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TSGT - M08 - Effectuer Des Calculs Topométriques

Le document présente un support de cours sur les calculs topométriques destiné aux futurs géomètres-topographes, abordant les méthodes de détermination des coordonnées, de nivellement et de compensation. Il détaille les procédés topographiques, y compris les calculs basés sur les angles et les distances, ainsi que l'utilisation de logiciels spécialisés. L'objectif est de fournir aux étudiants les connaissances nécessaires pour réaliser des travaux topographiques précis et fiables.

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TSGT - M08 - Effectuer Des Calculs Topométriques

Le document présente un support de cours sur les calculs topométriques destiné aux futurs géomètres-topographes, abordant les méthodes de détermination des coordonnées, de nivellement et de compensation. Il détaille les procédés topographiques, y compris les calculs basés sur les angles et les distances, ainsi que l'utilisation de logiciels spécialisés. L'objectif est de fournir aux étudiants les connaissances nécessaires pour réaliser des travaux topographiques précis et fiables.

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Institut de Formation sur les Métiers du B.T.

P – Fès

Support de Cours

M08 : Effectuer des calculs topométriques

Année académique : 2023 – 2024


Préambule :

Le Géomètre-Topographe intervient dans toutes les étapes de chantiers de construction


de bâtiments et d’aménagement de différentes structures et ouvrages d’art. Il intervient avant le
début des travaux, lors de la réalisation du projet, après son achèvement et dans certains cas
après l’exploitation des structures réalisées.
Il procède ainsi aux différentes opérations de levé sur le terrain (collecte des
observations, traitement de données), pour l’élaboration des plans requis.
Or, la maitrise du métier du Géomètre-Topographe requiert d’avoir des connaissances
diversifiées sur l’ensemble des méthodes et procédés topographiques ainsi que les modes
opératoires des appareils de mesure conventionnels et de haute technologie.
Il sied de noter par ailleurs que le travail du géomètre recouvre une série d’activités
complémentaires mais étendues, allant de la topographie sous toutes ses formes à
la cartographie et à tous les aspects techniques et juridiques de la définition de la propriété
foncière.
L’objectif de cette formation est de faire apprendre aux futurs techniciens spécialisés
les notions fondamentales et complémentaires de la topographie et sur les disciplines qui en
découlent, afin d’acquérir le savoir et savoir-faire pour parfaire tout travail topographique.
Ce module porte sur les procédés topographiques de détermination de coordonnées par
application de méthodes déterminées de calcul sur les observations linéaires et angulaires
collectées sur le terrain.
Table des matières
A. Choisir un procédé topographique pour la détermination des coordonnées :............ 4
A1. Déterminer le Gisement................................................................................................... 4
A2. Calculer une distance à partir des coordonnées de points ............................................... 7
A3. Apprendre les méthodes de calculs des procédés topographiques .................................. 8
 Procédés topographiques basés sur les angles............................................................ 8
 Procédé topographique basé sur les distances .......................................................... 14
 Procédés topographiques basés sur les angles et les distances................................. 14
 Déterminer les éléments de la polygonale................................................................ 20
B. Choisir un procédé topographique pour le calcul de la dénivelée entre deux points :
.......................................................................................................................................... 23
 Définitions : .............................................................................................................. 23
 Types de nivellement : .............................................................................................. 24
 Nivellement direct (géométrique) : .......................................................................... 24
 Nivellement indirect (trigonométrique) : ................................................................. 26
C. Réaliser des calculs de compensation ........................................................................... 30
C1. Sélectionner une méthode de compensation .................................................................. 30
 Compensation proportionnelle : ............................................................................... 30
 Compensation pondérée : ......................................................................................... 30
 Compensation par moindre carrés : .......................................................................... 30
C2. Calculer les △X et △Y de chaque segment : ................................................................ 31
C3. Réaliser la compensation ............................................................................................... 32
D. Utiliser un logiciel pour les calculs topométriques ...................................................... 35
D1. Exploiter les fonctionnalités d’un logiciel : .................................................................. 35
 COVADIS :............................................................................................................... 35
 Topogen : .................................................................................................................. 39
A. Choisir un procédé topographique pour la détermination des
coordonnées :
Le levé topographique est une opération fondamentale dans le processus d’élaboration
de plans comportant des informations planimétriques et altimétriques d’un site ou d’une zone
de grande étendue.
Le levé topographique est réalisé selon des procédés topographiques qui représente en
effet toute méthode qui permet de déterminer la position d’un point inconnu à partir d’un en-
semble de points connus.
Un procédé topographique s’effectue en 2 étapes :
- 1° Etape sur le terrain : effectuer des observations de distances et d’angles.
- 2° Etape au bureau (calcul et validation des résultats) : traitement des observations, dé-
termination des coordonnées, leur contrôle et validation des résultats.

A1. Déterminer le Gisement


Azimut
Un azimut est l’angle horizontal formé par une direction quelconque avec une autre
direction prise comme référence : il se compte à partir de la
direction de référence dans le sens des aiguilles d’une montre de
référence, de 0 à 400 grades ou de 0 à 360°. Il n’est pas constant
le long d’une direction
Un azimut magnétique est l’angle que fait une direction avec le NORD
MAGNÉTIQUE. Il est compté de 0 à 400 grades dans le sens direct Topographique
Par contre, la déclinaison magnétique, c’est l’angle que fait le Nord magnétique avec
le Nord géographique

Gisement

On définit le gisement comme l’angle, dans le plan horizontal, entre un vecteur, défini
par deux points connus en coordonnées, et la direction du nord Lambert (axe Y du système des
coordonnées de projection de la zone d’étude).
Il est compté de 0 à 400 grades dans le sens horaire.
Figure : Gisement d’une direction
Calcul d'un gisement à partir des coordonnées cartésiennes
Considérons les coordonnées de deux points A(EA, NA) et B(EB, NB)

Figure : Gisement AB
Par exemple (figure 1) : GAB est l’angle entre le Nord (ordonnées) et la direction AB. La
relation qui lie GAB et GBA est :
GBA  GAB  200
Considérons les coordonnées de deux points A(EA, NA) et B(EB, NB) (figure 1). La
relation suivante permet de calculer GAB:
𝑿𝑩 − 𝑿𝑨
𝐭𝐚𝐧 𝑮𝑨𝑩 =
𝒀𝑩 − 𝒀𝑨
𝟏
𝑿𝑩 − 𝑿𝑨
𝑮𝑨𝑩 = 𝐭𝐚𝐧 + 𝑪𝒕𝒆
𝒀𝑩 − 𝒀𝑨
La valeur de la constante est définie selon la position de B par rapport A. (1°, 2°, 3° ou
4° Quadrant)
Figure : 1°, 2°,3° et 4° Quadrant

