays,
on doit traduire littéralement : homme de la Noire, homme du pays
noir. Et nous disons que cette dernière expression devait avoir la
même acception qu’aujourd’hui, l’expression : les hommes
d’Afrique noire. »97.
Ceux du Soudan ancien ou Koush les Néhésiou :
« L’Idéologie raciste occidentale, pour opposer les Néhésiou (
Nubiens / Nubio-soudanais / Soudanais ) aux Rémétou ( Égyptiens
anciens ), traduisait le mot « Néhésiou » par « Nègres / Noirs ». Et
par conséquent, elle traduisait « Ta Néhésiou » par « Pays des
Noirs ». L’Idéologie raciste occidentale croyait démontrer ainsi
que les Égyptiens anciens n’étaient pas des Nègres. En réalité le
mot « Néhésiou » ne fait pas appel à la « race » mais à la
religion »98.
Cette représentation que l’on retrouve dans la tombe de Seti
er
1 sera falsifiée. Voici celles que l’Occident présente aujourd’hui
comme le tombeau de Séti premier.
97C. Anta DIOP, Antériorité des civilisations nègres, Présence africaine, Paris,
1967, 1993, p.59]
98http://www.africamaat.fr/spiritualite.php?rubrique=textes_sacres&id=60&p
age=6
60
19 - Falsification de la représentation que les anciens égyptiens
se faisaient d’eux-mêmes et des autres, tombe de Seti 1er99
61
21 - Falsification de la représentation que les anciens égyptiens
se faisaient d’eux-mêmes et des autres, tombe de Seti 1er
101 Idem.
62
23 - Falsification de la représentation que les anciens égyptiens se
faisaient d’eux-mêmes et des autres, tombe de Seti 1er102
102 Idem.
103 Idem.
63
25 - Autre peinture représentant l’image que les anciens égyptiens
se faisaient d’eux-mêmes et des autres, tombe de Seti 1er104
104 Idem.
105 Idem.
64
27 - Falsification de l’autre peinture représentant l’image que
les anciens égyptiens se faisaient d’eux-mêmes et des autres,
tombe de Seti 1er106
106 Idem.
65
66
Chapitre 4 - Confirmations des représentations
originales de la tombe de Séti 1erdans la tombe
de Ramsès III.
Dans la tombe de Ramsès III ou Ramessou Hekayounou,
on trouve également une représentation de l’ancien égyptien et des
autres peuple faite par l’ancien égyptien lui-même. Dans cette
représentation originalequi date de 3200 ans, l’ancien égyptien et
le nubien sont identiques ; ce qui confirme bien les déclarations
des anciens grecs sur la parenté directe entre les anciens égyptiens
et les anciens éthiopiens (ou nubiens). Il ne peut y avoir de plus
fiables témoignages que ceux des anciens grecs (témoins oculaires
des anciens égyptiens) et surtout des anciens égyptiens eux-
mêmes : c’est une évidence.
107http://www.lisapoyakama.org/les-egyptiens-de-lantiquite-etaient-ils-noirs-2/
67
29 - Représentation de l’égyptien par lui-même,
tombe de Ramessu III108
Il faut dire que le peintre égyptien lui-même a pris le soin
d’indiquer en bas de chaque représentation le type de peuple qu’il
peint. On voit donc que le Rémétou (égyptien) et le Néhésiou
(nubiens) sont parfaitement identiques, l’indoeuropéen et le
sémitique sont totalement différents. C’est indiscutable.
68
Pour se défendre, les falsificateurs disent souvent qu’en fait
le peintre égyptien se serait trompé. Selon eux, il aurait écrit
Rémétou (égyptien) où il ne fallait pas. Il est vrai qu’il s’agit d’une
affirmation complétement absurde voire ridicule, mais précisons
que cette erreur est impossible car « le nom générique des Nubiens
(=Néhésiou) est fort différent du nom générique égyptiens
(Rémétou), et surout il n’y a aucun risque de confusion entre les
textes associés aux Rémétou et ceux associés aux Néhésiou.
109 Idem.
110« Les Anciens Égyptiens étaient noirs. Stop à la falsification de l’histoire »,
https://www.youtube.com/watch?v=fb3ZnWlqBSc&t=279s
111 Idem.
69
Dans sa tentative désespérée de contredire Jean-François
Champollion et Cheikh Anta Diop, le falsificateur arabe
« égyptien » Sarwat Anis Al-Assiouty estime que c’est dans le mot
Rémétou (égyptiens) que l’artiste égyptien se serait trompé. Il
aurait mis, par erreur, le hiéroglyphe de l’homme divin à la place
de celui de la femme. Ceci est complètement irrationnel puisque
« dans cette même tombe de Ramsès III, le hiéroglyphe divin est
présent dans le nom Rémétou (égyptiens) désignant les autres
égyptiens représentés dans la tombe »112. Nous en avons une
preuve irréfutable en image. C’est une photo prise par Hervé
Champollion (descendant de Jean-François Champollion) dans la
tombe de Ramsès III.
112 Idem.
113 Idem.
70
égyptiens n’étaient pas des africains »114. Dans un hymne à la
gloire de Sésostris III découvert en 1889 sur le site d'el-Lahoun,
les anciens égyptiens utilisent le mot Kemet pour désigner leur
pays. Cependant, en nommant leur pays Kemet, ils se sont aussi
désignés par le mot Kammiou ou Kemmiou qui littéralement
signifie « ceux qui sont noirs »115. Ce sont donc les égyptiens
eux-mêmes qui ont clairement témoigné de leur apparence
physique.
.
114 Idem.
115 E.A. Wallis Budge, An Egyptian Hieroglyphic Dictionnary, Volume II, p.787.
116 Kem Aha, « Les Anciens Égyptiens étaient noirs. Stop à la
falsification de l’histoire. »,
https://www.youtube.com/watch?v=fb3ZnWlqBSc&t=279s
71
Les falsificateurs soutiennent aussi qu’Aristote, Hérodote,
Diodore de Sicile et tous les grecs ayant visité l’Egypte auraient
mal vu. Les grecs anciens n’auraient vu que des mirages en
Egypte. A cause du soleil, ils auraient aperçu des noirs qui, en fait,
étaient blancs. Irrationnel n’est-ce pas ? Bien que ces critiques
soient complétement irrationnelles, ce sont pourtant elles qui
prédominent encore en Occident, notamment chez les
égyptologues occidentaux et chez certains africains aliénés.
L’impérialisme économique ne se préoccupe pas de la rationalité
de ses arguments. Le plus important, c’est qu’ils fonctionnent !
117 Idem.
72
35 - Egyptien teint noir charbon, égyptien teint marron foncé118
118 Idem.
119 Idem.
73
37 - Pharaon Amenhotep (marron foncé) et sa mère Ahmès
Nefertari (noir charbon120
120 Idem.
74
A propos de la représentation des différents peuples, Jean-
François Champollion (premier homme à déchiffrer les
hiéroglyphes), lors de sa visite des tombeaux des rois témoigne :
75
39 - Européens décrit par Champollion122.
122http://www.africamaat.fr/histoire.php?rubrique=antiquite&id=713&page=
3
123 Idem.
76
L’absurdité des falsificateurs n’a pas de limites puisque ces
représentations d’origine commentées par Champollion lui-même
sont parfois présentées, sur certains sites, comme des images
falsifiées. Selon les falsificateurs, le père de l’égyptologie et
premier à enseigner cette discipline au collège de France n’aurait
perçu que des mirages dans les déserts égyptiens et des fantômes
dans les tombeaux des rois. Il aurait non seulement mal déchiffré
les hiéroglyphes, mais aussi il était incapable de les lire.
Champollion, le père de l’égyptologie, aurait-il lui-même falsifié
ces représentations ? Aussi, les anciens égyptiens auraient-ils, eux-
mêmes, falsifié leurs propres représentations ? Il faut admettre que
l’absurdité du raisonnement des falsificateurs dépasse
l’entendement et est complétement insensé.
Voici cette autre représentation que l’on retrouve dans la
tombe de Ramsès III et qui montre la diversité de la peau noire.
L’égyptien est peint en noir brun afin d’exprimer le fait selon
lequel il n’y a pas que des noirs charbon à Kemet, comme dans
toute l’Afrique. Cela montre, une fois de plus, que le kamite ne se
voyait pas différemment des autres africains.
124http://uhem-mesut.com/medu/fr0010.php
77
Même si l’égyptien ancien pouvait s’idéaliser dans sa
représentation, il s’idéalisait de la même manière que ses autres
compatriotes africains. Ce qui montre bien qu’il ne se percevait
physiquement pas différemment de ceux-ci.
Si le kamite ne se voyait pas différemment des autres
africains, il se voyait, tout de même, différemment des autres
peuples, notamment des indo-européens et des euro-asiatiques.
Nous en avons l’attestation dans ces représentations :
125http://uhem-mesut.com/medu/fr0010.php
78
42 - Représentation du type Amou ou sémitique.
C’est le Sem biblique126.
79
Il est ainsi évident et irréfutable que le kamite se
différenciait radicalement des sémites et des européens alors même
qu’il s’identifiait aux autres peuples africains.
128 Ch. A. Diop, Nations nègres et cultures, Présence Africaine, Paris, 1979, p.
40.
129 Kem Aha, « Les Anciens Égyptiens étaient noirs. Stop à la
falsification de l’histoire. »,
https://www.youtube.com/watch?v=fb3ZnWlqBSc&t=279s
80
On peut conclure sans l’ombre d’un doute et selon les
témoignages laissés par les kamites eux-mêmes que les anciens
égyptiens ne sont pas des sémitiques ou des indo-européens, mais
de la même famille que les nubiens.
A quoi bon éclaircir la peau d’un noir, noircir celle d’un blanc si
ce n’est pour désunir les peuples ! Il faut respecter la grande
diversité que nous offre l’humanité130.
130 Idem.
81
82
Chapitre 5 - Le mirage d’une Egypte blanche
au service de l’impérialisme économique.
131http://leblogdugriot.over-blog.com/2016/04/cheikh-anta-diop-la-
difference-entre-africanisme-et-l-afrocentrisme.html
83
Comme nous avons déjà pu le voir Kémet est le nom
authentique de l’Egypte ancienne. Lors de la conquête
napoléonienne, les peuples eurasiatiques qui vivent aujourd’hui sur
le territoire connaissaient parfaitement l’identité des anciens
égyptiens. La question de l’origine noire africaine des bâtisseurs
des pyramides ne se posait pas132.
« En 1798, Bonaparte entreprend la campagne d’Egypte.
Juste après les grands succès de sa campagne d’Italie et pour
contrôler l’Angleterre, Bonaparte s’est renseigné auprès du
voyageur Volney sur l’Egypte, celle-ci étant soumise à la
souveraineté turque, et dirigée par les seigneurs féodaux, les
Mameslouk. Pour Bonaparte, la conquête de l’Egypte est un
nouveau moyen d’atteindre l’Angleterre en menaçant la route des
Indes. Les Mameluks ont décidé de livrer bataille avant Le Caire.
84
L’armée napoléonienne mène l’assaut appuyée par les
carabiniers de Marmont. C’est la déroute des Mameloucks et de
leur infanterie d’accompagnement ; ils sont rejetés dans le Nil et la
route du Caire est libre. La prise est considérable. »134.
