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Norme Européenne: NF EN 13284-2

La norme européenne NF EN 13284-2 spécifie les exigences pour les systèmes automatiques de mesure des émissions de poussières, en particulier pour les incinérateurs de déchets. Elle définit les critères d'essai pour le QAL1 et les exigences pour le QAL2, le QAL3 et le test annuel de surveillance, visant à garantir la conformité avec des limites d'émission inférieures à 50 mg/m3. Ce document doit être appliqué en complément de l'EN 14181, qui traite de l'assurance qualité des systèmes de mesure.

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Norme Européenne: NF EN 13284-2

La norme européenne NF EN 13284-2 spécifie les exigences pour les systèmes automatiques de mesure des émissions de poussières, en particulier pour les incinérateurs de déchets. Elle définit les critères d'essai pour le QAL1 et les exigences pour le QAL2, le QAL3 et le test annuel de surveillance, visant à garantir la conformité avec des limites d'émission inférieures à 50 mg/m3. Ce document doit être appliqué en complément de l'EN 14181, qui traite de l'assurance qualité des systèmes de mesure.

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FA114408 ISSN 0335-3931

norme européenne NF EN 13284-2


Décembre 2004

Indice de classement : X 43-333-2

ICS : 13.040.40

Émissions de sources fixes


Détermination de faibles concentrations
en masse de poussières
Partie 2 : Systèmes automatiques de mesure
E : Stationary source emissions — Determination of low range mass concentration
of dust — Part 2: Automated measuring systems
D : Emissionen aus stationären Quellen — Ermittlung der Staubmassenkonzentration
bei geringen Staubkonzentrationen — Teil 2: Automatische Messeinrichtungen
© AFNOR 2004 — Tous droits réservés

Norme française homologuée


par décision du Directeur Général d'AFNOR le 20 novembre 2004 pour prendre effet
le 20 décembre 2004.

Correspondance La Norme européenne EN 13284-2:2004 a le statut d’une norme française.

Analyse Le présent document spécifie les exigences spécifiques relatives aux systèmes automatiques
de mesure (AMS) utilisés pour la surveillance des émissions de poussières. Il est issu de
l’EN 14181, qui est le document général sur l’assurance qualité des AMS, et doit être appliqué
conjointement avec ce document.
Le présent document spécifie les critères d’essai concernant le QAL1 et des exigences spé-
cifiques concernant le QAL2, le QAL3 et le test annuel de surveillance (AST) pour les AMS de
poussière utilisés pour déterminer la conformité des émissions d’une source avec des limites
d’émission inférieures à 50 mg/m3 (conditions normales) dans les effluents gazeux canalisés.
La présente partie de l’EN 13284 est applicable en corrélation directe avec la méthode manuelle
de référence décrite dans l’EN 13284-1.
Le présent document est principalement conçu pour les émissions des incinérateurs de
déchets. D’un point de vue technique, il peut être appliqué à d’autres procédés, pour lesquels
une valeur limite d’émission et une incertitude maximale de mesure sont spécifiées.

Descripteurs Thésaurus International Technique : protection de l’environnement, pollution atmosphéri-


que, air, qualité, effluent gazeux, incinération des déchets, incinérateur, contrôle contamina-
tion atmosphérique, mesurage, concentration, poussière, principe, étalonnage, assurance de
qualité, installation, équipement automatique.

Modifications

Corrections

Éditée et diffusée par l’Association Française de Normalisation (AFNOR) — 11, avenue Francis de Pressensé — 93571 Saint-Denis La Plaine Cedex
Tél. : + 33 (0)1 41 62 80 00 — Fax : + 33 (0)1 49 17 90 00 — www.afnor.fr

© AFNOR 2004 AFNOR 2004 1er tirage 2004-12-F


Qualité de l’air — Émissions de sources fixes AFNOR X43B

Membres de la commission de normalisation


Président : M PERRET
Secrétariat : MME POTTEVIN — AFNOR

M ALSAC LEM LABORATOIRES


M ARCHENAULT ELYO CYLERGIE
MR BALLOT HORIBA FRANCE
M BALLOUE BUREAU VERITAS
M BANDIN ALSES-AIR LIQUIDE SHARED EUROPEAN SERVICES
M BARANGER NEREIDES SA
M BARRAL ALUMINIUM PECHINEY
M BAUJON LHCF
M BONAMI TIRU SA
MME COISY ARELCO ARC
MME COMPIANO DIONEX
MME COUZINIE ALUMINIUM PECHINEY
MLLE DARDE TIRU SA
M DE FREITAS NOVERGIE
M DE REYDELLET SAINT GOBAIN ISOVER
M DE VISME LEM LABORATOIRES
M DESNOYERS CRT — CENTRE DE RECHERCHES DE TRAPPES
M DI RIENZO SICK MAIHAK
MME DOCKWILLER TREDI
M DUMAS SICK MAIHAK
M FERRE SECAUTO
M FIANI ADEME
M FONTELLE CITEPA
M FOUTREL ONYX
MME GOUPIL PREFECTURE DE POLICE — LABO CENTRAL
MME GRAND TOTAL FRANCE — CRES
MLLE GUENEAU NORISKO EQUIPEMENTS
M HALLER LEM LABORATOIRES
M HERAUVILLE VILLE DU HAVRE — LEA
M HERMANGE NORISKO EQUIPEMENTS
M HUAU DIONEX
M JACQUES SERES SA
M JANSSENS OLDHAM
M JOLY CERCHAR
M JULIEN TOTAL FRANCE — CRES
MME KNOCHE STRATENE
M LABROSSE S&M — SOC ETUDES SECHAUD & METZ
M LACHENAL LNE
MME LAGOUTTE RHODIA — RHODITECH SAS
M LEYGUE ECS
M MADOUI CME ENVIRONNEMENT
M MAGNANI ADP AEROPORTS DE PARIS
—3— NF EN 13284-2:2004

M MALARD SOLIOS ENVIRONNEMENT


M MALNOY SICK
M MARIAGE SOCOR SA
MME MC CORMACK PECHINEY CRV
MME MILHAU ALSTOM POWER BOILERS
M MOTSCH ABB AUTOMATION
M MOUGEY CGIA
M MOULENE ENVIRONNEMENT SA
MME NOURI CARSO
M PAILLAT MEPAC
MME PAILLIER ADEME
M PELISSIER SAINT GOBAIN RECHERCHE
M PERNET SOCOTEC INDUSTRIES
M PERRET INERIS
M POULLEAU INERIS
M PUECH APPAVE — APAVE PARISIENNE
MME RAVENTOS INERIS
M RÉBER ETSA — LABORATOIRE DE ROUEN
M REYNAUD CETIAT
M RICO DION PREVENTION POLLUTIONS RISQUES
MME ROISSE LECES
M RUSPINI ABB AUTOMATION
MME SCHERRER CARSO
M SIRET LAB SA
M TABARIES CNIM
M THIAULT VILLE DE PARIS — LABO D’HYGIENE
M THIEBAUD ARKEMA — CRRA
M THYOT SOCOTEC INDUSTRIES
M UNGAR EDF R&D
MME UZZAN BUREAU VERITAS
M VAUGEOIS CREED
M VICARD STRATENE
MME WILHELM ARKEMA — CRRA
M YRIEIX CTBA