 Quadrant 1 : ∆X> 0 et ∆Y>0 : GAB = g (cte=0)


 Quadrant 2 : ∆X> 0 et ∆Y<0 : GAB = g +200 (g<0)
 Quadrant 3 : ∆X< 0 et ∆Y<0 : GAB = g +200 (g>0)
 Quadrant 4 : ∆X< 0 et ∆Y>0 : GAB = g +400

Lors de la mise en station d'un théodolite sur un point S connu en coordonnées, la posi-
tion du zéro du limbe est au départ quelconque. Les lectures d'angles horizontaux sont comp-
tées positivement dans le sens des aiguilles d'une montre par rapport à une direction origine
correspondant à la lecture « zéro ». Le gisement d'une direction peut se déduire du gisement
de l'origine des lectures d'angles horizontaux mesurées lors du tour d'horizon. Celui ci appelé
G0 d'orientation peut se calculer à partir de l'observation de points connus en coordonnées.

Figure : G0 de la station S
𝑮𝑺𝒑 = 𝑮𝟎 + 𝑳𝑺𝑷
𝑮𝟎 = 𝑮𝑺𝑷 − 𝑳𝑺𝑷
A2. Calculer une distance à partir des coordonnées de points

On considère la distance DAB entre deux points A (XA,YA) et B(XB,YB) connus en


coordonnées.

Figure : Distance AB
La distance DAB est calculée par la formule :
𝑫𝑨𝑩 = (𝑿𝑩 − 𝑿𝑨 )² + (𝒀𝑩 − 𝒀𝑨 )²
Application :
Calculez le gisement de la direction AB sachant que les coordonnées de A et B sont :
A (10 ; 50) et B (60 ; 10)
A3. Apprendre les méthodes de calculs des procédés topographiques
Les procédés topographiques diffèrent selon la nature des observations exploitées dans
le calcul de coordonnées :
- Procédés topographiques basés sur les angles
- Procédé topographique basé sur les distances.
- Procédés topographiques basés sur les angles et les distances.
 Procédés topographiques basés sur les angles

L'intersection
Principe :
Un point intersecté M est un point non stationné que l’on vise depuis des points d'appui
connus en coordonnées de manière à déterminer les gisements des visées que l'on détermine
les G0 des points d’appui.
Le point M se situe sur chaque demi-droite matérialisant chaque visée : ces demi-droites
sont les lieux géométriques de M ; il se situe donc à leur intersection.
A partir de deux points connus (au minimum) on vise le points inconnu M (on
n’effectue que la lecture angulaire).
Pour le contrôle, une visée supplémentaire est nécessaire et pour que le point M soit dé-
terminé avec sécurité (il est conseillé d’effectuer une quatrième visée).

Figure : Détermination du Point M par Intersection

Soit un Point Inconnu : M(x,y)


Données : Points A,B : connus en coordonnées planimétriques (X,Y)
Deux points supplémentaires C et D sont à considérer pour le contrôle.
Conditions
Les points connus doivent être :
- Stationables
- Intervisibles
- Permettant d’effectuer des observations angulaires sur le Point inconnu M.
Partie Pratique sur le terrain :

Partie bureau :
1) γ=200-(α+β)

2) S𝑖𝑛𝛼/𝐵𝑀 = S𝑖𝑛𝛽/𝐴𝑀 = S𝑖𝑛𝛾/𝐴𝐵 avec AB= 𝜟𝒙² + 𝜟𝒚²


La détermination des distances est basée sur les coordonnées X,Y  Distances AM, BM.
3) GtAM = GtAB - α
4) SinGtAM = ΔxAM/AM
ΔXAM=[Link] et ΔYAM=[Link]
XM = XA+[Link]
YM = YA+[Link]
Remarques :
- Ce procédé est utilisé souvent pour le rattachement à un point connu.
- Les valeurs calculées en topométrie doivent être vérifiées par un moyen de contrôle.
(Pour contrôler le point M, il faut avoir un 3° point connu C, intervisible avec B et permet
d’effectuer des observations sur M  on aura un contrôle sur BM puis sur la position de M
– ou par un autre procédé topo).

Le relèvement
Un point relevé est un point stationné depuis lequel l’opérateur effectue un tour d’horizon
sur des points anciens connus.
Le relèvement est simple à réaliser sur le terrain puisqu’il ne nécessite qu’une seule sta-
tion.
La précision des visées angulaires étant meilleure pour des visées lointaines, c’est la mé-
thode idéale pour de longues visées sans possibilité de mesure de distance.
L’opérateur voit l’arc AB sous un angle α ; le point M se situe donc sur un arc de cercle
passant par A, M et B : il est appelé arc capable AMB ; c’est un lieu géométrique du point M.
Deux arcs capables sont donc nécessaires et suffisants pour déterminer par leur intersec-
tion le point M.
En topographie quatre points connus sont nécessaires pour le contrôle (ce qui donne donc
quatre arcs capables (méthode graphique)).

Figure : Détermination du Point M par relèvement Figure : Arc Capable

Soit un Point Inconnu : M(x,y)


Données : 03 Points connus A, B et C
Conditions :
- M est stationable.
- 3 points connus visibles à partir de M.

Partie Pratique sur le terrain :

Partie bureau :
XM = XC+(((r*p)-(s*q))/(p²+q²))∗q
YM =YC-(((r*p)−(s*q))/(p²+q²))∗p
Avec : r = (YC−YA) + ((XC−XA)*cotgα)
s= (XC – XA) – ((YC – YA)* cotgα)
p = (XB−XC) – ((YB−YC)*cotgβ)+s
q = (YB−YC) + ((XC−XB)*cotgβ)+r

Remarque :
- On peut faire les calculs avec plusieurs points connus.
- On admet jusqu’à 30 cm d’écart entre les coordonnées.
- La précision de X et Y dépend de α et β.
Méthode de barycentre :

A, B, C angles déduits par différences de gisements,


α , β , γ angles observés en M.

