PSAUME 119 (118)
Jean-François BRUNO
Novembre 2023
INTRODUCTION
Vous vous en souvenez peut-être, nous avons examiné et médité il y a deux mois, le psaume 1, qui est
en quelque sorte le porche d’entrée du psau=er et qui est l’un des plus court de celui-ci puisqu’il n’est
composé que de six versets. Nous avons vu qu’il s’agissait d’un psaume dit de la Torah, puisqu’il promet
le bonheur à tout homme qui « se plaît dans la loi du Seigneur et qui murmure sa loi jour et nuit » (Ps
1,1-2).
Le texte que nous propose le Père Benoît ce soir est issu du psaume 119 (118), qui appar=ent aussi à
la catégorie des psaumes de la Torah, et qui commence lui aussi par une béa=tude, une promesses de
bonheur pour l’homme qui suit les volontés de Dieu, mais il est, lui, le plus long du psau=er, puisqu’il
est composé de 176 versets. En fait, le psaume 1 annonce le psaume 119 (118) qui est une longue
médita=on sur la loi divine, ses exigences, ses fruits, et la nature des rela=ons entre Dieu et le psalmiste.
Ce psaume répond à la ques=on : comment vivre avec la Torah ? Le lien entre le psaume 1 et le psaume
119 est si fort que plusieurs exégètes pensent que, à un moment de la cons=tu=on du psau=er, le
psaume 1 ouvrait le psau=er et le psaume 119 le concluait.
Une lecture a[en=ve du psaume 119 montre qu’il est pra=quement impossible d’y trouver une
structure, tant au niveau du psaume tout en=er que des 22 strophes de 8 versets qui le composent
C’est pourquoi, avant d’a[aquer l’analyse li[éraire de la troisième strophe qui nous est proposé, je
vous propose en guise d’analyse structurelle et de clé de lecture, d’essayer de comprendre pourquoi
on a pu appeler ce psaume le « psaume des psaumes », tant dans sa construc=on li[éraire que dans la
défini=on de la Torah qu’il nous propose.
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DEUX CLES DE LECTURE EN GUISE D’ANALYSE STRUCTURELLE DU « PSAUME
DES PSAUMES ».
1. Comment est construit le psaume 119 ?
C’est, comme je vous l’ai déjà dit, le psaume le plus long du psau=er. Il est composé de 176 versets
divisés en 22 strophes de huit versets chacun, des huitains (comme on dit des quatrains). Et c’est le
troisième huitain que nous allons examiner ce soir.
Chacun des 22 huitains correspond, dans l’ordre alphabé=que, à chacune des 22 le[res de l’alphabet
hébraïque ; et chaque verset des 22 huitains commence par la même le[re. C’est comme si nous lisions
un poème dont chacun des huit premiers vers commencerait par la le[re A, les huit suivants par la
le[re B et ainsi de suite jusqu’à la le[re Z. C’est un monument de virtuosité de ce qu’on appelle
aujourd’hui la li[érature à contrainte, dont les meilleurs représentants se retrouvent aujourd’hui dans
l’Oulipo.
Sur le plan symbolique, le psalmiste nous décrit ses rela=ons avec la loi de A à Z et nous montre sa
volonté de couvrir l’ensemble du sujet. C’est une des raisons qui font appeler ce psaume le « psaume
des psaumes ».
Notons que ce procédé, que l’on appelle alphabé=que acros=che, existait dans la li[érature du Proche
Orient ancien, notamment babylonienne, et que l’on a découvert des poèmes acros=ches parmi les
textes manuscrits de Qumran.