Avant-propos national

Références aux normes françaises


La correspondance entre les normes mentionnées à l'article «Références normatives» et les normes françaises
identiques est la suivante :
EN 13284-1 : NF EN 13284-1 (indice de classement : X 43-333-1)
EN 14181 : NF EN 14181 (indice de classement : X 43-360)
EN ISO 14956 : NF EN ISO 14956 (indice de classement : X 43-508)
EN ISO/CEI 17025 : NF EN ISO/CEI 17025 (indice de classement : X 50-061)
NORME EUROPÉENNE EN 13284-2
EUROPÄISCHE NORM
EUROPEAN STANDARD Septembre 2004

ICS : 13.040.40

Version française

Émissions de sources fixes — Détermination


de faibles concentrations en masse de poussières —
Partie 2 : Systèmes automatiques de mesure

Emissionen aus stationären Quellen — Ermittlung Stationary source emissions — Determination


der Staubmassenkonzentration bei geringen of low range mass concentration of dust —
Staubkonzentrationen — Teil 2: Automatische Part 2: Automated measuring systems
Messeinrichtungen

La présente norme européenne a été adoptée par le CEN le 22 juillet 2004.

Les membres du CEN sont tenus de se soumettre au Règlement Intérieur du CEN/CENELEC qui définit les
conditions dans lesquelles doit être attribué, sans modification, le statut de norme nationale à la norme
européenne.

Les listes mises à jour et les références bibliographiques relatives à ces normes nationales peuvent être obtenues
auprès du Centre de Gestion ou auprès des membres du CEN.

La présente norme européenne existe en trois versions officielles (allemand, anglais, français). Une version faite
dans une autre langue par traduction sous la responsabilité d'un membre du CEN dans sa langue nationale, et
notifiée au Centre de Gestion, a le même statut que les versions officielles.

Les membres du CEN sont les organismes nationaux de normalisation des pays suivants : Allemagne, Autriche,
Belgique, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Letto-
nie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Royaume-Uni,
Slovaquie, Slovénie, Suède et Suisse.

CEN
COMITÉ EUROPÉEN DE NORMALISATION

Europäisches Komitee für Normung


European Committee for Standardization

Centre de Gestion : rue de Stassart 36, B-1050 Bruxelles

© CEN 2004 Tous droits d’exploitation sous quelque forme et de quelque manière que ce soit réservés dans le monde
entier aux membres nationaux du CEN.
Réf. n° EN 13284-2:2004 F
Page 2
EN 13284-2:2004

Sommaire
Page

Avant-propos ...................................................................................................................................................... 3

Introduction ........................................................................................................................................................ 4

1 Domaine d'application ...................................................................................................................... 4

2 Références normatives .................................................................................................................... 4

3 Termes et définitions ........................................................................................................................ 4

4 Principe .............................................................................................................................................. 6

5 Critères de performance de l’AMS pour QAL 1 .............................................................................. 6

6 Emplacement des AMS .................................................................................................................... 8

7 Étalonnage et validation de l’AMS (QAL 2) ..................................................................................... 8


7.1 Généralités .......................................................................................................................................... 8
7.2 Mode opératoire d’étalonnage ............................................................................................................ 8
7.3 Établissement de la fonction d’étalonnage .......................................................................................... 9
7.4 Étalonnage dans des conditions de fonctionnement anormales ......................................................... 9
7.5 Circonstances particulières de réalisation du test de variabilité ........................................................ 10

8 Assurance qualité en routine dans les conditions de fonctionnement (QAL3) ........................ 10

9 Test annuel de surveillance (AST) ................................................................................................. 11

Annexe A (informative) Exemple de calcul de la fonction d'étalonnage et des performances


du test de variabilité .................................................................................................................... 12

Annexe B (informative) Nombre de points de mesurage pour l'étalonnage ............................................. 20

Annexe C (informative) Régression quadratique ......................................................................................... 21


Bibliographie .................................................................................................................................................... 23
Page 3
EN 13284-2:2004

Avant-propos

Le présent document (EN 13284-2:2004) a été élaboré par le Comité Technique CEN/TC 264 «Qualité de l'air»,
dont le secrétariat est tenu par le DIN.
Cette Norme européenne devra recevoir le statut de norme nationale, soit par publication d'un texte identique, soit
par entérinement, au plus tard en mars 2005, et toutes les normes nationales en contradiction devront être retirées
au plus tard en mars 2005.
Le présent document a été élaboré dans le cadre d'un mandat donné au CEN par la Commission Européenne et
l'Association Européenne de Libre Échange et vient à l'appui des exigences essentielles de la (de) Directive(s)
UE.
Pour la relation avec la (les) Directive(s) UE, voir la Bibliographie, informative, qui fait partie intégrante du présent
document.
Selon le Règlement Intérieur du CEN/CENELEC, les instituts de normalisation nationaux des pays suivants sont
tenus de mettre cette Norme européenne en application : Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Danemark,
Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg,
Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède
et Suisse.
Page 4
EN 13284-2:2004

Introduction
Le présent document décrit les procédures d’assurance qualité applicables aux systèmes automatiques de mesure
(AMS, Automatic Measurement Systems) permettant de déterminer la concentration de poussières dans les
effluents gazeux, en vue de satisfaire aux exigences d’incertitude de mesure spécifiées par les réglementations,
telles que les Directives européennes ([1], [2]), les réglementations nationales ou toute autre réglementation.
Le présent document n’est applicable que conjointement avec le document général sur l’assurance qualité des
AMS décrit dans l’EN 14181, et fournit des indications spécifiques aux mesures de concentration de poussières.
L’étalonnage et la validation des AMS de poussière sont effectués par des mesurages parallèles à l’aide de la
méthode gravimétrique manuelle de référence décrite dans l’EN 13284-1.

1 Domaine d'application
Le présent document spécifie les exigences spécifiques relatives aux systèmes automatiques de mesure (AMS)
utilisés pour la surveillance des émissions de poussières. Il est issu de l’EN 14181, qui est le document général
sur l’assurance qualité des AMS, et doit être appliqué conjointement avec ce document.
Le présent document spécifie les critères d’essai concernant le QAL1 et des exigences spécifiques concernant le
QAL2, le QAL3 et le test annuel de surveillance (AST) pour les AMS de poussière utilisés pour déterminer la
conformité des émissions d’une source avec des limites d’émission inférieures à 50 mg/m3 (conditions normales)
dans les effluents gazeux canalisés. La présente partie de l’EN 13284 est applicable en corrélation directe avec
la méthode manuelle de référence décrite dans l’EN 13284-1.
Le présent document est principalement conçu pour les émissions des incinérateurs de déchets. D’un point de
vue technique, il peut être appliqué à d’autres procédés, pour lesquels une valeur limite d’émission et une incer-
titude maximale de mesure sont spécifiées.