« Dominique Vivant Dénon, dessinateur, graveur et artiste,
était très apprécié en France pour son érudition. C’est donc en
raison de toutes ces qualités artistiques, que Napoléon Bonaparte
fit appelle à lui dans le cadre de son expédition en Egypte (1798-
1799). Sa mission fit de recueillir par le biais de nombreux
coquilles et dessins, tout le patrimoine (faune, flore, objets, stèles,
statues, monuments, barques, etc.) de l’Egypte ancienne afin de
mieux faire connaitre cette civilisation dans l’hexagone. La
photographie n’existant pas à l’époque, c’est dire le caractère
précieux des dessins de V. Dénon. »135.
Voici quelques-uns de ses dessins.
134 Idem.
135 Idem.
136 Idem.
85
49 - Dessin de Dominique Vivant Dénon lors de l’expédition
napoléonienne en Egypte (1798-1799)137
137 Idem.
138 Idem.
86
Ces dessins constituent des témoignages précieux pour
l’histoire africaine.
Evoquant l’origine noire africaine des anciens égyptiens, le
célèbre peintre français affirme : « Quant au caractère de leur
figure humaine, n’empruntant rien des autres nations, ils ont copié
leur propre nature, qui était plus gracieuse que belle... en tout, le
caractère africain, dont le Nègre est la charge, et peut-être le
principe »139.
Bien évidemment, « Dénon ne pouvait manquer l’occasion
de dessiner le célèbre Sphinx de Guizeh, dans le cadre de
l’expédition de Bonaparte.
87
contours qui en sont conservés sont aussi souples que purs :
l’expression de la tête est douce, gracieuse et tranquille ; le
caractère en est africain mais la bouche, dont les lèvres sont
épaisses, a une mollesse dans le mouvement et une finesse
d’exécution vraiment admirables ; c’est de la chair et de la vie »141.
Voici quelques images de l’ancienne Egypte photo-
graphiées plus tard qui avaient permis à Dénon de faire ces
affirmations.
53 - Semwosret143
141Idem.
142 Idem.
88
54 - Typiquement Bantu144
143 Idem.
144 Idem.
89
56 - Ekawasé nema ré146
57 - Ankhn aton147
145 Idem.
146 Idem.
90
58 - Tiyi148
59 - Madiba et Keti149
147 Idem.
148 Idem.
91
60 - Reine d’Egypte150
149 Idem.
150 Idem.
151 Idem.
92
62 - Une des dernières noires d’Egypte
sous l’Occupation arabe152
63 - Le Sphinx de Giseh153
152 Idem.
153 Idem.
93
64 - Pharaon Ayi154
65 - Néfertiti et sa fille155
154 Idem.
155 Idem.
94
66 -Shaba Ka156
156 Idem.
157Ch. A. Diop, NATIONS NÈGRES ETCULTURE…PARIS, Présence africaine,
1979, p. 60-62
95
spécialistes modernes. Après quoi on s’efforce vainement de
trouver à la civilisation égyptienne une origine blanche : on se
lance alors dans des interprétations subjectives des faits et des
documents historiques »158.
158 Idem.
159 Kimoto Ka, « Falsification de l’histoire: L'Egyptologie et le mirage d'une
Egypte antique blanche », https://www.youtube.com/watch?v=9dK63-Oo-
dA&t=318s
96
69 - Falsification de l’histoire égyptienne161
70 - Illusion 162
160 Idem.
161 Idem.
162 Idem.
97
71 - Réalité163
72 - Usurpation et manipulation164
163 Idem.
164 Idem.
98
73 - Fantasme165
74 - Usage de faux166
165 Idem.
166 Idem.
99
75 - Mythologie et propagande167
76 - Usurpation d’identité168
167 Idem.
168 Idem
100
77 - Usurpation d’identité169
169 Idem.
170 Idem.
101
79 - Le faux buste de Néfertari171
171 Idem.
172 « Falsification de l'histoire: L'Egyptologie et le mirage d'une Egypte antique
blanche », https://www.youtube.com/watch?v=9dK63-Oo-dA&t=318s.
102
les gens honnêtes l’origine blanche de la civilisation égyptienne
»173, écrit Ckeikh Anta Diop.
103
82 - Blancs à peau rouge et aux cheveux crépus176
176 Idem
177 Idem.
104
84 - Mais qui sont-ils ?178
178 Idem.
179 Idem.
105
86 - Egyptien authentique180
180 Idem.
181 Th. Obenga, Revue Ankh, numéro 1, 19992, p.58.
106
87 - Statue égyptienne, nez cassé182
182 Idem.
183 Idem
107
89 - Statue de l’ancienne Egypte, nez cassé184
184 Idem.
185 Idem.
108
91 - Nafu ra tari, nez cassé186
186 Idem.
187 Idem.
109
93 - Amenhemaat, nez cassé188.
188 Idem.
110
95 - Ramessu, nez cassé189
189 Idem.
190 Idem.
111
97 – Ankhnaton191
191 Idem.
192 Idem.
112
99 - Sésostris, nez cassé193
193 Idem.
194 Idem.
113
101 - Sésostris, nez cassé195
195 Idem.
196 Idem.
114
103 - Reine Tiyi, nez cassé197
197 Idem.
198 Idem.
115
105 - Le mensonge qui rassure199
199 Idem.
200 Idem.
116
107 - Le mensonge qui rassure 201
201 Idem.
202 Idem.
117
109 - Le mensonge qui rassure203
203 Idem.
204 Idem.
118
111 - La vérité qui dérange205
205 Idem.
206 Idem.
119
Ainsi,
114 - Falsification208
207 Idem.
208 Idem.
120
Or,
209 Idem.
210https://blacknewsmagazine.com/cheick-anta-diop-legyptologue-1993/
121
122
Chapitre 6 - L’ADN au service de
l’impérialisme économique.
123
Comment déterminer quel peuple est à l’origine d’une
civilisation ? L’article du site Lisapoyakama cité ci-dessus nous
donne une réponse claire face à ce sujet212 :
- Premier élément213 :
- Deuxième élément214 :
212 Idem.
213 Idem.
214 Idem.
124
- Troisième élément215 :
- Quatrième élément216 :
215 Idem.
216 Idem.
125
117 - Toutankhamon et sa femme Ankh-Sen-Imana
126
118 - Ramessou et Akhenaton
- Cinquième élément217 :
217 Idem.
127
128
119 - Illustration résumé l’étude
129
- Sixième élément218 :
218 Idem.
130
131
132
Chapitre 7 - Autres preuves irréfutables de
falsifications et quelques originaux.
219 Kem Aha, « Les Anciens Égyptiens étaient noirs. Stop à la falsification de
l’histoire. », https://www.youtube.com/watch?v=fb3ZnWlqBSc&t=279s
133
121 - Sethi I, père de Ramsès II220
220 Idem.
134
123 - Ramsès III, peinture conforme222
221 Idem.
222 Idem.
135
125 - Ramsès III, copie originale et conforme224
223 Idem.
224 Idem.
136
127 - Thoutmosis I, conforme226
225 Idem.
226 Idem.
137
129 - La reine Yamoussou Ahmès Néfertari avec des
tresses africaines, conforme228
227 Idem.
228 Idem.
229 Idem.
138
131 - Vigneron égyptien, conforme230
230 Idem.
231 Idem
139
133 - Scribe égyptien enregistrant les récoltes,
conforme232
232 Idem.
233 Idem.
140
135 - Pharaon Amenhotep III et la reine Tiyi, sa femme,
conforme234
234 Idem.
235 Idem.
141
137 - Femme nubienne et Kiya, seconde épouse d’Akhenaton,
conforme236
236 Idem.
142
139 - Osiris, conforme datant de l’époque ptolémaïque238
237 Idem.
238 Idem.
239 Idem.
143
141 - Femmes africaines, Sahara ancien240
240 Idem.
241 Idem.
144
Voici la fresque qui dérange le plus les euro-centristes : un
cauchemar pour les racistes xénophobes. L’image parle d’elle-
même. Pour un négrophobe, ceci est absolument inacceptable. :
242 Idem.
145
144 - Similitude de tradition existantes entre la civilisation
égypto-nubienne et les actuelles sociétés africaines243.
243 Idem.
146
146 - Similitude de tradition existantes entre la civilisation
égypto-nubienne et les actuelles sociétés africaines245.
244 Idem.
245 Idem.
147
148 - Similitude247
Ce sont ceux que l’Occident considère comme des « esprits
de génie » qui seront les grands idéologues de cette falsification.
Ceux-ci n’hésiteront pas à théoriser l’infériorité d’essence des
africains et de la femme. On retrouve parmi eux la quasi-totalité
des penseurs et philosophes dits du siècle « des lumières », siècle
qui n’était, en fait, qu’obscurité pour les noirs et les femmes :
Champollion Figeac, Hegel, Voltaire, Diderot, Montesquieu,
Hume, Victor Hugo, Ernest Renan, etc. Ces idéologues sont
pourtant aujourd’hui encore célébrés pour leur tolérance et esprit
d’ouverture.
La déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789
fut malheureusement celle des droits de l’homme blanc et non
celui de tous les êtres humains de la terre. Les droits des femmes
étaient aussi exclus de cette déclaration. Rien d’étonnant que
l’écrivaine et femme politique française Olympe de Gouges ait été
guillotinée le 3 novembre 1793 après sa déclaration des droits de la
femme et de la citoyenne rédigée le 5 septembre 1791.
246 Idem.
247 Idem.
148
Chapitre 8 - Les religieux, les philosophes
et les scientifiquesau service de l’impérialisme
économique par l’idéologie de la haine
et de la falsification.
149
149 - Illustration tirée de l’article « La spiritualité Haoussa »
du site Lisapo Kaya248
150
Ce culte est également présent chez d’autres peuples
africains. Nous trouvions chez les Haoussa le culte de Râ ou de
Ranaqui était adoré comme une divinité féminine249. On retrouve
également ce culte chez les Bassa du Cameroun : « c’est à travers
le soleil que ce peuple donne à Dieu son nom le plus connu :
Djob…On remarque que Rana, divinité tutélaire des Haoussa, était
féminine. Partout en Afrique, la partie féminine de Dieu côtoie la
partie masculine. Mawu/Lisa dans le Vodoun, Imana/Aminata en
Egypte ancienne. De la même façon, il est avancé que Roog, nom
de Dieu chez les Sérères du Sénégal, est en fait l’équivalent de Râ.
Roog pour les Sérères est surtout féminin. Le fait que les Haoussa
aient considéré Rana comme une entité féminine est probablement
en rapport avec le rôle nourricier du soleil, qui fait grandir le
monde végétal… »250.
Voici en image la représentation du soleil chez les
Ashantis :
249 Idem.
250 Idem.
251« Pourquoi les africains représentent-ils Dieu en noir ? »,
http://www.lisapoyakama.org/pourquoi-nos-ancetres-representaient-le-divin-
en-noir/
151
Les Peuls pratiquaient également ce culte du soleil comme
représentant de l’être suprême. Buudal Yurmende qui signifie
grand disque solaire de la miséricorde était le nom donné à cette
dévotion. Ne Mbumba Lowa (le grand créateur solaire) est le nom
donné par les Bakongo à ce culte. Par ailleurs, il faut signaler la
place essentielle du soleil en Afrique du Sud lors des funérailles du
légendaire Madiba (Nelson Mandela)252.