Pour rendre l’exercice encore un peu plus corsé, chacun des 22 huitains (sauf deux) con=ent huit mots
hébreux différents, qui sont interchangeables, presque synonymes, pour désigner l’enseignement
divin. Si on prend notre huitain, le troisième, on trouve, bien sûr en traduc=on française, les mots
« parole » (v. 17), « loi » (v.18), « volontés » (v. 19 et 21), « décisions » (v. 20), « exigences » (v. 22 et
24) et « ordres » (v. 23). C’est autour de ces mots que gravitent la spiritualité qui anime ce psaume. On
y retrouve en effet 176 fois un rappel à l’enseignement divin. Curieusement d’ailleurs, il manque dans
ce catalogue le mot qui les engloberait tous : le mot alliance (Berit) ; que l’on retrouve plus de 20 fois
dans le psau=er. C’est peut-être parce que le psalmiste a, me semble-t-il, une perspec=ve individuelle
plus que collec=ve du salut et que la volonté divine qu’il célèbre révèle un Dieu d’amour, de fidélité, de
jus=ce et de tendresse.
On voit qu’avec une telle construc=on du psaume, il est impossible de dégager un plan ou une
structure. Le psalmiste ne cherche pas à suivre une suite logique (ou en tout cas une logique conforme
à la nôtre) ; il cherche à louer la parole de Dieu et à nous rendre a[en=f à ce qui lui semble le plus
grand don de Dieu aux hommes, son enseignement, ses volontés, la Torah.
Mais, justement, quel est le contenu de cet enseignement, de ce[e Torah, que le psaume 119 célèbre ?
2. De quelle Torah le psaume 119 fait-il la louange ?
On peut comprendre le mot Torah, Loi, de plusieurs manières. Il peut s’agir de l’Ecriture, c’est- à -dire
des paroles de Dieu déjà fixées à l’époque du psalmiste, et qu’on retrouve notamment dans le
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Pentateuque, ou bien des commandements (par exemple le Décalogue ou le Code de l’Alliance), ou de
l’enseignement prodigué par les rabbins (dans les prédica=ons essen=ellement), ou par les sages, etc…
En fait, l’enseignement divin que le psalmiste veut connaître et suivre va bien au-delà de la Torah au
sens de prescrip=ons fixées dans un corpus législa=f, comme par exemple le Lévi=que. Cet
enseignement recouvre tout ce qui est parole de Dieu adressée à l’homme pour le sauver, tout ce qui
relie un peuple à son Dieu.
A aucun moment le psaume 119 ne men=onne une quelconque prescrip=on juridique. Il ne fait même
pas allusion à Moïse, pourtant la figure tutélaire du législateur. Il centre son intérêt sur la révéla=on
divine. L’unique préoccupa=on du psalmiste est de connaître et de me[re en pra=que les volontés de
Dieu afin d’y communier totalement, de jour et de nuit, tout au long de son existence.
Il n’y a donc aucune trace de légalisme dans ce psaume qui nous montre la Torah, la Loi, comme un
pouvoir créateur et dynamique qui émane directement de la bouche de Dieu (v. 13) et pas seulement
des législateurs qui ont fixés des règles rigides et sta=ques dans un corpus législa=f figé. Le pouvoir
miraculeux et salvifique de la Parole de Dieu vient de sa révéla=on directe au psalmiste qui doit
l’étudier, la prier, et la méditer.
C’est en ce sens que ce psaume est une prière bien plus qu’un enseignement. En effet le « je » du
psalmiste, omniprésent tout au long du psaume, s’adresse constamment au « tu » divin pour lui
adresser louange, hommage, ac=ons de grâce et supplica=ons.
Et c’est parce que ce psaume est une prière que, bien qu’il soit un monument de virtuosité, il n’est pas
seulement un exercice li[éraire académique de li[érature à contrainte. On y retrouve, dans chacun de
ses versets, le fort sen=ment d’affec=on et d’in=mité que le psalmiste entre=ent avec l’enseignement
divin.