2 Références normatives
Les documents de référence suivants sont indispensables pour l’application du présent document. Pour les réfé-
rences datées, seule l’édition citée s’applique. Pour les références non datées, la dernière édition du document
de référence (y compris les éventuels amendements) s’applique.

EN 13284-1:2001, Émissions de sources fixes — Détermination de la faible concentration en masse de


poussières — Partie 1 : Méthode gravimétrique manuelle.

EN 14181:2004, Émissions de sources fixes — Assurance qualité des systèmes automatiques de mesure.

EN ISO 14956, Qualité de l’air — Évaluation de l’aptitude à l’emploi d’une procédure de mesurage par comparai-
son avec une incertitude de mesure requise (ISO 14956:2002).

EN ISO/CEI 17025, Prescriptions générales concernant la compétence des laboratoires d'étalonnages et d'essais
(ISO/CEI 17025:1999).

3 Termes et définitions
Pour les besoins du présent document, les termes et définitions donnés dans l’EN 13284-1:2001 et
l’EN 14181:2004 ainsi que les suivants s'appliquent.

3.1
poussière
particules de forme, structure ou masse volumique quelconque dispersées dans la phase gazeuse dans les
conditions au point de prélèvement, qui sont susceptibles d’être recueillies par filtration dans les conditions
spécifiées après échantillonnage représentatif du gaz à analyser, et qui demeurent en amont du filtre et sur le filtre
après séchage dans les conditions spécifiées
[EN 13284-1:2001]
Page 5
EN 13284-2:2004

3.2
système automatique de mesure (AMS)
système de mesure installé à demeure sur site en vue d’une surveillance en continu des émissions
NOTE 1 Un AMS est une méthode pouvant être raccordée à une méthode de référence.
NOTE 2 Outre l’analyseur, un AMS comporte des installations de prélèvement d’échantillons (par exemple : sonde de
prélèvement, lignes gazeuses de prélèvement, débitmètres, régulateurs, pompes d’alimentation) et de conditionnement
des prélèvements (par exemple : filtre à poussières, dispositifs de séchage, convertisseurs, dilueurs). Cette définition inclut
également les dispositifs de test et d’ajustage requis pour les contrôles opérationnels réguliers.

[EN 14181:2004]
NOTE 3 Dans le cadre du présent document, AMS signifie : système automatique de mesure des poussières.

3.3
sensibilité transverse
réponse de l’AMS aux déterminants autres que la concentration de poussières
NOTE La sensibilité transverse peut, par exemple, provenir des caractéristiques des particules (taille, composition,
charge électrique, forme et degré d’humidité), des conditions d’écoulement gazeux (notamment vitesse) et de la composi-
tion du gaz (notamment vapeur d’eau, gouttelettes d’eau).

3.4
valeur limite d’émission (VLE)
valeur limite liée à l’exigence s’appliquant à l’incertitude
NOTE Pour les directives UE [1] et [2], c’est la valeur d’émission journalière qui est liée à l’exigence s’appliquant à
l’incertitude.

3.5
linéarité (lack of fit)
écart systématique, dans les limites de la plage d’application, entre les valeurs admises d’un matériau de réfé-
rence appliquées au système de mesure et le signal de sortie correspondant de l’AMS
NOTE Le test de linéarité est décrit dans l’Annexe B de l’EN 14181:2004.

3.6
limite de détection
valeur minimale du mesurande pour laquelle le système de mesurage n’affiche plus zéro, avec une probabilité
déclarée
NOTE Le zéro est généralement représenté par le matériau de référence de zéro.

3.7
intervalle de maintenance
laps de temps maximum pendant lequel les caractéristiques de performance demeurent dans des limites prédé-
finies sans intervention extérieure, comme par exemple recharge, étalonnage, réglage

3.8
reproductibilité dans les conditions de site (r)
mesure de la concordance entre deux systèmes identiques en parallèle au cours des essais sur site avec un
niveau de confiance de 95 % sur la base de l’écart-type de la différence entre mesurages appariés :
r = t n – 1; 0,95 u s D

n 2
§ ·
¦ ¨ x 1,i – x 2,i¸
© ¹
sD = =1
i-----------------------------------------
2n
où :
r est la reproductibilité dans les conditions in situ ;
t n – 1; 0,95 est le facteur t bipolaire de Student avec un niveau de confiance de 95 %, avec un nombre de degrés
de liberté n – 1 ;
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EN 13284-2:2004

sD est l’écart-type de la différence entre les deux mesures ;


x1,i est le ie résultat de mesure du premier système de mesure ;
x2,i est le ie résultat de mesure du deuxième système de mesure ;
n est le nombre de mesures en parallèle.
NOTE La reproductibilité dans les conditions in situ est calculée à partir des signaux de sortie moyennés sur une
demi-heure au cours de la période de trois mois.

3.9
méthode de référence normalisée (SRM)
méthode décrite et normalisée pour définir une caractéristique de la qualité de l’air, temporairement mise en
œuvre sur site à des fins de contrôle
[EN 14181:2004]
NOTE Dans le cadre du présent document, la méthode de référence normalisée est spécifiée dans l’EN 13284-1.

4 Principe
Le présent document est issu du document général sur l’assurance qualité des AMS (EN 14181). Il doit être appli-
qué conjointement avec ce document. Le présent document traite uniquement des aspects spécifiques liés au
contrôle des poussières.
L'EN 14181 définit trois niveaux différents d’assurance qualité, désignés QAL (Quality Assurance Levels). Ces
niveaux couvrent l’aptitude d’un AMS à remplir sa fonction de mesurage (QAL 1), la validation de l’AMS après son
installation (QAL 2) et le contrôle de l’AMS au cours de son fonctionnement sur un site industriel (QAL 3). Un test
annuel de surveillance, ou AST (Annual Surveillance Test), est également défini.