Le recoupement
Cette méthode est mixte : le recoupement est une opération dans laquelle on utilise, pour
la détermination d'un point, à la fois des visées d'intersection et des visées de relèvement.
Le nombre total de visées est au minimum de cinq sur quatre points bien répartis autour
du point à déterminer.
Le recoupement est pratique quand les points d’appui sont peu nombreux et stationnables.
Soit un Point Inconnu : M(x,y)
Données : A, B et C : connus (GtAC : direction connue)
Partie Pratique sur le terrain :

Partie bureau :
γ, α  M(x,y) ??

1) GtAM = GtAC+ γ

2) AM/Sinβ2 =AB/Sinα  AM Avec : GtAB – GtAM = β1 et β1+ β2+α = 200 β2


AM, GtAM

ΔX*AM = AM*SinGtAM ; ΔY*AM = AM*CosGtAM


XM = XA + [Link]
YM = YA + [Link]
Remarque :
Pour contrôler les mesures, on peut recourir à un autre procédé, ou utiliser d’autres points
d’appui.
 Procédé topographique basé sur les distances

La multilatération
C’est une méthode mathématique qui utilise la géométrie des triangles afin de déterminer
les coordonnées d’un point inconnu M(x,y) par la mesure de distances qui le sépare de 03 points
connus (au minimum).
La position inconnue sera alors l’intersection des trois cercles ayant comme centres les
points connus et leurs rayons sont les distances de séparations.

Figure : Détermination des coordonnées du Point M(x,y) par trilatération


Les coordonnées du point M, sont exprimées en fonction des coordonnées et des distances
connues et elles sont données par les formules :
𝒙𝟐𝑩 + 𝒅𝟐𝟏 − 𝒅𝟐𝟐
𝑿𝑴 =
𝟐𝒙𝑩
𝒙𝟐𝑪 + 𝒚𝟐𝑪 + 𝒅𝟐𝟏 − 𝒅𝟐𝟑 − 𝟐𝑿𝑴 𝒙𝒄
𝒀𝑴 =
𝟐𝒚𝒄
Ces formules sont déduites des équations des 03 cercles ayant comme centre les points A,
B et C et leurs rayons respectifs sont d1, d2 et d3.
(𝑿𝑴 − 𝒙𝑨 )𝟐 + (𝒀𝑴 − 𝒚𝑨 )𝟐 = 𝒅𝟐𝟏
(𝑿𝑴 − 𝒙𝑩 )𝟐 + (𝒀𝑴 − 𝒚𝑩 )𝟐 = 𝒅𝟐𝟐
(𝑿𝑴 − 𝒙𝑪 )𝟐 + (𝒀𝑴 − 𝒚𝑪 )𝟐 = 𝒅𝟐𝟑

 Procédés topographiques basés sur les angles et les distances


Rayonnement :
Lors de la mise en station d'un théodolite sur un point S connu en coordonnées, la position
du zéro du limbe est au départ quelconque. Les lectures d'angles horizontaux sont comptées
positivement dans le sens des aiguilles d'une montre par rapport à une direction origine corres-
pondant à la lecture « zéro ».
Le gisement d'une direction peut se déduire du gisement de l'origine des lectures d'angles
horizontaux mesurées lors du tour d'horizon. Celui-ci appelé G0 d'orientation peut se calculer
à partir de l'observation de points connus en coordonnées.

Figure : G0 de la station S

𝑮𝑺𝑷 = 𝑮𝟎 + 𝑳𝑺𝑷
𝑮𝟎 = 𝑮𝑺𝑷 − 𝑳𝑺𝑷
Pour améliorer la précision de l'orientation de la station, plusieurs lectures sur des points
connus en coordonnées sont déterminées. Pour obtenir une orientation correcte, il faut au mini-
mum deux visées (trois ou quatre sont préférables) réparties sur les quatre quadrants autour du
point de station S. On obtient alors le G0 moyen de la station.

Figure: Go Moyen d’une station A


G0 de la station A est déterminé par rapport à chacun des 03 points connus (1, 2 et 3).
𝑮𝟎𝒊 = 𝑮𝑨𝒊 − 𝑳𝑨𝒊
La moyenne de ces valeurs individuelles donne l'orientation moyenne du zéro du limbe
au moment du tour d'horizon :
𝒏
𝟏
𝑮𝟎(𝒎𝒐𝒚) = 𝑮𝟎𝒊
𝒏
𝟏

n: nombre de points visés sur points connus en coordonnées depuis la station S.


L'analyse des écarts entre les G0 individuels et ce gisement moyen d'orientation permet
de déceler les éventuelles erreurs de calculs et d'observations mais aussi de montrer un éventuel
déplacement des points connus en coordonnées (borne déplacée, mauvaise identification de
points visés. . .).
Le gisement d'une direction à déterminer se calcule simplement ensuite :
𝑮𝑨𝑴 = 𝑮𝟎𝒎𝒐𝒚𝒆𝒏 + 𝑳𝑴
En topographie, il est très fréquent de connaître un point S et de chercher les coordonnées
d’un point P visible depuis S.
On dit que P est rayonné depuis S si l’on peut mesurer la distance horizontale DSP et le
gisement GSP.

Figure : le Point P est rayonné à partir du point S


Les coordonnées du point P sont calculées par les formules suivantes :
𝑿𝑷 = 𝑿𝑺 + 𝑫𝑺𝑷 ∗ 𝐬𝐢𝐧 𝑮𝑺𝑷
𝒀𝑷 = 𝒀𝑺 + 𝑫𝑺𝑷 ∗ 𝐜𝐨𝐬 𝑮𝑺𝑷
Avec : GSP = G0moy + LSP
Cheminement planimétrique (polygonale)
Une ligne polygonale ou polygonation est un ensemble de sommets formants une ligne
brisée dont on a pris soin de mesurer les angles ainsi que la longueur des côtés pour ainsi
déterminer les coordonnées de chacun des sommets.
Figure : Cheminement planimétrique
Pour connaître les coordonnées Lambert (X, Y) d’un point P, il faut s’appuyer sur des
points existants par exemple A et B de la figure ci-dessous. Si ces derniers sont trop loin du
point ou ne peuvent pas être visés en raison d’obstacles, on utilise des points intermédiaires
pour arriver jusqu’au point cherché (points 1 et 2 de la figure ci-dessous). Dans ce cas on parle
de parcours polygonal ou de cheminement.
Types de polygonales :
- Polygonales rattachée : ou encadrée : c’est un cheminement qui arrive sur un point connu
différent du point de départ.
- Polygonale fermée : c’est un cheminement qui revient sur son point de départ.
- Polygonale ouverte : ou en antenne, c’est un cheminement ni encadré ni fermé. Il arrive sur
un point inconnu.