Cela montre l’héritage culturel laissé par les anciens
égyptiens aux actuelles populations africaines ainsi que le lien qui
les unit. On ne peut véritablement ainsi comprendre l’Egypte
ancienne sans connaitre les populations africaines actuelles et leurs
diverses langues. Les prétendus spécialistes occidentaux qui
s’imaginent étudier l’Egypte ancienne sans connaitre les actuelles
populations de l’Afrique font, sans nul doute, fausse route. Quoi
qu’il en soit, cela est fait délibérément puisque, comme je vais
continuer à le montrer dans cette analyse, le but absolu est
d’arracher à la terre africaine tout ce qu’elle a de grand en aliénant
sa population afin de piller les ressources du continent sans risque
de révolte des africains. L’objection est avant tout économique.
De cette considération du soleil dérivait la conception
positive que les anciens africains avaient toujours eu de leur peau
noire. En effet, aujourd’hui, nous savons que si les noirs sont noirs,
c’est parce que les rayonnements du soleil produisent sur eux un
pigment nommé la mélanine. Ce principe scientifique était déjà
connu des anciens. A ce propos, le pharaon Akhenaton
anciennement Amenhotep IV dont le nom signifie « Celui qui est
bénéfique pour Aton », dixième pharaon de la XVIIIe dynastie,
déclare dans son Hymne à Aton (Aton, c’est l’autre nom du
soleil) : « Tu es majestueux, tu es beau, et tu rayonnes au
firmament, planant sur tout ce qui est dans l’univers. Tes rayons
irradient jusqu’aux confins de toutes choses que tu as faites, étant
le soleil, tu as atteint jusqu’à leurs extrémités, et tu les lies au vu
de ton fils (Akhenaton) que tu aimes. Tu (le soleil) es si éloigné,
252 Idem.
152
cependant tes rayons atteignent quand même la terre. Tu es comme
la marque divine sur leurs visages (des hommes), mais ta marche
n’est cependant pas visible pour eux »253. Akhenaton avait donc
connaissance de l’effet du soleil sur les êtres humains.
Hérodote, témoin oculaire des anciens égyptiens, écrivait
afin d’expliquer la couleur noire des éthiopiens et des égyptiens :
« La chaleur y rend les hommes noirs »254. L’expression du soleil
sur l’humanité est donc la peau noire. Le soleil étant perçu
commela plus forte manifestation de l’être suprême, alors
l’expression du soleil sur l’humanité était perçue comme une
expression de Dieu sur celle-ci. C’est pourquoi, les anciens
africains se voyaient comme des enfants du soleil, des enfants de
Dieu. Selon les textes pharaoniques eux-mêmes, Être noir, c’est
être divin. Être noir, c’est être un porteur de la divinité. Plus on
était noir, plus on était divin, parfait, accompli et beau. Nous
comprenons aussi pourquoi, toutes les ramifications de l’être
suprême étaient représentées de la manière la plus noire possible.
Par exemple, Osiris ou Osarâ dont le nom signifie ô fils de Râ,
était aussi appelé Kem Our, le grand noir255.
153
151 - Illustration tirée de l’article « Pourquoi les africains
représentent-ils Dieu en noir ? »256
154
Dans la langue pharaonique Kem/Kam signifie donc
noir/charbonné. On retrouve ce même sens dans plusieurs langues
africainesactuelles : « Nous avons les mots Khem/Kembu/Kheum/-
Khemit/Kama/Kala qui signifient Charbon/Brûlé/Noir. Et c’est ce
Kam/Kham africain qui est à l’origine de Cham/Ham qui désigne
les noirs en Hébreux et dans la Bible. C’est ce même mot qui est à
l’origine de Chimie, vu que la cuisson est une réaction
scientifique. Les noirs dans le langage africain sont donc cuits.
Cuits par quoi ? Par le soleil messager de Dieu
évidemment »258.Dans mes langues béninoises que sont le fon et
l’adja noir/charbon se dit également Akam/Akan. Tout ceci
prouve, une fois de plus, la parenté directe entre les langues
africaines actuelles et l’ancien égyptien, dans la droite ligne des
travaux des grands savants Cheikh Anta Diop et de Théophile
Obenga.
258 Idem.
259 Idem.
155
Les religions dites révélées vont s’inspirer de cette
conception en plagiant la spiritualité africaine. C’est la raison pour
laquelle, certains de leurs symboles religieux sont noirs. C’est le
cas de la pierre noire de la Kaaba qui était déjà vénérée à l’époque
des noirs Sabéens (premiers habitants de l’Arabie) avant même
l’avènement de l’Islam fondé par les blancs sémites.
260 Idem.
156
journalières des musulmans actuels ne sont qu’une simplification
des 7 prières journalières des sabéens, prières qui se rapportent aux
différentes phases du soleil dans la journée. L’Islam n’est qu’un
plagiat de la spiritualité kémite.
261 Idem.
157
156 - Illustration tirée de l’article « Pourquoi les africains
représentent-ils Dieu en noir ? »262
158
157 - Illustration tirée de l’article « L’origine africaine des
grandes religions asiatiques »263
159
158 - Illustration tirée de l’article « Pourquoi les africains
représentent-ils Dieu en noir ? »264
160
159 - Illustration tirée de l’article « Pourquoi les africains
représentent-ils Dieu en noir ? »265
265 Idem.
161
160 - Illustration tirée de l’article « Pourquoi les africains
représentent-ils Dieu en noir ? »266
266 Idem.
162
la propreté. C’est pourquoi, dans la Bible, Genèse Ch.9 verset 18-
19 Kam ou Cham, le noir est maudit. Les symboles spirituels
africains récupérés par le Christianisme seront blanchis et leur
origine africaine sera occultée et cachée. C’est le cas de la
représentation d’Isis et de son fils Horus (voir plus haut) qui sera
blanchie avec l’avènement d’une prétendue Marie et de son fils
imaginaire Jésus : c’est de l’escroquerie historique bien
évidemment.
C’est ce même christianisme qui a institué l’esclavage
(Bulle ou décret du pape Nicolas V du 8 janvier 1454
etcontroverse de Valladolid de 1550 et 1551) et va, plus tard,
soutenir la colonisation de l’Afrique qui se répandra dans toute
l’Afrique dans le but de convertir les africains à cette religion
politisée dont le seul but est, bien évidemment de les endormir,
pour mieux piller leurs ressources. C’est ainsi que progressivement
les noirs christianisés et islamisés vont mépriser, déprécier,
calomnier, décrier, médire et rejeter leur histoire. Ils vont
considérer la couleur de leur peau comme le signe absolu du mal et
leur spiritualité ancestrale comme diabolique. Tout ce qui est noir
devient satanique et tout ce qui est satanique est noir. D’ailleurs,
même dans les dictionnaires, de nos jours, le noir fait encore
référence au négatif. Dans le dictionnaire Larousse, par exemple,
nous lisons : « Pousser au noir = noircir la situation ; Être dans le
noir (le plus complet) = ne rien comprendre à quelque chose ;
Avoir le noir = avoir le cafard ; Voir les choses (tout) en noir = les
considérer sous l'aspect le plus sombre »267. Précisons que
l’expression Être dans le noir (le plus complet) = ne rien
comprendre à quelque chose fait historiquement référence à
l’infériorité intellectuelle des personnes noires.
Comme on peut le voir, ces religions dites révélées ont
donné naissance à un vocabulaire raciste et méprisant vis-à-vis des
africains et des noirs en général. Le Christianisme et l’Islam
267https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/noir/54769
163
méprisent fondamentalement le peuple africain. Il en est de même
du Judaïsme.
Cette vision des choses qui sera inculquée aux africains va
naturellement favoriser le pillage du sol africain puisque certains
africains complicesqui se sont convertisà ces idéologies
religieuses, mafieuses et fallacieuses vont aider l’Occident à piller
leur sol. Précisons, et cela est important, que ces traites du
continent africain ne sont qu’une minorité car partout en Afrique il
y a eu des résistances farouches. Nous pouvons citer les Minos du
Dahomey (actuel Bénin) ou les Ashanti (Actuel Ghana). Dans
toutes les guerres, il y a toujours des traites. Rappelons aussi que
durant le second conflit occidental, 15 0000 juifs ont servi l’armée
d’Hitler. Ce n’est pas pour autant qu’on affirme que les juifs ont
vendu des juifs. Il est donc temps d’arrêter avec ce mensonge
méprisant enseigné dans nos écoles et qui stipule que les africains
ont vendu des africains.
Les conséquences de cette aliénation spirituelle des
africains est manifestement sans appel. Je me permets ici de
rappeler cette déclaration du légendaire Djomo Kenyatta, déjà
citée au chapitre 1 :« Lorsque les Blancs sont venus en Afrique,
nous avions les terres et ils avaient la Bible. Ils nous ont appris à
prier les yeux fermés : lorsque nous les avons ouverts, les Blancs
avaient la terre et nous la Bible. »268.
Le système religieux ne sera pas le seul à être au service de
la falsification de l’histoire africaine dont le but est de piller le
continent. Les philosophes et les scientifiques, euxaussi, vont
pleinement participer à ce projet de destruction massive du
continent africain.
Au cours de l’année 1830-1831 dans La Raison dans
l'histoire, le philosophe Hegel écrira même : « Les Africains, en
revanche, ne sont pas encore parvenus à cette reconnaissance de
268https://citation-celebre.leparisien.fr/auteur/jomo-kenyatta
164
l’universel. Leur nature est le repliement en soi. Ce que nous
appelons religion, état, réalité existant en soi et pour soi, valable
absolument, tout cela n’existe pas encore pour eux. Les abondantes
relations des missionnaires mettent ce fait hors de doute (...) Ce
qui caractérise en effet les nègres, c’est précisément que leur
conscience n’est pas parvenue à la contemplation d’une objectivité
solide, comme par exemple Dieu, la loi, à laquelle puisse adhérer
la volonté de l’homme, et par laquelle il puisse parvenir à
l’intuition de sa propre essence" et de continuer en disant que
l’Afrique est "un monde anhistorique non développé, entièrement
prisonnier de l’esprit naturel et dont la place se trouve encore au
seuil de l’histoire de l’universel. »269.
Dans sonEncyclopédie Diderot écrit : « Quoi qu'en général
les Nègres aient peu d'esprit, ils ne manquent pas de
sentiment »270.
Quant à Voltaire, il affirme : « Il n'est permis qu'à un
aveugle de douter que les Blancs, les nègres, les albinos, les
Hottentots, les Chinois, les Américains ne soient des races
entièrement différentes.271 ».
Voltaire va encore plus loin : « Les Blancs sont supérieurs
à ces Nègres, comme les Nègres le sont aux singes, et comme les
singes le sont aux huîtres. »272.
Ce brillant falsificateur de l’histoire qu’est Voltaire sera
l’un des pionniers du mensonge ou du mythe de l’esclavage inter-
africain afin de justifier l’infériorité de nature ou d’essence du
peuple noir : « Nous n'achetons des esclaves domestiques que chez
les Nègres ; on nous reproche ce commerce. Un peuple qui
269 Hegel, La Raison dans l’histoire, trad. Par Kostas Papaionnou, Paris,
1965, p.268-269.
270 Diderot, Encyclopédie, 1772.
271 Voltaire, Essai sur les mœurs et l'esprit des nations, 1753.
272 Voltaire, Traité de métaphysique.
165
trafique de ses enfants est encore plus condamnable que l'acheteur.