5 Critères de performance de l’AMS pour QAL 1


La performance de l'AMS doit être évaluée par un test d'aptitude, désigné QAL 1. Les tests d'aptitude d'un AMS
sont généralement effectués dans le cadre de procédures de certification ou d'homologation de type. Le test
d'aptitude comprend un essai en laboratoire et un essai sur site de trois mois, sur une application type.
Les exigences relatives aux tests QAL 1 sont énoncées au Tableau 1. Ces exigences doivent s'appliquer jusqu'à
ce que des exigences générales soient spécifiées dans une norme européenne concernant la certification des
AMS.
Le fabricant doit garantir que l'AMS livré a les mêmes caractéristiques que les dispositifs testés.
Page 7
EN 13284-2:2004

Tableau 1 — Critères de performance QAL 1

ESSAIS EN LABORATOIRE

Contrôle du zéro et du gain Doit être documenté par le fabricant et évalué au cours
de QAL 1. Doit être valide pour QAL 3

Matériaux de référence Doivent être documentés par le fabricant et évalués au cours


de QAL 1. Doivent être valides pour l’AST

Compensation automatique de la dérive du zéro Doit être documentée par le fabricant et évaluée au cours
et du gain, le cas échéant de QAL 1
Si elle fait partie de QAL 3, l’AMS doit indiquer
lorsqu’elle dépasse les limites spécifiées

Linéarité (lack of fit) Doit être < r4 % de la valeur limite d’émission et vérifiée
par utilisation de matériaux de référence (à appliquer
également dans l’AST)

Limite de détection Doit être < 2 % de la valeur limite d’émission

Influence de l’environnement physique, notamment : Doivent avoir une influence individuelle et combinée inférieure
à 2 % de la valeur limite d’émission dans le domaine
— température ;
de variations défini par le fabricant
— alimentation électrique ;
Doivent être documentés par le fabricant et validés au cours
— éclairage ambiant ; de QAL 1
— alignement optique ;
— vibrations ;
— pression.

Sensibilité transverse (dans les conditions d’utilisation Doit être documentée par le fabricant et validée au cours
sur site), notamment : de QAL 1
— éclairage ambiant ;
— matières particulaires ;
— tailles de particules ;
— formes de particules ;
— vitesse ;
— charge électrique ;
— composants gazeux y compris vapeur d’eau ;
— gouttelettes d’eau.

ESSAIS SUR SITE (3 mois)

Fonction d’étalonnage Doit réussir le test de variabilité défini en QAL 2 dans un domaine
égal à 3 fois la valeur limite d’émission

Reproductibilité dans les conditions d’essai sur site Doit être < 3 % de la valeur limite d’émission

Variation du zéro et du gain Doit être < 3 % de la valeur limite d’émission

Disponibilité et intervalle de maintenance Doivent être évalués au cours de QAL 1

Il doit être démontré à l’aide de l’EN ISO 14956 que l’incertitude totale des mesures faites par l’AMS répond aux
spécifications d’incertitude fixées dans les réglementations applicables. L’incertitude totale est calculée en addi-
tionnant de manière adéquate tous les éléments d’incertitude appropriés liés aux caractéristiques individuelles de
performance. L’aptitude de l’AMS doit être évaluée pour les conditions spécifiques d’utilisation en tenant compte
des variations escomptées de l’environnement physique et des interférences.
Page 8
EN 13284-2:2004

6 Emplacement des AMS


L’AMS doit être positionné de sorte que la concentration en poussières de l’échantillon de gaz soumis au
mesurage soit représentatif.
NOTE Il convient de choisir l’emplacement en fonction des recommandations du fabricant ; cet emplacement peut
dépendre du principe de détection de l’AMS.

L’emplacement de l’AMS doit permettre de garantir une interférence minimale avec la SRM et inversement.
La ou les plates-formes de travail pour l’AMS doivent fournir un accès rapide et sûr à l’AMS, pour permettre une
inspection fréquente ainsi que la mise en œuvre des procédures d’assurance qualité.
La plate-forme de travail pour la méthode de référence normalisée doit être conforme à l’Annexe A de
l’EN 13284-1:2001, qui spécifie les exigences relatives à la méthode gravimétrique manuelle.

7 Étalonnage et validation de l’AMS (QAL 2)

7.1 Généralités
Il convient que l’AMS soit révisé juste avant l’étalonnage conformément aux recommandations du fabricant.
NOTE 1 Il est recommandé d’inclure le rapport de maintenance en tant qu’annexe du rapport d’étalonnage.

L’AMS doit être étalonné et validé conformément à l’EN 14181.


Cependant, si toutes les mesures sont inférieures à 30 % de la valeur limite d’émission et que l’autorité compé-
tente a donné son accord, le nombre de mesurages peut être réduit à 5, effectués sur 3 jours. Le temps de pré-
lèvement total de la méthode de référence normalisée doit être d’au moins 7 h et 30 min (soit 15 fois 30 min) (voir
Annexe B). Si certaines mesures sont supérieures à 30 % de la valeur limite d’émission, l’étalonnage doit être
étendu à au moins 15 mesurages valides.
NOTE 2 Le fait de réduire le nombre de mesurages et d’augmenter le temps de prélèvement individuel de la méthode de
référence normalisée permet une meilleure quantification des très faibles concentrations de poussière.

NOTE 3 L’annexe A montre un exemple d’application de QAL 2.

7.2 Mode opératoire d’étalonnage


7.2.1 Mesurages en parallèle avec la méthode de référence normalisée
La méthode de référence normalisée (SRM) utilisée doit être conforme à l’EN 13284-1. Le laboratoire d’essai
chargé de la réalisation des mesurages par la SRM doit disposer d’un système d’assurance qualité dûment
accrédité conformément à l’EN ISO/CEI 17025, ou doit être directement homologué par l’autorité compétente
appropriée.
Comme indiqué dans l’EN 13284-1, lorsqu’un rinçage est nécessaire pour récupérer les dépôts en amont du filtre
de l’équipement de prélèvement (voir 8.5 et 10.5 de l’EN 13284-1), le rinçage doit être effectué après chaque essai
(résultat SRM et lecture de l’AMS), et pas seulement après chaque série de mesurages.

7.2.2 Enregistrement automatique des données de sortie provenant de l’AMS

7.2.2.1 Généralités
Le signal de sortie de l’AMS à enregistrer peut être analogique et/ou numérique. Il convient que l’AMS soit confi-
guré pour avoir un signal de sortie au moins égal à 5 fois la limite de détection et que la résolution du signal soit
suffisante.
Le signal de sortie de l’AMS doit être enregistré automatiquement pendant les mesurages en parallèle, pour être
moyenné de manière électronique. Les intervalles de consignation des données et les temps d’intégration doivent
être spécifiquement indiqués dans le rapport d’étalonnage.
Page 9
EN 13284-2:2004

S’il est démontré que les courbes d’étalonnage ne changent pas lors du passage d’une étendue d’échelle de
l’AMS à une autre, l’AMS peut être étalonné sur une échelle, puis être ensuite utilisé sur une autre. Cela doit être
consigné dans le rapport d’étalonnage.
Des mesures doivent être prises afin d’éviter des auto-contrôles de l’AMS au cours du prélèvement de l’échantillon
de poussière selon la méthode de référence normalisée.

7.2.2.2 AMS continu


La saisie des données doit faite à des intervalles de temps inférieurs à la moitié du temps d’intégration intrinsèque
de l’AMS.