Mesure sur terrain :


On mesure à chaque station l’angle horizontal Hz et la distance horizontale entre stations
Dh.
Pour obtenir la distance horizontale Dh, on mesure généralement la distance inclinée
Di et l’angle zénithal V puis on en déduit : Dh = Di . sinV.
Certains appareils donnent directement Dh, mais les valeurs de Di et V doivent être
conservées puisqu’elles entrent dans le calcul des tolérances et permettent de calculer les
dénivelées du parcours.
Les distances doivent ensuite être réduites à la projection par calcul de la distance réduite
Dr à partir de la distance inclinée Di.
Pour des parcours à longs côtés ou très fortes dénivelées, il faut mesurer l’altitude des
stations par nivellement indirect ; pour des parcours peu dénivelés, on se contente d’une altitude
moyenne des stations pour la réduction de Dh à Dr.
Dans un but d’amélioration de la précision, les lectures de distances sont réciproques.
En début et en fin de cheminement, l’orientation peut être effectuée par le calcul d’un
G0moyen de station.
De même, à chaque station intermédiaire, l’opérateur effectue un tour d’horizon :
En plus des visées arrière et avant permettant de calculer l’angle au sommet, il vise un
point fixe lointain qui sert de référence au tour d’horizon, ceci permet de contrôler les lectures
à chaque sommet.
Si l’on veut lire directement l’angle Hzj (angle horizontal lu au sommet j), l’opérateur
peut positionner le zéro du limbe sur le côté précédant la station.
En pratique, il ne bouge pas le zéro du limbe après la mise en station (sa position est
quelconque : voir figure) : il effectue les lectures angulaires sur le côté précédent puis sur le
côté suivant et l’angle Hzj en est déduit par différence.
Si l’on désire lire directement le gisement du côté suivant la station (en mode décliné), il
faut afficher la valeur de son gisement sur le côté précédent (Voir figure : on vise le point 1
depuis la station 2 et on affiche G 2-1 )

Figure : Angle au sommet Figure : Gisements en mode décliné

Transmission des gisements :


Ce calcul consiste à déterminer les gisements de tous les côtés du parcours à partir du
gisement de la direction de référence et des angles mesurés aux sommets. La formule générale
est :
G jk = G ij + H gj ± 200
Transmission de G0 :
La transmission du G0 de station est un autre mode de transmission des gisements basé
sur le G0moyen de la station de départ.
Si on calcule un G0moyen de station au départ du cheminement, on peut calculer le G0
de station en chaque sommet j par transmission du G0.

Figure : Transmission de G0
En station au sommet j, on peut écrire : G0 j = G ij + (200 – Lrj )
Au sommet i, on peut écrire : G ij = G0i + Lvi – 400
Donc : G0j = G0 i + Lvi – Lrj – 200
Pour une détermination plus précise de G0moyen, on considère la formule :

Avec :
n : est le nombre de visées d’orientation (nombre de G0i calculés).
pi : représente le poids de chaque visée, c'est-à-dire sa longueur en kilomètre : pi = Di(km)
Détermination de l’écart d’orientation en une station :
Pour une visée d'orientation donnée, l’écart d’orientation (noté ei) est l'écart angulaire
entre le gisement « observé » et le gisement définitif calculé d'une direction c'est-à-dire l’écart
entre le G0moyen et la valeur du G0 issu de cette visée.
ei = G0moyen – G0i
L'écart moyen d'orientation :
emoyen = ∑(G0moyen – G0i) / n
On vérifie par la suite si cet écart est tolérable en appliquant la loi de la propagation des
erreurs pour déterminer σemoyen et comparer emoyen par rapport à la tolérance
T=2.7*σ emoyen.
Après avoir contrôlé la stabilité des points connus (stationnés) et effectué les
observations angulaires et de distances requises, on passe au calcul des coordonnées de points
d’appui.
 Déterminer les éléments de la polygonale

Calcul du gisement départ et d’arrivée :


A partir des coordonnées connus des points de départ et d’arrivée, nous allons calculer les
gisements de départ et d’arrivée qui seront la base de nos calculs.
Gtdépart = GtAC = Arctan(Δx/Δy)+cte
Gtarrivé = GtBD = Arctan(Δx/Δy)+cte
Calcul des Gisements intermédiaires (Gt intermédiaires) et du Gt d’arrivé observé:
GtAM1 = GtAC + α1
GtM1M2 = GtAM1 + 200+ α2 = GtAC + α1 + 200 + α2 = GtAC + α1 + α2 + 200
GtM2M3 = GtM1M2 +200+ α3= GtAC + α1 + α2+ α3 + 400
GtM3B = GtM2M3 +200+ α4= GtAC + α1 + α2+ α3 + α4+600
GtBD arrivée (obs) = GtM3B+200+ α5 = GtAC + α1 + α2+ α3 + α4 + α5+800
GtBD arrivée (obs) = 𝐺𝑡𝑑é𝑝𝑎𝑟𝑡+ ∑αi+(𝑛−1)∗200
Avec : n =nombre de stations= nombre de points=nombre de points intermédiaire +2
Calcul de la Tolérance angulaire
Tα =2,7 * σGt_arrivé (obs)
On a : GtBD arrivé(obs) = GtAC + α1 + α2+ α3 + α4 + α5 + 800
σ²Gtarrivé (obs)= 5*σ²α avec : σ²α =2 σ²L  σ²Gtarrivé (obs)= 5*σ²α = 10*σ²L
En général : Tα = 2𝑛 𝜎𝐿
Calcul de la fermeture angulaire :
fα =GtARR FIXE– GtARR OBS (Gtarr fixe : Gisement arrivée calculé)
Comparaison entre Tα et fα :
Si fα >= Tα -------> Refaire les calculs ou reprendre les observations sur le terrain.
Si fα <= Tα -------> Compensation des Gts.
Compensation (correction) des Gisements :
Quel que soit αi :
αi corrigé = αi + fα/n
GtAC=GtAC
GtAM1 compensé =GtAC + α1 compensé = GtAC + α1 + fα/5
GtM1M2 compensé = GtAC + α1 + α2+ 2 fα/5
GtM2M3 compensé = GtAC + α1 + α2+ α3+ 3 fα/5

GtBD arrivé compensé = GtAC + α1 + α2+…+ α5+ fα = Gtarrivé (fixe)
N.B : Si cette égalité n’est pas satisfaite  faute de calcul.

