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Lexicologie

Le cours de lexicologie, dispensé par Mme Chady et Mme Falkert, aborde les notions fondamentales de la lexicologie, y compris la distinction entre lexicologie et lexicographie, ainsi que les deux grandes disciplines de la lexicologie : morpho-lexicologie et sémantique. Il explore également le concept de signe linguistique, sa double articulation, et la nature arbitraire du lien entre signifiant et signifié. Les modalités d'évaluation comprennent deux partiels qui représentent chacun 50% de la note finale.
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Lexicologie

Le cours de lexicologie, dispensé par Mme Chady et Mme Falkert, aborde les notions fondamentales de la lexicologie, y compris la distinction entre lexicologie et lexicographie, ainsi que les deux grandes disciplines de la lexicologie : morpho-lexicologie et sémantique. Il explore également le concept de signe linguistique, sa double articulation, et la nature arbitraire du lien entre signifiant et signifié. Les modalités d'évaluation comprennent deux partiels qui représentent chacun 50% de la note finale.
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LINGUISTIQUE : LEXICOLOGIE

<L1 LETTRES> L1 LET PARCOURS TC


2E03 VP*
TD
mercredi 15h30 - 17h

COURS 1 - 25/01

Cours de lexicologie divisé en 2 parties :


- les mercredis 25/01, 01/02, 08/02, 15/02, 01/03, 08/03, 15/03 et 22/03, vous aurez cours avec moi,
Mme Chady
- les lundis 20/03, 27/03, 03/04, 24/04, vous aurez cours avec Mme Falkert.
- Attention ! Vous aurez deux cours la semaine du 20/03.

Modalités d’évaluation :
- 2 partiels : 50% de la note finale chacun.
- les partiels auront lieu les 08/03 et 24/04 (à confirmer avec Mme Falkert)

1. Notions fondamentales

1.1. La lexicologie

1 des branches de la linguistique avec :


- la phonétique : description des unités sonores de base
- la phonologie : étude du rôle des sons dans le système linguistique
- la morphologie : étude de la structure grammaticale des mots - morphèmes = plus petites unités de
sens
- la syntaxe : étude des combinaisons et des relations entre les formes qui composent la phrase
- la sémantique : étude du sens

Lexicologie : étude des vocabulaires composant le lexique d'une langue / description des structures
du vocabulaire
Le mot lexicologie est d’un emploi assez récent.
- parfois confondu le sens avec celui du mot lexicographie.
Aujourd’hui la lexicographie désigne une technique : la confection des dictionnaires, tandis que la
lexicologie est une science, celle qui a pour objet le lexique. Comme dans beaucoup d’autres
domaines, la science s’est ici constituée bien longtemps après la technique correspondante.

Au plan de la parole, les mots se présentent dans un ordre hétérogène, en raison même de
l’hétérogénéité des thèmes qui font la matière du discours, au plan du dictionnaire cette
hétérogénéité se retrouve accrue sous l’ordre alphabétique, au plan de la langue se dessinent des
ensembles organisés dont il convient de décrire la composition et les mécanismes de
fonctionnement : c’est la tâche du lexicologue, qui souvent ne fait qu’un avec le lexicographe. À
vrai dire, la composition d’un article de dictionnaire, qui exige le choix d’une méthode, implique
par là même la mise en œuvre d’une théorie lexicologique.

2 grandes sortes d’études lexicologiques :


- morpho-lexicologie : qui étudie les types de mots du point de vue de leur composition formelle.
étudie la structure de sa partie invariable, les caractéristiques et les rapports mutuels des éléments
de cette structure (radicaux et affixes, radicaux de composition) => dérivation et de composition
- La frontière de cette dernière avec la morpho-syntaxe n’est pas aisée à établir. La morpho-
syntaxe décrit les mécanismes de variabilité du mot dans le discours (désinences, marques
d’accord) => flexion

- La seconde discipline fondamentale de la lexicologie est la sémantique.


- > étudie les mots du point de vue de leurs valeurs, et établit, par une confrontation des contextes
qui entourent le mot dans la parole, le sens général, ou les principaux sens généraux de celui-ci
dans la langue. Elle s’efforce de plus de dessiner les réseaux dans lesquels les mots s’inscrivent en
fonction de leurs valeurs.