7.2.2.3 Étalonnage d’AMS discontinu


Les AMS discontinus sont caractérisés par un cycle de mesurage total de l’AMS, tcycle, et un temps de prélève-
ment, tprélèvement. Il convient que le rapport tprélèvement/tcycle soit supérieur à 90 %.
Le rapport tprélèvement/tcycle peut être inférieur à 90 % dans des applications où il n’y a pas de modification rapide
de la valeur de la concentration en masse de poussières. Ces situations doivent être jugées et approuvées par
l’autorité compétente.
En outre, le mesurage parallèle de la SRM doit commencer au début d’un nouveau cycle de mesurage total de
l’AMS et doit être réalisé pendant le nombre total de cycles de mesurage.

7.3 Établissement de la fonction d’étalonnage


L’autorité compétente peut approuver l’utilisation du mode d’étalonnage spécifié en 6.4.2 b) de l’EN 14181:2004,
même si les résultats de la méthode de référence normalisée sont supérieurs à 15 % de la valeur limite d’émission.
NOTE Il est avantageux d’utiliser le point zéro pour l’étalonnage afin d’éviter d’avoir une fonction d’étalonnage inadéquate.

7.4 Étalonnage dans des conditions de fonctionnement anormales


7.4.1 Généralités
Si l’équipement d’élimination des poussières de l’usine fonctionne normalement, les concentrations des émissions
de poussières sont souvent proches du zéro, comparées à la valeur limite d’émission. Dans ce cas, l’exploitant
de l’usine peut décider d’étendre la gamme d’étalonnage en augmentant la concentration de poussières par des
moyens artificiels. L’utilisation de tels moyens doit faire l’objet d’un accord entre l’exploitant de l’usine et l’autorité
compétente, et être précisée dans le rapport d’étalonnage.
NOTE Par exemple, il peut être nécessaire de réduire légèrement l’efficacité du système de dépoussiérage de l’effluent
gazeux en simulant les pannes les plus probables, afin d’augmenter la concentration en poussières jusqu’à atteindre la
valeur limite d’émission.

L’augmentation de la concentration en poussières par des moyens artificiels peut entraîner des modifications des
caractéristiques de la poussière et influer sur la fonction d’étalonnage d’AMS sensibles à la taille des particules
(dispositifs optiques, etc.). Dans ce cas, une fonction d’étalonnage quadratique peut être utilisée.

7.4.2 Mesurages parallèles


Le domaine d’étalonnage peut être étendu à la valeur limite d’émission par des moyens artificiels. Dans ce cas,
au moins 15 mesurages en parallèle selon l’EN 13284-1 et l’EN 14181 pour QAL2 sont effectués dans le domaine
d’étalonnage étendu de sorte que :
— au moins 5 mesurages soient effectués dans la plage de fonctionnement normal de l’installation industrielle ;
— au moins 5 mesurages soient effectués à la limite supérieure du domaine d’étalonnage étendu (dans des
conditions de fonctionnement anormales) ;
— au moins 5 mesurages soient effectués à une concentration de poussière intermédiaire par rapport à ces
niveaux.
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7.4.3 Fonction d’étalonnage


Si QAL1 montre que l’AMS est sensible à la taille des particules, une fonction d’étalonnage quadratique peut être
calculée et utilisée.
NOTE L’Annexe C montre un exemple de régression quadratique.

7.4.4 Test de variabilité


Si une fonction d’étalonnage quadratique s’applique, les mesures de l’AMS estimées avec la fonction d’étalon-
nage quadratique doivent être utilisées pour le test de variabilité.

7.5 Circonstances particulières de réalisation du test de variabilité


7.5.1 Généralités
Si le test de variabilité n’est pas concluant, l’AMS ne doit pas être utilisé pour mesurer les émissions selon le pré-
sent document. Il n’est pas autorisé d’exclure sélectivement certains mesurages, même si l’on a prélevé plus
d’échantillons que nécessaire pour effectuer le test de variabilité.

7.5.2 Conditions exceptionnelles pendant l’étalonnage


En cas de modification exceptionnelle du fonctionnement de l’usine pendant les mesurages en parallèle, il est
admis d’exclure les données correspondantes, à condition d’obtenir le nombre minimal requis de mesurages en
parallèle. Cela doit être justifié dans le rapport d’essai.

7.5.3 Présence de matières particulaires semi-volatiles


Les émissions gazeuses de certains processus peuvent contenir des composants semi-volatils (c’est-à-dire sous
forme de particules à basse température et sous forme de gaz à température plus élevée). Dans ce cas, la
concentration de poussières mesurée est fonction de la température. L’étalonnage peut alors être perturbé si la
température de prélèvement de l’AMS (température des conduits pour les AMS in situ) diffère de la température
conventionnelle de la SRM, généralement 160 °C. Lorsque la fonction d’étalonnage n’obtient pas un résultat
satisfaisant au test de variabilité en raison de cet effet, d’autres conventions peuvent être adoptées pour la
température de la SRM, conformément à l’article 9 de l’EN 13284-1:2001. Cela doit alors être consigné dans le
rapport d’étalonnage.
Lorsque la température du gaz sur le site d’essai est égale ou inférieure à 110 °C, la présence de matières parti-
culaires semi-volatiles peut être détectée et prise en compte efficacement en procédant comme suit :
— tout d’abord, fixer la température conventionnelle de la SRM à 120 °C (température de filtration et de séchage)
et peser les échantillons ;
— procéder à un nouveau séchage des poussières collectées à 160 °C, puis les peser à nouveau ;
— comparer les deux fonctions d’étalonnage et les résultats des tests de variabilité correspondants.
Si la fonction d’étalonnage établie à partir de la température de séchage de 160 °C n’obtient pas un résultat satis-
faisant au test de variabilité, la fonction d’étalonnage issue du séchage à température plus basse peut être utilisée,
à condition que le test de variabilité soit satisfaisant. Le rapport d’essai doit alors clairement le mentionner.
Si aucune des deux fonctions d’étalonnage n’obtient un résultat probant au test de variabilité, l’étalonnage ne
répond alors pas aux critères de qualité et doit être rejeté.

8 Assurance qualité en routine dans les conditions de fonctionnement (QAL3)


La procédure QAL3 doit être effectuée conformément à l’EN 14181. Pour cela, l’AMS doit avoir des matériaux de
référence appropriés de zéro et de gain, qui ont été évalués au cours de la procédure QAL 1 (voir l’article 5).
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9 Test annuel de surveillance (AST)


Le test annuel de surveillance doit être effectué conformément à l’EN 14181. Si le domaine d’étalonnage est infé-
rieur à 30 % de la valeur limite d’émission (voir 7.1), le nombre de mesurages en parallèle peut être réduit à 3.
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Annexe A
(informative)
Exemple de calcul de la fonction d'étalonnage
et des performances du test de variabilité

Init numérotation des tableaux d’annexe [A]!!!


Init numérotation des figures d’annexe [A]!!!
Init numérotation des équations d’annexe [A]!!!