Réduction des distances :


L’obtention de la distance par station totale doit être corrigé d’une part à l’ellipsoïde,
d’une autre part à celle du plan de projection, ce qui nous oblige à réaliser plusieurs corrections,
pour pouvoir ainsi l’utiliser pour le calcul des coordonnées.
La relation suivante permet de faire ces corrections :
DE=DB*(1-Hm/RT) et DP=K*DE

Avec :
DB : La distance brute observée sur terrain
DE : La distance réduite à l’ellipsoïde
DP : La distance réduite au plan de projection
Hm : Hauteur Moyenne du terrain
Rayon de la Terre RT=6400Km
K : facteur d’échelle

Calcul de coordonnées approchées des Mi :


xM1Approché=xA+d1.SinGtAM1compensé
yM1Approché=yA+d1.CosGtAM1compensé
xM2approché=xM1approché+d2.SinGtM1M2compensé
yM2approché=yM1approché+d2.CosGtM1M2compensé
xBapproché=xM3approché+d4.SinGtM3Bcompensé yBapproché=yM3approché+d4.CosGtM3Bcompensé
N.B : Les coordonnées approchées sont obtenues à partir des Gts_corrigés.
Fermeture linéaire
La fermeture linéaire est la différence entre les coordonnées approchées du point
d’arrivée et celle fixes.
fx= XB fixe - XB approché ;
fY= YB fixe - YB approché
fL=√𝐟𝐗 𝟐 + 𝐟𝐘 𝟐
Tolérance linéaire:
Tl²= Tx² + TY² avec : TX = 2.7 * σXB approché et TY = 2.7 * σYB approché
σXB approché est déterminée en se basant sur la formule de détermination de xB approché
xB approché=xM3 approché + d4.SinGtM3B compensé
xBapproché=xA+d1.SinGtAM1compensé+d2.SinGtM1M2compensé+...+d4.SinGtM3Bcompensé

σYB approché est déterminée en se basant sur la formule de détermination de YB approché


yB approché=yM3 approché + d4.CosGtM3B compensé
yBapproché=yA+d1.CosGtAM1compensé+d2.CosGtM1M2compensé+...+d4.CosGtM3Bcompensé
Comparaison entre Tl et fl :
Si fl > Tl ----------> Refaire les calculs ou reprendre les observations sur le terrain.
Si fl <= Tl ----------> Compensation des coordonnées calculées.
Compensation des coordonnées calculées :
- Méthodes des parallèles proportionnelles :
En topométrie, cette méthode est souvent utilisée dans le cadre de réseaux de nivellement
ou de polygonales.
Lorsqu'une série de mesures est effectuée entre différents points, des erreurs peuvent se
produire et se cumuler. La méthode des parallèles proportionnels aide à compenser ces erreurs
(tolérables) en ajustant les valeurs mesurées de manière à ce que les déplacements parallèles
dans le réseau soient proportionnels aux distances réelles.
dXM1 = fX ∗ d1/ ∑di
dXM2 = fX ∗ (d1+d2)/ ∑ di
dXM3 = fX ∗ (d1+d2+d3) )/ ∑di
dXB = fX ∗ (d1+d2+d3+d4) )/ ∑ di= fX
Coordonnées définitives :
XM1=XM1approché+dXM1
YM1=YM1approché+dYM1
XM2=XM2approché+dXM2
YM2=YM2approché+dYM2
XM2=XM3approché+dXM3
YM2=YM3approché+dYM3
N.B :
Pour perfectionner le cheminement :
- Les angles αi soient tendus (tend vers 200 < > brisés).
- Les distances di soient relativement égales.
B. Choisir un procédé topographique pour le calcul de la dénivelée entre
deux points :
 Définitions :
Nivellement : l’ensemble des opérations et des procédés permettant de déterminer di-
rectement ou indirectement la hauteur ou l’altitude des points par rapport à une surface
de référence.

Géoïde : surface équipotentielle du champ de la pesanteur qui correspond au niveau


moyen des mers. Cette surface est prise comme référence pour des mesures altimé-
triques.

Figure :La hauteur déterminée par rapport au Géoîde

Altitude : L’altitude (ou hauteur) d’un point se définit comme la distance verticale le
séparant d’une surface de référence. Les altitudes peuvent être positives ou négatives
selon qu’elles se trouvent au-dessus ou au-dessous de leur surface de référence respec-
tive.

Hauteur orthométrique : L’altitude d’un point par rapport au niveau moyen de la mer
(ou le géoïde).

Hauteur ellipsoïdale : L’altitude d’un point par rapport à l’ellipsoïde de référence dans
un système de coordonnées déterminé.

Angle vertical : angle mesuré dans un plan vertical entre la verticale en un point A et
la ligne de visée vers un autre point B. L’origine de cet angle est le zénith. On parle
alors d’angle zénithal ou de distance verticale.
Figure : Angle vertical
RNGM : Réseau de Nivellement Général du Maroc, constitué de repères de nivellement
éparpillés sur l’ensemble du territoire national (généralement tout au long du réseau
routier et sur des points caractéristiques).

Repère de nivellement : Repère installé sur un endroit précis pour indiquer l’altitude
d’un point.
 Types de nivellement :
Nivellement direct : appelé aussi nivellement géométrique, consiste à déterminer la
dénivelée ∆HAB entre deux points A et B à l’aide du niveau et d’une règle graduée
appelée mire. Le niveau est constitué d’une optique de visée tournant autour d’un axe
vertical : il définit donc un plan de visée horizontal. Ce procédé est utilisé pour des
travaux topographiques ordinaires. Sa précision est de l’ordre du cm.

Nivellement indirect (ou trigonométrique) :


Le nivellement trigonométrique consiste à déterminer la dénivelée entre deux stations
par des mesures de distances et d’angles zénithaux.