Ce négoce démontre notre supériorité ; celui qui se donne un
maître était né pour en avoir. »273.
Dans un Essai de 1756, Voltaire écrit : « Des différentes
races d'hommes. — Ce qui est plus intéressant pour nous, c'est la
différence sensible des espèces d'hommes qui peuplent les quatre
parties connues de notre monde.
Il n'est permis qu'à un aveugle de douter que les blancs, les
nègres, les albinos, les Hottentots, les Lapons, les Chinois, les
Américains, soient des races entièrement différentes.
Il n'y a point de voyageur instruit qui, en passant par
Leyde, n'ait vu la partie du reticulum mucosum d'un nègre
disséqué par le célèbre Ruysch. Tout le reste de cette membrane
fut transporté par Pierre le Grand dans le cabinet des raretés, à
Pétersbourg. Cette membrane est noire ; et c'est elle qui
communique aux nègres cette noirceur inhérente qu'ils ne perdent
que dans les maladies qui peuvent déchirer ce tissu, et permettre à
la graisse, échappée de ses cellules, de faire des taches blanches
sur la peau.
Leurs yeux ronds, leur nez épaté, leurs lèvres toujours
grosses, leurs oreilles différemment figurées, la laine de leur tête,
la mesure même de leur intelligence, mettent entre eux et les autres
espèces d'hommes des différences prodigieuses. Et ce qui
démontre qu'ils ne doivent point cette différence à leur climat, c'est
que des nègres et des négresses, transplantés dans les pays les plus
froids, y produisent toujours des animaux de leur espèce, et que les
mulâtres ne sont qu'une race bâtarde d'un noir et d'une blanche, ou
d'un blanc et d'une noire.
Les albinos sont, à la vérité, une nation très-petite et très-
rare : ils habitent au milieu de l'Afrique : leur faiblesse ne leur
273 Voltaire, Essai sur les mœurs et l'esprit des nations, 1753.
166
permet guère de s'écarter des cavernes où ils demeurent :
cependant les nègres en attrapent quelquefois, et nous les achetons
d'eux par curiosité. J'en ai vu deux, et mille Européens en ont vu.
Prétendre que ce sont des nègres nains, dont une espèce de lèpre a
blanchi la peau, c'est comme si l'on disait que les noirs eux-mêmes
sont des blancs que la lèpre a noircis. Un albinos ne ressemble pas
plus à un nègre de Guinée qu'à un Anglais ou à un Espagnol. Leur
blancheur n'est pas la nôtre ; rien d'incarnat, nul mélange de blanc
et de brun ; c'est une couleur de linge, ou plutôt de cire blanchie ;
leurs cheveux, leurs sourcils, sont de la plus belle et de la plus
douce soie ; leurs yeux ne ressemblent en rien a ceux des autres
hommes, mais ils approchent beaucoup des yeux de perdrix. Ils
ressemblent aux Lapons par la taille, à aucune nation par la tête,
puisqu'ils ont une autre chevelure, d'autres yeux, d'autres oreilles ;
et ils n'ont d'homme que la stature du corps, avec la faculté de la
parole et de la pensée dans un degré très-éloigné du nôtre. Tels
sont ceux que j'ai vus et examinés.
Le tablier que la nature a donné aux Cafres, et dont la peau
lâche et molle tombe du nombril sur les cuisses ; le mamelon noir
des femmes samoyèdes, la barbe des hommes de notre continent,
et le menton toujours imberbe des Américains, sont des différences
si marquées, qu'il n'est guère possible d'imaginer que les uns et les
autres ne soient pas des races différentes…
La nature a subordonné à ce principe ces différents degrés
et ces caractères des nations, qu’on voit si rarement se changer.
C’est par là que les Nègres sont les esclaves des autres hommes.
On les achète sur les côtes d’Afrique comme des bêtes… La race
des Nègres est une espèce d’hommes différente de la nôtre [...] on
peut dire que si leur intelligence n’est pas d’une autre espèce que
notre entendement, elle est très inférieure. Ils ne sont pas capables
d’une grande attention, ils combinent peu et ne paraissent faits ni
pour les avantages, ni pour les abus de notre philosophie. Ils sont
originaires de cette partie de l’Afrique comme les éléphants et les
167
singes ; ils se croient nés en Guinée pour être vendus aux Blancs et
pour les servir. »274.
De son côté, Montesquieu écrira : « On ne peut se mettre
dans l’idée que Dieu, qui est un être sage, ait mis une âme, surtout
une âme bonne, dans un corps tout noir. [...] Il est impossible que
nous supposions que ces gens-là soient des hommes, on
commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes
chrétiens »275.
Maupassant n’épargnera point la femme africaine quand il
écrit : « En Afrique, les filles foisonnent mais elles sont toutes
aussi malfaisantes et pourries que le liquide fangeux des puits
sahariens. »276.
Jules Ferry : « Je vous défie de soutenir jusqu’au bout votre
thèse qui repose sur l’égalité, la liberté, l’indépendance des races
inférieures. »277.
Karl Marx : « Je ne pense pas que les Noirs aient une âme,
tant il est vrai qu’ils ne peuvent être associés à aucune structure
appelée civilisation. »278.
Ernest Renan évoquera du rôle de chaque race : « La nature
a fait une race d’ouvrier, c’est la race chinoise (...), une race de
travailleur de la terre, c’est le nègre (...) une race de maîtres et de
soldats, c’est la race européenne. »279.
274Voltaire, Essai sur les mœurs et l'esprit des nations... (1756) dans Œuvres
complètes, éd. de Ch. Lahure, Paris, Hachette, 1859, pp. 3-4.
275 Montesquieu, De l'esprit des lois, 1748.
276Guy de Maupassant (1850-1893),
https://www.pausecafein.fr/culture/philosophes-personnalites-celebres-
racistes-misogynes.html
277 Jules Ferry, Débats parlementaires du 28 juillet 1885.
278https://www.pausecafein.fr/culture/philosophes-personnalites-celebres-
racistes-misogynes.html
279 Idem.
168
Karl von Linné : « Le Noir africain est guidé par la
fantaisie ; l’homme européen est guidé par les coutumes. »280.
David Hume : « Je suspecte les Nègres et en général les
autres espèces humaines d’être naturellement inférieurs à la race
blanche. Il n’y a jamais eu de nation civilisée d’une autre couleur
que la couleur blanche, ni d’individu illustre par ses actions ou par
sa capacité de réflexion... Il n’y a chez eux ni engins manufacturés,
ni art, ni science. Sans faire mention de nos colonies, il y a des
Nègres esclaves dispersés à travers l’Europe, on n’a jamais
découvert chez eux le moindre signe d’intelligence. »281.
Kant : « La nature n’a doté le nègre d’Afrique d’aucun
sentiment qui ne s’élève au-dessus de la niaiserie (...) Les Noirs
(...) sont si bavards qu’il faut les séparer et les disperser à coups de
bâton. »282.
Bellon de Saint-Quentin : « L’achat des nègres aux côtes
d’Afrique, pour les transférer et revendre ensuite dans les
possessions de l’Amérique, est-il un commerce légitime et peut-on
le faire en conscience ? ... La formulation de la question dont on
vient de parler dépend d’un point de vue principal, il consiste à
savoir si on peut légitimement avoir en sa possession des esclaves
et les retenir en servitude, En effet, une fois bien prouvé qu’on
peut légitimement en avoir et s’en servir : il demeure hors de
doute, que l’on peut en acheter et en vendre ... A cette dernière
question, je réponds que l’on peut licitement avoir des esclaves et
s’en servir ; cette possession et ce service ne sont ni contraires à la
169
loi naturelle, ni à la loi Divine écrite, ni même à la loi de
l’Évangile. »283.
Jacques-Philibert Rousselot de Surgy : « Tout sentiment
d’honneur et d’humanité est inconnu à ces barbares... Point de
raisonnement chez les nègres, point d’esprit, point d’aptitude à
aucune sorte d’étude abstraite... Leur naturel est pervers... »284.
Louis Narcisse Baudry Deslozières : « Par le métissage, le
sang noir attaquerait en France jusqu’au cœur de la nation en
déformant les traits et en brunissant le teint. »285.
Georges Cuvier : « La race nègre est confinée au midi de
l’Atlas, son teint est noir, ses cheveux crépus, son crâne comprimé
et son nez écrasé ; son museau saillant et ses grosses lèvres la
rapprochent manifestement des singes : les peuplades qui la
composent sont toujours restées barbares (...) la plus dégradée des
races humaines, dont les formes s’approchent le plus de la brute, et
dont l’intelligence ne s’est élevée nulle part au point d’arriver à un
gouvernement régulier. »286.
Charles Lyell : « Le cerveau du Bochiman (…) mène à
celui des Simiadae (les singes). Cela implique une liaison entre le
défaut d’intelligence et l’assimilation structurelle. Chaque race
d’Homme a sa place, comme les animaux inférieurs. »287.
Armand de Quatrefages de Breau : « Le Nègre est une
monstruosité intellectuelle, en prenant ici le mot dans son
acception scientifique. Pour le produire, la nature a employé les
170
mêmes moyens que lorsqu’elle enfante ces monstruosités dont nos
cabinets offrent de nombreux exemples. (…) Il a suffi pour
atteindre ce résultat que certaines parties de l’être s’arrêtassent à
un certain degré de leur formation. De là, ces fœtus sans tête ou
sans membres, ces enfants qui réalisent la fable de cyclope (…).
Eh bien ! Le Nègre est un Blanc dont le corps acquiert la forme
définitive de l’espèce, mais dont l’intelligence tout entière s’arrête
en chemin. »288.
Alfred Michiels : « La plus stupide, la plus perverse, la plus
sanglante des races humaines », « Aucun progrès, aucune
invention, aucun désir de savoir, aucune pitié, aucun sentiment », «
La couleur noire, la couleur des ténèbres est vraiment le signe de
leur dépravation. »289.
Joseph Arthur de Gobineau : « Il me semble voir un
Bambara assistant à l’exécution d’un des airs qui lui plaisent. Son
visage s’enflamme, ses yeux brillent. Il rit, et sa large bouche
montre, étincelante au milieu de sa face ténébreuse, ses dents
blanches et aiguës. La jouissance vient ... Des sons inarticulés font
effort pour sortir de sa gorge, que comprime la passion ; de grosses
larmes roulent sur ses joues proéminentes ; encore un moment, il
va crier : la musique cesse, il est accablé de fatigue... Le nègre
possède au plus haut degré la faculté sensuelle sans laquelle il n’y
a pas d’art possible ; et, d’autre part, l’absence des aptitudes
intellectuelles le rend complètement impropre à la culture de l’art,
même l’appréciation de ce que cette noble application de
l’intelligence des humains peut produire d’élevé. Pour mettre ses
facultés en valeurs, il faut qu’il s’allie avec une race différemment
douée… »290.
171
Herbert Spencer : « Les traits de caractères intellectuels du
sauvage (…) se retrouvent chez l’enfant civilisé.»291.
Ernest Renan : « La nature a fait une race d’ouvrier, c’est la
race chinoise (...) une race de travailleur de la terre, c’est le nègre
(...) une race de maîtres et de soldats, c’est la race européenne.
»292.
Ernest Renan : « La colonisation en grand est une nécessité
politique tout à fait de premier ordre… La conquête d’un pays de
race inférieure par une race supérieure n’a rien de choquant ...