A.1 Généralités
Les procédures de QAL 2 ont pour objectif de réaliser un étalonnage, de déterminer la variabilité et d’établir la
conformité aux exigences légales concernant l’incertitude de mesure.
Dans cet exemple, les mesurages de l’AMS et de la SRM ont été effectués dans une usine d’incinération d’ordures
ménagères. L’usine est équipée d’un AMS de poussières optique (dispositif de diffusion de la lumière) dont le
signal a été enregistré pendant les mesurages. Les mesurages de la SRM ont été effectués selon l’EN 13284-1.
De plus, les valeurs des quantités de référence ont été mesurées avec l’équipement de l’usine et de la SRM, selon
les exigences de l’EN 14181.
La fonction d’étalonnage a été calculée et la variabilité testée d’après ces mesurages selon l’EN 14181.

A.2 Évaluation des données


A.2.1 Généralités
Le Tableau A.1 répertorie les méthodes de mesurage et les exigences utilisées dans le cadre du présent exemple.

Tableau A.1 — Méthodes de mesurage et exigences

Paramètre Émission de particules

Méthode AMS Dispositif optique


(dispositif de diffusion de la lumière)

Offset de l’AMS 4 mA

Méthode SRM Méthode manuelle gravimétrique — EN 13284-1

Valeur limite d’émission (VLE) dans les conditions normalisées 10 mg/m3


(0 °C, 1 013 hPa, sur gaz sec, 11 % O2) — Moyenne journalière

Exigences en pourcentage de VLE 30 %

Dans le présent exemple, 15 mesurages parallèles ont été effectués de façon uniformément répartie sur une
période de 3 jours. Les résultats dans les conditions AMS sont indiqués dans le Tableau A.2 :
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Tableau A.2 — Mesurages effectués pour le test QAL 2

Numéro
Valeur SRM Signal AMS
de l’échantillon

i yi xi
3
mg/m mA

1 4,05 6,14

2 8,69 9,25

3 2,49 5,35

4 4,62 6,31

5 5,68 8,07

6 2,17 5,19

7 2,80 5,24

8 2,56 5,55

9 3,28 5,63

10 3,69 6,11

11 2,55 5,33

12 3,95 6,21

13 1,21 4,78

14 1,25 4,67

15 0,85 4,52

Figure A.1 — Représentation graphique des valeurs y mesurées par la SRM en fonction des signaux x
mesurés par l’AMS et de la fonction d’étalonnage déterminée en A.2.3

Dans un premier temps, les résultats de la SRM sont représentés graphiquement en fonction des résultats de
l’AMS (voir la Figure A.1). Il est recommandé de représenter graphiquement les résultats de la SRM en fonction
des signaux de l’AMS, afin de visualiser les données et de faciliter la compréhension des résultats obtenus à l’aide
des méthodes statistiques.
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A.2.2 Calcul des valeurs mesurées par la SRM dans les conditions normalisées
L’exigence relative à l’incertitude de mesurage applicable aux valeurs mesurées par l’AMS est exprimée comme
étant égale à 30 % de la VLE journalière, donnée dans les conditions normalisées (0 °C, 1 013 hPa, effluents
gazeux secs comportant 11 % d’oxygène).
Afin de décider si la méthode a) ou b) de 6.4.2 de l’EN 14161:2004 s’applique pour l’étalonnage de l’AMS, il est
essentiel de calculer les valeurs de la SRM dans les conditions normalisées. Il convient par conséquent de
convertir les valeurs y de la SRM conformément à l’équation (A.1) dont les parties appropriées seront utilisées :

t + 273,15 K 1 013 hPa 100 % 21 % – o s


y s = y u -------------------------------- u ------------------------------------- u -------------------------- u ------------------------- ... (A.1)
273,15 K 1 013 hPa + p 100 % – h 21 % – o
où :
t est la température, exprimée en degrés Celsius ;
p est la différence entre la pression statique du gaz prélevé et la pression normalisée ;
h est la teneur absolue en vapeur d’eau (en volume) ;
o est la teneur du gaz sec en oxygène (en volume) ;
os est la teneur en oxygène dans les conditions normalisées.
Les mesurages périphériques utilisés pour effectuer la conversion des valeurs de la SRM et les résultats sont don-
nés dans le Tableau A.3.

Tableau A.3 — Mesurages QAL2 de la SRM

Teneur en O2 Valeur de la SRM


Numéro Valeur mesurée Taux
Température des effluents dans les conditions
de l’échantillon par la SRM d’humidité
gazeux secs normalisées

i yi ti hi oi yi,s
mg/m3 °C % % mg/m3

1 4,05 143,0 15,1 12,4 8,46

2 8,69 144,0 15,6 12,9 19,42

3 2,49 145,0 14,3 12,3 5,11

4 4,62 146,0 14,9 12,2 9,47

5 5,68 145,0 14,7 12,4 11,85

6 2,17 144,0 16,2 11,1 4,00

7 2,80 144,0 16,3 11,7 5,49

8 2,56 142,0 16,0 12,1 5,20

9 3,28 143,0 16,1 11,6 6,34

10 3,69 144,0 14,4 12,3 7,57

11 2,55 144,0 16,1 11,7 4,99

12 3,95 145,0 15,2 12,1 8,01

13 1,21 143,0 16,9 12,0 2,47

14 1,25 145,0 14,9 12,4 2,61

15 0,85 146,0 15,7 11,9 1,70


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A.2.3 Fonctions d’étalonnage


La fonction d’étalonnage est déterminée dans les conditions de fonctionnement de l’AMS. Elle est décrite par
l’équation (A.2) :
y i = a + bx i ... (A.2)
où :
xi est le résultat de l’AMS ;
yi est le résultat de la SRM ;
a est l’ordonnée à l’origine ;
b est la pente.
Il est constaté, à partir du Tableau A.3, que pour les valeurs maximum et minimum aux conditions normalisées :
ys,max = 19,4 mg/m3
ys,min = 1,7 mg/m3
ys,max – ys,min = 17,7 mg/m3
Pour savoir si la différence (ys,max – ys,min) est inférieure à 15 % de la VLE, le calcul ci-après est effectué, la VLE
étant exprimée dans les conditions normalisées :

'y max = 0,15 E


3
'y max = 0,15 u 10 mg/m
3
'y max = 1,5 mg/m
La différence est :
3 3
y s,max – y s,min = 17,7 mg/m ! 'y max = 0,15 E = 1,5 mg/m

La différence est supérieure à 15 % de la VLE, a et b sont donc calculées à partir de :


N
§ ·§ ·
¦ ¨© xi – x ¸¹ ¨© yi – y ¸¹
=1
bˆ = i-------------------------------------------------
N 2
§ ·
¦ ¨ xi – x ¸
© ¹
i=1

â = y – bˆ x
où :
N
1 1
x = ----
N ¦ xi = -----
15
- u 88,36 mA = 5,89 mA
i=1

N
1 1 mg mg
y = ----
N ¦ yi = -----
15
- u 49,85 -------- = 3,32 --------
m
3
m
3
i=1

La pente et l’ordonnée à l’origine sont calculées par :