ANALYSE LITTERAIRE DU TROISIEME HUITAIN DU PSAUME
Comme nous l’avons vu, il ne me semble pas possible de proposer une structure qui se présenterait
aisément pour ce huitain. Mais, il me semble possible de proposer un enchaînement logique des
différents huitains du psaume, et plus par=culièrement des trois premiers, ce qui permet de me[re
notre huitain, le troisième du psaume, dans un contexte. Les deux premiers huitains du psaume
forment une sorte d’introduc=on générale au psaume 118 (119).
Le premier huitain (v. 1-8) qui commence par la première le[re de l’alphabet, Aleph, nous montre que
le bonheur est promis à celui qui chemine sur la voie de la perfec=on en suivant l’enseignement divin,
mais que ce[e voie est difficile à suivre ; il faut que Dieu enseigne au psalmiste la conduite à tenir et
qu’il le sou=enne tout au long du chemin. La pra=que de l’enseignement divin est un idéal qui, comme
tout idéal, reste difficile à a[eindre.
Dans le deuxième huitain (v. 9-16), dont le premier mot de chaque verset commence par la deuxième
le[re de l’alphabet, Bêth, le psalmiste déclare que suivre la parole de Dieu non seulement préserve du
péché, mais est aussi source de joie, de plaisir et de délecta=on. Ce huitain donne ainsi le « comment »
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garder le chemin de Dieu et les moyens perme[ant de rester pur et de s’approcher de l’idéal qu’est la
perfec=on.
Dans le troisième huitain, le nôtre, dont la première le[re du premier mot de chaque verset est la
troisième le[re de l’alphabet, Ghimel, le psalmiste, serviteur de Dieu, lui demande de lui dessiller les
yeux et d’éloigner de lui les insultes et le mépris qu’encourent ceux qui pra=quent sa parole, parole qui
devient force de vie délectable au milieu de l’hos=lité des grands de ce monde. Nous retrouvons là les
éléments classiques de la prière de supplica=ons (exposé de la situa=on, descrip=on des ennemis,
demande d’interven=on, protesta=on de confiance, confession d’innocence, cer=tude d’être exaucé,
ac=on de grâce).
Venons-en maintenant à une analyse li[éraire verset par verset.
Verset 17 : Sois bon pour ton serviteur, et je vivrai, j’observerai ta parole.
On peut, tout d’abord, constater que le psalmiste, dans ce verset, s’adresse à Dieu à la deuxième
personne ; c’est ce qu’il fait d’ailleurs tout au long du psaume. On peut donc constater que ce psaume
se situe au niveau d’un dialogue direct et in=me entre le psalmiste et Dieu. Et c’est pourquoi je pense
que le psalmiste s’intéresse plus à Dieu, celui qui enseigne, qu’à son enseignement lui-même. Et de fait
la valeur de cet enseignement vient de ce qu’il émane directement de Dieu, qu’il sort de sa bouche (v.
13). On peut donc en conclure que ce psaume se situe au niveau de la révéla=on, d’une révéla=on qui
dit à l’homme, sans intermédiaire, qui est Dieu et comment on peut l’a[eindre.
Ensuite, la demande du psalmiste concerne le bien que Dieu peut lui apporter (« Sois bon avec moi »),
et il constate alors que Dieu lui apporte la vie (« et je vivrai »). Celui qui pra=que les commandements
divins place toute sa vie entre les mains de Dieu, Dieu qui devient donc source de vie. Bien sûr, ce n’est
pas (encore) la vie éternelle, mais une vie libérée des menaces et des insultes des ennemis, loin des
vanités. Le Deutéronome, retraçant l’éduca=on d’Israël au désert, reprend la parole suivante de Dieu :
« Tout le commandement que je te donne aujourd’hui, vous veillerez à le pra=quer afin que vous
viviez ». (Dt 8,1). Et, plus loin, « l’homme ne vit pas seulement de pain, il vit de tout ce qui sort de la
bouche du Seigneur » (Dt 8, 3). Au désert, la promesse de vie faite à Israël concernait la terre promise,
Canaan. Le psalmiste individualise et intériorise ce[e promesse : s’il suit les paroles divines, s’il les
« observe », Dieu le fera vivre et il trouvera en Lui sa terre promise.