Nivellement de précision :
Procédé utilisé pour une détermination précise (l’ordre du mm) de dénivelée entre deux
points. Il consiste en l’utilisation d’un niveau de précision et une mire suivant un mode
opératoire spécifique.

 Nivellement direct (géométrique) :


Matériels utilisés :

Niveau N2 + Mire (échelle graduée en cm estimée en mm, σL = 2 mm ) + trépieds.


Figure : Principe du nivellement géométrique

Mode opératoire :
 Stationner le niveau à mi-distance entre A et B. (Pas de centrage à faire pour l’instru-
ment)
 Vérifier si N2 est bien réglé : |LCG – LCD |< ε=0.003, si cette règle n’est pas
vérifiée on procède à une vérification du niveau (calage, état de l’appareil) ou on
prend directement la moyenne des lectures LCG et LCD (si l’écart est acceptable).
 Placer la mire en A et viser cette mire (lecture des valeurs des 03 fils stadimétriques :
fs, fn et fi).
La lecture sur la mire permet de noter trois valeurs :
■ La lecture principale n : ici n = 1,005 m.
■ Le fi l stadimétrique haut s’, ici s’ = 1,040 m.
■ Et le fi l stadimétrique bas s : ici s = 0,970 m

 Effectuer le contrôle des lectures : Δ1 = fs – fn ; Δ2 = fn – fi


il faut que | Δ1 - Δ2 | < ε=0.003

 Placer la mire en B et procéder de la même façon.


 Calcul des distance D1 et D2 (AB/2) :
D1 = 100 (fs - fi) pour A (méthode stadimétrique)
D2 = 100 (fs - fi) pour B
Il faut que | D1 - D2| < 1 m

Mesure d’une dénivelée :


Supposons l’altitude du point A est connue, en notant LAR (Lecture Arrière) et LAV
(Lecture Avant) les lectures sur les 2 mires, l’altitude du point B s’obtient comme suit :

HB = HA + LAR – LAV

 Nivellement indirect (trigonométrique) :

Figure : Principe du nivellement indirect (trigonométrique)

Avec: V : Angle Zénithal (Vertical) α : Angle de site


DH : Distance horizontale Δh : Dénivelée AB
hi : Hauteur de l’instrument hv : Hauteur du prisme

Le nivellement trigonométrique consiste à déterminer la dénivelée entre A et B par


calcul en utilisant des observations linéaires et angulaires (Distance AB et Angle
Vertical en A par rapport à B).

Partie Terrain :
1- Mise en station de l’appareil sur le point connu et placer le prisme sur le point in-
connu à observer.
2- Prendre des observations de distance et d’angle vertical.
- Corriger l'erreur de collimation verticale :
Figure : Erreur de collimation verticale

- La mesure de l'angle vertical est entachée d'une erreur de collimation verticale. Le zéro
de la graduation du limbe vertical n’est pas parfaitement dirigé vers le zénith. Cette
erreur est constante pendant un certain laps de temps. Il convient donc de déterminer
régulièrement cette erreur systématique. (le mode opératoire approprié pour l’éliminer
est le double retournement (retournement de la lunette autour de l'axe principal et de
l'axe secondaire)).
 En opérant en position cercle directeur à gauche (position 1), la mesure de l'angle zé-
nithal sur le point M sera ẑ1. Après double retournement, on se trouve en position
cercle directeur à droite (position 2) et l'angle zénithal mesuré est alors ẑ2. On note la
valeur de l’erreur de collimation verticale Z0.
C.G : ẑ=ẑ1−z0
C.D : ẑ=400−(ẑ2+z0)
En faisant la différence, nous trouvons l’erreur : z0=(𝑧̂1+𝑧̂2−400)/2
 Pour une meilleure détermination de Z0, on effectue des observations (C.G et C.D) sur
plusieurs points et on prend la moyenne.

3- Calculer la dénivelée ΔHAB :


ΔHAB = DH * tgα + hi - hv
σΔH = f (σD, σα, σhi, σhv) avec : σhi = σhv et σD ----> σDi= a + b * ppm

N.B : Pour les distances dépassant les 100m où il faut impérativement tenir compte
de la correction de niveau apparent.
4- Correction du niveau apparent
La correction du niveau apparent consiste à enlever l’erreur de réfraction et rajouter l’er-
reur de sphéricité à la valeur de la dénivelée déterminée, conformément au schéma ci-dessus.
- Erreur de sphéricité

Sur le schéma ci-dessus, le point situé à la même altitude que A est le point b (qui est
O
sur l’horizontale à partir de A) et non le point b’.
Donc il faut apporter une correction dite correction de sphéricité S = b’b.
Dans le triangle rectangle OAb : Ob² = OA²+ Ab²
En remplaçant : (R0+hA+S)² = (R0 +hA)² + Dh²
En développant :
(R0+hA)²+ 2.(R0+hA).S + S²=(R0+hA)²+ Dh²
La quantité S² est négligeable par rapport aux autres termes, elle peut être supprimée.
D’où : 2.(R0+hA).S = Dh²
S=Dh²/(2.(R0+hA))≈D²/(2.(R0+hA))
 Nous pouvons assimiler les distances Dh, Di à une distance approchée D car ces dis-
tances sont petites par rapport au rayon terrestre R0.
 Nous considérons que la hauteur ellipsoïdale de A (hA) est négligeable par rapport au
rayon terrestre R0.

Donc : S= D²/2R0
-Erreur de réfraction atmosphérique
La réfraction atmosphérique est due à la variation de densité des couches
atmosphériques traversées par le rayon lumineux lors de visées optiques.
Le point visé à partir de la station A est réellement le point b et non pas le point B,
compte tenu de l’effet de la réfraction atmosphérique.
Soit r : erreur de la réfraction atmosphérique.
Ɵ/2 =ρ
Ɵ= tgƟ = D/R  ρ= D/2R
ρ= tg ρ =r/D  r=D* ρ = D²/ 2 R
r= (D²/2 R)∗(R0/R0)=(D²/2R0)∗(R0/R)
r=k∗D²/2R0
avec
k :coefficient de réfraction atmosphérique.
R : rayon de trajectoire de visé
R0 : rayon terrestre
ρ: angle de réfraction.
N.B :
Selon les essais d’expérimentation, le coefficient de réfraction atmosphérique k :
0,11 < k < 0,15
Lors de la période [12h – 15h], k est petit.
On prend généralement k= 0,16.