3
mg/m
bˆ = 1,53 -----------------
mA

mg
â = – 5,68 --------
3
m
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La fonction d’étalonnage devient alors (voir la Figure A.1) :


3
mg mg/m
ŷ i = â + bˆ x i = – 5,68 -------- + 1,53 ----------------- x i ... (A.3)
3 mA
m

A.2.4 Points d’étalonnage de l’AMS


Les résultats listés dans le Tableau A.4 sont obtenus en appliquant la fonction d’étalonnage décrite par
l’équation (A.3) aux signaux mesurés par l’AMS :

Tableau A.4 — Étalonnage de l’AMS

Signal mesuré Valeur mesurée Valeur mesurée


Numéro
par l’AMS par la SRM par l’AMS

i xi yi yˆi
mA mg/m3 mg/m3

1 6,14 4,05 3,70

2 9,25 8,69 8,47

3 5,35 2,49 2,50

4 6,31 4,62 3,97

5 8,07 5,68 6,65

6 5,19 2,17 2,25

7 5,24 2,80 2,34

8 5,55 2,56 2,80

9 5,63 3,28 2,92

10 6,11 3,69 3,66

11 5,33 2,55 2,47

12 6,21 3,95 3,82

13 4,78 1,21 1,63

14 4,67 1,25 1,45

15 4,52 0,85 1,23

A.2.5 Conversion des données pour les ramener aux conditions normalisées
L’exigence relative à la qualité de l’AMS est exprimée comme étant égale à 30 % de la VLE journalière, donnée
dans les conditions normalisées (0 °C, 1 013 hPa, effluents gazeux secs comportant 11 % d’oxygène). Il convient
par conséquent de convertir les valeurs de la SRM et de l’AMS étalonné dans ces conditions normalisées. La
conversion des valeurs de la SRM est effectuée à l’aide de l’équation (A.1). La conversion des valeurs de l’AMS
est effectuée en appliquant l’équation (A.4) correspondante :

t + 273,15 K 1 013 hPa 100 % 21 % – o s


ŷ s = ŷ u -------------------------------- u ------------------------------------- u -------------------------- u ------------------------- ... (A.4)
273,15 K 1 013 hPa + p 100 % – h 21 % – o
où :
t est la température, exprimée en degrés Celsius ;
p est la différence entre la pression statique du gaz prélevé et la pression normalisée ;
h est la teneur absolue en vapeur d’eau (en volume) ;
o est la teneur du gaz sec en oxygène (en volume) ;
os est la teneur en oxygène dans les conditions normalisées.
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Les mesurages périphériques utilisés pour effectuer la conversion des valeurs de l’AMS et les résultats sont indi-
qués dans le Tableau A.5 :

Tableau A.5 — Mesurages QAL2 de l’AMS

Valeur étalonnée
Signal Valeur Taux Teneur en O2
Numéro de l’AMS
mesuré étalonnée Température d’humidité des effluents
de l’échantillon dans les conditions
par l’AMS de l’AMS (calculée) gazeux secs
normalisées

i xi ŷ i ti hi oi ŷ i,s
mA mg/m3 °C % % mg/m3

1 6,14 3,70 149,0 15,0 12,0 7,47

2 9,25 8,47 143,0 15,0 12,0 16,86

3 5,35 2,50 146,0 15,0 12,0 5,02

4 6,31 3,97 146,0 15,0 12,0 7,97

5 8,07 6,65 146,0 15,0 12,0 13,34

6 5,19 2,25 147,0 15,0 11,6 4,33

7 5,24 2,34 147,0 15,0 11,9 4,64

8 5,55 2,80 148,0 15,0 12,2 5,76

9 5,63 2,92 148,0 15,0 12,0 5,89

10 6,11 3,66 147,0 15,0 12,5 7,80

11 5,33 2,47 147,0 15,0 12,1 5,02

12 6,21 3,82 147,0 15,0 12,3 7,94

13 4,78 1,63 146,0 15,0 12,3 3,37

14 4,67 1,45 146,0 15,0 12,0 2,91

15 4,52 1,23 145,0 15,0 12,0 2,47

A.2.6 Domaine d’étalonnage valide


La fonction d’étalonnage est valide dans le domaine allant de zéro à ŷ s,max plus une extension de 10 %. Pour le
présent AMS, la valeur est ŷ s,max = 16,86 mg/m3, et par conséquent le domaine d’étalonnage valide est :
3
0 d ŷ s d 1,10 u 16,86 mg/m

3
0 d ŷ s d 18,55 mg/m

Le domaine valide d’étalonnage s’étend de 0,0 mg/m3 à 18,6 mg/m3 dans les conditions normalisées.
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A.2.7 Test de variabilité


Le test de variabilité est effectué dans les conditions normalisées et la variabilité est acceptée si :
sD d r0 kv ... (A.5)
où :
sD est l’écart-type des différences Di ;
r0 est l’incertitude fixée par les autorités ;
kv est le paramètre du test.
L’écart-type sD est calculé conformément à l’équation (A.6) :

N 2
1 § ·
sD = -------------
N–1 ¦ ¨ D i – D¸
© ¹
... (A.6)
i=1

dans laquelle la différence Di correspond à :


D i = y i,s – ŷ i,s ... (A.7)
Les valeurs utilisées pour le calcul de sD sont données dans le Tableau A.6 :

Tableau A.6 — Valeurs utilisées pour le test de variabilité dans les conditions normalisées a)

Valeur étalonnée
Valeur de la SRM
Numéro de l’AMS Différence
dans les conditions Différence Différence
de l’échantillon dans les conditions élevée au carré
normalisées a)
normalisées a)

i 2
ŷ i,s y i,s D i = y i,s – ŷ i,s Di – D Di – D

mg/m3 mg/m3 mg/m3 mg/m3 (mg/m3)2

1 7,47 8,46 0,989 0,863 0,744

2 16,86 19,42 2,560 2,434 5,922

3 5,02 5,11 0,089 – 0,038 0,001

4 7,97 9,47 1,505 1,378 1,899

5 13,34 11,85 – 1,489 – 1,615 2,609

6 4,33 4,00 – 0,329 – 0,456 0,208

7 4,64 5,49 0,845 0,719 0,516

8 5,76 5,20 – 0,564 – 0,690 0,477

9 5,89 6,34 0,448 0,321 0,103

10 7,80 7,57 – 0,228 – 0,355 0,126

11 5,02 4,99 – 0,025 – 0,152 0,023

12 7,94 8,01 0,071 – 0,056 0,003

13 3,37 2,47 – 0,904 – 1,031 1,063

14 2,91 2,61 – 0,299 – 0,426 0,181

15 2,47 1,70 – 0,768 – 0,895 0,801

Moyenne 0,127

Somme 14,676

a) Conditions normalisées : 0 °C, 1 013 hPa, gaz sec, 11 % O2.