Verset 18 : Ouvre mes yeux, que je contemple les merveilles de ta loi.
La révéla=on de l’enseignement divin fait par=e de ces merveilles que sont les hauts faits de l’histoire
du salut, tout par=culièrement la libéra=on de l’esclavage en Egypte, sur lesquels il convient de méditer,
car ils reflètent la gloire et l’amour salvifique de Dieu. Et pour contempler les merveilles de
l’enseignement divin, il faut que les yeux du psalmiste « s’ouvrent », se dessillent.
L’une des plus fortes demandes que le psalmiste exprime est d’être instruit directement par Dieu lui-
même des commandements qu’il doit observer (« Ouvre mes yeux »).
Verset 19 : Je suis un étranger sur la terre ; ne me cache pas tes volontés.
Le psalmiste reconnaît qu’il est un « étranger », émigré sur terre. En conséquence, il a dû affronter de
graves dangers. D’ailleurs, dans d’autres versets du psaume, il affirme avoir subi de nombreuses
humilia=ons (v. 67,71,75, 107, …). Dans ce[e formule (« Je suis un étranger sur la terre »), et dans
toutes les humilia=ons dont le psalmiste se plaint dans le psaume, la quasi-totalité des commentateurs
a vu une supplica=on d’Israël humilié par l’exil, mais persuadé qu’il sera sauvé par une pra=que
constante des commandements divins. Même dans les pires circonstances la pra=que assidue de la Loi
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donnera à Israël la faculté de retrouver la lumière de la vie en se me[ant à l’écoute de Dieu en
personne. C’est pourquoi on es=me que la rédac=on du psaume est tardive, en tout cas postérieure à
la publica=on du Deutéronome qui date du IVème ou du IIIème siècle avant JC.
Mais indépendamment de cet aspect historique, on peut aussi dire de ce verset que le psalmiste se
considère comme un hôte dans un pays d’accueil, et que, partout où il réside en hôte, en diaspora, il
peut psalmodier, murmurer, l’enseignement divin (v 54).
Verset 20 : Mon âme a brulé de désir en tout temps pour tes décisions.
La rela=on que le psalmiste entre=ent avec l’enseignement divin est de nature charnelle, c’est une
rela=on d’amour. Son âme est brulée de désir par l’intensité de son a[ente du salut.
L’âme du psalmiste est torturée par le désir d’obéir aux décisions divines. Le psalmiste constate que
l’âme, de tout temps, est préoccupée par l’intense a[ente de connaître la volonté de Dieu.
Verset 21 : Tu menaces les orgueilleux, les maudits, ceux qui fuient tes volontés.
Les orgueilleux sont les arrogants. En effet, l’orgueil peut entraîner l’oppression, la défiance, la rébellion
et exprime le mépris, l’insolence, la moquerie et les accusa=ons mensongères (Ps 21,24)
Quant aux maudits, ce sont les méchants, les impies. Dans les textes de Qumram, le mot désigne la
perversité ou le principe du mal, et, pour eux, l’errance est leur des=née.
Verset 22 : Epargne–moi l’insulte et le mépris : je garde tes exigences.
Le psalmiste nous montre dans ce verset qu’il a fait l’expérience du mépris et de l’insulte. Dans le
psau=er, l’insulte, Herpâ en hébreu, caractérise à la fois les propos des ennemis et une situa=on
humiliante (Ps 71,13). Quant au mot mépris, Buz en hébreu, il définit dans le psau=er l’attude des
orgueilleux au regard de quelqu’un qui se trouve dans une situa=on d’afflic=on (Ps 32,19).