- Correction du niveau apparent :

Na = S – r =(D²/2 R0)−(k∗D²/2 R0)=(D²/2 R0)(1−k)


C. Réaliser des calculs de compensation

C1. Sélectionner une méthode de compensation

Tout protocole de mesure génère des erreurs. Il est capital d’identifier, quantifier et réduire
les erreurs systématiques, mais les erreurs accidentelles doivent être réparties sur l’ensemble.
Plusieurs méthodes sont possibles, mais partent toutes globalement de l’hypothèse de
l’équiprobabilité de chaque source d’erreur accidentelle lors de chaque mesure. Par exemple,
sur un cheminement altimétrique, la probabilité de faire une erreur de lecture sur mire est
identique qu’il s’agisse de la première ou de la nième dénivelée.

 Compensation proportionnelle :
C’est le mode de compensation le plus simple. Il exploite l’hypothèse d’équiprobabilité
au mot : l’erreur globale constatée sur la série de mesures est la résultante des erreurs sur chaque
mesure de la série. Par conséquent, la fermeture est répartie sur chaque mesure individuelle.
Pour une fermeture f obtenue sur n mesures, la correction à appliquer aux observations est alors
𝒇
donnée par : C=-𝒏

Elle peut s’avérer tout à fait suffisante pour la répartition de la fermeture d’un
nivellement géométrique à portées strictement équidistantes et équivalentes.

 Compensation pondérée :
La compensation pondérée est une amélioration de la compensation proportionnelle. Elle
prend en compte, par la pondération des observations, une certaine appréciation de la qualité
des mesures. Tout le problème est alors de déterminer le facteur significatif agissant sur cette
qualité. De même que précédemment, la correction à appliquer à la jième observation sur n, de
facteur de pondération p, est donnée par :

Dans le cas d’un tour d’horizon, on pourra prendre la distance au point comme facteur de
pondération. En effet, en triangulation, le pointé sur des cibles lointaines est souvent bien plus
précis que sur des cibles proches.

 Compensation par moindre carrés :


Les méthodes précédentes s’appliquent dans les cas simples, où les mesures redondantes
ne sont que peu ou pas présentes. Dès lors que l’on s’intéresse à un réseau de mesures,
engendrant des déterminations multiples d’une même grandeur, il est impératif de pouvoir tirer
parti de l’ensemble des observations sans créer de discordances entre elles.
Le principe des moindres carrés a pour objectif de minimiser les carrés des écarts entre
les observations et la valeur vraie de la grandeur observée. Elle se base exclusivement sur la
redondance de mesures. Un calcul abouti par moindres carrés donne accès à la valeur la plus
probable de la grandeur mesurée, avec un indicateur de qualité primordial : l’erreur moyenne
quadratique.
La complexité de la méthode ne nous permet pas de la présenter dans le détail. Nous nous
limiterons par conséquent à une expression simplifiée, matricielle. La première étape est de
définir des valeurs approchées des inconnues, pour pouvoir écrire la matrice V des écarts avec
chaque mesure. Ensuite, l’équation suivante donne les appoints à apporter aux valeurs
approchées pour obtenir les valeurs les plus probables, compte tenu des observations réalisées :

C2. Calculer les △X et △Y de chaque segment :


Après avoir calculé les coordonnées approchées du point d’arrivée et puisque les
coordonnées du point d'arrivée du cheminement étant connues, on peut en déduire une erreur
de fermeture planimétrique du cheminement due au cumul des erreurs de lectures angulaires
et des erreurs de mesures de distances.
Ces fermetures en X et en Y permettent de calculer une fermeture planimétrique fp qui
est la distance séparant le point C’ issu des mesures de terrain du point C réel ; on parle de
vecteur de fermeture .La longueur de ce vecteur s’exprime par :

On refait la mem chose et on calcule la tolérance qui est Tl2 = Tx2 + Ty2
Avec Tx = 2.7 * σXB approché et Ty = 2.7 * σYB approché , Donc en appliquant la loi de
propagation des erreurs on peut tirer facilement l’expression de σ 2 et même chose
X B approché

pour σ 2YB approché.


Ensuite on compare nos résultats avec la tolérance.
L’ajustement planimétrique est le calcul qui consiste à répartir les fermetures
planimétriques sur les mesures du cheminement. On ne peut procéder à cet ajustement que si la
longueur du vecteur de fermeture est inférieure à la tolérance réglementaire.
Il existe plusieurs méthodes d’ajustement : nous ne développons que la plus fréquemment
employée dans les calculs manuels.
La compensation à effectuer sur les ∆X est l'opposée de la fermeture en X.
La compensation à effectuer sur les ∆Y est l'opposée de la fermeture en Y.
La répartition de ces compensations peut être effectuée de deux manières différentes :
 Si les côtés sont de longueur homogène, on répartit CX et CY de manière égale sur tous
les côtés, donc sur le côté j :

 Si les côtés ne sont pas homogènes, on répartit CX et CY proportionnellement à la lon-


gueur de chaque côté (considérant logiquement que plus le côté est long, moins il est
précis), donc sur le côté j :

Ces compensations sont calculées avec la précision des données. Un contrôle des calculs
est de retrouver pour le point d’arrivée observé les coordonnées réelles.

C3. Réaliser la compensation

Après avoir défini les méthodes de compensations, et pour appliquer ces méthodes, il faut
définir les erreurs qui affectent les résultats.
Aucune mesure n'est parfaite. Quel que soit le soin apporté à sa mise en œuvre, la
précision de l'appareil, la compétence de l'opérateur, le respect des règles de manipulation et de
contrôle sévère de tous les paramètres d'influence, il restera toujours une incertitude sur la
mesure. Tous les efforts accomplis dans le domaine de l'instrumentation visent à faire tendre
cette incertitude vers une valeur de plus en plus faible, tout en sachant qu‘il ne sera jamais
possible de l'annuler. C'est pourquoi toute mesure, pour être complète, doit comporter la valeur
mesurée et les limites de l'erreur possible sur la valeur donnée.
Suivant les causes, on a deux types d'erreurs :

Les erreurs systématiques :


C'est toute erreur due à une cause connue ou connaissable. Elles ont pour causes :
 La méthode de mesure : Parfois la méthode de mesure choisie entraîne une
perturbation sur la grandeur à mesurer.
 L'opérateur : Parfois, lors d'une mesure, l'aiguille s'immobilise entre deux
traits de la graduation ce qui oblige l'opérateur à estimer une fraction de division de
l'échelle de lecture, il en résulte une erreur inévitable.
 L’appareil de mesure : La classe de précision d'un appareil de mesure dépend
des imprécisions de fabrication, de calibrage et de conception. Plus la fabrication est
soignée, plus l'erreur est petite. De plus l'erreur dépend du réglage de zéro électrique ou
mécanique et de la courbe d'étalonnage de l'appareil.
On peut remédier aux erreurs systématiques par un bon réglage de zéro, un bon étalonnage
et une appréciation de la fraction de division, en tenant compte des erreurs de méthode dans la
mesure en les calculant.