»293.
Charles Darwin : « Ces malheureux sauvages ont la taille
rabougrie, le visage hideux, couvert de peinture blanche, la peau
sale et graisseuse, les cheveux mêlés, la voix discordante et les
gestes violents. Quand on voit ces hommes, c’est à peine si l’on
peut croire que ce soient des créatures humaines … On se
demande souvent quelles jouissances peut procurer la vie à
quelques-uns des animaux inférieurs ; on pourrait se faire la même
question, et avec beaucoup plus de raison, relativement à ces
sauvages. ».294
Victor Hugo : « Déjà les deux peuples colonisateurs, qui
sont deux grands peuples libres, la France et l’Angleterre, ont saisi
l’Afrique ; la France la tient par l’ouest et par le nord ; l’Angleterre
la tient par l’est et le midi. Voici que l’Italie accepte sa part de ce
travail colossal. L’Amérique joint ses efforts aux nôtres ; car
l’unité des peuples se révèle en tout. L’Afrique importe à
l’univers. Une telle suppression de mouvement et de circulation
entrave la vie universelle, et la marche humaine ne peut
172
s’accommoder plus longtemps d’un cinquième du globe paralysé.
De hardis pionniers se sont risqués, et, dès leurs premiers pas, ce
sol étrange est apparu réel ; ces paysages lunaires deviennent des
paysages terrestres. La France est prête à y apporter une mer. Cette
Afrique farouche n’a que deux aspects : peuplée, c’est la barbarie ;
déserte, c’est la sauvagerie (...). Au dix-neuvième siècle, le Blanc a
fait du Noir un homme ; au vingtième siècle, l’Europe fera de
l’Afrique un monde. (Applaudissements) Refaire une Afrique
nouvelle, rendre la vieille Afrique maniable à la civilisation, tel est
le problème. L’Europe le résoudra. Allez, Peuples ! Emparez-vous
de cette terre. Prenez là. A qui ? À personne. Prenez cette terre à
Dieu. Dieu donne la terre aux hommes, Dieu offre l’Afrique à
l’Europe. Prenez-la. Où les rois apporteraient la guerre, apportez la
concorde. Prenez-la, non pour le canon, mais pour la charrue ; non
pour le sabre, mais pour le commerce ; non pour la bataille, mais
pour l’industrie ; non pour la conquête, mais pour la fraternité.
(Applaudissements prolongés). Versez votre trop-plein dans cette
Afrique, et du même coup résolvez vos questions sociales, changez
vos prolétaires en propriétaires. Allez, faites ! Faites des routes,
faites des ports, faites des villes ; croissez, cultivez, colonisez,
multipliez. »295.
Dans leGrand dictionnaire universel du XIXe siècle, nous
lisons : « Lorsque les Nègres sont échauffés, il se dégage de leur
peau une exsudation huileuse et noirâtre qui tache le linge et
répand une odeur désagréable. »296.
Charles Richet : « Nous créerons parmi les races qui
peuplent la Terre, une véritable aristocratie, celle des blancs, non
mélangés avec les détestables éléments ethniques que l’Asie et
l’Afrique introduisent parmi nous ». « Après l’élimination des
races inférieures, le premier pas dans la voie de la sélection, c’est
l’élimination des anormaux ... On va me traiter de monstre parce
173
que je préfère les enfants sains aux enfants tarés ... Ce qui fait
l’homme c’est l’intelligence. Une masse de chair humaine, sans
intelligence, ce n’est rien ... »297.
Francis Galton : « Notre sensibilité spécifique pour la
beauté et la laideur chez nos congénères, dépend très étroitement
des symptômes de dégénérescence dus à la domestication qui
menace notre race. Il faudrait, pour la préservation de la race, être
attentif à une élimination des êtres moralement inférieurs, encore
plus sévère qu’elle ne l’est aujourd’hui »298.
« Au point de vue sélectionniste, je regarderais comme
fâcheux le très grand développement numérique des éléments
Jaunes et Noirs qui seraient d’une élimination difficile. Si toutefois
la société future s’organise sur une base dualiste, avec une classe
dolicho-blonde dirigeante et une classe de race inférieure confinée
dans la main-d’œuvre la plus grossière, il est possible que ce
dernier rôle incombe à des éléments Jaunes et Noirs. (…) Il ne faut
pas oublier que l’esclavage n’a rien de plus anormal que la
domestication du cheval ou du bœuf. »299.
Bertrand Russell : « Aucun gouvernement démocratique
ne pourra jamais marcher en Afrique. »300.
Pierre Teilhard de Chardin : « La principale de ces
circonstances est assurément la privation de la lumière du Christ et
même de tout reflet de cette lumière, qui a permis à l’Esprit
174
mauvais de s’établir en maître, sur cette terre déshéritée de
l’Afrique ... Les Noirs sont de temps immémorial livrés sans
contrôle à un sensualisme abject, à la cruauté, au mensonge. (...)
Les nègres aujourd’hui vivent sous l’influence corruptrice de tant
de générations impures qu’il serait étonnant de les trouver aptes à
une haute civilisation morale immédiate. »301.
Konrad Lorenz : « Il faudrait pour la préservation de la
race, être attentif à une élimination des êtres moralement inférieurs
encore plus sévère qu’elle ne l’est aujourd’hui ... nous devons, et
nous en avons le droit, nous fier aux meilleurs d’entre nous et les
charger de faire la sélection qui déterminera la prospérité ou
l’anéantissement de notre peuple. »302.
William Shockley (1919-1989, physicien, prix Nobel 1956
de Physique, co-inventeur du transistor) demanda à l’Académie
des Sciences américaines : « que des recherches soient entreprises
pour déterminer l’influence de la forte natalité des Noirs sur la
qualité de la population américaine et propose de stériliser ceux
qui ont un QI inférieur à 100 », et fut l’auteur d’une proposition de
loi destinée à octroyer une prime financière à toutes les femmes
noires qui accepteraient de se faire stériliser303.
Albert Schweitzer : « L’Européen ne saura jamais à quel
point est effroyable la vie de ces malheureux qui passent leur
temps dans la crainte des sortilèges dirigés contre eux. Seuls, ceux
qui ont vu cette misère de près comprennent que c’est un devoir
d’humanité d’enseigner aux peuples primitifs une autre conception
175
du monde et de la vie, pour les délivrer de ces croyances funestes
(…) Quant à l’effort intellectuel que représentent les conquêtes
techniques, l’indigène n’est pas capable de l’évaluer. Mais quand il
a affaire à un Blanc, il sent avec une intuition infaillible si celui-ci
est une personnalité, une personnalité morale (…) le primitif ne
connaît que des jugements de valeurs élémentaires (…) quand il
rencontre la bonté unie à la justice et à la véracité, la dignité
intérieure derrière la dignité extérieure, il s’incline et reconnaît son
maître. »304.
Armand de Quatrefages de Breau : « Le Nègre est une
monstruosité intellectuelle, en prenant ici le mot dans son
acception scientifique. Pour le produire, la nature a employé les
mêmes moyens que lorsqu’elle enfante ces monstruosités dont nos
cabinets offrent de nombreux exemples. (…) Il a suffi pour
atteindre ce résultat que certaines parties de l’être s’arrêtassent à
un certain degré de leur formation. De là, ces fœtus sans tête ou
sans membres, ces enfants qui réalisent la fable de cyclope (…).
Eh bien ! Le Nègre est un Blanc dont le corps acquiert la forme
définitive de l’espèce, mais dont l’intelligence tout entière s’arrête
en chemin. »305.
Comme nous avions donc pu le voir, les plus grands
intellectuels occidentaux mettront tout en œuvre afin de justifier
l’infériorité des noirs et de falsifier leurs histoires. C’est ainsi que
naitra une redoutable idéologie raciste, l’idéologie dite
« hamitique ».
« Les Hamites, Hamitiques ou Chamitiques sont, selon la
Table des peuples de l'Ancien Testament, les descendants de Ham,
fils de Noé. Ils constituent donc une lignée parallèle aux Sémites et
176
aux Japhétiques. Au XIXe siècle, en application de certaines
théories racialistes, la « race hamitique » a été imaginée comme un
sous-groupe de la race caucasienne, regroupant, en complément
des populations sémites, les populations non sémitiques originaires
d'Afrique du Nord, de la Corne de l'Afrique, de l'Arabie du Sud,
ainsi que les anciens Égyptiens. La « théorie hamitique » suggérait
que la race hamite était supérieure aux populations noires
d'Afrique subsaharienne. Dans sa forme la plus extrême, cette
théorie affirmait, sous la plume de Charles Gabriel Seligman, que
toutes les avancées significatives dans l'histoire de l'Afrique étaient
l'œuvre de Hamites qui avaient émigré en Afrique centrale en tant
que bergers, amenant avec eux les innovations techniques et
civilisatrices qu'ils avaient développées. Les modèles théoriques
des langues hamitiques et de la race hamitique furent considérés
comme valides et liés jusqu'au début du XXe siècle. Ces thèses
furent particulièrement contestées à partir de la seconde moitié du
XXe siècle… Dans la seconde moitié du XIX siècle, à partir des
années 1880 la présentation d'une « race hamitique » regroupant
les Berbères, les Égyptiens, les Abyssins, les peuples de la Corne
de l'Afrique et certains groupes d'Afrique Orientale (Massaï, Tutsi-
Hima) se répandit, pour résoudre les contradictions entre tradition
biblique, faits observés attestant l'existence de civilisations
sophistiquées (Babylone, Sumer, Égypte pharaonique, Éthiopie...)
et divers dégradés intermédiaires vis-à-vis des modes de vies
perçus comme plus primitifs en Afrique. Les peuples hamites
(chamites) sont alors perçus comme capables d'édifier des
civilisations plus évoluées, sorte de races plus ou moins
intermédiaires, vestiges d'une « coulée blanche » (Gobineau) en
Afrique dont les Berbères, Peuls, Somali, Maasaï ou Tutsi seraient
les vestiges, et se distinguant du reste de la population « négroïde
». Fondamentalement, l'hypothèse hamitique affirme que toute
chose de valeur trouvée en Afrique y fut apportée par les Hamites,
supposés être une des trois branches de la race caucasienne avec
les Sémites et les Aryens. »306.
306https://www.maria-online.us/culinary/article.php?lg=fr&q=Hamites
177
C’est ainsi que le théoricien raciste Charles Gabriel
Seligman écrira : « Les civilisations africaines sont des
civilisations kamitiques. L'histoire de ce continent est l'histoire de
ces peuples. Les Kamites envahisseurs étaient des Caucasiens
pasteurs - arrivant vague après vague - mieux armés et à l'esprit
plus dégagé que les noirs agriculteurs nègres »307. Pour Seligman
les Hamites/Kamites et les Sémites sont comme deux grandes
branches d'une même famille originaire du Proche-
Orient : « Sortes d'Aryens d'Afrique (Aryens d’Orient), apportant
avec eux l'agriculture, le bétail, la métallurgie et la royauté, ils
auraient conquis et civilisé les « Bantous » d'Afrique centrale et les
« vrais nègres » d'Afrique de l'Ouest, ayant eux-mêmes à leur tour
refoulé les peuples « pygmoïdes » et « forestiers »308»309.