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L’écart-type sD est donné par :

N 2
§ ·
2 § ·
1 1 ¨ -------
mg¸ mg
sD = -------------
N–1 ¦ ¨ D i – D¸
© ¹
= ---------------- 14,68
15 – 1 ¨ 3¸
m
© ¹
- = 1,02 --------
m
3
i=1

L’incertitude fixée par les autorités est donnée en tant que 30 % de la VLE exprimée en intervalle de confiance de
95 %. V0 est donc calculé par :
r 0 = pE e 1,96
3
r 0 = 0,30 u 10 mg/m
--------------------------------------------
1,96
3
r 0 = 1,53 mg/m

La valeur de kv correspondant à 15 mesurages est 0,976 1 (voir le Tableau 1 de l’EN 14181:2004). Le résultat du
test de variabilité s’exprime donc comme suit :
3 3
1,02 mg/m  1,53 mg/m u 0,9761
3 3
1,02 mg/m  1,49 mg/m
L’inégalité est vérifiée. L’AMS passe le test avec succès.
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Annexe B
(informative)
Nombre de points de mesurage pour l'étalonnage

Init numérotation des tableaux d’annexe [B]!!!


Init numérotation des figures d’annexe [B]!!!
Init numérotation des équations d’annexe [B]!!!

B.1 Généralités
Dans les cas où le domaine d’étalonnage est inférieur à l’incertitude spécifiée dans les directives UE correspon-
dantes (par exemple, 30 % de la valeur limite d’émission), il est autorisé, conformément à 7.1, d’utiliser moins de
points de mesurage pour les raisons suivantes :
— le fait de prendre moins de points SRM pour une durée proportionnellement plus longue conduit généralement
à une erreur totale inférieure ;
— l’incertitude totale ne peut pas dépasser la limite autorisée par la directive UE car le domaine de mesure est
limité ;
— le domaine d’étalonnage n’inclut pas la limite d’émission.

B.2 Conséquence statistique de l’utilisation d’un moins grand nombre de points de


mesurage
Les valeurs kv utilisées pour le test de variabilité selon l’EN 14181 (sur la base d’un test du x2, avec une valeur E
de 50 %, pour N paires de mesurages) sont données dans le Tableau B.1.

Tableau B.1 — Valeurs de kv

Nombre de mesurages
kv
N

15 0,976 1

8 0,952 1

5 0,916 1

B.3 Erreurs d’étalonnage avec une faible concentration de poussières


Si l’on pratique des étalonnages à de faibles concentrations de poussières (objectif de l’EN 13284), on obtient une
incertitude totale inférieure en réduisant l’incertitude de chaque mesurage SRM (durée de prélèvement plus
longue), plutôt qu’en réalisant un grand nombre d’essais. Par exemple, l’incertitude engendrée par des essais de
courte durée (collecte d’un poids insuffisant de poussières), risque de multiplier par 10 ou 20 l’incertitude de
chaque mesure (voir 12.2 et 12.3 de l’EN 13284-1:2001), alors que l’utilisation de 15 mesures au lieu de 5 a
relativement peu d’incidence sur la variabilité (voir ci-dessus).
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Annexe C
(informative)
Régression quadratique

Init numérotation des tableaux d’annexe [C]!!!


Init numérotation des figures d’annexe [C]!!!
Init numérotation des équations d’annexe [C]!!!

Le calcul des coefficients A, B et C de la courbe de régression quadratique dans l’équation (C.1) s’effectue comme
suit :
2
ŷ = Ax + Bx + C ... (C.1)
La matrice (Cij) du multiplicateur est données par l’équation (C.2) :

§ ·
¨ C 00 C 01 C 02 ¸
§ C · = ¨¨ C ¸
© ij¹ 10 C 11 C 12 ¸ ... (C.2)
¨ ¸
¨ C 20 C 21 C 22 ¸
© ¹

Les valeurs Cij sont dérivées de la série d’équations suivantes (C.3), (C.4) et (C.5) :
s 00 C 00 + s 01 C 10 + s 02 C 20 = 1
s 10 C 00 + s 11 C 10 + s 12 C 20 = 0 ... (C.3)
s 20 C 00 + s 21 C 10 + s 22 C 20 = 0

s 00 C 01 + s 01 C 11 + s 02 C 21 = 0
s 10 C 01 + s 11 C 11 + s 12 C 21 = 1 ... (C.4)
s 20 C 01 + s 21 C 11 + s 22 C 21 = 0

s 00 C 02 + s 01 C 12 + s 02 C 22 = 0
s 10 C 02 + s 11 C 12 + s 12 C 22 = 1 ... (C.5)
s 20 C 02 + s 21 C 12 + s 22 C 22 = 0

où :
s 00 = N
N

s 01 = s 10 =
¦ xk
k=1
N

¦ xk
2
s 02 = s 20 = s 11 =
k=1 ... (C.6)
N

¦ xk
3
s 21 = s 12 =
k=1
N

¦ xk
4
s 22 =
k=1
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En outre, il faut ensuite utiliser les équations suivantes (C.7) (voir équation (C.10)) :
N

s0 =
¦ yk
k=1
N

s1 = ¦ xk yk ... (C.7)
k=1
N

¦ xk yk
2
s2 =
k=1

Le déterminant D pour le calcul des multiplicateurs de Gauss est donné par l’équation (C.8) :
s 00 s 01 s 02
D = s 10 s 11 s 12
s 20 s 21 s 22
s 00 s 01 s 02
... (C.8)
D = s 01 s 02 s 21
s 02 s 21 s 22

§ 2 · § · § 2 ·
D = s 00 ˜ ¨ s 02 s 22 – s 21¸ + s 01 ¨ s 21 s 02 – s 01 s 22¸ + s 02 ¨ s 01 s 21 – s 02¸
© ¹ © ¹ © ¹

Les multiplicateurs de Gauss donnés dans l’équation (C.9) sont obtenus d’après la loi de Kramer :
2
s 02 s 22 – s 21
C 00 = -------------------------------
-
D
s 21 s 02 – s 01 s 22
C 10 = ----------------------------------------
- = C 01
D
2
s 01 s 21 – s 02
C 20 = -------------------------------
- = C 02
D
... (C.9)
2
s 00 s 22 – s 02
C 11 = -------------------------------
-
D
s 01 s 02 – s 00 s 21
C 21 = ----------------------------------------
- = C 12
D
2
s 00 s 02 – s 01
C 22 = -------------------------------
-
D
On obtient les valeurs A, B et C à l’aide de l’équation (C.10) :
A = C 20 s 0 + C 21 s 1 + C 22 s 2
B = C 10 s 0 + C 11 s 1 + C 12 s 2 ... (C.10)
C = C 00 s 0 + C 01 s 1 + C 02 s 2
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Bibliographie

[1] Directive 2000/76/CE du Parlement européen et du Conseil du 4 Décembre 2000 sur l'incinération des
déchets.
[2] Directive 2001/80/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 Octobre 2001 relative à la limitation des
émissions de certains polluants dans l'atmosphère en provenance des grandes installations de combustion.

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