Les erreurs aléatoires :


C'est toute erreur qui n'obéit à aucune loi connue lorsqu'elle est prise sur un seul résultat.
Elle obéit aux lois de la statistique lorsque le nombre de résultats devient très grand. Elles
peuvent provenir de :
 L’opérateur : Pour les multimètres analogiques avec plusieurs échelles imbriquées de
façon compliquée, l'opérateur peut se tromper sur l'échelle de lecture. Ajoutons à cela
le défaut de parallaxe qui est une erreur que l'on commet lors d'une lecture lorsque
l'aiguille est toujours un peu écartée de l'échelle.
 L'appareil : A cause des influences extérieures comme la position, la température,
l’humidité de l'air, les champs parasitaires magnétiques ou électriques, l'instrument
peut fausser une mesure.
 Le montage : Les mauvais contacts, à savoir : serrage des pièces, état de surface, fils
de connexion..., et le défaut d'isolement, qui peut causer un courant de fuite, sont à
l'origine des erreurs.
Pour remédier aux erreurs aléatoires, il suffit que les montages soient clairs et soignés et
les paramètres mis en jeu soient bien connus et maîtrisés. En effet, il suffit d'utiliser un bon
oscilloscope possédant un réglage qui permet d'éliminer la rotation du faisceau.
On peut aussi réduire ces erreurs en faisant une série de mesures et en calculant la valeur
moyenne arithmétique.

Suivant l'expression de la mesure on a deux types d'erreurs :


- L'erreur absolue.
- L'erreur relative.
Erreur absolue :
Soient :
X: la valeur mesurée de la grandeur
Xe: la valeur théorique exacte de la même grandeur.
L’erreur absolue, notée σX, est l'écart qui existe entre la valeur mesurée et sa valeur
théorique exacte exprimée avec la même unité.
σX=X-Xe
Erreur relative :
L'erreur relative est le quotient de l'erreur absolue à la valeur exacte :

Comme il s'agit d'un nombre sans dimension (pas d'unité), on l'exprime généralement en
pourcentage (%) :

Expression des résultats :


La valeur adoptée est égale à la valeur mesurée suivie de l'évaluation de l'incertitude
absolue :

Pour la mesure d’un angle α on effectue deux lectures suivant deux directions A et B, donc
α = LA-LB
L’erreur sur la mesure de l’angle α est donc :
σα2 = σLA2 + σLB2 (la dérivée de α au carré)
Dans les mêmes conditions de visibilité et de pointage, σLA = σLB = σD : σα = √2. σD
σD est l’erreur commise sur une direction.
- L’erreur sur une direction dépend des erreurs de lecture et de pointage.
σ 2D = σ 2p + σ 2l
Avec :
- σp: l’erreur de pointage
- σl : l’erreur de lecture
Donc pratiquement pour obtenir l’erreur sur chaque mesure nous devons l’écrire en
fonction de tous ses paramètres puis effectuer sa dérivée élevée au carré
D. Utiliser un logiciel pour les calculs topométriques
D1. Exploiter les fonctionnalités d’un logiciel :
 COVADIS :
Pour le calcul sur Covadis, il faut d’abord créer une géo base, cette géo base va contenir toutes les
observations ainsi que toutes les informations sur les stations et lectures.

Dans une nouvelle géo base nous pouvons insérer chacun de ces éléments :

Si les lectures sont enregistrées sur l’appareil, il suffit de les exporter sur Covadis, sinon on procède
à ajouter chaque élément, pour ajouter une nouvelle station on doit remplir ses caractéristiques qui sont
les suivantes :
Pour ajouter une référence :

Pour ajouter une mesure :


Pour le symbole, ça dépend de la table de codification associée et selon le point mesuré. Ce code va

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associer au point un symbole dans le dessin de la polygonale.

Ensuite nous allons répéter les mêmes étapes pour toutes les stations et mesures effectuées tout en
respectant l’ordre des mesures.

Pour les stations avec coordonnées connues nous allons les introduire comme suit :

Une fois la géobase est complète nous l’aurons sous la forme suivante :

Dans la fenêtre des calculs, nous allons cliquer sur options pour changer les projections, et les
corrections nécessaires :

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Dans la barre d’outils, nous allons sélectionner l’icône du cheminement

La fenêtre suivante s’affiche, où nous allons préciser le type de cheminement puis lui donner un
nom, puis insérer le chemin du cheminement à partir des stations de la géo base.

Pour voir le dessin de notre polygonale, nous pouvons cliquer sur graphique.

Après avoir cliqué sur ajouter, nous devons calculer les V0 des stations connues comme suit, V0
sera calculé à partir des coordonnées du point ainsi que de ses références :

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La dernière étape est d’effectuer les calculs à partir de la rubrique calcul des cheminements
polygonaux, il faut préciser aussi si c’est un cheminement planimétrique seulement ou aussi altimétrique :

Nous allons ainsi obtenir les coordonnées des points intermédiaires :

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 Topogen :

Comme précédemment, on doit saisir nos observations :

Dans la rubrique paramètres, nous pouvons changer le système de projection, le cadastre, le type
d’appareil utilisé, le type de distances…

Dans la rubrique de coordonnées nous pouvons introduire les coordonnées des points connus ainsi
que ses connus, pour l’utilisation ultérieure.
Enfin pour les observations d’angles et distances, comme son nom l’indique, nous introduisons les
observations faites, tout en précision la station et le point visé.
Maintenant, nous passons aux calculs :

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Nous devons introduire les points dans le sens du cheminement fait au terrain, ainsi que les références
de départ et d’arrivée et enfin nous précisons si les gisements sont à chercher ou à calculer

Finalement nous obtenons les résultats :

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