« Selon les historiens Jean-Pierre Chrétien et Marcel
Kabanda, « durant au moins un siècle, celui de la mainmise
coloniale, l’hypothèse hamitique […] a été une clé de voûte de
l’africanisme. L’explication de tout trait culturel par l’intervention
de conquérants ou d’immigrants qualifiés de « Hamites » par
opposition aux « Nègres en tant que tels », est devenue un schéma
récurrent et omniprésent ». Cette conception parcourt le XXe
siècle, en dépit des travaux scientifiques qui la déconstruisent à
partir des années 1960. Elle est en particulier reprise dans la région
des Grands Lacs, où elle est un moteur idéologique du génocide de
1994 au Rwanda »310.
Nous n’allons évidemment pas nous évertuer à commenter
toutes ces thèses insensées, fantasmagoriques et absurdes.
307Ch.G. Seligman, Les Races de l'Afrique, Payot, Paris, 1935, p.86, p.138.
308E. Smith, L'Afrique 50 cartes et fiches, Ellipses, Paris, 2009, p.93.
309http://agricultureetpeche.fr/aux-origines-de-l-egypte-les-fils-de-cham-
afrasien-caucasiens.html
310https://www.maria-online.us/culinary/article.php?lg=fr&q=Hamites
178
Descartes dans son Discours de la méthode de 1637 écrivait : « Le
bon sens est la chose du monde la mieux partagée »311.
Si l’Occident et le monde en sont donc venus à mépriser le
noir ce n’était pas d’abord par conviction ou par ignorance
puisqu’ils connaissaient l’existence des grands empires africains et
l’apport considérable du continent à la civilisation universelle ;
l’Occident et le monde ont même jusqu’à une certaine époque
vénérée des divinité noires, comme nous avions pu le voir. Ce qui
a poussé l’Occident à ce mépris, c’est son souci d’impérialisme
économique. Il s’agit d’un racisme utilitariste et impérialiste dont
le seul but est d’affamer un peuple et de piller ces richesses.
Certes, ce racisme et cette falsification de l’histoire africaine qui
en découle finissent par se transformer en convictions en se
transmettant de génération en génération, mais ce qui les a les
déterminé fondamentalement est d’essence économique.
Il n’y a ainsi aucun doute que la pensée philosophique et
scientifique occidentale est mêlée d’idéologie et manque
cruellement d’objectivité. Ce qui implique une sérieuse remise en
cause de l’histoire des sciences en général d’autant plus que ces
intellectuels sont encore, de nos jours, enseignés dans nos écoles.
Il est clair comme du cristal qu’on ne peut considérer comme
vérités scientifiques les thèses de ces penseurs qui étaient avant
tout au service d’une idéologie raciste et coloniale.
L’une des fraudes scientifiques racistes les plus
exceptionnelles aujourd’hui révélée est paléontologique : c’est le
crâne de l'homme de Piltdown.
179
161 - L’homme de Piltdown
180
C’est le 18 décembre 1912 que le géologue amateur
Charles Dawson et Arthur Smith Woodward, célèbre
paléontologue président de la Société géologique de Londres,
révèlent au monde entier leur découverte sensationnelle,
découverte faire en Angleterre. Selon eux, il s’agit du crâne du
plus vieil homme du monde, le chaînon manquant entre le singe et
l'homme313 : « Le fossile, retrouvé dans une petite carrière au
bord d'une route, se compose d'un crâne et d'une machire dont il
reste deux dents. Ces deux molaires présentent une usure plate,
caractéristique de l'être humain. A l'époque, les fossiles sont datés
en fonction de l'âge géologique du terrain où ils sont trouvés. Or
Dawson a déjà récolté à cet endroit d'autres fossiles datant de la fin
de l'ère glaciaire : une dent d'hippopotame une dent d'éléphant.
L'homme de Piltdiwn aurait donc 500 000 ans de plus que
l'homme de Néanderthal314. Malgré quelques sceptiques, l'autorité
et la renommée de Woodward emporte l'adhésion de la plupart des
paléontologues. Dawson meurt en 1916, et plusieurs années
passent. Mais au fil du temps, plusieurs autres ossements humains
sont découverts, et un « arbre généalogique » de l'homme se
constitue. L'homme de Piltdown, lui, ne colle pas avec cette
chronologie, et son origine devient de plus en plus difficile à
expliquer »315.
La découverte de la supercherie grâce aux savants de
bonnes foi : « Perplexes, les savants continuent d'étudier les
moulages du crâne généreusement fournis par le British Museum
dans lequel il est exposé. Il faudra attendre 1949, un an après le
mort de Woodward, pour découvrir l'énorme supercherie. Le
docteur Kenneth Oakley, membre du British Museum, soumet les
boucar/segments/entrevue/33609/anthropologie-homme-piltdown-
decouvertes-racisme-humain-joel-leblanc
313http://www.linternaute.com/science/divers/dossiers/06/impostures/hom
me-de-piltdown.shtml
314 Or, il y 500 000 ans, l’humain n’était même pas encore sorti de l’Afrique.
315http://www.linternaute.com/science/divers/dossiers/06/impostures/hom
me-de-piltdown.shtml
181
ossements de Piltdown à une datation au fluor (la quantité de fluor
augmente avec l'âge, car les fossiles s'imprègnent du fluor contenu
dans les roches où elles gisent).
Verdict : le crâne ne peut pas provenir du gisement où il a
été trouvé. En y regardant de plus près, Oakley se rend compte que
les os ont été teintés au bichromate de potassium. Et ce n'est pas
tout : les dents ont été artificiellement limées pour faire croire à
une usure humaine, et la mâchoire appartient à un Orang-Outan !
Quant à la boîte crânienne, elle vient tout bêtement d'un homme
moderne. Même les fossiles de mammifères trouvés dans le même
gisement sont des faux, ils ont été rapportés de Malte et de
Tunisie.
Le 21 novembre 1953, Le Museum d'histoire naturelle de
Grande Bretagne doit avouer dans son bulletin que l'homme de
Piltdown est une imposture. Une datation au carbone 14 en 1959
enfonce le clou, en datant le crâne de l'époque du Moyen-âge et la
mâchoire de 500 ans au plus »316.
Aujourd’hui encore, toute l’histoire intellectuelle des
peuples noirs reste inexistante dans l’enseignement. Bien qu’il soit
démontré que l’homme et la femme modernes soient nés en
Afrique, il n’est jamais fait mention des découvertes scientifiques
et technologiques de ces africains du début de l’histoire humaine
dans les programmes scolaires. Par exemple, on ne trouve aucune
trace d’aucun grand mathématicien noir ou africain dans les
manuels scolaires notamment en Occident. Pourtant, les anciens
éthiopiens et égyptiens nous ont laissé de nombreux textes et
documents attestant qu’ils ont été des pionniers dans toutes les
sciences modernes.
L’histoire de l’Egypte ancienne elle-même enseignée dans
les écoles reste l’histoire falsifiée. Pourtant, au colloque du Caire
de 1974, tous les grands spécialistes mondiaux ont clairement
316 Idem.
182
reconnu la véracité scientifique des thèses du savant africain
Cheikh Anta Diop. Face « aux théories avancées, les professeurs
Diop et Obenga ont taché de démontrer l’unité du peuplement de
la vallée par des Noirs et les progrès de ce peuplement du sud au
nord. « Dans le domaine linguistique, le rapporteur écrit qu’un
large accord s’est établi entre les participants ». « Les éléments
apportés par les professeurs Diop et Obenga ont été considérés
comme très constructifs. (...)
Plus largement, le professeur Sauneron a souligné l’intérêt
de la méthode proposée par le professeur Obenga après le
professeur Diop. L’Égypte étant placée au point de convergence
d’influences extérieures, il est normal que des emprunts aient été
faits à des langues étrangères ; mais il s’agit de quelques centaines
de racines sémitiques par rapport à plusieurs milliers de mots.
L’égyptien ne peut être isolé de son contexte africain et le
sémitique ne rend pas compte de sa naissance ; il est donc légitime
de lui trouver des parents ou des cousins en Afrique. ».
S’agissant de la culture égyptienne : Le professeur
Vercoutter a déclaré que, pour lui, l’Égypte était africaine dans son
écriture, dans sa culture et dans sa manière de penser. Le
professeur Leclant a reconnu ce même caractère africain dans le
tempérament et la manière de penser des Égyptiens. Ainsi, les
thèses défendues par les professeurs Diop et Obenga ont
finalement été approuvées par tous les participants sauf un. En
conclusion, le rapport officiel du Colloque stipule que : « La très
minutieuse préparation des communications des professeurs
Cheikh Anta Diop et Obenga n’a pas eu, malgré les précisions
contenues dans le document de travail préparatoire envoyé par
l’UNESCO, une contrepartie toujours égale. Il s’en est suivi un
véritable déséquilibre dans les discussions. » »317. C’est la preuve
183
que l’Occident n’est jamais véritablement sorti de l’idéologie
raciste qui est au service de son impérialiste politique.
D’ailleurs, même l’histoire enseignée de l’esclavage est
une histoire falsifiée. Il ne fait aucun doute qu’il n’est jamais fait
mention de toutes les résistances des empires et des royaumes
africains face aux razzias. Le mythe de l’africain qui vend
l’africain est mis en avant, mythe qui n’a évidemment aucun
fondement historique.
Ceci n’est pas un jugement de valeur, mais un constat : La
plupart des ouvrages écrits par les occidentaux sur l’Afrique sont
teints de mépris et truffés de mensonges. On ne peut s’attendre à
une écriture objective de l’histoire de la part d’un système qui
valorise des penseurs racistes. C’est une évidence. Je salue,
néanmoins, tous ces intellectuels occidentaux de bonne foi qui ont
toujours eu le souci de rendre à Kemet ce qui est à Kemet et à la
Grèce ce qui à la Grèce. Même si leur poids politique fait défaut, il
est à noter qu’ils font tout leur possible pour que la vérité triomphe
au royaume du mensonge.
Il revient aujourd’hui aux africains et aux afro-descendants
ainsi qu’aux occidentaux de bonne foi de réécrire l’histoire
scientifique et philosophique avec l’objectivité qu’elle implique.
Une chose est de dire que les peuples noirs d’Afrique sont
inférieurs aux autres, mais une autre est de le montrer. Il faut
convaincre les peuples européens par des faits en montrant que
les africains sont des « sauvages » qui n’ont pas et ne peuvent
avoir d’histoire. Les théories racistes au service de
l’impérialisme économiques ne suffisent plus. Il faut faire
voir : c’est la création des zoos humains. L’impérialisme
économique n’a pas de limites.
184
Chapitre 9 - Les zoos humains au service
de l’impérialisme économique.
185
ans de liberté, d’égalité et de fraternité. Outre la tour Eiffel,
flambant neuve, l’attraction principale offerte aux 28 millions de
visiteurs de l’Expo-sition universelle est le « village nègre » et ses
400 Africains, exhibés sur l’esplanade des Invalides, au milieu des
pavillons -coloniaux. Depuis une dizaine d’années, ces villages
indigènes sont présents dans la plupart des grandes expositions, et
ils le seront encore régulièrement durant une bonne partie du XXe
siècle. Hambourg, Londres, Bruxelles, Chicago, Genève,
Barcelone, Osaka… Toutes les grandes villes qui accèdent à la
modernité exposent dans des zoos humains ceux qu’ils considèrent
comme des sauvages. Sénégalais, Nubiens, Daho-méens,
Égyptiens, Lapons, Amérin-diens, Coréens et autres peuples dits
exotiques sont ainsi présentés dans un environ-nement évoquant
leurs contrées, souvent dans des costumes de pacotille et aux côtés
de bêtes sauvages. À Bruxelles, en 1897, on peut lire sur un
panneau : « Ne pas donner à manger aux Congolais, ils sont
nourris. » Plus d’un milliard de visiteurs se seraient pressés pour
voir ce type d’exhibitions entre 1870 et 1940. »321.