C’est dire que le psalmiste, tout en célébrant les grandeurs de la révéla=on divine, et de son efficacité,
avoue qu’il se trouve toujours dans une situa=on d’humilia=on. Il accepte ce[e humilia=on comme
une correc=on fraternelle ayant valeur d’éduca=on divine, mais il a[end une ac=on de Dieu. Il s’agit de
garder les exigences de Dieu, ce qui doit lui épargner l’insulte et le mépris.
Verset 23 : Lorsque des grands accusent ton serviteur, je médite sur tes ordres.
Les versets 21 et 22 nous ont montré que le psalmiste a des ennemis. Le verset 24 nous précise que,
parmi ses ennemis, figurent en bonne place les « grands » de ce monde qui l’accusent faussement par
des calomnies mensongères. Dans la Bible le terme « grand » ou « prince » s’applique essen=ellement
à ceux qui gouvernent, qu’ils soient civils (1 R 4,21) ou militaires (1 R 9, 22), mais il peut aussi
s’appliquer aux chefs de famille (Esd 8, 29) aux hauts fonc=onnaires (1 Ch 15, 22), voire aux fils de roi
(Ps 45, 17), ou, plus généralement, à toute personne étant inves=e d’une autorité, d’un pouvoir et de
puissance (Ps 82, 7). Dans le contexte, le mot « grands » peut s’appliquer aux gouvernants et puissants
païens mais aussi juifs.
On peut d’ailleurs noter que le thème du complot contre le juste est commun dans la Bible (par ex. Jr
26,11 ou 36, 1-2) et que le juste, chez Jérémie, témoigne de la Loi, ce[e source de vie, devant les
princes.
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En outre, dans ce verset, le psalmiste nous dit qu’il « médite » sur les ordres de Dieu. Ce verbe,
« méditer », nous fait comprendre que le psalmiste étudie la Loi et les préceptes divins non seulement
par une recherche intellectuelle de type ra=onnel (crée par Dieu, l’homme reçoit de lui l’intelligence
afin de comprendre et d’étudier les préceptes divins : par ex-v. 73), mais aussi par une médita=on
contempla=ve de type mys=que.
Verset 24 : Je trouve mon plaisir en tes exigences : ce sont elles qui me conseillent.
Le psalmiste nous confie que, nonobstant toutes les humilia=ons qu’il peut subir, il trouve son plaisir à
pra=quer les commandements. Il se délecte des préceptes divins. Les volontés divines restent l’objet
de ses délices et de sa raison de vivre. L’enseignement divin est ainsi l’objet d’une contempla=on
amoureuse dans laquelle le psalmiste peut trouver son bonheur conformément aux premiers versets
du psaume.
CONCLUSION
On l’a vu, le psaume 119, psaume de la Torah, n’énumère pas longuement une liste de prescrip=ons à
observer. Il ne parle jamais, non plus, d’une jus=fica=on de l’homme devant Dieu par la pra=que de
l’observa=on rigoureuse des commandements.
Il préfère célébrer la richesse et la valeur de l’enseignement de salut que Dieu livre gracieusement à
celui qui veut bien lui accorder son intelligence et son cœur.
Et c’est pourquoi le psalmiste s’est exprimé dans le langage de la prière. Il dialogue avec Dieu en le
suppliant de l’éclairer au milieu des épreuves, et ce afin qu’il comprenne mieux le sens de la révéla=on
et le comportement qu’il doit adopter pour y correspondre. Être devant Dieu est l’essen=el du contenu
de sa prière car c’est ce qui lui procure joie et délecta=on et le comble.
En fait, le Psaume 119 est le modèle d’une prière en train de s’exprimer. Plutôt que de parler de la
prière, le psalmiste prie à haute voix.
Et, du coup, je crois qu’il faut prendre ce psaume comme un véritable traité de spiritualité. Il est fait
pour être médité et consulté par pe=tes phrases, en pe=tes doses, pas pour être lu ou reçu d’une seule
traite. Chaque lecteur pourra trouver et suivre dans ce psaume les sen=ers qui lui conviennent le mieux.