1.2 Le signe linguistique et la double articulation


Avant d’aller plus loin, il semble nécessaire de revenir sur les notions fondamentales utilisées en
lexicologie + rappel d’éléments de la linguistique générale :
- le signe linguistique appartient à l’univers des signes
- il est important de distinguer le signe linguistique des autres signes
- le signe au sens large = élément X qui représente élément Y ou lui sert de substitut
- en sémiologie (sc qui étudie procédés ou systèmes de communication et de signification), signe =
entité composée de 2 éléments solidaires : une forme et un sens
- forme = élément perceptible par organes sensoriels (tracé que l’on peut voir, son que l’on
peut entendre)

Classement :
a. l’intention de communiquer permet de faire différence entre indice et signal
certains signes sont produits sans volonté de communication et d’autres impliquent une intention
de communiquer
-> opposition entre indice et signal

Indice :
- Mounin, Clefs pour la Linguistique, 1987, p.37 : le ciel d’orage noir et menaçant n’a pas
l’intention de communiquer avec le météorologiste, mais il est cependant l’indice d’une pluie
possible
- fumée : indice du feu
- larmes : indice de la douleur
- > rapport physique ou d’appartenance entre objet représentant et chose ou idée représentée

Signal :
- volonté de communication
- le ciel d’orage n’a pas l’intention d’annoncer le mauvais temps suivant mais le responsable de la
sécurité va hisser le drapeau rouge pour indiquer que la baignade dangereuse -> indice
intentionnel produit artificiellement = signal
- croix verte : signal des pharmacies
- feu vert : signal du passage libre
- clin d’œil : signal de complicité

b. L’observation des rapports qui existent entre l’objet perçu et ce qu’il représente permet une
deuxième distinction : celle entre symbole et signe
- Z sur panneau routier indique un virage
- tête de cheval indique une boucherie chevaline
- cuillère et fourchette entrecroisées = un restaurant
=> rapport de ressemblance entre forme de l’objet représentant et objet représenté
=> symboles

le symbole est le signal qui marque un rapport analogique, constant dans une culture donnée, avec
l’élément qu’il signifie.

Mais la plupart du temps, il n’y a aucun lien naturel entre la forme de l’objet représentant et celui de
l’objet représenté
-> pas de rapport d’analogie entre le drapeau rouge et la baignade dangereuse ou entre la croix verte
et la pharmacie
=> croix verte et drapeau rouge = signes

- pas non plus de lien d’analogie entre le signe linguistique cheval [ʃ(əә)val] et l’animal désigné par
ce signe

les indices relèvent des sciences d’observation


les signes non linguistiques et les symboles relèvent de la sémiologie (mais linguistique = partie de
la sémiologie)
- signe linguistique : signe particulier dans l’univers des signes car le langage humain est
incomparablement plus riche, plus souple, plus efficace
- organisé sur deux plans :
- formes (signifiants)
- contenus (signifiés)
- => dichotomie de Saussure en linguistique structurale

parallèlement au langage humain, il existe de nombreux autres systèmes de communication non


linguistiques, les systèmes de symboles ou de signes arbitraires en font partie.
=> carte routière = système de symbole (avions = aérodromes, croix = cimetière)
=> code de la route

notion de système = présence de signes stables d’un message à l’autre qui se définissent
fonctionnellement par leur opposition les uns aux autres

- les langues naturelles se différencient des autres systèmes car elles sont doublement articulées
- chaque langue naturelle possède un petit nombre de phonèmes (plus petite unité distinctive, sans
signification), en fr : 19 consonnes, 16 voyelles, 3 glides. 38 unités avec lesquelles on peut
construire une infinité d’unités lexicales et morphologiques.
- => la double articulation du langage (Martinet)
- unités signifiantes = première articulation du langage (véhicule le sens), unités de
première articulation sont généralement appelés des morphèmes ≠ mots qui peuvent être
constitués d’un ou plusieurs morphèmes (jardin vs jardinier)
- unités distinctives = deuxième articulation : phonèmes
- /ᴚy/ (rue) ≠ /vy/ (vue)
- langues naturelles sont orales avant d’être écrites
- bcp de langues ne possèdent pas d’écrit
- la double articulation permet créativité de la langue => possibilités de combinaisons nouvelles
pour des pensées nouvelles.

La nature du signe linguistique


Cours de linguistique générale (1916) de Saussure - le signe linguistique est :
- formé par l’association d’une «image acoustique» (= signifiant) et d’un concept ou «image
mentale» (= signifié)
- > deux faces d’une entité indissociables car quand on prononce [ʃ(ǝ)val], on évoque le
concept «cheval» et le concept ne peut exister indépendamment du matériel phonique
- le signe linguistique réfère à un objet du monde, appelé «référent»

Attention à ne pas confondre référent et signifié, le signifié est une réalité psychologique
(abstraction), le signifié ne tient pas compte de la diversité des éléments (pas un cheval en
particulier mais classe des chevaux), il retient ce qui est commun à tous les chevaux (crinière,
sabots, queue...)

- le lien entre le signifiant et le signifié est arbitraire, c’est-à-dire qu’il n’y a aucun lien entre la suite
de sons et le concept représenté
- pour preuve : chaque langue a sa propre façon de dénommer le réel

- malgré le grand nombre de signes arbitraires, certains signes entretiennent avec réalité des
relations moins arbitraires
- => on les appelle des signes motivés :
- onomatopées, partie très marginale du lexique
- restent néanmoins conventionnels puisque différents d’une langue à l’autre
- motivation du signe linguistique dans les morphèmes de dérivation : citron -
citronnier - pomme - pommier / ours - ourson - chat - chaton

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