Voici en image « Le bassin du « village sénégalais »,
Exposition universelle de Liège, carte postale, héliotypie,
1905 »322.
321 Idem.
322 Idem.
186
Cette autre image datant de 1886 montre, au premier plan,
« Les Boschiman », spectacle de Pygmées qui était donné aux
Folies Bergère, à Paris323.
323 Idem.
187
164 - « Danse kanake sur l’esplanade des Invalides pendant
l’Exposition universelle ayant eu lieu à Paris en 1889 »324.
324 Idem.
188
ce n’est pas un hasard, insiste le chercheur, commissaire
scientifique de l’exposition du quai Branly. Cela sert la politique
qui vise à convaincre que la colonisation, dont l’entreprise explose
dans les années 1860-1880, est légitime. » »325. Or, quel est le but
de la colonisation ? C’est l’impérialisme économique.
Pour conclure : « En somme, si l’on propage l’idée que le
sauvage existe, la population sera toute disposée à soutenir la
course aux empires coloniaux, que ce soit sur le mode pseudo-
angélique de l’apport du progrès et de la mission civilisatrice ou
bien celui de l’exploitation pure et simple. Il est vrai que les
différentes troupes exhibées suivent de près l’actualité coloniale de
chaque pays : pendant que la France défait le roi du Dahomey en
1893, ses guerrières amazones sont montrées au champ de Mars
tandis que, en 1903, le Japon présente des Coréens prétendument
cannibales ! – avant de coloniser le pays en 1910 »326.
325 Idem.
326 Idem.
327 Idem.
189
190
Chapitre 10 - Le racisme colonial au service
de l’impérialisme économique.
191
répertorier le nombre d'esclaves vendus. Comme le précisait le
théoricien américain panafricaniste W.E.B. Dubois, il importe de
prendre en considération, au-delà des esclaves vendus et arrivés à
destination, toutes les victimes collatérales de ce commerce, ceux
qui sont morts plutôt que de se laisser capturer, ceux qui n’ont pas
survécu aux conditions de détention et de transport, les enfants qui
sont morts parce que leurs parents ont été capturés. Pris dans ce
cadre large, W.E.B Dubois estime qu’il faut compter en moyenne
4 victimes collatérales pour 1 esclave vendu, soit près de 100
millions de personnes selon l’estimation intiale de Pétré-
Grenouilleau, et plus du double si l’on s’appuie sur les chiffres de
Queneuil. 100 millions de personnes, c’est la population totale du
continent africain au début du XX° siècle…
La principale conséquence de ce dépeuplement de masse
est la baisse relative de la place de l’Afrique dans le monde : entre
1500 et 1900, les Africains sont passés de 17% à 7% du total de la
population mondiale. Dans le même temps, mis à part la
population amérindienne décimée, les autres régions du monde ont
connu de fortes poussées démographiques : la Chine et l’Europe
multiplient leur population par cinq. L’importance du facteur
démographique est connue : plus y a de population, plus forte est
la division du travail et donc la productivité. Le dépeuplement de
l’Afrique a donc été un frein important à son développement.
Comme le remarquent Jean-Michel Sévérino et Olivier Ray (Le
temps de l’Afrique) : « Ces saignées démographiques successives
expliquent la faible densité moyenne de l’Afrique subsaharienne :
elle était au milieu du XX° siècle quinze fois moindre que celle de
l’Europe ou de l’Inde. L’Afrique a donc longtemps été un
continent " sous-peuplé ", au regard tant des autres continents que
de l’extraordinaire richesse de ses ressources naturelles. » »328.
192
A la fin de l’esclavage, l’inhumanisme va se révéler à son
plus haut degré puisqu’on va assister à une atrocité encore plus
atroce : l’esclave devient celui qui doit indemniser le bourreau
esclavagiste. Alors que l’Occident refuse catégoriquement
d’indemniser les anciens esclaves, il va, au contraire, obliger ceux-
ci à acheter leur liberté. Pour être libre, les esclaves doivent
acheter leur liberté en indemnisant les criminels esclavagistes.
Jusqu’au bout, ils seront considérés comme des objets. En cas de
refus, l’esclavage sera réhabilité. La menace est claire.
Extraordinaire n’est-ce pas ! Ce fut, sans aucun doute aussi, la
motivation de la loi Schœlcher de 1948.
C’est ainsi « en 1825, le pays est contraint de payer à la
France 150 millions de francs-or (soit le budget annuel de la
France de l’époque) destinés à « indemniser » les anciens colons
maîtres d’esclaves pour perte « de propriété », en échange de la
reconnaissance de son existence en tant qu’État-nation. La rançon
est imposée sous la menace d’invasion militaire : le 17 avril 1825,
une flotte de 14 navires de guerre était massée dans la rade de
Port-au-Prince, prête à intervenir, laissant entrevoir une possible
restauration de l’esclavage en cas d’insoumission.
Cette rançon extorquée au peuple haïtien pour avoir « osé »
accéder à l’indépendance, fut renégociée treize ans plus tard, en
1838, à 90 millions suite à un accord scandaleusement nommé «
Traité de l’amitié ». Faisant ployer des générations sous le poids
d’une dette illégitime, Haïti qui a lutté de longues années pour
s’émanciper de la tutelle française et s’affranchir de l’esclavage,
paiera, de 1825 à 1883, jusqu’au dernier centime la rançon à ses
anciens colons »329.
Il est évident que la parodie d’abolition de l’esclavage à
Paris en 1848 n’est qu’une pure machination politique et que cette
abolition ne correspond en rien à une prise de conscience de
329https://www.politis.fr/articles/2017/09/haiti-de-la-traite-a-la-dette-37581/
193
l’Occident face à son crime. Bien au contraire, il s’agit simplement
d’un changement de stratégie politique car l’Occident demeure
obsédé par les richesses africaines. Il a cédé face aux combats des
valeureux et glorieux captifs africains, mais il ne capitule pas.
C’est pourquoi nait un autre redoutable système de domination : le
racisme colonial dont le but ne sera plus de soumettre les africains
en les déportant en Amérique, mais de les soumettre sur leurs
propres sols : c’est la délocalisation de l’esclavage sur son propre
sol.
Ainsi, à la conférence de Berlin organisée par Bismarck du
15 novembre 1884 au 26 février 1885, l’Occident change de
stratégie criminelle. Elle n’a pas de temps à perdre. A l'initiative
du Portugal, plusieurs nations telles l’Allemagne, l’Autriche-
Hongrie, la Belgique, le Danemark, l'Empire ottoman (Turquie),
l’Espagne, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie, les Pays-Bas, le
Portugal, la Russie, la Suède-Norvège ainsi que les États-Unis se
partagent le sol africain. Commence alors une période de
domination des populations africaines caractérisée par des
massacres, des génocides, des assassinats, des meurtres, des viols,
des vols, des tortures, l’aliénation religieuse par le Christianisme
qui n’hésite pas à user de toutes les sortes de violences,
l’aliénation intellectuelle et bien évidemment le pillage organisé
des ressources naturelles de l’Afrique.
La conséquence directe sera le développement des
entreprises en Occident dont les économies deviendront les plus
puissantes du monde. La richesse actuelle de l’Occident est, sans
aucun doute, le produit de ses atrocités commises en Afrique, mais
aussi en Amérique (contre les amérindiens par exemples). Les
richesses de nombreuses villes françaises d’aujourd’hui découlent
directement de ce crime330. C’est le cas de331 :
194
- Nantes, premier port négrier atlantique français (1714
expéditions de traite au XVIIIe siècle)
- La Rochelle, deuxième port négrier atlantique français (427
expéditions de traite)
- Bordeaux, troisième port négrier atlantique français (399
expéditions de traite)
- Le Havre (392 expéditions de traite)
- Saint-Malo (216 expéditions de traite)
- Lorient (149 expéditions de traite)
- Honfleur (125 expéditions de traite)
- Marseille (116 expéditions de traite)
- Dunkerque (44 expéditions de traite)
- Rouen
- Vannes(10 expéditions de traite)
195
196
Chapitre 11 - Pourquoi l’Afrique est-elle toujours
victime de négrophobie et son histoire est-elle
toujours falsifiée ?
197
166 - Illustration tirée de l’article « Graphique - Les ressources
naturelles : source d'espoir pour l'avenir de l'Afrique »333
333https://www.aa.com.tr/fr/afrique/graphique-les-ressources-naturelles-
source-despoir-pour-lavenir-de-lafrique/871406
198
Des informations recueillies par le correspondant de l'agence
de presse turque Anadolu nous enseignent qu’« un volume
important des minerais (pétrole, gaz naturel, diamant, or, uranium,
cobalt, platine, cuivre, tantale) utilisés dans la fabrication de
produits de notre quotidien sont extraits du sous-sol continent
africain.
Les plus importantes ressources de cobalt, utilisé dans la
fabrication des téléphones et ordinateurs portables se trouvent au
Rwanda et en République Démocratique du Congo (RDC).
La RDC fournie, à elle seule, plus de la moitié des besoins
mondiaux en minerai de cobalt.
En ce qui concerne l'or et le diamant, certains pays africains
font parties des plus grands acteurs du secteur.
Le Botswana, l'Afrique du Sud et la RDC sont parmi les plus
grands producteurs de diamant au monde avec la Russie et le
Canada. Pour l'or, c'est l'Afrique du Sud et le Ghana.
Utilisé comme combustible dans les centrales nucléaires,
l'uranium est l'un des autres atouts du continent.
Compte tenu des capacités de production, le Niger et la
Namibie se placent respectivement en 4ème et 5ème position des
producteurs d'uranium dans le monde après le Kazakhstan, le
Canada et l'Australie.
Par ailleurs, le rhodium et le platine, deux minerais qui
interviennent dans la composition des filtres utilisés pour les pots
d'échappements de nos véhicules, proviennent majoritairement
d'Afrique du Sud.
Malgré la présence d'importantes réserves de pétrole et de gaz
naturel, certains pays africains ne sont pas encore en mesure de les
extraire par eux-mêmes. Mais selon certaines estimations, dans un
avenir proche, la Mozambique, le Kenya et l'Ethiopie figureront
parmi les acteurs importants du secteur énergétique.
Au Mozambique, lors de ces dix dernières années,
d'importantes réserves de gaz naturel et de charbon ont été
199
découvertes. Ce pays devrait, à l'horizon 2022, compter parmi les
plus grands exportateurs de gaz liquéfié.
Quant au Nigeria et à l'Angola, ces deux pays arrivent en tête
des producteurs de pétrole du continent africain, respectivement 13
ème et 14 ème plus grands producteurs mondiaux.
Pour ce qui est du gaz naturel, ce sont l'Algérie, l'Egypte et le
Nigéria qui se placent en tête du tableau »334.
La démonstration n’est donc plus à faire : l’Afrique est de très
loin le continent le plus riche de la planète. Elle possède la quasi-
totalité des ressources naturelles de la terre. Malgré les pillages
successifs qu’elle subit depuis des siècles, sa richesse demeure
illimitée. C’est la preuve de son extraordinaire potentiel. C’est
aussi pourquoi, il constitue le continent le plus convoité de
l’histoire. Cela explique l’agression permanente que les peuples
d’Afrique subissent depuis toujours. L’Europe, l’Asie, l’Amérique,
l’Océanie veulent leurs parts du gâteau. L’Afrique est menacée de
toutes parts. Les ambitions impérialistes ne sont jamais bien loin.
La grande convoitise de l’Occident et son désir extrême sans
scrupule de posséder des richesses est une menace permanente
pour le continent : « L'Afrique a été longtemps spoliée par des
mains étrangères et l'est encore aujourd'hui, les nouvelles
découvertes de gisements attisent l'appétit des grands groupes
internationaux. »335.
Afin de continuer à piller ces ressources naturelles, il est
nécessaire de maintenir les populations africaines dans l’aliénation
et dans le mépris d’elles-mêmes. La lutte contre l’autonomie de
l’Afrique s’explique par l’immensité de ses richesses. La
persistance du racisme et de la falsification de son histoire n’a pour
seul but que d’endormir l’Africain afin qu’il ne puisse jamais se
révolter contre le vol et le viol de son sol. Pour autant, le berceau
de l’humanité est-il condamné ?
334 Idem.
335 Idem.
200
Chapitre 12 - Quelles solutions pour l’Afrique ?
201
intérêts. Mais il est aujourd’hui nécessaire d’avoir des armées
puissantes et redoutables afin de se défendre.
L’Afrique a déjà été économiquement puissante, mais sa
faiblesse militaire lui a été fatale. Il est vrai que l’histoire africaine
regorge d’innombrables victoires face aux agresseurs extérieures,
mais certaines défaites ont été décisives. Il est donc urgent que
l’Afrique, pour sa protection, se dote des armes les plus puissantes
du monde en arrêtant d’être émotionnelle. « Si le lion a pitié de la
gazelle, c’est lui qui mourra de faim. Ce sont eux qui ont des lions
chez eux, mais ils ne comprennent pas les lois de la nature. »336,
disait Richard Smith, célèbre guitariste britannique, lors d'une
interview parlant des africains.
Pour information, voici l’intégralité de ses affirmations sur
l’Afrique, elles nous apprennent davantage sur l’aliénation dont
sont victimes les africains et les africaines :
« Il m'a été demandé plusieurs fois ce que je pense des
africains. Voici ce que je pense des africains, sans langue
de bois et sans tabous.
Ils vendent au plus offrant tout ce qu'il y a chez eux, même
les terres, puis ils s’empoisonnent avec tout ce qui est
mangeable.
Je ne suis pas raciste parce que je ne crois pas une seule
seconde que je suis supérieur à un noir. La différence avec
eux, c'est que nous autres pensons à nos descendants, nous
sommes calculateurs, nous protégeons nos intérêts et nous
tuons pour cela s'il le faut.
Nous ne sommes pas émotionnels, nous avons dépassé ce
stade. Si le lion a pitié de la gazelle, c'est lui qui mourra de
faim. Ce sont eux qui ont des lions chez eux, mais ils ne
comprennent pas les lois de la nature.
Pour toute chose, ils se confient à la superstition.
336 https://one-kemet.com/blogs/577/202/l-alienation-des-kamits-mise-a-
nu?mobile=1
202
La différence entre les autres et les noirs, c'est que les
autres réfléchissent alors que les noirs ne réfléchissent pas,
ils n'utilisent pas leur capacité intellectuelle et très peu de
noirs sont analytiques.
Et quand quelques rares noirs percent, nous les admettons
de notre côté ou les éliminons d'une façon ou d'une autre,
le plus souvent avec la main d'autres noirs.
Nous leur avons apporté notre dieu et inventons en
continue des concepts flous pour les confondre d'avantage.
Dans cent ans, leurs descendants seront plus esclaves qu'ils
ne le sont actuellement. Ils sont déjà plus malheureux que
la génération de leurs parents, et ils croient naïvement que
le nombre fera leur force.
Regardez seulement comment ils se noient en mer pour
venir chez nous. Nous les avons conquis avec quelques
dizaines des nôtres et l'aide active des leurs.
Nous les avons forcés à réfléchir, parler et écrire dans nos
langues. Nous contrôlerons leurs descendants plus que
nous les contrôlons en ce moment.
Les autres peuples ont compris notre jeu, ils se sont mis à
utiliser le même savoir technique que nous pour se
protéger et nous dissuader, mais les noirs n'ont rien
compris.
Je suis désolé d'être aussi brutal dans ma franchise. Rien
de personnel, je suis tout simplement franc »337.
La guerre s’est imposée de fait à l’Afrique. L’Afrique n’a
pas agressé le monde, c’est le monde qui a agressé l’Afrique. Les
africains doivent se libérer de leur naïveté et prendre conscience de
la sauvagerie du monde. Le systèmes politiques du monde sont
cruels et l’Occident a toujours été prêt à tuer s’il le faut pour
s’enrichir. Il faut que l’Afrique prenne la mesure de la réalité
farouche du monde afin de prendre les décisions qui s’imposent.
337 Idem.
203
Elle doit massivement investir dans son armement et
posséder les armes les plus impressionnantes du monde. L’arme
nucléaire doit devenir sa grande priorité. Il ne s’agira pas
d’agresser l’extérieur mais de se protéger car les agressions contre
les peuples africains n’ont plus que trop duré.
Toutes ces solutions ne pourront véritablement être
effectives qu'après un travail de désaliénation, d’éducation ou de
rééducation. Les africains doivent s'éduquer ou se rééduquer en
apprenant ou en réapprenant cette histoire qui leur a été volée par
la falsification car aucun peuple ne se développe sur la base d’une
histoire falsifiée et qui le méprise. L'Afrique n'a d'avenir qu'en
retrouvant le projet civilisationnel de ces ancêtres et qui a autrefois
fait sa grandeur. Retrouver son originalité, sa spécificité, son projet
civilisationnel propre, tel est l'avenir de l'Afrique. On ne construit
un avenir puissant que sur de solides bases du passé. Il n’existe
pas de grandes civilisations spontanées. Toute grande civilisation
tire son énergie du passé, sa force de ses prouesses d'un autre
temps. Vouloir construire un glorieux avenir africain sans
désaliénation est donc sans issues probantes. Si l'Afrique doit
puiser dans son glorieux passé, elle doit aussi tirer des leçons de
ses erreurs lors de situations passées qui ont précipité sa chute.
S'inspirer de son glorieux passé sans tirer des leçons de ses
périodes d'instabilités et de faiblesses, c'est prendre le risque de
sombrer encore plus qu'auparavant.
204
Conclusion
338https://kmaat01.skyrock.com/228350442-une-famille-noire-egyptienne-
actuelle.html
205
167 - Famille noire égyptienne actuelle339
Cette dévalorisation des africains ne s’est malheureusement
pas limitée à l’Egypte antique. Toutes les grandes civilisations
d’Afrique noire ont fait les frais de ce qu’on appelle l’« hypothèse
hamitique ». C’est le cas des empires du Ghana, du Mali, de
Songhaï, des Ashantis, ou du Monomotapa (Zimbabwe). Prenons
ici l’exemple du Monomotapa, l’empire du grand Zimbabwe.
339Idem.
206
En 1998, la revue scientifique « Pour la science » du mois
de janvier présente un bilan des recherches archéologiques en
Afrique intitulé « Le racisme archéologique »340. Le mécanisme de
la falsification de l’histoire africaine y est expliqué par l’idéologie
coloniale qui stipule que les majestueuses constructions africaines
(Egypte, Nubie, Zimbabwe, etc) ne pourraient être l’œuvre de
populations noires, mais d’« une migration mythique blanche »341.
C’est ainsi qu’un certain Karl Mauch écrivait en 1871 quand il
découvre les majestueuses constructions du grand empire du
Zimbabwe : « La cité n’a pas été construite par les africains car le
style de construction est trop élaboré : c’est l’œuvre de colons
phéniciens ou juifs »342. L’article précise : « Un échantillon de bois
confirme son analyse rapide : il a la même odeur que son crayon,
donc il est en cèdre et provient du Liban. Mauch est suivi de Willi
Pooselt qui dérobe un des oiseaux de stéatite et en cache d’autres,
en attendant de revenir les chercher (…) Quand Cécil Rhodes,
fondateur de la société britannique sud-africaine, autorise Neal à
exploiter toutes les ruines rhodésiennes, Zimbabwe est pillé, ainsi
que les autres sites de l’âge du fer : l’or et tous les objets de valeur
sont emportés, sans aucun respect pour les constructions ni pour
les objets sans valeur marchande (poteries, objets en argile,
figurines). Le premier archéologue à venir sur le site est l’anglais
Théodore Bent (…) Il conclut que Zimbabwe a été construit par
une race bâtarde, descendant d’envahisseurs blancs venus du Nord,
puisque, comme Rhodes et la plupart des colons européens le
supposent, des Noirs n’auraient jamais pu le construire »343.
Pendant ce temps, écrit le professeur Omotunde, « les chercheurs
africains qui soutenaient le contraire étaient persécutés »344.
207
L’article poursuit345 : « De 1965 jusqu’à l’indépendance, en 1980,
le Front Rhodésien, parti fondé par le premier ministre Ian Smith
et qui défend un système d’apartheid, censure tous les ouvrages et
documents qui décrivent Zimbabwe ; les archéologues qui
défendent l’origine africaine de Zimbabwe sont emprisonnés et
expulsés ; les africains qui soutiennent des positions similaires
perdent leur travail ; les populations locales n’ont plus le droit de
célébrer des cérémonies rituelles ; même les visites du site sont
interdites »346.
Depuis l’époque de l’esclavage, l’occident a souvent
falsifié l'histoire africaine. C’est pourquoi, il est aujourd’hui
important que les africains écrivent eux-mêmes leur propre
histoire. Ce qui importe, c'est la perspective africaine de l’histoire
africaine. En effet, les Européens ne se préoccupent pas de ce que
les autres pensent de leur histoire. Ils écrivent leur histoire et s'en
contentent. Pour comprendre l’histoire de la France, on ne saurait
faire recours à un éthiopien. Ce sont les arabes qui écrivent
l’histoire officielle du monde arabe, les asiatiques du monde
asiatique. On ne peut pas considérer les personnes qui écrivent sur
l'histoire africaine comme des spécialistes alors même que le plus
souvent elles ne comprennent aucune langue africaine et qu’elles
sont mêlées à l’idéologie, sauf lorsqu’elles sont de bonne foi. Des
africains ou des asiatiques qui se diraient spécialistes de l’Europe
sans comprendre les langues européennes paraitront complétement
ridicules, illégitimes et incompétents. Pourquoi des prétendus
spécialistes occidentaux de l’Afrique s’arrogeraient-ils alors le
droit de s’affirmer ainsi ? C'est de l'escroquerie intellectuelle
On peut néanmoins se réjouir aujourd’hui de ces
intellectuels africains et afro-descendants qui se donnent la belle et
joyeuse peine d’étudier l’Afrique en profondeur et dans sa
véritable authenticité.
345 Idem.
346 Idem, Revue pour la science, janvier, 1998.
208
Quelques références bibliographiques.
209
210
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